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Règles de calcul

des constructions en acier

IEyrolles
I
Règles CM 66
et additif 80
Chez le même éditeur

Eurocode 3 et document d'application nationale


Calcul des structures en acier
Partie 1-1:Règles générales et règles pour les bâtiments
1996,17 x 24,448 pages, n010016.

Structures métalliques
C.M. 66 Additif 80 - Eurocode 3
Collection " Guide de calcul "
J. Morel, ingénieur INSA, expert, professeur à I'ECAM et I'ENTPE.
1995,17 x 24,176 pages, no 11830.

Calcul des structures métalliques selon 1'Eurocode 3


J. Morel.
1994,15,5 x 24,336 pages, no 11819.

Conception et calcul des structures métalliques


J. Morel.
3e édition 1990,15,5 x 24,240 pages, 146 schémas et tableaux, no 11829.

Eurocode 4 et document d'application nationale


Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton
Partie 1-1: Règles générales et règles pour le bâtiment
1997,17 x 24,296 pages, no 10019.

Construction métallique et mixte acier-béton


APK (Association pour la promotion de l'enseignement de
la construction acier).
Tome 1- Calcul et dimensionnement selon les Eurocodes 3 et 4
1996,17 x 24,578 pages, no 10151.
Tome 2 - Conception et mise en œuvre
1996,17 x 24,578 pages, no 10152.

Le dictionnaire professionnel du BTP


J.-P. Roy, 1.-L. Blin-Lacroix
1998,13 x 18,750 pages, n0819
Règles CM 66
et additif 80
Règles de calcul des constructions en acier

CTICM

Douzikme edition
Cinquiéme tirage 2005

EYROLLES
EDITIONS EYROLLES
61 ,Bld Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com

Le code de la propriété intellectuelle du ler juillet 1992 interdit en effet


expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants
droit, Or, cette pratique s'est généralisée notamment dans les établisse-
ments d'enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres,
au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nou-
velles et de les faire éditer correctement-est aujourd'hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou
partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de
l'Éditeur ou du Centre Français d'exploitation du droit de Copie, 20, rue des Grands
Augustins, 75006 Paris.
O Éditions Eyrolles 1982, 1996, ISBN 2-212-10021-3
AVERTISSEMENT

A tout moment le Centre Technique Industriel de la Construction


Métallique, Domaine de Saint-Paul, B.P. 1, 78470 Saint-Rémy-lès-
Chevreuse, est en mesure de renseigner les utilisateurs sur les derniers
documents parus.
AVIS DU GROUPE D. T. U,

Le groupe D. T. U. reconnatt lYintér&t d'éprouver, dans


la pratique, le calcul des charpentes B l'état limite e t
certaines nouveautés dans le calcul des déversements
et flambements.
Bien que certains points du texte concernant la prise
en compte des surcharges restent en discussion, le
Groupe D. T. U. donne son accord ?i la mise en appli-
cation des présentes Règles de calcul h titre probatoire,
par des bureaux d'étude qualifiés, qu'ils appartiennent B
une entreprise ou qu'ils soient indépendants.
Cependant, les Règles C. M. 1956 continuent évidem-
ment d'&tre applicables par ceux qui le désirent.
COMMISSION DES R ~ G L E SC.M. 66

l~r&ai&nl :
M. Lonrn, Ing6nieur-Conseil, Profeoeeur B l'École Nationale des Ponts e t Chaussbes.

M. SFINTESCO, Directeur des Recherches au Centre Technique Industriel de la


Construction Mbtallique.
M. DELE~QUES, Ingénieur au Centre Technique Industriel de la Construction
Métallique.

puis M. ~ ' A ~ o œ u v e(Ingénieurs


M. BLANCHARD s au Bureau Vbritas), M. DAUSSY
(Ingénieur divisionnaire i~
la SOCOTEC), M. GUSRIN(Secrûtaire général de
l'Institut Technique du BBtiment et des Travaux Publics), M. DE LASTOURS
(Ingénieur aux Établissements Desse), M. VALLETTE(Ingénieur Prineipal
Honoraire B la S.N.C.F.).

Miistére de l'Équipement. Direction du Sewice Central des Études Techniques.


Ministbre de l'Industrie. Direction des Industries du Fer et de l'Acier.
Ministbre des Finances. Commission des Marchbs de l'État.
Ministére de la DBfense Nationale. Section Technique des Bltiments, Travaux et
Fortifications.
Ministhre dei Postes et Td16communicatiene. Direction des BBtiments et Travaux.
Ministbre de l'Éducation Nationale. Direction de l'Équipement Scolaire, Univer-
sitaire et Sportif.
Miniethie des Affaires Sociales. Direction de llÉauir>ement Sanitaire et Social.
Ministbre de l'Agriculture. Direction des Études et-~iavaux.
Association Française de Normalisation.
Ordre des Archiiectea.
Centre Scientifique et Technique du BBtiment.
Institut Techniaue du Bitiment et des Travaux Publics.
Chambre ~ ~ n d i i a ldes
e Entrepreneurs de Constructions MBtaIliques de Franoe.
Centre Technique Industriel de la Construction MBtallique.
Électricitb de France. Service des Études et Recherches.
Société Nationale des Chemins de Fer. Division des Ouvrages d'Art.
Société Nationale des Chemins de Fer. Division des BBtiments.
Bureau Securitas.
Bureau Veritas. Service de Contrble des Conetructiona ImmobiiBres.
Centre Technique du Bois.
FBdération des Fabricants de Tuiles et Briques.
Union Interprofessionnelle des Matériaux de Construction et Produita de Carrihre.
Chambre Syndicale des Constructeurs en Ciment Armb et Béton Précontraint.
Union Nationale des Syndicats de Serrurerie.
Institut de la Soudure.
Bureau de Normalisation de la Siddrurgie.
Chambre Syndicale des Ingbnieurs-Conseils de France.
Sociét6 des Architeotes diplômés par le Gouvernement.
SocihtB Centrale Immobilibre de la Caisse des Dépôts et Consignations.
Omnium Technique de l'Habitation.
Le Professeur de Construction B l'École Nationale Supérieure des Arts et Mdtiers :
M. GACRON.
Dans l'avant-propos qui figurait en tête des Règles CM 56 M. Jean butheil s'expri-
mait ainsi :
CG Les Régles CM 56 ne sont pas plus définitives que ne l'étaient les règles CM 46 1,.

En fait, la parution des Règles CM 56 n'a apporté aucune discontinuité dans les tra-
vaux du groupe d'étude.
Les présentes rhgles affirment le caractère probabiliste de la sécurité des construc-
tions, notion qui était déjà nettement dégagée dans les règles précédentes.
Cependant, celles-ci cherchaient à atteindre le degré nécessaire de sécurité, soit par
la consid6ration de contraintes admissibles minorées (coefficient O), soit par la prise
en compte de sollicitations majorées (règles de vérification complémentaire).
Les présentes règles, en accord avec les recommandations de la Convention
Européenne de la Construction Métallique, ont franchement opté pour le mode de
contrôle du degré de sécurité tel qu'il était indiqué dans la règle de vérification com-
plémentaire.
Elles sont caractérisées par l'introduction de coefficients de pondération appliqués
aux sollicitations, chaque nature de sollicitations ayant un coefficient propre à la
combinaison des charges et surcharges aléatoires considérée.
En outre, de nouveHes dispositions très importantes ont été 4ntroduites ; elles
concernent notamment la stabilité au montage, les assemblages par boulons HR et
la stabilit6 des éléments minces.
Les nouvelles « Règles de calcul des constructions en acier *I ne font que marquer
une nouvelle étape dans une matière en constante évolution.

P. torin
TABLE DES MATIRRES

NOTATIONS E T UNITES . . . . . . . . . . . . . . . . . 0.0

NOTATIONS ...................... 0.01


U N I T ~.I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 0.02

OBJET DES RÉGLES .................. 0.1

DOMAINE DE VALIDITE . . . . . . . . . . . . . . . . 0.2

RBFBRENCES A DES NORMES OU A D'AUTRES RÈGLES . 0. 3

DIFFICULTES D'INTERPRETATION. . . . . . . . . . . o. 4

1 .JUSllprCATiON DE LA SÉCURITE DANS LES CONS-


TRUCFIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
PRINCIPE DES JUSTIFICATIONS ............
BAIJEI DES CALCULS ..................
No'iiOn DE S&CUnIT& ...................
Définition de k mine................
Degré de rBeurit6 .................
CRtbre da ruine ..................
RECOURSA U X EXP&E~IENCEIJ DIIE6TES . m . . i ... .
i

EFFETS PRIS E N COMPTE DANS LES CALCULS ...


.................
C E A ~ ~ OPERMANENTES
ZS
Poida mort ....................
Influence du mode de conrtruction .........

MÉTHODE DE JUSTIFICATION .............


RÈGLES C.M. 66
Paragraphes Pages
1,20 25
Coeficients de pondération .............
Contrainte caractéristique. .............
VALEURSDES COEFFICIENTS D E ..... POND~~RATION.
............
Ouvrages en service normal.
Montage. .....................
............
Circonstances exceptionnelles

Terminologie . . . . . . . . . . .........
Vérification de la sécurit8 .............
Différents procédbs de pondération .........

VALEURS DES CONTRAINTES CARACT~RISTIQUES ..


CONTRAINTES C A R A C T ~ R I S T I Q U E S POUR LES CONTRAINTES
ELI~MENTAIRES ........
ET LEURS COMBINAISONS
Traction simple ..................
Compression simple. ...............
Cisaillement simple. ................
Sollicitations multiples ...............

2 NUANCES D'AUERS ...................

3 - RËGLES GENERALES CONCERNANT LES CALCULS DE


RESISTANCE ET DE DEFORMATION. ..........

PIBCES SOUMISES A TRACTION SIMPLE. .......


PIECES SOUMISES A FLEXION SIMPLE OU DEVIÉE .
FLEXIONSIMPLE. ...................
FLEXIONDEVI~E. ...................
EFFET D E L'EFFORT TRANCHANT DANS LES PIÈCES
FLECHIES . ......................
PIÈCES SOUMISES A LA COMPHESSIOS -- FLAMBEMENT
SIMPLE ................ ........
GÉNERALITÉS .............
.
Définitions et notations communes
Bases de la méthode de vérification,
PIÈCES COMPRIMEES A PAROIS PLEINES. .
Vbrification courante. ......
VBrification exceptionnelle. .....
...........,.
PIECES C O ~ P O S ~ EAS TREILLIS.
Domaine d'application ...............
Définitions et notations partiouliéres. ........
Flambement indi@uel des tronçons de membrures.
Vérification des membrures.
.
............
Vérification des treillis. ..............
Effort normal pondéré admissible par une pibce composée
B treillis ....................
P r f c ~ sCOMPOSEES A TRAVERSES DE LIAISON. .. .
Domaine d'application ...............
DBfinitions et notations particuliéres. ........
Flambement individuel des tronçons de membrures. .
Vérification des membrures dans la région la plus soiii-
..............
citée au flambement.
VBrification des membrures aux extrémités de la longueur
de flambement. .................
Vérification des traverses de liaison, ........
SPÉCIALES IMPOSEES
CONDITIONS A U X ~ É Y E N T SCOMPRII&S
APAROISMINCES.. . . . . . . . . . a . . . . .

É16ments d'blancement inférieur à 75 ........


Élémenta d'élancement supérieur à 75. .......
Parois minces ne eatisfaisant pas aux c~aditions
précédentes ...................
PIECES SOUMISES A COMPRESSION AVEC FLEXION
DANS L E PLAN DE FLAMBEMENT. .........

Notations. ....................
Pièces symétriques ou pièces dissym6triques dans
lesquelles la flexion comprime la fibre extrdme à
distance v. ...................
Pièces dissymbtriques dans lesquelles la flexion comprime
la fibre B distance v' ..............
Notations. ....................
Vérification des membrures dans les pièces symétriques
ou dissymétriques pour lesquelles la flexion comprime
la membrure de plus faible section ........
Vérification des membrures dans les piéces dissymé-
triques où la flexion comprime la membrure de plus
forte section. ..................
..............
Vérification des treillis.
V~RIFICATION PIECES
DES C O W P O S ~ ~ E SA TRAYERSES DE
LIAISON ....................
Domaine d'application . . . . . . . . . . . . . . .
Notations. ....................
Vérification des membrures dans les pièces symbtriques
et dans les pièces dissymétriques où la flexion comprime
la membrure de plus faible section .........
Panp'iphar
Vérification dei membnirei dans les pièces d i ~ y m é -
trique8 oh la fiexion comprime IR membrure de plus
forte iection ................... 3. 543
.........
Vlrification dei travenei de liaiion 3.544
D~VERSEMENTEN FLEXION SIMPLE . . . . . . . . . 3.6
G ~ N ~ M L X. T. ~. S. . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. 60
...............
Domaine d'application 3. 600
Notatioxu ..................... 3.@
l6
Cas où la vbrification de la itabilité au déveriement est
inutile ..................... 3. 602
....
P i h c ~ sSYY&TR~QUEMENT C R A R G ~ B S ET A P P U Y ~ E S 3.61
Poutrer B Ame pleine ............... 3.611
Poutres B treillii .................. 3. 612
CASDEI P I ~ C EIOUYIIIEI
~ A I)EUX Y O M I N T ~ D I F F ~ R E N T SAU
onoir DES APPUIS . . . . . . . . . . . . . . . . ~ .3.62
CA8 DES POUTRELLES E N CONSOLE PARFAITEMENT ENCASTR~EI 3. 63
C O E F F ~ C ~ E ~ POUR
~UT N La
u~D L~ T~E R~ Y$I N~ A ~ ODE ... 3.64
Coefficient D. fonction dei dimenaions de la pihce .... 3.641
...
Coefficient Cl fonction de la rbpartition der charger 3. 642
Coefficient B. fonction du niveau d'application der
.....................
charger 3.643
FLEXION COMPOSEE. . . . . . . . . . . . . . . . . 3.7
DOMAINE ................
D'APPLICATION
Objet de l'article . . . . . . . . . . . . . . . . .
Limiter de validitb . . . . . . . . . . . . . . . . .

..............
Pnincrrs D a i V & R I P X C A T ~ O N ~
Basa de la méthode ................
Modalitôa d'appliaation ...............
FLAMBEMENT DANS LES SYSTBMES HYPERSTATIQUES . 3.8

INFLUENCEDES ~ t ~ o u r ~ ~ i o n s ............. 3.90


BA~ESDES c n ~ c u ~ r .................. 3. 91
D~FO~YATXONS D ' ~ ? F O R T NORYAL ............ 3.92

Déformationi duei au moment ii6chwant ...... 3.931


Déformationi duen B l'effort tranchant ........ 3. 932

4 .ASSEMBLAGES. . . . . . . . . . . . . . . ... . . . . . . 4
PRINCIPES GENERAUX ................ 4.0
B A ~ DE .......... ..
E ~u D ~ ~ R M I N A T I O N 4.01
T~ANIMISSIONDIS E P F O R T ~ PAR CONTACT DIRECT .... 4. 02
TABLE DES MATIARE@

ASSEMBLAGES RIVES .E T BOULONNÉS ........ 4. 1

.....................
Notations 4. 108
.....
Conditions de distance des riveta ou boulons 4. 101
.....
Condition6 d'bpaisseur des pieces assemblées 4. 102
RWEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. 11
Section de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. 111
RBsistance du rivet . . . . . . . . . . . . . . . . 4. 112
BOULONS .................
ORDXNAIRES 4. 12
Sections de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. 121
Rbsistance d u boulon . . . . . . . . . . . . . . . 4. 122

Notations .....................
............
Prdcontrainte No d u boulon
..............
Coefficient de frottement
Effort admissible dane les assemblages soliicitds perpen-
.........
diculairement Il l'axe des boulons
Effort admissible dans les assemblages iiollicitBa en
....
traction dans la direction de l'axe du boulon
Efforts admissibles dans les assemblages sollicités ii la
fois perpendiculairement B l'axe du boulon et dans
la direction de celui.ci ..............
Efforts admissibles dans les aisemblages sollicites par un
effort perpendiculaire t i l'axe des boulons et par un
moment de flexion ................
SOUDURE PAR RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE ......
SOUDURE ÉLECTRIQU'E A L'ARC ...........
Dispositions communes ...............
Soudures bout B bout ...............
Soudures d'angle ..................
............
" ~ ~ R I ~ I C A T ~DOE N LA R ~ ~ I ~ T A N C E
Soudu~eebout B bout . . . . . . . . . . . . . . . .
Soudures d'angle . . . . . . . . . . . . . . . . . .

CAS PARTICULIERS D'ASSEMBLAGES ..........

ASSEMBLA~ES DES TREILLXS SUR LES IIEMBRVIIES D A N S LES


IYSTEUES R ~ T I C U L ~ S .................
Assemblage direct sur l'&me de la membrure .....
R$OLES C.M. 66

POTEAUX ........................ 5.1


E ~ P O R T SOLLICITANT
S LES ...........
POTEAUX 5.11
Chargea verticales . . . . . . . . . . . . . . . . . 5.111
Majorations des charges verticales . . . . . . . . . . 5.112
Moments transmis par les poutres . . . . . . . . . . 5. 113
Reactions des fondations . . . . . . . . . . . . . . 5.114
APPUIS DES POTEAUX ................. 5.12
Pressions sur les massifs de fondation . . . . . . . . 5.121
Plaques d'assise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5.122
Ancrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5.123
Appuis articulés .................. 5.124

Principe ...................... 5.130


..................
Hauteur d'étage 5.131
.........
Coefficient d'encastrement en un nœud 5.132
Longueur de flambement dans les bâtiments à nœuds
fixes ...................... 5.133
Longueur de flambement dans les bAtiments h nœuds
...............
libres de se déplacer 5.134

ÉLEMENTS FLÉCEIIS DES PLANCHERS OU DES COU-


VERTURES ...................... 5. 2
RÈGLES GÉNÉRALES .................. 5.20
Portées ...................... 5.201
......
RIoinents fiéchissants et efforts tranchants 5. 202
POUTRESCOMPOSÉES A AME P L E I N E .......... 5. 21
Semelles...................... 5.211
Ames ....................... 5.212

Dispositions générales .......:....... 5.221


Longueurs de flambement ............. 5.222
Éléments à parois minces .............. 5.223

B16ments supportant des murs ou cloisons ou des poteaux . 5.251


Planchers courants ................. 5.252
Éléments de couverture .............. 5.253

6 .S P R E W E S DES OUVRAGES. . . . . . . . . . . . . . . 6
PROCESSUS
D E CRARGEMENT E T D E DÉCIIARCEMENT ... 6'13
.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . ..
Essais par charges fixes . .
Essais par charges mobiles.
, 6,131
6,132
APPAREILS . .. . . .. .. .. ... ..
DR MESURE. 6,14
EFFETS .......
D E S VARIATZOFIS D E T E Y P ~ R A T U A J I . 6,15

DES RÉSULTATS . . . . . . . . . .
INTBRPR~TATION 6,2

ANNEXES

(Le numdro d'une annexe s'obtient en augmcnturil de 10 le nurnlro de l'arlicia dm Rdglu


qu'elle complète.)

