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Victor Davidovici

Victor
Davidovici
Collection « Eurocode » Eyrolles/Afnor Le projet de construction parasismique Victor Davidovici Unités de mesure
EC8
et conversions

Ce document est la propriété exclusive de Hugo Tapia Guevara (hugotapia2@gmail.com) - 05 septembre 2019 à 11:29
Victor Davidovici, Conception-construction parasismique, préface de J.-A. Calgaro,
Note d’hypothèses générales – Ordre de grandeur – Choix de la structure résistante –
Analyse structurale – Fondations – Murs de soutènement – Utilitaires de génie parasismique

Le projet de
introductions de M. Kahan, J. Attias & J. Stubler, 2017, 1 056 pages en couleurs,
relié.
Prenant son origine dans les sciences de la Terre autant que dans celles de la
Victor Davidovici, Dominique Corvez, Alain Capra, Shahrokh Ghavamian,
Véronique Le Corvec et Claude Saintjean, Pratique du calcul sismique, 2e éd., 2015, construction, le génie parasismique est une science en continuelle évolution. Á ce

Le projet de construction parasismique


244 p. titre, elle exige de ceux qui l’exercent une remise en cause incessante des acquis.

construction
Claude Saintjean, Introduction aux règles de construction parasismique. Applications Dans sa préface au précédent livre de l’auteur*, Jean-Armand Calgaro écrivait : Pour effectuer des calculs « dynamiques », le principe de base est de bien
courantes de l’Eurocode 8 à la conception parasismique, 2014, 352 p. « Cette passion pour la technologie est avant tout une passion pour protéger les respecter les unités du Système international (SI) pour ne pas oublier le
Wolfgang & Alan Jalil, Conception et analyse sismiques du bâtiment. Guide d’appli- facteur g.
cation de l’Eurocode 8 à partir des règles PS 92/2004, 2014, 368 p.
hommes via les structures qui les entourent ». On admettra dès lors que chaque
Xavier Lauzin, Le calcul des réservoirs en zone sismique, 2013, 100 p.
séisme majeur enrichit nos connaissances  : il nous permet de progresser et de
Alain Capra, Aurélien Godreau, Ouvrages d’art en zone sismique, 2e  éd., 2015, développer une construction parasismique constamment mieux adaptée, à la fois ➠ Note A.1

parasismique
128 p. sûre et économique. En dynamique, il est nécessaire de bien différencier la masse et le poids et d’utiliser un
système d’unités cohérent. Négliger cette précaution expose à des erreurs quantitatives
Victor Davidovici, Serge Lambert, Fondations et procédés d’amélioration du sol. André Plumier déclarait quant à lui que « l’objectif général des règles parasis- graves : si on exprime les masses en kN et qu’on applique F = m ⋅ a, la force trouvée est
Guide d’application de l’Eurocode 8, 2013, 160 p. miques est d’éviter les pertes humaines tout en acceptant des dommages aux 10 fois trop grande. Il faut donc exprimer la masse en kg ou en t, et l’accélération en
Alain Billard, Risque sismique et patrimoine bâti. Comment réduire la vulnérabilité : constructions. » m/s2 ainsi le résultat sera directement en kN.
savoirs et savoir-faire, 2014, 376 p.
– Confortement du patrimoine bâti : treize études sur le risque sismique, préface de Si l’on veut augmenter la fiabilité des constructions parasismiques il convient donc 1 N = 1 kg ×
m
V. Davidovici, 2016, 632 p. – à chaque étape, de la conception à la réalisation – d’intégrer dans le cadre d’une s2
coopération permanente les éléments suivants :
Utilitaires de génie parasismique
EC2 • longueur : mètre, m
Jean-Marie Paillé, Calcul des structures en béton. Guide d’application de l’Eurocode 2, • les enseignements tirés des séismes récents • masse :
3e éd., 2016, 768 p. • l’évolution des connaissances et de la réglementation
Jean-Louis Granju, Introduction au béton armé. Théorie et applications courantes
– kilogramme, kg
• les résultats des recherches.
selon l’Eurocode 2, 2e éd., 2014, 288 p. – tonne, t
Jean Roux, Pratique de l’Eurocode 2, 2009, 626 p. Une chose est sûre : architecte, ingénieur et constructeur doivent avoir l’intelligence • force :
– Maîtrise de l’Eurocode 2, 2009, 338 p. des situations comme celle des critères débattus et explicités, mais aussi le courage
– newton, N : force qui communique à un solide de masse 1 kilo-
d’en tirer les conclusions. C’est pourquoi formuler des critères économiquement jus-
EC3 gramme une accélération de 1 m/s2
Collectif APK/Jean-Pierre Muzeau, Manuel de construction métallique. Extraits des
tifiés tout en étant techniquement cohérents demeure finalement la meilleure façon
de réussir les constructions parasismiques. – décanewton, daN
Eurocodes 0, 1 et 3, 3e éd., 2019, 256 p.
– kilonewton, kN
– La construction métallique avec les Eurocodes. Interprétation, exemples de calcul,
2014, 476 p. Avec ce nouveau livre, complémentaire de Conception-Construction parasismique, Victor – méganewton, MN
Davidovici a pour ambition de guider les ingénieurs et d’aider les étudiants à organiser leur
EC5 • moment :
apprentissage. Fort de soixante ans d’expérience dans le domaine du génie parasismique (missions
Yves Benoit, Construction bois : l’Eurocode 5 par l’exemple. Le dimensionnement des post-sismiques, normalisation, collaboration avec les architectes, modélisation numérique, di- – newton-mètre, Nm
barres et des assemblages en 30 applications, 2014, 296 p. mensionnement, réhabilitation, suivi de mise en œuvre), consultant appelé continuellement par – décanewton-mètre, daNm
– Résistance au feu des constructions bois. Barres en situation d’incendie et assemblages les entreprises de construction autant que par les États confrontés à la prévention des séismes ou
selon l’Eurocode 5, 2015, 192 p. en couleurs
– kilonewton-mètre, kNm
à la reconstruction, Victor Davidovici est président d’honneur de l’Association française de génie – méganewton-mètre, MNm
Yves Benoit, Bernard Legrand et Vincent Tastet, Dimensionner les barres et les
parasismique.
assemblages en bois. Guide d’application de l’EC5 à l’usage des artisans, 2012, 256 p. • contrainte, modules de résistance :
– Calcul des structures en bois. Guide d’application des Eurocodes 5 et 8, 4e éd., 2019, – pascal, Pa (1 Pa = 1 N/m2)
*Du même auteur chez le même éditeur
512 p.
Conception-Construction parasismique, – mégapascal : MPa (1MPa = 106 Pa = 1 N/mm2 = 10 bars)

ISBN : 978-2-212-67542-9
49 €

Code éditeur : G67542


EC6 1056 pages, 2017
– gigapascal : GPa (1GPa = 1 000 MPa)
Marcel Hurez, Nicolas Juraszek, Marc Pelcé, Dimensionner les ouvrages en maçon-
nerie. Guide d’application de l’Eurocode 6, 2e éd., 2014, 336 p. • densité : 1 kN/m3 = 100 daN/m3

Couverture : Studio Eyrolles © Éditions Eyrolles Suite en deuxième et en troisième pages de couverture

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Victor Davidovici

Victor
Davidovici
Collection « Eurocode » Eyrolles/Afnor Le projet de construction parasismique Victor Davidovici Unités de mesure
EC8
et conversions

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Victor Davidovici, Conception-construction parasismique, préface de J.-A. Calgaro,
Note d’hypothèses générales – Ordre de grandeur – Choix de la structure résistante –
Analyse structurale – Fondations – Murs de soutènement – Utilitaires de génie parasismique

Le projet de
introductions de M. Kahan, J. Attias & J. Stubler, 2017, 1 056 pages en couleurs,
relié.
Prenant son origine dans les sciences de la Terre autant que dans celles de la
Victor Davidovici, Dominique Corvez, Alain Capra, Shahrokh Ghavamian,
Véronique Le Corvec et Claude Saintjean, Pratique du calcul sismique, 2e éd., 2015, construction, le génie parasismique est une science en continuelle évolution. Á ce

Le projet de construction parasismique


244 p. titre, elle exige de ceux qui l’exercent une remise en cause incessante des acquis.

construction
Claude Saintjean, Introduction aux règles de construction parasismique. Applications Dans sa préface au précédent livre de l’auteur*, Jean-Armand Calgaro écrivait : Pour effectuer des calculs « dynamiques », le principe de base est de bien
courantes de l’Eurocode 8 à la conception parasismique, 2014, 352 p. « Cette passion pour la technologie est avant tout une passion pour protéger les respecter les unités du Système international (SI) pour ne pas oublier le
Wolfgang & Alan Jalil, Conception et analyse sismiques du bâtiment. Guide d’appli- facteur g.
cation de l’Eurocode 8 à partir des règles PS 92/2004, 2014, 368 p.
hommes via les structures qui les entourent ». On admettra dès lors que chaque
Xavier Lauzin, Le calcul des réservoirs en zone sismique, 2013, 100 p.
séisme majeur enrichit nos connaissances  : il nous permet de progresser et de
Alain Capra, Aurélien Godreau, Ouvrages d’art en zone sismique, 2e éd., 2015, développer une construction parasismique constamment mieux adaptée, à la fois ➠ Note A.1

parasismique
128 p. sûre et économique. En dynamique, il est nécessaire de bien différencier la masse et le poids et d’utiliser un
système d’unités cohérent. Négliger cette précaution expose à des erreurs quantitatives
Victor Davidovici, Serge Lambert, Fondations et procédés d’amélioration du sol. André Plumier déclarait quant à lui que « l’objectif général des règles parasis- graves : si on exprime les masses en kN et qu’on applique F = m ⋅ a, la force trouvée est
Guide d’application de l’Eurocode 8, 2013, 160 p. miques est d’éviter les pertes humaines tout en acceptant des dommages aux 10 fois trop grande. Il faut donc exprimer la masse en kg ou en t, et l’accélération en
Alain Billard, Risque sismique et patrimoine bâti. Comment réduire la vulnérabilité : constructions. » m/s2 ainsi le résultat sera directement en kN.
savoirs et savoir-faire, 2014, 376 p.
– Confortement du patrimoine bâti : treize études sur le risque sismique, préface de Si l’on veut augmenter la fiabilité des constructions parasismiques il convient donc 1 N = 1 kg ×
m
V. Davidovici, 2016, 632 p. – à chaque étape, de la conception à la réalisation – d’intégrer dans le cadre d’une s2
coopération permanente les éléments suivants :
Utilitaires de génie parasismique
EC2 • longueur : mètre, m
Jean-Marie Paillé, Calcul des structures en béton. Guide d’application de l’Eurocode 2, • les enseignements tirés des séismes récents • masse :
3e éd., 2016, 768 p. • l’évolution des connaissances et de la réglementation
Jean-Louis Granju, Introduction au béton armé. Théorie et applications courantes
– kilogramme, kg
• les résultats des recherches.
selon l’Eurocode 2, 2e éd., 2014, 288 p. – tonne, t
Jean Roux, Pratique de l’Eurocode 2, 2009, 626 p. Une chose est sûre : architecte, ingénieur et constructeur doivent avoir l’intelligence • force :
– Maîtrise de l’Eurocode 2, 2009, 338 p. des situations comme celle des critères débattus et explicités, mais aussi le courage
– newton, N : force qui communique à un solide de masse 1 kilo-
d’en tirer les conclusions. C’est pourquoi formuler des critères économiquement jus-
EC3 gramme une accélération de 1 m/s2
Collectif APK/Jean-Pierre Muzeau, Manuel de construction métallique. Extraits des
tifiés tout en étant techniquement cohérents demeure finalement la meilleure façon
de réussir les constructions parasismiques. – décanewton, daN
Eurocodes 0, 1 et 3, 3e éd., 2019, 256 p.
– kilonewton, kN
– La construction métallique avec les Eurocodes. Interprétation, exemples de calcul,
2014, 476 p. Avec ce nouveau livre, complémentaire de Conception-Construction parasismique, Victor – méganewton, MN
Davidovici a pour ambition de guider les ingénieurs et d’aider les étudiants à organiser leur
EC5 • moment :
apprentissage. Fort de soixante ans d’expérience dans le domaine du génie parasismique (missions
Yves Benoit, Construction bois : l’Eurocode 5 par l’exemple. Le dimensionnement des post-sismiques, normalisation, collaboration avec les architectes, modélisation numérique, di- – newton-mètre, Nm
barres et des assemblages en 30 applications, 2014, 296 p. mensionnement, réhabilitation, suivi de mise en œuvre), consultant appelé continuellement par – décanewton-mètre, daNm
– Résistance au feu des constructions bois. Barres en situation d’incendie et assemblages les entreprises de construction autant que par les États confrontés à la prévention des séismes ou
selon l’Eurocode 5, 2015, 192 p. en couleurs
– kilonewton-mètre, kNm
à la reconstruction, Victor Davidovici est président d’honneur de l’Association française de génie – méganewton-mètre, MNm
Yves Benoit, Bernard Legrand et Vincent Tastet, Dimensionner les barres et les
parasismique.
assemblages en bois. Guide d’application de l’EC5 à l’usage des artisans, 2012, 256 p. • contrainte, modules de résistance :
– Calcul des structures en bois. Guide d’application des Eurocodes 5 et 8, 4e éd., 2019, – pascal, Pa (1 Pa = 1 N/m2)
*Du même auteur chez le même éditeur
512 p.
Conception-Construction parasismique, – mégapascal : MPa (1MPa = 106 Pa = 1 N/mm2 = 10 bars)

ISBN : 978-2-212-67542-9
Code éditeur : G67542
EC6 1056 pages, 2017
– gigapascal : GPa (1GPa = 1 000 MPa)
Marcel Hurez, Nicolas Juraszek, Marc Pelcé, Dimensionner les ouvrages en maçon-
nerie. Guide d’application de l’Eurocode 6, 2e éd., 2014, 336 p. • densité : 1 kN/m3 = 100 daN/m3

Couverture : Studio Eyrolles © Éditions Eyrolles Suite en deuxième et en troisième pages de couverture

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Le projet de construction parasismique

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Les échanges permanents avec les entreprises


et les bureaux d’études permettent d’avoir
un regard sur les problèmes rencontrés
et les réponses qu’on peut apporter.
Ce livre souhaite en être la structure d’accueil.

victor.davidovici@wanadoo.fr

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Victor Davidovici
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Le projet de construction
parasismique
Utilitaires de génie parasismique

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ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
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75240 Paris Cedex 05


www.editions-eyrolles.com

Du même auteur chez le même éditeur


Conception-construction parasismique, préface de J.-A. Calgaro, introductions de
M. Kahan, J. Attias & J. Stubler, 2017, 1 056 p. en couleurs, relié.
Sous la direction de Victor Davidovici avec les contributions de Dominique Corvez,
Alain Capra, Shahrokh Ghavamian, Véronique Le Corvec et Claude Saintjean,
Pratique du calcul sismique, 2e éd., 2015, 244 p. 

Sauf mention spéciale, les schémas sont de l’auteur. Droits réservés pour toutes les photos.

Aux termes du Code de la propriété intellectuelle, toute reproduction ou représentation


intégrale ou partielle de la présente publication, faite par quelque procédé que ce soit
(reprographie, microfilmage, scannérisation, numérisation...) sans le consentement de l’auteur
ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par
les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. L’autorisation d’effectuer
des reproductions par reprographie doit être obtenue auprès du Centre français d’exploitation
du droit de copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 Paris.

© Éditions Eyrolles, 2019


ISBN : 978-2-212-67542-9

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Sommaire

Introduction................................................................................................... XV

CHAPITRE 1.  Note d’hypothèses générales...................................... 1

CHAPITRE 2.  Ordre de grandeur............................................................ 73

CHAPITRE 3.  Choix de la structure résistante.................................. 95

CHAPITRE 4.  Analyse structurale............................................................ 191

CHAPITRE 5.  Fondations............................................................................ 261

CHAPITRE 6.  Murs de soutènement..................................................... 345

CHAPITRE 7.  Utilitaires de génie parasismique.............................. 359

Bibliographie................................................................................................. 441

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Table des matières

Introduction.............................................................................................. XV

CHAPITRE 1.  Note d’hypothèses générales................................. 1


1.1 Eurocode 8 et la notion de sécurité.................................................. 3

1.2 Charges permanentes (G).................................................................. 5

1.3 Charges d’exploitation (Q)................................................................. 7

1.4 Neige (S)............................................................................................... 11

1.5 Sensibilité à l’action du vent (W)...................................................... 12

1.6 Retrait (R), température (T), fluage (F)............................................ 13

1.7 Caractéristiques géotechniques......................................................... 14


1.7.1 Conditions de sol....................................................................... 15
1.7.2 Caractéristiques dynamiques....................................................... 16
1.8 Actions sismiques................................................................................. 21
1.8.1 Décrets, arrêtés........................................................................... 21
1.8.2 Spectres pour les bâtiments dits « à risque normal ».................... 24
1.8.3 Spectres pour les ICPE............................................................... 32
1.8.4 Accélérogrammes........................................................................ 33
1.8.5 Action sismique en cas d’amélioration du sol.............................. 34
1.8.6 Action sismique en phase de construction................................... 36
1.8.7 Action sismique en cas de travaux sur l’existant........................... 36
1.8.8 Plans de prévention des risques naturels prévisibles, PPR-S......... 39

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VIII | Table des matières

1.9 Combinaisons d’actions accidentelles ELU-A.................................. 42


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1.9.1 Structures porteuses.................................................................... 43


1.9.2 Fondations................................................................................. 46
1.9.3 Planchers.................................................................................... 46
1.9.4 Soutènements............................................................................. 46
1.9.5 Isolateurs sismiques.................................................................... 47
1.9.6 Nappe phréatique....................................................................... 48
1.10 Choix a priori du coefficient de comportement.............................. 49
1.10.1 Structures en béton armé............................................................ 51
1.10.2 Structures en acier, classe DCL................................................... 54
1.10.3 Structures en bois....................................................................... 54
1.10.4 Structures en maçonnerie porteuse............................................. 55
1.10.5 Établissements de santé............................................................... 55
1.10.6 Interaction sol-structure, ISS...................................................... 56
1.10.7 Structures sur isolateurs sismiques.............................................. 57
1.11 Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels..... 58
1.11.1 Béton armé................................................................................. 58
1.11.1.1 Qualité du béton........................................................... 59
1.11.1.2 Qualité de l’acier pour le béton armé.............................. 60
1.11.2 Acier pour constructions métalliques.......................................... 61
1.11.3 Maçonnerie................................................................................ 62
1.11.4 Matériaux composites................................................................. 63
1.11.5 Bétons fibrés à ultra hautes performances, BFUP........................ 67
1.12 Structuration de la note d’hypothèses.............................................. 69

CHAPITRE 2.  Ordre de grandeur......................................................... 73


2.1 Effets des séismes, perception humaine.......................................... 75

2.2 Fréquences / périodes propres.......................................................... 82

2.3 Masses / sollicitations......................................................................... 84

2.4 Limitation des déformations.............................................................. 88

2.5 Ratios « béton armé ».......................................................................... 91

2.6 Portance du sol..................................................................................... 94

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Table des matières | IX

CHAPITRE 3.  Choix de la structure résistante............................ 95


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3.1 Objectifs de performance................................................................... 97

3.2 Ductilité / Dimensionnement en capacité....................................... 100


3.2.1 Conception en ductilité DCL..................................................... 100
3.2.2 Conception en ductilité DCM................................................... 101
3.3 Régularités / Irrégularités.................................................................... 107

3.4 Planchers, effet diaphragme............................................................... 111

3.5 Joints parasismiques............................................................................ 114


3.5.1 Généralités................................................................................. 114
3.5.2 Appui réciproque de deux blocs.................................................. 115
3.5.3 Nouvelle construction dans les centres historiques...................... 118
3.6 Éléments structuraux primaires et secondaires.............................. 123

3.7 Bâtiments en béton armé................................................................... 128


3.7.1 Du possible usage de la classe DCL............................................ 129
3.7.2 Portiques, classe DCM............................................................... 132
3.7.3 Murs, classe DCM...................................................................... 135
3.7.4 Ancrages, recouvrements, coutures............................................. 138
3.7.4.1 Contraintes d’adhérence................................................. 138
3.7.4.2 Ancrage droit et recouvrement des armatures
longitudinales............................................................... 141
3.7.4.3 Présence de crochets........................................................ 145
3.7.4.4 Jonction par soudure...................................................... 146
3.7.4.5 Coupleurs..................................................................... 147
3.7.4.6 Couture des recouvrements............................................. 149
3.7.4.7 Ancrages des armatures transversales............................... 153
3.7.5 Attentes / Scellements................................................................. 155
3.8 Bâtiments en acier, classe DCL.......................................................... 165
3.8.1 Règles générales pour la classe de ductilité DCL......................... 167
3.8.2 Règles particulières DCL, q = 1,5............................................... 169
3.8.3 Règles particulières DCL(+), q = 2............................................... 170
3.8.4 Comportement des assemblages, REX........................................ 172
3.8.5 Interface CM → BA, DCL......................................................... 174

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X
| Table des matières

3.9 Bâtiments en maçonnerie chaînée................................................... 176


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3.9.1 Critères de dimensionnement..................................................... 176


3.9.2 Dispositions constructives.......................................................... 181
3.9.3 REX des maçonneries chaînées................................................... 186

CHAPITRE 4.  Analyse structurale........................................................ 191


4.1 Avant de procéder à l’analyse............................................................ 193

4.2 Choix de la méthode de calcul.......................................................... 196

4.3 Analyse par forces latérales, analyse statique................................. 198

4.4 Modélisation aux éléments finis (EF)............................................... 201


4.4.1 Comment construire les modèles ?.............................................. 201
4.4.2 Modélisation des structures........................................................ 203
4.4.3 Incidences dues aux remplissages en maçonnerie........................ 208
4.4.4 Modélisation des masses............................................................. 211
4.4.5 Torsion accidentelle d’axe vertical............................................... 212
4.4.6 Prise en compte de la précontrainte............................................ 214
4.4.7 Validation des modèles aux éléments finis, 3D............................ 214
4.4.7.1 Maillage....................................................................... 215
4.4.7.2 Vérification du poids propre en cours de modélisation....... 216
4.4.7.3 Vérification du contreventement avec le poids propre
à « l’horizontale ».......................................................... 219
4.4.7.4 Visualisation des modes propres...................................... 220
4.5 Analyse modale.................................................................................... 221
4.5.1 Analyse des modes propres......................................................... 221
4.5.2 Les modes locaux........................................................................ 222
4.5.3 Les modes rigides / résiduels....................................................... 228
4.5.4 Méthodologie des calculs............................................................ 229
4.5.5 Exploitation des résultats............................................................ 232
4.5.5.1 Exploitation des cartes de ferraillage............................... 232
4.5.5.2 Utilisation de la méthode des coupures............................ 233
4.5.5.3 Cisaillement le long des surfaces de reprise....................... 233
4.5.5.4 Cisaillement en cas de flexion composée avec traction
prédominante................................................................ 235
4.5.5.5 Méthode de coupures pour le plancher « diaphragme »..... 238
4.5.6 Calculs pseudo-statiques............................................................. 239
4.5.6.1 Modélisation de type « brochette ».................................. 240
4.5.6.2 Modélisation 3-D statique............................................. 244

