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17/11/2011

Révision : 17 novembre 2011


Plan du cours

0 – La notion de risques, les risques naturels,


les séismes, la sismologie
I - Caractérisation du mouvement sismique
1. Mécanisme de formation d’un séisme
NOTIONS DE SISMOLOGIE 2. Ondes sismiques et mouvement du sol
3. Magnitude et intensité

II – Risque sismique
Tectonique des plaques 1. Aléa sismique
Et 2. Effet de site – amplification locale du mouvement sismique
3. Effets induits dans les sols et les roches
séismes a) Déplacements irréversibles sur la faille
b) Liquéfaction
c) Mouvements de terrain
4. Microzonage sismique
Cours de risques sismiques.
Master de génie civil – habilitation 2011 III – Règles parasismiques françaises
Université Paul Sabatier Toulouse III 1. Prise en compte du risque sismique à l’échelle régionale
Pr. Erick Ringot (erick.ringot@univ-tlse3.fr), Pr. Martin Cyr (cyr@insa-toulouse.fr) 2. Définition de l’action sismique sur un ouvrage
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Plan du cours Structure de la Terre

La Terre est constituée d'une succession de


couches de composition chimique, densité
et de température différentes.
I - Caractérisation du mouvement sismique  Au centre, le noyau, qui représente 17%
1. Mécanisme de formation d’un séisme du volume terrestre, et qui se divise en
2. Ondes sismiques et mouvement du sol noyau interne solide et noyau externe
3. Magnitude et intensité visqueux ;
 Puis se trouve le manteau, qui constitue
l'essentiel du volume terrestre, 81%, et qui
se divise en manteau inférieur solide et
1. Mécanisme de formation d’un séisme manteau supérieur principalement
plastique, mais dont la partie tout à fait
supérieure est solide ;
 Vient ensuite la croûte
(ou écorce), qui
compte pour moins de 2% en volume et
qui est solide.

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Structure de la Terre Tectonique


Lithosphère - asthénosphère étude des déformations de l'écorce terrestre et des structures qui en résultent
La lithosphère est la couche solide externe  Echelles d'études
comprenant une partie du manteau supérieur et • spatiales : - tectonique analytique, au niveau microstructural
la croûte terrestre, est divisée en plaques qui se - mégatectonique, au niveau d'un massif
déplacent les unes par rapport aux autres sous
- géotectonique ou tectonique globale, au niveau des plaques
l'effet des courants de convection qui animent
l'asthénosphère, couche plastique du manteau • temporelles : - déformations à l'échelle des temps géologiques plissements, failles...
supérieur. - déformations à l'échelle de la durée de vie d'un ouvrage
glissements, affaissement, séisme...
La lithosphère se présente comme un ensemble
rigide et par conséquent fragile; la température
et la pression, qui augmentent avec la
 Distinction selon le type de déformation et d'endommagement
profondeur, modifient ce comportement, qui • tectonique cassante : - failles, cassures... comportement fragile
devient de plus en plus ductile, c'est-à-dire • tectonique souple : - plissements, glissements...
capable de se déformer sans casser.
effet du temps (fluage)
comportement viscoplastique
Ce passage du domaine cassant au domaine ductile effet des T et P
marque la limite lithosphère-asthénosphère.
Ces courants de convection dans l'asthénosphère sont
générés par la forte chaleur du noyau.

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Dérive des continents Dérive des continents


LES CONTINENTS FLOTTENT SUR
La dérive des continents est une L'ASTHÉNOSPHÈRE
théorie proposée au début du
20ème siècle par le physicien- La croûte continentale est plus épaisse
météorologue Alfred Wegener sous les chaînes de montagnes que sous
qui développa et argumenta les plaines ; cette situation répond au
l'idée du déplacement des principe de l'isostasie qui veut qu'il y ait
continents à la surface de la un équilibre entre les divers
planète. Sa théorie est étayée par compartiments de l'écorce terrestre, en
la coïncidence des contours liaison avec les différences de densité.
géologiques de part et d'autre de Les croûtes océaniques, plus denses sont
l'Atlantique sud, la similitude des moins épaisses et sont « recyclées » à
séquences de roches et les terme dans l'asthénosphère.
indicateurs paléoclimatiques et Alors que les continents, moins denses
autres concordances géologiques. que l'asthénosphère, « flottent » à sa
surface et peuvent dériver les uns par
rapport aux autres dans un système de
plaques tectoniques.
Cette théorie fut ensuite confirmée par les études sur le paléomagnétisme des fonds
océaniques. Le rôle des dorsales océaniques génératrices de matière sous l'action des
courants de convection dans le manteau fut expliqué, ce qui permit de déduire le
phénomène de création continue de fonds océaniques.
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Dérive des continents Dérive des continents

