Vous êtes sur la page 1sur 64

DIP I : Droit aérien, spatial et maritime

Introduction :

1. Les sources

Ce sont les mécanismes permettant de créer les règles du DIP. La majorité est énumérée à
l’article 38 du Statut de la CIJ, annexé à la Charte des NU, adoptée en 45. Ce sont les traités
internationaux, la coutume, les PGD, la jurisprudence et la doctrine.

Rq 1 : il manque une source, la décision qui est une résolution des OI créant du droit, elle se
différencie des recommandations.
Il existe également des sources qui ont une portée plus politique : les recommandations et les
actes concertés non conventionnels (gentlemen agreement) qui sont des documents négociés
mais sans force obligatoire, tel la déclaration de Rio sur l’environnement de 72. Cela s’appelle
aussi la soft law.

Rq 2 : il n’existe pas de hiérarchie entre les sources, elles ont la même valeur, même si les
traités, la coutume, les PGD et les décisions sont considérées comme principales. Les autres
les complètent et les interprètent.

Rq 3 : il y a une interaction entre les sources : une source peut donner naissance à une autre
source. Une coutume peut donner naissance à un traité et vice versa. L’interaction entre
source de droit et soft law peut donner naissance à une coutume.
3 types d’interaction :
- une coutume donne naissance à un traité (codification d’une coutume) ou à une
recommandation
- une coutume et un traité ou une recommandation peuvent naître en même temps
(cristallisation)
- un traité ou une recommandation donne naissance à une coutume

Rq 4 : par contre, il existe une hiérarchie entre les normes. Aucun Etat ne peut échapper aux
normes de jus cogens qui sont d’application générale, quelque soit leur forme. Elles sont
identifiées par la CIJ dans ses arrêts. Leur nombre est limité. Ex : principe d’interdiction de
l’esclavage.
Les traités ont une force obligatoire pour les Etats qui ont accepté d’être liés. Il ne créé pas
d’effet à l’égard des tiers sauf s’il reprend de la coutume, du jus cogens, ou s’il fait référence
à une situation objective (ne pouvant être nié par aucun Etat, tel le traité créant une OI).
La coutume s’applique à tous les Etats. Un Etat ne peut échapper à son application sauf si
c’est un objecteur persistant, il a manifesté son opposition claire et continue à la règle dès son
apparition. Elle est créée sur la base d’une pratique constante et uniforme des Etats intéressés
qui pensent répondre à une obligation juridique. La coutume comprend deux éléments : la
pratique et l’élément psychologique. Elle doit émaner des Etats particulièrement intéressés en
fonction du domaine de la coutume, tous les Etats ne sont donc pas tous égaux. Ainsi, par
exemple, seules les puissances spatiales peuvent créer de la coutume en droit de l’espace.
Les PGD sont les principes qui existent dans la grande majorité des systèmes de droit interne,
transposables à l’échelle internationale, ex : les règles du droit des contrat sont transposables
en droit des traités. Les PGD lient tous les Etats.

1

2. L’Etat en DIP

Il existe 3 catégories de sujets du DIP l’Etat, l’OI et exceptionnellement, depuis l’entrée en
vigueur du Statut de la CPI depuis 98, les personnes privées car être sujet du DIP c’est aussi
pouvoir être sanctionné par le DIP.

L’Etat comprend 3 éléments constitutifs (population, territoire et gouvernement effectif) et
une caractéristique exclusive, la souveraineté, conséquence de la réunion des 3 éléments
constitutifs. La souveraineté emporte l’égalité juridique des Etats, l’indépendance des Etats et
la soumission au DIP. Tous les Etats ont les mêmes droits et devoirs. L’Etat s’autolimite en
acceptant des obligations internationales.

Cependant, l’égalité juridique des Etats n’est pas totale : les 5 membres permanents du
Conseil de sécurité ont plus de pouvoir que les autres au nom à l’origine de l’équilibre.
Quand un Etat viole le DIP, un déséquilibre se créer, et toute la société internationale en subit
les conséquences.

Première partie : Droit de la coopération internationale

Titre I : Régime international des espaces

Chapitre 1 : Mer

Introduction :

A. Définition

1. Mer

Les mers et les océans recouvrent plus de 70% de la surface de la Terre. Géographiquement,
la mer comprend l’ensemble des espaces d’eau salée. Juridiquement, elle regroupe l’ensemble
des espaces d’eau salée en communication libre et naturelle sur toute l’étendue de la planète.
La mer Caspienne et la mer d’Aral sont deux mers fermées et sont réglementées par le droit
mais pas par le droit général de la mer. Chaque océan est découpé en mer, golfe et détroit. Le
droit général de la mer concerne ces zones.

2. Navire

L’article A3 de la Convention de Londres du 20 octobre 72 sur la prévention des abordages en
mer définit le navire comme tout engin ou appareil de quelque nature que ce soit utilisé ou
susceptible d’être utilisé comme moyen de transport sur l’eau. C’est un bien meuble. Il a
automatiquement une identité et une nationalité. Le droit de la mer distingue les navires privés
et les navires d’Etat.
Parmi les navires exploités par l’Etat, on distingue ceux exploités à des fins commerciales ou
gouvernementales, notamment les navires de guerre. Un navire de guerre est tout navire
faisant partie des forces armées d’un Etat, portant les marques extérieures distinctives des
navires militaires de sa nationalité. Il doit être placé sous le commandement d’un officier de
marine au service de cet Etat et l’équipage doit être soumis aux règles de la discipline
militaire.

2

3. Unités de mesure

Le mille nautique est une unité de mesure de distance utilisée en navigation maritime et
aérienne. Il correspond à 1852 mètres. Le nœud est une unité de vitesse, correspondant à un
mille nautique.

B. Evolution du droit de la mer

1. Naissance du droit de la mer

Au Moyen Age et à la renaissance, les grandes puissances voulaient imposer leur pouvoir. Ils
invoquaient de grandes théories : théorie de la contiguïté (Angleterre), théorie du contrôle
effectif (Venise), théorie de l’exercice d’un titre pontifical (Espagne, Portugal). Les autres
puissances s’y opposaient, notamment la Hollande. Grossius militait en faveur de la liberté
des mers. Cette doctrine l’emporte au 17ème et les océans y sont soumis pendant de
nombreuses années. Elle limite le pouvoir des Etats sur les mers, les Etats peuvent exercer
leur juridiction sur une bande étroite qui borde leurs côtes nationales. Les 1ères coutumes
apparaissent autour de cette liberté. La conférence de La Haye en 1907 codifie ces règles, fixe
les limites de la mer territoriale à 3 milles nautiques. Au-delà, c’est la zone internationale.

2. 1ère conférence des NU sur le droit de la mer

Après la WWII, la mer devient source de tension suite à des atteintes au principe de liberté.
Les enjeux sont stratégiques (les flottes veulent maintenir leur présence en surface et sous la
mer), économiques (pêche car les Etats cherchent à accroître leurs prétentions sur les
ressources, notamment sur les poissons au large de leurs côtes, exploitation du pétrole
notamment le pétrole), environnementaux (multiplication des activités et donc des risques de
pollution).
Plusieurs Etats vont porter atteinte à la liberté des mers :
- 1ère ex : Truman en 45 étend la juridiction de son pays sur toutes les ressources du
plateau continental riche en pétrole, gaz naturel et minéraux. Il s’agit de la 1 ère remise
en cause du principe de liberté des mers.
- 2ème ex : à partir de 45, plusieurs Etats d’Amérique latine font valoir des droits
souverains sur une zone large de 200 milles marins espérant limiter l’accès aux navires
de pêche au long cours pour lutter contre l’épuisement des stocks de poissons
- 3ème ex : l’Egypte, la Libye et compagnie veulent une mer territoriale de 12 milles.

Les Nu organisent alors en 58 une conférence sur le droit de la mer. Quatre conventions sont
adoptées le 29 Avril 58 : la Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë, la
Convention sur la haute mer, la Convention sur la pêche et la conservation des ressources
biologiques et la Convention sur le plateau continental. Ces conventions permettent une
évolution du droit de la mer mais les résultats sont rapidement remis en cause par les progrès
techniques et l’émergence des pays en voir de développement.

3. 2ème conférence des NU

En 60, les Etats se réunissent pour évoquer des points précis et consacrent les droits de pêche
préférentiels de l’Etat côtier dans la haute mer adjacente à ses eaux. Ainsi, au-delà de la mer
territoriale, l’Etat a un droit préférentiel sur les stocks de poissons.

3

les Etats vont chercher à trouver une solution globale à tous les aspects de la préservation des ressources et de l’utilisation de la mer. il s’agit des grands fonds marins. Pendant un moment. plus les droits de l’Etat côtier diminuent. L’Etat possède des droits exclusifs et souverains sur cette zone. 149 Etats en sont parties. B. Le contenu de la convention s’impose donc pour une partie aux Etats tiers. l’Allemagne et le Danemark se disputent la délimitation du plateau continental de la mer du Nord. il s’agit de la Haute mer. les diamants et des stocks de poissons face aux nouvelles techniques de pêche. Zone contiguë : 24 milles Zone économique exclusive : 200 milles Au-delà. il ne s’agit plus du territoire de l’Etat. Elle entre en vigueur en 94. notamment aux ports 4 . Au-delà. La convention codifie. Avec les 4 conventions. L’Indonésie et les Philippines font valoir leur droit sur les eaux séparant les îles de leurs archipels. La limite extérieure du territoire de l’Etat est la limite de la mer territoriale. Elles comprennent les ports. Plateau continental : 200 milles. Régime juridique Le principe est celui de la souveraineté de l’Etat côtier. les relations diplomatiques sont rompues. Ex : guerre de la morue entre l’Islande et le RU qui pêche au large de l’Islande. Pour la 1ère fois. Les Etats non parties doivent respecter toutes les coutumes. Droit d’accès des navires étrangers. Eaux intérieures : portion de la mer enclavée dans la terre Mer territoriale : 12 milles. ils ne pouvaient s’engager que sur une partie. notamment du pétrole mais aussi d’autres minerais comme l’étain. Une conférence de NU est convoquée en 73 à NY et s’achève en 82 avec l’adoption de la Convention de Montego Bay sur les mers et océans. Autre ex : l’Angleterre. Le Canada veut réglementer une zone pour protéger les eaux arctiques de la pollution. Délimitation Les eaux intérieures se trouvent en deçà de la ligne de base de la mer territoriale. Section I : Eaux maritimes sous juridiction nationale §1 Eaux intérieures A. Les Etats doivent adopter la convention en bloc. le droit élaboré par les autres conférences montre ses limites. les échancrures des côtes très découpées. les baies historiques. cristallise et génère une nouvelle coutume. Le fond des mers se nucléarise à cause des sous marins nucléaires et des antimissiles. Les principales revendications concernent l’exploitation des ressources naturelles. Des tensions éclatent. zone internationale. zone internationale. 1. Plus on s’éloigne de la côte. 4. Entre la mer territoriale et la haute mer. ils ne peuvent faire de réserves. 3ème conférence des NU A partir de 69. le sol et le sous-sol de ces zones ainsi que l’espace aérien sur jacent.

solution dégagée par la CIJ en 51 dans l’affaire des pêcheries norvégiennes. du CE. taxe. Le corollaire est que la liberté de transit à travers le territoire de l’Etat de transit par tout moyen de transport. La convention propose par ailleurs un ensemble de mesures pouvant être adoptées pour faciliter le transit. 2. Durant son séjour. Chaque Etat a le droit de fixer cette largeur à condition qu’elle ne dépasse pas 12 milles marins mesurés à partir des lignes de base. comme la création de zone franche ou la coopération et l’amélioration des moyens de transport. Cette solution a été confirmée dans l’affaire « délimitation maritime entre Qatar et Bahreïn » 5 . C’est une exception à cause de la nature particulière de la côte. Les navires des Etats sans littoral ont droit à un traitement égal à celui des autres navires étrangers. Mer territoriale A. ils ne sont pas soumis à la loi de l’Etat mais à la loi de l’Etat du pavillon. une ligne droite est utilisée. pays dont les côtes sont très découpées. telle qu’elle est indiquée sur les cartes marines officielles de l’Etat côtier. Le tracé de la côte n’est pas respecté. Une autre méthode exceptionnelle est admise. Les Etats sans littoral ont un droit d’accès à la mer pour l’exercice des droits prévus par la Convention. Un Etat de transit est un Etat avec ou sans côte entre un Etat sans littoral et la mer à travers lequel passe le trafic en transit. La notion de ligne de base est composée d’une part de la ligne de base normale (principe) et de d’autres lignes de base. Newton et Sally. la plupart des Etats s’abstiennent de connaître des délits à l’intérieur des navires tant qu’ils concernent les membres d’équipage. A la base d’une pratique française sur la base d’un avis du 20 Novembre 1906. redevance sauf les droits perçus pour la prestation de services particuliers en rapport avec le trafic. La laisse est la limite atteinte par la mer sur un rivage à marée basse. Elle rappelle le principe de l’égalité de traitement dans les ports de mer. Les navires d’Etat non commerciaux (navires de guerre) ont un accès également mais à des conditions beaucoup plus restrictives et durant leur séjour. Délimitation Art 3 de la Convention de Montego Bay pose le principe de la largeur de la mer territoriale. est que lorsque la côte est profondément échancrée ou lorsqu’il existe un chapelet d’îles. §2. En cas de côtes avec récifs. 1. La ligne de base normale est la laisse de basse mer le long de la côte. Les conditions sont convenues entre les Etats par voie d’accord. îlots. reprise par la convention. Accès à la mer des Etats sans littoral La partie 10 de la Convention de Montego Bay vise cette question et la liberté de transit. La solution. ceux-ci sont le point de départ de la mer territoriale. le droit de l’Etat s’applique au navire.Les navires privés ont un droit d’accès mais l’Etat peut interdire l’accès à ses eaux sauf si le navire est en détresse. Le trafic en transit ne peut être soumis à aucun droit de douane. l’Etat peut utiliser la méthode de la ligne de base droite qui relie des points appropriés pour déterminer la ligne de base à partir de laquelle est mesurée la mer territoriale. Règles en matière de délimitation unilatérale La limite extérieure de la mer territoriale est constituée par la ligne parallèle à la ligne de base. Les Etats de transit peuvent prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs intérêts légitimes.

ne peut pas pratiquer de discrimination à l’égard de navires d’un Etat. Le tracé de ces lignes ne doit pas s’écarter de la direction générale de la côte. ne peut pas imposer d’obligations particulière pour empêcher ou restreindre ce droit. ainsi qu’au fond et au sous sol de la mer territoriale. d’exercice ou de manœuvre avec armes. Cela fait donc partie du territoire de l’Etat. Aucun Etat ne peut étendre sa mer territoriale au-delà de la ligne médiane dont tous les points sont équidistants des points les plus proches des lignes de base à partir desquelles sont mesurées les largeurs des mers territoriales de chacun des deux Etats. ni faire escale hors des eaux intérieures. l’embarquement ou le débarquement de marchandises. Règles applicables à tous les navires L’article 17 : tous les navires de tous les Etats jouissent du droit de passage inoffensif dans toutes les mers territoriales. L’Etat côtier a des obligations : il ne doit pas entraver le passage inoffensif des navires étrangers. Concept Le passage est le fait de naviguer dans la mer territoriale soit aux fins de la traverser sans entrer dans les eaux intérieures. des câbles et des 6 . il doit faciliter le passage inoffensif et signaler tout danger pour la navigation dans sa mer territoriale. Il faut tenir compte des intérêts économiques propres à la région et de tout usage d’une longue durée concernant la délimitation entre ces deux Etats. d’espionnage depuis le navire au détriment de la défense ou de la sécurité de l’Etat côtier. de pêche et de perturbation des installations de communication notamment de l’Etat côtier. codifié dans la convention de Montego Bay. de régulation du trafic maritime. Le passage inoffensif dans la mer territoriale a. de propagande contre l’Etat côtier. 2. Régime juridique 1. de pollution grave et délibérée. Côtes adjacentes ou se faisant face Le principe coutumier est celui de l’utilisation combinée des règles de l’équidistance et de la ligne médiane. de fonds ou de personnes en violation au droit de l’Etat côtier. Le navire a le droit de s’arrêter en cas d’incident de navigation ou bien dans le but de porter secours à des personnes ou des engins en danger ou en détresse. Le passage est inoffensif s’il ne porte pas atteinte à la paix. confirmé par la CIJ en 1969 dans l’affaire du plateau continental de la mer du Nord. Beaucoup d’Etats combinent les deux méthodes pour établir la ligne de base. de protection des équipements. Il y a passage si la navigation est continue et rapide.en 2001 par la CIJ. ou aux fins de se rendre dans les eaux intérieures ou les quitter ou faire escale dans une destination en dehors des eaux intérieures. L’Etat côtier a aussi des droits relatifs au passage inoffensif : il peut adopter des lois et règlements sur ce passage notamment en matière de sécurité de la navigation. Ex : le passage n’est pas inoffensif en cas de menace ou emploi de la force contre l’Etat côtier. B. b. Principe de la souveraineté de l’Etat côtier L’article 2 de la convention de Montego Bay confirme le principe selon lequel la souveraineté de l’Etat côtier s’étend à la mer territoriale. à l’espace aérien surjacent. 2. au bon ordre ou à la sécurité de l’Etat côtier. Au-delà de cela. selon un arrêt de la CIJ en 1986.

l’Angleterre s’était octroyé le droit d’exercer un contrôle douanier sur navires étrangers naviguant en dehors de ses eaux territoriales. Navires de guerre et navires d’Etat à des fins non commerciales. Dans cette zone. §4. peut prendre des mesures pour éviter tout passage non inoffensif. notamment pour les navires transportant des matières dangereuses. c. Il peut procéder à des arrestations ou à des actes d’instructions à bord une fois que le navire a quitté les eaux intérieures. d. l’Etat côtier a un droit de protection. de préservation de l’environnement. Il peut aussi créer des voies de circulation et obliger les navires à les emprunter. Zone contiguë Art 33 de la convention de Montego Bay. §3. de prévention des infractions au droit de pêche. Enfin. B. Zone économique exclusive 7 . L’Etat peut exiger que le navire quitte immédiatement la mer territoriale quand il ne respecte pas le droit de l’Etat côtier. l’Etat peut prévenir toute violation des conditions d’accès à celles-ci. de prévention de la pollution. Règles applicables aux navires marchands et aux navires d’Etats utilisés à des fins commerciales L’Etat côtier ne doit pas exercer sa juridiction pénale sur un navire étranger passant dans sa mer territoriale. A. Délimitation Elle ne peut s’étendre au-delà de 24 milles des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale. sanitaire ou aux règles relatives à l’immigration sur son territoire ou pour réprimer les infractions commises sur son territoire ou dans sa mer territoriale. Il ne peut exercer sa juridiction civile à l’égard des personnes se trouvent à bord sauf si le navire vient de quitter les eaux intérieures. L’Etat du pavillon engage sa responsabilité pour tout dommage ou perte causée à l’Etat côtier du fait de l’inobservation des règles relatives au passage inoffensif. l’Etat côtier peut intervenir. Mais si les conséquences de l’infraction s’étendent à l’Etat côtier ou si l’infraction peut troubler l’ordre dans la mer territoriale ou si le capitaine du navire demande l’intervention de l’Etat ou dans le cadre de la répression du trafic illégal des stupéfiants et des substances psychotropes. de conservation des ressources biologiques de la mer. Quand le navire se rend dans les eaux intérieures. Il peut suspendre temporairement et sans discrimination le passage inoffensif dans une partie de sa mer territoriale.pipelines. Elle découle de la pratique. l’Etat peut exercer le contrôle nécessaire en vue de prévenir les infractions à son droit douanier. fiscal. Régime juridique C’est la zone tampon entre le territoire de l’Etat et la zone économique exclusive. Au 18ème. Ces navires bénéficient d’immunité et les actions de l’Etat ne peuvent porter atteinte à ces immunités.

Elle est le résultat d’un compromis qui a tourné en faveur des Etats côtiers réclamant des
droits économiques au-delà de la zone contiguë. Ces droits économiques ont été reconnus par
la convention de Montego Bay dans sa 5ème partie et ils concernent l’exploitation économique
de la mer située au large de la mer territoriale. En 74, affaire de pêcherie opposant
l’Allemagne et le RU à l’Islande, la CIJ a été prudente face aux revendications de l’Islande.
En 82, avec la convention, la ZEE est consacrée.

A. Délimitation

Le principe est qu’elle ne s’étend pas au-delà de 200 milles des lignes de base à partir
desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale. La Convention donne une solution de
délimitation peu claire car elle demande aux Etats d’aboutir à une solution équitable par voie
de négociations diplomatiques. En pratique, les Etats utilisent les mêmes méthodes que celles
dégagées pour le plateau continental.

B. Régime juridique

La ZEE est soumise à un régime particulier car on est plus sur le territoire de l’Etat côtier et
pourtant celui-ci bénéficie de droits souverains qu’il exerce notamment dans le domaine
économique.

1. Droits des Etats côtiers

Le principe général posé par l’art 56 est que dans cette zone l’Etat côtier a des droits
souverains. Mais ils ne sont pas exclusifs. Ils concernent des matières spécifiques :
l’exploration, l’exploitation, la conservation, et la gestion des ressources naturelles des eaux
sur jacentes aux fonds marins, des ressources naturelles des fonds marins et de leur sous sol et
les autres activités liées à l’exploration et exploitation de la zone à des fins économiques
comme la production d’énergie. Pour les ressources naturelles, les ressources biologiques et
non biologiques sont visées. L’Etat exerce sa juridiction en ce qui concerne la mise en place et
l’utilisation d’îles artificielles, d’installations et d’ouvrage, la recherche scientifique marine, la
préservation du milieu marin. Enfin, il adopte et applique des lois et des règlements relatifs à
l’exercice de ces droits dans la ZEE. Il peut notamment prendre toutes les mesures nécessaires
y compris l’inspection d’un navire. D’une manière générale, il doit tenir compte des droits et
obligations des autres Etats. Il n’a pas de droit absolu.
Des droits particuliers existent également concernant les îles artificielles et ouvrages. L’Etat
côtier a le droit exclusif de procéder et de réglementer la construction et l’utilisation d’îles
artificielles ou d’installations affectés à des fins économiques. Il exerce sa juridiction
exclusive sur celles-ci. Il peut créer autour des zones de sécurité pour les protéger.
En matière de conservation des ressources biologiques, l’Etat prend des mesures pour éviter
qu’elles soient compromises par une surexploitation. En plus, il a le droit de réglementer la
pêche dans sa ZEE, ce que les navires étrangers doivent respecter. Il peut fixer des quotas de
pêche par exemple. Par ailleurs, l’Etat a un droit d’inspection des navires de pêche étrangers.

2. Droits et obligations des autres Etats

Les autres Etats jouissent des libertés suivantes : liberté de navigation et de survol, liberté de
poser des câbles et des pipelines sous marins, et liberté d’utiliser la mer à d’autres fins
internationalement licites conformément à la convention de Montego Bay. Ces autres Etats
doivent tenir compte des lois de l’Etat côtier.