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Table des matières | XI

4.6 Analyse pushover................................................................................. 245


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4.6.1 Philosophie générale de la méthode............................................ 245


4.6.2 Application au diagnostic du bâtiment....................................... 250
4.6.3 Évaluation des marges sismiques................................................. 256

CHAPITRE 5.  Fondations.......................................................................... 261

5.1 Choix du système de fondation......................................................... 262


5.1.1 Dispositions générales................................................................. 262
5.1.2 Solidarisation des fondations...................................................... 266
5.2 Fondations superficielles..................................................................... 276
5.2.1 Fondations filantes et isolées....................................................... 276
5.2.2 Semelles excentrées..................................................................... 279
5.2.3 Fondations semi-profondes......................................................... 282
5.2.4 Effets au contact structure / sol de fondation.............................. 286
5.2.4.1 Décollement.................................................................. 286
5.2.4.2 Glissement.................................................................... 294
5.2.4.3 Capacité portante, tassement.......................................... 298
5.3 Fondations profondes......................................................................... 303
5.3.1 Transmission au sol de l’action sismique..................................... 303
5.3.2 Bêches........................................................................................ 314
5.3.3 Fondations sur pieux.................................................................. 318
5.3.3.1 Détermination des sollicitations...................................... 320
5.3.3.2 Dispositions constructives............................................... 324
5.3.3.3 Groupe de pieux............................................................ 329
5.3.4 Fondations sur micropieux......................................................... 330
5.3.5 Fondations sur barrettes ou parois moulées................................. 332
5.3.6 Fondations sur puits................................................................... 333
5.3.6.1 Détermination des sollicitations...................................... 333
5.3.6.2 Dispositions constructives............................................... 334
5.4 Interaction sol-structure, ISS............................................................... 335
5.4.1 Amortissement du sol................................................................. 337
5.4.2 ISS, cas des fondations superficielles........................................... 338
5.4.2.1 Raideurs statiques.......................................................... 339
5.4.2.2 Raideurs dynamiques..................................................... 339
5.4.3 ISS, cas des pieux isolés.............................................................. 341

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XII | Table des matières

CHAPITRE 6.  Murs de soutènement................................................. 345


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6.1 Généralités............................................................................................ 346

6.2 Poussée statique.................................................................................. 347

6.3 Poussée dynamique, méthode de Mononobé-Okabé................... 349

6.4 Parois d’infrastructure de bâtiments................................................. 357

CHAPITRE 7.  Utilitaires de génie parasismique........................ 359


7.1 SEISTER / CM CONSULT...................................................................... 360
7.1.1 Calcul de l’aléa spécifique pour un projet.................................... 360
7.1.1.1 Éléments de contexte...................................................... 360
7.1.1.2 Objectifs des études spécifiques........................................ 362
7.1.2 Particularités de l’approche spécifique......................................... 363
7.1.3 Suite logicielle SHEAR et exemples d’applications...................... 365
7.1.3.1 Suite logicielle SHEAR.................................................. 365
7.1.3.2 Exemples d’application.................................................. 370
7.2 Identification de la zone de sismicité du territoire français.......... 374

7.3 Spectres de l’Eurocode 8 dans le cadre de la réglementation


parasismique française........................................................................ 375

7.4 TERRASOL.............................................................................................. 376


7.4.1 FONDSUP/FONDPROF (FOXTA) – Portance d’une fondation
superficielle ou profonde............................................................ 376
7.4.2 TASPLAQ (FOXTA) – Calcul des radiers et dallages.................. 377
7.4.3 TASPIE+ (FOXTA) – Calcul des massifs renforcés
par inclusions rigides.................................................................. 379
7.4.4 PIECOEF+ (FOXTA) – Calcul des pieux sous chargement
transversal................................................................................... 380
7.4.5 GROUPIE+ (FOXTA) – Calcul d’un groupe de pieux sous
chargement quelconque.............................................................. 383
7.4.6 PLAXIS – Modélisation numérique par éléments finis
en deux ou trois dimensions....................................................... 384

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Table des matières | XIII

7.5 Autodesk Robot Structural Analysis Professional............................ 387


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7.5.1 Modale....................................................................................... 388


7.5.2 Sismique et spectrale................................................................... 389
7.5.3 Pushover (dommage).................................................................. 391
7.5.4 Analyse temporelle...................................................................... 392
7.5.5 Vérification réglementaire (Eurocodes, ACI, LRFD…)............... 393
7.6 ANSYS..................................................................................................... 397
7.6.1 Capacité d’analyse dynamique.................................................... 397
7.6.2 Analyse modale........................................................................... 398
7.6.3 Analyse spectrale......................................................................... 398
7.6.4 Analyse transitoire, analyse harmonique..................................... 399
7.7 GRAITEC................................................................................................. 400
7.7.1 GRAITEC / ADVANCE DESIGN............................................ 400
7.7.2 Arche Voile de contreventement................................................. 403
7.8 SOCOTEC - HERCULE........................................................................... 406

7.9 SETEC TPI............................................................................................... 408


7.9.1 PYTHAGORE........................................................................... 408
7.9.2 ARMATEC et BEAMTEC......................................................... 410
7.9.2.1 ARMATEC.................................................................. 411
7.9.2.2 BEAMTEC.................................................................. 411
7.10 ASTER - SIXENSE - NECS..................................................................... 413
7.10.1 Modélisation.............................................................................. 413
7.10.2 Modèle éléments finis et calculs.................................................. 414
7.10.3 Modèle éléments finis et calculs béton armé................................ 416
7.11 SCIA Engineer....................................................................................... 417
7.11.1 Analyse sismique dans SCIA Engineer........................................ 417
7.11.2 La méthode de condensation IRS – qu’est-ce que c’est ?.............. 419
7.12 EGF - BTP : constructions béton armé.............................................. 421

7.13 CTICM : constructions métalliques.................................................... 426


7.13.1 PlatineX – Assemblages par platine d’extrémité.......................... 426
7.13.2 CorniX – Assemblages par cornière............................................ 426
7.13.3 PotArtX – Vérification pied de poteau articulé............................ 427
7.13.4 SoudiX – Vérification des cordons de soudure............................ 427
7.13.5 Hertz – Évaluation de la surface de contact................................. 428

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XIV | Table des matières

7.13.6 Boulons – Calcul des capacités nominales en cisaillement


et en traction.............................................................................. 428
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7.13.7 Calcul de poutres avec connecteurs cloués Hilti.......................... 428


7.13.8 TORSION – Calcul des sollicitations et des contraintes
dues à la torsion dans une poutre métallique............................... 428
7.13.9 A3C – Vérification d’une barre comprimée et fléchie selon
l’Eurocode 3 et l’Eurocode 4. Version 2.93................................. 429
7.13.10 Portal+ – Calculs des portiques de bâtiments à simple
rez-de-chaussée y compris en zone sismique, classe DCL............ 429
7.13.11 Z4 – Propriétés efficaces d’une section métallique....................... 429
7.13.12 Périodes – Détermination de la période de vibration propre....... 429
7.13.13 PropSection – Calcul des propriétés des sections......................... 429
7.14 CSTB : CPMI Version 1.3.0.................................................................. 430

7.15 HILTI........................................................................................................ 431


7.15.1 HILTI / PROFIS Rebar.............................................................. 431
7.15.2 Exemple de calcul....................................................................... 432
7.16 APAVE – Solution 4D........................................................................... 434
7.16.1 Principe des mesures 4D............................................................. 434
7.16.2 Exemple 1 : mesures 4D pour évaluation sommaire
de la vulnérabilité au séisme........................................................ 436
7.16.3 Exemple 2 : analyse d’un bâtiment en vue d’une surélévation..... 437
7.16.4 Exemple 3 : calage d’un modèle de calcul à partir
de mesures 4D............................................................................ 438

Bibliographie............................................................................................ 441

Unités de mesure et conversions

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Introduction

Être conscient que l’on est ignorant est un grand pas vers le savoir.
Benjamin Disraeli (1804-1881)

Doutes et certitudes en génie parasismique


… à lire et à relire avant chaque utilisation du livre

Le génie parasismique est une science en constante évolution ; il implique une remise
en cause permanente du savoir acquis. Il trouve son origine à la fois dans les sciences
de la terre et dans celles de la construction. Chaque séisme majeur permet de progresser
et d’engranger de nouveaux éléments pour une construction parasismique toujours
plus adaptée, à la fois sûre et économique.
On comprendra donc que pour obtenir des performances de qualité pour les construc-
tions en zone sismique, il est essentiel de conserver une attitude critique, qu’il s’agisse
de l’application des divers textes et règlements, ou de la remise en cause du savoir
acquis, autant de fois qu’il sera nécessaire.
Le retour d’expérience après séisme nous permet d’affirmer que la protection parasis-
mique est fiable si elle est intégrée très en amont, dès la conception, et si elle est suivie
d’une excellente qualité d’exécution.

Identifier les besoins


Le projet parasismique s’intéressera donc aussi bien au site, aux fondations, à la forme
architecturale, à la structure porteuse, qu’aux éléments non structuraux, aux façades et
aux équipements, particulièrement en milieu hospitalier et industriel. Les choix qui
seront faits dans chacun de ces domaines techniques auront des répercussions sur le
comportement d’ensemble.
Cette approche pose le problème de la coordination des divers intervenants et des
priorités à établir entre les différentes exigences, inévitablement contradictoires.

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XVI | Introduction

C’est pourquoi il convient, pour augmenter la fiabilité des constructions parasis-


miques, d’intégrer les éléments suivants à chaque étape, de la conception à la réalisa-
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tion, dans le cadre d’une coopération permanente :


–– les enseignements tirés des séismes récents,
–– l’évolution des connaissances et de la réglementation,
–– les résultats des recherches.

Évolution des règles parasismiques


Les règles de conception et de calcul des constructions en zone sismique suivent et
adaptent les progrès en permanence. À ce titre, les Eurocodes constituent un exemple
remarquable de mise en commun du savoir à l’échelle européenne.
Il ne s’agit pas seulement d’appliquer un certain nombre de prescriptions réglemen-
taires, mais d’avoir une approche globale qui prend en compte tous les facteurs
pouvant avoir une incidence sur le comportement du bâtiment.
Quand un bâtiment est calculé en conformité avec les prescriptions des règles parasis-
miques, il ne possède qu’un certain degré de résistance aux séismes. Les accélérations
nominales définies par les règles parasismiques sont hypothétiques, bien que détermi-
nées d’après les connaissances disponibles à travers des enregistrements dans des zones
équivalentes.

Utiliser les logiciels à bon escient


Bien que faisant appel à des développements informatiques de plus en plus élaborés,
la construction parasismique n’est pas une science « exacte » : le bon comportement
global dépend d’un ensemble de paramètres plus large.
Les logiciels, aussi indispensables soient-ils, compartimentent et découpent inévita-
blement la réalité, en la modélisant. C’est précisément parce qu’on s’abrite derrière
cette fausse sécurité qu’apporte, croit-on, la modélisation, que le danger guette. On ne
travaille jamais sur un modèle originel mais sur un modèle simplifié, linéarisé.

Le rôle fondamental de la conception de l’ensemble et de détail


Une chose est sûre : architecte, ingénieur, constructeur doivent avoir l’intelligence des
situations, des critères débattus et explicités, tout comme le courage d’en tirer les
conclusions. La réponse à question « Est-ce que ça tient ? » se trouve à la fois au niveau
de l’architecte dans l’acte de création-conception, au niveau de l’ingénieur dans l’acte
de conception-calculs et au niveau de l’entreprise dans l’acte de vérité de l’exécution-
réalisation de l’ouvrage.
Ceux d’entre nous qui ont eu la chance de travailler très en amont avec les architectes
savent à quel point, au bout de quelques mois de collaboration, les consciences

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Introduction | XVII

communiquent, les esprits s’interpénètrent  ; chacun finit même rapidement par


utiliser le langage de l’autre : l’équipe du projet est constituée dans la confiance et le
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respect réciproque.
Bien entendu, le champ est vaste, les compétences multiples autant que variées, les
avis peuvent diverger, mais la réalité est la même pour tous et pour chacun : les points
d’application du génie parasismique sont essentiellement projetés vers l’avenir.
Finalement, la meilleure façon de réaliser des constructions parasismiques consiste à
formuler des critères à la fois économiquement justifiés et techniquement cohérents.

Ce livre d’accompagnement de Conception-construction parasismique (Éditions


Eyrolles, 2017) a pour ambition d’être une feuille de route destinée aux ingénieurs et
un guide qui permette aux étudiants d’organiser leur apprentissage.

Comme il faut toujours garder un lien avec la réalité, j’ai sollicité pour conseil et relec-
ture :
Alain CAPRA (VINCI Grands Travaux), Nicolas CASENAVE (VERITAS),
Ménad CHENAF (CSTB), Fahd CUIRA (SETEC), Shahrokh GHAVAMIAN
(SIXSENS – NECS), Arnaud JOYEUX (GINGER), Pierre-Olivier MARTIN
(CTICM), Pierre MOUROUX (BRGM), Jean-Marie PAILLÉ (SOCOTEC),
Yannick SALAÜN (HILTI), Sylvain LOO, Yves MONTHOUEL et Alex
TELEMAQUE (ANTILLES-ÉTUDES), Manuel TANGUY (ANTILLES
GEOTECHNIQUE), Pierre-Éric THÉVENIN (APAVE).
Mes remerciements vont également aux concepteurs-utilisateurs des logiciels qui ont
accepté de participer au recueil des utilitaires de génie parasismique.
Je remercie particulièrement mon éditeur Marc Jammet (Eyrolles) pour sa disponibi-
lité, son accompagnement et ses conseils judicieux.

➠ Note
Les «  Notes  » regroupent les divers points de vue et/ou commentaires qui permettent de mieux
comprendre certains aspects spécifiques.

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CHAPITRE 1

Note d’hypothèses générales

Définir les données est un préalable à une bonne relation


entre les participants à l’acte de construire.

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La note d’hypothèses générales doit être un document établi initialement par la
maîtrise d’œuvre et approuvé ensuite, au fur et à mesure des modifications, par la
maîtrise d’ouvrage et par le bureau de contrôle.
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Ce document, qui évolue avec les phases du projet (APS, APD, PRO, DCE…), est
repris par l’entreprise chargée de l’exécution avec son bureau d’études et remis en fin
d’exécution au maître d’ouvrage.
Cette note doit contenir non seulement toutes les hypothèses de génie civil, mais aussi
les hypothèses spécifiques de génie parasismique. Le Tableau 1.12-1 donne une trame
non limitative pour l’établissement de cette note d’hypothèses.

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Eurocode 8 et la notion de sécurité | 3

1.1 Eurocode 8 et la notion de sécurité


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L’Eurocode 8, entièrement consacré à la conception parasismique, se situe au même


niveau que les principaux autres Eurocodes et doit être utilisé simultanément avec
l’Eurocode 0 pour les bases de calcul, 1 pour les charges, 2, 3, 4, 5 et 6 pour les maté-
riaux utilisés et 7 pour les aspects géotechniques
Il est à noter que l’Eurocode 8 n’est pas un texte unique, mais est composé de cinq
textes ayant chacun une annexe nationale.

➠ Note 1.1
Le contenu d’un texte réglementaire est toujours de reflet des connaissances au moment de la rédac-
tion. Une nouvelle édition de l’Eurocode 8 est envisagée vers 2022…

[PRA 02] Les principes d’une analyse de la sécurité des constructions sont basés sur les étapes
suivantes :
–– définir les phénomènes (états limites) ou les situations que l’on veut éviter,
–– estimer la gravité des risques liés à ces phénomènes,
–– choisir, pour la construction, des dispositions telles que la probabilité de chacun
de ces phénomènes soit limitée à une valeur assez faible pour être acceptée en
fonction de cette estimation.
En pratique, cette démarche se traduit par des règles partiellement forfaitaires, qui
introduisent la sécurité :
–– par des valeurs représentatives des actions et des résistances,
–– par des coefficients partiels appliqués aux actions et aux résistances,
–– par des marges plus ou moins apparentes introduites dans les divers modèles (de
chargement, de structure, etc.) utilisés pour faire les calculs.
L’analyse des conditions d’une possible défaillance structurale conduit à sélectionner,
pour une structure donnée, des situations de projet suffisamment sévères et variées
pour couvrir toutes les situations physiques que l’on peut raisonnablement s’attendre
à rencontrer lors de l’exécution et de l’utilisation de la structure. Les situations de
projet sont classées en :
–– situations durables ; conditions d’utilisation normale,
–– situations transitoires ; conditions temporaires en cours d’exécution ou d’opéra-
tions de maintenance ou réparation,
–– situations accidentelles ; conditions exceptionnelles : incendie, choc, défaillance
localisée,
–– situations sismiques  ; conditions exceptionnelles applicables à la structure lors
d’un séisme.

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4
| Note d’hypothèses générales

La principale valeur représentative d’une action est sa valeur caractéristique, dont la [EC 0]
4.1.2‑(2)P
définition dépend de la nature de l’action considérée en fonction de la variation dans
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4.1.2‑(3)
4.1.2‑(7)P
le temps (voir Tableau 1.1-1). 4.1.3‑(1)P

Tableau 1.1-1 Définitions des actions

Actions Exemples Valeurs caractéristiques Fk d’une action


–– poids propre des structures1,
directement déterminé au –– si la variabilité de G peut être considérée
moment de la modélisation comme faible, une valeur unique de Gk peut
(voir § 1.2) être utilisée
Actions
permanentes – – poussée statique des terres
(G) –– équipements fixes –– en cas de variabilité de G, deux valeurs doivent
–– revêtement de chaussée être utilisées : une valeur supérieure Gk,sup et
–– retrait une valeur inférieure Gk,inf par exemple :
–– tassements différentiels Gk,sup = 1,1 G et pour Gk,inf = 0,9 G
–– valeur caractéristique supérieure Qk,sup corres-
pondant à une probabilité recherchée de ne pas
–– charges d’exploitation sur plan- être dépassée pendant la durée de référence
Actions chers –– valeur caractéristique inférieure Qk,inf corres-
variables
–– actions du vent pondant à une probabilité recherchée d’être
(Q)2
–– charges de la neige atteinte pendant la durée de référence
–– valeur nominale spécifiée dans des cas où il
n’existe pas de distribution statistique connue
–– valeur de calcul Ad à spécifier pour chaque
Actions –– chocs de véhicules projet
accidentelles –– action sismique –– valeurs sismiques caractéristiques AEk pour
(A) –– explosions chaque projet et détermination des valeurs de
calcul AEd
1 La valeur moyenne du poids propre des structures est souvent connue avec une bonne précision et
son coefficient de variation est faible (environ 0,05 à 0,10). Les actions sont représentées par une valeur
nominale unique calculée à partir des coffrages et des poids volumiques ; il s’agit donc de leur valeur
moyenne, appelée valeur probable.
2
Pour les actions variables, il s’agit de choisir a priori la durée de référence. Il s’agit principalement de
la valeur de combinaison, de la valeur fréquente et de la valeur quasi permanente.

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Charges permanentes (G) | 5

1.2 Charges permanentes (G)


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Les actions permanentes, notées G, représentées par leur valeur nominale sont :
–– le poids propre des ouvrages,
–– le poids propre de l’équipement permanent,
–– la poussée des terres,
–– la poussée de la nappe phréatique dans le cas des structures comportant de parties
enterrées,
–– de l’action de la précontrainte P,
–– les déformations dues au retrait et au fluage des éléments en béton.
Sur les planchers, on peut retenir les valeurs suivantes pour les charges permanentes
en plus du poids propre « automatique » obtenu lors de la modélisation de la struc-
ture :

[EC1‑1] Bâtiments d’habitation


6.3.2.2‑(8)
• Étage courant : 250 daN/m2 (cloisons 50 daN/m2 ; plafonds suspendus et divers
réseaux 50 daN/m2 ; revêtement de sol avec chape 150 daN/m2).
• Terrasse : 500 daN/m2 (plafonds suspendus et divers réseaux 50 daN/m2 ; forme
de pente 180 daN/m2, protection de l’étanchéité 270 daN/m2).
• Toitures  : 110  daN/m2 (tuiles plates 40  daN/m2, panneau sous toiture
10 daN/m2, faux plafond 11 daN/m2, charpente bois traditionnelle 50 daN/m2).

Bureaux, hôtels
• Étage courant : 265 à 290 daN/m2 (cloisons 75 à 100 daN/m2 ; plafonds suspendus
20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ; revêtement souple sur chape 120 daN/m2).
• Salles de réunions  : 290  daN/m2 (cloisons 100  daN/m2  ; plafonds suspendus
20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ; revêtement souple sur chape 120 daN/m2).
• Locaux techniques  : 325  daN/m2 (socles 120  daN/m2  ; réseaux 80  daN/m2  ;
chape ciment + carrelage 125 daN/m2).
• Logistique : 195 daN/m2 (plafonds suspendus 20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ;
mortier de pose et carrelage 125 daN/m2).
• Halls, accueils  : 250  daN/m2 (plafonds suspendus 20  daN/m2  ; réseaux
80 daN/m2 ; mortier de pose et carrelage 150 daN/m2).
• Circulations  : 105  daN/m22 (plafonds suspendus 20  daN/m2  ; réseaux
50 daN/m2 ; revêtement souple 5 daN/m2).
• Faux plancher : 60 daN/m2.

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6
| Note d’hypothèses générales

Hôpitaux
Chambres : 110 à 180 daN/m2 (cloisons 50 à 120 daN/m2 ; plafonds suspendus
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20 daN/m2 ; réseaux 30 daN/m2 ; revêtement souple 10 daN/m2). [E
4
• Salles de réunions  : 175  daN/m2 (cloisons 100  daN/m2  ; plafonds suspendus 4
20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ; revêtement souple 5 daN/m2).
• Bureaux : 175 daN/m2 (cloisons 100 daN/m2 ; plafonds suspendus 20 daN/m2 ;
réseaux 50 daN/m2 ; revêtement souple 5 daN/m2).
• Locaux techniques  : 325  daN/m2 (socles 120  daN/m2  ; réseaux 80  daN/m2  ;
chape ciment 125 daN/m2).
• Logistique : 195 daN/m2 (plafonds suspendus 20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ;
mortier de pose et carrelage 125 daN/m2).
[E
• Laboratoires  : 320  daN/m2 (cloisons 100  daN/m2  ; plafonds suspendus 4

20 daN/m2 ; réseaux 50 daN/m2 ; mortier de pose et carrelage 150 daN/m2).


• Halls, accueils  : 250  daN/m2 (plafonds suspendus 20  daN/m2  ; réseaux
80 daN/m2 ; mortier de pose et carrelage 150 daN/m2).
• Circulations  : 105  daN/m2 (plafonds suspendus 20  daN/m2  ; réseaux
50 daN/m2 ; revêtement souple 5 daN/m2).

➠ Note 1.2
Les hôpitaux étant dans l’obligation de tout suspendre, le poids propre des cloisons « mobiles » devra
être déterminé en fonction des équipements accrochés : armoires, éléments sanitaires, etc. On peut
ainsi atteindre, dans certaines situations, 150 daN/m2.

