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Nations Unies Département des opérations de maintien de la paix Division de la police

DPKO/PD/2006/00015

Le 8 mai 2006

paix Division de la police DPKO/PD/2006/00015 Le 8 mai 2006 Principes directeurs applicables aux unités de
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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées affectées aux opérations de maintien de la paix

Principes directeurs applicables aux unités de police constituées affectées aux opérations de maintien de la paix
Principes directeurs applicables aux unités de police constituées affectées aux opérations de maintien de la paix

Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Table des matières

Mai 2006

I. Renseignements généraux

3

A. Introduction

3

B. Correspondance

3

C. Addenda

3

D. Administration

4

II.

Historique

4

A. Autorité

4

B. Commandement et contrôle

5

III.

Conditions générales de service des membres d’unités de police constituées

5

A. Définition

5

B. Conduite du personnel

6

C.

Questions disciplinaires

7

Inconduite grave

8

Inconduite légère

9

Droits de la personne sous enquête

9

D.

Devoirs et responsabilités du commandant de contingent d’unités de police

constituées

10

E.

Respect des normes internationalement reconnues en matière de droits de la

personne et des lois nationales

11

F. Responsabilités financières

12

G.

Engagement

12

IV- Administration et logistique

12

A. Questions d’ordre général

12

B. Préparation médicale

12

C. Questions relatives au personnel

13

D. Utilisation d’un véhicule

16

E. Dispositions pour soins médicaux et dentaires

17

F. Courrier

18

G. Rapatriement d’un membre

19

H. Points de contact

20

V. Médaille des Nations Unies

21

VI. Divers

21

VII. Entrée en vigueur

22

2

Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

A. Introduction

I. Renseignements généraux

Mai 2006

1. Les présents principes directeurs contiennent des renseignements généraux sur les

aspects opérationnels, administratifs, logistiques et autres du déploiement d’unités de police constituées (UPC) dans le cadre d’une opération de paix des Nations Unies (ci- après désignée par le terme « mission »). Ces principes directeurs s’ajoutent à d’autres

documents et seront mis à la disposition des États membres et des membres des UPC à leur arrivée dans la zone de mission.

2. Les présents principes visent les objectifs suivants :

a. Fournir aux États membres des renseignements utiles qui leur permettront de déployer des UPC au sein d’une mission et de faciliter les préparatifs préalables à leur déploiement;

b. Uniformiser les formalités administratives concernant les UPC au sein d’une mission;

c. Faire en sorte que le personnel des UPC et leur gouvernement respectif soient pleinement au courant des aspects opérationnels, administratifs, logistiques et autres qui concernent le déploiement d’UPC au sein d’une mission.

3. Les principes directeurs seront mis en application conjointement avec les

instructions permanentes, directives et (ou) tous autres règles, règlements, instructions administratives ou autres prescriptions provenant du Secrétariat des Nations Unies. Les

principes directeurs ont préséance sur toute autre prescription provenant de la mission.

4. Pour toute clarification, les missions permanentes des États membres des Nations

Unies communiqueront avec la personne-ressource désignée de la Division de la police du Département des opérations de maintien de la paix.

5. En cas de divergence entre les principes directeurs et le protocole d’entente signé

entre les Nations Unies et le pays fournisseur d’effectifs de police, les dispositions du protocole d’entente auront préséance en toutes circonstances.

B.

Correspondance

6.

Toute la correspondance qui concerne les présents principes directeurs doit être

adressée à la Division de la police.

7. La Division de la police fera en sorte, dans la mesure du possible, que les

missions permanentes concernées soient informées d’avance et disposent d’un délai suffisant pour consulter leurs autorités nationales respectives en rapport avec le déploiement d’unités de police constituées. Toutes les communications avec la Division

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Mai 2006

de la police portent un numéro de référence (p. ex., numéro de télécopie ou de note verbale) qui doit être indiqué dans toutes les réponses.

C.

Addenda

8.

La Division de la police peut à l’occasion publier des addenda aux principes

directeurs propres à chaque mission. Ces documents contiendront entre autres des renseignements concernant le mandat de la mission et sa composante police, le concept des opérations, le fonctionnement des unités de police constituées et des questions connexes. Ces addenda feront partie intégrante des principes directeurs et devront être respectés par la mission.

D.

Administration

9.

Le directeur de l’administration (DA) ou le chef de l’administration (CA) est celui

qu dirige la composante administrative de la mission. Le directeur de l’administration ou le chef de l’administration est le principal conseiller du chef de mission en ce qui concerne les règles, règlements, politiques et procédures administratives de la mission; il aide le chef de mission à diriger la mission selon le cadre de travail adopté par le Conseil de sécurité. Les conseils du directeur de l’administration ou du chef de l’administration au chef de mission portent sur toutes les questions liées aux finances, au budget, au soutien logistique, à l’approvisionnement, au personnel et à d’autres aspects de l’administration et de la gestion de la mission, y compris en ce a trait aux UPC.

II. Historique

A.

Autorité

10.

Le mandat de chaque opération de maintien de la paix est déterminé par une ou

plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. Les pouvoirs et les fonctions des composantes police des opérations de paix découlent de ces résolutions du Conseil de sécurité. Le Secrétaire général délègue la responsabilité générale de la conduite des opérations au Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix.

11. Le Secrétariat des Nations Unies nomme le chef de la police ou le conseiller

principal pour les questions de police de la mission. Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police est le chef de la composante police et, à ce titre, est responsable de la mise en oeuvre de son mandat. Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police exerce le contrôle opérationnel sur tout le personnel affecté à la composante police de la mission. Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police relève du chef de mission ou de son délégué, tel qu’autorisé par le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP).

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B.

Commandement et contrôle (1)

12.

Le Secrétaire général désigne le chef de la mission. Il est responsable de la mise

en oeuvre du mandat global de la mission et exerce son autorité sur toutes ses composantes.

13. Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police établit

un quartier général regroupé et unifié de la police au quartier général de la mission. Ce quartier général contient les bureaux du chef de police ou du conseiller principal pour les questions de police ainsi que ceux du personnel de direction de la composante. C’est de ce quartier général qu’émanent le commandement et la direction des membres de la police des Nations Unies affectés à la mission. Tous les membres de la police des Nations Unies doivent respecter les ordres légaux qui leur sont donnés par leurs superviseurs désignés.