8

Les Etats sans littoral ont des droits particuliers : ils ont un accès privilégié aux reliquats des
ressources biologiques des ZEE des Etats côtiers de la même région. Des droits particuliers
sont accordés aux Etats dits géographiquement désavantagés : droit d’exploiter une partie des
reliquats des ressources biologiques des ZEE des Etats côtiers de la même région. Ces Etats
ont une façade maritime mais leur situation géographique les rend tributaires de l’exploitation
des ressources biologiques des ZEE d’autres Etats de la région. Ils ne peuvent survivre de la
pêche en exploitant simplement les poissons de leur ZEE. Ils peuvent aussi ne pas posséder de
ZEE (façade maritime très courte). Ces droits s’exercent dans le cadre de conventions.

§5 Le plateau continental

Après WWII, il a fait l’objet de beaucoup de revendications. Les EU en 45 proclament
unilatéralement des droits sur le plateau continental. Dès 48, ces droits sont reconnus.

A. Délimitation

Le plateau continental est défini à l’article 76 comme comprenant les fonds marins et leur
sous sol au-delà de la mer territoriale sur toute l’étendue du prolongement naturel du territoire
terrestre de l’Etat jusqu’au rebord externe de la marche continental ou jusqu’à 200 milles
marins des lignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la mer territoriale
lorsque le rebord externe de la marche continentale se trouve à une distance inférieure. La
marche continentale représente le prolongement immergé de la masse terrestre de l’Etat côtier
et comprend le fond marin et le sous sol.

Lorsque les Etats ont des côtes adjacentes ou se faisant face, les Etats doivent négocier pour
trouver une solution équitable, « Plateau continental Libye Malte », CIJ. La Cour donne des
indices pour cela. En 69, dans l’affaire du « plateau continental de la mer du Nord », il faut
suivre la configuration générale des côtes, respecter l’unité de gisement des ressources
naturelles des zones en cause. Dans l’affaire « Plateau continental Libye Malte », il faut
prendre en compte la structure physique et la frontière entre les deux Etats.

B. Régime juridique

1. Principes généraux

L’Etat côtier exerce des droits souverains sur le plateau continental aux fins de son
exploration et exploitation. Les droits sont exclusifs mais il ne d’agit pas du territoire national.
Si l’Etat n’exploite pas le PC, aucune entreprise ne peut entreprendre ces activités sans le
consentement exprès de l’Etat. Ses droits sont automatiques et indépendants de l’occupation
effective du PC. Le PC comprend les ressources minérales et les ressources non biologiques
de fonds marins, ainsi que les organismes vivants qui vivent sur le fond ou au contact de ce
fond. Le régime du PC n’affecte pas celui des eaux sur jacentes et de l’espace aérien au
dessus de ces eaux.

2. Règles particulières

Tous les Etats ont le droit de poser des câbles et des pipelines sur le PC. L’Etat côtier ne peut
entraver la pose de ceux-ci même s’il a des droits prioritaires sur le PC. Le tracé des pipelines
doit être agréé par l’Etat côtier. L’Etat côtier a le droit exclusif de réglementer les forages sur

9

le PC. Il peut creuser des galeries pour exploiter des minerais quelque soit la profondeur de
celles-ci.

§6 Les Etats archipels

Leur régime est défini par la Convention suite aux revendications des Philippines et de
l’Indonésie.
Un Etat archipel est constitué entièrement par un ou plusieurs archipels et éventuellement
d’autres îles. Un archipel est un ensemble d’îles qui ont des rapports si étroits qu’elles
forment intrinsèquement un tout géographique, économique et politique ou qui sont
historiquement considéré comme tel (ex : Malte). La Convention crée des droits pour ces
Etats.

A. Délimitation

Un Etat archipel peut tracer des lignes de base archipélagiques droites reliant les points
extrêmes des points les plus éloignés si elles englobent les îles principales. La longueur de ces
lignes ne doit pas dépasser 100 milles marins et le tracé des lignes ne doit pas s’éloigner du
contour général de l’archipel. On mesure la largeur de la mer territoriale, de la ZEE et du PC,
à partir des lignes archipélagiques.

B. Régime juridique des eaux archipélagiques

Le principe est celui de la souveraineté de l’Etat archipel sur les eaux situées en deçà des
lignes de base archipélagiques et la souveraineté s’étend aussi bien à l’espace aérien sur jacent
qu’au fond des mers et sous sols. En créant ces zones, les Etats bouleversent les pratiques de
pêche et ne doivent donc pas remettre en cause les accords de pêche passés et les droits acquis
de d’autres Etats. Par ailleurs, les navires de tous les Etats jouissent du droit de passage
inoffensif dans ces eaux et l’Etat archipel a le droit de désigner des voies de circulation.

§7 Détroits servant à la navigation internationale

Partie 3 de la convention de Montego Bay. Ces détroits ont fais l’objet de conventions (ex :
détroits turcs sont réglementés par une convention de 1938, le détroit de Malacca intéresse la
Malaisie, Singapour et l’Indonésie). Les règles concernent le passage en transit et la
convention pose le droit de passage en transit. Ce droit signifie l’exercice de la liberté de
navigation et de survol à seule fin d’un transit continu et rapide par le détroit entre une partie
de la haute mer ou de la ZEE et une autre partie de la haute mer ou de la ZEE. Les Etats
riverains ne peuvent entraver ce droit mais des règles s’appliquent à ce droit : les navires et
aéronefs doivent traverser ou survoler le détroit sans délai, s’abstenir de recourir à la menace
ou à l’emploi de la force contre les Etats riverains, respecter les règles en matière de sécurité
de la navigation, emprunter les voies de circulation lorsqu’elles existent. Quant aux Etats
riverains, ils ont le droit d’adopter des lois et règlements relatifs au passage par le détroit (ex :
interdiction de la pêche).

Section II : Zones maritimes non situées sous juridiction nationale

I. La Haute mer

1

en mer du Nord. ni dans les eaux archipélagiques. la liberté de construire des îles artificielles et autres installations. les Etats ont le droit au commerce international. Seldon réplique en publiant « mare closum »pour défendre la souveraineté de l’Angleterre sur la mer du Nord au nom des pouvoirs de police exercés par l’Angleterre depuis des années sur cette zone. Règles relatives au statut de la haute mer 1. La liberté de la haute mer comprend la liberté de la navigation. Le RU revendique un contrôle exclusif sur des portions de la haute mer en 1609. Tous les Etats bénéficient de la liberté de la haute mer en respectant les principes du DIP. Non appropriation L’article 89 souligne que les Etats ne peuvent revendiquer leur souveraineté sur la haute mer ou une partie de la haute mer. Règles relatives à la navigation Tout Etat a le droit de faire naviguer en haute mer des navires battant son pavillon. Après la découverte de l’Amérique. Personne ne peut se l’approprier. La mer est mobile. Règles encadrant les activités des Etats en haute mer 1. B. L’utilisation pacifique L’article 88 souligne que la haute mer est affectée à des fins pacifiques. La haute mer est ouverte à tous les Etats qu’ils soient côtiers ou sans littoral. Les navires ne peuvent 1 . Elle était source de conflit entre les puissances maritimes. fluide. la liberté de poser des câbles et pipelines sous marins. Ces deux pays ont alors décidé d’étendre leur juridiction sur la portion de la mer séparant l’Europe de l’Amérique. L’Espagne et le Portugal avaient de larges prétentions sur l’Atlantique. ni dans la mer territoriale. la liberté de la pêche et la liberté de recherche scientifique. la liberté de survol. Liberté de la haute mer L’article 87 de la convention de Montego Bay codifie ce principe. Chaque Etat fixe les conditions de l’attribution de sa nationalité aux navires et d’immatriculation des navires mais les DIP demande qu’un lien substantiel existant entre l’Etat et le navire. 2. à des fins non agressives. La théorie de la liberté des mers l’emporte et depuis les Etats ne sont jamais revenu sur ce principe. Compétence de principe de l’Etat du pavillon : les navires ont tous une nationalité et une seule. Droits et obligations des Etats a. De plus.Elle comprend toutes les parties de la mer qui ne sont pas comprises ni dans la ZEE. Grotius invoque deux arguments. Des navires militaires sont autorisés mais ils ne peuvent conduire d’activités agressives. ne peut s’établir et ses ressources sont inépuisables. A. ni dans les eaux intérieures. car certains Etats accordent trop facilement le droit de battre son pavillon. 3. elles ont reçu un titre pontifical en 1493 qui leur accordait toutes les terres nouvelles sur le continent américain. La Hollande refuse et soutient la thèse de la liberté des mers. Il s’agit d’une zone internationale. Ils possèdent la nationalité de l’Etat dont ils sont autorisés à battre le pavillon.

expressément interdites par la convention de Montego Bay a. techniques et sociales concernant le navire. tous les Etats côtiers doivent coopérer pour faire fonctionner un service permanent de recherche et de sauvetage en mer. Ils doivent aussi adopter des règles pour sanctionner la rupture ou détérioration d’un câble ou d’un pipeline par le propriétaire d’un autre câble ou pipeline. les officiers et l’équipage pour les questions administratives. Tout Etat doit prévenir et réprimer le transport d’esclave. La Convention de Montego Bay reconnaît aussi la possibilité de battre le pavillon des NU. Tout Etat dit tenir un registre maritime où figurent les noms et caractéristiques des navires qui battent leur pavillon. sécurité et travail à bord). L’Etat du pavillon prend à l’égard des navires battant son pavillon les mesures nécessaires pour assurer la sécurité en mer (navigabilité. Par ailleurs. C’est une norme de jus cogens. Tout esclave qui se réfugie sur un navire quelque soit son pavillon est libre ipso facto.) Obligation de prêter assistance : tout Etat doit exiger du capitaine d’un navire battant son pavillon dès lors que cela est réalisable qu’il prête assistance à toute personne et à tout navire en détresse en mer. Il exerce sa juridiction sur tout navire battant son pavillon ainsi que sur le capitaine. L’esclavage Il est interdit. En cas d’abordage ou d’autre incident de navigation maritime engageant le responsabilité pénale disciplinaire du capitaine ou d’un membre d’équipage. b.naviguer que sous le pavillon d’un seul Etat sauf en cas de transfert de propriété du navire ou en cas de changement d’immatriculation. 2. santé. (Ex : navire de sauvetage en mer. des institutions spécialisées des NU ou de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Les Etats doivent coopérer pour conserver les stocks de poissons et des mammifères marins. Si un navire navigue sous le pavillon de plusieurs Etats. La piraterie 1 . ces obligations concernent la conservation des ressources biologiques de la haute mer. Les Etats doivent adopter les règles pour sanctionner la rupture ou détérioration d’un câble ou d’un pipeline par un navire battant leur pavillon ou par une personne relevant de leur juridiction. Règles relatives aux câbles et pipelines Tous les Etats ont le droit de poser des câbles et pipelines au-delà du plateau continental sur le fonds de la haute mer. b. c. Règles relatives à la pêche Tous les Etats et tous leurs ressortissants ont un droit de pêche en haute mer à condition qu’ils respectent la convention de Montego Bay. Activités illicites Il en existe 4. le principe est qu’il ne peut être intenté de poursuite pénale disciplinaire que devant les autorités de l’Etat du pavillon ou devant les autorités dont le capitaine ou le membre d’équipage a la nationalité. Aucun Etat ne peut y échapper. il ne peut se prévaloir d’aucune de ses nationalités ou être considéré comme sans nationalité ce qui est interdit. Immunité des navires utilisés exclusivement pour un service public non commercial (navire d’Etat).

Le pirate doit agir à des fins privées. Elle ne peut commencer qu’après l’émission d’un avertissement qui peut être vu ou entendu par le navire poursuivi et le droit de poursuite cesse dès que le navire poursuivi entre dans la mer territoriale de son Etat ou d’un autre Etat. Le trafic de drogue Tous les Etats doivent coopérer pour lutter contre le trafic de stupéfiant et de substance psychotropes auxquels se livrent des navires en haute mer.Elle est interdite. un aéronef ou des personnes des biens à bord d’un navire ou aéronef. S’ils sont dénués de fondement. Il existe une obligation de coopérer dans le domaine de la répression de la piraterie en haute mer. Si les soupçons subsistent. La piraterie s’entend de tout acte illicite de violence contre un navire. Les Etats doivent adopter des règles pour faire cesser les émissions non autorisées diffusées depuis la haute mer sur un navire battant leur pavillon. Il peut engager une telle poursuite s’il a de sérieuses raisons de penser que le navire a violé le droit de l’Etat côtier. Emissions non autorisées Diffusion depuis la haute mer d’émissions radiophoniques ou télévisées pour grand public sans autorisation de l’Etat receveur. Malte propose un régime inédit pour le fonds des mers et des océans. des aéronefs militaires. Le navire de guerre peut procéder à la vérification des titres autorisant le port du pavillon. 3. a la même nationalité que lui. il peut demander la coopération des autres Etats pour mettre fin à ce trafic. ou de l’Etat dont les communications sont brouillées. Droit de visite Un navire de guerre qui croise en haute mer un navire étranger ne bénéficiant d’aucune immunité peut arraisonner ce navire s’il pense qu’il se livre à une activité interdite ou s’il soupçonne que le navire. alors qu’il bat pavillon étranger. d. eaux archipélagiques. Ce droit peut également être exercé par des aéronefs militaires. norme de jus cogens. Quand un Etat a de sérieux soupçons sur un navire de son pavillon. mer territoriale). Mesures de police en haute mer a. c. II. il peut poursuivre l’examen à bord du navire. Toute personne diffusant des émissions non autorisées peut être jugée devant les tribunaux du pavillon du navire émetteur. Il propose la création d’une zone qui sera 1 . de l’Etat de la nationalité de la personne qui diffuse. Droit de poursuite L’Etat côtier peut exercer un droit de poursuite en haute mer. Grands fonds marins Lors des discussions à l’origine de la convention de Montego Bay. de l’Etat où l’émission est diffusée. zone contiguë. b. La poursuite doit commencer lorsque le navre étranger se trouve sur le territoire de l’Etat côtier (eaux intérieures. des navires ou aéronefs affectés à un SP et habilités à exercer le droit de poursuite. le navire arraisonné est dédommagé s’il n’a commis aucun acte le rendant suspect. Le droit de poursuite ne peut être exercé que par des navires de guerre. La poursuite doit être interrompue. de l’Etat d’immatriculation.

d’un Conseil. Notion de patrimoine commun de l’humanité Principe reconnu par l’article 136 de Montego Bay. La haute mer n’est pas dans la même optique. s’ils se sont concertés avec l’Etat côtier. 1 . Les Etats doivent coopérer pour la protection du milieu marin et de la vie humaine dans la zone. Utilisation pacifique Aucune activité militaire n’est possible. l’intérêt des pays en développement. Ces règles de responsabilité sont les mêmes pour les OI. Le droit de recherche scientifique est reconnu si elle est conduite à des fins exclusivement pacifiques. d’un Secrétariat et d’un organe. Ce système ne fonctionne pas vraiment car il y a peu d’exploitation du fond des mers et que certains Etats n’ont pas accepté l’Autorité. L’humanité toute entière est investie de tous les droits sur les ressources de la zone. Tous les Etats parties à la convention sont membres de l’Autorité qui a son siège à la Jamaïque. aucune personne ne peut s’approprier une partie de la zone ou de ses ressources. « l’entreprise » par lequel l’Autorité encadre les activités des Etats. B. les Etats peuvent exploiter le gisement côté zone. En cas de découverte archéologique. En cas d e bénéfice. Le principe est reconnu par l’AG. En 70. une partie doit être reversée à l’Autorité. les objets trouvés dans la zone sont conservés dans l’intérêt de l’humanité en tenant compte des droits préférentiels de l’Etat d’origine culturelle ou historique. Les activités dans la zone sont menées dans l’intérêt de l’humanité et notamment en prenant en compte. Elle est composée d’une Assemblée. Autorité des fonds marins La Convention de Montego Bay crée une OI pour encadrer les activités des Etats dans la zone. Enfin. Principes régissant la zone 1. elle doit donner une partie de ses bénéfices à l’humanité. les Etats doivent prévenir la pollution du littoral des Etats côtiers ainsi que les atteintes par la pollution aux intérêts des Etats côtiers. Les militaires peuvent être présents mais ils ne peuvent s’entraîner dans les grands fonds marins. Règles relatives au statut de la zone a. Elle est responsable des questions liées à la commercialisation des minéraux. Dans ce cas. Si une entreprise exploite les ressources du fond des mers. le principe de responsabilité des Etats est posé. 2. A. Les Etats doivent veiller à ce que les activités conduites dans la zone par leurs entreprises ou ressortissants respectent la convention de Montego Bay et que les Etats sont responsables des dommages résultant d’un manquement de leur part aux obligations qui leur incombent en vertu de la convention de Montégobé. C’est une internationalisation positive. les NU acceptent. Règles relatives aux activités des Etats dans la zone Les Etats doivent respecter les droits internationaux et les doits et intérêts légitimes des Etats côtiers notamment pour l’exploitation des gisements s’étendant au-delà du plateau continental.considérée comme faisant partie du patrimoine commun de l’humanité. Autre domaine : la pollution. b. Aucun Etat.

1er vol en 1890 et 1er vol commercial en 1914 en Floride. la Paname. Le nombre de passagers va doubler d’ici 2020. la navigation aérienne était anecdotique. Les capacités de transport sur des grandes distances sont améliorées et des équipements au sol sont aménagés. le 1 er bœing 747 est inauguré et c’est à ce moment là qu’apparaît le transport de masse aérien. Une Convention est signée sur la navigation aérienne pour traiter de tous les aspects techniques de l’exploitation et de l’organisation de l’aviation civile. Evolution du marché L’avion est devenu un moyen de transport de masse. les américains acceptent d’introduire la concurrence. En 52. Skyteam pour Air France KLM. Chapitre 3 : Espace aérien 1. Bassin amazonien (Pacte amazonien de 78). Aéroflotte et Air France). canal de Panama reliant l’Atlantique au Pacifique et canal de Kiel. L’avion devient un engin dual (pour les besoins civils et militaires). on espère beaucoup des 1ers supersoniques civils. Organisation de l’Aviation Civile Internationale. La WWI permet la réalisation de progrès techniques dans le domaine de l’aviation avec l’apparition d’avions plus sûrs. Les transporteurs créent leur propre association IATA. le 1 er jet permet des trajets plus rapides. En 46. Marché du transport aérien a. Les 1ères compagnies aériennes commerciales voient le jour (KLM. Le marché se restructure. l’avion devient le moyen de transport privilégié. les 1ers vols transatlantiques concurrencent les grands paquebots. Elle pose des règles minimums mais le développement du transport aérien s’effectuera dans le cadre de conventions bilatérales voire multilatérales. Elle a un potentiel de destruction. A la fin de la WWI.Chapitre 2 : Fleuves et canaux internationaux Ils sont réglementés par des conventions internationales. Elles créent également des organismes de contrôle et de coordination dont certains prennent la forme d’OI. L’A380 offre encore plus de places (840). A partir de 1400 km de distance. la Conférence de Chicago adopte une convention (convention de Chicago). En 69. la conférence de la paix à Paris en 19 est amenée à s’interroger sur l’évolution du transport aérien et notamment à des fins pacifiques. coopération en matière de protection de l’environnement. En 68. coopération entre Etats riverains en matière d’utilisation des eaux des fleuves. Une 1ère conférence de codification est réunie en 1910 pour poser les grands principes du droit aérien. Des progrès sont de nouveau réalisés pendant la WWII. L’aviation sert aussi aux militaires.… Ces conventions ont à peu près les mêmes dispositions : liberté de navigation dans le respect des droits et intérêts légitimes des Etats riverains. En 78. plus rapides permettant le transport de personne sur des distances courtes. Les compagnies coopèrent entre elles. Canal de Suez reliant la Méditerranée à la mer Rouge. Des alliances se développent entre grands groupes : Alliance One world autour de British Airways. Le transport aérien se libéralise. 2. chargée d’adopter des règles concernant le transport et la sécurité de la navigation aérienne. Beaucoup de 1 . Danube. En 44. Elle crée une OI. Histoire de la régulation de la navigation aérienne Avant la WWI.

b. L’avion devient accessible à tous. Compétences des Etats En droit aérien. Chaque Etat a la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au dessus de son territoire terrestre mais également au dessus de son territoire maritime. Acteurs du marché . CIJ. Section I : Règles relatives à la navigation aérienne Champ d’application : le droit aérien international concerne l’utilisation des aéronefs civils. Le principe de base est l’autorisation de survol. les constructeurs d’avion (Boeing qui dominait le marché civil jusqu’en 2003. Statut de l’espace aérien L’espace aérien n’est pas une zone internationale.Les avionneurs. a. les hélicoptères et les drones (appareil sans pilote). 1. on est sur le territoire d’un Etat. 1986. modèle de coopération européenne). il n’existe pas de délimitation horizontale entre l’espace aérien et l’espace stratosphérique. . L’espace aérien national Le principe fondamental posé en droit aérien et codifié par l’art 1 de la convention de Chicago est celui de la souveraineté de l’Etat sous jacent. le territoire aérien de l’Etat s’étend jusqu’à la limite extérieure de la MT. Tout survol non autorisé est une violation de la souveraineté de l’Etat. Peuvent être exemptés du régime d’autorisation les services internationaux non réguliers et les services internationaux non commerciaux. Un aéronef d’Etat est utilisé par les services militaires. . L’espace aérien est délimité par le territoire de l’Etat. il n’existe pas de coutume internationale qui garantit la liberté de plein droit de survoler le territoire d’un Etat. Règles générales A. Lorsqu’on survole le territoire d’un Etat. arrêt relatif aux activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci. Londres est le 3 ème aéroport du monde et Charles de Gaulle le 8ème. les dirigeables. entraînant une baisse des prix.Les aéroports. La délimitation peut paraître nécessaire car l’espace extra atmosphérique est une zone internationale. Lorsque l’Etat a une façade maritime et une MT. Pour exploiter un service aérien international au dessus et à l’intérieur du territoire d’un Etat. il faut également une autorisation. Les aéronefs d’Etat ne sont pas couverts par cette convention. Cela inclut les avions.compagnies aériennes disparaissent ainsi (ex : la Paname). La plus importante en Europe est Air France KLM en terme de nombre de passagers. Par contre. L’Etat doit toujours donner son autorisation pour le survol de son territoire.Les transporteurs. « villes » autour du transport aérien. Airbus. Les drones (aéronefs sans pilote) ne peuvent être exploités 1 . autrement que par les réactions de l’air contre la surface de la terre. Il se définit dans l’annexe deux de la convention de Chicago comme un appareil capable de se soutenir dans l’atmosphère grâce aux réactions de l’air. les compagnies aériennes dont les plus importantes sont américaines. I. Une nouvelle forme de compagnie se développe : les low costs. par les services de douane ou par la police.

