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Chapitre II Généralités sur les pompes

II-1- Généralités sur les pompes :

On appelle pompe de l’italien pompa toutes machines hydrauliques qui servent à


déplacé les liquides et encore qui aspirent les liquides d’une région à basse pression pour le
refoulé vers une région à plus grandes pression. Ainsi d’après cette définition on peut dire que
le rôle de la pompe consiste à augmenter la pression d’un liquide et de le déplacer à réservoir
situé à un niveau plus élevé et même de pression plus grande que le premier.

L’augmentation de la pression d’un liquide véhiculé a lieu à la suite de la


transformation de l’énergie mécanique fournie par un moteur entraînant cette pompe en une
augmentation de l’énergie hydraulique acquise par un liquide entre l’entré et la sortie de la
pompe. Les en tant que machines permettent de véhiculer les liquides sont les pièces
maîtresses qui donnent la vie aux unités de pétrole et au gaz. Leur choix et leur installation
doivent faire l’objet de soins tout particulier de la part des services d’études, de même leur
entretien requiert une de spécialistes très qualifies, afin quelle puissent assurer dans les
meilleurs conditions un service continu pendant une longue durée.

II-2-Définition des pompes :

Une pompe centrifuge est un système ouvert, en quelque sorte un trou ou encore un conduit,
dans lequel est mis en place un champ de forces centrifuges.
Cette machine n’est plus basée sur le transport du fluide dans un godet ou sur la variation,
dans le temps, d’un volume d’emprisonnement. Le fluide n’est plus poussé par une paroi
matérielle, mais mis en mouvement et équilibré par un champ de forces. Cela est une notion
très simple, nous allons le voir dans ce qui suit, mais c’est aussi une notion moins spontanée
que celle d’un récipient mobile. Puisqu’elle est basée sur d’autres principes, la pompe
centrifuge fonctionne et s’utilise selon d’autres lois, qui sont l’objet de l’ensemble des articles
qui vont suivre. Nous y avons traité l’essentiel, cependant certains domaines restreints ou
certains aspects particuliers n’ont pas été abordés. Ils le seront dans un autre cadre.

Notre perception du sujet reste imparfaite et approximative. L’évolution de nos


connaissances n’est pas terminée et nous sommes encore loin de l’asymptote.
Une pompe est un appareil mécanique conçu pour déplacer un liquide entre deux points de
pression différente. Cette différence de pression est une condition nécessaire à l’écoulement
du liquide mécanique en une pression différentielle qui permet la circulation du fluide.

II-3- Classification des pompes :

Nous comparons ici les domaines d’utilisation respectifs de quatre grandes familles de
pompes (figure 2-1). Pour des raisons de commodité, la figure 1 est présentée avec des
échelles logarithmiques. Elle donne de ce fait une image imparfaite de l’étendue relative des
domaines d’application. Si l’on substitue, par l’imagination, des échelles linéaires aux
échelles logarithmiques, il apparaît que le domaine couvert par les pompes rotodynamiques
est incomparablement plus grand que celui couvert par les autres familles de pompes (par un
facteur de l’ordre de 100).

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■ Famille I : pompes rotodynamiques

On regroupe sous cette appellation les pompes centrifuges, hélicocentrifuges et hélices.


Cette famille peut être caractérisée par le fait que la pression y est générée soit par l’action des
forces centrifuges, soit par la conversion en pression de l’énergie cinétique communiquée au
fluide (en le ralentissant). Dans la pratique, ces deux modes de génération de pression sont
associés, même pour une pompe hélice, lorsque l’on s’écarte du point nominal. Les pompes
rotodynamiques constituent un système ouvert et en équilibre, où le fluide n’est jamais
enfermé dans un volume totalement clos.
Cette famille de pompes est capable d’atteindre des débits Q très élevés, allant jusqu’à 105
m3/h. Encore convient-il de remarquer que cette limite n’est pas de caractère technologique, et
que des débits sensiblement plus grands seraient réalisable.
Dans les rotodynamiques, suivant le type de rotor et son mode d’action, on distingue :

1) Les pompes centrifuges (à écoulement radial).


2) Les pompes hélico-centrifuges (à écoulement diagonal).
3) Les pompes axiales ou à hélices (à écoulement axiales).

■Famille II : pompes volumétriques à rotor tournant

Elles utilisent un principe de fonctionnement totalement différent de ceux des familles I. Le


fluide se trouve enfermé dans un volume clos, mais mobile, qui va le transférer d’un état de
pression 1 à un état de pression 2, avec modification du volume circulant entre le circuit
d’aller et celui de retour. Les modes de réalisation sont très variés : pompes à engrenages,
pompes à engrenages hélicoïdaux intérieurs, pompes à lobes, pompes péristaltiques, pompes à
palettes, pompes à vis hélicoïdales, etc.

■Famille III : pompes volumétriques alternatives (à pistons)

Elles fonctionnent selon des mécanismes semblables à ceux de la famille II, et qui sont bien
connus.
Elles conviennent particulièrement bien pour des pressions élevées, et des débits faibles,
généralement inférieurs à 100 m3/h, mais pouvant atteindre 200 m3/h.

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Le paramètre représentatif de l’accroissement de pression (c’est-à-dire celui qui se conserve


lorsqu’il y a changement de fluide), est la hauteur d’élévation H pour les pompes des familles
I, et directement la pression ∆p pour les pompes des familles II et III. Nous avons donc porté
sur la (figure 2-1) les deux échelles qui ne sont, en toute rigueur, compatibles que pour un
fluide ayant une masse volumique de 1 000 kg/m3.

Figure 2-1 – Domaines d’utilisation des différents types de pompes

Situation comparée des pompes centrifuges, hélicocentrifugeset et hélices :

Il n’existe pas de normalisation reconnue qui fixe clairement la limite entre, d’une part, les
pompes centrifuges et, d’autre part, les pompes hélicocentrifuges. On passe de façon continue
d’un type de pompe à l’autre, en traversant un petit domaine flou où les deux modes de dessin
sont possibles. Un domaine flou, assez semblable, existe également à la frontière qui sépare
les pompes hélicocentrifuges les pompes hélices.

Nous verrons que ces domaines respectifs peuvent être marqués, ou limités, en utilisant le
paramètre Ns qui est la Vitesse spécifique de la pompe, et nous ferons la convention
Suivante :

 les pompes hélices correspondent au domaine Ns > 135 tr/min.

 les pompes centrifuges correspondent au domaine Ns < 60 tr/min.

 les pompes hélicocentrifuges correspondent au domaine intermédiaire


60≤ Ns ≤135 tr/min.

La figure 2 présente les domaines respectifs des trois types de pompes qui appartiennent à
l’ensemble des pompes rotodynamiques.

