Vous êtes sur la page 1sur 176

ECOTOXICOLOGIE

(partie 2)

S2-Master ST-GL
Professeur Hossaïn El Ouarghi
1. LES POLLUTIONS

1.1. Les pollutions


1.2. Origines des polluants
1.3. Types des polluants
1.4. Mode de dispersion des pollutions
1.5. Mesure de la pollution
1.5. MESURE DE LA POLLUTION

La pollution peut être :


 locale ou transfrontalière,
 accidentelle ou saisonnière,
 cyclique ou permanente,
 aigüe ou atténuée.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION

En d’autres termes, la pollution se répercute :

à des échelles de grandeur très différentes,


individu, population, biosphère et

dans des domaines très variés : physiologique,


biochimique, psychologique.
Que devient un produit chimique dans l’environnement?
Sources Polluant

1. Dispersion
Distribution, transport et Flux physique
transformation biogéochimiques

air sédiment
eau
Exposition des organismes Contamination
environnementale 2. Métabolisation
par les
organismes

Réponses des organismes organismes

Propriétés physiologiques Propriétés biochimiques


Biotransformation- Bioaccumulations et
Toxicité létales et sub- transfert dans la chaîne trophique
létales
Modifications des caractéristiques et de la dynamique
des populations (reproduction, immigration,
recrutement, mortalité)

Réponses des populations Modifications de la structure et du fonctionnement des


et écosystèmes communautés (espèces, diversité, changement dans les
relations proies-prédateurs)

Modifications du fonctionnement des écosystèmes


(respiration, photosynthèse, cycles et flux des
nutrients)
Mesure de la pollution
1.5. MESURE DE LA POLLUTION

Les techniques de mesure peuvent se regrouper en catégories :

* Mesures physico-chimiques ou biologiques de


la pollution.
Exemple : pollution des rivières (acidité,
oxygène, germes pathogènes).

* Mesure des effets de la pollution sur


l’individu, la population, l’écosystème ou sur
des cibles intermédiaires dans le cas d’effets
indirects (relation de cause à effet).
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure

Les agents de la pollution (ou les sources) sont


dans la plupart des cas de nature physique,
chimique ou biologique.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure

Dans tous les cas, pour chaque résultat obtenu


on doit connaître :
L’exactitude de la méthode,
La sensibilité de la méthode,
La précision de la mesure effectuée.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – L’exactitude de la méthode

L’exactitude de la méthode de mesure se


vérifie par le fait que la valeur obtenue par cette
méthode (ou la moyenne des résultats) donne la
valeur exacte du facteur mesuré.

L’exactitude s’apprécie en référence à une autre


méthode de mesure reconnue comme étant
exacte ou par rapport à une quantité connue du
facteur à mesurer.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – L’exactitude de la méthode

Exemple, Dosage du Plomb dans le sang (µg/100g sang) dans divers


laboratoires :

Méthode de mesure Résultats (µg/100g sang)


Colorimétrie (2) 142 (130-154)

Spectrophotométrie (33) 132 (40-212)

Polarographie (4) 183 (83-384)

Spectrophotométrie par absorption atomique (14) 128 (48-240)

Spectrographie enregistrée (4) 106 (70-135)

Spectrographie directe (2) 109 (90-128)

Moyenne (59) 133 (40-384)


1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Sensibilité de la méthode

La sensibilité de la méthode

se traduit par le rapport entre


la grandeur du signal émis et
la grandeur du facteur à mesurer.

En d’autres termes c’est la pente de la


droite d’étalonnage.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Sensibilité de la méthode

Très souvent les concentrations


augmentent, la sensibilité diminue (cas des
méthodes photométriques) pour atteindre
un plateau où l’augmentation du paramètre
à mesurer ne provoque plus une réponse
significative.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Sensibilité de la méthode

La limite de détection donne la quantité


minimum du facteur qui peut être mis en
évidence (sans nécessairement pouvoir la
doser).

La limité de sensibilité est la plus petite


différence qui peut être mesurée entre deux
échantillons de concentrations voisines.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Précision de la méthode

La précision d’une méthode est donnée


par la différence observée entre les
mesures effectuées suivant le même
protocole sur des aliquotes prises dans un
échantillon homogène, c’est la
reproductibilité de la mesure.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Précision de la méthode

La précision donne l’erreur aléatoire d’une


méthode qui est évaluée par l’écart type S
(Standart Deviation).
(𝒙 − 𝒙 )𝟐
𝑺=
𝒏−𝟏
1.5. MESURE DE LA POLLUTION-caractéristiques d’une mesure – Précision de la méthode

La limité inférieure de dosage est la quantité


minimum qui peut être mesurée avec une
précision suffisante.

Aux faibles teneurs, la précision de la plupart


des méthodes diminue et l’importance des
interférences augmente.
1.5. MESURE DE LA POLLUTION- Normalisation

1.5.2. Normalisation

De manière à diminuer la dispersion des


résultats de mesure, la plupart des pays ont mis
en place des organismes,
les Instituts de Normalisation
Pour définir aussi exactement que possible le
protocole des méthodes de dosage (choix du
matériel, recommandation de réactif, etc…).
1.5. MESURE DE LA POLLUTION- Normalisation

les Instituts de Normalisation


sont regroupés dans des
Comités Internationaux

harmoniser les méthodes de dosage élaborées


dans les laboratoires nationaux.