Chaque Etat peut être amené à dresser une liste des transporteurs interdits sur le territoire. L’Etat peut toujours interdire l’exploitation de services internationaux sur son territoire. l’avion survolait une zone interdite de survol à la suite d’une erreur technique des instruments de bord. Dans des circonstances exceptionnelles. Chaque Etat. Il doit informer l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale de l’emplacement de ces zones.au-dessus d’un territoire sans autorisation de l’Etat. qui transportait des passagers. peut donner à un aéronef toutes les instructions pour mettre fin à toutes les violations du DI. Quand un aéronef pénètre dans une zone interdite. En France. Tout le trafic international est géré dans le cadre d’accords bilatéraux. L’Etat peut établir des zones interdites (art 9). Les Etats doivent introduire dans leur droit national des règles qui s’appliquent à leurs aéronefs pour qu’ils respectent les mesures prises dans le cadre du pouvoir de riposte. une liste de 96 compagnies aériennes interdites de vol dans l’Union Européenne a été publiée. Droits de protection de l’Etat Les Etats ont un pouvoir de riposte en cas de violation de la convention de Chicago et en cas d’atteinte réelle ou potentielle à la souveraineté de l’Etat. L’Etat doit s’abstenir de recourir à l’emploi des armes contre les aéronefs civils en vol et en cas d’interception la vie des personnes qui se trouvent à bord et la sécurité des aéronefs ne doivent pas être mises en danger. ou l’avion est abattu par erreur en le prenant pour un avion militaire. y compris en cas de survol du territoire sans autorisation. il sert de base à tous les autres accords en matière de circulation aérienne. Le Cameroun a estimé qu’il s’agissait d’une interdiction visant à renforcer le contrôle de la France sur l‘Afrique. Chaque Etat est en droit d’exiger l’atterrissage à un aéroport désigné à un aéronef civil qui survole son territoire sans titre ou si l’Etat à des motifs raisonnables de conclure que l’aéronef est utilisé à des fins incompatibles avec les buts de la convention de Chicago. Le bœing 747 de la « Korean Airlines » est abattu le 1er septembre 83 par l’armée soviétique qui invoquait une violation de son espace aérien. 2. Pour des questions de 1 . le 11 septembre 2001. La France a interdit Cameroun Airlines. il peut restreindre ou interdire temporairement avec effet immédiat les vols au dessus de tout ou partie de son territoire. l’avion entre dans une zone internationale dont le principe est la liberté de survol. Ils s’engagent à interdire l’emploi de leurs aéronefs à des fins incompatibles avec les buts de la convention de Chicago. b. Il amende la convention de Chicago et introduit l’article 3 bis qui redéfinit le pouvoir de riposte de l’Etat. Au-delà. Le 1er signé est l’accord du 11 février 46 entre les EU et le RU. les EU ont fermé leur territoire aérien national. Trois thèses sont défendues : l’avion. en cas de violation de la convention. Les Etats ont adopté le protocole de Montréal du 10 mai 84 pour fixer les limites au pouvoir de riposte. En Mars 2006. L’espace aérien international La souveraineté de l’Etat s’étend jusqu’à la limite extérieure de sa MT. Ce pouvoir de riposte a été redéfini en 83 suite à un incident. Par ex. six compagnies aériennes sont interdites (compagnie américaine Air Saint Thomas par exemple). Il peut pour des raisons de nécessité militaire ou de sécurité publique de restreindre ou interdire le vol de certaines zones de son territoire par des aéronefs étrangers à condition que l’interdiction s’applique à tous les Etats sans discrimination. était aussi utilisé à des fins d’espionnage. il doit atterrir dès que possible dans un aéroport désigné par l’Etat. L’Etat peut également prendre des mesures efficaces pour prévenir la propagation des épidémies et des maladies contagieuses par voie aérienne.

il y a des droits et des libertés mais ils ne peuvent s’obtenir qu’à travers des négociations bilatérales et régionales. b.3ème liberté : droit de débarquer dans un Etat du trafic en provenance de l’Etat dont le transporteur à la nationalité . Contenu des libertés. le transport de marchandise et le transport de courrier. a. B. Libertés de l’air Lors de la conférence de Chicago. l’OACI peut établir des règles pour la navigation au dessus de la HM. 1.9ème liberté : droit de transporter du trafic entre deux points de l’Etat qui accorde le droit (ex : liaison Mexico .4ème liberté : droit d’embarquer dans un Etat du trafic à destination de l’Etat dont le transporteur a la nationalité . Canada).1ère liberté : droit de survol d’un Etat sans y atterrir .2ème liberté : droit d’atterrir dans un Etat pour des raisons non commerciales (ex : panne technique) . les 4 autres sont développées en pratique (libertés additionnelles). Libertés accordées aux services aériens réguliers Les services aériens réguliers sont périodiques et rendus publics. au moyen d’un service qui commence ou se termine à l’extérieur du territoire de l’Etat qui accorde le droit .7ème liberté : droit de droit de transporter du trafic entre deux autres Etats sans obligation d’inclure dans cette opération un point du territoire de l’Etat dont le transporteur a la nationalité (sans escale) . La convention est un compromis.6ème liberté : droit de transporter du trafic entre deux autres Etats en passant par l’Etat dont le transporteur à la nationalité (escale) . Dans les espaces nationaux.Acapulco par une compagnie canadienne) Le trafic est à la fois le transport de personnes. deux thèses s’affrontent : liberté de survol absolue (EU) et liberté de survol contrôlée (UK.sécurité.8ème liberté : droit de transporter du trafic entre deux points de l’Etat qui accorde le droit. Libertés accordées aux services aériens non réguliers 1 . La convention distingue les libertés accordées aux services aériens réguliers et libertés accordées aux services aériens non réguliers. Les libertés sont au nombre de 9 : 5 sont reconnues par les textes de l’OACI. La liberté de survol ne concerne que la zone internationale. L’OACI n’a pas de compétence d’exécution.5ème liberté : droit de débarquer et d’embarquer du trafic dans un Etat en provenance ou à destination de l’Etat dont le transporteur a la nationalité Il y a 4 libertés additionnelles qui sont des combinaisons . . tous les Etats doivent donc coopérer pour assurer la réglementation de la sécurité aérienne au dessus de la HM.

Un accord type comprend l’octroi des droits et des libertés (toutes : ciel unique ou certaines). L’idée est de négocier les droits et libertés mais aussi le trafic (fréquence et taille des vols). la désignation est multiple (dont Air Canada. les points dans les pays d’arrivée et les points au delà). ouvrir l’espace aérien était une question politique. Octroi des libertés Les droits des services aériens réguliers sont acquis sur la base d’accords bilatéraux voire régionaux. Ce sont en réalité les compagnies qui font tout le travail. Ils sont considérés comme ressources naturelles des Etats. des services gouvernementaux intéressés et les compagnies aériennes intéressées y participent. Le tableau des routes et droits applicables prévoyait une liberté sur la route France Montréal Points Points Points Points au delà d’origine intermédiaire d’arrivée s France Montréal + Toronto Points d’origine Points Points d’arrivée Points au delà intermédiaires Canada Londres et Munich France Afrique (4 pays non francophones) 1 . c’est une question économique. une de chaque Etat. Les accords sont tous sensiblement les mêmes. l’accord prévoit à quelles conditions les tarifs sont désapprouvés : la désapprobation est simple : l’accord peut être rejeté par l’une des deux autorités ou double : l’accord doit être rejeté par les deux autorités). En annexe. tableau des routes et des droits applicables (routes concernées par les droits et libertés. il indique les points d’origine. 2. désignation des bénéficiaires (double : deux compagnies. Dans les années 50. des transports. Les Etats s’échangent des droits.La réglementation des charters en matière de liberté se fait essentiellement sur la base de réglementation nationale. Ex : accord France – Canada (1976) : aucun droit n’est exclu en principe mais ceux qui s’appliquent doivent figurer dans l’accord. les points intermédiaires. et le droit d’embarquer ou de débarquer du trafic avec possibilité de restriction par l’Etat d’embarquement ou de débarquement. les tarifs sont rejetés sur le principe de la double désignation. Air France…). accord sur les tarifs (le principe est que les compagnies doivent publier leurs tarifs par classe et catégorie et les déposer au près des autorités des deux pays concernés. Des négociations commerciales portent sur les ressources naturelles : les passagers. figurent les itinéraires desservis (nombre de vols par semaine et les appareils utilisés par itinéraire). Aujourd’hui. le droit de faire escale sur le territoire de l’Etat contractant. des quotas de passagers sont fixés par l’accord. Néanmoins : droit de pénétrer sur le territoire d’un Etat contractant droit de traverser en transit le territoire de l’Etat contractant. Les représentants du ministre des affaires étrangères. sont désignées ou multiples : chaque pays peut faire bénéficier plusieurs compagnies aériennes).

le carnet de route. Ils ne peuvent être utilisés qu’après autorisation de l’Etat d’immatriculation. Les Etats peuvent imposer des redevances pour l’utilisation des aéroports et des installations et services de navigation aérienne à condition que ces redevances soient appliquées sans discrimination entre tous les Etats. Il ne peut être immatriculé dans plus d’un Etat mais son immatriculation peut être transférée d’un Etat dans un autre. les licences pour les appareils radio électriques. Le principe est celui de la reconnaissance internationale de ces documents. Aux EU. Corollaires des libertés a. L’aéronef doit porter les marques de nationalité et d’immatriculation qui lui sont propres. Les appareils photographiques peuvent être interdits ou leur usage réglementé par les Etats. Le Canada a demandé deux points intermédiaires ETC…. le décollage est interdit. L’Etat a le droit pour des raisons d’OP et de sécurité de réglementer ou d’interdire le transport à l’intérieur ou au dessus de son territoire d’articles et de matériels à condition que l’interdiction soit appliquée sans discrimination entre les aéronefs nationaux et les aéronefs étrangers. 3. il faut avoir un passeport biométrique et les compagnies doivent communiquer aux autorités américaines des informations concernant les passagers. . le certificat de navigabilité. la liste complète des passagers et s’il transporte du fret. Les Etats doivent transmettre des rapports d’immatriculation à la demande de tout autre Etat membre de l’OACI ou de l’OACI. notamment en matière de santé. d’immigration. Nationalité : l’art 17 pose le principe que l’aéronef a la nationalité de l’Etat dans lequel il a été immatriculé. Si un document manque. la France voulait la liberté pour Toronto en échange de toute la France et de la possibilité d’aller à 4 points en Afrique non francophone depuis la France par exemple pour le Canada. les licences pour chaque membre d‘équipage. . La négociation se poursuit ensuite sur le nombre de rotation par semaine et sur les créneaux. Règles relatives aux aéronefs . Documents de bord : tout aéronef employé à la navigation internationale doit avoir à bord un certain nombre de documents : le certificat d’immatriculation. Les autorités de chaque Etat ont le droit de visiter les appareils au départ et à l’arrivée pour vérifier que les documents sont à bord mais ne doivent pas causer de retard déraisonnable à l’avion. b. . des déclarations détaillées relatives au fret. Règlement de l’air Les aéronefs doivent respecter les lois et règlements de l’air des Etats relatifs à l’entrée et à la sortie de leur territoire de passagers et de marchandises. Mesures destinées à faciliter la navigation aérienne 2 . de douane. Cargaison : le matériel de guerre ne peut être transporté à bord d’aéronefs civils sauf permission de l’Etat survolé. c. Equipements et appareils à bord : tous les appareils radio doivent respecter les lois de l’Etat à l’intérieur duquel ils sont autorisés.Ultérieurement.

La faut n’a pas à être démontrée. Au cours de la procédure. il y a indemnisation : responsabilité quasi systématique ou quasi objective. 1. En cas d’aéronef en détresse. En cas d’accident sur le territoire d’un Etat. des biens non liés au domaine aérien. Il peut prouver qu’il n’est pas l’exploitant. 92 : dans la banlieue d’Amsterdam. Les Etats doivent fournir sur leur territoire des aéroports et des services radio électriques. météo et des services de navigation aérienne pour faciliter la circulation des aéronefs. Donc. Aujourd’hui. il peut présenter des preuves pour démontrer qu’une autre personne est l’exploitant. Les résultats lui sont communiqués. Un aéronef est en vol depuis le moment où la force motrice est employée pour décoller jusqu’au moment où l’atterrissage a pris fin. l’Etat engage sa responsabilité. Le droit à réparation Art 1er de la Convention : toute personne qui subit un dommage à la surface a droit à réparation dès lors qu’il est établi que le dommage provient d’un aéronef en vol ou d’une personne ou d’une chose qui tombe d’un aéronef en vol. En France. Dès lors que le dommage est causé par un aéronef en vol. L’identification du responsable a. s’il est dû à une défaillance des services de navigation aérienne.Les Etats s’engagent à simplifier les formalités liées à la navigation aérienne (douane et immigration notamment). 2. Le propriétaire inscrit au registre d’immatriculation est présumé être l’exploitant et donc présumé être responsable. 2 . Si une personne utilise un aéronef sans l’accord de celui qui a le droit de le diriger. En cas d’accident. elle limite l’étendue des responsabilités encourues. La Convention relative aux dommages causés aux tiers à la surface par des aéronefs étrangers (Rome 1952) a pour objectif d’assurer une réparation équitable aux personnes ayant subis des dommages causés à la surface par des aéronefs étrangers et de ne pas entraver le développement du transport aérien international. Dommages causés à la surface par des aéronefs étrangers Questions relatives au crash d’avion et aux conséquences de ces accidents sur des personnes. celui-ci doit ouvrir une enquête sur les circonstances de l’accident et l’Etat d’immatriculation peut nommer des observateurs pour assister à l’enquête. un avion s’écrase sur un immeuble et tue 43 personnes dont seuls 4 étaient à bord. II. chaque Etat doit prendre toutes les mesures raisonnables pour porter assistance à l’aéronef en détresse sur son territoire et coopérer quand des aéronefs sont portés disparus. Responsabilité de l’exploitant L’obligation de réparer incombe à l’exploitant de l’aéronef. Règles spéciales A. celui-ci est solidairement responsable avec l’usager illégitime sauf s’il prouve qu’il a tout mis en œuvre pour éviter cet usage illégitime. c’est le Bureau Enquête et Accident. le moyen le plus sûr est le GPS qui permet une localisation exacte. Ces services relèvent de la responsabilité des Etats. Il n’y a pas de réparation quand le dommage n’est pas la conséquence directe de l’aéronef ou lorsqu’il résulte du seul passage de l’aéronef à travers l’espace aérien conformément aux règles de circulation applicables (ne garantit pas le dommage de nuisance sonore par exemple).

les aéronefs en cause ont conjointement causé le dommage. Au-delà. La limitation de la responsabilité Cela compense ce régime avantageux pour la victime. maximum 300 000DTS. si l’infraction a été commis par ou contre un ressortissant de l’Etat ou une personne qui a sa résidence permanente dans cet Etat. B. C’est une unité de mesure gérée par le FMI. Cas d’exonération Lorsque la personne voit sa responsabilité engagée. 4 exceptions : si l’infraction a produit des effets sur le territoire de l’Etat qui souhaite intervenir. 1 DTS = 1. 3. d’un certain poids. 5 millions DTS plus 65 DTS par KG excédant 30 000 kg. b. un kamikaze monte dans un avion américain avec des explosifs dans ses chaussures. Pareil en cas de faute de la victime. 4. Le montant de la responsabilité est établi en droit de tirages spéciaux. si l’infraction compromet la sécurité de l’Etat et si elle constitue une violation des règles relatives au vol ou à la manœuvre des aéronefs en vigueur dans l’Etat. Pouvoir du commandant de l’aéronef 2 . Pour les aéronefs dont le poids est inférieur ou égal à 2 000kg. L’exploitant de chacun des aéronefs en cause est responsable.2 euros. Régime des infractions liées aux aéronefs 1. Un Etat autre ne peut gêner l’exploitation d’un aéronef en vue d’exercer sa compétence pénale à l’égard d’une infraction à bord. le montant s’élève à 2. ou lorsqu’un aéronef gêne un autre et conduit à un dommage. la douane et la police a. Pluralité d’aéronefs En cas de collision d’aéronef en vol et de dommages au sol. b. Infractions à bord des aéronefs Ex : en décembre 2001. L’étendue de la réparation est fixée en fonction du poids maximum de l’aéronef autorisé au décollage par le certificat de navigabilité. Elle ne s’applique pas aux aéronefs utilisés par l’armée. Quand poids supérieur à 30 000 kg. Compétence L’Etat d’immatriculation est compétent pour connaître des infractions commises à bord et des actes commis à bord. Il y a 5 seuils fixés par la Convention. elle n’est pas obligée de réparer le dommage si celui-ci est la conséquence directe d’un conflit armé ou de trouble civil ou si le responsable a été privé de l’usage de l’aéronef par un acte de l’autorité publique. Une Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs signée à Tokyo en 63 : elle s’applique aux infractions aux lois pénales et à tous les actes qui compromettent la sécurité de l’aéronef ou la sécurité de personnes ou biens à bord et à tous les actes qui peuvent compromettre ou compromettent le bon ordre et la discipline à bord. la responsabilité ne peut dépasser tel montant.

Un Etat peut assurer la détention d’une personne qui est présumée avoir commis une infraction à bord. pour maintenir le bon ordre et la discipline à bord et pour lui permettre de remettre toute personne qui a commis un acte visé par la Convention aux autorités compétentes ou pour débarquer cette personne. Les infractions à l’encontre des aéronefs prennent une nouvelle tournure avec le conflit israélo palestinien. Champ d’application de ces conventions Infractions pénales concernées : . trois avions de ligne détournés par des palestiniens se posent en Jordanie. des cubains détournent des avions pour fuir aux EU. En 72. A partir de 75. le bœing 747 de la Panam explose au dessus de l’Ecosse (259 morts). Les mesures de contrainte cessent au moment de l’atterrissage.Le commandant peut prendre toutes les mesures raisonnables pour garantir la sécurité de l’aéronef. Lorsqu’il remet la personne qui a commis une infraction. Ils ont l’obligation de recevoir la personne qui est remise par le commandant de l’aéronef. En 59. Répression des infractions à l’encontre des aéronefs Détournement aérien et attentat. Au début. le commandant doit informer les autorités compétentes de l’Etat du lieu d’atterrissage. Attentats du 11 septembre 2001. l’airbus A330 entre Alger et Paris est détourné. l’Etat doit prendre contact avec un représentant de l’Etat de la nationalité de la personne détenue. L’avion se pose à Marignan.Actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile : énumérés à l’art 1er de la Convention de Montréal (5) : l’acte de violence à l’encontre d’une personne qui se trouve à bord et qui est de nature à compromettre la sécurité de l’aéronef. • Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronef du 16 décembre 1976 à la Haye et Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile du 23 septembre 1971 à Montréal. Ce sont des actes isolés sans réel motif politique.La capture illicite d’aéronef : acte d’une personne qui à bord d’un aéronef en vol illicitement et par violence ou menace de violence s’empare de cet aéronef ou exerce le contrôle ou tente de commettre l’un de ces actes. Le 21 décembre 1988. il doit également communiquer les éléments de preuve et d’information. ce sont des détournements en 1930 et 1931 au Pérou. Des vols sont détournés par des ressortissants du bloc de l’Est vers l’Europe de l’Ouest pour demander l‘asile politique « vols vers la liberté ». Les otages sont libérés et les pirates font exploser les avions. 2. le fait de placer sur un aéronef en service des substances propres à la détruire ou qui peuvent provoquer des dommages qui le 2 . la destruction de l’aéronef en service ou tout dommage qui rend l’aéronef inapte au vol ou qui compromet sa sécurité en vol. vague de détournements notamment en 47. Ensuite. Plus récemment. avec la GF. 1ers attentats à la bombe pour des raisons politiques. a. Pouvoirs et obligations des Etats Les Etats doivent permettre au commandant de tout aéronef de débarquer toute personne. Dans ce cas. des personnes ou des biens à bord. Les otages sont retenus 6 jours le temps des négociations. c. . Lorsqu’un aéronef atterrit dans un Etat. La Libye refuse de laisser faire l’enquête et l’ONU décide un embargo contre la Libye.

la destruction des installations ou des services de navigation aérienne ou tout dommage à des installations ou des services de navigation aérienne qui entraînent un risque pour la sécurité des aéronefs en vol et la communication d’une information fausse qui compromet la sécurité d’un aéronef en vol. 2ème : tout Etat doit prendre les mesures nécessaires pour établir sa compétence dans les cas suivants : si l’infraction est commise à bord d’un aéronef immatriculé dans cet Etat. Un aéronef est considéré comme en vol lorsque toutes les portes extérieures sont fermées en vue du décollage jusqu’à l’ouverture d’une porte en vue du débarquement. Régime d’harmonisation de la convention de Varsovie Signée en 29. Ces règles ont été harmonisées par une Convention en 29 signée à Varsovie et révisées par la convention de Montréal de 99. si l’aéronef à bord duquel l’infraction est commise atterrit sur son territoire avec l’auteur présumé de l’infraction se trouvant encore à bord. bagages et marchandises effectué par aéronef contre rémunération. Elles ne s’appliquent que si le lieu de décollage ou d’atterrissage est situé hors du territoire d’immatriculation de l’aéronef. 3ème : les Etats doivent assurer la détention de tout auteur présumé d’une infraction visée lorsqu’il se trouve sur le territoire d’un Etat contractant. Obligations des Etats 1ère : les Etats s’engagent à réprimer les infractions visées par les conventions et à appliquer des peines sévères. En cas d’atterrissage forcé. Il est en service depuis le moment où le personnel au sol commence à la préparer en vue d’un vol jusqu’à l’expiration d’un délai de 24 heures suivant tout atterrissage. de douane et de police. elles peuvent s’appliquer au transport gratuit. il est toujours en vol jusqu’à ce que l’autorité compétente prenne en charge l’aéronef et les personnes et biens à bord. Exceptionnellement. Elles s’appliquent à tout transport international de personnes. 4ème : les Etats doivent procéder immédiatement à une enquête préliminaire. Elles s’appliquent lorsque les points de départ et de destination sont situés soit sur le territoire de deux Etats ou sur le territoire d’un seul Etat si une escale est prévue. Ce sont des règles permettant le développement du transport aérien. A. Principes 2 . si l’infraction est commise à bord d’un aéronef donné en location sans équipage à une personne qui a le siège principal de son exploitation ou sa résidence permanente dans cet Etat. Section 2 : Règles relatives au transport aérien Ce sont les règles de base qui encadrent les relations entre le transporteur et ses clients. 5ème : l’Etat sur le territoire duquel l’auteur présumé de l’infraction est découvert doit soit juger soit extrader celui-ci. rendent inapte au vol ou compromettent sa sécurité en vol. I. Elles régissent des relations privées. elle pose les principes de base du transport aérien. b. Ces conventions ne s’appliquent pas aux aéronefs utilisés à des fins militaires.

