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Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Sommaire

La KLB et la physique des bâtiments 4.3

L’isolation thermique 4.4


❚ Principes de base d'isolation thermique 4.4
❚ Notions fondamentales en matière de technique d’isolation thermique 4.5
❚ Calcul du nombre k 4.8
❚ Isolation thermique des murs 4.8
❚ 3ème règlement portant sur l’isolation thermique 1995 4.9
❚ Procédure d’établissement d’un bilan énergétique 4.10
❚ Procédure des éléments de construction 4.19
❚ Rénovations et annexes 4.20
❚ Etanchéité du bâtiment et aération 4.20
❚ Identification des besoins en chauffage 4.21
❚ Ponts thermiques 4.24

La KLB et le climat ambiant 4.26


❚ Isolation thermique en été 4.27
❚ Capacité thermique spécifique 4.28
❚ Coefficient de pénétration de la chaleur 4.28
❚ Accumulation de chaleur 4.28
❚ Temps de refroidissement 4.29
❚ Maisons à basse énergie 4.30
❚ Etanchéité des bâtiments à l’air 4.32

Valeurs d’isolation thermique KLB 4.34

4.1
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

La KLB et la physique des les rendre malades. A ce niveau-ci, également, la KLB


bâtiments propose des blocs/briques tout à fait adéquats.
Cependant, nous ne devons pas omettre de mention-
Les responsabilités que nous avons envers les pro- ner la protection contre les incendies. En effet, les pro-
chaines générations nous obligent à utiliser les matières duits KLB sont incombustibles. Ainsi protègent-ils, non
premières et les ressources de manière fondamentale- seulement les gens, les animaux et les biens, mais ils
ment réfléchie, à respecter l’environnement et la vie. permettent de reconstruire un bâtiment sans avoir à le
C’est la raison pour laquelle, pour notre entreprise, raser complètement au préalable.
l’aspect écologique est devenu une composante es-
Utiliser des matériaux de construction adéquats au bon
sentielle.
endroit, assurer l’étanchéité requise de l’enveloppe du
La physique des bâtiments et les thèmes principaux bâtiment, connaître les exigences futures, tous ces élé-
dont elle traite, c’est-à-dire ments font que les architectes, les entrepreneurs et les
maîtres de l’ouvrage sont confrontés aux questions
❚ l’isolation thermique
suivantes:
❚ la protection contre l’humidité
❚ l’isolation acoustique ❚ Demain, vivrons-nous et travaillerons-nous dans
❚ la protection contre les incendies des maisons à énergie zéro et serons-nous encore
en mesure de financer de telles réalisations?
sont, combinés à des matériaux et à une biologie des
bâtiments respectueux de l’environnement, des élé- ❚ Comment sera la vie dans de tels bâtiments?
ments se situant au centre des préoccupations des
❚ Qu’en est-il de l’entretien et des frais qui s’en
concepteurs de bâtiments. Ils revêtent autant d’impor-
suivent?
tance que la fonctionnalité et les considérations for-
melles en matière d’esthétique. Lorsque l’on essaie d’optimaliser le confort d’une habi-
tation, les questions posées ci-dessus revêtent une im-
En plus des sollicitations statiques auxquelles sont
portance croissante. En effet, il faut avant tout veiller à
confrontés les matériaux de construction destinés à
ce que la vie dans un espace construit, qui en quelque
une maison, ce sont surtout les propriétés d’isolation
sorte fait office de troisième peau de l’homme, ne de-
thermique qui revêtent un intérêt certain. Le 3ème rè-
vienne pas un cauchemar vécu dans un climat artificiel.
glement portant sur l’isolation thermique ne représente
qu’un pas dans cette voie. En ce qui concerne les ou- L’utilisation conséquente des matériaux du système
vrages en maçonnerie, il prône également ce que les modulaire KLB garantit la réalisation d’une habitation
avantages présentés par le système modulaire KLB ne saine dans laquelle l’atmosphère ambiante est propice
font que confirmer. En d’autres termes, il faut utiliser, aux activités de l’utilisateur et pour laquelle le bilan
non seulement des matériaux de construction compa- énergétique est favorable, conformément aux prescrip-
tibles les uns avec les autres et dont les avantages en tions du règlement portant sur l’isolation thermique. A
matière de physique des bâtiments se complètent, des cet effet, il faut veiller à réaliser une construction tenant
matériaux respectueux de l’environnement, mais il faut compte des aspects qualitatifs et économiques, dont
veiller à ce que l’enveloppe thermique soit homogène la valeur et la sécurité de recyclage sont garanties.
et se rapporte à l’ensemble du corps du bâtiment.
Le système de construction modulaire KLB n’offre pas
Parallèlement à l’isolation thermique, il faut tenir compte la pierre philosophale. Cependant, en utilisant des ma-
de la protection contre l’humidité. En effet, l’humidité tières premières d’excellente qualité, on peut fabriquer
exerce une influence négative sur l’isolation thermique des produits de tout premier ordre, tant du point de
des éléments de construction et sur le climat ambiant. vue des qualités de physique du bâtiment que des pro-
Ainsi, faut-il accorder la préférence à l’utilisation de priétés statiques. En outre, la KLB propose des pro-
matériaux de construction secs à faible absorption par duits complémentaires adaptés à la gamme de base.
capillarité, comme les briques/blocs que l’on trouve On peut avoir recours à ces produits dans tous les cas
dans la gamme des produits du système modulaire KLB. individuels. Les exigences posées à une construction
deviennent de plus en plus sévères et dans une même
En plus de l’isolation thermique requise, l’isolation
mesure, il est de plus en plus important d’avoir un ou-
acoustique est un autre facteur très important. L’émis-
vrage en maçonnerie homogène. Par conséquent, on
sion de bruits dus à l’activité économique, au trafic et
reconnaît de plus en plus la valeur du système modu-
aux loisirs sont devenus des dangers non négligeables
laire KLB et de l’utilisation qui en est faite.
qui agissent sur le psychisme des gens et peuvent

4.3
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

L’isolation thermique Principes de base d’isolation thermique


Avant de traiter en détail de l’isolation thermique, du
La norme à laquelle on se réfère en matière d’isolation règlement portant sur l’isolation thermique et des pos-
thermique est la norme DIN 4108 « Isolation thermique sibilités d’isolation offertes par les produits KLB, il fau-
des Superstructures ». Elle comprend les parties de la drait au préalable expliquer les principes de base de
norme DIN 4108-1 à 4108-5, l’annexe DIN 4108 Sup- l’isolation thermique et les notions que cela englobe.
plément 1, les prénormes DIN V 4108-6 et DIN V 7 de
Tout corps se trouve dans une situation thermique
même que les projets de normes E DIN 4108-20 et
déterminée que l’on appelle sa température.
E DIN 4108-21.
L’unité de température équivaut à un degré Celsius
Les parties 1 à 5 de la norme sont essentielles. Elles
(1 °C). Un degré Celsius représente la centième partie
portent sur les thèmes suivants:
entre deux points fixes situés sur une échelle de tem-
❚ DIN 4108-1 Edition d’août 1981 « Isolation thermi- pératures, à savoir le point de congélation (0 °C) et le
que des Superstructures », grandeurs et unités. point d’ébullition (100 °C) de l’eau. L’unité de tempéra-
ture peut également être représentée par 1 Kelvin (1 K).
❚ DIN 4108-2 Edition d’août 1981 « Isolation thermi-
Un Kelvin est la 273,15ème partie séparant deux points
que des Superstructures », isolation thermique et
fixes situés sur une échelle de températures absolue,
accumulation de la chaleur; prescriptions et indica-
à savoir le point zéro absolu (0 K) et le point de congé-
tions relatives à la planification et à l’exécution.
lation de l’eau (273 K).
❚ DIN 4108-3 Edition d’août 1981 « Isolation thermi-
En fait, un écart de température exprimé en °C équi-
que des Superstructures », protection contre l’humi-
vaut à un écart de température exprimé en K.
dité en fonction du climat; prescriptions et indica-
tions relatives à la planification et à l’exécution. La chaleur est la cause de sensations que l’on qualifie
de froid, fraîcheur, tiédeur, chaud, ou bouillant. La cha-
❚ DIN 4108-4 Edition de novembre 1991 « Isolation
leur, c’est de l’énergie. L’énergie thermique d’un corps
thermique des Superstructures », valeurs nominales
est la somme globale des énergies des mouvements
thermiques et hygroscopiques.
des particules (atomes, molécules) d’un corps. De nos
❚ DIN 4108-5 Edition d’août 1981 « Isolation thermi- jours, la mesure à laquelle on a recours pour mesurer
que des Superstructures », méthode de calcul. la quantité de chaleur sont les Joules (J) ou les Kilojou-
les (kJ), de même que les Watts secondes (Ws) ou les
Les prescriptions de cette norme garantissent un climat
Watts heures (Wh).
ambiant sain et protègent les constructions d’influences
hygroscopiques dues au climat. Pour augmenter la température d’un litre d’eau d’un K
(1 °C), on a besoin de:
Le règlement portant sur l’isolation thermique et relatif
à la loi sur les économies en matière d’énergie, permet 4,187 kJ sous forme de travail accompli ou de
d’ériger une construction moins onéreuse, tout en con- 1,163 Wh sous forme de courant électrique.
sommant moins. La première édition de ce règlement
On différencie essentiellement trois formes de transfert
a été publiée en août 1977, une deuxième édition en
de chaleur ou de transport de chaleur.
janvier 1984 et le troisième règlement portant sur l’iso-
lation thermique paru en janvier 1995 présente une Le courant thermique (convection): l’énergie ther-
nouvelle version encore plus sévère. mique d’un corps chauffé est entraînée, c’est-à-dire
transportée sous forme liquide ou gazeuse.
La conduction thermique représente le transfert de
l’énergie thermique d’un endroit chauffé à un endroit
plus froid situé dans les environs et le transfert du
corps sans que celui-ci n’ait à se déplacer par lui-
même.
Le rayonnement thermique représente le transport
énergétique sans intervention de matière ni d’un corps.
C’est également le cas pour les rayons lumineux.
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Notions fondamentales en matière de On appelle le rapport entre la conductibilité thermique


technique d’isolation thermique du matériau de construction et l’épaisseur effective de
ce matériau le coefficient de passage de chaleur L.
Dans un bâtiment, le mode de transfert de chaleur le
plus important est la conduction thermique. La proprié- L’unité s’exprime comme suit: W/m2K.
té correspondante déterminante d’un corps s’appelle
La valeur réciproque du coefficient de passage de cha-
la conductibilité thermique (coefficient de conductibi-
leur est la résistance au passage de la chaleur 1/L
lité thermique). Elle est exprimée par le signe l.
que l’on appelle également la valeur d’isolation thermi-
l indique la quantité de chaleur qui traverse, en une que. 1/L = d /l.
heure, une surface d’un m2 d’une matière (matériau de
L’unité s’exprime comme suit: m2K/W.
construction) et si, entre les deux côtés de la matière, il
règne une différence de température d’1 K et que son Plus cette valeur est grande, meilleures sont les pro-
épaisseur est d'un mètre. priétés d’isolation thermique d’un élément de cons-
truction. En ce qui concerne les constructions de murs
L’unité est la suivante W/mK.
à plusieurs épaisseurs, on ajoute les valeurs d’isolation
La conductibilité thermique est une propriété très thermique individuelles.
variable qui dépend d'autres propriétés des matériaux,
1/L = d1/l1 + d2/l2 + d3/l3 + …
à savoir:
Dans la norme DIN 4108, la résistance au passage de
– la masse volumique apparente
la chaleur apparaît également comme la valeur d’iso-
– le volume et la répartition des pores
lation minimale. Cette norme prévoit une résistance
– la conductibilité thermique des matières premières
déterminée au passage de la chaleur pour chaque élé-
– le taux d’humidité.
ment de construction. Pour les murs, elle est de mini-
Voici, à titre d’exemples, quelques coefficients de con- mum 0,55 m2K/W ou de 0,47 m2K/W pour les éléments
ductibilité thermique exprimés en W/mK: de construction à surface réduite. A cela, la norme
Din 4108 ajoute que pour un mur, l’isolation thermique
– matériaux isolants environ 0,025 - 0,20
doit être présente à chaque endroit. Les fenêtres et
– matériaux de
les niches situées en dessous, les appuis de fenêtres,
construction minéraux environ 0,110 - 3,50
les caissons pour volets roulants, les parties de mur
– métaux environ 10,000 -420,00
situées sur la partie extérieure des radiateurs, etc. ne
Le Passage de chaleur au travers d’un élément de dérogent pas à cette règle.
construction a toujours lieu quand les températures
Si, par exemple, un mur conduit de la chaleur, la dimi-
des deux surfaces sont différentes. La quantité de
nution de température se fait du côté le plus chaud
chaleur Q qui pénètre dans un élément de construction
vers le côté le plus froid. Ce faisant, au niveau de la
homogène à une différence de température constante
couche de séparation entre l’air intérieur et l’extérieur,
se calcule comme suit:
on assiste à des courants. La résistance à laquelle doit
A · t · Dq faire face le courant de chaleur en passant de l’air au
Q = l· [Wh]
d matériau de construction solide ou inversement est
appelée résistance à la transmission de chaleur 1/a
Dans cette formule:
On fait la distinction entre ai et aa (i = intérieur, a = ex-
A représente la surface de l’élément de térieur).
construction exprimée en m2
L’unité s’exprime comme suit: m2K/W.
d représente son épaisseur exprimée en m
Les valeurs ne doivent pas être calculées mais figurent
Dq représente la différence de température entre dans la table 5 de la norme DIN 4108-4. En général,
les surfaces des éléments de construction pour les murs, on a:
exprimée en °C
1/ai = 0,13 m2K/W
t représente la durée du passage de chaleur 1/aa = 0,04 m2K/W
exprimée en h.
Si A, t et Dq restent constants, la quantité de chaleur
dépend de la conductibilité thermique l et de l’épais-
seur du mur d.