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Figure 2-2 – Domaines d’utilisation des pompes industrielle rotodynamiques

3)1.Pompe centrifuge monocellulaire :

1. Éléments constitutifs :

a) Composants hydrauliques :

Ils comprennent, dans la configuration la plus répandue (figure 2-3), les éléments suivants.

■Le conduit d’amenée du fluide vers l’impulseur de la pompe, (repère (1)) est, dans le cas
général où l’aspiration est axiale, un simple cône ayant son axe confondu avec l’axe de la
machine. Le fluide ne subit dans ce conduit ni apport, ni prélèvement d’énergie.

■La roue de la pompe, appelée aussi dans ce qui suit impulseur (repère (2)), est l’élément
essentiel de la machine. La totalité de l’énergie est apportée au fluide par l’impulseur sous
deux formes distinctes :

D’une part, directement, sous la forme d’un accroissement de pression statique ; d’autre
part, sous la forme d’un accroissement d’énergie cinétique, qui est lui-même transformé en
pression dans les organes situés en aval de l’impulseur.

L’impulseur est constitué d’aubes, ou ailes (à la, figure 2 - 4). Les aubes sont décalées
angulairement de façon régulière ; elles sont en nombre variable, mais très habituellement
compris entre 5 et 7. Les aubes sont inclinées en arrière (figure 2-4). L’indication aubes
inclinées en arrière est à considérer par rapport au sens de rotation de l’impulseur. Cela veut
dire que le bord de fuite B des aubes est en retard dans la rotation par rapport au bord
d’attaque A.
Nota : en dehors de cette réalisation classique peuvent exister des impulseurs à aubes radiales,
mais ils sont alors précédés d’une avant-roue.

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Les impulseurs des pompes centrifuges comportent presque toujours un flasque avant (Fav,
figure 2-4) et un flasque arrière (Far, figure 2-4). En d’autres termes, les aubes se rattachent à
chaque extrémité à une couronne continue donnant à l’ensemble une structure de grande
rigidité, qui convient parfaitement à une réalisation par fonderie. Les aubes de l’impulseur
peuvent être droites ou gauches : elles sont droites lorsque leur surface est générée par une
droite toujours parallèle à l’axe ; elles sont gauches dans le cas contraire. Par exemple, les
aubes représentées sur la figure 2-4 sont des aubes droites.

Figure 2-3 – Pompe centrifuge monocellulaire

Figure 2-4 – Impulseur d’une roue de pompe centrifuge monocellulaire

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■Le rôle de la volute (repère (3), figure 2-3) est de recueillir le fluide sortant à grande vitesse
de l’impulseur, de le canaliser, puis de le ralentir, transformant ainsi en pression une part
importante de son énergie cinétique. Elle comporte deux parties :

Une première partie en forme d’escargot, dont les sections grandissent avec l’augmentation
du débit ; une seconde partie divergente, qui véhicule la totalité du débit, et qui poursuit et
achève le ralentissement du fluide.

■Des dispositifs d’étanchéité internes (repères (4), figure 2-3), sont destinés à limiter le retour
vers l’aspiration des débits de fuite prélevés sur le débit principal ayant traversé l’impulseur.
Ils sont constitués très simplement d’une section annulaire étranglée, aussi petite que possible,
mais le jeu radial doit rester compatible avec un bon fonctionnement mécanique de la pompe.
Les dispositifs d’étanchéité peuvent comporter deux niveaux, situés sur deux diamètres
légèrement différents, ce qui permet de réduire les débits de fuite internes.

b) Composants mécaniques :

Ils comprennent les éléments suivants :

■L’ arbre (repère (5), figure 2-3) a pour fonction de porter l’impulseur, d’assurer son centrage
dynamique et de transmettre la puissance.

■La pivoterie (repères (6), figure 2-3) a un rôle double :


D’une part, assurer le centrage de l’arbre (fonction palier radial) ; d’autre part, équilibrer les
efforts axiaux qui s’exercent sur l’équipage mobile (fonction butée).

Les paliers à roulements sont de loin les paliers les plus utilisés pour les pompes centrifuges
monocellulaires. Dans ce cas, le palier de butée est généralement constitué de deux
roulements à contact obliques montés dos à dos et il est situé du côté de l’accouplement. Le
palier radial qui doit être glissant est souvent constitué d’un roulement à rouleaux. Le
graissage est réalisé à la graisse ou à l’huile. Les grosses pompes peuvent être équipées de
paliers radiaux et d’une butée axiale lubrifiée à l’huile.

■Un système d’étanchéité vers l’extérieur (repère (7), figure 2-3) a pour fonction d’empêcher
une fuite externe ou, tout au moins, d’en limiter l’importance. Ce système est classé parmi les
composants mécaniques, car il comporte des éléments de contact et de friction entre parties
tournantes et parties fixes. L’étanchéité externe peut être assurée par un système de tresses
avec presse-étoupe, assurant un serrage glissant sur l’arbre où, plus fréquemment, sur une
chemise rapportée sur l’arbre, que l’on peut remplacer en cas d’usure. L’étanchéité externe
peut aussi être assurée par une garniture mécanique.

■Les composants du stator ont un rôle soit exclusivement mécanique, soit partagé. On note,
par exemple, que la volute a une fonction hydraulique et mécanique.

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2. Modes de réalisation :

Le mode de réalisation le plus répandu, pour les pompes centrifuges monocellulaires, est
de très loin celui que nous avons présenté figure 2-3. Cependant, à côté de cette structure à la
fois simple et efficace, existent d’autres modes de réalisation, que nous allons examiner
maintenant, et qui répondent à des besoins plus spécifiques.

a) Pompe comportant une roue entre paliers :

Une telle pompe (figure 2-5) diffère de celle de la figure 2-3, par :
L’organisation mécanique générale avec un palier situé de part et d’autre de la roue ; un
conduit d’amenée (1) du fluide vers l’impulseur, de forme complexe qui assure, d’une part, un
changement de direction de 90 degrés de l’écoulement et, d’autre part, une répartition du
fluide aussi homogène que possible devant l’œillard de l’impulseur ; un impulseur (2) au tracé
légèrement modifié par la présence de l’arbre ; des dispositifs d’étanchéité vers l’extérieur
(tresses ou garnitures mécaniques) qui doivent être doublés puisqu’il y a deux traversées
d’arbre.

L’avantage d’un tel dessin réside dans un meilleur comportement mécanique de la pompe
devant les forces radiales qui s’exercent sur l’impulseur aux faibles débits et, plus
généralement, aux débits hors adaptation. Ce dessin est bien adapté à des pressions de refoule-
ment élevées ou très élevées et autorise, dans ce cas, une plage d’opération plus étendue que
la structure en porte à faux.

b) Pompe à diffuseur :

Dans un tel type de pompe, le fluide sortant de l’impulseur traverse un diffuseur aileté,
c’est-à-dire porteur d’aubes (représenté schématiquement figure 2-6), avant d’atteindre la
volute.