Des programmes de calibration interlaboratoires

sélectionner les méthodes les plus performantes.


1.5. MESURE DE LA POLLUTION- Normalisation

De même, les autorités publiques mettent en


place des

organismes pour contrôler la qualité des


dosages effectués par les laboratoires.
II. L’ECOTOXICOLOGIE

II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE


II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

La toxicologie

étudie tous les aspects liés à la présence de


substances toxiques, elle envisage les aspects
analytiques mais aussi les conséquences
physiologiques et biochimiques.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

La toxicologie s’attache à :

Décrire les manifestations dues à la présence


du toxique sur l’organisme,
Repérer les cibles atteintes par le toxique,
Quantifier les dommages subis par
l’organisme.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

Pour Truhaut (1974) :


La toxicologie est « la discipline qui étudie les
substances toxiques ou poisons, c'est-à-dire les
substances qui provoquent des altérations ou
des perturbations des fonctions de l’organisme
conduisant à des effets nocifs dont le plus
grave, de toute évidence, est la mort de
l’organisme en question ».
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

Une évolution est apparue dans le champ


d’investigation des toxicologues qui, ne
s’intéressaient qu’aux substances fortement
dangereuses, agissant à des concentrations
relativement élevées.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

L’envahissement de la biosphère par des


milliers de substances synthétiques a montré la
nécessité d’étudier l’impact de ces produits non
plus spécifiquement sur l’être humain et sur la
population humaine dans son ensemble mais
sur la totalité des organismes vivants, animaux
et végétaux.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

Il devenait évident, à la suite des études


écosystémiques que le devenir de l’homme ne
pouvait plus être dissocié du milieu biotique et
abiotique qui l’entoure.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

En fait, on passe de l’étude de l’influence du


milieu sur l’homme à l’étude des modifications
apportées par les activités humaines à
biosphère, modifications qui, en retour, auront
une influence sur le bien être humain. Ce vaste
domaine est celui de l’écotoxicologie.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

Un autre facteur doit aussi être pris en compte


par les toxicologues. En plus du facteur
classique, quantité de substance, il devient
nécessaire de prendre en considération le
paramètre, durée.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.1. OBJET DE LA TOXICOLOGIE

On constate, de plus en plus, que des produits


qui, à priori, ne sont pas toxiques, au sens
premier du terme, provoquent, à long terme,
des altérations chez les êtres vivants.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

L’approche toxicologique comprend deux


voies :
1. La voie analytique qui consiste à identifier et
à quantifier la substance nocive (mesure de la
pollution) ;
2. La mise en évidence et l’évaluation des
effets de la substance nocive qui se traduit par
la relation : dose-effet.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Il est évident que pour une même substance


toxique les réactions des organismes vivants
seront variées et dépendront de nombreux
facteurs parmi lesquels on peut citer :

L’espèce
La concentration du toxique
Le temps de contact
L’âge, le sexe, etc…
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Par ailleurs, les effets du toxique peuvent


s’apprécier à différents niveaux et on peut
distinguer :
La toxicologie macroscopique
La toxicologie moléculaire
La toxicologie épidémiologique
L’écotoxicologie.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

La toxicologie macroscopique:

est l’approche la plus ancienne et la plus


simple.
Elle consiste en une description des
conséquences de l’intoxication (aigüe,
chronique, à long terme) chez l’organisme
humain ou animal par l’examen d’un
individu, d’une population, d’organes ou de
tissus cellulaires.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Il s’agit de la description des symptômes de


l’intoxication mais aussi de la détermination
expérimentale de la L D50 (dose létale 50%)
qui en est l’approche la plus connue.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

La toxicologie moléculaire:

Les développements de la biochimie, de la


biochimie moléculaire, de la génétique
moléculaire, de la microscopie électronique ont
permis de mieux comprendre les mécanismes
d’action des substances nocives en repérant les
cibles qui étaient atteintes.

Parmi les fonctions qui peuvent être altérées,


citons :
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

-Le transport et l’utilisation de l’oxygène;

-Les caractéristiques des membranes et des


composés intracellulaires (altérations de la
synthèse de l’hémoglobine par le plomb) ;

-Les changements dans la composition de l’ADN


et les erreurs de la transcription du code
génétique ;

- Les composés contrôlant la croissance cellulaire


etc.…
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Une des difficultés de la toxicologie moléculaire


réside dans le fait que la mise en évidence d’une
altération dans une réaction biochimique par un
produit ne se traduira pas nécessairement à
l’échelle macroscopique par une modification
immédiate de l’état de l’individu intoxiqué.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

D’autres cas peuvent se présenter :

La modification produite par le toxique peut


n’affecter qu’un mécanisme secondaire dont
l’insuffisance ou la perte peut être compensée
par d’autres mécanismes.