Le passager doit avoir une fiche d’identification pour chaque bagage enregistré. en cas de dommage causé au bagage ou à la marchandise.Elle pose des règles en matière de documents de voyage : un titre de transport individuel ou collectif doit être délivré. Le transporteur ne peut être exonéré que sous la double condition de la faute de la victime et de la preuve qu’il a pris toutes les mesures pour éviter le dommage survenu. tribunal du lieu où le transporteur possède un établissement qui a permis la conclusion du contrat de transport et le tribunal du lieu de destination. les passagers peuvent agir en responsabilité contre le transporteur qui a vendu le titre ou celui qui a assuré matériellement le transport. Modifications progressives Plusieurs conventions ont été adoptées ensuite mais tous les Etats ne sont pas parties. Moins d’un accident mortel par million de d’heures de vol (1 pour 2). En 71. l’indemnisation est plafonnée. Il n’est jamais entré en vigueur par manque de ratification. les Etats concluent un protocole qui introduit un régime de responsabilité objective du transporteur et qui relève le montant des réparations dû en cas de dommage corporel. au-delà de ce montant. La présomption de faute de l’employeur avantage les victimes. tribunal du siège principal de l’exploitation. un second niveau de responsabilité est instauré basé sur la faute présumée du transporteur. Il peut s’exonérer en prouvant qu’il n’a commis aucune faute ou que le dommage est dû à la faute exclusive d’un tiers. il y aura un accident mortel par semaine au niveau mondial. Il doit comporter l’identification des points de départ et de destination et les escales.seules 4 juridictions sont compétentes : tribunal du domicile du transporteur. la Convention établit des règles pour permettre une indemnisation des victimes par le transporteur. notamment celui du plafond d’indemnisation. Dans ces cas là. Cette convention unifiait le cadre juridique applicable au plan international pour le transport aérien. Le 1er accident a lieu en 1928 au Brésil et cause la mort d’une partie de l’élite intellectuelle.principe de prescription biennale . II. La Convention de Montréal Elle est adoptée en 1999. En contrepartie. Le droit du transport aérien devenait illisible avec les nouvelles conventions. Il est possible de déplafonner l’indemnisation : la victime ou ses ayants droits doit démontrer la faute inexcusable du transporteur. 2 . B. Le plus meurtrier a eut lieu en 77 aux Canaries : deux avions entrent en collision (580 morts). le nombre de morts n’évolue pas. La Convention introduit une 5ème juridiction en cas de dommage corporel : tribunal de la résidence permanente ou principale de la victime. Les Etats ont décidé d’adopter une nouvelle convention. Le plafond de responsabilité a été doublé. Elle s’applique en cas de mort ou lésion subie par le passager. La Convention établit certains éléments de procédure et de compétence : . En 2010. Elle prend en compte les progrès de la technique qui ont accru la sécurité des aéronefs et donc modifie les principes de Varsovie. Elle adopte le principe de responsabilité civile illimitée du transporteur aérien en cas de dommage corporel : responsabilité objective de plein droit du transporteur jusqu’à hauteur d’environ 135 000 euros. Le montant pour les dommages corporels s’élève à 11 200 euros. Eté meurtrier en 2005 : 4 accidents dont 3 mortels. En 61. Néanmoins. Responsabilité quasi systématique du transporteur. Depuis plusieurs années. on prévoit une augmentation du transport aérien et donc une augmentation des accidents.

Cela coûte très cher de quitter l’attraction terrestre. L’Inde est le pays qui investit le plus dans le spatial. les EU suivent. Il a été exploité dans le prolongement des découvertes de la WWII et dans le contexte de la GF. L’espace a d’abord été exploré à des fins politiques. Principes fondamentaux du droit de l’espace Ils sont posés par le traité de 67 qui codifie le droit de l’espace né dans le cadre de coutumes développées par les EU et l’URSS à partir de 57. Les Etats ne voulaient pas consacrer le principe d’utilisation à des fins non militaires. il s‘explique par la conquête de la Lune notamment. La France veut faire de la Guyane un port spatial. La politique spatiale chinoise a lancé son 1 er astronaute en reprenant un vaisseau russe. Section 1 : Droit de l’espace Il est élaboré dans le cadre des NU dans les années 60-70. Possibilité de faire passer au dessus d’un Etat un satellite sans autorisation de l’Etat. L’Europe essaye de maintenir son rang et la Russie ne peut plus financièrement compter mais elle a un savoir technique tel qu’elle doit être prise en compte. L’espace proche est très stratégique.Chapitre 4 : L’espace extra atmosphérique L’espace est à 100-110 km d’altitude. Les personnes privées peuvent développer des activités dans l’espace extra atmosphérique mais à la double condition d’avoir été autorisées par un Etat et d’être continuellement surveillées par cet Etat. Il est très difficile d’atteindre l’espace extra atmosphérique et ce. Les Etats n’ont pas voulu délimiter ces deux zones pour éviter de limiter les activités dans l’espace extra atmosphérique. 5 grandes conventions sont adoptées : le traité de l’espace en 1967. Ce principe est fondamental.3ème : principe d’utilisation pacifique. Les deux puissances spatiales ont décidé de consacrer ce principe pour éviter que le 1er qui atteint la Lune se l’approprie. C’est parce qu’il y a eut la GF que des I massifs ont été fais dans les programmes spatiaux en URSS et aux EU. la convention sur l’immatriculation des objets lancés dans l’espace de 1975 et l’accord sur la lune et les autres corps célestes de 1979. Il faut distinguer l’espace « circum » terrestre (proche de la Terre) et les corps célestes. de l’utiliser à des fins scientifiques et la liberté de l’utiliser à des fins commerciales.1er : liberté de l’espace extra atmosphérique qui comprend la liberté d’y accéder. L’Europe doit donc suivre. Ils 2 . Il n’y pas de délimitation juridique écrite entre l’espace aérien et l’espace atmosphérique. Tous les Etats bénéficient de cette liberté. La Chine est très ambitieuse au niveau spatial. Cela vaut aussi pour tous les corps célestes et leurs ressources. Il devient ensuite un enjeu militaire car c’est le meilleur endroit pour voir. Une compétition motive aujourd’hui les Eu et la Chine. l’accord sur le retour des astronautes et la restitution des objets lancés dans l’espace de 1968. . écouter la Terre et communiquer avec elle. Tout a été fait entre 57 (1ersatellite) et 69 (1erhomme sur la Lune). . Il est également exploité à des fins civiles et commerciales (télécommunications et télévision par satellite). Cette règle bénéficie aux puissances spatiales. Les OI bénéficient également de cette liberté mais de façon indirecte à travers la liberté de leurs Etats membres.2ème : principe de non appropriation de l’espace extra atmosphérique (différence avec le régime de l’espace aérien). pour des raisons économiques. la convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux de 1972. I. Emplacement stratégique extrêmement important. .

Le retour des astronautes et la restitution des objets lancés dans l’Espace.  Régime particulier de protection des astronautes. l’espace. pour guider des armes par satellites. Un missile porteur d’arme nucléaire peut être lancé. L’espace peut être utilisé pour l’espionnage. ont opté pour un strict minimum car la règle interdit de placer en orbite autour de la Terre des armes de destruction massive.restitution des objets tombés de l’Espace sur un territoire étranger Avec le développement du tourisme spatial. quelque soit leur nationalité et leur localisation sur Terre. (C’est le droit de la propriété intellectuelle américain qui régit les inventions faites à bord des navettes américaines) Responsabilité directe des Etats pour la conduite d’activités nationales dans l’espace. Toute application spatiale militaire ne pourra pas être éliminée. 4 Conventions ont été prises pour le compéter : II. Convention conclue en 1968. Il y avait deux problèmes qui inquiétaient les Etats :  Le risque d’accident  L’espionnage L’accord de 1968 rappel un principe de base du traité de l’espace : . Tous les Etats doivent collaborer pour les secourir. La responsabilité pour dommages causés par les activités spatiales Les puissances spatiales ont reconnu le caractère à haut risque de leurs activités. . Elle permet l’utilisation de l’espace pour le transit d’armes de destruction massive. La juridiction applicable aux activités se déroulant dans l’espace extra atmosphérique : C’est l’Etat d’immatriculation qui exerce sa juridiction et son contrôle sur les objets lancés dans l’espace extra atmosphérique. très avantageux pour les victimes. Ces principes figurent dans le traité de l’espace de 1967 ayant portée coutumière. l’Etat de la nationalité de l’entreprise est internationalement responsable. Les militaires peuvent s’y rendre mais que pour des activités pacifiques et scientifiques. III. les USA ont décidé d’adopter une loi nationale pour réglementer le transport spatial de passagers. Les Etats sont responsables des activités exercées par les entités gouvernementales et les entités non gouvernementales. Dès lors qu’une entreprise privée développe une activité dans l’espace. Régime juridique spécial. Toute puissance militaire a besoin de l’outil spatial.les astronautes sont considérés comme des envoyés de l’humanité dans l’espace. On ne va pas adopter un traité international tant que le tourisme spatial ne s’est pas développé. Cette règle est générale et n’empêche pas le placement d’armes dans l’espace. La Lune et les corps célestes n’ont pas de valeur stratégique : donc utilisation à des fins exclusivement pacifiques.  Convention de 1972 2 .

V. L’Etat de lancement doit tenir un registre national sur lequel figure les infos de base pour tout objet lancé dans l’espace atmosphérique. comme le fond des mers. En 1979.Les dommages causés dans l’espace : L’Etat de lancement est responsable si sa faute est prouvée. C’est une course qui a coûté extrêmement cher à tout le monde. . (Horizon 2015 pour le retour de l’Homme sur la Lune. la question qui se posait était comment exploiter les ressources naturelles de la Lune et des autres corps célestes ? On pensait au début des 70’s que l’exploitation Lunaire serait très prometteuse. => registre international public La question se pose pour les objets militaires. L’immatriculation des objets lancés dans l’espace. 2030 sur Mars) Section 2 Le régime juridique des applications spatiales A 90%. Cependant. 2 . Le problème c’est que l’ONU n’est compétant que pour les activités pacifiques. on adopte l’Accord sur la Lune et les autres corps célestes. aucune puissance spatiale n’a ratifié le traité. Les critères s’appliquent de façon alternative.Les dommages causés au sol : 4 critères pour responsabilité : • L’Etat qui lance • L’Etat qui fait lancer • L’Etat dont le territoire sert au lancement • L’Etat dont les installations servent au lancement. La Convention s’applique lorsqu’il y a une collision. Cet Etat doit fournir au secrétaire général de l’ONU des infos concernant les objets lancés.  Industrie des services basés sur les applications. C’est un traité avant-gardiste. Pour identifier les satellites lancés dans l’espace. ils ne peuvent entreprendre l’exploitation de la Lune. ce sont des activités tournées vers la Terre. on a prévu un système d’immatriculation. Le régime juridique de la Lune et des autres corps célestes Au départ.Le principe posé par la Convention est de créer un régime de responsabilité objective de l’Etat de lancement pour les dommages causés au sol ou à un aéronef en vol. Les Etats ont signé une Convention sur le sujet en 1975. L’Etat d’immatriculation est nécessairement un des Etats de lancement. . Même si les USA n’ont pas ratifié le traité. IV. Il prévoit la création d’un régime international pour prévoir l’exploitation des ressources naturelles de la Lune en assurant une répartition des bénéfices entre tous les Etats parties. il est le premier à consacrer le « Patrimoine Commun de l’Humanité » C’est un régime d’internationalisation positive.

le débat est un peu mois polémique qu’avec la télévision par satellite. Ce texte. Réglementation de la pub. l’AG de l’ONU adopte une résolution en matière de télédétection. Elle pose le principe de l’autorisation préalable de l’Etat de réception. (Ex : Chine pouvant avoir du mal à maîtriser les télécommunications).) En 1982. La Télédétection. l’ONU adopte une résolution sur la télévision par satellite. on peut tout voir et l’Etat observé l’est à son insu. I. Principe de liberté mais réglementation des programmes. II. => censure III. Directive « télévision sans frontières » en 1989. La télévision par satellite  application météorologique On entre dans un débat très politique. • Météo • Agriculture • Urbanisation… Application qui comporte des risques pour les Etats car depuis l’espace. porteuse du projet a réussi à avoir un compromis. que la diffusion d’information est une activité nationale. de la dignité humaine. 2 . Les chinois s’attachent à l’autorisation de diffusion préalable. Equilibre entre les intérêts des puissances spatiales et le respect des droits des nations observées. Le droit international réglemente les satellites de télécoms. En fait. Les télécommunications par satellite Elles consistent à acheminer des signaux et des informations d’un point à un autre en utilisant un système spatial. Les premières applications de la télédétection civile concernaient les ressources minières. un satellite couvre 1/3 du globe. soit par des moyens optiques ou radar et à analyser les données reçues. On ne peut diffuser de programmes sur un territoire étranger sans son autorisation. Ici. En 1986. c’est l’orbite géostationnaire. La France. Il existe des procédures et des règles permettant aux Etats d’utiliser ces ressources sans se gêner mutuellement. contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme n’a pas été adopté par les puissances spatiales. Au dessus de l’équateur. Il va coordonner l’utilisation par les Etats des ressources nécessaires à la fourniture de services de télécommunications par satellite : les positions et les fréquences. La Chine estimant par exemple que cela constitue une atteinte à la culture nationale. l’un des avantages du satellite est d’avoir une bonne couverture de la Terre. Les européens vont l’encadrer. protection des mineurs.  informations en matière pétrolière. A cet endroit. C’est très intéressant car le satellite tourne à la même vitesse que la Terre. Les débats sont placés dans une logique opposant la souveraineté à la liberté. C’est l’Union Internationale des Télécommunications (Madrid 1932). beaucoup contestent sa valeur coutumière. Les Etats n’ont pas envie de subir l’américanisation des médias. l’observation de la Terre par satellite On observe la terre. Débat s’étant développé très tôt.  Principe de liberté d’observation sans consentement préalable. C’est une application qui fait peur aux Etats.

la Convention de 1972 crée un régime de responsabilité sans faute pour les dommages causés et de l’autre. C’est de plus en plus difficile de le contrôler. IV. Galileo. • Le problème c’est que le fournisseur qui fournit le service sait où localiser l’utilisateur. • Le régime juridique n’est pas adéquat. Pour la 1ère fois. La biosphère est la partie du système terrestre où la vie s’est développée. Les activités militaires ne sont pas régies par la résolution. La navigation et le positionnement par satellite C’est la grande application de demain. le système peut être à tout moment dégradé voir interrompu. le satellite sait exactement ce qu’il se passe.En échange. Permet aux individus de se repérer sur la Terre et même d’être guidés à distance. C’est un programme servant à guider les missiles qui connaît de plus en plus d’applications civiles. Quand a la suite d’une erreur ou d’un problème de signal. certains gratuits et certains payants. => transport. Soit on crée une OI pour exploiter et fournir certains services critiques basés sur l’exploitation des données de localisation Chapitre 5 Les grands principes du droit de l’environnement Le droit de l’environnement est constitué de l’ensemble des règles juridiques internationales nécessaires à la protection de l’écosystème global. Aujourd’hui. Le 1er est un système militaire. Galileo fonctionnera à partir de 2008 qui comportera plusieurs services.  Principe coutumier de liberté d’espionnage. La France a milité en faveur d’un système européen de localisation. Activité à haut risque dès lors que le service est connecté à une activité dangereuse. Il a été accepté par l’UE à condition qu’il soit civil. Section 1 Caractère généraux du droit de l’environnement 3 . à haute précision. Les coûts de lancement sont de moins en moins élevés. (surveillance des voitures. le problème c’est la multiplication des satellites d’observation de la Terre. Est-ce qu’une agence de presse peut passer commande à une entreprise américaine pour savoir ce qu’il se passe ? Mécanisme de censure de l’information pour éviter de mettre en danger les troupes au sol. collision de deux trains sur terre. le GPS qui est offert gratuitement aux utilisateurs civils. Accidents envisageables en cas de panne de système de localisation. D’un coté. Dans les zones de combat. le principe général de responsabilité pour faute. • Question de responsabilité. suivi du bétail…) Contrôlé par les militaires. une activité spatiale est liée à une activité à haut risque.  Problème d’identification des responsables. l’Etat observé à un droit pécuniaire d’accès aux données concernant son territoire et aux informations analysées découlant de ces données. On peut ficher les déplacements de l’utilisateur et en créer un profil.

C’est le principe 21 de la déclaration de Stockholm et le principe 2 de Rio On le retrouve aussi dans le droit international : • Sentence arbitrale du lac Lanoux de 1957 • Avis consultatif de la CIJ relatif à la licéité de l’emploi et de la menace d’armes nucléaires en 1996 • Arrêt CIJ 1997 Projet Gabcikovo-Nagymaros Un Etat ne peut faire ce qu’il veut sur son territoire dès lors que des conséquences négatives peuvent se répandre sur un territoire étranger. FAO. On est passé d’une approche sectorielle à une approche globale qui a permis de dégager de grands principes qui figurent dans 2 textes de référence. OMC De plus en plus de programmes sont élaborés pour la protection de l’environnement. ONS. (Arrêt Projet Gabcikovo-Nagymaros) Il vise aussi à promouvoir l’égalité intergénérationnelle. La société civile participe de manière limitée à l’élaboration des normes environnementales. 3 . . le WWF… La Communauté scientifique Présence des lobbys autour des principes de l’agriculture bio. I. II. les principes généraux du droit de l’environnement A) Le développement durable Certains aspects figurent dans les déclarations de 1972 et de 1992. les Etats restent les acteurs principaux car l’environnement international ne fait pas partie du patrimoine commun de l’humanité.Le DI de l’environnement a évolué. Le droit de l’environnement va limiter le principe de l’utilisation souveraine du territoire => principe d’utilisation non dommageable du territoire. Le droit de l’environnement vise les pollueurs. du commerce équitable qui peuvent avoir une influence sur l’évolution des mentalités. Les Etats. . Les acteurs en présence . la fondation Cousteau.La société civile Des ONG comme Greenpeace. Pour autant. la Déclaration de Stockholm de 1972 dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur l’environnement et la Déclaration de Rio adoptée au sommet de la Terre à Rio en 1992. C’est pourquoi le droit s’adresse directement aux personnes privées.Les OI UNESCO. La notion de développement durable vise à concilier les exigences du développement et celles de la protection de l’environnement.

La Déclaration de Rio va mettre en relief que tous les Etats ont une responsabilité différenciée dans la protection de l’environnement. o Principe de transparence impliquant l’information du public mais aussi des autres Etats susceptibles d’être affectés par une activité nationale. a) protection de la couche d’Ozone Convention de Vienne du 22 mars 1985 sur la protection de la couche d’ozone complétée par un protocole de Montréal de 1987 sur les substances appauvrissant la couche d’ozone. Ces règles sont : o Le principe général en vertu duquel l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. Définie par la CIJ dans l’arrêt Gabcikovo-Nagymaros Découle le devoir de précaution. Implique la mise en œuvre de certaines politiques par les Etats et respects de certains principes pour concrètement prévenir la survenance de dommages causés à l’environnement. B) la protection de l’atmosphère 1. La lutte contre les débris spatiaux est à l’agenda de l’ONU. C) L’obligation de coopérer Art 17 de Rio visant à obliger les Etats à coopérer protéger ou rétablir la santé de l’écosystème terrestre. o Autorisation préalable pour les activités transfrontalières pouvant conduire à des dommages significatifs figure dans le projet d’article de la CDI dans la prévention des dommages transfrontières. o Etude d’impact sur l’environnement doit être entreprise dans le cas d’activités risquant d’avoir des effets nocifs importants sur l’environnement. Section 2 Approches sectorielles I. La 1ère 3 . les règles visant l’utilisation des espaces A) la protection de l’espace extra atmosphérique Deux problèmes : o Protection de la Terre contre les contaminations Mesures devant être prises par les Etats pour éviter la contamination de l’espace par des activités terrestres ou de la Terre par des substances extra terrestres. la protection de l’écosystème global Deux textes sont fondamentaux et visent à protéger l’écosystème global. B) Prévention et précaution Le devoir de prévention vise à prévenir les dommages causés à l’environnement.

réduire les émissions atmosphériques produites par les installations existantes de 50 % par rapport au niveau de 90. notamment par un système de permis. La prévention des changements climatiques a fais l’objet d’une Convention cadre des NU de 92 et du protocole de Kyoto de 97. Il faudra atteindre le niveau en question dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques. La lutte contre les pollutions transfrontières Cette lutte a fait l’objet d’une Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance relatif aux polluants organiques persistants en 98 et d’un protocole relatif aux métaux lourds de 98. Ils doivent réduire les émissions atmosphériques produites par les nouvelles usines de ces secteurs. Les obligations concernent également l’exportation et l’importation des substances à provenance ou destination des Etats non parties. l’élaboration de politiques et la formulation de mesures pour protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets nocifs ou potentiellement nocifs des activités humaines modifiant ou susceptibles de modifier la couche d’ozone. b) La lutte contre les changements climatiques. encourager le transfert de technologies et de compétences. 2. notamment grâce aux systèmes spatiaux. Elle encourage la coopération internationale notamment avec les pays en développement (transfert de technologie. plomb et mercure). pour que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse continuer durablement. aides financières) et soutient l’observation systématique du système climatique. réduire la 3 . créer et tenir des inventaires des substances qui doivent être contrôlées. Le protocole vise à réduire les émissions provenant de sources industrielles (fer. Soit les Etats doivent éliminer progressivement la production ou consommation de SACO (calendrier prévu dans le protocole : date butoir en fonction des substances). Il prévoit des obligations qui varient en fonction de la substance. Les Etats doivent prendre des mesures pour cela mais également échanger des informations. soit les substances font l’objet d’une réglementation. réduction des émissions atmosphériques de certains polluants. métaux non ferreux) et des procédés de combustion et d’incinération des déchets. Elle oblige les Etats à prendre certaines mesures au regard des polluants organiques persistants désignés : élimination de la production et de l’utilisation de certains polluants. Le protocole de Kyoto est plus contraignant : il oblige les pays industrialisés à accélérer la mise en œuvre de la Convention et à réduire de 5. limitation de l’usage d’autres polluants. La Convention a pour objectif de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation dangereuse du système climatique pour l’homme et son environnement. Le protocole de Montréal prescrit des mesures de précaution pour réglementer et éliminer toutes les émissions mondiales de substances qui appauvrissent la couche d’ozone (SACO). ils doivent détruire de façon écologique les substances désignées. communiquer à la Conférence des Parties des informations sur les mesures qu’ils ont prises.2% d’ici à 2008 ou 2012 leurs émissions globales de gaz à effet de serre. Par ailleurs. acier. Les Etats doivent ramener leurs émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990 d’ici 2010. Les Etats doivent déposer un rapport statistique annuel au secrétariat du protocole. Obligations en découlant : les Etats doivent prendre une série de mesure au regard de 3 métaux lourds désignés (cadmium.établit un cadre pour la coopération. Ils doivent fournir des données sur leurs émissions et des rapports sur la mise en œuvre des obligations de la Convention.