4.5
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

ligne élément de construction résistance à la transmission


de de chaleur
1/ai 1/aa
m2K/W m2K/W
1 murs extérieurs (à l’exception de ceux faisant l’objet de la ligne 2) 0,04
2 murs extérieurs avec revêtement extérieur avec aération arrière 1);
pan de mur donnant sur un grenier non isolé thermiquement 0,08 2)

3 murs de séparation entre logements, mur de cage d’escalier, mur situé 0,13
entre des locaux de travail étrangers l’un à l’autre, mur de séparation 3)

donnant sur un local non chauffé en permanence, pan de mur donnant


sur un grenier non isolé thermiquement
4 mur situé contre les terres 0
5 plancher ou pente de toit séparant vers le haut une pièce de séjour de 0,04
l’air extérieur (non aéré)
0,13
6 plancher situé sous un grenier non aménagé, dans un grenier sous un 0,08 2)
toit en pointe ou sous une pièce aérée (par exemple, pente de toit aérée)
7 plancher de séparation entre logements et plancher situé entre locaux
de travail étrangers l’un à l’autre
7.1 flux de chaleur ascendant 0,13 3)

7.2 flux de chaleur descendant 0,17


8 plancher de cave 3)

9 plancher qui sépare vers le bas une pièce de séjour de l’air extérieur 0,17 0,04
10 séparation inférieure d’une pièce de séjour sous laquelle ne se trouve 0
pas de cave (située contre les terres)
Dans tous les cas, pour simplifier les calculs, on peut se baser sur 1/a i = 0,13 m2W/K de même que – excepté pour les lignes de 4 à 10 –
sur 1/a a = 0,04 m2W/K. Pour le contrôle d’un élément de construction portant sur la formation d’eau de condensation sur les surfaces, référez-
vous à la disposition particulière de la norme DIN 4108-3.
1) Pour les ouvrages en maçonnerie double avec vide d’air conformément à la norme DIN 1053-1, la ligne 1 est d’application.
2) Ces valeurs sont également applicables pour le calcul de la résistance de transfert global de la chaleur 1/k d’arêtes vives en plus de travées aérées.
3) En ce qui concerne les éléments de construction tournés vers l’intérieur, il faut compter des deux côtés avec la même résistance de transmission

de la chaleur.

Valeurs de calcul de la résistance de transmission de chaleur pour différentes parties de la construction

Le tableau ci-dessus indique les valeurs de calcul des


résistances à la transmission de chaleur respectives.
L’esquisse présentée ci-contre montre les différentes
parties de la construction

non chauffé

Situation des parties de la construction


Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

La capacité d’isolation thermique d’une partie d’une Les grandeurs de technique d’isolation thermique les
construction en situation intégrale est déterminée par plus fréquemment utilisées sont:
la somme de la résistance à la transmission de chaleur
❚ la conductibilité thermique l en tant que lR
1/ai, de la résistance au passage de la chaleur 1/L et
❚ la résistance au passage de la chaleur 1/L
de la résistance à la transmission de chaleur 1/aa. La
❚ le coefficient global de transfert de chaleur k
somme représente la résistance au transfert global
de chaleur 1/k. Parmi ces trois grandeurs, c’est le nombre k ou la
valeur k que l’on utilise le plus couramment.
L’unité s’exprime comme suit m2K/W.
Pour tous les contrôles d’isolation thermique devant
La résistance au transfert global de chaleur 1/k repré-
être effectués conformément à la norme DIN 4108
sente la protection d’un élément de construction contre
et au règlement portant sur l’isolation thermique, les
la perte de chaleur de la pièce intérieure chauffée en hiver.
valeurs de calcul de la conductibilité thermique lR
En plus, la valeur réciproque k de la résistance au doivent être utilisées pour calculer la résistance au
transfert global de chaleur 1/k est une mesure relative passage de la chaleur et le nombre k.
à la perte de chaleur elle-même. Cette valeur récipro-
Les valeurs de calcul de la conductibilité thermique
que de la résistance au transfert global de chaleur est
devant être utilisées pour le calcul des grandeurs de
ce que l’on appelle le coefficient global de transfert
technique d’isolation thermique sont reprises dans la
de chaleur k.
Partie 4 de la norme DIN 4108, pour autant qu’il
L’unité s’exprime comme suit W/m2K. s’agisse de matériaux de construction et d’éléments
de construction ayant fait l’objet de normes.
Dans le langage technique du bâtiment, le coefficient
global de transfert de chaleur est abrégé en nombre k Pour les matériaux et éléments de construction agréés,
ou valeur k. les valeurs de calcul se trouvent dans les homologa-
tions émanant de la surveillance des chantiers.
Le coefficient global de transfert de chaleur k indique
quelle quantité de chaleur par heure passe par 1 m2 A côté de cela, pour certains matériaux et éléments de
de maçonnerie à l’état d’équilibre quand il y a une dif- construction conformes aux normes et dont la conduc-
férence d’1 K entre l’air situé des deux côtés. tibilité thermique supérieure a été contrôlée et repose
sur différents facteurs (agrégat préparé de façon parti-
Les principales notions de technique d’isolation ther-
culière, configuration en rainures et languettes optima-
mique de même que les signes utilisés dans les formu-
lisée), il existe ce que l’on appelle des certificats W
les et les signes des unités vous sont présentés dans
émanant du Ministère Fédéral de l’aménagement du
le tableau suivant.
Territoire, du Bâtiment et de l’Urbanisme. Depuis peu
de temps, les Hautes Autorités de surveillance des
notion signes signes
pour des chantiers de constructions des différents Länder fédé-
formules unités raux sont responsables de l’octroi de ces certificats.
température q, T °C, K Les certificats W cessent d’être en vigueur après la
différence de température Dq, DT K période de validité déterminée. Ils sont ensuite rempla-
quantité de chaleur Q J, Ws cés par des certificats de contrôle et d’essai délivrés
conductibilité thermique l W/mK
par des instituts de contrôle individuels et agréés.
coefficient de passage
de chaleur L W/m2K Le contrôle de la conformité des produits bénéficiant
résistance au passage de certificats de contrôle et d’essai émanant de la
de chaleur 1/L m2K/W surveillance des chantiers est garanti par la certification
coefficient de transmission délivrée par des associations d’assurance-qualité
de chaleur a W/m2K compétentes ou par des contrats conclus avec des
résistance à la transmission instances de contrôle.
de chaleur 1/a m2K/W
coefficient global de transfert Les valeurs de calcul de conductibilité thermique lR
de chaleur k W/m2K contenues dans les homologations, les certificats W ou
résistance au transfert global les agréations émanant de la surveillance des chantiers
de chaleur 1/k m2K/W sont ensuite publiés, dans le Bundesanzeiger, par le
capacité thermique spécifique c J/kgK Ministère Fédéral de l’Aménagement du Territoire, du
Notions de technique d’isolation thermique et signes des unités

4.7
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Bâtiment et de l’Urbanisme. Ainsi, ces valeurs de calcul 4ème étape:


acquièrent-elles le « caractère de normes ». Concrète-
Calculez la résistance au transfert global de
ment, parlant, on s’y réfère pour le calcul de l’isolation
chaleur 1/k:
thermique et pour effectuer le contrôle de l’application
du règlement portant sur l’isolation thermique. 1/k = 1/aa + 1/L + 1/ai
1/k = 0,04 + 2,42 + 0,13
Conformément à la norme DIN 4108 et au règlement
1/k = 2,59 m2K/W
portant sur l’isolation thermique, d’autres valeurs ne
peuvent être utilisées pour le calcul, quelle que soit 5ème étape:
la façon fantaisiste dont on les présente (par exemple,
Calculez le nombre k:
conductivité thermique pratique, conductivité ther-
mique à sec, conductivité thermique après essai etc.). 1
k=
1/ k
Calcul du nombre k k = 1/2,59
k = 0,39 W/m2K
L’exemple qui suit vous explique les différentes étapes
suivies lorsque l’on calcule le coefficient global de trans- L’ensemble des calculs des nombres k, que ce soit
fert de chaleur k que l’on appelle également le nombre k. pour les murs ou les planchers, se font sur le même
Il s’agit dans le cas présent d’un mur extérieur mono- modèle. Pour ce qui est des murs à plusieurs épais-
lithique de 30 cm d’épaisseur, réalisé en blocs pleins seurs, il faut les calculer pour plusieurs couches.
KLB SW1, classe de masse volumique apparente 0,5,
Conformément à la norme DIN 1053-1, pour les murs
maçonnés au mortier léger LM 21. Ce mur est enduit
en double maçonnerie avec ou sans isolation et aéra-
bilatéralement d’une couche d’enduit en plâtre de
tion arrière, pour le vide d’air, la résistance au passage
15 mm à l’intérieur et de 20 mm d’enduit léger minéral
de la chaleur 1/L peut être calculée sur base du ta-
à l’extérieur.
bleau suivant.
1ère étape:
situation du épaisseur du 1/L
Etablissez les épaisseurs des matériaux et la conduc-
vide d’air vide d’air
tivité thermique correspondante pour ériger le mur:
mm m2K/W
vertical de 10 à 20 0,14
érection du mur d lR lR
au-dela 20 jusqu’a 500 0,17
m W/mK conformément à
horizontal de 0 à 500 0,17
enduit extérieur 0,020 0,31 certificat W Les valeurs précitées valent pour les vides d’air qui ne communiquent
pas avec l’air extérieur et pour les vides d’air en cas d’ouvrages en
blocs pleins maçonnerie multiple conformément à la norme DIN 1053-1.
KLB SW1 0,300 0,13 Z 17.1-426
Valeurs de calcul de la résistance au passage de la chaleur des vides d’air
enduit intérieur 0,015 0,35 DIN 4108-4
Isolation thermique des murs
2ème étape:
Par ses surfaces externes, un bâtiment perd une cer-
Déterminez la résistance à la transmission de taine quantité de la chaleur nécessaire. Or, la plupart
chaleur 1/a: du temps, il faut consommer de grandes quantités
d’énergie pour produire cette chaleur. Les pertes de
1/aa = 0,04 m2K/W
chaleur de transmission d’un bâtiment sont, notam-
1/ai = 0,13 m2K/W
ment, influencées par les murs. Bien que le rôle que
3ème étape: jouent les murs dans cette perte d’énergie ne soit que
de 25 à 30 %, ce qui en soi n’est pas excessif, si l’on
Calculez la résistance au passage de la chaleur 1/L:
considère la conjoncture en matière de coûts énergé-
1/L = d1/l1 + d2/l2 + d3/l3 + … tiques, il est quand même important d’optimaliser l’iso-
1/L = 0,02/0,31 + 0,30/0,13 + 0,015/0,35 lation thermique des murs. Par là, il faut entendre qu’il
1/L = 2,42 m2K/W doit y avoir un rapport équilibré entre les frais liés à
l’énergie de chauffage consommée et les dépenses
relatives à leur production. A cet effet, les matériaux de
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

