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FORMATION INITIALE SST

VOTRE PARTENAIRE FORMATION


Préambule
Pourquoi une formation Sauvetage Secourisme du Travail ?
L’employeur a une obligation d’organiser les secours dans son entreprise.
Cette organisation passe par la mise en place d’un dispositif d’alerte en cas d’accident et
la présence de personnels spécialement formés. Ils permettront d’assurer, en l’absence
d’infirmier(ère), les premiers gestes d’urgence avant la prise en charge de la victime par les
services de secours extérieurs.

Pour qui ?
La formation est ouverte à tout salarié volontaire, sans prérequis particulier. Elle permet
d’acquérir le certificat national de Sauveteur Secouriste du Travail valable 24 mois. (par
équivalence il sera également titulaire du PSC1).

Comment ?
La formation SST, conforme au guide des données techniques de l’INRS V2.01/2017 permet
au travailleur formé d’intervenir sur les situations d’accident.
Depuis le 1er janvier 2011, la durée de la formation initiale est de 12 h.
Une session de maintien et actualisation des compétences a lieu tous les 24 mois. Elle est
d’une durée de 7 h obligatoire depuis le 1er janvier 2014.

2 Sauveteur Secouriste du Travail


3 Dispositions réglementaires
Le document unique
Le document unique d’évaluation des risques professionnels
Articles R4121-1 à R4121-4
Définition : Le document unique a été créé par le décret no 2001-1016 du 5 novembre
2001. Il permet de lister et de hiérarchiser les risques pouvant nuire à la sécurité de
tout salarié et de préconiser des actions visant à les réduire voire les supprimer. Ce
document doit faire l’objet de réévaluations régulières (au moins une fois par an), et
à chaque fois qu’une unité de travail a été modifiée.
Le document unique est obligatoire pour toute entreprise quels que soient sa taille, son
effectif, son activité, sa date de création. Il doit être tenu à disposition des salariés, du
médecin du travail, de l’inspection du travail, des agents des services de prévention des
organismes de Sécurité sociale. L’absence, ou la non-conformité de ce document, engage
la responsabilité de l’employeur assortie d’une peine pouvant aller de
1 500 à 3 500 € d’amende.

3 Sauvetage Secourisme du Travail


Code du travail
Réglementation du travail
Article R4224-15 Créé par décret no 2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)
Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour
donner les premiers secours en cas d’urgence dans :
1• Chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux.
2• Chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où
sont réalisés des travaux dangereux. Les travailleurs ainsi formés ne peuvent remplacer les
infirmiers.

- Article R4224-16 Créé par décret no 2008-244 du 7 mars 2008 - art. (V)
En l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence
permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires
pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures qui sont
prises en liaison notamment avec les services de secours d’urgence extérieurs à l’entreprise
sont adaptées à la nature des risques. Ces mesures sont consignées dans un document
tenu à la disposition de l’inspecteur du travail.

4 Chapitre 3 : Dispositions réglementaires


Code de santépublique
Utilisation des Défibrillateurs Automatisés
Externes par des personnes non médecins
Article R6311-15 Modifié par décret n 2007-705 du 5 mai 2007 - art. 1
o

Toute personne, même non médecin, est habilitée à


utiliser un Défibrillateur Automatisé Externe répondant
aux caractéristiques définies à l’article R6311-14.

Code civil
Des délits et des quasi-délits
Article 1240 : Principes de réparation du dommage.
Article 1242 : Responsabilité civile de l’employeur (lien de subordination).

Code de la Sécurité sociale


Registre des accidents bénins :
Article D441-1 : L’autorisation de tenue d’un registre de déclaration d’accidents du travail du
présent code peut être accordée à l’employeur, sur sa demande, par la caisse
régionale d’assurance maladie du lieu d’implantation de l’établissement
lorsque celui-ci répond aux conditions suivantes :
1 • Présence permanente d’un médecin, ou d’un pharmacien, ou d’un infirmier diplômé
d’État, ou d’une personne chargée d’une mission d’hygiène et de sécurité dans
l’entreprise.
2 • Existence d’un poste de secours d’urgence.
3 • Respect par l’employeur des obligations mises à sa charge.
5 Chapitre 3 : Dispositions réglementaires
Code pénal
Article 121-3 : Miseendangerdelavied’autrui(parexemple, unretard
dans l’arrivée des secours, un défaut d’organisation
ou de moyens, etc.).

Des atteintes à la vie de la personne


Article 221-6 : Violation délibérée d’une obligation de prudence ou
de sécurité ayant entraîné le décès.

Des atteintes involontaires à l’intégrité de la personne


Article 223-6 : Obligation d’assistance à personne en péril
(sans risque pour lui ou pour les tiers).
Article R622-1 : Sans violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité ayant
entraîné une incapacité totale de travail.
Article R625-2 : Sans violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité ayant
entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 3 mois.
Article R625-3 : Violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité n’ayant pas
entraîné une incapacité totale de travail.
Article 222-19 : Violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité ayant
entraîné une incapacité totale de travail supérieure à 3 mois.
Article 222-20 : Violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité ayant
entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 3 mois.

6 Chapitre 3 : Dispositions réglementaires


Autre réglementation :
Arrêté du 5 décembre 2002 : Les titulaires du certificat de SST, délivré sous le contrôle de
la CNAMTS, sont réputés détenir l’attestation de formation aux premiers secours. Dans le
cadre de la formation de base des citoyens acteurs de sécurité civile, il est institué une unité
d’enseignement désignée sous l’intitulé de « prévention et secours civiques de niveau 1 »
(PSC 1).
Alerte aux populations (voir slide 29).

L’INTERVENTION DU SST EST LIMITÉE


- dans le temps : son délai d'intervention se limite aux quelques minutes qui suivent l'accident jusqu'à l'arrivée
des secours spécialisés auprès de la victime ;

- dans l’espace : son domaine d'intervention est principalement l'entreprise. Mais comme tout autre citoyen, le
Code pénal l'invite à porter secours à toute personne en danger, sans mettre sa propre vie en danger (article
223-6) ;

- dans les moyens : le délai d'intervention très court compense le peu de moyens dont il dispose. Il ne doit en
aucun cas perdre un temps précieux à aller chercher du matériel pour secourir la victime car les trois
premières minutes sont cruciales.

7 Chapitre 3 : Dispositions réglementaires


Sur l’image, quel est le danger ? Quelle est la
situation dangereuse ?
Qui sont les personnes exposées ?
Sur l’image, quel est le danger ? Quelle est la situation
dangereuse ?
Qui sont les personnes exposées ?
Sur l’image, quel est le danger ? Quelle est la
situation dangereuse ?
Qui sont les personnes exposées ?
1 Statistiques des Accidents duTravail
Évolution du nombre d’Accidents du Travail
entre 2005 et 2015
Le graphique suivant présente une synthèse de l’évolution des Accidents du Travail (AT) entre
2005 et 2015 (tous secteurs d’activités confondus). Ce graphique répertorie les Incapacités
Temporaires de travail (IT) ayant entraîné un arrêt de travail d’au moins 24 h, les Incapacités
Permanentes de travail (IP), et les décès.