Les pétroliers 3 . Ils doivent tenir un registre d’hydrocarbures. thermique et chimique : Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eaux internationaux à des fins autres que la navigation de 97. il doit tenir compte de l’impact de sa politique sur les autres Etats traversés par ce même cours d’eau. demander un permis spécial pour l’immersion des déchets et matières visés à l’annexe 2 et demander un permis général pour l’immersion de tout autre déchet ou matière. munir les navires de dispositifs permettant d’éviter que les fuites d’hydrocarbures ne parviennent dans les fonds de cale. elle prévient la pollution par toutes les substances.concentration de plomb de l’essence et le niveau de mercure dans les piles alcalines. système de certificats internationaux). envoyer à l’ONU des informations sur la réglementation nationale et appliquer des sanctions pour infraction aux dispositions de la Convention (notamment pour le rejet et le registre). C) Règles relatives aux cours d’eaux internationaux Prévention de la pollution sanitaire. Une sentence arbitrale de 57 confirme le principe qu’un Etat ne peut exercer sa compétence exclusive sur un tel cours d’eau. prendre toutes les mesures possibles pour équiper les ports et les installations recevant les navires de telle manière à ce que les activités de ces navires ne polluent pas les eaux de la mer. Convention internationale pour la prévention de la pollution des eaux de la mer par les hydrocarbures de Londres de 54 : elle élabore des mesures qui visent à prévenir la pollution des mers par les navires et les activités connexes. créer et tenir des inventaires d’émissions pour ces métaux lourds. .Principe de l’utilisation non dommageable du territoire. navires citernes transportant des produits chimiques (annexe 2 : classement par catégorie de substances nocives et mise en place d’un système de certificats internationaux pour les substances liquides nocives). Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets et autres matières de 72 : en fonction des déchets.Principe selon lequel l’eau constitue une ressource partagée D) Les espaces marins 1. Les EU ont adopté la oil pollution act en 90 exigeant l’utilisation de pétroliers à double coque. . eaux usées (annexe 4) et ordures (annexe 5).Principe de coopération entre les Etats riverains . Cette convention est remise en cause pour partie après l’échouement du pétrolier Exxon Vales en 89. Prévention de la pollution de la mer Elle entrave les activités maritimes et d’autres utilisations légitimes de la mer. Les Etats doivent interdire les rejets intentionnels de pétrole par les navires. Convention internationale Marpol pour la prévention de la pollution de la mer par les navires de 73 : cette convention est globale. En matière de cours d’eaux internationaux. Cette mesure est reprise en 93 à l’annexe 1 de la convention Marpol. Cette théorie est abandonnée. les Etats doivent prendre certaines mesures : interdiction de l’immersion des déchets visés à l’annexe 1. Elle a 5 annexes qui s’intéressent chacune à un type de pollution : hydrocarbures (annexe 1 : obligations d’enquête et d’inspection. une doctrine (Harmon) était soutenue par les EU au XIXe siècle selon laquelle un Etat d’amont d’un fleuve internationale peut l’utiliser comme il l’entend. polluants transportés sous conditionnement (annexe 3 : marquage. Elle crée des risques pour la santé de l’homme qui sont différents en fonction de l’importance éco de la mer pour certains Etats. étiquetage des contenants).

le DI connaît la compétence de l’Etat du pavillon. Des indemnités supplémentaires peuvent être versées par les fonds. II. Le fond a alors décidé que les paiements seraient limités à 15% des pertes effectivement subies de chaque demandeur. Protection de la faune et de la flore A) Protection des espèces menacées 3 . Parfois les dommages sont si importants que les fonds ne suffisent pas. 2. Il existe deux Fipol. Elle s’applique exclusivement aux dommages causés sur le territoire d’un Etat partie et aux mesures de sauvegarde prises après qu’un événement se soit produit pour prévenir ou atténuer des dommages. La convention donne des droits aux Etats côtiers qui peuvent prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir un danger grave imminent menaçant leurs cotes ou leurs intérêts connexes du fait d’une pollution ou d’un risque par les hydrocarbures. Les Etats ont mis en place des OI afin d’indemniser les victimes des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures. Dans ce cadre. la somme est de 1 milliard d’euros. Un protocole étend le champ d’application de la convention à d’autres substances que les hydrocarbures. 172 millions sont disponibles mais en additionnant les plaintes. Lorsqu’il met en cause plus d’un navire. les propriétaires sont conjointement et solidairement responsables pour la totalité du dommage qui n’est pas divisible. Des plafonds de responsabilité sont prévus. 3. augmentés lors de modifications. Le propriétaire du navire doit indemniser les victimes à hauteur d’un certain plafond fixé par le DI. Ex : Prestige en 2002 : le propriétaire du navire et son assurance prennent en charge les demandes des victimes jusqu’à un certain plafond (23 millions d’euros). Elle permet aux Etats de prendre des mesures en HM en cas d’accident maritime entraînant le danger d’une pollution de leurs eaux. Les Etats ne peuvent prendre que des mesures raisonnables et proportionnelles ou dommage effectif ou craint. le dommage doit intervenir dans un Etat membre d’un des deux fonds qui ont un secrétariat commun. Répartition des compétences En cas de pollution en HM. Le fond de 92 prend le relais et propose des indemnisations pouvant atteindre 148 millions d’euros. Responsabilité du fait des dommages de la pollution marine CI sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures de 69 : elle prévoit des règles et procédures uniformes pour déterminer la responsabilité et fournir une compensation adéquate quand des dommages sont causés par une pollution résultant de la fuite ou de rejet d’hydrocarbures par des navires. Ils sont financés par des contributions prélevées sur certains types d’hydrocarbures. en HM.neufs (construits après 93 ou censés être livrés au plus tard en 96) doivent désormais avoir une double coque et les pétroliers existants (tous les gros pétroliers d’ici 2026) doivent être éliminés graduellement. l’un créé en 71. Il y a donc une insuffisance des mécanismes internationaux d’indemnisation. l’autre en 92. une convention a été signée : CI sur l’intervention en HM en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures en 1969. Responsabilité du propriétaire du navire au moment de l’événement. Pour que ce système soit mis en œuvre. En principe. Principes repris par la Convention de Montego Bay de 82. on passe outre cette compétence. Toute personne qui a subi un dommage peut bénéficier du système et former une demande d’indemnisation.

Les espèces sont classées selon le degré de protection dont elles ont besoin. Actions que les Etats doivent mettre en œuvre : identification et surveillance. baie du mont st Michel. Elle protège plus de 30 000 espèces apparaissant dans le commerce. exportation. Chaque Etat doit désigner un ou plusieurs organes chargés d’administrer le système de permis et une autorité scientifique qui doit donner son avis sur l’Etat des espèces. recherche.Sentence de 1893 sur les phoques à fourrure de la mer de Béring. Cette convention propose aux Etats des mesures d’action autour de ces deux diversités. Les Etats doivent identifier les zones humides d’importance internationale et inscrire au moins un site sur la liste de ces zones établie par la convention. Cette convention veut parvenir à un équilibre entre la protection des espèces sauvages et le développement d’activités commerciales. Annexe 2 : ces espèces ne sont pas nécessairement menacées mais leur commerce doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie. Annexe 1 : toutes les espèces menacées d’extinction dont le commerce n’est pas autorisé que dans des circonstances exceptionnelles. Ex : en France. notamment celles présentant un caractère d’importance internationale. B) Protection de la diversité biologique Convention de la diversité biologique de 92 : conservation de la diversité biologique. Les obligations centrées sur le commerce des espèces inscrites aux annexes de la convention. Une Convention sur les zones humides d’importance internationale est signée en 71. Des exceptions sont prévues : s’applique pas aux spécimens acquis avant que les dispositions du texte leur soient applicables. aux plantes reproduites artificiellement. Annexe 3 : espèces protégées dans un pays qui a demandé aux autres parties leur assistance pour en contrôler le commerce. Les zones humides abritent une faune et une flore d’une diversité inégalée. aux spécimens destinés à la recherche scientifique et aux animaux et plantes faisant partie d’exposition itinérante telle que les cirques. partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation. Les Etats s’engagent à protéger ces zones avec plan d’aménagement pour promouvoir l’utilisation rationnelle de ces zones. La convention doit enrayer la disparition des zones humides se trouvant sur le territoire d’un Etat. rives du lac Leman. Elles jouent un rôle essentiel pour l’écosystème et ont un impact sur les activités éco de la région. En 1902. Toute importation. 3 . accès et transfert de technologie. formation de personnel. Chaque Etat doit adopter des stratégies et intégrer dans la mesure du possible la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique dans ces stratégies sectorielles ou intersectorielles pertinentes. Convention sur le commerce internationale des espèces de faune et de la flore sauvages menacées d’extinction signée à Washington en 73. coopération technique et scientifique internationale. la Convention de Paris est signée pour protéger les oiseaux utiles à l’agriculture. réexportation ou introduction de spécimens des espèces couvertes par la convention doit être autorisée dans le cadre d’un permis. Ce sont des grands principes mais ils sensibilisent à la question. Chaque Etat peut déterminer les mesures de protection qu’il souhaite (pas de garantie que le mécanisme mis en place par l’Etat fonctionne). golfe du Morbihan. notamment agricoles. Il s’agit d’un commerce énorme portant sur des centaines de millions de spécimens et des dérivés de ces spécimens (ex : cosmétiques). Deux types de diversité : terrestre et marine & côtière. aux animaux élevés en captivité. prévention et gestion des risques liés à la biotechnologie moderne. Il faut un équilibre entre la protection de la faune et de la flore et les activités économiques qui se sont développés autour. Les risques d’extinction augmentent. utilisation durable des éléments constitutifs de la diversité. création de réserves naturelles. éducation et sensibilisation.

Concerne des activités licites. Sûreté nucléaire 3 . complétée en 63. comportant un risque de dommage transfrontière exceptionnel ou supérieur à la normale. principe de limitation de la réparation financière et de délai d’introduction des recours.Convention sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse en 94. Toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble. III. concurrencée par la convention de Vienne de 63 dans le cadre de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique qui a une vocation universelle. Convention sur l’assistance en cas d‘accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique de 86 : devoir de coopération et d’assistance entre les parties et l’AIEA pour faciliter une assistance rapide. notamment en Afrique. Elle menace 900 millions de personnes dans plus de 100 pays. cette limitation poserait problème. L’exploitant doit s’assurer. Elle a une vocation régionale. Le minimum du montant d’assurance selon la Convention de Vienne est de 5 millions de dollars. L’AIEA coordonne toutes les interventions. Il s’agit de limiter le plus possible les conséquences. Les Etats peuvent alors mettre en place un système complémentaire de réparation. Ce régime est très avantageux pour les victimes qui n’ont pas à prouver qu’il y a eut faute à l’origine de l’accident. Le but est d’assurer une réparation adéquate aux victimes des accidents nucléaires tout en évitant d’entraver le développement de la production et des utilisations de l’énergie nucléaire à des fins civiles. Elle est responsable de l’insécurité alimentaire et du phénomène de réfugié éco. Règles en matière de responsabilité civile pour le nucléaire : Convention de Paris de 60 signée par 16 Etats européens sous l’égide de l’OCDE. Cela a des répercussions éco et sociale. Responsabilité objective et exclusive de l’exploitant. B. La désertification est un phénomène attribuable à la rupture progressive de l’équilibre écologique qui existe dans les zones semi arides du monde et se caractérise par l’extension des zones où le sol s’est dégradé et où le couvert végétal a disparu. par les déchets et l’utilisation de l’énergie nucléaire. menacées de désertification. Notification et assistance en cas d’accident Convention de Vienne sur la notification rapide d’un accident nucléaire de 86 : pose un devoir d’informer sans délai les Etats pouvant être affecté par une détérioration de l’environnement dû à un accident nucléaire. des ONG et des OI. A. C. Près du quart de la surface émergée est constituée de zones semi arides. Aucune CI ne règlemente ces activités aujourd’hui mais un projet d’article a été adopté par la commission de DI en 98 sur la prévention des dommages transfrontières résultant d’activités dangereuses. Activités à risques : le cas du nucléaire civil Plusieurs principes ont été mis en avant pour encadrer les activités à risques pour éviter qu’elles causent un dommage transfrontière significatif. En cas d’accident nucléaire. la pollution par les hydrocarbures. Sont visés les accidents industriels. En contrepartie. Des lignes de conduite sont recommandées pour renforcer le partenariat : rôle des CL. Le DI en matière d’accident nucléaire a été renforcé en 1986 suite à Tchernobyl. L’objet de la convention est de trouver des solutions pour lutter contre la dégradation des sols.

ce qui est contraire au GATT et développent les subventions. notamment dans le domaine agricole. la ratification s’avère problématique. Ils veulent la libéralisation du commerce. d’investissement et de service. Les 2 1ères sont la Banque Mondial et le Fonds Monétaire international. Titre 2 : Les relations économiques internationales Chapitre 1 : Le commerce international des biens et des services Analyse des règles de l’OMC. de mondialisation des échanges apparaissent. Ils doivent désigner ou créer un organisme de réglementation pour appliquer le dispositif de sûreté nucléaire et doter cet organisme de pouvoirs et compétences. Ils veulent adopter un accord provisoire en attendant. propriété intellectuelle : accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Pendant 47 ans. services : accord général sur le commerce des services (AGCS ou GATS). Mais i le texte est adopté à l’échelle internationale. Elle serait une institution spécialisée des NU qui s’intéresserait aux règles du CI mais aussi des questions d’emploi. les pays souhaitent créer des nouvelles règles pour réguler le commerce international. Avant la fin des négociations. Créée le 1er janvier 1995. Les notions d’économie globale. Les Etats décident alors de réviser le système dans le cadre de l’Uruguay Round de 86 à 94. Le commerce des services et de plus en pus important. Le commerce s’accroît plus vite que la production (effet positif de la libéralisation du commerce pour les Etats).Convention de Vienne de 94 : responsabilité de l’Etat sous la juridiction duquel se trouve une installation nucléaire en matière de sûreté. il est trop tôt pour libéraliser les échanges. En plus. Jusqu’en 94. Elle est acceptée lors de la conférence des NU à La Havane. Les Etats mettent en place de nouvelles formes de protection et refusent la concurrence mondiale. le GATT est resté le seul instrument international en cette matière jusqu’en 1995. c’est la plus grande réforme du commerce international depuis la fin de la WWII. 3 . Les résultats sont significatifs : ils permettent une refonte complète du droit du CI avec au centre du nouveau système la création de l’OMC. L’OIC était pourtant soutenu par les américains. le GATT est le cadre juridique du CI et il permet une expansion des échanges mondiaux. En 44. des principes fondamentaux sont inclus. 3 accords régissant un domaine d’échanges (marchandises : accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Cette 3ème OI voit le jour en 95. inspection. le GATT. Le refus du Congrès américain enterre le système. Mais pour le Congrès. Ils souhaitent également créer l’organisation mondiale du commerce. Malgré son caractère provisoire. Ils négocient le GATT qui comprend 45 000 concessions tarifaires portant sur 1/5ème du CI. le système commercial mondial était régi par un mécanisme provisoire. Section 1 : Règles de l’OMC 6 parties dans le cadre de l’Uruguay Round : un accord cadre qui institue l’OMC. texte instituant le règlement des différends et documents sur la politique commerciale des gouvernements. Le système montre ses limites dans les années 70 et 80. Ils réunissent lors de la Conférence de Bretton Woods où ils décident de créer 3 institutions internationales. Il entre en vigueur en janvier 48. Mais il n’est pas réglementé par le GATT. sanction. 23 des 50 Etats décident en 46 de négocier la réduction et la consolidation des tarifs douaniers. La Charte de l’OIC est toujours en cours de négociation. Les gouvernements négocient des accords bilatéraux de partage de marchés. Les Etats doivent établir un cadre juridique pour régir la sûreté : règlements de sûreté nationaux.

II. L’OMC prévoit des règles particulières pour les pays en développement pour éviter une libéralisation trop brutale. Les Etats s’engagent à plus de transparence sur leur législation nationale. Mais des Etats peuvent conclure un accord de libre échange qui s’applique uniquement aux marchandises échangées à l’intérieur du groupe. IV. Si un Etat accorde à un autre Etat un avantage commercial (ex : abaissement du droit de douane sur un des produits). Encouragement du développement et des réformes économiques 3 . article 2 du GATS et article 4 de l’ADPIC. Ils ont un délai plus long pour mettre en œuvre les règles négociées. L’accord sur les marchés publics étend ses règles à ceux-ci. le but est de lever les obstacles au commerce. V.  Principe de traitement national : accorde une égalité de traitement pour les étrangers et les nationaux. Concurrence loyale L’OMC créé des règles pour garantir une concurrence loyale. Article 3 du GATT. Dans le système du GATT. Un Etat peut modifier ses engagements mais il doit d’abord négocier avec ses partenaires et peut être amené à compenser ses partenaires pour la perte commerciale. d’interdiction du dumping (exportation à des prix inférieurs au coût pour gagner un marché). Principe de la prévisibilité Elle soutient l’investissement. il devra l’accorder à tous les autres membres de l’OMC. Le traitement national s’applique une fois qu’un produit. Lorsqu’un Etat accepte d’ouvrir un marché. I. Les Etats peuvent maintenir des droits de douane à l’importation. les produits importés et les produits de fabrication locale doivent être traités de façon égale. Article 1 er du GATT. Principe du commerce sans discrimination Le principe du commerce sans discrimination comprend le principe de la clause de la nation la plus favorisée et le principe du traitement national  Principe de la clause de la nation la plus favorisée : les Etats membres de l’OMC ne peuvent créer de discrimination entre eux. Cela permet aux entreprises étrangères d’investir. 8 séries de négociation étaient axées sur l’abaissement des taux des droits applicables aux marchandises importées. III. Les Etats peuvent adopter des règles spéciales pour favoriser un accès à leur marché aux produits venant des pays en développement. d’encadrement des subventions. à assurer son accès au public et surtout à ouvrir leur marché à la concurrence. interdiction ou contrôle des quotas… Par voie de négociation. il consolide un engagement et le principe est de ne pas revenir sur celui-ci. Principe de la libéralisation du commerce Réduction des droits de douane. les exceptions sont plus limitées. Dans le domaine des services. un service ou un élément de PI a été admis sur le marché. L’Etat s’engage à ne pas changer sa législation dans tel ou tel secteur. à appliquer à certains marchés les règles de base de l’OMC. Dans le domaine des marchandises. article 17 du GATS et article 3 de l’ADPIC. Règles de non discrimination.

Le groupe spécial a 3 semaines pour répondre et présenter le rapport final aux membres de l’OMC.L’OMC prend des mesures pour contribuer au développement. Enfin. C’est l’organe de règlement des différends qui est responsable en la matière. le programme de DOA pour le développement prend en compte les considérations des PED quant aux difficultés auxquelles ils se heurtent pour mettre en œuvre les règles de l’Uruguay Round. composé de tous les membres de l’OMC : − la 1ère étape consiste en des consultations et médiation. 1 ans et 4 mois avec appel). C’est une procédure assez courte (1 an sans appel. aider à établir un système multilatéral de paiement et 4 . Chapitre 2 : Relations financières et monétaires internationales Section 1 : le FMI Créé en 45 pour promouvoir le bon fonctionnement de l’économie mondiale. Le rapport contient une conclusion : la mesure est elle contraire ? Si oui. pour faciliter l’accès au marché pour les économies les moins avancées. Un Etat pouvait s’opposer facilement à une décision. il comprend 184 Etats membres et les buts du FMI sont d’après l’article 1 er de son statut : promouvoir la coopération monétaire internationale. Il fallait un autre mécanisme pour que les Etats puissent réagir quand un Etat adoptait une mesure ne respectant pas les obligations de l’OMC. Un différend naît lorsqu’un Etat adopte une mesure commerciale ou non violant les principes de base de l’OMC ou manque aux obligations particulières de cet Etat dans le cadre des accords de l’OMC. Si un Etat refuse d’appliquer les conclusions du rapport. Les parties peuvent contester les conclusions et exiger une révision du rapport. Si cela n’aboutit pas le DG peut intervenir comme médiateur − au-delà de cette période de 60 jours maximum. Cette phase s’étend sur 45 jours maximum − la 3ème phase porte sur l’examen du différend par le groupe et s’achève par la présentation du rapport aux parties. les Etats victimes peuvent adopter des contre mesures. faciliter la croissance équilibrée du commerce promouvoir la stabilité des échanges. Les parties au différend doivent discuter entre elles pour essayer d’arriver à un arrangement. Section 2 : Mécanismes de règlement des différends de l’OMC Le règlement des différends est un élément essentiel du système commercial multilatéral. la 2ème étape consiste à établir un groupe spécial que pays demandeur peut l’exiger. Dans ce cas. Le pays incriminé peut empêcher une fois la création d’un groupe spécial. Cette phase peut durer 6 mois. le groupe doit recommander la mesure à prendre pour mettre fin à la violation du droit. Le système de l’OMC n’est pas en contradiction avec les systèmes commerciaux régionaux et la conclusion de tels accords est acceptée au titre d’exception sous certaines conditions. il est obligé de l’accepter. La procédure est claire et efficace. Le système des règlements des différends du GATT était inefficace. la présentation du rapport d’appel a lieu dans les trois mois et le rapport est adopté par l’organe des différends un mois plus tard. mais lors d’une 2nde réunion. sauf s’il y a appel. C’est un groupe composé d’experts chargés d’examiner l’affaire. L’organe de règlement des différends dans les 60 jours adopte le rapport qui devient une décision.

la croissance et rétablir la confiance. L’once d’or vaut 20 dollars et par rapport à cette définition. Système de l’étalon or Il est maintenu jusqu’en 1922. I. Il résulte d’une situation de fait. L’un des buts du FMI est d’aider les pays membres à appliquer des pratiques pour parvenir à cette stabilité éco. Pour la soutenir. B. il est considéré comme durable.mettre ses ressources à la disposition des pays confrontés à des difficultés de balance des paiements. Il peut fournir une aide financière à certains Etats pour la mise en œuvre de programmes éco. L’une des missions du FMI est d’encadrer les politiques des Etats en matière de taux de change et de convertibilité des monnaies. Les EU réagissent en adoptant le Gold Standing Act qui rattache le dollar à l’or de manière exclusive et durable. A. Les taux de change sont définis par rapport à l’or. C. Rapidement. notamment des politiques budgétaires. la GB. de change. Promotion de la stabilité économique mondiale Prévient les crises éco et financières et leurs conséquences sociales. du mark. fongible et facilement identifiable. Plusieurs systèmes se sont succédés. c’est le taux de change. Système de Bretton Woods 4 . la GB. les Etats ont décidé de mettre en place le système de l’étalon or au cours du 19 ème siècle. La WWI provoque des désordres monétaires dans les pays européens. du yen. Le système ne fonctionne pas. système du sterling standard. Les Etats créent des systèmes régionaux autour de la livre. du dollar. Les Etats ne peuvent revenir à ce système. créer des institutions solides. les Etats définissent leur monnaie nationale par un poids d’or. application de politiques macroéconomiques identifiées. Pour ces raisons. Chaque monnaie a une valeur par rapport aux autres monnaies. mondial. Mais le système était basé sur l’activité de la puissance dominante. nécessaires pour promouvoir la stabilité. Il était dépendant de sa bonne santé. toutes les monnaies étrangères se basent sur le dollar. II. Système de change et la convertibilité des monnaies Pour acheter ou vendre un produit à l’étranger. disposer d’outils statistiques de haute qualité et pratiquer la bonne gestion publique. Ce système fonctionne jusqu’en 1914 et une multiplication des échanges internationaux a lieu. Un Etat membre accepte le contrôle du FMI sur les politiques éco au niveau régional. Un nouveau système voit le jour. L’or est un étalon car il possède plusieurs caractéristiques essentielles : il est rare et sa quantité totale est stable dans le temps. il faut résoudre le problème de l’échange des monnaies. Le FMI offre une assistance technique pour aider ses membres à formuler et exécuter des politiques éco saines. La monnaie de référence devient la livre. puissance éco du 19ème et qui développe le commerce avec les pays de son empire impose la parité de sa livre avec l’or. Système du Gold Exchange Standard de la conférence de Gênes de 1922 Ce système ne rétablit pas l’étalon or mais met en place le change or.