NOTAT~ONS
G~N~RALES. . .. .... . .... . . . 10 179
V É R I F ~ C A T I O N SIMPLIFIÉE D E LA S~CURITE. .., .... ... . 11,23 191
VALEURSD U COEFFICIENT 4 D'ADAPTATION ......
PLASTIQUE 13,212 193
MSTHODEDUTHETL DE V ~ R ~ F I ~ T I ODES
N PIIZCES COMPRIMEES. .. 13,40 197
Rasea de la mdthode. . . .... . ....... . .. 13,404 197
Justification des formules des RBgles ... .... . . . 13,40-2 202

ELCMENTS
DU CALCUL DES COEFFICIENTS D'AMPLIFICATION DES
CONTRAINTES (tableau des valeurs de la contrainte critique
d'Euler en fonction de l'élancemeiit) . ....... . . .. 13,412 214

. . . . . . .. . . ... . .
V É R I F I C A T I O ~ A P P R O C H ~ ED E W R~SISTANCE AU FLAMBEMENT D E S
PIÈCES C O M P O S ~ E S A TREILLIS 13,42 221
APPROCESE
~ ~ R ~ F ~ C A T I O N
... ...
D E LA R ~ S I S T A N C E A U F L A M B E M E N T D E S
p i k c e s C O M P O S ~ E S A TRAVERSES D E L I A I S O N . 13,U 223
M B ~ s o n eDUTHEILD E
FLECHIES ...... ....
V&R~FICATION D E I PIÈCES
DANS LE P L A N D E FLAMBEMENT
COMPRIIYI!E~ BT
13.50 227
FO~MULES PIÈCHB
E N V E L O P P E S P O U R L A V$IIFICAT~ON D E S SOUMISES
A COMPRESS~ON AVEC .
FLEXION DANS LE PLAN DE FLAMBEMENT 13,5 230
Bases des fomu1r.i enveloppes . . . . . . . . . . . . . 13,51
Vérification des pieces à parois pleines . . . . , . . . .
230
13,52 232
lérification des piéces composées B treillis. . . . . . . . 13,53
Vérification des pihces compos6es B traverses de liaison. . 13,54
231
232
R~GLBS C.M. 86
Paragraphes

F L A M B E ~ ~D'UNE
~ E N TB A R R E
..............
APPARTENANT A UN SYSTÈME HYPER-
STATIQUE. . . ... ...
Barres idéalement parfaites . . . . . . . ..... ...
Barres rbelles . . . . . . . . . . . . . . .. . . ...
F t È c a ~ sD E S P O U T R E S D E S E C T I O N C O N S T A N T E . . ..... ...

ÉPAISSEUR
UTILE D E S CORDONS DISSYM~TRIQUES .........

LONGUEUR
DE FLAMBEMENT DES POTEAUX DANS LES BATIMENTS A
NCEUDS F I X E S . . . . . .. .... . . ... ....
r

R È G L E S FORFAITAIRES POUR LE C A L C U L DES POUTRES CONTINUES A


AME P L E I N E . ... . . . .... . .. . . . .... . .
CALCUL APPROCHÉ DES POUTRES CONTINUES, C A A R G É E S VERTICA-
LEMENT, SeLIDAIRES DES POTEAUX QUI LES SUPPORTENT,
LORSQUE LES NCEUDS N E SE DÉPLACENT P A S . ...... . .
0,Ol Les nolutions utilisées sont rassemblées dans u n tableau récapitulatif
figurant à l'annexe 10.
i

0,02 Le poids d'un même objet varie suivant son emplacement en fonction
de nombreux paramètres (latitude, altitude, composition d u sous-s01,~présence
d'autres masses dans le voisinage...). Mais a u regard de la préczsron des
calculs de Résistance des matériaux, ces variations sont négligeables et on peut
admettre en tout point une accélération de la pesanteur de 10 m/s2.
Pour éviter des fautes de calcul dont les conséquences pourraient
être caîa~tro~hiques e n construction (mrrltiplication ou division des grandeurs
par IO), on exprime les forces en décanewtons ( d a N ) et non en newtons, de
façon à conserver le même nombre que la masse (exprimée en Iîg) des objets dont
le poids engendre ces forces. De même, en construction mt%allique, les contraintes
sont ex~riméesen décanewtons Dar millimètre carré fdaNlmm2 éouiv&lent a u
kgf/mma) et non e n pascals ( P a ) pour conserver des nombres maniables
( 1 daN/mm2 vaut 10 000 000 P a ) .

0,f Le but des règles, tel qu'it est défini en O,1, fait surtout l'objet des
chapitres 1 (Règles concernant la Sécurité), 3 (Règles générales concernant les
calculs de résistance et de déformation), 4 (Assemblages) et 5 (Éléments parti-
culiers de la construction).
Il a paru utile d'indiquer e n 2 les qualitis esseentielles du rnétul
utilisé. Ce chapitre ne fait pas double emploi avec les normes de produits ou les
cahiers des charges gknérauz, mais rappelle quelques données qui doivent être
respectées pour que soient valables les règles de calcul indiquées. De même, le
chapitre 6 ne constitue pas u n programme passe-partout d'épreuves, mais
indique comment doivent se comporter en cours d'essais les constructiorrs dont
le piojet satisfait aux présentes règles.
olo NOTATIONS ET UNITÉS

NOTATIONS

tes notations utilis6es dans les pr6sentes RBgles sont, dans la mesure
du possible, celles qui sont employ6es dans les normes en vigueur. Toutefois,
certaines ont da btre moditi6es pour Bviter des confusions. Pour levertoute ambiguTt6,
elles sont dennies au moment de leur emploi.

Les grandeurs mecartiques sont exprimees avec les unites du sys-


thme SI, dont l'emploi a étd rendu obligatoire par le d6cret no 61-501 du 3 mai 1981.
Par mesure de simplification, on peut admettre que le poids d'une
masse de 1 kilogramme est 1 d6canewton (daN). Toutes les grandeurs pr6c6demment
exprlm6es dans le systBme MKS en kilogrammes-force ou kilogrammes-force par
unit6 de surface peuvent ainsi consprver la meme valeur exprimée en d6canewtons
ou ddcanewtons par unit6 de surface.

OBJET DES RÈGLES

Les pr6sentes Rbgles ont pour but de codifier les methodes de calcul
applicables B I'Btude des projets de constructions en acier.

'
i L'application de ces Régles conduit pour les diff6rents Qdments des
constructions B un degré de s6curit6 sensiblement homogbne pour les differenta
/ modes de sollicitations et les diffbrents types de constructions.
On pourra utiliser d'autres methodes de vdrification de la stabilit6 et
dm détermination des sections que celles indiquées dans les R&ples, s'II est justiflb
f
1 - 15 -
1. ,a
--
COMMENTAIRES

Les méthodes de vérification préconisées par les Règles ont été choisirs
parmi celles dont l'emploi paraît à la fois commode et efficace dans les cas
courants et entraîne le minimum de dificultés d'interprétation ou d'adaptation.
Elles se présentent sous la forme, familière à tous les ingénieurs, de calculs LIP
résistance des matériaux dans le domaine élastique, en tenant compte éventuel-
lement, dans la cation de certains coefficients numériques, de l'augmentation
de sécurité conférée par les possibilités d'adaptation plastique de l'acier. Certains
règlemen& étrangers se réfèrent à des méthodes faisant intervenir beaucoup p l w
largement la phdticité (calcul à la rupture, méthode de la charge ultime, etc.).
L'emploi n'en est pas exclu, mais il n'a pas étd jugé opportun de les codifier ici.

1 ,O1 L'attention est attirée sur le fait qu'au cours de certaines phoises
d u montage, les efforts a p p l i q z h a u x différents éléme,@tsde la construction sont
parfois plus élevés qu'après mise en service, o u même & nature diffkrente. L a
stabilité doit donc être vérifiée a u montage comme e n service.
qu'elles donnent une s6curit6 au moins égale. Cette justification est d6jA apportde
pour les formules enveloppes ou approchees donnees en annexe aux presentes
RBgles.

02 DOMAINE DE VALIDIT~

Les presentes RBgles s'appliquent a toutes les constructions en acier,


a l'exceptionde celles pour lesquelles un reglement particulier est impose.

0'8 REFERENCE A D'AUTRES R ~ G L E S OU A DES NORMES

Lorsqu'on se refere ci-aprbs b d'autres regles ou A des normes, il s'agit


de celles en vigueur au moment de la remlse des offres relatives la construction
étudi6e.

Toute difficulté concernant I'interpr6tatlon des presentes Règles pourra,


soit b la demande du maître de l'œuvre, soit b celle du constructeur, 6tre soumise
b la Commission chargee d16tablir les RBgles, '

1 JUSTIFICATION DE LA SÉCURITÉ DES CONS-


TRUCTIONS

110 PRINCIPES DES JUSTIFICATIONS


t
BASES DES CALCULS

Les ossatures m6tailiques dolvent Btre établies pour supporter les


effets maxlmaux des forces qul peuvent leur Btre appliqu6es en construction, en
servlce et, Bventuellement, au cours d'essais.
1.031 COMMENTAIRES

1,031 On a jugd bon de préciser ce qu'on entend par ruine d'une construc-
tion ou d'un élément de la construction dans ce chapitre qui traite de la sécurité.
C ~ t t eprécision peut paraître superflue lorsqu'on n'a en vue que l'ap~licationdes
nréthodes et fiirnzilles indiquées dans la suite des Bègles. Il faut cependant s'y
référer chaque fois qu'on applique d'autres méthodes de vérification, comme il
est admis e n 0,l et 1,02, ou lorsqu'on a recours a u x justiFcutions expérimentales
d~rectesadmises en 1,04.

1,032 La notion probabiliste de sécuritd était dkjà introduite dans les


Règles CM.56, du fait que les contraintes admissibles étaient diffdrentes suivant
la nature des sollicitations et leur combinaison, ainsi que du fait des coefficients
majoraterirs introduits dans la règle complémentaire de sécurité.
Pour m i e u approcher la notion probabiliste de la sécurité, les
présentes Règles sont orientées dans le sens dejà marqué antkrieurernent dans la
règle complémentaire de sécuritd.
La probabilité de ruine est fonction de l'incertitude :
- sur les sollicitations,
- sur la simultanéitd de l'action de sollicitations ayant chacune u n carac-
tbre aldatoire,
- sur les qualités des matkriaux,
- sur la comportement rPel des matériaux et sur les hypothèses introduites
dan.? les rakuls,
- sur ks imperfections de réalisation.

1,033 La probabilité de ruine de l'ouvrage ktudik et de ses é k m e n t ~


constitutifs n'est pas seulement fonction d u critère de ruine choisi mais résulte
de l'emploi simultand de ce critère de ruine et des coefficients de pondération
visés en 1,032, définis e n 1,201 et précisés e n /,21.
Pour atteindre u n degré homogène de sécuritk, il est nécessaire que
les critères de ruine soient déterminés sur u n principe uniforme, .quel que soit
le mécanisme déterminant la ruine de l'élément considéré.
1,O2 METHODES DE CALCUL
Les calculs doivent être conduits par des méthodes scientifiques
appuyées sur des données expérimentales. Comme cela a été déjà indiqué en 0.1,
le constructeur reste libre de-choisir les méthodes qui lui conviennent, à condition
qu'elles conférent une s6curité au moins égale A la sécurité conférée par les méthodes
indiquées en 1,20.

1 ,O3 NOTION DE SÉCURITC

1,031 DBfinition de la ruine


On considère que la ruine d'une construction est atteinte, non seulement
lorsqu'il y a effondrement ou renversement de l'ensemble, mais encore lorsque
le dBplacement ou la déformation irréversible d'un élément sont suffisamment
importants pour compromettre la conservation de l'édifice ou la poursuite de son
exploitation.

1,032 Degré de sécurité

La conception, le dimensionnement et la fdalisation d'une ossature


métatlique doivent être menés de telle sorte que la probabilité de ruine de l'ossature
soit acceptable en fonction des services demandés et des conséquences de la
ruine.
Cette probabilité de ruine catactérise le degré de sécurité de l'ossature
mbtallique. Pour obtenir celui-ci, on se réfère d'une part A un critbre de ruine conven-
tionnel et d'autre part, on introduit des coefficients de pondération (voir 1,201).

1,033 Critérct d e ruine

Dans les calculs, on se réfère I un critére de ruine choCsl convention-


nellement, en se basant pour cela, soit directement sur les données statistiques
d'études expérimentales, soit, à défaut, sur une methode théorique donnant des
résultats équivalents du point de vue probabiliste.

- 19 -
1804 O n a tenu à rappeler qu'il convient de donner le pna à l'expérience
sur las considérations théoriques.
E n car d'expérimentation sur des éléments t!yp~set conlrairement
à ce qui est prévu en 6,O pour l'épreuve des ouvrages destin1;s h être mis eux-
mêmes e n service, il est évident qu'il ne sufit pas d'appligrter les sr~rcharges
prévues a u projet, mais a u moins des surcharges multipliéps par le coefficient
de sécurité requis pour ces essais; chaque fois que ce sera possible, il sera bon
de pousser l'expérimentation jusqu'à la ruine définie en 1,031.
Il est nécessaire d'opérer sur uii nombre sufisant d'éléments types
pour avoir une idée de la dispersion des résultats.

1,111 Le poids mort comporte, non seulement le poids de l*ossature métal-


lique, mais encore le poids de tous les éléments qu'elle supporte dans l'ouvrage
terminé, prêt à être mis en service (hourdis, plafonds, dallages, cloisons, instal-
lations fixes, etc.). II n'y a pas lieu en général de tenir compte des tolérances
sur les dimensions pour son évaluation.
L a densité la plus défavorable est généralement la plus grande, mais
il est des cas (éléments équilibrant u n porte-à-faux) où il convient de considdrer
la plus faible. Il n'y a lieu de tenir compte des variations de densité que pour
certains matériaux très hygroscopiques exposés a u x intempéries ou pour ceux
dont la densité peut varier dans des limites assez larges suivant les conditions
de provenance ou de mise en œuvre (bétons cellulaires, bétons caverneux, isolants
thermiques ou phoniques, etc.). E n tout état de cquse, o n peut se baser sur la
densité moyenne des matériaux tant que les densités extrêmes ne diffèrent pas
& plus de 10 %.
144 RECOURS AUX EXPÉRIENCES DIRECTES

Dans certains cas particuliers, des experiences directes sur des Blements
types sont considerees comme justification complbte des Blements identiques en
dimensions et en qualit6 desqinat6riaux; les essais doivent 8tre pousses assez loin
au-del8 des charges de service pour mettre en 6vidence un degr6 de s4curit6 suffi-
sant avant l'apparition de la ruine.

111 EFFETS PRIS EN COMPTE DANS LES CALCULS

Dans les calculs de v6rification, on doit tenlr compte des charges,


surcharges et effets suivants :
- chargcjs pbrrnanentes (poids m o d et influence du mode de construction);
- surcharges d'exploitation ou d'essai;
- surcharges climatiques (neige et vent) ;
- variations de temperature;
- Bventuellement, s6ismes.

1'11 CHARGES PERMANENTES

1,110 On entend Ici par charges permanentes à la fois le poids propre de


tous les Alements constituant l'ouvrage termine (poids mort) et les efforts internes
qui peuvent resulter Bventuellement du mode de construction.

1,111 Poids mort


Le poids mort est évalu6 d'aprbs le volume theorique des materiaux
et leur densite la plus defavorable dans les conditions d'emploi.
On admet pour l'acier une densite de 7'85 (masse volumique de
7 850 kglma).
1.112 COMMENTAIRES

1,112 L'inprierice d u mode de construction peut laisser subsister e n parti-


culier des efforts internes dans les systèmes hyperstatiques ext6rieurement (appriiq
multiples ou encastrés) ou intérieurentent (systèmes triangcrlés à barres stcra-
bondantes) et dans les systèmes dont ln constitution est modifiée en cours de
ronstruction (poutres complexes, renforcements).
Il est pnrl%is avantageux d'utiliser ces effets (dénivellations d'appuis,
précontraintes, etc.) pour décharger certains éléments fortement sollicités, nzais
il faut alors vérifier qtr'ils ne sont pas néfastes polir d'autres.

1,121 E n prtrticulier, pour les bâtiments courants, d m valeurs de surcharges


d'exploitation sont indiqrtc;es dans la Norme N.F. P 06-001.

1.13 A la dute de la publication den présentes Régles, les srtrchnrpea


climatiques sont définies par les Règles N.17. 1965.

1,141 Pur exemple, les variations de température peuvent engendrer des


contraintes importantes dans l'ossature des arcs ou ouvrages hyperstatiques
analogues; elles peuvent entraîner une fissuration ou même u n renversement
des murs servant d'appui à des poutres ou fermes de grande longuei~ret occasion-
ner des dommages aux murs, cloisons ou vitrages solidaires de l'ossature.
Pour les ossatures reposant sur des supports normalement flexibles,
on ne peut fixer avec précision la longueur à partir de laquelle les efforts dus
à la dilatation doivent être pris en considération. Pour les constructions cou-
rantes, elle est de l'ordre de 50 m.
Pour les charpentes exposées à l'air libre, les valeurs admises conduisent
à une variation de longueur de -J= 0,3 m m par mètre.
E n cas de montage par temps exceptionnellement chaud ou excep-
tionnellement froid, on doit déterminer les dispositions à prendre a u cours du
réglage pour que la construction se trouve sensiblement dans les conditions
préviles a u projet lorsque la température redeviendra normale.
1,112 Influence du mode de construction

On doit tenlr compte des efforts qui peuvent éventuellement subsister


d I11n;6rieur d'une ossature du fait du mode de construction (étaiements provisoires,
montage en porte-&-faux, etc,,),

e 1,12 SURCHARGES D'EXPLOITATION OU D'ESSAI

1,121 Les surcharges d'exploitation et les coefficients de majoration dyna-


mique Bventuels sont fixés par le Cahier des Charges particulier ou, à défaut,
précis6s par les propositions du constructeur, en se r6férant dans la mesure du
possible aux normes et regles en vigueur.

1,122 Si le Cahier des Charges particulier fixe une surcharge d'essai supé-
rieure à la surcharge d'exploitation, cette surcharge d'essai devra être adoptee
comme base des calculs.

1,13 SURCHARGES CLIMATIQUES

Les surcharges climatiques (neige et vent) a prendre en compte sont


celles definies par les Règles en vigueur, aussi bien en cours de montage qu'en
service.

1.14 EFFETS DES VARIATIONS DE TEMPERATURE

1,141 On doit tenir compte des effets de la dilatation thermique chaque fois
qu'ils risquent d'engendrer des efforts anormaux dans les charpentes, de produire
des désordres dans les appuis et dans les Bléments de remplissage ou de gêner
l'exploitation, & moins que des dispositions spéciales soient prises pour en pallier
les effets (appareils d'appui mobiles) ou lorsqu'une ossature relativement courte
repose sur des supports normalement flexibles. Le coefficient de dilatation linéaire
de l'acier est prix égal a 11 x 10".
On admet pour les ossatures et charpentes exposées à l'air libre une
variation de temperature de 270 en France métropolitaine.
Dans les locaux soumis à des conditions sp8ciales de température
le Cahier des Charges doit fixer l'amplitude des variations.

1,142 Si les pieces constituant un Blément compos4 peuvent être portées


simultanément & des températures notablement differentes, on doit tenir compte
des effets complémentaires qui en rbsultent.
1,16 COMMENTAIRES

1,16 O n vise en particulier la réduction de la charge de neige admise


par les Règles N . V . lorsque les effets de la neige et ceux du vent sont corrsidérés
simultanément; o n peut également mentionner le cas de certaines surcharges
mobiles qui ne peuvent pas circuler au-delà d'une épaisseur donnée de neige
o u d'une force donnée d u vent.

1,201 Une construction est stable si :


10 elle est conçue de telle sorte que tout système de sollicitations auquel elle
peut être soumise produit u n système de rdactions faisant équilibre a u système
de sollicitations,
20 elle est capable de supporter le système de sollicitations et le système de
rdactions; cette dernière condition impose l'examen d u comportement à la fois
de l'ensemble de la structure et de ses divers ékments, conformément a u principe
de la Résistance des matériaux.

1,202 O n considère qu'une pièce tendue de section constante est ruinée,


a u sens défini e n 1,031, lorsqu'elle s'allonge de façon irréversible sous charge
constante, même si cet allongement s'arrête a u bout d'un certain temps, car il
risque de provoquer des dbordres graves dans le reste de la construction et
d'entratner une répartition des efforts différente de celle pour laquelle o n a vériji
la stabilité. Ce phénomène est caractérisé dans les calculs par une contrainte :
traction égale à la limite d'élasticité a,. Pour les autres modes de sollicituti 1,
o n a déterminé des formules permettant de calculer une contrainte caractéristique
(1,3), qui prend la même valeur o, lorsque les déformations de l'élément sollicité
font subir à la construction les mêmes risques que l'allongement irréverssble de
la barre tendue.
1,15 EFFETS DES SÉISMES

Si une disposltion reglementaire l'exige ou si le Cahier des Charges


particulier le prescrit, on dolt appliquer les RQgles ou Recommandations en
vigueur, relatives aux constructions à Bdifier dans les régions sujettes aux s6ismes.