Source : CNAMTS 2016.


3 Sauvetage Secourisme du Travail
Accidents du Travail
Ces graphiques répertorient lesAccidents du Travail, les Incapacités Permanentes de travail
et les décès.
PRINCIPALES CAUSES D’ACCIDENTS DU TRAVAIL (2015)

Source : CNAMTS 2016.


1 Chapitre 1 : Statistiques des Accidents du Travail
Nombre des effectifs salariés et des Accidents du Travail
par secteur d’activité pour l’année 2015
TRANSPORTS, EGE,
MÉTALLURGIE B.T.P.
LIVRE, COMMUNICATION

CHIMIE, CAOUTCHOUC, BOIS, AMEUBLEMENT,


ALIMENTATION
PLASTURGIE ETC.

COMMERCES NON SERVICES II ET TRAVAIL


SERVICES I
ALIMENTAIRES TEMPORAIRE

Source : CNAMTS 2016.


1 Chapitre 1 : Statistiques des Accidents du Travail
Évolution du nombre d’accidents de trajet
entre 2005 et 2015

Source : CNAMTS 2016.


1 Chapitre 1 : Statistiques des Accidents du Travail
2 Le rôle du Sauveteur Secouriste du Travail
• Le rôle du SST est d’apporter les premiers secours à une personne en cas d’urgence, et
donc de sauver des vies sur le lieu de travail. Il intervient seulement pendant quelques
minutes, le temps que les secours spécialisés arrivent et prennent la victime en charge.
Les trois premières minutes qui suivent le malaise sont les plus importantes. Ainsi, il ne
doit pas perdre du temps à aller chercher du matériel.
• Le SST agit sur le territoire de l’entreprise, mais en tant que citoyen, il peut apporter son
aide à n’importe quel autre citoyen (Art. 223-6 du code pénal).
• Le SST a également un rôle de prévention puisqu’il repère les situations à risques dans
l’entreprise et en informe les responsables.
• Connaître son rôle dans l’entreprise et en dehors de l’entreprise.
• Connaître les principaux indicateurs de santé au travail du secteur d’activité et/ou de
l’entreprise :
• Le nombre d’Accidents du Travail dans l’entreprise ou par profession.
• Les risques spécifiques et les conduites à tenir.
• Les numéros d’appel d’urgence.
• La disponibilité et l’état du matériel de premiers secours (trousse de secours, DAE...).
• Les différents acteurs de prévention ou de secours de l’entreprise.
• La localisation et le contenu des registres d’hygiène et de sécurité.

1 Sauvetage Secourisme du Travail


Le cadre juridique
Le Sauveteur Secouriste du Travail est limité :
• Dans le temps : il intervient le plus tôt possible après l’accident jusqu’à la prise en charge
de la victime par les secours.
• Dans les moyens : pas de matériel de secours sauf la trousse de secours préparée par le
médecin du travail ou des dispositifs médicaux spécifiques prévus par le protocole interne
à l’entreprise.
• Dans l’espace : il agit sous la responsabilité de l’employeur au sein de l’entreprise (sous
sa propre responsabilité en dehors de l’entreprise).

Modèle de certificatSST
C’est au travers de l’outil de gestion nationale Forprev qu’est délivré le certificat SST d’une
validité de 2 ans.

1 Chapitre 2 : Les connaissances et organisation du SST


5 Les partenaires de la prévention et leur rôle

L’employeur Aide à l’employeur pour la gestion


de lasantéetde lasécurité au travail

LeC.H.S.C.T. LeSST
Comité d’Hygiène, de Sécurité Sauveteur Secouriste du Travail
et des Conditions de Travail

20 Sauvetage Secourisme du Travail


Le médecin du travail
Lecentre deformation L’inspection
dutravail

Service deprévention de la C.A.R.SA.T. L’I.N.R.S.


Caisse d’Assurance Retraite et de la SAnté au Travail Institut National de
Recherche et de Sécurité

19 Chapitre 5 : Les partenaires de la prévention et leur rôle


Dans les situations suivantes quel est le danger
supposé ?
quelle est la situation dangereuse ?
Précisez le public, l’activité, le danger et ce qui
pourrais ce passer
Identifiez les situations de travail à risque.
Quelle action de prévention mettez vous en place ?
4 Processus menant à l’AT et à la Maladie
Professionnelle
Processus menant Processus menant
à l'Accident duTravail à la MaladieProfessionnelle

Ces dommages, immédiats ou retardés, peuvent être bénins, graves ou mortels.

16 Sauvetage Secourisme du Travail


Définitions et concepts
Phénomène dangereux : Source potentielle du dommage.
Elle peut être de nature mécanique, physique (bruit, rayonnement…), chimique ou
biologique.
Situation dangereuse : Situation dans laquelle une personne est exposée à un
ou plusieurs phénomènes dangereux ou agents chimiques ou biologiques, pouvant
entraîner accidentellement un dommage.
Événement dangereux : Événement à l’origine de la survenue d’un dommage.
Danger d’un agent chimique : Type de dommage que peut causer un agent
chimique (cancer, incendie…). Les agents chimiques comprennent aussi
bien les produits utilisés que les produits générés par l’activité (poussières, fumées,
vapeurs…).
Exposition dangereuse : Situation dans laquelle une personne est soumise à un
des agents chimiques ou biologiques, ou à un des phénomènes physiques tels que
bruit, rayonnements… pouvant entraîner un dommage à plus ou moins long terme.
Dommage : Blessure physique ou atteinte à la santé.

38 Chapitre 4 : Processus menant à l’AT et à la Maladie Professionnelle


La démarche globale deprévention
La démarche globale de prévention dépend du chef d’établissement. Il est chargé de la
sécurité de son personnel et doit mettre en place une politique de prévention.
Art. L4121-1 du code du travail modifié par loi n° 2012-954 du 6 août 2012 - art. 7

Les 9 principes généraux de prévention

Éviter lesrisques

Donner les instructions Évaluer les risques


appropriées auxtravailleurs qui ne peuvent êtreévités

Donner la priorité auxmesures Combattre les risques


de protection collective à lasource

Adapter le travail
Planifier laprévention
àl’homme

Remplacer ce qui estdangereux Tenir compte de l’évolution


par ce qui ne l’est pas ou l’estmoins de latechnique

39 Chapitre 4 : Processus menant à l’AT et à la Maladie Professionnelle


Les différents niveaux de prévention

Risqueimportant Risquelimité Risqueévité

40 Chapitre 4 : Processus menant à l’AT et à la Maladie Professionnelle


Dans les images suivantes, identifiez les mesures de protection
Vous êtes témoin d’une situation dangereuse …
Que faites vous ?
6 La chaîne dessecours
SAUVETEUR SECOURISTE DU TRAVAIL

SECOURS EN ÉQUIPE
(SAPEURS-POMPIERS)

MÉDECIN
(SAMU) HÔPITAL

L’infirmier(ère) de l’entreprise peut assurer la transition


entre le secouriste et l’équipe de secours.