Le rôle du diffuseur est double ; il permet :


d’une part, de ralentir fortement l’écoulement, créant de ce fait une forte remontée en pression
statique ; d’autre part, de maintenir une pression à peu près axisymétrique autour de la roue et
d’éviter ainsi de fortes poussées radiales.

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Figure 2-5 –
Pompe avec roue entre paliers et diffuseur aileté

Figure 2-6 – Représentation d’un diffuseur aileté

L’énergie cinétique restant à la sortie d’un diffuseur est souvent faible, ce qui permet de
réaliser des volutes de forme simplifiée sans altérer le rendement. Cette facilité a été utilisée
sur la pompe représentée figure 2-5, où la volute est de section constante et fermée à
l’extérieur par une enveloppe cylindrique beaucoup plus apte qu’une volute conventionnelle à
supporter des pressions élevées.

L’utilisation d’un diffuseur aileté présente un intérêt particulier pour des machines
réversibles, c’est-à-dire devant assurer alternativement un fonctionnement en pompe ou en
turbine.
Un diffuseur peut être employé quelle que soit la structure de la pompe (entre paliers ou en
porte à faux). La figure 2-5 ne représente donc qu’un cas particulier d’application.

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c) Pompe centrifuge monoétage à roue double :

La pompe à roue double, constituée de deux impulseurs montés dos à dos et intégrés,
permet d’obtenir, toutes choses égales par ailleurs, des débits deux fois plus grands. Elle peut
être réalisée soit dans une structure en porte à faux, soit dans une structure entre paliers
(figure 2-7), cette dernière morphologie étant nettement plus répandue.

Figure 2-7 – Pompe centrifuge monoétage à une roue double

Ce type de pompe offre, en outre, les avantages suivants.


■Disparition quasi totale de la poussée axiale, dans le cas de la variante entre paliers, et
réduction de la poussée axiale à un simple effet de fond, dans la variante en porte à faux.

■Réalisation de rendements très élevés, grâce à la réduction :


Des surfaces frottantes externes de l’impulseur par un facteur deux ; des surfaces frottantes
internes de l’impulseur, dont le voile central est de dimensions réduites ; des fuites internes
par un facteur deux (pas de piston d’équilibrage, ou de dispositif de compensation des
poussées).
L’avantage de rendement peut atteindre plusieurs points et justifier à lui seul le choix de ce
type de pompe.

■Réduction du NPSH requis (Net Positive Suction Head)


C’est-à-dire hauteur de charge nette à l’aspiration par rapport à une solution utilisant une roue
simple véhiculant le même débit global (la réduction, c’est-à-dire l’amélioration, du NPSH
requis peut approcher 40 % en valeur relative).

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3. Pompe centrifuge multicellulaire :

Éléments constitutifs :

1) Composants hydrauliques :

Dans une pompe centrifuge multicellulaire telle que celle représentée par la figure 9, on
rencontre trois types d’étages :
L’étage courant, qui se reproduit, identique à lui-même, de l’étage deux jusqu’à l’étage (n – 1)
; l’étage d’entrée, qui diffère du précédent par ses conditions d’aspiration ; l’étage de sortie,
qui alimente une volute de forme souvent simplifiée, ou très simplifiée.

a) Étage courant :

Les éléments constitutifs sont au nombre de quatre.


■ L’impulseur (repère (2), figure 2-9) apporte au fluide la totalité de l’énergie nécessaire au
processus de pompage ; il est, de ce fait, l’élément primordial de l’étage. Cet impulseur diffère
un peu de celui de la pompe monocellulaire (figure 4), car il est traversé par un arbre dont les
dimensions sont loin d’être négligeables. Les dimensions de l’œillard sont donc augmentées.
Le diamètre d’entrée dans les aubes de la roue est plus grand. Les aubes sont souvent plus
courtes et peuvent différer en nombre d’une unité.

■Le diffuseur (repère (8), figure 2-9) est, dans le mode de réalisation représenté, pratiquement
identique au diffuseur de la figure 6, mais il peut dans d’autres modes de réalisation en
différer sensiblement.

■Le canal de retour (repère (9), figure 2-9) n’existe pas sur les pompes monocellulaires. Sa
fonction est double :
D’une part, ramener vers le centre l’écoulement sortant du diffuseur, à destination de l’étage
suivant ; d’autre part, supprimer la composante tangentielle qui subsiste à la sortie du
diffuseur.
Cette dernière fonction est importante ; nous verrons en [B 4 302], en effet, qu’une
composante tangentielle, dans le sens de la rotation, à l’entrée de l’étage suivant, amènerait
une perte de hauteur inacceptable sur cet étage.
La figure 10 présente le canal de retour, dans son environne¬ment normal et pour un mode de
réalisation relativement usuel. On trouve l’impulseur d’amont Iam de rang r, le diffuseur D, le
canal de retour CR et finalement l’impulseur d’aval Iav de rang (r + 1).

Les aubes Au du canal de retour sont représentées dans la partie droite de la figure. Le
nombre d’aubes du canal de retour est souvent un nombre premier. Il ne doit, en tous cas,
jamais être un multiple du nombre d’aubes de l’impulseur.
Il convient de noter que le diffuseur et le canal de retour sont assez souvent intégrés l’un à
l’autre pour former une pièce unique tridimensionnelle, d’une conception et d’une
représentation plus compliquées, mais qui permet d’assurer une bonne continuité et une
évolution régulière des sections de passage offertes au fluide.

Des dispositifs d’étanchéité internes (repère (4), figure 9) sont semblables à ceux des
pompes monocellulaires (figure 3) et sont destinés à limiter les débits de fuite internes vers
l’aspiration de l’impulseur.

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Figure 2-9 – Pompe centrifuge multicellulaire

b) Étage d’entrée :

Il diffère généralement de l’étage courant par deux aspects.


■ Il est alimenté par un conduit d’amenée de forme tridimensionnelle (repère (1), figure 9),
qui doit alimenter l’œillard de l’impulseur dans des conditions de pression et de vitesse aussi
homogènes que possible, avec des pertes de charge aussi faibles que possible. De l’obtention
de ces conditions, et de qualité du tracé dépend le NPSH de la pompe.

■Lorsque la pompe doit présenter un NPSH très faible, l’impulseur de tête est d’un tracé
différent de celui des autres étages. L’œillard peut être agrandi, les angles d’entrée plus
ouverts, etc.

Figure 2-10 – Canal de retour : description et situation dans son environnement normal

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c) Étage de sortie :

Il diffère de l’étage courant par les aspects suivants.


■ L’étage de sortie ne comporte pas de canal de retour. Il reçoit une volute (repère (3), figure
2-9), qui est en général de forme simplifiée, compte tenu du niveau d’énergie cinétique, faible
en valeur relative, existant en aval du dernier diffuseur.