Façades
• Mur rideau / façade légère : 60 à 90 daN/m2.
• Mur en pans de bois : 60 daN/m2.
• Façade en bardage : 40 à 45 daN/m2. [E
4
• Double peau verre : 50 daN/m2 (valeur moyenne).
• Écran ou grille acoustique : 70 daN/m2.
• Façade BFUP + isolation + doublage : 125 daN/m2.
• Protection solaire types 1 à 6 : 50 daN/m2. [
A
• Ventelles fixes en verre ou métalliques : 90 daN/m2.

Constructions métalliques
Pour couvrir le poids des assemblages et de la peinture, il est d’usage de prendre en
compte une provision de charge de 10 % appliquée à la masse volumique, soit :
7 850 × 1,10 = 8 635 kg/m3

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Charges d’exploitation (Q) | 7

1.3 Charges d’exploitation (Q)


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[EC 0]
4.1.2‑(7)P
La valeur caractéristique de l’action variable Qk peut être utilisée avec la valeur nomi-
4.1.3‑(1)P‑a nale.

➠ Note 1.3
La valeur nominale peut être utilisée s’il n’existe pas de distribution statistique connue de l’action
considérée, rendant ainsi impossible la détermination de la valeur caractéristique.

La valeur de base de la combinaison est le produit Y0⋅Qk, utilisée pour la vérification


d’états limites ultimes et pour la vérification d’état limite de service irréversible.
[EC 0]
4.1.3‑(1)P‑b
La valeur fréquente représentée par le produit Y1⋅Qk est utilisée pour la vérification
d’états limites comprenant les actions accidentelles et pour la vérification d’état limite
de service réversible.

Tableau 1.3-1 Valeurs des coefficients Y0 et Y1

Catégorie Action Y0 Y1
A Habitations, zones résidentielles 0,7 0,5
B Bureaux 0,7 0,5
C Lieux de réunion 0,7 0,7
D Commerces 0,7 0,7
E Stockage 1,0 0,9
F Zones de trafic, véhicules de poids : ≤ 30 kN 0,7 0,7
G Zones de trafic, véhicules de poids : 30 à 160 kN 0,7 0,5
H Toits 0 0

[EC 0]
4.1.3‑(1)P‑c
La valeur quasi permanente représentée par le produit Y2⋅Qk est utilisée pour la véri-
fication d’états limites comprenant les actions accidentelles et l’action sismique de
calcul. Les valeurs quasi permanentes sont également utilisées pour le calcul d’effets à
long terme.
[EC 0 / AN]
A.1.2.2
Valeurs des coefficients Y2 sont fixées (Tableaux 1.3-2 à 1.3-7) par l’annexe à la norme
EC 0.

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8
| Note d’hypothèses générales

Tableau 1.3-2 Bâtiments d’habitation, zones résidentielles, catégorie A


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Local qk (kN/m2) Y2
Logements, loggias, circulations communes, combles aménageables 1,5 0,3
Balcons 3,5 0,3
Escaliers à l’exclusion des marches isolées, locaux à vélos 2,5 0,3
Garages, catégorie F 2,5 0,6
Caves (stockages) 2,5 0,8
Combles non aménageables, avec plancher 1,0 0,3
Greniers proprement dits 2,5 0,8

Tableau 1.3-3 Bâtiments de bureaux, catégorie B

Local qk (kN/m2) Y2
Bureaux proprement dits, circulation et escaliers, halls de réception, salles
2,5 0,3
de réunions avec tables, cantines < 100 personnes, cuisines de collectivités
Bureaux paysagés, balcons proprement dits 3,5 03
Balcons avec accumulation des personnes 6,0 0,3
Halls à guichets 4,0 0,3
Salles de conférences ≤ 50 m2 3,5 0,4
Salles de conférences > 50 m2 / catégorie C5 5,0 0,6
Zones de dépôts 3,5 0,8
Archives, catégorie E 15,0 0,8

Tableau 1.3-4 Bâtiments scolaires et universitaires, catégorie C

Local qk (kN/m2) Y2
Salles de réunions, polyvalentes, bibliothèques 4,0 0,6
Amphithéâtres, salles de classe remodelables, cantines, réfectoires 3,5 0,6
Salles de classe, salles à manger, laboratoires, ateliers, locaux médicaux,
2,5 0,6
dortoirs, galeries de liaisons, garages à vélos, cuisines collectives, garages
Salles de danse 5,0 0,6
Circulation et escaliers, dépôts, aire de détentes, de jeux 4,0 0,6
Dépôts de cuisines collectives 6,0 0,8
Hébergement individuel 1,5 0,3

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Charges d’exploitation (Q) | 9

Tableau 1.3-5 Bâtiments hospitaliers et dispensaires


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Local qk (kN/m2) Y2
Chambres 1,5-2,5 0,6
Circulations desservant les chambres, locaux de la zone de consultations,
2,5 0,3
bureaux, postes de personnels et de soins
Salles d’opérations, de plâtres, de travail + équipement suspendu au plafond 3,5-4,0 0,6
Autres locaux médico-techniques + équipement lourd, garages 2,5 0,6
Zones techniques des locaux médico-techniques 3,5 0,6
Médecine d’urgence, soins intensifs, réanimation, halls, circulations géné-
4,0 0,3
rales, bibliothèque, salle multimédia, radiologie
Salles de cours, de réunions < 50 m2 2,5 0,4
Salles de conférences, de réunions > 100 m2 4,0 0,4
Sanitaires 1,5 0,3
Cuisines 5,0 0,6
Buanderie (+ équipement lourd) 3,5 0,6
Locaux de réserves, dépôts, stockages 3,5 0,8
Locaux techniques et ateliers  6,0 0,8

Tableau 1.3-6 Bâtiments hôteliers

Local qk (kN/m2) Y2
Chambres 1,5 0,3
Salles de restaurants, cafés, salles de réunions avec tables, escalier, circula-
2,5 0,3
tions, halls de réceptions
Salles de conférences 4,0 0,3
Cuisines + équipement lourd estimé à environ 2,5 kN/m2, garages 2,5 0,6
Balcons proprement dits 3,5 0,3
Balcons avec accumulation des personnes 6,0 0,6
Buanderie + équipement lourd 3,5 0,6
Locaux de réserves, dépôts, stockages 3,5 0,8
Terrasses techniques (+ circulation et stockage des charges mobiles) 1,5 -
Charge concentrée pour les dépôts Qk 6,0 kN 0,6

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10 | Note d’hypothèses générales

Tableau 1.3-7 Bâtiments de spectacles, sportifs, commerciaux, de loisirs


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Local qk (kN/m2) Y2
Restaurants, cafés 2,5 0,6
Aire d’évolution des sportifs 5,0 0,6
Salles d’exposition ≤ 50 m2 2,5 0,6
Salles d’exposition > 50 m2 3,5 0,6
Halls divers (gares, etc.) où le public se déplace 4,0 0,6
Salles de réunions, tribunes avec assistance debout 6,0 0,6
Escaliers, circulations, garages, cuisines
4,0 0,6
(+ équipement lourd estimé à environ 2,5 kN/m2)
Salles de danse (la valeur indiquée englobe les effets dynamiques dus aux
5,0 0,4
déplacements des personnes)
Dépôts 4,0 0,8
Terrasses techniques (+ circulation et stockage des charges mobiles) 1,5 -
Charge concentrée pour circulations Qk 5,0 kN 0,6
Charge concentrée pour salles de danse Qk 7,0 kN 0,6

➠ Note 1.4
Dans le cas d’équipements assimilés à une charge permanente, il n’y a évidemment pas lieu de consi-
dérer l’application de charges d’exploitation à l’emplacement de ces équipements. Pour simplifier les
calculs, on pourra alors considérer, en plus du coefficient Y2, une réduction des charges d’exploita-
tion selon la formule suivante :

surface du plancher réellement chargée avec q k


<1
surface totale du plancher

➠ Note 1.5
Les charges appliquées en cours d’exécution comprennent les convois, les grues, les déposes de maté-
riel, les étaiements de plancher, etc. Sauf indications contraires, les planchers supportent le poids des
planchers immédiatement supérieurs en phase de coulage, c’est-à-dire les charges d’étaiements et de
coffrage, le béton frais et une surcharge d’exploitation de 1,0 kN/m2. Les différents équipements et
configurations ne pourront pas être inférieurs aux valeurs définies par les Tableaux 1.3-2 à 1.3-7.

Il y a lieu de considérer comme actions variables  : les déplacements imposés, les


actions thermiques (voir § 1.6).

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 10 21/06/2019 16:53:45


Neige (S) | 11

1.4 Neige (S)


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Il s’agit de définir les actions de la neige (Tableau 1.4-1) à combiner avec l’action


sismique.

Tableau 1.4-1 Valeurs des coefficients Y2 relatifs aux actions de la neige

Y2
≤ 1000 m 0
Neige pour une altitude
> 1000 m 0,2
Neige pour Saint-Pierre-et-Miquelon 0,2

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12 | Note d’hypothèses générales

1.5 Sensibilité à l’action du vent (W)


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Contrairement à ce qui se produit en cas de séisme, une construction est soumise de


la part du vent à des efforts d’autant plus importants qu’elle offre une grande prise et
que sa période propre est plus longue. L’action du vent est surfacique alors que l’action
du séisme est volumique (proportionnelle à la masse du bâtiment).
L’action du vent est à prendre en compte pour comparer avec l’action sismique dans [EC‑1]
[EC‑1 AN]
les cas suivants :
–– ouvrages dont l’implantation (le relief ) est particulièrement sensible aux effets des
vents forts ;
–– ossatures métalliques ou en béton armé, souples ;
–– structures métalliques au-dessus des structures en béton ; la structure métallique
sera probablement dimensionnée au vent et la structure en béton au séisme ;
–– ouvrages sur isolateurs sismiques dont il faut comparer l’action du vent et celle du
séisme ne serait-ce que du point de vue du confort.

➠ Note 1.6
Pour les bâtiments avec ossature métallique de faible hauteur mais assez étendus en plan, l’action
sismique peut être plus défavorable que l’action du vent.

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 12 21/06/2019 16:53:45


Retrait (R), température (T), fluage (F) | 13

1.6 Retrait (R), température (T), fluage (F)


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[EC2‑1‑1]
2.3.3‑(3)
Dans les bâtiments, les effets du retrait et de la température peuvent être négligés dans
l’analyse globale sous réserve que des joints de clavage, espacés dmax, soient incorporés
afin de reprendre les déformations résultantes.
Le retrait appliqué (R) est celui généré après les premiers 3 mois (t0) de construction.
La durée de 3 mois correspond à la durée minimale pendant laquelle les bandes de
clavage doivent rester ouvertes. Cette durée peut augmenter si le taux d’humidité est
de seulement 50 %.

➠ Note 1.7
La méthodologie d’application du retrait est la méthode du cas de charge thermique équivalent.
Dans cette méthode, la prise en compte du retrait dans les calculs EF est effectuée par l’introduction
d’une température dans chaque élément du modèle EF créant une déformation égale au retrait total
libre sur les structures.

➠ Note 1.8
L’effet du retrait est calculé conformément à l’Eurocode 2 partie 1-1 avec le module d’Young instan-
tané diminué de 30 % sur les éléments tendus.

➠ Note 1.9
La section des armatures déterminées pour les effets du retrait est parfaitement adaptée pour le fonc-
tionnement en « diaphragme » du plancher.

Cependant, le retrait engendre la fissuration du béton et la chute de contraintes et, à


ce titre, n’est pas cumulable avec l’action sismique.
Par contre, l’effet de la température est à considérer concomitant à l’action sismique
pour les bâtiments dont la longueur entre JD est supérieure à celle normalement
admise pour éviter l’effet du retrait.
Globalement, on constate, pour une température positive à l’extérieur du bâtiment,
on aura un ferraillage important dans les dalles pour reprendre les effets de traction
cumulés du retrait et de la température ; les façades seront soumises à un effort de
compression.
Le fluage résulte d’une combinaison ELS et donc n’est pas à combiner avec l’action
sismique.

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 13 21/06/2019 16:53:45


14 | Note d’hypothèses générales

1.7 Caractéristiques géotechniques


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La conception parasismique de l’ouvrage supporté doit commencer par la définition


du profil de sol, en précisant notamment :
–– la nature et la profondeur, si connues, du substratum « sismique », qui diffère du
substratum géotechnique ;
–– les plages de variation des caractéristiques des sols meubles : épaisseur et module.
Un choix par défaut des modules et par excès des épaisseurs (choix qui sera privi-
légié par un géotechnicien peu sensibilisé à la problématique parasismique) n’est
pas nécessairement du côté de la sécurité. Il est impératif de travailler en four-
chette, à la fois pour les modules et les épaisseurs (si cela est identifié par les
sondages) ;
–– les modules de déformation à considérer sous sollicitation sismique qui diffèrent
des modules statiques mais également des modules Emax / Gmax ;
–– le type de comportement « ouvert/fermé » des sols qui intervient directement dans
la justification des murs de soutènement ;
–– les paramètres de cisaillement à considérer sous séisme : c′ / j′ pour un sol ouvert,
cu pour sol fermé.
Les études géotechniques effectuées normalement pour les sites non sismiques doivent
être complétées en zones sismiques avec :
–– les contraintes limites du sol (ELU, ELS, ELU-A) en distinguant le cas d’un char-
gement vertical de celui d’un chargement incliné conformément aux règles de
l’Eurocode 7 et de ses normes d’application (NF P 94-261 notamment) ;
–– la détermination du profil du sol pour la définition des classes de sols (voir
§ 1.7.1) ;
–– la valeur du coefficient d’amplification géologique S définie par la réglementation
(Tableau 1.7-1) ;
–– la détermination du spectre de réponse en mettant en évidence les paramètres TB,
TC, TD, définis par la réglementation ;
–– le coefficient d’amplification topographique ST ; [VD 17]
§ 4.1.2
–– l’identification du risque potentiel de liquéfaction et le risque de tassement
associé ;
–– le risque de tassement par consolidation des sols ;
–– la stabilité des pentes naturelles ou artificielles si ces dernières sont situées dans la
zone d’influence de l’ouvrage. L’implantation de l’ouvrage sur ou à proximité de
pentes naturelles ou artificielles nécessite une vérification de leur stabilité à l’action [E
§
sismique.

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Caractéristiques géotechniques | 15

➠ Note 1.10
Il est important de rappeler que les vérifications structure-sol, de glissement et de poinçonnement/
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portance ne peuvent être menées séparément.

➠ Note 1.11
L’interaction entre les composantes verticale et horizontale de la contrainte transmise au sol par la
fondation limite fortement la résistance disponible par rapport à un chargement vertical.

1.7.1 Conditions de sol


[EC 8]
3.1.1
Le profil moyen du sol avec les classes de sol correspondantes sont définies par le
3.1.2‑(1) Tableau 1.7-1, à partir des caractéristiques mécaniques et physiques. À remarquer le
[VD 17]
§ 1.5.2 manque de précision sur l’épaisseur de la couche et de la profondeur. Ces facteurs
peuvent être quantifiés quand on dispose d’enregistrements en nombre suffisant pour
un séisme significatif qui s’est produit dans une région bien instrumentée, mais sont
au mieux représentés par des tendances plausibles dans les études d’aléa sismique qui,
par définition, considèrent des séismes qui ne se sont pas encore produits.
En précisant que Vs,30 est la vitesse de propagation des ondes S dans la couche supé-
rieure de 30 m de sol, on retient : 
–– pour les sites exempts de risque de liquéfaction, le profil de vitesse Vs de propaga-
tion des ondes de cisaillement dans le sol doit être considéré comme le paramètre
d’évaluation le plus fiable pour la détermination des caractéristiques de l’action
sismique dépendantes du site ;
–– le profil de vitesse est déterminé in situ par des essais géophysiques (crosshole,
downhole, MASW…). Dans les régions de sismicité modérée à forte (zones 3 à 5),
en particulier pour les sites de classe D, S1 ou S2, ces mesures géophysiques sont
fortement recommandées ;
–– pour les zones de sismicité très faible à modérée (zones 1 à 3), il est possible d’es-
timer le profil Vs par des corrélations empiriques, en utilisant la résistance à la
pénétration in situ ou d’autres propriétés géotechniques, en tenant compte de la
dispersion de telles corrélations. Ces estimations doivent impérativement être vali-
dées par l’expertise d’un géotechnicien.

➠ Note 1.12
Le coefficient d’amplification S est caractérisé en première approche par rapport au substratum
« sismique » (équivalent au rocher).

[EC8-1] L’identification des classes de sol (Tableau 1.7-1) permet d’établir le spectre de réponse
§ 3.1.2-(4)P
élastique (voir § 1.7.2).
Le plateau du spectre correspond à une amplification de l’accélération du sol d’environ
de 2,5 fois ; c’est l’aspect de la résonance dans la réponse de la structure (Figure 2.2-1).

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16 | Note d’hypothèses générales

Tableau 1.7-1 Classes de sol et paramètres spectraux [EC8-1]


§ 3.1.2-(4)P
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Paramètres spectraux (s)


Classe
de sol

Vs,30
Description S Plateau du spectre
(m/s) TD
TB TC

Rocher, substratum avec au plus 5 m 0,03 0,20 2,5


A > 800 1
d’alluvions 0,15 0,40 2
Sable, gravier, argile surconsolidée avec 1,35 0,05 0,25 2,5
augmentation des propriétés méca-
B 360 - 800 1,2
niques 0,15 0,50 2
h > 10 m Z51)

Sable, gravier, argile de densité 1,5 0,06 0,40 2


C moyenne, 180 - 360 1,15
h = 10 – 100 m 0,20 0,60 2
Z51)
1,6 0,10 0,60 1,5
Sols lâche de densité faible à moyenne
D < 180 1,35
ou sols cohérents mous à fermes 0,20 0,80 2
Z51)
1,8 0,08 0,45 1,25
Alluvions C ou D, h = 5 à 20 m sur un
E 1,4
sol de classe A, rocher 0,15 0,50 2
Z51)
Valeur indi- Étude particulière pour la définition de
S1 Argiles molles et vases
cative < 100 l’action sismique
Sols liquéfiables d’argiles sensibles ou tout autre profil Nécessité d’une étude particulière pour
S2
de sol non compris dans les classes A à E ou S1. la définition de l’action sismique
1)
Z5 = zone de forte sismicité, Antilles

1.7.2 Caractéristiques dynamiques


Le sol est défini par ses caractéristiques mécaniques : [VD 17]
4.3.4.2
–– le module d’Young E, ou le module transversal G sous charges de courte durée
(séisme),
–– le coefficient de Poisson n dynamique,
–– la masse volumique,
–– l’amortissement interne de frottement.
Avec (Tableau 1.7-2) : [VD 17]
§ 1.1
E
G = = ρ ×Vs2 (1.7.2-1)
2 (1 + ν )

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Caractéristiques géotechniques | 17

Tableau 1.7-2 Ordres de grandeur des caractéristiques géotechniques E = 2(1+n)G


P
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Vitesse des Module de


Module Coefficient
ondes de cisaillement Densités
Type de sol d’Young de Poisson
cisaillement sécant r (kg/m3)
Emax (MPa) dynamique n
Vs (m/s) Gmax (MPa)
Granite 50 000 à 20 000 à
3 000 2 500
Terrains cristallins sains 100 000 30 000
Schistes 1 500 à 1 700
Roche fracturée 15 000 à
800 à 1 600
Terrains cristallins fracturés 30 000
Calcaires francs 1 400 à 2 000
Faciès gréseux durs et
1 100 à 1 200
poudingues
18 000 à 6 800 à
Grès sain 0,36 à 0,35
20 000 7 400
Grès sain plus ou moins 8 000 à 2 800 à
0,42 à 0,37
fracturé 16 000 6 000
Grès altéré 1 200 400 0,44
Calcaire blanc à beige 5 000 à
1 000 2 300
Calcaires tendres, craie 10 000
800 à 1 800 à
Grave 400 à 500 300 à 500 0,35 à 0,40
1 400 2 000
900 à 1 900 à
Marne 400 à 1 200 300 à 3 000 0,30 à 0,40
9 000 2 200
Tufs volcaniques 600 à 800 2 100
Calcaires altérés 1 000 à 2 000 à
400 à 600 300 à 800
Terrains rocheux altérés 2 500 2 200
Sable à granulométrie 500 à Sec 1 850
300 400 160 à 350 0,25 à 0,40
complexe, compact 1 000 Saturé 2 150
Sable à granulométrie 300 à Sec 1 600
250 à 300 100 à 180 0,25 à 0,40
complexe, peu compact 500 Saturé 2 000
Sable uniforme, compact 200 à Sec 1 750
200 à 300 70 à 180 0,25 à 0,40
Remblais rocheux 500 Saturé 2 100
Sable uniforme, peu 100 à Sec 1 400
150 à 200 30 à 80 0,25 à 0,40
compact 230 Saturé 1 900
1 600 à
Argiles 150 à 300 100 à 500 35 à 180 0,48
2 000
1 400 à
Argiles molles 70 à150 15 à 120 5 à 40 0,48
1 800

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 17 21/06/2019 16:53:45


18 | Note d’hypothèses générales

Vitesse des Module de


Module Coefficient
ondes de cisaillement Densités
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Type de sol d’Young de Poisson


cisaillement sécant r (kg/m3)
Emax (MPa) dynamique n
Vs (m/s) Gmax (MPa)
Remblai de tuf calcaire 600 1 800 700
Remblais compacté 300 300 170 1 800 à
0,30 à 0,40
Remblai de sable fin 200 à 300 130 70 à 170 1 900
Remblais hydrauliques 150 à 200 70 40 à 80
1 400 à
Vase 100 à 150 40 à 120 15 à 40 0,40 à 0,48
1 800

➠ Note 1.13
On attribue souvent aux sols meubles un rôle « d’amortisseur » dans la transmission des tremble-
ments de terre. En fait, cet amortissement existe, mais il n’est sensible que pour les composantes de
hautes fréquences présentes dans l’action sismique, cependant on assiste à une augmentation dans le
domaine des basses fréquences.
Dans tous les cas, ce léger avantage est compensé par les amplitudes des déformations du sol, nette-
ment supérieures dans les sols meubles que dans les sols fermes, et par les déplacements différentiels
importants que peuvent subir les fondations dans les sols meubles.

En cas d’un sol stratifié représenté par différentes couches, ces caractéristiques sont
compatibles avec les déformations induites par le séisme et permettent de définir un
sol homogène équivalent.
Cependant, l’hypothèse faite sur l’homogénéité est rarement vérifiée : les sols sont la
plupart du temps stratifiés et leurs propriétés mécaniques augmentent généralement
avec la profondeur ; de plus, il arrive que la stratigraphie d’un site soit trop contrastée
pour permettre de définir un module de sol équivalent.
Afin de tenir compte de l’ensemble de ces incertitudes, et étant donné la sensibilité de
la réponse d’une structure ou de l’équipement, la représentation d’un sol constitué de
couches superposées par un sol homogène n’est acceptable qu’à condition d’utiliser
une variation de modules dans les fourchettes suivantes :
1/2 G ← G → 2 G
ou
2/3 G ← G → 3/2 G
En cas d’homogénéité du sol, cette fourchette utilisée pour le calcul de la raideur
dynamique pourrait être plus étroite.
Les modules à utiliser en calcul sismique sont en fait des modules statiques correspon-
dant à des déformations relativement faibles. Spécifiquement, les modules « sismiques »
sont de l’ordre de 60 % à 80 % des modules à très faibles déformations que l’on déduit
des essais géophysiques.