58 Sauvetage Secourisme du Travail


L’alerte et la protection des populations
Des événements graves peuvent mettre en péril des personnes et nécessitent leur mise à
l’abri : tempêtes, accidents de transport de matières dangereuses... ou encore accidents
industriels majeurs.

L’alerte est diffusée par le SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations)
qui est un ensemble d’outils permettant d’alerter la population de la survenance
d’une crise grâce aux sirènes, aux médias tels que Radio France et France Télévision ou
encore grâce à l’application mobile SAIP.

Système d’Alerte et d’Information des Populations


L’application prend en compte tous les risques majeurs
et les messages de vigilance.
En plus des messages d’alerte géolocalisés, l’application
délivre également les conseils comportementaux et
consignes à respecter en fonction de la nature de l’alerte
et de la zone où l’on se trouve.

30 Chapitre 7 : Protéger
LA PROTECTION DES POPULATIONS EN CAS D’ALERTE

• Le Signal National d’Alerte (SNA), émis par des sirènes, annonce un danger immédiat
ou qu’un événement grave en train de produire ses effets est susceptible de porter atteinte
à leur intégrité physique. Il consiste en trois cycles successifs d’une durée de 1 minute
41 secondes chacun et séparés par un intervalle de 5 secondes, d’un son modulé en
amplitude ou en fréquence. Les 40 secondes correspondent à la durée pendant laquelle
le son de la sirène redescend.
• Toutes ces caractéristiques permettent qu’il ne soit pas confondu avec d’autres signaux
d’appel.

Schéma du Signal National d’Alerte sonore

Lorsque le danger est écarté, un signal national de fin d'alerte retentit.


C'est un son continu de 30 secondes.

60 Chapitre 7 : Protéger
Les consignes
Au quotidien, lorsqu’on entend ce signal, il faut immédiatement :
• Se mettre à l’abri en se rendant dans un local étanche : portes et fenêtres fermées, issues
calfeutrées, systèmes de ventilation, de chauffage et de climatisation arrêtés.
• S’informer en écoutant la radio (réseau France Bleu), en regardant la télévision (réseau
France Télévision) ou les sites et comptes des réseaux sociaux du gouvernement, du
ministère de l’Intérieur et des préfectures.
• Ne pas aller chercher ses enfants à l’école.
• Ne pas fumer, éviter toute flamme.
• Ne pas téléphoner, car le réseau doit rester libre pour les services de secours.
• S’assurer que l’entourage a reçu et exécuté ces consignes (des consignes complémentaires
peuvent être transmises par haut-parleur).

En entreprise, il faut respecter les consignes particulières définies en interne.

61 Chapitre 7 : Protéger
7 Protéger
Protéger, c’est reconnaître, sans s’exposer soi-même, les risques persistants qui menacent
la victime de l’accident et les autres personnes exposées.
Pour déterminer la nature de l’accident : interroger les témoins, interroger la victime si elle
peut répondre et rechercher les éléments matériels significatifs.
Identifier le(s) danger(s) persistant(s)
DANGER D’ORIGINE MÉCANIQUE DANGER D’ORIGINE ÉLECTRIQUE

62 Sauvetage Secourisme du Travail


DANGER D’ORIGINE THERMIQUE

63 Chapitre 7 : Protéger
DANGER DÛ À UNE ATMOSPHÈRE
TOXIQUE OU IRRESPIRABLE

Comment aurait-on pu prévenir ces accidents ?

64 Chapitre 7 : Protéger
Phase d’action
Peut-on supprimer le(s) danger(s) identifié(s) de façon permanente, sans
aggraver l’état de la victime et sans risque pour le SST ou pour les tiers ?
si OUI le faire ou le faire faire.
Utiliser les dispositifs d’urgence

si NON
Peut-on isoler le(s) danger(s) de façon permanente
et sans risque pour le SST ou pour les tiers ?

65 Chapitre 7 : Protéger
Peut-on isoler le(s) danger(s) de façon permanente
et sans risque pour le SST ou pour les tiers ?

si OUI le faire ou le faire faire.


Baliser pour isoler les dangers

si NON
Peut-on soustraire la victime au(x) danger(s) identifié(s)
sans risque pour le SST ou pour les tiers ?

66 Chapitre 7 : Protéger
Peut-on soustraire la victime au(x) danger(s) identifié(s)
sans risque pour le SST ou pour les tiers ?

si OUI le faire ou le faire faire, en se protégeant.


Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle, qui doit être utilisée
exclusivement pour soustraire une victime à un danger réel, immédiat et non contrôlable,
menaçant sa vie.

Exemples de dégagements d’urgence (aucune technique n’est imposée)

67 Chapitre 7 : Protéger
si NON
Continuer à isoler la zone dangereuse et faire alerter les secours
spécialisés qui pourront agir sur le danger.

Interdire l’accès à la zone dangereuse et faire alerter les secours

Comment aurait-on pu prévenir ces accidents ?

68 Chapitre 7 : Protéger
Alertesparticulières
• En présence de risques particuliers (chimique, radioactif...), des systèmes d’alerte sont
adaptés pour prévenir les populations concernées. Ils diffusent alors des Signaux
Nationaux d’Alerte. Une exception : les aménagements hydrauliques disposent de leur
propre signal spécifique d’alerte.
• La diffusion préventive des consignes à suivre en cas d’alerte se fait directement auprès
de cette population.
• Devant une attaque terroriste ou une situation de violence : Le SST tentera d’appliquer
les consignes nationales de sécurité éditées par le ministère de l’Intérieur et disponibles
en ligne « réagir en cas d’attaque terroriste ». La conduite du SST doit être la suivante :
s’échapper, se cacher, alerter, réaliser les gestes de secours et rester vigilant.

Dispositions réglementaires du Réseau National d’Alerte (RNA)


Loi du 22 juillet 1987 : elle est la première à instaurer le principe du code d’alerte.
Loi de modernisation de la sécurité civile en 2004 : « les mesures d’alerte ont pour
objet d’avertir la population de la nécessité de se mettre immédiatement à l’abri du danger
et de se porter à l’écoute de l’un des programmes nationaux ou locaux de radio ou de
télévision des sociétés nationales de programme Radio France, France 3 et Réseau
France outre-mer et, le cas échéant, d’autres services de radio et de télévision. »
- Arrêté du 23 mars 2007 : il définit les caractéristiques techniques du Signal National
d’Alerte. Ce signal consiste en trois cycles successifs d’une durée de 1 minute et 41
secondes chacun et séparés par un intervalle de 5 secondes, d’un son modulé en
amplitude ou en fréquence. Il est produit par des sirènes pneumatiques ou électroniques.

