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PALÉOGRAPHIE MUSICALE
PALÉOGRAPHIE MUSICALE

LES PRINCIPAUX

MANUSCRITS DE CHANT
GREGORIEN, AMBROSIEN, MOZARABE, GALLICAN

PUBLIES EN FAC-SIMILES PHOTOTYPIQUES

PAR LES BENEDICTINS DE SOLESMES

VI

SOLESMES
IMPRIMERIE SAINT-PIERRE
19OO
c/*ur4

tv.
e
-
&•
ANTIPHONARIUM AMBROSIANUM
DU MUSÉE BRITANNIQUE

e
(XII siècle)

CODEX ADDITIONAL 34 209

TRANSCRIPTION
PRÉFACE

Ce n'est faire injure à personne que de supposer généralement familière au très petit nombre
seulement l'ordonnance des offices milanais. En dehors du diocèse de Milan & de quelques paroisses
limitrophes, celles du Tessin notamment, les livres soit imprimés, soit manuscrits du rit ambrosien,
nous le savons par expérience, sont à peine connus. Nous n'avons donc pas à nous excuser de
prendre ici d'impertinentes précautions; c'est plutôt une obligation pour nous de donner, comme
introduction nécessaire à l'intelligence de notre document, une vue sommaire des fonctions liturgiques
auxquelles il se rapporte, à l'usage de ceux qui, non contents d'étudier les chants de l'Antiphonaire,
seraient curieux de les situer au moins exactement dans leur ordre successif & leurs relations.
Nous ne croyons cependant pas opportun de donner la définition de tous les termes employés
à la désignation des diverses pièces de chant. Chacun peut aisément suppléer à notre silence en se
reportant à YOrdo de Berold. Naguère on ne le pouvait faire qu'à la condition de posséder les six
volumes in-folio des Antiquitates Italiœ medii cevi. Depuis 1894, grâce au zèle du savant Préfet des
cérémonies de la Cathédrale de Milan, nous possédons de ce précieux document, dans un volume
commode & de prix modique, une édition avec laquelle celle de Muratori ne peut soutenir aucune
comparaison. Le D r
Magistretti l'a, par surcroît, enrichie d'une foule de renseignements, notes &
extraits de documents puisés aux sources locales. Berold est déjà par lui-même fort suggestif. Il est
plus instructif encore dans le cadre où le place ainsi son nouvel & définitif éditeur (1).

Nous ne pouvons mieux faire que d'y renvoyer notamment pour les rites relatifs au chant de
Yantipbcma ad crucem (Berold p. 41, 81, & notes 36, 37, 38, p. 163 suiv.) Le sujet, qui en vaut la

peine, y est traité visiblement cou amore & avec toute la compétence d'un Maître des cérémonies
doublé d'un archéologue, à l'affût de tout ce qui peut éclairer les origines & l'économie historique des
usages dont il a la garde.
Cela dit, ouvrons sans plus de préambule nos indicateurs synoptiques.
Nous commençons parles Vêpres. Pour resserrer la matière dans un cadre qui ne soit pas

démesurément étendu, nous sommes obligés de représenter par des numéros d'ordre, dont une
légende explicative donne aussitôt la clef, les Répons, Psalmodies, Lectures, &c, constituant l'un
ou l'autre des offices vespertinaux énumérés en regard d'autant de lignes (A à BB) de cette synopse
chiffrée. La légende explicative peut aider en même temps à réduire les abréviations dont le manus-
crit est criblé.

(1) Doctor Marcus Magistretti. Beroldus sive Ecchsice Ambvosianœ Mediolanensis Kalendarium et Ordiues scec. XII.
Mediolani, Giovanola & Soc. M DCCC XCIV. petit in-40 de uv-240 pages .Cf. Muratori, /. c, tom. IV, diss. 57, col. 833-940.
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I ;?
PRÉFACE

En suivant l'ordre de succession des offices, il faudrait placer ici les Vigiles. Il en sera question
plus loin.
Vient ensuite l'office que les manuscrits désignent sous la rubrique Ad Matutinum, & que les

livres modernes dédoublent, en réservant ce titre à la première partie seulement, pour donner à
l'autre celui de Ad Laudes. Nous aussi nous allons présenter séparément YOrdo de ces deux parties.

L'organisation de Matines d'abord ;


elle est des plus simples : l'hymne Alterne rerum Conditor après
le Deus in adjutorium ; un répons post Hymmim variable, mais uniformément suivi, toute l'année,

du cantique des trois enfants, dont on fait permuter les deux textes suivant la saison, comme suivant
la solennité ;
puis trois Nocturnes de psalmodie antiphonée ; &, pour dernière partie, des lectures
chorales, entrecoupées deux fois de répons, & terminées par le Te Deum, à moins qu'on ne soit en
Carême ou en Avent, disons d'une manière plus générale en temps de pénitence. — La psalmodie
antiphonée de ces Nocturnes est également uniforme pour chaque jour de l'année, suivant un ordre
de récurrence dont on va voir le tableau. Il n'y a de variable ici que le texte des antiennes, des

lectures & des répons. Ajoutons que chaque antienne est suivie d'un triple Kyrie eleison & de la

formule : y. Benediélus Deus. $. Amen, & que chaque lecture, précédée d'une Benediclio, se conclut
par la formule : Tu autent Domine, miserere nobis.
Telle est du moins l'ordonnance normale. Mais il y a des exceptions, une vingtaine environ,
tout compte fait. Noël & l'Epiphanie forment un système à part. Outre que chaque nocturne y a ses
antiennes & ses psaumes — ou parties de psaumes — propres, il est, exceptionnellement aussi,
pourvu de ses lectures & de ses répons. En voici le schéma :

i« Noft. Ps. 18. 39. 2. 97. 46. 71. Cant. Is. 26. Left. Script. fJ. Left. Script. F$. Left. Script.
2= Noft. Ps. 18. 110. 88. 44. 8. 96. Cant. I. Reg. 2. Sermo. R^. Sermo. R^. Sermo.
3e Noft. Ps. 109. 68. 23. 84. 94. 71. Cant. Hab. III. Homilia. R$. Homilia. FJÎ. Homilia. Te Deum.
i« Noft. Cant. ls. 26. Ps. 45. 39. 46. 88. 2. 28. Left. Script. B}. Left. Script. F$. Left. Script.
Epiphanie 2= Noft. Ps. 75. 71. 76. 76. 47. Cant. I. Reg. 2. Sermo. R/. Sermo. R$. Sermo.
3
e Noft. Ps. 96. 47. 97. 68. 94. 71. Cant. Hab. III. Homilia. R^. Homilia. rç!.
Homilia. Ant. Te Deum.

Les Matines du Vendredi saint sont seules de leur espèce. Elles n'ont que deux nocturnes :

1 1 antiennes & 1 1 psaumes, au premier, suivi d'un sermon de saint Augustin divisé, par deux
répons, en deux lectures ;
—7 antiennes & 7 psaumes au second nocturne, avec lecture des Passions

de saint Marc, de saint Luc & de saint Jean. (Pour plus de détails, voir notre transcription, p. 289
& suiv.)

Enfin voici, disposée synoptiquement, la distribution de la psalmodie, des lectures & des
répons, dans 17 autres cas d'exception. Tous ont ceci de commun que la psalmodie n'y est plus
divisée en nocturnes.

Ps. 9. 16. 24. 30. 33. 36. 44. Homilia. F$. Homilia.' E$. Homilia (1).
Feriae de
Ps. 46. 49. 53. 66. 6g. 71. 76. Sermo. r/. Sermo. R^. Sermo.
Exceptato
Ps. 79. 83. 84. 100. 101. 104. 105. Sermo. sj.. Sermo. R^. Sermo.
26 Décembre. Ps. 8. 96. 102. 20. 114. 115. 88. Left. Script. E?. Left. Script. Rjî. Homilia. Te Deum.
27 » Ps. 1 18. 55. 76. 44. 67. 1 17. Left. Script. t$. Left. Script. Fj!. Homilia. Te Deum.
28 » Ps. 96. 18. 24. 25. 63. 8. 118. 30. Left. Script. Rjî. Left. Script. R^. Homilia. Te Deum.
29 » Ps. 13. 65. 8. 4. 115. 78. 43. Left. Script. R/. Left. Script. fj!. Homilia. Te Deum.
30 » Ps. 18. 39. 2. 97. 71. Left. Script. R^. Left. Script. F$. Homilia. Te Deum.
31 » Ps. 18. 110. 88. 8. 96. Left. Script. r/. Left. Script. fJ. Homilia. Te Deum.
Cant. Is. 26. Ps. 96. 72.
i £r Janvier. Cant. I. Reg. 2. Ps. 134. 80. Homilia. F$. Homilia. R^. Homilia. Te Deum.
Cant. Hab. III.

fi) L'Homélie n'est que pour la férié II. La férié V a un Sermo.


PALEOGRAPHIE MUSICALE

Ps. 16. 54. 35.


Ps.
PRÉFACE

D. — Psalmus diredtus.
Gloria in excelsis.
Hymnus.
Kyrie eleison duodecies.
Responsorium graduale.
D. — Psallenda 1.

D. — Responsorium in Baptisterio.

Oratio IV
II Quadragesima). — Aiïa cum 4
(vel in psalmi. versiculis

Completorium. — K. K. K. — Oratio vel V. III, II, vel


D. — Psallenda — Completorium. — K. K. K. — Oratio
II. IV, vel 111, vel VI.

Kyrie eleison duodecies.

A Natale — Epiphania.
Diïi. 1 2 bis 3456 9 10 1 1 12 13 14 16 17 18 19 20
B Dom. Adv. — Dom.
ll-VI Nat. p. Diïi.

— Oct. Nat. — Dom. Epiph. I p.


— Sexag. — Quinq. — Ded. Eccl. [ 2 b >s 3456 9
C Dom. Quadragesima.
in 12 3 5°
D Pascha. — Fer. — Pent. &
II in albis.
Oft. —
fer. inf. quaedam san- Fest.
dorum, Stephani, Innoc.
v. g. 12 3456
E Dom. Adventus. — Dom. U-VI
1 p.
Epiph. — Dom. Ascens. — Dom. p.
I-XV Pent. — Dom. I-V
p. Decol. p.
— Dom. Oft. — Dom. ante Dedic.
I

— Dom. Dedic.
I-III p. 12 3456
F Commune Sanftorum. 12 3 5 6
G Feriaï inQuadragesima. 1 2 3
H Sabbata in Quadragesima. 1 2 3
I Fériée communes. 1 2 3
K Sabbata communia. 1 2 3
L Feiïœ in Authentica. 1

M Sabbat. Sandt. (La formule Benedi-


ftus, &c. i
bis est substituée partout
,

au Dominus vobiscum le Samedi


du Vendredi saint).
saint, depuis Sexte i
bls 1
PALEOGRAPHIE MUSICALE

d'ailleurs, avec les oraisons, tout ce qu'on empruntait à ce triduum en pareil cas, comme dans les

fériés II, III & IV de exceptato. On laissait naturellement les lectures prophétiques & les Évangiles
des églises stationales, ainsi que leurs chants, puisque le parcours du cortège ne l'exigeait pas.
Nous voici arrivés à la Messe. On ne s'attend pas à ce que nous entrions ici dans tous les

détails. C'est toute une restitution archéologique qu'il faudrait tenter si l'on voulait être complet. II

suffit largement de marquer dans l'ensemble la place de chacun des chants appartenant à la fonction
liturgique par excellence. Le schéma qu'on va parcourir fait abstraction des cas, plus archaïques, où
l'on est demeuré sous le régime de la psalmodie purement responsoriale & où, par conséquent, il

n'y a point à chercher à'Ingressa, pas plus qu'aucune autre antienne, mais où l'on doit se contenter

des Psalmelli ou répons, & des Cantica ou Cantus traditionnels.

ORDO DE LA MESSE

Ingressa. — Gloria in excelsis. — K. K. K. — Dicamus omnes, ou Divine pacis {pages 310 &312).
— D. — Oratio super populum.
D. — — Psalmellus. —
Lec~tio. Epistola. — f. m — Antiphona ante Evangelium.
alléluia (ou Cantus).
— D. — Silentium
Parcite fabulis. habete. Habete silentium. — Evangelium. — D. — K. K. K. — Antiphona
post Evangelium.
Pacemhabete. Ad Domine. — D. — Oratio
r). te super sindonem. — encensement
Offrande, lêncditlion et
— Offertorium. — Credo. — D. — Oratio super
des oblats. oblata.
— Sanftus.
Prasfatio.

Te Mémento. Communicantes. Hanc


igitur. Lavement mains. Qui Anamnèse.igitur. des pridie. Epiclèse.

Mémento. Nobis quoque. Per quem omnia. — Confractorium. hase


— Offerte vobis pacem. Amen. — Agnus — Communion. Transitorium. — Oratio post commu-
Pater. Dei.
nionem. — D. — K. K. K. — Benediétio. — Procedamus pace. Deo — D. — Initium Evangelii in gratias. S.

secundum Iohannem.

Telle nous apparaît dans les plus anciens manuscrits & telle est encore dans l'usage actuel la

distribution des offices majeurs de la liturgie ambrosienne. Il n'y aurait à signaler que de très rares
modifications, telles que la suppression à Laudes, depuis le xvi e siècle (1), du Gloria in excelsis.

Aurait-on peut-être opéré cette suppression pour ne pas perpétuer l'anachronisme de certaines

adjonctions, qui n'avaient plus de raison d'être : Libéra nos ab inimicis, a tentationibus, ab hœreticis,
ab arianis, a schismaticis, a barbaris...? On peut néanmoins regretter que cette protestation de la foi

milanaise, où se reflétait le passé religieux du peuple d'Ambroise, ne se retrouve plus chaque matin
sur les lèvres de leurs descendants.
L'écart le plus considérable est au tableau de Vêpres, à la ligne C : Commune Sanilorum ami
Vigilia. Nous n'avons plus ici que la réduction actuelle des pratiques anciennes. Et c'est pour
mémoire que cette ligne figure au tableau, dont il eût fallu, sans cet artifice, exagérer encore le

développement : il y avait à tenir compte, en effet, non seulement de la succession des offices
accumulés dans le biduum des Saints, mais encore de certaines variétés stationales dont la notation
serait à peine réalisable, même dans un compartiment détaché du tableau général. A plus forte
raison ne pouvait-il être question d'introduire tout cela dans notre Ordo des Vêpres.
Pour ce motif il sera probablement plus clair & plus intéressant de se borner à la description

synthétique d'une de ces fêtes. Nous choisissons le biduum des 18 & 19 juin, commémoratif de
l'Invention & de la Translation des saints Protais & Gervais. Ce choix, il est vrai, nous place en
dehors du semestre embrassé par le manuscrit de Londres. En revanche il nous offre le double

([) Cf. ci-après, p. 266 du manuscrit, & la note de la page 317.


PRÉFACE 13

avantage de nous reporter vraisemblablement au point de départ historique du système liturgique


auquel appartiennent toutes les fêtes du même genre, & de nous en représenter peut-être le prototype.
Nous sommes donc au matin du 18 juin. On vient de chanter Tierce à la basilique hyemalis.
Immédiatement le cortège se forme & l'on se rend processionnellement à la basilique ambrosienne
où reposent les reliques des saints Protais & Gervais. Au cours de cette première procession, car il

y en aura d'autres, rien n'est encore spécial à nos saints. C'est le programme habituel des jours de
jeûne solennel (fériés de exceplaio, fériés IV & VI de Carême, &c.) qui est appliqué. On chante aujour-
d'hui, puisque nous sortons par la porte de Verceil, les antiennes dites « du I
er
jour des Litanies(i) ».
II y en a une vingtaine, non compris, bien entendu, les chants réservés à chaque église stationale du
parcours, puisqu'on n'a pas à y entrer ce jour-là. Dans le livre spécial des Rogations, où se trouvent
ces antiennes, trois chœurs sont encore désignés pour l'exécution alternative, disons plutôt antipho-

nique, de leur chant : c'est en effet le cas ou jamais de demander ici le mot propre à X Antiphonie,
qui règle aussi le mode de récitation des multiples Kyrie eleison.

Nous entrons enfin dans la basilique ambrosienne, au chant d'une dernière série de Kyrie & de
quelques autres formules d'usage. Un hymne triomphal, le Te Deum, achève de marquer d'un
caractère solennel cette entrée du cortège pontifical au lieu de repos des saints corps. Or tout ceci

n'est encore qu'un prélude.


C'est d'un Psautier tout entier (2) qu'il s'agit maintenant. On peut le voir dans Berold : De
Vigïliis festivitatum uhi ordinarii canunt psalmos (page 57 de l'édition Magistretti). Et même il n'est

pas rare que des intermèdes de lecture viennent diviser en trois parties cette récitation. Pour peu
qu'il existe une passion ou une vie du Saint dont on célèbre la fête, la lecture de ces actes, avec les

répons spéciaux, prend aussitôt place dans cette psalmodie, d'abord après le 50 e psaume, puis
après le 100 e .

Le dernier psaume achevé, l'archevêque s'avance à l'autel & l'on chante une première messe.
N'oublions pas que le peuple est toujours à jeun. Or, il s'en faut encore que la première journée du
hiduum soit close, si tant est que, dans le principe, elle n'ait pas fait corps avec le jour de la fête
proprement dite. L'intervalle, dans ce cas, devait être facilement rempli par les Vêpres, les processions
nocturnes & les Vigiles.

Quoiqu'il en soit, dès la fin de la messe, nous assistons sans désemparer à l'office de Vêpres,
qui, du reste, ne s'achèvera pas à Saint-Ambroise, mais non loin de cette basilique, à Saint-Vital.

(1)Le triduum des Litanies milanaises, on le sait, se célèbre huit jours après la date des Rogations romaines. Chacun de
ces trois jours a toute une série de le&ures, de chants & d'oraisons qui lui sont assignés en propre. Mais leur emploi ne se
limite pas aux trois jours qui les désignent. Ces litanies se retrouvent aux fériés IV & VI de Carême & aux fériés de exceptato.
De plus, certaines fêtes de Saints auxquelles on se préparait par le jeûne & les Vigiles majeures, leur empruntaient les
antiennes de leur procession initiale. La ville était à cet effet divisée en trois sections, de telle sorte que si le saint dont on
célébrait la fête, avait son église dans l'une ou l'autre région des Portes Cumana & Vercellina, il était convenu qu'on chantait
les antiennes du i= r jour (Lundi), celles du Mardi étant réservées aux églises de l'une des légions des portes Romana, Orien-

talis ou Nova, & celles du Mercredi aux églises situées dans la région de la porte Ticinensis. (Cf. Magistretti, Beroldus, p. 187).

(2) Bugati, dans son important mémoire sur saint Celse, décrivant les Vigiles de ce saint martyr, à Milan, & parlant de
cette psalmodie, constate que les chanoines de la cathédrale de Novare observaient encore, à la fin du xvme siècle, une coutume
semblable, en la fête de leur saint Gaudentius. Ils se transportaient à l'église du saint & s'y relevaient en trois groupes, qui
récitaient à tour de rôle chacun leur tiers du psautier. (Memorie storico-criticbe intorno le reliquie ed il culto di S. Celso.
Milano, IJ82, p. 129). 11 est naturel de se rappeler ici l'attribution par le Liber Pontificalis, à saint Célestin (422-432), d'une
institution semblable Hic... constitua ut psalmi David cl ante sacrificium psalli antepbanatim ex omnibus quod ante non
:

fiebat, nisi taiitum epistola beati Pauli recitabatur et sanclum Evangelium. (L. P. éd. Duchesne, t. I, p. 230). La psalmodie de
l'introït n'en serait plus qu'une faible représentation. Le Pontifical en aurait conservé des traces plus considérables, si l'on en
que celle-ci, du Pontifical d'York Celebraturus pontifex missarum solemnia, quosdam psalmos
croit certaines rubriques, telles :

et orationes ex institutionsCœlestim papce primo prcemittit, quos intérim dum caligis et sandaliis ornetur, dicet... (Henderson,
'.

Liber Pontificalis Chr. Bainbridge arcbiepiscopi Eboracensis, publié par le Surtees Society, vol. lxi, 1873, p. 2). Suivent les
psaumes préliminaires psalmodiés au trône, au moment de la présentation des ornements pontificaux.
14 PALEOGRAPHIE MUSICALE

Dans la plupart des autres fêtes, c'est à la basilique byemalis qu'on termine ainsi les Vêpres
commencées au lieu de la fête.

Nous voici parvenus maintenant à l'heure des Vigiles (i). L'hymne par laquelle s'ouvre ce
nouvel office est celle que l'on vient de chanter à Vêpres : Grates tibijesu novas. L'hymne est suivie
du répons de l'Archidiacre, & c'est la coutume qu'à ce répons succèdent une première antienne
avec son psaume & son oraison, puis une lecture, s'il existe des Actes, &, dans tous les cas, un
répons ;
après quoi viennent une nouvelle antienne avec son psaume & son oraison, une nouvelle
lecture, s'il y a lieu, &, toujours, un nouveau répons. Ici naturellement, les leftures sont prises du
Libellas Pbilippi, & de la lettre ad Marcellinam sororemip). Pendant chacune des leçons, l'Evêque a
solennellement encensé le devant & le dessus de l'autel, une première, puis une deuxième fois, &,
chaque fois, le diacre à qui revient, à son rang, cette fonction, répandait après lui, de son côté,
l'encens autour de l'autel & du chœur. Un psaume avec antienne met fin à ce premier épisode des
Vigiles ; mais il reste à remplir toute une partie du programme, & ce n'est rien moins que le

Psallentium.
On se rend donc processionnellement à Saint-Vital, en chantant les psallendœ- de la fête. Ces
psallendœ ne se différencient d'ailleurs en rien des antiennes, si ce n'est qu'elles ne sont associées à
aucune autre psalmodie que celle du Gloria Patri(j\), &c. Mais précisément ce rite est à noter avec

le plus grand soin. 11 faut se représenter le caractère de protestation imposante, & de confession de
foi de la sainte Trinité qu'imprime à ces chants populaires répercutés nuit & jour, à travers les rues
de la ville, l'incessante & harmonieuse clameur de la doxologie anti arienne.
Durant la station, qu'on fait à saint-Vital, nous ne voyons mentionnées dans les Antiphonaires
& les manuels que les Litanies & l'Oraison.

On se remet tout aussitôt en marche pour se rendre, toujours processionnellement, & au chant
des psallendœ- populaires, à Saint-Nabor. Ici nouvelle succession de répons & d'antiennes, toute
semblable à l'office qu'on vient de célébrer dans la première partie des Vigiles. Enfin troisième &
dernière partie du Psallentium doxologique jusqu'à Saint-Ambroise. L'office des Vigiles proprement
dites est terminé.

Dès l'aube, si tant est qu'originellement il y ait eu place à quelque intervalle entre les phases
de ces excubiœ liturgiques, on est de nouveau réuni ad Matutinum. Nous avons donné, ci-dessus,
l'ordonnance de cet office. Mais n'oublions pas de mentionner le rite extrêmement intéressant qui
vient de s'accomplir à Laudes. Il s'agit du chant de l'Antienne dite ad Crucem, dont nous avons déjà
entendu le texte, hier soir en nous rendant à Saint-Vital, & tout à l'heure ad Matutinum. Nous
l'entendrons encore.

Justorum animas in manu Dei sunt, & non tanget illos tormentum malitiœ : tamquam aurum in fornace
probavit eos & regnabit super eos Dominus in perpetuum.

Ici cette antienne est répétée jusqu'à cinq fois, avec les insertions habituelles du Kyrie eleison
& du Gloria Patri. Ce qui donne à cette alternance un caractère encore plus curieux, c'est sa coïnci-

(i) Les renseignements n'abondent pas pour préciser en détail tout ce qui constituait l'office des Vigiles. On peut cepen-
dant en retracer les grandes lignes. D'après une ou deux allusions de Berold, le D r Magistretti est induit à soupçonner qu'on
débutait par une hymne, bien qu'il n'en trouve aucune trace, dit-il, dans les Antiphonaires les Manuels. Le manuscrit de &
Londres, à cet égard, est plus circonstancié. L'hymne y est formellement indiquée, page 65, au début des Vigiles de saint
Etienne. C'est la confirmation de l'heureuse conjecture du sagace éditeur.
(2) Légendaires ambrosiens manuscrits de la Bibliothèque ambrosienne, Codd. E. 22 Inf. du XI e s., f° s 84 à 88, & D. 22
Inf. du xn= s., f° 13 (Cf. Alla SS. Jun. III, 821-822;
1 —
Analeda BoIIandiana, xi, (1892), pp. 286 305). &
(3) 11 n'y a que fort peu d'exceptions. Entre toutes, nous signalons les deux suivantes: Aux Laudes de Noël, & aux Laudes
de l'Epiphanie, la 2 e Psallenda se chante avec le Benediftus, à partir du verset ad faciendam où s'était arrêtée la psalmodie de
Vanliphona cum 4 iiersiculis psalmi.
PREFACE I
5

dence avec tout un cérémonial d'allées & venues de croix d'argent surmontées de cierges allumés.
C'est tout ce qu'il y a de plus suggestif au monde quand on se rappelle en même temps l'insistance

des doxologies dans les psallendœ, & certains souvenirs historiques d'Orient qui vont être évoqués
tout à l'heure.
On n'est pas encore au terme de ces saintes fatigues. Peut-être cependant y a-t-il moyen de
prendre, après le chant des Laudes, quelque repos. Mais bientôt voici qu'on entend déjà le son des
cloches annonçant le départ du Psallentium matinal. « Mane, dit le manuscrit cité par Puricelli
(Dissertatio Na^arcta, p. 484), sonito signo, presbyteri & diaconi cardinales & ille qui fert crucem
auream & ille qui fert textum Evangelii, & ille qui portât scuticam sancli Ambrosii, vestiti cum
pluvialibus, procedunt ad sanftum Protasium ad monachos, deinde ad sanctum Naborem, postremo
ad sanctum Ambrosium. » C'est tout un nouveau Psallentium qui recommence. Les Antiphonaires &
les Manuels n'y indiquent pas moins d'une trentaine d'antiennes ou de psallendœ, & le peuple va
pouvoir y multiplier encore, bien entendu, ses Gloria Patri.
Le point de départ est naturellement la basilique byemalis. On se met en route. II y a bientôt,

on vient de nous le dire, une première station à Saint-Protais ad monachos. Un rite intéressant

marque cet arrêt du cortège. Tandis qu'on est encore en marche, un des prêtres de la liste des
hebdomadiers qui attendent leur tour d'entrer en semaine, a dû commencer la messe de façon à ne

pas dépasser le verset alléluiatique. C'est aux officiers de la procession qu'est dévolu le soin de
chanter ce verset & l'Évangile, après le tribut du Kyrie eleison & de doxologie payé dès l'entrée de
l'église.

Aussitôt après l'Évangile, le cortège reprend son parcours & recommence à Saint-Nabor ce qu'il

vient de faire à Saint-Protais. Notons seulement que, vers le milieu du trajet, il s'est arrêté aux
portes de la ville. Tandis qu'on développait le rouleau du Psallentium, nous avons pu lire, sous
la rubrique : Foris murum{\), post Kyrie cum Gloria, le texte de la psallenda, qu'il est de tradition de
chanter à cet endroit. La voici, toute vibrante encore, dirait-on, des anxiétés du pasteur pour son
peuple opprimé par les ariens :

Quanta virtus est sanilorum martyrum, tanta salus erit occurrenti populo quia odûr potens in eis, & palma
viftorice magna est per ipsos. Deprecamur te, Christe, salva populum & miserere nobis.

L'allusion au parfum des martyrs est fréquente dans le Psallentium de leur fête. Le souvenir en a
peut-être hanté la mémoire de saint Augustin, comme nous le dirons tout à l'heure.
Enfin le verset alléluiatique & l'Évangile ayant été fournis à la messe du presbyter observator
de Saint-Nabor, comme précédemment à celle de Saint-Protais, le Psallentium reprend une dernière
fois jusqu'à Saint-Ambroise. En entrant à l'église où s'achèvera la fête, la dernière psallenda se
répercute avec un dernier Kyrie eleison & un dernier Gloria Patri, & c'est comme un salut joyeux
aux saints martyrs, par l'heureux inventeur de leurs reliques, au lieu qu'il s'était choisi pour sa
propre sépulture : « Ecce quam bonum & quam jucundum habitare fratres in unum. » Au lieu de
cette psallenda qu'on chante à Saint-Ambroise, ailleurs on chante souvent celle-ci : « Ecce odor
sanftorum Dei tamquam odor agri pleni quem benedixit Dominus. » C'est toujours, comme on le

voit, l'idée que nous venons de signaler foris murum.


Le Psallentium se termine donc définitivement à Saint-Ambroise, & l'archevêque y donne à la

fête un suprême couronnement par la célébration pontificale des saints mystères.

(1) Foris murum. Est-il besoin de remarquer en passant que toute cette organisation se trahit d'elle-même, dans les
rubriques des Antiphonaires qui l'ont conservée religieusement, comme étant antérieure à l'expansion de la ville & au recul
des fortifications au delà des vieilles églises suburbicaires existant déjà dès le temps de saint Ambroise. C'est tout le moins
qu'on puisse dire.
.

l6 PALÉOGRAPHIE MUSICALE

Il n'y a pas jusqu'aux agapes, au sens large, dont cette merveilleuse théorie chrétienne archaïque
n'ait conservé des traces dans les documents liturgiques, Fiiiiia missa, dit encore le manuscrit de
Puricelli, omnes presbyteri et diaconi cardinales, et subdiaconi, et quatuor magistri scbolarum, et

primicerius leStorum et primicerius notariorum, et omnes notant, et sexdecim leclores, et sexdecim


custodes et duo pueri qui cantant psalmos, omnes debent prandere in domo arcbiepiscopi. Similiter in

festo sancli Laurentii, et in Dedicatione ecclesice, in Ordinatione sancli Ambrosii, in sancli Stepbani, et
in deposilione sancli Ambrosii. Déjà le jeûne de la veille avait été finalement rompu après le coucher
du soleil en compagnie du prélat. Ad Psalmos et ad Vigiliam, presbyter, diaconus, subdiaconus, magister
scbolarum, duo leclores, quatuor custodes, omnes isti bebdomadarii, primicerius leclorum, primicerius
notariorum, et illi notarii qui cantant et legunt ad psalmos et ad Vigiliam et leclores qui cantant
responsorium ad psalmos et ad Vigiliam omnes debent prandere cum archiepiscopo. (Puricelli,

Diss. Naz., p. 484).


Réunissons maintenant par la pensée tout ce que cette description vient de faire passer
rapidement sous nos yeux, le biduum des Vigiles & de la fête, les processions de jour, de nuit &
du matin, le rôle qu'y jouent les croix d'argent surmontées de cierges allumés, & le chant antipho-
nique des hymnes & des psallendœ, & les innombrables acclamations doxologiques qui les

accompagnent.
Rappelons-nous, en même temps, le récit fait par Ambroise à sa sœur Marcelline de l'invention

des saints corps : « Le concours du peuple fut grand pendant ces deux jours. J'abrège. Nous mîmes
les os en ordre, & nous les transférâmes aux approches de la nuit dans la basilique de Fauste,

(S. -Vital). Là on célébra les veilles durant toute la nuit... Le lendemain nous les transférâmes dans
la basilique qu'on nomme Ambrosienne (1), » &c.
Rappelons-nous encore ces paroles du saint docteur, dans le sermon qu'il prononça pour
calmer les inquiétudes du peuple effrayé par les menaces des ariens : « Ils disent encore que j'ai

séduit le peuple par les vers de mes hymnes. Oui, je ne le désavoue pas, ces vers sont grands &
magnifiques, puisqu'ils ont un pouvoir que rien n'égale. Quoi de plus puissant en effet que la

confession de la Trinité, laquelle est tous les jours glorifiée par la bouche du peuple ? Il y a entre
tous une louable émulation à confesser la foi. Ils savent louer en vers le Père, le Fils & le Saint-

Esprit... (2) »

Et ici, comment ne pas rappeler encore l'hymne chantée aux Vêpres & aux Vigiles des saints
Protais & Gervais :

Grates tibi Jesu novas,


Novi repertor muneris,
Protasio, Gervasio
Martyribus inventis CANO.

Nequimus esse martyres


Sed reperimus martyres.

Vetusta saecla vidimus,


Ja&ata semicinftia. (3)

Gloria tibi Domine


Gloria Unigenito, &c. (P. L. xvn, 1182).

(1) P. L. xvi, 1019.


(2) lbid. 1018.
(3) Gratias tibi Domine Jesu, quod hoc tempore taies nobis sanclorum spiritus excitasti... Et quia ego ipse martyr esse «on

mereor , bos vobis martyres adquisivi... Reperta vetusti iemporis miracula... quanta or aria jadilantur... (P. L. ibid. loi a
passim)
PREFACE I
7

Relisons enfin ce passage, jamais banal, à force même d'être cité, des Confessions de
saint Augustin (ix-7) : L'Eglise de Milan venait d'adopter cette pratique consolante & sainte, ce

concert mélodieux des voix & des cœurs fraternels, « magno studio fratrum concinentium vocibus &
cordibus ». Il y avait à peu près un an, Justine, mère de l'empereur Valentinien, séduite par l'hérésie
des ariens, persécutait votre Ambroise. Le peuple fidèle passait les nuits dans l'église, prêt à mourir

avec son évêque, votre serviteur, & sa mère, votre servante, « sollicitudinis & vigiliarum primas partes
tenens, orationibus vivebat... Tune bymni et psalmi ut canerentur secundum morem orientalium
partium, ne populus mœroris tœdio contabesceret, institution est : ex Mo in bodiemum retentum multis
jam ac pœne omnibus gregibus tuis et per cetera orbis imitautibus. Tune memorato antisti tuo per
visum aperuisti quo loco laterent martyrum corpora Protasi & Gervasi, unde opportune promeres ad
cohercendam rabiem femineam sed regiam. Cum enim prolata & effossa digno cum honore transfer-

rentur ad ambrosianam basilicam... Quidam... impetravit... ut sudario tangeret feretrum pretiosce in


conspeclu tuo mortis sanclorum tuorum... & tamen tune cum ita fragraret odor unguentorum tuorum,
non currebamus post te ; ideo plus flebam inter cantica bymnorum tuorum. » (P. L., xxxn, 779.) Il est

certain qu'on est tenté de voir ici des allusions soit à certaines psallendce signalées plus haut,
notamment à la psallenda foris murum « Quanta virtus », soit au verset alléluiatique, & à l'antienne

de Vêpres Pretiosa de la fête de plusieurs martyrs.