Des mécanismes de réparation peuvent être mis


en place par l’organisme comme dans le cas
d’altération de l’ADN.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

La toxicologie épidémiologique:

A pour but d’analyser les effets défavorables


des polluants sur les populations humaines
(c'est-à-dire au niveau démoécologique) alors
que la toxicologie classique prend comme
référence l’individu.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Elle cherche à déterminer la fréquence,


par rapport au temps ou à l’espace,
d’une réponse à une pollution au sein
d’un groupe d’individus.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

La mise en évidence de l’effet d’une


substance polluante se base sur la
comparaison entre
une population aussi nombreuse que possible
vivant dans milieu contaminé par la substance
polluante
et une population de même grandeur et avec
les mêmes caractéristiques se trouvant dans
un milieu sain.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Cette approche est limitée dans le temps et dans


l’espace :
la période d’observation peut s’étaler sur une
vie entière.
C’est l’examen d’un grand nombre d’individus
qui permet de valider la corrélation entre l’effet
observé et l’agent polluant.
Les autres facteurs du milieu peuvent jouer un
grand rôle parmi ceux-ci, retenons les facteurs
économiques, sociaux, culturels.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

C’est pourquoi le choix des populations


soumises à l’enquête est important :
les groupes doivent être choisis de manière à
être aussi homogènes que possible (âge, sexe,
profession, milieu social, antécédents
parentaux…)
et à ne différer que par la présence de l’agent
toxique.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Les paramètres retenus lors des enquêtes


épidémiologiques sont très variés, ils peuvent
être classés en deux grandes catégories :
Les paramètres mesurables (approche la moins
aléatoire)
Les réponses à des questionnaires.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

Les paramètres mesurables sont de nature très


diverse : mortalité ; taux de plomb dans le
sang ; poids à la naissance ; fréquence d’une
maladie ; âge lors du décès ; fréquence d’un
parasite.
II. L’ECOTOXICOLOGIE- II.2. LES APPROCHES TOXICOLOGIQUES

L’établissement des questionnaires doit se faire


avec soin de manière à éliminer le plus
possible :
la subjectivité des réponses ;
la déformation inconsciente des faits (par
exemple nombre de cigarettes fumées par
jour) ;
les variables redondantes.
III. Les intoxications

III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES


TOXIQUES DANS L’ORGANISME
III. Les intoxications
III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES TOXIQUES DANS L’ORGANISME

Risques de contamination augmente avec :

La dispersion des substances toxiques dans tous


les milieux
terrestres,
aquatiques,
atmosphériques.
III. Les intoxications
III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES TOXIQUES DANS L’ORGANISME

Il y a trois voies de pénétration dans


l’organisme :

La voie gazeuse (voies respiratoires, stomates)


La voie transtégumentaire (peau, cuticule,
épiderme foliaire)
La voie trophique (ingestion, absorption
radiculaire).
III. Les intoxications III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES TOXIQUES DANS L’ORGANISME

En particulier, dans le cas de règne animal,


on parlera d’intoxication :
- par inhalation
- percutanée
- par ingestion
III. Les intoxications III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES TOXIQUES DANS L’ORGANISME

Remarque:
Il est parfois difficile de faire la distinction
entre:
la contamination directe par voie trans-
tégumentaire et
la contamination indirecte par voie
trophique.
III. Les intoxications III.1. PENETRATION DES SUBSTANCES TOXIQUES DANS L’ORGANISME

Exemple:
L es végétaux peuvent concentrer les métaux lourds à
des taux très élevés.

On peut ajouter les dépôts des métaux lourds sur le


feuillage.
Ce piège peut être important et contribue à augmenter
la contamination des végétaux destinés à
l’alimentation (cas du plomb sur les gaminées
fourragères des prairies situées le long des
autoroutes).
III. Les intoxications

III.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE


TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Le contact se fait avec :


la peau (chez les mammifères),
les téguments,
etc..
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption:
Voies de pénétration :

Voies principales :
peau,
système gastro-intestinal,
poumons.

Autres voies : follicules des poils, glandes


sébacées et sudoripares
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

La Peau
Barrière efficace contre la pénétration des
toxiques grâce à l’épiderme.
L’épiderme est constitué de : cellules
mortes, de kératine (protéine soufrée)
incluses dans une matrice lipidique. De
plus il est peu irrigué par le sang.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Les substances liposolubles et les solvants


lipidiques peuvent traverser l’épiderme et
atteindre le derme qui est abondamment
vascularisé et qui est une porte de
pénétration dans l’organisme.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Exemple : l’insecticide parathion.


De même la destruction de l’épiderme par
des produits corrosifs : acides, bases, gaz
moutarde peut faciliter l’absorption de
toxiques.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

La perméabilité de la peau dépend de la


région du corps.
Certaines parties sont plus perméables que
d’autres.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – les poumons:


Les alvéoles pulmonaires
situées au plus profond des poumons et sont la
structure de base où se réalisent les échanges
gazeux entre l’organisme et l’air extérieur.

Principal site d’absorption : dont la surface


interne atteint 50-100 m2 chez l’homme.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

La barrière entre la paroi alvéolaire et le sang a


une épaisseur de 2 cellules.

En conséquence, l’absorption par les


poumons est rapide et efficace.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – les poumons:


Absorption des gaz et aérosols :
diffusion passive.