69 Chapitre 7 : Protéger
8 Examiner
L’examen de la victime va permettre de collecter des informations sur son état afin :
•De déterminer le résultat à atteindre et les actions à mettre en œuvre pour maintenir
la victime en vie ou éviter une aggravation.
L’ordre dans lequel le SST recherche les signes de détresse est déterminé par le niveau
d’urgence vitale.
• De faire transmettre ou transmettre ces informations aux secours, pour qu’ils
puissent organiser leur intervention.

LA VICTIME SAIGNE-T-ELLE ABONDAMMENT ?

• Repérer toute trace de sang sur


les vêtements ou sur le sol.
• Se protéger les mains, si possible.

34 Sauvetage Secourisme du Travail


LA VICTIME S’ÉTOUFFE-T-ELLE ?

• Observer la victime et son


comportement ; peut-elle tousser,
porte-t-elle ses mains à la gorge ?
• Poser une question.

71 Chapitre 8 : Examiner
LA VICTIME RÉPOND-ELLE ?
• Rechercher si la victime est consciente.
• Poser des questions simples :
• Comment ça va ?
• Que s’est-il passé ?
• Vous m’entendez ?
• Où avez-vous mal ?
• En cas de non-réponse, secouer doucement une épaule
de la victime ou lui prendre la main en lui demandant
d’exécuter un ordre simple : serrer la main, ouvrir les yeux.

POUR LE NOURRISSON

• Faire du bruit, par exemple en tapant des 2 mains,


puis le stimuler au niveau de ses mains (peut crier,
ouvrir les yeux, serrer un doigt).

72 Chapitre 8 : Examiner
LA VICTIME, SI ELLE NE RÉPOND PAS, RESPIRE-T-ELLE ?

• Si la victime ne répond pas, vérifier


la respiration pendant 10 secondes.
Si aucun souffle n’est perçu, aucun
bruit n’est entendu, ni le ventre, ni la
poitrine ne se soulèvent, la victime ne
respire pas. Dans ce cas, on considère
qu’elle est en arrêt cardiaque.
• La victime est sur le dos.
• La victime est sur le ventre.

73 Chapitre 8 : Examiner
9 Faire alerter
Dans l’entreprise :
Les moyens de secours et/ou les personnes prévus dans l’organisation des secours de
l’entreprise.
Hors de l’entreprise :
QUI ? Les secours peuvent conserver l’appelant au
NUMÉRO EUROPÉEN : 112 téléphone pour le conseiller ou le guider dans
l’exécution de gestes, jusqu’à leur arrivée.
SAMU : 15
SAPEURS-POMPIERS : 18
NUMÉRO D’URGENCE POUR
LES PERSONNES AVEC DES
DIFFICULTÉS À ENTENDRE OU
À PARLER :

114(SMS OU FAX)

74 Sauvetage Secourisme du Travail


DÉCLENCHEMENT DES SECOURS

SERVICE D’AIDE MÉDICALE URGENTE SAPEURS-POMPIERS

Pour un problème urgent de santé ou un Pour une autre demande de secours.


avis médical (une douleur dans la poitrine,
signes de l’AVC...).

EN FONCTION
DE L’ACCIDENT,
LES SECOURS
ADÉQUATS
SERONT
DÉCLENCHÉS.

39 Chapitre 9 : Fairealerter
COMMENT BIEN INFORMER ?
Choisir la personne la plus apte pour déclencher l’alerte à l’aide d’un téléphone
portable ou à défaut d’un téléphone fixe.
Préciser dans le message d’alerte : GUIDER LES SECOURS
• L’identité de l’appelant et le numéro d’appel.
• Le lieu précis de l’accident : adresse, atelier,
étage...
• La nature de l’accident : chute de hauteur,
chariot renversé...
• Le nombre de victimes.
• L’état de la ou des victimes.
• Les actions déjà engagées.
Consignes pour une bonne
transmission du message :
• Répondre aux questions posées par les
services de secours.
• Ne jamais raccrocher le premier.
• Demander à la personne qui va alerter les
secours de revenir rendre compte au SST.
• Envoyer une personne au-devant des secours.
Dans tous les cas, suivre les consignes données par les secours et organiser leur
accès sur le lieu de l’accident, le plus près possible de la victime.
49 Chapitre 9 : Fairealerter
10 Secourir
La victime saigneabondamment
Il faut déterminer l’origine du saignement puis le stopper.
Absence de corps étranger ou de fracture ouverte
• Repérer l’origine du saignement.
• Demander à la victime de comprimer immédiatement l’endroit qui saigne ou le faire à
sa place jusqu’à l’arrivée des secours.
• Allonger la victime dès la compression effectuée. Cette position retarde ou empêche
l’apparition d’une détresse circulatoire.
• Faire alerter ou à défaut alerter
•Par un témoin s’il est présent.
• Le SST si la victime comprime elle-même.
•Le SST, après avoir relayé la compression manuelle par un
pansement compressif.
• Si la compression directe d’un membre est inefficace (le
saignement persiste malgré tout) ou est impossible (nombreuses
victimes, catastrophes, nombreuses lésions, plaie inaccessible, corps
étranger) mettre en place un garrot au-dessus de la plaie pour arrêter
le saignement.

41 Sauvetage Secourisme du Travail


SURVEILLER L’ÉTAT DE LA VICTIME

• Si elle répond, lui parler régulièrement et la rassurer.


• Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries,
la réchauffer.
• En cas d’aggravation (sueurs abondantes, sensation
de froid, pâleur intense, ou si la victime ne répond
plus), pratiquer les gestes qui s’imposent et rappeler
les secours.

42 Chapitre
Casparticuliers
• Saignement de nez
• Asseoir la victime, la tête penchée en avant.
• Lui demander de se moucher vigoureusement.
• Comprimer les 2 narines pendant 10 minutes, sans relâcher.
• Demander un avis médical :
- si le saignement de nez ne s’arrête pas
- ou se reproduit
- ou a pour origine une chute ou un coup.
• La victime vomit ou crache du sang
• Alerter immédiatement les secours (c’est toujours un symptôme grave, nécessitant
un traitement d’urgence).
• Installer de préférence la victime dans la position où elle se sent le mieux.
• Surveiller l’état de la victime.

Le sauveteur doit se prémunir de tout contact sanguin en portant des gants, si possible à usage
unique. En cas de contact avec le sang d’une victime, le SST doit se conformer au protocole établi par
le médecin du travail. À défaut, il doit consulter immédiatement un service d’urgence.