N'oublions pas, en attendant, qu'un autre contemporain d'Ambroise, son notaire & biographe,
Paulin, lui fait honneur, comme saint Augustin, des nouvelles institutions. Hoc in tempore primum
antipbonœ, bymnique ac vigilice celebrari cœperunt, cujus celebritatis devotio usque in bodiemum diem
non solum in eadem ecclesia verum per omnes pêne Occidentis provincias manet. (P. L., xiv, 31.)

Il est bien difficile, cela posé, de ne pas être frappé du rapport qu'on trouve d'une part entre

ces divers textes & la description de Berold & des Antiphonaires, & d'autre part entre les uns & les
autres & les récits convergents de Socrate & de Sozomène, sur ce qui se passait vers la même
époque à Constantinople. Précisément saint Augustin vient de nous parler d'imitation des Eglises
d'Orient à ce propos.
Il est curieux d'entendre parler là-dessus les historiens grecs. Ici encore il y a du nouveau
dans l'air.

Voici les paroles de Sozomène (H. E., lib. VIII, c. 8) : « Comme les églises que les ariens avaient

autrefois possédées dans Constantinople, leur avaient été ôtées sous le règne de Théodose & qu'ils

n'en avaient plus qu'à la campagne, ils commençaient par s'assembler la nuit sous les galeries

publiques. Là, s'étant ordonnés en deux chœurs, ils psalmodiaient suivant le mode des antiennes,
v.c/.zk tov tmv àvTi'fûvtov i^ônov. Des clausules exprimant leur doctrine entrecoupaient leur chant. Dès
la pointe du jour ils se rendaient processionnellement à leurs réunions tout en continuant à chanter

de la sorte. Ainsi faisaient-ils les samedis, les dimanches & les jours de fête les plus solennelles. Ils

en vinrent bientôt à composer des cantiques propres à fomenter les disputes & à provoquer les

rixes : ils mêlaient à leurs hymnes des refrains tels que celui-ci : Où sont ceux qui assurent que les
trois personnes ne sont qu'une même puissance? Jean redoutant que quelques-uns de son troupeau
ne se laissassent attirer par là dans l'hérésie, suggéra aux fidèles de psalmodier de la même manière.
Bientôt ceux-ci conquirent une réputation supérieure aux hérétiques, qu'ils surpassaient en nombre
& en magnificence. Des croix d'argent précédaient & des cierges illuminaient leurs processions. Le
cubiculaire de l'impératrice eut charge de fournir ce qui serait nécessaire pour la dépense, & de
préparer les compositions à chanter. Le dépit, la vengeance enflammant alors les ariens, ils en vinrent
aux mains avec les catholiques. Quelques-uns furent tués de côté & d'autre &, Briso — c'était le

nom de l'ennuque impérial — fut blessé au front d'un coup de pierre. Ému de ces événements,
l'empereur prescrivit aux ariens de ne plus faire de semblables réunions. Quant aux catholiques, le pli

3
l8 PALÉOGRAPHIE MUSICALE

une fois pris, ils continuèrent de chanter leurs hymnes comme ils font encore aujourd'hui. »
(P. G. lxvii, 1 536-1 537).
Déjà Socrate (lib. VI. cap. 8) avait, sur certains points, circonstancié l'œuvre de saint Jean
Chrysostome en des termes que Sozomène n'a pas conservés & qu'il n'est pas indifférent de relever
ici : « C'est à son initiative, dit-il, qu'on doit les développements de l'euchologie & de l'hymnologie
nofturnes telles que nous les pratiquons maintenant. Voici comment il y fut amené. Nous avons vu
que les ariens sortaient de la ville pour leurs réunions liturgiques. Chaque semaine donc, aux jours
fériés, je veux dire le samedi & le Dimanche, où c'est la coutume d'accomplir les synaxes dans les

églises, ils s'assemblaient aux environs des galeries publiques & chantaient des hymnes antiphoniques
composées conformément à la doftrine arienne (xai ùSà^ àv'wp&vouç -pà; tïjv àpeiayï)v SôÇav owVTiflévreç
r|3ov). Or ils chantaient ces antiennes la plus grande partie de la nuit. Ils les chantaient encore dès l'aube
en traversant la ville pour sortir des portes & se rendre aux endroits où ils célébraient les synaxes.

Mais, parce que ces hymnes étaient injurieuses à ceux qui tiennent la doftrine de l'homoousion, &
qu'en chantant ils répétaient souvent : Où sont ceux qui disent que trois ne sont qu'une même
puissance, Jean, préoccupé du scandale des simples que ces hymnes auraient pu séduire & détacher
de l'église, choisit au milieu de son peuple, pour les opposer aux ariens, quelques personnes qui
se consacreraient pareillement au chant des hymnes nofturnes, de manière à éclipser les hérétiques

& à confirmer le fidèle troupeau dans la vraie foi. C'était, semble-t-il, un excellent dessein. Il n'en
aboutit pas moins à des rixes & à de grands troubles. Comme les hymnes de l'homoousion, au
cours de ces prières nocturnes, étaient chantées avec plus de pompe & de magnificence que celles
des ariens, on y portait en effet des croix d'argent au haut desquelles étaient des cierges allumés... »
&C. (P. G. LXVII, 688-689).
II est à peine besoin de souligner la similitude des circonstances & des procédés employés de
part & d'autre, à Milan devant l'arianisme protégé par la cour & cherchant à envahir les églises des
catholiques, à Constantinople devant l'arianisme dépossédé des siennes. Mais les scènes & les insti-

tutions de Constantinople sont postérieures à celles de Milan, & c'est d'Orient pourtant, d'après
saint Augustin, que venaient les innovations d'Ambroise. On n'en saisit pas moins ici sur le vif

l'extension d'une coutume qui tend à se généraliser de plus en plus. Essayons de remonter jusqu'à
la source. La lettre de saint Basile ad clericos Neocœsarienses (1) laisse bien entrevoir que, là aussi,
il vient de se produire du nouveau ; nous devrions même nous y arrêter, vu l'étroite parenté des
œuvres d'Ambroise avec celles de l'évêque de Césarée, & la vraisemblance qu'offrirait dès lors
l'infiltration, par ce canal, des usages d'Orient dans l'église milanaise. Mais Basile, en protestant qu'il
ne fait rien de plus ni rien d'autre que ce que tout le monde fait, quoi qu'on en dise, laisse bien
voir que nous ne sommes pas encore à la source. Pour le même motif, il convient de ne mentionner
non plus que pour mémoire les processions diurnes & noéturnes ad Anastasim, ad Sion, ad Crucem,
ad Martyrium, &c, dont les pages de la Peregrinatio Silviœ sont remplies, les vigiliœ
in Eleona,
cum hymnis usque mane, entrecoupées de psaumes, de lectures, d'oraisons, &c, les moines, les
vierges, les laïcs, hommes & femmes, réunis avant l'ouverture des portes, les nuits entières passées
à chanter des psaumes, des hymnes, des antiennes, les illuminations qui accompagnent parfois
toutes ces allées & venues liturgiques & extra liturgiques. C'est toute la seconde partie de la

Peregrinatio qu'il faudrait transcrire, & rien n'est plus curieux que de se représenter toutes ces
descriptions après celles qu'on vient de lire des vigiles milanaises. Mais encore une fois c'est de
sources qu'il s'agit.

Socrate nous fait remonter peut-être un peu trop haut. Il termine ainsi le passage que nous

(1) Ep. 207. P. G. xxxii, 763.


PRÉFACE 19

venons de citer : « Je dois dire ici l'origine des chants antiphoniques (toùç avrioiàvouç ûjavou;) dans
les mœurs liturgiques. Ignace, troisième évêque d'Antioche, qui avait conversé familièrement avec
les Apôtres, ayant un jour eu la vision des chœurs angéliques chantant en l'honneur de la sainte

Trinité des hymnes antiphoniques, (oià tûv àyn.<pcbvti>v upwv itiv àytav TpiaSa ujavoÛvtwv)* introduisit

dans l'église d'Antioche une tradition analogue à ce qui lui avait été révélé. »
C'est également d'Antioche que Théodoret (Hist. eccl. II., 19) fait partir le mouvement, mais
sans remonter aussi loin : « Ces deux hommes admirables, Flavien & Diodore, avant même d'avoir

été initiés au sacerdoce & n'étant encore qu'au rang des laïcs, (entre 348 & 358) s'appliquèrent à
promouvoir autour d'eux la dévotion populaire aux -prières de nuit comme à celles du jour. Ils

inaugurèrent la distribution des chœurs des psallistes en deux groupes auxquels ils apprirent à
chanter alternativement les psaumes de David. Oj-oi irpôkai oiy-rj Sielôvreç toÙç twv i!/aÀÀÔyûii)v ywpoùç
sx oiaooyv,;; aûEw Tryv Aau't/uxr,v ÈSîSaÇav psXuStav (1). » D'un passage de Sozomène (lib. III., c. 20.

P. L. lxvii, 1100) qui vise les mêmes faits, il paraît évident que les ywpoù.; (J/GtXXâycuv, ce n'étaient

pas seulement les clers, c'était le peuple aussi. Il y a de plus dans Sozomène un wç ë'9oç, à propos
de cette division en deux chœurs, qui semblerait considérer comme un usage établi ce que Théodoret
donne comme une nouveauté. Théodoret poursuit : « Une fois cette coutume implantée à Antioche,

on la vit gagner de proche en proche & se répandre de là jusqu'aux extrémités de la terre. Ils

(Flavien & Diodore) rassemblaient aux tombeaux des martyrs les fidèles d'une piété fervente
& s'y consacraient à célébrer avec eux toute la nuit les louanges divines. Léonce n'osa les en
empêcher... » Il s'agit du patriarche d'Antioche. Théodoret venait de parler de sa perfidie, & de dire
comment, pour ne pas favoriser ouvertement l'une des deux formules doxologiques entre lesquelles

se partageaient les clercs & le peuple, Gloria Patri et Filio et Spiritui Sanclo ; — Gloria Patri cum
Filio m Spiritu Sanclo, il s'arrangeait de manière que ses voisins ne l'entendissent chanter que la

finale in scecula sceculorum. Nous pourrions déjà conclure de là que l'œuvre de Diodore & de Flavien
avait donc pour terrain la doxologie. Nous allons en voir plus loin la preuve ;
mais nous croyons
qu'il y avait davantage. D'autre part, si l'on prend Sozomène à la lettre, le chant alterné d'un chœur
à l'autre n'aurait pas été chose tellement nouvelle. Qu'était-ce donc qu'avaient fait de nouveau ces
deux personnages?
Il y a ici une véritable difficulté. Essayons de la tirer au clair. Mgr Lamy, (S. Ephraem Syri
Hymni et Sermones. III, Prolegomena, p. I, sqq.) appuie le texte de Théodoret de trois témoignages
syriens concordants. Grégoire Barhebrseus d'abord, dans sa Chronique : ViditMe (S. Ignatius) angelos
attends choris cantantes, atque sic quoque in ecclesia faciendum docuit. Le même Barhebrasus, dans la
vie de Siméon Barsaboë, évêque de Séleucie, au iv e siècle : Ipse insiituit ut duobus choris preces

fièrent in ecclesiis orientalibus, quemadmodum in occidente a temporibus Ignatii Ignei, discipuli Joaunis

evangelistœ Zebedœi filiï, fuerat institutum. Enfin Salomon Chalatensis, évêque de Bassora, dans le

Liber Apum publié par M. E. Budge, à Oxford en 1886 (Anecdota Oxoniensia, tbe Book of the Bee,
ch. 50) : Puer Me quem advocavit Dominus noster et statuit in medio erat Ignatius, qui fuit patriarcha
Antiochice et vidit angelos ministrantes duobus choris et ordinavit ut sic fier et in Ecclesia. (Lamy, ibid.)
Assemani (Bibl. orient. III. pars I. p. 321) avait déjà cité ce passage, sous la rubrique Qiiœs-
tiunculce diversce. Sa traduction est à peu près conforme à la précédente : alternis choris ministrantes

et statuit ut similiter in ecclesia ministraretur . Voici la suite du passage dans la traduction


d'Assemani : cum autem ordinatio isthaec postea obsolevisset, Diodorus una cum pâtre in Persidem
legatus profeclus, vidensque duobus choris ministrari, Antiochiam in regionem suam regressus, innovavit

ut duobus choris psallerent.

(1) P. G. LXXX1I, 1060.


PALÉOGRAPHIE MUSICALE

En somme, dans un sens ou dans l'autre, ces divers textes nous attirent en Syrie. C'est peut-
être là qu'est la solution. Le passage suivant de Théodore de Mopsueste va, croyons-nous, achever
de préciser (i). Comme les termes exacts sont ici d'une importance décisive, nous avons comparé
la traduction de Morel avec le texte grec du manuscrit 1234 de la Bibliothèque nationale. La version
de Morel est d'une fidélité parfaite.

Cœterum per id tempus Antiochice florebant et virhite scientiaque célèbres habebantur Flaviamis et

Diodorus, quorum Me Antiocbeno episcopatui, hic Tarsensi postea prœfeclus est. Atque ut Theodorus
Mopsuestenus scribit, « illam psalmodiée speciem quas antiphonas dicimus, ILL1 EX SYRORUM
LINGUA IN GR/ECAM TRANSTULERUNT et omnium prope soli admirandi bujus operis, omnibus
orbis christiani hominibus aublores apparuerunt . Heterousiasice quidem certe, hoc est, ariani, diversa

Filium, a Pâtre substantiel esse dicentes, ita canere solebant : Gloria Patri per Filium in Spiritu Sanclo,
Flaviamis autem primus cecinisse fertur Gloria Patri et Filio et Spiritui Sanclo. (P. G., cxxxix, 1390).
Quoiqu'il en soit des origines de la psalmodie à deux chœurs, que nous laissons de côté quant
à présent, deux importantes données nous sont fournies par ce témoignage de Théodore de Mopsueste.
C'est à la fois sur le terrain de la doxologie & sur celui du formulaire hymnologique que Diodore &
Flavien se sont acquis la réputation qu'on vient de voir. Encore n'ont-ils guère fait, d'après Théodore,
que des traductions du syriaque. Ici le non de S. Ephrem se présente de lui-même, & comme il faut

que toutes ces institutions aient pour point de départ une hérésie à combattre sur son terrain, nous
nous trouvons en même temps en face de Bardesane & d'Harmonius, dont les psaumes & les divers

cantiques ont fourni au diacre d'Edesse non pas ses rythmes, Mgr Lamy l'a fort bien prouvé, mais
l'idée de cette hymnologie populaire si variée d'où sortiront plus tard les tropaires grecs comme de
leur berceau. C'est de là que sortent en attendant les îi».voi àv-icpûvoi de Constantinople dont saint

Jean Chrysostome n'avait sans doute pas manqué d'être frappé quand il était encore auprès de
Flavien, à Antioche(2). Voici, résumée en quelques lignes, l'œuvre hymnologique de S. Ephrem,
dans ses motifs, sa nature & l'action personnelle du poète lui-même au point de vue liturgique :

« Videns beatus Ephraem quantum omnes cantu caperentur, illosque a profanis & inhonestis
lusibus choreisque avocare cupiens, choros virginum Deo sacrarum instituit docuitque hymnos &
scalas & responsoria, sublimibus & spiritualibus sententiis referta : de Christi nativitate, baptismo,
jejunio, actibus, passione, resurrectione & ascensione, de martyribus, de pœnitentia, de defunctis ;

effecit ut virgines Deo sacra; ad ecclesiam convenirent cunctis solemnibus Domini festis, & martyrum
solemnitatibus atque diebus dominicis. 111e vero, velut pater & spiritus cithareedus, in medio aderat,

docebatque modos musicos, & modulandi carminis leges. » (Assemani, Bibl. orient., I, p. 47-48,
S. Ephrem Acla ex Anonymo excerpta.)

(i) Il n'existe qu'à l'état de citation dans Nicetas Chômâtes à la fin du chapitre xxx du livre v de son Thésaurus fidei,

dont il n'a été publié que les cinq premiers livres sur xxxvu. Encore n'en a-t-on qu'une traduction latine.
(2) Voici ce qu'écrivait saint Jérôme, 20 ans après la mort de S. Ephrem {De Viris, 115. P. L., xxnr, 707) Ad tantam :

venil claritudinem ut, post leclionem scripfurarum, publiée in quibusdam Ecclesiis ejus scripta recilentur. S. Jérôme parle, entre
autres, de traductions grecques qu'Ephrem lui-même avait faites de certaines de ses œuvres, Sozomène, (m, 16. P. G. lxvii, &
1085, sqq.) nous apprend de son côté, que les traducteurs n'avaient pas manqué du vivant de l'auteur ne manquaient pas &
encore. La beauté de l'original y était si peu altérée, dit-il, qu'on n'en goûtait pas moins la ledlure faite en grec qu'en
syriaque. Du reste à son avis on ne pouvait mieux marquer l'estime singulière dont il jouissait auprès des dofteurs grecs de
ce temps, qu'en rappelant le témoignage porté par S. Basile, leur coryphée, qui l'avait ordonné diacre & le prisait au plus haut
point. Dès lors, il n'est guère probable que ce soit l'oeuvre hymnologique d'Éphrem que viserait le canon 59 de Laodicée :

OTi où ot~. ïStwuxoÙ? iLa^iioùç XéveaBat, sv tt; sxttkrfîicL, puisque nous la voyons patronée par tant d'évêques. Il

est vrai que ce ne fut pas partout sans résistance, comme on le voit dans l'apologie de saint Basile aux clercs de Néocésarée
(1. c). Quant aux imitations mélodiques introduites en Occident (si l'on accepte les identifications proposées dans cette
Préface), on ne voit guère que les donatistes, entre autres un certain Hilarus, qui les aient mal accueillies, (cf. S. Augustin,
Retract. lib. 11. c. xi, P. L. xxxn, 634) encore bien qu'à d'autres égards, —
n'était-ce pas une sorte de tradition chez les héré-
tiques des premiers siècles? —
ils ne se fissent pas faute d'introduire, tous les premiers, dans la liturgie, des compositions de

leur crû. (Cf. la lettre 55


e à Januarius, P. L. xxxm, 221.)
PRÉFACE 2 1

Nous devons borner là, pour aujourd'hui, cette petite enquête, sans même parler des « Roga-
tions » d'Ephrem, dont certaines antiennes litaniques d'Occident semblent être, nous n'oserions dire

des strophes détachées, mais des imitations dans le goût latin. Quant aux hymnes d'Ambroise, avec
leurs doxologies, dont nous avons vu plus haut qu'il était si saintement —&
fier, psallendœ
certaines

chantées avec Gloria semblent presque n'en être que des variétés ;
— quant aux antiennes associées
aux psaumes au lieu de l'ÛTiaxoïi traditionnelle ou des antiques œxpoxîXEÛTia du texte sacré proposés

par le lecteur, à l'ambon ; enfin quant à l'idée d'intéresser les fidèles aux Vigiles des Saints, en leur
donnant un développement plus dramatique, dans les théories nocturnes & le chant sacré, toutes ces
innovations résumées en trois mots par le notaire Paulin {Hoc in tempore primum antiphonœ,
hymnique ac vigiliœ celebrari cœperunt), & qualifiées d'importations orientales par saint Augustin
(secundum morem orienlalium pariium), on pourrait presque dire toute cette révolution liturgique,

nous venons de la voir s'accomplir en effet presque simultanément à Constantinople, en Cappadoce,

à Jérusalem, à Antioche, à Edesse, & partout, à propos des mêmes circonstances & sur le même
terrain. Partout c'est l'arianisme qu'il s'agit de combattre dans ses doxologies, dans ses cantiques,
dans ses processions de nuit & du matin, dans ses dispositions chorales, dans ses procédés popu-
laires. C'est le peuple qu'il s'agit d'intéresser, à Milan, nepopulus tcedio contabesceret , durant les nuits

qu'il passe à veiller sur ses basiliques, comme c'est le peuple qu'il s'agit de préserver de la séduction
des cantiques hérétiques à Constantinople, à Antioche & à Edesse.

En Orient, c'est Ephrem qui donne le ton à tout le monde, &, chose curieuse, c'est encore de
Syrie que viendra plus tard présenter à Constantinople son immortel 'H Tcapflsvoç cr/îppov, le poète

des Condacia, Romanos le Mélode. En Occident c'est saint Ambroise : cujus celebritatis devotio, usque
in bodiernum diem, non solum in eadem ecclesia, verum per omnes pêne Occidentis provincias manet.
Dès l'abord les deux grands courants sont nettement dessinés. Avec Ephrem c'est toute la

littérature des tropaires qui prend son essor, & ne cessera plus désormais de se développer en une
multitude de cantiques. Avec Ambroise l'épanouissement de l'hymnodie antiphonique est plus
contenu. Un certain nombre d'antiennes vivement formulées dans un style énergique & concis, &
dont le répertoire sera bientôt fixé & consacré ne varietur ; quelques hymnes qui serviront de type à
plusieurs autres, décorées pour cela du nom d'ambrosiennes, en attendant que l'école de Saint-Gall,
après Jumièges, donne le branle définitif à la libre littérature hymnologique du moyen âge latin,

voilà somme toute, en mettant à part la psalmodie responsoriale demeurée beaucoup plus maîtresse
du terrain qu'en Orient & dont les traditions sont plus profondes (i), voilà tout ce qui constitue nos

(1) Et encore! Pour dire toute notre pensée, nous croyons que la révolution qui s'accomplit alors dans le répertoire de
la mélopée chrétienne, n'a pas épargné non plus la psalmodie responsoriale. Sans changer les conditions rituelles de son exécu-
tion par le lefteur, le psalliste, ou le sous-diacre, à l'ambon, nous croyons que cette révolution la modifia profondément dans
sa substance, tant au point de vue littéraire qu'au point de vue musical. Peut-être est-ce alors que les Psaumes & les Canti-
ques scripturaires, au lieu de s'interposer intégralement entre les lectures, n'y furent plus représentés que par des contractions
de texte diversement réalisées, & calquées pour le chant peut-être sur un hirmus oriental. Dans ces conditions, les historiée
liturgiques ou séries de répons, connues sous des rubriques telles que de Abraham, de Joseph, dejosue, de susceptione regum,
:

de libro Regum, de Sapientia Salomonis, de beato Job, de Tobia, de Judith, de Esther, de Esdra, ces historien, disons-nous,
dont quelques-unes, en particulier celles de Joseph (ci-après, pages 235, 236, 240, &c.) sont de la plus grande beauté, seraient
donc des compositions nouvelles, peut-être imitées de l'Orient, peut-être aussi tout à fait spéciales à l'Occident. Ce serait
même l'avis de Rhaban Maur, sauf la confusion qu'il fait entre le rit responsorial & la substance nouvelle du chant responso-
rial :Responsoria ab Italis longo tempore ante sunt reperta, vocata hoc nomine quoduno canente, chorus consonando respondeat.
Antea autem id solus quisque agebat, mine interdum unus, interdum duo vel très communiter canent, choro inplurimis respon-
dente. (De clericorum institutions, lib. 11, cap. 51, P. L. cvn, 363.) A côté de ces historiée de style exclusivement scripturaire,
maiscentonisé, nous croyons qu'on doit faire aussi la part de certains répons qui semblent n'être pas sans analogie, soit avec
VUnitha des Madrashe de saint Ephrem, soit avec les strophes de ces cantiques & des Sugiatha, des Ba'vatha, des Seblata (ou
Scalce) de Martyribus, de pceiiitentia, de defunClis, de cruce et resurrellione, &c. Ici nous avons en vue, par exemple, le Vadis
propitiator dont la Paléographie musicale (tome v, p. 8, sqq. & 27) a relevé les étranges ramifications tant en Occident qu'en
Orient. Nous sommes loin de connaître encore tous les cantiques de saint Ephrem. Qui sait si l'une ou l'autre strophe de ses
PALEOGRAPHIE MUSICALE

antiphonaires. Aussi peut-être n'était-il pas tellement paradoxal de nous demander dans l'Avant
propos du tome V (p. 36), « si ce n'est pas... l'acte de naissance de l'Antiphonaire ambrosien qui se

cacherait dans les textes de Paulin comme de l'évêque d'Hippone. »


En tout cas nous pouvons maintenant dégager de notre petite excursion archéologique certains

résultats appréciables & préciser ce qui s'est produit de nouveau tant à Milan qu'en Orient. Ce qui
est nouveau, ce n'est peut-être pas la psalmodie à deux chœurs en elle-même, c'est la psalmodie à
deux chœurs populaires. On peut se demander ici comment la foule, ne sachant pas le psautier de

mémoire, pouvait psalmodier ainsi. La réponse la plus obvie qu'on puisse faire à cette question,
c'est un fait. Et ce fait se produisit précisément à Antioche dans les premières années qui suivirent
les enseignements de Diodore & de Flavien. Nous suivons le récit de Sozomène & de Théodoret.
L'oracle de Daphné, la célèbre citadelle du paganisme, aux portes d' Antioche, ayant été consulté
par Julien l'Apostat sur le point de faire la guerre aux Perses, Apollon Pythien lui répondit qu'il
ne parlerait pas, aussi longtemps que les reliques de saint Babylas & des jeunes compagnons de
son martyre l'en empêcheraient. 11 fallut, sur l'ordre de Julien, transférer les saints corps. Les
chrétiens n'eurent pas sitôt reçu cet ordre qu'ils se rendirent en foule au bois de Daphné, mirent
les reliques sur un char tiré par deux chevaux, « les transférèrent à la ville l'espace d'environ 40
stades & les mirent au lieu où elles sont maintenant & qui a reçu le nom de saint Babylas. On dit

qu'on se pressait à hommes, femmes, jeunes hommes & jeunes filles, enfants & vieillards,
l'envi,

pour traîner la châsse du martyr, & qu'on chanta des psaumes tout le long du chemin, sous prétexte
de s'entraîner au labeur, mais en réalité dans le but de témoigner d'un zèle ardent pour une
religion dont on n'ignorait pas que l'empereur était l'ennemi. Ceux qui savaient le mieux les psaumes
chantaient les premiers, & le peuple leur répondait de concert, sÇr^yw Se tûv «liaî^ûv toi; âXXoi?
ol toùxouç. »xp',[3 'jv-s;, xal iuyemj^si xo tAyïSoç sv crujxœwvLa, & voici le verset qui servait de refrain :

Que tous ceux qui adorent les idoles soient confondus, que ceux qui se glorifient dans leurs faux
dieux soient couverts de honte. » (Sozomène H. E. lib. V. cap. 9. Cf. Théodoret lib. III. cap. 6)(i).

Les élèves de Flavien & de Diodore étaient bien formés. On voit comment ils se tiraient des diffi-

cultés pratiques du nouveau système (2). Mais ce n'est pas tout.

cantiques inédits ne nous représenterait pas soit l'original syriaque des deux textes latins de ce répons, soit le modèle diverse-
ment imité par Romanos, le pseudo Grégoire de Nazianze, les compositeurs romains &
milanais? &
S'ensuivrait-il que la pure psalmodie responsoriale aurait complètement été submergée sous l'envahissement des nouvelles
compositions soit de rite antiphonique soit de rite responsorial ? Nous ne le croyons pas. Nous croyons au contraire que sa
mélodie s'est maintenue & se maintient encore avec ses antiques àxoOTî^E'JTia, avec ses UTcaxoal, mais en changeant de
nom & de rite, dans la psalmodie qui précisément est aujourd'hui la seule usuelle & la seule connue, la psalmodie antiphonée.
Ce sont les mots qui nous trompent. Mais il ne faut pas se faire illusion. Des Antiennes »
« telles que celle-ci, — car c'est
sous ce titre qu'elle se présente, associée au Psaume 131, dans les antiphonaires romains — :

Et omnis mansuetudinis ejus

ne répondent pas du tout à l'idée que nous nous faisons de véritables antiennes d'après les psallendce ambrosiennes, par
exemple, ou les formules des Litanies & de nos fêtes. En revanche c'est bien ainsi qu'on se représente les fragments,
souvent les fins de versets, àxooTîXs'JTt.a de la vieille psalmodie récitative, avec UTcaxoy] chorale. Avec les deux formes
invariablesdu Traclus, déjà mélismatique, nos huit tons des psaumes, si simples, représenteraient de leur côté la mélodie la
plus ancienne de cette psalmodie responsoriale. Nous ne pouvons, dans cette note déjà trop longue, qu'indiquer ce point de
vue nouveau de la question. Nous attirons encore une fois l'attention sur la teneur fragmentaire des antiennes domini-
cales & fériales du psautier ^«r annum.
(1) P. G. lxvii, 1272, sqq. lxxxii, 1097.
(2) Nous ne pouvons passer ici sous silence que précisément la partie de l'antiphonaire que nous publions présente un
office de saint Babylas doté d'un Psallentium matinal (pages 2S & 129 du manuscrit). Après ce qui vient d'être dit, le fait
1

est assez curieux. La liturgie mozarabe possède aussi de saint Babylas une messe un office propres. Le nivellement litur- & —
gique qui paraît avoir au profit de Constantinople, les traditions propres aux patriarchats d'Antioche
sacrifié, vers le ix= siècle,
& d'Alexandrie, nous laisserait croire qu'une translation si éclatante ne fut point commémorée dans l'église d'Antioche & que
saint Babylas n'eut d'autre honneur que la simple mention dont il est l'objet au 4 Septembre, dans les ménologes grecs,
v. g. celui de Basile, s'il n'était désormais dûment établi, par les homélies de saint Jean Chrysostome prononcées à Antioche,
PRÉFACE 23

Ce qui est nouveau surtout, c'est la littérature hymnodique avec ses antiennes ou ses strophes

alternées, avec la doxologie anti arienne faisant fonction d'uitaxo-/). Psallendce seniel repetuntur, dit

encore aujourd'hui la rubrique du bréviaire ambrosien, interjeâlo versu : Gloria Patri. Cette rubrique

ne vise que les Psallendce des Vêpres & des Laudes. Nous avons vu plus haut à combien de

répétitions alternées donnait lieu le chant des psallendce litaniques ou ad Crucem ; & l'on conçoit

combien cette incessante répétition des mêmes textes & des mêmes airs devait favoriser l'entrée des
psallendce comme des doxologies hymnologiques dans toutes les mémoires.
Ce qui est nouveau enfin, ce qui s'exécute à la manière orientale, comme les psalmi & les

bymnl, ce sont les Vigilice. Entendons-nous bien. Les Vigilice ne sont pas nouvelles en elles-mêmes :

qu'il suffise de rappeler l'àypuTtvîa pascale (1); mais, ce qui était nouveau à Milan, c'était de les

célébrer secundnm morem orientalium partium, c'est-à-dire avec toutes ces processions, & ces pompes
nocturnes, & ces chants populaires, hymnes, psalmodie antiphonique, antiennes & doxologies, &
peut-être avec l'assiduité née des tentatives d'envahissement de Justine, & qu'on est étonné de voir
poussée jusqu'à l'organisation quotidienne, à Jérusalem, dès le temps de la Peregrinatio. En un mot
l'office de nuit, ce qu'on appelle aujourd'hui matines, est fondé.

Nous n'avions pas l'intention d'épuiser ici le sujet intéressant soulevé dans les pages qui
précèdent. Il nous suffit, pour le moment, de l'avoir présenté sous un jour plus favorable, croyons-
nous, à l'étude des textes classiques qui en ont constitué jusqu'ici toute la documentation. Sans
même parler des Vigiles, l'entrée en ligne des psallendce milanaises, eu égard au rite de leur exécution

doxologique & litanique, est, en tout cas, un fait nouveau qui ne peut manquer de faire avancer la

question, si obscure, des origines de l'antiphonie, comme de l'office canonial, d'une part, &, par

concomitance, d'autre part, celle de l'orientalisme de la liturgie ambrosienne.


