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REPUBLIQUE DU BENIN

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA


FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
Année scolaire : 2018-2019
COLLEGE SAINTE ELISABETH DE KOUHOUNOU
CLASSE : 1ère
EXPOSE DE PHILOSOPHIE

THEME:LA LIBERTE

MEMBRES DU GROUPE PROFESSEUR :


ADDA Jordan ZONDO Léandre
ANANI Loris
ASSOGBA Aurxincia
BADJOGOUME Gracia
DEGUE Rébecca
KARIMOU-NARO Mohamed
QUENUM Yann-Melvyn
YAI Clarisse
PLAN
 INTRODUCTION --------------------------------------------------- 3
 CORPS DU DEVOIR ----------------------------------------------- 4
I. GENERALITES SUR LA LIBERTE ---------------------------------- 4
1. Définition du concept de la liberté------------------------------------------------ 4
2. Historique de la notion de liberté ------------------------------------------------- 4
3. La conception de quelques penseurs sur le concept de la liberté ---------- 4
4. Les différentes formes de liberté -------------------------------------------------- 5
II. LE CONTRAT SOCIAL ----------------------------------------------- 6
III. RELATION ENTRE LA LIBERTE ET LE CONTRAT
SOCIAL --------------------------------------------------------------------------- 7
1. La liberté avant et après le contrat ------------------------------------------------ 7
2. La relation entre la liberté et le contrat social ---------------------------------- 7
IV. AVANTAGES ET LIMITES DE LA LIBERTE POUR
L’HOMME ----------------------------------------------------------------------- 8
1. Avantages de la liberté pour l’homme ------------------------------------------- 8
2. Limites de la liberté pour l’homme ----------------------------------------------- 8
I. SYNTHESE SUR LA LIBERTE ET LE CONTRAT SOCIAL - 8
 CONCLUSION ----------------------------------------------------- 10

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 INTRODUCTION

« L’Homme nait libre » a dit Jean-Jacques ROUSSEAU. C’est-à-dire


que la liberté est un principe fondamental de l’existence. Ceci dit,
lorsqu’elle n’est pas bien encadrée, elle peut aussi engendrer le désordre.
Elle est perçue comme une absence de contraintes qui accompagnerait « la
conscience d’un pouvoir indéterminé et la capacité d’un commencement
absolu » qui s’exprime vulgairement dans l’expression « de pouvoir faire
tout ce que l’on désire.» Malheureusement ; il se trouve que cette liberté
rencontre partout et toujours la contrainte, que ce soit en société par la loi,
en morale avec la conscience morale, dans la nature avec ses lois
physiques et son déterminisme général. C’est justement pour apprécier
cette liberté que ROUSSEAU comme pleins d’autres penseurs a abordé la
question du contrat social. Il nous revient donc d’établir le lien étroit
existant entre la liberté et le contrat social.

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 CORPS DU DEVOIR

I. GENERALITES SUR LA LIBERTE


1. Définition du concept de la liberté

La liberté vient du latin « Liber » qui veut dire « libre ».


Elle est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de
soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir
tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui
n’est ni prisonnière, ni sous la dépendance de quelqu’un.

En philosophie, la liberté est le pouvoir propre à l’Homme d’être cause première


de ces actes et de choisir entre le bien et le mal. C’est également la possibilité
d’actions reconnue à un individu par la loi.
De manière plus générale, la liberté est par opposition à l’esclavage l’état ou la
condition de quelqu’un qui n’est sous la dépendance de personne. C’est le pouvoir
que l’Homme a d’agir selon sa volonté.

2. Historique de la notion de liberté


La liberté s’oppose en général au déterminisme, au fatalisme et à
toute « pensée qui soutient la doctrine selon laquelle les êtres naturels sont soumis
à une nécessité stricte qui les détermine entièrement selon laquelle la volonté
humaine n’est pas libre. » Dès les débuts la conciliation entre déterminisme
rationnel, liberté et responsabilité humaine est apparue impossible. Cette
« aporie » s’est poursuivie jusqu’à Emmanuel KANT dans le cadre de sa troisième
antinomie : suis-je libre, ou suis-je conduis par le destin ? Schopenhauer explique
par l’influence du christianisme la persistance de cette illusion qui constitue pour
lui le libre arbitre.
Le terme correspondant à déterminisme, dans l’Antiquité, était celui de
« nécessité » qui déjà en distinguait deux formes ou deux applications : le
déterminisme de la nature et celui de l’action humaine.
3. La conception de quelques penseurs sur le concept de la
liberté
La conception de Jean-Jacques ROUSSEAU sur la liberté

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La liberté est pour ROUSSEAU un concept moral et politique. Dans cette
perspective, l’individu qui se veut libre ne doit jamais dépendre d’un autre
homme. Vouloir être un objet, c’est-à-dire un esclave, est moralement
impossible : Renoncer à sa liberté, écrit ROUSSEAU, c’est renoncer à sa qualité
d’Homme, aux droits de l’humanité et même à ses devoirs. Il n’y a nul
dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation
est incompatible avec la nature de l’Homme. (Du contrat social)