construction pour murs que vous propose la KLB, of- corps sont considérés individuellement. Les pertes en
frent un excellent rapport utilisation-prix et ce, tant du énergie par transmission et aération y sont confrontées
point de vue des prix des matériaux que de leur place- aux gains en énergie.
ment.
Le règlement portant sur l’isolation thermique permet
Au cours des vingt dernières années, l’isolation thermi- de nouveau d’effectuer deux contrôles différents, à
que a été considérée comme revêtant une importance savoir la procédure des surfaces enveloppantes que
extrême et il en sera vraisemblablement de même à l’on utilisait jusqu’à présent et qui a été étendue en
l’avenir. En tout cas, on a pu remarquer que, dans de une procédure d’établissement de bilan énergétique.
nombreux cas, on y travaillait et on y travaille d’ailleurs
La procédure relative aux éléments de construction
avec beaucoup d’acharnement, non seulement en ce
présente toujours la même forme qu’auparavant mais
qui concerne les prescriptions en la matière mais éga-
ne concerne cependant plus que le contrôle portant
lement dans la pratique de la construction.
sur la réalisation de petites habitations de deux étages
Ainsi, dans le domaine des matériaux de construction, pleins et de trois unités d’habitation maximum.
on constate bien souvent une certaine « hystérie du
Dans la procédure d’établissement d’un bilan énergé-
nombre k » qui va régulièrement au-delà de ce qui est
tique, on tient compte de la totalité des surfaces des
sensé et justifié.
éléments de construction enveloppants et des valeurs k
En fonction de leur capacité d’accumulation de chaleur, de ces éléments de construction.
les murs massifs ont un effet positif et prouvé sur la
Pour calculer les besoins moyens annuels en énergie
perte d’énergie et les frais de chauffage. Ainsi, on ne
de chauffage QH réel on se base sur les éléments sui-
peut pas dire qu’un nombre k équivaut à un autre nom-
vants: un comportement d’utilisation « normal » et des
bre k. Le mode de construction « lourd » ou « léger »
températures extérieures moyennes. La consommation
n’est pas pris en considération.
effective en énergie dépend des habitudes de chauffage
La KLB ne se refuse pas aux contraintes d’amélioration et d’aération des habitants. Ainsi peut-elle diverger
d’isolation thermique dans le domaine non transparent considérablement de la valeur calculée (par exemple
des murs. Au contraire, elle pousse constamment la en cas d’aération non judicieuse) et parfois, même de
recherche en matière d’agencement des fentes et 100 %. On considère que l’amplitude de variation se
rainures, du choix des matières premières et d’autres situe aux alentours de 20 %.
possibilités.
Les besoins annuels en chauffage d’un bâtiment se
composent:
3ème règlement portant sur l’isolation
❚ des besoins en chaleur de transmission créés
thermique 1995
par les pertes en chaleur de transmission au travers
Le règlement portant sur l’isolation thermique pris dans des murs, fenêtres, planchers et toits et
le cadre de la loi sur les économies en énergie garantit
❚ des besoins en chaleur d’aération créés par
une construction rentable et économe en énergie. La
les pertes en chaleur d’aération par les fenêtres et
première édition de ce règlement a paru en août 1977
portes suite à une aération volontaire ou à cause
et depuis janvier 1995, c’est la troisième version, qui a
d’inétanchéités présentes dans les éléments de
d’ailleurs été renforcée, qui est d’application.
construction.
Pour tous les contrôles relatifs à l’isolation thermique
C’est la première fois que, le calcul des besoins
conformément à la norme DIN 4108 et au règlement
annuels en chauffage permettent de tenir compte
portant sur l’isolation thermique, il faut avoir recours
également
aux valeurs de calcul de la conductibilité thermique lR
pour calculer la résistance au passage de la chaleur et ❚ des gains internes en chaleur émanant de la cha-
le nombre k. leur perdue des lampes et appareils ménagers et
En plus des économies en énergie, le remaniement ❚ des gains en énergie solaire dus au rayonnement
du règlement portant sur l’isolation thermique visait à de l’énergie solaire au travers des fenêtres.
réduire la production de CO2 d’environ 30 %.
Grâce aux calcul des besoins annuels en chauffage
Dans le troisième règlement portant sur l’isolation ther- qui figure pour la première fois dans le règlement con-
mique, c’est la première fois qu’on introduit la notion cernant l’isolation thermique, pour chaque bâtiment,
de procédé de bilan énergétique selon lequel les on peut indiquer une « valeur normative » en matière de

4.9
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

consommation en énergie. De cette manière, si l’on Les besoins en chaleur d’aération QL se calculent
construit une maison ou qu’on l’aggrandit en consé- sur base de la formule suivante:
quence, il est possible de respecter les besoins en
QL = 22,85 · VL en kWh/a
énergie de chauffage.
A ce niveau, on calcule le volume en air calculable VL
en m3 suivant la formule:
Procédure d’établissement d’un bilan
énergétique VL = 0,8 · V
Lors de la procédure d’établissement d’un bilan dans laquelle V représente le volume chauffé du bâtiment.
énergétique, on tient compte des surfaces de tous les
Les gains internes en chaleur QI en kWh/a se calcu-
éléments de construction entourant la partie chauffée
lent suivant la formule:
d’un bâtiment et de la valeur k de ces éléments qui
prennent part à la perte de chaleur. QI = 25 · AN
La formule suivante permet de calculer les besoins en dans laquelle AN, qui représente la surface utile du
chaleur de transmission QT en kWh/a bâtiment en m2, se calcule suivant la formule:
QT =84 · (kW · AW + kF · AF + 0,8 · kD · AD + AN = 0,32 · V
0,5 · kG · AG + kDL · ADL + 0,5 · kAB · AAB )
Dans la formule permettant de calculer les gains en
Dans le facteur 84, on tient compte d’un nombre de énergie solaire QS
degrés-jours de chauffage moyen de 3.500 calculé sur
QS = S i, j 0,46 · I j · g i · AF, j, i
le territoire fédéral. Dans cette formule:
on tient compte du rayonnement du soleil au travers
A représente les surfaces exprimées en m2
des fenêtres selon l’orientation du bâtiment. Ainsi, si le
k représente le nombre k de ces surfaces bâtiment est orienté vers:
en W/m2K
le sud IS = 400 kWh/m2 · a
W représente les murs l’est ou l’ouest IW, O = 275 kWh/m2 · a
le nord IN = 160 kWh/m2 · a
F représente les fenêtres
La valeur 0,46 équivaut à la partie d’ombre des fenê-
D représente les surfaces des toits
tres représentée par les châssis.
G représente le plancher de cave, par exemple
En outre, on tient compte du passage global d’énergie
le plancher situé contre les terres en cas de
au travers des vitrages. Les valeurs sont contenues
caves aménagées
dans les certificats des fabricants de fenêtres. Confor-
DL représente les surfaces des planchers mément à la norme DIN 67 507, en ce qui concerne le
exposées à l’air extérieur vers le bas passage du rayonnement vertical, on peut les calculer
en les diminuant de 15 %.
AB représente les surfaces des éléments de
construction dans des parties chauffées du Comme règle empirique, on peut utiliser:
bâtiment et avoisinant des pièces où les
kF = 1,5 ➞ gi = 0,62
températures sont plus basses
kF = 2,0 ➞ gi = 0,70
Les besoins annuels en chauffage QH exprimés en
Les surfaces extérieures transmettant la chaleur A
kWh/a se calculent sur base de la formule suivante:
sont calculées en m2 suivant la formule:
QH = 0,9 · (QT + QL) - (QI + QS)
A = AW + AF + AD + AG + ADL + AAB
Dans cette formule:
Le volume renfermé dans ces surfaces extérieures est
QT représente les besoins en chaleur de ce que l’on appelle le volume chauffé V du bâtiment.
transmission
Les valeurs maximales des besoins annuels en chauf-
QL représente les besoins en chaleur d’aération fage relatifs au volume chauffé V du bâtiment ou à la
surface utile du bâtiment AN sont calculées en fonc-
QI représente les gains internes en énergie
tion du rapport A/V conformément au tableau suivant.
QS représente les gains en énergie solaire Ce tableau figure également sur le formulaire.
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

A/V besoins annuels maximaux La procédure d’établissement d’un bilan énergétique


en chauffage offre plus de flexibilité en matière de mesure d’isolation
thermique (dimensionnement) des constructions mu-
relatifs à V relatifs à AN
rales, de toit et de plancher par rapport les unes aux
Q’H 1) Q’’H 2)
autres et permet ainsi plus de liberté au point de vue
m -1 kWh/m2 · a kWh/m2 · a
de la planification.
≤ 0,20 17,3 54,0
La procédure d’établissement d’un bilan énergétique
0,30 19,0 59,4
est à utiliser de préférence au procédé des éléments
0,40 20,7 64,8
de construction que nous décrivons plus loin dans le
0,50 22,5 70,2
présent chapitre et ce, pas uniquement pour des rai-
0,60 24,2 75,6
sons de rentabilité.
0,70 25,9 81,1
0,80 27,7 86,5 Grâce au formulaire-tableau suivant et en se basant sur
0,90 29,4 91,9 la procédure d’établissement d’un bilan énergétique,
1,00 31,1 97,3 on peut effectuer un contrôle rapide et général. Au
≥ 1,05 32,0 100,0 chapitre 12, des formulaires vierges détachables vous
1) Les valeurs intermédiaires doivent être calculées en se basant sur sont présentés. L’exemple que nous vous donnons
l’équation suivante ci-après vous montre le contrôle d’isolation thermique
Q’H = 13,82 + 17,32 · (A/V) [kWh/m2 · a] axé sur les économies en énergie qui a été réalisé pour
2) Les valeurs intermédiaires doivent être calculées en se basant sur

l’équation suivante une maison unifamiliale avec logement séparé.


Q’’H = Q’H/0,32 [kWh/m2 · a]
Conformément au tableau précédent, la valeur maxi-
Besoins annuels en chauffage en fonction du rapport A/V male autorisée des besoins annuels en chauffage dé-
pend des surfaces extérieures de transmission de cha-
Les besoins en chauffage Q’’H « effectifs » pour leur A par rapport au volume construit V. La géométrie
chaque m2 de surface utile du bâtiment AN sont cal- du bâtiment a, dès lors, une grande influence sur les
culés suivant la formule: besoins en énergie. Plus le rapport A/V est petit, plus la
consommation en énergie est faible. Un bâtiment de
Q’’H = QH/AN
forme quasiment cubique sans angles superflus ni en-
La mesure est kWh/m2 · a. corbellement présente un rapport A/V assez faible.
Les besoins en chauffage par m3 de volume chauffé du Les besoins annuels en énergie des bâtiments présen-
bâtiment V sont calculés comme suit: tant une température interne normale sont limités de
54 à 100 kWh/m2. Cela équivaut grosso modo à une
Q’H = QH /V
consommation en énergie d’environ 5,4 à 10 litres de
Dans ce cas là, la mesure est kWh/m3 · a. mazout ou de 5,4 à 10 m3 de gaz par m2 de surface
utile des bâtiments. Néanmoins, ces données ne sont
Si les besoins annuels en chauffage effectifs sont in-
valables que pour une maison qui était sèche après
férieurs à la valeur maximale des besoins en chauffage
construction, c’est-à-dire une maison qui présente une
figurant sur le tableau, c’est-à-dire si,
humidité pratique. Il faut également que l’utilisation qui
effectif Q’’H ≤ max Q’’H bzw. effectif Q’H ≤ max Q’H en est faite soit conforme.
alors, le but recherché est atteint.
Si, par contre, on dépasse ces valeurs, on peut réduire
les besoins en énergie annuels en échangeant ou en
intégrant un ou plusieurs éléments thermiques de meil-
leure qualité.
Il faut encore noter que les valeurs relatives à la surface
utile du bâtiment AN figurant dans le tableau précédent
ne sont applicables qu’aux bâtiments d’une hauteur
d’étage libre ≤ à 2,60 m. Dans le cas d’autres hauteurs
d’étage libre, il faut mettre les besoins en chauffage an-
nuels en rapport avec le volume chauffé du bâtiment V.

4.11
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

4.13
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Exemple de planification:
maison unifamiliale avec appartement
séparé

Vue de la face côté rue (nord)

Vue de la face côté arrière (ouest)

Vue de la face côté jardin (sud)

Vue de la face côté avant (ouest)


Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Vue en plan du rez-de-chaussée

Vue en plan des combles

Vue en plan de l’étage situé au niveau de la cave

Coupe transversale

4.15
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Exemple de calcul
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

4.17
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Lors du calcul des besoins en chaleur de transmission fer et l’air extérieur ou entre les terres de soutènement
pour des éléments de construction individuels, il faut et des pièces où la température intérieure est nette-
calculer un facteur de réduction. Ce facteur de réduc- ment inférieure, la valeur k ne peut excéder la valeur
tion tient compte des différences de température kW = 0,35 W/m2K.
spécifiques aux éléments de construction selon leur
Pour les bâtiments en enfilade, le contrôle de la limi-
situation dans le bâtiment. Les différents facteurs de
tation des besoins annuels en chauffage QH doit être
réduction sont les suivants:
effectué pour chaque bâtiment pris individuellement.
❚ pour les surfaces des toits ou des Au cours de ce contrôle, les murs de séparation entre
plafonds des toits et les pans de murs 0,8 bâtiments sont considérés comme non perméables à
❚ les surfaces des sols du bâtiment 0,5 la chaleur. On n’en tient d’ailleurs pas compte pour le
❚ les éléments de construction avoisinants 0,5 calcul des surfaces extérieures et des valeurs A/V.
Pour les annexes en vitrage fermées, non chauffées, Si des parties chauffées d’un bâtiment sont calculées
telles des jardins d’hiver, selon les types de vitres utili- séparément, comme c’est le cas, par exemple, en cas
sées, les coefficients globaux de passage de chaleur d’annexes, il va de soi qu’il en est de même pour les
kF et kW peuvent être réduits comme suit: surfaces de séparation des éléments de construction.
❚ simple vitrage 0,7 Pour les bâtiments comportant deux murs de sépara-
❚ vitrage isolant ou double vitrage 0,6 tion, par exemple pour une maison en enfilade située
❚ vitrage isolant thermique (kV ≤ 2,0) 0,5 entre deux autres, le coefficient global de transfert de
chaleur moyen km pour les surfaces de façade (y com-
En ce qui concerne les bâtiments, le règlement con-
pris les fenêtres et les portes-fenêtres)
cernant l’isolation thermique établit une différence entre
les bâtiments en fonction de leur utilisation et de la km, W + F = (kW · AW + kF · AF) / (AW + AF)
température ambiante.
ne peut excéder la valeur de, 1,0 W/m2K.
En plus, ce règlement mentionne certaines sollicitations
Il faut également tenir compte de cette exigence en
spéciales, par exemple en cas d’installation d’aération
cas de bâtiments situés les uns contre les autres et
mécanique avec ou sans récupération de chaleur. Il
quand les surfaces de séparation communes propor-
fait également état de données relatives à la limitation
tionnelles sont ≥ à 50 % de la surface des murs.
du transfert global de chaleur en cas de chauffage par
surfaces étendues, à l’agencement des radiateurs Si la construction adjacente n’est pas protégée, il faut
devant les fenêtres, à la limitation du transfert d’énergie prendre en compte l’isolation thermique minimale con-
en cas de surfaces vitrées importantes et pour des formément à la norme DIN 4108-2.
bâtiments situés les uns à la suite des autres (maisons
A ce niveau, nous n’entrons pas plus dans les détails.
en enfilade, maisons jumelées).
Référez-vous au texte du règlement datant du 16 août
Pour les surfaces vitrées excédant 75 % de la surface 1994, Bundesgesetzblatt, Année 1994, Partie 1, N° 55
des façades, on ne peut prendre les gains en énergie – Jour de l’édition: Bonn, 24 août 1994.
solaire que jusqu’à cette grandeur.
En ce qui concerne l’utilisation des bâtiments, le
Au niveau des caissons pour volets roulants, kW doit règlement concernant l’isolation thermique établit une
être ≤ à 0,6 W/m2K. différence entre trois domaines de températures:
Pour les radiateurs situés devant les allèges de fenê- ❚ températures intérieures normales ≥ à 19 °C
tres, la valeur k de l’appui de fenêtre doit correspondre ❚ températures intérieures basses ≥ 12 °C < 19 °C
à celle du mur extérieur. ❚ températures intérieures < à 12 °C
Pour ceux situés devant des fenêtres, il faut prévoir En ce qui concerne les températures intérieures nor-
une isolation derrière le radiateur. A cet effet, il faut males, le contrôle portant sur l’isolation thermique se
respecter les valeurs suivantes: fait selon la procédure prescrite d’établissement d’un
bilan énergétique. Pour les bâtiments dont les tempé-
kcouverture ≤ 0,9 W/m2K
ratures intérieures sont < à 12 °C, par exemple pour
kF ≤ 1,5 W/m2K
des entrepôts, on peut renoncer au contrôle.
En cas de chauffage par surfaces étendues (par exem-
Pour des bâtiments aux températures intérieures bas-
ple, un chauffage par le sol), dans les éléments de
ses se situant entre 12 et < 19 °C, on se réfère à une
construction extérieurs situés entre la surface à chauf-
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