Nous avions déjà proposé quelques aperçus dans ce sens au début de Y Avant propos du tome V;
mais il est probable que la thèse principale de cet Avant propos, sur les deux euchologies, en a
fait oublier depuis longtemps les préliminaires. Aussi l'importance donnée maintenant, dans cette
Préface, aux origines grecques, pourrait-elle prendre, aux yeux de certains lecteurs, l'aspect d'une

rétractation, comme si nous abandonnions, toute réflexion faite, les autres positions prises dans la

question des rapports entre l'euchologie grecque & l'euchologie latine. {Avant propos, p. 44, sqq.)

pour les anniversaires de ces translations, que la date de l'événement & de sa fête commémorative n'est ni plus ni moins que
la date des liturgies milanaise & mozarabe (&, à leur suite, de tous les martyrologes occidentaux), c'est-à-dire le 24 Janvier.
Ces divers rapprochements, tout insuffisants qu'ils soient pour autoriser une conclusion tendant à localiser les influences orien-
tales dont l'œuvre d'Ambroise aurait dépendu, n'en ont pas moins une valeur suggestive, & ne sauraient être totalement

(1) Le tableau des Vêpres, ci-dessus lignes L à P, fait ressortir, en les isolant, les traces conservées de l'ancienne orga-
nisation des Vigiles, aux fêtes de Noël, de l'Epiphanie,du Jeudi saint, de Pâques, & de la Pentecôte. On remarquera leur point
de départ d'abord. On n'y entre à proprement parler qu'après le Lucernarium, & la synaxe continue jusqu'au matin. Or, à
partir de là, —
c'est la seconde remarque qui motive surtout cette note, —
à partir de là, disons-nous, tout ce qui se rattache
à l'antiphonie est absent jusqu'à la fin de la messe. C'est l'antique Ttavvuy îç, dans toute sa sévère nudité : Lectures, psalmo-

dies responsoriales à I'ambon (psalmellus) & oraison, pas à'ingressa, ni d'antienne post evangeKum, ni cVoffertorium, ni de
transitorium, bref rien d'antiphonique aux messes des Vigiles de Noël, de l'Epiphanie, de Pâques & de la Pentecôte, pas plus
qu'il n'y en avait au Jeudi saint avant l'insertion du Cœnœ tuœ (après 518-527, cf. Tom. v, Avant propos, pag. 12), pas plus
que le Samedi saint romain n'a lui-même d'Introït, d'Offertoire & de Communion, toutes pièces appartenant à l'antiphonie.
Le Lucernarium, 2, que nous avons noté pour la Vigile de Pâques n'est autre pour nous que la solennelle Beneditlio cerei
durant le chant diaconal de VExsultet. On nous accordera qu'aucun autre ne lui est comparable & qu'il ne fait excellemment
fon&ion. Il est trop clair que celui que l'on voit maintenant marqué après la messe (comme toutes les fins de Vêpres qui
terminent maintenant nos cinq Vigiles archaïques), n'a pu avoir de raison d'être à pareil moment, que lorsque la célébration
des Vigiles en question fut définitivement anticipée, suivant la discipline aduelle, dès le matin du Samedi saint, pour se
terminer vers le milieu du jour, au lieu du lendemain matin.
24 PALEOGRAPHIE MUSICALE

Il semble pourtant bien clair que c'est un tout autre problème que nous agitions dans cette thèse.

La question de l'euchologie n'a, rien à voir ici, pas plus que celle des deux hymnologies n'avait à se
présenter dans notre discussion sur l'économie comparée des deux formulaires euchologiques, pas
plus qu'il n'y aurait lieu de s'occuper des Graduels & des Antiphonaires dans une étude sur la teneur
comparée des oraisons des divers Sacramentaires. Mais enfin peut-être est-il convenable d'en avertir
certains lecteurs moins habitués aux livres liturgiques des Grecs qu'à ceux des Latins, du moins à
ceux d'aujourd'hui. Pour peu qu'on s'en tienne en effet à la science liturgique acquise dans la

pratique des rubriques modernes (i), ou qu'on ne se soit pas préoccupé des manuscrits antérieurs
au xn e siècle, il arrive aisément ceci : l'habitude du Missel romain, tel qu'il est ordonné généralement
depuis le xm e siècle, le fait considérer comme ayant existé toujours à l'état compact, & l'on perd de
vue son état premier, purement euchologique, le Sacramentaire, qui en est l'élément essentiel & le

noyau, tandis que les lectures & les pièces de chant en étaient primitivement groupées à part dans
autant de livres spéciaux, tout comme elles le sont encore chez les Grecs, soit dans les livres eucho-
logiques du Temps & des Saints, soit dans les divers Légionnaires. Dans cet état d'esprit qu'arrive-
t-il? C'est qu'au lieu de diviser le travail, & d'appliquer à chaque partie la méthode de critique &
d'investigation que réclame sa condition différente, on veut mener de front tout le système, &, s'il

s'agit de comparaisons, on veut comparer tout à la fois & pêle-mêle. C'est encombrer à plaisir des

fouilles déjà suffisamment complexes, & l'enquête cesse d'être scientifique pour devenir, qu'on nous

pardonne le mot, du pur dilettantisme. Encore une fois, que le lecteur veuille bien nous en croire,

cet état d'esprit n'est pas imaginaire, & c'est à bon escient que nous croyons devoir glisser ici, sous
forme impersonnelle d'ailleurs & sans prétention, des observations dont, au surplus, nous avons à
faire notre profit comme tout le monde.
Quand donc il s'agit de comparer les recueils liturgiques de la messe, chez les Grecs & chez les
Latins, il importe au plus haut point de ne pas confondre trois questions — au moins — parfai-

tement distinctes & indépendantes l'une de l'autre à leur origine : la question des lectures, la question
chorale ou hymnologique, la question euchologique proprement dite. C'est ce que nous nous
sommes efforcés de faire pour notre part, encore bien que notre exposé se ressente de l'impromptu
de sa composition, &, par suite, ait fort bien pu n'être pas toujours compris.

(i) La plupart de nos le&eurs ont des habitudes scientifiques plus rigoureuses, nous en sommes convaincus. Mais nous
pouvons assurer que le cas n'est pas chimérique, &
l'on ne peut se défendre de penser que c'est se contenter d'une information
bien élémentaire pour aborder nos questions. En effet que dirait-on d'un étranger qui, préoccupé de réunir en pays latin des
observations liturgiques à communiquer à ses compatriotes, leur affirmerait que le Graduel V Offertoire ne sont point des &
chants, uniquement parce qu'il n'en a point entendu dans les églises importantes de son itinéraire, où le prêtre se contentait
en effet de les réciter privatim ? C'est le cas d'un latin qui, se trouvant en pays grec, prétendrait à son tour que le tropaire
To'J osÎtcvou <70Ô toÛ u.U<rïlXbU, essentiellement lié par sa teneur & son origine à la Communion, & non moins essentiel-

lement destiné au chant par sa nature & son institution (Avant propos, page 12), prétendrait, disons-nous, que ce Tropaire
change de destination dans la liturgie quotidienne de S. Jean Chrysostome, en dépit de la rubrique yopôc, qui l'y précède
parfois (Brightman, Liturgies eastem and western, p. 396, d'après l'édition de Venise, 1869) & cela sous prétexte que certaines :

fêtes ayant des xoiviovixà propres, en dehors de l'Euchologe, il est dépossédé, lui, de ce titre, postérieur du reste. Un psaume,

un graduel, un offertoire cesseraient donc ou continueraient d'être psaume, graduel, offertoire, des chants en un mot, suivant
que, les temps & les circonstances changeant, ils seraient chantés ou récités, au même moment liturgique, du reste, par le
chœur ou par le prêtre? On voit l'inconvénient d'accepter certaines pratiques rituelles & certaines rubriques modernes comme
recevables scientifiquement à contredire les données originelles & archéologiques des choses.
Dans le même va de soi que des institutions tout à fait postérieures au temps dont on s'occupe, & dont la
ordre d'idées, il

date est d'ailleurs connue, ne peuvent fournir leur témoignage que sous bénéfice d'inventaire. Par exemple la liturgie des
Présanftifiés établie, comme on sait, par le canon 52 du Concile in Trullo (691) ne doit être invoquée qu'avec une extrême
réserve, en preuve de l'antiquité tout à fait originale de l'une quelconque de ses parties. Il y a tout autant, sinon plus, de
chances en faveur de la nouveauté relative de leur création ou de leur adaptation qu'en faveur du reflet d'antiquité qu'on
pourrait y voir. Certains rapprochements peuvent tenter ici l'archéologue, à la bonne heure. Mais nous ne saurions le blâmer
de son abstention même tacite & non motivée. C'est plutôt le devoir que lui impose une saine critique.
PREFACE 2
5

Nous n'avons du reste encore abordé la première question, celle des lectures, qu'en passant.
(Avant propos, p. ni.)
C'est la seconde question dont nous avons essayé de préciser aujourd'hui le point de vue que
faisait entrevoir déjà, nous le répétons, notre Avant propos du tome V. (p. 35, sqq.)
Et enfin c'est encore là que nous avons également pris position, & une position tout autre, sur

la troisième question, celle de l'euchologie pure. On nous rendra cette justice que nous avions pris
grand soin de n'en pas sortir & de demeurer dans les limites des Sacramentaires pour les Latins, &
de l'EuchoIoge pour les Grecs, sans verser inutilement au débat, les Antiphonaires latins non plus
que les Menées, l'Octoïchos, le Triodion, & autres livres hymnologiques des Grecs, dont nous nous
réservions d'étudier ailleurs l'économie toute différente. Ce n'est en effet que sur le terrain de
l'euchologie, nous avions pris la précaution de le dire (page 44), que s'observe le fait si considérable
du contraste entre la mobilité & la multiplicité des parties changeantes de l'euchologie latine de la

messe & l'invariable immutabilité de l'euchologie grecque. Grecque, disons-nous, car nous avions
exclu formellement les liturgies syriaques (page 46), pour nous tenir strictement sur le terrain où
nous trouvions la question posée par les savants dont nous nous séparions.
Nous n'avons d'ailleurs rien à ajouter ici, non plus qu'à retrancher aux considérations que nous
avons fait valoir pour établir notre sentiment. Mais, pour ce qui est de la distinction qui s'impose
entre les lois du développement soit euchologique, soit hymnologique chez les Grecs & chez les
Latins, nous finirons par une dernière remarque que voici : Immobile en euchologie, la liturgie

grecque s'est développée sans limites en hymnologie, tandis que la liturgie latine, ayant arrêté de très
bonne heure son Antiphonaire officiel, n'a jamais cessé d'augmenter ses Sacramentaires. De part &
d'autre on se maintient, comme on le voit, dans le même rapport, dans un rapport inverse, dans un
état de contraste. C'est à dire que la différence des deux conceptions liturgiques, un instant atténuée
dans les parties chorales, à la fin du iv e siècle, ne tarda pas à reprendre bientôt après, sur le terrain

même de l'hymnologie, le caractère distinctif qu'elle n'avait jamais perdu sur celui de l'euchologie.

Terminons par quelques mots sur la transcription de l'Antiphonaire ambrosien.


Afin de faciliter l'étude de ce manuscrit dont la liturgie pourrait être peu familière à quelques-
uns de nos lecteurs, nous nous sommes permis de suppléer certains titres. Ces adjonctions,
lorsqu'elles sont importantes, par exemple : Ad Matutinum, Ad Vesperum, Ad Missam, De
Annuntiaiione B. M. V., &c, ont été mises entre crochets. Celles de moindre importance ont été
suppléées purement & simplement, sans crochets, par exemple : les mots in cboro, ad crucem, ad
Laudes joints aux antiennes ou aux répons.
Nous avons cru inutile de conserver dans la transcription l'orthographe du manuscrit, nous
avons suivi celle des livres liturgiques modernes. Ceux qui voudraient étudier cette particularité ont
à leur disposition la reproduction phototypique.
Au contraire nous avons apporté tous nos soins à la transcription exacte de la musique ;
nous
avons conservé la forme des groupes autant que l'ont permis nos caractères typographiques. Mais là

encore, les petites divergences inévitables seront corrigées par le recours à l'original.
Les chiffres, en caractères gras, intercalés dans la portée musicale renvoient à la pagination du
manuscrit original, édition phototypique de la Paléographie. La pagination en petits chiffres au haut
des pages (Ms. 3-4) est également celle de cette reproduction.
Par suite de déchirures, le Codex présente quelques lacunes, surtout au bas & au haut des
premières pages ; nous les avons comblées à l'aide d'autres Antiphonaires. Ces adjonctions, pour le

texte liturgique, sont toujours entre crochets, &, pour la musique, toujours entre deux espaces blancs
4
20 PALÉOGRAPHIE MUSICALE

ménagés dans la portée. Ex. : p. 2, portée 5 : [ce populo tuoj ;


portée 6 : [prôbrium ne] ;
portée 8 :

[mi]. Page 44, il manque une feuille entière, nous l'avons remplacée par le passage correspondant
du manuscrit de Muggiasca écrit dans l'année 1387. Cf. p. 49, 50 & 51 de notre transcription.
Dans le manuscrit original une main très postérieure a tracé grossièrement un trait vert sur un
grand nombre de si. L'auteur de ces adjonctions a-t-il voulu bémoliser cette note? Nous serions
portés à le croire, si ces bémolisations n'étaient pas faites le plus souvent d'une manière maladroite.
Elles révéleraient, en tout cas, une ignorance complète de la tonalité ancienne, & s'écarteraient des

indications transmises par d'autres documents ambrosiens. Nous laissons donc à notre manuscrit sa

physionomie primitive, en ne mettant aucun bémol. Cependant, par un scrupule d'exactitude, une
étoile surmonte, dans notre transcription, tous les si marqués du trait vert dans l'original. De plus,

on devra se souvenir, en étudiant & en chantant les mélodies ambrosiennes, que, pratiquement, les

anciens amollissaient cette note dans certains cas, quoique le signe de bémolisation ne fût pas écrit.

Le petit punftum losange joint, sur une même corde, à la note précédente indique une liques-
cence le plus souvent à l'unisson, par exemple, p. 1, portée 2 : adw/ztum ;
p. 2, portée 6 :

nequando, &c.
ANTIPHONARIUM AMBROSIANUM
DU MUSÉE BRITANNIQUE

CODEX ADDITION AL 34 209

PARS HIEMALIS.
DOMINICA I DE ADVENTU DOMINI.

j~ m *" " 3 1

E-pti- es in di- e laudem di-xi ti-bi, Dô-mi-ne, super ju- di- (i) ci-a

P.
.-Êfi
i=P- S — Si
a
p.
£ s

ju-sti-ti- as tu- ae; qui- a pax mul- ta di-li-génti-bus advén-tum tu- um, D6-mi-ne.
^

E u o u a e.

[ad MISSAM.]

Ingres.
—a *r££ïEâ \ tzt^-iV-flvl vftr A.% Tp
A
a
r«s a
i a
Tfï
D te, Dô- mi- ne, le-vâ-vi â- ni- mam me- am

fa ^-^TPTT"^^
De- us me- us, in te con-fi- do, non e-ru- bé- scam : neque irri-de- ant me

^^^Wî ^— 1 t*-a
^s» â=3
,!<_S^ r S^

in-imi- ci me- i ; et- e- nim univérsi, qui te exspé- clant, non confun-

(1) Ici commence le Manuscrit. — Les offices suivants manquent dans le Manuscrit : S. Martini. — Ro- S.
mani. — S. Csciliae. — S. Clementis. — S. Andréa;. — S. Ambrosii. — Sabbato I. Adventus. — Matutinum
Dominicae I. de Adventu.
Ambr. 1
j ~ i —

DOMINICA I. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 1.-2.

5ha^^i=^âH
déntur.

Psalmel.ï
—«— ——— S*^j-j £— ^ —[—— - 3 kj iT8 »» «^-i

D
«^,

E- us ma-ni-fé- ste vé- ni- et, De- us no- ster,

ï*JL4^ -z*
tW^Sîv !£5=ï3t ai — —b*i \vtl
& non tarda- bit.

Ejjj^ g-^^ !l
^*ÎS
De- us de- 6- rum Do- mi-nus lo-cû- tus est,

i
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-j-fr"^-t
& vo-câ-
a^-^^*
vit ter- ram.
1
'
"'^ ^^ ^'^s ^ 1
1 i a '

f. in Alléluia. Prœveniâmus.

Ana. pt.
-— S^Sjrr^-r-T^
Evang. g — p-«—3—3— «-j-t^fl-
"-fcj- -î -f-p<-va-<

Ar-ce D6mi-ne, par- [ce popu-lo tu- o] : & ne des has-re- di- ta- tem

U-4^ J=*±&àx
tu- am in op-[pro- bri- um ;
-tut-

ne-]quân-do
a-a —-
di-cant gentes
^ ^z^K-fT: U- bi est
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^_i_ 2
S-*-*-" - -^
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De- us e- 6- rum.

Offert. _.

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P Ronunti- â-bo ve-ri-tâ-tem tu-am, D6-[mi-] ne, in o-re

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quo- ni- am di-xi- sti : In œ-tér- num mi-se-ri-côr- di- a ae-di- fi-câ-

* f VK m p*%
bi-tur.

Confr.
£ 3iTO^==J^a^
D I-ri-ge me in ve-ri- ta- te tu- a, & do- ce me
r

DOMINICA I. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 2-3.

^a^ay-^^a^-a^v-a*—Lg4^a1-^^^
qui- a tu es De- us me- us, & te sus-ti-nu- i to- ta di- e. Et-

AB-B^i^ fc-S»i
:rîSl
e- nim uni-vérsi, qui te exspé- étant, non confun- déntur.

Trans. S
> r*
:»' - ^-^^^ai^a-fr+^M^n 35=ï-N
^_/ le- ut ful-gor ve-nit ab o- ri- en- te, & pa- ret in occi- dente :

Ëg^E
advéntus ho- mi-nis. Vi-gi-lâ-te o-mnes, & râ-te;


sic e- rit Fi- li- i o- nesci-tis

S— fi-r-a>a-^ r-=r Pi

di- em, neque ho-ram, quando Domi-nus ve-ster sœcu-li fi- nem po-nat.

[ad VESPERAS.]

in
Ana
Choro Szz^-g-i-" |
— JLi_a1 —_..j_izl^y.^_^i:
L Au-dâ- [te Dômi-num, quôni- am] bonus est psalmus. Alle- lû- [ia,

^=iT-
aile- Iû- ia].

[$. in Choro. In quoeûmque] die. [f. Ne avérjtas.

[Ana] in Magni[ficat.] Anima mea magni[fica.]

Psall. in §-
bapt. i _
_§_f-%* A
o J iW+^ pjfi: tt

Q UI emit-tit e-lôqui- um su- um ter-rae, ve-16- ci- ter currit sermo e- jus.

E u o u a e.

Kf. in
Wt ë-as ~— -aH-pi
fl-»«— j^-g^-PM-j-^-a -^a*—ai -^ -^
A- cem tu- am da no- bis, & pôs-si-de nos, D6- mi-ne :
* Qui- a prae-

frjzg_fi_a_!-^_a-p^
•_\\
S-i-'*^i<
1 . -^p^v-a
fia
fl rir-:=î
s

ter te â-li- um ne- sci- mus. f. D6-mi-ne De- us no- ster, pa-cemtu-am da no-
— *

DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 3-4.

p^ i
. g a-an< j
-i^-^-âl^ï^Tin—»-a—p*-s-
bis; ômni- a e- nim reddi- di-sti no- bis. * Qui- a prœ-ter.

An a. Ê
! T
L /E-té-tur cor quse-rénti-

Psall. Sicut fulgor.


um Dominum. Ps. Confitémini Domino : & invocâte.

DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.

AD MATUTINUM.
post
j±±zbr±±==±^:feï,^ S=
Rf.

Hymn.
i
TT-—V
Pe-rent in te, qui nové-runt no- men tu- um ;
* Qui- a non de-re-

t^^^^^^^^F^m^^^^^l^^ =&
linques quae- rentes te, Do- mi- ne. f. Confi-té-bor ti-bi,

P_!_!_!_i_!^^s_p«-a^ -"-a -% îftrj—rj-fL


^ti _i_jj»
a j lV_^_a^__
1-Sr
D6mi-ne, in to-to corde me- o, nar-râ-bo [6-mni- a mi-ra-bi-] li- a tu- a.

*

\h
Qui- a

Ana I. I *- : fl^» == s^-*-


--i-fy a-^fr 4 -g -a-pr—

R OS e- nim, D6mi-ne, qui abs te est, sâ-ni-tas est nobis. E u o u a e.

Ana II.


^».iv _a_._
-s — s-a-^Vn- a
r
[N hoc] glo-ri- é-tur, qui glo-ri- â-tur, intelli-ge-re & cognôsce-re D6-

t?
mi-num. E u o u a e.

Ana III.
ï^a» & m-u-f-*=pïp -s-b—
D UM appro-pinquâ-ve- rint anni, cognô-sce- ris, D6mi-ne : in
..

advén-tu
.

témpo-ris
j
n a —

D0MIN1CA II. DE ADVENTU DOMINI.

il a-"
osténde-ris. Cant. Domine audivi.

Ad lect.
g
— ïs
-âV V~|~gr-«nrTfrSy-
* —M— — _Prr"'" —ïf"
- *-
Fc:=^i
?*

«if
E -rit ra-dix Jesse, qui vé-ni- et judi-câ- re gentes ; in

•h-nP
ffe_ÉziË— fl_r**i 1
~^^^v-Mv-% -m s
ÇÏS
e- o gen-tes spe- râ- bunt ; & e-rit nomen e- jus * Be-ne-di- ftum

L^JJ^r^-^-jft-j-P—-— ^3zj-.___ mm
-——^
8
|
^ ^
sx- eu- la. f. Lau-dâ-te pu- e- ri Dômi-num, laudâ-te nomen Dô-mi-

-m-\ » f' -a
*fcpG*t=±3
-r Mv
ni ; sit no- men Do- mi- ni * Be-ne-di- ftum.

r-^g^ ^'.^
î".
4. II

^^ï=m= &z??ïL-
J

Q UI se- des
-a
su-per Ché- ru-bim, appâ- re co-ram Ephrem

^i—^^^^^^r^^^wM
& Ben- i- amin, Ma- nâs-se. Exci- ta po- tén-ti- am tu-

5—
i^-V3>. lH
tp*±s=p3ï = ^EÊÎirfti
am, * Et ve- D6mi-ne, sal-vos ci- as nos. )L De- us vir- tû-


ni, [ut] fa-

S
tum, [con-vér-
- >ftw^
te
5

nos], ré-
>a
spi-
^-^TTll^
Pï-iS

ce de cae- lo, &


if*
a,
^ ^.,
de

*=* A-H-
Et ve- ni.

Ana.
—=i—._! "•__ a-p.
-m-*
3
O -sténde no-bis, Domine, mi-se-ri-côrdi- am tu-am, & sa-lu-tâ-re tu- um da no-bis.

Cant. Attende caslum.


DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 5-6.

Ana ad .«^iL_l__^frS: :£^=ï


crucem
=£ :

x\. N- te mul-tum témpo-ris prophe-tâ- vit E-zéchi- el : Vi-di por-tam clau-

s £
sam, & te De- um an-te sae- cu-la ex e- a pro- ce-dén- tem pro sa- lû-

J ^»H ^"^» " --


i -P« f-

te mundi ; & e-rit sem- per clau-sa : demonstrans Virgi-nem, qui- a post par-

S
ai \ fsa
A -fi
tt£
tum pérma-net Vir- go. E u o u a e.

Ana j-
i1=*k
in Cant.~
N fa- i-iP" S

Ani-te tu- ba, fundamén-ta ter- rae : cla-mâ- te, mon-tes, in advéntu D6mi-ni.

Cant. Cantémus Domino.

Ana in §
Bened. i=a=P . r"
a

Erra nostra da-bit fru-dum su- um : bene-di-cat nos De- us. f. In saecula.

Ana in |~
Laud. _ i=n=r !

R O-râ-te cae-li dé-super, & nubes plu-ant justum : ape-ri- â-turter-ra, & gérmi-net

— l
—-
Salva-tô-rem.

Cap.

_1_J T ju[sti-ti- a e-jus o-ri- â-


â-tur] simul cunftis, di-cit Domi-nus.

Psall. g -.

s
. . ^-« — =âH^ fi-i-r^i,j^_.
f
*
%
: _jL_v_§_
V^ Uae-ri-te Dômi-num, & con-for-tâ- mi-ni : qua> ri-te fa- ci- em e- jus semper.
£-
i
-

[E u o u a e.]
r a

DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.

Hi\^3
Us. 6-7.

sf. in 6"
i^î
bapt.
F • - *$£=; :,_»£_ :s
P^ A-râ- tus esto I-sra- el, in occûr- sum Dô- mi- ni De- i tu- i
;
i

i S
m—a — —-
= a
- — fl frfo ^4î==^-^:^m^
qui- a i- pse firmans montes, & cre- ans spi- ri- tus, & annûnti- ans ho- mi-

8
ï^x-J—*j's=sS.
^_i_^^MUv : p.
Sa îï=^
ni- bus * Chri- stum ven- tu- rum.^.Ca3-li e-nâr- rant glô-ri- am De- i. &
g
«_._v- 8_._ffcz^._ ,_aL_q+ _[p-ï+Ji»—j
6-pe- ra mâ-nu- um e- jus annûnti- ant * Chri- stum.

Ana.
*— JL— S
-1-
- B -

E - xûl-tent, & lae-tén-tur in te, omnes qui quserunt te, Dômi-ne.Ps. Deusinadjutôrium.

Psall. in |3
alio. _
^=â1-i-.-S-,— _ ._rj_,_ _sm^_
E X-tôl-li-te signum in na-ti-
q
6-ni-bus, di-ci-te fi- li- as Si- on : Ecce Salvâ-tor

tr^^±^±-^=± A
S

no-ster vé-ni- et cum po-ténti- a. E u o u a e.

[ad MISSAM.]

*v+ *
Ingres. j-
ï> .
1"-
• 8
H-^-S^-J-'-rt-^ fr iH -r-h

M E-mén-to

—§»
Y
nostri,
a

D6- mi-ne, in be- neplâ-ci-

s-^^Ï^V
to
.. '

pô- pu- li tu- i :

S --*= s*
T 1 *
-a-i^a
pjVi-^-S^
vi-si- ta nos in sa-lu-tâ-ri tu- o, ad vi-déndum in bo-ni- ta- te e-Ie-

-d- —
,
'-T» a%
>
1

m
-fl-f* zz^: P«
*
fTT
[>

ftô- rum tu- 6- rum, ut Iau[dé- ris cum hjse- re- di- ta- te tu- a.

A i^ZZ^^^Z^EESit^^Sî
Psalmel

summo cas lo egrés- si- o e- jus,


DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 7-8.

t=i=^^H^J^^^Î^HS=^ ^ mum
s

& occûr- sus e- jus usque ad sum-

g_^i^»Ml5>-gfc^^
e- jus. Cas-li e-

^^^^^j^^^^^y^y^gJ^zE?rJ^i
rant glo- ri- am De

& 6pe-ra mânu-um


^^ V^T^=r^^i3^,=^
e-
gi

jus annûnti- ant fir-


a_!j_!l^

mamén-tum.

F^^rffc rtd
!Si% a« >
» jî vvaJ
r
3^
'*r > b

$. /» Alléluia. Venite exsultémus.

Ana pt.
vs
Evang. â-i-^-i-^^vigi^ït^^-a-J-j
-p^^^^^
x\. N- nunti- é- tur in Si- on no-men D6- mi-ni, & laus e- jus in

b^^E^ze=jpr'-'
Je-rû-sa- lem : in conve-ni- én-
^ te^
do pô- pu- los in u-num, &

f^zhsVlsrzizzS ^^
re- gna, ut servi- ant Dô- mi-no.

Offert. L H »1,- J!8 ' » ^^ !zèJ^


ifr^-p ' -
H_.^_._ îJ!rft=iri± ^ r--~^-1 '
,

Pe- rent in te omnes qui no-vé-runt no-men tu- um, D6-


g
â^a^M^riif*^^
mi- ne, quo[ni- am] non de- re-linques quas- rén-tes te : psâl-li- te

^î=
D6- mi- no,
-F» j£=£t -
qui hâ- bi- tat
f

in
^^-^, rv
Si- on ;
|i i^^=£fcs=
quôni- am non est o-

i NV .-. - ~T"^3~i*i j. '_

bli- [tus] o-ra-ti- 6- nés pâu-pe- rum.


B

DOMINICA II. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 8.

Confr.

--tm
v-+—QjPlMt,^
feS-S —^-^^
E Xsul- ta- vit ut gi-gas, ad currén- dam vi- am : a summo cae-

tfé 5 iW
^^=-=p l*iïH—m — *- w=
lo egrés- si-
z艣_ B_fcjt3
o
fi
e-jus,
—& occûr- sus e-jus
a

usque ad summum
g

=!"£
e- jus.

Trans. E
"*" 8 ^^^^
£ b-J-^B-t^ P.

Eni- et fôrti- or me, post me, cu-jus non sum dignus solve- re cor- ri- gi- ar

g
^ . isJJWx
cake- amen-to- rum e-jus.

[ad vesperum.]

Ana i-
Choro- —— Nv_a
"fl—
,a * a . ] y-a11< j-^-âi~i
in
——S-5
I

Fm *
'
A
i\ N- nunti- a- bi-tur D6- mi-no ge-ne-râ-ti- o ventû- ra, & annunti-

HV -P V a 5
-i-j -i-*jf
jqszflE ,
' a - —
. 1

bunt justi- ti- am e- jus pôpu-lus, qui nascé-tur, quem fe-cit Dô-

n^=^
flrr-it
mi- nus.

4. in
Choro _^
g-
3* ^^i-g
= îr.-r-^Ti^v-FjV^-'-H^-H
M It- te, Demi- ne, ma- num tu- am de al- to : * Et li- be- ra nos de

^_a-p.J-g-"J~aV T»s - -«4IË3I '*">"


^ a»
ss
, » .
s
manu fi- li- 6- rum a-li- e-nô- rum. f. Qui das sa-lû- tem ré- gi-bus,

5
*—
.^ z **
a-Fczâl i
èS-MI E==S
N^-P-

qui li-be-ras Da-vid ser- vum tu- um de glâ-di- o ma-li- gno. * Et li- be-ra.
Ambr.
IO SABBATO III. ADVENTUS.
Ms. 9.

Ana j"
Magn.~
3: -^&-^==^=&
in
Hhr
Usti-ti- a ante e- um amb[u-Iâ-bit] & po- net in vi- a gres-sus e-jus.

E u u a e

Psall. S
in bapt.
-p^ —,. 1
a_i_J-^_,_g^-3p-JLl,
a J-Ë_ !

T 4
—a-j-a
!ÎÎ
&
Omi-ne De- us vir-tû-tum, De- us Isra- el, inténde ad vi- si- tândas omnes
S .l_:

gentes. E u u a e.

Bf-in g -g—g-g- P^^iZ.teZT—^15^1


bapt. b~* -a-r<

A. Udi-te verbum D6mi-ni gen-


• - -
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI. I I

Ms. 9-10.

SABBATO III ADVENTUS.

-
Ana i
Choro
v< iffl:
ï^3=m p 1
in
s
S
V$=£B^
-sra- el advén- tum Chri-sti sus- ci-pe : quô-ni- am î-pse

H:
i^=ri r ,
^^-^iv-i ^ 1 10

vé- ni- et, & sal-vos nos fâ- ci- et.

rJ. in
rrn
Choro.
^3*«11—J^-S-!l ,lzrz-4irâ-*ï^=:X l^x =jï

Q U6- ni- am rex o- mnis terras De- us

â5
vé- ni- et

f^îB^^MnS^îr^MVi^
^a_»_§_ -rS
;

Psâl- li- te sa- pi- en- ter. f. Omnes gentes plâudi-te mâ-

Szttëî»j^-g-a-fe-a-v^-*- \^-*-s—'-^3Vg-gK-S

ni-bus; ju-bi- là- te De- o in vo-ce exsul- ta-ti- 6- nis :


* Psâl..

Ana in Magnificat. Justitia ante eum.


i$. Audite verbum. f. Vox clamântis.

Ana. Nam qui exspéftant. Ps. Noli aemulâri.

DOMINICA III DE ADVENTU DOMINI.

AD MATUTINUM.

Bf.
Hymn.
pOSt
—j^yV
8-

'" i ! 4f*
a '«
k a .
ES
rfc=gç
L A-pi- des, qui sunt in vi- a, remo- vé- te : ecce Dômi-nus

* 1 . U

ster *Vé- ni- et cum sa- lu- te. f. Ve-ni- te

fi^firhrH-^-nft Jt±3Efflt -fV-^r


exsul-témus in Dômi-no ;
ju-bi-lémus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro:*Vé- ni- et.
12 DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 10-11.
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI

K~ft J~
_ ni*!*:
'-s-^ï
._ - "f
I a a
MiM'-=— J^r
ÈJEJÊ -H-i-h
tem,

g_^v
&
&

di- ci-
né- bu-

j^n-|

te
ï^

:
lam

*
: ,

Nûnti- a no-
to-tam ter-ram

g _ivpi_ M _-^_a

bis, si
te-

tu
gén- tem.

— es
^—
i- pse,
I-te

qui
6b- vi-

^-.-

régna- tû-rus
am

^g^
e-

es
ïS4<
i,

ï^ti^c^^^^^s^^^î-^^EE^i
. a».
:' '
. -

pô-pu- Qui
in

gipjZ^=^^=^ft=^e^L
lo Isra- ël ?

a
f.

i-rrS fl

re-gis

|y=
Isra-

^ =^
el, intén- de :

qui de-dû- cis vel-ut o- vem Jo- seph, qui sedes super Ché-ru- bim. * Nûnti- a.

Mel. primée de : In populo.


a

fcpsW*^^^
N pô- I III IIII

5=R^t ^^-^-fr^al^ ,Vrtl»— Hj Sl fiT^ïta»—oÂl


^^^.T^^V-rj^'^^rë^i^ '
I
1

m mi

Sc 3
^^^ ^^"!^^—
qT^ayi^^np*^^ 5
j^^VJrHTi^iftli—^"''1. If'^-irrt

o V III IIII pu- lo.

Melodiœ secundœ.

F pa^^^gygE^V^^
In pô- I III

hp^h-s-F^^
o IIII III

hpiJVv'Nrf.?^ ^
o IIII III

pu- lo.
a ^

14 DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.

Ana.
S- ————— ——=—=—-
D Escéndat sic-ut ros, Dômi-ne De- us, mi-se-ri-cordi- a tu- a su-per nos.

5?

Cant. Attende caelum.

Ana.
ad Crucem a
^^p^i^ ^=^±r^h^X^d=^=^
T Ransi-te, trans-i- te per portas Do- mi- ni: pla- num fâ- ci-te

•-— -PS a
f—"-^
t^-ÏI^t"
i-fP"
N p.—*-S
S
j
j
fl»|-% >

i- ter, & e-ri- gi- te là-pi- des, & e-le-vâ-te si- gnum in gen- tes. Ecce

:a1: jV^^i «^W*V ,—1- r n


- j
g% _-4 afl
:Ov
e- nim Dô- mi-nus audi- tum fe- cit ab extré- mo terras. Di-ci-te

^±U^-^M^^^Ax=K±^=^^=
fi-li- a- bus Si- on : Ecce vo- bis Salvâ- tor advé- ni- et. In Cant. f

13 j- (Rubrique anticipée par erreur du Scripteur.)