79 Chapitre 10 : Secourir
PANSEMENT COMPRESSIF

• Si la victime est dans l’incapacitéde comprimer immédiatement l’endroit qui saigne,


le faire à sa place (prendre les précautions nécessaires pour éviter le contact sanguin).
• Appliquer un pansement compressif : une épaisseur de tissu propre fixée par une
bande élastique ou à défaut par un lien large assez long pour le recouvrir.
• En cas d’inefficacité reprendre la compression manuelle par-dessus le pansement.

80 Chapitre 10 : Secourir
INTERROMPRE LA CIRCULATION DU SANG DU MEMBRE PAR LE GARROT

Le garrot est mis en place à quelques centimètres de la plaie, jamais sur une articulation.
• Faire 2 tours autour du membre avec un lien de toile solide et suffisamment large
(3 à 5 cm) à l’endroit où le garrot doit être placé.
• Faire un nœud.
• Placer au-dessus du nœud une barre (pièce longue de 10 à 20 cm environ en bois
solide, PVC dur ou métal rigide pour permettre le serrage) et faire deux nœuds par-
dessus pour la maintenir.
• Tourner la barre de façon à serrer le garrot jusqu’à
l’arrêt du saignement et maintenir le serrage.
• Une fois mis en place, le garrot doit toujours
rester visible (ne pas le recouvrir) et ne jamais
être retiré.
Ce geste technique exceptionnel doit être
utilisé en dernier recours, quand les techniques
habituelles sont inefficaces ou impossibles.

81 Chapitre
RECONNAÎTRE LES SIGNES
La victime s’étouffe
Il faut la laisser dans la position où elle se trouve.
Il faut savoir reconnaître les signes puis désobstruer
les voies aériennes.
La victime a la bouche ouverte, elle ne peut ni parler, ni tousser, elle se
tient la gorge, ne peut plus respirer et est agitée. Si le corps étranger
est visible et accessible, le retirer prudemment avec les doigts.
• Obstruction partielle des voies aériennes
• Installer la victime dans la position dans laquelle elle se sent le mieux.
• L’encourager à tousser pour rejeter le corps étranger.
• Faire alerter ou alerter lessecours.
• Surveiller l’état de la victime.

• Obstruction totale et brutale des voies aériennes


La technique de désobstruction des voies aériennes varie en fonction du gabarit de la victime.
Donner de 1 à 5 tapes vigoureuses dans le dos (entre les omoplates) avec le talon de la
main ouverte pour faire tousser et débloquer le corps obstruant.

Si cette méthode est inefficace :


Dans le cas d’un adulte ou d’un grand enfant :
• Réaliser de 1 à 5 compressions abdominales (méthode d’Heimlich).
Dans le cas d’un nourrisson ou petit enfant :
• Réaliser de 1 à 5 compressions thoraciques (méthode Mofenson).

82 Chapitre 10 : Secourir
GRAND ENFANT OU ADULTE TAPES DANS LE DOS

Dans le cas où la victime est debout :


• Se placer sur le côté et légèrement
en arrière de la victime.
• Soutenir son thorax avec une main et
la pencher vers l’avant.
• Donner de 1 à 5 tapes vigoureuses
dans le dos, entre les deux
omoplates, avec le talon de l’autre
main ouverte.

83 Chapitre 10 : Secourir
GRAND ENFANT OU ADULTE TAPES DANS LE DOS

Dans le cas où la victime peut tenir sur la cuisse :


• S'asseoir et basculer la victime sur la cuisse.
• Incliner l'axe du corps, tête vers le bas, puis donner de 1 à 5 tapes vigoureuses
dans le dos, entre les deux omoplates, avec le talon de la main ouverte.

84 Chapitre 10 : Secourir
NOURRISSON OU TAPES ENTRE LES OMOPLATES ET COMPRESSIONS
PETIT ENFANT THORACIQUES (MÉTHODE MOFENSON)

1 • Coucher la victime 2 • La retourner sur le 3 • Effectuer 1 à


tête penchée en avant ventre, l’allonger tête 5 compressions
à califourchon sur basse sur votre avant-bras profondes sur le devant
l’avant-bras. Maintenir et votre cuisse. du thorax, avec deux
sa tête avec les doigts, Lui donner 1 à 5 tapes doigts au milieu de la
de part et d’autre de la dans le dos entre les poitrine. Vérifier l’intérieur
bouche, le pouce d’un omoplates avec le talon de la bouche, si le corps
côté et un ou deux doigts de la main ouverte. étranger est visible et
de la même main de Si ce n’est pas efficace : accessible, retirez-le.
l’autre côté.

85 Chapitre 10 : Secourir
GRAND ENFANT
COMPRESSIONS ABDOMINALES (MÉTHODE D’HEIMLICH)
OU ADULTE

1 • Se positionner 2 • Placer une main, poing fermé, 3 • Compresser


derrière la victime, dos de la main vers le haut, l’abdomen en tirant
passer ses bras sous juste au-dessus du nombril et franchement pour exercer
les bras de la victime. au-dessous du sternum. L’autre une pression vers l’arrière
S’assurer quelavictime main enveloppe la première, les et vers le haut. Jusqu’à
est bien penchée en avant-bras n’appuyant pas sur les 5 fois si nécessaire.
avant. côtes.

50 Chapitre 10 : Secourir
FEMME ENCEINTE OU PERSONNE OBÈSE COMPRESSIONS THORACIQUES

1 • Devant l’impossibilité 2 • Passer ses avant- 3 • Placer l’autre main


d’encercler l’abdomen d’une bras sous les bras de sur la première sans
victime avec les bras, les la victime et encercler appuyer avec ses
compressions abdominales sa poitrine. Puis mettre avant-bras sur les côtes
sont remplacées par des un poing au milieu du de la victime. Puis
compressions thoraciques. Le sternum sans appuyer tirer franchement en
SST doit alors se positionner sur la partie inférieure exerçant une pression
derrière la victime. du sternum. vers l’arrière.

87 Chapitre 10 : Secourir
Si la victime perd connaissance:
• L’accompagner au sol.
• Faire alerter les secours d’urgence.
• Pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
Vérifier après chaque série de 30 compressions si le corps étranger est présent dans la
bouche. Le retirer prudemment avec les doigts s’il est visible et accessible.

Casparticuliers
Chez la victime consciente et alitée qui présente une obstruction totale des voies
aériennes, le SST peut réaliser des compressions thoraciques comme pour le massage
cardiaque.

88 Chapitre 10 : Secourir
La victime se plaint de malaises
• Mettre la victime au repos immédiatement en
l’allongeant (si pas de gêne respiratoire).
• Observer des signes d’apparition soudaine, isolés ou
associés, de très courte durée, qui peuvent orienter le
médecin vers :
1 • Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
• La faiblesse ou la paralysie d’un bras.
• Une déformation de la face.
• La perte de la vision d’un œil ou des deux.
• Une difficulté de langage (incohérence de la parole)
ou de compréhension.
• Un mal de tête sévère et inhabituel.
• Une perte de l’équilibre, une instabilité de la marche
ou des chutes inexpliquées.
2 • Un accident cardiaque : douleur dans la poitrine.
Ces deux pathologies imposent une prise en charge urgente.