La conception de Jean Paul SARTRE sur la liberté


La liberté a d’abord pour Rousseau une dimension biographique. Il raconte
dans ses Confessions comment il a éprouvé l’idée de liberté très concrètement :
autodidacte ayant fui sa ville natale (Genève) à pied à dix-sept ans, il a multiplié
les “petits boulots” au gré des rencontres et de ses envies. Il était également un
adepte de la marche, des voyages et de l’errance, qu’il vivait aussi comme des
formes de liberté.
SARTRE définit la liberté comme « l’être même du Pour-soi qui est
condamné à être libre ». Pour lui, être libre ne signifie pas obtenir ce que l’on a
souhaité mais plutôt déterminer par soi-même ce que l’on souhaite (au sens large
de choisir). Pour SARTRE il n’y a pas d’excuse pour éluder sa liberté. Agir de
mauvaise foi, c’est essayer de se comporter comme un « objet » ou une »chose » ;
se donner une essence. Ainsi le refus de la liberté peut être conçu comme une
tentative de se saisir comme être en soi.

La conception d’Emmanuel KANT sur la liberté


La liberté chez KANT, est un concept qui intervient dans le domaine moral,
au niveau de la question : Que dois-je faire ?
KANT affirme « C’est par la loi morale, uniquement, que je sais me faire libre. ».
La liberté kantienne est étroitement liée à la notion d’autonomie, qui signifie : loi
à soi-même. Ainsi, la liberté relève de l’obéissance à une loi qu’on s’est soi-même
créé. Il est alors question, par conséquent d’un respect à ses engagements, d’une
conformité à soi.

La notion de liberté a été abordée par plusieurs autres penseurs tels que Spinoza,
les stoïciens, Descartes ? Schopenhauer, Bergson…etc.

4. Les différentes formes de liberté


Il existe plusieurs formes de liberté. Il s’agit de :
La liberté naturelle : La liberté naturelle est le droit que la nature donne à tous
les hommes de disposer de leurs personnes et leurs biens ; de manière qu’ils
puissent juger le plus convenable à leur bonheur, sous la restriction qu’ils le

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fassent dans les termes de la loi naturelle et qu’ils n’en abusent pas au préjudice
des autres hommes.
La liberté civile : (Droits des nations) La liberté civile naturelle dépouillée de
cette partie qui fait soit l’indépendance des particuliers et la communauté des
biens, pour vivre sous des lois qui procurent la sureté et la propriété.
La liberté individuelle : La liberté individuelle est le droit attribuer à un individu
correspondant à la liberté d’effectuer ce qu’il lui semble sans risques.
C’est le droit de chacun d’agir librement sans en courir aux mesures arbitraires.
La liberté collective : La liberté collective permet de garantir la place de chacun
dans la société.
Au-delà de ces différentes formes de liberté, nous pouvons également citer
d’autres types de liberté.
La liberté de conscience (choix d’une religion ou le refus d’avoir une religion)
La liberté de culte
La liberté d’opinion, de pensée, d’expression (en matière politique, religieuse ou
philosophique)
La liberté de la presse
La liberté de mouvement
La liberté d’association
La liberté syndicale
La liberté économique…etc.

II. LE CONTRAT SOCIAL

Etymologiquement, le mot contrat vient du latin « contratus » qui signifie


« pacte ». Le contrat est un accord conclu entre plusieurs personnes et impliquant
des engagements réciproques. C’est aussi une convention juridique par laquelle
une ou plusieurs personnes s’engagent envers d’autres personnes à faire ou à ne
pas faire quelque chose.
A l’instar de la liberté nous avons aussi plusieurs formes de contrats tels
que le contrat unilatéral, le contrat bilatéral, le contrat de travail contrat de
mariage, le contrat administratif et enfin le contrat social.
Ce dernier qu’est le contrat social est défini comme une convention entre
les individus, expresse ou tactique, de l’ordre du fait ou de l’hypothèse de
nombreux philosophes ou penseurs du droit ont placé au fondement de la société
politique. Le contrat social caractérise le passage de deux états : l’état de nature
et l’état civil.

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L’état de nature est un état présocial, c’est l’état originel de l’homme, c’est
l’état dans lequel l’homme vivait avant la rencontre d’autres personnes. Elle
désigne la situation dans laquelle l’humanité se serait trouvée avant l’émergence
de la société, et particulièrement avant l’institution de l’Etat et du droit politique.
Cet état était caractérisé par la méchanceté, la corruption, les violences et
peins d’autres vices.
Le contrat a donc été institué pour faire régner la paix au sein de la société.
Il a permis à l’homme de passer de l’animalité à l’humanité. . D’où le passage de
l’état de nature à l’état civil.
L’état civil est le nouvel état de l’homme. C’est la situation de la personne dans
la famille et la société, résultat d’une procédure écrite d’indentification
administratif.