Eu ou a e.

Ana
in Cant
'*- - -_ >t
i — jfg^*r-i-T-a*-"-'-F»-i
Pi==_

L Api-des, qui sunt in vi- a, remo-vé- te : ec- ce Domi-nus noster vé-ni- et

a ____._, L

cum sa-lû-te. Cjk/. Cantémus Domino.

Ana in J_!__îr_,_
i~
Bened. ~j~
KàXÈ
L yïi-tâ-re, virgo fi-li- a Je-rû-sa-lem : ecce Rex tu- us ve-nit. f. In sse-cu-la.

Ana in
Laud. *j "ni"
. . -—=—B-h«- !
.1

A-râ- tus esto Isra- el in oc-cûrsum D6mi-ni De- i tu- i. Cap. Qui- a ipse firmans

- —a —a —a— m a —a — a—-a— a— a— a—a-

montes & cre- ans spi-ri-tus, & annûnti- ans homi-ni-bus Christum ventû-rum.
DOMINICA DE ADVENTU DOMINI.
III.
M
Psall. in
bapt. £
*!,
- — - h _H-I=3î>-!-^ -f»|^-| —pg-.-A= Ms. 13-14.

=j

rit ra-dix Jesse : & qui exsûr-get ré-ge- re gen-tes, in e- o gen-tes

l*7T":=g^^^=::
spe-râ-bunt. E u o u a e

Bf. in
bapt. S S-5-3-P. -r-îi S-ri-r ^zt^zszïi
:s1'

D E ra-di-ce •
Jesse éx-i- et vir- flos de ra-di-ce e-jus ascén- det :

H S N fr—.^^^.a^p^-omT^
N
Et e-ritjusti- ti- a cin- gu- lum lumbo-rum e-jus, & fi- des cinfto- ri- um

Tft
^^^=iFi4 3T-
:
t-=4t s

re- num e- jus. ^. Et domi- nâ-bi-tur a ma-ri usque ad ma- re, & a flûmi-

^ y^i^^fc 3

ne usque ad tér-mi-nos ter- rae : * Et e-rit.

Afia. —
4^. J3ZL 14
i6 DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 14-15.

£*F-
-«-^V ^-T-l^tP -pi
P=* *v
in sas- eu- la : ante so- lem perma-né- bit nomen e- jus, & ante lu-nam

-j-j ZVL3HV8^_^Sf^_._^â-v
i±±=x^t^ .
B
ïft
se-des e- jus : & be-ne-di-céntur in i-pso o-mnes fi-nes ter- rae.

Psalmel.S- ay3tHHt-^ =B
! rs^H^^î^=g=E==fc^^^^a=^^
Q UI se-des, D6- mi- ne, su- per Ché-ru-bim, éxci- ta

iiTTr-.^*-^^ t r^y-g-g-8-g-P.

po-tén-ti- am tu- am, & ve-ni. f. Qui re- ïis I-sra- el,

» *
î r
-
^s^m^fe-^=^3t^:f*s:
in- tén-de : qui de-dû- cis, ve-lut o- vem Jo- seph.

f. in Alléluia. Dôminus regnâvit.

Ana pt.
Evang.
±^=fJ^^tSp^^^ '
=Efc " I^d^îv=£=
A- râ-tus esto, Isra- el, in oecûrsum D6- mi-ni De- i tu-

-f
-p-'
— aNfa-B-pH -g A>A<
i
;
qui- a i- pse firmans montes, & cre- ans spi- ri-tus, & annûnti- ans ho-

£Z S -S
F«S-^-D
mi-ni-bus Christum.

4 "^"^^
Offert.

A ^vr^ li-
-a
e-ni- ge-na; non transi- bunt per Je-rû-sa-lem

g '%' —- t-^ !
P«-i«^
^a ". Î_S_A^,__
pli- us:* Et in il-la di- e stil-lâ- bunt montes dul-cé- di-ne(m),& colles flu- ent

bli=k^^.a-3^ z3^J=ÏI
,

..J!z| ^- 4^^ '^-^±^ a p

lac. Aile- lu- ia, alle- lù- ia. f. Lo- cù- tus est Dômi-nus
DOMINICA III. DE ADVENTU DOMINI. 7

ad Je- sum fi- li- um Na- ve, di-cens : Sur-ge, & âcci-pe ple-bem, &

le- gem, & trans-i Jordâ-nem : trans-i Jor-dâ-nem I II

tjjsfjsfls^^
m

Laft a s I
JV zfer-^-a-^a^-ii - * V-am^ __£ ,
& tu, cum parti- é- ris ter-ram pie- bis hu- jus. * Et in il-la.

Confr. g_ s ._B_af'-s-n~p. a^
3iztï=ï
-.-._._: — ^5_a-t-»-î-*-fl=^=1

E
F"
di-
1

In

e
C- ce vé-

g~

il-la
W *-**
ni- et

|
Do- mi-nus,

p."'i~lt

lux
& omnes

ma-gna.
sanfti e-jus cum e- o : e-rit in

Trans. S
I
*-?**-*-*
16
ï-i
tCT^opr^
R Egnum cas-Iô- rum vim pâ- ti-tur, & vi- o- lénti râ-pi- unt illud.

[ad vesperum.]

in
Ana
Choro
3§=^2± r'^K'n^
m s^r
v^- !=>3:
Q Uis est i- ste qui ve- nit ex
a-

Edom ? Domi-nus
B

for-tis &

$
-S-
tûtr** ni ^vE*\ b », — j5= +*à
i
^ i

po- tens : i-pse est Rex glô- ri- se.

pf.

Choro
in
^ -r»M-r^g£j^ri—^^as=p^
8

E Ambr.
X- i- et vir- ga de ra-di- ce Jesse, Et implé-vit

3
.

DOMINICA III. DE ADVENTU DOM1NI.

i^=^J^^=^^^z^ !„
i if
I
1

ter- ram ma- jé-stas De- mi- ni. f. Et qui exsûr-get ré- ge- re

r^a-a^» ifc-3:
t—*frr :
^î^z^z^a^ât
gentes, in e- o gentes spe-râ- bunt : & flos de ra-di-ce e-jus a-

a5z£<

det * Et implé-vit.
scén- :

Ana
Magnif
in g-.
=

E
Psall.

DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI. l


9

SABB. IIII. ADVENTUS.

Ad Matutinum. Require Dom. rétro

AD VESPERUM.

Ana
Choro
in

-P"~
3** . A fr :^r'~ra-^=g-^=^5:
iS

E 3
le-vâ- te si- gnum in gen- tes; di-ci- te fi-li- â- bus Si- on : Ec-

r!r
/y-j—§-ï<
i=±st ±t
no- bis Salvâ- tor advé- ni- et.

DOMINICA IIII. DE ADVENTU DOMINI.

AD MATUTINUM.

Rf. pOSt rit


S"
^!>û
Y ~
E-
'

ni, Dômi- ne, & no-li tar- dâ- re dimit- te- re peccâ-

Kr
^^tr^^~A-=^ T<
^=*=£
ta * Ple- bi tu- as. f. De- us in adju- tô- ri- um nostrum

£
-r-i< âl=£ ^-i-s-'-pi-affai
fc—
=az^i^-jz£Ë^ÏS:
Tjq 5
a4Z

intén-de : Dô-mi- ne ad adju-vân-dum festi- na. *Ple... ^. II. Confundàn-

:
-P-
P-*-iT-^ û£-p: 3âi
tur, & re- ve-re- ântur omnes, qui quae- runt ma- la. * Pie.

Ana. I
^_f j_i_î_a — ^i-i-p.
-g -»-F«
3
18

V E-ni- at super nos, De- us, tu- a mi-se-ri- côrdi- a. Cant. De no6te vigilat.
20 DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.

Ana —=—- 1*=^


i
i±jms^r^± -m=m

r-
A-râ- te vi- am D6mi-ni, reftas fâ-ci-te sémi-tas De- i nostri.

Confirmâtum est.

Ana m. S — i\
-
g g —'^^-p—— —
a»,
f
a-
£a-V-f~ a

-LJ E- us
fia
— *

DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI. 21

_.. 19 T^rï^n
ai
-«-a "%^. v — ,.-j

de- us re- cens, neque ado- râ- bis De- um a- li- é- num :
* Et ab-sôl.

Ana.
±== aM_.- 1=: -
FL—-i-
El Xspe&é- tur sic-ut plû-vi- a pronunti- â-ti- o
S

me-
.
V i_
a, & descén-dant sic-ut ros verba
j

a
f.

me- a. Ctf///. Attende caslum.

Ana ad g T7^Z=â1=P* at* Si^i-ai


crucem g -a>a ^—n^T"^^
E C-ce jam a-pér- ti sunt cœ- li ad descénsum Archân- ge-li

dus

^^
Qui fa- est nûnti- us verbi, ut au-re concipi- at, quod û-te-rum impie- at,

^-i^p^Z^irp^j^^^
& pu- dor prae- dam non sén- ti- at, ut per vir-gi- nis par-tum susci-pi- â- mus na- tum

a< a
a
4 3v-jï :Pi=^P

Chri- stum Dô- minum, alle- lu- ia. E u o u a e.

Aîia in |
î-a^î ^ =fi=j:= p-^^ â^-a- =

V - _
OX
a

a Li-bano
-
audi- ta est : Ecce Salvâ-tor vé-ni- et, & sa- nâ- bit contri-tos

corde. E u o u a e.

Ana in | i
Bened. I m~ L%_S*__

G Au
Audé-te fi-li- ae Si- on : Ecce Rex advé-ni- et, & âu-fe-ret jugum capti-vi-tâ-tis

vestras. f. In sas-cu-la.

Ana in 5

1~
i —
Laud.

E Cce mitto Ange-lum me- um, & prospi-ci- et vi- am ante fâ-ci- em tu-am. Cap. Lau-
-

22 DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 20.

20

dâ-te Dôminum de cœ-lis, quem exspeftabâmus jû-di-cem ventûrum.

Psall. —ï-F«—
ap \—m~ B

lvo-3-
A Udi Isra- el : Ecce vé-ni- o e- go Dôminus, & absôl-vo peccâ- ta

fc^i=^rJ=3' !

ple-bi tu-ae. E u o u a e.

rT. cum I-
infant.

^5Et5B3^E^^™E^ -J-. <-:

O Pe-rent in te o- mnes, qui no-vé- runt no- men tu- um;*Quô- ni-

ï
am non de- re- linques quas-rén- tes te, Dô- mi-

ne. f. Ti-bi, Do- mi- ne, de- re- Ii- £tus est pau-

^—
per : pupil- lo tu e- ris ad- jû- tor.

s B^ ^^ai^m^pp^^t^î^f^ff^pt^
Mel. Quae-rén- tes te m
eus ^-p^^
tf*£SSy^
gvâl^^^^^ P gSTflfry F*
te

mi m
g3Bg3qgJ?5B^
mi m te, Dô-

Ana. -s
. __
-— —— m-
iS

O S-ténde fâ-ci- em tu-am, Dômi-ne, & sal-vi é-rimus. Ps. Qui re-gis Isra- el.

--—
Psall.
: =P *
S—»
rV-! ^
Q UI re-gis Isra- el, inténde : qui sedes super Ché-ru-bim, ma-ni-fe-stâ- re : réspi-
— m i

DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.

:
s

ce de cœ-Io, & veni, Dômi-ne. E u o u a e.

[ad MISSAM.]

\ 7 ijr-^^T
V OX clamântis in
2i ^^^^--^^---v* »
de- sér- to : Pa- râ-te vi- am Do- mi-
1

:sH_Sj
i ï 35=3$ TE-*-
ni, restas fà-ci-te sémi- tas De- i no-stri.

—i- -—'-— V
Psalmel
^="3*£=slv :X=^z!=î^=b=i=i
f —
U si qui te exspéftant, non confundéntur,
Vifr
Dômi-

e—j< 5^±^"teq=?==^^îï-
^^^^=^=^^l^-m=^^--5^
f. Vi- as tu- as D6-mi-ne, no- tas fac

^s^j^^^v 3^ j a igj ^^---[i^ggjg^


mi- hi & se- mi-tas tu- as, & do-ce me.

f. in Alléluia. Venite exsultémus.

Onso- lâmi-ni, qui estis pu- sillâ-ni- mes : con-so-lâ- mi-ni, & jam

i=s=î=s-aïï3
Sflr
a-"-t-SijzrzzizjVFi-3_q» t

um
aP
V
li-te timé- re : ecce De- us noster ju-di-ci- retri- bu- et; ipse vé- ni- et,

S
» * ,v
'
1\ . AV I
& salvos nos fâ- ci- et.

Offert. Benedixisti.

f.

J
S-»x
--P^=î
î8— — «-S-^s-fr*

X?±3b.
K-Vï
:^=»qÉ=ff*=*t —M iL
Pfff
-stén-de no-bis, Do- mi-ne, mi-se-ri- cor-di- am
^

24 DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI.


Ms. 21-22.

H^^H^^ri
.y*frr 1
!

^r!
Mel. II II

g
M^-Vj^-A^V ft FU^-J^M^ ^-4vS ls*
m m am tu- am,

I=^v- a _a1 v^-^ p^ ^_ja^ J_f a3-1 _p t?—.J^zbzV


a

sa- lu-tâ- re tu- uni da no- bis ; ut inhâ-

^^5^^5^gFt=^^^— I=^fc 1
22 = fjj ^-£=
bi- tet slo- ri- in terra no- stra.

i-Ak*^^
•t£:

Confr. g_._j_^_a_._Lp^__^a-p.-aPg-8-.—
1 H-V-flVr-Tf -H-
JL &
—\lhrn Opu-lus Si- on,

l' i-j-TT
ec- ce D6-mi-nus vé-

^Pi-i —"-SzSfln—
ni- et ad
r
salvândas gen- tes;

rrr-j—
V_.î3^^ .ft:
audi-

«V î^z^za
tam fâ- ci- et D6-mi- nus glô- ri- am laudis su- st, in Iae-ti- ti- a cor- dis

i
a^

Trans.

N .-s-j-^^-i-i-l-^^
Unti- â-te Jo- ânni, qui- a cae-ci
l_!_L£
vi-dent, &

claudi
p«_._i_a_L__a1_^_,_z!:
âmbu-lant; pâupe- res Iae-tân-

g
— — ^
DOMINICA IV. DE ADVENTU DOMINI. 2
5

:s!_f._._.£*;

vi-tâ-ti-bus Ju- da, & ha-bi-ta-tô- ri- bus Si- on : Ecce De- us noster ma-ni-fé-ste

i5-i^v
ve- ni- et.

Rf. Subdiac.
in g
"
A_MljrL_,L af
,_a_._sîvi_1*^=
S Vr
Choro _

N ON au-fe-ré- tur sce- ptrum de Ju- da, nec dux de femô- ri- bus

H*-fH" -i^-*^-i'i-j-
ïn-a
s1 —V '-S-fc

vé- qui mitténdus * Ipse exspe-


e- jus, do-nec ni- at est : e- rit

tOt*^J==Â
N-
ftâ- ti- o génti- um. y. Ecce advé-ni- et vo-bis, Rex man-su- é- tus, se-dens

^1-P.J^-g —jM-fr^»— j-j1V3<

su-per pul- lum no-vél-lum subju- gâ- lis. * Ipse.

Ana in s
Magnif . ja '
23
J
O -mnes gentes plâu- di-te mâ-ni-bus, qui-a De- us noster ma-ni-féste vé-ni- et.

E u o u a e.

Psal. I. g-M-S-ï S-
+_§_ î=2~~—]-y i=J
B Ethle-em, terra Juda, ex te egre-di- é-tur dux, qui re-gat pôpu-lum me- um I-

ra- el. E u o u a e.

Rf.

E
in
bapt. "f

C-ce
'

^
Dômi-
.__FiïFi_a_^
nus vé- ni- et de
sp.
Si- on, * Et sal- vâ-
^±Z^=^± bit pô-pu-

AW1M
"s-^j |P-| —i— ZfEZ^£
t;i
lum su- um.
^
y. O- ri- é-tur Stella
.

ab Ja-cob,
% 1

& exsûr-get homo ex I-

Ambr. 4
26 SABBATO V. DE ADVENTU.
Ms. 23.

iH-
ra- el. * Et sal-va.

Ana.

M Itte manum tu- am de alto, & li-be-ra nos, D6mi-ne. Ps. Benedictus Dfis Deus meus.

Psal.
: r<— - r^Zffi
II.
s
Vte—aflr 4 a
a
%r~i
E X- altâ-re, Je-rû- sa- lem, ne ti- me- as. Die ci-vi-tâ-ti-bus Ju- da :

iS
* -Fa _— =_
^-.-J-
Ecce De- us no- ster, ecce Dô- mi-nus cum virtù- te ad-vé-ni- et. E u o u a e.

FERIA VI. HEBDOM. IV ADVENTUS.

AD MATUTINUM.

$. post Hymn. Veni Domine, f. Deus virtûtum.


Ad leôt. $. I. Ecce Dnus egrédiet. f. A solis ortu.

i#. II. Ecce Dnus Dominâtor. f. Hic est Salvâtor.

Ana in Beneditt. Gaude.

Ana in Miserere. In Israël oriétur.

Ana in Laudes. Laudémus nomen.


?j.. in bapt. Qui ventûrus est jam. f. Deus manifeste.
Ana. Osténde fâciem. Ps. Qui régis.

SABBATO V. DE ADVENTU.

11

êSoro 5 -
,i
a ivy-v-a^v
.

DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI. 2


7

DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.

AD MATUTINUM.

rJ. post

ce Domina- tor Dô- mi-nus ve- ni- et :

Ï^Mvs4^-.-Jg^^^^^gfciS^^EJ
£w=sft-.

Et re- num in ma- nu e- jus, & po- té- stas, & im-

•Jr—
-1=^5*:
—^-"—«-«-al-:— a-i-îVfr:
ta •s^v
pé- ri- um. jL Ve-ni-te, exsultémus in Domino ;
ju-bi-lémus

- —-
N-i*rh=H
De- o sa-lu-tâ-ri no- stro : * Et re...

Ana I. i=^i
«-r* .

Usci-pi- ant, Domine, montes & col-les pô-pu-lo tu- o pacem. Cant. De nofte.

Ana ttfc
Ë^xi a"
a a i a --! ^a- i

O !

ri- é- tu r de ter- ra mi-se-ri-côrdi- a, qui- a sa-lus mun-di vé- ni- et, Redémptor

6
[
D0M1NICA V. DE ADVENTU DOMINE
Ms. 24-25.

U^r^i - gjz
M T a ,t ^z^^^^^v ri

non ha- bet fi- nem. f. Tôl-li- te por-tas prin-ci-pis vestri, & e-le-vâmi-

S-i-r r. ap.

ni portas as- ternâ- les, ut intrô- e- at Rex glô- ri- as :


* Cu-jus gen...

IVt-iy^ ~ x -
Ontes Si- on ramos vestros expân- di-te, ger-mi- nâ- te, & fructus

ft lïzp-ivi

ve- stros of-férte, pôpu-le me- us I-sra- el : ecce e-go vé-ni- o, * Di- cit

gLq»_afl^
D6- mi- nus. f. Trans-i-te, transi-te per por-tas Dômi-ni, & i- ter fâ- ci- te,

ri=»av~g-
pôpu-le me- us I- sra- el prope est ut vé-ni- am. * [Dicit.]

In Cant. S . ~ . . __ .m "
, ~T~* i .
majore -^-T-r-p ^-aflr
S*fl
±fc±Jttf
E Xspefté- tu r sic-ut ros Salvâ-tor mun- di, & descéndat in û-te-rum Virgi- nis,

5
-P-
*-r
sic-ut imber su-per gramen. E u o u a e.

Ana ad j *^ -g

crucem 7~* |î "~Ti~a

M""""
g

Issus
a
est Ange-lus Gâbri- el ad Ma- ri- am Vir-
»*J'

gi-
WeS±s :£=ft
nem de- spon-sâ-

if,-K.
g|5
-JW-i-s-^-s-5-K
£
tîts=ati=!=i
tam Jo- seph, nûnti- ans Ange-lus "Virgi- ni, expa- véscit Virgo de lu- mi-

thurj^tm a-ï7^iRi
!«_ÏJ!_!_ a s a
3&K a

ne. Ne ti- me- as Ma- ri- a, inve-nisti grâ-ti- am apud Do- mi-num : ecce

K-*—-M-d'-
+f 'p.jiu
conci-pi- es, & pà- ri-
dOT-1
es, & vo-câ-
^ bi-
'

tur Altis-
3
V^*_T§_«Ë.
1 | ^
^=sfe
si- mi Fi- Ii- us.

!^=Fi=i=Pi

Eu ou a e.
^ —

DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI. 2


9
Ms. 25-26.
Ana in £ *
\ m
—" *
——
* j~
Cant. J "

î==E==ËËlzr
E C-ce Vir-go in û-te-ro conci-pi- et, &
-
pâ- ri- et Fi-Ii-um; & vo-câ-bi-tur nomen e-

-m— _

jus magni consi- H- i Ange-Ius. E u o u a e.

Ana
~
-^ j— m£— m-
— — ~S— &-#*$- ^-ï
in g
Bened. 1_._._ ÎIZ^ 26 pj
-j-]

A ve, Vir-go Ma- ri- a, grâ-ti- a ple-na : D6- mi-nus te-cum. f. In sae-cu-la.

Afia in -j
Laud. % S~

E^ tu Béthle- em, non es mi-nima


-P.

inter prin-ci-pes Juda : ex


5

te e-nim éx-i- et dux,

5b= . p.-

qui re-gat pôpu-lum me- um Isra- el. Cap. Et egréssi- o e-jus ab in-i-ti- se-terni-tâ-tis.

Psall. il -a a
s
s

r.
^
D E ra-di-ce Jesse ex-i- et virga, & regni e-jus non e-rit fi-nis. E u u a e.

Â&=*
^. cum 8
infant. -—*-
wT^*\ p gtzz^g_ ^F^Va1W-j=^aFt-s,r-^tt=p^ i
L ./E-té-tur cor quae-rén- ti- um Dô- mi- num :qua2-ri- te D6- mi-

:jTji._a-i,
Ki"VP-
s^
3Z3U-f^
l+A*
a
ri&M.
num, & confor-tâ- mi-ni, quse- ri- te fâ- ci- em e- *E-

tZtzp^irrrH—^=3
^^^IW-FI^^TNi%^a-,-8i-^
S
^ -, a

JUS sem-per. y. Confi-té- mi- ni Do- mi-no, & invo- câ- te no-men

e-
^^j
jus :
^-^^n^^^ït^^^^r^g^a^ s^
annunti- â- te inter gen-tes glô- ri- am e- jus : can-tâ- te,

£m > "n B * T p
"
i
y fti
'^*^Tj ^^ $m£«se
psâl- li- te nômi- ni e- I III
3° D0M1NICA V. DE ADVENTU DOMINE
Ms. 26-27.

U^àwU&zâMyrf&^Xiï |_ N5 1
ï&ïés
IIII

Krr
^^^T'v4
VI
^M>r^^"^-^l^^ ^ ^^
iiii VI
; 5;

IIII

27

* E- jus sem-per.

Ana.
< Sfs

D E- us ma-ni-féste vé-ni- etj De- us noster, & non tardâbit. Ps. Deus deoru[m].

Psall
sali. I

11
s
-i-
*
,!
1
7r-.—a -fi-i—»n^-J- A- s^ -i-h-i-a—iT-i- B
* *

— §-^B-P^
— i .
-j-a

E C-ce advé-ni- et domi-nâ-tor De- us, & regnum in ma-nu e- jus, &
e-s '

M*-^
m

po-téstas, & impé- ri- um in ae- tér-num. E u o u a e.

AD MI S SAM.

Ingres. ,_i_^_,L^s_,
-^-^-5-p^-I yî'g-i— * ^^zizr^-* s

R O-râ- te cae- li dé- su- per, & nu- bes plu- ant ju- stum : a-pe-ri- â-tur

5^^te^^"=^^=rr =âît s
ter- ra, & gérmi-net Salva-tô- rem.

Psalmel

E X Si- on spé- ci- es de- cô- ris e- jus ;


De- us

S-4

5i^i==ît^|EÎttvBfe^ft5 ^:!5r3=^g^:i
ma-ni-fé- ste vé- ni- et. f. Congregâ-
=

DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI. î


l

Ms. 27-2

U^i^r,-.,^- „ -^
te il- lie sanclos e- jus, qui ordi- na- vé- runt

te-sta-mén- tum e- jus super sa-cri-fi- ci-

8-^i-aî
a^f^^^gj—

f. in Alléluia. Pra;veniâmus.

Ana. pt,
Evang. htfr
<- u^h
c JE-li
3
e-nâr- rant glô- ri- am De- i : & 6- pe-ra manu- um e-

-j-l-f^-S-Bj-jl g« j_iJM__(__."BJ.4# _,!M1 r ^ =—


S
jus an- nûn-ti- ant fir- maméntum ;
di- es di- é- e- rue-

tr^^*W=v
tat ver- bum.

Offert.
ï—r^U-%- 28 ^Hj^"*
- "
3 "^'^"^ -"^-'^"^"^^^
Onfortâ- mi- ni, jam no-li- te ti- me- re :

^-«-1+j-j-j— — Nfr
\ a r, 5j

ec-ce e- nim Do- mi- nus ju-di-ci- um re-tri- bu- et :


* I-pse vé- ni- et,

hrazffln^^^^^ztzf^^i^cdVx^î
& sal-vos nos fâ- ci- et. f. Audi- te i-taque do- mus Da- vid : non pu-sillum vo-

« i ::
_i_ C-^T ———a-P'ïfF^h ij,

bis certâmen prsestâ-re homi- ni- bus, quô-ni- am Dô- mi-nus prass-tat cer-tâ- men,

n J< rS^

proptér- e- a da- bit vo- bis si-gnum : ecce Vir- go in û-te-ro


3
2 DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI.
Ms. 28-29.

S^-"-îVj-i— — «^
hs-M
F"
-V-s^r
conci- pi- et ;
* Ipse vé- ni- et.

Confr.

fc=^fîir3==±i±t!s±3
Wt=—rs-âft— —4- î

E C-ce Vir-go in û-te-ro conci-pi- et, & pâ- ri- et fi- li- um & ; vo-

f^ ^r^^ f-jV'M A 4n 8

câ-bi- tur no-men e- jus Emma- nu- el.

Trans.
£
-
iï^ÎJrf. y >—r
^-—-^ax-t*
D O-mi-nus pro-pe est, occûrri-te il-li di- céntes:Ma-gnum princi- pi- um, &

regni e-jus non e- rit fi- nis : De- us fortis, Domi- nâ-tor, princeps pa-cis al-

35=^âî!=i
le- lû-ia.

AD VESPERUM.

Ana in j-
Choro
— —
Le-ni
ri-'
sunt
=-Ti—
cae-li &
U=L
terra glô-ri- a
a-^—ai-'-P^
ma-jestâ-tis tu- as, D6- mi-ne
:

;
s

be-ne-didus,

=ï=Nâ==i=i=r= 29 ^zpiîti=b^a±r^=a Vv.


qui ve- nit in nômi-ne
§ K

DOMINICA V. DE ADVENTU DOMINI. 35


Ms. 29-30.

T^fc «S
!
-nv- 5 ^
sando-rum mil- li- a : * Et ha-bens in vestimén- & in femo- re su- o

scri-
fsfi .

ptum, Rex
I
j^j JltT-,
re-gum, &
^
Dômi- nus do-mi- nan-
^ -
Vfts^ ti- um. f. D6mi-nus cum

e tH &
la-i-slt

brâchi- um jus
gz^feife^!^
cum domi- na-ti- 6- ne. * Et ha-bens.
a

virtû-te vé-ni- et, e-

Ana in =—
* jV
Magnif. j '

izhè ?
Q UI re- gis Isra- el, inténde, & ve-ni, Domine, ut nos salvos fâ-ci- as.

E u o u a e.

Psal. I. , l_1 i_ %
li

Ortam hanc, quam vi-dé-tis, so-Ius Dômi-nus vé-ni- et, & egre-di- é-tur per e- am,

t^=t
& e-rit semper clausa. E u o u a e.

Rf. in

Au-dé-te fi-li- ae Si- on : ec-ce Rex advé-ni- et vo- bis :


* Et ipse au-

H-r
fe-ret
l^-a-TT^
ju- gum capti-vi-tâ- tis
^ g fl -H h;
ve-strae. ^. Ro-râ-te cae-li dé-su-per, & nu-bes plu-ant ju-

e
i
«v^
^^ i

, fa
^ âfl
zzzi
r
^-.-"l *M 30 — ;-y—
stum : a-pe-ri- â-tur ter- ra, & gérmi-net Salva- tô- rem. * Et ipse.

Ana.

N-ténde, D6mi-ne, prôspe-ra & régna. Ps. Eruclâvit.

Psall.

-—=— -- -Bfl-

M Ambr.
On"
Ontes, & col-les cantâ- bunt co-ram De- o
i=±POPL^t=î
lau- des, & omni- a ligna silvâ- rum
5
H FERIA V. HEBDOM. V. ADVENTUS.
Ms. 30-31.
[de annuntiatione b. m. v.] 3 1>

Ms. 31.

FERIA VI. HEBDOM. V. ADVENTUS.

[ad matutinum.]

i$. post Hymn. Ecce Dnus judicium. f. Venite exsultémus.

Ad leâl. tf..
I. Ecce Dûs egrediétur. f. A solis ortu.

i$. II. Obsecro Domine mitte. f. Deus virtûtum.

Ana in Benedift. Gaude & laetâre.

Aiia in Miserere. In Israël oriétur.

Ana in Laudate. Laudémus nomen.

$. in bapt. Vere véniet. f. Et in manu ejus.

Ana in bapt. Deus manifeste. Ps. Deus deorum.

SABBATO VI. ADVENTUS.


Ad Matutinum, Require rétro.

[DE ANNUNTIATIONE B. M. V.]

AD VESPERUM.
Ana in

1 à X Si- on spé- ci- es de-cô- ris e- jus : De- us ma-ni-fé- ste

vé- ni- et, De- us no- ster, & non tar- dâ- bit.

Rf.
Ch° ro

O
in

^fF
I-cut
ï

cedrus
1^^"^^ ex-altâ- ta sum in Li- ba-no,
r

&
ïttlil"»

sic-ut cyprès- sus

in mon- te Si- on qua-si myr- rha e- lé- éta de-di * Su-a-vi-tâ- tis o-
;

*"Bâ1 __!iz3_33»_i« i~î &+-i*


>g
*fc g" g4 i*
H^ *S %*V j
I
'
i^»**»^
1

dô- rem. f. Myrrha, gut-ta & câssi- a a vestiméntis tu- is,


. —

36 [de annuntiatione b. m. V.]


Ms. 31-32.

-m = "—- i
'

~Tâ~ a ^ a ,Va 3=ËT


a f< f<:
a grâ-di-bus e-bûr-ne- is, ex qui-bus te de- le- fta-vé- runt. * Su- a-vi-tâ- tis.

Ana. S Ht— a~rnM 5


XjL -ve Vir-go Ma-ri- a, grâ-ti-a pie- na : D6- mi-nus te-cum. Ps. Diléxi quoniam.

Ana in g ~~^~B ~8V;


Magnif. -f.
J
E C-ce ancil-la Dômi-ni. fi- at mi- hi se-cùndum verbum tu-um. E u o u a e.

Psall.

r4 S jgg; 32 ^V
O Pi- n tus Sanétus
-_ in te descéndet Ma-ri- a
-
: ne ti- me- as; habes in û-

^
te-ro Fi-li- um De- i. E u o u a e.

AD VIGILIAS.

Bf.
diac
sub — jtr-_ jçi&F**—
rifmprjrfïKS : ; z :-':'[
^v ^
Ps Or-
iq^_
tam hanc, quam vi-dé- tis,

rS—>« ivr^ -^^5^=s^^


R^-PtKrS
É H:
* So- lus D6- mi- nus vé- ni- et, & egre-di- é- tur per

^^r'a'ay/
'
8*
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i^-N^^v^ 5*1*
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&
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e-rit sem-
gJ»* —— -vil ——
per clau-

,-
—- —
± a-
sa. f. Vi- di portam in do- mo Do-

^^«ay ^ 1
ffrf T Tr^Hi r «-^-^Vp» a-

ni clausam, di-cit ad me Ange- lus. * So- lus.

dupî. \
——^-^- —J-^—H-i^-3-P - — g , g
ftij
-
^— —j«-fl-«—-
[

A-: ve Ma-ri- a, grâ-ti- a pie- na; Demi- nus te- cum, be-ne- difta tu inter mu-li-
[de annuntiatione b. m. V.]
J7

[de annuntiatione b. m. V.]

îF- r
fc*3?
te- rus, eu- i
-|-1

par-vus fû- e- rat mun-


m
Ki *

dus. f. Spi-ri- tus Sanctus in te ingré-di-

^r
tur, & virtus Altis-si- mi ob- um- brà-bit ti- bi. * Et il- lum

:

M~L i-fi-câmus te, De- i Gé-nitrix, qui- a ex te na-tus est Christus. f. Salvans omnes

S-'-i-r^ :

qui te glo-ri- fi-cant. f. Dat votum o-rânti.

~in rr"i~*" az^x


M-^K^
,§—jt^^L
psaii.

v
rv*^'" 34
[de annuntiatione b. m. V.]
)9
Ms. 34-35.

DOMINICA VI. DE ADVENTU DOMINI.

AD MATUTINUM.