Absorption des particules et des solutions :


phagocytose et pinocytose.
Les particules (diamètre entre 0.1 et 10 µm)
passent dans le système respiratoire.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – les poumons:

25% des particules inhalées sont exhalées ;


50% des particules inhalées se déposent dans la
partie supérieure de l’appareil respiratoire ;
25% des particules inhalées atteignent la partie
inférieure de l’appareil respiratoire.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – les poumons:

Il faut noter que la phagocytose contribue, dans


certains cas, (p.ex. asbeste) à prolonger le
temps de séjour de la substance dans le poumon
ce qui peut avoir des conséquences
dommageables pour le tissu pulmonaire.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

L' asbeste (amiante) désigne une famille de


minéraux silicatés fibreux.
Son inhalation peut entraîner, très longtemps
après, des fibroses du poumon se développant
très lentement avec des complications possibles
de divers cancers.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Le système gastro-intestinal (ou appareil


digestif) est le système d'organes des
animaux pluricellulaires qui prend la
nourriture, la digère pour en extraire de
l'énergie et des nutriments, et évacue le
surplus en matière fécale.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Le rôle essentiel de l'appareil digestif est


d'assimiler,
d'absorber les nutriments dans la circulation
sanguine
et d'éliminer les éléments non assimilables.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Système où l’absorption est la plus importante.


A part les substances corrosives, la plupart des
toxiques ne deviennent dangereux que s’ils sont
absorbés.
Absorption à tous les niveaux :
bouche, estomac, intestin (grêle), …
Les deux organes les plus importants:
l’estomac, l’intestin grêle.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

L’absorption dépend :
du pH
ainsi que des caractéristiques des organes
et des toxiques.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Bouche : pH 7 chez l’homme (plus alcalin chez le


rat)
Estomac : pH 2 chez l’homme, long séjour des
aliments
Intestin grêle : pH 6, très bonne vascularisation,
grande surface de contact.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Toxiques non ionisés et liposolubles :


absorption tout le long du système gastro-intestinal.
Toxiques ionisés :
diffusion passive s’ils sont liposolubles et dans un
état non ionisé.
A l’état ionisé,
les acides faibles (ac. Benzoïque) sont absorbés dans
l’estomac ;
les bases faibles (Aniline) dans l’intestin grêle.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Absorption – Le système gastro-intestinal

Par ailleurs, l’absorption peut être facilitée :


-Par la formation de complexe entre le toxique et des
monosaccharides, des acides aminés, des ions de fer,
calcium, sodium ;
-Par le mécanisme du transport actif, cas du plomb,
thallium, 5-fluorouracil ;
-Et par pinocytose, cas des colorants azoïques, du
polystyrène.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Transfert à l’intérieur de la cellule :

La membrane cellulaire

Structure en mosaïque,
double couche phospholipidique
où sont incluses des protéines
percée de pores.
La partie hydrophobe de la membrane se trouve
à l’intérieur de la couche.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

On parlera d’une membrane sélective /


Perméabilité sélective
Passage d’une substance en fonction de la :

taille,
solubilité dans les lipides,
ressemblance avec d’autres molécules,
charge électrique.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Le passage d’une substance à travers la


membrane cellulaire peut se faire par :

1) diffusion passive,
2) filtration à travers les pores,
3) transport actif,
4) diffusion facilitée,
5) phagocytose (particule),
6) pinocytose (substance soluble, microgoutte).
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

1.Diffusion passive
Passage à travers la couche phospholipidique :
mécanisme pour la plupart des toxiques ;

Conditions :
présence d’un gradient de concentration ;
Solubilité dans les lipides ;
Substance non ionisée.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

2. Filtration à travers les pores

Dimensions des pores : en général 0.4 nm


Solvant : eau qui se déplace grâce à la
pression hydrostatique et/ou osmotique.
Déplacement en fonction d’un gradient de
concentration.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Osmose:
Transfert du solvant d’une solution diluée vers
une solution concentrée, au travers d’une
membrane dite semi-perméable.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

La pression osmotique
Se définit comme la pression minimum qu’il
faut exercer pour empêcher le passage d’un
solvant d’une solution moins concentrée à une
solution plus concentrée au travers d’une
membrane semi-perméable.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

3. Transport actif

Déplacement de la molécule contre un


gradient de concentration ou un gradient
électrochimique si la molécule est ionisée.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Pour ce faire,
il faut un transporteur
et fournir de l’énergie.

En conséquence, ce mécanisme peut être


bloqué par des poisons métaboliques ou
par de fortes concentrations en substances
(saturation du transporteur).
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

La formation d’un
complexe transporteur-molécule, dépend
de la structure,
la conformation,
la taille,
la charge électrique de la molécule.

Il peut y avoir compétition entre plusieurs


substances pour le même transporteur.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

4. Diffusion facilitée :
Déplacement:
- grâce à un transporteur,
-Mais en fonction d’un gradient de
concentration,
- pas de dépense d’énergie,
- mais parfois saturation du transporteur.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

5-6. Phagocytose - pinocytose


Invagination de la membrane cellulaire pour englober
une particule (phagocytose) ou une microgoutte
(pinocytose).

