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Rapport du stage d’initiation

Professionnelle

Organisme d’accueil : LABOBTP

Préparé par : Encadré par :


ELALAOUI HAMZA Mr OUDADA Idriss
Mme Nezha AIT ZIDANE
REMERCIEMENTS

Nous tenons dans un premier temps à remercier Mme la


directrice Ghizlaine LAACHACH du LABOBTP pour nous avoir
accueillis au sein de cette unité, Nous tenons également, à
exprimer nos vifs respects et nos forts remerciements aux
ingénieures du labo Mlle BAKRIM Rachida et Mme BAKRIM
Maryem.

Nous souhaitons également remercier vivement Mr OUDADA


Idriss qui nous a encadré durant la période de stage, pour son
aide précieuse ses conseils et pour les explications qu’il a pu nous
fournir et qui nous étaient nécessaires pour la compréhension et
la manipulation des différents essais.

Nous tenons à remercier également Mme Nezha AIT ZIDANE de


mettre à notre disposition toute la documentation et les
explications pratiques nécessaires à la compréhension des essais.

Enfin nous remercions toutes les personnes qui ont contribué de


près ou de loin au bon déroulement et à la réussite de ce stage
qui fut dans un cadre agréable.

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Table des matières

Remerciements…………………………………………………….01
Introduction générale…………………………………………..03
Présentation du laboratoire………………………………….04
Chapitre 2 : Essais d’identification des sols et des granulats ..............05

II.1. L’échantillonnage…………………………………………………06
II.2. Analyse granulométrique …………………………………….07
II.3. Détermination Du Coefficient D’aplatissement…….10
II.4 Essai d’équivalent de sable…………………………………….12
II.5. Essai au Bleu de Méthylène…………………………………..13
II.6. Détermination des limites d’Atterberg …………………15
II.7. Essai Los Angeles…………………………………………………..18
II.8. Essai Proctor………………………………………………………….20

Chapitre 3 : Essais de contrôle……………………………………………...22

III.1. Consistance du béton : Cône d’Abrams…………………23


III.2. Essai de compression de béton……………………………..25

Chapitre 4 :Conclusion générale………………………………………........27

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Introduction générale

Dans les travaux du génie civil, l’identification des sols d’appuis et des
matériaux utilisés et la détermination de leurs caractéristiques ainsi que
leurs contrôles à chaque phase de la réalisation d’un projet, est une tache
indispensable pour le bon fonctionnement et durabilité de l’ouvrage ou la
route construite.

En sachant que le laboratoire est l’organisme chargé de réaliser ces


travaux, il est évident que la bonne maitrise du domaine de génie civil
commence par la compréhension du fonctionnement du laboratoire et les
différends essais réalisés au sein de cette entité.

Dans ce sens j’ai effectué un stage au sein du laboratoire de géotechnique


LABObtp ; car le stage d’initiation professionnelle constitue un élément
indispensable à notre formation pour passer du théorique à l’appliqué et
pour concrétiser tous calculs et études effectués en classe.

Ce rapport présente le résumé des essais et des observations faites au


sein du laboratoire il a pour principale source nos observations, nos
recherches basées sur divers informations collectées, et les entretiens
que nous avons pu avoir avec les employés des différents services de la
société.

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Présentation du laboratoire :

Laboratoire BTP, fait par un ingénieur compétent par une langue


expérience dans le domaine du génie civil, laboratoire BTP s’intéresse à la
qualité d’étude et contrôle techniques, génie civil et travaux divers.
 Domaines d’activités
o Etude géotechnique des routes et de bâtiments.

o Contrôle sur chantier et suivi des travaux de réalisation des

routes, des ouvrages d’art et de bâtiments.


Contrôle de compactage de la plateforme et des corps de chaussé.
Contrôle de travaux d’exécution des revêtements superficiel et
d’enrobe.
Contrôle de qualité du béton et produits manufacture.

 Les moyens matériels


Labo BTP équipe en matériel sophistique permettant de répondre
aux besoins d’essais et analyse pour le bâtiment et les travaux
publiques a fin de fournir des prestations de qualité internationale.