13.1 Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police désigne

un coordonnateur des unités de police constituées qui supervise et coordonne les activités des commandants d’UPC. Il joue le rôle de conseiller auprès du chef de la police ou du conseiller principal pour les questions de police sur les tâches et activités des UPC. Il relève du chef de la police ou du conseiller principal pour les questions de police par l’entremise du chef de police adjoint ou du conseiller adjoint pour les questions de police. Il coordonne également les activités, agit à titre de principal point de contact pour toutes les questions administratives, contribue à la vérification du matériel et remet un rapport hebdomadaire à la Division de la police, par l’intermédiaire du chef de la police ou du conseiller principal pour les questions de police, sur les activités des UPC dans la zone de mission. Il doit coordonner ses activités avec celles des commandants régionaux ou de district ou leur équivalent. Son bureau doit disposer du personnel suffisant pour s’acquitter des tâches susmentionnées et pour pouvoir apporter son soutien lors de la sélection et de l’évaluation du personnel des UPC, comme l’exige le DOMP, avant leur

déploiement dans la zone de mission. Il doit faire le suivi de toute enquête disciplinaire concernant le personnel des UPC.

III. Conditions générales de service des membres d’unités de police constituées

A.

Définition

14.

Les membres des unités de police constituées sont des membres de la police des

Nations Unies. Ce sont des responsables de l’application de la loi affectés en tant qu’« experts en mission » avec les Nations Unies et sont détachés par les gouvernements des États membres à la demande du Secrétaire général.

1 Les questions détaillées qui concernent le pouvoir, le commandement et le contrôle au sein des opérations de maintien de la paix des Nations Unies sont traitées dans des documents distincts du Département des opérations de maintien de la paix.

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B. Conduite du personnel

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15. L’Organisation des Nations Unies incarne les aspirations de tous les peuples du

monde en ce qui a trait à la paix et à la sécurité. Dans ce contexte, la Charte des Nations Unies exige que tout le personnel de l’Organisation respecte les normes d’intégrité et les règles de conduite les plus rigoureuses. Les normes résumées ci-après reflètent les principes exprimés dans divers textes officiels des Nations Unies, y compris la Charte des Nations Unies. Un code de conduite personnelle des « Casques bleus » (2) doit être distribué à tous les membres des unités de police constituées.

16. Les membres des unités de police constituées qui servent dans le cadre

d’opérations de maintien de la paix doivent obéir aux instructions données par leur chef de la police ou conseiller principal pour les questions de police ou leur délégué et répondre de leur conduite et de l’exécution de leurs obligations.

17. Dans l’exercice de leurs fonctions officielles, les membres des unités de police

constituées doivent :

a. Accomplir leur devoir en ayant à l’esprit les intérêts des Nations Unies uniquement, et agir de façon à reconnaître les besoins et les intérêts du pays hôte et de ses habitants, et faire preuve de l’impartialité, l’intégrité, l’indépendance et du tact les plus rigoureux dans toutes leurs interventions;

b. Ne pas maltraiter ni exploiter les membres de la population locale, en particulier les femmes et les enfants. Tout acte d’exploitation ou de violence sexuelles, tels qu’ils sont définis dans la Circulaire du Secrétaire général intitulée Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels (consulter l’annexe 1b) est strictement interdit;

c. Ne pas solliciter ni accepter de récompenses matérielles, d’honneur ou de cadeau de toute source autre que l’Organisation.

d. Traiter la propriété des Nations Unies, particulièrement les véhicules et le matériel de communication, avec soin et ne pas échanger, vendre ou utiliser cette propriété à des fins personnelles.

e. Respecter les présentes directives, ainsi que les règles, les règlements et autres prescriptions de l’ONU.

18. Les membres des unités de police constituées doivent faire preuve de la plus

grande discrétion envers toutes les questions de nature officielle; ils ne doivent pas communiquer à des personnes non autorisées l’information portée à leur connaissance du

2 Deux fiches intitulées « Dix règles – Code de conduite personnelle des casques bleus » et « Nous sommes des Casques Bleus de l’ONU » devraient être remises à tous les membres de la police des Nations Unies (consulter les annexes 2 et 2a).

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fait de leur position officielle et ne doivent en aucun cas utiliser cette information à leur avantage personnel. Cette obligation est maintenue après la période de service dans le cadre de la mission.

19.

Les

membres

des

unités

de

police

constituées

ne

doivent

pas

accepter

d’instructions provenant de sources externes aux Nations Unies.

20. Les membres des unités de police constituées agissent avec impartialité et font

preuve de courtoisie et de respect à l’égard de tous les autres membres du personnel de la

mission des Nations Unies, sans distinction de quelque sorte, tels que la race, la couleur de la peau, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la propriété, la naissance, le rang ou autre statut.

21. Il incombe à tous les membres des unités de police constituées d’afficher en

public un comportement sans tache qui ne ternira pas l’image des Nations Unies. Par conséquent, les membres de la police doivent s’abstenir de toute conduite qui pourrait avoir un effet néfaste sur leur crédibilité, leur image professionnelle ou leur impartialité, qui sont des aspects essentiels de leur mission. Les membres de la police devront se conduire avec professionnalisme, qu’ils soient ou non en service. Ils ne prendront pas part à des activités politiques dans la zone de mission et n’exprimeront pas publiquement de préférence envers un parti politique, une entité religieuse ou ethnique dans la zone de mission. Les membres de la police répondront à toutes les demandes d’assistance de façon équitable et impartiale.

22. Tous les membres des unités de police constituées sont tenus de respecter les

dispositions des circulaires du Secrétaire général sur le Règlement régissant le statut et

les droits et obligations élémentaires des personnalités au service de l’ONU non fonctionnaires du Secrétariat et des experts en mission (consulter l’annexe 1a) et les Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels (consulter l’annexe 1b), de même que les Règles pénales établies par l’Organisation des Nations Unies à l’intention des forces de police chargées du maintien de la paix (consulter l’annexe 1c).