■ Lorsque l’étage courant comporte un système de diffuseur canal de retour intégré, l’étage de
sortie reçoit un diffuseur spécifique.

■ Les autres composants sont identiques.

d) Autre composant hydraulique :

■Piston d’équilibrage :

Le rôle de ce piston est d’équilibrer la poussée hydraulique qui s’exerce sur l’ensemble des
impulseurs 1 à n. C’est donc un élément qui n’existe pas, normalement, sur les pompes
centrifuges monocellulaires. En amont du piston d’équilibrage règne une pression proche de
la pression de refoulement. Le volume (capacité) situé en aval du piston est à la pression
d’aspi¬ration et est relié à l’aspiration par une tuyauterie que l’on ne voit pas sur la figure 2-9.

2) Composants mécaniques :

Ils comprennent les éléments suivants.


■L’ arbre porte le repère (5) sur la figure 2-9.

■La pivoterie est constituée d’un palier de butée (repère (11), figure 2-9) et de deux paliers
radiaux (repère (6)).

Dans l’exemple de la figure 2-9, il s’agit de paliers lisses et d’une butée à patins lubrifiés à
l’huile, mais on trouvera de nombreux exemples de réalisation utilisant une pivoterie à
roulements, tant pour la fonction butée que pour la fonction paliers radiaux. Signalons enfin
que l’utilisation d’une pivoterie mixte, utilisant par exemple une butée à roulements et des
paliers lisses, n’est pas exceptionnelle.

■Un système d’étanchéité vers l’extérieur (repère (7), figure 2-9) a pour fonction de limiter le
plus possible les fuites vers l’extérieur de la pompe. Il peut être constitué, comme pour les
pompes monocellulaires, soit de tresses avec presse-étoupe, soit de garnitures mécaniques. Le
choix s’effectue en fonction du niveau de pression à étancher, de la vitesse périphérique de
l’arbre, de la nature du fluide véhiculé, etc.

■Les éléments du stator à rôle mécanique ont bien souvent aussi une fonction hydraulique.
C’est le cas de la pièce principale du stator, constituée d’un gros cylindre rigide, de forte
épaisseur, mais qui porte aussi les conduits d’entrée et de sortie.

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4. Modes de réalisation :

1) Pompe de type barrelet pompe à cellules empilées :

■ La pompe multicellulaire de la figure 2-9 est de type barrel. Les différentes cellules
constituant la partie hydraulique de la pompe sont montées dans un cylindre extérieur épais et
rigide qui assure la fonction de tenue à la pression ainsi que les fonctions de centrage et de
positionnement relatif des pièces internes. L’enveloppe extérieure porte les conduits
d’aspiration et de refoulement permettant de démonter la pompe sans avoir à la désolidariser
de ses conduits d’entrée et de sortie. Les éléments internes sont constitués en un ensemble
solidaire auquel on donne le nom de cartouche facilitant encore le démontage et l’entretien de
la machine.
Ce type de construction est bien adapté à la tenue aux fortes pressions.

■ À côté de cette structure existe un type de pompe à cellules empilées (figure2-11). Les
fonctions de tenue à la pression et de centrage des pièces sont confondues et confiées
directement aux éléments qui constituent l’hydraulique de la pompe. On trouve sur la figure :
Le conduit d’amenée (repère (1)) ; les cellules empilées, qui généralement constituent aussi le
canal de retour (repère (9)) ; la volute de refoulement (repère (3)) ; un impulseur (repère (2)) ;
Un diffuseur (repère (8)) ; l’arbre (repère (5)) ; les garnitures mécaniques assurant l’étanchéité
vers l’extérieur (repère (7)) ; les tirants et les écrous (repère (12)) qui assurent le serrage de
l’ensemble et sont représentés en tireté.
Ce type de pompe est très répandu, simple et fiable. Il permet de réaliser des pompes
comportant 10 étages, mais il convient mal aux pressions très élevées et aux machines de
grandes dimensions.

Figure 2-11 – Pompe centrifuge multicellulaire à cellules empilées

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2) Pompe à plan de joint horizontal :

Elle a un corps constitué par deux parties boulonnées l’une sur l’autre et se raccordant
dans un plan horizontal passant par l’axe de la machine appelé plan de joint. Le demi-corps
inférieur porte les tubulures d’aspiration et de refoulement, ce qui permet un démontage du
demi-corps supérieur sans avoir à désolidariser de la pompe les tuyauteries d’entrée et de
sortie De telles machines permettent des visites de surveillance ou d’entretien extrêmement
faciles. Elles conviennent bien à des niveaux de pression élevés ; leur construction est, par
contre, relativement coûteuse. Les particularités d’une telle machine n’apparaissent pas sur un
plan de coupe, et sont mieux mises en évidence par des photographies, telles que celles des
figures 2-12 a et b.

Figure 2-12 – Pompes centrifuges multicellulaires à plan de joint horizontal

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II-4-principe de fonctionnement :

Le principe de fonctionnement des pompes centrifuge est basé sur Laforce centrifuge qui
s’exerce toujours sur un corps en mouvement circulaire est elle a tendance à faire sortir le
corps de son orbite circulaire.
Le liquide à l’aspiration de la pompe se dirige vers le centre de l’impulseur qui tourne d’où il
sera propulsé vers l’extérieur par la force centrifuge. Au niveau de l’impulseur la vitesse du
fluide augmente, puis cette vitesse est convertie en pression au niveau du diffuseur.

II-5-Théorie des pompes centrifuges :

5-1-Critères généraux de définition des pompes :

Les critères les plus important sont :


a)- la vitesse de rotation n tr/min]c’est le nombre de de tours qu’effectue la pompe par
unités de temps .
= 2g

5-2-Evolution du fluide à l’intérieur de la roue :

Le liquide arrive à la roue de la pompe parallèlement à son axe de rotation et se dirige vers
les canaux formés par les aubes .Après avoir parcouru ces canaux, le liquide sort de la roue.
A l’intérieur de la roue le liquide est soumis à des mouvements :

a) Mouvement d’entraînement (mouvement de rotation avec le rotor de la pompe).


b) Mouvement relatif (déplacement de liquide par rapport à la surface intérieur de la roue).
Le mouvement de la particule est caractérisé par :
a1 : la vitesse d’entraînement u
b1 : la vitesse relative w
La vitesse absolue v qui est la somme de ces deux vitesses

V= U+ W................................................................. (1)
U= .r ou  = .n/30 avec r le rayon du point considéré en (m)
Grâce à ces trois vitesses on peut construire les triangles des vitesses à l’entrer et à la sortie de
la roue mobile toute en supposant que la vitesse relative est tangente à la surface d’aubes
tandis que la vitesse d’entraînement est tangente à la circonférence de la roue. On désigne par
l’indice (1) toutes les grandeurs qui se rapportent à l’entrer de la roue, et par l’indice (2) les
grandeurs qui se rapportent à la sortie de la roue.