exigence modifiée. En vue de limiter la consommation surface au sol facteur de


en énergie, on ne part pas des besoins annuels en du bâtiment AG réduction fG 1)
chauffage mais bien des besoins annuels en chaleur m2
de transmission Q’T, en fonction du rapport A/V.
≤ 100 0,50
A cet effet, on ne peut dépasser les valeurs Q’T pré- 500 0,29
sentées dans le tableau suivant. 1000 0,23
1500 0,20
A/V Q’T 1) 2000 0,18
m -1 kWh/m3 · a 2500 0,17
3000 0,16
≤ 0,20 6,20
5000 0,15
0,30 7,80
≥ 8000 0,12
0,40 9,40 1) Les valeurs intermédiaires doivent se calculer sur base de l’équation
0,50 11,00 suivante:
0,60 12,60 fG = 2,33/3=AG
0,70 14,20
Facteurs de réduction de sols non isolés en fonction de la surface des
0,80 15,80 bâtiments.
0,90 17,40
≥ 1,00 19,00
1) Les valeurs intermédiaires doivent être calculées sur base de Procédure des éléments de construction
l’équation suivante:
Q’T = 3,0 + 16 · (A/V) Comme nous l’avons déjà signalé au début du présent
chapitre, la procédure des éléments de construction ne
Besoins annuels en chaleur de transmission pour des bâtiments aux
températures intérieures basses en fonction du rapport A/V doit être utilisée que dans le cas de petits immeubles
de deux étages pleins maximum et ne comportant pas
plus de trois unités d’habitation.
Le contrôle des besoins annuels en chaleur de trans-
mission QT est réalisé pour les bâtiments dont les tem- A cet effet, les valeurs k individuelles des éléments de
pératures intérieures sont normales. Cependant, les construction doivent répondre aux sollicitations fixes
gains en énergie solaire ne sont pas pris en compte. suivantes:
Ici, les besoins annuels en chaleur de transmission se
Murs extérieurs kW = 0,50 W/m2K
calculent en kWh/a, selon la formule suivante:
Fenêtres et portes donnant
QT = 30 · (kW · AW + kF · AF + 0,8 · kD · AD
sur l’extérieur de même que les
+ fG · kG · AG + kDL · ADL + 0,5 · kAB · AAB)
fenêtres situées dans le toit km,F eq = 0,70 W/m2K
Le coefficient global de transfert de chaleur kG des sols
Combles non aménagés et
situés contre les terres ne doit pas être supérieur à
planchers (y compris les pentes
2,0 W/m2K. Pour les sols isolés, le facteur de réduction
de toit), les pièces exposées à
est de 0,5. Pour les sols non isolés, le facteur de ré-
l’air extérieur vers le haut ou
duction fG doit être calculé en fonction de la grandeur
vers le bas kD = 0,22 W/m2K
des surfaces de sol AG, conformément au tableau
suivant. Les planchers de cave, les
murs et les planchers jouxtant
Les besoins annuels en chaleur de transmission en
des pièces non chauffées et les
kWh/m3 · a relatifs au volume construit chauffé se cal-
murs situés contre les terres
culent en kWh/m3 selon la formule suivante:
de soutènement kG = 0,35 W/m2K
Q’T = QT / V.
Pour les murs extérieurs, on estime que les exigences
sont remplies quand l’ouvrage en maçonnerie est
exécuté dans une épaisseur de mur de 36,5 cm avec
des matériaux dont la conductibilité thermique est de
lR = 0,21 W/mK.
Le coefficient global équivalent moyen de transfert de
chaleur km, F eq correspond à un coefficient global

4.19
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

moyen de transfert de chaleur par toutes les fenêtres Etanchéité du bâtiment et aération
et portes donnant sur l’extérieur pour lesquels on doit
Une isolation thermique optimale et les économies en
calculer les gains en énergie solaire. A titre d’approxi-
énergie ne dépendent pas uniquement des matériaux
mation, au lieu de km, F eq= 0,70 W/m2K, on peut effec-
de construction utilisés dans chaque cas mais égale-
tuer les calculs sur base de kF = 1,5 W/m2K.
ment de l’étanchéité du bâtiment, c’est-à-dire des rac-
cords entre les différents éléments extérieurs du bâti-
Rénovations et annexes ment (les murs extérieurs, les fenêtres du toit et des
murs extérieurs).
Tout comme dans le cas de la procédure des éléments
de construction, quand il s’agit d’une première cons- Pour les fenêtres et portes-fenêtres donnant sur l’ex-
truction, lorsque l’on remplace des mesures d’isolation térieur, le règlement concernant l’isolation thermique
ou que l’on isole des éléments de construction de bâti- mentionne des coefficients de perméabilité des joints.
ments existants, le règlement concernant l’isolation Pour les bâtiments comptant jusqu’à deux étages
thermique préconise des coefficients globaux de trans- pleins, ces coefficients ne peuvent dépasser
fert maximaux conformément au tableau suivant. Ces 2,0 m3/h · m · [daPa] 2/3 et pour les bâtiments de plus
valeurs ne peuvent être dépassées et l’isolation thermi- de deux étages pleins, 1,0 m3/h · m · [daPa] 2/3. Le
que existante des éléments de constructions effectifs contrôle des coefficients de perméabilité des joints
ne peut être réduite. pour les profils de fenêtre se fait conformément à la
norme DIN 68 121 ou sur base d’un certificat de
élément de coefficient global de transfert contrôle et d’essai.
construction de la chaleur
Le contrôle de l’étanchéité de l’ensemble du bâtiment
kmax exprimée en W/m2K 1)
peut être requis dans certains cas, par exemple pour
murs extérieurs kW ≤ 0,50 2) ≤ 0,75 3) des maisons à basse énergie (Niedrig-Energie-Häuser
– NEH). Dans ce cas, le contrôle se fait selon les règles
murs extérieurs
techniques généralement admises et conformément à
avec isolation- kW ≤ 0,40 ≤ 0,75 3)
des méthodes de contrôles existantes.
extérieure
Pour des raisons d’hygiène et de techniques de chauf-
fenêtre et
fage, il faut veiller à assurer un renouvellement constant
portes-fenêtres kF ≤ 1,8 –
de l’air de locaux habités ce qui ne sert pas uniquement
exposées vers
à éviter une humidité de l’air trop élevée.
l’extérieur,
fenêtres situées Conformément à la norme DIN 1946, le taux de renou-
dans le toit vellement de l’air devrait s’élever à 20 m3 par heure et
par personne. Pour certains autres règlements, le taux
planchers situés
de renouvellement de l’air est également appelé le
sous des kD ≤ 0,30 ≤ 0,40 3)
nombre de renouvellement d’air n (rapport entre le vo-
combles non
lume d’air échangé en une heure et le volume de la
aménagés
pièce). Dans l’annexe de novembre 1975 de la norme
planchers de DIN 4108, on recommande un nombre de renouvelle-
cave, murs et kG ≤ 0,50 – ment d’air n = 0,8 h -1.
planchers situés
En règle générale, dans les pièces d’habitation, il y a
contre les terres
une aération libre, c’est-à-dire un renouvellement d’air
1) La valeur k peut être calculée en tenant compte des couches d’élé- par les fenêtres ou par les joints des fenêtres. Cet
ments de construction présentes.
2) Les exigences sont considérées comme remplies pour des ouvrages échange d’air ne peut cependant se faire par aération
en maçonnerie d’une épaisseur de 36,5 cm avec constante (fenêtre basculée) mais plutôt par aération
lR ≤ 0,21 W/mK temporaire et ciblée.
3) Ceci ne vaut que pour des mesures d’isolation supplémentaires des

éléments de construction, non pour une première construction ni


pour un remplacement.

Coefficient global maximum de transfert de chaleur en cas de rénovation


ou de construction d’annexes
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Identification des besoins en chauffage


La procédure d’établissement d’un bilan énergétique
basée sur des valeurs nominales orientées vers la con-
sommation n’est pas seulement un instrument servant
à déterminer et à délimiter les besoins en chauffage de
bâtiments. Conformément au § 12 du règlement con-
cernant l’isolation thermique, dans le cadre de l’identi-
fication des besoins en chauffage pour des bâtiments
dont les températures intérieures sont normales ou
basses, les résultats chiffrés doivent être respectés à la
lettre.
L’identification des besoins en chauffage sert de con-
trôle et doit être annexée à la demande de permis de
bâtir. Par sa signature, le concepteur du projet garantit
que l’objet de la construction est réalisé conformément
aux prescriptions du règlement concernant l’isolation
thermique. Le concepteur est tenu à établir l’identifi-
cation des besoins en chauffage. C’est lui qui est res-
ponsable des données relatives aux valeurs exactes
des matériaux de construction, même s’il confie leur
calcul à un tiers, par exemple, à l’architecte de la struc-
ture porteuse. Il est ainsi responsable au cas où une
affaire viendrait à être portée devant les tribunaux.
Par conséquent, l’identification des besoins en chaleur
devient un critère de jugement supplémentaire en ce
qui concerne la qualité d’un bâtiment.
En ce qui concerne l’identification des besoins en
chaleur, les facteurs portant sur le contenu sont fixés
par le législateur. Des modèles vierges de formulaire
pouvant servir d’aide de travail, tant pour la procédure
d’établissement d’un bilan énergétique que pour la
procédure des éléments de construction vous sont
proposés au chapitre 12. Les pages suivantes vous
présentent un modèle d’identification des besoins en
chaleur relatif à l’exemple calculé et présenté précé-
demment.