Système actuel Le régime actuel repose sur le choix des Etats en matière de régime de change.2 euro. D. Proportionnel à la quote part des Etats au FMI. C’est la 3ème institution née de la Conférence de Bretton Woods. Nixon annonce la fin de ce système. la livre sterling et le yen. En échange. la valeur du DTS est déterminée par rapport à un panier de monnaie comprenant le dollar. La BM a un rôle critiqué par certaines OI et par les courants alter mondialistes. chaque Etat doit définir sa monnaie soit en dollar soit en or. Mais Keynes veut un système supranational. il faut un système de change fixe et un organisme international chargé de prêter de l’argent aux Etats qui en ont besoin. la BM mène des actions relatives au soutien des politiques d’éducation. Chaque jour. c’est le plus gros prêt réalisé par la BM. Une unité de compte internationale est créée au FMI et à certains organismes internationaux. Avec ce système. maintenir un équilibre budgétaire ou faciliter l’émergence de la démocratie. Selon la GB (Keynes) et les EU. Ils veulent éviter les désordres de l’E2G. III. elle recommande que les Etats bénéficiaires mettent en œuvre des politiques d’ajustements structurels pour réaliser certains objectifs comme limiter la corruption. ne donnant pas de privilège à une monnaie nationale. la BM s’est intéressée aux PED exclusivement avec une action envers les anciennes démocraties socialistes d’Europe de l’Est. l’euro. stabiliser les changes et créer des conditions favorables à une croissance harmonieuse des échanges. Un DTS est environ égal à 1. Dès 46. Section 2 : la Banque Mondiale La BM a été créée le 27 décembre 45. Gestion des droits de tirage spéciaux En 69. Elle accorde des prêts aux PED. L’autre critique est qu’elle fonctionnerait selon des principes néo libéraux qui place le marché au sein de 4 . La thèse américaine l’emporte. Dans cette assistance aux PED. Les Etats membres ont accepté certaines obligations comme le non recours à des pratiques monétaires discriminatoires et la coopération entre Etats afin d’éviter les crises monétaires internationales. Il exerce une surveillance sur les politiques de change des Etats membres. un DTS était l’équivalent d’un dollar. ils veulent que le dollar soit la seule monnaie convertible en or. Le second objectif de cette banque est d’encourager la croissance éco des PED. Le dollar semblait fort et stable. La principale critique est d’être une institution influencée par la vision américaine de l’éco et des RI. Les Etats transmettent au FMI les informations nécessaires à cette surveillance. Elle portait le nom de Banque Internationale pour le Reconstruction et le Développement. un instrument de réserve internationale est créé par le FMI. Le retard éco rattrapé. L’Etat notifie au FMI le régime de change qu’il entend appliquer.Les Etats négocient des règles en matière éco. Les pays étaient dépendants de l’éco américaine et de la confiance dans le dollar. En 71. agricoles et industrielles. l’accent est mis sur la reconstruction. Le FMI contrôle le système monétaire international pour en assurer le fonctionnement effectif. éliminant l’or. Le 1 er prêt est accordé à la France pour un montant de 250 millions de dollars. Elle avait été créée pour aider l’Europe et le Japon dans leur effort de reconstruction au lendemain de la WWII. Aujourd’hui. la valeur DTS exacte est affichée. A l’origine. Cette unité est valable pour certaines OI et conventions internationales. Les américains refusent tout système supranational. plus particulièrement aux pays les moins avancés pour soutenir des projets qui sont soit à dimension sociale soit économique.

lutte contre les maladies comme le sida. Chapitre 1 : Régimes relatifs à certains matériels Il s’agit des biens et des technologies. elle a beaucoup de détracteurs. Face à ces critiques. vision sécuritaire des RI et les EU veulent durcir les règles pour éviter que des technologies tombent entre les mains d’Etats ou de groupes terroristes. Depuis le 11 septembre. le monde se trouve divisé en deux. Les guerres. Parallèlement. le cadre juridique s’est complexifié. Les Etats ne sont pas dans une logique de désarmement au contraire. Ces trois techniques sont complémentaires. La BM est critiquée par les libéraux car elle coûte cher et son rôle est essentiellement politique sans véritable moyen de contrôle. Titre 3 : La coopération internationale en matière de désarmement et de non prolifération La prise de conscience de développer une telle coopération est née des atrocités commises pendant la WWI avec les nouvelles techniques militaires. Le DI s’est d’abord intéressé aux armes de destruction massive. des actes concertés non conventionnels. Il fallait mettre la guerre hors la loi et coopérer pour limiter certaines catégories d’armes et contrôler les armes non interdites. du commerce et de l’utilisation de certaines armes. Ce sont des biens qui ont un double usage : civil et militaire. Comme l’OMC. Section 1 : Les armes de destruction massive 4 . Technique du désarment : interdiction d’une catégorie d’armes Contrôle des armements : réduction des risques de conflit armé. La rivalité entre les Eu et l’URSS génère une série de conflits régionaux et aucune avancée n’a lieu. elle a développé de nouvelles politiques : lutte contre la pauvreté. Depuis 1928. Des OI comme la conférence sur le désarmement (seul forum multinational qui négocie des accords internationaux sur cette question) ou l’Agence pour l’Energie Atomique sont apparues. Des normes sont adoptées pour encadrer la prolifération des armes. elle développe donc un volet social. donc trouver un cadre à ces questions est très difficile. les Etats renoncent à la guerre comme moyen de règlement des différends et la guerre devrait d’après les textes être limitée à certaines hypothèses. les rendre moins destructeur. soutien de l’environnement. les Etats commencent à réfléchir à l’interdiction de certaines catégories d’armes. Depuis 45. Chaque régime est différent même si on retrouve certaines techniques propres à ce secteur comme les techniques de vérification de l’application des traités. la pauvreté viennent limiter l’efficacité des solutions imposées. Au- delà de l’action éco. Après la WWII. Peu de progrès sont réalisés entre les deux guerres. beaucoup de dossiers trouvent le soutien des institutions internationales et des Etats. Le cadre international est compliqué car il y a des textes de nature différentes : des traités. Les libéraux considèrent qu’elle justifie une ingérence dans les affaires éco des pays. Cette question touche la sécurité des Etats et l’éco des Etats.l’organisation éco et qui serait favorable à une libéralisation sauvage de certains secteurs et cette vision ne correspondrait pas aux besoins des PED. l’utilisation massive d’armes chimiques. Double visage de cette question. recommandations d’OI. réduire les dépenses militaires Non prolifération : prévention du développement. Avec la fin de la WWII.

mettant en garde les EU sur cette arme redoutable. La Communauté internationale a cherché à limiter l’utilisation des armes nucléaires et le DI règlemente le nucléaire sous l’angle de l’interdiction des explosions et tests et la non prolifération. le texte ne contient aucune mesure de vérification ou de mesure en matière de non respect. la GB en 52. Le village de Guernica est rayé de la carte. Il prévoit aussi des mesures de consultation en cas de doute et des inspections sur site. biologiques et chimiques. La 1ère explosion se produit en juillet 45 au Nouveau Mexique et la 1ère bombe frappe Hiroshima en août 45 puis Nagasaki.Ce sont des armes développées pour détruire à une large échelle des vies humaines ou des installations civiles ou militaires. Mais c’est le 1er pas vers une interdiction complète. la CTBTO. Les Etats doivent prévenir tout essai nucléaire qui aurait lieu sur leur territoire. Le traité offre un mécanisme pour assurer la mise en œuvre de l’interdiction des effets nucléaires à travers la création d’une OI. C’est un régime très limité. C’est un système de contrôle international composé de 321 stations de contrôles et de 16 laboratoires. Les Etats s’engagent à prendre des mesures nationales pour mettre en place une autorité nationale. la Chine en 64. le texte soutenu par les EU et l’URSS n’avait pas été ratifié par la Chine et la France. A. la France en 60. l’espace extra atmosphérique et espace maritime. une procédure est prévue puisque l’OI doit demander à l’Etat de se conformer aux exigences du traité. En 49. De plus. Si l’Etat refuse. Elle dispose d’un secrétariat technique pour cela. Mais les essais souterrains sont autorisés dès lors qu’ils ne causent pas de retombée radioactive sur le territoire d’autres Etats. Le traité met en place un mécanisme de vérification qui sera le plus performant en DI. les EU durant la WWII développe la 1 ère bombe nucléaire dans le cadre du projet Manhattan. Un traité plus strict : traité d’interdiction complète des essais nucléaires qui est signé le 24 septembre 96 pour compléter le régime existant et interdire toute explosion dans tout environnement. 4 . Ils doivent éviter d’encourager d’autres Etats à procéder à des essais nucléaires. Pas de définition juridique du terme d’ADM mais on reconnaît qu’il en existe 3 (NPC) : armes nucléaires. la Russie a la bombe. de règlement des différends. Cette faille a permis à des pays de poursuivre une politique nucléaire. Armes nucléaires Elles sont dérivées de l’énergie atomique et il existe deux types d’armes nucléaires en fonction de la méthode utilisée : division des atomes lourds comme l’uranium et le plutonium (bombe A) et fusion d’atomes légers (bombe H). l’Inde en 74. En cas de non respect des obligations du traité. l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires. L’interdiction des essais nucléaires En 63. L’objectif du bombardement était d’évaluer le potentiel de l’armée nazie. l’OI peut recommander aux autres Etats d’adopter des mesures collectives comme des embargos. est signé le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires. basé sur une lettre envoyée par Einstein au président Roosevelt sur les avancées scientifiques allemandes. I. De toute façon. L’objectif est d’interdire les essais dans l’atmosphère. Deux autres détenteurs : Israël depuis 79 et le Pakistan depuis 98. Le terme est utilisé la 1ère fois en 1937 lors d’un test de destruction d’une zone. point de contact avec l’OI. Elle a été établie à Vienne pour mettre en œuvre les obligations du traité et contrôler son application par les parties. Il repère depuis la Terre ou l’espace une explosion nucléaire.

Puis à la suite de la découverte du programme nucléaire secret irakien. il a pu détecter des tests menés par l’Inde et le Pakistan. 1. à la difficulté de 4 . 189 Etats parties. Les 5 Etats détenteurs : Chine. Ce n’est pas encore entré en vigueur mais le centre de contrôle international se met en place et en 98. Il représente le résultat d’un compromis entre les Etats détenteurs de l’arme nucléaire et les Etats non détenteurs. Les Etats non détenteur ne doivent pas rechercher à développer l’arme nucléaire. Ils sont invités à passer des accords de garantie bilatéraux conclus entre l’Etat et l’AIEA. Russie. Il existe des utilisations pacifiques du nucléaire. B. Ce droit s’applique à tous les Etats sans discrimination et suppose une coopération internationale pour faciliter les échanges d’équipement. Principe de non prolifération nucléaire : les Etats détenteurs s’engagent à ne pas transférer de technologies nucléaires militaires à des Etats non détenteurs et à ne pas soutenir de projet de développement d’arme nucléaire. d’information scientifique concernant les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. un Etat ne peut être exclu du traité pour permettre de maintenir le dialogue. se trouvent trois pays détenteurs de l’arme nucléaire : l’Inde. France. Mais le nucléaire est une technologie a un double usage. Le traité organise également un système de mise en œuvre et de vérification. les statuts de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique sont adoptés en 56. Un mécanisme de règlement des différends est prévu par l’intermédiaire de la CTBTO. en aucun cas. L’accord permettait à l’AIEA de contrôler uniquement les activités déclarées par les Etats. Principe du désarmement : les Etats doivent poursuivre la négociation de traités internationaux relatifs au désarmement nucléaire. Parmi les Etats n’ayant pas ratifié. 2. Ce traité a été critiqué quand la Corée du Nord a dit vouloir développer l’arme alors qu’elle a bénéficié du traité. Droit inaliénable d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Comment les assurer sans compromettre la sécurité internationale ? L’équilibre s’opère dans le cadre du principe de non prolifération. Les accords de garantie conclus entre les Etats et l’AIEA L’AIEA a pour but de promouvoir les utilisations pacifiques de l’énergie atomique. responsable du contrôle de l’obligation de non prolifération.L’organisation peut aussi porter le différend à la connaissance des NU. de matériel. mis en œuvre par l’AIEA. Les 1ers s’engagent à soutenir la coopération internationale autour des utilisations pacifiques des énergies nucléaires et les 2nds s’engagent à utiliser l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. C’est l’unique traité multilatéral en matière de désarmement conclu par les 5 puissances nucléaires. Par contre. Le traité de non prolifération nucléaire Le traité de non prolifération a été conclu le 1 er juillet 68. Sur la base de cette proposition. Son but est de contrôler les biens et technologies qui sont nécessaires mais qui en même temps représentent une menace. La non prolifération nucléaire En 53. GB et EU. L’un des rôles majeurs de l’AIEA est de contrôler l’application du traité de non prolifération nucléaire. Elle a mis en place un cadre international qui permet aux Etats de s’engager sur une base volontaire pour que l’Agence organise le contrôle de leurs activités. Israël et le Pakistan. Eisenhower propose un plan aux NU pour mettre en place une agence internationale chargé de la promotion des utilisations civiles de l’énergie nucléaires.

Les mécanismes mis en place par les Etats dits fournisseur d’équipements nucléaires. Il comprend 35 Etats. il doit déclarer la nature de ses activités (rapport initial). l’objet du transfert. Elles utilisent des toxines ou des virus. Les accords fonctionnent mais les Etats fournisseurs ont voulu les compléter par des règles spéciales. Les Etats informent régulièrement les autres membres du groupe de l’application des directives. Il a adopté des directives et une liste de matériel à contrôler. L’AIEA peut exercer des inspections dans l’Etat : de routine (installations. Le but est d’organiser un mécanisme de contrôle des exportations de matériel fissible et de renforcer les obligations du traité de non prolifération. Les Etats s’engagent à introduire les principes dans leur droit national. 3. Lorsqu’il n’y a pas de risque. l’identité de l’importateur. un Etat membre du groupe doit préalablement à toute exportation s’assurer que le matériel ne va pas être utilisé à des fins militaires. 45 Etats y participent. Enfin. C’est un contrôle plus large que celui du comité. L’administration doit fournir une licence pour le transfert avec indication du lieu de transfert. l’Etat doit s’assurer que son exportation est conditionnée par l’acceptation par le destinataire des règles de contrôle de l’AIEA. composé des fournisseurs d’équipement nucléaire. Lorsque l’Etat conclut un accord. Les exportateurs doivent introduire une clause de non réexportation. Le 2nd mécanisme a été créé en 74. Ce groupe s’est doté de directives visant à poser des principes en matière de transfert nucléaire et des listes d’éléments à contrôler. Il ne s’agit pas de conventions internationales mais d’engagement sur la base d’accords concertés. Il existe deux mécanismes de contrôle des exportations. Armes chimiques et biologiques Les armes biologiques utilisent des agents biologiques destinés à causer la mort ou des maladies qui touchent les hommes. Si un Etat refuse de respecter l’accord. l’AIEA a réagi en proposant aux Etats de signer un protocole permettant contrôler les activités non déclarées. Le principe est que les fournisseurs doivent interdire tout transfert lorsqu’il y a un risque de détournement pour concevoir une arme. les Etats doivent s’assurer que le matériel est exporté sous protection. Il ne s’intéresse pas uniquement au matériel fissible mais touche tout élément permettant de créer une arme mais aussi tous les biens et technologies qui permettent indirectement de mettre au point l’arme nucléaire. à la suite de la 1ère explosion nucléaire de l’Inde jusqu’alors non détenteur de l’arme. Il fournit d’autres informations lorsque l’AIEA le réclame. La guerre biologique existe depuis l’Antiquité : lancement de carcasses d’animaux pour développer des maladies en territoire ennemi. Leur 4 . les Etats doivent fournir des informations. L’Etat importateur doit assurer l’Etat exportateur que le matériel ne sera pas réexporté vers un Etat non détenteur de l’arme nucléaire et non partie au traité de non prolifération. II. Ces accords présentent tous les mêmes principes juridiques : les Etats sont invités à mettre en place un système de comptabilité pour évaluer les activités nucléaires civiles qui seront contrôlées. L’Etat est obligé d’autoriser l’accès des installations aux inspecteurs de l’AIEA. laboratoires ne violant pas l’obligation d’utilisation pacifique) ou spéciale (en cas de doute relatif à la violation des règles imposées par le traité). Lorsque le matériel figure sur la liste. il est fortement recommandé lors de la conclusion de l’accord de garantir d’inclure des règles en matière de transferts internationaux de techniques. le Groupe des fournisseurs nucléaires. Le 1 er est mis en place par le comité Zangger créé en 71.coopérer avec la Corée. l’AIEA peut prendre des mesures (de la recommandation à la saisine du CS). Les armes se sont modernisées. les animaux ou les végétaux. Lorsqu’un bien se trouve sur la liste.

D. Pour la 1 ère fois. mettre en place une politique de non prolifération. L’interdiction est complète. se faire confiance par l’échange d’informations. C. Il a été adopté en 25. Le texte garantit aux Etats le droit d’utiliser le matériel. Le traité interdit l’utilisation des armes chimiques. Depuis l’entrée en vigueur de la convention. Il interdit aux Etats d’utiliser les armes biologiques mais aussi de les produire. se consulter. les Eu ont accusé l’URSS d’expérimenter en Sibérie des armes biologiques. les négociations de modification ont été bloquées du fait de la GF. Elle fait suite à la décision des EU de détruire leur stock d’armes biologiques. Les principes posés sont proches de ceux de la convention sur les armes biologiques. des animaux ou des végétaux. A. A la fin de la WWII. Le traité prévoit une assistance internationale lorsqu’un Etat est exposé à un danger bio suite à une violation de la convention. La Convention organise une coopération lorsqu’un Etat est victime. Plusieurs Etats ont formulé des réserves estimant que si ils étaient victimes de ces armes ils pourraient répondre en utilisant ces mêmes armes. La 1ère grande utilisation date de 1915 : l’armée allemande a utilisé massivement ces armes ce qui a conduit après la guerre à une condamnation de ces armes par la communauté internationale qui voulait les bannir. Convention sur l’interdiction des armes biologiques et des armes à toxine Elle date de 72. coopérer.utilisation internationale n’a pas été aussi répandue que celle des armes chimiques qui utilisent des agents chimiques et qui sont destinées à causer la mort ou la maladie des humains. la technologie concernant le biologique à des fins pacifiques. certains Etats en ont invoqué la violation. Tout Etat peut utiliser le chimique à des fins pacifiques. Les Etats doivent détruire leur stock. cela implique une coopération internationale. L’Etat peut toujours continuer à les développer. L’organisation pour l’interdiction des armes chimiques a été créée en 97 pour mettre en œuvre les obligations découlant de la convention. Convention sur l’interdiction des armes chimiques Il est signé en 93. complété par la suite par deux conventions et par un mécanisme de contrôle des exportations. En échange. L’URSS accepte alors de négocier. un texte international interdit l’utilisation des armes bactériologiques. les stocker. Un texte interdit ces deux types d’armes : le Protocole de Genève. L’OI peut mettre en place des équipes d’inspection planifiée ou surprise ou en cas de doute sur le respect de la convention. l’organisation peut adopter des sanctions mais ne peut exclure un Etat et elle peut porter le problème à la connaissance de l’AG ou du CS. Groupe Australie 4 . Les Etats acceptent aussi le principe de non prolifération (contrôle de l’exportation et de l’importation). Ainsi. Le traité organisa également des mesures de mise en œuvre : les Etats doivent transposer les obligations. Ce traité est plus complet que le protocole. En cas de violation. il oblige les Etats qui n’ont pas encore accepté cette interdiction à interdire l’utilisation de telles armes. Il complète la convention de 1907 concernant les lois et coutumes de la guerre. Le protocole ne vise que l’utilisation de ces armes. Les EU acceptent. elle demande des négociations sur les armes chimiques. les vendre. Le Protocole de Genève Ce protocole porte sur l’interdiction de l’utilisation des armes chimiques et bactériologiques. Il manque un mécanisme de vérification. Il s’engage à détruire leur stock d’armes bio et de les convertir pour servir à des fins pacifiques. stocker et vendre de telles armes. B.

Il a mis au point un missile capable de toucher Londres. En l’absence de risque. leur exportation doit en principe être refusée. Avec la conquête de l’espace. ceux sont les plus dangereux donc même en l’absence de risque. Pas de différence entre un missile et un lanceur. Le 25 novembre 2002 a été signé le code de conduite de La Haye contre la prolifération des missiles balistiques. quelques Etats ont décidé de créer un groupe informel. Interdiction de transfert en cas de risque significatif pour la paix et la sécurité internationales. Section 2 : Vecteurs de destruction massive La question des missiles est liée à la question des ADM. 4 . Les Etats coopèrent dans le cadre d’un régime de contrôle des exportations et cherchent à le compléter par un régime plus large. le missile V2. Aujourd’hui. L’adoption d’un traité n’est pas à l’ordre du jour mais les Etats ont accepté un code de conduite. Il a pour objectif de contrôler les transferts de toute technologie capable de mettre au point un missile porteur d’ADM. les Etats s’interrogent sur le moyen de compléter le MTCR. d’autres Etats ont la technologie missile. Les technologies missiles comprennent les avions.Il a été créé en 1985 sur proposition de l’Australie après la preuve de l’utilisation par l’Irak d’armes chimiques. Or. un Etat peut en interdire le transfert. La 2nde comprend les systèmes de fusée et de drones qui sont capables de transporter une charge utile sur une distance de 300km ainsi que les composants liés au système de propulsion et tous les équipements nécessaires ou lancement ou contrôle du missile. l’Etat doit interdire le transfert. Les Etats ont compris l’intérêt de contrôler ces technologies mais il n’y a pas de convention internationale en matière de technologie missile. Les directives permettent d’évaluer le risque en fonction des pays. le Missile Technology Control Regim. Il vise à contrôler l’importation et l’exportation de matériel chimique pour s’assurer que le matériel n’est pas détourné à des fins militaires. une liste définit les biens contrôlés. Le régime s’appuie sur des directives et une liste d’équipements et de technologies à contrôler. La 1ère catégorie concerne les systèmes de fusée et drones qui sont capables de transporter une charge utile de 500 kg sur une distance de 300 km minimum. Ce sont des engagements politiques mais les Etats se sont engagés à appliquer ces mesures à l’échelle nationale et à échanger régulièrement des informations sur l’application de ces directives. les systèmes aériens avec ou sans pilote. Il fallait des mesures internationales sur cette question. §1 Le régime de contrôle des exportations En 1987. l’exportation d’un équipement ou d’un bien sur la liste peut être exporté à condition d’insérer une clause de non réexportation et même si un produit n’existe pas sur la liste mais qu’il existe des risques. §2 Code de conduite Depuis 98. 40 pays ont rejoint ce groupe. C’est la base des technologies de lanceur. Lorsqu’un élément figure sur l’une des listes et qu’il y a un risque d’utilisation de cet élément combiné à une ADM. La technologie missile a été développée pendant la WWII par Von Braun. Ils acceptent d’appliquer des directives. Pour la catégorie 1. Les Etats s’engagent à adopter des mesures nationales et à échanger des informations. la portée des missiles a été modifiée. seuls 34 pays sont parties au régime.