Le futur ?
- Los Angeles, situé sur la Plaque Pacifique se retrouve à là la même latitude que San Francisco!
- La Méditerranée Orientale se ferme progressivement,
- La Turquie est expulsée vers l'Ouest par l'Arabie qui poinçonne l'Europe Centrale.
- La collision Inde-Asie se poursuit.
Depuis 250 Ma - L'Australie, pour le moment sur la même plaque que l'Inde, va peut être rentrer en collision avec
les îles de la Sonde.
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Plaques tectoniques

Répartition des plaques tectoniques à la surface de la Terre

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Plaques tectoniques Plaques tectoniques

Les séismes n'ont pas En résumé ...


une répartition aléatoire La terre est un système où toutes les pièces, tous les éléments, forment une grande
à la surface de la machine mue par la thermodynamique.
planète, mais sont
localisés pour leur
immense majorité sur
les frontières des
plaques lithosphériques.
La tectonique est la
partie de la géologie qui
étudie la nature et les
causes des déformations
des ensembles rocheux,
plus spécifiquement à
grande échelle de la
lithosphère terrestre.
Fig. Carte planisphère de corrélation entre
la sismicité terrestre et les limites tectoniques

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Plaques tectoniques Classification des séismes par le critère de frontière

 Pourquoi les plaques se déplacent-elles ? Classification des séismes selon le type de frontière entre les plaques tectoniques
Une première approche de classement ses séismes consiste à comprendre leur mécanisme
- Pas encore d'explication unanimement admise et le domaine tectonique qui leur est associé. C'est le long des limites entre plaques que
- Explication probable → création de cellules de convection l'activité sismique est la plus importante et que la caractérisation des domaines tectoniques
doit être réalisée.

Il existe trois types de limites (voir plus loin) :


• les zones divergentes d'expansion
océanique, dans lesquelles naît de la
croûte océanique,
• les zones convergentes de subduction,
dans lesquelles disparaît du matériel
crustal, rigide
• les zones transformantes, le long
ductile
desquelles coulissent des plaques ou des
fragments de plaques sans création ni
résorption de croûte.

http://pubs.usgs.gov/publications/text/unanswered.html#anchor19928310 productrices d'un fort pourcentage de séismes Plaques lithosphériques


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Classification des séismes par le critère de frontière Classification des séismes par le critère de profondeur

Classification des séismes selon la profondeur de la source


Une seconde approche consiste à considérer un évènement sismique en regard de la
5% Zones divergentes profondeur à laquelle il survient.
On distingue ainsi :
Zones de décrochement  les séismes superficiels qui se produisent en faible profondeur, soit dans les premières
dizaines de kilomètres, se retrouvent autant aux frontières divergentes qu'aux frontières
15% convergentes ;
 les séismes intermédiaires qui se produisent entre quelques dizaines et une centaine de
kilomètres de profondeur se concentrent uniquement au voisinage des limites
Zones convergentes convergentes ;
 les séismes profonds qui se produisent à des profondeurs pouvant atteindre plusieurs
75% centaines de kilomètres par rupture sous l'effet de la pesanteur des plaques " plongeant "
vers la base de l'asthénosphère. Ces séismes se trouvent exclusivement sur les limites
convergentes. Très amortis, ils ne provoquent pas de désordres sur les constructions.

Dissipation de l’énergie sismique de la planète

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Limites divergentes Limites divergentes


Le phénomène de divergence commence sur un continent par la formation d'un fossé étroit
ou rift accompagné d'un volcanisme basaltique. Le rift s'élargit et s'approfondit. Il finit par
être envahi par la mer. Le rift central devient alors une dorsale médio-océanique, dont
l'activité agrandit progressivement la taille de l'océan.