4.21
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Modèle A
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

4.23
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Ponts thermiques Néanmoins, il est nettement plus important de bien réa-


liser les raccords au niveau des appuis des planchers
Les valeurs k que l’on utilise dans la procédure d’éta-
sur des murs extérieurs en simple maçonnerie, pour les
blissement d’un bilan énergétique tiennent compte des
balcons, les planchers en encorbellement et les attiques.
éléments de construction ne subissant aucune influence
secondaire. Les ponts thermiques sont des endroits En ce qui concerne le calcul des ponts thermiques et
limités qui, par comparaison aux domaines avoisinants, les mesures constructives permettant de les éviter,
présentent une étanchéité plus élevée au courant ther- nous vous renvoyons aux publications disponibles en
mique. Il se crée dès lors des ponts thermiques, soit la matière.
parce qu’à cet endroit, on a utilisé des matières à
S’il est bien utilisé, le système de construction modu-
conductibilité thermique élevée (ponts thermiques liés
laire KLB vous propose des éléments de construction
aux matériaux), soit parce que la forme géométrique
compatibles les uns avec les autres et permettant de
présente est défavorable (ponts thermiques liés à la
réaliser un ouvrage en maçonnerie exempt de vices de
forme).
construction.
Les ponts thermiques sont préjudiciables à la valeur k
moyenne, créent des variations des températures de
surface, diminuent les facteurs de confort et, dans des
cas extrêmes, ils rendent les éléments de construction
humides. Quoi qu’il en soit, les ponts thermiques repré-
sentent toujours une faiblesse qui peut s’avérer dange-
reuse. L’étanchéité plus élevée au courant thermique
n’est pas le seul défaut qu’ils comportent. Comme, la
plupart du temps, les ponts thermiques sont relative-
ment réduits du point de vue de la surface, en règle
générale, ils ne sont pas pris en considération pour les
pertes de chaleur supplémentaires. Ce qui est cepen-
dant beaucoup plus grave est le fait que la température
de surface au niveau des ponts thermiques est plus
faible que pour les surfaces avoisinantes. Si celle-ci
descend en dessous de la température du point de
rosée de l’air ambiant, on en arrive à une précipitation
d’eau de condensation avec les conséquences désa-
gréables qui en résultent. Coin extérieur créant un pont thermique géométrique pour des
épaisseurs de murs réduites
Le meilleur exemple que l’on puisse donner sont les
joints verticaux et horizontaux exécutés en mortier lé-
ger pour un ouvrage en maçonnerie léger isolant ther-
miquement. A l’intérieur du mur, les joints se marquent
nettement du fait qu’au niveau des joints, la tapisserie
est humide et elle retient la poussière.
Il faut veiller un maximum à éviter la formation de ponts
thermiques ce qui implique que les entrepreneurs doi-
vent redoubler de soins et que le conducteur du chan-
tier est confronté à une responsabilité plus grande.
Sur base des rapports géométriques, par exemple au
niveau des coins extérieurs, la surface dégageant de
la chaleur est plus grande que la surface extérieure
absorbant de la chaleur. L’effet de refroidissement plus
élevé pourrait être diminué par une plaque isolante
posée dans le coin, à l’intérieur. Cependant, sur base
des dimensions des blocs/briques, appliquer une telle
mesure à un ouvrage en maçonnerie est difficilement
Pont thermique dû à un mur à isolation acoustique allant jusqu’à
réalisable. l’extrémité externe
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Pont thermique dû à des éléments de construction en béton non isolés Pont thermique dû à une dalle de balcon non isolée du point de vue
(Linteaux, colonne, armature en anneau, poutre ceinture) thermique

Pont thermique dû à un plancher enlié et non isolé

4.25
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

La KLB et le climat ambiant

Lorsque l’on utilise des produits KLB et sans que cela


n’entraîne à la longue des dépenses importantes pour
l’utilisateur, on obtient des températures et une qualité
de l’air qui garantissent un confort et une qualité d’ha-
bitat de haut niveau.
Le climat ambiant se crée sur base d’un grand nombre
de propriétés spécifiques aux matériaux de cons-
truction et plus particulièrement la masse volumique
apparente, la conductibilité thermique, le taux de
pénétration de la chaleur, la capacité thermique et le
refroidissement.
Ce sont surtout les températures de surface des côtés
internes des murs extérieurs qui influencent le senti-
ment de confort des occupants. Le diagramme suivant
vous montre le champ physiologique de confort basé
Influence des températures de surface des murs sur la sensation de
sur les écoles Jéniques . Dans la littérature de référence, confort. (La somme de la température ambiante et de la température de
on vous présente d’autres champs de confort déviant surface des murs devrait correspondre à la température du corps.)
partiellement de celui-ci.

température du mur [ºC]

Champ de confort. Le point d’intersection se situe au niveau du confort subjectif et vaut pour un mur enduit réalisé en blocs pleins KLB SW1 de
30 cm d’épaisseur – 2/0,5 travaillés au mortier léger LM 21.
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

L’isolation thermique en été tures sur la surface extérieure du mur grimpent. A


midi, elles atteignent leur point culminant et pendant la
Tandis que l’isolation thermique en hiver fait l’objet du
soirée et la nuit, elles redescendent. Ces ondes de
règlement concernant l’isolation thermique et de l’iso-
températures, ou amplitudes, se propagent au travers
lation thermique minimale d’éléments de construction
des murs et c’est avec un certain retard dans le temps
individuels, en ce qui concerne l’isolation thermique en
(déphasage) et quelque peu affaiblies (affaiblissement
été, on n’a pas encore établi d’exigences, seulement
d’amplitude) qu’elles se présentent sur la face intérieure
une recommandation. A cet effet, l’architecte et le
du mur. Ensuite, on les ressent dans l’air ambiant.
maître de l’ouvrage ont toute liberté pour convenir des
mesures à prendre. Cette recommandation devrait La vitesse des effets qu’ont les ondes de températures
permettre d’éviter qu’à la suite de fortes chaleurs en extérieures sur les ondes de températures de l’air
été, les températures intérieures ne dépassent les ambiant et l’intensité des effets des températures dé-
températures extérieures. pendent de l’isolation thermique des éléments de
construction extérieurs et de leur capacité thermique.
La cause de l’augmentation de l’apport en chaleur
résulte des températures extérieures et du taux de En raison du faible taux de pénétration de la chaleur
rayonnement d’incidence du soleil plus élevés. L’éner- des matériaux de construction KLB et de la porosité des
gie solaire pénétrant par les fenêtres se fait nettement matières premières, de la bonne isolation thermique et
sentir et des dispositifs de protection contre le soleil de la capacité thermique, ce transfert de chaleur ne se
s’avèrent nécessaires. fait que très lentement et l’affaiblissement de l’intensité
de chaleur est énorme.
En été, même les éléments de construction extérieurs
non transparents sont également soumis à de fortes Le retard dans le temps des ondulations est appelé
variations de températures. Selon la teinte de l’enduit déphasage. Le rapport entre les variations de tempé-
ou de la peinture de recouvrement, on peut enregistrer ratures intérieures et extérieures est appelé rapport
des températures de surface allant jusqu’à 80 °C. Ces température-amplitude (RTA) que l’on peut calculer en
températures estivales élevées et les pointes de tem- recourant à une procédure de calcul onéreuse. Si, par
pératures sont absorbées par les murs et ont tendance exemple, le rapport température-amplitude s’élève à
à pénétrer jusqu’à l’intérieur des bâtiments. 0,12, cela signifie que seulement 12 % des variations
de températures passent de l’extérieur à l’intérieur.
Au cours d’une journée, l’évolution des températures
auxquelles un mur est soumis présente un profil Si rapports température-amplitude (valeurs RTA ) sont
d’onde. En effet, après le lever du soleil, les tempéra- faibles et les déphasages élevés, cela est favorable.

température de surface température de surface


d’un mur à l’extérieur d’un mur à l’intérieur

qOa qOi

temps t temps t

RTA = qOi/qOa

Rapport température-amplitude (RTA) et déphasage de chaleur qui se présente sur un mur et le transperce

4.27
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Pour les ouvrages en maçonnerie KLB de formes, Coefficient de pénétration de la chaleur


masses volumiques apparentes et épaisseurs de murs
Le réchauffement d’une pièce se fait très rapidement
les plus divers, on enregistre des valeurs RTA variant
quand le coefficient de pénétration de chaleur b de
entre 0,10 et 0,18.
l’élément de construction délimitant cette pièce ou des
Comme l’indique le graphique figurant page 4.27, dans surfaces de délimitation est réduit. Le coefficient de pé-
les maisons KLB, on remarque à peine des tempéra- nétration doit être calculé par rapport aux coefficients
tures extérieures même très élevées. Avec un écart de de conductibilité thermique respectifs et suivant la for-
température d’environ 30 °C entre la partie extérieure mule suivante.
du mur et la partie intérieure, on ne remarque une diffé-
rence qu’après 12 heures et l’augmentation de tempé- c · lR · r
b= en Wh0,5/m2K
rature pour la face intérieure n’est que de 2 °C. 3600
Cela signifie que les pointes de températures enregis-
trées sur l’heure de midi n’influencent l’air ambiant
Dans cette formule,
qu’au moment où l’on profite de la fraîcheur du soir ou
de la nuit et que l’on ouvre les fenêtres pour aérer la c = représente la capacité thermique spécifique
maison. (pour tous les matériaux de construction
minéraux, c = 1000 J/kgK ou 1 kJ/kgK)
Capacité thermique spécifique lR = représente la valeur de calcul de la conduc-
tibilité thermique en W/mK
La chaleur produite est absorbée par les différents élé-
ments de construction d’un bâtiment et les installa- r = représente la masse volumique apparente
tions. Elle est emmagasinée et rejetée. Pour réchauffer exprimée en kg/m3 (poids théorique de calcul
certaines matières, différentes énergies thermiques sont avec mortier normal ou mortier léger)
nécessaires. Cette propriété est appelée chaleur spéci-
En ce qui concerne les matériaux de construction
fique ou capacité thermique spécifique. Elle représente
choisis précédemment, en appliquant cette formule, on
la quantité de chaleur nécessaire pour augmenter la
peut indiquer les coefficients approximatifs de péné-
température d’une matière d’1 K et ce, dans des con-
tration de la chaleur suivants:
ditions normales.
blocs pleins KLB 4,2 Wh0,5/m2K
Le tableau suivant indique la capacité thermique
béton 37,4 Wh0,5/m2K
spécifique c de certains matériaux en corrélation avec
bois épineux 6,7 Wh0,5/m2K
leur masse volumique apparente et leur coefficient de
matière isolante fibreuse 0,8 Wh0,5/m2K
conductibilité thermique.
mousse rigide PS 0,6 Wh0,5/m2K
aluminium 24,5 Wh0,5/m2K
matériaux c r lR
acier 228,8 Wh0,5/m2K
J/kgK kg/m3 W/mK
En cas d’isolation intérieure, le coefficient de pénétration
blocs pleins KLB 1000 500 0,13
de la chaleur très réduit des matières isolantes crée un
béton 1000 2400 2,10 climat ambiant très inconfortable (Effet Thermos).
bois d’épineux 2100 600 0,13
Accumulation de chaleur
matière isolante
fibreuse 1300 40 0,04 Des temps de refroidissement longs des murs exté-
rieurs et une haute capacité thermique des murs inté-
mousse rigide PS
rieurs stabilisent les températures ambiantes ce qui
(polystyrène) 1500 25 0,03
crée un climat toujours agréable.
aluminium 800 2700 200,00
Malheureusement en essayant d’obtenir une isolation
acier 400 7850 60,00 thermique maximale, la fonction d’accumulation de
chaleur des murs est souvent négligée. Ainsi, la capa-
Matériaux choisis et leur capacités thermiques, masses volumiques
apparentes et coefficients de conductibilité thermique respectifs cité thermique d’éléments de constructions massifs,
par opposition à des maisons préfabriquées réalisées
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

dans des constructions isolées en bois, contribue Pour les blocs/briques à bâtir KLB pris individuellement,
grandement à l’amélioration du confort des bâtiments. les valeurs de capacité thermique sont reprises dans
les tableaux de valeurs d’isolation thermique ou dans
Les matériaux de construction pour murs présentant
les fiches techniques des produits.
une bonne capacité thermique ont pour effet que:
Si l’on compare les valeurs chiffrées des blocs/briques
❚ la pièce refroidit moins vite si la température chute
à bâtir KLB à la capacité thermique d’une couche
soudainement;
d’une épaisseur de 10 cm réalisée avec un matériau
❚ il se produit une compensation des températures léger minéral isolant d’un poids d’environ 40 kg/m3 de
en cas de variations de la température extérieure; l’ordre de 6 kJ/m2K, les avantages présentés par la
capacité thermique avantageuse des produits KLB sont
❚ on est protégé contre un échauffement trop impor-
évidents quand il s’agit de créer un climat ambiant
tant en cas de températures estivales très élevées;
agréable en été.
❚ on enregistre un gain en énergie plus élevé dû à
l’accumulation intermédiaire de chaleur en prove-
Temps de refroidissement
nance de sources actives et passives.
En plus de l’isolation thermique et de la capacité ther-
La capacité thermique Q d’un mur à couche unique
mique, le comportement de refroidissement ou le
se calcule par degré de différence de température sui-
temps de refroidissement d’un matériau de construc-
vant la formule:
tion revêt énormément d’importance. Le temps de
Q=c·r·d en J/m2K. refroidissement caractérise non seulement le refroidis-
sement d’un élément de construction en hiver mais
La capacité thermique spécifique c est souvent divisée
également le réchauffement en été.
par 1000. Pour la capacité thermique, cela donne donc
l’unité kJ/m2K. Le temps de refroidissement A se calcule sur base
du rapport entre la quantité de chaleur Q accumulée
Dans la formule précédente:
sur 1 m2 de mur avec augmentation de température
c = représente la capacité thermique spécifique d’1 K et la résistance au passage de la chaleur 1/L du
exprimée en J/kgK ou en kJ/kgK mur.
r = représente la masse volumique apparente Pour les murs à une seule couche, on calcule le temps
exprimée en kg/m3 (poids de calcul avec de refroidissement selon la formule suivante:
mortier normal ou mortier léger)
tA = Q · 1/L : 3,6 en h
d = représente l’épaisseur de la couche
Le diviseur 3,6 permet de convertir en heures.
exprimée en m
Lors du calcul de murs à plusieurs couches, on peut
Lors du calcul des murs enduits ou à plusieurs
se baser sur la même formule. Il faut cependant que la
couches, il faut tenir compte des différentes couches
résistance au passage de la chaleur de l’ensemble de
individuelles en se basant sur la formule suivante:
la construction soit connue. Sinon, la formule suivante
r1 · d1 r2 · d2 est d’application.
Q = c · (dglobale) · ( + + …)
dglobale dglobale tA = c · [r1 · d1 + r2 · d2 + …] · [d1/l1 + d2/l2 + …]
Pour les blocs pleins KLB SW1, on obtient un temps
Pour un mur d’une épaisseur de 30 cm réalisé en
de refroidissement de
blocs pleins SW1 d’une masse volumique apparente
de 0,5 avec du mortier léger LM 21 (lR = 0,13), tA = 218 · 2,426 / 3,6
enduit intérieur 15 mm d’enduit de plâtre (lR = 0,35) tA = 146 heures ou
et enduit extérieur 20 mm d’enduit léger (lR= 0,31),
tA = 1 · ( 1200 · 0,015 +
on arrive au calcul suivant:
600 · 0,300 +
Q = 1 · 0,335 · ( 1200 · 0,015/0,335 + 1000 · 0,020) · (0,015/0,35 +
600 · 0,300/0,335 + 0,300/0,13 +
1000 · 0,020/0,335) 0,020/0,31)/3,6
Q = 218 kJ/m2K.
tA = 146 Stunden.