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Caractéristiques géotechniques | 19

➠ Note 1.14
En cas d’un ouvrage courant, moins sensible aux incertitudes des caractéristiques du sol, sur un site
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ayant fait l’objet des études géotechniques spécifiques (crosshole) et mettant en évidence une homo-
généité du sol, les valeurs des raideurs et amortissements dynamiques de sol peuvent être déterminées
sans prendre en compte une fourchette des valeurs mais en modélisant chaque couche de sol (logi-
ciels SASSI ou MISS 3-D). En cas d’ouvrages spécifiques (à risque spécial, sur isolateurs sismiques,
soulèvements, etc.), il faut procéder à un calcul en « fourchette ».

[EC8‑5]
4.2.3‑(1)P
La différence entre les valeurs de Vs à faibles déformations, telles que celles mesurées
dans des essais in situ, et les valeurs correspondant aux niveaux de déformation induits
par le séisme de calcul, doit être prise en compte dans tous les calculs utilisant les
propriétés dynamiques du sol dans des conditions stables.
[EC8‑5]
4.2.3‑(2)
Pour des conditions locales de sols de classe C ou D, avec une nappe phréatique à
faible profondeur, et sans matériaux ayant un indice de plasticité PI > 40, ceci peut
être réalisé, à défaut de données spécifiques, en utilisant les coefficients de réduction
de Vs, donnés dans le Tableau 1.7-2. Pour des profils de sols plus rigides et un niveau
de nappe plus profond, l’importance de la réduction doit être proportionnellement
plus faible (et la plage de variation réduite).
Pour cela, et à défaut de justification particulière, l’Eurocode 8-5 propose de déter-
miner cette valeur à partir du module tangent Gmax, auquel on applique un coefficient
réducteur en fonction de l’accélération du sol (Tableau 1.7-3).
[EC8‑5]
4.2.3‑(3)
Si le produit ag⋅S est égal ou supérieur à 0,10  g (c’est-à-dire égal ou supérieur à
0,98 m/s2), et en l’absence de mesures spécifiques, l’Eurocode 8-5 demande d’utiliser
les valeurs du Tableau 1.7-3, comprenant : les coefficients d’amortissement interne,
coefficients de réduction moyens (± un écart-type) pour la vitesse Vs des ondes de
cisaillement et pour le module de cisaillement G, jusqu’à une profondeur de 20 m.

Tableau 1.7-3 Coefficients moyens d’amortissement de sol et de réduction moyens pour la vitesse Vs et


le module de cisaillement G, jusqu’à une profondeur de 20 m

Rapport d’accélération du sol Coefficient d’amortissement VS GS


a×S max VS,max GS,max

0,10 0,03 0,90 (± 0,07) 0,80 (± 0,10)


0,20 0,06 0,70 (± 0,15) 0,50 (± 0,20)
0,30 0,30 0,60 (± 0,15) 0,36 (± 0,20)
Vs,max = valeur moyenne de Vs à faibles déformations (< 10-5), ne dépassant pas 360 m/s ;
Gmax = module de cisaillement moyen à faibles déformations.

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20 | Note d’hypothèses générales

➠ Note 1.15
Les variations ± un écart-type permettent d’introduire différents degrés de conservatisme selon des
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facteurs tels que la rigidité et la stratification du profil du sol. Il serait par exemple possible d’utiliser
des valeurs de Vs / Vs,max et de G / Gmax supérieures à la moyenne pour des profils plus raides, et des
valeurs Vs / Vs,max et G / Gmax inférieures à la moyenne pour des profils plus mous.

Les caractéristiques des sols sous cas de charges sismiques sont à considérer suivant les [VD 17]
§ 4.3.4.4
directions : séisme horizontal longitudinal, séisme horizontal transversal et éventuel- § 4.3.4.5
§ 4.3.4.6
lement séisme vertical.
Pour chacune de ces trois directions, et dans la fourchette des modules, on calcule des
raideurs horizontales et verticales. Ces raideurs sont déterminées en appliquant succes-
sivement les méthodes de Newmark-Rosenblueth et Deleuze (les raideurs sont calcu-
lées suivant la méthode de Newmark-Rosenblueth puis recalées à l’aide de la méthode
de Deleuze et des fréquences modales déterminées avec les raideurs de N-R).

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Actions sismiques | 21

1.8 Actions sismiques


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1.8.1 Décrets, arrêtés


En France, l’action sismique est prise en compte par un corpus législatif qui s’est
traduit par la publication à partir de 2010 de deux décrets généraux et de plusieurs
arrêtés traitant plus spécifiquement des règles de dimensionnement parasismiques
applicables (Tableau 1.8-1) aux différents types de structures de génie civil :

Textes relatifs au zonage sismique


• Décret n°  2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque
sismique.
• Décret n°  2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de
sismicité du territoire français (voir § 7.2 l’utilitaire pour l’identification de l’aléa
sismique par commune, avec le zonage détaillé) ; un fichier Excel contenant l’en-
semble des communes françaises et la zone de sismicité réglementaire correspon-
dante est accessible sur le site officiel du plan Séisme, programme national de
prévention du risque sismique  : http://www.planseisme.fr/Zonage-sismique-de-
la-France.html.
• Décret n° 2015-5 du 6 janvier 2015 modifiant l’article D, 563-8-1 du code de
l’environnement concernant la délimitation des zones de sismicité du territoire
français.

Textes relatifs au risque normal


• Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal ».
• Arrêté du 19 juillet 2011 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classi-
fication et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la
classe dite « à risque normal ».
• Arrêté du 26 octobre 2011 relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux ponts de la classe dite « à risque normal ».
• Arrêté du 25 octobre 2012 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la clas-
sification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de
la classe dite « à risque normal ».
• Arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la
classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments
de la catégorie dites « à risque normal ».

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22 | Note d’hypothèses générales

Textes relatifs au risque spécial


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• Arrêté du 4 octobre 2010 relatif à la prévention des risques accidentels au sein des
installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisa-
tion.
• Arrêté du 24 janvier 2011 modifiant l’arrêté du 4 octobre 2010 fixant les règles
parasismiques applicables à certaines installations classées.
• Arrêté du 13 septembre 2013 modifiant l’arrêté du 4 octobre 2010 relatif à la
prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour la protec-
tion de l’environnement soumises à autorisation.
• Arrêté du 5 mars 2014 définissant les modalités d’application du chapitre V du
titre V du livre V du code de l’environnement et portant règlement de la sécurité
des canalisations de transport de gaz naturel ou assimilé, d’hydrocarbures et de
produits chimiques.
• Arrêté du 15 février 2018 modifiant la section II de l’arrêté du 4 octobre 2010
relatif à la prévention des risques accidentels au sein des installations classées pour
la protection de l’environnement soumise à autorisation.

Tableau 1.8-1 Synthèse des prescriptions du décret et de l’arrêté pour le risque normal

Décret du 22 octobre 2010 Arrêté du 22 octobre 2010


Bâtiments dans lesquels est exclue toute activité humaine nécessitant un
séjour de longue durée et non visés par les autres classes : hangars,
Catégorie d’importance I
étables, etc.
Les situations où les risques
pour les vies humaines et les ➠ Note 1.16
conséquences économiques
Être sans activité humaine sous-entend sans local de travail perma-
et sociales d’une ruine des
nent (bureaux, ateliers, entrepôts). Des mesures de servitudes
équipements et installations
peuvent être établies de façon à ce que les zones concernées ne
sont faibles ou négligeables
soient plus considérées comme «  à occupation humaine perma-
nente ».
1. Bâtiments d’habitations individuelles
2. Bâtiments dont la hauteur est ≤ 28 m :
–– bâtiments d’habitations collectives
Catégorie d’importance II
–– bâtiment à usage de bureaux, non classés établissements recevant
Les situations correspondant du public (ERP) au sens de l’article R. 123-2 du code de la
à un risque moyen pour les construction, pouvant accueillir simultanément un nombre de
pertes humaines et à des personnes au plus égal à 300 :
conséquences économiques
–– ERP de 4e et 5e catégories au sens des articles R. 123-2 et
ou sociales locales d’une
R. 123-19 du code de la construction
rupture des équipements et
–– Bâtiments industriels ≤ 300 personnes
installations
–– Parcs de stationnement ouverts au public
–– Bâtiments modulaires
–– Prisons

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Actions sismiques | 23

Décret du 22 octobre 2010 Arrêté du 22 octobre 2010


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• ERP des 1re, 2e et 3e catégories au sens des articles R. 123-2 et


R. 123-19 du code de la construction ;
• Bâtiments dont la hauteur > 28 mètres :
–– bâtiments d’habitation collective
Catégorie d’importance III –– bâtiments à usage de bureaux
Les situations correspondant • Autres bâtiments pouvant accueillir simultanément plus de 300
à un risque élevé pour les personnes appartenant notamment aux types suivants :
vies humaines et à d’impor- –– les bâtiments à usage de bureaux, non classés établissement rece-
tantes conséquences écono- vant du public au sens de l’article R.123-2 du code de la construc-
miques et sociales d’une tion
ruine des équipements et –– les bâtiments destinés à l’exercice d’une activité industrielle
installations • Bâtiments des établissements sanitaires et sociaux, à l’exception de
crèches, maisons de convalescence et maisons de retraite
• Bâtiments des centres de production collective d’énergie quelle que
soit leur capacité d’accueil
• Établissements scolaires de tout type. Centres de formation
• Bâtiments dont la protection est primordiale pour les besoins de la
sécurité civile et de la défense nationale ainsi que pour le maintien de
l’ordre public et comprenant notamment :
–– les bâtiments abritant les moyens de secours en personnels et
matériels et présentant un caractère opérationnel
–– les bâtiments définis par le ministre chargé de la défense, abritant
le personnel et le matériel de la défense et présentant un caractère
opérationnel
• Bâtiments contribuant au maintien des communications, et compre-
nant notamment ceux :
Catégorie d’importance IV –– des centres principaux vitaux des réseaux de télécom ouverts au
Les situations correspondant public
à un risque exceptionnel –– des centres de diffusion et de réception de l’information
pour les vies humaines et à
–– des tours hertziennes stratégiques
des conséquences écono-
miques et sociales extrêmes • Bâtiments et toutes leurs dépendances fonctionnelles assurant le
d’une ruine des bâtiments, contrôle de la circulation aérienne des aérodromes classés dans les
équipements et installations catégories A, B et C2 suivant les instructions techniques pour les
aérodromes civils (ITAC) édictées par la direction générale de l’avia-
tion civile, dénommées respectivement 4 C, 4 D et 4 E suivant
l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI)
• Bâtiments des établissements de santé au sens de l’article L. 711-2 du
code de la santé publique qui dispensent des soins de courte durée ou
concernant des affections graves pendant leur phase aiguë en méde-
cine, chirurgie et obstétrique
• Bâtiments de production ou de stockage d’eau potable
• Bâtiments des centres de distribution publique de l’énergie
• Bâtiments des centres météorologiques

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24 | Note d’hypothèses générales

➠ Note 1.17
La loi admet implicitement qu’il n’existe pas de protection parfaite contre les séismes. Elle implique
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tout aussi évidemment que le niveau de risque, en fonction de la catégorie d’importance retenue, est
considéré comme acceptable. Il faut néanmoins prendre, au niveau de la conception et de la construc-
tion, des dispositions suffisantes pour réduire le risque à un niveau acceptable.

1.8.2 Spectres pour les bâtiments dits « à risque normal »


[E
L’utilitaire SERF8 du CTICM (voir § 7.3) fournit directement le spectre en fonction 3
des différents paramètres pour les directions horizontales et verticales
Les ouvrages sont classés en différentes catégories (arrêté du 22 octobre 2010) dites [VD 17]
§ 4.1.1
d’importance gI (Tableau 1.8-2), qui sont un compromis économique entre le coût de
la protection, l’intérêt de garder la fonctionnalité en cas de crise et la probabilité que
le séisme soit d’une intensité supérieure à celle de référence.
L’action sismique ou l’aléa sismique est caractérisé par l’accélération au niveau du sol [EC8‑1]
3.2.1‑(2)
agr définie par l’arrêté du 22 octobre 2010 (Tableau 1.8-2).
L’accélération horizontale de calcul à période de 0 s (Figure 1.8-1) au niveau d’un sol
de type rocheux est égale à (Tableau 1.8-2) :
a g = γ I × a gr (m/s2) (1.8.2-1)
Parfois, on utilise la notation :
γ I × a gr
α= (1.8.2-2)
g

Tableau 1.8-2 Accélérations horizontales maximales au rocher agr et accélérations de calcul ag

Accélération maximale de calcul


Accélération horizontale ag = gI × agr (m/s2)
Zone de maximale de référence
agr (m/s2) / Fraction de g Catégorie d’importance
sismicité
Arrêté du 22 octobre 2010 I II III IV
gI = 0,8 gI = 1,0 gI = 1,2 gI = 1,4
1 – très faible 0,4 0,041 g 0,32 0,4 0,48 0,56
2 – faible 0,7 0,071 g 0,56 0,7 0,84 0,98
3 – modérée 1,1 0,112 g 0,88 1,1 1,32 1,54
4 – moyenne 1,6 0,163 g 1,28 1,6 1,92 2,24 [E
3
5 – forte 3,0 0,306 g 2,4 3,0 3,6 4,2
Nota : pour les cases barrées, pas d’application des règles EC8 (voir arrêté du 19 juillet 2011)

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Actions sismiques | 25

Les accélérations verticales maximales au rocher sont (arrêté du 19 juillet 2011 modi-
fiant l’arrêté du 22 octobre 2010) :
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–– zones 2 à 4 (sismicité faible à moyenne) : avg = 0,9 agr


–– zone 5 (sismicité forte) : avg = 0,8 agr
L’utilisation du spectre élastique pour définir l’action sismique implique le maintien
des réponses sismiques de la structure dans le domaine élastique, ce qui correspond
pour certains ouvrages à l’absence de dommages.
[EC8‑1]
3.2.2.2‑(1)P
Le spectre élastique Se(T ) de la composante horizontale (Figure 1.8-1) de l’action
sismique est définie par les expressions suivantes :
 T 
0 £ T £ TB S e (T ) = a g ⋅ S ⋅  1 + ⋅ ( η ⋅ 2,5 − 1 )  (1.8.2-3)
 TB 
 
TB £ T £ TC S e (T ) = a g ⋅ S ⋅ η ⋅ 2,5 (1.8.2-4)
T 
TC £ T £ TD S e (T ) = a g ⋅ S ⋅ η ⋅ 2,5  C  (1.8.2-5)
T 
 
T T 
TD £ T £ 4 s S e (T ) = a g ⋅ S ⋅ η ⋅ 2,5  C D  (1.8.2-6)
 T2 
 
Où :
a g = γ I × a gR  : accélération de calcul pour un sol de classe A
S, TC, TB et TD sont définis par le Tableau 1.7-1
h = correction d’amortissement visqueux avec la valeur de référence h = 1 pour
5 % d’amortissement
10
η= ≥ 0,55 (1.8.2-7)
5+ξ
[EC8‑1]
3.2.2.2‑(3)
x est le coefficient d’amortissement visqueux en pourcentage.
[VD 17]
§ 4.2.2 Dans le cas classique de l’analyse modale spectrale avec coefficient de comportement,
on utilise le spectre de calcul (1.8.2-11 à 14) ; tout ce qui est amortissement est consi-
déré englobé dans la valeur du coefficient de comportement et le spectre de calcul
prend en compte un amortissement forfaitaire (conventionnel) égal à 5 %, quel que
soit le matériau (béton armé ou construction métallique).
[EC8‑1]
3.2.2.2‑(5)P
Le spectre de réponse élastique en déplacement, SDe(T ) est obtenu à partir du spectre
de réponse élastique en accélération, Se(T ), par :
T 2
S De (T ) = S e (T )   (1.8.2-8)
 2 

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26 | Note d’hypothèses générales

Dans la branche spectrale TD ≤ T ≤ 4 s, on a donc :


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T T  T 2 a gSTCTD
S De (T ) = a g ⋅ S ⋅ η ⋅ 2,5  C D    = 2,5 ⋅ η ⋅ (1.8.2-9)
 T 2   2  2
  (2)
À partir de (1.8.2-9), le déplacement de calcul au niveau du sol dg, correspondant à [EC8‑1]
3.2.2.4‑(1)
l’accélération de calcul au niveau du sol, peut être estimé à l’aide de l’expression
suivante :
dg = 0,025 ⋅ a g ⋅ S ⋅ TC ⋅ TD (1.8.2-10)
Les déplacements différentiels des points d’appui à prendre en compte sont définis au
§ 5.1.2.
La capacité des systèmes structuraux à résister à des actions sismiques dans le domaine
non linéaire permet en général d’effectuer leur dimensionnement pour résister à des
forces plus faibles que celles correspondant à une réponse linéaire élastique (plastifica-
tions, perte de raideurs, etc.).
Afin d’éviter d’effectuer, pour le dimensionnement, une analyse structurale non élas-
tique explicite, la capacité de dissipation d’énergie de la structure, obtenue principa-
lement par le comportement ductile de ses éléments et/ou d’autres mécanismes, est
prise en compte en réalisant une analyse élastique fondée sur un spectre de réponse
réduit par rapport au spectre élastique, dénommé « spectre de calcul ». Cette réduc-
[E
tion tient compte forfaitairement du comportement non linéaire des structures par 3
l’introduction du coefficient de comportement q (voir § 1.10).
Ces spectres sont établis, en fonction de la nature du sol, de l’amortissement de l’ou- [VD 17]
§ 4.2.2
vrage, de la sismicité du site et du niveau de sécurité acceptable sur le plan du risque
sismique (notion de catégorie d’importance).
La nature du sol (voir Tableau 1.7-1) est prise en compte (arrêté du 22 octobre 2010)
par l’intermédiaire du paramètre du sol S, qui, avec les paramètres spectraux TB, TC et
TD, définit la forme du spectre élastique (Tableau 1.8-3).

Tableau 1.8-3 Paramètres de sol S et périodes pour les directions horizontales

Classes Pour les zones de sismicité 1 à 4 Pour la zone de sismicité 5


de sol S TB (s) TC (s) TD (s) S TB (s) TC (s) TD (s)
A 1 0,03 0,2 2,5 1 0,15 0,4 2
B 1,35 0,05 0,25 2,5 1,2 0,15 0,5 2
C 1,5 0,06 0,4 2 1,15 0,2 0,5 2
D 1,6 0,1 0,5 1,5 1,35 0,2 0,8 2
E 1,8 0,08 0,45 1,25 1,4 0,15 0,5 2

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Actions sismiques | 27

➠ Note 1.18
Contrairement aux règles PS92, les coefficients de sol S sont tous supérieurs à 1. Ces valeurs résultent
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d’un traitement statistique de plus d’un millier d’enregistrements européens ou antillais, alors que
celles des PS92 provenaient d’enregistrements américains. Les séismes américains étaient générale-
ment plus forts que les séismes européens et sollicitaient donc plus les sols dans leur domaine non
linéaire, d’où le filtrage des hautes fréquences et la désamplification de l’accélération maximale du
sol.

➠ Note 1.19
Pour les classes de sol S1 et S2 (voir Tableau 1.7-1), la définition du spectre nécessite une étude sismo-
tectonique locale.

Une démarche est en cours, visant à élaborer des plans de prévention des risques natu-
rels prévisibles  : les séismes et leurs effets induits (liquéfaction et mouvement de
terrain), les mouvements de terrain, les inondations (phénomènes torrentiels et zones
humides). Au fur et à mesure de leurs publications les PPR-S (microzonage) rempla-
ceront le zonage sismique (Z0, Z1, Z2, Z3, Z4, Z5).

➠ Note 1.20
Le PPR-S approuvé par arrêté préfectoral, après enquête publique, constitue une servitude d’utilité
publique (article L 562-4 du code de l’environnement).

[EC8‑1]
3.2.2.5‑(4)P
Le spectre de calcul Sd(T ) de la composante horizontale de l’action sismique est défini
par les expressions suivantes :
 2 T  2,5 2  
0 £ T £ TB S d (T ) = a g ⋅ S ⋅  + ⋅ −   (1.8.2-11)
 3 T  q 3  
 B
2,5
TB £ T £ TC S d (T ) = a g ⋅ S ⋅ (1.8.2-12)
q
 2,5  TC 
 = a g ⋅ S ⋅
TC £ T £ TD S d (T ) =  q  T  (1.8.2-13)

 ≥ β ⋅ ag
  
 = a ⋅ S ⋅ 2,5 ⋅  TC ⋅ TD 
TD £ T S d (T ) =  g
q  T 2  (1.8.2-14)

 ≥ β ⋅ ag
Où :
ag, S, TC, TB et TD sont définis par les Figures 1.8-1 et 1.8-2 ;
q est le coefficient de comportement donné au paragraphe 1.10 ;
b = 0,2 correspond à la limite inférieure du spectre de calcul horizontal.

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28 | Note d’hypothèses générales

Se(T)/ag
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Sd(T)/ag

Spectre élastique
2,5 S [E
4

S q
ra
B
n ch
1 e1
/T
(2/3) S

Bra Se(T)/ag
Spectre de calcul n ch
e 1 /T 2

Sd(T)/ag

TB TC TD T(s)

Figure 1.8-1  Spectre élastique et de spectre de calcul

On peut remarquer (Figure 1.8-1) :


–– que l’introduction (par division) du coefficient de comportement se fait à la défi-
nition du spectre de calcul. Il faut donc ne pas oublier de multiplier (structure
dans le domaine élastique) les déplacements calculés par le même coefficient de
comportement ;
–– que la valeur du coefficient q est indépendante de la période de la structure ;
–– que le coefficient de comportement q est unique (valeur moyenne) pour une
direction donnée ;
–– que la relation entre le coefficient de comportement et la ductilité dépend de la
période T. C’est pourquoi le spectre est modifié par l’introduction de 1/T (pour
TC < T < TD) et 1/T 2 (pour TD < T < 4 s) ;
–– que le coefficient S d’amplification due aux conditions géotechniques, en strati-
graphie horizontale, est dans un rapport de 1 à 1,8 (Tableau 1.8-3).
Normalement, les effets de la composante verticale de l’action sismique sont négligés [EC8‑1]
4.3.3.5.2‑(1)
et sont à prendre en compte si avg > 2,5 m/s2, soit pour la zone 5 de forte sismicité avec [EC8‑2]
4.1.7‑(1)
avg = 0,8 × 3,0 = 2,4 m/s2 et dans les cas suivants :
–– structure horizontale dont la portée ≥ 20 m,
–– structure horizontale en console dont la portée ≥ 5 m,
–– éléments précontraints horizontaux,

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Actions sismiques | 29

–– poutres supportant des poteaux,


–– structures sur appuis parasismiques,
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–– lorsque la structure se trouve à une distance comprise entre 0 et 5 km d’une faille
sismotectonique active.
[EC8‑1]
4.3.3.5.2‑(3)
La composante verticale est à prendre en considération pour toutes les structures
comportant les éléments ci-dessus, ainsi que pour les éléments supports ou les infras-
tructures qui leur sont directement associés.
[VD 17]
§ 2.7.1
Pour la vérification de la stabilité des plafonds suspendus, la composante verticale est
à prendre en considération dans toutes les zones sismiques.
[EC8‑1]
3.2.2.5‑(5)
Le spectre de calcul Sdv(T ) de la composante verticale de l’action sismique est défini
par les expressions suivantes :
 2 T  2,5 2  
0 £ T £ TB S dv (T ) = a vg ⋅  + ⋅ −   (1.8.2-15)
 3 T  q 3  
 B
2,5
TB £ T £ TC S dv (T ) = a vg ⋅ (1.8.2-16)
q
  
 = a ⋅ 2,5 ⋅  TC 
TC £ T £ TD S dv (T ) =  vg
q  T  (1.8.2-17)

 ≥ β ⋅ a vg
 2,5  TC ⋅ TD 
 = a vg ⋅ ⋅
TD £ T S dv (T ) =  q  T 2  (1.8.2-18)

 ≥ β ⋅ a vg
Dans le cas des structures très rigides (T  0,08 s), il est conseillé de retenir un
spectre sécuritaire par le prolongement du plateau du spectre (Figure 1.8-2). En effet,
la période de l’ouvrage est généralement sous-évaluée par omission de l’effet d’interac-
tion sol-structure en considérant les bâtiments comme encastrés sur un sol indéfor-
mable  ; il faut donc prendre des précautions par le prolongement vers la gauche
jusqu’à la période nulle.
[VD 17]
Fig. 4.1‑13
En cas d’incertitude entre deux catégories de classes de sols, il est prudent d’utiliser le
spectre enveloppe (spectre « papillon ») (Figure 1.8-3).