*$.
15. post
puai . iy|i m 1

*3 • ' r r"
J
> j
E C-ce annûn- ti- vo- bis
]
gâu- di- um
-an.
ma-gnum,
- 1

*
Quod

i^=^±t=^^5=^Sii==^
it^H^jil U^-a-sfli-,.
'
IIt-j^
rit in u-ni-ver- ter- ra. f. Ve- ni-te exsul-

3— —a-i-?r«a^
a l
_ . — jr^ r- -j-i^
. :
*P-

SPÉ=ff
témus in D6mi-no, ju-bi-lémus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro. * Quod e- rit.

Ana.

E
Ana.
4o [de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 35-36.

ta- re di- gnâ- tus est :


* Et por-tâ-bat le- ve in si-nu su- o. f. De-

g_a p»!-
»
^ i

j
. a .-a-fr-B^j-p-B-i. :^=P&
dit i 1—1 î Dô- mi-nus se- dem Da-vid patris su- i, & regnâ-vit in domo Ja-cob in ae-tér-

izz: -s»-»
* § -S<
T—*^V
i
num, eu- jus regni non e- rit fi- nis. * Et porta...

Ana. -m—"-!« ap.


'tziÏM$È-£&Z s

V^i: bit omnis ca-ro sa-lu-tâ- re De- i. Cant. Attende caelum.

Ana ad |-
crucem ~

M Issus est Gâbri- el Archân- ge- lus ad sa- lu- tân- dum Virgi-nem

^-fW+a -^1^^^^ 1
!
' , , ^ f^^^rii-^^fr
Ma- ri- am : A- ve, grâ-ti- a De- i re- plé- ta : tu so- la in mu-

^=i=^=a^^^ £v
li- é-ribus be- ne-di- cla, qua; in- dû- cis in sse- eu- la Salva-tô-

S
rn fo a n u^P 36

rem mun-di. Eu ou a e.

Ana in §-
Cant. a nj^fl m-à-t*-*-1*-
'^Tnr
jT Arâ- ti estôte, si- mi-les homi-ni-bus exspeftânti-bus Domi-num, quando re-
* *
5^— f—*; rr-M-
-F- £
vertâ- tur a nû-pti- is. E u o u a e.

Ana in -=
Bened. 1i~^~j~'~* *~ -— -

VJ Aude
dé-te in Dômi-no ; i-te-rum di-co : Gaudé-te; Dômi-nus pro-pe est. f. In saecu-Ia.

Ana
ïzz
in
s —- i
*=-* -8i

afrfl\ X=^-
C-; Anti-cum novum cantâ-bant D6mi-no fî- li- i Isra- el, Domino appro-pin-
[de annuntiatione b. m. V.] 41
Ms. 36-37.

quanti. Cap. Laudâtio ejus in ecclésia sanftorum.

Psall.
-« _ r*
*-- a âlTTT^^^-' t^
Ic-ut ju-râ-sti, D6mi-ne, ad Abra-ham patrem nostrum, fac red-empti- 6- nem po-pu-

•— a-
fc-^-P—-Lj_z=^i
lo tu- o. E u u a e.

f. cum -=-
^3^3;

J- Olli-te por- tas princi- pis ve-stri, & e- le- va-

•tfà^p n< tp^-SL^l*^ IZCTûW m JTv j


mi- ni por- tas
^
ae-ter-nâ- les :
* Et intro- i- bit Rex
w
±*i3^qp!^±tifl^^ '-%'

glô- ri- ae. ^. D6mi-ni est ter- ra & ple-ni- tû- do

5t=S^ ^^ ^^^^^-^-^^^^-^7 ^
: =
Ï3

e- jus; or-bis ter- râ- mm, & u-ni-vér- si qui hâ-bi- tant in e-

5T
V 41 >a
! L^S|Ei^i=;ri^s^J^y%±
s?
- j
"
Mt . wFm-

0. * Et intro- i- bit Traâl. Rex

t^psj^j^atf^ 37 z^f^^^^î^h:^^^
»?. 1

i^^?^=^z^ r-V*

m
•V
^^5^^^^â^3^4=?^
m Rex.

Ana.

V E-ni, D6mi-ne,
Psall. Spiritus Sanftus in te.
& no-li tardâ-re. Ps. Deus in adjutôrium.

Ambr.
»

42 [de annuntiatione b. m. V.]

[ad missam.]

Ingres L ^-_^qfl^^ S-i

l±g 3qdS zlP


vos
Ré-

e- stô-
di- te

te pa-
^
Salva-tô-

râ-
rem no-strum ventû-

ti susci-pe-re
Si
rum

re-
esse

gnum
cum

De-
glô-

i.
ri- a : &

Psalmel.g-M-a — i_
:Uv Z^t^l^^^N I i—\
Ro- pe est Dômi-nus omni-bus invo-cân- ti-bus e- um, 6m- ni- bus

qui invo- cant e-


'!<
ï^=r^*& Si^Sl^'SS^IS^
um in ve-n- ta-
A

*SS^^S F«-A£ — «V g— g , 'S"fi

jfr. Lau- dem Dô- mi- ni loque- tur

h'-N'^'^S^S» , |
' »~"-g-'—
S
P" V% 3
\ \~
A '-H f——— g

& be-ne-di-cat omnis ca- ro no- men sanftum e-

Sz^ti lBA ^V^v


JUS.

M ANE.
Psall. I. Sépties in die. — II. Qui emittit elôquium. — III. Extollite signum. — MI. Domine
virtûtum. — V. Laetâre caelum.

VI.
^ ~J~Ta \ .g-,-}^—g-,-,-,—al-fg-j-y - ———-
O Ra- dix
a
Jesse,
-—=
qui stas in signis po-pu- lô-rum, su-per quem conti-né-bunt re-

*F^a- tt^==P=^-^ 38 5£=Z^4f_;


ges os su- um, quem gentes depre-ca- bûntur : ve-ni ad li-be- rândum nos, jam no-

^-Pa ."
li tardâ-re. VII. Gaude Sion.

[de annuntiatione b. m. V.]


4)
Ms. 38-39.

VIII.
is~3~ft -fr =i=fi
a
,
hi v T
O Cla- vis Da-vid, & sceptrum domus Isra- el ; â-pe-ris, & nemo clau-dit; clau-dis, &

^^^^^^^^T^^^r^^^^^^^^f^^
nemo â-pe- rit : ve-ni, & e-duc vinftos de domo câr-ce-ris, se-déntes in té-nebris &

iHv
umbra mor- tis. VIIII. Lastâre Jérusalem propter.

ûz&r ^~r« ,+_--» ^=s:


O^ O-
a

ri- ens, splendor lu-cis se-tér-nse,


J5l£=É
sol ju-sti-ti- œ, & cre- â-tor omni- um

*F=^™-f*
ve-ni, & illûmi-na in te cre-déntes. XI. Audi Israël : ecce vénio.

XII.
5Ê=3=£ ^«-J-fUj^ZFi A
O Rex gén-ti- um, & de-si-de-râ-tus e- â-rum, la-pisque angu-lâ-ris, qui fa-cis

±m=ls=Fçp ZJ £==%
U<
ûtraque u-num : ve-ni, salva homi-nem, quem de limo plasmâsti.

XIII. Qui régis Israël inténde.

XIIII.
£pt ^—=0*=s-v^
O Emmânu- el, Iex & lé-gi-fer noster, exspeftâ-ti- o génti- um, & Salvâ-tor e-

-a-H-=3 3l mv
â-rum : ve-ni ad salvândum nos, D6mi-ne De- us noster. XV. Bethléem terra Juda.

XVI.
iSJO^-î-î -——a— -
O Sa-pi- énti- a, qua; ex o-re Altissimi pro-ces-si-sti, attingis a fi-ne usque

5t^ a —-
39
ni
£=r £ ^=- :£=H
ad fi-nem, forti-ter, su- â-vi-ter dispo-nénsque omni- a : ve-ni ad do-cén-dum nos

±?__ r» „ r.

vi- am sci- énti- a;. XVII. Exaltâre Jérusalem.


44 [de annuntiatione b. m. V.]
Ms. 39-40.

XVIII. «i-
'

[de annuntiatione b. m. V.] 45


Ms. 40-41.

xxim. il P-F-K-Hfc- -a-g-M-ft


3:
Opu-le me- us, ha-bi-tâ-tor Si- on, no- li timé-re ;
pro-pe est ut vé-ni- am, di-

ttf*=ViJ&
cit D6- mi- nus.

XXV.
5
-a a aP -4^ "" * M sW^-^s * .
M
V « * „

E-ni, Dômi- ne, & no-li tar-dâ- re, li- be-ra nos pô-si-tos in sae- cu-li finem.

XXV1
t$zcï3=^=ri-r- : i. t ! . p sIVaj — — s*
^ -•-

E-ni- et ex Si- on Salvâ-tor omni- um, qui e- ri- pi- at, & a-vértat impi- e-

tijRVa-tfUv-.-
ta- tem ab Ja-cob.

XXVII
£ —— i-a a -- B-P. S

o admi-râ-bi-le commérci- um ! Cre- â-tor géne-ris humâ-ni, a-nimâ-tum corpus

sumens, de Virgi-ne nasci


^=î ->
dignâ-
8^-"=?
tus est : & pro-cédens homo
ia\z±?Ër^i—
si- ne sémi- ne,
^
largi-tus

±S si
1
est no-bis su- am de- i- ta- tem.

XXVIII '.

± ^=i:
V , •go hô-di- e fi-dé-lis, & si Verbum génu- it incarnâ-tum, virgo mansit, & post

£^^
partum quem laudântes omnes di-ci-mus
MK~TT"— : Be-ne-dicta tu in mu-li-
t-
é-ri-bus.

~
XXVIIIl"
±^z J_. '
y, se
N E-sci- ens ma-ter vir-go vi-rum, pé-pe-rit si-ne do- 16- re Salva-to-rem sascu-lô-

E= 41 13 ^zF-T^zans
^•=3X
rum ; ipsum regem Ange- 16- rum so-la virgo lacli-tâ-bat ù-be-re de cas-lo ple-no.
a —— — j

46 [de annuntiatione b. m. V.]


Ms. 41-42.

XXX
- t=* - [ — •- -sH
G Aude- âmus, omnes fi-dé- les, Salvâ-tor noster na-tus est in mundo; hô-di- e pro-ces-

11
j ±Jî±J E s p..
'fi-i'K
sit pro- les & magni-fi-ci gérmi- nis persevé-rans pu-dor virgi-ni-tâ- tis.

XXXI
fc=-T-
£ :r

UB tu- am mi-se- ri-cor- di- am confûgimus, De- i Gé-nitrix, ut nostram depre-ca-ti-

<tr-*- U-l-Lï=M=ïX=jri:
Vr^r7-^
6-nem ne indû-cas in tenta-ti- onem, sed de per-i-cu-lo li-be-ra nos, so-la casta & be-ne-di&a.

XXXII w-g 5-î-« ! L.-!- !f!


^g JL Mvfrï
UB tu- am pro-tec~ti- 6-nem confûgimus u- bi infirmi susce-pé-runt virtû-tem &

- ^-fc F«—
1-5—B- »

propter hoc ti-bi psâllimus, De- i Gé-ni-trix ve- ra.

Post Kyrie cum Gloria.

!_______ *_._^_
gf1

^-Pw-—g-i a

E Gce ancilla D6mi-ni : fi- at mi- hi se-cûndum verbum tu- um. E u o u a e.

[ad MISSAM.]

Ingres.
y5ûfr-fl-^. a n> .
:

V I-désne E-li-sa-beth cum De- i ge-ni-tri-ce Ma-ri- a di-spu- tân- tem


|

^j^âT-»— — ^-pa^V-g—p-^~
g
a
a-rt^ -pi^i+3 ^-^—^V^a-^
Quid ad me ve- ni- sti, ma-ter Dômi- ni me- i? si e-nim sci-rem, in tu-

i fi
11 a gfl, —*-!—JL-y-âl-i- 42 _^I f 1yA-
-j

um ve-ni-rem oc-cûr- sum tu e-nim régna- tô-rem por-tas, et e-go pro-

W
:

ê-^ ms %'%
srV 1 \ | ,
-a-^— i-pi-^-a-pi-afli-r ,

phé- tam ; tu le-gem dantem, & e-go le-gem acci-pi- en- tem ; tu Verbum,
3

[de annuntiatione b. m. V.] 47

H^—^a^Ln
s^îfv r ^ *^flr

& e- go vo-ce proclamân- tis advén-tum Sal-va- tô- ris.

Psalmel

R Es-pi-ce, de cas-Io, De- us, & vi- de, & o-

^^!zl5^zfez>M^: -F» Hta


^ÏZ^fî,^^
ft— n**! ^.v
stén- de fâ- ci- em tu- am, & sal-

jgqEEifr^jlV*^ ïl:
s-
Qui re-

;p!a!li^jzgg3j^^
»
Isra- el, in-ten- de : qui de-

'

^ ~fV^ t
< ~a
^V^,T'4 ^ ^~p^~hi ~ ~^" ^^^~^rf^ 8 a 3

dù- C1S, vel- ut o- vem, Jo- seph ;


qui se-

,
ni 5
des

Hiffc^iS^
Be- ni-
super

a-
^ min,
Chéru- bim, âppa-

e
i g^^^
Ma-
re

nâs-
co- ram Ephrem,

Cant

O Usci-pi- ant, D6mi-ne, mon-tes & colles pô-pu-Io tu- o, pa-

cem ju-sti- ti- a. *


Ju- di-câ-bit é-ge-nos pô- pu- li, ut

baawosiJgBtMtq
vet fi-
g^^
li-os pâu- pe- rum. ^. I. De-
1^
us, ju- di- ci- um tu- um da
48 [de annuntiatione b. m. V.]

e^
a*%~aQ. \
u
H fr
^i
B> —w-8-
*-3 ïMa< r^SzivK^l^v
re- gi, & justi- ti- am tu- am Fi- li- o re- gis ; ut jû-di- cet

pô-pu-lum tu- um cum ju-sti- ti- a, & pâu- pe-res tu- os in ju-

EE^ozcferTi
n ' a \^\f^
b
=^=^= =^^—ji—-% a a*a*
h&*
di- ci- o. * Ju-di-câ-bit. f. II. Humi- li- â-bit calumni- a-tô-

-a£r»v
e^
âa*^ f*ap-fr-i J
tt
rem, & perma-né- bit cum so- le, & an-te lu- nam, ge-ne-ra-ti- 6-nis

^=g^^^^^gï^^^ î£*"»+-.-
ne- ra-ti- 6- num, & descéndet sic-ut plûvi- a in vel-

s^
bFï^!3^vU '^ L—ij^s^:îàxi^r —— ^ '

i ni , •-jf*
lus, & sic- ut stilli-

3^-3=^^-5^:
ci-di- a stil-lânti- a su-per ter- ram.

Ana. pt.g _f
Evang. S
m g ïfc-* m
\

zâta^
zz^z^zfp
rv3?v^
.
I

a<

-pse, tamquam spon- sus, pro-cé- dens e thâ-la-mo su- o, exsul-tâ- vit
'

« »* _
g-j r« " ' * a
a-A
f-%^a-i- 44 y*— '^v-j-j-isaft
ut gi- gas ad curréndam vi- am ;
a summo cae- Io egrés- si- o

rt
e- jus.

Offert.
S-a*-»fr?ba4 _aS— —— âl^—p-a-c-^afr % ^-^-H^l
E C- ce Domi- nus de Si- on vé- ni- et, & de Je-rû-sa-lem

H^f-pas^^^~iJW-.-«— — — âl- £** -g—gW-s


da-bit vo- cem su- am ; & exsultâ- bunt ante il-lum cœ- li, & ter- ra :
[de annuntiatione b. m. v.] 49
Ms. 44. — Ms. de Muggiasca.

H-.
fV^i i*^--^^»- T * ' > *a> TZTâ^^^i
& in il-la di- e stil-lâ- bunt mon- tes dul-cé- di-ne; & omnes

p^ftay "^ a, «^r*


-fc ^P a
b
i
aih

col- les flu- ent lac, & mel.

Confr. g-
1— •*- - -^-pii—i-«-«-« --affc-i-f
s i

Ci Onfirmâ-tum est cor Virgi-nis Ma-ri- se, An-ge-lo D6-mi-


—=—s— =
ni di-cénte

a
ad

a-
e- am :

b3Tz?=^^rJj^^-îfi^È=^
A-ve grâ-ti- a pie- na, Domi- nus te- cum : be- ne-dicla tu inter mu-Ii- e- res, & be-

ts^=t=TY-/!f^gen^ -flflr

ne- di- ftus fruftus ven- tris tu- 1.

Trans.
:azn=*az1ï=^a: fe-EF1 ^
a», i. 3»
a-^3:
-——=—»
A ve Ma-ri- a, grâ-ti- a pie- na, Domi- nus te- cum : be-ne-difta tu inter

h
ti^ti^^=^=^^f^^ r.= . y* > A
mu-li- e- res, & be-ne- didtus fru- ftus ven- tris tu- 1.

[ad VESPERUM.]

Ana in -=-
choro. ±E^i^!^+!tAz: Xf.4-^-W-i-^=r^l
J -?
ir

- rû- sa- lem, sur-ge, sta in al-to, & vi-de ju-cundi-tâ- tem quas vé-

fVii
ni- et
W
ti-
1\
bi
a

a
a-.

De- o
±
a1\

îlf Ici un feuillet manque dans le codex du British Muséum ; nous le remplaçons par le

manuscrit de Muggiasca.

te
tu- o. $. in Choro. Per Gabriélis. f. Spiritus Sanftus.

Ana.
•i- r1—.
E Ambr.
C-ce Dôminus se-det su-per nubem le-vem & ve-nit /Egyptum. Ps. In éxitu.

7
^ a —

5° FERIA II. DE EXCEPTATO.


Ms. de Muggiasca.

in
Ana
Magn. —— —j—
§
g
m
M *~i~ m m m

Jj E-â-ta es Ma -ri- a quas cre-di-di- per-fî-ci- éntur in te quas dicta sunt a

i=S3 rï
- _ -
sti

Do- mi- no. E u o u a e. Psall. I. Véniet ex Sion.

~
^• in
Bapt.
6
_ . rt
u .
j
£-A-a-.
^r^=PO:
E C-ce vé-ni- et Do- mi-nus, pro-té<5tor noster sanftus I- sra- el :
* Co-rô- nam re-

TPi J_p.ZôN^ 1

«ni ha-
— zzL.
bens

in câ- pi-te
ff
?5g«_âfljj_
su- o. v. Ex Si- on spé-ci- es de-cô-ris e- jus, De- us

s ^--a-i-panzpk u, , j . .\ $
5

no-ster ma- ni-fé- ste vé- ni- et. * Co-rô- nam.

Ana.
!

U ni-vérsi, Domine, qui te exspéétant non confundéntur. Ps. Ad te Ievâvi.

1 ^
Psall

V
ni:

E-ni,
,-Sfi

Dômi- ne, & no-li


t->-rtnrF^ BsH^*
tarda- re, mi-se-ré- re no-
S»:

bis pô-si- tis


M
in sae- eu-

li fi-nem. E u o u a e.

FERIA II. DE EXCEPTATO.

AD MATUTINUM.

Bf.

Hymn.
post|-
_ 5=5 ^- '^ TJzJVfrn^1 ^: , n
fldbj \ ^-i-p-j^ïi
E Cce Dômi- nus judi- ci- um re- tri- bu- et : * I-pse vé-ni- et,

- —— —
J*»St^^.z^=âU,^ 1 a
a^ a ?rh-i-—

& sal- vos nos fâ- ci- et. f. Ve-ni-te, exsultémus in Dômi-no, ju-bi-Iémus

De- o
J:

sa-lu-tà-ri
±±*&±&
no- stro. * I-pse.

FERIA II. DE EXCEPTATO. î


1

Ms. de Muggiasca.
S
Ana.

NI ON de-re-linques quae-réntes te Dômi-ne. Ps. Confitébor tibi nar.

g 1 j i a -
Ana.
a

E -go autem cum justi-ti- a appa-ré-bo in conspéctu tu- o, Domine.

Ps. Exâudi Dfie in.

Ana.
t^fc^:
Q 5
UI te exspéctant, Domine, non confundéntur. Ps. Ad te Domine le.

Ana.
4-

A J
C-cé- le-ra, D6mi-ne, ut nos salvos fâ-ci- as. Ps. In te Dfie sperâvi.

Ana. 6 n

i
Uxta est Dôminus his qui tri-bu-lâ-to sunt corde. Ps. Benedicam Dfium.

——
Ana.
-—= - -Ë
-—i^F-a
isj ï
Xi AM qui exspéclant
e: Dômi-num, ipsi hae-re-di-tâ-bunt terram. Ps. Noli asmulâri.

Ana.
a

I N-ténde Dômi-ne, prôspe-ra & régna. Ps. Eruétâvit.

Adlect £
— — —- i-a-il*^ ._j^=s^5^=^j==irrjZ i=J
*- i

G Audé-te in D6mi-no sem-per; i-te-rum di- co, gau- dé- te.


-rr
Mo-dé- sti- a

flr*
± * a-p. jrrïzzttzte
itz
•ï^ï»
vestra no-ta sit ômni-bus homi- ni-bus * Dômi-nus pro- est : ni-hil sol-

S -— - i-fi-a^îj
Sl A~seSj
Ut
li- ci- ti si- tis. f. Sed in omni o-ra-ti- 6-ne & obsecra- ti- 6-ne pe-ti-

S
.a
a
fï=^
ti- ô-nes vestrae inno-téscant a-pud
$2 FERIA III. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.
Ms. 45.

ff Ici recommence le codex britannique.

^ s

De- um. * Dômi-nus.

Rf.

E
II
<~

c
C-ce Domi-
^É^5Œ^EB^^E
nus Domi-nâ- tor vé- ni- et ;
* Et nomen e- jus

tt
r^m itft
-fl-pri
~Ti
Al- tis- Fi- H- us. y. Hic est Salvâ-tor, quem Prophé- tee di-xé-

^Ul :i==zPî=i^zs: -r

runt ;
& hic est Agnus, quem di-xit I-sa- i- as. * Et nomen.

Ana in Benediâi. Gaude & laetâre.

Ana in Miserere. In Israël oriétur.

Ana in Laudate. Laudémus nomen.


$. in Bapt. Qui ventûrus est. y. Deus manifeste.
Ana. Exsûltent & laeténtur. Ps. Deus in adjutôrium.

AD VESPERUM.
$. in Choro. Quôniam rex omnis. y. Omnes gentes plâudite.

Ana iii Magnif. Justitia ante eum.

FERIA III. [HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI,


SEU DE EXCEPTATO].
AD MATUTINUM.
i^. post
Hymn. "

ti-rT
TÎ-:
ÎQ
V -q-.-^-.-SN^Vi^S
E-ni, D6mi-ne, & no- li tar-dâ-
F«^w
re; re-lâ-xa fa- ci-no- ra

ïjsSBÊ^^^^^m^zo^^®^
ple-
FERIA IIII. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI. 5î

Ana [i

o
.

54 FERIA VI. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.


Hs. 46.
Ad lecl. jf.
I. Intuémini quantus. y. Tôllite portas.

fj!. II. Gaudéte filiae. f. Rorâte caeli.

Ana in Beneditl. Gaude & Isetâre.

Ana in Miserere. Gaudéte filiae.

Ana in Laud. Ecce mitto.


f£. in Bapt. De radice Jesse. y. Et dominâbit.

Ana in Bapt. Osténde fâciem. Ps. Qui régis.

AD VESPERUM.
$. in Choro. Non auferétur. y. Ecce advéniet.

Ana in Magnif. Omnes gentes plâudite.

FERIA V. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI.


[DE EXCEPTATO].

AD MATUTINUM.
i$. post Hymn. Ecce Dôminus judicium. y. Venite exsultémus.
Ad leët. fj>. I. Protéétor noster. y. Redde vicînis.

f^. II. Ecce véniet Dôminus protéftor. f. Ex Sion spécies.


Ana in Benediâl. Ecce Dôminus sedet.

Ana in Miserere. Gaudéte in Domino.


Ana in Laud. Cânticum novum.
i$. in Bapt. Vere véniet. f. Et in manu ejus.

Ana in Bapt. Veni Démine. Ps. Deus in adjutôrium.

AD VESPERUM.
fj!. in Cboro. Ecce apparébit. f. Dôminus cum virtûte.

Ana. Non demus somnum. Ps. Mémento Domine.


Ana. Quômodo cantâbimus. Ps. Super flûmina.
Ana in Magnif. Qui régis Israël.

i$. in Bapt. Gaudéte filiae. f. Rorâte caeli.

Ana in Bapt. Inténde Domine. Ps. Eruftâvit cor.

FERIA VI. HEBDOM. ANTE NATIVITATEM DOMINI,


[DE EXCEPTATO].

AD MATUTINUM.
pjï. post Hymn. Veni Domine & noli tardâre, relaxa, y. Deus virtûtum
Ad lecl. i#. I. Gaudéte in Domino, y. Sed in omni oratiône.

fj!. II. Ecce Dôminus dominâtor. f Venite exsultémus. .


DIE SABBATI.
55

Ana in BenediM. Gaude & lastàre.

Ana in Miserere. In Israël oriétur.

Ana in Land. Laudémus nomen.

if. in Bapt. Qui ventûrus es jam. y. Deus manifeste.


Ana. in Bapt. Univérsi Domine. Ps. Ad te Domine levâvi.

AD VESPERUM.
i^. in Cboro. Per Gabriélem Angelum. y. Spiritus Sanftus in te ingréditur.

Alla in Magnif. Beâta es Maria.

if.
/';/ Bapt. Ecce Dôminus véniet de Sion. y. Oriétur Stella.

Ana
in Bapt.

M It-te manum tu- a m de al-to, & li-be-ra nos, De- us noster. Ps. Benedi&us Dôminus.

DIE SABBATI.

AD MATUTINUM.
pOSt

n
Bf.
Hymn. fVjl
3&-§P
3S±ï fet=^=sfc=U=^^
Uxta est Dômi- nus his, qui tri-bu-lâ- to sunt cor-de, * Et hûmi-les

Spi- ri- tus sal- va- bit. y. Mul-tae tri-bu-la-ti- 6-nes justô- rum ; & de

j^szg^^^j^zfr^jV |U L3-1^
6mni-bus his li-be-râ-bit e- os D6- mi- nus : * Et hûmi-les.

Ad lect.

E Cce Domi-nus egre-di- é- tur de lo-co su- o, & vé-ni- et & salvâ-

==a__Figzivfly -^•Vë" ._^£ir


ij
Xf^S
Jf
bitpôpu-Ium su- um:*Ut e-ri-pi- at e- um de ma- ni- bus in-imi-cô-

-*"*" 47 -^-a-fi-^'t^i-7— a-

5iJ™Vs^ r 8 ^â:
6- rum. y. A so-lis ortu ad oecâ-sum, ex Si- on spé-ci- es de-

-£-*=&: s
:fi^=î^v^=;
cô- ris e- jus. De- us noster mani- fé-ste vé- ni- et. * Ut e-ri-pi- at.
56 DIE SABBATI.
Ms. 47.

i<^=^±^ T*-f*-r^±
O 1
B-se- cro, Dômi-ne, mitte quem missû-rus es : & vi- de afflifti- 6-nem pôpu-

^â1_J3^3rr |
,_i-A_i_ â»__â^Z!z|:-i—^J-^-^^i.:
a

li ta- i.
* Sic-ut lo-cû-tus es, ve- ni, & li- be- ra nos. f. De- us virtû-tum,

^- a i—tf*U -&•-*—ït
JV--aA-p._-
convérte nos, & osténde fâ-ci- em tu- am, & sal-vi é- ri-mus. * Sic-ut.

Ana
Bened.
in £
— i

AM
,
sur-git
'~fr~j~S~pr
O-ri- ens,
^=D=S=^â «
jam advéntus Dô- mi- ni illûmi-nat mundum.

E u o u a e.

Ana.

£-
S s
a

E C-ce jam vé-ni- et di- es, quo pro-cédat Dômi-nus de û-te-ro Virgi-nis.

_
DIE SABBATI. SI
Ms. 47-48-49.

M "nv y\** i?m&=^*^^ 48 ^^t^m


tem flo- ré- bit sanfti- fi-câ-ti- o me- a.


^^^gtefe^^g^^^g^w^t^
y. Mémen- to, Dô-mi- ne, Da- vid,

i^^^i-^-T^aV^:^z,±^K S
ï
' T
*" "ï,te=a
—M " » 3==:
S:
et o- mnis mansu-e-tû- di- nis e- jus. * Super ipsum.

t.Ar-
chidia.
i rrr>—*^^=3
j—§-— %
=±=** S
B
_ .
4*s
-ï<

Rse-sépe jam ful-get tu- um, lu-ménque nox spi-rat no- vum :
* Ve-ni, Re-

i±=^^^T<*>K7 m=^te^&£%=& ï
démptor gén- ti- um, ostén- de par- tum Vir- gi- nis. y. Non

g-a r-
1
\ |-^_a îftr
B! »
jpn,g -ft-p
r
exvi-ri-li se- mi-ne, sed di-vi- no spi- râ-mi-ne. * Ve-ni.

Psalmel
ig-â-i— &— -i'*^^^^" ^^ ^ '
1
• -fi**
-*-*-*^^-*
U- i sunt cse- li, & tu- a est ter-

H ftr-^
— a -^.%*^'- ^i^N>i tiV " ^% g ,

E3^E? - a fl 1 a^n

ra ; orbem ter-râ- rum, & ple-ni-tû- di-nem e- jus tu fun-dâ-

pffî^^^V^^
y. Mi-se-ri-côr- di- as tu- as,

=jm^^^ rS4< -fl-Tj-f

^-^^^
Dômi- in œ-tér- num cantâ-bo in gène- ra-ti- 6-

j- ^n ~^s a a"
F^k
|
n,

ne & progé- ni- e pro-nunci- â- bo ve-ri- ta- tem tu- am in

^E^ffi^5^= ^5 49

o- re me- o.

Ambr.
DIE SABBATI.
Ms. 49-50.

Psalmel
hr Xd
-rjgflïj s
=j=^:
N Ascé-tur no-bis par- vu-lus, & vo-câ- bi-tur De- us, for- tis. * I-pse

--—c-ï-B=»*Ur-ï
se- dé-

b* J-J £=^3

t-V
^S} 1
J« a1
ÉF
bit su- per thronum Da- vid, & impe- râ- bit. i. Ma-gnus Dômi-nus,

T a
Ut S
^=^e=s=iqnfl
g

& laudâ-bi- lis ni- mis, in ci-vi-tâ-te De- i nostri. * I-pse.

Psalmel S ,1:

i± -i-i
^=s1=^=FX
Alvâ- tor noster descén- dit de cas- lo, per Ma-ri- as vîrgi- nis û- te-rum. Ab

££ -i-i-
,=^»j5*-
8 lï h r-8-rVrl»:
-*7-
U^ >a

—^^.--y^h ^.Regnum
Ange-lis collau- dâ- tur; * Et vo-câ tur admi-râ- bi- lis De- us.

-P- •£ât'
r-rtris
iS :%--
té-ne-o virgi-ni-tâ- tis, & Re- gem gé- nu- i. * Et vo-câ- tur.

Psalmel -

Nr
E=t^^=M±i^^ta
:
*

o Bsecro, Dômi-ne De- us, ut ânge-lus, quem mi-si- sti, vé-ni- at i- te-

£É rum, & dô- ce-


-i—sfc
at nos,
=^E -« a—*^î—m- -.-.-g^-^-sv^y
-

IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI. $9

N^-^-a^-^-^^^^fev
cis ve-lut o- vem Jo-seph.

Offert. [Grattage.] Confr. [Grattage.] Trans. [Grattage.] (1).

--L- i;
— ~i"i " * p_ j~
Ana. I_
I

p.

v E-ni- et ex Si- on, qui e- ri-pi- at & a-vér-tat impi- e-tâ- tem ab Ja-cob.

Ps. Benedixisti Domine. Usque ad Osténde nobis Domine.

3-3
Ana. ï+=H5=E =5«=&1
V E-ni, Red-émptor génti-um, ostén- de par-tum Virgi-nis. Ps. Osténde nobis Dne.

Ana in
n.ua 111

Magnif. %
m
.
g
— j- -* — — - —=— -
H Odi- e
:r-

sci- é- tis qui- a vé-ni- et Dômi-nus, &


3

ma-ne vi-dé-bi-tis glô- ri- am De- i.

E u o u a e.

IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.

AD MATUTINUM.

Ef.
Hymn.
pOSt |-
.s^i
^ ^-fry-i
^p. ^==**
1 À UX lu- cis, verbum Pa- tris lu-cet in Vir- gine ;
qui ante sœ-cu-

'^J^Z^^^i *&
*£ ^zjg^^-g ES
la cum Pa- tre fe- cit 6-mni- a ;
* Ipse hô- di- e no- bis na- tus est.

=i£-g-p=g^- 3 TT Esy jTT^ ,_^-uyp,^v^=^a^_^rj^_


f. i. Ve-ni- te : exultémus in Dômi-no, ju-bi-lémus De- o sa- lu- tâ-ri

î>- »-l^ B fr âY il

stro :
* Ipse.
f. 2. Prseve- ni- âmus fâ-ci- em e-jus in confessi- 6-ne, & in psalmis ju-

(i) Nous rétablissons les Incipit grattés, d'après le ms. T. 103. Sup. :
Off. Ecce Dominus de Syon veniet. —
Conf. Confir-
matum est cor virginis. — Trans. Ave Maria gratia plena. — Quant à l'intérêt des suppressions constatées ici, nous le
relèverons ailleurs en même temps que l'archaïsme de cette messe vespertinale demeurée sans ingressa & terminée par
Magnificat comme notre messe du Samedi-saint.
6o IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 50-51

5-iûîi:
jpb ^^jP^ZjHi»^ j-
51

bi- lémus H : * Ipse. f. 3. Quô-ni- am De- us magnus est Dômi-

^_^-r=ï^.y=JryT% a
..-

nus, & Rex magnus su-per omnes de- os :


* Ipse.