1,16 CAS D'INCOMPATIBILIT~S ENTRE SURCHARGES

Lorsque deux charges ou surcharges ne peuvent pas exister sirnultan&-


ment ou ne peuvent pas avoir leur plein effet ensemble, chacune doit Btre totalement
prise en compte dans les veriflcations qu'il y a lieu d'effectuer en l'absence de l'autre,
mais doit Btre reduite au maximum compatible avec la presence de l'autre Iorsqu'on
envlsage leur action simultanee.

1,s METHODES DE JUSTIFICATION

1P
,O PRINCIPE

1,201 Coefficients d e ponderation


II est admis que la securité d'une construction est assure9 lorsqu'on
a vdrifld, par des calculs bases sur les theorles de la RBsistance des materiaux en
phase Blastique, que la construction resterait stable, si elle Btait soumise aux combi-
nalsons les plus defavorables des charges et surcharges prevues au projet, multi-
pliees par des coefficients de ponderation fixes en 1,Pl.

Contrainte caractiristique

D'une part, les coefficients de ponderation ont 4t6 choisis en fonction


nature des charges et surcharges et de leurs posslbilit6s d'action simultan6e,
on que les differentes combinaisons possibles de charges majorees fassent
sensiblement le même risque a l'ouvrage. D'autre part, les RQgles conduisent
uler des contraintes caract6ristiques (1'3) determinees pour que les risques
un Bletnent ruine soient sensiblement les mBmes, quelles que soient les
ons ou combinaisons de sollicitaticns, lorsque la contrainte caracteristique
la valeur ue, prise comme critbre de base de la ruine. On obtient ainsi un degr6
urit6 sensiblement homogbne.

VALEURS DES COEFFICIENTS DE PONDÉRATION

Ouvrages e n service normal

Dans les calculs de veriflcation de la stabilité (stabilH6 d'ensemble aussi


stance des Blements), les effets à prendre en compte (1,l) dolvent &tre

- 25 -
1,211 -1 COMMENTAIRES
-7

1,211- 1 E n règle générale, o n adopte PIS lorsque les effets des charges perma-
nentes s'ajoutent à ceux des autres charges et surcharges et 1 lorsqu'ils s'en
retranchent.
L'attention est particulièrement attirée sur les dangers que ferait
subir la construction l'omission de ce dernier cas, en ce qui concerne notamment
l'équilibre d'ensemble (soulèvements, ancrages insuffisants, massifs de fondations
trop légers), les risques de flambement des barres normalement tendues et la
tenue des assemblages comportant une transmission directe des efforts par
contact.

1,211 - 2 Lorsqu'on peut être amené à envisager la présence simultanée de


surcharges d'origines différentes, le risque est diminué car il est très rare que
toutes les charges et surcharges excercent sinlultanément leur effet maritnal.
O n tient compte dans les Règles de cette diminution de risque en rdduisurrt la
valeur d u coefficient de pondération.
Pour les charges d'une même catégorie, le cahier des charges peut,
dans certains cas, prévoir une réduction du total (par exemple : crilcul des
poteai~xdes bâtiments & étages d'après la ,'Vorme N F P 06-001).

1,212- 1 1,'atbntion est attirée sur les risques particrtliers risdtant de


l'utilisation de haubans (déformabilité, faux aplomb et moments supplémentaires
en découlant, cornpression dans les déments hauban&s, eic.).
L'effort de traction déterminé daru chuque hauban à l'occasion de
cette vérification ne doit pas dépac.ser le tiers de sa charge da rupture.
-2 Il est évident que cette règle ne vise pas les opérations de fabrication
(dressage ou formage des pièces) au coicrs desquelles la lir~tited'élasticité est
nécessairernent dépassée. .d

-21 O n vise ici les opérations de levuge effecticées par temps calrrre et dans
des conditions t~1le.sque la ruine d'un élément ne compromettrait ni la sécurité
du personnel ni la stabilité du reste de l'installation.
envisagés de façon à obtenir les combinaisons les plus défavorables, leurs valeurs
étant multipliées par les coefficients de ponderation suivants :

-1 Charges permanentes (poids mort, influence du mode de construction) :


4
soit ?. soit 1, suivant ce qui'ést le plus défavorable.

-2 Surcharges variables : (surcharges d'exploitation ou d'essais, sur-


3
charges normales de neige, surcharges normales de vent) :-
2
Cette valeur est rhduite A :
17
-
12
dans les calculs prenant en compte simultan6ment des surchafges appartenant

deux des trois categories :


a) surcharges d'exploitation ou d'essai,
b) neige,
c) effets du vent. -.
4
- dans les calculs prenant en compte simultanément des surcharges des trois
3
catégories,

-3 4
Effets des variations de temperature :-
3

1,2"l2 Montage

O- Le constructeur doit prévoir les dispositifs nécessaires pour assurer


Is stabilité des ouvrages au cours des différentes phases du montage.

1- La stabilit6 d'ensemble vise la rhsistance au renversement ou la trans-


on. Les dispositifs choisis (haubanages, contreventements provisoires, ancrages,
s, etc.) doivent garantir cette stabilite avec un coefficient de sécurith au moins
I a I,P.

2 En ce qui concerne la rbsistance des 616ments, on appliquera dans la


n les coefficients de ponderation fixés pour les constructions en service.
oventuellement Btre d6rogé ce principe dans les cas suivants.
- 21 Pour les opefations de trés courte durée, les coefficients de ponderation
nt Btre pris égaux 8 1 dans les conditions de charge effectivement r6alisées,
s contraintes caracteristiques devront 6tre inférieures B 0,9 as.
1,#2-22 COMMENTAIRES

- O n vise ici les opérations de précontrainte ou prédéformation (par


dénivellation d'appuis, surcharges provisoires, etc.) destinées à améliorer la
sécurité ultérieure de l'ouvrage.
Pour supprimer les risques gus pourrait entrafner une telle opération,
il peut être nécessaire de prévoir des dispositifs spéciaux (calages e n attente,
étrésillons, contreventements, etc.).

1,213-1 Cette disposition peut être appliquée, par exemple, a u x ouvrages


contenant des produits dangerew (gaz ou liquides toxiques ou très inflammables,
matières radio-actives) qui risqueraient, en cas d'accident, d'entrafner une
catastrophe d a m le voisinage.

1,213-3 Par exemple, si o n souhaite pouvoir sauver le contenu des sous-sols


en cas &effondrement d'un immeuble pour une cause quelconque, on peut vérifier
que le plancher couvrant ces sous-sols est capable de supporter le poids non
majoré o h ddcombres de l'immeuble.
L a vérification des constructiom sous t'effet des surcharges climatiques
:xtrêmes, qui a été rendue obligatoire par les Règles N.V. 1965, est souvent
déterminante pour les pièces peu sollicitées en dehors de l'action du vent (contre-
~entements,poutres a u vent, etc.).

1,22û-4 Dans u n but de simplification, les Règles ne font pas apparaître


explicitement les critères de ruine correspondant à tous les cas possibles de
sollicitations et à leurs combinaisons, mais se réfèrent toujours a u critère de base
de la ruine ( a , ) par l'artifice d'une contrainte caractéristique. Pratiquement,
cette contrainte caractéristique est la valeur que l'on compare à a, dans les
formules de vérification.
-
22 A u cours des phases destinées à introduire dans l'ossature des forces
internes favorables (voir 1,112) les coefficients de pondération applicables à certains
Blements pourront également Btre minorés, à condition de justifier que la ruine ou
une déformation excessive de ces éléments ne compromettrait pas la sécurité
du reste de l'ouvrage. ,-

1,'LI 3 Circonstances exceptlonnelles

-
1 Lorsque ta ruine d'une construction determinee pourrait avoir des
conséquences plus désastreuses que celle d'une construction courante, le maître
d'œuvre peut prescrire d'augmenter les coeiflcients de ponderation utilises pour
son calcul.

2 - Par contre, lorsque dans certains cas previsibles, quoiqu'exceptionnets,


on peut admettre des desordres limités et meme un faible risque de ruine, on peut,
en accord avec le maître d'œuvre, affecter les surcharges exceptionnelles de coeffi-
cients de pondération réduits.

3 - Lorsqu'il ne s'agit que de limiter les dégats causes par une catastrophe,
on peut même effectuer une vérification de la stabilite en réduisant à l'unit6 les
coefficients de pondération applicables aux valeurs estimées des charges, surcharges
et efforts qui pourraient Btre appliques à l'ouvrage au cours de cette catastrophe.
C'est ainsi que dans la verification des ouvrages sous l'action des
surcharges climatiques extrêmes (neige et vent - 1,13), comme dans la vérification
de la resistance aux séismes, qui peut être éventuellement prescrite (1,15), tous les
effets pris en compte, y compris les charges permanentes, sont affectes de coeffi-
cients de pond6ratlon redults à I'unlt6.

1,22 RÈGLE DE BASE

1,220 Terminologie

On designe par :
1 -charge ou surcharge majorée, la valeur d'une charge ou surcharge
prevue au projet multipliée par un coefficient de pondération ;

2 - effort (normal ou tranchant) pondéré ou moment (fléchissant ou de


torsion) pondéré, un effort ou moment engendré dans une section d'un &lement
par une combinaison de charges et surcharges majorées ;

3 -contrainte ponddrée, une contrainte résultant de la présence d'une


combinaison de charges et surcharges majorées;

4 - contrainte caractérisfique, une contrainte fictive calculee dans chaque


cas sur la base des efforts et moments ponderés affectant I'Blement consid6r6, au
moyen de formules ou de methodes de calcul choisies de façon que le risque de
ruine soit 'sensiblement le mBme dans tous les cas lorsque sa valeur atfeint oe (valeur
de la limite d'élasticite prise comme base des calculs).
1,221 COMMENTAIRES

Ceci permet u n jugement facile de l'homogénéité de la sécurité dans


u n projet, par simple lecture de la note de calculs. Toutes les contraintes caracté-
ristiques devant rester inférieures à une même valeur O,, o n voit immédiatement
que les éléments les plus sollicit4s sont ceux pour lesquels les vérifications font
apparattre les valeurs les plus élevées de la contrainte caractéristique. E n outre,
en cas de modification des charges prévues a u projet, soit avant, soit après la
mise en service, cet emploi permet de déceler plus rapidement les éléments à
renforcer.

1 ,BI II ne faut pas oublier quand on effectue les vérifications que les
charges ou surcharges d'une même catégorie peuvent provoquer dans u n élément
des sollicitations de sens contraire (vent suivant son orientation ou suivant les
possibilités de surpressions ou dépressions; surcharges d'exploitation suivant
leur répartition ou suivant la position des charges mobiles). Même si les
sollicitations engendrées par une surcharge déterminée ne peuvent pas changer
de sens, il y a des cas où l'absence de cette surcharge est plus défavorable que sa
présence. Cette façon de procéder se substitue à la vérification complémentaire
de la sécurité qui était prescrite par les Règles C.M. 1946 et C . M . 19.56.

1,222 Les efforts, moments et contraintes sont proportionnels aux charges


dans la majorité des cas rencontrés en pratique.
Ils ne le sont plus, par exemple, lorsque les déformations occasionnées
par l a présence des charges doivent être prises en compte explicitement dans
l'étude de l'équilibre du système (constructions haubanées, tirants fléchis de
grande portée, etc.).
Dans ce cas, on doit utiliser les valeurs des charges et surcharges
majorées aussi bien dans le calcul des déformations que dans celui de la véri-
fication de la stabilité d'ensemble et de la résistance des éléments.

1,23 Dans les cas courants d'emploi de la méthode générale, en appliquant


la pondération des contraintes visée en 1,222, la vérification de la résistance des
élkments conduit à calculer :
- la contrainte oe engendrée par les charges permanentes;
- les valeurs maximales ogt, apc, opn, et ami de même sens que ag, que
peuvent prendre les contraintes dues respectivement a u x effets de la
température, aux surcharges d'exploitation, à la neige et a u vent;
Lorsque l'élément étudié n'estsoumis qu'à une traction ou une compres-
sion simple, la contrainte caractéristique est égale à la contrainte normale pondérée ;
dans les autres cas. la contrainte caractéristique se déduit des contraintes pondérées
normales et tangentielles (ou exceptionnellement des efforts et moments pondérés)
par les méthodes indiquées ci-aprés.

1,221 Vérification d e la sécurité

Sous réserve des simplifications qui peuvent être apportées dans chaque
cas particulier, la vérification de la sécurité conduit en principe aux opérations sui-
vantes :
10 Vérifier que la stabilité d'ensemble (renversement, déplacements) est assurée
sous l'effet des combinaisons les plus défavorables des charges et surcharges
majorées.
20 Veriffer que, pour chaque élément, les valeurs maximales des efforts et moments
pondérés restent inférieures à celles qui entraineraient théoriquement la ruine de
l'élément. Ceci conduit en général A :
a) Calculer les contraintes pondérées normales et tangentielles engendrées
aux points les plus défavorisés.
b) En deduire des contraintes caractéristiques oc.
c) VBrifler que les valeurs maximales de ces contraintes caractéristiques ne
dépassent pas la valeur oe de la limite d'élasticité du métal, dont le dépasse-
ment est pris comme crithre de base de la ruine (1,202) :oc< oc.

1,222 Différents procédds de pondération

Chaque fois que les efforts, moments et contraintes sont proportionnels


aux charges, on peut, suivant la commodité d u calcul, soit majorer d'abord les
charges et surcharges suivant la Règle ci-dessus, soit effectuer la pondération au
niveau des efforts et moments ou au niveau des contraintes :
Ce procede peut même 4tre appliqué aux efforts et moments intéressant
des éléments susceptibles de flamber ou de se déverser si on applique les méthodes
-
de vérification indiquées par les Régles en 3,4 3,5 et 3,6.

Les vérifications de la stabilitb d'ensemble et de la résistance des diffé-


rents élements prescrites en 1,221 doivent otre effectuées pour le cas du service
normal en considérant les combinaisons les plus défavorables des charges et
surcharges majorées :
- charges permanentes (poids mort et influence du mode de construction) ;
1,311 COMMENTAIRES

- les valeurs maximales ait, aie, u& et u&, de sens opposé à UR, engendrkes
par les mêmes charges et surcharges;
- les contraintes upnr et o h r , valeurs rdduites de opn et a& à prendre en
compte lorsque les effets ds la neige et ceux du vent sont consi&rds simul-
tadment;
- les contraintes upne, ol;ne, upnre, u&,, urne, ~ b e se, substituant à am,
in, Omri etc. lorsqu'on prend en compte les surcharges climatiques
extrêmes :
On aurait ensuite à rechercher les valeurs les plus défavorables des
contrain& pondérées suivantes :

Dans la pratique, le classement par ordre de grandeur des effets


des diffkrentes surcharges évite le calcul, visiblement superflu, d'un certain
nombre de. ces contraintes pondérées.
Une vérification simplifide (formules enveloppes) est donnée en
annexe 11,23.

1,311 Ceci résulte kvidemment du critère de base adopté pour la ruine


en 1,202.
- effets de la température,
- surcharges variables des trois cat6gories (surcharges d'exploitation ou d'essal,
neige, vent) prises en compte d'abord isolément, puis par groupes de 2, puis
simwlfanément.
c-

Les marnes vérifications doivent, en outre, &tre effectuées en consi-


dérant les combinaisons les plus d6favorables des valeurs non majorées des
charges permanentes, des surcharges d'exploitation et des surcharges extr6rnes
de neige et vent.

1t3 VALEURS DES CONTRAINTES CARACTERISTIQUES

1,31 CONTRAINTES CARACT~RISTIQUES POUR LES CONTRAINTES


ELEMENTAlRES ET LEURS COMBINAISONS

1,311 Traction slmple

La contrainte caractéristique a. est égale à la contrainte pondéree de


traction a. La vérification de la sécurit6 se tradult par :
a < a9
1,312 COMMENTAIRES

1,312 L a limite d'élasticité en compression de I'acier est sensiblement


égale à sa limite d'élasticité en traction. Les risques que court u n élément de
construction lorsque la contrainte de compression calculée atteint la limite
d'dasticité a, sont équivalents à ceux qu'il court lorsque la contrainte de traction
atteint la même valeur u, à condition qu'il ne risque pas d'être affecté par des
phénomènes d'instabilité (flambement, déversement, voilement).

1,313 O n continue à admettre, comme dans les Règles C.M. 1946 et


C.M. 1956, que la ruine par cisaillement simple est atteinte lorsque la contrainte
tangentielle atteint 0,65 a,.

1,314 O n rappelle que les formules de la Résistance des matériaux ne sont


pas applicables a u voisinage des points d'application des forces ou des réactions
d'appui, n i dans les zones 03 la forme et les dimensions des sections varient
rapidement, et par suite n i dans les assemblages ni e n leur voisinage immédiat.
Or, c'est précisément dans de telles régions que les états de contraintes complexes
sont les plus importants. Néanmoins, l'expérience montre que la méthoh indiquée
dans les Règles assure une sécurité sufisante.

132 Dans les chapitres 3, 4 et 5 , l'expression contrainte caractéristique


ne figure pas explicitement en général; sa valeur est exprimée par le premier
membre dcs inégalités 0 3 0, figure seule a u second membre.
Pour certaines pièces fléchies, la ruine n'est pas caractérisée par
l'apparition de la limite d'élasticité sur les fibres les plus sollicitées, mais par une
certaine valeur de La déformation permanente (3,212). Une pièce cornprimée
est considérée comme ruinée soit lorsqu'elle flambe, soit lorsqu'il se produit u n
déplacement important du point d'application des charges. Dans certains assem-
blages, la ruine se caractérise par une déformation qui réduit Z'eficacitd
liaisons (certains assemblages rivés); dans d'autres, peu déformables (asse&-
blages soudés), la ruine se manifeste par la fissuration ou la rupture d'éléments
essentiels. I

2,1O Lorsqu'on utilisera exceptionnellement dans les constructions dcs


aciers présentant u n allongement inférieur à 20 %, non seulement on ne pourra
par profiter des facilités accordées explicitement par les règles en raison des
1,312 Compression simple

La contrainte caractéristique a, est Bgale L la contrainte pondérhe de


compression B. La verifkation de la sécurit6 se traduit par :

1,313 ClsaIllement simple

La contrainte caract6ristique <ra est Agale aux 100165 de la contrainte


ponddr6e de cisaillement simple T. La v6rlflcation de la securit6 se tmduit par :
1,54 r< ue

1,314 Sollicitations multiples

Dans les constructions courantes, il n'y a pas lieu de tenir compte des
solllcitations multiples, mais on doit v6rifier que les valeurs maximales des contraintes
normales ponderées et des contraintes tangentielles pond6rées, calculées ind6pen-
damment par les formules habituelles de la Résistance des matériaux, satisfont aux
conditions indiquées en 1,311 à 1,313 ci-dessus.

1,32 CONTRAINTES CARACT~RISTIQUES POUR CERTAINES SOLLI-


CITATIONS PARTICULIERES

Les Chapitres 3,4 et 5 donnent les contraintes caract6rlstiques relatives


aux principaux cas de sollicitations qui peuvent Btre rencontres dans une construc-
tlon et, dventuellementles simplifications ou approximations qui peuvent Btre admises
dans les cas les plus courants.
La superposition de certaines sollicitations pour lesquelles les
contraintes ne sont pas proportionnelles aux charges (par exemple, flambement
avec flexion -3'5) y fait l'objet de rPgles particulibres,

NUANCES D'ACIERS

411 ACIERS LAMINES

2,lO Les présentes regles s'appliquent sans restriction aux aclers dont
I'allangement est au moins Bgal à 20 % pour une longueur entre repbres
(sale L 5,a \/&
2,111 COMMENTAIRES
A

possibilités d'adaptation plastique mais il appartiendra a u x ingénieurs comtruc-


teurs de prendre des dispositions spéciales pour éviter les désordres entraînés
par les phdnomènes dont l'influence défavorable est habituellement compensée
par l'adaptation de plasticité (inégalité de répartition des efforts dans les
assemblages, efforts secondaires dans les treillis, etc.).

2,111 A la date de parution des présentes Règles, le document en vigueur


est le PN A 35-501.