Les pays peuvent maintenir une activité relative aux armes soit afin de défendre leur territoire ou de développer leur éco. Les Etats s’engagent à respecter 5 principes de base : renforcer les règles existantes et adhérer aux règles existantes en matière de désarmement. En 1924. la diligence en matière d’aide aux pays dans le développement des programmes de lanceurs spatiaux et la non assistance aux pays qui souhaitent mettre au point des missiles balistiques capables de transporter des ADM. Il faut attendre les années 90. Il ne traite que des missiles balistiques. affectent le développement éco et social des Etats. plusieurs Etats ont demandé aux NU de créer des registres d’armes mais c’est bloqué par la GF. C’est un simple document de nature politique. Après la WWII. Le SG des NU a la responsabilité de tenir à jour le registre 4 . de contrôle . Section 3 : Les armes conventionnelles et biens et technologies à double usage. il propose des mesures en matière de transparence et de confiance mutuelle. Ils peuvent acheter des armes dès lors qu’elles ne sont pas interdites par le droit. §1 Les régimes généraux A. les systèmes d’artillerie à large calibre. la prévention de la prolifération des missiles capables de transporter des ADM. Aujourd’hui. réaffirmation du droit d’utilisation pacifique de l’espace extra atmosphérique . Les Etats doivent faire une déclaration annuelle sur leur politique en matière de missiles et lanceurs.Aujourd’hui. fournir une information annuelle sur le nombre de missiles et lanceurs développés pendant l’année et sur une base volontaire. les aéronefs de combat avec ou sans pilote. C’est une 1ère tentative de contrôle de ces armes à l’échelle internationale. Le risque est d’utiliser les règles du commerce international des biens qui sont a priori civils pour les transformer en biens militaires. Le registre est créé le 9 décembre 91. ces biens sont considérés comme les plus dangereux car ils sont très difficiles à contrôler. Mais leur circulation libre est une menace. Il comprend 7 catégories d’armes conventionnelles : les chars de combat. ils peuvent inviter des observateurs sur les sites de lancement. tout peut avoir ce caractère. nécessité d’adopter des mesures de transparence sur les missiles et les lanceurs spatiaux. Enfin. Il est impossible d’interdire toutes les catégories d’armes. les Etats peuvent adopter un traité. Ce sont des armes conventionnelles. Elles déstabilisent les conflits. 120 Etats y participent. la SDN a décidé de publier un annuaire contenant des informations sur les forces armées des Etats pour lutter contre le commerce illégal des armes. Sur la base de ce code. Aujourd’hui. C’est contraire au principe de l’article 51 de la charte de l’ONU (légitime défense). Le code pose 5 mesures de mise en œuvre : le respect des traités sur l’espace extra atmosphérique. libre utilisation de l’espace sans contribuer à la prolifération des missiles balistiques capables de transporter des ADM . les véhicules de combat blindés. les navires de combat et les missiles et systèmes de missile. les hélicoptères de combat. de pas détourner un programme de lanceur vers un programme de missile balistique . représentent un danger en matière de criminalité (trafic illicite). Les biens et technologies à double usage présentent les mêmes risques. Le registre des armes conventionnelles des NU. au principe de souveraineté des Etats (article 2 de la Charte). le contrôle des missiles balistiques capables de transporter des ADM.

Elle s’applique aux mines conçues pour tuer ou blesser des personnes. Il met en place un système de contrôle de l’exportation d’armes conventionnelles et des biens à double usage : la munitions list et la dual use goods and technologies list. mettre en place un système effectif de contrôle des importations et exportations. il est soumis au contrôle. prévoir des mesures de confiscation et destruction. Ils doivent adopter des règles à l’échelle nationale pour contrôler le trafic de ces armes et prévenir le trafic illicite. Dès lors qu’un composant d’un tel bien est vendu. Leur effet se produit encore bien après la fin des conflits. Ils doivent criminaliser le trafic illicite de ces armes et désigner ou établir un point de contact national. Le problème touche au fait que les déclarations ne concernent que les systèmes complets (pas les sous systèmes ou pièces détachées) et il manque les capacités technologiques des Etats. B. elle entre dans le champ d’application du texte. B. Mines antipersonnel Elles sont contraires au droit international humanitaire. ils doivent indiquer l’Etat d’importation ou d’exportation. Pour chaque transfert. Il cesse d’exister en 94. Celle-ci est refusée en cas de risque en matière de sécurité. Pour exporter un tel produit. Le 18 septembre 97. notamment régionaux. Le texte prévoit la coopération des services de police et de douane et le renforcement du mécanisme proposé. Il ne s ‘applique pas au transfert d’Etat à Etat ou organisé par un Etat si le transfert est motivé par des considérations de sécurité nationale. §2 Régimes spéciaux A. Trafic d’armes dans le cadre du crime international organisé Le 31 mai 2001. Sont exclues les mines anti-tanks. coordinating committee for multilateral export control. Toute action touchant aussi bien civils que militaires est interdite. Les Etats doivent adopter des mesures nationales pour criminaliser la trafic illicite d’armes à feu. il faut une licence. C’est le COCOM. un programme international existe. Ils doivent coopérer. Il faut trouver un équilibre avec le commerce international. Les Etats doivent informer le SG de tout équipement importé ou exporté. un protocole à la convention des NU contre le crime international organisé a été conclu sur le trafic illicite des armes à feu. créé par les NU pour lutter contre le trafic illicite de ces armes. C. la convention contre ces mines a été adoptée. Ce n’était pas une OI. Lorsqu’elle est à double usage. Les Etats ont décidé de mettre en place un nouveau régime créé en 95 dans le cadre de l’arrangement de Wassenaar.sur une base universelle et non discriminatoire sur la base de déclarations des Etats. certains Etats ont décidé de mettre en place un système de contrôle du potentiel militaire des Etats à la fois sous l’angle des armes conventionnelles et des biens à double usage. Biens et technologies à double usage Dès 1950. Il devient vite l’instrument de pays occidentaux contre les pays communistes. Les Etats membres des Nu acceptent de prendre certaines mesures afin de lutter contre. Les Etats s’engagent à ne 5 . Programme d’action contre le trafic illicite des armes légères et des armes à petit calibre Ces armes représentent les armes majoritairement utilisées dans les conflits. responsable pour mettre en oeuvre le programme d’action des NU. Depuis juillet 2001. Il s’intéresse exclusivement à leur transfert.

c’est une zone internationalisée. En 2003. ils doivent coopérer. L’antarctique Le 1er traité à s’intéresser à l’utilisation exclusivement pacifique d’une zone et à la dénucléarisation de cette zone est le traité de l’Antarctique de 59. Il s’applique à la zone située en deçà du 60 ème parallèle sud (terres et icebergs). Le mécanisme de vérification est léger. Le fond des mers Il devient un enjeu de la sécurité. Des activités militaires peuvent être conduites pour des raisons défensives uniquement. Il concerne l’interdiction de placer des armes nucléaires et d’autres ADM sur le fond des mers et dans le sous sol. Chapitre 2 : Régimes relatifs à certaines zones Section 1 : Les zones internationales I.jamais en utiliser. Lorsqu’il existe des doutes. ce traité a été adopté. B. Les limites pourraient être différentes. Les inspecteurs ont un droit de visite des installations. Ces projets ont été abandonnés et l’URSS a proposé un projet d’interdiction d’utilisation militaire du fond des mers. des navires. Les principes posés sont : l’utilisation à des fins exclusivement pacifiques. une commission de vérification des faits peut être mise en place qui publiera un rapport. La convention de Montego Bay de 82 s’intéresse à la question de la démilitarisation. Pour les EU. Les Etats y ont installé des bases scientifiques mais certains Etats revendiquaient leur souveraineté sur certaines parties. Elle pose le principe de l’utilisation pacifique de la HM. Les Etats se réunissent régulièrement pour échanger des i formations sur l’application du traité. interdiction de placer des déchets nucléaires). Zones terrestres A. Le traité signé en 71 est un compromis avec les EU. stocker. en cas de doute. Elle pose le principe d’immunité complète des navires de guerre et d’utilisation exclusivement pacifique de la zone et de la recherche 5 . Chaque observateur a un droit d’accès à toutes les zones de l’Antarctique à n’importe quel moment. L’adoption du traité n’avait aucune influence sur les négociations sur le droit de la mer. En cas de violation de la convention. un Etat peut adresser à un autre une demande de clarification et l’Etat a 28 jours pour répondre. Techniquement. Le traité prévoit un mécanisme de vérification . Si le doute persiste. La Convention de Montego Bay n’est pas encore adoptée donc la délimitation n’est pas claire. produire. chaque Etat peut désigner des observateurs pour conduite des inspections dans les stations et installations. EU et URSS voulaient établir des bases militaires capables de lancer des ADM. le secrétariat du traité est créé. Les Etats ont décidé que le traité serait applicable à partir de la limite externe de la mer territoriale. la réunion des Etats parties adressera à l’Etat une demande de mise en conformité à la Convention. Un mécanisme de vérification est prévu : les Etats peuvent envoyer des observateurs pour vérifier l’application du traité . Il est interdit d’exporter ou importer de telles mines. c’est impossible. Ce traité clarifie le régime mais les prétentions territoriales ont simplement été suspendues. encourager l’acquisition. la non nucléarisation (interdiction des explosions nucléaires. Ils doivent détruire leur stock existant et les mines ayant déjà été posées. Les Etats se réunissent régulièrement pour discuter de toute question. Pour y mettre fin. des avions qui pénètrent la zone. c’est une zone internationale mais pour la France.

Les Etats extérieurs à la région mais qui y ont des dépendances peuvent signer un protocole. Les Etats extérieurs à la région mais qui y ont des dépendances peuvent signer un protocole.scientifique marine. 5 . II. Section 2 : Zones exemptes d’armes nucléaires C’est une zone créée par un traité prévoyant l’absence complète d’arme nucléaire dans la zone et la mise en place d’un système international de vérification et contrôle. La 4ème concerne l’Afrique. Il est bloqué par les EU. Chaque Etat s’engage à respecter les mesures de sauvegarde de l’AIEA et à conclure un accord de garantie. utilisation exclusivement pacifique de la Lune et des autres corps célestes (absence d’activité militaire. Chaque Etat peut utiliser l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. . Il interdit toute explosion nucléaire et l’immersion de toute matière radioactive dans les mers. . Il en existe 4. Zones extraterrestres Le traité de l’espace de 67 s’applique à partir d’une distance de 100-110 km d’altitude. La 3ème concerne l’Asie du sud est. le personnel militaire peut être utilisé à des fins pacifiques). L’accord sur la Lune de 79 prévoit aussi le principe d’utilisation exclusivement pacifique de la Lune. La 2nd concerne le Pacifique sud. Un traité limité aux pays de l’ASEAN a été signé en 95. présenté à la conférence sur le désarmement. un projet de convention vie à prévenir une course aux armements dans l’espace. Chaque Etat s’engage à respecter les mesures de sauvegarde de l’AIEA et à conclure un accord de garantie. avec le traité de Rarotonga de 1985. interdiction de construire des installations militaires. C’est un mécanisme peut contraignant. Aujourd’hui. Elle ne permet pas de contrôler les armes lancées dans l’espace. utilisation pacifique (non agressive) de l’espace extra atmosphérique. Mêmes règles. ainsi que les Etats qui sont des puissances nucléaires. Le forum du Pacifique sud est compétent pour l’application du traité. Le traité de Pelindaba date de 96. La 1ère concerne l’Amérique latine et les Caraïbes : le traité de Tlatelolco du 14 février 67 touche 33 Etats. Il interdit les armes nucléaires dans la zone. Une OI a été créée : OPANAL. L’Autorité des fonds marins a des compétences peu détaillées sur cette question. Chaque Etat peut utiliser l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. fondé sur la coopération des Etats. Mêmes règles. . Il pose certaines règles : non arsenalisation partielle des orbites terrestres (interdiction des ADM). ainsi que les Etats qui sont des puissances nucléaires. La convention de 75 sur l’immatriculation a été adoptée pour compléter la convention sur la responsabilité. .

la Commission des réclamations France Mexique a exclut la responsabilité lorsque l’acte n’a aucun rapport avec la mission officielle. Si elle est habilitée à les exercer par l’Etat. Le comportement d’un organe de l’Etat ou d’une personne habilitée à l’exercice de prérogatives de puissance publique est considéré comme un fait de l’Etat si cet organe ou cette personne agit en cette qualité même si il/elle outrepasse sa compétence ou contrevient à ses instructions. . 2. Attribution d’un comportement à l’Etat 1. Le comportement d’une entité qui exerce des prérogatives de puissance publique alors qu’elle n’est pas organe de l’Etat. Tribunal des réclamations EU Iran en 91 dans l’affaire Pétrolan Inc. La notion de responsabilité internationale caractérise les relations entre l’Etat qui a commis un tel fait et l’Etat ou les Etats victime(s). exception préliminaire. quelque soit la position qu’il occupe dans l’organisation de l’Etat et quelque soit sa nature en tant qu’organe du gouvernement central ou d’une CL de l’Etat. affaire des phosphates du Maroc. exécutives.Seconde partie : Cadre juridique des relations internationales Titre 1 : Responsabilité internationale Chapitre 1 : Responsabilité pour fait internationalement illicite Tout fait internationalement illicite de l’Etat engage la responsabilité internationale de l’Etat. Peu importe que l’entité en cause fasse partie d’un Etat fédéral. Section 1 : Fait internationalement illicite I. contre République Islamique d’Iran 5 . Eléments du fait internationalement illicite Il y a fait internationalement illicite lorsqu’un comportement consistant en une action ou omission est attribuable à l’Etat en vertu du droit international et constitue une violation d’une obligation internationale de l’Etat. Cela concerne aussi bien une personne physique que morale. Dans l’affaire Caire de 1929. La responsabilité internationale ne se limite donc pas aux organes du gouvernement central. Le comportement d’un organe mis à la disposition de l’Etat par un autre Etat est considéré comme un fait du 1er Etat d’après le droit international. judiciaires ou autres. 1938. Principe général Le comportement de tout organe de l’Etat est considéré comme un fait de l’Etat que cet organe exerce des fonctions législatives. son fait est considéré comme celui de l’Etat. Cas particuliers . . Détroit de Corfou de 49. A. La difficulté est de savoir si l’organe a agi en sa qualité officielle. Il n’y a aucune distinction de principe antre les faits des supérieurs hiérarchiques et ceux des subordonnées à conditions qu’ils agissent en qualité officielle. CPJI. Ce principe a été appliqué par la CIJ.

En cas de faits commis par des particuliers. Affaire du Nicaragua de 86 : il fallait prouver que les rebelles avaient été payés pour agir pour le compte des EU. L’important est que l’Etat est lié à la règle au moment où le fait se produit. île de Palma de 1928. les faits illicites continus sont des faits qui s’étendent sur toute la période durant laquelle le fait continue et reste non conforme à l’obligation internationale de l’Etat. B. L’extension dans le temps de la violation d’une obligation internationale L’une des conséquences de la responsabilité internationale des Etats est la cessation du fait illicite lorsqu’il est continu. qu’il n’a pas fait de réserve. les faits contraires au DIP sont considérés comme attribuables au nouvel Etat. dans ces circonstances exceptionnelles. on peut considérer que le comportement de personnes privées est attribuable à l’Etat même s’il ne les avait pas autorisé à agir de la sorte dès lors qu’il avait connaissance de ces agissements et n’a pas tenté de les interdire (Tribunal des réclamations Etats- Unis Iran en 1987 : il était reproché au gouvernement iranien d’avoir laissé les révolutionnaires exercer des fonctions au sein de l’aéroport de Téhéran). Il faut tenir compte de l’obligation primaire et des circonstances de l’espèce. lorsque l’Etat n’a plus le contrôle de la situation. Le DIP ne connaît qu’un seul régime de responsabilité des Etats quelque soit la violation de la règle. Violation d’une obligation internationale 1. qu’il n’est pas objecteur persistant d’une coutume. L’Etat iranien a adopté un décret qui reconnaissait la prise d’otage et approuvait le maintien de la situation). . A l’opposé. Le premier a lieu au moment où le fait se produit même si ses effets perdurent. La distinction n’est pas toujours évidente. Le comportement d’un mouvement insurrectionnel n’engage pas la responsabilité de l’Etat en principe. ces faits sont attribuables à l’Etat si celui-ci reconnaît le fait et adopte le fait comme étant le sien. Le principe est selon une sentence arbitrale. Si un mouvement insurrectionnel devient l’Etat sur le territoire d’un Etat préexistant. Un fait illicite non continu se distingue d’un fait illicite continu. . Un 5 . sauf si l’Etat a été négligeant dans le contrôle du mouvement. Elles agissent sur les instructions de l’Etat lorsqu’elles mènent le comportement illicite ou pour l’Etat (directives ou contrôle de l’Etat). L’Etat devra cesser le fait illicite. L’Etat prend à son compte le fait de personnes privées (ex : affaire du personnel diplomatique et consulaire de 1980 : des personnes privées entrent dans l’ambassade des EU à Téhéran et prennent en otage le personnel. L’existence d’une violation d’une obligation internationale Il faut identifier un principe et une source pour déterminer une obligation internationale quelque soit la source puisqu’il n’y a pas de hiérarchie des sources. est qu’un fait juridique doit être apprécié à la lumière du droit de l’époque et non à celle du droit en vigueur au moment où surgit ou doit être réglé un différend relatif à ce fait. 3 grands principes : en l’absence ou en cas de carence de l’autorité officielle. La Cour inter américaine des DH en 1998 dans l’affaire Blake a considéré que la disparition forcée ou involontaire est un fait illicite continu tant qu’on ignore le sort de la personne concernée. La difficulté est de prouver le lien entre l’Etat et la personne privée. 2. Le comportement de personnes privées sous la direction ou le contrôle de l’Etat est considéré comme un fait attribuable à l’Etat car il existe une relation de fait entre la personne privée et l’Etat. Il faut s’assurer que l’Etat est lié par l’obligation internationale. Il n’y a pas de distinction entre contractuel et délictuel par exemple (affaire du Rainbow Warrior).

Il est internationalement responsable. En cas de conflit armé. L’Etat principalement responsable est l’auteur du fait. Un Etat exerce une contrainte sur un autre Etat pour commettre un fait illicite. La Turquie a violé le 1er Protocole de la CEDH. Dans l’avis consultatif de la CIJ de 96 sur la licéité de la menace de l’emploi d’armes nucléaires. Il faut démontrer que l’Etat contraint n’a pas d’autre choix que de faire ce que veut l’Etat qui exerce la contrainte et celui-ci doit avoir connaissance du fait internationalement illicite. Légitime défense Il s’agit d’une exception à l’interdiction du recours à la force dans les RI (article 51 de la Charte des Nations Unies). l’aide doit être prêtée dans le but de faciliter la commission du fait illicite et qu’elle l’ait également facilitée et le fit perpétré doit être tel qu’il aurait été internationalement illicite s’il avait été commis par l’Etat qui assiste lui même. Un Etat ne peut invoquer la légitime défense pour justifier de telles violations. .arrêt de la CEDH de 1996 concernant la République turque de Chypre du Nord a été rendu. Il n’a y a pas de coauteur ou de coparticipant. Selon la CEDH. Le principe de légitime défense ne justifie la violation du DI qu’à l’égard de l’Etat agresseur. Il est alors responsable du fait dès lors qu’il a contrôlé et dirigé le fait dans son intégralité. Consentement de l’Etat victime Ce consentement est de nature à exclure la responsabilité à condition que le consentement soit valable et dans la mesure où il reste dans les limites du consentement donné. . Il en est de même pour les dispositions relatives aux DH. B. la violation du DIP a commencé en 74 et se poursuit à l’époque où la Cour est saisie. L’Etat qui assiste peut exceptionnellement être considéré comme responsable mais uniquement à raison de ses faits. la question s’est posée en matière d’environnement. Attaquée pour violation de la propriété. Un Etat assiste un autre Etat dans la commission du fait internationalement illicite. Les conditions de la responsabilité d’un Etat qui assiste sont : la connaissance des circonstances qui rendent le comportement de l’Etat assisté internationalement illicite. Circonstances excluant l’illicéité A. il est évident que la République turque de Chypre du Nord ne peut être reconnue. La responsabilité de l’Etat à raison du fait d’un autre Etat Principe de responsabilité indépendant : l’Etat est responsable de son propre comportement. au regard des résolutions du CS. 5 . . II. la Turquie invoque un article de la Constitution de cette République l’autorisant à exproprier les grecs. Mais souvent un comportement internationalement illicite est la conséquence de l’action de plusieurs Etats. Mais l’Etat ne peut adopter qu’un comportement nécessaire et proportionné. III. les règles en droit de l’environnement peuvent elles être violées ? Le droit de l’environnement n’est pas une exception au principe de légitime défense. Cela exclut l’illicéité d’un comportement dans toutes les circonstances ? Les obligations résultant du droit humanitaire ne sont pas susceptibles de dérogations. Un Etat donne des directives à un autre Etat et exerce un contrôle dans la commission du fait internationalement illicite.

l’Etat de nécessité peut être invoquée. il doit s’assurer que l’inexécution concerne une obligation dont le poids ou l’urgence est moindre et l’inexécution doit être limitée à la période nécessaire pour sauvegarder l’intérêt essentiel menacé. D. Dans le domaine aérien. 97). il y a choix du pilote de violer le DIP pour sauver des vies humaines. Détresse Le principe est que l’illicéité d’un fait est exclu si l’auteur du fait n’avait pas d’autre moyen raisonnable de sauver sa propre vie ou celle des personnes qu’il a la charge de protéger. Il y a FM excluant l’illicéité si 3 conditions sont réunies : le fait doit résulter d’une force irrésistible ou d’un événement extérieur imprévu. Il s’agit d’exclure l’illicéité de l’acte mené par un Etat pour faire cesser la violation du DIP à son encontre (CIJ. l’Etat ne contrôle pas la situation et l’Etat est dans l’impossibilité matérielle compte tenu des circonstances d’exécuter l’obligation. L’Etat doit démontrer que cet intérêt est menacé par un péril grave et imminent. Il existe deux exceptions au principe de FM : il ne s’applique pas si la situation de FM est due au comportement de l’Etat qui l’invoque ou si l’Etat qui l’invoque a assumé le risque que survienne une situation de FM. La FM est écartée si l’exécution de l’obligation a simplement été rendue plus difficile. L’élément essentiel est la menace à la vie humaine. Dans la convention de Montego Bay. C. Elle peut être due à un phénomène naturelle (intempéries obligeant un aéronef à se détourner vers le territoire d’un autre Etat) ou à une activité humaine (occupation d’une partie du territoire par un autre Etat) ou à une combinaison des deux. Contre-mesures Elles sont une conséquence directe de la responsabilité internationale. 5 . la Grèce n’a pu le restituer mais le tribunal a retenu le cas de FM excluant ainsi l’illicéité de la Grèce. on ne crée pas une situation pire. F. lorsqu’un avion a un incident et doit se poser sur le territoire d’un Etat sans respecter les voies de circulation internationales. La FM a été retenue dans le domaine aérien lorsqu’à la suite d’une intempérie un avion survole le territoire d’un Etat sans autorisation (ex : incidents en 46 au dessus de la Yougoslavie par des avions américains). E. Il y a deux exceptions : si la situation de détresse est due à l’Etat qui l’invoque ou si le fait qu’il invoque est susceptible de créer un péril comparable ou plus grave. En cas d’attaque du territoire (affaire de la concession des phares de l’Empire ottoman en 56). il est interdit de déverser des hydrocarbures sauf pour sauver des vies humaines en mer. Il faut s’assurer qu’en violant le DIP pour protéger la vie humaine. Force majeure La FM est très souvent invoquée. Dans la convention MARPOL. L’élément le plus délicat est de prouver qu’il y a eut impossibilité d’agir ou de ne pas agir. Etat de nécessité Il s’agit de cas où le seul moyen pour un Etat de sauvegarder un intérêt essentiel est l’inexécution d’une obligation internationale. la France demandait à la Grèce la restitution d’un phare détruit d’un bombardement turc. Un Etat viole le DIP pour obtenir qu’un autre Etat cesse la violation du droit international. le principe est celui de passage continu dans la MT mais le navire peut stopper s’il est en Etat de détresse.