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Deuxième partie :
Essais d’identification des sols et des granulats
Ce chapitre présente l’ensemble des essais réalisés pour classifier un
sol ou les granulats à savoir l’analyse granulométrique, Valeur du Bleu
de Méthylène…

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II.1. L’échantillonnage
L’échantillonnage sur chantier :

Durant le prélèvement, les échantillons sont conservés soigneusement dans des sacs
propres qui contiennent des informations précisant :

La date du prélèvement
Le lieu ou le nom du chantier
Le client
La nature de l’échantillon

Préparation des échantillons pour les essais :

Pour garantir des résultats qui concernent la totalité de l’échantillon, on procède à


l’échantillonnage pour obtenir un échantillon, où seront effectués les essais,
représentatif du terrain réel.

Ainsi la préparation de l’échantillon doit se faire soigneusement afin d’obtenir des


résultats vraisemblables.

Figure : diviseur échantillonneur

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II.2. Analyse granulométrique :
II.2.1. Définition :

La granulométrie d'un sol est une caractéristique particulière qui permet une
classification des roches meubles et l’analyse granulométrique permet d'obtenir la
courbe granulométrique : la distribution dimensionnelle des grains. Dans le terrain,
un prélèvement préalablement pesé est passé dans une série de tamis de maille
carrée de plus en plus petite.

La NM 10.1.701 défini les dimensions nominales des tamis pour la série R20 par :
0.063mm ;0.125mm ;0.250 ;0.500 ;1 ;2 ;4 ;8 ;16 ;31.5 ;63 ;125mm elle croit de
1.12mm.

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II.2.1.2. Principe de l’essai :
L'essai consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau en
plusieurs classes granulaires de tailles décroissantes.
Les dimensions de mailles et le nombre des tamis sont choisis en fonction de la
nature de l'échantillon et la précision attendue. Le tamisage peut se faire par lavage
ou à voie sec.
Lorsque le lavage risque de changer les caractéristiques de l’échantillon, on procède
au tamisage sec.
Les résultats sont exploités de la façon suivante : On trace le pourcentage cumulé
passant à travers chaque tamis en fonction de leurs diamètres.

II.2.1.3. Appareillages :

Etuve ventilée réglée à 105°C


Un dispositif de lavage
Balance électrique
Tamis dont l'ouverture est conforme à la norme NM 10.1.701

II.2.1.4. Mode opératoire :

On prépare deux échantillons pour essai.


L'un de masse Mh1 pour déterminer la teneur en eau, et l'autre de masse Mh pour
effectuer l'essai. Séchage à l'étuve jusqu'à constante du premier échantillon Mh1 et
peser, soit Ms1 sa masse sèche.
La masse sèche (Ms) de l'échantillon soumis à l'analyse granulométrique est calculée
de la manière suivante : Ms=Ms1/Mh1.Mh
Imbiber la masse Mh dans l’eau pendant 24h.
Versé sur un ou plusieurs tamis de décharge protégeant le tamis de lavage .La maille
du tamis de lavage correspond à la plus petite maille de la colonne utilisée lors du
tamisage (0.080 mm).
On le repasse à l’étuve pendant 24h après avoir lavé le matériau pour éliminer les
fines.
On sort le matériau que l’on verse sur les tamis disposés comme dans l’appareillage
et on secoue à la main ou au vibreur de tamis, il y aura un passage selon le diamètre
des tamis.
On enlève chaque tamis et on pèse le refus, au fur et à mesure en faisant un cumul
sur le tamis suivant.
Expression des résultats
Teneur en eau 𝑾(%)= (𝑴𝟏𝒉−𝑴𝟏/𝑺𝑴𝟏𝑺) ∗𝟏𝟎𝟎
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M1h : la masse humide de l’échantillon
M1S : La masse sèche après étuvage (105 °C ±5)
La masse des refus cumulés
𝑹=∑𝑹𝒊
Ri : la masse des refus au ième tamis.
Pourcentage des refus cumulés 𝑷𝒊=(𝑹𝒊/𝑴𝑺)∗𝟏𝟎𝟎
Pourcentage des passants cumulés 𝜫𝒊=[𝟏−𝑹𝒊𝑴𝑺]∗𝟏𝟎𝟎=𝟏𝟎𝟎−𝑷𝒊
Tracer la courbe granulométrique des pourcentages des passants cumulés en
fonction des ouvertures des tamis.