2,112 Il s'agit ici d'aciers particuliers désignh dans les catalogua des
fournisseurs par une dénomination commerciale.

2,113 Cette disposition permet d'utiliser des lots d'acier de provenance


incertaine o u des aciers pour lesquels aucune limite d'khticité n'est garantie
par les forges. L'étuds statistique ne doit jamais comporter moins rie 12 essais
pour chaque type et chaque dimension de profil.
2,ll La limite dlastique prise comme base des calculs est definie par l'une
des valeurs suivantes :

2,111 valeur garantie suivant la norme pour les aciers de construction faisant
l'objet de celle-ci ;

2,112 valeur garantie par le producteur pour les aclers de marque ;

2,113 valeur justifiée expBrimentalement sur la base d'une Btude statistique


et Bgale B la moyenne molns n fois l'écart moyen quadratique. Sauf disposition
contraire du Cahier des charges particulier, on prend n = 2.

2,12 Pour les rlvets en acier doux ayant une charge unitaire de rupture
comprise entre 33 et 48 daN/mma, on admettra dans les calculs que la limite d'Blas-
ticitB de cet acier est égale 8 24 daN/mms (kglmms).

2,13 Pour les boulons en acler doux ayant une charge unitaire de rupture
comprlse entre 33 et Ni daN/mma, on admettra dans les calculs que la limite dlBlas-
ticit6 de l'acier de ces boulons est égale B 24 daN/mma (kg/mms).

2'14 On admettra dans leacalculs que les Blectrodes utflisees pour la soudure
à l'arc Bleetrique donnent un metal d6pos6 dont les caractéristiques mecaniques
sont au moins Bgales è celles du metal de base.

8 RÈGLES GENERALES CONCERNANT LES CAL-


CULS DE RESISTANCE ET DE DEFORMATION

$ -
tr
Le module d'élasticité longitudinale E de l'acier est pris Bgal à
,el 000 daN/mm* et le module d161asticitétransversale G à 8 100 daN/mms (kglmmn)
,correspondant h un coefficient de Poisson sensiblement égal B 0,3.
3,12 COMMENTAIRES

3,12 Une déduction des trous se fait uniquement dans les pièces tendues.
Dans le calcul des contraintes, il est admis de considérer que la ligne de bou-
lons H R correspondant à la section nette déterminante transmet par frottement,
dès avant cette section, 40 % des efforts qui lui reviennent.

3,211 A la différence des Règles C.M. 1956 qui ne voyaient 1à qu'une


tolérance, la nouvelle rédaction préconise de toujours calculer les moments d'inertie
par rapport à l'me passant par le centre de gravité de la section brute, car la
prdsence de trous localisés ne modifie pas sensiblement la position ds la fibre
neutre de la pièce fléchie mais entratne simplement des majorations de contrainte
dans lu section affaiblie. On tient compte de ces majorations en déduisant du
moment d'inertie de la section brute les moments d'inertie des vides par rapport
à son axe neutre. Il en résulte d'ailleurs une simplijication des cakuls chaque
fois qu'on a besoin de tenir compte des déformations et lorsqu'on utilise des
profilés.
3,2l2 Pour tenir compte des possibilités dSadaptation plastique dans Ics
profil& soumis d la flexion simple, les Règles C.M. 1956 avaient admis une
majoration forfaitaire de 6 % du module d'inertie. U n examen plus approfondi
a montré que cette valeur pouvait encore être excessive pour des poutres de granHe
311 PI~CES SOUMISES A TRACTION SIMPLE

3,IO Les contraintes normales des plhces tendues sont calcul4es en divisant
l'effort normal par la section nette.
,-

3,11 Pour determiner la section nette d'une piece tendue comportant des
trous de rivets ou de boulons et 6ventuellement des entailles, on envisage differentes
sections (droites, obliques ou brisées) passant par ces Bvidements et on fait la
somme des surfaces de metal traversees par ces sections. On adopte comme
section nette la plus faible des valeurs ainsi trouvees.
Dans le cas le plus courant 0il la section la plus defavorable est une
section droite, la section nette s'obtient en d6duisant de la section brute la somme
des surfaces des vides apparaissant dans le plan de la section.

3,12 Par derogation à l'article 3,10, on adopte comme contrainte normale


de traction dans les pieces tendues assemblees par boulons à haute résistance la
plus forte des valeurs obtenues :
- solt en divisant l'effort normal par la section brute;
- soit en divisant par la section nette I'effort normal diminue de 40 % de la somme
des efforts que sont capables de transmettre les boulons situés dans la section
consid6ree (4,13).

3,13 Sauf justiflcatlons sp4ciales, les pieces tendues fortement solllctt6es


ou soumises à des efforts variables ne doivent pas comporter de variations brusques
de section, ni presenter de zones où la section nette difibre notablement de la section
brute.

3,2 PIECES SOUMISES A FLEXION SIMPLE OU DBVIÉE

3,21 FLEXION SIMPLE

3,211 Les contraintes normales des pieces fléchies sont calculées en faisant
intervenir les modules d'inertie I/v et Ilv' de la section (4 demi-nette )) obtenue en
deduisant les trous de la partie tendue et, 4ventuellement, les trous non remplis de
la partie comprimée. Elles peuvent, par simplification, être calcul6es en faisant inter-
venir le module d'inertie de la section nette obtenue en deduisant les trous de
l'ensemble de la piece. Dans tous les cas, le moment d'inertie est calcul6 par rapport
L l'axe passant par le centre de gravit6 de la section brute.

3,IH2 Dans le cas des profils à parois pleines premunis contre tout risque
de déversement, on peut diviser par un coefficient +
d'adaptation plastique la
contrainte ponderde a1 calcul6e suivant 3,211 avant de la comparer à la limite d'6las-
tlclt6 ab.
9,222 COMMBNTAIRES

hauteur ou pour certains profil&, plus avantageus par ailleurs, mis depuis lors
ci la disposition des constructeurs, tandis qu'elle m permettait pas de profiter
complètement des possibilités ds nombreux petits profilés d'emploi courant (solives,
pannes, etc.). C'est pourquoi la nouvelle rédaction remplace la majoration for-
faitaire par une majoration adaptée à chaque profil. E n outre, la forme de la
vérification a été modifiée pour mieux faire apparaître que I'adaptation de plas-
ticité ne rdduit pas les contraintes de service mais permet d'admettre des contraintes
plus élevées sans diminution de la sécurité.
Le coefficient cp est déterminé par la condition qu'après déchargement
1
-v
de la pièce soumise 4 u n moment cp us, la déformation résiduelle sur la fibre
eztrême n'excède pas 7,5 ?& de la déformation élastique correspondant à la
limite d'élasticité.

a,= Les Règles introduisent ici une distinction entre le module de résis-
tance - quotient du moment résistant par la contrainte normale sur la fibre la
plus sollicitée - et le module d'inertie - quotient du moment d'inertie par la
dwtance & la fibre extrême à u n axe perpendiculaire aux efforts et passant par
Ic centre de gravitk. Ces deux grandeurs sont confondues lorsque les efforts sont
crppliqds dana l'un des plans principaux d'inertie.

3,m-2 La rkgle empirique indiquée place en sécurité. Elle peut être appliquée
sans restriction lorsque le même point se trouve le plus sollicité à la feis par les
flexions dans les deux directions principales (sections rectangulaires ou en I ) .
Dans les autres cas (sections cruciformes ou en losange, par exemple), il n'est
intéressant de l'appliquer que pour les effort$ faiblement rnclinés sur rune ou
l'autre des directions principales, sinon elle devient plus dkfavorable que la
vdrifiation limitée a u domaine élastique.
La condition sV6crit:

Cette dispositlond,s'applique aux t r a v 6 ~Independantes ou continues


et, dans ce dernier cas, aussi bien au droit des appuis qu'en trav6e.
Pour les proflls les plus courants, le coefficient 4 est donne B
l'annexe 13,212.
Pour les poutrelles et les poutres compos6es B $me pleine, fldchles
.dans le plan de l'$me, tant que I'Bpaisseur e de la semelle voisine de la fibre extr6me
n'excbde pas 0,2 v, on peut adopter la valeur de JI, approchee par defaut, donnee
par la formule

FLEXION DÉVIÉE

3,221 Lorsque les efforts appliquBs B une piece flechie ne sont pas dans t'un
des plans principaux determines par l'axe longitudinal de la piece et l'un des axes
prlncipaux d'inertie de sa section, on projette les efforts sur les deux plans principaux,
an Btudie independamment la flexion dans chacun de ces plans et on additionne en
chaque point les contraintes normales determinees par ces deux 6tudes.

3,21111 Pour les cornieres isolees solliclt6es parallelement au plan de l'une des
ailes on se place en sdcurit6 en prenant comme module de rbsistance les 314 du
module d'inertie correspondant B cette direction (I,ld ou lv/d, des tables).

3 Dans le cas des proflls B parois plelnes prBmunls contre tout risque
de deversement, II est possible de tenir compte, comme en flexion simple, des
posslbilit6s d'adaptation plastlque.

- 1 Dans le cas exceptionnel où on connalt la valeur du coefficient corres-


pondant B la direction des forces, on divise par Ji la contrainte normale totale au
point le plus sollicit6 de la section.

-2 Lorsqu'on ne connatt que les valeurs J.i et Ji correspondant B des flexions


simples dans chacun des plans principaux d'inertie, on peut diviser respectivement
par ces valeurs chacune des contraintes maximales de flexion correspondantes et
prendre comme contrainte de comparaison la somme de ces quotients.
330 COMMENTAIRES

3 3 Lorsque l'drne comporte des évidements de dimensions importantes,


la vérification & la résistance de la pièce à l'effort tranchant doit se faire en la
consi&rant comme une pièce composée d'éUments entourant les évidements (par
ezemple, par assimilation à une pièoe à treillis, à une poutre échelle, etc).

3,31 I l est rappeld que l'application de la formule générale permet, pour


certains profils simples, d'évaluer la contrainte de cisaillement sur l'axe neutre
(fibre la plus sollicitée a u cisaillement) e n fonction de l'aire A de la section
totale par les formules suivantes :
- profil rectangulaire T=--
3 T
2A
- tube circulaire mince T = 2-
T
A
z=
4-
- T
- section circulaire pleine
3A
Pour les rivets, boulons o u broches d'msemblage, la formule générale
n'est pas applicable en raison de la trop grande proximité des points d'application
T
des forces et o n vérifie lu cisaillage total d'après la valeur de référence-(voir
A
chapitre 4).
313 EFFET DE L'EFFORT TRANCHANT D A N S LES PIECES
FLÉCHIES

3,m Les contraintes de cisaillement dans les pibces fléchies sont calculées
en faisant intervenir la section nette de l'âme.

8,31 Dans le cas géndral, la contrainte de cisaillement est determinee par la


formule

dans laquelle T représente l'effort tranchant, I le moment d'inertie de la section


complbte, es la largeur de la section au niveau du point considér6 et S le moment
statique par rapport à I'axe neutre de la partie de la section située plus loin de I'axe
neutre que le point considéré (partie hachur6e sur la figure).
S'il existe dans I'âme des trous de rivets ou boulons, on multiplie cette
contrainte par le rapport de la section brute à la section nette de l'âme.

332 Dans le cas le plus frequent des profils comportant deux semelles et
une &me de section As, à conditlon que la section de la semelle la plus faible repr6-
sente au moins 15 % de la section totale, on peut admettre

Cette formule simplifi6e est applicable aux poutrelles I ou U (pour


lesquelles la condition est toujours satisfaite), comme aux poutres composées à
8me pleine. Elle s'applique Bgalement aux poutres à caisson en prenant pour As la
somme des sections des ames.
3,401-1 COMMENTAIRES

3,401-1 L a stabilité a u flambement étant conditionnke par l'équilibre de la


pièce déformée sous l'efet des charges, il faut faire intervenir dans les calculs
la section brute, comme dans tous
les problèmes de déformation.
Sur les figures ci-
contre, le plan de fiambement est
s G z ;A représente l'aire hachurée.
En cas de section composée, elle est
- 2 la somme des sections des éléments
continus dans la direction de l'axe
de la pièce (membrures) à l'exclu-
,/; sion des éléments de liaison (treillis,
barrettes).
3,401 -2 Le tableau de I'annexe 13,401 illustre pour quelques cas courants le
mode de détermination de la longueur de flambemeltt.
L'annexe 13,8 donne des méthodes de détermination de la longueur
de flambement en cas d'encastrement élastique des extrémités (systèmes hyper-
statiques).
REGLES 314

394 PIECES
SIMPLE
SOUMISES A LA COMPRESSION - FLAMBEMENT

3,401 Définitions e t notations communes

-1 Caractéristiques de la secfion
On désigne par :
A l'aire de la sectlon brute de la pi8ce;
i le moment d'inertie de la section par rapport à un axe passant par son
centre de gravit6 et perpendiculaire au plan dans lequel on étudie le
flambement ;
-
Ii di Ie rayon de giration correspondant de la section ;

v la distance au centre de gravité de la fibre extrême la plus BioignBe


v' la distance au centre de gravit6 de la fibre extrême la moins éloign6e.

-2 -
Longueur de flambement Élancement
La longueur de flambement 1 d'une pièce articul6e aux deux extrBmités
est dgale h la longueur rBelle Io de la pièce.
Pour les autres modes d'attache des extrémités, on examine la d6for-
matlon possible de la ligne moyenne de la pièce et on prend comme longueur de
flambement la plus grande des distances séparant deux points d'articulation ou
d'inflexion, r6els ou fictifs.
Le Chapitre 5 donne des valeurs forfaitaires de la longueur de flambe
ment appllcable h certains éléments particuliers de la construction.
1
L'blancement 1 d'une plbce est Bgal 8 -
i
-
3 -
Efforts et contraintes Coefflclenis
On designe par :
N la contrainte pond6r6e de compression simple d'une piéce soumise a
0 a-
A un effort normal pondér6 N ;
xs El
Nk= 7 la charge critique d'Euler de la pléce ;

rrsE
I\= -= 5 la contrainte critique d'Euler;
ha A
k le coefficient d'éloignement de I'Btat critique, dont la valeur ne doit
'L-7 jamais descendre au-dessous de 1,3 ;
k le coefficient de flambement' dont la valeur est donnBe en 3,411 ;
R, 5 --
'L-1 l e coefficient d'amplification des sontraintes de compression, défini
CL- 1'3 en 3,412.
3,4U2-1 COMMENTAIRES f

3,402-1 Les bases ù la fois théoriques et expérimentales de Ea méthode Dutkeil


sont rappelées brièvement en annexe 13,40.
Les études et recherches entreprises depuis la parutioq des Règles
C.M. 1956 ont permis d'aboutir à une simplification des formules les plus
utilisées dans les cas courants, ainsi qu'à certaines gédralisations.

3,402-2 O n trouvera e n annexe les grandes lignes des calculs qui permettent
l'établissement des formules indiquées dans les Règles pour les cas les plus
courants. Ils pourront servir d'exemple pour l'application de la méthode à des
cos non traités.
O n désigne ici sous le nom de pièces à parois pleines, par oppo-
sition a u x pièces ù treillis ou ù traverses de liaison, les pièces ne comportant
pas d'évidements systématiques dans les faces parallèles a u plan dans lequel
on envisage le flambement.

3,402-3 L a méthode indiquée s'applique sans restriction a u x poutrelles


en I . Pour les U laminés et les cornières, le cas le plus courant d u flambement
dans la direction d'inertie minimale ne nécessite aucune précaution; si o n
envisage le flambement dans une autre direction, il faut que les liaisons empêchant
le flambement dans la direction d'inertie minimale s'opposent également à
la torsion.
En aucun cas, les calculs classiques de flambement ne s'appliquent
aux U profonds ou a u x tubes fendus le long d'une génératrice,

3,411 Comme o n le démontre e n annexe 13,40, o n peut utiliser les tableaux


donnant k e n fonction de A pour des valeurs de oe différentes de celles pour
lesquelles ils ont été calculés; il sufit de remplacer l'élancement réel A par u n

A \lz
élancement fictif qui prend les valeurs :

si o n se sert d u tableau établi pour Ge = 24 dnN,miia2 (kg/rnmq);

\/ si o n se sert d u tableau établi pour a. = 30 daN/mmz;

A s i o n se sert d u tablenu établi pour o


. = 36 daNlrnmz.

3,412 Les coe@cients k et kl sont 6gau.r pour a = as (as= ce représen-


,a

tant la contrainte limite d'affaissement définie dans l'annexe 13,40-1,4), mais


pour toute valeur de a inférieure à a#, o n a kl < k ; c'est ce qui justifie la possi-
bilité d'utiliser k a a u lieu de kl a.
RÉGLES 3,402

3,402 Bases d e la methode d e vbrificatian

-1 Principes
Les presentes Rbgles utilisent la mathode Dutheil, qui s'applique aux
pi8ces reelles comportant des imperfections Inévitables et ramène la vérification
de la stabilite au flambement à un probléme de flexion composée dans lequel on
tient compte, d'une part, d'une flbche representative des irréguhrités de la pibce
reelle et, d'autre part, de l'amplification des flbches de toute origine sous l'effet
d'une compression exercée sur la barre.

-2 Modalit4s d'application
Les articles donnent les formules auxquelles aboutit l'application de
cette methode dans les cas les plus courants de piéces section constante soumises
une compression constante sur toute la longueur de flambement :
- pibces à parois pleines (3,41) ;
- pieces compos4es treillis (3'42);
- pibces composcles a traverses de liaison (3'43).

-3 Limites de validlté
La methode Indiquee n'est applicable en toute rigueur que lorsque le
centre de gravite et le centre de torsion de chaque section se trouvent tous deux
dans le plan de flambement ou que des dispokitions sont prises pour éviter le gau-
chissement du profil. Pratiquement, on peut l'employer pour tous les lamines ou
assemblages de lamines couramment utilises en construction. Elle ne s'applique
aux proflls à parois minces que sous réserve des verifications prescrites en 3,44.

9,41 PI~%ES COMPRIMEES A PAROIS PLEINES

3,411 VBrificatlon courante

On verifie que la contrainte pondéree de compression simple u satisfait


la condition :
k a < ua

Le coefficient de flambement k a pour valeur :

Des tableaux de k en fonction de l'élancement h sont donnés


en annexe 13,411 pour les valeurs de as = 24 daNlmm2, uo = 30 daNlmmS et
o.= 36 daN/mms (kglmm8).

3,412 Vérification exceptionnelle


Lorsque pour une raison quelconque (par exemple, en cas de renforce-
ment de pieces en service) la contrainte caracteristique rdsultant de la compression
3,420 COMMENTAIRES

Pour avoir une notion physique de ce que représente le coefficient kt,


on peut se rappeler que la contrainte amplifiée kl a est e n fait la somme de la
contrainte de compression simple u et d'une contrainte de flexion provoquie
par le flambement, qui atteint sur la fibre la plus défavorisée de la pièce la
valeur u k l - O . = O. ( h l - 1 ) .
E t comme k est toujours a u moins égal à kt, la contrainte carac-
téristique k u est la somme de la contrainte de compresszon simple u et d'une
limite supérieure - égale à u ( k - 1 ) - de la contrainte de flexion provoqrcée
par le flambement.

3,420 Dans les exemples ci-dessous, le flambement se produit dans le


plan zOz.

msection d'aire A, mm section d'aire A,,


doit rester inf4rieure & une valeur plus petite que C T ~ on
, se place en s4curite en
employant comme contrainte caracteristique le produit ka, mais il est plus avantageux
d'employer le produit k, a de la contrainte pond6r4e de compression simple a par
le coefficient d'amplification des contraintes de compression :

L'annexe 13,412 comporte des tableaux et abaques permettant de deter-


miner a, p et k, en fonction de À et a.

3.42 PIÈCES COMPOSÉES A TREILLIS

3,420 Domaine d'application


Le pr4sent article s'applique aux places compos4es de membrures
reliees par une ou plusieurs trlangulations, pf8ces pour lesquelles le flambement
d'ensemble se produit dans un plan paraliale à celui du ou des treillis, soit que
I'inertle d'ensemble soit mlnlmale dans cette direction, soit que des dispositions
sp6clales s'opposent au flambement dans la direction perpendiculaire.