C. Questions disciplinaires

23. Tous les membres des unités de police constituées sont tenus de respecter les

normes de conduite personnelle imposées aux Nations Unies, y compris les normes sur l’exploitation sexuelle et la violence définies dans la Circulaire du Secrétaire général intitulée Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels (consulter l’annexe 1b).

24. Tout acte, omission ou négligence qui pourrait constituer une inconduite mineure

ou grave est strictement interdit. Toute inconduite présumée sera traitée conformément aux Directives du Département en matière disciplinaire applicables aux policiers civils et

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aux observateurs militaires (consulter l’annexe 11), amendées.(3), en tenant compte des pouvoirs et responsabilités du Bureau des services de contrôle interne (BSCI). De plus, d’autres instructions permanentes et (ou) directives portant sur les mesures disciplinaires pourraient s’appliquer à la mission.

Inconduite grave

25. On entend par « inconduite grave » tout acte, omission ou négligence, y compris

les actes criminels, qui contreviennent aux instructions permanentes, aux directives ou à tout autre règle, règlement ou directive administrative applicable, qui cause ou risque de causer des préjudices graves(4) à une personne ou à la mission. Les gestes suivants sont des inconduites graves, mais la liste n’est pas exhaustive :

a. Abus sexuel et exploitation de toute personne, particulièrement d’un

enfant(5);

b. Harcèlement, y compris le harcèlement sexuel;(6);

c. Abus de pouvoir;

d. Usage excessif de la force;

e. Déchargement illégal d’une arme à feu;

f. Manquement à l’obligation de confidentialité;

g. Abus des privilèges et immunités des Nations Unies;

h. Conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline;

i. Conduite avec facultés affaiblies ou conduite avec négligence grave;

j. Facultés affaiblies en service ou en public à plusieurs occasions;

k. Absence répétée du service sans autorisation;

l. Usage, possession ou distribution de stupéfiants illégaux;

m. Malversation ou autre fait de nature financière;

n. Désobéissance préméditée à un ordre légal;

o. Actes illégaux (p. ex., vol, fraude, contrebande, pots-de-vin) sur les lieux occupés par les Nations Unies ou ailleurs, avec ou sans l’utilisation des véhicules des Nations Unies, et que la personne concernée soit ou non en service officiel lors de la transgression;

p. Violation du couvre-feu et (ou) présence dans des zones ou des lieux interdits.

3 Conformément au télégramme chiffré 2697, daté du 7 octobre 2005, transmis à toutes les opérations de

maintien de la paix, ces directives s’appliquent à tous les membres de la police des Nations Unies, y

compris aux membres des unités de police constituées.

4 Le terme « préjudice » fait référence à une atteinte illégale aux droits ou aux intérêts d’une personne, dommage corporel, matériel ou moral qu’un tiers cause à une personne.

5 Selon la définition donnée dans la Circulaire du Secrétaire général intitulée Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitationet les abus sexuels (ST/SGB/2003/13, datée du 9 octobre 2003).

6 Il convient de référer à la Directive on Sexual Harassment in United Nations Peacekeeping and Other

Field Missions for Military Members of National Contingents, Military Observers and UN police officers pour obtenir la description d’une plainte officielle de harcèlement sexuel.

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Les mesures disciplinaires s’appliquant aux inconduites graves sont prévues dans les Directives du Département en matière disciplinaire applicables aux policiers civils et aux observateurs militaires (consulter l’annexe 11).

Inconduite légère

26. On entend par « inconduite légère » un acte, une omission ou une négligence qui

constitue un manquement aux présents principes directeurs, ou à tout autre règle, règlement ou directive administrative, mais qui ne cause pas ou ne risque pas de causer de préjudices graves à une personne ou à la mission. Les gestes suivants sont des inconduites légères, mais la liste n’est pas exhaustive :

a. Apparence vestimentaire inconvenante;

b. Négligence dans l’exécution des fonctions qui ne découle pas d’un acte volontaire ou délibéré;

c. Facultés affaiblies en service ou en public;

d. Conduite négligente;

e. Absence du service sans autorisation;

f. Simulation.

27. Tout membre de la police des Nations Unies qui commet une inconduite légère

telle que définie dans les Directives du Département en matière disciplinaire applicables aux policiers civils et aux observateurs militaires est passible de mesures disciplinaires.

28. Les mesures disciplinaires s’appliquant aux inconduites légères prévues ci-dessus

se limitent à un blâme écrit ou à un avertissement ou au redéploiement à un autre poste ou dans une autre zone, ou encore au retrait des avantages administratifs et concessions des Nations Unies, tel que le permis de conduire, le cas échéant.

Droits de la personne sous enquête

29. Avant que ne soient prises les mesures administratives ou disciplinaires finales

prévues au paragraphe 23 des Directives du Département en matière disciplinaire applicables aux policiers civils et aux observateurs militaires, il faut veiller à ce qui suit :

a. Le membre de l’unité de police constituée a été informé des allégations avancées contre lui et de son droit de répondre à ces allégations;

b. Le membre de l’unité de police constituée a eu l’occasion de soumettre des commentaires sur l’enquête officielle et ses conclusions;

c. Les conclusions, une fois les commentaires pris en considération, selon le cas, seront acheminées au DOMP, qui remettra l’information pertinente au pays contributeur du membre de la police concerné pour qu’il y ait un suivi et que des mesures disciplinaires soient prises.

Privilèges et immunités

30. En tant qu’experts en mission, les membres des unités de police constituées

« immunité d’arrestation personnelle ou de détention et de

jouissent entre autres de l’

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l’immunité de toute juridiction en ce qui concerne les actes accomplis par eux au cours de leurs missions (y compris leurs paroles et écrits) » (article VI, section 22 de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies de 1916, adoptée par le Secrétaire général le 13 février 1946). Toutefois, le Secrétaire général « pourra et devra lever l’immunité accordée à un expert, dans tous les cas où, à son avis, cette immunité empêcherait que justice soit faite et où elle peut être levée sans porter préjudice aux intérêts de l’Organisation » (article VI, section 23, idem.). Les membres des unités de police constituées sont justiciables du pays ou territoire hôte en ce qui a trait aux actes criminels qu’ils pourraient commettre dans le pays ou le territoire hôte et à toute poursuite ou réclamation de nature civile qui n’est pas en rapport avec l’exercice de leurs fonctions officielles.