D’une manière générale.L’Etat a le choix. Tous les Etats doivent les respecter. l’indemnisation et la satisfaction. La restitution peut être matérielle (ex : biens volés. Le DIP pose quand même quelques limites : on ne peut violer certaines conventions humanitaires en invoquant l’Etat de nécessité. Affaire du temple Preah Vihear de 62. Si l’acte illicite est achevé. l’Etat ne peut l’invoquer s’il a contribué à la survenance de cette situation. Respect des normes impératives Les normes de jus cogens sont reconnues par la communauté internationale comme ayant une portée impérative. La restitution suppose le rétablissement dans la mesure du possible de la situation qui existait avant la commission du fait internationalement illicite. Tout traité en conflit avec une telle norme est nul (article 53 de la Convention de Vienne de 69). l’Etat doit fournir de telles assurances pour rétablir la confiance dans ses relations avec l’Etat victime. Un Etat ne devra plus respecter les obligations découlant d’un tel traité. personnes) ou juridique (modifier une situation juridique. 5 . Section 2 : Contenu de la responsabilité internationale de l’Etat L’Etat qui viole une obligation internationale a un devoir d’exécuter cette obligation. Le président américain a insisté pour que le gouvernement de l’ex URSS offre des garanties de non répétition et s’engage que soit protégé le personnel diplomatique. territoire. La différence avec la détresse est que la nécessité ne réside non pas dans un péril pour la vie de personnes mais de péril menaçant les intérêts essentiels de l’Etat et de la Communauté internationale dans son ensemble. Il y a la restitution. ex : adoption d’une loi contraire à une obligation internationale). ce sont des normes évidentes. L’Etat doit offrir des garanties de non répétition. L’accident d’un pétrolier en 67 s’échoue au large des côtes britanniques et une marée noire les menaçait. Quelques normes ont été reconnues comme telles par la CIJ. En 64 et 65. 1. Réparation C’est un PGD souligné par la CPJI en 1927 dans l’affaire relative à l’usine de Chorzów. Ce concept est de nature à créer une insécurité juridique. Cette obligation s’applique à tous les faits illicites qui se prolongent dans le temps. la GB a alors bombardé le navire pour détruire le pétrole par le feu sur le fondement de l’Etat de nécessité. il faut réparer dans une forme adéquate. 2. G. La Cour rappelle que c’est un principe de DI. l’Etat responsable est tenu de réparer intégralement le préjudice causé par le fait internationalement illicite. l’Etat n’a pas d’obligation d’y mettre fin. un traité antérieur contraire à une norme impérative nouvelle devient nulle et prend fin. En matière de protection de l’environnement. Depuis une convention a été conclue pour permettre aux Etats d’intervenir en HM face à un risque de marée noire. des manifestations ont été organisées à Moscou contre l’ambassade des Etats-Unis. Souvent. Le problème est de savoir comment identifier une norme de jus cogens et qui peut le faire au nom de la communauté international. Le préjudice comprend tout dommage tant matériel que moral dès lors qu’il résulte du fait illicite. Cessation et non répétition L’Etat a une obligation de mettre fin au comportement illicite. une controverse a eut lieu en 1993 sur les otaries dont la chasse était interdite selon un décret russe dans une zone faisant partie de la HM invoquant un péril grave et imminent : l’environnement naturel de cette région.

Le principe a été souligné par la CIJ (projet Gabcikovo-Nagymaros). Enfin. Dans l’affaire de 74 sur les essais nucléaires. interdiction de violer les obligations concernant les droits fondamentaux de l’homme (sentence arbitrale dans l’affaire de Naulilaa en 28). Lorsque plusieurs Etats sont lésés par le même fait internationalement illicite. affaire concernant l’appel relatif à la compétence du conseil de l’OACI. Trois pays ont introduit une instance contre elle : les Etats- Unis. La Cour a eut recours à une expertise. l’expression de regrets par l’Etat responsable. Invocation de la responsabilité de l’Etat L’Etat lésé a un droit à invoquer la responsabilité de l’Etat qui a violé l’obligation internationale. la Bulgarie avait détruit en vol un avion civil israélien. Contre-mesures Elles sont une conséquence de la responsabilité des Etats car l’Etat lésé peut prendre des contre-mesures à l’encontre de l’Etat responsable du fait internationalement illicite pour amener cet Etat à s’acquitter des obligations qui découlent de sa responsabilité : cessation du comportement illicite et réparation. L’indemnisation est demandée lorsqu’il n’est pas possible d’obtenir réparation par la restitution. Parmi ces conditions. Le 1 er Etat a obtenu gain de cause. Elle peut aussi être combinée à eux. 72). chacun peut invoquer séparément la responsabilité de l’Etat qui a commis le fait internationalement illicite. Il exerce ce droit et notifie sa demande à l’Etat responsable par voie diplomatique ou par l’intermédiaire d ‘une instance internationale. dans l’affaire du détroit de Corfou en 49. La satisfaction (affaire du Rainbow Warrior) peut être obtenue lorsqu’il n’est pas possible d’être réparé par l’un des deux autres moyens. Australie et Nouvelle Zélande ont séparément saisi la CIJ contre la France. interdiction de violer les obligations de caractère humanitaire (4 conventions de Genève et 2 Protocoles additionnels de 77) ou les normes de jus cogens. le versement d’une somme symbolique. L’Etat qui prend des contre-mesures n’est pas dégagé des obligations qui lui incombent en vertu de toute procédure de règlement des différends applicable entre lui et l’Etat responsable (CIJ. C’est une réparation plus politique. Section 3 : Mise en œuvre de la responsabilité internationale de l’Etat 1. des excuses formelles. des offenses à chef d’Etat. il se trouve à la frontière entre Cambodge et Thaïlande. Elle compense l’entrée dans l’espace aérien sans autorisation. l’Etat qui prend des contre-mesures doit 5 . Un Etat qui est responsable peut avoir un droit de recours à l’égard des autres Etats responsables 2. les contre mesures ne peuvent en aucun cas porter atteinte aux règles suivantes du DI : obligation de ne pas recourir à la menace ou à l’emploi de la force dans les RI. Un Etat lésé ne peut recevoir une indemnisation supérieure au dommage subi. Le DI pose des conditions de légalité des contre mesures qui découlent de la jp internationale. le RU et Israël. A ce titre. C’est un outil au service de l’Etat lésé. la responsabilité de chaque Etat peut être invoquée. Ce n’est pas une forme de représailles. Il peut aussi indiquer le comportement que devrait adopter l’Etat pour mettre fin à la violation et la forme que devra prendre la réparation.CIJ. l’Etat victime peut demander la reconnaissance de la violation par l’Etat responsable. Ainsi. L’indemnité couvre également le manque à gagner dans la mesure où celui-ci est établi (sentence arbitrale dans l’affaire du Cap Horn en 1902). On ne peut indemniser que les dommages susceptibles d’évaluation financière. En cas de pluralité d’Etats responsables. le RU a réclamé des indemnités pour le remplacement de ses navires et les décès causés au personnel. Dans l’affaire de 55 de l’incident aérien.

affaire du personnel diplomatique et consulaire). Les Etats ont peu à pu pris conscience que dans l’exercice de leurs pouvoirs exclusifs à l’intérieur ou non de leur territoire. Les contre mesures doivent cesser lorsque le fait internationalement illicite a cessé et que l’Etat responsable s’est acquitté de ses obligations de réparation ou dès lors qu’il a réparé. il est possible de recourir à des contre-mesures urgentes avant notification. Parfois. donc le principe a été respecté. Cette logique donne naissance à des régimes de responsabilité objective. par exemple : activités de communication et de radiodiffusion. Ces régimes ne concernent que les activités qui comportent des risques exceptionnels ou qui sont anormalement dangereuses. Ces régimes spéciaux conventionnels sont fondés sur des activités nécessaires mais qui peuvent causer des pertes en vie humaine et des dommages matériels significatifs. L’Etat lésé doit notifier à l’Etat responsable sa décision de prendre des contre mesures et offrir de négocier. Respect du principe de proportionnalité : c’est une condition reconnue par la pratique internationale. La pratique internationale reconnaît à un Etat la possibilité d’être responsable pour activité non illicite mais le fondement n’est pas toujours clair. C’est le principe de l’utilisation non dommageable du territoire (déclaration de Stockholm de 72. La jp internationale n’est pas claire sur l’existence d’un régime de responsabilité objective en DI général (fonderie de Trailles. CIJ. Les Etats peuvent soit interdire ces activités (ex : essais nucléaires) soit les autoriser en les encadrant et en prévoyant que ses auteurs en supportent toutes les conséquences en cas de dommage. Il appartient à la personne qui réalise l’activité de prendre en compte le coût des 5 .respecter les principes de l’inviolabilité des agents des locaux et des archives diplomatiques ou consulaires (CIJ. 80. aux activités polluantes (CI de 69 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures) et dans le domaine du nucléaire (CI de 60 sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire). Il s’agit d’activités causant des dommages en dehors de la juridiction des Etats. C’est la sommation. Affaire des services aériens de 1946 : les contre mesures en l’espèce n’étaient pas clairement disproportionnées. Chapitre 2 : Les hypothèses de responsabilité pour des activités licites Le principe de la RI repose sur une violation du DI. L’Etat lésé doit suspendre les contre-mesures si le différend est en instance devant une cour ou un tribunal à condition que l’Etat responsable met en œuvre de bonne foi les procédures de règlement des différents. sentence arbitrale et affaire du détroit de Corfou). ils doivent prendre en compte les intérêts des autres Etats. Il ne s’agit pas de prendre en compte tous les dommages causés hors du territoire mais seulement les plus graves. affaire de la licéité de l’emploi et de la menace de l’emploi des armes nucléaires). 1928 : la question de la proportionnalité de la contre mesure avait été examinée. Ce critère de l’équilibre des intérêts en présence a été utilisé en 1872 (affaire de l’Alabama). Affaire Naulilaa. de Rio de 92. il s’agit de l’absence d’action d‘un Etat (affaire du détroit de Corfou). Cela touche à l’utilisation des espaces (convention sur les dommages causés aux tiers à la surface par des aéronefs étrangers par ex). Dans une autre affaire. Longtemps. 96. Exceptionnellement. C’est la relation entre le fait internationalement illicite et la contre mesure. le Canada a invoqué l’existence d’un principe général de responsabilité objective pour les dommages résultant des activités comportant des risques élevés. Les RI reposent sur la souveraineté des Etats qui leur confère des pouvoirs exclusifs. celle de la chute d’un satellite soviétique au Canada en 54. Conditions procédurales : affaire des services aériens : l’Etat lésé doit demander à l’Etat responsable de s’acquitter de ses obligations de cessation et de réparation avant de recourir à des contre mesures. on a considéré que c’était un manquement à une obligation générale de vigilance ou de diligence. Des régimes de responsabilité objective ont été établis par convention.

Tous les acteurs de la chaîne se voient répercuter le coût du risque. En 1907. Titre 2 : Le non recours à la force dans les RI Jusqu’au début du 20ème. les dommages immatériels peuvent parfois être réparés). le recours à la force est le moyen de règlement des différends. assurance et garantie d’indemnisation (il faut s’assurer que le responsable peut réparer et il faut donc obliger les auteurs de ces activités à fournir à l’avance des garanties d’indemnisation). Elles vont également prévoir des circonstances qui permettent d’exonérer le responsable : FM. montant de l’indemnisation (plafonds). d’hostilité. Ces conventions réglementent également l’indemnisation : son contenu (quel dommage donne lieu à indemnisation. Etat (ex : objets spatiaux). 86. Les NU ont été créées pour préserver les générations futures du fléau de la guerre et pour maintenir la paix et la sécurité internationales. la convention Drago-Porter est adoptée. §1. ces obligations se retrouvent dans les contrats. Il prévoit le respect de procédures dans l’usage de la force. L’interdiction du recours à la force n’a qu’un caractère relatif : la Charte légalise des exceptions : légitime défense et action coercitive du CS. Projet d’article de 2001 sur la responsabilité des Etats pour fait internationalement illicite. Il faut attendre la Charte des NU en 45 pour avoir des règles plus strictes : article 2 prévoit que les membres des NU s’abstiennent dans leurs RI de recourir à la menace ou à l’emploi de la force soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un Etat soit de façon incompatible avec les buts des NU. actes de conflit armé. de guerre civile ou d’insurrection. Pas de codification pour l’instant en matière de responsabilité objective. Chapitre 1 : Limitation du recours à la force Section 1 : Principe d’interdiction du recours à la force CIJ. Depuis le 11 septembre et ses conséquences internationales. les limites du système apparaissent. Tous ceux qui bénéficient directement de l’activité doivent se répartir les coûts de cette activité. Le corollaire est l’obligation de régler pacifiquement les différents. Contenu du principe 6 . Ces documents n’ont pas de force obligatoire mais peuvent être des références d’une coutume. Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua : ce principe a une portée coutumière. Le préambule de la Charte se réfère à la force des armes. y compris en cas de dommage. Le terme de force vise la force armée. Projet également sur la prévention des dommages transfrontaliers significatifs. faute de la victime (lourde souvent). Elle limite l’emploi de la force pour le recouvrement des dettes contractuelles. Le Pacte Briand –Kellogg de 28 met fin à la règle de la compétence discrétionnaire de guerre des Etats. repris par une résolution de l’AG es NU.accidents qu’elle risque de causer. Dans la pratique. La 2ème limitation est issue du pacte de la SDN de 19 qui distingue les guerres illicites (d’agression) des guerres licites. Le recours à la force n’est pas interdit de façon absolue. Ces conventions identifient la partie responsable : exploitant (ex : en cas de pollution des mers). le fait d’un tiers en dépit de mesures de sécurité appropriées. Il y a responsabilité car il y a dommage.

Dès lors qu’il avait recours à la force. il viole le DI. Formes de légitime défense Elle peut prendre la forme d’une action individuelle. C’est une norme impérative de DI. §2. Le DI ne reconnaît pas la légitime défense permanente. une norme de jus cogens.Le recours à la force vise la menace et l’emploi de la force (avis OMS de 96). De plus. La violation de ce principe n’affaiblit pas la valeur du principe mais le renforce car les Etats s’efforcent de justifier sa violation. Légitime défense Article 51 de la charte : aucune disposition de la charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense. les Etats colonisateurs considéraient qu’ils avaient le droit de recourir à la force. Elle a été invoquée par les EU au Liban en 58. l’enquête (établit les faits). le recours à une juridiction permanente ou une juridiction plus spécifique. La CIJ a souvent souligné ce principe (affaire du Nicaragua de 86). Cette règle a une valeur coutumière. ils le justifient toujours juridiquement. Le corollaire est le règlement pacifique des différents (article 33 de la Charte et 2 §3). ils doivent respecter les DH. Il ne s’agissait pas de situations internes. A l’époque de la décolonisation. par l’URSS à Prague en 68. c’était condamné par l’ONU. Les mécanismes juridictionnels sont l’arbitrage. CS et AG condamnaient l’usage de la force contre la souveraineté d’un Etat même s'ils évitent d’utiliser le terme agression. Certains auteurs ont considéré que lorsque les EU sont intervenus en Irak. Il y a 4 procédés diplomatiques : la négociation. A. les bons offices (supposent l’intervention amical d’un tiers) et la médiation (le tiers propose une solution aux parties). Même dans une situation interne. il ne s’agissait pas d’une violation de cet article car l’armée des NU n’avait pas été déployée contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de l’Irak mais pour rétablir la démocratie. les EU ont invoqué au Vietnam une telle notion justifiée par les incursions continues de bandes armées au Nord. Le DI ne reconnaît pas non plus la légitime défense préventive invoquée par Israël en 67 contre l’Egypte. en 75 contre les camps 6 . Elle peut aussi être collective qui consiste en la faculté pour un Etat non directement agressé d’intervenir au nom d’accord de défense le liant au pays agressé. Les Etats doivent régler leurs différends de telle manière que la sécurité. Application du principe Il était affirmé par les organes onusiens et les Etats. Quant aux Etats. La charte laisse une grande latitude aux Etats car elle consacre le principe de libre choix des moyens de règlements : procédés diplomatiques et mécanismes juridictionnels. Le principe concerne les RI et non les situations internes. Les NU ont contourné cet argument en autorisant le recours à la force dans les luttes pour l’obtention de l’indépendance. Section 2 : Exceptions au principe d’interdiction du recours à la force §1. L’article 2 interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un Etat soit de façon incompatible avec les buts des NU. L’Etat agressé agit. individuelle ou collective dans le cas où un membre des NU est l’objet d’une agression armée jusqu’à ce que le CS ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. la paix et la justice internationales ne sont pas mises en danger. même s’ils violent ce principe. les Etats ne sont pas libres de recourir à la force contre leur propre population. Pourtant. si un Etat recourt à la force. au Nicaragua. Ils se sentent obligés de justifier leur attitude.

Elle est soutenue par les EU. Mesures institutionnelles Article 39 : il peut constater l’existence d’une menace contre la paix. Mesures opérationnelles Article 41 : il peut adopter des mesures qui n’ont pas un caractère coercitif : interruption des communications ou des relations diplomatiques. C’est la conséquence du transfert de pouvoir des Etats en matière de recours à la force. plates formes pétrolières. Un comité d’Etat major doit être lis en place pour préparer l’intervention de ces forces armées. Une résolution de 74 définit l’agression : donne une liste non limitative de formes d’agression comme l’invasion. le DI n’y a jamais fait référence (CIJ. Elle doit avoir un caractère provisoire. Cette notion a été rejetée dès le début par la majorité des Etats.palestiniens au Liban et en 81 contre l’Irak. le bombardement. d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression. Il ne peut déléguer son pouvoir de qualification. jusqu’à ce que le CS se saisisse de la question et adopte des mesures. Cette notion n’a pas été définie par la charte. avis sur les conséquences juridiques d’un mur dans le territoire palestinien occupé de 2004). Chapitre 2 : Le recours à la force comme violation du DI Section 1 : Extension de l’exercice du recours à la force Cette extension repose d’une part sur la diversification des attaques armées et sur une dénaturation de la riposte armée. plates formes pétrolières). Mais son action est paralysée par le droit de veto. 86. Mais le CS n’a jamais utilisé l’article 42. Article 40 : il peut inviter les Etats à adopter des mesures provisoires pour empêcher la situation de s’aggraver. arrêt du 6 novembre 2003. Le refus de se soumettre à la justice internationale constitue une telle menace. B. 1. Diversification des attaques armées Imputation d’une attaque armée à une entité non Etatique : il s’agit des attentats terroristes du 11 septembre. Nicaragua et 2003. Modalités de la mise en œuvre de la légitime défense Condition préalable : agression armée. La notion est au cœur d’une polémique aujourd’hui. Action du CS Chapitre VII sur le système de sécurité collective A. Elle doit être proportionnée et nécessaire (CIJ. §2. Les Etats doivent porter immédiatement la question à la connaissance du CS. le blocus maritime ou l’attaque par les forces armées d’un Etat contre les forces armées d’un autre Etat. Ils ont posé avec acuité la question de la définition et de la prise en compte du terrorisme en DI. B. Article 42 : il peut entreprendre au moyen de forces armées toutes les actions qu’il juge nécessaires au maintien ou au rétablissement de la paix. Il comprend trois éléments : un élément matériel (violence de nature à 6 .

le CS prend acte de l’occupation américaine en Irak. Le CS n’a pas réagit. il faudrait l’utiliser. Il ne pouvait pas agir lorsque était impliqué un de ses membres permanents. Reste la CIJ. elle ne peut adopter que des recommandations. Dans le cadre de la guerre Etats-Unis – Irak. Une nouvelle forme d’agression a été admise par le DI : l’agression privée. Cette position est très critiquable. Elle l’a fais a plusieurs reprises pendant la GF. Lorsque le CS est bloqué par un veto et qu’il y a menace à la paix ou rupture de la paix. il ne peut prendre la place du CS. D’autres organes internationaux peuvent ils prendre le relais ? Dès 50. L’action des EU depuis 2001 contourne le CS et ne cherche même plus à la replacer dans le cadre du CS. Il est impuissant face aux 5 membres permanents. Même si le CS a été contourné. Les EU sont donc victimes d’une agression armée mais qui n’est pas le fait d’un Etat. le CS a été bloqué par les vetos successifs des EU et de l’URSS. Mais des hypothèses de légitime défense contre des entités privées étrangères sont impossibles. Le SG pourrait intervenir (article 90) car il peut attirer l’attention du CS en cas de danger. Mais elle ne prévoit pas le recours unilatéral d’un Etat à la force. 2. l’encadrer. celui- ci est bloqué et il faut encore que le SG agisse. Dénaturation de la riposte armée La légitime défense préventive est interdite mais les EU cherchent à faire évoluer le DI dans ce sens. De toute façon. Une pratique se développe alors sur la base d’une résolution de 50 « union pour le maintien de la paix ». Or. les organisations régionales peuvent elles se substituer au CS ? Cela 6 . Le CS adopte une résolution le 12 septembre 2001 et assimile tout acte terroriste à un acte d’atteinte à la paix et à la sécurité internationales. Mais cela n’a pas créé une coutume et même si l’AG peut intervenir à la place du CS. Cette interdiction est théorique : un Etat qui se sait menacé ne va pas attendre pour agir. En dehors du système des NU. Le CS retrouverait une vraie place et cela permettrait d’agir contre le risque terroriste. mais son action reste tributaire de la volonté des Etats.causer la mort ou des dommages corporels graves). Le CS renonce à son rôle Action de l’OTAN en Yougoslavie sans autorisation préalable du CS. Une partie de la doctrine considère qu’il est possible d’agir contre une entité privée en territoire étranger. Section 2 : Limitation du contrôle du recours à la force 1. les américains ne se sont pas fondés sur la légitime défense ni sur une action fondée sur une décision du CS. 2. Ce serait violer la souveraineté de l’Etat étranger. cela ouvre la porte à des dérives. A partir du moment où la menace est clairement identifiée le CS pourrait autoriser le recours à la force. l’AG peut intervenir. Ils ont agi en dehors du chapitre 7 de la charte. la définir. un élément intentionnel (terreur dans le public ou au sein d’une population) et un élément méthodologique (entreprise individuelle ou collective dans la préparation). Certains auteurs considèrent que pour éviter au DI d’être en rupture avec la réalité. Mais ces actes terroristes sont le fait d’une entité non Etatique. Au lieu de qualifier cette action d’agression. Mais le texte reconnaît par ailleurs le droit inhérent à la légitime défense individuelle ou collective. les partisans de l’intervention ont considéré avoir eu autorisation. L’action est fondée sur une résolution du CS adoptée le 8 novembre 2002 prévoyant des sanctions à l’encontre de l’Irak en cas de non collaboration avec les enquêteurs sur le programme irakien.

Mais le risque est de multiplier les conflits armés. la difficulté de contrôler ces actions.déchargerait l’ONU et les capacités opérationnelles seraient plus développées. Cela pourrait conduire à légitimer le recours à la paix. 6 .