Ride ou rift = zone de divergence


SEISMES SUPERFICIELS

Fig. Cartographie topographique de la


dorsale médio-océanique Atlantique.
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Limites convergentes Limites convergentes

Subduction des plaques océaniques CAS PARTICULIER : La zone de subduction Antillaise

La coupe schématique ci-dessous représente les


différents domaines sismogènes associés à la
Un premier type de collision résulte de la subduction Antillaise et leurs mécanismes.
convergence entre deux plaques océaniques. • En C, le plan de subduction lui-même, où sont
Dans ce genre de collision, une des deux plaques attendues les magnitudes les plus élevées (les
(la plus dense, généralement la plus vieille) surfaces de ruptures les plus importantes).
s'enfonce sous l'autre : c'est le phénomène de
subduction. • En A et B les séismes générés par les contraintes
inclinaison en bordure de la plaque Caraïbe, de magnitudes
possibles moins élevées (dimensions des failles
moins importantes), mais pouvant être (zone A)
La ligne d'émergence du plan de subduction correspond à une fosse océanique. très proches des constructions et in fine aussi
L'inclinaison des plans de subduction varie de 20 à 45°. Sur la bordure de la plaque violents (mais aux effets plus localisés) sur les
chevauchante, s'accumulent des écailles tectoniques constituées par les sédiments qui terres émergées.
sont refoulés. Cet empilement constitue le prisme d'accrétion tectonique. La plaque • En D et E, les séismes profonds dus aux ruptures
chevauchante peut être une plaque continentale ou, parfois, une autre plaque océanique. de la plaque subductée sous son propre poids (ces
On y observe alors un archipel d'îles volcaniques séparé du continent par un bassin derniers sont très amortis lorsqu'ils arrivent à la
marginal (Japon, Antilles). surface).

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Limites convergentes Limites convergentes


CAS PARTICULIER : La zone de subduction Antillaise Subduction par convergence d’une plaque océanique et d’une plaque continentale

Un second type de collision avec subduction


est le résultat de la convergence entre une
plaque océanique et une plaque continentale.
Dans ce type de collision, la plaque océanique
plus dense s'enfonce sous la plaque
continentale.

Les basaltes de la plaque océanique et les


sédiments du plancher océanique s'enfoncent
Ci-contre une coupe sur les foyers dans du matériel de plus en plus dense.
sismiques : on reconnaît les différents Rendue à une profondeur excédant les 100
domaines auxquels s'ajoutent les séismes km, la plaque est partiellement fondue.
dus aux contraintes sur la plaque
Amérique (zone de croûte océanique de
l'Atlantique) à proximité du plan de La plus grande partie du magma restera emprisonnée dans la lithosphère (ici
subduction. continentale) ; le magma qui aura réussi à se frayer un chemin jusqu'à la surface formera
une chaîne de volcans sur les continents (arc volcanique continental).

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Limites convergentes Limites convergentes


Surrection des plaques continentales CAS PARTICULIER : la surrection de l’Himalaya

Un troisième type de collision implique la


convergence de deux plaques continentales, elle
s'accompagne de leur surrection. Ce phénomène est
à l’origine de la création des grandes chaînes de
montagne.

Lorsque les deux plaques entrent en collision, le Phase 1


mécanisme se grippe : le moteur du déplacement (la
convection dans le manteau supérieur) n'est pas
assez fort pour enfoncer une des deux plaques dans
l'asthénosphère à cause de la trop faible densité de
la lithosphère continentale par rapport à celle de
l'asthénosphère. Tout le matériel sédimentaire est
comprimé et se soulève pour former une chaîne de
montagnes où les roches sont plissées et faillées. Les Fig. Illustration du déplacement d'un point Fig. La carte montre la progression
deux plaques continentales se soudent pour n'en théorique pendant la surrection du massif de la plaque indienne au cours des
former qu'une seule qui s'épaissit en altitude et en himalayen. 70 millions d'années passés.
profondeur. Phase 2

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Limites transformantes Phénomène sismique