1)

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30 | Note d’hypothèses générales

Majoration sécuritaire des efforts associée à un


ag prolongement du plateau spectral jusqu'à l’origine
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B C

TB TC TD Période (s) T

Figure 1.8-2  Prolongement du palier du spectre jusqu’à l’ordonnée T = 0

14,0

12,0 Site C
Site B
Enveloppe
10,0
Accélération m/s2

8,0

6,0

4,0

2,0

0,0
0,00 0,50 1,00 1,50 2,00 2,50 3,00
Période (s)

Figure 1.8-3  Spectre enveloppe des sites B et C

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Actions sismiques | 31

[JBM 03b]
§ 8.1.2
Enfin, il faut citer les spectres de « plancher », qui correspondent au mouvement à
l’intérieur du bâtiment, pour le calcul des équipements et matériels dont les supports
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sont fixés à des éléments de structure de génie civil. Par rapport aux spectres de sol, ils
se caractérisent par la présence de pics importants au voisinage des fréquences propres
du bâtiment par des amplifications des niveaux d’accélérations.
[VD 17]
§ 4.1.2.3
Une majoration de l’action sismique de calcul doit être introduite par le biais d’un
[EC8‑5] coefficient d’amplification topographique ST dans le cas des ouvrages implantés sur
Annexe A
des sites au relief particulièrement marqué de hauteur supérieure à 30 m et d’incli-
naison supérieure à 15°. Ce coefficient d’amplification topographique (Tableau 1.8-4
et Figure 1.8-4 e) peut être évalué selon les mêmes principes de calcul que ceux utilisés
pour la stabilité des pentes.

➠ Note 1.21
On peut admettre une croissance linéaire de ST avec la hauteur depuis la base du versant (ou de la
butte), où ST est pris égal à 1.

Tableau 1.8-4 Coefficient d’amplification topographique ST

ST Description du site
1,0 –– autres cas que ceux énoncés ci-après
–– versants et pentes isolées : sites situés à proximité de la crête
1,2 –– butte dont la largeur de la crête est notablement inférieure à la largeur de la base :
proximité de la crête avec des pentes dont l’angle d’inclinaison moyen ≤ 30°
–– butte dont la largeur de la crête est notablement inférieure à la largeur de la base :
1,4
proximité de la crête avec des pentes dont l’angle d’inclinaison moyen > 30°
1,44
–– sites avec un coefficient ST = 1,2 et présentant une couche lâche en surface
(1,2 × 1,2)
1,68
–– sites avec un coefficient ST = 1,4 et présentant une couche lâche en surface
(1,4 × 1,2)

L’effet de site peut se manifester en cinq configurations (Figure 1.8-4) :


a) stratigraphie horizontale avec un fort contraste entre le bedrock (classe A) et la
couche superficielle (classe C ou D) ; configuration envisagée par l’EC8 et l’arrêté
(voir Tableau 1.7-1) avec des ondes à propagation verticale ;
b) stratigraphie avec pendage et un fort contraste entre le bedrock (classe A) et la
couche superficielle (classe C ou D) ; configuration non envisagée par l’EC8 ;
c) discontinuité dans le sens horizontal ; configuration non envisagée par l’EC8 ;
d) contraste de raideur avec une vallée étroite et profonde creusée dans le rocher ;
e) relief accidenté avec un effet de site d’origine topographique dû au piégeage des
ondes.

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32 | Note d’hypothèses générales
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a) b) c)

d) e)

Figure 1.8-4  Configurations avec effets de site : (a) stratigraphie horizontale,


(b) stratigraphie avec pendage, (c) discontinuité dans le sens horizontal,
(d) contraste de raideur avec une vallée étroite, (e) effet de site d’origine topographique

1.8.3 Spectres pour les ICPE


Pour les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, l’action
sismique ou l’aléa sismique est caractérise par l’accélération au niveau du sol agr
(Tableau 1.8-5) et par les paramètres spectraux (Tableaux 1.8-6 et 1.8-7) définis par
l’arrêté du 15 février 2018.

Tableau 1.8-5 Accélérations de calcul au rocher agr

Installations nouvelles Installations existantes


Zone de (période de retour 5 000 ans) (période de retour 3 000 ans)
sismicité Accélération Accélération Accélération Accélération
horizontale (m/s2) verticale (m/s2) horizontale (m/s2) verticale (m/s2)
1 – très faible 0,88 0,79 0,74 0,67
2 – faible 1,54 1,39 1,30 1,17
3 – modérée 2,42 2,18 2,04 1,84
4 – moyenne 3,52 2,82 3,06 2,37
5 – forte 6,60 5,28 5,55 4,44

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Actions sismiques | 33

Tableau 1.8-6 Paramètres de sol S et périodes pour les directions horizontales


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Classes Pour les zones de sismicité 1 à 4 Pour la zone de sismicité 5


de sol S TB (s) TC (s) TD (s) S TB (s) TC (s) TD (s)
A 1,00 0,03 0,2 2,5 1 0,15 0,4 2
B 1,35 0,05 0,25 2,5 1,20 0,15 0,5 2
C 1,50 0,06 0,4 2 1,15 0,2 0,5 2
D 1,60 0,10 0,6 1,5 1,35 0,2 0,8 2
E 1,80 0,08 0,45 1,25 1,40 0,15 0,5 2

Tableau 1.8-7 Périodes pour les directions verticales

Zone de sismicité TB (s) TC (s) TD (s)


Zones 1 à 3 0,03 0,20 2,5
Zones 4 à 5 0,15 0,40 2,0

1.8.4 Accélérogrammes
Le calcul sismique transitoire à partir d’un accélérogramme est utilisé pour obtenir des
informations temporelles nécessaires au dimensionnement dans les situations
suivantes :
–– analyses non linéaires détaillées, où l’on cherche à modéliser la réalité physique et
à obtenir l’histoire complète de la réponse sismique, par opposition aux analyses
non linéaires simplifiées (modèles linéaires réputés « équivalents ») ;
–– systèmes avec isolateurs sismiques avec ou sans amortisseurs visqueux ;
–– structures pour lesquelles il ne suffit pas de connaître les valeurs maximales de la
réponse (analyses modales) pour apprécier de manière réaliste le risque d’endom-
magement ;
–– les résultats devant servir de données d’entrée pour des calculs d’équipements :
problème de la détermination du spectre de plancher.
[VD 17]
§ 4.1.3.5
Lorsque les études transitoires (chronologiques ou temporelles) sont nécessaires, il
§ 7.2.4.3 faut définir des jeux d’accélérogrammes naturels ou artificiels, compatibles avec les
[EC8‑1]
3.2.3 mouvements sismiques.
Les accélérogrammes sont utilisées sans application des coefficients des combinaisons
Newmark ; encore faut-il vérifier leur indépendance statistique.
L’indépendance statistique des accélérogrammes est satisfaite lorsque la valeur absolue
de la fonction d’intercorrélation de deux accélérogrammes ne dépasse pas 0,3 et a une
valeur moyenne inférieure à 0,2.

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34 | Note d’hypothèses générales

Les accélérogrammes doivent être représentatifs, dans la mesure du possible :


–– des caractéristiques des séismes de la zone ;
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–– d’une accélération maximale horizontale d’ancrage agS conforme à celle du spectre


cible ;
–– de la forme spectrale du spectre cible pour le site ;
–– d’enregistrements de séismes naturels, en les ajustant, en tant que de besoin, de
sorte que leurs spectres de réponse soient conformes au spectre cible.
Les accélérogrammes artificiels, enregistrés ou simulés, seront établis en tenant compte
des règles suivantes :
• les accélérogrammes doivent correspondre aux spectres élastiques ayant un amor-
tissement de x = 5 %. Par ailleurs, il faut vérifier que dans le domaine des périodes
comprises entre 0,2 T1 et 2 T1 (T1 = période fondamentale), aucune valeur du
spectre de réponse élastique ne soit inférieure à 90 % de la valeur correspondante
du spectre élastique ;
• la durée des accélérogrammes doit être compatible avec la magnitude et les autres
caractéristiques propres à l’événement sismique servant à la définition de « ag ». La
partie stationnaire doit être :
–– au minimum de 10 secondes pour les zones de sismicité 2 et 3,
–– de 15 à 20 secondes pour la zone de sismicité 4,
–– de 20 à 30 secondes pour la zone de sismicité 5 ;
• le mouvement sismique doit consister au minimum à trois accélérogrammes agis-
sant simultanément suivant les trois directions de l’espace. Le même accéléro-
gramme ne peut pas être utilisé simultanément pour les deux directions horizon-
tales. On applique une permutation circulaire pour les trois accélérogrammes ;
• pour la période nulle : a (spectrale) > agS.

1.8.5 Action sismique en cas d’amélioration du sol

Cas local à l’échelle 10 m


En règle générale, l’amélioration des sols (plus particulièrement l’ensemble des tech-
niques conduisant à inclure des éléments verticaux dans le sol afin d’en améliorer la
tenue sous l’effet d’une charge statique ou dynamique apportée par un ouvrage) n’est
pas de nature à modifier la classe de sol donc du spectre à considérer pour l’évaluation
de l’action sismique de calcul, à l’exception du traitement des sols liquéfiables (classe
de sol S2).
En effet, avec un procédé de renforcement par inclusions, la participation des éléments
incorporés à la rigidité globale est négligeable à cause du taux de substitution qui est
faible.

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Actions sismiques | 35

[EC8‑1] Cas global à l’échelle 100 m


3.1.2‑(1)
[SB 10a]
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§ 6 Selon l’approche réglementaire, il faut requalifier le sol sur la base d’essai après densi-
fication et déduire une nouvelle classe de sol, donc de spectre. Démarche qu’on doit
faire pour des sols S1 et S2 exempts de spectres forfaitaires au départ et ramenés à un
sol de classe E, D ou C, après traitement contre la liquéfaction par exemple.
Exemple1 :
–– bâtiment de catégorie II, gI = 1,
–– site 10 ha, remblais de type graves sableuses reposant sur sables et graviers,
–– niveau de la nappe » 6 m,
–– site de classe D avant compactage,
–– zone de sismicité  3 «  modérée  »  : agr = 1,1  m/s2  ; S =  1,6  ; ag = 1,1 × 1,6 =
1,76 m/s2,
–– compactage dynamique « haute énergie »,
–– site de classe C après compactage : ag = 1,1 × 1,5 = 1,65 m/s2 ; Vs,30 = 252 m/s.

5,0

4,5
Site C
4,0
Site B

3,5
Accélération m/s2

3,0

2,5
2,0

1,5

1,0
0,5

0,0
0,0 0,5 1 1,5 2,0 2,5 3,0
Période (s)
Figure 1.8-5  Spectre de réponse élastique : Site D avant compactage
et site C après compactage. Bâtiment de catégorie d’importance II (gl =1)

1. Stéphane Brûlé, MÉNARD, stephane.brule@menard-mail.com

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36 | Note d’hypothèses générales

1.8.6 Action sismique en phase de construction


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Il appartient au maître d’ouvrage d’imposer ou non la prise en compte d’un niveau


sismique en cours des phases de construction.
Dans l’annexe A de l’Eurocode 8-2, Ponts, sont données des indications pour la déter- [EC8‑2]
Annexe A
mination de l’action sismique en phase de construction. En utilisant la relation entre
la probabilité de dépassement p et la durée de construction tc relativement faible (tc ≤
5 ans), on obtient :
tc
TRc = (1.8.6-1)
p
Il est recommandé la valeur : p ≤ 0,05
La valeur de calcul de l’accélération au niveau du sol agc correspondant à une période [EC8‑2]
A.2‑(2)
de retour TRc, dépend de la sismicité de la région. Dans de nombreux cas, la relation
suivante offre une approximation acceptable :
a gc T k
=  Rc  (1.8.6-2)
a gR T
NCR 

Avec :
agR = accélération maximale de référence du sol (voir Tableau 1.8-2),
TNCR = période de retour de référence, 475 ans,
k = 0,30 à 0,40, dépend de la sismicité de la région.
Par exemple, pour une durée de construction tc = 2 ans et avec k = 0,35 et p = 0,05,
on obtient :
a gc = 0,42 ⋅ a gR

1.8.7 Action sismique en cas de travaux sur l’existant


L’arrêté du 22 octobre 2010 impose l’application des règles de construction parasis-
mique lors de la construction de bâtiments neufs, mais traite également du cas de
travaux dans des bâtiments existants dans l’article 3, alinéa 3° :
–– la catégorie d’importance à considérer pour l’application des diverses dispositions
est celle qui résulte du classement du bâtiment après travaux ou changement de
destination ;
–– les extensions des bâtiments désolidarisées par un joint de fractionnement
respectent les règles applicables aux bâtiments neufs ;
–– il n’y a pas d’exigence de mise à niveau sismique d’un bâtiment existant. En cas de
travaux visant uniquement à renforcer le niveau parasismique d’un bâtiment, le
niveau de dimensionnement de ce renforcement relève du choix du maître d’ou-
vrage ;

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Actions sismiques | 37

–– les travaux, de quelque nature qu’ils soient, réalisés sur des bâtiments existants ne
doivent pas aggraver la vulnérabilité de ceux-ci.
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L’objectif visé pour un bâtiment existant n’est pas le même que pour un bâtiment
neuf : cet objectif dépend de la nature et de l’importance des travaux effectués. La
prescription générale est que ceux-ci « ne doivent en aucun cas aggraver la vulnérabi-
lité au séisme du bâtiment ». Le guide (CT35) de l’AFPS2 a été conçu afin de proposer
une explication de cette clause, ainsi que la démarche à suivre pour la respecter.

➠ Note 1.22
La vulnérabilité au séisme est la probabilité d’endommagement de la structure en cas de séisme
exprimée comme étant le rapport du coût de la réparation (après séisme) au coût de l’ouvrage.

Le principe des vérifications de la non-vulnérabilité (CT35 § 4) consiste à s’assurer


que l’influence des travaux conduit à des écarts limités sur les paramètres censés repré-
senter le comportement du bâtiment sous séisme ; l’écart avant et après travaux doit
rester limité à 10 % pour les grandeurs représentatives du comportement global du
bâtiment :
–– période fondamentale,
–– sollicitations à la base du bâtiment (poids propre, effort tranchant, moment
fléchissant),
–– déplacements à chaque niveau.
Cependant, on peut rencontrer la situation où l’on assiste à une modification impor-
tante (> 10 %) de la période fondamentale tout en respectant (< 10 %) les sollicita-
tions et les déplacements. Dans ce cas, on pourra compléter valablement les principes
de vérification avec la comparaison des sollicitations à chaque niveau.

➠ Note 1.23
La non-aggravation de la vulnérabilité telle que décrite dans les paragraphes précédents est à faire
dans tous les cas. Par contre, la mise à niveau à 60 % du neuf n’est exigée que dans le cas des travaux
« lourds » (dont les catégories concernées sont celles du Tableau 1.8-8).

L’alinéa 3° de l’article 3 de l’arrêté du 22 octobre 2010 modifié impose que le bâti-


ment dans lequel les travaux « lourds » sont effectués soit capable de supporter un
séisme de niveau défini par l’arrêté (correspondant à 60 % du niveau exigé pour un
bâtiment neuf ) lorsque les seuils du Tableau 1.8-9 sont atteints.

2. AFPS, « Évaluation de l’incidence de travaux sur la vulnérabilité au séisme d’un bâtiment existant.
Grille d’analyse », Cahier technique n° 35, avril 2014.

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38 | Note d’hypothèses générales

Tableau 1.8-8 Application de la clause de non-aggravation de la vulnérabilité lors de travaux « lourds »


suivant l’arrêté modificatif du 15 juillet 2011
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Catégorie de bâtiment
I II III IV
1
Zone sismique

3
Justification de la
4 non-aggravation
5 demandée

Tableau 1.8-9 Travaux « lourds » sur l’existant


Accélérations horizontales maximales au rocher agr et accélérations de calcul ag

Accélération Accélération maximale


horizontale de calcul
maximale ag = 0,60 × gI × agr (m/s2)
Zone de de référence Seuils des travaux
sismicité Catégorie d’importance aggravants concernés1.25
agr (m/s2)
Arrêté du 22 II III IV
octobre 2010 gI = 1,0 gI = 1,2 gI = 1,4

2 – faible 0,7 ---1.24 ---1.24 0,59 Augmentation ou suppression ≥ 30 %


3 – modérée 1,1 0,66 0,79 0,92 de plancher
4 – moyenne 1,6 0,96 1,15 1,34 Augmentation ≥ 20 % plancher1.26
Suppression ≥ 30 % plancher
5 – forte 3,0 1,8 2,16 2,52 Suppression contreventement ≥ 20 %
Équipement lourd en toiture

➠ Note 1.24
Pas de limitation pour les travaux dans les bâtiments de catégorie II et III en zone de faible sismicité.

➠ Note 1.25
Le remplacement ou l’ajout des éléments non structuraux respectera les dispositions prévues par
l’Eurocode 8 pour ces éléments avec les valeurs d’accélération correspondantes (voir ci-dessus).

➠ Note 1.26
Augmentation ou suppression ≥ 30 % de plancher pour la catégorie d’importance II.

➠ Note 1.27
Au-dessous des limites d’accélérations indiquées par le Tableau 1.8-9 et en cas de démarche « volon-
taire », le choix du niveau de l’action sismique pour le dimensionnement du renforcement relève du
choix du maître d’ouvrage. En effet, l’action sismique est forfaitaire et non corrélée à une évaluation
réelle de l’aléa.

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Actions sismiques | 39

1.8.8 Plans de prévention des risques naturels prévisibles,


PPR-S
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Selon les articles R562-1 à R562-12 du code de l’environnement, le préfet peut pres-


crire l’établissement d’un PPR en précisant le périmètre d’étude et la nature des risques
naturels pris en compte. Ce PPR peut comprendre un volet dédié au risque sismique.
Le PPR peut proposer des niveaux de protection différents des niveaux forfaitaires
définis à l’échelle nationale. Ces niveaux font suite à une étude technique appelée
« microzonage sismique », menée à l’échelle communale, et sont mieux adaptés au
contexte sismique local. Ils se substituent partiellement à la réglementation nationale.
L’objectif de l’étude de microzonage est :
–– de faciliter la mise en œuvre des règles parasismiques, en proposant aux bureaux
d’étude et aux maîtres d’ouvrage la répartition spatiale des catégories de sol régle-
mentaires ;
–– de mettre à la disposition des bureaux d’étude et des maîtres d’ouvrage des para-
mètres de mouvements du sol propres à la zone étudiée, qui peuvent s’avérer plus
adaptés que ceux imposés par les règles nationales (le microzonage sismique est
transposé sous forme de PPR) ;
–– de fournir les données de base en vue de la réalisation de plans de prévention des
risques sismiques (PPR) ;
–– d’identifier certaines données de base pour l’évaluation du risque sismique (évalua-
tion des conséquences d’un séisme à l’échelle de l’agglomération, éléments d’éva-
luation de la vulnérabilité sismique) et donc pour la prescription de mesures de
prévention sur le bâti neuf et le bâti ancien ;
À terme, les plans de prévention des risques naturels, dans les zones où le risque est
jugé important, sont appelés par arrêté préfectoral à remplacer la définition de l’aléa
sismique national (arrêté du 22 octobre 2010).

➠ Note 1.28
Avant de retenir le spectre spécifique du site concerné, il est important que l’étude géotechnique
qualifie une analyse contradictoire pour déterminer la classe de sol EC8 et rattacher le site à l’une des
zones du microzonage PPR-s.

➠ Note 1.29
En métropole, de nombreux PPR ont été réalisés en s’appuyant sur une approche déterministe (très
enveloppe), mais d’autres l’ont été à partir d’approches probabilistes. Aux Antilles, c’est une approche
probabiliste qui a été adoptée dans la plupart des cas. Il est donc opportun cas par cas de procéder à
la détermination du spectre spécifique du site (voir § 7.1).

Les risques naturels pris en compte au titre des PPR sont :


–– les séismes et leurs effets induits (liquéfaction et mouvement de terrain),

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40 | Note d’hypothèses générales

–– les mouvements de terrain,


–– les inondations, phénomènes torrentiels et zones humides.
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Exemple de PPR-S, commune de Metz-Tessy (Figure 1.8-6)

Aléa sismique local Site concerné par


(spectres spécifiques) le spectre Z2
Z0
PRINGY
Z1
ARGONAY
Z2
Z3 EPAGNY METZ-
TESSY
Z4 ANNECY-LE-VIEUX
Z5
POISY MEYTHET

Aléa liquéfaction
CRAN-
Aléa moyen GEVRIER
Aléa nul à faible
ANNECY Séi F
sm aille
e d du
u 1 Vu
5 j ac
ui h
lle e
Effet de site topographique t1
99
6
SEYNOD

200 m
Bande d’incertitude
de la rupture en surface
300 m de la faille du Vuache

Figure 1.8-6  Commune de Metz-Tessy ; plan de prévention du risque naturel séisme ;


règlement BRGM, document public, novembre 2008

Le PPR-s (séisme) traite explicitement trois situations particulières pour lesquelles des
contraintes de constructions sont fixées :
–– Le voisinage des failles actives. Les informations sur la nature et l’intensité du
mouvement du sol au voisinage immédiat d’une faille rejouant au cours d’un
séisme sont pratiquement inexistantes. On connaît, par exemple, le mouvement
de la faille du Vuache lors du séisme du 1er octobre 1996. Il est tenu pour peu
probable que les règles de construction préconisées en champ lointain soient
également efficaces dans une telle zone. Ceci a conduit, d’une part, à exclure toute
construction dans une bande d’incertitude de l’ordre de 200 m de large de part et
d’autre d’une faille tenue pour active et, d’autre part, à majorer le mouvement
sismique de calcul pour les ouvrages implantés à moins de 300 m de la faille.
–– La stabilité des pentes et talus. Aucun ouvrage ne doit être édifié sur un site direc-
tement menacé par l’éboulement ou le glissement. Si une telle situation n’est pas
déjà identifiée, il sera nécessaire de s’assurer de la stabilité de l’ensemble du site.