Exemples :
- Elimination des particules d’asbeste, dioxyde
d’uranium des alvéoles pulmonaires ;
- Transport du glucose de cellules intestinales vers la
circulation sanguine ;
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Autre exemple:
Elimination de certains toxiques du sang
par le système réticulo-endothélial :
rate, foie, ganglions lymphatiques, moelle
osseuse, cellules phagocytaires.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution des polluants dans le


corps:
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

Dès que le toxique est entré dans le flux


sanguin, il est rapidement distribué dans
tout le corps.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

La vitesse de distribution dans l’organe


dépend de :
- la vitesse de pénétration du toxique à
travers la paroi du capillaire sanguin,
- la membrane cellulaire de l’organe,
- l’affinité du toxique pour les constituants
de l’organe.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
a. Barrières au passage du toxique

Barrières capillaires dans le cerveau

Les cellules de la paroi des capillaires sont


fortement jointes ne laissant que peu de
pores. De plus, il y a peu de possibilité de
former des complexes entre le toxique et
les protéines.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

Par conséquent,
la pénétration des toxiques dans le cerveau
dépend de leur solubilité dans les lipides.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

Ainsi, le méthylmercure, liposoluble,


pénètre rapidement dans le système
nerveux central,

tandis que les sels minéraux de mercure


n’agissent pas sur le cerveau mais sur les
reins.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
a. Barrières au passage du toxique

Barrière placentale
Le sang fœtal est séparé du sang maternel
par de nombreuses couches de cellules
jusqu’à 6 couches, ce qui empêche la
pénétration de nombreux toxiques.
Cependant, le méthylmercure peut
endommager le cerveau du fœtus.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
Autres barrières :les érythrocytes
(globules rouges) peuvent jouer un rôle
important dans la distribution de certains
toxiques.
La membrane des érythrocytes est:
-imperméable aux sels minéraux de
mercure
-mais perméable à l’alkylmercure.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
a. Barrières au passage du toxique

C’est pourquoi :
- la concentration des sels minéraux du
mercure est deux fois plus faible dans les
érythrocytes que dans le plasma;
- mais que celle du méthylmercure est 10
fois plus concentrée dans les
érythrocytes que dans le plasma.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
Formation de complexes et accumulation

La formation d’un complexe entre le toxique


et un ou plusieurs constituants de l’organe
contribue à augmenter la concentration du
toxique dans l’organe.
Il y a deux grands types de liaison chimique,
la liaison covalente
et la liaison non covalente.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

La liaison covalente est irréversible et dans ce


cas, les effets du toxique sont importants.

La liaison non-covalente est réversible, c’est la


plus courante, elle intervient pour une grande
part dans la dose de toxique reçue par
l’organisme.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:

Les toxiques peuvent être absorbés dans


différentes parties de l’organisme : le sang,
le foie et les reins, les graisses, les os, les
productions dermiques (cheveux, poils, …).
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
b. Formation de complexes et accumulation

Les protéines du plasma sanguin

Peuvent se lier avec les constituants


physiologiques normaux du corps et
aussi avec des substances étrangères.
Ainsi l’albumine qui se complexe avec
la majorité des toxiques.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
b. Formation de complexes et accumulation

Le foie et les reins

Ont une grande capacité de stocker des


toxiques.
Ainsi, une protéine, la métallothionéine,
a la faculté de complexer les métaux
lourds (Pb, Zn, Cd, …).
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
b. Formation de complexes et accumulation

Le foie et les reins

Par exemple, 30 minutes après une seule


injection d’un sel de Pb, la concentration
du Pb est 50 fois plus importante dans le
fois que dans le plasma.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
Le tissu adipeux (graisse)

Est un important site de stockage pour les


toxiques liposolubles (DDT, Dieldrin, …).
Ils s’y accumulent par dissolution dans les
graisses neutres.
Ils peuvent rapidement être libérés dans le flux
sanguin à la suite d’une période de jeûne.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
b. Formation de complexes et accumulation

Les os
Peuvent accumuler des toxiques comme
le fluorure, le plomb et le strontium par
des réactions d’échange.
Ainsi, l’ion F- peut remplacer OH- et les
ions strontium et plomb peuvent
déplacer le calcium.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Distribution:
b. Formation de complexes et accumulation

Ces toxiques peuvent ensuite être relâchés


par échange ionique ou par dissolution des
cristaux osseux.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion des polluants:


III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion:

Après avoir été absorbé et distribué, le


toxique est éliminé rapidement ou
lentement
soit sous forme originale, soit après
transformation par le métabolisme,
soit sous forme d’un complexe.
Deux critères sont utilisés pour évaluer
l’élimination du toxique :
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion:

La ½ vie du toxique dans le plasma qui dépend


des mécanismes de distribution et d’excrétion
mais aussi des modifications métaboliques du
toxique ;

La ½ vie dans l’organisme entier qui donne le


temps nécessaire pour éliminer la ½ de la dose
toxique de l’organisme entier.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion:
Il est en général plus facile d’estimer la ½ vie dans le
plasma.

Les reins via l’urine constituent la principale voie


d’excrétion.

D’autres voies existent :


Le foie via la bile,
Les poumons via les rejets gazeux,
Les sécrétions du tube digestif, le lait maternel, la
sueur, la salive, les larmes, le liquide séminal.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion:
Les reins – excrétion urinaire

Les reins reçoivent 25% du sang venant du


cœur et par conséquent interviennent de
manière significative dans l’élimination de
substances étrangères.
L’excrétion rénale concerne surtout les
substances solubles dans l’eau et sera
contrôlée par le pH de l’urine.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Les reins – excrétion urinaire


Trois mécanismes peuvent jouer :

- Filtration du sang à travers les pores des


capillaires des glomérules (structure vasculaire
plus ou moins sphérique, diamètre 40 Å) ;

- Diffusion passive des tubules vers l’urine ;

- Transport actif dans le fluide tubulaire.


