Vous êtes sur la page 1sur 3

DES MENTORS ENSEIGNANTS DU FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE FORMÉS

GRÂCE À L’ARPF

Prof. drd. Cristina Durău


Secrétaire générale de l’ARPF

L’Association Roumaine des Professeurs


Francophones (ARPF) a déroulé à Iași, du 25
janvier au 10 février 2019 le programme de
formation continue « Le mentorat entre théorie et
pratique. La responsabilisation du professeur en
ce qui concerne le problème de l’abandon
scolaire », accrédité par la fondation EuroEd de
Iași, conformément à l’OM 4586/09.08.2017 dans
la catégorie « Programmes de développement
professionnel en concordance avec les politiques et
les stratégies du Ministère de l’Education, de la
Recherche, de la Jeunesse et du Sport (89 heures à
jour et à distance, 22 crédits) et destiné aux
professeurs de toutes les spécialisations,
instituteurs, maîtres d’école primaire et d’école
maternelle qui ont le droit, conformément à la
législation en vigueur, d’exercer l’activité de
mentorat.
Le stage a été organisé à travers le projet intitulé « Soutien aux jeunes enseignants »,
financé par la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF), l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF) et le Ministère de l’Europe des Affaires Étrangères.
Grâce au programme, 24 professeurs de français méthodistes de tous les coins de la Roumanie
ont été formés lors d’un stage intensif d’habilitation au mentorat.
L’initiatrice du projet, prof. dr. Doina
Spiță, la vice-présidente de la Fédération
Internationale des Professeurs de Français,
explique les besoins qui ont mené à la
conception d’un tel programme et les
objectifs qu’il se propose : « La FIPF
considère que son action doit s’intensifier en
direction des jeunes, actuels ou futurs
professeurs de français. Dans ce contexte, le
problème de la transmission du métier
constitue une de ses priorités. Cette
transmission est une question d’empathie,
certes, et elle peut se produire à travers le
partage informel, mais elle peut se produire
aussi de manière formelle, à travers des programmes systématiques d’accompagnement
institutionnalisé, qu’on appelle « tutorat » ou „mentorat”. Initié par la FIPF et implanté dans un
premier temps dans deux pays pilote, à savoir le Bénin et la Roumanie, le projet pourra aider les
jeunes enseignants de français dans leurs premières années de travail afin d’éviter les réticences,
les découragements et les abandons éventuels. »
La présidente de l’Association Roumaine des Professeurs Francophones, prof. dr. Irina
Cosovanu, précise les résultats attendus grâce à ce projet : « Les bénéficiaires de cette formation,
selon une stratégie commune au niveau national, organiseront des activités de mentorat avec les
jeunes enseignants de leurs départements. Pour une meilleure coordination de cette activité on
essayera de mettre en réseau les mentors et les jeunes enseignants à travers une plateforme
numérique qui servira aussi de forum de discussion, de partage d’idées et de documents. Un
autre produit de ce projet visera également la
création d’un guide à destination de jeunes
enseignants qui sera mis gratuitement en
ligne sur cette plateforme. »
Par des activités théoriques et
pratiques, des débats et des moments de
réflexion, des mises en commun et des
simulations globales, on s’est penché sur des
problèmes concernant le statut du mentor et
de son activité, les compétences qu’il doit
avoir pour être en mesure à conseiller les
professeurs stagiaires, l’utilisation des
documents spécifiques de même que la
planification de l’activité de mentorat.
Prof. Mihaela Postelnicu, vice-présidente de l’ARPF remarque l’impact positif du projet
et son professionnalisme : « Durant le stage, les participants ont bénéficié d’une formation basée
sur des techniques de travail ludiques, créatives, ciblées sur le travail en équipe et sur les
compétences nécessaires du professeur mentor : écoute active, observation attentive et
accompagnement du stagiaire. En unanimité, les professeurs de français bénéficiaires ont
apprécié la formation comme une bouchée d’oxygène pour l’avenir de leur carrière en tant que
dans la classe et dans leur activité de mentorat. »
L’ouverture du cours a été
marquée par un moment solennel,
pendant lequel prof. dr. Doina Spiță
a transmis le message du directeur
de l’Institut Français de Iasi, M.
Vincent Lorenzini, chargé d’une
mission à Paris : « Grâce aux
actions de l’OIF, de la FIPF, des
associations de professeurs de
français à travers le monde, et grâce
aussi aux initiatives personnelles de
nombreux enseignants, la langue
française occupe aujourd’hui une
place de premier plan dans
l’enseignement des langues. Le nombre croissant de francophones dans le monde et la position
du français parmi les grandes langues de diffusion ont sans aucun doute contribué à ce succès.
(…) Accompagner les jeunes enseignants au début de leur carrière est une mission noble qui doit
être encouragée et développée. Quoi de plus difficile que de passer de la théorie à la pratique ?
Les nombreux jeunes diplômés qui se retrouvent pour la première fois face à une classe n’ont pas
toujours les outils nécessaires pour se sentir à l’aise et peuvent vite se décourager. Enseigner une
langue et une culture étrangères est une grande responsabilité pour un professeur. Face à ce défi,
les autorités publiques, les organismes internationaux compétents et les acteurs du milieu
associatif doivent coopérer et accompagner au mieux les jeunes enseignants. Cela passe par le
tutorat, la conception d’outils pédagogiques adaptés, la mise en réseau des jeunes professeurs
pour que leur expérience soit une source de réflexion et d’enrichissement pour tous. »
À la fin du stage, prof. drd. Cristina Durău, secrétaire générale de l’ARPF, a conclu : « Le
programme suivi par les professeurs de français bénéficiaires du projet n’est pas uniquement une
mise à jour des stratégies à utiliser par le mentor pour aider ses stagiaires à progresser, mais il
répond à un besoin réel de notre système d’enseignement, celui d’un partenariat officiellement
reconnu entre les enseignants expérimentés et leurs collègues débutants. »