La tectonique provoque des déplacements relatifs des plaques de la lithosphère en générant
CAS PARTICULIER : la faille de San Andreas en Californie
un champ de contrainte au sein des roches constituantes (traction, compression,
cisaillement…).
Les frontières Rupture fragile (déformation cassante)
transformantes Au delà d’un niveau de contrainte seuil, il y a rupture brutale du sous-sol rocheux : c’est là
correspondent à de l’origine des séismes. Ces ruptures se produisent essentiellement dans les zones situées à
grandes fractures qui proximité des limites entre les plaques, là où les tensions sont les plus élevées dans les
affectent toute roches.
l'épaisseur de la
Déformation plastique
lithosphère; on utilise
plus souvent le terme Dans certains cas, les roches peuvent se déformer sans amorcer de rupture fragile :
de « failles o Déplacement tectonique lent ;
transformantes ». o Température et pression interne élevée (en profondeur donc).
Plan de faille et foyer de séisme
Lorsque les conditions de contrainte, de vitesse de déformation, de relation température-
La faille de San Andreas en Californie est un autre bon exemple de pression sont réunies, la rupture fragile de la roche survient selon un « plan de faille ». Le
limite transformante: elle assure le relais du mouvement entre la limite point d'amorce de la rupture est le foyer du séisme. La propagation de la rupture depuis le
divergente de la dorsale du Pacifique-Est, la limite convergente des foyer sur le plan de faille provoque des déformations tectoniques irréversibles et cassantes.
plaques Juan de Fuca-Amérique du Nord et la limite divergente de la La propagation des ondes sismiques (tridirectionnelle) depuis le foyer provoque des
dorsale de Juan de Fuca. Vitesse de glissement : 5.5 cm/an ! déformations du sol temporaires ou définitives.

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Déformation plastique des roches Déformation plastique des roches

Plis ou plissements
déformations de couches provoquées par la flexion ou la torsion des roches

géométrie des couches géologiques : déterminée par la direction et le pendage

direction d'une couche


angle par rapport au nord d'une ligne horizontale
tracée dans le plan de stratification de la couche Fig. Illustration de la déformation
plastique des roches
pendage d'une couche
angle entre le plan horizontal et la ligne de plus
grande pente du plan de stratification

sur les cartes géologiques


ou pendage nul : couche horizontale

ou pendage 90o : couche verticale


30 30
ou pendage et valeur indiquée
pendage sans indication numérique

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Déformation plastique des roches Déformation plastique des roches


Exemples
 Différentes formes de plis
Termes désignant les
différentes parties d'un pli

Pli couché (Terre-Neuve, Canada) Pli déjeté (Québec, Canada)

Formes variables
selon l'intensité des
poussées subies
Pli droit (Québec, Canada)
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Déformation plastique des roches Déformation plastique des roches


 Formation des plis Conséquences sur la morphologie

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Déformation cassante des roches Déformation cassante des roches


Failles En 1999, un violent séisme a touché l‘ile de Taïwan, en particulier la ville de Chichi.
- cassure qui se produit entre deux blocs de terrains On voit ici le stade de la ville après le séisme.
- dimensions : quelques mètres à quelques centaines de kilomètres

 Trois mouvements possibles


distension α - création d'un vide
- failles listriques création de fossés d'effondrement
ou graben (vallée du Rhin (Alsace))
coulissement horizontal β - failles transformantes
coulissement vertical γ
mouvements β et γ :
pas de vides entre les
compartiments déplacés

β β
α γ α
γ
http://www.palais-decouverte.fr/expos/vst_2k7/vs_2k7/pages/page_s2_2seisme.html

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Déformation cassante des roches Déformation cassante des roches


 Vocabulaire lié aux failles à jeu vertical

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Déformation cassante des roches Déformation cassante des roches


 Failles normales  Failles normales Séisme en extension

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Déformation cassante des roches Déformation cassante des roches


 Failles listriques
 Failles transformante
- décalage d'un mètre dans les sillons
- séisme d'Imperial Valley (Californie, 1979)
- magnitude 7

Fossé d’effondrement de la vallée du Rhin Séisme en décrochement


entre Vosges et Forêt-Noire

Landers, CA 1992

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Déformation cassante des roches Déformation cassante des roches


 Groupement de failles  Groupement de failles

Comment les modes de groupement de failles peuvent modifier


faille de San Andreas
l'exploitation d'une couche dans une carrière ou une mine ?

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Déformation cassante des roches Importance des failles


 Age des failles - plus récente que le plus jeune des terrains recoupés
- plus ancienne que plus vieux des terrains non recoupés  Importance des failles en génie civil
• régions faillées : zones sismiques
• failles en travaux souterrains : risque de venue d'eau
• massif rocheux faillé : comportement mécanique anisotrope

exemple : faille du tunnel de Toulon, qui a entraîné un


éboulement lors du percement du tunnel

- F2 plus jeune que 1 et 2 et plus


ancienne que 3
- F1 plus récente que F2

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Importance des failles Cycle sismique d’une faille active