La victime peut aussi se plaindre :


• D’une douleur abdominale intense.
• D’une difficulté à respirer ou à parler.
• De sueurs abondantes, sans avoir fourni d’effort ou sans que la chaleur environnante
soit importante.
• D’une sensation de froid ou d’une pâleur intense (chez la victime à peau hâlée ou
colorée, la pâleur peut être appréciée à la face interne des lèvres).
89 Chapitre 10 : Secourir
• Écouter, questionner la victime et son entourage, sans influencer les réponses, en vue
d’obtenir des renseignements utiles :
• Quel âge a-t-elle ?
• Est-ce la première fois ?
• Quel est le type de douleur (sensation de serrement, piqûre, brûlure, etc.) ?
• Où a-t-elle mal ?
• Depuis combien de temps a-t-elle ce malaise ?
• A-t-elle une maladie grave ou a-t-elle été hospitalisée récemment ?
• Suit-elle un traitement ?
• Prendre un avis médical
Le SST veille à transmettre de façon précise ce qu’il a observé et entendu. Il applique les
consignes du médecin.

Grâce aux téléphones portables, le médecin peut parler directement à la victime sans qu’elle ait à se déplacer.

• Surveiller l’état de la victime.

Casparticuliers
Aider la victime si elle le demande à prendre son médicament (sur prescription), un
sucre...

90 Chapitre 10 : Secourir
La victime se plaint de brûlures
Il faut déterminer l’origine de la brûlure puis calmer la douleur et
empêcher l’étendue de la brûlure.
• Brûlure d’origine thermique
• Refroidir immédiatement la brûlure par ruissellement d’eau courante tempérée.
• Faire alerter ou alerter les secours dès le début de l’arrosage.
• Mettre au repos la victime.
• Surveiller l’état de la victime.
• Brûlure d’origine chimique
• Rincer immédiatement en arrosant à l’eau courante pour éliminer le produit jusqu’à
l’arrivée des secours.
• Déshabiller la victime en se protégeant.
• Si la projection chimique a touché l’œil : se
protéger les mains avec des gants, rincer
abondamment à l’eau le plus vite possible,
sans faire couler l’eau de lavage sur les zones
saines.
• Se laver les mains après avoir réalisé les gestes
de secours.
• Faire alerter ou alerter les secours en précisant
le nom du produit chimique en cause.
• Surveiller l’état de la victime.

91 Chapitre 10 : Secourir
SURVEILLER L’ÉTAT DE LA VICTIME
• Si elle répond, lui parler régulièrement et la rassurer.
• Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries,
en laissant la brûlure visible.
• En cas d’aggravation (sueurs abondantes, sensation
de froid, pâleur intense, ou si la victime ne répond
plus), pratiquer les gestes qui s’imposent et rappeler
les secours.

Casparticuliers
• Brûlure d’origine électrique
• Arroser la zone brûlée visible à l’eau courante tempérée.
• Faire alerter ou alerter lessecours.
• Suivre les consignes du médecin.
• Surveiller l’état de la victime.

• Brûlure interne par ingestion ou inhalation


• Placer la victime en position demi-assise pour faciliter sarespiration.
• Demander un avis médical et suivre les conseils donnés ou mettre en œuvre le protocole
établi par le médecin du travail.
• Le cas échéant, garder l’emballage du produit chimique en cause et le produit restant.
• Dans le cas d’une ingestion, ne pas faire vomir la victime et/ou ne pas lui donner à boire.
• Surveiller l’état de la victime.

92 Chapitre 10 : Secourir
La victime se plaint d’une douleur l’empêchant
d’effectuer certains mouvements
Il faut déterminer l’origine de la douleur et éviter toute mobilisation.

DOULEUR DU COU SUITE À UN TRAUMATISME (STABILISER LE RACHIS CERVICAL)

La victime peut se plaindre d’une douleur vive, d’une


difficulté ou d’une impossibilité de bouger, Il faut :
• Conseiller fermement à la victime de ne faire aucun
mouvement, en particulier de la tête.
• Se placer en position stable à genou ou en trépied
dans l’axe de la victime, au niveau de sa tête.
• Placer les deux mains de chaque côté de sa tête pour
la maintenir dans la position où elle se trouve.
• Faire alerter ou alerter les secours.
• Surveiller l’état de la victime en maintenant sa tête
jusqu’à l’arrivée des secours.

93 Chapitre 10 : Secourir
LA VICTIME A REÇU UN COUP SUR LA TÊTE ET PRÉSENTE
PLUSIEURS MINUTES APRÈS

Une agitation ou une prostration, a des


vomissements, une absence de souvenir de
l’accident ou des propos incohérents, des maux
de tête persistants, une diminution de la force
musculaire ou un engourdissement.
Il faut :
• Allonger la victime.
• Faire alerter ou alerter les secours.
• Surveiller l’état de la victime.

94 Chapitre 10 : Secourir
LA VICTIME SE PLAINT D’UN TRAUMATISME AU NIVEAU D’UN MEMBRE

• Conseiller fermement à la victime de


ne pas mobiliser le membre atteint.
• Faire alerter ou alerter les secours.
• Respecter les recommandations
données par les secours.
• Surveiller l’état de la victime.

Si la victime présente une fracture de membre déplacée, ne pas tenter de la réaligner.

95 Chapitre 10 : Secourir
La victime se plaint d’une plaie PLAIE GRAVE AU THORAX
qui ne saigne pas abondamment Position
Il faut déterminer la gravité de la plaie. demi-assise
• Plaies graves et laisser la
• Ne jamais retirer un corps étranger d’une plaie. plaie à l’air
• Mettre la victime en position d’attente allongée libre
ou demi-assise en fonction des cas.
• Faire alerter ou alerter les secours.
• Surveiller l’état de la victime.

PLAIE GRAVE À L’ŒIL PLAIE GRAVE À L’ABDOMEN


Position
allongée, yeux
fermés et
immobilisation
de la tête avec
les 2 mains.

Position allongée,
cuisses et genoux fléchis

60 Chapitre 10 : Secourir
SECTION DE MEMBRE

Position allongée, sans retarder l’alerte aux secours,


protéger le moignon puis conditionner le segment de
membre à basse température.

PLAIE SIMPLE
• Plaies simples
• Se laver les mains.
• Nettoyer la plaie, puis la sécher.
• Appliquer un antiseptique préconisé par le
médecin du travail, puis la sécher.
• Protéger (pansement, compresse ou linge propre).
• Demander à la victime si elle est vaccinée contre
le tétanos et si elle a des antécédents médicaux.
• Lui demander de surveiller la plaie (si la plaie
devient chaude ou rouge, consulter un médecin).
• Se laver les mains.