Soit r1, r2 les rayons de la roue, donc nous aurons :


u1=r1, u2=r2 , d’où u2 u1
vm1 et vm2 sont respectivement les composantes radiales à l’entré et à la sortie des vitesses
absolues des particules dans la roue .
 1 et  2 : angles des vitesses absolues à l’entré et à la sortie de la roue.
 1 et  2 : angles des vitesses relatives d’enté et de sortie de la roue ou angle d’inclinaison des
aubes.

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Chapitre II Généralités sur les pompes

Figure2-13: schéma représentatif des direction des vitesse

Figure 2-14 : Triangles des vitesses

5-3 Equation fondamentales pompes centrifuges :

Dans le but d’établir l’équation fondamentale des pompes centrifuges, on admettra que :
-la roue possède un nombre infinie aubes (Z=) et par conséquent l’épaisseur de ces aubes est
nul.

-La puissance mécanique transmise par le moteur d’entraînement à la pompe est


complètement transformée en puissance hydraulique. On suppose donc que le rendement de
cette pompe est égal à l’unité (g=1).

Considérons une masse dm du fluide liquide en mouvement entre deux aubes consécutifs et
application à mouvement supposé parfait le théorème des moments des quantités de
mouvement par unité de temp.

Soit : C=Q (v2r2cos 2-v1r1cos 1)

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C : étant le couple de torsion sur l’arbre de la pompe, on peut aussi écrire

C =Pab/ comme nous avons supposé que g=1 donc on aura :

C=Pu//g=g QHth/ on déduit donc l’expression de Hth :

Hth=/g (v2r2cos 2-v1r1cos 1) ................................................................... (2)

Cette équation est l’équation fondamentale des pompes centrifuges


Comme le liquide pénètre à peuprré radialement dans cette roue, donc nous aurons  1=90°.

D’où v1r1cos 1 0 donc nous aurons :

Hthg(v2r2cos)=u2v2u/g ...............................................................................(3)

avec: v2cos 2=v2u


v2u étant la projection de v2 sur la direction de u2
r2=u2 , u2 étant la vitesse d’entraînement à la sortie de la roue

Du triangle de vitesses, on peut écrire :

v2u = u2-v2mctg 2 .................................................................................... (4)

Puisque l’on suppose que l’épaisseur des aubes est nulle, que la largeur d’écoulement du
liquide à la sortie de la roue est b2 et que la vitesse perpendiculaire à la surface S2 =2r2b2 est
v2m , on peut écrire donc :

v2m =Q/ (2r2v2), d’où :

v2u = u2 ctg  2/2r2b2.......................................................................... (5)

On subsistant l’expression de v2u dans Hth on obtient.

Hth = ( u2/g) u2-Qctg 2/2r2b2)……………………………...….(6)

Du triangle des vitesses on peut écrire :

(W2)2 =( V2)2 +( U2)2 -2V2U2cos 2 d’ou: V2U2cos  2 = (V22..U22. W22)/2

D’après cette équation et l’équation (5) on peut écrire :

Hth = (V22+ U22- W22)/2g = (V22-V12)2g + (V12+ U22- W22)/2g..................... (7)

IMC02 26 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Le terme (V22-V12)2g correspond à l’augmentation de l’énergie cinétique par suite de


l’augmentation de la vitesse absolue du liquide.
Le terme (V12+ U22- W22)/2g on peut démontrer qu’il représente un accroissement de la
pression ; de l’équation de Bernoulli nous avons :

(P1/g) + (V12/2g) =v (P2/g) + (V22/2g) - Hth


Donc il vient :

Hth = (P2-P1/g) + (V22- V12/2g)................................................................. (8)

On voit bien donc :

( P2-P1)/ (g) = ( V12+ U22) -( W22/2g).

5-4 courbes caractéristiques de la pompe centrifuge :

La courbe Hauteur-Débit.

On trace cette courbe réelle à partir de la courbe théorique par soustraction des pertes
d’énergie. Cette courbe montre la variation de la pression ou hauteur en fonction du débit, ce
qui permet aux exploitant d’obtenir la pression désirée par une simple manœuvre de la vanne
de refoulement, ce qui change le débit. On note que cette courbe est valable pour une vitesse
constante.

Hth

∑h

Q (m3/s)
Figure 2-15 : Courbe réelle H=f (Q)

La courbe de puissance

Elle représente la puissance absorbée par l’arbre de la pompe. Ce qui permet de faire le
choix du moteur qui convient. Elle démarre avec une puissance minimale qui s’explique par la
caractéristique des moteurs qui développent leur puissance progressivement.

IMC02 27 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Q (m3/s)

Figure 2-16 : Courbe de la puissance absorbée N f (Q)

La courbe Rendement-Débit

Elle montre l’efficacité de la pompe. Elle se définit comme étant le rapport entre la
puissance utile et la puissance absorbé par l’arbre.

Q (m3/s)
Figure 2-17 : Courbe du rendement  =f (Q)

II-6-probleme particulier des pompes centrifuge :

IMC02 28 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

6-1. Dynamique des rotors :

La dynamique des rotors représente une composante de la technologie des turbomachines


qui, depuis plus de quarante ans, est en rapide et permanente évolution. Elle est entrée, il y a
une dizaine d'années, dans une nouvelle phase, par la prise en compte des efforts qu'exerce le
fluide sur le mobile.
Par suite de la forte densité du fluide qu'elles transportent, les pompes sont, de toutes les
turbomachines, celles qui subissent le plus cette influence et l'on peut affirmer qu'un calcul de
dynamique de rotor qui négligerait l'interaction fluide-rotor ne pourrait, en aucun cas,
représenter convenablement le comportement d'une pompe.

1.1 Historique :

La description de l'évolution, dans le temps, des éléments pris en compte et des moyens
utilisés pour l'étude de la dynamique des rotors est nécessaire pour comprendre cet article. On
peut la décomposer en trois phases, chacune représentée par une succession chronologique
des étapes.

Phase monodimensionnelle :

 Calcul des fréquences propres sur appuis rigides.


 Prise en compte de l'élasticité des paliers supposés isotropes.
 Prise en compte de l'élasticité et de l'amortissement des paliers supposés isotropes. Le
calcul reste monodimensionnel.
 Calcul des vibrations forcées, c'est-à-dire résolution des équations différentielles avec
second membre. Il permet de déterminer la réponse aux balourds, en fonction de la
vitesse N, par un calcul monodimensionnel.

Phase bidimensionnelle :

 Prise en compte d'une élasticité et d'un amortissement différents en x et en y. Le


calcul devient bidimensionnel.
 Prise en compte de termes croisés, c'est-à-dire d'efforts perpendiculaires à la direction
du déplacement. Les paliers sont représentés par des matrices de raideur et
d'amortissement comportant chacune quatre coefficients. L'analogie avec un système
de ressorts disparaît complètement.