III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Le foie – excrétion biliaire

Le foie est aussi un important organe


d’excrétion notamment pour des molécules
de Poids Moléculaire élevé ou fortement
ionisées et les complexes formés avec les
protéines du plasma.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Le foie – excrétion biliaire

Le mécanisme d’excrétion se fait par


transport actif.
En général, dès que le composé se trouve
dans la bile, il est éliminé par les
excréments.
Dans certains cas, le toxique transféré vers
le système digestif via la bile peut être
métabolisé et sa toxicité peut s’accroître.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Les poumons

Les poumons constituent une voie


d’élimination pour les composés gazeux et
les liquides volatiles à la température du
corps.
Ainsi, 50 à 60 % du benzène sont éliminés
par les poumons.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Les poumons

L’élimination se fait par diffusion passive


à partir du sang vers les alvéoles.
Cette voie est efficace pour les composés
liposolubles et les substances métabolisées
jusqu’au stade CO2.
La phagocytose intervient également.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Autres voies d’excrétion

Le lait maternel constitue une voie


d’élimination pour les substances
liposolubles (DDT, dieldrine, PCB…)
ainsi que les substances basiques, le lait
maternel étant légèrement acide.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Excrétion: Autres voies d’excrétion

peuvent aussi contribuer à l’élimination de


toxiques:

Le système gastro-intestinal,
estomac et intestin,
La sueur,
La salive,
Les larmes,
Le liquide séminal,
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des
substances toxiques:
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Comme on l’a vu,


les substances qui pénètrent dans
l’organisme par diffusion passive sont
liposolubles (par exemple les
organochlorés) et ne sont pas facilement
excrétées.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Ainsi, le DDT et ses produits de


dégradation peuvent rester très longtemps
(quelques années) dans le corps humain.

Les transformations biochimiques ont


donc une grande influence sur la
distribution et l’excrétion du toxique, c'est-
à-dire sa ½ vie mais aussi sa toxicité.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Ainsi, les biotransformations peuvent


faciliter l’excrétion du toxique par
augmentation de sa solubilité dans l’eau,
elles peuvent diminuer sa toxicité ou au
contraire l’augmenter (cas de la
nitrosamine) c’est la bioactivation.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Le foie est le siège le plus important des


biotransformations, les autres sièges sont
les poumons, l’estomac, l’intestin, la peau
et les reins.

Le métabolisme des substances toxiques se


déroule en deux phases:
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Phase I :

Modification des toxiques par oxydation,


réduction, hydrolyse, hydratation, …
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:


Phase II :

Les modifications de la phase I aboutissent


à l’adjonction d’un groupement fonctionnel
qui permet la formation d’un complexe.
III. Les intoxications.2. ETAPES SUIVIES PAR UNE SUBSTANCE TOXIQUE DANS UN SYSTÈME BIOLOGIQUE

Métabolismes des substances toxiques:

Les principales réactions de conjugaison


sont les suivantes :

Sulfatation, conjugaison avec le glutathion,


acétylation, conjugaison avec des acides
aminés.
III. Les intoxications

III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES


III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Malgré le grand nombre de réponses différentes,


les substances toxiques qui agissent sur les êtres
vivants provoquent trois types de réponses :

Des perturbations d’ordre somatique ;


Des perturbations d’ordre génétique ;
Des effets létaux qui provoquent une mort
rapide.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Les effets somatiques


Se traduisent par des modifications de la
vie végétative et n’affectent pas la
descendance des individus.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Les effets génétiques ou germinaux

Altèrent :
La descendance des individus à la suite
d’altérations mutagènes ou tératogènes ;
Les fonctions reproductives des individus.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Les effets létaux

Il s’agit souvent de poisons


du système nerveux : composés
anticholinestérasiques;
ou du système respiratoire : acide
cyanhydrique.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
III.3.1. Altération somatique

Les altérations somatiques peuvent s’observer


au niveau :
a. Du système nerveux
b. Du système endocrinien
c. De l’appareil respiratoire
d. Des organes de détoxification et
d’accumulation
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
a. Altération du système nerveux

Le système nerveux est une des cibles les plus


altérées par les toxiques car les cellules
nerveuses sont très sensibles aux substances
toxiques
et de plus une brève interruption de leur
métabolisme entraîne des lésions irréversibles.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Tous les animaux supérieurs sont donc


susceptibles d’êtres atteints.
Les conséquences en sont d’autant plus
dommageables que le système nerveux
commande toutes les fonctions végétatives.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Les substances toxiques peuvent agir de


trois manières :
III. Les intoxications

- Le système nerveux peut être atteint par


blocage de systèmes situés en amont.
Ainsi, l’arrêt cardiaque ou respiratoire
provoqué par des toxiques (CO, cyanure)
se répercute immédiatement sur les
neurones demandeurs de grandes quantités
d’oxygène ce qui entraîne des altérations
irréversibles dans le cerveau.
III. Les intoxications