[I11 prima turma.]

Ana. S
.
' » -!-,-^5fl.-i-, „
1
— l—
|_B
sî^zri!_._._ B_!_i — ._§_

A summo cae-lo egrés- si- Dômi-ni, & occûrsus e-jus usque ad summum e-jus.

Ps. Casli enârrant... usque ad Testimônium Dômini.

•—a——-
Ana. fc=j» £
T Une di- xi : Ecce vé-ni- : in câ-pi-te li-bri scriptum est de me. Ps. Expéctans.

Ana.
* —=—«— —- =

D Omi-nus di-xit ad me : Fi- li- us me- us es tu


S
: e-go hô-di- e gé-nu- i te.

Ps. Quare fremuérunt.

Ana. hUTZ^ia -—=—a —,—-

N O-tum fe-cit Dômi-nus sa-lu-tâ-re su-um. Ps. Cantate Domino.

Ana.
dupl.
£

-3 sa :2:
ïlï ^ :P-
^ïX.
r%-=3
1 À 7E-tâ-re nunc, sté-ri-Iis, quse si- ti- é- bas, & ex-ûltent de-sérta. f. Et

gau- dé- te, so-li-tû-di-nes Jor-dâ- nis, qui- a Dômi-nus noster ve-nit, & red-é-

mit nos. Ps. Omnes gentes.

Ana. g
—*
& —s 3t
! f-

D Escén- dit sic-ut plû-vi- a in vellus : & sic-ut stil-li-cî-di- a stil-lânti- a su-per terram.
IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 51-52-53.

Ps. Deus judicium... usque ad Parcet pâuperi.

Ana.
±^=m=^ ^H z r-*-Vh - -ft ±|zz^z=^ B g S- 52

U es vi- a, tu es vé-ri-tas, tu es vi- ta mundi, Dômi-ne. Cant. De nofte.

Ad lect. S"
$.1. ~
^3
rrfly^^-pH— i-
"" n-R 13 ^ —«M-
I N princî- pi- o De- us, ântequam ter-ram fâ-ce-ret, pri- ûsquam a- bys-

:
V? 3j ^*VmvW3 :

3E5
sos consti- tû- e-ret, pri- ûsquam prodû-ce-ret fon-tes aquâ- rum, ân-tequam montes

ëzp_.r.J5gip.-+_s 3v'a
!

collo-ca- rén- tur, ante


~fi

o- mnes
rn.
V^VT*±JHHA^1
col- les * Ge-ne-râ-vit me D6-mi- nus.
i!rT

>
6
;
a
ri4-*—a-^T< —- ifs-a
^^-p^-B^-^-flfr
IT=£ a

f. In prin- ci-pi- o virtû- tis su- as, splendô-ri- bus sanftô- rum su- 6- rum, ex û- te-

s- iliâz^3
XT ft5^*fiV- ^—*
ro ante lu-cî- fe Ge-ne-râ-vit.

*-.n
a_!_!_353f_a_>s-â^
^rT^=5.*__ X^±"j,
i
cum inf.
f
!
=FÎ 5,-zst
c Ongra- tu-lâmi-ni mi-hi o- mnes qui di-Ii- gi- tis Dô- mi- num :

TFî: S^ JJ ^"~ fl=JSÎi> A


a^l 3
*—FH-â^H
qui- a dum essem fâmu-la plâ-cu- i Altis- simo, * Et per me- a vi- sce-

*lf*» |
-*
fr My#i=^ ^i=it
a
r-a—ft --?.<

ra, gé- nu- i De- um hô- mi- nem. f. Clau-sa pa-réntis vi- sce-ra,

g_j .-azîi^i,^ —çjj-gW< -«-8-5—9±^T-^f^—« =3^-8^


S •*fl==5v
cse- léstis intrat grâ-ti- a : venter pu- élise bâ- ju- lat se-cré-ta quae non né-

rat.
*

fct per me- a.


n
(primas)
r*^>r
De- I
'

r*^ >r ^ *
i
s —

02 IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.


Ms. 53-54.

hji*^te^ffj*^^
m m mi

tp^d^X^^^^h^^^p^^ i
[um &...]
(Melodiœ)

S*» De-
ît
I
^
Lfbt vHr4=KT nfc^^ ft

m mi

H^fwrf^ffirfgaa^rf^^
III IIII V III

IIII VI VII

VIII VIIII I
a
lie primis [um & hôminem.
/;;. secunda turma.

Ana. — -

_a
P-se tamquam spon-sus pro-cédens de thâ-la-mo su- o. Ps. Testimônium Dômini.

Ana- T •—-- — —-
-s-

XV Edempti-
Edei 6- nem mi-sit Dôminus pôpu-lo su-o. Ps. Confitébor tibi... in consilio.

Ana. I
J5 —a
—E_a = — m 5—1
1 _hi
m—= — a
'

— g

E -go primogé-ni-tum ponam te, al-ti'ssimum super re-ges terras. Ps. Misericôrdias tuas.

Afia
dupl.
£—
~ — J-
S

Pi-ri-tus Dômi-ni super me : propter quod unxit me e-vange-li-zâ-re paupé-ri-bus.


^
^^H-^-prH^-
l5

3
54

f. Misit me sanâ-re contri- tos corde, prae-di-câ-re advéntum Dômi-ni, quôni- am


i

vp-nit. Ps. Unxit te Deus, Deus.


IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI. 6J
M s. 54.

Ana.

E -go sum Dôminus, qui loquor justi-ti- am, annûnci-o ve- ri-tâ-tem.

Ps. Domine Dôminus noster.

Ana. it ^=&
64 IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOM1NI.
Ms. 54-55.

par- tus : & ingre-di- én-te in me .spi- ri- tu De- i, re-flô-ru- it

m^*
ca- ro
*% —a^
me- a. * Qui- a germi-nâ-
» g
fi

vit
m

germen
-|^Z3Zji^

justî- ti-
L
=-V-î
se Salva-

I^Ht!!ftS=?£^
tô- rem mun-di. y. Ecce e-nim ex hoc be- a- tam me di-cent om-

fJ»^J]£
nés ere-ne- ra- trac. melodia.

]MMg^pfe^X Jy^
V 3-

it\erum\ it\erumJ\ t\rac. ilia [met.

-air-a^*E
ftr^-VP
ar-riE >&£
TTKts^èsç.
iterum. ti- 6- nés. * Qui- a.

In UIa turma.

Ana il: P^
E X û-te-ro ante lu-ci-fe-rum gé-nu- i te. Ps. Dixit Dôminus.

Ana.
iB rsif8 -,-^â^r a

/E- li & ter- ra, ma-re & ômni- a, quae in e- is sunt, da-te glô-ri- am
E
Ana. S b_
4
IN SANCTO DJE NATIVITATIS DOMINI.

Ht - -
M s.
-
55-56.
65

56

V E-ri-tas de terra orta est, & justf-ti-a de cae- lo prospéxit. Ps. Benedixisti Dne.

Ana
dupl. *£
te _3> i- ^=|: M
H Si

IC est Salvâ-tor, quem Prophé-tae di-xé- runt : & hic est Agnus, quem di-xit

tm^g a
:Ers£j=z;
E- sa- y- as. f. Hune annunci- â- vit Gâbri- el Virgi- ni : ipsum ado-rémus, & e- i

-— ,1 »»
F« —
— r
servi- â- mus. Ps. Venite exultémus.

Ana. Ê=£ :£
-3— ^t
A^: o-râ-bunt e-um omnes re-ges terrae, omnes gen-tes servi- ent e- i. Ps. Parcetpâuperi.

Ant.
i_
V~^T-\
K=qt
O -pé-ru- it ca;-los ma-jéstas Dômi-ni, & laude e- jus ple-na est terra.

Caut. Domine audivi.

AdLect.

j^^g^
' j^^-» ^M^r^r. * ^-
V Irgi-ni- tas re-gâ-lem no-bis hô-di-
p. .

e par-tum di-vi-na vir- tû-te 0- pe-

Vâ-fi— ^"- JB S > „


^ . JP% l*fi-î**—r
U-riUJ i^=3
I

fr
3

râ- ta est : qua so- la pu- ér- pe- ra ae-térnae pu- ri- ta- tis glô- ri- a fui-

fr
.
qff iS^-Nilr^^,,^^^
get :
* Agnum De-
f

66 IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.


Ms. 56-57-58.

*
n - *-g "iv^— A a > brr^ 57 ^—^fl1^1^— .
a
»a'
,
A -

T U rex glô-ri- ae, Chri- ste, tu Pa tris sempi- tér-nus es

ï^ "ftr
30*: ^zâiîzz^iÎJjV-p. 3=F- tmŒt
.1.

Fi- li- us :
* Tu ad li-be-rândum hô- minem, non horru- i- sti Vir-gi- nis

--——1-
S
35^& g^=a^-:>4 r* jW - . rfK fc= i
â>~*

û- te- rum. f. Ti- bi omnes Ange- li, ti-bi & Archân-ge- li, ti-bi cas-

-** —— i f
a-P-
-bV -V4
l£=P
li & u-ni-vérsae po- te- stâ- tes, hymnum ca-nén-tes di- cunt. * Tu ad li-be-rândum.

Ana. i
-.- i-
-
tftr nT-/ . s-

a" T-tén-de cae-lum, & loquar : da- te magni-tû-di-nem De-o nostro : ju- stus

5
a V-tf a
— «—a
sanftus Dôminus. f. San- <5tus, sanctus, sanftus Dôminus. Cant. Et âudiat terra.

Ana ad =-
Crucem j~
—a^-fi-j^Vi— *E ^r^^^Vâivr^
H Odi- e no-bis cae-16-rum Rex, per Vir-gi-nem na- tus ad- vé- nit, ut hô-

h^JVx=?=^^^ Jr :3:

mi-nem pérdi-tum re- gna cae-lé- sti- a re- vo- câ- ret. Gau-det

>a a-^
WK-vF^: J* 8'
WT = 5%T „ -^
. B

e-xér- ci- tus Ange-Iô- rum; qui- a sa- lus ae-tér- na humâno gé- ne-

T f
* a
N a^V'H^s^rR -&&=&
ri advé- nit, al-le- ia. Eu o u a

Ana in
Cant. 58

H IC De- us me- us, & hono-ri- fi-câbo e-um : De- us Pa-tris me- i, & e-xal-tâbo

-H i ,_« — U

e- um, qui- a factus est nobis in sa-lû-tem. Cant. Cantémus Domino.


IN SANCTO DIE NATIV1TATIS DOMINI. 67

Ana
Bened. M-»-*—
in £-

=>
- j-m- --a=£
A Nge-li Dômi-ni & fi- li- i hôminum, hymnum di- ci- te : Glô-ri- a in excél-sis

—ZE "
S-ft : , *~a «-Zfl^fci
| * i i i i
f
:_ p.-!.
De-
68 IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.
Ms. 59.

/v , I
J!—tB^=£-£
ta- vit nos be- ne-di-ftus Dô- mi-nus. E u o u a e.

^^77-^3^iîhm
cum
^.
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i^.
pueris. r ^•^1^-!-
a.
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aï*
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a .'• ^N^
E
!
,

C- ce annûn- ci- o vo- bis gâu-

b^^^^|-^^^ia^r^^^^
di- um ma- gnum, quod
r

e- rit om- ni pô-

l^f*:^^-^ 511 ^^
pu-Io: *Qui- a na-tus est hô- di- e Sal-vâ- tor mun-di, al- le-

H3 :h

lû- ia. f. Fa- fta est mul-ti- tû-

do Ange- 16- ru m laudân- ti- um De- um, & di-

Lmj^zMS^ —^^ 0£=


ffi— iî-a 1^-p.zgJi^T—'p.
cén- ti- um : Glô- ri- a in al-tfs- simis De- o & in

^±^%
* Qui- a na-tus TraSt. al- le-
ter- ra pax est.

bâ frai .a,,. 1
a
^^ \ l %^ Afr^
lû-ia.

Ana.
*= i
§

E-c Cce ipse est quem ventû-rus est ; cu-jus virga flô-ru- it de ra-di-ce Jesse.

Ps. Benediftus Dôminus Deus Israël.

Psall. a a
É^=S3I

' -'
w ^
ER visce-ra mi-se-ri-côrdi- as su- as, vi-si-tâ-vit nos Demi- nus in domo Da-
IN SANGTO DIE NATIVITATIS DOMINI. 69
Ms. 60-61.

^60 =£*=*!=
l^H^T 4
vid pu- e- ri su- i. f. Ad fa-ci- éndam mi-se-ri-côrdi- am.

[ad MISSAM.]

8 5 ~^ r=^XFg^=^===J' 'â^
i
,

'T 3
^TâT

UX ful-gé- bit hô- di- e su- per nos : qui- a na-tus est no-bis D6-

a 1

mi-nus
1

:
>
& vo-
i
^^^-ml
K^*-f^*f*-
câ- bi-tur ad-mi-
a^-1
T^ ^
râ- bi- lis.
pgi

De-
^rr~" " ^Ms
us, Princeps pa-cis, Pa-ter fu-tû-ri

h u y i-^-J^ï^v-^-^^—a-M^-aft-
f
sœ- eu- li : eu- jus re- gni non e-rit fi- nis.

PsalmelF^ l

s-
ï
— ^-ri-J-rV^a-"
.--
1
J
r
1
^3JAa .
i*
'
. a a » A a< ilKvk
a nj.
E-cum prin-ci- pi- um in di-

^^-—tu- ae

an-te
r**?^---!
lu- ci-
splendô-

fe-
ri-

rum
%:
bus sanftô- rum,

.^ :

nu-
^j-a
1 te.
ex û-te-ro

.il»
85*5;

j-j—
" *** Wl —
ar-aj
ijjip.^i^.t^-s^ ^"> A
v.v.
l>
a
w Tï
fl-j

H H3U^
^. Di-xit Dô- mi-nus Dô-mi-no

isai
: Se-
-3- -s-

de a dextris me-

do-nec ponam i-nimi-cos tu-


^j^^=^g=g_^^g^^g^^^
bz^ ^ 3^_ 6i ^té^z^^rrf^**^^^
scabél-lum pe-dum tu-ô- rum.
— ;

7° IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.


Us. 61.

C V \ sa

Ç. in
Alléluia,
^-H-Tift^Ti- y^M^[^=fcpà^
H Odi- e in Béthle- hem pu- er na-

1% vl a
^£ * %_« * —
Jf 1 gl » »
4
* B^ il I

tus est : & no- men e-jus sanétum

J-":
-S-Hl à—
& terri-bi- le.

Ana ant.-=-

vJT L6- ri- a in excél-sis De- o, & in terra pax : al- le- lù-ia, al-le-lû-


1 fl
< tt
lû-ia.

——
ia, al- le-

t
5* pt -
ri aïs , „ — r.

Cce annûn- ci- o vo- bis gâu- di- um ma- gnum, quid e- rit in u-ni-vér-

é
a 5
fl'"^ jju
sa ter- ra : Hô-di- e na-tus est no-bis Salvâ-tor mundi in ci-vi-tâ- te Da-

aa
S-fr s~[ U3ïC!=s^===^
ftfïifi
?~ i '
%t a s
«:
-a—" fr ^ z âi»^~7+ L- 4-1
vid : regnâ- bit, & re- gni e-jus non e- rit fi- nis, al- le-

lû- ia.

Offert.
^zâzjj^=â-J^a-Fg- J<r. ^-i^^-ii^ah-K^W
n«— a-

E C-ce apértum est tem- plum tabernâ-cu-li te- stimô- ni- i

^ *rfHtrWV^fl
^ &
f>a
'
a .
p.
,
al
Bl
! .izpr^^f-r te-^-a^j a^.
^ZV^zV^ifLi^^
qua
Je-rû-sa- lem no- va descén- dit de cae- lo, in est
— —

IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.


Ms. 61-62.

^^^^^jj^^^^^^^^gfe^ 62 ^^i 1

se-des


—iH^jw^De- i &

i
A-

s
3 r.
gni

p,
: & ser- vi e- jus ôf- fe

runt e-

a^-
i mû- ne- ra,

jfagip

di-cén- tes :
* Sanétus, San- élus, San-

sîT **/^^* tEfcpttl ri^vrj


8 —~ élus,

p; a

1
Dô- mi-nus De- us omni- po- tens : qui e-rat & qui est,

y, » a»
a 'i i
a^n-aHâ-ï

& qui ven- tû- rus est. y. Et ecce se-det in mé- di- o

£=* -m —jjSSiJ— s-p.-3~a


~prraâ~^~rr|
:=
'
'^Tr^^^T 8
'* 5
'»* J

e-jus super thro- num ma-je-stâ-tis su- se a-gnus, & vox

îPn: ^ ,^ 1 ]
- i
8*
a *
Afi . ! ft tf-
1
^
*Mv-r

^mr-tt^^^&=^^£
nat ante e-um, di- cens : Vi-cit le- o de tri-bu Ju- da,

fl

dix Da-vid. quâ- a-ni-mâ- m


^^M^M j^l^^
Et tu- or

tj
j

li- a

hirthr*^
VHE-
ïîf. 1
^ r^^^i-rvl ,[,„ - 3" tjn^>3v
ré- qui- em non ha- bent, di-cén-ti- a se-dén-ti su-

3£^=lfir -r-

per thro- num :


* Sanétus.

Confr. V jV i-ih8 ^ >8- s-s-ï;


a^^zz=zg^z^n=)=j
JLVJ. Agnum & sa-lu- ta- re mysté- ri- um De- i no- stri : quae pé- pe-rit,

^> *-r a y«- ni

& ma-
tf %
ter,
1

&
,
-jA/
a

vir-
--aft-i
go est;
— quem
i
î
pépe-rit, ho- mo, & De-
i"»"
ig
p

us est
l

:
<

ipse
i

est
a

IN SANCTO DIE NATIVITATIS DOMINI.


Ms. 62-63.

j===>~r^r^=t:rM> *
. 4 jt±^hj= 63 ==^fe^=
Cre- â- tor ômni- um, Fi- li- us virgi-nis, Dômi-nus ge-ni-tri-

Trans,
S-* a -"-»-fr-*-pi^y fa
i —- fc^ -frK 1
i

Aude & lse-tâ-re, ex-ul-tâ-ti- o ange-lô-rum : Gaude Dômi- ni virgo,

^ Sa
Y4-^ -r< L3H- i
j

prophe-tâ-rum gâudi- um : Gâu-de- as be-ne-di- cta : Dômi-nus te-cum est. Gaude, quse

hRr m^^ a
!*v
per Ange-lum gâudi- um mundi susce-pisti. Gaude, qua; ge-nu- i-sti factô-rem &

f
^zf
Dô-mi-num :
ql^i

Gâude- as, qui- a digna


W es
tt
esse
a
S:
ma- ter Christi. Ma-re
*—
Dômi-num
flr

hr Y-s^^r ^-V-nr j-a-i^—s-^3l5»-a-^-a-^ 4-* —


vi-dit & ti-mu- it, unde 6b- vi- am vé-ni- unt ut ad-o- râ-rent e-um, hoc vi-dens Petrus

h 4»*-a
olamâ-bat di-cens : Mi-se-ré- re me- i, De- us.

[ad vesperum.]

Ana
Phnrn
Choro
in g
m —g\-
*1 î= ^^ f V .[.. >— B- 8 -" " h 1

^ï-tâ- mi-ni, cae-li, simul cum e- o : & ad-6-rent e-um omnes Ange- li

Ï3
De- i.

jf. Subd.-
in Choro" a
nfe T^ -fr a
a
\ , . v^
& . I "'Kq, ^t=i
H' O-di- e no- bis Dômi- nus ad- vé- nit :
* Ve-ni-

te
toz^ '
.
! hiV4--iljA - 'Ml
te, pô- pu-li, col-lau-dé- mus Fi- li- um De- \. f. Il- lû-xit
IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
7)
Ms. 63-64.

t^^^dzrifx^s^zsz^s^
bis lux ve-ri- ta- tis, parens in mun- do
64
^^^^
unigé-

±Tîidi-"=^=^
ni- ti. * Ve-nî-

Ana in
Magnif . g
g^ f"

B E- â- ta es quœ cre-di-disti. E u o u a e.

Psall. 5
74 IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
Ms. 64-65.
i »

IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.


75
Ms. 6S-66.

p-1 irTT~ i=s= fr*-*fr- i__M__l_J


pus e- 6-rum, qui détrahunt mi-hi apud Dômi-num, & qui loquûntur ma- la advérsus

H*£ tfnr
T-
i 66 v^yp^-^ KTF-w^
â- ni-mam me- am. Sed tu, Dômi-ne, Dô- mi-ne, fac me-cum mi- se-ri-c

-:-Ai

di- am. * Qui- a.

Ana
i=a
dupl. i I
a

E-vî-ta
>--i<

de
MtI
tri-bu sacra, mi-
'Y.'
1

ni-ster
r -nr-S
al-tâ-ris De- i. Qui su-um sângui-nem mar-
f.

P-M< :^=s: t-*-*- T


ty- ri- o consecrâ-vit, & pervé- nit ad palmam vi<?tô-ri- se. Ps. Diléxi quia.

$. Coronâvit te Dôminus. ^. Certâmen bonum. — Ana. Câlicem. Ps. Crédidi propter.


$. Corônam glôriae ponam super, f. Manus enim mea. (i)
Ana. Coronâvit te Dôminus. Ps. Beâtus vir qui timet.

Psall. Benedices corônam.


$. Beâtus vir qui timet. f. In mandâtis ejus.

Pt. Kyrie
c. Gloria^—— l— - j-
:ît
r*+n*
E C-ce vi-de- o cae-los a-pértos, & Fi- li- um hômi-nis stantem a dextris De-

±
E u o u a e.

AD MATUTINUM.
Rf.
Hymn.
pOSt
5|"
îï-. —
B E- â-ta & ve-ne-râ- bi- lis vir- go, quae si-ne taftu pu-dé- ris, ma-

-i«
r s-v i
^Tv7 & Vr
ter inventa est Salva-tô- ris. * Ja-cé- bat in prse-sé- pi- o, & fui- gé- bat in

ihnrT p^-a P.
&Es= ^
cas- lo. f. Cae- li terraéque, ma- ris, infér-ni Cre- â- tor, auctor perpé-tu-us, Dô-

(i) Ces mots : ej.. Corônam glorice ponam super sont en marge dans le manuscrit ; malheureusement le photo-
graphe ne les a pas reproduits.
76 IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
Ms. 66-67.

T ^ -04 -a. X\:

mi-nus imménsas ma- je- stâ- tis. * Ja-cé- bat.

Ana. J—
3 —— —
a

G Lô-ri- a & honô-re co-ro-nâsti sanétum tu-um, Dômi-ne. Ps. Domine Dnus noster.

Ana. -=
!m::67
5l -g ———a
Estim6-ni- a tu- a, Dômi-ne, cre-di-bi- li- a fada sunt nimis. Ps. Dôminus regnâvit.

-. .-3-
Ana, 1

Q g
Ul co-rô-nat te in mi-se-ri-côrdi- a,

a —9—
& mi-se-ra-ti- ô-ne. Ps. Bénedic anima mea & ômnia.

Ana.

Osu- i-sti in câ-pi-te e-jus co-rônam, Dômi-ne, de lâ-pi-de pre-ti- ô-so.

g—, «-.-j--
IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
Il
Ms. 67-68.

St-h*
s 1

xo^w=î^=»
m*£=ï3 1K-J3 ïiw
stem gér- mi-net flo- rem : tran-sit ma-jé- stas per intâfti cor- po-ris vi- am,

gjZJ35 / _— g -*
H-^-Fë-a-C'

al-le- lu- ia. E u o u a e.

Ana in Canf. Hic Deus meus.

Ana
Bened.
in g
— * 3

D Omus Le-vi, be-ne-di-ci-te Dôminum : qui timé-tis Dôminum, be-ne-di-ci-te Dôminum.

y. In saécula.

Ana in
Laud.

L ib=^rr^ . .1 ;
'
s-rt- ^n
E-vi-ta de tribu sacra, mi-nister al-tâ-ris De- i. E u o u a e. Cap. Qui su-um

-g 68

sângui-nem martyrio consecrâvit

Psall.
S
.
. . '—T^._^> .-f**-^-
& pervénit ad palmam

a
viclôrise.

r
— m ML>_^
Api-des torrén-tis il-li dulces fu- é- runt : ipsum sequûntur omnes hô- mi-nes justi.

H^r
E u o u a e.

4- in
Bapt.
5i= Pq > NiV-ft ^T'- pi A_jfl^ ±^
V E-ni-te, & vi- dé- te ma-gnum my-sté- ri- um De- i :
* De- us

ih^^ttE^^cjjt
ve-nit per vir- gi-nem, ut re-di- me- ret mun-dum. Hic est Salvâ-tor, quem Prophé-
?=&
y.

j-*W-fl*ftrh ±x^^^ =^t


tae di-xé-runt : & hic est Agnus, quem di-xit I-sa- i- as. * De- us.

Psall. g
-0. *— <
rrr a=^
E- rû-sa-lem, Je- rû-sa-lem, quae occi-dis prophé- tas, & lâ-pi-das e- os, qui ad
78 IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
Hs. 68-69.

h£=Ê=â

te mis-si sunt. E u o u a e.

MANE.

Psall. I. Benedices corônam. y. Te decet hymnus.


Psall. II. Desiderabiliôra sunt.

Psall.
ni. i

U princi-pâ-tum te-nes in cho-ro Sanftô- rum si- mi-lem Ange- li ; & pro la-

^ ap,a \ al J==s^vâK7~f ' ' -^-s s s » a»


1
s >
s I

^ r j

pi-dânti-bus te De- um pre- câ- ris, dux mi-li-ti-ae cse-lé- stis, be- â-

lE * -V^V
fczL.-^4M3v n« " -^=^:
te Stépha-ne, apud De- um po-tens es, întercé- de pro no-bis.

Psall.
nn.
j... . .N^-^-^r-.
3£tt
^ c= n^. i3
V E-ni- te
t
&
—-
vi-dé- te


toile- rân- ti- am Stépha-ni pri-mi mâr-ty-
|v.
ris


e
quômodo
•—• iP"

la-pi-dâ- tus,
rciz 69 a
y ,
a -!_a%a1% j
— — .

IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS. 79


Ms. 69-70.
, ^ ^ ^^
rk] a
^
F™**-*-^
al-tis- simis De- o, & in ter- ra pax,
— *

al-le-lû-ia,
t*\ ^P*^
al- le-
*
a

lu-
^ i

ia.

Psall
vm. £
:

S Té-phanum pro-tomârty-rem Christi Dômi-ni nostri, omnes gen-tes &


——
pôpu-li laudé-

cJ
!
, , -
%
%4 i ,
—ûJsr I
81 »
«t
*** — . . . -a_i_!-5-._^-, -
"
* *
_nz
H

mus, hono-ré- mus ; ut mi- ti- get pré-ci-bus su- is pro no-bis i-ra-cûndi- am De- i.

Psall. VIIll. Lapides torréntis.

Psall. X. Jérusalem, Jérusalem qua; occidis.

Psall
XI § - _

^—fr r
3 Uper te Je-rûsa-lem, o-ri- é-tur Dômi-nus, & glô-ri- a e-jus in te vi-dé-bi-tur.

Psall. XII. Stéphanus est plenus.

Aiia. Post Kyrie cum Gloria. Ecce video.

[ad MISSAM.]

*
Ingres, i JU, - -âTZCV
_
T^ i u g
-

^
I-de- o est- los a-pér-tos, & Je-sum stantem a dex- tris vir-tû- tis De- i ; Dô-

H 70-«- f-tf î*-u a


v^n; . .
— a,
H t-î „ „
n-
i

n
mi-ne Je-su, âc- ci-pe spi-ri-tum me- um ; & ne stâ-tu- as il— lis hoc peccâ- tum,
S -T—
¥zs^*^fcr-jï7£-?
f^X^l
-gflr-r

qui- a nésci- unt quid fâ- ci- unt.

Psalmel ^ _g^ ^j^^


Té- pha- nus, pie-nus

^j.f ^stï^H-r-pj^H»
gra-
, .

ti-
^
r

a
8.a ^^ -^ 1

Spi-ri-
i-.»^ v^-y^+=^
tus

r« i î^^=^ï^=^t^
" % f.
-
'
'

^a 1 a
Ta-
ti^-^ fl
3
* i
A > i

Sancli, fa-ci- é- bat mi-ra-bi- li-


80 IN NATALI S. STEPHANI PROTOMARTYRIS.
Ms. 70-71.

^^resy-j-^a > I"


^s gjJJJ^^vjj^^Bt^
gna in po- pu- lo.

' "a

j^. Pô-si-tis autem gé-

f*?\ |
fU^^^V^i^^VJf ^^y^•^^^^N^ :

«l*

^S . |
. >! ^-^-^^v^kP-8-^a-n— J

ni-bus, o-râ-bat di-cens

3
Dô-mi- ne, ne stâ- tu- as il- lis hoc peccâ-

ïs=^ h»—a — s —-
tum, qui- a nésci- unt quid fâ-ci- unt.

f. in
Alleluia.Iî —" -i— —fi-P—H-P-ftr
s
i-^ > >i\t.. f^> ilU- ^J-K -
*

P U-er na-tus est no- & us da- tus est no- bis & vo-câ-

^^^^S^Kf^zJ^a^
bis, Fi- li- :

jy-^gfeJj^g
bi- tur nomen e-jus, ma- gni

consi- li- i Ange- lus.

"""
Afia pt.
v- j-
Evang.
«
i
M " i
*
tt, fm^k
a Rn-ha», s
a'
I
p O- su- é- runt, Dômi-ne, advérsum me ma- la pro bo- nis, & 6- di-

C àP vSiBv-a^J^^»'.
:
j^=p^=^^ ==a^i_MTgv
um pro di-le-fti- ô-ne me- a : e-go au- tem semper o-râ-bam.

Offert. Ecce apértum est. f. Et ecce sedet.

Confr. Magnum & salutâre.

Trans
*~if ^ ^r-ri-f^K^n- ^-^=-^ '
^ &-H
M A- gnum
.

hœ-re-di- tâ-tis my-sté- ri- um : templum De- i fa&us est û-


— —

IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELISTVE. bl


Ms. 71-72.

V-j «-P* „
— *-»— [ » fm — |
J-«
—»-• j— S— *
> fl

te- rus nesci- éntis vi-rum ; non est pollû-tus ex e- a carnem assûmens. Omnes gentes vé-ni-

-H Jiï^&rfc
1**A*L

ent di-cén-tes : Glô-ri- a ti-bi, Dô- mi- ne.

IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELIST^E.

[ad vesperum.]

Lucernarium. Exôrtum est. y. Beâtus vir.

Ana. g
in P.hnro
Choro m
fffi
*i— -F- ±
N prin- ci-pi- o e-rat Verbum, & Verbum e-rat a-pud De- um, aile- lu- ia ; &

ÂX ft-p—a1%s
^m-J^ , ri
De- us e-rat Verbum, aile- lu- ia; hoc e- rat in princi-pi- o a- pud De- um,
S
-r.
H^=z*&
Effl=Ê
al- le-

Hymn. '&
±%- :gl=F-_a; •"-fr-g-
^ *rr
A -mô- re Christi nô-bi- lis, Et fi- li- us to-ni-tru- i Arcâna Jo-ân-nesDe- i

IsZizLjZ^ZUJ.-a-;
% a Il

Factu re-ve-lâ-vit sacro.

Rf. in
Choro

H IC est disci-pu-lus, qui dignus fu-

^-.-a-^s
it esse inter secré- ta

Tfc^qfy
fr-ïyh^zfc E^zxz;
De- i : i- pse so-lus mé-ru- it di-vi-na inspi-ra- ti- ône di- ce- re : In princi-pi-

S^ «trf^SEËi3SÏE5ËS
.S

o e- rat Verbum, & Verbum e- rat a- pud De- um * Et De- us e- rat

Ambr.

82 IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGEL1ST.E.


Ms. 72-73.

Ut *t £
Ver- bum. f. Misit De- us Verbum su-um : Verbum ca-ro fa£tum est, & ha-bi- tâ-vit in

ïiftvOT^^ï —
—il r^^zm
no- bis
4 a

&
a «-

de ple-ni-tû-di-ne e-jus
i

nos omnes
5'
i-

ac- ce-

gjj; I a
a
s: . "VAiy s

pimus grâ- ti- am pro grâ- ti- a. * Et De- us.

Ana. s
J=pt
H IC est disci-pu-lus, qui dignus fu- it esse inter secré- ta De- \. Ps. Diléxi quia.

Ana.
^
£-T
Rin-ci'-pi- um verbô-rum tu-ô-rum vé-ri-tas. Ps. Vide humilitâtem.

Ana. in
Magnif.
P^s»-n-3 ¥^ *-£-•--
^ IC e- um vo-lo ma-né-re, do- nec vé-ni- o. E u o u a e.

Psall.
" m
-r-*-^ryj^*-^- ^
N ON mô-ri- ar, sed vi-vam, & e-narrâ-bo ôpe-ra Dômi-ni. E u o u a e.

