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I. Le circuit hydraulique :

Le chargeur à chenilles est constitué de plusieurs composantes hydrauliques nécessaires


pour son fonctionnement nominal, de manière globale, ceux les plus importants sont :
- 2 vérins identiques pour actionner la flèche
- 2 vérins identiques pour actionner le goder
- 2 moteurs hydrauliques pour mobiliser le chargeur

Dans une première étape, nous avons conçu un circuit hydraulique simple sur lequel va
se baser le dimensionnement des composants, et après nous avons réalisé le circuit final
qui va prendre en compte les différents états de fonctionnement particulier du système.

Le circuit hydraulique simplifié est représenté dans la figure suivante :

Figure 1 : circuit hydraulique simple du chargeur à chenilles

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Dans ce circuit, chacun des moteurs hydrauliques est alimenté par sa propre pompe. Et
chaque couple de vérins (vérins de la flèche et vérins du godet) sont alimenté par une
pompe. Toutes les pompes sont accouplées à un moteur thermique. Le circuit qui
concerne les moteurs hydrauliques est fermé puisque nous avons besoin d’utiliser des
pressions élevées. Quant au circuit des vérins il est ouvert dans lequel des distributeurs à
leviers manuels vont assurer le commandement du système.

Il est clair que ce circuit nécessite plusieurs améliorations pour arriver à commander le
système dans toutes les phases de fonctionnement du chargeur :
- L’ajout de la pompe de gavage pour combler les fuites volumétriques dans le
circuit fermé.

- La possibilité de commander le fonctionnement/arrêt des moteurs par besoin

- La possibilité de différentier la vitesse de rotation des moteurs hydrauliques pour


que le chargeur puisse tourner.

- Dans la phase du levage de la flèche, le godet doit garder une position absolue
fixe.

Selon les objectifs cités ci-dessus, nous avons optés pour les solutions suivantes :
- L’ajout de 2 distributeurs manuels pour commander le fonctionnement/arrêt circuit
fermé.

- L’ajout de 2 distributeurs (pour chaque moteur) pour déclencher la réduction de la


vitesse d’un moteur par rapport à l’autre. La réduction de la vitesse de rotation se fait
par la réduction du débit commandé par un étrangleur placé en amont de chaque
moteur. Une autre solution est possible, c’est de prévoir un accumulateur qui peut
alimenter un seul moteur pour augmenter sa vitesse temporairement, mais il vaut
mieux réduire la vitesse quand le chargeur tourne au lieu de l’augmenter.

- Pour que le godet puisse rester dans une position absolue fixe, il faut que les vérins de
la flèche alimentent ceux du godet avec une réduction commandée de débit (puisque
ceux de la flèche sont plus grands). La réduction est réalisée par des étrangleurs et le
commandement est réalisé par 3 distributeurs.

Le circuit final est représenté dans la figure de la page suivante :

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Figure 2 : circuit hydraulique du chargeur à chenilles

La simulation du fonctionnement du circuit dans ces différentes phases est présentée dans
l’annexe.

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II. Choix et dimensionnement des actionneurs et des accessoires du
circuit hydraulique du chargeur sur chenille
1. Choix des vérins de la flèche :
4.Fmax
Nous savons que dp ≥ √ 𝜋.𝑃.η

dp : le diamètre du piston

η = 0.9: Rendement hydromécanique du vérin


P=3000 PSI= 207 bars : pression de service du vérin
4.250000
AN : dp = √ 𝜋.207.0,9

dp = 13 cm = 5inch
La course de la flèche est de :
C = 86,7 cm C = 34,13 inch
A partir du catalogue, nous choisissons le vérin ayant un diamètre de piston de 5inch et un
diamètre de tige de 2 inch. Le vérin choisi doit aussi être muni des éléments facilitant sa
fixation sur l’engin (2 articulations aux extrémités).

Figure 3 : choix du vérin

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 Vérification du flambage de la tige du vérin :
Pour vérifier le flambage, nous suivons la méthode décrite ci-dessous :
A partir de la force du vérin requise F, nous déterminerons à l’aide de l’abaque ci-dessous, la
longueur libre de flambage L. Celle-ci doit être divisée par le facteur de correction K en
fonction du type de fixation.
La course maxi C pour le cas d’application est C = L / K
L=C×k avec C : la course du vérin entraînant la flèche

Figure 4 : Facteur de correction

Figure 5 : abaque pour détermination de la longueur de flambage

L=867×2= 1734 mm
D’après l’abaque, le diamètre de la tige doit être supérieur ou égal à 75 mm (=2,95 inch).
Du moment que le diamètre de la tige du vérin déjà choisi est de 51 mm < 75 mm, il y aura
flambage.