Figure : distribution granulométrique

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II.3. Détermination du coefficient d’aplatissement
des Granulats :

II.3.1. Principe de l’essai :

L’essai consiste à effectuer un double tamisage :


Tamisage sur tamis à mailles carrées, pour classer l’échantillon étudié selon
différentes classes d / D (avec D = 1,25 d), suivant leur grosseur G, puis tamisage
des différentes classes granulaires d / D, sur des grilles à fentes parallèles
d’écartement : d / 1,58
Le coefficient d’aplatissement global de l’échantillon est égal à la somme
pondérée des coefficients d’aplatissement des différentes classes granulaires d / D
composant l’échantillon.

Figure : les grilles à fentes

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II.3.2. Exécution De L’essai :

Tamisage sur tamis à mailles carrées :


 Procéder au tamisage de l’échantillon par voie sèche sur les tamis.
 Recueillir les différentes fractions d / D ; peser chaque classe granulaire avec
une précision relative de 0,1 %.

Tamisage sur grilles à fentes :


 Tamiser chaque classe granulaire obtenue par l’opération précédente sur une
grille dont l’écartement E entre les barres est défini selon les classes
granulaires.

II.3.3.Calcul et expression des résultats :

Le coefficient d’aplatissement global A est calculé à partir de la formule suivante :


A=M2/M1 *100 Avec :
- M1 : La somme des masses des refus des tamis
- M2 : La somme des masses de passant sur les grilles à fentes

II.4. Essai d’équivalent de sable :

II.4.1Principe de l’essai :

L’essai d’équivalent de sable permet de mesurer la propreté d’un sable, et rend


compte généralement sur la qualité des éléments fins par un rapport conventionnel
volumétrique entre les éléments sableux qui sédimentent et les éléments fins qui

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floculent. Il est effectué sur la fraction d’un granulat passant au tamis à maille carrée
de 2 mm ou 5 mm.
II.4.2Exécution de l’essai :

- Préparer 120 g d’échantillon pour chaque cylindre.


- Ajouter une solution lavant dans les deux éprouvettes cylindriques jusqu’à
100 ml sur le trait gradué figurant sur le cylindre et laisser reposer pendant 10
min.
- Agiter les deux cylindres pendant 30 s à l’aide d’un agitateur puis ajouter la
solution jusqu'à 380 ml.
- Laisser reposer 20 min puis effectuer les mesures et on descend le piston
lentement jusqu’à stabilisation et on mesure la distance entre le poids et la
bague.

II.4.3Expression des résultats :

Schéma représentatif de l’essai.

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L'équivalent de sable est donné par la formule : 𝑬𝑺=100. h2/ h1
La détermination portant sur les échantillons, la propreté du sable est la moyenne
des deux valeurs obtenues.

II.4.4 Nature et qualité :

• Es<60 : sable argileux : risque de retrait ou de gonflement


• 60<Es<90 : sable légèrement argileux : de propreté admissible pour des bétons de
qualité.
• Es>80 : sable très propre : absence des fines.

II.5. Essai au Bleu de Méthylène :

II.5.1. But de l’essai :

On est amené à faire l’essai de bleu de méthylène si l’équivalent de sable est


inférieur à 30%, Cet essai permet de mesurer la capacité des éléments fins à
absorber du bleu de méthylène. Ainsi savoir la nature des fines est ce que sable ou
argile. Cette quantité de fines est reporté à la fraction 0/50mm.

II.5.2. Appareillage :

• Une balance permettant de faire toutes les pesées.


• Un chronomètre, un papier filtre, une baguette de verre.
• Un agitateur à ailettes.
• Un bécher de 1 ou 2 litres en matière plastique.
• Une étuve ventilée ou autre moyen de séchage.
• Solution de bleu de méthylène (dosée à 10g/l) dans un flacon équipé d’un doseur
permettant des injections de 2,5 ml et 10 ml.
• Un chronomètre.

II.5.3. Mode opératoire :

• on prend une quantité de sol (>=60) M1.