III. RELATION ENTRE LA LIBERTE ET LE CONTRAT SOCIAL


1. La liberté avant et après le contrat
Avant l’avènement du contrat social, les hommes étaient libres. Ils étaient dotés
d’une liberté sans limites, une liberté anarchique, une liberté dans laquelle
l’homme pouvait faire tout ce qu’il voulait et s’il le voulait. C’est une liberté qui
a fait des hommes des animaux sans conscience. Mais le contrat social est apparu
et les hommes y ont adhérés librement. Le contrat social leur a imposé un certain
nombre de règles dont la fonction était de limiter la liberté sans pour autant priver
les hommes de leur liberté car comme l’affirme Jean-Jacques ROUSSEAU,
« Quiconque veut être libre l’est en effet. »
2. La relation entre la liberté et le contrat social
L’homme renonce à sa liberté naturelle par le contrat social. Mais il la
regagne sous une autre forme.
Ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un
droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre, ce qu’il gagne, c’est la
liberté civile et propriété de tout ce qu’il possède.
Pour ne pas se tromper dans cette compensation, il faut bien distinguer la
liberté qui n’a pour bornes que les forces de l’individu, de la liberté civile qui est
limité par la volonté générale, et la possession qui n’est que l’effet de la force ou
le droit du premier occupant, de la propriété qui ne peut être fondée que sur un
titre positif. On pourrait sur ce qui précède ajouter à l’acquis de l’état civil la
liberté morale, qui seule rend l’homme vraiment maitre de lui, par l’impulsion du
seul appétit et esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté.

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IV. AVANTAGES ET LIMITES DE LA LIBERTE POUR
L’HOMME
1. Avantages de la liberté pour l’homme
D’abord, la liberté est une propriété particulière à l’être vivant lucide et sage. Cette
propriété lui donne le pouvoir de commettre ses actes avec volonté, sans être
obligé par une force extérieure.
Ensuite, parce que l’homme libre n’est pas un esclave ni prisonnier, il a la
capacité de travailler ou de s’abstenir, sans pression extérieure.
Enfin, la liberté des hommes est sa liberté vis à vis des autres, et sa liberté
vis-à-vis de ses actes. La liberté exprime trois caractères : la responsabilité,
l’autonomie et la non nocivité.
Etre libre, c’est savoir qu’on ne l’est pas à part entière, c’est savoir assumer
ses actes et s’assumer aussi.

2. Limites de la liberté pour l’homme


La liberté individuelle ne doit pas menacer la sécurité publique.
La liberté individuelle ne doit pas toucher des droits plus importants qu’elle.
La liberté individuelle ne doit pas être nocive pour la liberté des autres.

La seule limite de la liberté, c’est le totalitarisme, qu’il soit politique, social,


culturel, économique ou même à une échelle individuelle. Celle-ci s’exprime
toujours par la violence, par exemple la violence physique mais aussi
intellectuelle et psychologique. La liberté n’a des sens que dans la paix. On n’est
pas libre lors qu’on est obligé de lutter avec l’autre dans le simple but de préserver
sa vie et son autonomie. Pour les individus qui sont eux même totalitaires, et dont
l’univers s’arrête à leur propre personne, il n’y a pas de liberté, seulement une
guerre perpétuelle pour la domination de l’autre.
La liberté de quelqu’un finit là où commence celle de l’autre.

I. SYNTHESE SUR LA LIBERTE ET LE CONTRAT SOCIAL


L’homme libre s’oppose au serf, à l’esclave. L’homme libre, c’est celui qui
dispose librement de sa personne et de ses biens. Mais il faut distinguer différents
niveaux pour penser la liberté :
Le niveau physique : c’est la liberté comprise comme absence de
contraintes physiques.
Le niveau moral : c’est la liberté comprise dans un contexte politique et
social.

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Le niveau métaphysique : c’est la liberté comme exercice de la volonté et
capacité d’être auteur de ses choix. Ainsi, l’homme est certes né libre mais tout
ne lui est pas permis. Notons aussi qu’il n’y a pas de liberté sans loi.

Quant au contrat social, il a permis aux hommes de passer de l’animalité à


humanité. Pour certains penseurs comme HOBBES et LOCKE, le contrat social
assure la sécurité des hommes en mettant fin à l’état de nature. Li permet
également, de sauvegarder la liberté et la propriété des sujets. D’autres penseurs
majoritairement libétariens, ce sont violemment opposés à la notion même du
contrat social. Il pense, au contraire, que les droits dont jouissent les individus
proviennent de la découverte des droits naturels.

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 CONCLUSION
Au terme de cette étude, nous concluons que la liberté, c’est l’absence de mur.
C’est un sentiment subjectif de faire ce que l’on veut. Il y a donc deux manières
d’être libre : Briser les murs (1ère solution) ou les contourner (2ème solution). On
peut concilier les deux approches pour être libre : les stoïciens recommandent de
distinguer les murs inébranlables des autres afin de concentrer nos coups de
marteau sur ces derniers ? Aussi ; pour être libre, focalisons nous sur l’injonction
de NIETZSCHE : « Devient ce que tu es ».

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