ORIGINE D’UNE FAILLE
Un niveau de contrainte trop élevé est à l’origine de failles dans un milieu rocheux plus ou
moins homogène. Une première rupture s'est propagée à partir d'un « point d’amorçage » en
s'accompagnant d'une chute brutale de contrainte.
PROGRESSION
La faille ainsi créée constitue désormais une surface (±plane) de rupture privilégiée. Lorsque
la contrainte continue de progresser jusqu'à atteindre un nouveau seuil de rupture, la faille
progresse en s'allongeant et se ramifiant sous l'effet des séismes successifs.
A cause de la friction entre les deux parois d'une faille, les déplacements le long celle-ci ne se
font pas de manière continue et uniforme, mais par à-coups successifs, générant à chaque
fois un séisme.
RECURRENCE
Dans une région soumise à un régime de contraintes donné, des séismes se produiront de
façon récurrente (d’où la notion de cycles) sur les différents segments d'une même faille.
Chaque faille a un cycle sismique qui lui est propre et qui dépend de son mécanisme, de la
vitesse de progression des contraintes, de la nature des roches et de sa géométrie.
Le cycle de retour des séismes de différentes magnitudes se décrit de façon probabiliste.
Les régimes de contraintes d'origine tectonique évoluent à l'échelle des temps géologiques,
ainsi des nouvelles failles naissent et d'autres cessent leur activité progressivement.
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Cycle sismique d’une faille active Plan du cours


Phases d'un cycle sismique sur une faille sismogène
C’est un processus en trois étapes:
1. Accumulation de contraintes.
2. Déclenchement de la rupture au delà du seuil I - Caractérisation du mouvement sismique
de résistance des roches. 1. Mécanisme de formation d’un séisme
3. Arrêt de la rupture sismique (quelques 2. Ondes sismiques et mouvement du sol
secondes plus tard). 3. Magnitude et intensité

Cycle sismique d'une faille


Le cycle sismique d'une faille est une succession de
périodes d'augmentation des contraintes et de
2. Ondes sismiques et mouvement du sol
ruptures brutales. La période des cycles caractérise
l’activité de la faille.
Fig. Représentation schématique du cycle sismique dans
le cas d’une faille de décrochement :
a - Situation au début du cycle,
b - Déformation peu de temps avant le séisme,
c - Situation après le séisme

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Caractérisation d’une source sismique Propagation des ondes élastiques


Energie et magnitude Les ondes élastiques libérées par la rupture de la faille se propagent dans toutes les
Lors d’un séisme, la rupture brutale de la roche sur le plan de faille libère de l'énergie, sous directions. Plusieurs types d'ondes aux effets différents sur les sols et les structures sont
forme de création de surface, de chaleur et d'émission d'ondes élastiques. Plus la surface générés par le séisme.
de rupture est étendue et l’amplitude du déplacement est grande, plus la quantité La connaissance des caractéristiques des différents types d'ondes et de leur mode de
d'énergie libérée est importante. propagation permet de comprendre leur action sur une structure donnée en fonction du site
géologique et de sa distance au foyer.
Définitions
Les ondes de volume ondes primaires (P)
Foyer ou hypocentre : Point de
déclenchement de la rupture. Elles se propagent dans la masse
 Epicentre : Point de la surface terrestre à la terrestre depuis la source et sont de
verticale du foyer. deux types :
Azimut : Angle compris entre l'axe du
méridien et celui de la faille (orientation de la  Les ondes primaires (P) : en
faille à la surface de la Terre). compression-dilatation, vitesse ~5km/h,
période ~1s, longueur d’onde ~5 km.
Pendage : Inclinaison de la faille.
Magnitude : Caractéristique de la quantité  Les ondes secondaires (S) : de
d'énergie libérée par le séisme. cisaillement, vitesse ~60% des ondes P,
période ~1s, longueur d’onde ~5 km. ondes secondaires (S)
Animation
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Propagation des ondes élastiques


Les ondes de surface
Elles sont générées par l'arrivée des ondes de
volume à la surface du globe. Plus le séisme
est profond, moins elles sont puissantes. Elles
concernent les couches superficielles des sols.