3,421 Définitions e t notations partlcullQres


-1 Caractdrlstlques de la section
On designe par :
G le centre de gravit4 de l'ensemble de la section composde ;
va la distance de G au centre de gravit6 de la membrure de plus faible
section ;
Y,, la distance de G au centrede gravité de la membrure de plus forte sectlon
(6 < vol ;
Am et lml'aire de la section de la membrure à distance v, et son moment d'inertie
par rapport à l'axe perpendiculaire au plan de flambement;
Am, et lm. les grandeurs correspondantes relatives la membrure distance vi

A - (Am1 > Am) ;


+
Am Ami l'aire de la section cornpos6e ;
I Amv;+ Am, v?+ I m f lm. le moment d'inertie de la section compos4e ;

= di le rayon de giration de la section composée:


-
3,421 2 COMMENTAIRES --

3,421 -2 D a m les pièces à treillis, les dkformations dues à l'effort tranchant


ne peuvent pas être négligées. Touhfois, le coefficient S qui permet d'en tenir
compte dcrns les calculs de flambement diffère e n gknéral assez peu de l'unité;
c'est u n terme correctif dont le calcul ne requiert pas une grande précision.
Le tableau suivant donne les corrections Ar- A calculées à l'ai&
A
de la formule approchk des Règles pour diffdrentes valeurs dB ii et -
Atr mtn

VALEURS DE A'-À

A -
A -=
Air min
2 --A
Air min
4 A -10
Air min
--A -20
Air min

20 294 415 10,O 17,4


30 18 3,2 7,4 13,6
40 182 2,4 58 11,O
50 110 210 4,8 912
80 018 1,6 4,O 718
80 016 112 3,1 6 ,O
100 095 1,O 2,s 4,Q
120 014 0,s 2,l 41
150 Ot3 097 ln7 3,3
2OO 02 095 1'2 205
250 082 Os4 110 210

2% -e m A
de
vaIIdit4
hJJqT
4s@m/ha(i7 o#@rn/he(3,7 o~@rn/h0<3,4
1

D a m Es c m courants de pièces composées à treillis, o n peut utiliser


les valeurs do ce tablsau e n interpolant lindairement.
As l'aire de l'&me Bquivalente au treillis, determinBe suivant les indications
de l'annexe 13,942, ou la somme des aires des &mes équivalentes s'il
y a plusieurs treillis parall8les.

-2 Longueur de flambement - Élancement


La longueur de flambement 1 de la piece composBe est dBtermlnBe
suivant les principes gén6raux indiques en 3,40f -2.

Pour tenir compte des d4fotmations d'effort tranchant, on calcule le


coefncient

et on verifle l a barre pour un Blancement flctif

X'=X\/~
Dans les constructlons normales, oh le rapport de la longueur 1, du
tronçon de membrure a la hauteur ho=v,+v~ de la poutre triangulee reste compris
entre 0,5 et 1,7 pour les triangulations en N, entre 0'4 et 3,7 pour les triangulations
en V ou entre 0,l et 1,4 pour les triangulations en KI on peut se dlspenser de dBter-
miner I'Bme Bquivalente. II suffit de considerer la section ,A ,,, de la plus faible
des barres de treillis et d'utiliser la formule suivante qui donne de 8 une valeur
approchee par exchs, donc plaçant en sBcurit6 :

Lorsque les membrures sont reliees par plusleurs treillis, on ptend


pourArrmin la somme des sections des barres les plus faibles de chaque treillle

- 3 Efforts et contraintes - Coeflcients


On designe par :
O=-
N la contrainte pondBrBa de compression simple de la piece compos6e
A soumlse & un effort normal pondBr6 N ;
km et km. les coefficients de flambement des tronçons de membrures, definis en
3,422 ci-aprhs ;
km et An. les Blancements de ces tronçons utlllsBs pour le calcul de km et km, ;
3,422-1 COMMENTAIRES

3,422-1 E n pratiqlsc, la direction la plus &favorable pour la ftambsment


individuel des tronçons & membrures apparatt en général immddiatement
et les vcrlcurs de k correspondant a m autres directions n'ont pas à être dkterminées;
mais il y a parfois &s cas OS l'kt& doit être faite dans deux directions pour
détcrminsr avec certituds la p l u ddfavorable.

3,422-2 La vérification de la stabilitd inàividuells des tronçons de membrure


n'est pas indispensable, car elle résuùs a fortiori de la vérification de la stabilité
de la pi& composée a u moyen des f o r m h données en 3,423. EL% évitc, s i
elle n'est pas satisfaite, & poursuivre inutilement h calculs.

3,423 On peut remarquer que la vkrification des pièces composées à treillis


se ddduit de celle des pièces à d m pleine, d'une part en remplwant k, par k;
pour tenir compte de la déformation d'effort tranchant, d'autre part en écrivant
que la contrainte de compression majorée par le flambement général (le; a )
ue
reste inférieure à - pour la membrure à distance vo et à -,a, pour la membrure
km km
à distance v i (et non plus à sur le bord le plus &favorisé). La première
U*

formub de 3,423, par ezemple, se déduit de k;~p 3


km
< a

La première vkrijication imposée par les Règles constate simplement


que la pièce ne périra pas par flambement local de la membrure à distance vo
aur laquelle la contraints de compression simple est multiplike par k;.
a,$,

Olt=

"=

k, = -----
_
k; et kt les valeurs que prennent les quantites a, p, kl et k lorsqu'elles sont calcu-
lees en remplaçant I'6lancement r6el A par 1'8lancement flctif A', soit :
-- E la contrainte critique d'Euler de la piece compos6e. compte tenu des
hta deformations d'effort tranchant ;
le coefficient d1610ignement de 1'6tat critique, compte tenu des défor-
mations d'effort tranchant, dont la valeur ne doit jamais descendre
au-dessous de 1,3 ;
K'-1 le coefficient d'amplification des contraintes de compression, compte
pl-1,3 tenu des deformations d'effort tranchant ; ce coefficient peut être d6ter-
min6 au moyen des tableaux et graphiques de l'annexe 13,412;
k' le coefficient de flambement, compte tenu des d6formations d'effort
tranchant, determin4 comme il est indique en 3,411, en remplaçant
a, par a;, ou lu sur les tableaux de l'annexe 13,411 en fonction de l'dan-
cement fictif At (k' est utilis6 en 333).

3,422 Flambement individuel des tronçons d e membrures

-1 Caractérist;ques des tronçons de membrures

Pour chacune des membrures on envisage les posslbllit6s de flam-


bement dans les diffhrents plans, en prenant des longueurs de flambement Bgales
aux distances entre nœuds ou points fixes dans le plan consid6r6.
Pour chacun de ces modes de flambement, on determine un coefficient
de flambement k (voir 3,411) et on designe par km le plus grand de ceux qui se rap-
portent h la membrure B distance v, de G et par km. le plus grand de ceux qui se rap-
portent la membrure h distance v,.

-2 V4riflcation des fronçons de membrure

Si les inBgalitBs hm o< q ou hm- a < asne sont pas satisfaites, la piéce est
insuffisante. Si elles sont satisfaites, il faut encore proceder h la vbriflcation suivante.

3,423 VBr'ification des membrures


On verifle dans tous les cas
k; km a < s r
En outre, dans le cas des pleces dlssym6triques, si on a km > km on
v6rifie 6galement
-
3,424 1 COMMENTAIRES

La seconds vérification constate que la pièce ne périra pas par


flambement de la membrure à distance vi sur laquelle le flambement d'ensemble
ajoute à la contrainte a de compression simple une contrainte a ( k ; -1 ) v'
odue
v-
'U
à lu flexion d'ensemble, suivant la remarque faite a u deuxième alinéa des
Commentaires de 3,412.
Ces vérifications permettent d'exploiter toutes les possibilités compa-
tibbs avec la sécurité. Une vérification approchée, plus simple, est donnée en
annew 13,423.

3,424-1 Dans l'établissement des projets, il est recommandé de baser la


résistance des treillis sur une valeur de Tr correspondant à la charge mmimale
que la pièce peut supporter plutôt qu'à l'effort normal N = a A correspondant
strictement aux charges prévues a u projet.
Une limite supérieure de Tr est donnée en annexe 13,424.

3,424-2 E n principe, les treillis sont identiques sur toute la longueur de


la piéce composée et les calculs de déformation sont bas& sur cette hypothèse;
mais on peut admettre u n affaiblissement local dont l'influence sur la déformation
d'ensembh serait négligeable.
Dans l'expression de TI{,, o n peut, en se plaçant en sécurité,
lorsque z est compté à partir de l'extrémitd

la plue proche de lu longueur de flambement z


Le minimiun imposé à T f],!
( 3
<- .
correspond à la possibilitd d'une erreur
& 0,06 1 sur l'évaluation de la pooition du milieu de la longueur de flambement.

3,425.1 Leu formules de vérification indiquties e n 3,423-1 ne permettent


pas de déterminer directement l'effort normal admissible par la pièce, car e l h
comportent u n coefficient k ; qui dépend de la valeur inconnue a.

Les formules ci-contre se déduisent de celle* de 3,423-1 en remar-


quant gus :
- le calcul d'une pièce composée se ramène à celui d'une pièce à parois pleines
pour une l i m i k d'élasticité 3ou (3,423 - 0 ) ;
km k,n
- Lw valeurs d u coefficient de flambement et du coefficient d'amplification
des contraintes de compression sont égales lorsque la contrainte caractéristique
est égah à lu limite d'élasticitd (3,412);
- Lw valeurs du coefficient,-
de flambement sont les mêmes pour a, et X' d'une
ae
part, et pour - et A' part (3,411).
km
Une méthode approchée de détermination de l'effort normal admis-
sible pour une pièce composée à treillis est donnée en annexe 13,425.
3,424 VBrlflcation des treillis

1- Les treillis doivent pouvoir réslster di un effort tranchant qui prend aux
extremités de la longueur de flambement la valeur maximale

-2 En cas d'afilbllssement local des treillis distance z d'une extrémit6


de la longueur de flambement, on vdrifie qu'ils peuvent r6sister en ce point un
effort tranchant
Tt(.) = Ti coe -1
nZ

sans descendre au-dessous de -.T5c

3,425 Effort normal pondérb admissible par une piece cornpoilBe


treillis
On determine un Blancement réduit

On en déduit un coefficient de flambement réduit k" par la formule


indiqu6e en 3,411 ou d'apr6s les tableaux de l'annexe 13,411. L'effort normal admis-
sible par la piece a pour valeur

Toutefois, pour les pieces dissymétriques dans lesquelles on a km, >km


on determine également un élancement r6duit

,,"<=):\/t_h
\/L km.
3,430 COMMENTAIRES

3,430 Duns les ~ x ~ m p i eci-dessoids,


s le flnmh~rn~ntse prodrîit dans le
plans xOz.
I,orsqu'une pii.ce ronlposé~ ne roniporte de tnir1ersrs J P liaison
qrr'au nlilieu tle In loriprrei~rd~ flurrtherviertt, relles-i i rc'r>rr~pr:r
h ~ n tp)cts r harrrrir
des rrienlhri<rrs dr flrzriiber dons le plart dr:f;rii pclr 1~1crsoses n r i ~ t r ecomrnr
.~ .z
ellm htairrit iso1i.e~.
on en déduit un coefficient de flambement réduit k"'. L'effort normal admisslble
est donné par la plus petite des valeurs

343 PIÈCES COMPOSÉES A TRAVERSES DE LIAISON

3,430 Domaine d'application


Le présent article s'applique aux pieces en forme d'échelle, composées
de membrures reliees par des barrettes ou traverses de liaison situbes .dans un ou
plusieurs plans parallhles au plan dans lequel se produit le flambement d'ensemble,
soit que l'inertie de la section composée soit minimale dans cette direction, soit
que des dispositions speciales s'opposent au flambement dans la direction perpen-
diculaire.
II suppose que les membrures sont parall&leset de section constante,
que les barrettes ou traverses de liaison sont toutes identiques et régulihrement
espacees et que le rapport de la longueur de flambement 1 l'intervalle lm entre axes
des traverses de liaison est au moins ggal 8 trois (1 > 3 lm).

-1 Caractlristiques de la membrure de plus faible section


On déslgne par :
v, la distance de sa fibre neutre celle de la pièce compos6e;
3,491 -4 COMMENTAIRES

3,431 -4 L'annexe 13,40 indique en [3,431] les considérarions qui conduisent


d l'établissement de la formule donnant la valeur de 8.
L'expression approchée dc A' a été déterminée pour des pièces symé-
triques dans lesquelles les tronçons de membrure flambent dans le même plan
- - tant qu'on a Am
que la pièce composée. Dans ces conditions, < -
0,8 A, - I'erreur
wmmise est inférieure à 3 % pour - -< 1,25 et à 6 % pour -
l m ho
It lm
-< 5;
l m ho
It lm.
pour Am = A, l'erreur est toujours par excès (donc plaçant en sécurrté) et
peut atteindre 6 % G1, 10 % pour --= 2, 26 % pour
It lm It lm
I , -2
- h = 5. Lorsque l a pièce composée est dissymétrique ou lorsque les tronçons
1, lm
de membrure flambent dans u n plan différent, la formule approchée place tou-
jours en sécurité, à condition d'y remplacer, pour les pièces dissymétriques,
1, par Am1 dès qu'on r Am1 > Am.
vn
la distance de sa fibre neutre & sa fibre extreme dans la direction du
flambement d'ensemble;
Am l'aire de sa section ;
l m la longueur des tronçons de membrute, Bgale B I'entr'axe des traverses
de lialson ;
-*Elm Iacontralntecritique d'Euler correspondant au flambement des tronçons
mm- -
A:/m de membrure dans le plan de flambement d'ensemble ;

X a et km I18lancement et le coefflcient de flambement correspondant au flambe-


ment des tronçons de membrure dans la direction la plus d6favorable'
comme Indique en 3,432.

- 2 Caractdristiques de la membrure de plus forte seciton (pour les pldces


dls~mdtrlques)

On envisage les quantlt6s homologues

-3 Caractdristiques des traverses de Ilakon

On designe par :
h,- v,+v i la longueur d'dpure des traverses de liaison ;
Ir le moment d'inertie de la section de la traverse unique ou la somme
des moments d'inertie des traverses situees dans une mQme section
de la piece compos6e. Ces moments d'inertie sont calcui6s par rapport
B un axe perpendiculaire au plan de flambement d'ensemble.

-4 Caractdrtsfiques de la p i k e composée

On designe par :
A = Am +- Am I'alre de la sectlon compos6e :
I= Am Y:+ Am. v 2 $- lm + lai.son moment d'inertie :
I= \/$ son rayon de giration :
1 la longueur de flambement de la piece compos6eI detennlnee suivant
les principes gén6raux indiques en 3,401 -2 ;
1
À 5=
i
-
son 6lancement.
Pour tenir compte des deformations d'effort tranchant, on calcule le
coefflcient
3,432 O n rappelle qu'il faut envisager les possibilités de flambement des
tronçons de membrure dans les différents plans.

3,433 Comme pour les pièces à treillis (voir 3,4231, la première véri-
fication imposée par les Règles constate que ta pièce composée ne périra pas
par flambement local de la membrure à distance v,, sur laquelle la contrainte
de compression simple est multipliée par k;.
L a seconde vérification c o ~ t a t eque la pièce ne périra pas par
flambement de la membrure à distance vo.
Ces vérifications permettent d'exploiter t8utes les possibilités compa-
tibles avec la sécurité. Une vérification approchée, plus simple, est donnée e n
annexe 13,433.
dont l'expression, en cas de piaces symdtriques, se r4duit ZI :

et on utillse pour la vdriflcation de la piece composde un dlancement flctif


)if= i di--
Lorsqu'on a xiii< 0,8 X (ou, h la rigueur, Xm < X), une valeur approchde
de X' peut Btre obtenue directement par la formule :

On considere enfin, comme dans les pièces composdesB treillls (3,421-3):


N
a= -
A
la contrainte ponddrde de compression simple de la piece composee
soumise B un effort normal pond&& N ;
+&=fi
Aln
la contrainte critique de la piece compos6ei compte tenu des defor-
matlons d9eRorttranchant ;
p'= 2
O
le coefflclent d'dlolgnement de l'état critique, qui doit toujours htre
supdrieur à 1,3 ;
CL'-1
kls -
PI-1 3
le coefficient d'amplification des contraintes de compression ;

k' le coefncient de flambement, compte tenu des déformations d'effort


tranchant, determin6 comme II est indiqu4 en 3,411, en remplaçant
t~ par 4, ou lu sur les tableaux de l'annexe 13,411 en fonction de I'Blan-
cement fictif 1' (k' est utilise en 3,54).

3432 Flambement Indivtduel des tronçons de membrures

On ddtermine les valeurs de km et km comme il est indlqtld en 3,422


a propos des pieces B treillis.

3,433 VBrlficaflon des membrures dans l a rdglon l a plus sollicitde au


flambement (milieu de l a longueur de flambement)

On verifle dans tous les cas


k; km a <
En outre, pour les piaces dissymdtriques, sl on a km, > km, on v6rine
Bgalement
3,434-1 COMMENTAIRES

3,434-1 Une limite supérieure de TIest donnée en annexe 13,434.

3,935-1 Dans l'établissement des projets, il est recommandé de baser ta


résistance des barrettes ou traverses de liaison sur une valeur de Tl corres-
pondant à la charge maximale que la pièce peut supporter plutôt qu'à l'effort
normal N = a A résultant strictement de l'application des charges prévues
a u projet, multipliées par les coefficients de pondération. Les valeurs approchdes
de Tfdonnées en annexe répondent à cette considération.

3,435-2 Comme cela a Qé spécifié e n 3,430, les traverses de liaison sotd


e n principe toutes identiques, mais o n peut admettre u n affaiblissement local
dont l'influence sur la déformation d'ensemble serait négligeable.
Dans E'expression de TllW o n peut, e n se plaçant e n sécurité,
A Z
remplacer cos -par (1
1
-y), lorsque r est compté à partir de Peztrémitb
la plus proche de da &ngueur'de flambement.
Le minimum impose à TI(,,correspond à la possibilittl d'une
erreur de O,06 1 sur l'évaluation de la position d u milieu de la longueur de
flam bernent.

3,440 Les vérifications imposées a u x dkments à parois minces ont pour


but de prémunir contre t'apparition de divers phbnomènes tels que voilement
local, vriUage de l'ensemble, etc.
3,434 Vdrificatlon des membrures aux extrdmltis de l a longueur de
flambement
1 - On determine l'effort tranchant T t aux extrdmltds de ta longueur de
flambement par la formule :

2- On v6rifie les conditions de résistance des m e m b ~ r e sB l'encastrement


des traverses :

lm Vm*
km. a+ Ti--
2 li+la-
< -0

3,435 Vdrification des traverses de Ilaison

1- On verifle que la traverse de IiaIson ou l'ensemble des traverses situdes


dana une meme section droite de la piece composdeet leurs attaches peuvent r6sister,
dans le plan de flambement :

- h un moment T i lm
-+ lm
lm
lm*
son attache sur la membrure de plus faible
section ;
- B un moment Ti - lm
lm
lm+ le.
sdn attache sur la m e m b ~ r ede plus forte
section ;
- B un effort tranchant Ti-.ho lm

2- En cas d'affaiblissement local des traverses de llalson b distance r


d'une extr6mit6 de la longueur de flambement, on effectue les veriflcations qui pre-
cadent en remplaçant en ce point T i par :
xz
Ti(,)= T i COS
1
-
sans descendre au-dessous de Tr -5

3,44 CONDITIONS SPÉCIALES IMPOSÉES AUX ÉLEMENTS COMPRI-


MES A PAROIS MINCES
3,440 Les methodes de v4rlflcation du flambement Indiquees ci-dessus de
3,40 h 9,43 inclus ne sont applicables aux pibces constitu6es de parois minces que
sl, 8 defaut d'autre justification, le rapport de la largeur libre b à I'ipaisseur e de
ces parois satisfait aux conditions suivantes :
3,441 COMMENTAIRES

3,441 Les figures ci-dessous donnent des w m p k d'application d 1"ms


des parois d'un élément. Les autres parois doivent dgalement être vhrifides aui-
vant les mêmes principes.
1 -
-1 Parois minces ayant un bord non raldl

-2 Parois minces ayant les deux bords également raidis

-3 Parois minces ayant les deux bords indgalement raidis


On interpole entre les deux cas précedents en veriflant

Dans cette expression, on a toujours b, )b, b, et b, representant les


largeurs des deux bordures de raidlssage.