• L'échantillon doit être passé par le tamis 5 mm et on prend les passant
• on ajoute 500ml de l’eau distillé et on règle le compteur sur 700 t/min

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• on laisse agiter pendant 5min
• Régler l’agitateur à ailettes à 400 tr/min
• A l'aide de la burette, injecter une dose de 10 ml de solution de bleu. Après 1
minute faire le test de la tache sur le papier filtre.
• Recommencer les injections de 10 ml jusqu'à ce que le test devienne positif. A ce
moment, sans rien ajouter, laisser s'opérer l'adsorption du bleu, qui n'est pas
instantanée, tout en effectuant des tests de minute en minute.
• Si l'auréole bleu clair disparaît à la cinquième tache, procéder à de nouvelles
additions élémentaires de bleu de 2 ml.
• Renouveler ces opérations jusqu'à ce que le test demeure positif pendant cinq
minutes consécutives : le dosage est alors considéré comme terminé.
• Noter V la quantité de solution de bleu adsorbée au total (en ml).

II.5.3. EXPRESSION DES RÉSULTATS :

Masse sèche de la prise d’essai :


M0= M1/ (1+w)
Masse de bleu introduite :
B = 0,01 x V
L’expression du résultat est (en g de bleu pour 100g de sol sec) :
VBS = 100 x B/M0

II.6. Détermination des limites d’Atterberg :


II.6.1. Introduction :

Les limites d’Atterberg sont des essais qui permettent de définir des indicateurs
qualifiant la plasticité d’un sol, et plus précisément de prévoir le comportement des
sols pendant les opérations de terrassement, en particulier sous l'action des
variations de teneur en eau. Notons que cet essai se fait uniquement sur les
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éléments fins du sol et il consiste à faire varier la teneur en eau de l'élément en
observant sa consistance, ce qui permet de faire une classification du sol.

II.6.2. Définitions :

Limite de liquidité wL (limite entre l’état liquide et l’état plastique), elle se


détermine au moyen d’un appareil normalisé, appelé « coupelle de Casagrande »,
qui est constitué d’une coupelle, d’un socle de rigidité fixée et d’un système cranté
permettant de soulever et de laisser retomber la coupelle d’une hauteur constante
à raison d’un coup par seconde. Le sol argileux, préparé à une teneur en eau fixée,
est étalé dans la coupelle puis entaillé avec une spatule normalisée. On compte le
nombre N des coups nécessaires pour que les lèvres de l’entaille se rapprochent sur
10 mm de longueur. L’opération est renouvelée pour différentes teneurs en eau.
La limite de liquidité correspond par convention à N = 25 coups.
Limite de plasticité wp (limite entre l’état liquide et l’état solide), est par
convention la teneur en eau au-dessous de laquelle il devient impossible de
confectionner des bâtonnets de 3 mm de diamètre et de 100 mm de longueur sans
qu’ils se rompent ou s’émiettent. L’essai s’effectue à la main.
Indice de plasticité : c’est la différence entre les limites de liquidité et de
plasticité du sol :
IP = wL– wP
Il mesure l’étendre de la plage de teneur en eau dans laquelle le sol se trouve à
l’état plastique. Suivant la valeur de leur indice de plasticité.

II.6.3. But de l’essai :

Le but est de déterminer les limites de consistance qui sont exprimées en termes de
teneur en eau marquant les limites entre état solide, plastique, et liquide. Il est
important de noter que ces tests ne s’appliquent que pour les sols fins, définis
comme ayant des éléments passent à travers le tamis 400 μm.

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II.6.4. Essai à la coupelle de Casagrande :
La procédure pour la détermination de la limite de liquidité est la suivante :
1. Régler la hauteur de chute de la coupelle de Casagrande à 10 mm et essayer de la
vérifier à l’aide de la cale construite à cet effet et bloquer les écrous de fixation de la
plaque.
2. Prendre environ 200 grammes du mortier préalablement tamisé (0,4 mm) et
séché.
3. Mouiller progressivement avec de l’eau distillée tout en malaxant la totalité de la
prise de telle sorte à obtenir une pâte homogène et presque fluide. Il est essentiel
que le mouillage de la pâte soit bien uniforme, et pour les terrains argileux, il est
nécessaire de laisser reposer plusieurs heures la pâte mouillée pour que l’eau
enrobe bien tous les grains (4 heures pour les limons et 8 heures pour les argiles).
Les échantillons mouillés à l’avance seront conservés dans un récipient fermé.
4. Prendre une partie de la pâte et l’étaler dans la coupelle de l’appareil de
Casagrande à l’aide de la spatule, de façon à former un gâteau à peu près
symétrique par rapport au plan de symétrie de la coupelle. La surface est nivelée à
une épaisseur maximale de 1 cm environ.
5. Pratiquer une rainure dans cette pâte de telle sorte à la diviser en deux. L’outil à
rainurer devra être tenu perpendiculairement à la coupelle en présentant sa partie
biseautée face à la direction du mouvement.