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Actions sismiques | 41

–– Zones suspectes de liquéfaction. Si la présence d’une zone liquéfiable n’implique


pas nécessairement l’abandon du site, la construction ne peut cependant être
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entreprise que s’il est établi que la liquéfaction ne représente aucun danger pour
l’ouvrage ou si le sol a subi un traitement dont il peut être prouvé qu’il élimine le
danger de liquéfaction. Le phénomène de liquéfaction des sols est maintenant une
préoccupation importante des règlements parasismiques, qui font une large place
aux justifications à apporter vis-à-vis de ce risque.

Exemple de PPR-S, commune de Nice (Figure 1.8-7)

B2 Spectre au sédiment d’épaisseur moyenne


avec effet de site lithologique
Spectre zone 2
13
12,5
12
11,5 Bât. catégorie II
11 Bât. catégorie III
10,5
Accélération spectrale (m/s2)

10 Bât. catégorie IV
9,5
9
8,5
8
7,5
7
6,5
6
5,5
5
4,5
4
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3 3,2 3,4 3,6 3,8 4
Période (s)
B3 Spectre au sédiment épais
avec effet de site lithologique
Spectre zone 3
13
12,5
12
11,5 Bât. catégorie II
11 Bât. catégorie III
10,5
Accélération spectrale (m/s2)

10 Bât. catégorie IV
9,5
9
8,5
8
7,5
7
6,5
6
5,5
5
4,5
4
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3 3,2 3,4 3,6 3,8 4
Période (s)

Figure 1.8-7  Commune de Nice ; plan de prévention du risque naturel séisme ;


zonage et spectres de réponse élastique sites B2 et B3 (DDTM, 28 janvier 2019)

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42 | Note d’hypothèses générales

1.9 Combinaisons d’actions accidentelles ELU-A


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La formation des combinaisons d’actions pour le calcul des ouvrages est axée sur une
action dominante qui peut être une action variable, une action accidentelle ou une
action sismique. Lorsque l’action dominante est une action accidentelle, les justifica-
tions sont normalement conduites à l’état limite ultime. Il en va de même, en général,
lorsque l’action dominante est l’action sismique, mais il arrive que l’on définisse un
niveau de cette action vis-à-vis duquel on fixe des exigences relevant de justifications
à l’état limite de service (fonctionnalité des services après séisme) : valeurs du coeffi-
cient de comportement, limitation de l’ouverture de fissures, déplacements limites,
etc.
La justification des constructions aux états limites consiste à vérifier, pour un certain
nombre d’éléments et de sections d’une construction donnée :
–– que les effets des actions de calcul à considérer vis-à-vis des états limites ultimes
d’équilibre statique ne dépassent pas, dans le sens défavorable, les effets limites
correspondants ;
–– que les effets des actions de calcul à considérer vis-à-vis de chacun des autres états
limites ne dépassent pas, dans le sens défavorable, les sollicitations ou effets limites
correspondants, ou ne satisfont pas à des critères d’aptitude au service.
Une distinction est donc clairement faite entre états limites ultimes, états limites [EC‑0]
3.1, 3.3, 3.4
ultimes accidentels et états limites de service (Tableau 1.9-1).

➠ Note 1.30
Il n’est pas envisagé la concomitance d’événements accidentels tels que séisme et conditions météo-
rologiques exceptionnelles. Ces règles sont en cohérence avec la norme NF EN 1990, selon laquelle
il convient de ne cumuler aucune action accidentelle avec le séisme.

Par cette démarche, on s’assure que, dans toutes les situations de projet identifiées et [EC‑0]
3.5‑(2)P
sélectionnées, les états limites ne sont pas dépassés lorsque les actions, les propriétés
des matériaux et les données géométriques sont introduites dans les modèles de calcul
avec des valeurs dites de calcul.

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Combinaisons d’actions accidentelles ELU-A | 43

Tableau 1.9-1 Règles de cumul des actions


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États
Concernent : Vérifications à faire :
limites :
–– la perte d’équilibre de tout ou partie de la structure
considérée comme corps rigide,
–– la perte de stabilité de tout ou partie de la structure,
ultimes –– la sécurité des personnes et/ou
y compris les fondations par : déformation exces-
ELU –– la sécurité de la structure
sive, transformation en mécanisme, rupture
–– la défaillance provoquée par la fatigue ou d’autres
effets dépendant du temps
–– les déformations qui affectent l’aspect, le confort
des utilisateurs ou la fonction de la structure (y
compris le fonctionnement des machines ou des
–– le fonctionnement de la struc- services)
ture ou des éléments structu- –– les déformations qui endommagent des finitions ou
de service des éléments non structuraux
raux en utilisation normale
ELS
–– le confort des personnes –– les vibrations qui : nuisent au confort des personnes
–– l’aspect de la construction ou qui limitent l’efficacité fonctionnelle de la struc-
ture
–– les dommages susceptibles de nuire : à l’aspect, à la
durabilité, à la fonction de la structure
–– la stabilité de la structure y compris des fondations
4 –– la sécurité des personnes et/ou
–– les déformations qui affectent la fonction de la
ultimes, –– la sécurité de la structure
structure (y compris le fonctionnement des services)
séisme –– le fonctionnement de la struc-
ELU-AE ture et des éléments structu- ➠ Note 1.30
raux Seuls les ouvrages de catégorie IV sont soumis à
cette exigence de fonctionnalité.

1.9.1 Structures porteuses


[VD 17]
§ 4.1.4
Une seule combinaison d’action est à prendre en compte : ELU-Accidentelle, l’action
sismique de dimensionnement, notée AEd ou Ed, est combinée aux actions perma-
nentes G (§ 1.2) et aux actions variables Q (§ 1.3) :
Gk,sup + Gk,inf + P + AEd + ∑ Ψ E,iQk,i + 0,5Tk (1.9.1-1)
Gk,sup : effet défavorable du poids propre et des charges permanentes, considérés avec
leurs valeurs caractéristiques supérieures ;
Gk,inf : effet favorable du poids propre et des charges permanentes, considérés avec
leurs valeurs caractéristiques inférieures ;
P : action de précontrainte ;
Tk : effet de la température considéré avec sa valeur caractéristique.

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44 | Note d’hypothèses générales

➠ Note 1.31
En dehors des ouvrages d’art, la précontrainte est utilisée dans le cas de la réhabilitation sismique de
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bâtiments et concerne en priorité les planchers et accessoirement les murs en béton armé.

AEd ou Ed est l’enveloppe des combinaisons de Newmark (voir 1.9.1-3, -4, -5) et [EC8‑1]
4.3.3.5
comprend l’ensemble des actions sismiques, y compris celles provenant de l’incrément [VD‑17]
§ 4.4.5
dynamique de poussée des terres.
Les coefficients de combinaison YEi prennent en compte la probabilité que les charges [EC8‑1]
4.2.4
Y2i⋅Qki ne soient pas présentes sur la totalité de la structure pendant le séisme, ainsi [AP 11]
7.3
que le caractère réduit de la participation de certaines masses dans le mouvement de
la structure, due à leur liaison non rigide avec celle-ci. Les coefficients de combinaison
YEi sont déterminés à partir de l’expression suivante :
Ψ Ei = ϕΨ 2i (1.9.1-2)
Y2i = coefficient de l’action variable quasi permanente (voir Tableaux 1.3-2 à 1.3-7).

Tableau 1.9-2 Valeurs de j pour le calcul YEi

Type d’action variable Étage j


Catégorie A : habitations, zones résidentielles Toit 1,0
Catégorie B : bureaux Étages à occupations corrélées 0,8
Étages à occupations indépendantes 0,5
Catégorie C : lieux de réunion (non corrélées)
Catégorie D : commerces
Catégorie E : stockage
1,0
Catégorie F : zone de trafic, véhicules de poids ≤ 30 kN
Archives

➠ Note 1.32
Le coefficient de corrélation permet de traduire la probabilité que les masses associées à ces activités
soient présentes en même temps.

➠ Note 1.33
Pour l’exemple c), on a deux structures qui vont vibrer séparément sur une base commune. On peut
très bien imaginer deux modélisations en considérant soit l’occupation logements dominante, soit les
bureaux dominants. Pour le parking, on pourra avoir un autre modèle en considérant les occupations
indépendantes des tours du dessus (donc calculées avec j = 0,5).

Les composantes horizontales de l’action sismique agissant suivant les deux directions [EC8‑1]
3.2.2.1‑(3)P
horizontales sont supposées indépendantes mais représentées par le même spectre. Les 4.3.3.5.1‑(3)

actions sismiques de dimensionnement, notées Ed, sont au moins combinées aux


actions permanentes G (§ 1.2) et aux actions variables Q (§ 1.3).

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Combinaisons d’actions accidentelles ELU-A | 45

Logements
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Logements

Bureaux
Bureaux
Logements

Hôtel

Hôtel
Bureaux
Parkings

Occupations
Occupations non-corrélées
corrélées indépendantes

a) b) c)

Figure 1.9-1  Utilisation du coefficient j
a) occupations corrélées, b) occupations non corrélées, indépendantes,
c) occupations corrélées pour les logements et bureaux et occupations
non corrélées pour le parking

La combinaison des composantes horizontales peut être effectuée suivant différentes


méthodes, mais on retient le cumul des directions de séisme par la règle empirique de
Newmark, qui consiste à supposer que lorsque l’effet d’une composante est à son
maximum, les effets des deux autres composantes valent 30  % ou 40  % de leur
maximum (combinaisons 1.9.1-3, -4, -5). Il faut considérer toutes les combinaisons
des signes pour trouver la plus défavorable :
• Bâtiments à risque normal sans la composante verticale :
E1 = ± 1,0 Edx ± 0,3 Edy (1.9.1-3)
E2 = ± 0,3 Edx ± 1,0 Edy
• Bâtiments à risque normal avec la composante verticale :
E1 = ± 1,0 Edx ± 0,3 Edy ± 0,3 Edz (1.9.1-4)
E2 = ± 0,3 Edx ± 1,0 Edy ± 0,3 Edz
E3 = ± 0,3 Edx ± 0,3 Edy ± 1,0 Edz
• Bâtiments à risque spécial (ICPE ou équivalent) :
E1 = ± 1,0 Edx ± 0,4 Edy ± 0,4 Edz (1.9.1-5)
E2 = ± 0,4 Edx ± 1,0 Edy ± 0,4 Edz
E3 = ± 0,4 Edx ± 0,4 Edy ± 1,0 Edz
P
3)
Avec :
« ± » signifie « être combiné avec »,
Edx, Edy et Edz effets du séisme sur la structure issus de l’analyse modale,
(voir § 4.5) dans les directions x, y et z respectivement.

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46 | Note d’hypothèses générales

1.9.2 Fondations
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Il est d’usage d’effectuer les combinaisons sismiques avec et sans les actions variables,
ainsi on pourra faire apparaître les efforts de tractions dans les fondations profondes
ou décollements dans les fondations superficielles (voir § 5.2.4.1) :
Gk,inf + Ψ EQ + E d (1.9.2-1)
 k,inf + E d (1.9.2-2)
G

➠ Note 1.34 [EC8‑1]
4.2.4‑(2)P
Les efforts sismiques sont calculés de manière conventionnelle dans la structure en tenant compte de [EC0‑1]
A.1.3.2
la partie quasi permanente des charges d’exploitation. Il est donc logique que cette part de charge se
retrouve dans les combinaisons. Donc, en principe, on ne devra pas considérer la combinaison
G + E. Cependant, en cas de soulèvement avéré, on prend bien en compte dans l’analyse modale
aussi cette combinaison G + E.

➠ Note 1.35
Le dimensionnement en capacité étant appliqué dans un grand nombre de cas, il en résulte que les
fondations ne seront pas toujours dimensionnées pour les valeurs issues de la combinaison sismique.
[V
§ 
[E

1.9.3 Planchers 10
[E
7.6

Le plancher dans la fonction diaphragme (voir § 3.4) doit pouvoir transmettre avec [VD 17]
§ 5.2.1
une sur-résistance gd suffisante les effets de l’action sismique : [EC8‑1]
4.4.2.5
Gk,inf + Ψ EQ + γ dE d (1.9.3-1)

1.9.4 Soutènements
Le calcul de la poussée dynamique des terres liée est obtenu par la méthode de
Mononobé-Okabé (voir § 6.3). La cohésion du sol doit être considérée comme nulle.
L’incrément dynamique est appliqué aux voiles et murs de soutènement sous la forme
d’une charge répartie.
Le cumul des directions de séisme est fait aussi par la règle empirique de Newmark, à
partir des combinaisons 1.9.1-3, -4, -5.
• Bâtiments à risque normal sans la composante verticale :
E1 = ± 1,0 (Edx + DPdyn,x) ± 0,3 (Edy + DPdyn,y)
E2 = ± 0,3 (Edx + DPdyn,x) ± 1,0 (Edy + DPdyn,y)
Edx = les effets de l’action dus à l’application de l’action sismique suivant l’axe x
Edy = les effets de l’action dus à l’application de l’action sismique suivant l’axe y
Edz = les effets de l’action dus à l’application de l’action sismique suivant l’axe z

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Combinaisons d’actions accidentelles ELU-A | 47

DPdyn,x = incrément de poussée dynamique, direction x


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DPdyn,y = incrément de poussée dynamique, direction y

• Bâtiments à risque normal avec la composante verticale :


E1 = ± 1,0 (Edx + DPdyn,x) ± 0,3 (Edy + DPdyn,y) ± 0,3 Edz
E2 = ± 0,3 (Edx + DPdyn,x) ± 1,0 (Edy + DPdyn,y) ± 0,3 Edz
E3 = ± 0,3 (Edx + DPdyn,x) ± 0,3 (Edy + DPdyn,y) ± 1,0 Edz

• Bâtiments à risque spécial (ICPE ou équivalent) :


E1 = ± 1,0 (Edx + DPdyn,x) ± 0,4 (Edy + DPdyn,y) ± 0,4 Edz
E2 = ± 0,4 (Edx + DPdyn,x) ± 1,0 (Edy + DPdyn,y) ± 0,4 Edz
E3 = ± 0,4 (Edx + DPdyn,x) ± 0,4 (Edy + DPdyn,y) ± 1,0 Edz

1.9.5 Isolateurs sismiques


[VD 17]
§ 6.3
Le déplacement maximal entre les faces inférieures et supérieures de chaque unité du
[EC8‑1] système d’isolation dans chaque direction doit être obtenu en ajoutant au déplace-
10.10‑(7)P‑b
[EC8‑2] ment sismique de calcul amplifié le déplacement horizontal induit par :
7.6.2‑(2)P
a) les actions permanentes et variables,
b) les déformations à long terme, retrait et fluage du béton de la superstructure,
c) 50 % de l’action thermique.
Les combinaisons à prendre en compte pour la vérification des déplacements des
isolateurs sont donc les suivantes :
Gk,sup + Gk,inf ± Ed
Gk,sup + Gk,inf ± Ed + 0,5 Tk
Gk,sup + Gk,inf + ΣY2Q ± Ed
Gk,sup + Gk,inf + ΣY2Q ± Ed + 0,5 Tk
Avec :
Gk,sup : effet défavorable du poids propre et des charges permanentes, considérés
avec leurs valeurs caractéristiques supérieures
Gk,inf : effet favorable du poids propre et des charges permanentes, considérés avec
leurs valeurs caractéristiques inférieures
Qk : effet des charges d’exploitations appliquées au bâtiment considéré avec sa
valeur caractéristique
Tk : effet de la température considéré avec sa valeur caractéristique
Ed : effet du séisme de calcul

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48 | Note d’hypothèses générales

1.9.6 Nappe phréatique


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Il faut associer le risque sismique avec un niveau de nappe phréatique quasi perma- [AFPS 17]
§ 3.5.1
nent, soit le niveau EB, qui correspond au niveau d’eau susceptible d'être dépassé
pendant la moitié du temps de référence.

➠ Note 1.36
La dernière version du projet de révision du DTU 14.1 (11 octobre 2017) prévoit que le niveau d’eau
à prendre en compte lors de la situation de calcul sismique est le niveau moyen ES = (EB + EH ) / 2.

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 48 21/06/2019 16:53:53


Choix a priori du coefficient de comportement | 49

1.10 Choix a priori du coefficient


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de comportement

[VD 17] F
§ 1.4.5
Rupture par écrasement

8
du béton comprimé

te

EC
bru

e
te
limi t

e
uré


ent
rtie
Force

su
n
fiss Sauvegarde de vies cem dreme

as
p l a
Ine

Dé on
té t eff
tie

ali n
ava
Fo Iner

nn
ux
ices ent

tio
Début de plastification

vita

nc
m
des aciers tendus

des tionne
serv
c
Fon

Eff
on
dre
me
nt
q = 2 à 6 (?)
qmin = 1,5
q = 1 (1,5)
isolateurs sismiques

ISS : spectre élastique avec amortissement radiatif, q = 1,5


Domaine des

D
∆E Déplacement latéral
IV III II I Catégorie de bâtiments
γI =1,4 γI =1,2 γI =1 γI = 0,8 Coefficients d’importance γI

Structures BA : DCL ou DCM (voir tableau 3.7-1)


Structures CM : DCL ou DCL(+) (voir figure 3.8-1)

Figure 1.10-1 Objectifs de performance et coefficients de comportement

➠ Note 1.37
Pour les hôpitaux, il est d’usage de considérer un coefficient de comportement q = 1,0, sauf exigence
particulière du maître d’ouvrage, afin de retenir q = 1,5.

[AP 11]
§ 2.5
Une structure est réputée « ductile » quand elle peut subir sans perte de résistance des
[SG 15] déformations plastiques alternées. Cette capacité à se déformer plastiquement sans
§ 3.1
[VD 17] perte de résistance est traduite par l’attribution d’un « coefficient de comportement »,
§ 1.7, 1.8
q dans l’Eurocode 8, dont la valeur dépend du type de structure résistante.
Le coefficient q intervient comme réducteur du spectre élastique Se(T ) lors de la défi-
nition du spectre de calcul Sd(T ) (voir Figure 1.8-1), c’est-à-dire diviser les efforts
calculés sur un modèle élastique pour obtenir les efforts réalistes (!) de dimensionne-
ment. La réduction est comprise entre q = 1,5 pour les structures peu dissipatives et
q = 6 pour les structures très dissipatives.

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50 | Note d’hypothèses générales

Par contre, pour les structures irrégulières en élévation, il s’agit d’un jugement d’ex-
pert et l’Eurocode 8 impose l’application des valeurs réduites de 0,80 du coefficient de
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[V
comportement. § 1
[E
Le coefficient q permet de tenir compte de la capacité de déformation plastique d’une 5.2

structure tout en effectuant une analyse purement élastique avec un spectre Sd(T ).

➠ Note 1.38
La conversion entre la ductilité estimée et le coefficient de comportement est faite sur la base d’une
hypothèse de comportement élastique parfaitement plastique du bâtiment. La réduction apportée
par le coefficient de comportement s’applique aux efforts inertiels mais non aux déformations.

➠ Note 1.39
Les valeurs des coefficients de comportement sont essentiellement empiriques (REX).

➠ Note 1.40 [EC8‑1]
4.2.3.1‑(3)P
L’EC8 ne pénalise pas l’irrégularité en plan par une réduction de la valeur du coefficient de compor-
tement mais uniquement par le recours obligatoire à une modélisation 3D.

➠ Note 1.41
Les vérifications de l’admissibilité des contraintes sous chargement diminué par le coefficient de
comportement ne prennent pas souvent en considération qu’il est important que la ductilité soit
effectivement développée. Vérifier que les contraintes ne dépassent jamais les contraintes de limites
d’élasticité pour un calcul avec coefficient de comportement supérieur à 1 est infondé.

➠ Note 1.42
Pour l’étude de l’interaction sol-structure, les valeurs du coefficient de comportement sont définies
au § 5.4.1.
[
Au début du projet et avant de finaliser le choix du système structural, il est important §
§
de choisir a priori une valeur du coefficient de comportement, qui devra être validée §

après la phase de calcul. [


5
[
La valeur du coefficient de comportement q est forfaitaire et doit s’appliquer à tout le 2
bâtiment. Il est toutefois possible d’adopter, dans les limites permises par la classe de
ductilité, deux valeurs différentes du coefficient de comportement q pour les deux
composantes horizontales de l’action sismique, sous réserve qu’il n’y ait pas de
couplage des réponses dynamiques de la structure dans ces deux directions et que les
systèmes dissipatifs relèvent de la même classe de ductilité.

➠ Note 1.43
Il est rappelé que les déplacements maximaux produits par l’action sismique sont déterminés en
multipliant par le coefficient de comportement q les déplacements obtenus à partir du spectre de
calcul (voir § 1.8.2).

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Choix a priori du coefficient de comportement | 51

1.10.1 Structures en béton armé


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[VD 17]
§ 1.7.2
La valeur maximale du coefficient de comportement q à introduire dans la détermina-
[EC8‑1] tion de spectres et pour chaque direction de calcul est donnée par :
5.2.2.2‑(11)P
q = q 0 ⋅ kw ≥ 1,5
À remarquer que, quel que soit le type de la structure en béton armé et la classe de
ductilité, le coefficient de comportement minimal est : q = 1,5.
Avec :
q0 = valeur de base du coefficient de comportement, dépendant du type de struc-
ture et de la régularité
kw = reflètent le mode de rupture prédominant pour le contreventement par murs
 1,00 pour les ossatures ou les contreventements équiva-
 lents à des ossatures
kw =  
 0,5 ≤ 1 + α 0 ≤ 1 pour les système de murs ou équivalents à des murs
P  3
a0 = rapport de forme dominant à condition que le rapport de forme hw/w ne
diffère pas de manière significative ; une variation inférieure à 20 % peut être
considérée comme acceptable
∑ hwi
α0 =
∑  wi
Avec :
hwi = hauteur du mur
lwi = longueur de la section transversale du mur i

[VD 17] Tableau 1.10-1 Bâtiments en béton armé : valeurs maximales du coefficient de comportement q


§ 1.7.2
§ 5.3
§ 5.7.1.4
Structure Type de structure Irrégulière Irrégulière
[EC8‑1] Niveau de
régulière en élévation en plan et
5.2.2.2 ductilité Domaine d’utilisation
[EC8‑2] q × au/a1 0,8 q en élévation
2.3.6.1‑(7)
Utilisation du spectre élastique
Structures très raides (T < 0,033 s)
1,0 élastique 1,0 1,0
Ouvrages spécifiques
Ouvrages sur isolateurs sismiques
Interaction sol-structure avec prise en compte
1,5 élastique de l’amortissement de la structure et de 1,0 1,0
l’amortissement radiatif du sol
Tout type de structure en béton armé :
–– zone de faible sismicité, catégorie d’impor-
1,5 DCL tance III et II (application de l’Eurocode 2) 1,5 1,5
–– zone de sismicité modérée, catégories
d’importance II et III

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52 | Note d’hypothèses générales

Structure Type de structure Irrégulière Irrégulière


Niveau de
régulière en élévation en plan et
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ductilité Domaine d’utilisation


q × au/a1 0,8 q en élévation
En cas de la prise en compte de la compo-
1,5 1,5 1,5
sante verticale du séisme
Contreventement par façade ajourée consi-
1,5 DCM 1,5 1,5
dérée comme une plaque plane
- DCM Contreventement par noyau unique * 1,6 1,5
Contreventement par deux murs non
3,0 × 1,0 DCM 2,4 2,4
couplés par direction horizontale **
Contreventement par murs non couplés par
3,0 × 1,1 DCM 2,64 2,52
direction **
3,0 × 1,2 DCM Contreventement par murs couplés ** 2,88 2,64
3,0 × 1,2 DCM Ossatures à une travée et plusieurs étages 2,88 2,64
Ossatures à plusieurs travées et plusieurs
3,0 × 1,3 DCM 3,12 2,76
étages
* Le contreventement par un noyau unique est considéré comme irrégulier, donc avec des valeurs
réduites pour le coefficient de comportement.
** Au système de contreventement par murs il faut appliquer le coefficient kw = 0,5 à 1,0.