- 4 Parois minces d'éléments en caisson, ayant un bord raldl et l'autre encastré


élastiquement par la fixation rigide sur une t8le d'épaisseur e, et de largeur bal satis-
faisant b,6 45 e,, comme l'indiquent les figures A & C.

Dans le cas de la figure D, les t8les adjacentes, I'une de largeur bg et


d'epaisseur ei satisfaisant à bj < 45 ei, l'autre de largeur b3 et d%paisseur es satis-
falsant h b i < 45 e3, sont remplac6es dans l'inégalité prdcédente par une tdle fictive
de dlmensions ba et e, telles que

- 5 Parois minces d'éldments en caisson, ayant les deux bords encastrés


élastiquement dans les mêmes conditions qu'en 4, d'un c8t6 sur une t81e de largeur
b, et ea,satisfaisant à ba< 45 e,, de l'autre sur une t61e de largeur b, et d16paisseur e,,
satisfaisant à b, < 45 e,.
On vérifie

Si l'encastrement Blastique est daliscl & I'une des extremités ou aux


deux, par la présence de deux t6les adjacentes (fig. D), on les remplace par une t81e
fictive comme en 4.
31443 COMMENTA1 RES

3,443 Pour une paroi située dans des conditionv déterminées, on désigne
par p la valeur d u second membre de l'inégalitt! que le paragraphe 3,441 prescrit
b
de vérifier dans son cas particulier. S i le rapport - est supérieur à p, o n peut
tout de même admettre la constructtolz, mais à condition de vérifier le flambement
de l'élément pour u n élancement fictif 1' supérieur à son élancement réel 1 et
satisfaisant à :
b
A'= 75- siona <75
eP

3,50 Comme il est précisé dans I ' a n m m 13,50, la méthode indiquée, qui
ne fait intervenir que la valeur maximale de la contrainte u j , place e n sécuritk.
La définition de cette contrainte aj est précisée pour chaque type
de pièce en 3,520 - 3,530 et 3,541.

3,51 Pour chacun des cas envisagés dans les Régles, o n trouvera ci-dessous
le schéma d u diagramme des moments donnant naissance à uf et l'expression
de l'aire A, de ce diagramme (utilisée en 3,516).

3,511 lMméd
3,442 Éléments d'&lancement A supérieur B 75

On applique les mêmes inégalités qu'en 3,441, en multipliant le second


A
membre par -+

75
En cas drenca&rements sur de$ tôles adjacentes (3,441-4 et 5), les
bs b4 bi
valeurs de- 9 -
ea e, es
., etc., doivent rester inférieures h 45-=
A
75
0,6 A.

Dans ces formules, A est limité 250.

3,443 Parois minces n e satisfaisant pas aux conditions prdcedentes

SI pour des raisons constructives on est amené à donner à certaines


parois minces, dont on tlent compte dans les calculs, une largeur supérieure à la
limite déterminee par les formules précédentes compte tenu de I'6lancement réel
A de 1'414ment, on verifle la stabilit6 au flambement de 1'616ment avec l'élancement
fictif minimum A' pour lequel les conditions fixees en 3,442 sont satisfaites.

315 PIECES SOUMISES A COMPRESSION AVEC FLEXION


D A N S LE P L A N DE FLAMBEMENT

3,50 PRINCIPE

La vdriflcation des pibces soumises à une compresslon en meme temps


qu'à une flexion dans le plan de flambement consiste à s'assurer que la somme de
la contralnte pondérée de compression simple a, multipliée par le coefficient k,
d'amplification des contraintes de compression, et de la contrainte pondérée maxi-
male de flexion simpleai, multipliee par le coefficient kt d'amplification des contraintes
de flexion, reste inférieure h Ce (ou àaelkm pour les membrures des pibces composées).

3,51 COEFFICIENT D'AMPLIFICATION DES CONTRAINTES DE


FLEXION

3,510 Le coefficient ki depend du facteur p = -a où


J
'k
a représente la
contralnte pondérée de compresslon simple et a la contrainte critique d'Euler dans
le plan de flexion. II depend, en outre, du mode de distribution des efforts engendrant
la flexion, dans les conditions indiquées ci-apr8s.

3,511 Charge B rdpartition sinusoïdale


3,516 Des comparaisons systématiques des valeurs fournies par la formule
ci-contre avec les résuliats obtenus par addition des
contraintes dues au2 différentes charges après amplification
de chacune d'après les formules particulières (3,512 à
3,515) ont montré que les erreurs par &faut étaient
toujours inférieures à 8 % dans le cas le plus défavorable
de la superposition d'un moment M à une eztrémité et
2 2 8 M
I- 7 d'une charge 1--a u milieu de la longueur de flam-
1
bement, avec r = 1,3. Dans les cas courants, I'erreur~est beaucoup plus faible.
REGLES 3,512

3,512 Charge uniformément répartie

3,513 Moment constant o u moment variant lindairement

(Effet de moments appliques aux extrdmit48 de la barre ou d'excentre-


ments de la force de compression)
+
-
P 0,25
kt=
-
P 1,3

3,514 Charge concentrée au milieu

3,515 Charge concentrée A distance c de I'extr6mité l a plus proche de


l a longueur de flambement

3,516 Superposition des effets de plusieurs charges de meme sens

On peut appliquer'sbpar6ment les coefficients ci-dessus aux contraintes


de flexion engendrees au' milieu de la longueur de flambement par chacune des
charges et additionner les r6rultats.
On peut egatement appliquer la contrainte globale le coefficient donnd
par la formule

dans laquelte A, reprbsente l'aire du diagramme des moments et Mmes le moment


au milieu de la longueur de flambement.
3,52 COMMENTAIRES

3,521 Les formules dej Règles sont justifiées dans l'annsm 13,50.
Des formules enveloppes sont données en annexe 13,521.

3,522 L&P formules des Règles sont justiPe8 dans I'annexe 13,50.
Uns méthode enveloppe est donde en annexe 13,522.
3 3 17 Superposition des effets de charges d e sens contraires

On applique les coefficients qui precèdent, d'abord à la contrainte


maximale de flexion engendree par toutes les charges agissant dans un sens, puis
A la contrainte de flexion au même point engendrée par toutes les charges agissant
dans l'autre sens. On adopte comme contrainte totale majoree la différence des
resultats ainsi obtenus.

3 '52 VÉRIFICATION D E S PIÈCES A PAROIS PLEINES

3,520 Notations

En plus des grandeurs mentionnées en 3,401, à propos du flambement


simple, on designe par :
la contrainte pondbrée maximale de flexion simple sur la fibre extrême
la plus éloignée du centre de gravite de la section (a distance v ; sur la
fibre extrême à distance v', l a contrainte de flexion a pour valeur

kr le coefficient d'amplification des contraintes de flexion, défini en 331

3,524 Pièces symétriques o u pièces dissymétriques dans lesquelles la


flexion comprime la fibre h distance v

3,522 Pibces dissymétriques dans lesqueltes la flexion comprime { a


fibre à distance v'

II est necessaire de verifier dans tous les cas que la Abre extrême B
distance v' riésiste à la compression et, Bventuellement, que la fibre distance v
resiste à la traction.

On v4rifle :
- fibre distance v'
- flbm B distance v @kl- of kf < ue
3,531 COMMENTAIRBS

a531 Les vkrificatioru & la mkthode de base se &duisent 0% celles établies


en 3,423, t i propos du flambement simple, en ajoutant pour la membrure à
distance v,, la contrainte de flexion majorée ej ki et en retranchant pour la mem-
v.
brure à distance vi la contrainte de flexion majorée a f o k j . Les tractions gui
vo
pourraient se produire soit sur la membrure à distance vo par prdpond&rancs
de la dkformation de flambement sur la &formation de flexion, soit sur h
membrure d distance vi, donneraient lieu à des contraintes infkrieures aux
contraintes de compression vérifiées.
Uns formub enveloppe est donnds en a n m m 13,531.

a,= Les vérifications sont &rrni&s suivant les mêmes principes


que ci-dessus, mais il faut envisager ici l'kventilalitd d'une traction sur la mem-
brure à distance vo.
Une formule enveloppe est donde en annexe 13,532.
333 VÉRIFICATION DES PIÈCES COMPOSEES A TRflLLlS

3,530 Notations

En plus des grandeurs mentionnees en 3,421 propos du flambement


simple, on designe par :
or la contrainte de flexion au centre de gravite de la membrure de plus
faible section, à distance vo du centre de gravite G de la section d'en-
semble de la piece (le centre de gravit6 de la plus forte membrure étant
à distance vi, où la contrainte de flexion est ar

kh le coefficient d'amplification des contraintes de flexion, compte tenu


des deformatlons d'effort tranchant, dont la valeur s'obtient en rempla-
ui
çant p par &'= --dans les formules donnees en 3'51 pour k t ;
u
hm et km, les coefficients de flambement des tronçons de membrures determines
comme indique en 3,4E.

3,531 Vdriflcation des membrures dans les pieces symdtriques o u les


pibces dissym8triques pour lesquelles l a flexion comprime l a
membrure de plus faible section ( h distance vo de G)

-
1 On verifle dans tous les cas la résistance à la compression de
la membrure & distance vo par la formule :

-
2 En outre, pour les pleces dissym6triques, si on a hm. > km on verifie
Bgalementla resistance & la compression de la membrure à distance vi par la formule :

3,532 Vdrlfication des membrures dans les pieces dissym6triques oh


l a flexion comprime l a membrure de plus forte section (à dis-
tance vb de G)

-
1 On verifle dans tous les cas la resistance à la compression de la mem-
brure B distance v; par la formule :
3,533 COMMENTAIRES

3,533 L'annexe 13,50 donne une justification de la valeur adoptle pour


I'effort tranchant d û ù kr déformation de flambement Tftt,.
Dans son expression, on peut, en se plaçant en sécurité remplacer
322 zB
cos par 1- 4 - lorsque z est compté à partir de l'extrémité la plus proche de
l2 '
b longueur de flambement.

3,540 Les pièces composkes à traverses de liaison ne résistent pas dans des
conditions avantageuses à l'action simultanée d'un effort normal et de forces
transversales; leur emploi dans de telles conditions doit être exceptionnel.
La vtification s'effectue suivant les mêmes principes que pour les
pièces à treillis, mais en tenant compte des flexions locales engendrées dans les
membrures par la présence de l'effort tranchant. Pour une distribution quelconque
des forces transversales, il est dificile de déceler a priori dans quelle région les
membrures sont les plus sollicitées et plusieurs vérifications sont en général
ndcessaires, à moins d'utiliser les formules enveloppes qui permettent une justi-
fication rapide des pièces surabondantes.
Les formules de l'article 3,54 couvrent u n domaine d'application
plus étendu que bs formules plus simples qui figuraient dans les Règles C.M.
1956.
- 2 En outre, si on a-
km*
v0km
< vo
on verifle la rbsistance B la compression
de la membrure B distance v, par la formule :

..
-3 Et si on a km. < ?, on verifie la resistance 8. ia traction de la membrure
vo
8. distance v, par la formule :
a ( k i - 2 ) + ai kt< a.

3,533 Vdrification des treillis


Lestreillis dolvent pouvoir reslster B un efforttranchant qui est la somme
de I'effort tranchant T engendre par les charges transversales et de I'effort tranchant
dQ B la deformation de flambement, qui prend distance z d'une extremitb de la
longueur de flambement la valeur
AI
Tt(*)= Tt COS -
I
avec

On peut, en se plaçant en sdcurite, effectuer la verîficatlon des trelllis


en prenant pour Tt la valeur approchee par excas

3,54 ~ÉRIFICATION DES PIECES COMPOSEES A TRAVERSES DE


LIAISON

3,540 Domaine d'application


Ce qui a et6 dlt en 3,430, a propos du flambement simple, s'applique
6galement ici.

3,541 Notations
En plus des grandeurs mentionnees en 3,431, 8. propos du flambement
simple, on designe par :
oit.) la contrainte ponderee de flexion simple au centre de gravit6 de la
3,542 COMMENTAIRES

Une formule enveloppe est donnée en annexe 13,542.


membrure de plus faible section (à distance v, de G), engendree par
les forces transversales à distance z d'une extrémit6 de la longueur
de flambement ;
nrmax ;
la valeur maximale de ar(~)
ntmea la valeur que prend or(z) au milieu de la longueur de flambement ;
TrZ, l'effort tranchant pondert3 engendre par les forces transversales dans
une section sitube à distancez d'une extremit6 de la longueur de flambe-
ment ;
TIE~max la valeur maximale de T(.) ;
T l'effort tranchant dll a la deformation de flambement, qui prend, à dls-
tance z d'une extremite de la longueur de flambement une valeur :
X I x l
Tr(z)= Tr COS -
I avec T ~ = 1- -vo[ ~ u ; - I ) + = ~ ~ ~ ( K , -
k; le coefficient d'amplification des contraintes de flexion, compte tenu

plaçant par p' -


des deformations d'effort tranchant, dont la valeur s'obtient en rem-
O'
2 dans les formules donnees en 3'51 pour kt ;
O

kmet km, les coefficients de flambement des tronçons de membrures, determines


comme indique en 3,422.

3,542 Vdrification des membrures dans les piéces symdtriques e t dans


les pieces dissymdtriques o ù l a flexion comprime l a membrure
d e plus faible section (à distance vo de G )

Dans certains cas exceptionnels, il peut 8tre n6cessalre d'appliquer


les formules suivantes en donnant successivement à z les valeurs correspondant
au milieu de tous les intervalles entre traverses. En g6n6ral1 il suffit d'effectuer cette
verifkation aux points correspondant aux extr6mit6s et au milieu de la longueur
z=O;z=I;z=- , ainsi qu'aux maximums de ai et Ti,).

- 1 Membrure à distance va, comprimtle

- 2 Membrure à distance v;, comprimee (pi8ces dissymdtriques seulement)


3,543 COMMENTAIRES

3,543 Unc formule enveloppe est donnée en annexe 13,543.

Des formuka enveloppes sont données en annexe 13,544.


3,543 VBrification des membrures des pibces dissymétriques oQ la
flexion comprime l a membrure de plus forte section (à distance v;
de G )

Dans certains cas exceptionnels, il peut gtre necessaire d'appliquer


les formules suivantes en donnant successivement B z les valeurs correspondant
au milieu de tous les intervalles entre traverses. En gBnBral, il suffit d'effectuer cette
~Briticationaux points correspondant aux extrBmités et au milieu de la longueur
, ainsi qu'aux maximums de ai et Tfz,.

-1 Membrure B distance vil comprim6e,

+ [ a (ki - 1 ) + a h & (kj-l)]-


vo
vll
-< a.
k m sin
xz
I

- 72 Membrure B distance vol Bventuellement comprimBe,

xz
+ [a (k;- 1 ) -am* (ki-1)] km sin-
1
< a.

- 13 Membrure à dlstance val Bventuellement tendue,

3,544 Vdrificatlon des traverses de liaison

On vérlfle pour chaque sectlon droite comportant une ou plusieurs


traverses de liaison, en appelant z sa distance une extrBmit6 de la longueur de
flambement, que la traverse (ou l'ensemble des traverses) peut rBsister, ainsi que
ses attaches, dans iin plan parallble au plan de flambement :
- B un moment d'enca~trement sur la membrure B distance v,

- B un moment d'encastrement sur la membrure B distance v;


(TU + Tics)) -
lm,
lin + lm,
la

- & un effort tranchant


3,601 COMMENTAIRES

Pour les poutrelles laminées colrrantes, les rap-


ports de moments d'inertie utilisés dans les calculs peuvent être
exprimés en fonction des dimensions de la section par les
LJ-4
se formules approchées figurant dans le tableau suiount :

HN ou HE
IPE IPN
h>380mm h<360mm

(3,671 (331) (3,661 (3,551


-
12

1Y
3 4 ( ) 3.u
1 04 h
344 ( &)' 3.34 jm)
(y)*
h s

-- (3,111 (3,141 (3m (3,12)


(6,621 (6,651 (6,491 (6,51 1
J
-
IV
6.42 (t)' 6.42 (*)'
108e
6.42 (i;&b)2 6,42 (&)'
(6,IO) (6,151 (6,161 (6,311
(1,423) (1,370) (1,400) (1 ,402)
h"
12
1,315-
be
1,315
hl
be
- 1,315 -ha
be
1,315 - ha
1,09 be
cl%
(1,232) (1,270) (1,237) (1,240)
-
Dans ce tableau figurent 3 valeurs superposées d'un mëme coefficient
numérique : deux valeurs entre parenthèses, correspondant aux cas extrêmes
qu'on peut rencontrer parmi les profilés de la série, encadrant la valeur moyenne
adoptée pour simplifier les calculs ultérieurs.
L a détermination de 1 se fait suivant les principes exposés en 3,401 - 2
à propos du flambement simple. Par exemple :
- pour une travée de longueur lo on a :
1 = J O si les dispositions d'appui ne s'opposent p u à une rotation des
semelles autour d'un axe Gy passant par l'âme;
1= $' si les semelles sont encastr&es latéralement a u droit des appuis
- pour une console complètement encastrée de portée Io, on a 1 = 2 Io.
3'6 DEVERSEMENT EN FLEXION SIMPLE

3,600 Domaine d'appijcation


Le present article s'applique aux pibces comportant une section cons-
tante en 1 doublement symbtrique, & time pleine ou & treillis, flechies dans le plan
de I'ame ou du treillis, qui risquent de se deverser, c'est-&-dire pour lesquelles
aucune liaison ne s'oppose une deformation lat6rale.
On suppose toujours qu'au droit des appuis la section ne peut par
tourner autour de I'axe longitudinal de la pibce (Gz).

3,801 Notations
On designe par :
la hauteur de la section ;
la distance entre centres de gravite des sections des membrures pour
une poutre a treillis ;
la largeur et 1'6palsseur de chaque semelle ;
I'alre de la section ;
son moment d'inertie par rapport A I'axe Gx perpendiculalre a l'&me;
son moment d'inertie par rapporta I'axe Gy perpendiculaireauxsemelles ;
les rayons de giration correspondant & Ir et ;,1
son moment d'inertie de torsion, dont le mode de d6termination est
rappel6 dans l'annexe 13,801 ;
la longueur de la pibce entre appuis (ou la longueur libre pour les
consoles) ;
la longueur de flambement de la membrure comprimee supposee lsol6e
du reste de la pihce ;
la valeur maximale de la contrainte pond&& de flexion simple engendree
dans la piece par les forces appliqu6es. Toutefois, en cas de pibces
symetriquement appuy6es et symetriquement chargees, ai est toujours
determinee au milieu de la port6e (on peut trouver des valeurs plus Bte-
vees aux appuls en cas d'encastrement);
des coefficients definis en 3'64 et utilises dans les calcule pour tenir
compte :
- des dlmeosions de la piece (D),
- de la repartition longitudinale des charges (C),
- du niveau d'application des charges (B) ;
une contrainte de non deversement definle en 3,611 ;
le coefficient de flambement du tronçon de membrure d'une poutre d
treillis, defini en 3,422;
un Blancement et un coefflcient de flambement en milieu Blastique,
deflnis en 3,611 ;
un coefficient de d6versement' dont les valeurs sont donnees en 3,61
& 3'63.
3,802 Le cakul de la résistance a u flambement latéral de la membrure
isolée ne pose pas de problème pour les poutres à treillis.
Pour les poutres à dme pleine, on se place en sburitd en considérant
une membrure composée de la semelle et d'une partie de l'âme, de sorte que sa
contraints critique d'Euler soit

ix .
1 -
(voir commentaire 3,611) ;on peut donc lui attribuer u n élancement
v
tu
Il est recommandi d'adopter cette valeur pour les poutres à semelles étroit& ou
de faible section. Pour les poutres dont les proportions se rapprochent de celles
351
des poutrelles, on peut adopter comme élancement -?-- c'est-à-dire sensiblement
b
l'élancement de la semelle isolée.