Coopération des pays fournisseurs d’effectifs de police

31. Les pays fournisseurs d’effectifs de police sont invités à coopérer avec le DOMP

en ce qui concerne la mise en oeuvre des dispositions prévues dans les principes directeurs relatifs aux questions disciplinaires et à informer le DOMP de toute poursuite criminelle ou mesure disciplinaire entreprise à l’égard d’un membre de la police des Nations Unies dans son pays d’origine concernant tout acte, omission ou négligence dans le cadre d’une affectation au sein d’une mission.

D. Devoirs et responsabilités du commandant de contingent d’unités de police constituées

32. Le commandant de contingent d’unités de police constituées est désigné par son

gouvernement national. C’est à cette personne qu’est confié le commandement opérationnel de l’unité de police constituée, sous la direction du chef de la police ou du conseiller principal pour les questions de police ou de leur délégué. Elle est également responsable du bien-être des membres de l’unité de police constituée.

33. Le commandant de contingent d’unité de police constituée est le représentant

national officiel de son contingent et est nommé par son gouvernement. Le commandant de contingent d’unité de police constituée ne doit pas recevoir d’ordre des autorités nationales de son pays en ce qui concerne les fonctions opérationnelles des Nations Unies. À ses fonctions opérationnelles s’ajoute ce qui suit :

a. Veiller au bien-être et à l’état de santé de tous les membres de l’unité de police constituée de son contingent en mission et s’assurer de prendre les mesures nécessaires à leur bien-être;

b. Agir en tant que point de contact sur les questions de conduite et de discipline pour l’unité de police constituée, particulièrement en ce qui concerne les allégations d’exploitation et de violence sexuelles;

c. Surveiller les arrivées en zone de mission et les départs de la zone de mission des membres de l’unité de police constituée;

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d. Veiller à ce que les membres de l’unité de police constituée soient traités conformément aux règles, règlements et autres prescriptions des Nations Unies;

e. Faire en sorte que tous les membres de l’unité de police constituée soient mis au courant, y compris par initiation du personnel, qu’ils ont la responsabilité de respecter, qu’ils soient en service ou non, les présents principes directeurs, les instructions permanentes et tous les règles, règlements et autres prescriptions des Nations Unies, et vérifier qu’ils le font bel et bien;

f. Tenir un registre à jour de tous les membres d’unités de police constituées de son contingent dans la zone de mission, qui contient des renseignements détaillés sur leur affectation, leur adresse personnelle, le nom et l’adresse d’une personne à avertir en cas d’urgence, les adresses électroniques, le nom du plus proche parent et les renseignements sur les dates de congé, la destination et les coordonnées du contact;

g. Rencontrer les membres de leur propre unité de police constituée à intervalles réguliers pour passer en revue des questions d’ordre professionnel et de bien-être personnel. Des procès-verbaux détaillés de ces rencontres seront rédigés et remis au chef de la police ou au conseiller principal pour les questions de police au plus tard trois (3) jours après la tenue de la rencontre.

h. En son absence, veiller à ce que le commandant adjoint du contingent de l’unité de police constituée s’acquitte de toutes les obligations du contingent;

i. Remettre des rapports hebdomadaires et des rapports instantanés au coordonnateur de l’UPC;

j. Soumettre au coordonnateur de l’UPC une liste détaillée du matériel de mise en application de la loi de l’UPC, y compris le numéro de série de chaque arme à feu;

k. Remettre un rapport de fin de mission au chef de la police ou au conseiller principal pour les questions de police au plus tard deux semaines avant leur départ. Une copie de ce rapport doit parvenir au conseiller pour les questions de police du DOMP.

E. Respect des normes internationalement reconnues en matière de droits de la personne et des lois nationales

34. Dans l’exercice de leurs fonctions, les membres des unités de police constituées

doivent respecter les normes internationalement reconnues en matière de droits de la personne et ne doivent exercer aucune discrimination à l’égard de toute personne, pour quelque motif que ce soit, tels que le sexe, la race, la couleur de la peau, la langue, la

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religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale, ethnique ou sociale, l’association avec une communauté nationale, la propriété, la naissance ou autre statut.

35. Au cours de la réalisation du mandat de la mission, les membres de l’unité de

police constituée doivent respecter les lois en vigueur dans le pays hôte dans la mesure où ces lois n’entrent pas en conflit avec les normes internationalement reconnues en matière de droits de la personne ni avec les règles, les règlements et autres prescriptions des

Nations Unies.

F. Responsabilités financières

36. Les membres des unités de police constituées peuvent avoir à rembourser aux

Nations Unies, en tout ou en partie, les pertes financières subies par les Nations Unies (tels que les dégâts infligés aux véhicules des Nations Unies ou à d’autres biens

appartenant aux Nations Unies) s’ils sont trouvés coupables de négligence ou de manquement à une règle, un règlement ou autre directive administrative, conformément au protocole d’entente.

G. Engagement

37. Les membres d’unités de police constituées arrivant dans la zone de mission

devront signer un engagement à respecter les présents principes directeurs, les instructions permanentes, les politiques et les directives émises par les Nations Unies (consulter l’annexe 3) et avoir été informés en conséquence.

IV- Administration et logistique

A.

Questions d’ordre général

38.

Les dispositions concernant le pré-déploiement des membres des unités de police

constituées, le matériel lourd et léger, les articles consomptibles et l’auto-suffisance sont décrites dans les annexes 12 à 14 des présents principes directeurs. Ces annexes sont à titre indicatif seulement et il faut dans tous les cas en référer aux dispositions pertinentes du protocole d’entente entre les Nations Unies et le pays fournisseur d’effectifs de police.

38.1 Les normes et les procédures d’évaluation des unités de police constituées sont

établies à l’annexe 15 des présents principes directeurs.