L
Les ondes de Love (L) : de cisaillement dans
le plan horizontal du sol (mouvement de
vibration latéral)

 Les ondes de Rayleigh (R) : assimilables à


des vagues dans lesquels les particules de sol
se déplace selon une ellipse rétrograde.
R

Onde LQ (Love) : onde cisaillante (2.9 km/s surface)


Onde LR (Rayleigh) : onde complexe (2.7 km/s surface) Animation
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Propagation des ondes élastiques Propagation des ondes élastiques


 Propagation des séismes
• propagation des ondes : trajectoire  Propagation des séismes
• propagation des ondes : trajectoire

P : onde P manteau
S : onde S manteau
K : onde P noyau
I : onde P graine
J : onde S graine
c : onde réfléchie noyau
i : onde réfléchie graine
m : ordre des réflexions

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Propagation des ondes élastiques Effet des ondes sur les constructions

Ondes L et R
- gamme des « basses fréquences » (< 1 hertz)
- nocives pour les bâtiments élevés
- destructrices à des distances plus grandes que les
ondes P et S (quelques dizaines de kilomètres)

Ondes P et S
- gamme des "hautes fréquences » (> 1 hertz)
- dangereuses pour diverses catégories de
bâtiments bas

http://www.palais-decouverte.fr/expos/vst_2k7/vs_2k7/pages/page_s5_seisme.html

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Mesure des séismes Mesure des séismes


Le premier sismographe, un "urne à séisme" a été inventé par le chinois Zhang Heng (an 132).
La réplique de ce sismographe est exposée au Muséum de Toulouse.
La jarre est ornée de huit dragons, chacun
dominant une grenouille bouche ouverte.

Le passage d'un séisme libère de la gueule d'un


des dragons une bille de cuivre. Elle est alors
recueillie par la grenouille correspondante. La
direction et le moment du séisme sont ainsi
repérés.

http://svtbiologie.free.fr/geologieHK/sismographe-chinois.htm
http://www.chine-informations.com/guide/sismographe_2991.html
http://blog.museum.toulouse.fr/index.php/tag/bd
http://www.voyages-chine.com/guide-voyage-Chine/culture-chinoise/Le-sismographe-chine.html
http://elogedelart.canalblog.com/tag/sismographe

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Mesure des séismes

Les séismes sont enregistrés par trois sismomètres pour chaque direction de l’espace.

Les sismomètres enregistrent les accélérations


imprimés au sol sous la forme d’accélérogrammes.

De ces accélérogrammes sont déduits des


« spectres » de réponse en accélération
employés dans les codes de calcul
parasismique.

Voir le cours Eurocode 8.

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Mesure des séismes


signaux enregistrés
Réseau mondial sismologique http://geoscope.ipgp.fr/
Centralisation et diffusion des données
(avant d'être archivées au centre GEOSCOPE,
les données sont envoyées à l'PGP, à l'EOST et
aux centres de l'IRD dans le monde)

A chaque station, 3
sismographes pour
mesurer les 3
composantes des
mouvements du sol

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Exemple de site surveillé par la France en coopération avec: Mesure des séismes
Instituts de physique du globe (I.P.G.) de Paris et de Strasbourg,
soutenus par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU/CNRS)
le ministère des Affaires étrangères et l’Institut de Recherche et  Détection
Développement (IRD) des séismes
• stations réparties
Nord du Chili
subduction de la plaque Nazca sous la cordillère andine (plaque Amérique du
Sud) = pas de grand séisme depuis celui de 1887 (magnitude 8,5) rapprochement de
10 mètres environ sur une longueur de 300 km
Mesure du « retard au glissement » = 10m depuis 110 ans stocké dans la déformation
élastique des roches (séisme magnitude >5 prédit dans la décennie)

Installation de réseaux sismologiques de surveillance aux deux extrémités de cette


“lacune sismique” et d’une station multiparamètre (gravimètre, station sismologique
de large bande spectrale, inclinomètres et antenne G.P.S. de positionnement par
satellite)
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Mesure des séismes Positionnement de l’épicentre


Les vitesses de propagation des deux types d'ondes (S et P) dans la croûte terrestre
établies = courbes étalonnées La méthode des cercles
basée sur la différence de propagation
des ondes P et S

Pour une station:


temps d'arrivée de l'onde P: tp = t0 + (d/Vp)
temps d'arrivée de l'onde S: ts = t0 + (d/Vs)

Différence entre les deux relations précédentes :


ts - tp = d · (1/Vs - 1/Vp)

On connaît les vitesses des ondes P et S dans la croûte et on admet que :