Dans le cas des structures dont on ne peut pas identifier un mur prédominant, il est
loisible d’obtenir le rapport de forme a0 à partir de la longueur équivalente leq déter-
minée pour une console avec une charge unitaire concentrée au sommet
(Figure 1.10-2) : [E
5
Fhw3
u=
3⋅E ⋅I
Fhw3
I = [E
C
3⋅E ⋅u 5
bw  3eq
Par ailleurs on a : I =
12
12I 12Fhw3 12Fhw3
 3eq = = d’où  eq = 3
bw bw ⋅ 3 ⋅ E ⋅ u bw ⋅ 3 ⋅ E ⋅ u
Pour mémoire :
1 + α0 hw
kw = ; α0 =
3  eq
1 + 0,5
• si a0 = 0,5 alors k w = = 0,5
3
1+1
• si a0 = 1 alors k w = = 0,66
3

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Choix a priori du coefficient de comportement | 53

u
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F = 1 000 kN

hw

bw

leq
Figure 1.10-2  Console avec une charge unitaire

1+2
• si a0 = 2 alors k w = =1
3
➠ Note 1.44
L’influence du coefficient kw sur la valeur du coefficient de comportement (réduction) est d’autant
plus importante que les bâtiments sont peu élevés (murs peu élancés).

[EC8‑1]
5.2.2.2‑(10)
Si un Plan de Système Qualité particulier et formel est appliqué à la conception, au
dimensionnement, aux achats et à la construction, en complément aux procédures
normales de la maîtrise de la qualité, des valeurs plus élevées de 20 % peuvent être
admises pour le coefficient de comportement q.
[EC8‑1/NA]
Clause
La possibilité de bénéficier de cette majoration de 20 % est soumise aux conditions
5.2.2.2‑(10) suivantes :
–– pour la conception, la période calculée en section fissurée doit être justifiée par
une analyse appropriée en partant de la période fondamentale élastique calculée
par des méthodes autres que celles simplifiées (il est d’usage d’utiliser trois modules
dynamique E, E/2 et E/4, voir aussi le Tableau 1.11-1 et la formule 1.11.1-1) ;
–– pour l’exécution, le plan qualité doit notamment demander la vérification systé-
matique de la bonne mise en place des armatures dans les zones critiques ;
–– la traçabilité des contrôles effectués devra être assurée.

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54 | Note d’hypothèses générales

1.10.2 Structures en acier, classe DCL


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Tableau 1.10-2 Bâtiments en acier : coefficient de comportement q (Figure 3.8-1)

Type de structure Irrégulière Irrégulière


Structure Niveau de
en élévation en plan et
régulière ductilité Domaine d’utilisation 0,8 q en élévation
1,0 DCL Utilisation du spectre élastique 1,0 1,0
Utilisation du spectre de calcul
1,5 DCL 1,5 1,5
(voir conditions d’utilisation au chapitre 3.8)
Utilisation du spectre de calcul DCL(+) non
2,0 DCL(+)
(voir conditions d’utilisation au chapitre 3.8) utilisable

Les bâtiments dont la structure primaire est constituée par superposition de deux [VD 17]
§ 1.7.8
structures en acier et en béton ou structures en bois et en béton relèvent bien de [DOC‑14]
[FD 15]
l’EC8-1, mais ni l’EC8-1 ni son annexe nationale ne donnent de valeur pour le coef- 3.2.2.5‑(3)P

ficient «  unique  » de comportement à retenir dans le cas de l’analyse par modèle


linéaire équivalent.

➠ Note 1.45
Une valeur unique de q dans ce cas n’aurait aucun sens physique.

Il est alors possible dans le cas d’une analyse modale spectrale, en se plaçant en sécurité,
de retenir comme valeur pour le coefficient q la plus petite des deux valeurs du coeffi-
cient q de la structure en acier (ou bois) et du coefficient q de la structure en béton.

1.10.3 Structures en bois


Tableau 1.10-3 Bâtiments en bois : coefficient de comportement q [EC8‑1]
8.3‑(1)P

Type de structure Irrégulière Irrégulière


Structure Niveau de
en élévation en plan et
régulière ductilité Domaine d’utilisation 0,8 q en élévation
1,0 Élastique Utilisation du spectre élastique 1,0 1,0
Console, poutres arcs avec deux ou trois
1,5 DCL assemblages brochés ; treillis assemblés par 1,5 1,5
connecteurs
Panneaux de murs collés avec diaphragme
collés, assemblés par clous et boulons ; treillis
avec assemblages brochés et boulonnés ;
2.0 DCM 1,6 1,6
structure mixte composée d’une ossature en
bois (résistant aux forces horizontales) et d’un
remplissage non porteur
Portiques hyperstatiques avec assemblages
2,5 DCM 2,0 2,0
brochés et boulonnés

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Choix a priori du coefficient de comportement | 55

1.10.4 Structures en maçonnerie porteuse


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[EC8‑1] Tableau 1.10-4 Bâtiments maçonnerie : coefficient de comportement q


9.3‑(4)

Type de construction Coefficient de comportement q


Maçonnerie non armée conforme à EC-6 1,5
Maçonnerie non armée conforme à EC-6 et EC-8 2,0
2,5
Maçonnerie chaînée : la plus courante dans les zones
En cas d’irrégularité en élévation, appliquer
sismiques françaises.
une réduction de 0,8
Maçonnerie armée 3,0

P
1.10.5 Établissements de santé
[EC8‑1]
2.1‑(1)P
En zone sismique, les établissements de santé doivent être conçus et construits de
sorte que les exigences suivantes soient respectées, chacune avec un degré de fiabilité
adéquat :
A. Exigence de non-effondrement. La structure doit être conçue et construite de
manière à résister aux actions sismiques de calcul. La capacité opérationnelle doit
être assurée après l’événement sismique.
B. Exigence de fonctionnalité. Les éléments non structuraux et les équipements
doivent résister aux actions sismiques sans mettre en cause l’exploitation.
D’une manière plus générale, un certain nombre de services essentiels doivent non
seulement être protégés mais aussi continuer à fonctionner
[EC8‑1]
2.1‑(2)P
La fiabilité visée par l’exigence de « non-effondrement » et l’exigence de « limitation
2.1‑(4) des dommages » sont définies par l’arrêté du 22 octobre 2010 pour les différents types
de bâtiments ou d’ouvrages de génie civil, en fonction des conséquences que peut
avoir leur endommagement. La différentiation de la fiabilité est obtenue en classant
les structures en diverses catégories d’importance. Un coefficient d’importance gI est
attribué (Tableaux 1.8-2 et 1.10-5) à chaque catégorie des bâtiments spécifiques d’un
établissement de santé.

➠ Note 1.46
La réglementation ne distingue pas les catégories selon la zone sismique. La distinction faite ici relève
plus du contexte local aux Antilles, qui fait que les établissements publics sont supposés servir d’hé-
bergement d’urgence après un séisme majeur.

Les différents niveaux de fiabilité sont obtenus en multipliant les actions sismiques de
référence (voir § 1.8) par le coefficient d’importance gI et en appliquant un coefficient
de comportement.

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56 | Note d’hypothèses générales

Tableau 1.10-5 Coefficients d’importance gI
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Destination du bâtiment Zone de sismicité Coefficient gI


Accueil-admission, administration
Zones 2, 3, 4, 5 1,2
Amphithéâtre, réunions, logistiques
Hébergements Zones 2, 3, 4 1,2
Ensemble parents enfants Zone 5 - Antilles 1,4
Pharmacie
SAMU, SMUR Zones 2, 3, 4, 5 1,4
Production d’énergie
Zones 2, 3, 4 1,4
Plateau technique
Zone 5 1,4 + isolateurs sismiques

Tableau 1.10-6 Coefficients de comportement q

Destination Zone de sismicité Coefficient de comportement


Accueil-admission, administration Zones 2, 3, 4 ≥ 2,0
Amphithéâtre, réunions, logistiques Zone 5 - Antilles 1,5 + ISS *
Hébergements Zones 2, 3, 4 ≥ 2,0
Ensemble parents enfants Zone 5 - Antilles 1,5 + ISS *
Pharmacie Zones 2, 3, 4
SAMU, SMUR 1,5 + ISS *
Zone 5 - Antilles
Production d’énergie
Zones 2, 3, 4 1,5 + ISS *
Plateau technique 1,0 (pour le calcul temporel des isolateurs)
Zone 5 - Antilles
1,5 (calcul de la superstructure)
* Voir § 1.10.6.

1.10.6 Interaction sol-structure, ISS


Quand l’interaction sol-structure est prise en compte, il est recommandé que l’une des
deux options suivantes soit retenue :
–– dimensionnement inélastique (dissipatif ) de la structure (q ≥ 1,5), sans considéra-
tion de l’amortissement matériel et radiatif du sol ;
–– dimensionnement linéaire élastique (non dissipatif, q = 1,5) de la structure en
tirant totalement profit de l’effet bénéfique de l’amortissement radiatif, mais en
utilisant le spectre élastique, qui autorise la correction d’amortissement.
L’amortissement radiatif est une conséquence directe de l’interaction sol-structure.

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Choix a priori du coefficient de comportement | 57

[FD 15]
Clause
➠ Note 1.47
4.3.1‑(9)P La commission de normalisation tolère quand même un coefficient de comportement de 1,5 avec
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ISS. Tout ceci ne signifie pas qu’il ne peut y avoir appel à ductilité dans la structure si on prend en
compte l’ISS, mais que cela sort du cadre d’application du règlement. Ceci étant, lorsque l’ISS est
vraiment significative (sol « mou » ou superstructure massive), on constate que l’appel à ductilité se
fait préférentiellement au niveau de la fondation et non dans la structure.

1.10.7 Structures sur isolateurs sismiques


[VD 17]
§ 6.1.1
L’utilisation de dispositifs d’isolation sismique permet de réduire les efforts sismiques
[EC8‑1] dans la structure de contreventement grâce aux effets suivants :
10.7‑(1)P
10.10‑(5) –– augmentation de la période fondamentale de la structure sismiquement isolée, en
modifiant la forme du mode fondamental. Le système d’isolation agit alors comme
un filtre qui concentre les déformations sismiques ;
–– augmentation de l’amortissement.
La valeur du coefficient de comportement est q = 1 pour le calcul des isolateurs,
puisqu’aucune dissipation d’énergie n’y a lieu.
Dans la superstructure, il est possible d’utiliser sans justification un coefficient de
comportement q = 1,5, qui rend compte des sur-résistances mobilisables dans la struc-
ture.

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58 | Note d’hypothèses générales

1.11 Matériaux : caractéristiques mécaniques,


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coefficients partiels
Les Eurocodes sont basés sur la méthode des coefficients partiels (méthode semi- [JAC 05]
§ 4.3
probabiliste) telle que décrite par l’Eurocode 0. La méthode semi-probabiliste intro-
duit la sécurité :
–– par le choix des valeurs représentatives des diverses grandeurs aléatoires (actions
sismiques [voir Tableau 1.8-2], résistances) ;
–– au moyen de coefficients partiels appliqués aux actions et aux résistances ;
–– en introduisant des marges plus ou moins apparentes dans les divers modèles
utilisés pour faire les calculs de vérification.

1.11.1 Béton armé


Les vérifications des résistances des matériaux à l’ELU-A sont conformes, pour le [EC8‑1]
AN 5.2.4‑(3)
béton, à l’Eurocode 2 avec les coefficients partiels de l’Eurocode 8-1 et indépendants
de la classe de ductilité DCL, DCM ou DCH :
–– béton : gc = 1,30 à cause du caractère cyclique de l’action et du risque d’endom-
magement ;
–– acier : gs = 1,00.

➠ Note 1.48
Les valeurs des coefficients partiels en situation accidentelle pour la Grande-Bretagne, l’Allemagne et
la Suisse sont identiques à la situation normale : gc = 1,5 et gs = 1,15 ; ces valeurs sont recommandées
par l’EC8.

L’Eurocode 8 indique qu’il convient généralement d’évaluer la rigidité des éléments [VD 17]
§ 4.2.1.2
porteurs en tenant compte des effets de la fissuration. Sauf étude plus précise, la fissu- [EC8‑1]
4.3.1‑(7)
ration est prise comme égale à la moitié de la rigidité correspondante des éléments
non fissurés (Tableau 1.11-1) ; cela revient à diviser le module d’élasticité du béton
sous charges de courte durée par 2. Cependant, pour une approche «  faiblement
fissurée », on retiendra une rigidité de 0,7 de la rigidité correspondante des éléments
non fissurés. Enfin, il n’y a pas de réduction de la rigidité pour les planchers précon-
traints. Pour tenir compte des incertitudes concernant la fissuration du béton, dans le
cas des ouvrages « nucléaires » et assimilés, on procède aux deux calculs : fissuré et non
fissuré.

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Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels | 59

Tableau 1.11-1 Résistances et modules des bétons suivant Eurocode 8


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Classes de résistance
16/20 * 20/25 ** 25/30 30/35 35/40 40/45 45/50 50
fck (MPa)
Ecm (MPa)
Sous charges de courte 29 000 30 000 31 000 33 000 34 000 35 000 36 000 37 000
durée
Ec,eff (MPa) = 0,5 Ecm
Module dynamique du 14 500 15 000 15 500 16 500 17 000 17 500 18 000 18 500
béton fissuré
* La classe C16/20 est le niveau minimal en zone sismique sauf les sites définis ci-dessous.
** La classe C20/25 est le niveau minimal pour les sites sismiques caractérisés par ag⋅S ≥ 3 m/s2.

La rigidité des éléments primaires peut être évaluée par une analyse détaillée de l’état
de fissuration, qui doit correspondre aux sollicitations qui amorcent la plastification
des armatures. Cette démarche suppose un calcul itératif qui, en réalité, n’est jamais
effectué. Pour tenir compte de la perte de rigidité, avec une précision acceptable, on
3) peut déterminer l’inertie fissurée par la formule simplifiée suivante :
I brute 
I fissurée = × (1.11.1-1)
2 n
Avec :
l = longueur entre axes de l’élément,
ln = longueur entre nus.

1.11.1.1 Qualité du béton


Pour obtenir à l’exécution un ouvrage en béton armé dont les caractéristiques corres-
pondront aux hypothèses de calcul et au modèle, il faut mettre en place des procé-
dures comportant (liste non exhaustive) :
–– le Plan d’Assurance Qualité, les audits, la formalisation ;
–– la mise au point de la formulation de la composition du béton pour limiter le
retrait ;
–– la vérification de la qualité du béton à la centrale de béton. L’obtention de l’assu-
rance formelle de la stabilité de qualités pour la totalité de l’ouvrage ;
–– pour les dosages en ciment de 300 à 400 kg/m3, on doit adopter un dosage eau/
ciment de :
E E
0,4 £ £ 0,60 avec la valeur moyenne = 0,5
C C
–– l’obligation du traitement (cure) du béton après coulage ;

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60 | Note d’hypothèses générales

–– le traitement systématique des surfaces de reprise de coulage ;


–– la vérification systématique du rapport E/C à la livraison sur chantier et refus en
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cas de non-respect.

Tableau 1.11-2 Essais d’affaissement au cône d’Abrams (NF EN 206-1)

Classes d’affaissement
Affaissement Classes
Slump test
Béton « ferme » 30 (± 10) mm S1
Béton « plastique » 70 (± 20) mm S2
Béton « très plastique » 130 (± 30) mm S3
Béton « fluide » 180 (± 30) mm S4
Béton « très fluide » (à proscrire) > 210 mm S5

1.11.1.2 Qualité de l’acier pour le béton armé


Dans les éléments sismiques primaires, l’acier de béton armé à utiliser est de classe B [VD 17]
§ 4.2.1.3
ou C. La norme EN 10080 distingue trois types d’acier : [EC8‑1]
5.3.2‑(1)P
–– B500A : aciers à ductilité normale, euk = 2,5 % et (ft / fy)k ≥ 1,05 ; [EC2‑1]
Annexe C
–– B500B : aciers à haute ductilité, euk = 5 % et (ft / fy)k ≥ 1,08 ;
–– B500C : acier à très haute ductilité, euk > 7,5 % et (ft / fy)k ≥ 1,15.

➠ Note 1.49
Dans le cas du diagramme général bilinéaire, la tentation est d’appliquer le coefficient k = 1,08 pour
augmenter la résistance de l’acier à 540 MPa. Mais cette augmentation est seulement valable pour le
pivot A (par exemple dalles, poutres, etc.). Par contre, si l’on est dans le pivot B (voiles, poteaux),
alors la contrainte sera de 500 MPa. Il est donc vivement conseillé, afin de s’affranchir de la justifica-
tion des pivots, d’adopter une contrainte de 500 MPa.

L’annexe nationale précise que la classe A peut être retenue pour les aciers dans les [EC8‑1/NA]
5.3.2‑(1)P
situations suivantes :
–– les aciers qui ont un rôle d’aciers de montage, tels que les cadres entourant les
armatures longitudinales des chaînages ;
–– les aciers des murs qui résultent de dispositions constructives minimales, telles que
les « aciers de peau » ou « treillis de surface », à l’exclusion des aciers de chaînage
minimal dans les zones critiques de ces murs ; [
6
–– les aciers des dalles, qui ne jouent qu’un rôle de portance sous charges gravitaires ; 7
[
–– les aciers de cisaillement, à la jonction des dalles et des éléments de contrevente- §

ment, pris en compte dans le fonctionnement en diaphragme, à condition de


majorer de 40 % le coefficient gd (voir § 3.4).

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Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels | 61

Pour faciliter l’exécution, il est essentiel :


• de disposer des plans d’exécution comportant les détails de ferraillage à l’échelle
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1/10, 1/5, 1/1 ;


• de procéder à la vérification du ferraillage mis en place avant la fermeture du
coffrage :
–– la position correcte des attentes verticales et horizontales ainsi que leurs ancrages,
–– l’existence des chaînages horizontaux pour les planchers et verticaux pour les
murs de contreventement,
–– le recouvrement effectif des barres.

1.11.2 Acier pour constructions métalliques


La charpente métallique sera justifiée sous les combinaisons suivantes :
–– ELU et ELS sous combinaisons non accidentelles,
–– ELU-A sous l’action sismique.
[EC3‑1‑1]
3.2.1‑(1)
Les aciers conformes à l’une des nuances d’acier données dans le Tableau 1.11-3 sont
3.2.2 admis comme satisfaisant les exigences de ductilité.

Tableau 1.11-3 Valeurs nominales de limite d’élasticité fy et de résistance à la traction fu pour les aciers


de construction laminés à chaud

Épaisseur nominale t de l’élément (mm)


Nuance d’acier
t ≤ 40 mm 40 mm < t ≤ 80 mm
EN 10025-2
fy (N/mm2) fu (N/mm2) fy (N/mm2) fu (N/mm2)
S 235 235 360 215 360
S 275 275 430 255 410
S 355 355 490 335 470
S 460 460 550 410 550
]

–– Module d’élasticité longitudinale : E = 210 000 N/mm2


E
–– Module de cisaillement : G = = 81 000 N/mm2
2 (1 + ν )
–– Coefficient de Poisson en phase élastique : n = 0,3
[EC8‑1 NA]
6.1.3‑(1)P
Les coefficients partiels à appliquer pour effectuer ces vérifications ont pour valeurs :
7.1.3‑(3)
[BNCM 13]
–– résistance des éléments en acier : gM0 = 1,00 ;
§ 2‑(3) –– stabilité des éléments en acier : gM1 = 1,00 ;
–– résistance des boulons, des soudures et des plaques en pression diamétrale : gM2 =
1,15 ;
–– résistance des boulons au glissement : gM3 = 1,10 ;

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62 | Note d’hypothèses générales

–– résistance à la rupture en section nette des barres en traction : gM2 = 1,15 ; [


C
–– résistance du béton : gc = 1,30 ;
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–– résistance des armatures : gs = 1,00 ;


–– résistance au cisaillement des connecteurs : gv = 1,15.
À défaut d’études plus précises permettant de justifier la conformité aux exigences de [BNCM 13]
§ 2‑(6)
ténacité minimale à la rupture fragile, la qualité des aciers peut être déterminée en
utilisant les indications du Tableau 1.11-4.

Tableau 1.11-4 Choix de la qualité des aciers

Épaisseur Structure à la température extérieure en fonction de l’altitude Structure


(mm) H ≤ 500 m 500 < H ≤ 1 000 m 1 000 < H ≤ 1 500 m chauffée ou DOM

t ≤ 50 JR J0 J2 JR
50 < t ≤ 80 J0 J2 K2, M, N J0

➠ Note 1.50
Toutes les soudures des assemblages de la structure primaire résistant à l’action du séisme doivent être
réalisées avec un métal d’apport ayant une ténacité au moins égale à celle du métal de base.

1.11.3 Maçonnerie
Il est à remarquer que l’Eurocode 8-1 « impose » pour les propriétés de rigidité élas- [VD 17]
§ 4.2.1.2
tique à la flexion et au cisaillement des éléments en maçonnerie comme égales à la [EC8‑1]
4.3.1‑(7)
moitié de la rigidité correspondante des éléments non fissurés (Tableau 1.11-5).

Tableau 1.11-5 Classes de résistance et modules de la maçonnerie suivant Eurocode 8

Briques Blocs
Éléments de Blocs pleins Blocs creux
perforation Monomur perforés de
maçonnerie de béton de béton
verticale béton
Classes de résistance
2,1-3,4 3,1-3,8 4,2-6,2 3,8-5,1 2,8-4,5
fck (MPa) *
Ecm (MPa)
Sous charges de courte 4 000 6 000 8 000 7 000 7 000
durée
Ec,eff (MPa) 
Module dynamique de la 2 000 3 000 4 000 3 500 3 500
maçonnerie fissurée
0,4 × Ec,eff (MPa) 
Module dynamique de 800 1 200 1 600 1 400 1 400
cisaillement
* Les résistances dépendent de la qualité du mortier (voir 3.9.1-2 et Tableau 3.9-1).