4.29
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Les matériaux de construction pour murs KLB présen- A l’heure actuelle, pour les maisons à basse énergie,
tent un temps de refroidissement assez long et les valeurs relatives doivent au moins être de 25 % in-
peuvent, dès lors, être considérés comme agréables. férieures aux exigences posées par le troisième règle-
ment concernant l’isolation thermique. On appelle ces
Pour les blocs/briques à bâtir KLB considérés individu-
bâtiments les maisons à basse énergie de la première
ellement, les temps de refroidissement sont repris dans
génération. La voie permettant de mettre sur pied une
les tableaux des valeurs d’isolation thermique ou dans
norme portant sur les maisons à basse énergie de la
les fiches techniques des produits KLB.
seconde génération signifie qu’il faudra encore diminuer
de moitié les besoins en chauffage par rapport aux
Maison à basse énergie exigences contenues dans le troisième règlement con-
cernant l’isolation thermique.
La crise pétrolière que l’on a connue au cours des
années 70 a fait que les politiciens et les gens ont revu Si l’on se base sur le rapport A/V, pour des maisons à
leur façon de penser. Il était temps de mettre un terme basse énergie, les besoins annuels en énergie de
à l’utilisation intensive d’énergie non renouvelable, chauffage s’élèvent à 25 à 50 kWh/(m2 · a), c’est-à-dire
non seulement en ce qui concerne la circulation mais environ 2,5 à 5,0 litres de mazout par m2.
également le chauffage des pièces dans lesquelles on
Le remaniement que l’on prévoit pour le règlement exis-
travaille, on habite ou on passe son temps libre.
tant concernant l’isolation thermique se basera certai-
Ce revirement s’est concrétisé par les deux règlements nement sur les expériences en matière de maisons
concernant l’isolation thermique qui ont permis de ré- à basse énergie et sera vraisemblablement conçu en
duire la consommation en énergie de chauffage d’envi- tant que règlement portant sur les économies en éner-
ron 40 litres de mazout par m2 de surface utilisée par gie. Ce règlement sera fondé sur le règlement portant
an à plus ou moins 50 %, c’est-à-dire jusqu’à quelque sur les installations de chauffage de même que sur les
20 litres. techniques d’aération et de conditionnement d’air.
Entre-temps, les discussions portant sur l’énergie ont Si pour ces conceptions de technique d’installation, on
pris un autre tournant. Aujourd’hui, ce n’est la crainte pouvait formuler des degrés d’utilisation annuelle, cela
de manquer un jour d’énergie qui tracasse les gens nous donnerait également une base idéale pour l’ana-
mais plutôt les conséquences que les retombées im- lyse et l’évaluation énergétique. Ainsi, en plus du ca-
portantes de CO2 ont sur notre environnement. En effet, ractère interchangeable des éléments de construction,
le chauffage de nos maisons et habitations contribue on pourrait prendre des mesures au point de vue des
largement à ce que l’on appelle l’effet de serre. techniques d’installation permettant de répondre aux
exigences posées. On pourrait considérer des mesures
Une réduction supplémentaire de la consommation en
relatives à des installations d’aération avec ou sans
énergie (par exemple, pour les nouveaux bâtiments)
pompes à chaleur.
d’environ un tiers telle que la prévoit le troisième règle-
ment concernant l’isolation thermique en date du Dans le cas de maisons à basse énergie, la compacité
1.1.1995 devait permettre, non seulement d’écono- d’un bâtiment joue un rôle important. Il est également
miser de l’énergie mais également d’améliorer la situa- essentiel de limiter les pertes en chaleur de transmis-
tion environnementale. La consommation en énergie sion et d’aération et d’éviter les ponts thermiques. Les
des nouveaux bâtiments devrait, via des exigences besoins en énergie ainsi réduits sont opposés aux gains
supérieures en ce qui concerne les surfaces d’échange en énergie solaire internes. La capacité thermique d’un
de chaleur, être réduite de 6 à 12 litres par an et par élément d’un bâtiment revêt une grande importance.
m2 de surface utile.
Parmi les vecteurs énergétiques internes, en plus de la
Avant l’entrée en vigueur du troisième règlement con- libération de chaleur produite par les utilisateurs d’un
cernant l’isolation thermique, on parlait d’une norme bâtiment, on peut citer tous les appareils électriques,
relative aux maisons à basse énergie à laquelle on arri- installations électroniques et machines. On comprend
verait après son introduction. Entre-temps, certains aisément qu’il faille réduire la consommation en énergie
Länder fédéraux et certaines entreprises spécialisées de ces appareils, installations et machines.
dans les économies en énergie ne préconisent plus
En utilisant la chaleur étrangère du soleil (utilisation
que des maisons à basse énergie, c’est-à-dire des
passive de l’énergie solaire), l’architecte a à sa portée
bâtiments soumis à des exigences supérieures en ce
un large choix de possibilités et il doit choisir parmi
qui concerne l’isolation thermique.
différents types de fenêtres, c’est-à-dire de vitrage, en
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

fonction de l’orientation. Il doit également opter pour éléments de aération par installation
différentes grandeurs et qualités techniques en matière construction les fenêtres d’aération
d’isolation thermique. En outre, il est possible d’utiliser W/m2K W/m2K
d’autres « éléments passifs », tout comme les jardins
murs extérieurs 0,25 bis 0,45 0,35 bis 0,55
d’hiver, pour mener à bien la mission qui consiste à
construire en économisant de l’énergie. fenêtres 1,0 bis 1,3 1,2 bis 1,5
La limitation des besoins en chaleur de transmission toits 0,18 bis 0,25
due au transfert de chaleur au travers des éléments
plancher de cave 0,30 bis 0,40
extérieurs du bâtiment nécessite que l’on prenne des
mesures qui vont encore plus loin en matière de tech- Valeurs d’orientation pour un futur règlement sur les économies en énergie
nique d’isolation thermique et de conception architec-
turale. Les rapports entre les surfaces enveloppantes Ces valeurs d’orientation montrent qu’à l’avenir, il est
provoquant un échange de chaleur et les volumes possible que l’influence des besoins en énergie de cha-
chauffés qu’elles renferment influencent les besoins en leur revête de plus en plus d’importance.
chaleur de transmission et doivent, dès lors, être pris
Ci-après, nous vous expliquons en bref quelles recom-
en considération par l’architecte qui, dans son projet,
mandations le Gouvernement Fédéral a émises en
doit prévoir des mesures judicieuses. Lorsque la faça-
ce qui concerne les normes portant sur les maisons à
de et les autres parties extérieures du bâtiment sont
basse énergie de l’an 2000.
articulés solidement, il se crée des nervures ventilées
qui provoque une augmentation des pertes de chaleur ❚ Norme supérieure en matière d’isolation thermique
de transmission. des bâtiments.
Dans le cadre des maisons à basse énergie, il y a un ❚ Etanchéité des surfaces des éléments de cons-
autre problème à résoudre, à savoir celui de l’aération truction extérieurs.
qui est fortement influencée par les comportements
❚ Il faut le plus possible veiller à éviter les ponts
des utilisateurs. Plus les pertes en énergie par trans-
thermiques.
mission au travers de l’enveloppe du bâtiment sont fai-
bles, plus l’influence des pertes d’aération domine. Les ❚ Il faut veiller à obtenir des rapports A/V favorables
besoins en chaleur d’aération dus aux échanges d’air lors de la conception du projet et dans les détails
pour des raisons d’hygiène et de physique du bâtiment architecturaux.
peuvent largement être influencés par l’installation d’un
❚ On ne peut renoncer à l’aération contrôlée.
système d’aération adéquat. Les problèmes des be-
soins en chaleur d’aération accrus dus à l’inétanchéité ❚ Dispositifs d’aération faciles à utiliser ou installation
de l’enveloppe du bâtiment peuvent facilement être de systèmes d’évacuation d’air avec réduction
résolus de manière artisanale mais néanmoins tout fait autorisée des taux d’échange d’air ou installation de
impeccable, en utilisant des raccords ou en prenant systèmes de récupération de chaleur sur base de
certaines mesures d’étanchéité. conceptions techniques et de rentabilité dévelop-
pées.
Dans les maisons à basse énergie de la seconde géné-
ration, on ne pourra arriver à consommer un minimum ❚ Utilisation de vitrages bien isolants; degré de
d’énergie que si l’on a recours à des installations d’aé- passage d’énergie le plus élevé possible.
ration avec récupération de chaleur. L’étanchéité de
❚ Il ne faut pas surestimer les surfaces vitrées expo-
l’enveloppe du bâtiment est une condition essentielle
sées au sud. D’autre part, il faut veiller à disposer
pour que de telles installations fonctionnent correcte-
des fenêtres orientées à l’est et à l’ouest pour
ment car elles réagissent de manière particulièrement
assurer l’isolation thermique, c’est-à-dire la protec-
sensible à des bâtiments qui ne sont pas étanches.
tion temporaire contre le soleil – en été.
Les premières réflexions du Gouvernement Fédéral
❚ En général, on peut ne pas tenir compte de l’in-
quant au nouveau règlement concernant l’isolation ther-
fluence de la masse d’accumulation pour autant que
mique ont donné lieu aux valeurs d’orientation suivantes
la masse globale n’ait pas été surdimensionnée.
pour les éléments de construction de l’enveloppe du
Il faut se méfier des masses du système intérieur,
bâtiment. Ces valeurs établissent une distinction entre
par exemple des planchers massifs (comme les
une aération normale passant par les fenêtres (aération
planchers de cave).
par fenêtre) et le cas où l’on utilise un système d’aéra-
tion avec récupération de chaleur (installation d’aération).

4.31
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

❚ Influence du système de chauffage: un bon réglage A cet effet, les endroits non étanches par excellence et
est une condition essentielle pour respecter les nor- les fuites se situent au niveau:
mes relatives aux maisons à basse énergie (réglage
❚ Des barrages de vapeur et des feuilles d’étanchéité
thermostatique des pièces individuelles, réglage
non collées ou trouées après placement.
central de la puissance calorifique). Des systèmes
de production et de répartition de chaleur avec ❚ Des raccords des racinaux de comble aux ouvrages
performances très basses sont requis pour limiter en maçonnerie et des délimitations entre les che-
les pertes de suspension et d’approvisionnement. vrons.
Bons dégagements de chaleur requis.
❚ Des traversées des tuyaux dans le toit, les murs et
Les matériaux de construction KLB pour murs permet- l’isolation.
tront de réaliser des bâtiments répondant aux normes
❚ Des raccords de l’isolation aux murs et poutres.
portant sur les maisons à basse énergie sans que
l’on ne doive recourir à l’utilisation de matières isolantes ❚ Des portes des caves, par exemple, au niveau de
onéreuses et dans le respect de l’environnement. la cave du chauffage sans étanchéité sur la face
inférieure.
❚ Le système modulaire KLB permet une détermina-
tion qualitative différenciée de l’ouvrage en maçon- ❚ De l’embrasure de fenêtres mises bord à bord. Le
nerie en fonction de la partie du mur. matériau étanche ou la mousse n’est pas durable.
❚ Grâce aux ouvrages en maçonnerie simples adaptés ❚ Des raccords entre les fenêtres et les allèges de
au climat, on peut atteindre des valeurs maximales fenêtre. Le joint de silicone que l’on utilise habitu-
en matière d’isolation thermique. ellement à ce niveau ne reste pas étanche en
permanence.
❚ Les matériaux de construction muraux KLB pré-
sentent d’excellentes propriétés en matière d’accu- ❚ Des raccords entre les fenêtres et les murs qui
mulation de chaleur. sont généralement remplis de mousse et/ou d’en-
duit. Après peu de temps, le raccord réalisé de
❚ Si l’on utilise exclusivement des produits offerts par
cette façon n’est plus étanche.
le système modulaire KLB, on peut largement éviter
la formation de ponts thermiques au niveau de la ❚ Des installations et des puits d’installation lors de
maçonnerie de l’enveloppe du bâtiment. l’encastrement dans les murs extérieurs.
Cette énumération pourrait être complétée à souhait.
Etanchéité des bâtiments à l’air Elle fait état de quelques problèmes auxquels les
hommes de métier sont malheureusement confrontés
Comme nous en avons déjà fait mention, en matière
quotidiennement.
de consommation en énergie des bâtiments, plus le
niveau d’isolation augmente, plus l’étanchéité à l’air Lorsque l’on analyse des bâtiments nouvellement
revêt de l’importance. Dans un bâtiment dont l’isolation réalisés et conçus en tant que maisons à basse éner-
est adéquate, les pertes d’aération par les fenêtres et gie, on se pose la question de savoir si l’on a accordé
les inétanchéités dans l’enveloppe du bâtiment peu- suffisamment d’attention à l’étanchéité à l’air de l’enve-
vent être à la base de plus de 50 % des pertes totales loppe du bâtiment. En plus, si dans le nouveau bâti-
en chaleur. ment, on installe un système d’aération, l’étanchéité à
l’air revêt encore plus d’importance.
Les pertes dues à l’aération liée aux comportements
des utilisateurs (par exemple, aération permanente par Il faut contrôler de manière conforme si l’étanchéité à
une fenêtre constamment basculée au lieu d’une aéra- l’air est suffisante. Il faut quantifier la quantité de fuites
tion momentanée) ne peuvent que difficilement être globales au travers de l’enveloppe du bâtiment. Il faut
influencées. La seule mesure draconienne à prendre localiser les fuites plus importantes. Les mesures
serait d’installer des fenêtres à aération-ventilation d’étanchéité à l’air actuellement en vigueur se basent
« forcée ». sur la méthode des différences de pression. On les
connaît sous les appellations de Blower Door, de Re-
Jusqu’il y a peu, on connaissait encore très mal les
ductive Sealing et de Guard Zone.
pertes d’aération dues à l’inétanchéité de l’enveloppe
du bâtiment qui était elle-même causée par certains Pour effectuer un mesurage selon la méthode de la
manquements ou par des travaux réalisés par des Blower Door, on procède comme suit. Après fermeture
amateurs et de manière non professionnelle. de toutes les ouvertures donnant sur l’extérieur, on
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