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Afin d’éviter ce problème de flambage, nous choisissons un vérin ayant une tige de section
plus grande.
 Le vérin ayant une tige de diamètre 2,5 inch = 60,5 mm < 75 mm flambage.
v
 Nous prenons le vérin suivant : diamètre de tige = 76 mm (3 inch) > 75 mm
Pas de flambage. v

NB : ce calcul va nous permettre de choisir les deux vérins puisqu’ils sont identiques

2. Choix du vérin du godet


4.Fmax
Nous savons que dp = √ 𝜋.𝑃.η

4.170000
AN : dp = √ 𝜋.207.0,9

dp = 107,7 mm dp = 4,24 inch


La course requise est de C= 487,48 mm C= 19,19 inch

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Nous calculons la longueur libre de flambage par la même formule que le paragraphe
précédent :
L=487,48×2= 974 mm

D’après l’abaque, le diamètre de la tige doit être supérieur ou égal à 54 mm (=2,12inch).


Du moment que le diamètre de la tige du vérin déjà choisi est de 51 mm < 54 mm, il y aura
flambage.
Afin d’éviter ce problème de flambage, nous choisissons un vérin ayant une tige de section
plus grande.
 Le vérin ayant une tige de diamètre 2,5 inch = 60,5 mm > 54 mm Pas de
flambage. v

NB : ce calcul va nous permettre de choisir les deux vérins puisqu’ils sont identiques

3. Choix des moteurs hydrauliques :


Les chenilles sont actionnées par deux moteurs hydrauliques. Chacun des deux moteurs
entrainera une chenille.
La démarche suivante sera adoptée pour le choix des deux moteurs hydrauliques puisqu’ils
sont identiques.
Pour les engins de travaux publics, nous travaillons avec des petites vitesses de rotation, donc
nous aurons besoin d’un moteur lent. Les plus utilisés sont les moteurs à pistons radiaux à
came.
Pour chacun des 2 moteurs hydrauliques, nous avons la charge totale répartie sur 2 :
P ar
Donc : 2
Par : puissance apparente du récepteur

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Critère de choix du moteur hydraulique (puissance apparente) :
Par
Pam ≥ 2 ηR
m

ηR : Rendement du réducteur
m

ηR = 1 Car absence du réducteur


m

Or : Pam = Cmmax × Wmmax


Cmmax : Couple maximal du moteur

Wmmax : vitesse de rotation maximale du moteur

Pam = ηm × Cy (moteur) × ΔP × Nmmax


m

Ainsi :
P ar
ηm × Cy (moteur) × ΔP × Nmmax ≥ 2
m

P
Cy (moteur) × Nmmax ≥ 2×ΔP a×rη
mm

Par = Fmax × Vmax


103
Par = 213303 × 10 ×
3600
Par = 592,508 × 103 W
On pose : ηm = 0,9
m

ΔP : Pression nominale du moteur ΔP= 250 bars


Vérification de l’inégalité :
592,508×103
Cy × Nmmax ≥ 2×0,9×345×105

Cy × Nmmax ≥ 9,54 × 10−3 m3 /s


Cy × Nmmax ≥572471,49 cm3 /min

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Calcul de Cy × Nmmax pour les différents moteurs hydrauliques du catalogue

Nous avons ainsi choisi le moteur sélectionné dans le catalogue PARKER CALZONI
MOTOR. C’est un moteur à cylindrée fixe dont les caractéristiques sont les suivantes :
Cy ( cm3 /tr) Nmmax (tr/min) Cy × Nmmax
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moteur à 400 bars ( cm /min)
2792 215 600280
 Vérification des rendements du moteur hydraulique :
le couple du moteur hydraulique choisi :
60 × Pmax
C=
2𝜋 × Nmmax

60×194× 103
AN : C=
2𝜋×215

C = 8616,57 N. m

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D’après l’abaque :
Le rendement total du moteur : ηgl = 0.84
m

Et le rendement volumétrique : ηv = 0.98


m

4. Choix des pompes hydrauliques alimentant les moteurs hydrauliques


Nous allons choisir une pompe qui a une puissance apparente supérieure à :
βmin ×Par
Pap ≥ 2 ηgl × ηR
m m

Pap : Puissance apparente de la pompe

ηR = 1 Car absence du réducteur


m

or :

Pap = q × ΔP × ηv
p

Pap = Cy (pompe) × Npmax × ΔP × ηv


p

tel que : ηv : rendement volumétrique de la pompe


p

Ainsi :
βmin ×Par
Cy (pompe) × Npmax ≥ 2 ηgl ×η ×ΔP
m vp

on prendra :
βmin = 1 Car nous avons pris un moteur à cylindrée fixe

ηgl = 0.84
m

ηv = 0.98
p

ΔP = 420 bars

Donc : Cy × Npmax ≥ 496730 cm3 /min

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 Choix de la pompe
à partir du catalogue Poclain, nous avons tiré les caractéristiques suivantes de la pompe
choisie (pompe à cylindrée variable) :

5. Choix des pompes alimentant les deux vérins qui entrainent le godet et la
flèche :

 Calcul débit du vérin de la flèche

(ØP =13cm ;Øt =7,62cm)(S = 132.73 cm2; S annulaire=21,78 cm2; V= 0.2 m/s)

Débit nécessaire à l’allée :


Q = S x V =132,73 x 20 = 2654,6 cm3/s soit 2.6546 l/s.

