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Cours de biologie cellulaire 1ère année TC LMD

Le hyaloplasme

Le hyaloplasme forme le milieu intérieur de la cellule, contenu entre


la face interne de la membrane plasmique et la face externe de
l'enveloppe nucléaire. C'est une phase très fortement hydratée (85%
d'eau) qui contient un très grand nombre de molécules en solution et
constitue un milieu de dispersion pour des structures macromoléculaires
telles que les éléments du cytosquelette et divers organites
membranaires de la cellule. Le hyaloplasme varie entre un état très
fluide (cytosol) et un état colloïdal plus ou moins visqueux (cytogel). Son
pH est voisin de 7,2. Désormais, une grande partie des biologistes utilise
les termes cytosol et hyaloplasme sans distinction. Il existait par le passé
de subtiles nuances voulant que le hyaloplasme corresponde au cytosol
débarrassé du cytosquelette.

I/ La composition biochimique du hyaloplasme

Par la technique d’UCD, on obtient à la 3e centrifugation d’un


homogénat cellulaire, un surnageant correspondant au cytosol. Les
organites, le noyau et les éléments du cytosquelette sont récupérés lors
des centrifugations précédentes. Le hyaloplasme est constitué de ce qui
suit :
 L’eau : elle constitue en moyenne 85 % du cytosol et se retrouve
sous trois formes : l’eau liée qui participe à la constitution de
macromolécules, l’eau d’hydratation liée par liaison
électrostatique aux groupes polaires de macromolécules, l’eau
libre qui représente 1/3 du total des molécules.

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 Les petites molécules : elles sont soit des ions inorganiques (Na+,
K+, Cl-,…), soit des gaz dissous (Co2, O2).
 Les molécules de taille moyenne : Glucides, lipides, acides aminés,
nucléotides et métabolites divers.
 Les macromolécules : Protéines, enzymes, polysaccharides,
glycoprotéines, acides nucléiques solubles, ...
II/ Les caractéristiques du hyaloplasme

II.1/ Viscosité
Étant un liquide aqueux, le cytosol ne présente pas de forme ou de
structure stable, même si, temporairement, il peut prendre deux types
d’aspect :
– Aspect 1 : une consistance de gel (état gel) ;
– Aspect 2 : une consistance de fluide (état sol) ;
Les changements de formes du cytosol permettent à la cellule de
s’adapter aux nécessités métaboliques et joue également un rôle
important lors du mouvement cellulaire. Ces états sont essentiellement
liés aux protéines du cytosquelette. Selon que les macromolécules
protéiques d’actine soient liées par des liaisons fortes ou faibles, la
consistance du hyaloplasme varie.
II.2/ Mobilité
II.2.1/ Mouvements internes
Le hyaloplasme est doté de courants cytoplasmiques, il coule
lentement dans la cellule sans déformation de la membrane plasmique.
Ces mouvements internes entraînent les structures en suspension :
mitochondries, ribosomes, vésicules...

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II.2.2/ Mouvements amiboïdes


Le mouvement amiboïde débute quand la membrane plasmique
se gonfle vers l’avant pour former un pseudopode grâce aux éléments
du cytosquelette et de leurs protéines associées. Ce mouvement est
accompagné de changements dans la viscosité du hyaloplasme qui passe
d’un état de sol à un état de gel et inversement.
III/ Rôles et fonctions du hyaloplasme
Le hyaloplasme peut assurer plusieurs fonctions, on en cite :
– régulation des pH intra et extracellulaire grâce à la grande quantité
d’eau et d’ions ;
– réserve énergétiques grâce aux vacuoles lipidiques et glycogéniques ;
– réserve de matériaux nécessaires à la construction des édifices
macromoléculaires ;
– activation de certaines molécules par phosphorylation ;
– Adressage des protéines synthétisées.
En sus, le hyaloplasme peut intervenir dans l’anabolisme et le
catabolisme des glucides, des acides aminés, des acides gras et des
nucléotides.

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