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Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels | 63

[EC6‑1/NA]
Clause
Pour les vérifications à l’état limite ultime dans la situation sismique de calcul, il
convient d’utiliser les coefficients partiels gM pour les vérifications de la maçonnerie
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2.4.3‑(1)P

(Tableau 1.11-6) et gs pour l’acier de béton armé :

Tableau 1.11-6 Valeurs des coefficients partiels gM de l’Eurocode 6


]

gM
Maçonnerie constituée de : Niveaux de contrôle (Inspection Level)
IL 3 IL 2 IL 1
Éléments de catégorie I
A 1,5 2,0 2,5
Mortier performanciel
Éléments de catégorie I
B 1,7 2,1 2,7
Mortier de recette
Éléments de catégorie II
C 2,5 2,7 3,0
Tout mortier

➠ Note 1.51
Les contrôles de l’exécution (IL1, IL2, IL3) sont définis en fonction de l’existence et de l’application
d’un Plan d’Assurance Qualité.

[EC8‑1]
9.6‑(3)
Pour la vérification à l’action sismique, dans les cas courants, on peut utiliser une
Note valeur moyenne de :
 2 
γ M = max  1,5 ; 2,1  = 1,5 (1.11.3-1)
 3 
γ s = 1,0
Les résistances normalisées sont données au Tableau 3.9-1.

[AFGC 11]
[TFC‑17] 1.11.4 Matériaux composites
En complément des procédés de réparation classiques (béton projeté, béton fibré
projeté, collage de plats métalliques, précontrainte additionnelle…) sont apparus,
depuis les années 80-90, des techniques de renforcement utilisant le collage de plats
composites ou la stratification directe in situ de composites (renfort textile-polymère).
Il existe deux technologies de mise en œuvre des renforts composites :
–– le collage de plaques composites ou plats pultrudés après préparation du support
béton,
–– la stratification directe de tissus unidirectionnels ou bidirectionnels par imprégna-
tion de matrice polymère après préparation du support béton.

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64 | Note d’hypothèses générales

En notant ftu la résistance à la traction du composite, on a : [AFGC 11]


2.2.4
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α f ⋅ ftu
ffd = (1.11.4-1)
γ fd
Sauf justifications particulières, les vérifications seront effectuées dans le cas général
avec α f = 0,65, qui prend en compte les effets liés au vieillissement des matériaux
organiques et la diminution de leurs caractéristiques avec le temps.
Le coefficient de sécurité gfd sur l’interface composite-béton dépend du type de maté-
riaux employé et des combinaisons d’actions envisagées.
À défaut de coefficients justifiés par le fabricant, on retiendra les valeurs du
Tableau 1.11-7.

Tableau 1.11-7 Coefficients de sécurité gfd

gfd
Matériaux composites ELU
ELS
Fondamental Accidentel
Pultrudé carbone époxy 1,4 1,25 1
Stratifié in situ carbone époxy 2 1,4 1,1
Stratifié in situ verre époxy 2,5 1,6 1,3

Le tissu de fibre de carbone TFC3 est constitué de fibres de carbone orientées à 90° [VD 17]
§ 5.1
dans la chaîne (70 %) et dans la trame (30 %). § 7.3.9

Étant donné les résultats des essais de durabilité, pour le TFC les vérifications ELU-A
sont effectuées avec les valeurs du Tableau 1.11-8 pour l’ELU fondamental ou acci-
dentel, soit :
α f ⋅ ftu
ffd = = 913 MPa (1.11.4-2)
γ fd

3. Freyssinet, procédé Foreva® TFC (ou TFC H), CSTB Avis technique 3/14-757*V2, 1er février 2017.

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Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels | 65

Tableau 1.11-8 Caractéristiques du TFC
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Largeurs nominales
Caractéristiques
de TFC (mm)
300 Épaisseur moyenne de calcul tf = 0,48 mm
Longueur utile d’ancrage L = 100 mm
200
Contrainte de rupture garantie à la trac-
fRf = 1 700 MPa
tion
150
Déformation de rupture garantie eRf = 1,7 %
75 Déformation ultime efu = 087 %
Module élastique en traction Ef = 105 000 MPa
50
Contraintes de traction : 1700 × 0,752
ffu = = 913 MPa
ELU et ELU-A 1,4
Contrainte de traction ELS ffs = 550 MPa
Traction rupture
8,15 kN
1 cm de largeur chaîne
Traction rupture
3,50 kN
1 cm de largeur trame
Résistance caractéristique obtenue par les
ftk
essais de pastillage
ftk (calcul) = 0,60 ⋅ ftk (pastillage)
Pour outre-mer
Renforcement des panneaux de remplis-
sage en maçonnerie, le TFC n’est pas
applicable si les essais de pastillage ftk ≤ 1 MPa
donnent des valeurs : ftk ≤ 0,5 MPa
Ou dans le cas avec TFC sur un seul côté
(fonction « filet »)
 f 
Contrainte de cisaillement limite ELS τu ≤ τu = Min  1,5 MPa ; tk 
 2 

Contrainte de cisaillement limite ELU  f 


τs ≤ τs = Min  2 MPa ; tk 
fondamental et accidentel  1,5 

Quand la simple adhérence des bandes n’est pas suffisante, on dispose d’un ancrage
plus important par l’utilisation des mèches de carbone. Les performances des mèches
proviennent des résultats des essais (Tableau 1.11-9).

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66 | Note d’hypothèses générales

Tableau 1.11-9 Efforts de rupture des mèches [N


§
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Configuration de la Effort de rupture


mèche composite Résistance de calcul Résistance de calcul
repris par la mèche
WFC 100 d’ancrage à l’ELU et en d’ancrage à l’ELU et en
composite (essai de la
situation sismique situation sismique
(nombre de fils / traction directe, valeur
- traction par flexion - - traction directe -
ancrage cm) moyenne)

26 fils / 13 cm 40 kN 12,9 kN (1,32 t) 22,0 kN (2,24 t)


38 fils / 20 cm 42 kN 14,7 kN (1,50 t) 25,0 kN (2,55 t)
76 fils / 24 cm 80 kN 26,9 kN (2,74 t) 45,7 kN (4,66 t)

La gamme d’ancrage est proportionnée à la largeur de la bande à ancrer. (Tableau 1.11-


10).

Tableau 1.11-10 Gamme d’ancrage des mèches et largeur de bande

Composition ancrage / Composition ancrage /


Largeur de bande à ancrer
Traction par flexion Traction directe
50 mm 1 mèche × 76 fils 1 mèche × 26 fils
1 mèche × 76 fils
75 mm 2 mèches × 76 fils ou
2 mèches × 26 fils
150 mm 3 mèches × 76 fils 3 mèches × 38 fils
Composition ancrage / Composition ancrage /
Largeur de bande à ancrer
Traction par flexion Traction directe
4 mèches × 38 fils
200 mm 4 mèches × 76 fils ou
2 mèches × 76 fils
6 mèches × 38 fils
300 mm 5 mèches × 76 fils ou
3 mèches × 76 fils

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Matériaux : caractéristiques mécaniques, coefficients partiels | 67

[NF 18‑710]
§ 1.3, 1.5 1.11.5 Bétons fibrés à ultra hautes performances, BFUP
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Tableau 1.11-11 Les BFUP

fck Non fragile Non fragile


(MPa) Fibres métalliques Autres fibres
150 à 250 BFUP type S
BFUP type A
130 à moins de 150 BFUP type Z
Moins de 130 BTHP FM BTHP FO
BFUP type S (fibres métalliques) : pour les structures
BFUP type A (fibres PVA) : pour les éléments non structurels architectoniques
BFUP type Z (fibres métalliques) : pour les éléments non structurels architectoniques

Les bétons pour les structures, BFUP-S, sont caractérisés (Tableau 1.11-12) par une
résistance à la compression élevée (> 150 MPa) et par une résistance en traction post-
fissuration importante permettant d’obtenir un comportement ductile en traction et
dont la non-fragilité permet de calculer et de réaliser des structures et éléments de
structure sans utiliser d’armatures de béton armé.

Tableau 1.11-12 Résistances caractéristiques du BFUP-S

Résistance caractéristique Résistance caractéristique


Classe de résistance
minimale sur cylindre minimale indicative sur cube
en compression
fck-cyl (MPa) fck-cube (MPa)
BFUP 130/145 130 145
BFUP 150/165 150 165
BFUP 175/190 175 190
BFUP 200/215 200 215
BFUP 225/240 225 240
BFUP 250/265 250 265

Pour la réalisation de certaines structures, le BFUP peut néanmoins contenir des


armatures de béton armé (on parle alors de BFUP armé) ou des armatures de précon-
trainte (BFUP précontraint).

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68 | Note d’hypothèses générales

Les valeurs des coefficients partiels relatifs aux matériaux sont données par le [NF 18‑710]
§ 2.4.2.4
Tableau 1.11-13.
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Annexe U

Tableau 1.11-13 BFUP : Coefficients partiels pour les états limites ultimes

gc gcf gs gs
Situations du projet (BFUP (BFUP (acier de béton (acier de
comprimé) tendu) armé) précontrainte)
Durable
1,5 1,3 1,15 1,15
Transitoire
Accidentelle 1,2 1,05 1,0 1,0
Action sismique 1,3 1,2 1,0 1,0

Si des éléments d’une structure, constitués de BFUP ou comportant du BFUP, font [NF 18‑710]
U‑(4)
partie du système résistant aux actions sismiques, sans justification de ductilité, la
structure doit être justifiée en supposant un comportement élastique de celle-ci. La
détermination des sollicitations sismiques peut être effectuée par analyse modale spec-
trale en prenant un coefficient de comportement q = 1,0 et le coefficient d’amortisse-
ment visqueux x = 2,0 %. Pour la définition de la rigidité, on considère l’inertie brute
(non fissurée).

➠ Note 1.52
Les poteaux support de poutres-voiles, en tant qu’éléments sismiques primaires, peuvent être réalisés
en BFUP. Mais l’application de la condition de non-flambement peut limiter son emploi.

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Structuration de la note d’hypothèses | 69

0]
1.12 Structuration de la note d’hypothèses
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La note d’hypothèses générales (NHG) doit être un document établi initialement par
la maîtrise d’œuvre et approuvé ensuite, au fur et à mesure des modifications, par la
maîtrise d’ouvrage et par le bureau de contrôle.
Ce document, qui évolue avec les phases du projet (APS, APD, PRO, DCE…), est
repris par l’entreprise chargée de l’exécution avec son bureau d’études et remis en fin
d’exécution au maître d’ouvrage.
Cette note ne doit pas contenir seulement toutes les hypothèses de génie civil, mais
aussi les hypothèses spécifiques de génie parasismique. Le Tableau 1.12-1 donne une
trame non limitative pour l’établissement de cette note.
0]
Tableau 1.12-1 Composition de la note d’hypothèses

Chapitres Contenus, commentaires


1. Objet –– Présenter le contenu du document et les objectifs du projet
–– Repérage des bâtiments du projet
2. Description du projet –– Description de chaque ouvrage
–– Les liaisons entre ouvrages nouveaux et/ou existants
–– Documents contractuels
–– Normes et règlements
3. Normes et docu- –– Référentiels de calcul
ments de référence –– Catégorie d’importance, exigences spécifiques du maître d’ouvrage
–– Ouvrages de référence
–– Pour les bâtiments existants, définir le référentiel à la date de construction
–– Indiquer le logiciel avec sa version
–– Spécifiques au béton armé
–– Spécifiques à la charpente métallique
4. Logiciels –– Spécifiques géotechnique
–– Compatibilité entre les logiciels
–– Chaîne de vérification des éléments en béton armé ou en charpente
métallique par logiciel intégré ou par fichiers Excel
–– Principes des fondations
–– Tolérance d’exécution des pieux
–– Nappe phréatique
5. Conditions géotech-
–– Stratigraphies préliminaires
niques et hydrogéolo-
giques –– Déplacements différentiels
–– Interaction sol-structure, raideurs statiques, raideurs dynamiques et amor-
tissements
–– Transfert des efforts horizontaux au sol

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70 | Note d’hypothèses générales

Chapitres Contenus, commentaires


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–– Béton, compositions, résistances


–– Classe d’exposition, exigence environnementale
–– Aciers pour béton armé, classe A ou B (seule admise en zone sismique)
–– Aciers de charpente métallique : nuances, épaisseurs
–– Justifications aux ELS
–– Tenue au feu
6. Matériaux
–– Étanchéité
–– Maîtrise de la fissuration
–– Déformations de structures en béton armé
–– Déformations de la charpente métallique
–– Appareils d’appuis : isolateurs, amortisseurs, appuis glissants, bloqueurs
–– Produits et/ou procédés sous avis technique CSTB
–– Charges permanentes, détaillées pour chaque niveau
–– Charges d’exploitations, détaillées pour chaque niveau
–– Éléments non structurels présentant une masse
–– Hélistation
–– Actions sismiques, spectre, coefficients de comportement q ; accéléro-
grammes
–– Poussées statiques et dynamiques des terres
7. Actions sur les –– Données météorologiques du site
ouvrages –– Actions climatiques : neige, vent, actions thermiques
–– Humidité
–– Effet du retrait, bandes de clavage dont la position est à indiquer sur les
plans
–– Charges de chantier
–– Combinaisons d’actions
–– Pour les éléments de toiture en charpente métallique : pente minimale
pour l’écoulement des eaux
–– Méthode de calcul statique équivalent
8. Méthodologie de –– Méthodes de calcul dynamique
calcul –– Gestion des résultats : émission et interprétation
–– Méthodologie de la vérification au séisme de la structure existante
–– Disposition des armatures, enrobages, ancrages, longueurs de recouvre-
ment
9. Dispositions –– Utilisation de paquets de barres
constructives –– Prédalles préfabriquées
–– Utilisation des boîtes d’attentes
–– Dispositions pour reprendre les efforts dus aux variations dimensionnelles

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Structuration de la note d’hypothèses | 71

Chapitres Contenus, commentaires


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–– Modifications sur plan (entourer la zone modifiée, analyser les consé-


quences pour le transfert des efforts)
10. Gestion des modifi- –– Modifications sur site avant l’exécution de l’élément (garder une trace de
cations la modification, analyser les conséquences)
–– Modifications sur site après l’exécution de l’élément (garder une trace de
la modification, analyser les conséquences)
–– Composition du béton, essais de formulation, essais de convenance, essais
11. Plan d’Assurance de validation
Qualité –– Mise en œuvre : coulage du béton, enrobage, surface de reprise
–– Modèle de fiche d’observations, de réponse visa, etc.

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G67542_Le projet de construction parasismique.indb 72


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CHAPITRE 2

Ordre de grandeur

Jugement intuitif à appliquer lors de toutes les phases du projet.

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74 | Ordre de grandeur

2. Ordre de grandeur
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Il est essentiel de retrouver par des raisonnements ou des formules très simples l’ordre
de grandeur des indicateurs (périodes, torseurs, etc.) du génie parasismique.
À cet égard, le bon sens commun a une capacité d’appréciation qui, dans un premier [VD 05]

temps, n’a nullement besoin de logiciel.


L’ingénieur d’études ne doit pas accorder une confiance aveugle aux résultats de calculs
par ordinateur, il se doit de refuser d’utiliser les résultats dont il n’a pas pu vérifier
qu’ils constituent globalement une solution statique du problème posé et dont il n’a
pas pu, par des méthodes simples et approchées, contrôler l’ordre de grandeur à 10 %
près. Il s’agit de réapprendre le jugement intuitif, à partir de l’ordre de grandeur.
Le génie parasismique implique une approche globale qui intègre tous les facteurs [REX]

pouvant avoir une incidence sur le comportement du bâtiment par la prise en compte
des pratiques pertinentes basées sur le retour d’expérience, REX.
Il est nécessaire d’utiliser un système d’unités cohérent, SI (Système international) [AP 11]
§ 2.1
pour le calcul dynamique :
–– masse m kg, tonnes
–– accélération a, g m/s2, g (= 9,81 m/s2)
–– force F N, kN (pour mémoire F = m⋅a)
–– longueur m
–– temps s

➠ Note 2.1
Entre les charges exprimées en N ou kN et la masse exprimée en kg ou t, il y a un facteur d’environ
10 (9,81).

Cette approche de bon sens consiste à susciter des discussions autour de la solution
constructive :
–– en n’appliquant pas a priori à chaque projet une solution unique,
–– en maîtrisant les solutions avant qu’elles ne deviennent un problème,
–– en proposant un judicieux équilibre entre la bonne solution et un solide ancrage
dans la réalité de l’exécution,
–– en permettant la comparaison entre des solutions constructives différentes, par la
pratique d’un doute positif,
–– en octroyant la même importance à l’élégance technique de la solution qu’au
résultat,
–– en ne condamnant pas les impasses et les échecs.
En tout cas, pour ce qui concerne la phase essentielle de conception de l’ouvrage,
phase se situant dès les premières esquisses de l’architecte, l’ingénieur-concepteur n’a
absolument pas besoin de l’ordre de l’ordinateur mais de l’ordre de grandeur.

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Effets des séismes, perception humaine | 75

2.1 Effets des séismes, perception humaine


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Pour un lieu donné, les caractéristiques du mouvement sismique sont influencées par
de nombreux facteurs tels que :
–– magnitude du séisme,
–– profondeur du foyer,
–– mécanisme et direction de propagation des ondes sismiques,
–– propriétés physiques et configuration des différentes couches traversées par les
ondes sismiques,
–– environnement géologique de la zone,
–– caractéristiques géotechniques du sol,
–– caractéristiques topographiques du site.
La prise en compte des effets observés en termes d’intensité macrosismique est insuf-
fisante pour les besoins du génie parasismique. Il convient de rappeler que cette gran-
deur constitue seulement une mesure subjective des effets destructeurs d’un séisme. Il
est donc essentiel de rattacher cette donnée descriptive à un paramètre physique. Du
point de vue du génie parasismique, les caractéristiques les plus significatives du
mouvement associé aux ondes sismiques sont les suivantes :
–– durée du séisme : peut être très courte (2 à 3 s) pour des petits séismes superficiels ;
pour des séismes moyens, la durée est d’environ 20 s, avec une partie forte
(paroxysme) qui ne dépasse que rarement la dizaine de secondes ; elle peut dépasser
la minute pour des forts séismes enregistrés à des distances supérieures de 400 km
(Mexico) ;
–– valeurs de l’accélération maximale du sol, de la vitesse et du déplacement ;
–– contenu fréquentiel du mouvement : la gamme des fréquences est généralement
de l’ordre de 0 à 30 Hz ; la fréquence prépondérante est de l’ordre de 1 à 10 Hz
pour les accélérations et de 0,1 à 0,5 Hz pour les déplacements ;
–– les longueurs d’ondes D = c × T sont de quelques centaines de mètres dans les bons
sols (> 800 m/s) et de quelques dizaines de mètres dans les sols de qualité médiocre
(< 200 m/s), et donc deviennent comparables aux dimensions des ouvrages. Les
vitesses de propagation Vs sont des caractéristiques du milieu dans lequel les ondes
se propagent.
Les mesures effectuées lors des séismes forts (Tableau 2.1-1) montrent que les para-
mètres du mouvement ont l’ordre de grandeur suivant :
–– durée m × 10 s
–– accélération n × 1,0 m/s2 / 50 gal = 0,5 m/s2
–– vitesse p × 10 cm/s
–– déplacement q × 10 cm

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76 | Ordre de grandeur

Tableau 2.1-1 Lieux des séismes majeurs et paramètres du tremblement de terre


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Date Magnitude Intensité


PGA ** Profondeur
Lieu maximale
Année / Jour / Mois M (m/s2) (km)
(EMS) *
1940 / 18 mai El Centro / USA
6,9 X 3,3 à 3,6 12-16
Premier accélérogramme (Imperial Valley)
1960 / 29 février Agadir (Maroc) 5,75 X >3 2-3
Skopje
1963 / 26 juillet 6,1 IX >3 7
(Macédoine)
Valdez 9,1-9,3
1964 / 27 mars XI 1,4 à 1,8 25
USA (Alaska) + tsunami
1,0 à 1,3
1967 / 29 juillet Caracas (Venezuela) 6,5 VIII 25
à Caracas
Tokachi-Oki
1968 / 16 mai 8,3 X 2,5 à 7,0 26
(Japon)
12,5
San Fernando
1971 / 9 février 6,7 X barrage 9
USA (Californie)
Pacoima
1976 / 6 mai Frioul (Italie) 6,4 X 3,6 7-10
1976 / 28 juillet Tangshan (Chine) 7,8 XI 12-16
Vrancea - Bucarest 2,0
1977 / 4 mars 7,2-7,5 IX 105
(Roumanie) à Bucarest
1978 / 16 septembre Tabas (Iran) 7,4 IX 8,0 10
1979 / 19 septembre Valnerina (Italie) 5,8 VIII-IX 1,5 à 2,0 6
1980 / 29 février Arudy (France) 5,2 VII-VIII 5
1980 / 10 octobre El Asnam (Algérie) 7,3 X 2,5 à 7,0 10-15
1980 / 25 novembre Irpinia (Italie) 6,9 X 3,8 7
1983 / 8 novembre Liège (Belgique) 4,9 VII 4-6
1,7 à 2,5
Mexico - Guerrero
1985 / 19 septembre 8,2 IX à Mexico 20
Côte Pacifique
effets de site
1986 / 13 septembre Kalamata (Grèce) 6,2 X 2,7 8
1988 / 7 décembre Spitak (Arménie) 6,9 X 6,0 à 7,0 10
2,0 à 4,0
Loma Prieta
1989 / 17 octobre 6,9 IX 6,5 19
USA (Californie)
à l’épicentre
Chenoua
1989 / 29 octobre 6,0 VIII 10
(Algérie)
Manjil-Rudbar
1990 / 21 juin 7,4 X 5,1 15
(Iran)

G67542_Le projet de construction parasismique.indb 76 21/06/2019 16:53:58


Effets des séismes, perception humaine | 77

Date Magnitude Intensité


PGA ** Profondeur
Lieu maximale
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Année / Jour / Mois M (m/s2) (km)


(EMS) *
4,0
1994 / 17 janvier Northridge 17,8
6,7 IX 18
➠ Note 2.2 USA (Los Angeles) à Tarzana
Hill
1995 / 17 janvier Kobé (Japon) 17,8
6,9 X 8,0
➠ Note 2.2 Killer pulse sous la ville
1999 / 17 août Izmit (Turquie) 7,6 IX 4,0 15
1999 / 7 septembre Athènes (Grèce) 5,9 VIII-IX 3,0 10
1999 / 21 septembre Chi-Chi (Taiwan) 7,6 X 4,2 à 10,1 8-10
Gujarat - Buhj
2001 / 26 janvier 7,7 X 1,3 à 4,8 16
(Inde)
Boumerdès
2003 / 21 mai 6,8 X 5,8 12
(Algérie)
7,8 hori-
2003 / 26 décembre Bam (Iran) 6.6 IX zontal 15
9,8 vertical
Al Hoceima
2004/ 24 février 6,3 IX 2,4 12