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Lorsqu’on trace cette rainure, on doit prendre un soin particulier pour empêcher le
gâteau de sol de se déplacer dans le fond de la coupelle. Pour les terrains très
sableux qui ont tendance à glisser sur les coupelles normales, on utilise la coupelle
rugueuse spéciale.
6. Soumettre la coupelle et le matériau qu’elle contient à des chocs répétés avec
une cadence de 2 coups par seconde.
7. Arrêter les chocs quand les deux lèvres se rejoignent sur environ 1 cm, noter le
nombre de coups correspondant (N).
8. A l’aide de la spatule, prélever des deux côtés des lèvres à l’endroit où elles se
sont refermées un échantillon d’environ 10 grammes de sol afin d’en déterminer la
teneur en eau. Il est pesé immédiatement pour éviter les erreurs dues à
l’évaporation.
9. Re-homogénéiser le sol et le sécher un peu puis reprendre les opérations de 4 à 8.
Il faut au moins trois essais avec un nombre de coups croissant et de préférence
bien étalé entre 15 et 35. Les petits échantillons prélevés qui ont été pesés humides,
sont ensuite séchés à l’étuve à 105 °C jusqu’à poids constant. La durée de séchage
est de l’ordre de 4 à 5 heures. Ils sont ensuite pesés secs et on en déduit leur teneur
en eau. La limite de liquidité wL : est la teneur en eau du matériau qui correspond
conventionnellement à une fermenteur sur l cm des lèvres de la rainure après 25
chocs. Le premier essai doit être effectué avec une pâte légèrement au-dessus de sa
limité de liquidité, c'est-à-dire que le nombre de chocs de fermeture de cet essai,
doit être à l’ordre de 15 à 22. Si ce nombre est supérieur à 22, il faut humidifier la
pâte et la malaxer à nouveau. S’il est inférieur à 15, il faut la sécher un peu en
laissant reposer ou simplement en la malaxant un peu plus. On effectue ainsi 5
essais de suite au fur et à mesure que la pâte sèche de façon que les nombres de
coups de fermeture des 5 essais s’étalent à peu près régulièrement entre 15 et 35.
10. Dresser la courbe représentative de w en fonction de N en coordonnées semi-
logarithmiques, (échelle arithmétique pour les teneurs en eau, logarithmique pour
le nombre de coups). La droite la plus représentative est ensuite tracée à partir des
points expérimentaux.

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Les 5 points obtenus doivent se trouver sur une même droite, on admet que l’essai
est valable si l’on peut tracer une droite telle que 4 points au moins sur les 5 trouvés
soient sur cette droite ou situés de part et d’autre de cette droite, de telle façon que
l’écart maximum des ordonnées soit inférieur à 0,2% de teneur en eau.

II.7. Essai Los Angeles :

II.7.1. But de l’essai :


L’essai de Los Angeles pour but de déterminer la résistance des granulats aux chocs
que ça soit artificiel ou naturelle, utilisés dans le domaine de génie civil.

II.7.2. Appareillage :
Tamis 1.6mm.
Appareil de los Angeles.
Des boulets.
Etuve à température réglable à (110±5) °C.
Balance électronique avec une précision de ±0.1%.

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II.7.3. Mode opératoire :
La composition de la prise d’essai, le nombre de boulets et le nombre de tours sont
déterminé suivant la classe granulaire étudiée comme indiqué dans le tableau ci-
après.

Mettre la prise d’essai dans l’appareil de los Angeles.


Ajouter des boulets.
Lancer l’appareil pendant 15min.
Eliminer les boulets, puis laver le matériau dans le tamis 1.6 mm.
Sécher le refus de 1.6 mm.
Tamiser le refus séché dans 1.6 mm puis le peser.