Développement de méthodes numériques bidimensionnelles qui permettent de déterminer :

 la fréquence propre de chaque mode et sa déformée ;


 l'amortissement global ;
 la réponse aux balourds ;
 la stabilité.

Phase prenant en compte l'interaction fluide-rotor :

IMC02 29 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

 Prise en compte de l'influence d'une raideur supplémentaire apportée par le fluide au


niveau des sections de fuite (garnitures d'ouïe, piston d'équilibrage, etc.).
 Prise en compte, au niveau des sections de fuite, de termes additionnels. Le comportement
des sections de fuite est représenté mathématiquement par trois matrices : de raideur,
d'amortissement et de masse.
 Prise en compte, au niveau de l'interaction entre roue et volute, de termes de raideur,
d'amortissement et de masse représentés comme précédemment par trois matrices. Leur
effet s'ajoute à celui des sections de fuite.

6-2- Pompes pour liquides chargés :

Le terme « liquides chargés » recouvre des fluides aux caractéristiques dissemblables, qui
ont conduit au développement de plusieurs types de pompes, aux vocations spécifiques. En
simplifiant beaucoup, on peut regrouper les « liquides chargés » en 3 grandes familles :

Les fluides qui portent des charges pulvérulentes abrasives ou très abrasives, mais dont la
dimension des particules reste petite comparée aux sections de passage de la pompe ; les
fluides qui transportent des corps solides de dimensions non négligeables, pouvant donner lieu
à une obstruction des canaux de la roue ; les fluides porteurs de matières fibreuses, végétales
ou organiques, pouvant conduire à un colmatage lent d’une section quelconque de la pompe.

6- 3. Poussée axiale :

3.1 Théorie simplifiée :

3.1.1 Généralités :

Cette étude est applicable à une pompe ordinaire, utilisée à son point de fonctionnement
normal.
La poussée axiale est l'effort axial résultant que supporte le rotor. Son calcul nécessite la
connaissance des pressions statiques locales en tous les points de la machine.

Par théorie simplifiée, nous entendons un mode de calcul où les pressions dans les
interfaces rotor-stator sont évaluées en supposant que le fluide tourne à la moitié de la vitesse
locale du rotor. Cette façon de faire est souvent suffisante pour les pompes monocellulaires.
Par pompe ordinaire , nous entendons une machine dont les roues, à simple ouïe, sont
fermées sur les deux faces et ne portent pas de dispositifs particuliers tels que des rainures de
compensation sur une des faces de la roue.
Dans ces conditions, l'effort axial se compose de quatre termes :
 une force F = S f p, due à l'action des pressions statiques sur les surfaces du rotor ;
 une force F = S f p, due à la variation de la quantité de mouvement axiale du fluide
entre l'entrée et la sortie de chaque roue ;
 une force représentant l'effet de fond, simple ou différentiel ; cette force existe à l'arrêt
et il convient de la prendre en compte pour définir les conditions de démarrage de la butée ;
 une force transmise par l'accouplement ; celle-ci peut avoir un sens défini ou un sens
aléatoire ; pour un accouplement à dentures bombées, le sens de l'effort est aléatoire ; il
convient alors de retenir le signe le plus défavorable pour dimensionner la butée.

3.1.2 Force f p dû à l'action des pressions statiques :

IMC02 30 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Force f p s'exerçant sur un élément de surface d'une roue, situé devant une partie fixe.

En admettant une rotation à mi-vitesse du fluide dans l'intervalle qui sépare la roue du
stator, la pression est égale à :

Avec p2, U 2 et r 2 la pression, la vitesse périphérique et le rayon à la sortie de la roue. La force


exercée entre le rayon r 1 et le rayon r2 est égale à :

Force f p s'exerçant dans une zone sans rotation, par exemple à l'entrée de la roue (en
négligeant l'influence de la courbure méridienne).

Dans ce cas f p = Sp, p étant la pression uniforme devant la section S .

3.1.3 Force f q dû à la variation de quantité de mouvement entre l'entrée et la sortie


d'une roue :

f q = r Q (V a1 – V a2)

V a1 et V a2 étant les composantes axiales de la vitesse absolue respectivement à l'entrée et à


la sortie de la roue. Pour une pompe centrifuge, V a2 = 0 et se réduit à :
f q = r Q V a1

3.1.4 Effet de fond :

L'effet de fond d'une pompe à l'arrêt, dont le rotor est monté en porte-à-faux est égal à
S g (p – p a), avec S g section au niveau de la garniture mécanique ou au niveau des tresses qui
séparent le fluide pompé de l'atmosphère.

Figure- 2-18-Pompe en porte-à-faux de l'exemple numérique

IMC02 31 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Lorsque la pompe est en fonctionnement, l'effet de fond n'apparaît pas en clair dans le
calcul. Sa prise en compte se fait par l'évaluation de la poussée S g p a due à la pression
atmosphérique.

3.3 Cas particuliers :

3.3.1 Réduction de la poussée par l'utilisation de nervures sur la face arrière de la roue:

Il est possible de réduire la poussée s'exerçant sur la roue en la munissant, sur sa face
arrière, de nervures radiales (figure 2- 19 ) qui contribuent à entraîner le fluide à une vitesse
supérieure à U /2 (ou à kU ).

Figure 2-19 - Utilisation de nervures sur la face arrière de la roue


pour réduire la poussée axiale

Si les nervures sont suffisamment profondes et le jeu j petit, on peut considérer que le
fluide tourne à la vitesse U de la roue, c'est-à-dire prendre k = 1.
Dans le cas plus général où les nervures sont caractérisées par une profondeur h associée à un
jeu j, on pourra admettre.

Pour j = 0, on retrouve bien k = 1 et pour h = 0 : k = 0,5.


En se reportant à, on peut voir que l'évolution de pression est proportionnelle à k 2. Dans le
cas fréquent où j est petit, k avec nervures est égal à 1, contre 0,5 sans nervures, ce qui signifie
que l'évolution des pressions est, dans ce cas, quatre fois plus rapide. Cela se traduit sur la
figure 2-19 par p ‘B – p A = 4 (p B – p A), ce qui montre le bon
potentiel de ce mode d'équilibrage, dont la contrepartie est la génération de pertes
supplémentaires.

3.5 Équilibrage de la poussée axiale :

Pour une pompe monocellulaire, l'équilibrage hydraulique de la poussée axiale est une
disposition fréquente mais qui n'est pas obligée. Si la poussée est suffisamment faible, elle
peut être reprise directement par une butée à bille ou à huile, ce qui permet de réduire le
niveau des fuites internes.