(1/Vs - 1/Vp) = 1/8
Pour une distance entre séisme et point d’enregistrement de 2000 Km, l'onde P mettra
4,5 min et l'onde S mettra 7,5 min = décalage de 3 min D’où : d = 8 * (ts - tp)

Dans l’exemple, distance correspondant à un décalage de 6 min = 5000 Km On établit des abaques et on obtient directement d en fonction de (ts - tp)
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Positionnement de l’épicentre Plan du cours

La triangulation d1
Le séisme se trouve sur le périmètre d’un cercle
de rayon d1 centré sur une première station
d’enregistrement I - Caractérisation du mouvement sismique
d1 1. Mécanisme de formation d’un séisme
Avec une seconde station, on détermine la
2. Ondes sismiques et mouvement du sol
distance (d2) séparant cette station de 3. Magnitude et intensité
l’épicentre du séisme
d2 Les deux points d’intersection des deux cercles
définissent les deux localisations possibles de
l’épicentre du séisme enregistré 3. Magnitude et intensité
Avec une troisième station, détermination de la d1
distance (d3) séparant cette station de l’épicentre
du séisme
d2
Un seul point d ’intersection possible entre les
trois cercles définit la position précise de d3
l ’épicentre du séisme enregistré
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Mesure des séismes Magnitude/intensité des séismes


 Intensité des séismes
 Durée des séismes
• échelle Mercalli (1902) et MSK (1964)
• secousse principale suivie de répliques - intensité sur une échelle de I à XII
- moins fortes - basée sur les dégâts causés
- habituellement même foyer et la perception qu'a eu la population du séisme
dangereuses car agissent
! sur ouvrages endommagés • échelle de Richter (1935)
- magnitude d'un séisme, calculée à partir de la quantité
• diagramme de Husiol d'énergie dégagée au foyer
- échelle logarithmique ouverte amplitude maximale de la
temps requis pour passer de 5% à 95% de l'énergie
réponse d'un
sismographe étalon
100 supposé placé à 100 km
de l'épicentre
Seconds

Aµm
10 Magnitude locale
M L = log + F (∆)
1 A : amplitude en microns
T
5.5 6 6.5 7 7.5 8
T : période en secondes
Magnitude F(∆) : terme empirique = amortissement du signal sismique en fonction de la distance ∆ et de la profondeur

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Intensité des séismes Mesure de l’intensité locale : échelle de Mercalli (1902)


Plusieurs échelles pour évaluer l’intensité des tremblements de terre

Perception à l’intérieur
1) Echelle de Mercalli développée en 1902 et modifiée en 1956 Enregistrement par les sismomètres
2) Echelle MSK (Medvedev, Sponheuer et Karnik, 1964)

Ces deux échelles comportent douze degrés notés généralement en chiffres romains Perception à l’extérieur
de I à XII
Quelques dommages

Intensité déterminée par:


- Ampleur des dégâts causés par un séisme Dommages légers aux
- Perception de la population varient en fonction de la distance à l'épicentre. « bonnes constructions »
destruction des « mauvaises »
Echelle subjective

Echelle variable géographiquement Dommages considérables


Modification des paysages

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Echelles MSK81 et EMS98 Magnitude d’un séisme


Elle a été très utilisée en Europe et en Inde dès 1964, souvent sous la désignation
MSK64. Sa définition a été revue en 1981 sous le sigle MSK81, puis elle a fini par être
intégrée en 1998 dans la définition de l'échelle macrosismique européenne EMS98.

Degré Dégâts observés


I Seuls les sismographes très sensibles enregistrent les vibrations.

II Secousses à peine perceptibles; quelques personnes au repos ressentent le séisme.

III Vibrations comparables à celles provoquées par le passage d'un petit camion.
IV Vibrations comparables à celles provoquées par le passage d'un gros camion.
V Séisme ressenti en plein air. Les dormeurs se réveillent.
VI Les meubles sont déplacés (aN=0.10 g).
VII Quelques lézardes apparaissent dans les édifices (aN=0.15 g).
VIII Les cheminées des maisons tombent (aN=0.20 g à 0,30 g).
IX Les maisons s'écroulent. Les canalisations souterraines sont cassées (aN=0.40g).
X Destruction des ponts et des digues. Les rails de chemin de fer sont tordus.
XI Les constructions les plus solides sont détruites. Grands éboulements.

XII Les villes sont rasées. Bouleversements importants de la topographie. Crevasses visibles à la surface.