38.2 À moins de dispositions différentes, l’affectation des unités de police constituées

est pour une durée de six à douze mois. Il y peut y avoir une prorogation technique d’une durée maximale d’un mois, justifiée par les besoins opérationnels.

B.

Préparation médicale

39.

Conformément aux exigences des Nations Unies, un membre choisi pour servir en

mission doit subir un examen médical et être déclaré apte au service conformément aux normes médicales des Nations Unies. Avant le départ vers la zone de mission, le pays

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

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fournisseur d’effectifs de police devrait transmettre au Directeur du Service médical, Division des services médicaux, Organisation des Nations Unies, New York, NY 10017 USA (par l’entremise de sa mission permanente) le dossier médical et les résultats du plus récent examen médical, accompagnés du rapport du radiologiste (consulter le formulaire MS2 des Nations Unies joint à l’annexe 5).

39.1. Les vaccins requis pour la mission sont joints aux présents principes directeurs.

C. Questions relatives au personnel

40. La voie hiérarchique suivante doit être rigoureusement respectée en ce qui a trait

aux questions relatives au personnel :

a. Le commandant de l’unité de police constituée ou son délégué relève du coordonnateur de l’unité de police constituée désigné par le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police, en consultation avec la Division de la police;

b. Le coordonnateur de l’unité de police constituée transmet ensuite les demandes de nature administrative au chef du personnel de police de la mission;

c. Ce dernier est le seul interlocuteur de la Section du personnel de la mission.

41. Chaque unité remplit un rapport d’état sur les questions relatives au personnel et

le remet quotidiennement par télécopieur au coordonnateur de l’unité de police constituée;

42. Le Bureau du personnel de police de la mission remplit un rapport d’état mensuel

sur le personnel de l’unité de police constituée où sont indiqués les détails sur l’emplacement et l’état de tout le personnel de l’unité de police constituée (p. ex. en service, malade, en congé de maladie, en congé, en congé de bienveillance). Le sommaire doit être transmis au coordonnateur de l’unité de police constituée.

43. Les membres de l’unité de police constituée ont droit à 2,5 jours de congé par

mois au plus. Les jours de congé annuel seront déduits du lundi au vendredi (inclusivement). Les samedis et dimanches de même que les jours de congé observés par l’ONU en cours de service ne sont pas déduits du droit au congé annuel.

44. Les jours de congé annuel doivent être utilisés entre le deuxième et le cinquième

mois civil complet (inclusivement) de la période de service. Lorsqu’un contingent voit sa période de service prolongée de plus de six mois, les membres de contingent ont le droit d’utiliser leur congé annuel au cours du sixième mois de leur séjour. Par conséquent, aucun jour de congé ne peut être utilisé au cours du dernier mois de la période de service.

45. Lorsqu’ils sont en congé, les membres de l’unité de police constituée ont droit à

une prime de permission de l’ONU de 10,50 $US par jour pour un maximum de 7 jours

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de congé utilisés au cours de n’importe quelle période de 6 mois. Cette prime de permission est versée après trois mois de service complet seulement. Il s’agit de la seule contribution des Nations Unies aux dépenses du congé et aux déplacements connexes.

46. Pour chaque période de service de six mois, les jours de congé peuvent être

accumulés jusqu’à concurrence de 15 jours de congé accumulés. Normalement, les jours de congé accumulés ne peuvent pas être reportés d’une période de six mois à l’autre. Toutefois, et selon les exigences opérationnelles, le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police peut autoriser le report des jours de congé accumulés d’une période de six mois à l’autre. Pour une période de service d’un an, les jours de congé peuvent être accumulés jusqu’à concurrence de 20 jours sans toutefois dépasser ce total. Les autorisations de congé ne seront accordées que pour un maximum de 21 jours à la fois. Les congés acquis par les membres des unités de police constituées pendant la durée du service en mission ne peuvent être utilisés qu’au cours de la période de service et avant le rapatriement. Tout congé inutilisé expirera automatiquement au moment de la rotation. Les congés au cours d’une mission de l’ONU ne peuvent être transférés à une autre mission de l’ONU à titre de droit.

47. Les journées nationales et congés nationaux ne sont pas en soi des congés de

l’ONU. Ces journées seront observées en fonction des besoins opérationnels et sous la responsabilité du commandant de l’unité de police constituée.

48. Les congés sont accordés lorsque les exigences du service le permettent. Pour que

l’unité de police constituée reste opérationnelle, la force effective de l’unité ne doit en

aucun cas être inférieure à 75 % de l’établissement autorisé dans chacune des zones opérationnelles et administratives.

49. Étant donné la petite taille des unités de police constituées et afin d’assurer leur

efficacité opérationnelle en tout temps, le chef de la police ou le conseiller principal pour

les questions de police ou leur délégué peut exceptionnellement autoriser des congés anticipés pour les membres de l’unité, à la condition que la période de service du membre concerné se poursuivre pendant le temps nécessaire à l’accumulation du congé accordé. Il faut réduire au minimum le nombre de jours de congé anticipés et ne les accorder qu’après un mois de service au sein de la mission. En temps normal, les commandants d’unité devraient organiser les horaires de service sans accorder de congés anticipés. Dans tous les cas, la prime de permission ne peut être versée qu’après trois mois de service.

50. Le temps de déplacement entre le lieu de travail et le lieu de congé fait partie du

droit au congé du membre de la police.

51. Les membres des unités de police constituées, qu’ils soient présents en mission ou

en congé annuel, peuvent être en congé de maladie conformément au processus décrit dans les présents principes directeurs. En cas d’urgence ou dans le cas d’un congé de bienveillance, un congé spécial peut être accordé sur demande du commandant de l’unité adressée au coordonnateur de l’unité, sur autorisation du chef de la police ou du conseiller principal pour les questions de police et avec l’appui du directeur de l’administration/chef de l’administration (DA/CA).

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

52. Le solde de congé annuel au moment de la demande de congé servira d’abord à

couvrir les journées de congé de maladie/de bienveillance/spéciaux. Toute journée de

congé additionnelle sera accordée au cas pas cas.