Pour une pompe multicellulaire , on procède généralement à un équilibrage hydraulique de


la poussée soit roue par roue, soit par un piston d'équilibrage global, situé en aval du dernier
étage de la pompe .

IMC02 32 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Enfin, il est assez fréquent, pour les pompes multicellulaires, que la poussée soit compensée
par ce que l'on convient d'appeler un piston automatique (figure 2-20) qui est, en fait, une
butée hydrostatique fonctionnant avec le fluide pompé, utilisant la différence de pression D p
fournie par la pompe et, par conséquent, intégrée au processus de pompage.

Figure 2-20- Piston automatique

Ce dispositif comporte une section de laminage cylindrique ayant un jeu radial j r constant,
et une section réglante située dans un plan perpendiculaire à l'axe ayant un jeu axial j a
variable. L'enceinte située en aval de la deuxième section de détente est reliée à l'aspiration de
la pompe.

La pression régnant dans la capacité intermédiaire C dépend de la valeur du jeu ja ; on


calcule facilement sa valeur qui donne l'équilibre axial de la pompe. On choisit jr, et D de telle
façon que ja calculé ne soit pas trop petit, c'est-à-dire tel qu'il soit compatible avec les
imperfections de réalisation inévitables (telles que voile et conicité des surfaces fixes et
tournantes, défauts de perpendicularité, etc, exactement comme on choisit une épaisseur de
film pour une butée à huile).

Pour éviter des contacts rotor-stator durant la période de démarrage, pendant laquelle les
conditions transitoires sont éloignées des conditions du calcul, on pourvoit quelquefois la
pompe d'une petite butée mécanique poussée par un ressort dont le rôle est d'augmenter j a à
l'arrêt et au démarrage. Dans ce cas, la force du ressort ne doit être qu'un petit pourcentage de
l'effort axial hydraulique total.

6-4. Fonctionnement à petit débit :

Le fonctionnement à débit nul, ou simplement à petit débit, est pour une pompe toujours
une épreuve et souvent un danger. Nous avons vu, dans les articles précédents, que le
fonctionnement à petit débit amenait des recirculations, des efforts périodiques très augmentés
sur les aubes de la roue et du diffuseur, une augmentation du niveau des vibrations, la
possibilité d'une instabilité dynamique du système pompe-circuit, un effort radial avec flexion
de l'arbre pour les pompes à volute et sans diffuseur, un risque augmenté d'instabilité de la
ligne d'arbre, une augmentation importante de la puissance absorbée sur les pompes hélices.

IMC02 33 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Il existe d'autres raisons qui peuvent rendre dangereux, voire impossible, le fonctionnement
à débit nul et, en particulier, le fonctionnement à débit nul, et en particulier, l’échauffement
limite d'une pompe chaude calorifugée, tel qu'il soit compatible avec la tenue des matériaux
ou simplement avec la condition de non-vaporisation du fluide pompé.
La puissance de fonctionnement normal d'une grosse pompe alimentaire dépasse souvent
5 MW et peut atteindre ou excéder 15 MW ; la puissance à débit nul est de l'ordre de la
moitié. On conçoit facilement qu'une puissance de 3 à 8 MW introduite dans une pompe qui
n'est plus traversée par aucun débit, et dont les départs thermiques ont été volontairement
limités, conduise à des échauffements inacceptables.
Par suite des risques, surtout mécaniques mais aussi quelquefois thermiques qu'elles
subissent à débit nul, de nombreuses pompes sont munies d'un circuit de débit minimal, qui
maintient le débit interne au-dessus d'une valeur de consigne. On rencontre deux types de
systèmes, selon qu'il y a ou non un risque thermique.

S'il n'y a pas de risque thermique, le système comporte un by-pass piloté par un débitmètre,
qui prélève du fluide au refoulement de la pompe et le renvoie à l'aspiration, de façon à
maintenir un débit interne supérieur à une valeur de consigne. Lorsque D p de la pompe est
grand, la détente ne peut pas s'effectuer dans une simple vanne et il convient de prévoir des
systèmes à détente multiple ou fractionnée.
S'il y a risque thermique, il convient d'adjoindre sur le circuit un réfrigérant. Cependant, le
débit « mini-thermique » (2 à 7 % Q n) est tellement différent du débit « mini-hydraulique »
(25 à 65 % Q n), que l'on préfère, quelquefois, réaliser deux circuits. Le circuit thermique,
parce qu'il est tout petit, peut fréquemment utiliser une source froide existant déjà sur
l'installation.

6- 5. Efforts acceptables sur les brides :

Cas des pompes normalisées


La norme française NF E 44-145 Forces et Moments applicables aux brides, pompes
centrifuges et hélico-centrifuges à axe horizontal permet d'évaluer les efforts limites sur les
brides pour 8 grandes familles de pompes monocellulaires ou multicellulaires.
Cette norme, très complète, traite du cas d'un chargement complexe à 12 composantes [3
forces (Fx , Fy , Fz ) et 3 moments sur chaque bride].
Cas général
On le traite, soit en rattachant la pompe à l'une des 8 familles normalisées, soit en pratiquant
un calcul de déformation du corps de la pompe, et surtout de son support. La limite des efforts
vient en général de l'accouplement (délignage), très exceptionnellement du rattrapage de jeux
internes.

6.6 Réponse à un balourd :

Il est possible de traiter de la même manière le problème de réponse à un balourd, en


cherchant les solutions particulières avec second membre. Pour cela, on écrit que les solutions
recherchées sont de la forme X = A cos (W t + j 1) et Y = B cos (W t + j 2). On obtient ainsi
le système d'équations qui permet de déterminer, pour une valeur de W donnée, A, B, j 1, j 2.
Un balayage en W permet de calculer les déplacements du mobile et l'évolution de la phase à
la traversée d'une fréquence propre.

IMC02 34 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

6.7 Cavitation :

A cavitation reste, aujourd’hui encore, un sujet de préoccupation majeure pour qui


s’intéresse aux pompes rotodynamiques, qu’il soit utilisateur, installateur ou bien entendu
constructeur. L’évolution rapide de l’industrie des pompes, les récents progrès réalisés dans
l’étude et la compréhension des nombreux mécanismes qui régissent le phénomène de
cavitation, rend nécessaire la mise à jour des connaissances sur le sujet. Cet article a pour but
de fournir au lecteur des explications et des éléments directement exploitables sur le plan
pratique, tout en essayant de mettre en évidence la multiplicité et la complexité des nombreux
éléments à prendre en compte.