3,61 O n envisage ici les pièces soumises à des sollicitations disposées


symétriquement par rapport à leur milieu et comportant des dispositions d'appuis
identiques, à leurs deux extrémités.

3,611 Pour définir la membrure comprimée, o n considére une poutre


fictive réduits à 2 membrures distantas de h = 2v, mais conservant par ailleurs
les mêmes caractéristiques que la poutre réelle. O n montre que, sous u n moment
constant, la membrure, soumise à une compression uniforme sur toute sa longueur,
aurait uns contrainte critique d'Euler, pour le flambement latéral, égale à
n2E iU2 v
?);( Lorsqu'on doit tenir compte des efets de la répartition des churges
-,
et de In position de leurs points d'application, cette contrainte critique s'écrit :

La présence du milieu élastique se traduit par une contrainte de


non déversement a&, dont l'expression exacte, variable avec of, est très complexe.
Après avoir utilisé une expression qui peut s'écrire avec les notations d u présent
articb ad = Oka Monsieur Dutheil a montré qu'on pouvait,
2
abo + Of + D'-1

sans modifier sensiblement les rdsultats de la vérification, adopter l'expression


plus simple

O n peut alors considérer comme résultant d'une compression simple


la partie de la contrainte af qui n'excède pas ad et la vérification de la stabilité
au flambement de la membrure s'effectue pour une contrainte ay - ad et une
limite d'élasticité réducte à a,- ad.
3,602 Cas o h l a vérification d e la stabilitd au deversement est inutile

Aucune v8riflcation de la stabilite au déversement n'est nécessaire


s'il est montré que la membrure comprimée, supposée isolée du reste de la pibce,
serait capable de résister au ,flambement latéral (dans un plan parallale h x G z)
provoqua par une contrainte de compression simple égale or.

3,611 Poutres I m e pleine

On calcule une contrainte de non deversement

soit en daN/mm2(kg/mm8)
ly hP
ad= 40000--(D-1) BC
lx l2
Si on a ad > se, la vériflcation de la stabllit6 au deversement n'est pas
nécessaire. On peut meme tenir compte des possibilités d'adaptation plastique,
comme il est indiqué en 3,212, dès qu'on a ad > se +.
Si on a od K me, on effectue les opérations suivantes.

On determine un élancement h, = -

On en deduit un coefficient de flambement k, dlapr&s les tableaux de


l'annexe 13,411 ou dlapr&s la formule de 3,411

Puis on datermine un coefficient de déversement ka donne par

l+Z(k0-l)
'Je
3,812 COMMENTAIRES
-

Comme il est indiqué dans l'annexe 13,40 [3,4II], le coefficient de


flambement ko d'une telle barre peut être l u dans les tableaux donnant les vulercrs
de k calculées pour une limite d'élasticité a, et u n élancement to tels que

L a vérification de la stabilité de la pièce doit alors s'écrire

< u ~ c f < ne
u ~ + ( u ~ - u ~ ) ~ ~ d'oh + ad ( h o - 1 )
ko
Pour mettre la vérification de la stabilité sous la forme y kd < ue,
il sufit alors de poser

Une formule simplifiée, ainsi qu'une formule approchée applicable


atcx poutrelles, sont données e n annexe 13,611.

3,612 O n peut appliquer la même méthode que pour les poutres d cîme
pleins en remplaçant h par ho et la limite d'dasticité ae par la contrainte limite
d'affaissement du tronçon de membrure%.
k"l
O n a alors a* - -IV -BC
O - 4 Z*l
- hi

L a détermination de A. s'écrit

La contrainte uf doit satisfaire à

On en déduit ka pur
ar km kd < ue satisfait pour k6 = -
oe + km
0, ko
(ko -1)
soit ka = ko
km ua
1+--(Ao-1)
na
3,612 Poutres en treillis

On dbtermine une contrainte de non-deversement

soit en daNlmms (kglmme)


11 h:
~ ~ = 4 0 0 0 0 - ~ ( D - ' l ) BC
lx 1

Si on a km ua > naella vBrlflcation de la stabilitb au-deversement n'est


pas necessaire.
SI on a km va < ue, on effectiie les opnratlons suivantes :

On determine cin Blancement

On en deduit un coefficient de flambement ko d1apr8s les tableaux de


l'annexe 13,411 ou d'apr8s les formules de 3,411

Puis on determine un coefficient de deversement ka donne par


3~82 COMMENTAIRES

3,62 L a formule em.pirique indiquée ici résulte d'études théoriques entre-


prises par I'I.R.A.M. sur la prise en compte des imperfections de structure
dans le déversement des pièces chargées dissymétriquement. Elle n'a encore fait
l'objet d'aucune vérification expérimentale et n'est actuellement justifiée qu'en
raison de ce qui suit :
- la méthode théorique e n question, qui donne lieu à des calcul.^ trop
complexes pour être utilisés en pratique, conduit, dans le cas des chargements
symétriques, à des résultats e n accord avec l'expérience et avec les règles
de 3,61;
- la formule empirique donne des résultats en bonne concordance avec ceux
des règlements belges lorsque M, et Mm sont de même sens et u n peu plus
favorables lorsqu'ils sont de sens contraires.
3,62 CAS DES PIÈCES SOUMISES A DEUX MOMENTS DIFFERENTS
A U DROIT DES APPUIS

3820 On détermine at en fonction du moment le plus BlevB en valeur absolue


Mn, le moment à l'autre extrémitb Btant design6 par Me.

3,621 Lorsque les semelles sont libres de tourner par rapport à l'axe Gy au
droit des appuis, on determine suivant l'une des methodes indiquees en 3,61 ou 13,61
le coefficient ka, qui serait valable pour la mgme pibce soumise à un moment constant
sur toute sa longueur (1 = 1, avec C = 1 et B = 1). On determine ensuite, suivant
Me
la formule de 3,642 - P i , la valeur de C qui correspond au rapport- des moments
MW
appliques aux extr6mités. On adopte pour ka la valeur :
kdf, C-1
ka= -+
C
-
5 ka0
sans toutefois descendre au-dessous de ka = 1,

ai ha < ue dans le cas des pieces à âme pleine,


ut ka km < Ge dansle cas des pieces à treillis.
3'63 COMMENTAIRES

L a méthode belge consiste à vérifier la pièce sous l'effet d'un moment


constant équivalent dont le Professeur Massonnet a donné l'espression :

L a formule indiquée dans les présentes Règles aboutit dans certains


cas à une valeur de kd inférieure à 1. Dans de tels cas, il faut évidemment effectuer
les vérifications avec kd = 1,
L'abaque ci-dessus permet de déterminer directement kd en fonction
Me
du rapport -des moments aux extrémités et d u coeficient de déversement
M W
kdo qui serait applicable à la même pièce en cas de moment constant.

3,63 Cette méthode empirique résulte également des btuùes théoriques


mentionnées à propos de 3,62. Elle n'est utilisable que si toutes les charges
appliquées sont de même sens.

3,640 O n détermine pour les pièces iddalement parfaites une contrainte


critique de déversement (jouant u n rdle analogue à la contrainte critique d'Euler
dans le cas d u flambement) qu'on peut écrire, ëIn utilisant les coefficients B ,
C et D, sous la forme
3183 CAS DES CONSOLES EN POUTRELLES PARFAITEMENT ENCAS-
TREES (de longueur 1, = 41)

3,650 La contrainte ai est ceilcul6e d'aprhs le moment d'encastrement.

3,031 Charges appliquees au niveau du centre de gravite


lh me
On calcule ka=
+ 2'2 1 000 C be 24
sans toutefois descendre au-dessous de ka = 1, et on verifle UI kd 6 me..

3,632 Charges appllqudes A y,, du centre de gravit6 (ya etant positif au-
dessus du centre de gravite)
b
On applique la formule prec6dente en augmentant 1 de 0,75 C y,,-
e

En partlculler, en cas d'application des charges au niveau de la semelle :

- sup6rieure. on remplace 1 par I+ 0,3Y5 C h -be ;


- inferieure, on remplace 1 par b
1- 0,375 C h -
e
.
3164 COEFFICIENTS UTILISES POUR L A DETERMINATION DE ka

3,640 On utilise dans les calculs les coefficients D, C et B suivants.


3,641
- --
COMMENTAIRES

3,641 Pour les poutrelles laminées courantes, on peut utiliser les valeurs
J
de D du tableau ci-après, qui résultent des vateurs approchées de-données en
1,
cr)rn»lrntaire de 3,601.
L'erreur commise sur la valeur de D n'excède pas 4,4 % dans les
c m les plus défavorables (petites pou.trelles et grandes valeurs de
1
-\
h/
+

HNetHE
IFE IPN
h > 380 mm h.; 360 mm

-
\/''(+T
d1+(g~2 1 08 le le
q1'(G633)2 ~'\mKG)'
le

3,642-11 Dans le cas de 2 charges symétriques à des distances c d'appuis


libres (sans encastrement par rapport à G x ni à G y ) l'expression exacte de
C est:

(
sin 27z +)
-CO3 â2 )
(2.4 j 1

Elle est représentée à moins de l,7 0/, près par C = 3 + 2,92 (T/"-
Pour les autres modes d'encastrement aux appuis, les formules
exurtes, au moins aussi compliquées, ont été remplacées également dans les
mêmes conditions par des formules approchées.

3,642-12 L'expression de C en cas de superposition des charges n'est qu'appro-


chée, mais on a vérifié, par exemple, que dans le cas d'une poutre sur appuis
libres (sans encastrement par rapport à Gx n i à Gy), l'erreur commise dans
le cas de 4 charges 2 a 2 symétriques n'excédait jamais 1,2 %.
3,641 Coefficient D, fonction des dimenslons d e la pièce

3,642 Coefficient C, fonction d e l a rdpartition des charges

-1 Pieces symétriquement chargées, reposant sur deux appuis de meme


nature

-
11 Pour divers cas simples de chargement, le tableau ci-aprhs donne les
valeurs du coefficient C en fonction des conditions aux appuis.

'
Encastrement par
Ilaxe
Eg
Charpe Charpe
concentree uniformément
2 charges sym&triques
il e des appuis
au mllleu répartie
GY GX
-
C
sans 1 1,365 1,132 1 + 2,92( 7)
sans
(10 = 1)
7 + 1,9 1
C
avec - 0,938 0,576 0,l 1,2
P..

sans 1 1,07b 0,972 1 -t- ( :)' (f-0.03)


avec
(Io= 21)
avec - 0,633 0,425 0.181 + 0.307 ;+ ( -0,474 I'

-
12 Lorsque le chargement comporte plusieurs charges ou groupes de
charges agissant dans le miime sens,l auxquels correspondraient respectivement
des contraintes et coefficients al, et Cl,ar, et C,, 51, et C,, etc., le coefficient C appli-
cable l'ensemble du chargement est donne par la relation
a-r----
~ or2+
f ory+
- -
...
-
or1
-t-+-+
am ara
-f ...
C Cl c, c3
3,642-2 Le graphique suivant donne les valeurs de Me
C e n fonction de --
:Mu,

3,642-31 Lorsque la console n'est soumise qu'à une seule charge à distance
c de l'encastrement, il serait plus exact de prendre C = 2,77 en effectuant les
calculs pour une longueur 1 = 2 c. L a valeur approchée de C donnée ici eat surtout
destinke à la àétermination d u coefficient global applicable à u n chargement
complexe, a u moyen de la méthode indiquée en 3,642.32.
-2 Pièces soumises a deux moments différents au droit des appuis

- 20 On dasigne le moment le plus Blev6 par MW=ut-


2 1%
h
et le moment 21 l'autre
extramit6 par Me.

-
21 Lorsque les semelles sont libres de tourner par rapport à l'axe G y au
droit des appuis (Io= 1), on a

En particulier :

pour-
Me
Ma
= +1 Moments Bgaux (moment constant sur la travée) C - 1;

Me
pour- = O Moment nul 21 l'autre extramita
MW
Me
pour-=
MW
-1 Moments Bgaux et de sens oppos6s (moment

nul h mi-portae) c = 2'77.

-3 Console parfaitement encastrée de longueur Io 3 -

- 30 La contrainte ut est calculde d'aprbs le moment d'encastrement,

- 31 Charge concentr6e 11extr6mit6 C = 2,77;


Charge uniformament repartie C = 4'93 ;
1 la
Charge & distance c de l'encastrement c =-+ 0'19-.
C c8

-
32 Lorsque le chargement comporte plusieurb charges ou groupes de
charges, agissant dans le même sens, on détermine le coefficient C applicable h
l'ensemble au moyen de la formule donn6e en 3,612-12 21 propos des pieces sur
deux appuis.

3,643 Coefficient 8, fonction du niveau d'application des charges

-1 Formule ghnérale
Lorsque les charges transversales situaes dans le plan de I'arne ont
leur point d'application à une distance y* du centre de gravit6 de la section, comptBe
3,643-21 Dans la cas de deux c h a r g ~ ssymétriques, à distance c d'appriis
1 XC
libres, l'exl;ression exacte fi = - sin2- est reprbsentée de façon sufisnm-
2c 1
C c2
t n ~ t t tapprochde par /I= 6 - - 8 pour que l'orrer~r cnrninisp srir B reste
1
1
irrf<'rier*reà 4 % pour Ies rlnlecrrs tres fr~ible.~
,le - (or" l'effet d a d P t ~ ~ r s t v ~ ~estr n r
h
I
uPpliger~hle)ct diminue très rapidement dès que - at~gnlente
tl
positivement lorsque le point d'application est au-dessus du centre de gravit&, le
coefficient B est donne par l'expression

en fonction d'un coefficient p dont les valeurs sont données cl-après.

En particulier, en cas d'application des charges au niveau :

- de la membrure supérieure, on a B=

- de la membrure infbrieure, on a
- de la fibre neutre, on a B- 1.

-2 Valeurs de p pour les pieces symétriquement appuyées ef chargées

-21 Pour divers chargements 616mentaires, le tableau suivant donne les


valeurs du coefficient p en fonction des conditions aux appuis.

Encastrement par Charae Charge


Ilaxe 2 charges eymetriques
:y$, toncentrde
au mllieu
uniformdment
repartie B c des appuis
GY GX
-
C ca
sans O 1 1 6--8-
sans
(Io = 1)
-- - - - --
1 P

avec - 2 3 5-2
c
--8
(a
-
- 1 1"

sans O 1 0'75
avec -
(10 = Y)
avec - 2 2,25
IZ
(13 - 11 T)

On remarque qu'en cas de moment constant on a B = 1.

- 22 Lorsque le chargement comporte plusieurs charges ou groupes de


charges auxquels correspondraient respectivement les contraintes et coefficients
ail et P,l ut, et Pz, ai, et pal etc., le coefficient applicable l'ensemble du chargement
est donné par la relation :

-3 Valeurs de P pour les consoles parfaitement encastrées (1 - 2 1,).


-
3,701 1 COMMENTAIRES

3,701 - 1 Cet article ne s'appliqzce pus a u x pièces stic~niis(>.rù rlne [letion


agissant daris u n plon ne pussnnt pas par leur axe (cas de la fi~ilreci-contre).
Ln résolution d ' u n PI prqblème est extrêmement contplexe, car ~l y a ci la fois
compression, flexion et torsion. On l'ilr~tiegéné-
rrrl~menten prenant des dispositions corz~sirr~ctives
iy
\ i évitant d'avoir à le poser (liaisons éqi~ili0rcrnt
les forces désaxées). O n peut le traiter appi-oxi-
mativement e n remplnya~ri chlrque force désan ck
par un système équivalent constitué ci'itne force
\ égale et parallèle passant par L'ar~pi de forces
complémentaires formant couple, trppliqitées à des
éléments de la section suppos6s isol6s (sen~elles,

I=Y
faces de caissons, rtc.), puis c n tv;ri/ioint que la
valeur a, n'est dépassée nulle port lorsqu'ort
'TT superpose les contrairztes engendrées dans l'en-
$II sernble de la pièce pur la flexion colrlposfie résul-
rire tant des forces passant par I'uxe nrix contraintes
engendrées dans chaque élément isok pur Icc
flexion due a u x forces complénsentaires; ce procidé place en sscirrité prtisqir7il
néglige l'action favornble de certaines liaisons internes de la pii.ce.

3,701 - 2 Ces cas particuliers ne sont pas truités individuellement.


Pour la conzpressiorr. avec flexion dans le plan perpendiculaire au
plan de flambement, on applique les formules générales, dans lesquelles les
termes comportant la contrainte provoquée par la flexion dans le plan de flambe-
ritent s'annulent. L a compressiott excentrée peut être considérée comme la super-
position d'une compression exercée suivant l'axe et de moments appliqués a u x
r.rtréi~titisde la pièce.
-
31 Pour une charge concentr6e a I'extr6mit6, comme pour une charge
uniform4ment r6partiel on a @ = 1.

lc de 11extrémit6,
Pour une charge appliqu6e i

-
32 Lorsque le chargement comporte plusleurs charges ou groupes de
charges agissant dans 16 même sens, on determine le coefficlent applicable B
l'ensemble par la methode donn4e ci-dessus en 3,643 22. -

3$70 DOhdAINE D'APPLICATION

3,701 Objet de l'article

-
1 Le prbsent article s'applique aux pieces à section constante, soumises
sirnultan6ment une compression suivant leur axe et une flexion provoqu6e par
des forces ou moments d'orientation quelconque mais passant par l'axe de la piece.

-2 On peut, en particulier, l'appliquer :


- a la compression avec flexion dans le plan de flambement, d6jA trait6 en 8,S;
- B la compression avec flexion dans l e plan perpendiculaire au plan de fiam-
bement ;
- la compression excentrde.
COMMENTAIRES
REGLES 3,702

3,702 Limites d e validité

On doit tenir compte également ici des réserves formulées en 3,402-3


h propos du flambement simple (centre de gravité confondu avec le centre de torsion
de la section).
Le prbsent articlëne s'applique aux pieces composées à traverses de
liaison que si elles satisfont aux conditions fixées dans le deuxiéme alinéa de 3,430
(membrures paralléles et de section constante, traverses identiques et réguliérement
espacées formant au moins trois panneaux) et aux piéces susceptibles de se déverser
que si elles répondent aux conditions de 3,600 (profil en I doublement symétrique).

3,71 NOTATIONS

3,711 Notations communes, on désigne par :


A l'aire de la section ;

a= -
N
la contrainte pond6rée de compression simple de la piéce soumise à
A
un effort normal pondéré N ;
Gx et Gy les deux axes principaux d'inertie (si la section est en 1, G$ est perpen-
diculaire à l'&me) ;
Gz I'axe de la piéce;
-z

Ir et ir=
\ln-
A
le moment d'inertie et le rayon de giration de la sectlon par rapport
I'axe Gx ;
lx la longueur de flambement dans le plan perpendlculalre & Gx ;
1s
, =-
1 l'élancement correspondant ;
ix
x9 E ~ K X VX-1
m x = -..p,=-,
-9 klx=- ,la contrainte critique d'Euler, le coefficient d'éloi-
A; 13 PX-1,3
gnement de 1'6tat critique et le coefficient d'amplification des contraintes
de compression, relatifs au flambement dans un plan perpendiculaire
A Gx;
krx le coefficient d'amplification des contraintes de flexion dans le plan
perpendiculaire à Gx, détermin6 en fonction de px et du mode de distri-
bution des efforts dans ce plan par les formules de 3,51 ;
b, Ir,
IV, bI~ i r p ,py, klyi et k*, les quantites homologues relatives au plan perpendi-
culaire à Gy;
k le coefficient de flambement calculé d'aprés la formule de 3,411 ou lu
dans les tableaux de l'annexe 13,411, en fonction du plus grand des
élancements 1, et ,.A

3,712 Piéees susceptibles d e se déverser


On utilise le coefficient ka, défini en 3,601 et calculé comme il est indique
en 3,6 pour la flexion simple, à condition que l'élancement des pièces n'excéde pas
200.
3,72 COMMENTAIRES

3,72 L'examen de tous les cas possibles devrait être beaucoup plus ddve-
loppd que dans l'article 3,5, déjà long. Aussi on n'indiqua ici que les principes
et quelques formules enveloppes.