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Magnitude d’un séisme Echelle macrosismique d'intensité

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Relation Intensité-Magnitude Echelle ouverte de Richter (1935)

Fréquence
Description Magnitude Effets
(sur la Terre)
Micro <1,9 Micro tremblement de terre, non ressenti. 8 000 par jour
Très mineur 2,0 à 2,9 Généralement non ressenti mais détecté/enregistré. 1 000 par jour
Souvent ressenti mais causant rarement des
Mineur 3,0 à 3,9 49 000 par an
dommages.
Secousses notables d'objets à l'intérieur des maisons,
Léger 4,0 à 4,9 bruits d'entrechoquement. Dommages importants peu 6 200 par an
communs.
Peut causer des dommages majeurs à des édifices
Modéré 5,0 à 5,9 mal conçus dans des zones restreintes. Cause de 800 par an
légers dommages aux édifices bien construits.
Peut être destructeur dans des zones allant jusqu'à
Fort 6,0 à 6,9 120 par an
180 kilomètres à la ronde si elles sont peuplées.
Peut provoquer des dommages modérés à sévères
Majeur 7,0 à 7,9 18 par an
dans des zones plus vastes.
Peut causer des dommages sérieux dans des zones à
Important 8,0 à 8,9 1 par an
des centaines de kilomètres à la ronde.
Dévaste des zones de plusieurs milliers de kilomètres 1 tous les 6 ans
Dévastateur 9,0 et plus
à la ronde. environ
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Echelle ouverte de Richter (1935) Modèle élémentaire du mouvement sismique


Modèle élémentaire de faille

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Modèle élémentaire du mouvement sismique Magnitude d’un séisme


log

La La Magnitude d'un séisme (M, exprimée en chiffres arabes)


est une grandeur « logarithmique » de la quantité d'énergie
rayonnée par la source sous forme d'ondes élastiques.

Tableau - Corrélation entre les ordres de grandeur de la rupture


sismogène et la magnitude du séisme.
DEPLACEMENT DUREE DE ENERGIE
LONGUEUR SUR LE PLAN DE LA RELATIVE
Richter MAGNITUDE CARACTERISTIQUE RUPTURE RUPTURE LIBEREE
DE LA RUPTURE
9 800 km 8m 250 s 36 000 000 × E
8 250 km 5m 85 s 1 100 000 × E
7 50 km 1m 15 s 33 000 × E
6 10 km 20 cm 3s 1 000 × E
5 3 km 5 cm 1s 33 × E
4 1 km 2 cm 0.3 s E~104 MJ

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Loi d’échelle des séismes Prévision des séismes

• on ne sait pas prévoir à coup sûr la date, le lieu et l'intensité d'un séisme
Les deux colonnes du tableau • on peut dire qu'une zone réputée sismique est d'autant plus dangereuse qu'elle
précédent démontrent la n'a pas subi d'événement sismique depuis longtemps
corrélation qui existe entre la - la faille de San Andreas coulisse au sud de San Francisco de quelques mm par an de
magnitude des séismes et la manière continue
longueur de la faille. - au nord, au contraire, son mouvement est bloqué depuis 1906 (énergie emmagasiné)

• signes prémonitoires
Longueur Type de séisme - diminution de la résistivité des roches
1000 km Les magnitudes les plus fortes jamais - variation du champ magnétique local
enregistrées (>9) : - augmentation de la circulation des eaux souterraines, variation du niveau d'eau des
puits et du débit des sources
Chili (23 mai 1960)
- activité sismique plus importante que le bruit de fond habituel
Alaska (28 mars 1964) - légères déformations de la surface du sol détectables par des inclinomètres
100 km Magnitude 8 : nombreuses victimes - inquiétude des animaux peu de temps avant la secousse
10 km Magnitude 6 : dégâts localisés • méthode VAN - basée sur la mesure des impulsions électriques qui se propagent dans le sol
1 km Magnitude 4 : ressentis localement - réseau de stations réceptrices réparti sur toute la Grèce
0.1 km Microséismes imperceptibles

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Prévention contre les séismes


- éviter de construire en zone de faille
• éducation de la population - en zone sismique, éviter de construire sur des terrains en
pente, sur des terrains meubles, alluvions en particulier, qui
• respect des normes de entrent en résonance
construction - le béton est un bon matériau parasismique mais la structure
elle-même doit être parasismique : chaînages raidisseurs,
éviter les corniches et balcons, etc.

Kobe, Japon 1995

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