53. Les motifs de congé de bienveillance sont les suivants :

a. Maladie ou blessure grave, critique, d’un membre de la famille proche (parents, conjoint, enfant);

b. Maladie ou blessure grave, critique, d’un frère, d’une soeur ou d’un autre parent proche qui est le seul parent vivant de la personne;

c. Funérailles d’un des membres de la famille susmentionnés;

d. Lorsqu’un congé de bienveillance est accordé, l’ONU rembourse à la personne concernée 50 % du déplacement à l’aller si cette dernière revient dans la zone de mission.

54. Toute absence de la zone de mission de plus de 21 jours au cours de la période de

service constitue un motif de rapatriement anticipé. Le nombre total combiné de journées

d’absence au cours d’une période de service d’un an ne saurait dépasser 30 jours.

55. La demande de congé annuel doit être approuvée selon le processus suivant :

a) Formulaire de demande de congé

Un formulaire propre aux unités de police constituées est prévu et sera utilisé pour

tous les congés annuels utilisés par les membres des UPC.

b) Processus d’approbation

Chaque membre de l’UPC remplit personnellement la demande de congé. Le commandant du contingent d’UPC approuve la demande de congé et fait suivre l’original de la demande au coordonnateur de l’UPC. Après examen et

approbation, le coordonnateur de l’UPC fait suivre l’original des demandes de congé au chef du personnel de police de la mission pour qu’il prenne une

décision.

c) Autorisation de congé

Le chef du personnel de police de la mission effectue les dernières vérifications,

remet au coordonnateur de l’UPC la demande approuvée et informe la Section du personnel de la mission.

Le demandeur est autorisé à prendre congé seulement à la réception de la copie de la demande dûment approuvée, vérifiée et signée.

56. Les congés de maladie devraient être accordés selon le processus suivant :

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

(a) Rapport du commandant de contingent d’UPC

Lorsqu’un membre d’une UPC n’est pas en état de travailler pour des motifs de maladie ou blessure, le commandant de contingent de l’UPC doit signaler son absence dans les 24 heures qui suivent par l’entremise du rapport d’état quotidien.

(b) Rapport à la Section des services médicaux

De plus, le rapport du médecin traitant doit parvenir à la Section des services

médicaux dans les 48 heures.

(c) Règle en zone de mission

Un membre d’une unité de police constituée en congédie de maladie, disposant d’un certificat de maladie remis par la Section des services médicaux de la mission ne devrait pas quitter la zone de mission. S’il quitte la zone de mission, le certificat de maladie n’est plus valide.

57. Les congés de bienveillance ou congés spéciaux devraient être approuvés selon le

processus suivants :

(a) Rapport immédiat du commandant de l’UPC

Les premiers renseignements concernant la nécessité d’accorder un congé de bienveillance ou un congé spécial devrait parvenir le plus rapidement possible au coordonnateur de l’UPC qui doit traiter l’information. La date du retour du membre de la police devrait être indiquée.

(b)Rapport ultérieur du commandant de l’UPC Le commandant de l’UPC rassemble un dossier qui comporte :

-Une note de service précisant les dates et les motifs du congé; -Une demande de congé précise jointe au formulaire de mouvement de personnel; -Les documents pertinents justifiant le motif du congé.

58. Dans chaque unité de police constituée, il faut créer un dossier personnel pour

chaque membre de l’UPC où seront consignées les fiches de présence et de congé et qui

servira à gérer les absences des membres du personnel.

59. Cinq jours ouvrables avant le départ de la zone de mission, les certificats de congé

des membres qui font l’objet d’une rotation de sortie sont remis à la Section du personnel

de la mission par l’entremise du coordonnateur de l’UPC.

60. Le commandant de l’UPC est responsable du processus de départ collectif de son

unité. Il lui incombe de recueillir toutes les signatures requises. Avant de remettre les

formulaires de départ, le commandant de l’UPC communique avec la Section du personnel de la mission et le coordonnateur de l’UPC pour s’assurer que toutes les demandes de congé et les rapports de présence sont en ordre.

D. Utilisation d’un véhicule

61. Des véhicules des Nations Unies, achetés ou loués, seront remis à l’unité de

police constituée selon la décision du comité du parc automobile de la mission. Les

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

véhicules seront normalement attribués à partir d’un parc de véhicules et pour un voyage seulement. Les attributions permanentes à des utilisateurs individuels sont limitées aux situations où cette façon de procéder est la plus économique et la plus efficace du parc automobile.

62. L’utilisation du transport des Nations Unies se limite aux cas suivants :

a. Membres de la mission en déplacement pour le service seulement, ce qui exclus les déplacements à titre privé;

b. Chauffeurs embauchés sur place, lorsque de tels déplacements sont nécessaires à l’exécution des tâches des Nations Unies;

c. Exceptionnellement, d’autres personnes peuvent être autorisées, par le chef de mission ou le DA/CA, à voyager à bord de véhicules des Nations Unies.

63. La mission mettra sur pied des installations de réparation et de récupération pour

tous les véhicules qui appartiennent aux Nations Unies. Les pièces de rechange destinées aux véhicules accordés par les nations Unies seront fournies par l’entremise d’ententes conclues par les Nations Unies et, dans le cas de véhicules neufs, seront livrées à la mission avec les véhicules.

64. Toutes les unités de police constituées sont déployées avec des moyens de

réparation et de récupération qui leur permettent d’effectuer les réparations et la récupération des véhicules d’importance, conformément au protocole d’entente, et fournissent des services de récupération aux autres éléments de la mission à l’oeuvre dans leur zone de responsabilité.

E. Dispositions pour soins médicaux et dentaires

65. Les membres des unités de police constituées prennent toutes les précautions

nécessaires contre les maladies évitables telles que les maladies transmissibles sexuellement. Tout le personnel doit aussi porter une attention particulière à la nourriture et aux boissons ingérées. En cas de doute sur la qualité de l’eau ou de la nourriture, il faut éviter de la manger ou de la boire.

66. Toutes les unités de police constituées apportent leur propres formation de soutien

sanitaire de niveau 1 afin d’être en mesure d’accorder les soins primaires et les soins de stabilisation et de réanimation. Il existe également dans la zone de mission des unités médicales de niveau I qui appartiennent aux Nations Unies, sont exploitées par les Nations Unies et sont ouvertes à tout le personnel des Nations Unies.