place une Blower Door étanche dans une ouverture La méthode de la Blower Door permet, à peu de frais,
adéquate du bâtiment (Porte d’entrée). de déterminer l’étanchéité de l’enveloppe d’un bâti-
ment. On peut y recourir en tant que contrôle de qua-
La première analyse porte sur la localisation des fuites.
lité. Dans le cas de projets portant sur des maisons
Pour ce faire, le bâtiment est soumis à une sous-
à basse énergie, ce type de mesurage de l’étanchéité
pression constante de 50 Pa. Ensuite, on fait le tour de
à l’air est déjà requis.
la maison et on enregistre les inétanchéités au moyen
d’un anémomètre à résistance électrique. En ce qui concerne l’exécution artisanale, l’entrepre-
neur doit en assumer la responsabilité.
La deuxième étape consiste à établir une courbe carac-
téristique de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâti- Pour des ouvrages en maçonnerie, pour réaliser une
ment. L’une après l’autre, on règle les différences de étanchéité à l’air suffisante, il est très souvent néces-
pression respectives en cas de surpression et de sous- saire et obligatoire de poser une couche d’enduit.
pression pour toute l’enveloppe du bâtiment (10 à 60 Pa)
Les enquêtes réalisées sur la perméabilité à l’air d’ou-
et on détermine le courant du volume d’air nécessaire
vrages en maçonnerie exécutés en béton léger ont
au maintien.
démontré qu’en ce qui concerne les ouvrages en ma-
L’analyse suivante se fait au moyen de courants de çonnerie KLB, il suffit que ceux-ci soient entièrement
volume calculés sur base de courbes compensatoires. enduits unilatéralement.
Pour les différents types de maisons et les possibilités
Comme l’enduit intérieur est souvent interrompu par
d’aération, il existe des valeurs-limites (par exemple,
les prises électriques et que ces ouvertures sont sou-
la valeur n50-) que l’on doit respecter si l’on veut que
vent en relation les unes avec les autres via les tubes
l’enveloppe du bâtiment soit considérée comme
électriques, la couche unilatérale couvrant l’ensemble
« étanche ».
de l’ouvrage en maçonnerie est généralement consti-
La valeur n50- décrit le volume d’air qui est échangé tuée par l’enduit extérieur.
pendant une heure par rapport au volume de la pièce
Dès lors, en cas de maçonnerie double (avec vide d’air,
ou au volume du bâtiment et pour une différence de
avec vide d’air et isolation, avec isolation intégrale du
pression de 50 Pa entre l’intérieur de la pièce ou l’inté-
creux), il est recommandé de poser sur la face extéri-
rieur du bâtiment et l’environnement. Le volume du
eure de la coque intérieure, au moins un enduit hourdé
bâtiment est le volume calculé sur base de la grandeur
sur toute la surface. En plus, il faut sceller les joints ver-
intérieure libre.
ticaux entièrement au mortier et non uniquement par
Le tableau suivant mentionne les valeurs-limites de la des bandes intérieures et extérieures entre lesquelles
valeur n50- conformément à la norme suisse SIA 180 à un canal d’air peut se créer.
laquelle on se réfère en Allemagne.
Sur leur face supérieure, les blocs légers climatisants
En Allemagne, à part la prénorme DIN V 4108-7, on ne KLB et les blocs pleins KLB présentent un couvercle
dispose pas de références valables. qui ferme les rainures et cavités et empêche une liaison
avec la pierre suivante. Les ouvrages en maçonnerie
n50-valeur en h-1 KLB également, dont les joints verticaux ne sont pas
valeur-limite valeur-limite scellés au mortier, présentent de petits canaux verticaux
inférieure supérieure du fait que la surface d’appui est entièrement maçon-
nouveaux bâtiments née.
unifamiliaux (aération
Pour les matériaux de construction massifs, le système
par les fenêtres) 2,0 4,5
modulaire KLB offre une gamme de produits complé-
nouveaux bâtiments
mentaires tels les blocs/briques à batée KLB, les
plurifamiliaux (aération
blocs/briques d’encorbellement KLB, les blocs/briques
par les fenêtres) 2,5 3,5
de pourtour des planchers KLB, les blocs/briques en
nouveaux bâtiments rési-
U KLB, les caissons pour courroies de volet KLB etc.
dentiels avec installation
Ces matériaux permettent à l’entrepreneur de réaliser
d’évacuation d’air 2,0 3,0
plus facilement une enveloppe de bâtiment étanche,
bâtiments avec apport ou
tout du moins au niveau des murs et des planchers.
évacuation d’air ou condi-
tionnement d’air - 1,0
Valeurs-limites n50- pour de nouveaux bâtiments avec diverses
installations d’aération

4.33
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Valeurs d’isolation thermique KLB


Conductibilité thermique KLB, valeurs k, capacité thermique, temps de refroidissement

type de blocs épaisseur classe de conductibilité thermique lR valeur k* capacité temps de


des blocs masse NM LM 36 LM 21 NM LM 36 LM 21 ther- refroidis-
volumique mique * sement *
mm apparente W/mK W/mK W/mK W/m2K W/m 2K W/m2K kJ/m2K h

blocs pleins KLB SW1 240 0,5 0,16 0,14 0,13 0,56 0,50 0,47 192 101
Z 17.1- 426 0,7 0,21 0,18 0,16 0,70 0,62 0,56 240 103
0,8 0,21 0,18 0,18 0,70 0,62 0,62 264 101
300 0,5 0,16 0,14 0,13 0,46 0,41 0,39 228 149
0,6 0,18 0,16 0,14 0,51 0,46 0,41 258 157
0,7 0,21 0,18 0,16 0,59 0,51 0,46 288 154
0,8 0,21 0,18 0,18 0,59 0,51 0,51 318 151
365 0,5 0,16 0,14 0,13 0,39 0,35 0,32 267 211
0,6 0,18 0,16 0,14 0,43 0,39 0,35 304 197
0,7 0,21 0,18 0,16 0,50 0,43 0,39 340 220
0,8 0,21 0,18 0,18 0,50 0,43 0,43 377 218
blocs pleins KLB W3 300 0,5 0,18 0,16 0,16 0,51 0,46 0,46 228 122
certificat RP-W 2/96 0,6 0,21 0,18 0,16 0,59 0,51 0,46 258 138
0,7 0,24 0,21 0,18 0,65 0,59 0,51 288 154
0,8 0,24 0,21 0,21 0,65 0,59 0,59 318 130
365 0,5 0,18 0,16 0,16 0,43 0,39 0,39 267 173
0,6 0,21 0,18 0,16 0,50 0,43 0,39 304 197
0,7 0,24 0,21 0,18 0,56 0,50 0,43 340 196
0,8 0,24 0,21 0,21 0,56 0,50 0,50 377 187
blocs légers climatisants W1 240 0,6 0,30 0,27 0,24 0,93 0,86 0,78 216 63
Z 17.1-184 0,8 0,39 0,36 0,33 1,12 1,06 1,00 264 57
1,0 0,50 0,45 0,45 1,32 1,23 1,23 312 51
300 0,6 0,30 0,27 0,24 0,78 0,72 0,65 258 93
0,8 0,39 0,36 0,33 0,96 0,90 0,84 318 85
1,0 0,50 0,45 0,45 1,14 1,06 1,06 378 75
365 0,6 0,30 0,27 0,24 0,67 0,61 0,56 304 133
0,8 0,39 0,36 0,33 0,82 0,77 0,72 377 121
1,0 0,50 0,45 0,45 0,99 0,92 0,92 450 108
blocs/briques
– pour murs de cave KLB 175 0,8 0,39 - - 1,23 1) - - 199 28
– pour murs intérieurs KLB 1,0 0,49 - - 1,38 1) - - 234 27
– pour murs de remplissage KLB 240 0,8 0,39 - - 1,02 1) - - 264 49
DIN 18 151 1,0 0,49 - - 1,17 1) - - 312 47
300 1,0 0,49 0,43 0,43 1,12 1,03 1,03 468 78
365 1,2 0,60 0,54 0,54 1,14 1,06 1,06 559 101
blocs/briques de délimitation 240 0,8 0,30 0,24 0,21 0,93 0,78 0,70 264 88
des assises KLB 1,0 0,46 0,40 0,40 1,25 1,14 1,14 312 56
DIN 18 152 300 1,0 0,46 0,40 0,40 1,08 0,97 0,97 378 84
365 0,8 0,30 0,24 0,21 0,67 0,56 0,50 377 187
1,0 0,46 0,40 0,40 0,93 0,84 0,84 450 121
blocs/briques légers-légères
pour parois de séparation KLB
panneaux muraux KLB 115 0,8 0,30 0,24 0,21 1,34 1) 1,18 1) 1,09 1) 151 20
DIN 18 152 1,0 0,46 0,40 0,40 1,62 1) 1,53 1) 1,53 1) 174 16
plaques murales creuses KLB 115 0,8 0,40 0,34 0,34 1,53 1) 1,42 1) 1,42 1) 151 16
DIN 18 148

* murs enduits bilatéralement, enduit intérieur 1,5 cm de plâtre, lR = 0,35 W/mK, enduit extérieur, 2 cm d’enduit léger, lR = 0,31 W/mK
1) comme mur intérieur, 2 x enduit intérieur: 1,5 cm de plâtre, l = 0,35 W/mK
R
2) enduit uniquement unilatéralement, enduit intérieur: 1,5 cm de plâtre, l = 0,35 W/mK
R
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

type de blocs épaisseur classe de conductibilité thermique lR valeur k* capacité temps de


des blocs masse NM LM 36 LM 21 NM LM 36 LM 21 ther- refroidis-
volumique mique * sement *
mm apparente W/mK W/mK W/mK W/m2K W/m2K W/m2K kJ/m2K h

blocs/briques complémentaires
de petit format KLB 115 0,7 0,27 0,21 0,18 1,26 1) 1,09 1) 1,00 1) 139 20
blocs/briques plein(e)s 0,8 0,30 0,24 0,21 1,34 1) 1,18 1) 1,09 1) 151 20
DIN 18 152 1,0 0,46 0,40 0,40 1,62 1) 1,53 1) 1,53 1) 174 16
P 7-411/1996 140 0,8 0,30 0,24 0,21 1,34 1,16 1,06 174 35
175 0,7 0,27 0,21 0,18 1,08 0,90 0,80 188 46
0,8 0,30 0,24 0,21 1,16 0,99 0,90 206 51
1,0 0,46 0,40 0,40 1,52 1,40 1,40 241 33
240 0,8 0,30 0,24 0,21 0,93 0,78 0,70 264 88
1,0 0,46 0,40 0,40 1,25 1,14 1,14 312 56
300 0,7 0,27 0,21 0,18 0,72 0,59 0,51 288 154
0,8 0,30 0,24 0,21 0,78 0,65 0,59 318 130
1,0 0,46 0,40 0,40 1,08 0,97 0,97 378 84
365 0,8 0,30 0,24 0,21 0,67 0,56 0,50 377 187
1,0 0,46 0,40 0,40 0,93 0,84 0,84 450 121
gamme de produits HS KLB
Z 17.1-565-ISOLITH
blocs/briques pour murs de sepa- 175 1,6 0,74 - - 1,85 2) - - 310 23
ration entre habitations HS KLB 240 1,6 0,74 - - 1,59 2) - - 420 41
blocs/briques pour murs de sepa-
ration entre logements HS KLB 240 2,0 0,99 - - 1,70 1) - - 516 47
blocs/briques complémentaires 115 2,0 0,99 - - 2,17 1) - - 266 15
HS KLB 175 2,0 0,99 - - 2,20 - - 388 30
240 2,0 0,99 - - 1,92 - - 516 50
300 2,0 0,99 - - 1,72 - - 638 73
365 2,0 0,99 - - 1,55 - - 768 102
maçonnerie à sec KLB
Z 17.1-373 W1 240 0,6 0,21 0,70 216 72
0,8 0,27 0,86 264 69
Z 17.1-617 SW1 et W3 300 0,5 0,14 0,41 228 139
0,7 0,18 0,51 288 154
365 0,5 0,14 0,35 267 197
0,7 0,18 0,43 340 196
maçonnerie en blocs lisses KLB
blocs lisses KLB W1 Z 17.1-459 240 0,6 0,21 0,70 216 72
0,8 0,33 1,00 240 52
blocs lisses KLB SW1 et W3 300 0,5 0,16 0,46 228 122
Z 17.1-598 0,7 0,18 0,51 288 154
365 0,5 0,16 0,39 267 173
0,7 0,18 0,43 340 196
blocs Magnorith KLB
de grande dimension
Magnotherm KLB Z 17.1-467 300 0,6 0,16 0,46 228 122
0,7 0,18 0,51 288 154
365 0,6 0,16 0,39 267 173
0,7 0,18 0,43 340 196
Magnophon KLB Z 17.1-467 175 1,4 0,54 1,49 1) 287 35
2,0 0,87 1,83 1) 386 31
240 1,2 0,44 1,12 1) 348 61
1,4 0,54 1,27 1) 384 53
2,0 0,87 1,61 1) 516 52
300 1,4 0,54 1,11 1) 456 81
365 1,4 0,54 0,98 1) 547 116