- Les toxiques neurotiques perturbent la


transmission de l’influx nerveux
(anticholinestérasique). Ces toxiques
peuvent être naturels (venus de la Veuve
noire, nicotine, muscarine) ou synthétiques
(DDT, Séverin, Baygon, gaz de combat,
diverses drogues).
III. Les intoxications

- D’autres toxiques provoquent une


dégénérescence des cellules nerveuses, des
fibres ou du cerveau : (organophosphorés,
organomercuriels, organochlorés :
Diéldrine).
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
b. Altération du système endocrinien
La neurotoxicité se répercute dans l’équilibre
hormonal puisqu’il y a des rapports étroits entre
les systèmes nerveux et endocrinien.
Les systèmes glandulaires les plus touchés sont :
Les glandes surrénales ;
La thyroïde ;
Les gonades.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
Les toxiques impliqués dans ces altérations sont
souvent divers insecticides et des produits
organohalogénés.
Un des cas les mieux connus est certainement la
disparition des oiseaux de proie se nourrissant
de poissons intoxiqués par le DDT.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Le DDT agit sur la balance des hormones


sexuelles qui contrôlent entre autres processus la
synthèse de la coquille d’œuf.
D’autres insecticides (Dieldrine) agissent
directement sur la fécondité.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
c. Altération du système respiratoire
Les substances toxiques :
agissent directement sur le mécanisme
biochimique de la respiration ou
provoquent des lésions de l’appareil respiratoire.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Les inhibiteurs de la respiration cellulaire sont


bien connus :
acide cyanhydrique,
composés arsenicaux,
l’oxyde de carbone
se fixant sur le fer, Fe++, de l’hémoglobine
empêche le transport de l’oxygène.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
Par ailleurs, beaucoup de substances chimiques
comme certains herbicides Paraquat) peuvent
favoriser la nécrose des tissus pulmonaires
(alvéoles).
De même l’inhalation de particules (l’asbeste)
provoquent des lésions pulmonaires
irréversibles.
Citons aussi le dioxyde de soufre qui provoque
l’apparition de bronchite chronique.
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
d. Les organes de détoxification
Il s’agit essentiellement du foie et des reins
où les toxiques provoquent une
dégénérescence cellulaire.
Cependant, d’autres parties de l’organisme
peuvent stocker et inactiver des substances
toxiques comme les cheveux (arsenic), les
os (Sr radioactif).
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
d. Les organes de détoxification
Chez les microorganismes et les invertébrés, il
existe aussi de nombreux mécanismes de
détoxification (sphérocristaux,
métallothionéine).
Des substances naturelles sont bien connues
pour la toxicité vis-à-vis du foie (alcool
éthylique).
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES

Parmi les produits de synthèse, il faut retenir les


insecticides organochlorées. Des nécroses
rénales sont induites par :
des pesticides organomercuriels,
la phénacétine (remplaçant de l’aspirine).
III. Les intoxications
III.3. EFFETS PHYSIOTOXICOLOGIQUES
III.3.2. Altération d’ordre génétique et/ou
germinal
La diminution de la densité ou la disparition
progressive d’une population peut être le résultat
d’une mortalité directe des sujets adultes mais
peut aussi être provoquée par une baisse de
potentiel biotique de la population.
III. Les intoxications
III.3.2. Altération d’ordre génétique et/ou
germinal

Le potentiel biotique peut être amoindri :

Par mortalité directe


Par stérilisation directe des adultes
Par des mutations létales ou sublétales
Par des altérations tératologiques qui diminuent
la viabilité et la fécondité des jeunes.
III. Les intoxications

III.3.2. Altération d’ordre génétique et/ou


germinal
De nombreux facteurs physiques ou chimiques
sont capables d’altérer le potentiel biotique des
populations. (DDT, PCB, 2-4-5T, Dioxine,
radiations ionisantes, etc…).
III. Les intoxications

Un grand nombre de substances sont capables de


provoquer des altérations d’ordre génétique ou
germinal.
On les classe en substances :
Mutagènes
Cancérogènes
Tératogènes
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Types de lésions

Trois cas peuvent se présenter :


-Des systèmes enzymatiques de réparation
entrent en jeu pour réparer le dommage
(reconnaissance de la lésion, excision de la
lésion, reconstitution d l’ADN dans sa forme
originale) ;
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Types de lésions

- La mort de la cellule ;
- L’induction d’une mutation c'est-à-dire d’une
modification qui sera transmise de cellule-fille
en cellule-fille ; deux types de cellules (tissus)
sont à considérer :
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Cellules somatiques ;
dans ce cas, on pourra observer :
Soit des troubles du développement,
Soit l’apparition de cellules cancéreuses,
Soit le rejet des cellules transformées grâce à
des processus immunologiques.
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Cellules germinales ;
dans ce cas, la mutation est transmise de
génération en génération à la descendance et on
peut observer l’apparition de troubles de la
reproduction, de maladies génétiques.
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Cependant, la relation entre la présence de


mutation et l’apparition de maladies génétiques
n’est pas toujours facile à mettre en évidence.