67.

médicales hors de la zone de mission afin de faciliter la prestation des soins médicaux.

La

mission

a

également

conclu

des

ententes

écrites

avec

des

installations

68. Le concept d’« évacuation sanitaire » requiert la stabilisation immédiate des

blessés sur les lieux de l’incident ou dans une unité sanitaire de niveau 1, ainsi que l’évacuation rapide par ambulance ou par voie aérienne vers une unité de soins médicaux

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

de niveau 2. Si des traitements plus approfondis ou définitifs sont requis, le blessé sera préparé en vue de son rapatriement pour raisons médicales à son pays d’origine.

69. Cette évacuation sanitaire aura lieu par aéronef à voilure fixe configuré en

prévision du transport des malades, doté de personnel médical et muni du matériel et des fournitures requis pour accorder tous les soins nécessaires au patient pendant le vol. Un « rapatriement pour raisons médicales » consiste en l’évacuation du patient vers son pays d’origine. Cette procédure s’applique à tous les membres qui risquent de ne pas pouvoir travailler pendant 30 jours ou qui nécessitent des traitements hors de la zone de mission.

70. Les demandes de rapatriement pour raisons médicales et d’évacuation sanitaire

devraient être présentées au chef de mission ou au DA/CA. Le pouvoir d’approuver les évacuations sanitaires vers un centre médical régional reconnu est confié au chef de mission ou au DA/CA en consultation avec le chef du service médical s’il est impossible de communiquer avec la Division des services médicaux du siège de l’ONU. Toutes les évacuations sanitaires vers un autre endroit qu’un centre médical régional reconnu de même que les évacuations sanitaires par ambulance aérienne et tous les rapatriements pour raisons médicales doivent être approuvés par la Division des services médicaux du siège de l’ONU. Normalement, les évacuations sanitaires vers un pays tiers et le rapatriement pour des raisons médicales vers le pays d’origine sont organisés par les Nations Unies auprès d’un transporteur commercial. Dans des circonstances exceptionnelles, la Division des services médicaux du siège de l’ONU peut autoriser l’utilisation d’une ambulance aérienne pour l’évacuation sanitaire ou le rapatriement. Si un membre de la police est gravement blessé et que son état justifie une évacuation sanitaire ou un rapatriement, il peut être demandé au pays fournisseur d’effectifs de police d’organiser l’évacuation sanitaire ou le rapatriement.

71. Dans de tels cas, les dépenses directes et raisonnables sont remboursables.

Toutefois, le remboursement maximal se limite au montant qu’auraient normalement déboursé les Nations Unies si le déplacement avait été organisé par les Nations Unies par l’intermédiaire d’un transporteur commercial.

F. Courrier

72. Les Nations Unies mettront à la disposition des membres des unités de police

constituées l’expédition gratuite vers le pays d’origine de jusqu’à 5 formulaires d’aérogramme des Nations Unies par personne par semaine. Les contingents peuvent se prévaloir de ce service s’ils le souhaitent. Une fois l’entente conclue entre le gouvernement du pays hôte et les Nations Unies, un bureau postal de la force sera établi

dans la zone de mission. Chaque pays fournisseur d’effectifs de police est régi par les conditions locales conformément aux moyens de transport disponibles, à l’entente avec les gouvernements participants, et aux installations postales du gouvernement du pays hôte.

73. Les lettres du personnel de l’UPC dans la zone de mission pourront être adressées

comme suit :

Rang,

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Nom complet et matricule Contingent Mission N o de boîte postale

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74. Sinon, les autorités de police nationales pourraient prendre des dispositions avec

leurs autorités postales nationales et affecter une adresse postale centrale interne à laquelle tout le courrier destiné aux membres des UPC serait adressé. Les lettres seraient acheminées au tarif postal interne et adressées selon l’exemple ci-dessous :

Rang, Nom complet matricule Boîte postale XYZ Ville Adresse postale interne Pays

75. Il est recommandé que le courrier soit recueilli à période fixe, un jour précis de la

semaine, par un représentant des postes, placé dans un sac postal et distribué par voie aérienne à l’adresse postale centrale de la mission, et que ce service soit organisé par les Nations Unies dans la zone de mission. L’exemple suivant est un des moyens d’adresser le courrier au sac postal officiel :

Expéditeur :

PAYS - nom

Destinataire :

Pays

Bureau postal du contingent de la force de l’ONU Ville - [endroit]

76. Le pays fournisseur d’effectifs de police concerné assume la responsabilité des

frais de transport du courrier des bureaux de poste du pays d’origine au bureau de poste central des Nations Unies dans le pays hôte.

77. Le traitement du courrier au départ du pays fournisseur d’effectifs de police et à

destination de ce même pays est régi par les conditions locales conformément au mode de transport disponible, aux ententes avec le gouvernement contributeur et les installations postales disponibles.

G. Rapatriement d’un membre

78. Le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police peut

recommander par écrit le rapatriement d’un membre d’une unité de police constituée. Devant une telle recommandation, le DA/CA prend les dispositions nécessaires au déplacement et remet un rapport au siège de l’ONU pour consignation. La décision de rapatrier un membre d’une unité de police constituée peut être approuvée par le DOMP lorsqu’elle lui parvient de la mission. Les motifs de rapatriement sont entre autres :

a. Maladie ou blessure, grave ou dangereuse d’un membre de la famille proche (parents, conjoint, enfant);

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

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b. Maladie ou blessure, grave ou dangereuse d’un frère, d’une soeur ou d’un

autre parent proche qui est le seul parent vivant de la personne;

c. Funérailles d’un des membres de la famille susmentionnés;

d. Manquement aux exigences établies dans les Normes et les procédures

d’évaluation des unités de police constituées (consulter l’annexe 15)

79. Le rapatriement d’un membre de la police pour des motifs de bienveillance sera

normalement considéré comme mettant un terme à sa période de service. L’ONU paiera les frais de voyage aller seulement sur recommandation du pays contributeur d’effectifs de police et approbation du DA/CA. Si le membre revient par la suite dans la zone de mission, ou si le pays fournisseur d’effectifs de police envoie un remplaçant, les frais de voyage de la personne qui revient en zone de mission ou de son remplaçant incombent au

pays fournisseur d’effectifs de police.