97 Chapitre 10 : Secourir
La victime ne répond pas, mais elle respire
La victime est retrouvée sur le dos inanimée.
• Vérifier la conscience de la victime en lui demandant de répondre à des ordres simples
(ouvrir les yeux, serrer la main).
• Libérer les voies aériennes.
• Vérifier si elle respire.
• Mettre en PLS (Position Latérale de Sécurité)

LIBÉRATION DES VOIES AÉRIENNES

• Basculer la tête en arrière, puis élever le


menton.
• Ouvrir la bouche de la victime tout en
maintenant une main sous le menton.

98 Chapitre 10 : Secourir
Casparticuliers
• La victime est à plat ventre
• Retourner la victime.
• Vérifier si elle respire.
• Si elle respire, mettre la victime en PLS.

• La victime est un nourrisson


• Si elle respire, la mettre sur le côté dans les bras du SST, le dos du nourrisson contre lui.

• La victime est un enfant


• La conduite à tenir pour le SST est identique à celle de l’adulte.

• La victime présente des convulsions


• Pendant les convulsions, ne pas toucher la victime et écarter tout objet dangereux.
À la fin des convulsions, examiner la victime et, si nécessaire, la mettre en PLS.

RETOURNEMENT DE LA VICTIME

99 Chapitre 10 : Secourir
POSITION LATÉRALE DE SÉCURITÉ (PLS)

Placer les membres inférieurs Saisir le bras opposé Saisir la jambe opposée Tirer sur la jambe relevée pour
côte à côte. Se placer du côté de la victime et placer et la relever tout en effectuer la mise sur le côté. Maintenir
où l’on va tourner la victime, le dos de la main laissant le pied au sol. le dos de la main de la victime
écarter le bras le plus proche à contre son oreille, côté contre son oreille et accompagner
angle droitdu corps en le faisant secouriste. le mouvement de la tête. Amener le
glisser au sol. genou au sol en angle droit.
NOURRISSON PLS
Le nourrisson
doit être tenu
sur le côté dans
les bras du
sauveteur.

Dégager doucement la main qui Ouvrir la bouche de la


est sous la tête de la victime, en victime,afin de permettre - La PLS permet à la victime de continuer
maintenant son coude. l’écoulement de liquides à respirer en attendant les secours.
éventuels. - Couvrir la victime.
- Surveiller la victime.

10 Chapitre 10 : Secourir
La victime ne répond pas, elle ne respire pas
En présence d’un témoin :
• Faire alerter les secours et réclamer un Défibrillateur Automatisé Externe (DAE). L’alerte
doit être réalisée le plus tôt possible, immédiatement après avoir reconnu l’arrêt de la
respiration. Le SST demande au témoin après avoir alerté les secours de se munir d’un
DAE s’il est disponible et de lui apporter.
• Pratiquer immédiatement une Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP), en répétant des
cycles de 30 compressions thoraciques / 2 insufflations. Le service de secours appelé
pourra aider le SST à la réalisationde la RCP, en donnant des instructions téléphoniques.
• Mettre en œuvre le plus tôt possible le DAE. Dès l’arrivée du DAE, le mettre en
marche, et suivre impérativement les indications données par l’appareil.
• Poursuivre la réanimation jusqu’à l’arrivée des secours ou la reprise d’une respiration
normale.

10 Chapitre 10 : Secourir
En l’absence d’un témoin :
• Le SST alerte immédiatement les secours, de préférence avec son téléphone portable.
Le mettre sur le mode haut-parleur et débuter immédiatement la RCP en attendant que
les services de secours répondent.
• Si un DAE est visible, il s’en munit (en n’interrompant pas plus de 10 secondes la RCP)
et le met en œuvre immédiatement en suivant ses indications vocales.
• En l’absence de DAE, pratiquer immédiatement une RCP, en répétant des cycles de
30 compressions thoraciques / 2 insufflations.
• Poursuivre la réanimation jusqu’à l’arrivée des secours.
• Le DAE doit rester allumé et les électrodes en place sur la poitrine.

10 Chapitre 10 : Secourir
Si un second SST est présent :
Il est préconisé de pratiquer une RCP à deux SST, chacun se plaçant de part et d’autre de
la victime :
• L’un réalise les compressions thoraciques.
• L’autre réalise les insufflations.
À l’arrivée du DAE, l’un continue la RCP pendant que l’autre pose le défibrillateur.
Une alternance des rôles, sans perte de temps, est recommandée régulièrement afin de
maintenir l’efficacité.
Relayer le SST qui réalise les compressions thoraciques toutes les 2 minutes en les
interrompant le moins possible, le relais sera réalisé pendant l’analyse du DAE.

La RéanimationCardio-Pulmonaire
Il faut assurer la RCP jusqu’à l’arrivée des secours.
• Placer la victime à plat dos, si possible sur un plan dur.
• Libérer les voies aériennes.
• Effectuer des compressions thoraciques.
• Insuffler de l’air dans les poumons.
• Utiliser un défibrillateur.

10 Chapitre 10 : Secourir
COMPRESSION THORACIQUE VENTILATION ARTIFICIELLE
Compressez le thorax + Soufflez 2 fois de l’air
30 fois dans les poumons

CONTINUER CE CYCLE JUSQU’À L’ARRIVÉE DES SECOURS.


Le service de secours appelé pourra aider le SST à la réalisation de la RCP,
en donnant des instructions téléphoniques.

COMPRESSIONS THORACIQUES ADULTE

1 • Placer le talon de la main juste 2 • Effectuer une poussée 3 • Réaliser des cycles de
au centre de la poitrine, sur la moitié verticale de 5 cm sans 30 compressions à un rythme de
inférieure du sternum. L'appui doit se dépasser 6 cm, bras tendus, 100/120 par minute suivies de
faire strictement sur la ligne médiane, puis relâcher complètement 2 insufflations.
jamais sur les côtes. jusqu’au retour du thorax
Placer l'autre main sur la première en dans sa position initiale.
entrecroisant les doigts des deux mains.

10 Chapitre 10 : Secourir
Le temps de compression doit être égal au temps de relâchement.

ENFANT (DE 1 AN À 8 ANS) COMPRESSIONS THORACIQUES


• Repérer le bas du sternum à la jonction des
dernières côtes, placer le talon de la main juste un
doigt au-dessus de ce repère et relever les doigts.
• Effectuer une poussée verticale du tiers de
l’épaisseur du thorax soit environ 5 cm, bras tendu,
puis relâcher jusqu’au retour du thorax dans sa
position initiale. Le talon de la main reste en contact
avec le thorax.
• Réaliserdescyclesde 30 compressionsàunrythme
de 100/120 par minute suivies de 2 insufflations.