* murs enduits bilatéralement, enduit intérieur 1,5 cm de plâtre, lR = 0,35 W/mK, enduit extérieur, 2 cm d’enduit léger, lR = 0,31 W/mK
1) comme mur intérieur, 2 x enduit intérieur: 1,5 cm de plâtre, l R = 0,35 W/mK
2) enduit uniquement unilatéralement, enduit intérieur: 1,5 cm de plâtre, l = 0,35 W/mK
R

4.35
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

Valeurs k de constructions murales KLB monocoques à isolation supplémentaire

type de blocs épais- classe mortier lR valeurs k avec enduit isolant valeurs k avec façade isolante
seur des de (lR = 0,07) (lR = 0,04)
blocs masse 2 cm 4 cm 6 cm 8 cm 2 cm 4 cm 6 cm 8 cm
volumi-
que ap-
mm parente W/mK W/m2K W/m2K W/m2K W/m2K W/m 2K W/m2K W/m2K W/m2K
blocs pleins KLB SW1 240 0,5 LM 21 0,13 0,43 0,38 0,34 0,31 0,39 0,33 0,28 0,25
Z 17.1-426 0,7 LM 21 0,16 0,50 0,44 0,39 0,35 0,45 0,37 0,31 0,27
0,8 LM 36 0,18 0,55 0,47 0,42 0,37 0,49 0,39 0,33 0,28
300 0,5 LM 21 0,13 0,36 0,32 0,30 0,27 0,33 0,28 0,25 0,22
0,6 LM 21 0,14 0,38 0,34 0,31 0,29 0,35 0,30 0,26 0,23
0,7 LM 21 0,16 0,42 0,38 0,34 0,31 0,39 0,32 0,28 0,25
0,8 LM 36 0,18 0,46 0,41 0,37 0,33 0,42 0,35 0,30 0,26
365 0,5 LM 21 0,13 0,30 0,28 0,26 0,24 0,28 0,25 0,22 0,20
0,6 LM 21 0,14 0,32 0,29 0,27 0,25 0,30 0,26 0,23 0,21
0,7 LM 21 0,16 0,36 0,33 0,30 0,27 0,33 0,29 0,25 0,22
0,8 LM 36 0,18 0,40 0,36 0,32 0,30 0,36 0,31 0,27 0,24
blocs pleins KLB W3 300 0,5 LM 36 0,16 0,42 0,38 0,34 0,31 0,39 0,32 0,28 0,24
certificat RP-W 2/96 0,6 LM 21 0,16 0,42 0,38 0,34 0,31 0,39 0,32 0,28 0,24
0,7 LM 21 0,18 0,46 0,41 0,37 0,33 0,42 0,35 0,30 0,26
0,8 LM 36 0,21 0,52 0,45 0,40 0,36 0,47 0,38 0,32 0,27
365 0,5 LM 36 0,16 0,36 0,33 0,30 0,27 0,33 0,29 0,25 0,22
0,6 LM 21 0,16 0,36 0,33 0,30 0,27 0,33 0,29 0,25 0,22
0,7 LM 21 0,18 0,40 0,36 0,32 0,30 0,36 0,31 0,27 0,24
0,8 LM 36 0,21 0,45 0,40 0,36 0,32 0,41 0,34 0,29 0,25
blocs légers climatisants 240 0,6 LM 21 0,24 0,67 0,56 0,48 0,42 0,58 0,45 0,37 0,31
KLB W1 0,8 LM 21 0,33 0,82 0,66 0,56 0,48 0,69 0,52 0,41 0,34
Z 17.1-184 1,0 LM 36 0,45 0,97 0,76 0,62 0,53 0,80 0,57 0,45 0,36
300 0,6 LM 21 0,24 0,57 0,49 0,43 0,38 0,51 0,41 0,34 0,29
0,8 LM 21 0,33 0,71 0,59 0,51 0,44 0,62 0,47 0,38 0,32
1,0 LM 36 0,45 0,86 0,69 0,58 0,49 0,72 0,53 0,42 0,35
365 0,6 LM 21 0,24 0,50 0,43 0,39 0,35 0,45 0,37 0,31 0,27
0,8 LM 21 0,33 0,62 0,53 0,46 0,41 0,55 0,43 0,35 0,30
1,0 LM 36 0,45 0,76 0,63 0,53 0,46 0,66 0,49 0,40 0,33
blocs/briques
– pour murs de cave KLB 175 0,8 NM 0,39 1,06 0,81 0,66 0,55 0,86 0,60 0,46 0,38
– pour murs intérieurs KLB 1,0 NM 0,49 1,17 0,88 0,70 0,58 0,93 0,64 0,48 0,39
– pour murs de remplissage KLB 240 0,8 NM 0,39 0,90 0,71 0,59 0,51 0,75 0,55 0,43 0,35
DIN 18 151 1,0 NM 0,43 1,01 0,78 0,64 0,54 0,83 0,59 0,45 0,37
300 1,0 LM 36 0,43 0,84 0,67 0,57 0,49 0,71 0,52 0,41 0,34
360 1,2 LM 36 0,54 0,86 0,69 0,58 0,49 0,72 0,53 0,42 0,35
blocs/briques de délimitation
des assises KLB
DIN 18 152 240 0,8 LM 21 0,21 0,61 0,52 0,45 0,40 0,54 0,42 0,35 0,30
1,0 LM 36 0,40 0,91 0,72 0,60 0,51 0,76 0,55 0,43 0,36
300 1,0 LM 36 0,40 0,80 0,65 0,55 0,47 0,68 0,51 0,41 0,34
365 0,8 LM 21 0,21 0,45 0,40 0,36 0,32 0,41 0,34 0,29 0,25
1,0 LM 36 0,40 0,71 0,59 0,50 0,44 0,62 0,47 0,38 0,32
Chapitre 4 Physique du bâtiment · Isolation thermique

type de blocs épais- classe mortier lR valeurs k avec enduit isolant valeurs k avec façade isolante
seur des de (lR = 0,07) (lR = 0,04)
blocs masse 2 cm 4 cm 6 cm 8 cm 2 cm 4 cm 6 cm 8 cm
volumi-
que ap-
mm parente W/mK W/m2K W/m2K W/m2K W/m2K W/m2K W/m2K W/m 2K W/m2K
blocs/briques complémentaires
de petit format KLB
blocs/briques plein(e)s KLB 140 0,8 LM 21 0,24 0,92 0,73 0,60 0,52 0,77 0,56 0,44 0,36
DIN 18 152 175 0,7 LM 21 0,21 0,75 0,62 0,53 0,46 0,65 0,49 0,39 0,33
P 7-411/1996 0,8 LM 21 0,24 0,81 0,66 0,56 0,48 0,69 0,51 0,41 0,34
1,0 LM 36 0,40 1,07 0,82 0,66 0,56 0,87 0,61 0,47 0,38
240 0,8 LM 21 0,24 0,67 0,56 0,48 0,42 0,58 0,45 0,37 0,31
1,0 LM 36 0,40 0,91 0,72 0,60 0,51 0,76 0,55 0,43 0,36
300 0,7 LM 21 0,21 0,52 0,45 0,40 0,36 0,47 0,38 0,32 0,27
0,8 LM 21 0,24 0,57 0,49 0,43 0,38 0,51 0,41 0,34 0,29
1,0 LM 36 0,40 0,80 0,65 0,55 0,47 0,68 0,51 0,41 0,34
365 0,8 LM 21 0,24 0,50 0,40 0,36 0,32 0,41 0,34 0,29 0,25
1,0 LM 36 0,40 0,71 0,43 0,39 0,35 0,45 0,37 0,31 0,27
gamme de produits HS KLB
Z 17.1-565-ISOLITH
blocs/briques pour murs de 175 1,6 NM 0,74 1,36 0,98 0,77 0,63 1,05 0,69 0,51 0,41
séparation entre habitations KLB 240 1,6 NM 0,74 1,22 0,90 0,72 0,60 0,96 0,65 0,49 0,39
blocs/briques pour murs de
séparation entre logements KLB 240 2,0 NM 0,99 1,35 0,97 0,76 0,63 1,05 0,69 0,51 0,41
blocs/briques complémentaires 115 2,0 NM 0,99 1,63 1,11 0,84 0,68 1,21 0,75 0,55 0,43
HS KLB 175 2,0 NM 0,99 1,48 1,04 0,80 0,65 1,12 0,72 0,53 0,42
240 2,0 NM 0,99 1,35 0,97 0,76 0,63 1,05 0,69 0,51 0,41
300 2,0 NM 0,99 1,25 0,92 0,73 0,60 0,98 0,66 0,50 0,40
365 2,0 NM 0,99 1,15 0,87 0,69 0,58 0,92 0,63 0,48 0,39
maçonnerie à sec KLB
Z 17.1-373 W1 240 0,6 - 0,21 0,61 0,52 0,45 0,40 0,54 0,42 0,35 0,30
0,8 - 0,27 0,73 0,60 0,51 0,45 0,62 0,48 0,38 0,32
Z 17.1-617 SW1 et W3 300 0,5 - 0,14 0,38 0,34 0,31 0,29 0,35 0,30 0,26 0,23
0,7 - 0,18 0,46 0,41 0,37 0,33 0,42 0,35 0,30 0,26
365 0,5 - 0,14 0,32 0,29 0,27 0,25 0,30 0,26 0,23 0,21
0,7 - 0,18 0,40 0,36 0,32 0,30 0,36 0,31 0,27 0,24
maçonnerie en blocs lisses KLB
blocs lisses KLB W1 Z 17.1-459 240 0,6 DBM 0,21 0,61 0,52 0,45 0,40 0,54 0,42 0,35 0,30
0,8 DBM 0,33 0,82 0,66 0,56 0,48 0,69 0,52 0,41 0,34
blocs lisses KLB SW1 et W3 300 0,5 DBM 0,16 0,42 0,38 0,34 0,31 0,39 0,32 0,28 0,24
Z 17.1-598 0,7 DBM 0,18 0,46 0,41 0,37 0,33 0,42 0,35 0,30 0,26
365 0,5 DBM 0,16 0,36 0,33 0,30 0,27 0,33 0,29 0,25 0,22
0,7 DBM 0,18 0,40 0,36 0,32 0,30 0,36 0,31 0,27 0,24
blocs Magnorith KLB de
grande dimension
Magnotherm KLB Z 17.1-467 300 0,6 DBM PE 0,16 0,42 0,38 0,34 0,31 0,39 0,32 0,28 0,24
0,7 DBM PE 0,18 0,46 0,41 0,37 0,33 0,42 0,35 0,30 0,26
365 0,6 DBM PE 0,16 0,36 0,33 0,30 0,27 0,33 0,29 0,25 0,22
0,7 DBM PE 0,18 0,40 0,36 0,32 0,30 0,36 0,31 0,27 0,24
Magnophon KLB Z 17.1-467 175 1,4 DBM PE 0,54 1,22 0,90 0,72 0,60 0,96 0,65 0,49 0,39
2,0 DBM PE 0,87 1,43 1,02 0,79 0,64 1,09 0,71 0,52 0,41
240 1,2 DBM PE 0,44 0,96 0,75 0,62 0,53 0,79 0,57 0,44 0,36
1,4 DBM PE 0,54 1,06 0,81 0,66 0,56 0,86 0,60 0,46 0,38
2,0 DBM PE 0,87 1,29 0,94 0,74 0,61 1,01 0,67 0,50 0,40
300 1,4 DBM PE 0,54 0,95 0,74 0,62 0,52 0,79 0,56 0,44 0,36
365 1,4 DBM PE 0,54 0,85 0,68 0,57 0,49 0,72 0,53 0,42 0,35

4.37

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