80. Le chef de mission, entre autres à la demande du chef de la police ou du conseiller

principal pour les questions de police, peut recommander par écrit au Secrétaire général adjoint le rapatriement de membres d’une UPC pour des motifs disciplinaires ou pour manquement aux exigences établies dans les Normes et les procédures d’évaluation des unités de police constituées (consulter l’annexe 15). Les Nations Unies paieront les frais d’un tel rapatriement seulement s’il est déterminé qu’il sert les intérêts de l’Organisation. Devant une telle recommandation, le DA/CA prend les dispositions nécessaires au déplacement et remet un rapport au siège de l’ONU pour consignation.

Lorsqu’un pays fournisseur d’effectifs de police souhaite rapatrier un membre d’une UPC pour des motifs disciplinaires, il lui faut soumettre une demande à la Division de la police. Dans de tels cas, le commandant de l’unité informe à l’avance le chef de la police ou le conseiller principal pour les questions de police par l’entremise du coordonnateur de l’UPC et prévoit un remplaçant pour le membre rapatrié, le cas échéant. Les frais de voyage du remplaçant et du membre rapatrié incombent au pays fournisseur d’effectifs de police.

H. Points de contact

81. La mission permanente à New York de chaque pays fournisseur d’effectifs de

police est tenue de fournir à la Division de la police et au Bureau de l’appui aux missions du DOMP, le plus rapidement possible, l’information suivante conformément, entre

autres, au protocole d’entente :

a. Adresse dans le pays d’origine où les articles de base servant à identifier l’ONU (bérets, insignes métalliques pour chapeau, insignes de manche et foulards) seront expédiés par voie aérienne;

b. Les détails de la cargaison par air et par mer;

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

c. La liste du matériel et des paquetages conformément aux pièces jointes, y

compris les véhicules par type et par quantité ( avec poids et dimensions hors tout);

d. La liste du matériel et (ou) des paquetages que les autorités nationales ne

sont pas en mesure de fournir;

e. L’adresse postale spéciale du pays d’origine;

f. Une copie des normes alimentaires nationales;

g. La liste des vêtements personnels, du matériel et de l’équipement ainsi que

des armes et munitions personnelles remises en vertu des règlements nationaux à un membre d’une unité de police constituée;

h. Un point de contact avec le quartier général de la police nationale du pays

fournisseur d’effectifs de police qui a le pouvoir de travailler en étroite collaboration avec la Division de la police sur les détails du déploiement/redéploiement, y compris son nom, son rang, ses numéros de téléphone et de télécopieur et une indication des heures où on peut le joindre.

V. Médaille des Nations Unies

146. Le Secrétaire général décide de la remise de la Médaille des Nations Unies,

conformément aux règlements applicables, aux membres des unités de police constituées qui sont ou ont été au service des Nations Unies.

Évaluation des résultats

VI. Divers

147. Une évaluation des résultats de tous les membres des unités de police constituées,

fondée sur le modèle approuvé par la Division de la police, est obligatoire à la fin de chaque période de six mois d’affectation.

Questions administratives et financières

148. Au cours de leur période de service au sein de la mission, les membres des unités

de police constituées sont responsables des questions administratives et financières au niveau de la mission, conformément aux règles, règlements et autres prescriptions des Nations Unies. À la fin de leur affectation en tant que membres des unités de police constituées en mission, le DOMP prend à sa charge toutes les communications avec les pays fournisseurs d’effectifs de police en ce qui a trait aux questions administratives et financières.

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Personnes à charge

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149. À moins d’indication contraire, une opération de paix est une mission

déconseillée aux familles des membres des unités de police constituées dans la mesure où les Nations Unies n’accepteront aucune responsabilité quant à la présence de personnes à charge dans la zone de mission. Dans les missions et les endroits où le responsable désigné des Nations Unies a imposé une phase de sécurité, la présence de personnes à charge dans la zone de mission est interdite.

VII. Entrée en vigueur

150. Les présents principes directeurs ont préséance sur tous principes directeurs

existants concernant les unités de police constituées publiés par le DOMP et entrent en vigueur le 8 mai 2006. Seul le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix a le pouvoir de les abroger, par écrit.

(signé) Jean-Marie Guéhenno Secrétaire général adjoint Département des opérations de maintien de la paix

Le 8 mai 2006

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Principes directeurs applicables aux unités de police constituées

Mai 2006

XII. ANNEXES

1. Article VI de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies (Annexe 1)

2. Règlement régissant le statut et les droits et obligations élémentaires des personnalités au service de l’ONU non fonctionnaires du Secrétariat et des experts en mission (Annexe 1a)

3. Circulaire du Secrétaire général sur les Dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels (Annexe 1b)

4. Règles pénales établies par l’Organisation des Nations Unies à l’intention des forces de police chargées du maintien de la paix (Annexe 1c)

5. « Nous sommes les gardiens de la paix de l’ONU » (Annexe 2)

6. Dix règles de conduite pour les Casques bleus (Annexe 2a)

7. Lettre d’engagement des membres d’unités de police constituées (Annexe 3)

8. Liste des personnes-ressources au DOMP (Annexe 4)

9. Formulaire d’examen médical initial (Annexe 5)

10. United Nations Medical Guidelines for Peacekeeping Operations (Annexe 6)

11. Politiques et pratiques sur les soins de santé (Annexe 7)

12. Liste de déploiement des membres de la police (Annexe 8)

13. Extrait du Manuel de gestion des ressources humaines du DOMP (Annexe 9)

14. Exigences concernant l’immunisation (Annexe 10)

15. Directive en matière disciplinaire applicables aux policiers civils et aux observateurs militaires (Annexe 11)

16. Dispositions concernant le pré-déploiement du personnel (Annexe 12)

17. Équipement majeur (Annexe 13)

18. Équipement mineur, articles consomptibles et auto-suffisance (Annexe 14)

19. Normes et procédures d’évaluation des unités de police constituées (Annexe 14)

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