Débit nécessaire au retour


Q’ = Sannulaire x V = 21 ,78 x 20 = 435,6 cm3/s soit 0.44 l/s.

 Détermination de la pompe du vérin de la flèche :


La pression maximale retenue est de 207 bars pour le vérin de la flèche à laquelle s’ajoutent
les pertes de charge du circuit. Et pour augmenter la durée de vie de la pompe, il faut que la
pompe ne fonctionne pas en charge donc on fixe la pression sur 320 bars.
Le débit le plus élevé est 2.6546 l/s soit 159.276 l/mn pour un seul vérin donc pour alimenter
notre circuit nous aurrons besoin de 2*Q=318,55l/mn.

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Pour un moteur thermique tournant à 2300 tr/mn, il faut une pompe de cylindrée :

𝑄 318,55
Cyl= = =138,5cm3/tr
𝐶 2300

Sur le catalogue du constructeur (PARKER) pour les pompes à engrenages, nous avons
trouvé une pompe de cylindrée 143,38 cm3de référence HP7

 Calcul débit du vérin du godet :

(ØP 11.43cm ; Øtige6,35cm) (S = 102,6 cm2; S annulaire=70,93 cm2; V= 0.25 m/s)

Débit nécessaire à l’aller :


Q = S x V =102.6 x 25 = 2565 cm3/s soit 2.565 l/s.

Débit nécessaire au retour :


Q’ = S annulaire x V = 70 ,93 x 20 = 1418,6 cm3/s soit 1,418 l/s.

 Détermination de la pompe du vérin du godet :


La pression de service retenue est de 207 bars pour les vérins entrainant le godet à laquelle
s’ajoutent les pertes de charge du circuit. Et pour augmenter la durée de vie de la pompe, il
faut que la pompe ne fonctionne pas en charge donc on fixe la pression sur 255 bars.
Le débit le plus élevé est 2.565 l/s soit 153.9l/mn.
Pour un moteur thermique tournant à 2300 tr/mn, il faut une pompe de cylindrée :
𝑄 153,9
Cyl=𝑁= 2300 =69,91cm3 /tr
Sur le catalogue du constructeur (PARKER) pour les pompes à pistons à engrenages, nous
avons trouvé une pompe de cylindrée 143,38 cm 3 de même référence que la première.

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6. Choix du moteur thermique

Le couple que doit développer le moteur thermique est la somme des couples à l’entrée de
toutes les pompes qu’il alimente.
D’après le choix des pompes, nous avons :
 Le couple de la pompe qui alimente les vérins du godet : C1= 581,9 N.m
 Le couple de la pompe qui alimente les vérins de la flèche : C2=581.9 N.m
 Le couple des pompes qui alimente les deux chenilles est le même : C3= 1671 N.m

 C1+ C2+2C3=4505,8N.m

avec la vitesse de rotation du moteur thermique : N=2500 tr/min


Ainsi, la puissance du moteur est :
P= 1179 KW

7. Le choix des distributeurs :

Pour le circuit alimentant les vérins nous choisissons les distributeurs marqués dans le
catalogue ci-dessous :
 Les vérins du godet :

Q = 154 l/min d’après l’abaque

Figure 6 : abaque de choix des distributeurs

 Les vérins de la flèche :

Q = 160 l/min d’après Parker abaque

On prend le même distributeur que les vérins du godet vu que les valeurs des deux débits sont
proches.

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8. Le dimensionnement des étrangleurs :

Durant la phase ou les vérins de la flèche et les vérins du godet fonctionnent simultanément,
le débit de sortie des premiers vérins alimentent les autres vérins.
Donc Q = V * S2 = 0.44l/s S = 132.73 cm2; Sannulaire=21,78 cm2
Et ΔP = P1 – P2 =207 – 170 = 37bar
𝐹 10000
et P2 = 𝑆 = = 170 𝑏𝑎𝑟
70.93

Figure 7 : caractéristique d’étrangleur

D’après la caractéristique on choisit l’étrangleur avec référence : N400

Figure 8 : abaque de choix des étrangleurs

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