AD VIGILIAS.

s-i
É=^=SXTv^^ 73

E C-ce vir splén- di-dus, a-mi- clus est Iû-mi- ne, ha-bens

it*n* -^f—M
± - -£-M-
30ç S
Ms=T
câ-pi-te su- o co-rô- nam justi- ti- se : Et cinftus est zo- na ca-

SWlLjÎM-lk -«-— — - J-%


s
sti- tâ- tis. ;?. Be- â- tus vir, qui non â-bi- it in conci- li- o im-pi- 6-

É^ -— —— a-
ii^-iva:
*T
rum, & in vi- a pecca-tô- rum non ste- tit. * Sed cinftus.
IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLJ ET EVANGELIST7E. 8}
Ms. 73-74.
Ana.
dupl.
± £ Î^P- TC*3zti
^=*=r.
S-te est Jo- ânnes, qui supra peftus D6mi-ni re-cûbu- it. y. Di-lé- dus disci-

<-^^l-g-^^^^--va- -'-xxi-Fg-g-g-'-a -l1


i

pu- lus, eu- i re-ve-lâ-ta sunt secré-ta cse-lésti- a. Ps. Diléxi quia.

i=l^3z^fc5±=^?±^zr j-" — »-r ?s


I S conspéftu po-tén-ti- um admi-râ- bi-lis faclus es, fâ-ci- es princi-pum

t=ai^>zï^4^— ,
r a
,
1 „ ]
-flyflva-^
mi-ra-bân-tur te. * Id-e- o ac- ce-pi-sti cla-ri-tâ- tem, & ho- nô- rem a

tn^t^Ë Ht
Dô-mi- no. y. Cer-tâmen bonum certâsti, cursum consummâ-sti repô-si- ta est ti- bi

hrtt , L-tft-^
co-rô- na [justi- ti- as. * Id-e- o.] (1).

Aîia a-
s~j~iT—
g-LH-i-fi-i—
dupl. i,;
tO^-aPE ^-jEr . . . = ?^ % -3
D I-cit Dômi-nus Si- mô-ni Petro : Tu ve- ro me séque-re. y. Sic e- um vo-lo

FfP-E-i*
*-rW
ma-né-re do- nec vé-ni- 0. Ps. Crédidi.

H. g-
a
lîv^fi
a^. F-^ :£
R Egnum De- i prœpa-râ-tum est ti-bi, e-lé- été De- i: * Depre-câ- re pro

a
\ a fi^y jj
^-afL-i-lH r * 1
J

no- bis
84 IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELIST.E.
Ms, 74.

fc^^
H^
Ana
dupl.
-rrTT^JT^ .

IC est di-sci- pu- lus, quem in cru-ce Demi- nus const:-tû-tus, f. Virgi- nis Fi- li-

g"*

us subro-gâ-vit. Ps. Beâtus vir qui timet.

Psall. In principio erat.

t$. Beâtus vir. f. In mandâtis ejus.

Psall. Diléftus discipulus.

Post Kyrie cum Gloria. Quam speciôsi pedes.

AD MATUTINUM.

vj.. post Hymn. Ecce vir. f. Beâtus vir.

Ana. Principium. Ps. Vide humilitâtem.

Ana.
<
N De- o laudâbo ver-bum, & in Dômi-no laudâbo sermônem.

É:
Ps. Miserere mei Deus.

Ana h—T-—B—
Y OX tonitru- i tu-

.
i, Dômi-ne, in

H^B-.
ro-ta. Ps. Voce me. Vox mea.

Ana.
-S-

D If-fûsa est grâ-ti- a in lâ-bi- is tu- is ;


proptér-e- a bene-di-xit te De- us.

Ps. Eruétâvit cor meum.

Ana.
t ±
ih"
D Omi-nus da-bit ver-bum e-vange-li-zântibus
-
virtû-tes mul-tas. Ps. Exurgat Deus.

fH
=* — S

V Ht
g
Ana. ,

c Asti- gans casti-gâ-vit me Dômi-nus, & morti non trâ-di-dit me.

Ps. Confitémini Domino. Dicant nunc.


IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELISTiE. 8$
Ms. 74-75.
Ad led. $. I. In conspéftu poténtium. f. Certâmen.

tf..
II. Regnum Dei. f. Regnum tuum.
Alla in Benediâ. Quam speciôsi pedes.

Ana ad g- —^^— ^^Ç . ^i> .


£ s
. 75 -ï-V»îV
*Uv
5
M - ——•—-
Agni- fi-câ-tum est cor Vfrgi-nis, quando di-vi- num mysté- ri- um,

An-ge-lo nar- rân- te, cognô- vit. Tune spe-ci- ô- sus forma prœ fi- li- is hô-

S^
=a£tf-
a-*
*qrçË3^ ï -fr-fr-p r

mi-num castis concé-pit viscé- ri- bus, & bene-di- da in as- tér-num De- ur


J jggj ^
^=tf -«
no- bis prô- tu- lit, & hô-mi- ne. E u o u a e.

Alla in Cant. Hic discipulus meus &.


Ana in Bened. Sic eum volo.

Aha in Laud. Hic est discipulus. — Cap. Ipse solus méruit divina inspiratiône dicere In :

principio erat Verbum, & erat apud Deum, & Deus erat Verbum, hoc erat in principio apud Deum.
Psall. Bene evangelizâvi.

MANE.

Psall .ll Vi*


•j==p^vxi^^
Fi^Vi
^=3
I N princi- pi- o e- rat Verbum, & Verbum e-rat a- pud De- um, & De-

y-Bftfo—
r—a a^ r, >-7-i-P—ri
us e- rat Verbum, hoc rat in pnnci- pi- o apud De- um.

Psaii. ii.izzjfl
* : ït ït
3 Pe-ci- ô-sus forma prœ fi- li- is hôminum, diffû-sa est grâ-ti- a in la- bi- is tu-is.

Psall. III. Câstigans castigâvit.

Psall. II II. Principium verbôrum.

Psall. V.i- s
^zFii^i=â^==3
H î
IC est disci-pu-lus, qui dignus fu- it esse inter se-cré- ta De- i : i-pse so-lus

H=>5 a iMn: a^
a

mé- ru- it di-vî-na inspi-ra-ti- ô- ne dî-ce- re : In princi-pi- o e-rat Ver-bum, &


86 IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELIST^E.
Ms. 75-76.

H—^^^j==5=^—sL^^,-
Verbum e-rat a-pud De- um, & De- us e- rat Ver- bum.
Psall. VI. In Domino laudâbo.

^~^-^ lÈ 3
Psall.
-
VII.
iF F^-^^ll ' : y r . .

D I- lé- élus disci-pu-lus D6mi-ni,


,

eu- i matrem commén-dat di-


8 p.
cens : A-pô- sto-

<
'" 76
^—A -*
-ï\-r HKf-ft
ecce ma- ter tu- a; Ma- ri- a, en fi- li- us tu- us.

Psall.

t M— —-
vin. ï=fï a- p--^ a
j; r>

B E- ne e-vangeli- zâ-vi justi-ti- am tu- am, Dômi-ne, in Ecclé-si- a magna.

Psall. VIIII. Dôminus dabit Verbum.


Psall. X. Hic est discipulus quem in cruce.

Psall. XI. Dicit Dôminus Simôni Petro.

Post Kyrie
eum Gloria !_JËi H '
-^—hfl
J
£=3û±3«_a r. -Hk—r
Q Uam spe-ci- 6- si pe- des e- vange-li-zân-ti- um pa-cem e-vange- li- zân-ti- um bona.

T
E u o u a e.

AD MISSAM.

Ingres. |~
r«jr« g :£în: > a" a^ -pr- a ê^*ïh
N I
.^
I N excél- so throno vi-di se-dé- re vi-rum, quem ad-ô- rant mul-

" * r i S ' f '^ .ilfl


3:

ti-tû- do An-ge- lô- rum psal- lén- tes in u- num : & ec- ce cu-jus impé-

S
5^5g-!^^*^ÉT
ri- um non e- sti- mâ- bi- tur.

Psalmel.i
* fa ^ 3*tt~a * 7~~T Vè ai e lin 7*P, 3«Vj ^ i
^f*\
Pe-ci- ô- sus for- ma prae fi- li- is hô- mi-num :
IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELISTjE. &7
Ms. 76-77.

1 m-b—m —ita
3 '
'
T*8 » ^ 3-» -j
. |kj s~Wï-a 1 "ifc-ï-
— •-

^^^g;^^^
dif-fû- sa est in la-

ê „ ^ ITTrr4
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bi- is tu- is. }F. E-ru£tâ-vit

«
j^t ^g^^VP^j^g^^^^^^g
-*X

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r-« VMH»fcir-iLÎ
ê«i 7V^ '31» fti ^31t fm m J"3ê"Â~â l

bu m bo-

h«J;
qp^I 77 ^^^^^^T^V^^^^^T^Ni,^-^
num : di- co e- ope-ra me- a re-

pi^Mk-gfe» ^ i

a j
a 'rr^ ^a^-y^
f in.

Alléluia

W Uam

^^s_ —
spe-ci- ô- pe- des e-vange-

M gS
si li-

< .

ti- um

pa-cem,
5 r
î
^'',
-^^r == ^ je-li-zân-] ti-

*r —
iSkt? 3
v J
-

bo- na.

Ana
Evang!
pt.

fc fr,^ 3 —IV 1
,- "J3T-
30* Tflr Vi
N De- o spe-râ-bo, non timé-bo quid fâ-ci- at mi- chi ho- mo. In

^ - —- $j i'»
i
^r; .r^ • a^3>d
me sunt, De-us, vo-ta, quae reddam, laudes ti- bi ;
qui- a li-be-râ- sti â-

t^=Wffî=t -p.-s^
ni-mam me- am de morte.
IN NAT. SANCTI JOANNIS APOSTOLI ET EVANGELIST^E.
Ms. 77-78.

Offert, g-
" i a -fy
i^t!==i^5^s^=^=b
Te-tit Ange- lus su-per a- ram De- i, ha-bens thu- ri- bu-lum au- re- um :

trfr a_a14v^=3=^=^^ ^r _a_! —^_


& da- tae sunt e- i suppli-ca-ti- ô-nes mul- tas, ut da-rent de o-ra-ti- 6-ni-bus sanftô-

rum ad al-tâ- re De- quod est ante thro- num & ascén- dit fu-mus suppli-ca-ti- ônum

——
i, :

i" V. ,a '. 8l
> ., A —— y H
^T%TS
de ma- nu Ange- li, * In conspé- clu De- i, al-le-

ijvJX^^ z^^qzfc: 78 *1VTT


lû-ia, al- le- lû-ia, al- le- lû- ia. f. Vi- di librum in déxte-ra

A A — —— &
e^
> . 3 > :" i -T— fr-s J
8*
* " a/ 'tM
De- i se-dén- tis super thro- num, scriptum in-tus & fo- ris, signa- tum si-gnis

f
îftr
ïft --a -- ifct^=ïft
£ ma-gna Quis
se- ptem. Et audi- vi Ange- lum fortem, pra;- di-cân-tem vo- ce : di-

Lp^z^zî 335*ff :&±± Iflr


S

gnus est a-pe- ri- re li- brum, & sôlve-re signa e- jus? Nec quisquam
"
± i\ -
' "l ,,-_ >
, B fl 3 > J
^camv s

pô-te-rat, neque in cas-lo, neque in ter- ra, ne- que sub ter- ra, a-pe-ri-re li-

g^ s^-r— ^V
s==f >â^=PFRP
brum, aut prospî-ce-re il-lum. Et e-go fle-bam mul- tum, quod ne-mo di- gnus invén-

^3=^=^=**^^ -r* ^ f
b ad. .

tus es- set a-pe-ri-re li- brum, aut prospi-ce-re il-lum. Di-cit ad me u- nus de se-

r"
t=ri._*- -J r.*' g-g=|-g— j^-^sl-^^-g-a^-al' al il-n—a-rV
ni- 6- ri-bus : Ne flé-ve- ris: ecce vi-cit le- o de tri-bu Ju- da, ra- dix Da- vid,
i

IN NATALI INNOCENTIUM. 89
Ms. 78-79.

b=ï^^^^^=ST
a-pe-ri-re H- brum, & sôl-ve-re signa e- jus.
—•—?=:pc
* In conspé-

^
c~tu.

Confr.
bpg= a ,
a
aiï^-rrrï-7-rj
-g-g ^ !|
Ffr==i^
E X- i- it sermo in-ter fra- très, quod discf-pu-lus il-le non mô- ri-tur. Et

ptr^r £—Ut
*-£
4-5 — P-F- 79 zM^ay^j-^
non di-xit Je-sus : Non mô- ri-tur; sed, sic e- um vo- lo ma- né- re, do- nec

^=ïK=r
ve-ni- o.

Traits. Iste est Joânnes qui supra.

IN NATALI INNOCENTIUM.

AD VESPERUM.

Ana
.-a^i-i-"=^^r^^=5za=z^JiVE=3
in
Choro 5

'==±= . .
MVv
N- no-cén- tes & refti adhas- sé~ runt mi- hi ;
quô-ni- am

3£=^=P^
M
susti- nu- i te, D6- mi-ne.

in -5X
Hf.
Choro. i~~Z~m
l^_a_pa_::z3 -p,-g —
^S%-ra-3^
M" I=!

•tens He-rô- des rex ad per- dén-dum pu- e-rum : * Et non inve-né-runt

— — — —- wnrrj7 H^H
Sx « =

Ei-i-
a
=-^- ^ -gft r-ftr-
£
e- um ;
qui- a nûnci- us Dô- mi-ni appâ-ru- it Jo-seph di- cens : Va-de in /E-

a— *-
^-Ka .
a
"
F"
|=s(t

gy-ptum. f. Ex /Egy-pto vo-câ-vi Fi- H- um me- um, de-fiïn&i sunt e- nim, qui quae-ré-

p^r==o^^iG^= =i
bant â- nimam pu- e- ri. * Et.
Ambr.
— a

9° IN NATALI INNOCENTIUM.
Ms. 79-80.

Ana. lK=r=S-
Nno-céntes & re- cli adhœ-sé-runt mi-hi ;
qui- a susti-nu- i te, Dômi-ne.
-p ———=—p-

Ps. Ad te, Domine, levâvi.

Ana. —
Ë* — P
' —M %-
-
_
1g—
Agi'ttae parvu-lô-rum faftœ sunt plagas e- ô-rum. Ps. Exâudi Deus vocem.

Ana in | g—-
Magnif. S
|

c
M §
A-ri- a autem conservâ-bat ômni- a verba hœc, cônfe-rens in corde su- o.

E u o u a e

Psall
£^_„-.JTg^ Et 3 :FOtE*
V OX in Ra-ma au-di- ta est, fle-tus & u- lu- là-

c c
tus, Rachel plo-rans
b c a G
fï-

^--iNj^ 1 —t
m 80
— l

li- os su- os, nô-lu- it con-so-lâ-ri, qui- a non sunt.

Psall. Nésciens mater.

AD MATUTINUM.

Bf.
Hymn.
pOSt |-

A
F
i-ni- ti- o,
^^
Dômi- ne,
4+^-^8 >k' .ir
tu es cum Pa-
.

tre, & in
-8—
fi-ne mun-
I

S
i^^^5i±^J^r^^r^Va^J^i^^V
di as- sumpsi- sti carnem. * De virgi-ne, si- ne se- mi- ne, M a-ri-
;t
^
~~* S^V
ëfm~» 1 P. iTill
i
a*
11

i
T^: i za-va fr : »
,
1

s-g-p—
i P.
^-5=â=v^-g-i-f
>a "%
i

p i

ma- tre. f. Jusju- ràndum, quod ju-râ- vit ad Abra-ham pa- trem no- strum, da-

3^=V
tu- rum se no- bis. * De virgi-ne.

IN NATALI INNOCENTIUM.
91

Ana.
-m— — m-

T Estimô-ni- a tu- a, Dômi-ne, cre-di-bi- li- a fafta sunt nimis.Ps. Dfisregnâvitdecôrem.

Ana.
-a —— — -
J.
T
Estimô-ni- um D6mi-ni fi-dé-le, sa-pi- énti- am
"§-

praestans pârvu-lis. Ps. Casli enârrant.

À/la. Innocentes & refti. Ps. Ad te, Domine, levâvi.

Ana.

L Avâho inter inno-céntes manus me- as, & circûmda- bo al-tâ-re


^
tu- u m, Dômi-ne.

Ps Jûdica me Deus quia ego.

Ana. Sagittse parvulôrum. Ps. Exâudi, Deus, vocem meam.

Ana. e-
ïft
t*

E X o-re infânti- um & la- ctén-ti- um, Dômi-ne, perfe-cfsti laudem.

Ps. Domine, Dôminus noster.

Ana. ït %
:ât

D Ecla-rd-ti- o sermônum tu-ô-rum il-lûmi-nat, Dômi-ne, & intel- léfturn dat pârvu-

-!-81

lis. Ps. Mirabilia testimônia tua.

Ana. ^=m^=ï^=rxJr—£% m
V_/ Uam ma- gna
e
— — - —

92 IN NATALI INNOCENTIUM.
Ms. 81-82.

M^e j"ï=âït
t
exulta- ti- ônes u-ni-vérsas terrae : mons Si- on, la- te- ra Aqui- 16- nis, ci- vi-tas

tzfc-^- >fl
TE
magni re- gis. * Ubi requi- éscunt.

Bf. II.
<—a— ^ T^-*-*^\=^M^-X
c /E- lum, Dômi-ne, fulget, terra purpu-râ-ta resplén- det * A sângui-

a^ -a — -a-
^
s

sanctô- rum tu- ô- rum. f. Effudé-runt sângui-nem e- ô-rum sic-ut aqua

Y j-^^îlJX
-a-.-!-i»- ^ .*<

in circû- i-tu Je-rû- sa-lem & non e- rat qui se-pe- li- ret. * Sângui-nem.

Ana in BeneàiEl. Gaudéte sancli ante.

Ana ad |
3" Xtï
f^yjlV- t-f-'V UAk
fl—NVy~a^
V I-de, Dô-mi- ne, quô-ni- am tri- bu-lor, venter me- us turbâ- tus
:r«
est

r ^^v^-NJ^={- a
a-f,l3 ---H, 82
n ^^=m^__
a fie- tu me- o cor me- um con- tur- bâ-tum est in me; qui- a

— P—
:

^^V-^—^-a—Fi— —^i' a
« i ~~f ~r-a ji m— § f-
i
N
inter-fé- cit na- tos me- os glâ- di- us. Audi-te, ôbse- cro, qui- a suspi- ro

Lazp§_ ^ 5=31 a-*i-i


^££< -Erfr"

go, & non est qui conso-lé- tur me. E u o u a e.

Afia in Cant. Gloriôsus in sanftis.

Ana |—
Bened.
in »
^v—j-j—i—j— f^a-i-afr-H^fl-fc i -i

UB thro- no De- i omnes sancti cla- mant : Vin-di- ca sângui-nem nostrum qui


5 a -_ '~r~ -

IN NATALI INNOCENTIUM. 9}
Ms. 82-83.

H
& laudem. Cap. Mi-râ-bi-lis De- us in sanftis.

Psall. I. !_«- r« a f. s
— fr-^a . iFf =
îî^X

S
— -
a
UB
-
al-tâ-re

—-
De- i vi-di â-nimam interfe£tô-rum

£ *i
-Pi
propter re-
M
gnum
— 8-
De-

t-T
i :

& clamà-bant vo-ce magna, di-céntes : Quo-ûsque, Dômi-ne, sanftus ac ve-rax non jû-di-cas,

tt=& ^ 1— ft

sed vin- di-cas sângui-nem nostrum. E u o u a e.

Resp. j-
in Bapt.~ tifl&£ * ' fi ,H
a^isaa^=5
ai
fr
v=âfl^=tz^==î
E X /Egypto vo-câ- vi Fi- li- um me- um : *De-fûn£H sunt

g— - - n ^t
f
-

=3K **±i+E=te-$ttï 1
e- nim, qui quseré- bant â- nimam pu- e- ri. f. Ange-lus D6mi-ni appâ-ru- it Joseph,

i i Al.
* a
S — I i~ êa m m
83
—n _
' 3~ i*
a
" S fU 1 8~i "
p.
*
Tfi

— -
pri

di-cens : Surge, toile pu- e-rum & ma-trem e- jus, & va-de in ter-ram I- sra- el.

71
S" ;

i^="=B
* De-fûn-éti. Psall. IL Sanguis sanétôrum mârtyrum.

[ad MISSAM.]

¥i-af"
Ingres.
^fi-i ,
1 ** -$-*—*-^$
S
==i=âCK-
UB al-tâ- re De- i audi-vi vo-ces occi-sô- rum, di-cén-ti- um : Qua-re non

* "
a va^p. j tT^ i g _.
S = s
de- fén- dis sângui-nem no- strum ? & acce- pé- runt di-vi-num respônsum : Adhuc

g-«-»-ï-

requi- ésci-te mô-di- cum tempus,


avv - a
*
donec comple-â-tur nûme-rus
li»_S^3-1v-Al
fra- trum ve-
VV s fl,,
i

strô-
* rum.

94 IN NATALI INNOCENTIUM.
Ms. 83-84.

Psalmel -s-» . Tfn fra^A/


âfi-i^c j; a r«' a» -gpr-i
l^=^==^r^X^^v ) ,

V In- di-ca, Dômi-ne, sângui-nem sanctô- rum tu- ô-

_^a %8£=]^^a-^
i
jfojfj ^^
^^^ gfeîi ^»— — -

qui effû-sus est. 5?. Po-su- é- runt mortâ-li- a ser-

1— ïï ±±^iïH£±
vô-rum tu- ô-rum, e-scas vo-la-

bé- sti- is ter-rae.

y. in Alléluia : Justôrum ânimse.

A W
Ana pt.
Evang.
jjg
"'-l-.-.-i-J'**-"-^-»-H*
i
vtl, /
C-cé- dit homo ad cor al-tum, & ex-al-tâ- bi-tur De- us. Sa-

gît- tse parvu- 16- rum faftas sunt pla- gse e- ô- rum; & fir-mâ-

fc=^_a-JNfl^-^ l—£% l

ta; sunt in i- psis linguae e- ô- rum.

Offert. ifs tPE$ -aWrfl-M


-a-ï-M. £
Plendet /Egy-pti campus de candi- dâ- ta turba in-fân-tum : pre-ti- ô-sa cor-

^nrrfat s^-a
Oî=i=à^=^'
po- ra pro Chri-sto occi-sa ja-cé- bant ab He-rô-de.

a^M*a B ~"~
=z£_— _,-.—
Confr. i3-^v==-a-F.afl.-. p .

V OX in Rama audi-ta est, plo-râ- tus, & u-lu- la- tus : Rachel plo-rans fi-li- os
IN SANCTI JACOBI APOSTOLI ORDINATIONE.
95
Ms. 84-85.

S
c £ NÇs£ ^=ât
,>
^ Hjztfc j ' aH
-fi

su- os, nô-lu- it conso- la- ri, qui- a non sunt.

Trans. Sanguis sanclôrum mârtyrum.

IN SANCTI JACOBI APOSTOLI [ORDINATIONE].

AD VESPERUM.

Lucem. Exôrtum est. f. Beâtus vir qui timet.

^fcrJ^Ht ^i
a< ^— -a p.
aH. ^ 3

A-cob pu- er me- us, quem e- lé- gi ex I-sra- el, e-lé-c~tus me- us

Ai
l*=ï iNj -^— TJ-«-W<
in quo be- ne plâ-cu- it â- nima me- a.

^-> '!
Choro. j
*
5
^: îî
-M iR
al
V-*
a
*=ft
V Er-bu m mi- sit in Ja-cob, & audi- tum est in I-sra- el : * Ec-

4
-*s=FqgaWs-a^
a
« ir? •
-i p~t ^-V'ViiirT
ce Dô-mi-nus no- ster, quem ex- pe-éta-bâ- mus ad- vé- nit. f. Di-ci-te pu-

g r«
«flr
Br *
'j_j ^ ^ .
a
% a fa tk -HV
sil-lâ- ni- mes : con-fortâmi-ni, & jam no-li- te ti- mé- re. * Ec-ce.

Ana. g
1

96 IN SANCTI JACOBI APOSTOLI ORDINATIONE.


Ms. 85-86.

Psall. S=3=d=aï

Rô-te-gat te nomen De- i Ja-cob, mit-tat ti-bi auxi- Ii- um de sanéto. E u o u a e.

AD MATUTINUM.

H
r
. post
Hymn.
tS . aV\ - \ .
a
a^+ï-r -Hfc-a- fr" * * .

c a
Lâ-ru- it magni-tû- do De-
a
i, & virtus appâ- ru- it per vîr-
a
gi-nem ;

J* -J-nr-r- V^ *K~fôfo-*-fr _ *
*=±
quô-ni- am sic vô- lu- it nasci excél- sus, hû- mi- lis :
* Ut in i- psa humi-

ifc g) i. z_.ai" frs-*y=i


5=a^ r -N-
.

li- tâ- osténde-ret ma-je- stâ- tem. y. Altîs-simi fi- li- us


^u
p^ i
, si " ' fr
a
y. g
.
S
8
? *» . . h-i—Vi'i -?&-

De- i ve- nit per vir- gi-nem, numquid non e-rat, sed na- sci

<= r^ g 11

vô- lu- it. * Ut in i- psa.

Ana. S
a

L ./E-té-tur Ja-cob & exsûltet Isra- el. Ps. Dixit insipiens.

Ana.
Ana.

^—— Elégit nos Dôminus. Ps.

.-
Omnes gentes plâudite.

D
Ana.

Ê^
T
IN SANCTI JACOBI APOSTOLT ORDINATIONE. 97
«-g-.- ,
C)8 IN SANCTI JACOBI APOSTOLI ORDINATIONE.
Ms. 86-87.

Ana ad
gyT^^JiJ^f^^-A^^^-r-^^gi::
j_

n,—rjT1%*\87Zj
Crucem."

Alvâ- tor mundi, inteme-râ- ta su- con- sér-vans visce-ra

W
i

"
S Vrhy=^
i-T.— V.^^ '
|
|
[.

!. a rt

tem- pli, il-lé-sum va-cu- â-vit i- ter pro vir- gi-ne ;


te- stis partus ad- est,

IzrfLM-,^ !* ^ÎS
--î^ï^=n*=^tï=.?ï:$ ^
clau- sa ingré- di- ens, & clau- sa re- lin- quens.

Ana in Cant. Hic Deus meus.


Ana in Bened. Domus Jacob.

Ana in Laud. Jacob puer meus. — Cap. Posuisti in câpite.

Psall. In sœcula gaudébo.

Alia [Psall.] Pôsuit corônam.

[ad MISSAM.]

S
;î:
i » m=iï
U- tus est no- & us tus est no-

^
er na- bis, fi- li- da- bis ; cu-jus
"-
M
g-S-i=N8 i .
-• -—-
- - "if - ~TT~ - ~i nûPjTin i~l i^j
OTtS
impé-ri- um super hû- me-rum e- jus : & vo-câ- bi-tur nomen e- jus, ma-gni consi-

S
V ._»yVjm:
,

li- i An- ge- lus.

Psalmel.f-
£*&-
:»e?=gzJÈ?^ft*^^
V -dérunt
I-déi o- mnes fi- nés ter- ras sa-lu-tâ- re De- i

H* v
^Vv It-'-'-s -^^•a^a^ay/j ^^^vtz-zî^lTirai
" I
a

nostri jubi-lâ-te De- o ter-

:^=Ft
>****
^=P]___>>». > 3 M M**tï7
ra. f. No-tum fe- cit Dô- mi-nus sa-lu-tâ- re su- um : ante con-

lz^z^zi^!x1=?=Ct=vWt
-p> 9- -Wr^— flMJÎ;= *tfS^
spé-ftum gén-ti- um re-ve- la- vit justi- ti- am su- am.

f. in Alléluia. Posuisti in câpite.


SABBATO POST NATIV1TATEM DOMINI.
99
Ms. 87-
Ana. pt
Evang, jg^Z^ZZ^Z^EXJ
"= ,:
~ "-
-a-
X^tPrr^t
A Udi me Ja-cob, serve me- us, & Isra- el quem e-lé gi : ef-fûndam spi-

"f Îfrfu^-P^pi
ri-tum me- um in te, be-ne-difti- 6- nem su-per pô- pu- lum i- stum ; &

±a=M»= ss
f-" -ï^^—^n-^^-£-ê*-&+i-r
e-go pri-mus, & e-go no-vis-si- mus. & pras-ter me non est De- us.

Offert. In virtûte, tua Domine.

Confr.

Olle pu- e-rum & ma- trem e- jus, & va- de in ter-ram I- sra- el :

Vf\ 4-H- p^j_p. -Sfirr


de-fûnfti sunt e- nim, qui quœré- bant â- nimam pu- e- ri.

Trans. Magna est glôria.

SABBATO POST NATIVITATEM DOMINI.

AD MATUTINUM.

â ym°n ! Szzzzzzz^rrH=^Pi=i^^
p s

JL Ri- ûsquam fi- e-rent mon- tes, aut firma-ré-tur or-bis ter-

il*
r
v*-yn-i-T-£
rae, * Tu es De- us, li-be-ra nos de an-nis in quibus vi- dimus
S
J ^UJ-^Aj^JlJ^^^rVijr^-jr^ j-nv^- , j.
35=cè i i

ma- la, ré-spi-ce in ser-vos tu- os & in ô- pe- ra mâ-nu- um

>£IÂ**=& IX :a_fr-a£5»4 r a
. p-
s*v~

tu- â- rum. f. Dômi- ne, re-fû-gi- um faftus es no- bis a ge-ne-ra-ti- 6-ne &
» i ,"
J-5-%
*te=ff
progé-ni- e. * Tu es.

IOO DOMINICA POST NATIVITATEM DOMINI.


Ms. 88-89.

DOMINICA POST NATIVITATEM DOMINI,

AD MATUTINUM.

3e
i$.

Hymn.
post
Z^^T^^-^y^
V E-nî- te, pro-ci-dâ- mus, & ado-ré- mus Dô- mi- num :
* Qui- a

£ ^^K^^t^^^-^^^^^^^-^^ -j-T^+ j

pse est De- us no- ster. y. Ve-ni- te, exul- témus in D6mi-no,

5
S
89
y -s-»rt 3_I
P.

ju-bi-lémus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro. * Qui- a.

Ana I. Tu es via.

Ana II. Non est sanftus.

Ana III. Opéruit cselos.

Ad lect.
W> .
^"^-JW^pW-i
JJ-*V-/ ,

^ S—"- 8
Pi
îv£N:
Q Uando firmos po- né- bat montes sub cas- lo, cum pa- tre e-

6 ~ʱ- -te «-^i^^-a^M^ — a


*a
% ' %A
at^=t=
A
ram compô- nens : gra-tu-lâ-bar au- tem orbe perfé- fto. Ego sum, eu- i

g r«
fl-P
— T^ *
- ,_ ....

5
1 ^^S^ai^teiâtf

^g^^zj
pa-ter congaudé- bat quo- ti- die, al- le- lu- ia. * Al- le-

a iÊSZS&t s ^^— i— — % i
a-g
v?a«-3—
J-A**
lû- ia. y. An-te sœcu- la fundâ-vit me, pri- usquam

» a— fc—Sfli—
Jzjr ——— ii
**-
% l \a< p^: . , g fh aj»-
mon-tes fi- e- rent an-te omnes colles gé- nu- it me. * Al- le...

Jl. Lâ-cu- it De- o câ- sti- tas, & imma-cu-lâ- ta virgi- ni-tas ;
proptér- e- a
DOMINICA POST NATIVITATEM DOMINI. IOI
Ms. 89-90.

j^-h» al~^-a-fr _a_o_s-


^X-.-o^i1^
in û-te-ro invén-ta est tanta pi- e-tas * De quo sumpsit camem, & o- stén-

*
feJ^P^- m

" ' a
\ ±5 8|
^» i.. ft
dit rem mi-râ- bi- lem, genu- isse vir- gi-nem De- um & hô- mi- nem. f. In

fcfz= fj
-a
~a > tf**û~r\ a
-Ht a
M
so-le pô-su- it ta-bernâ- eu- lum su- um, & ipse tamquam spon-sus pro-cé-dens e thâ-

^E a

lamo su- o. * De quo.

Ana in J-
"
Bened. -a-"-a- 90
T —1* S g- — m '
« :"£=£
-L N pro-le ma-ter, in par- tu vir-go gau- de & las-tâ-re, vir-a ma- ter Dô-

g
;

_

102 DOMINICA POST NATIVITATEM DOMINI.
Ms. 90-91.
Ana in g
Laud.
—— a

DOMINICA POST NATIVITATEM DOMINI. IOJ


Ms. 91-92.

na-tus non re- lf- quit im- pé- ri- um.

^
Psalmel,

B
^^~ T^-^^-P^
E-ne- di- ftus qui
r

ve- nit in nô-mi- ne


^^7^T^p^^
D6- mi-ni

4F 3$ V»yHHHH^ |S q HM^/^1 3 l
fc
"— g fc^ïpS
De- us Dômi-nus, & il-lû-

i— — i-k **•-+-— J -" —— — ^ s» ? î-S— % —^«—à-—


xit no- bis Confi-té-mi-ni

fi?^^:^^^^ M^
]
^^>a^^=pj
a^

De- mi- no,

l^iH^-j^^-^-vzfl* "VHMiH^-z^a ^"Vy^ É


iî%r^ J

quo- ni- am bo-

g-J^v Sftr «-«——«fmffi^frfc-i


%V$. ^- - g ja -nw
a
-"-"V r« a
% . ^
am

=^^-^ ^ h ^J^^S\ V^K


nus ;
quo-ni- in sae- cu-lum
'
t
fc= ** zys& i

cor- di- a e- jus.

f. in Alléluia. Venite exultémus.

Afia pt. g-
Evang. a-,—
f~ !=^qfJ=j
L— m— B-m—!
Audâ-te Dômi-num
D6
a
omnes Ange-li
«zzâT' r«
e- jus
L-jlJEi
: laudâ- te e- um omnes vir- tu- tes

ir^==t\-^=r^H a * ï M-

e- jus
Ï3fep3
: laudâ-
tf-

te e- um sol & lu-na : lau-dâ-te


^=NS:
e- um omnes
"-at

stel-lae
Mt&
1 —-
lu- men.