II.7.4. Expression des résultats :


Le coefficient Los-Angeles est déterminé par la relation :
𝑳𝑨(%)=(𝑴(𝑷𝒂𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝒕𝒂𝒎𝒊𝒔 𝟏.𝟔)/𝟓𝟎𝟎𝟎)∗𝟏𝟎𝟎 = 𝑴(𝑷𝒂𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝒕𝒂𝒎𝒊𝒔
𝟏.𝟔)/𝟓𝟎

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II.8. Essai Proctor :

II.8.1. But de l’essai :

Il définit un compactage type et permet de déterminer la teneur en eau, que doit


contenir le sol pour que sa densité soit maximale sous l'effet d'un compactage
donné. A cette densité maximale correspond une teneur en eau appelée teneur en
eau optimum Proctor Wop.

II.8.2. Appareillage :

Tamis 20mm et 5 mm
Moule Proctor.
Deux types de dames.
Règle à araser.
Tare.
Pied à coulisse précis au 1/50 de millimètre.
Etuve à température réglable à (105±5) °C.
Balance électronique avec une précision de±0.1%.

II.8.3. Mode opératoire :

On compacte la première couche dans le moule à raison de 56 coups, la deuxième


couche jusqu’à la cinquième couche. On arase la surface de ces couches dans le
moules puis on enlève la hausse amovible. Les modalités de l’exécution de l’essai
sont définies dans le tableau suivant :

20
On pèse le moule rempli par les 5 couches compactées.

II.8.4. Expression des résultats :

Les résultats sont exprimés dans le tableau puis On trace la courbe par les 5 points
expérimentaux, le point maximum de cette courbe donne à la fois la densité sèche
maximale " en ordonnée" et la teneur en eau qui lui correspond " en abscisse".
On trace ensuite, la courbe de saturation à partir de la formule.
W(%) = 100× (1/ γd - 1/ γs)
W(%) = 80× (1/ γd - 1/ γs)
COURBE PROCTOR

1,95
Densité séche T/m3

1,9

1,85

1,8

1,75

1,7
8 9 10 11 12 13
Teneur en eau %

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Troisième partie :
Essais de contrôle

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1. Consistance du béton : Cône d’Abrams
Cet essai consiste à mouler des troncs de cône en béton (base de diamètre
20 cm, partie haute de diamètre 10 cm).
On remplit le cône en 3 couches piquées chacune 25 coups avec une tige
métallique de 16 mm de diamètre. Le moule est ensuite soulevé avec
délicatesse et l’on mesure, aussitôt après, l‘affaissement (ou SLUMP). On
admet la correspondance suivante :

1.1 Les étapes :


2. Le cône doit être légèrement huilé. Il est rempli de béton, en
trois couches.
3. Chaque couche est piquée par 25 coups de façon répartie
avec une tige de piquage.
4. Le cône de béton est immédiatement démoulé. Le béton
s’affaisse selon sa consistance.
5. L’affaissement du béton est mesuré à l’aide du réglé sur
portique.

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2. Essai de Compression de béton
Les éprouvettes de béton durci sont chargées jusqu’à la rupture dans une machine
(presse à béton) afin de déterminer sa résistance à la compression, la charge
maximale atteinte est enregistrées.

2.1 Surfaçage en soufre :


Pour rendre les éprouvettes plus plane afin que les forces se réparties également sur
cette surface. Cette opération ce fait on utilisant un mélange de soufre et de sable
fin passant dans un tamis de 0.25 mm , on chauffe le mélange puis on descendre
verticalement l'une des extrémités de l’éprouvette dans un mortier de soufre en
fusion préablement déversé sur un plateau et laisser durci le mélange après 30 min
on répète l’opération à l'autre extrémité de l'éprouvette.

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2.2 Affectation d'essai :
On pèse les éprouvettes pour calculer leurs masses volumiques.

On les pose dans une machine appelée presse à béton qui applique des charges
continues et sans chocs pour définir la force ou la pression suffisante dont elle se
rompe.

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2.3 Expression des résultats :

On calcule la résistance Fc par la relation suivante :

Fc = 10* P / S

avec : Fc en MPa
P en KN
S en cm²

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Quatrième Partie :
Conclusion Générale

Ce stage a parfaitement répondu à nos attentes et a été une expérience


très enrichissante car nous avons pu mettre en pratique la théorie acquise
en classe et nous a permis d’avoir une vision claire sur les essais à mettre
en place le long de la réalisation d’un projet de construction et aussi de
découvrir de près le milieu professionnel.

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