Le coût d’une station de pompage est directement fonction de deux paramètres qui sont la
vitesse de rotation des groupes de pompage retenus et le niveau du radier de la station eu
égard au niveau minimal du fluide à pomper à l’aspiration.
Ces deux paramètres font référence à la hauteur de charge nette à l’aspiration universellement
dénommée Net Positive Suction Head ou NPSH :
(NPSH)req de la pompe et (NPSH)disp lié à l’installation ; c’est dans la valeur de la marge de
sécurité à prendre entre (NPSH)req et (NPSH)disp pour assurer à l’utilisateur un
fonctionnement satisfaisant vis-à-vis de la cavitation que réside une part importante du coût
de la station de pompage.
Une grande partie de l’article a pour objet de définir les divers aspects de la cavitation dans
les pompes et de donner des indications pour calculer le
(NPSH)disp lié aux installations. Ces définitions de base permettent de faire les choix
techniques les plus judicieux.
Une petite partie a été consacrée au bruit généré par la cavitation, car ce sujet d’une extrême
importance dans certaines applications sera traité dans un article plus général consacré au
bruit des turbomachines. Il apparaît plus cohérent de
Regrouper tous les éléments consacrés au bruit, tant il est délicat de traiter séparément la part
du bruit incombant à la cavitation des autres sources de bruit généré par les groupes
motopompes.

Compte tenu de la pratique industrielle courante, le NPSH a été exprimé en mètres de


colonne de liquide alors que, sur le plan scientifique, il eut été plus
Judicieux d’utiliser l’expression NPSE = g (NPSH), énergie massique d’aspiration (en J/kg).

1) Effets de la cavitation :

La cavitation est la vaporisation d’un fluide soumis à une pression inférieure à sa pression
de vapeur. Ce phénomène se manifeste par la formation, au sein de l’écoulement, de bulles,
poches, tourbillons ou torches de vapeur. Dans les pompes, ces structures de vapeur
apparaissent dans les zones de faible pression à l’entrée des aubes de roue et sont transportées
dans les zones à plus haute pression. Sous l’action du gradient de pression, elles implosent dès
que la pression locale dans l’écoulement redevient supérieure à la pression de vapeur. Ces
implosions produisent des microjets et des surpressions (onde de choc) qui peuvent atteindre
plusieurs centaines, voire milliers de bar.

IMC02 35 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

1.1 Conséquences de la cavitation :

Érosion de cavitation :

Lorsque certaines conditions de fonctionnement de la pompe sont réunies, comme, par


exemple :
— marche à régime partiel ;
— pompage à très grande hauteur [H > 100 m] ;
— pression de service à l’aspiration faible ;
— nature du liquide véhiculé et du matériau constitutif de la roue, etc. ;
les implosions répétées des poches de cavitation, qui se produisent près des parois
métalliques, altèrent progressivement la structure cristalline dans le cas des alliages
métalliques ou les matériaux d’autres natures (plastiques) et peuvent détruire très rapidement
les aubes de la roue : c’est le phénomène d’érosion par cavitation (figure 1). Mais avant d’en
arriver à ce cas extrême, qui doit bien entendu être évité, la cavitation peut avoir d’autres
conséquences néfastes pour le bon fonctionnement des groupes de pompage.

Figure 2-21 – Érosion par cavitation d’une roue de pompe centrifuge

Bruit de cavitation :

La première manifestation d’une pompe qui cavite est le bruit, qui révèle la présence de
microbulles dans l’écoulement. Ce bruit hydraulique généré par la cavitation excite ensuite les
parois de la pompe et des tuyauteries proches de celle-ci. Les tuyauteries, à leur tour,
rayonnent ce bruit dans le milieu aérien ambiant. De cette façon, lorsqu’une pompe cavite de
manière importante, on enregistre un bruit caractéristique de crépitements et claquements
quelquefois assimilé au bruit d’agrégats dans une bétonnière ou de concasseur.

Pour des machines de grande taille ou tournant très vite, le bruit aérien généré par la
cavitation peut être gênant pour l’utilisateur ou l’environnement. Cependant, la part du bruit
qui incombe directement à la cavitation ne représente qu’un faible parti du bruit rayonné par
les pompes.

IMC02 36 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Pertes de performances :
Pour des poches de vapeur encore plus développées, les pompes subissent des chutes de leurs
performances (hauteur totale d’élévation, rendement, puissance) qui les rendent inutilisables ;
ce phénomène est souvent décrit comme la chute de caractéristiques ou improprement comme
le (NPSH)req de la pompe.

Vibrations :
Lorsque les poches de vapeur à l’entrée de la pompe atteignent une dimension importante vis-
à-vis de la taille de la pompe, du niveau de pression ou du (NPSH) disp à l’entrée de la roue,
une augmentation du niveau vibratoire due à la cavitation peut se rencontrer. Parfois, on peut
également avoir des interactions entre la pompe en régime de cavitation et le circuit sur
laquelle elle débite.

2. Zone de pression minimale dans une pompe :

Considérons l’évolution de la pression moyenne dans une pompe (figure 2a). La pression
moyenne la plus faible, soit p1, règne évidemment à l’entrée de la roue, lorsque aucune
énergie n’a encore été transmise au fluide. La pression p1 n’est cependant pas la pression
locale minimale dans la pompe. On sait en effet que, du fait de la transmission d’énergie par
les aubes de la roue, les pressions évoluent différemment sur les deux faces de ces aubages et
qu’en particulier, il existe une zone en forte dépression sur la face vue au voisinage du bord
d’entrée. C’est au niveau de cette zone que se situe la pression minimale et que, par
conséquent, il y a risque de voir naître la cavitation.

Considérons la figure 2b où est reproduite l’allure des variations de pression sur les deux
faces d’une aube de roue comparée à celle de la pression moyenne régnant au sein d’un canal
d’écoulement.

Soit 1’ l’indice caractérisant la zone de pression minimale et pmin cette pression. La


formule de Bernoulli en mouvement relatif entre l’entrée du rotor et la zone de pression
minimale s’écrit :

Avec g accélération due à la pesanteur,

U : vitesse d’entraînement,
W : vitesse relative par rapport à la roue,
Z : altitude,
ρ : masse volumique,
ΔH : perte de charge massique.

La zone de dépression étant située fort près de la section d’entrée, on peut sans
inconvénient négliger les variations de u et gz ainsi que les pertes. En désignant par Δp la
chute de pression d’entrée (p1 – pmin), la relation précédente se réduit alors à :

Avec λ coefficient de dépression d’entrée, qui vaut par définition

IMC02 37 Boumerdes2007
Chapitre II Généralités sur les pompes

Du fait de la relation entre Δp et NPSH, certains auteurs proposent d’exprimer le (NPSH) C


correspondant à une chute de 3 % de la hauteur totale d’élévation par une relation de la
forme :

Avec c1 vitesse débitante, λd coefficient de dépression dynamique.


Les résultats expérimentaux donnent des valeurs de λ d qui varient de 0,16 à 0,21. Pour
certaines pompes axiales, ce coefficient peut être encore plus élevé. Cette méthode de calcul
n’est applicable que dans la zone du débit de calcul de l’entrée de la roue.

IMC02 38 Boumerdes2007