Offert, g-

=
v I-si sunt gressus tu- i, Dô- mi-ne, grès- sus De- i me- i re- gis
>

104 DOMINICA POST NATIV1TATEM DOMINI.


Ms. 92-93.

«rrJ
qui est
'

in
s
jTjrl
sancto
J=ïP^Â^-n^^^^r^T ^-
:
*
.

Pra;ve-né- runt princi-pes con-jûn-c~ti psal-lén-


i
i

e
^a T* i l
a
lU-^U^W ^S^ZE
^3î^z±z!zt^rjz^ -_ _ 4 i B _j
-V-*

ti- bus. f. Montem De- i, mon- tem û- be- rem mons ca-se- a-

h
1 —V ^a K - ^ , „ g
"""" ** 1 «^jr«
=—«H

tus, mons u- ber. Ut quid suspi-câ- mi-ni montem? mon- tem in quo

bene plâ-cu- it De- o habi-tâ- re in e- o.

*"
^ ^^V^v^ *> : *\ ^^^^^E=^b^ ^=^ E

ta UA<
g^k^s
* Prseve-né-
?^iFk
runt
a>a , ,

princi-pes.
a
^
Confr.

^ Pi- ri- tus Dômi-ni


3
a -<

super me,
— fi
-*-*-&-—
e- o quod un-
93
ït
xe-
^V
rit me
âl

e-vange- li-zâ-
p.-
^ tf-pn
re

paupé-
*4 izezih— _ — : zz^:_«j:
IN OCTAVA DOMINI. 105
Ms. 93-94.

AD VESPERUM.

Lucern. : Quôniam tu illuminas, f. Quôniam in te eripiar.

Ana in Cboro. Deus misereâtur.

$. in Choro. Pacem tuam da. f. Domine Deus noster.

.
Ana.

Ana in
Magnif.
*

io6 IN OCTAVA DOMINI.


Hs. 94.

Ana. jt
o -Mnes di- i génti- um das-mô-ni- a; De- us autem noster cae- los fe-cit. Ps. Cantate Dno,
cantate Dflo.

Ana. t—£
î
Onfundântur omnes qui ad-ô-rant id-6-Ia, qui glo-ri- ântur in simu-lâcris su- is.

H-
Ps. Dôminus regnâvit exûltet.

Ana in g—-
Magnif. 3t tt
D Omi-ne, in ci-vi- tâ-te tu- a imâ-gi-nes ipsô-rum ad ni- hi-Ium ré-di-ges. Euouae.

Psall. S
4 !&â **ft a
\ | a
-a-*—
U- a est po- ténti- a, tu- um regnum, Dô- mi-ne, tu es super omnes de-

-V
Wi
Whr
os, li-be-ra nos in ma- nu tu- a. E u o u a e.

Psal. al. Virgo hôdie.

AD MATUTINUM.

t(.
Hymn.

A
post j-
|~

a
D- o-rémus Dô-
— a
\
mi-num De-
'a —V-afA-
Pi-a

um no- strum, * In cu-jus


4&r 4—
ma- nu
V
sunt

4<
fcssE&fai a :*& ^*K r
omnes fi- nés ter- rse. ^. Ve-ni- te, ex-ul- témus in Dômi-no : ju-bi-lé-

4.
4 a
-P. *t
mus De- o sa-lu-tâ-ri no- stro. * In cu-jus.

y4«fl. Omnes dii géntium. Cant. De nocte.

Ana. Confundântur omnes. Ps. Dôminus regnâvit exûltet.

Ana. Domine in civitâte. Ps. Quam bonus Deus.


Ana. Simulâcra géntium. Cant. Confirmâtum est.

Ana. Similes illis. Ps. Laudâte nomen Dômini.


IN OCTAVA DOMINI. IO7
Ms. 94-95.
io8 IN OCTAVA DOMINI.
Hs. 95-96.

^ *r J^IT^T"^ -
. . . * P- TV?
&***
Ve-ni- te,

, .
pô-

.
3 ,
,^
pu-

=^^^—
li, col-lau- dé- mus qui na- tus

. . il
est pro-

^^jnâspa
pter ge- nus

hô- mi-num Salvâ- tor : ;Iô-ri- a ti- bi, al-le-

ulm J Ij J
^ffife^ra-rfl^^P
lû-ia. Eu ou a e.

Ana
Cant.
in
"j— — 3 * *~*~ t& tH
*
N ON est simi- lis ti-bi in di- is, Dômi-ne, & non est se-cûndum 6- pe-ra tu- a.

<-"—^—g
E u o u a e.

Ana
Bened.
in
J-
~
****!£- — — rszz
96

Ci- ant gen-tes, qui- a no-men ti-bi Dômi-nus. f. In saécu-Ia.

Ana 4-1
Laud.
in j-
~ -
Ms a.
^=â1=s:
T U so-lus Al-tissimus in o- mni ter-ra Dôminus. E u o u a e.

Psall. S-Fi— 3
. _!_._?«-. m-! M^ï^ —--4^^~ ^rV~ft
i ii

I expândimus manus nostras ad De- um a-li- énum, nonne De- us requi- ret

S
^S^-j
«.
ista? ipse e-nim no- vit oc-cûl-ta cordis. E u o u a e.

Resp. in j~^~ —— ~j
~
s-a
Bapt.

c Ani-te in i-ni- ti- o men- sis tuba :


* In di- e insignis so-lemni-

ffl£
ta-
m
tis
3t
ve-strae. f. i. Ex-ultà-te
r
De- o adju-tô-ri
BfluH-

no-stro; ju-bi-lâ-te
— J-fr

De-
i\ ^T
o Ja-cob.

S
j-aa-
± a

* In di- e. >'. 2. Sûmi-te psalmum & da-te tympa-num, psalté-ri-um cum citha-ra. * In di- e
IN OCTAVA DOMINI. IOÇ
Ms. 96-97.

^%^~ ^fl^W.^=-l
!'^NV4=^
K
=^^>^ T«" >1 _lJ ,
"

insignis. Trac. So-lemni-tâ-

5&C^=&=iP!=^!ï=i=j
tis ve- stras.

Afia. Ecce ipse est. Ps. Benediftus Dominus.


Psall. Tua est poténtia.

AD MISSAM.

Ingres,
s—r—"f^ %» a \ 3
" A 'K-^-^^-hi-nr—r-*^
I N conspé-ftu gén-ti- um no- li- te me-tû- e-re : vos e- nim in corde

^gjS=3^^^^^^^^^^^^^ & timé- te Dô- mi-num


ve- stro ado-râ- te, ; Ange-lus e- nim e- jus

S » a ».' J» w> a >


^Mvïfk
bis- eu m est.

Psalmel
-^^ s-"- a -V
<5 L^f, p/M^tf î y 3
O Ci- ant gen- tes, quôni- am no-men ti-bi

fZâ^SSîsiv^- 97 -^Wj-^-^n
^^^fefl^^=±=i
De- us : tu so- lus AI- tis-simus * Super

£**
1^™^^"^ -^^^
mnem
^
ter- ram. t. Quôni- am ecce in-imi-
S»rS»r

P"*» 1 _. ^*«
fl-J*-LZl^ j^3»J»—jV^T-t-r^ « a fr-^
-s<

ci tu- i so- nu- é- runt : & qui te o-dé- runt, extu-Ié-runt ca-

i^m put. * Super om-

uêiSa.j=
^ ^^^^^^V Âj ^j
= = g * »-—-^-*3*^*^*fr^f^i
Ubi-lâ- te De- o omnis terra : psal-
— L T a 7 "

IIO IN OCTAVA DOMINI.


Ms. 97-98.

^i 5^M*ï ImPi
^— «i
«i
l
» b
iili« a »v^% *f

di-ci-te nomi-ni e- jus.

£ fia pt
Evang. —
t~n — a 3 '
3fr
a'
* a r

j—f âh8
**
— *
^ jt
S~ frS*
1

H IC est De- us noster, vi-vens in sa- cu-la : & re- gni e-jus non

c
p, p,
,^ j^pc^.^^-^ ^ ^ fr a !
_^_|
e-sti-mâ- bi- tur : & po-té- stas e-jus in se-tér- num e- rit, al-Ie-lû- ia.

Offert. i== 3s^i% ^T^^^^^M^s L-


±v
uj-a* bi sunt nunc
8-
di- i e- 6- rum, in qui-bus con-

6
— ii^ini=^zfe^i^feJ5
-
#

izz^r r ±It
fi- de- bâ- tis in e- is r quo- rum â-di-pe sacri- fi-

'
v «a*^
1 1% ,v^
a
\ a fr " a^-*!!—!1 m
ci- 6-rum e- de- bâ- tis, & bi- be-bâ- tis vi-num li-ba-ti- 6-num e- ô-

LiVijLvflôy^a^^ ,
a, .
â^i^--—^ 98 :j

rum? Sur- gant nunc, & ad- ju- vent vos, & fi- ant vo-bis

I ^a1~*TT.
"H, J"
^ ^t^'1\]V
a
J* r-gc^t sN3' ^JP
^fl^nV >

p ro- te- aô-

Confr.

5 f2 " " 3
s a ^ f -%— — ~ — -3——iSv~A n=r
N
n
* a» rr l ~â1~g a

Une dimit- tis, Domi- ne, ser-vum tu- um se-eûndum verbum tu- um

? aV» I
a
W^=tî±=^^ -aflr

in pa- ce ;
qui- a vi-dé-runt ô- eu- li me- i sa-lu-tâ- re tu- um.

Trans.
V*î f TTPi
Pi-jijii
U-
TJ
»

er
e crescé-
p

bat
'

&
-

conforta-
' w V
bâ-
i1 ï
tur, usque
»-Jv>
ad
»_ni_a-^
a_i

o- sten-si- 6-

i-^r-a
»_i_SV
nem su- am
^r^ I- sra- el.
IN VIGILIA EPIPHANIE DOMINI. 1 1 r

Hs. 98-99.

[ad vesperum].

Ana in Cboro. Laetâmini cash.

$. in Cboro. Domine, libéra nos. f. Quôniam nos adorâvimus.


Ana in Magnif. Maria autem.

Psall. Tua est poténtia.

Al. Psall. Virgo hôdie.

IN VIGILIA EPIPHANIE DOMINI.

AD VESPERUM.

r
A -pud te, Dô-mi- ne, fons est vi- tas, in lû-mi-ne

T SM^^^^-»^^
M ^'
prf f i J^ r. 3
3

tu- o

h^^^. 4^i^3zfe
vi-dé- bimus

;
lu-

sci- en-
men

ti-bus
:

te.
m^
praa- tende mi-se-ri-côr- di- am tu-

i~^
g=a=^r=f=^ a > -3ftj
>j ^fk*
fl ^vv. ^ * „
tr-H
Non & ma-nus

^
vé-ni- at mi- chi pes su- pérbi- ae, pec-

f ^fr ^:^ j =r^j^^&i^^ ^gg^^


ca-tô- ris non mô- ve- ant me :

i^.Archi
diac.

I N-terro-gâbat
-•— —
Magos He-r6- des
«a-
bSBJL^-flLi
: Quod signum vi- di-

stis
-nr^H
.

super na- tum

re- gem ? * Stel- lam magnam fulgén- tem cognô-vimus, & vé- nimus ad-o-

< NidvK yy^^y^ e- um, al-le- lu- ia. f. Ma-gi


y*S£
ve-né-runt ab O-ri- en-
I i
— *

112 IN VIGILIA EPIPHANLE DOMINI.


Hs. 99.

P"*
Ï

te
r
Je-ro-sô-limam,
77\y
di- cén-tes
>
i-J-i-i
: Ubi est,
j

qui
=^=^*
na-
^
tus
,

est,
,

Rex
q-^^
Ju- dae-

±JÛËÏ
N^asTv 1
rum? * Stel- lam.

Psalmel

B
^Tr^^E^i^V
Ene-di- 6tus
^ Do- mi- nus De- us Isra-
1

qui fa- cit mi-ra-bi- li- a so- lus. * Et be-ne- di-

^S*^f^-^i^^=^^^
ftum no- men ma-jestâ- tis e- jus in ae- ter- num.

y. De- us, ju-di-ci- um tu-

Ë*
fl
"*J gg g j g^ twï^TïVlr^^
ffl
*1 "^
re- gi da, & justi-ti- ain tu- am fi- li- o re-

Nti
fv.i^ Sv
gis. * Et be-ne- di.

Psalmel.iS—«
±j B_
' '
y, e* xjj '
. an . . . ifi-Mt-i-t-U?

O Regem cas- li, eu- i tâ-li- a famu-lântur obsé- qui- a, in stâbu-Io

<l>~â\ —— . fr ^ .. F^Rfo -S-fl


^5B=V±^=^
pô- ni- tur qui côn-ti-net mun- dum *
Ja- cet in prae-sé- pi- o, & in nu- bi-

îR^ J> t , H
"
yi
a
-a-
pu.»™ •vs-i
bus to- nat. y. Sic-ut audi-vimus, i-ta & vi-di- mus in ci-vi-tâ-te De- i

i^kiJggg
no- stri. * Ja- cet.

IN VIGILIA EPIPHANIE DOMINI. 113


Ms. 100.

PsalmelJ—
100 —- r
'
J'
j\3_^_zïfc:
.. ^Ts
te=T
o &

e^^——^^~^^7^4^=fa^^
de Sa-ba vé- ni- ent, * Au-rum thus de-

fe-rén- tes, & lau-dem D6- mi-no annunti- ân- tes. f. Omnes i- sti con-

C n s -'
*-fia .
*
\ v*^t~r~ " "
gre-gâ-ti sunt, de lon-ge vé- ni- ent. * Au-rum.
.i^a
PsalmelJ"
s
a a 4—-
Ï=K ap. -îRr
gls^'Kr^
V I-dimus glô-ri- am De- i, glô-ri- am U- ni-gé- ni- ti qui- a Ver-

J^w
;

Ê
fi .a >. fl
g^=za _M_w » ^. =^>*=Fi
bum ca-ro faftum est, * Et ha- bi- tâ-vit in no- bis. f. Et nos 0-

g
1 3_E a1 .
a
3 \j— 1

^ a ^,.. g
',
a ^p, ^ 8
i p^p^
mnes, de ple-ni-tû- di-ne e- jus ac-cé- pimus grâ- ti- am. * Et hab.

[ad missam.] (i)

Cant.
§== 3
r' a > i
u .\ „ ^^" s a> ^^-^s-f^m
Uper flû- mi- na Baby-lô-nis se- dimus & flé-vimus, dum re-

t=m^m^^==r^^^^^^
r% i^ g ^
ai 34<

corda- ré- i Si- on.

Ana post

Vesp. ^5
-,- -11 — -—-—=— i P«-"—
i 3qE= r— «-*•

L-lumi-nâ-ti- me- a & sa-lus me- a Dômi-nus quem timé-boP/'s.Dôminusprotéctor.


:

Ana
iC
8^ -5=X-a»—^=S^5c^zEî^zzzViz^ a
' i
,
(
'f^

XJL - pud te, Dômi- ne, fons est vi- tas, & in lû-mi-ne tu- o vi-dé- bimus lu-

-ÏT
men. Ps. Domine in caelo.

Ana in =
Magnif. j"
101
TT-fa fi—' i,l, «
O - ri- é- tur stel-la abja-cob, & ex-ûr-get homo ex
1

Isra- el. E u u a e.

(1) Cf. ci-dessus, Ms. pages 49-50, les deux notes.


Ambr.
r

ii4 DE EPIPHANIA DOMINI.


Hs. 101.

AD MATUTINUM.

post
sf.
Hymn. r*a 1
~*«vM *
B
• > i~*

Ene-diftus Demi-
i

nus
a« «îT"?^
De- us
M I- sra-
-
el,
-

f
qui
a a*

fa-
â*~\
cit
i

iï-^^'jtizjfcï
*i
u M —^nz^u^ arnv .

mi-ra- bï- li- a so- lus; & be-ne-di- ctum nomen ma-jestâ- tis e- jus * In

tU—
<^?==±=3>3fa*Bi^qF^i-j^
œ-tér- num, & in sœ-cu- lum ssé- eu- li. f. I. De- us, ju-di-ci- um tu- um re-gi

3v i=Nv^
& am am

— l^fcS num.
da, justî- ti- tu- fi- li- o re- gis. * In se-tér- f. II. Ju-di-câ-re

-—a-* —— — — a «—ai — a ,
*
a^ a»
~
^=^-$ il-. - 1-
3v
pôpu-lum tu-
DE EPIPHANIA D0M1NI. "5
Ms. 101-102.

Ana.
102 :± fzEëz^izIL
Onam in ma- ri manum e- jus, & in flumi-ni-bus déxte-ra e-jus.

Ps. Ipse invocàvit me.

dupl.
s— a .

S
J —

n6 DE EPIPHANIA DOMINI.

L^^ir
&
Ms. 102-103.

^^
myr-rham.

f. Tracl.
^çios j^fjrg^^s
Re-
> a"'^.A'%-^*K

a ^a^u fr^s v^s


r^s a y >
rfli flm. p.3<
S >\'K\ \^rm i u |S^,v^-d^

H^M^=S= fc
-a-aV-r^T"5 a
s ^ i ^irf 1
^=r
ges Tharsis & insu-lae mù- ne- ra ôffe- runt, re-ges A- ra-

p!3fl_â^Jl» jfva m si^qlii ^Ai


bum &

Ana
prima.
=-
|"
Sa-

In secundo, turma.
ba do-

L-lû-mi-nans, Dômi-ne,
a^
na ad- dû-

tu mi-ra-bi- li-ter
cunt. *

a
Au-rum.

mônti-bus as-térnis. Ps.


- Notus in Judâa.

Ana
dupi-
§-
j j ^a~, ~*pt g]~* 3K===r a
m
i stel- lam vi- dénies di- xé-runt ad invi- cem : Hoc si- gnum magni re-

g
^ft*s7

gis est. f.
^s
Ve-ni- te; ad-o-rémus
-s-
% —k-a — a—3-
e- um, & offe-râmus il-li mû-ne-ra, au-rum, thus

f
3
& myrrham. Ps. Reges Tharsis &.

Ana. g
-a a-
i=t -p.

-pse su-per ma- ri- a fundâ-vit e- um, & su-per flûmi-na prsepa-râ-vit e- um.

Ps. Dômini est terra.

Ana.
dupl.
— m
~i~T m
~i~ -a = a —=— i— a-
a

V
DE EPIPHANIA DOMINI. II
7
~ . — Ë

n8 DE EPIPHANIA DOM1NI
Hs. 105-106.

ï»— — -
ggg^a==^^gg^g^^gg
te Dômi-num o- mnes Ange- li e- jus ; au- di- vit & lse-tâ-

£
> i\ \ ^^^^^j^j^g^j A
i
r '-l a
1 '
**^
ta est Si- on * Ante fâ-ci- em. Trac. Alle-lû-ia, al- le-

la a ria
'f\,3"^
?yi H—jEy-^ rbfl "
'1
v»s«—4— flJ^Aj
± uv^v

^^Â^afeA-j^Aj-
E^? ^-
-fci4
***
a>, . ^£fH
^a^i^^i
lû- ia.

/« fer&'# turma.

Ana. s
. . afc ï==3t
-!
V
A
XjL Nnunti- a-vé-runt cae- h justî-ti- as Dômi-ni, & vi-dé-runt omnes pôpu- Il glô- ri- am
g rr-^-.

De- i. Ps. Dôminus regnâvit exûltet.

Ana. 1
dupl.
£
rr—r^H*=i
M A-gi interroga-vé-
S-

runt : Ubi est Rex qui na-tus


-P-

est? stel- lam e- jus vî- di-

C § ,
afr -^
?^ a:
a

mus, & ad- o- râ-re vé- nimus. f. Ve-ni-te, & vi-dé- te pô-si-tum in prsesé-pi-

-*H — fl5r"T*~H^=^=£i
Y^^i
o; & ad-o- e- um hymnis spi-ri-tâ- li-bus. Ps. Sic audivimus.


râ- te

Aîia.
6- -a— _ _M_M—
n
a-
a

JLAI O-tum fe-cit Dômi-nus sa-lu-tâ-re su-um. Ps. Cantate Domino... quia mirabilia.

Ana. Caeli & terra. Ps. Salva me Deus.

a**
dupla.
g
=- —— . . . — a
r
I
—a-*-.—.——P— U- 106 -^
B —~ .. a», 'fv
5[*
L"
TMsB

V E-ni-te omnis cre- a-tû-ra : ad-o-rémus Dômi-num, qui il— lû— xit no-
e

DE EPIPHANIA DOMINI II
9
Ms. 106-107.

t£ ' -
-
I

bis ; quem prasdi-ca-vé-runt prophé-tae, a Mo- y-se usque ad Jo- ânnem Baptistam. ^.H6-di-

t 4
a
-v *>

appâ-ru- it Christus, De- us de De- 0, lumen de lûmi-ne. Ps. Venîte exultémus.

Ana. i=ff *—'—-r


A "

,; o-râbunt e- um omnes re-ges terras: omnes gentes sér-vi- ent e- i.Ps.Deus judicium.


Ana
\na
g—-—- — a-» -— —^ — n 3

S Plen-dor e- jus sic-ut lumen e-rit, cornu- a in mâ-ni-bus ipsi- us sunt. Cant. Dfie audivi.

AdLect.g
Le
r ~T i i
~
âTs*»~iH~~^7~riâ1 i» «
~a%
M .

I N rum pannis, * Quem


prœsé-pi- o jumen-tô- plaustra

a
mi- ra-bân-tur

ij fi—i 1 — in

ri_ a — p^âf« a s
in ex-

| j

cél- sis sûb- di-ti ve-ne-rân-tur Ange-Ii. f. Cse-li e-nârrant glô-ri- am De- i,

E=3-JL-fr- Jfe a H^^ ^-^M^-a-aft-«-«


g
g
-s-

& ô-pe-ra ma- nu-um e- jus annûnti- ant firma- méntum. * Quem in excél

clericorum.

f7T^-^i==Fî=P.=3^
Astô-res vi- gi-Iàn-tes super
' —ÏJ^S
gregem su- um
V 7T I— XjTNM
vi-dé-runt mi- ra- bi-

ire
li-a:*Cho- ros Ange-lô- rum psal- lén- tes, glô-ri- a in excél- sis De-

Ê3^=^^^^^^ sTt^v^ia^^ -<


o; qui- a na-tus est no- bis Sal- va tor, & Red-ém- ptor mun- di.

— ——^ —— \ 107 Zj~ . i J'f it


-"

a
*-s-
f. He-rô-des quid for-mi-das ? Rex re-gum est, quem times : ful-géntem vi- di stel-

k >
m—f-
.Ifta
fc -ai
fl -i~ a fr
^ ^
a
|

lam, lux lu- cis & rex re-gum, ve-re qui- a na- tus est. * Cho- ros.

Ana. Attende caelum. f. Et âudiat terra.


!

120 DE EPIPHANIA DOMINI.


Ms. 107-108.
Ana anteg
1

N
3
J\ ,

ex-cél-sis

omnis
*•

cre- a-tû-ra, omnis spi-ri-tus de


^S- .
^w— —
3w. 8» „

terra,
I

da-te
-J—
glô-ri-

frhT' v-
am De- o, qui- a lux no-bis il-lû-xit. E u o u a e.

#vj
%flv i=— -»-fl-£=ir
Ana ad g- '
*f
V ^
•-• ,3

I-dén- tes stel- lam, ga-vi- si sunt gâudi- o magno Ma-gi ;


intrân-

fcrf'ty
tes in do- mum, inve-né-runt pu- e-rum cum Ma-ri- a matre

H** J^fc
ïSns — «-j^4
ratJZJ=^ =7T1ff
s

jus : & a-pe-ri- en- tes the-sâu- ros su- os, obtu-lé-runt e- i mû-
g
-S^Si
«5
ÏT
ne- ra, aurum, thus & myr- rham. Eu ou a e.

Ana in ! a-
Cant. =--
^=?=P :f*=^==3
O -mnis prophe-ti- a implé-ta est hô-di- e : cre- a-tû-ra ex-ûltat ; Christus na-tus
r r

DE EPIPHANIA DOMINI. 121

K?. diac.

altaris.
brr^iAt
J
tt^s^S
§"j~i

D E- us Dômi- nus, * Et il-lû-xit no- bis. y. Consti-tû- i-te so-

h ^ . ar
.
* — jT
1
fr*^
lemni-tâ-tem in confrequenta- ti- 6-ni-bus us-que ad cornu al-tâ- ris.

C V

Et il-lû- xit.

Hymn.
'

L-lûmi-nans Altis-simus
-*->-B-
mi-rânti- um astrô-rum glo-bos,
M -^ 1
pax, vi-ta, lumen, vé-

ai 1
J_.
S~* 1
" ' % 3
-
ri-tas, Je-su, fave pre-cân-ti-bus

"
Psall. .1 T
' *- f.
o--
1

fr
i- ens ex alto illumi-nâ- re e- os, qui in té-nebris, & in umbra mortis

îfc
se-dent. E u o u a e.

k[ .

&«*
cum
— —~~ 5 i s i
"~ha~lv ^T"s
~a ^"""
ri
^ ^~a
a
— ^s~~.f~P ï
~
g ^~ J

I-dé-runt te aquae, De- us, vi-dé-runt te a-quae, & ti-mu- é-

8 3
Viifiaj^zi zzzr-a—i ^ £fa qs
P- -Min 1

runt; multi-tûdo sô-ni-tus a-quâ- rum, * Vo- cem de-dé-runt nu- bes, al- le- lu- ia,

' i<

\
„ ^SH^'^ayr^ s -K . f1

al- le- lû- ia. y. Il-luxé-runt fûlgu-ra tu- a or-bi ter-

^P*F «° 9 -^7^7^=^^ ^ y lf ^ ,

Vi- dit & commô-ta est ter- ra. * Vo- cem.


122 DE EPIPHANIA DOMINI.
Ms. 109-110.
a S — —

DE EPIPHANIA DOMINI. 125


Ms. 110-111.

I^ ggggg £=5 »a„"n l^ i^aizîgi^^


tes pa- I II III IIII

^
pg^-^i^
VI

g^v^iA^^^^a^ cem pô-pu- lo su- o. >> . II. Humiliâbit.

f in
.

Alleluia.IiT* - jg! ^^W^M-V^^


M Agi ve-né- runt ab O- ri- én-

M -+-M M M " ^ÂH-gan^gJ j^ J 3% ^îa^A ^ 1

te Hie-ro-sô-lymam, di-céntes : U- bi est qui na-tus

-H-M-l JL4
S -= B^T B —5—
est, Rex Judae- 6- rum ?

Ana ante,
Evang. ^ 3^" / l^-^r^-^-vS-*- -.-^-al^^^
I N Béthle- em Ju- dae Salvâ-tor na-tus est.
P^
He-rô- des turbâ-tus est to-tus :

s— 1 - — r— -a-
—i~w
t

-k , v'V^Fp* ïpsi^s: -
% , ?>&-* lïOÊ
mun-dus gau- det. Jo-hân-nes testi- fi-cans super flumen Jordâ- nis : Qui post me ve- nit

^"Mn " %wtt


ante me faftus est.

Aîia pt. î_
Evang. —
^— a— p^fl+ifl-" - fifV
- 1 m
m 3-S-

c UM Je-sus na-tus esset in Béthle- em Ju- das ;


ecce Ma-gi ab O- ri-

*
i^ &"> .
• ^^^^^=0^^\^0=ïi^==^=
en- te ve-né- runt Hie-ro-sô- lymam, di- cén- tes : U- bi est qui

na- tus est Rex Ju- dae- 6- rum? Vi-dimus e- nim stel-
124 DE EPIPHANIA DOMINI.
Ms. 111-112.

Î^*K
lam
%
e-jus,
%-J-Afl
&
^rW^^r
vé- nimus
-^
B*_AB
ad-
.

o-râ-
n
t > m
re
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M*
e-
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i\

i^r
Offert.
8MWr»
ïP-
-Sflr
>-^H-MVli
^^z
o
^^_o_---
Ri- é- tur in di- é-bus e- jus justi-ti- a, Et abundânti- a

rjTgrs âT y. t|
|
-am -^ .^N a
pa- as, do- nec extol- là- tur lu- na. f. Et domi-

P* 2Jîhfi-*-« m \ _ I s **J nm. m ..k Ba I Ki

•P*ï±â
nâ- mel. mel. mel. mel.

r**i s=fl
bi- tur
J=^T^^.^^^Vt^
a ma- ri
^=âSî^tT
us- que ad ma- re,

g=^=iftj±^iî7f"
iftfckv ^i î^ 'Sa— ^ j
? =f^- a
a
n= \
& a flû- mi- ne usque ad tér-mi- nos ter-rœ.

* Et abundânti- a.

S
Confr. r '
3l
*f-* ;
m>-Â- ^-r>a
JLX OC fe- cit in-i- ti um signé- rum Je-sus in Ca-na Ga- li- lé- se : & ma-

ni-fe-stâ- vit glô- ri- am su- am di-sci-


^>
tr-iN?

pu-
a
lis
JK,
su- is.

Trans. L .__zâOï^3
£_, a~r. :_»
^=^=Oï
XX Odi- e cae-lé-sti spon-so juncta est Ecclé-si- a : Quôni- am in Jordâ- ne la-

Bkl T
if
-ai Xi= a %
vit e-jus cri-mi- na. Cur- runt cum mûne- re Ma- gi ad re-gâ-les nûpti- as; Et ex aqua

h-îfi— ^T *
:^=Ë
*~- r-
112
—-i—âi^zJz^:— > -

fafto vi-no, laî-tântur convî-vi- a. Baptf-zat mi-les re-gem, ser-vus dômi-num su-
DE EPIPHANIA DOMINI. M

6*
e^
^z^a-^^^^r^JiF^,^, ^^z'zzz^r'^t^ ^
um,

na vox audf-ta
Jo- ânnes Salva-t6- rem.

t ~i
Aqua
*
jtz
ïl-
Jor-dâ- nis stûpu- it;

Mt : "i - .
co-lûmba pro-

~3
* "
gp_
i M
;
testa-

a~r~i:
»

^tîv
Ms. 112-113.

tur ;
1

pa- tér-
I2Ô DE EPIPHANIA DOMINI.
Ms. 113-114.

S
A in = ru Ij ^-rVA^ M^-
ptum D6- mi- ni. Dô- mi-nus di-xit ad me :
* Hic est.

Melodiœ de Prseveniâmus primce et secundce. [Cf. Ms. p. 268 & 269.]

An a. 4-i y i
S [-—
Ai Ppâ-ru- it grâ-ti- a Salva-tô-ris nostri : & vi-dimus glô- ri- am De- i.

Ps. Benedixisti Domine


Ana in y ^ ""
Magnif. j
a

E C-ce complé-ta sunt, quae difta sunt ab Ange-lo Virgi-ni Ma-rî- se. E u o u a e.

Psall. I. S -a-si
-Sh s

?
DOMINICAM. POST EPIPHANIAM DOMINI. I2 7
Ms. 114.

SABBATO POST EPIPHANIAM DOMINI.

AD MATUTINUM.

-" -
hA^U sh
^^3
pOSt J-
»f.
Hymn. ~
=
f* f =^8^B^V
A ge- ne-ra-ti- 6- ne & pro-gé- ni- e, * Dômi-ne, re-fû- gi- um

â> " «TT^i


j_i_,-f!j 4_p^a-j-B-% tf^l
-M
faftus es no- bis. y. Pri- ûsquam mon-tes fi- e-rent, aut firma-ré-tur or- bis

m n_A~« 1 j T~i
£& a s fh s<

ter- rae, a saécu-lo & in ssb- eu- lum. * Domine.

DOMINICA I. POST EPIPHANIAM DOMINI.

AD MATUTINUM.

4. post hymn. Dominâtor Domine, f. Domine Afm ,/ Co nfïrmâtum est cor meum.
exâudi.

Ana.
j- 1
I.
r>
De „ n-
nocte, spintus
„:*„„meus. Ana III. Auditum tuum Domine.

Adlect.-.

D UM tempus
a
_._^_a^^~fT" ~T
habémus,
a

ope-ré-mur
i
^ f^=âtt_>—
bo- num ;
*
a

Ut
F~l»»___.4i_,
& bo- num fa-ci- en-

^=i^t £ Eû i*-fl-T lEs


tes, non de-fi- ci- â- mus. y. Si e- su-ri- e-rit i-nimi-cus tu-us, ci- ba il-lum ;
&

±*-T "8" A<


*U*-
£ -a

si si- tî- e-rit, po- tum da il-li. * Ut & bo- num.

H-U.
-S — 3 » . 3<
^
^-1*-T7J i
^
N J
I-hil intû-limus in mundum ;
ve-rûmtamen auférre quid pôssu- mus ?
— —

128 DOMINICAM. POST EPIPHANIAM DOMINI.


Ms. 114-115.

* Thesauri-zâ- te vo-bis fruftum bo-num in vi-tam ae- ter- nam. y. Ecce nunc tempus

"T 1
-rfM<
-P<Ë
acceptâ-bi-Ie, ecce nunc di- es sa- lu- tis. * Thesauri-zâ- te.

Ana in Benedià. Deus Israël.

Ana ad \- ~
crucem."
a a
a>f ,
-AiV—a-^* a^a * a ru—fi-|-a —a^- 8 ^* 5
^ âr

Ppâ-ru- it grâ-ti- a Salva-tô- ris no-stri, & vi- di- mus glô-

t3t 115 -» —— -•-


^F-
3^i-jÈ-r*-K
ri- am e-jus : & de ple-ni- tu- di- ne e-jus ac- ce- pi- mus grâ- ti- am,

3zg an , r^=â=^-
al-le- lu- ia. E u o u a e.

Ana in Cant. Cantémus Domino.


Ana in Bened. Opéra Dômini.
Ana in Laud. Laudémus patrem. Cap. Cantate Domi