Par exemple dans le cas de mutation récessive,


les observations doivent être conduites sur
plusieurs générations avant d’arriver à des
conclusions valables.
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Les techniques cytologiques ont permis de


mettre en évidence différentes aberrations
chromosomiques :
1- Cassure et réarrangements des fragments
chromosomiques ce qui peut modifier le nombre
de chromosomes dans le noyau ;
III. Les intoxications
2- Echanges entre chromatides sœurs (SCE,
Sister Chromatide Exchange).
L’échange entre deux chromatides sœurs
consiste en un échange de matériel nucléaire au
niveau des sites apparemment homologues entre
deux chromatides d’un même chromosome.
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Leur étude a montré que des substances


génotoxiques provoquent l’apparition des SCE
ou accroît leur fréquence chez les lymphocytes
en culture ou isolés d’un organisme humain
à long terme
à de faibles doses de l’agent toxique.
III. Les intoxications
-Les substances mutagènes ou génotoxiques

Enfin, on a pu montrer que la fréquence des


SCE est plus élevée chez des malades souffrant
de maladies génétiques que chez des témoins,
par exemple chez des personnes atteintes de
Xeroderma pigmentosum (hypersensibilité de la
peau aux rayons UV).
III. Les intoxications
-Les cancérogènes
Las cancérogènes regroupent les composés ou
les agents qui provoquent le déclenchement de
la division de cellules qui normalement chez un
adulte ne se divisent plus.
Le cancer est le résultat de la prolifération de
cellules néoplastiques dans un tissu sain.
III. Les intoxications
-Les cancérogènes
Mode d’action
Pendant de nombreuses années, on admettait que
les cancérogènes favorisaient directement la
prolifération de jeunes cellules.
En fait, dans de nombreux cas, il est admis que
les substances cancérogènes modifient l’ADN
(oncogènes) du noyau cellulaire ce qui induit un
dérèglement des mécanismes qui contrôlent la
division cellulaire.
III. Les intoxications
-Les cancérogènes
Mode d’action
Il en résulte une dédifférenciation cellulaire
(perte de la spécificité cellulaire).
Les facteurs cancérogènes sont très variés et les
cibles atteintes sont nombreuses.
On reconnaît des substances cancérogènes
minérales, organiques de synthèse, organiques
naturelles, radioactives, etc…
III. Les intoxications
-Les cancérogènes
Mode d’action
Parfois, le cancérogène ne devient actif que s’il
est accompagné ou précédé d’une autre
substance douée d’un pouvoir irritant ou
provoquant une lésion bénique.
Les animaux peuvent aussi présenter des cancers
(par exemple, les poissons vivants dans des eaux
polluées) ainsi que les végétaux (tumeur
provoquée par Agrobacterium tumefaciens).
III. Les intoxications
-Les cancérogènes
Mode d’action
Il y a de fortes relations entre les pouvoirs
mutagène et cancérogène chez les substances
toxiques.
La grande majorité des substances cancérogènes
sont mutagènes et la réciproque a été vérifiée
dans 90% des cas.
III. Les intoxications
-Les tératogènes
Les substances tératogènes sont des substances
qui provoquent des malformations congénitales
dans la descendance des individus ayant été
exposés à certains produits toxiques. C’est une
intoxication subaigüe dont la cible est
l’embryon.
III. Les intoxications
-Les tératogènes
En fait, les malformations peuvent se produire :

* Soit lors de la gestation (in utero) ou dans


l’œuf (in ovo) par l’exposition à des agents
toxiques après fécondation.
Ces agents toxiques sont des agents tératogènes.
III. Les intoxications
-Les tératogènes

* Soit lors de la fécondation dans le cas où le


génotype de l’un ou des deux parents a été
modifié et contient des mutations non létales.
Ces mutations vont s’exprimer dans l’embryon.
III. Les intoxications
-Les tératogènes
Certains tératogènes (2-4 D, 2-4-5T, Simazine
(herbicides), Aldrine, DDR, parathon
(insecticide) induisent :
Soit des malformations de l’appareil
reproducteur ce qui diminue ou supprime le
pouvoir biologique de l’espèce ;
Soit des altérations somatiques.
III. Les intoxications
-Les tératogènes
Dans la population humaine 1.5 – 2 % des
nouveaux nés présentent des malformations qui
entraînent la mort chez 10% d’entre-eux.
30% de ces malformations sont provoquées par
des agents externes.
Les 70% restant sont dues à des altérations
d’ordre génétique ou à la combinaison de celles-
ci avec des facteurs externes (médicaments,
pesticides, rayonnement ionisants).
III. Les intoxications
-Les tératogènes
L’état de la mère joue également un grand rôle :
santé déficiente, alcoolisme, tabagisme,
microorganismes infectieux.
La mise en évidence des facteurs tératogènes
n’est pas toujours aisée.
III. Les intoxications
-Les tératogènes
C’est ainsi que si tous les facteurs tératogènes
chez l’homme sont aussi actifs chez les animaux
de laboratoire : souris, rat, lapin ; l’innocuité de
certains produits chez ces animaux ne permet
pas de conclure à leur innocuité chez l’homme.
III. Les intoxications
-Les allergogènes
Les substances allergisantes engendrent des
réactions très variées telles que eczéma, troubles
respiratoires, etc… et traduisent une réaction
exagérée de type immunitaire.
Ces réactions peuvent être très graves : crise
d’asthme, par exemple.
III. Les intoxications
-Les allergogènes

L’allergie est une réaction


d’hypersensibilité acquise, par
contre, l’idiosyncrasie est une
intolérance cogénitale vis-à-vis
d’une substance.