Si la victime (enfant) est grande ou si le SST est petit et n’a pas suffisamment de
force, il peut être utile d’utiliser la même technique que chez l’adulte

10 Chapitre 10 : Secourir
NOURRISSON (< 1 AN) COMPRESSIONS THORACIQUES
• Vérifier la respiration.
• Repérer le bas du sternum à la jonction des dernières
côtes. Placer temporairement un doigt au-dessus de ce
repère. Placer juste au-dessus, dans l’axe du sternum,
la pulpe de deux doigts d’une main.
• Effectuer une poussée verticale du tiers de l’épaisseur
du thorax soit environ 4 cm, à une fréquence de 100/120
compressions par minute, puis relâcher complètement
jusqu’au retour du thorax dans sa position initiale
(1/3 d’épaisseur du thorax).
• Réaliser des cycles de 30 compressions à un rythme
d’environ 100/120 par minute suivies de 2 insufflations.

Le temps de compression doit être égal au temps de relâchement.

70 Chapitre 10 : Secourir
ENFANT / ADULTE VENTILATION ARTIFICIELLE (BOUCHE-À-BOUCHE)

• La tête de la victime est en • Souffler progressivement et sans


position de libération des voies excès pendant 1 seconde jusqu’à
respiratoires (main sur le front, ce que la poitrine de la victime
menton surélevé, bouche commence à se soulever.
légèrement ouverte). • Se redresser et regarder la
• Inspirer sans excès, appliquer la poitrine s’affaisser, avant de
bouche largement ouverte sur refaire une insufflation.
celle de la victime. Boucher le
nez de la victime avec 2 doigts,
la paume de la main restant sur
son front.

10 Chapitre 10 : Secourir
NOURRISSON BOUCHE-À-BOUCHE ET NEZ
• Maintenir la tête en position neutre.
• Appliquer la bouche autour de la bouche et du
nez du nourrisson, souffler progressivement
jusqu’à ce que la poitrine commence à se
soulever.

Répulsion, traumatisme facial, vomissements :


Le SST continue uniquement les compressions thoraciques.

Si le SST a à sa disposition un dispositif de protection individuelle prévu pour la


réalisation des insufflations, il doit l’utiliser.

10 Chapitre 10 : Secourir
La défibrillation
• Les manœuvres de Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) ont une efficacité limitée dans
le temps. Si l’arrêt circulatoire est lié à une anomalie du fonctionnement électrique du cœur,
l’application d’un choc électrique au travers de la poitrine peut être capable de restaurer
une activité cardiaque efficace et d’éviter ainsi la mort de la victime.
• Signalisation des DAE, fixée par l’arrêté du 16 août 2010 :
DÉFIBRILLATEURS AUTOMATISÉS EXTERNES

On trouve ces défibrillateurs


dans les lieux publics.
La mise en œuvre du défibrillateur doit :
• Être la plus précoce possible.
• Interrompre le moins possible la pratique
des compressions thoraciques.

10 Chapitre 10 : Secourir
Les délaisd’intervention
Il est recommandé d’utiliser un défibrillateur dans les 3 à 5 minutes qui suivent
un arrêt cardiaque.
On compte que chaque minute écoulée équivaut, en moyenne, à 10 % de chance de survie
en moins.

11 Chapitre 10 : Secourir
UTILISER UN DÉFIBRILLATEUR
Le défibrillateur délivre un choc électrique à travers la paroi du cœur, pour lui permettre de retrouver
un rythme normal.
• Mettre le défibrillateur en fonction.
• Suivre impérativement les indications sonores et/ou visuelles
données par l’appareil.
• Le défibrillateur demande de mettre en place les électrodes
et, si besoin, de les connecter.
• Enlever ou couper à l’aide de ciseaux les vêtements recouvrant
la poitrine de la victime, si nécessaire.
• Si la poitrine de la victime est humide ou mouillée, la sécher
en utilisant des compresses ou du papier absorbant.
• Si la poitrine de la victime est velue, raser la zone où les
électrodes seront collées en utilisant un rasoir jetable.
• Sortir les électrodes de leur emballage.
• Enlever les protections et coller chaque électrode, conformément au schéma visible sur les
électrodes ou sur leur emballage, en appuyant fermement, sur le thorax
nu de la victime.
• Connecter si besoin les électrodes au défibrillateur.
• Le défibrillateur lance l’analyse du rythme cardiaque et peut
demander de ne pas toucher la victime :
• Respecter les recommandations sonores et éventuellement
visuelles de l’appareil.
Les électrodes doivent être positionnées de part et d’autre
du cœur afin que le champ électrique le traverse.

11 Chapitre 10 : Secourir
CHEZ L’ENFANT OU LE NOURRISSON
La défibrillation doit être réalisée avec des
appareils adaptés (électrodes enfants,
réducteur d’énergie…).
En l’absence d’un DAE adapté, un DAE
« adulte » peut être utilisé. Les électrodes
adultes sont alors positionnées en avant au
milieu du thorax pour l’une et au milieu du
dos pour l’autre.

Suivre impérativement les consignes de l’appareil.

11 Chapitre 10 : Secourir
UTILISER UN DÉFIBRILLATEUR - CAS PARTICULIERS
La victime est âgée de moins de 8 ans.
La victime présente un timbre autocollant médicamenteux sur la zone de pose des
électrodes
Retirer le timbre et essuyer la zone avant de coller l’électrode, pour améliorer l’efficacité du
choc électrique.
Le SST constate une cicatrice et perçoit un boîtier sous la peau à l’endroit où il doit
poser l’électrode droite
Coller l’électrode droite à environ 8 cm sous la bosse perçue.
La victime est allongée sur une surface en métal
Si possible et en se faisant aider si besoin, le SST déplace la victime ou glisse un tissu sous
elle couverture, etc.) avant de commencer la défibrillation. L’efficacité du choc électrique sur
une victime allongée sur une surface en métal est très diminuée. Il n’existe pas de danger réel
pour le SST.
La victime est allongée sur un sol mouillé (bord de piscine, trottoir, etc.)
Si possible et en se faisant aider si besoin, le SST déplace la victime pour l’allonger sur une
surface sèche. L’efficacité du choc électrique sur une victime allongée sur une surface mouillée
est diminuée. Il n’existe pas de danger réel pour le SST.
Au cours de l’analyse ou du choc, le défibrillateur détecte un mouvement
Vérifier la respiration de la victime. S’assurer que personne ne touche la victime.
Après avoir collé et connecté les électrodes, le défibrillateur demande toujours de les
connecter
Vérifier si les électrodes sont bien collées et si le câble des électrodes est correctement
connecté au défibrillateur. Si la date de péremption des électrodes est dépassée, utiliser la
seconde paire d’électrodes.
11 Chapitre 10 : Secourir
Conforme au guide des données techniques de l’INRS V2.01/2017

Fin…
© Photographie : Jean-Marc Ricome - Édition juin 2017