3,721-2 Normalement, la plus grande des valeurs klx et kly correspond


au plus grand des élancements A, et 4. Dans le cas fréquent or2 les longueurs
de flambement sont les mêmes dans les deux directions (1% = lu), le flambement
se produit dans le plan correspondant au plus petit rayon de giration.
3,721 -3 Par exemple, dans le cas oiZ les composantes d u moment fldchissant
engendrent en u n même point des contraintes de compression ofx et alu, si le
flambement est à craindre d a m le plan perpendiculaire à Gy et si l'article 3,5
conduisait à vérifier, en ne tenant compte que de la flexion dans le plan de
flam bernent
+
~k1u Ufu kfu G ae
il faut vdrifier ici aklu + ajy kfu + afz kfz < a$.

3,722-2 Dans u n exemple analogue au prdcddent, si l'application de 3,5


conduit à vérifier
(ukiu + afu kiu) km < ue
il faut vérifier ici (akiu + afu kjll + ufz kjs) km \< as.
3,713 Piéces composées B treillis o u traverses de liaison

Si la pibce comporte des treillis ou traverses de liaison dans un ou


plusieurs plans perpendiculaires à Gx, on tient compte de l'influence des déforma-
- ax comme il est indique en 3,421 -2
tions d'effort tranchant en calculant un coefficient
ou 3,431 - 4 et en remplaçant'i, par;.? = kx dax,d'où on déduit y;, k;x et k i t
qui se substituent respectivement à ax,k rkxi i et ktx.
Si la piéce comporte des treillis ou traverses de liaison dans un ou plu-
sieurs plans perpendiculaires à Gy, on calcule de même S, et X i , puis on substitue
aku, &, , ~ I Y et kw.
et k,; à m ~PY.

3,72 PRINCIPE DES VERIFICATIONS

3,721 Bases de l a méthode

- 1 On décompose le moment fléchissant pondér6 agissant sur une section


en ses deux composantes Mx (flexion dans le plan perpendiculaire à Gx) et My. On
en déduit les contraintes de flexion simple orx et UV.

2- On determine la plus grande des deux valeurs kWet kW (remplac6es Bven-


tuellement par kix et en cas de pièces composées) et on considére le flambement
uniquement dans le plan correspondant.

-
3 On vérifle qu'en aucun des points les plus éloign6s du centre de gravit6
de la section la valeur uan'est depassée lorsqu'on ajoute, aux valeurs des contraintes
déterminées pour la flexion dans le plan de flambement suivant les méthodes-indi-
quées en 3,5, les valeurs de la contrainte de flexion simple dans l'autre Plan muiti-
pliées par i e coefficient d'amplific'ation des contraintes de flexion correspondant.

3,722 ModalitBs d'application

- 1 Si la piéce est susceptible de se déverser, on remplace aix par ka uh


dans toutes les veriflcations.

-
2 Pour les piéces composees à treillis, les contraintes sont déterminees
au centre de gravite des membrures et la contrainte de flexion dans le plan autre que
le plan de flambement doit être multipliée non seulement par le coefficient d'ampli-
fication-des contraintes de flexion (k;, ou k&), mais Bgalement par le coefficient
de flambernent du tronçon de membrure (km ou km. défini en 3,422).
t a vgrification des treillis doit être uffectuée, éventuellement, dans les
deux plans, comme indique en 3,533.

-
13 Pour les pièces composées à barrettes ou traverses de liaison, on opére
comme pour les pièces composées à treillis, mais il faut, en outre, tenir compte de
la flexion locale des membrures engendrée par l'effort tranchant (éventuellement
dans les deux directions) suivant les mêmes principes qu'en 334.
3,731 COMMENTAIRES

3,731 Les formules des RBgles s'appliquent exactement lorsque les compo-
santes du moment suivant les axes principaux d'inertie Gx et Gy sont toutes
deux maximales au milieu de la longueur de flambement et engendrent
IY toutes deux des contraintes de compression sur la fibre la plus éloignée

.&-- à la fois des deux azes (c'est le cas fréquent des sections rectangulaires
ou en I ) . Dans les autres cas, ces formules placent en sécurité, car les
maximums ne se superposent pas.
'? Par exemple, pour la section en croix représentée sur la
figure, si la longueur de flambement est la même dans les deux
directions, il suffirait de vérifier simultanément
+
akly ajy Jejy< a,, et lefz G a,.
3,732 Celte formule qui évite la dktermination de plusieurs coefficients
ust la gddrdisation des formules enveloppes indiqdes en 13,5.

3,81 E n cas de compression avec flexion, à moins d'utiliser des m & h


enveloppes qui placent en sécurité, il est nécessaire de connaÊtrcr non $eulement
la longueur ds flambement mais encore la position de ses extrémitds (points
d'inflezion determinés pour la compression seule).

332 Des valeurs forfaitaires de la longueur de flambement sont données


notamment en 5,13 (poteaux) et 5,222 (élément9 des poutres ti treillis).
Pour l'étude d'uns barre détermtnée, on peut considérer wmme
plaçant en sécurité les approximations négligeant la présence de certaines liaisons
imposées à ceus barre, ce qui conduit à surestimer sa longuaur de flambement.
3,73 FORMULES ENVELOPPES POUR LES PIECES A PAROIS
PLEINES

3,730 On designe par u h la plus grande des contralntes engendrees dans la


pibce par la flexion simple dans le plan perpendiculaire a Gx et par us la plus grande
des contralntes engendrees par la flexion dans le plan perpendiculaire B Gy.

3,731 Si le flambement est B craindre dans le plan perpendiculaire Gy, on


verifle :
ak, + urn km -+ ka k h < .o.

Si le flambement est B craindre dans le plan perpendiculaire à Gx, on


v6rlfle :
ak- + air k4 k t ~+ am kw < me.
Dans les deux cas, on fait ka = 1 s'il n'y a pas risque de d6versernent.

9,732 On peut se dispenser des v6riflcations qul precbdent si on a

-89 (uk + a& ka + a*) < se,

3,8 FLAMBEMENT DANS LES SYSTÈMES HYPERSTATIQUES

3,81 La verincation de la stabillte des barres comprim6es, avec ou sans


flexion, d'un systeme hyperstatique se fait par les mdthodes exposees dans les
articles 3,4 à 3,7 qui pr6c&dent, aprbs avoir determine pour chaque barre sa longueur
de flambement et, Bventuellement, la position de ses points d'inflexion.

3'1 Dans la majoritd des cas de la pratique courante, on peut utiliser les
valeurs forfaitaires de la longueur de flambement indiquées dans les presentes
Rbgles ou se contenter d'une évaluation plaçant syst6matlquement en s6curit4.

3,83 Lorsque exceptionnellement on a besoin d'une meilleure approxlmation,


il est necessaire de tenir compte de la presence des irr4gularit6s de forme et de struc-
ture qui Influent sur la position des points d'inflexion dans un systbme hyperstatique
de barres reelles, comme elles Influent sur la charge d'affaissement d'une barre
bl-artlcul6e (3,4).
A cet effet, on peut utiliser une des deux mdthodes Indiquees en
annexe 18b.
3~90 COMMENTAIRES

3,90 Les Règles donnent en 5,25 les valeurs des fièches verticales à ne
pas dépasser dans quelques éléments d'ouvrages les plus courants pour permettre
une exploitation normale et éviter les désordres dans les éléments secondaires
de la construction. Il n'a pas été jugb opportun de fixer de limites a u x déplace-
ments horizontaux en raison de l'extrême diversité des cas qui peuvent se pré-
senter; il est néanmoins prudent d'examiner l'influence des déformations pour
les constructions sortant des proportions consacrées par l'usage. Lorsque les
déplacements horizontaux peuvent entraîner u n faux-aplomb des poteaux supé-
rieur à u n deux-centième (1/200), une vérification sommaire de la stabilité à l'état
dkformé peut être nécessaire (par exemple, vérification des moments dans u n
portique à l'encastrement d u montant et de la traverse).

3,911 O n emploie la section brute non seulement pour les calculs directs
des déformations, mais encore dans tous les calculs de répartition d'efforts basés
plus ou moins implicitement sur la prise e n compte des déformations (systèmes
hyperstatiques, flambement, etc.), la section nette n'étant utilisée éventuellement
que pour vérijier la résistance de ta section la plus défavorisée a u x efforts ainsi
déterminés.

3,912 Lorsque la grandeur aes déformations intervient explicitement dans les


calculs de stabilité de l'ouvrngc, ces déformations doivent ex&ptionnellement
ltre calculkes d'après les charges et surcharges pondérées.

3,s Le calcul de b stabilité a u flambement, exposé e n 3,6, fait état


d'une déformation transversale de la barre. Dans,le domaine des applications
pratiques, cette déformation reste faible et le rapprochement des extrémités qui
en résulte est négligeable devant la déformation purement élastique, de sorte
que l'on peut, en pratique, calculer la déformation longitudinale des barres compri-
mées a u moyen des formules applicables aux barres tendues.
3,90 INFLUENCE DES DÉFORMATIONS

Les déformations des éléments de l'ossature doivent être suffisamment


faibles pour que :

1- l'exploitation de l'ouvrage ne s'en trouve entrav6e i aucun point de


vue (fonctionnement des installations, confort des occupants, etc.) ;

- 2 les éléments supportés (remplissage, revêtement, etc.) ne soient pas


endommagés de façon inadmissible du fait de ces déformations, qu'elles soient
horizontales ou verticales ;

-
3 ta répartition des efforts dans les differents éléments de I'ouvrage ne
soit pas altérée par les déformations, si les calculs ont ét6 effectues, comme il est
d'usage, d'aprés un schéma de I'ouvrage non déformé ;

- 4 les efforts dits secondaires (tels que ceux provoqués par la continuité
des barres ou leur encastrement mutuel pratiquement réalise dans les ouvrages en
treillis) restent négligeables.
On pourra éventuellement admettre des constructions ne satisfaisant
pas aux alinbas 3 et 4, c? condition qu'il soit justifie de leur stabilité dans I1&at deforme.

3,91 BASES DES CALCULS

3'91O Les calculs de déf6rmatioiis sont effectués sur la base des valeurs des
modules d'élasticit6 donnés en 3,O.

3,911 Dans les calculs de déformations, on fait intervenir la section brute.

3,912 Sauf cas exceptionnels, les calculs de deformations sont effectués


sur la base des charges et surcharges prévues au projet, sans application des coeffi-
cients de pondération indiqués en 1,21.

3,92 DÉFORMATIONS D'EFFORT NORMAL

Ces déformations sont déterminées par les méthodes de la Résistance


des matériaux, Elles sont généralement négligeables devant les déformations de
flexion pour les éléments soumis aux deux genres de sollicitations, mais il faut en
tenir compte dans les ouvrages constitués uniquement de barres soumises à un
effort normal (syst8mes triangulés).
3,931 COMMENTAIRES

3,931 La formuk suivante donne rapidement une limite supérieure de la


flèche f au milieu d'une poutre de section constante et de hauteur h, supportant
des charges toutes de même sens, lorsqu'on a déjà calculé la contrainte de flexion
u j (en kg/mm8) au milieu de la portée 1 :
1,2 Uf 1
f <----
1 100000 h
Cette formule s'applique aussi bien aux travdes des poutres conti-
nues et aux poutres totalement ou partiellement encastrées qu'aux poutres reposant
librement sur deux appuis.
L'annew 13,93 donne des valeurs plus de la $3chsen fonction
de la répartition des charges.

3,932-11 Par emmple, pour une poutrelle ( I P E , IPN, I A P ) unifordment


chargde de hauteur h et portde 1, la flèche fT due à l'effort tranchant est approxi-
mativement reliée à celle fM dm au moment fldchissant par

3,932-12 Pour certains profils simples, l'aire A, & l'âme équivalente est
relide à 8 section totale A par:
A
A, = - pour une section rectangulaire;
1,2
A, = 0,85 A pour une section circulaire pleine;
A, = 0,5 A pour un tube circulaire mime.

3,932-22 L'emploi d'un moduk d'dlasticité fitif ne peut pas Btre retenu pour
ddterminer &formations dans IGJ poutres comportant des encastrements
aux extrémités (poutres continues en particulier).

3,932-23 L'annexe 13,942 donne h v&ur8 de Aa pour les cas de trÙzngulation


IGJ plw courants.
- 106 -
DEFORMATIONS DE FLEXION

3,930 On peut additionner les déformations calculées séparément pour le


moment fléchissant et pour I'effort tranchant.

3,931 Déformations dues a u moment fléchissant

Les déformations dues au moment fléchissant sont gknéralement


prépondérantes et sont le plus souvent seules prises en compte. Elles sont déter-
minées par les méthodes de la Résistance des matériaux.
Sauf dans quelques cas particuliers de poutres continues, le maximum
de la déformation d'une poutre se trouve trbs prbs du milieu de la poutre, quelle
que soit la répartition des charges appliquées. Il suffit donc de déterminer la flbche
au milieu de la portée, ce qui permet d'employer des formules simplifi8es.

3,932 Déformations dues à l'effort tranchant

-1 Piéces parois pleines

- 11 La déformation due 4 l'effort tranchant est généralement négligeable.

-
12 Dans le cas de tolérances de flbche exceptionnellement réduites, les
calculs de deformation sont basés sur la section As de l'âme ou d'une Arne 6qui-
du
valente par la formule classique qui relie l'inclinaison - de la déformee de la fibre
dz
neutre l'effort tranchant T :
dy
-=- T
dz GA.

-2 Piéces triangulées

-
21 t a déformation due à l'effort tranchant ne doit pas ëtre négligée. Elle
peut Btre déterminée par des méthodes faisant intervenir les déformations indivi-
duelles de toutes les barres de la triangulation, mais on peut, en général, se contenter
de l'une des approximations suivantes :

-
22 Pour les poutres à treillis courantes, à une seule travée sur appuis
libres, on peut dans les cas usuels adopter une majoration forfaitaire de 113 de la
flèche due au moment fl6chissant, ce qui revient sensiblement à calculer cette flbche
avec une valeur Rctive du module d'Blasticit6 égale à 16 000 daN/mm4 (kglmma).

-23 Pour les poutres à treillis de hauteur constante, il est souvent commode
d'utiliser les formules applicables aux pieces à parois pleines, en envisageant une
3,932-3 COMMENTAIRES

Dans le cas d'une poutre reposant librement sur deux appuis, la


déformée due à l'effort tranchant se déduit d u diagramme des moments fléchis-
sants en divisant ses ordonnées par GA,; cela résulte immédiatement de la
dM
combinaison de la formule générale rappelée e n 3,932.12 avec T = -. En
dz
particulier, 2a majoration de flèche provoquée a u milieu de lad poutre par les
déformations d'effort tranchant est égale a u quotient d u moment fléchissant à
mi-portée par GAa.
Dans le cas des poutres hyperstatiques (poutres continues, poutres
partiellement ou totalement encastrées aux extrémités), il faudrait e n toute
rigueur déterminer les moments sur appuis par des méthodes tenant compte
des déformations d'effort tranchant si o n veut que la somme des déformées calculées
d'après les moments et d'après les efforts tranchants s'annule a u droit des appuis.
Dans les cas de la pratique courante, o n peut déterminer les flèches e n ajoutant,
aux déformations dues a u moment fléchissant (calculées par les formules habi-
tuelles dans le système hyperstatique) les déformations d'effoit tranchant de la
travée considérée comme reposant librement sur deux appuis.

3,932-3 L'annexe 13,943 donne la valeur de l u m e équivalente pour les poutres


échelles.

4,011 Cette disposition vise, e n particulier, les assemblages de certains


systèmes calculés comme isostatiques, mais rendus hyperstatiques par la présence
de liaisons secondaires (solidarisation a u croisement des diagonales dans une
poutre à treillis doubles, par ezemple) ou d'éléments négligés dans le schéma
de l'ossature (déments d'habillage, pièces supportant des accessoires, etc.).
Les conditions réelles de fonctionnement d u système peuvent engendrer dans
certaines pièces des efforts notablement différents de ceux ainsi admis. L a rupture
de la fibation d'une pièce secondaire peut entraîner des désordres dans la pièce
essentielle.
flme 6quivalente de section Aa determin6e de façon que, sous un effort tranchant T,
T lm
un panneau de longueur lmde la piece r6ticul6e ait une d6formation -O

GAi

- 3 Poutres dchelles

Les deformations d'effort tranchant sont gendralement prdponderantes.


Elles peuvent 6tre determlnees par des methodes faisant lntervenlr
les deformations transversales de toutes les barres (en particulier, methodes de
relaxation applicables aux portiques ZI 6tages). Mais, il est souvent suffisant d'appli-
quer la methode de I'flme Bquivalente, comme pour les poutres trianguibes.

4 ASSEMBLAGES

410 PRINCIPES GÉNÉRAUX

4'01 BASES DE LA DETERMINATION

4,010 Les dispositions prévues devront 6tre eltudiees pour assurer dans des
conditions correctes la transmission des efforts.

4,011 Sauf dans les cas oii les efforts aglssant sur les assemblages ont et6
d6termlnes avec precision et ne pourront pas 6tre augmentes par l'introduction
d'Bl6ments nouveaux dans la construction ou par la pr6sence d1616ments negliges
dans le calcul, les efforts prendre en compte sont ceux que les Blements assembles
sont capables de transmettre en raison de leurs dimensions et de leur disposition.
4,012 COMM ENTAIRES

4,012 L a ligne de moindre résistance peut être oblique ou brisée comme


l'indiquent les figures ci-dessous.

4,013 L a relation entre l'effort transmis par un mode de liaison et la défor-


mation de l'msemblage variant dans de très larges limites d'un mode à l'autre,
la totalité des efforts risque d'être
1 supportée par l'un avant que l'autre
commence à intervenir.
Comme exemple de déro-
gation admise, on peut citer le cas
. a
d'un poteau f i é sur une poutre par
i I l'intermédiaire d'une platine. L'effort
de glissement peut être équilibré par
i A h
A.
i la soudure des bords de la platine sur
l'aile de la poutre, tandis que des
boulons s'opposent a u soulèvement
éventuel, la déformation transversale
de la platine pendant l'allongement
des boulons ne modifiant pas semi-
t blement les efforts à supporter par
les soudures.
Par contre, on ne p ~ u t
,
, admettre la fixation d'une poutre sur
u n poteau a u moyen d'équerres bou-
lonnées par des boulons ordinaires
sur l'&?me lorsque les semelles sont
soudées. L a prise e n charge de l'effort tranchant par les boulons peut être précédée
d'un glissement incompatible avec la fixation rigide des semelles.
Par ailleurs, il est loisible d'employer des boulons ordinaires concur-
remment avec des boulons à haute résistance, lorsque les boulons ordinaires
ne sont pas pris e n compte dans le calcul mais ne servent qu'à satisfaire aux
conditions d'écartement fixées en 4'10.
4,012 Pour calculer les 6lements d'un joint, on considare les differents modes
possibles de rupture de l'assemblage, puis on verifle que dans chacun des cas envi-
sages, l'assemblage presente une resistance suffisante pour la transmission des
efforts definis en 4,011 ci-dessus;

4,013 Un meme assemblage peut comporter des boulons haute resistance


agissant concurremment avec des soudures. En dehors de ce cas particulier, on ne
doit pas, sauf justification speciale, employer de modes de liaison differents pour
transmettre les efforts dans un meme assemblage.

TRANSMISSION DES EFFORTS PAR CONTACT DIRECT

SI la transmission des efforts de compression doit s'effectuer par contact


direct, les surfaces devant assurer cette transmlssion sont ajustees. L'Indication
doit en Btre portée sur les plans.
4.03 Les conditions réelles de distribution des contraintes dans les éléments
constitutifs de tels assemblages sont très complexes et sortent d u domaine de la
Résistance des matériaux classique. L a formule proposée traduit des résultats
d'essais. L e dépassement des efforts qu'elle dbfinit est loin de provoquer la rupture
des pièces d'attache en raison de leurs possibilités de plastificatzon, mais il
s'accompagne de déformations inadmissibles et entraîne rapidement une augrnen-
tation exagérée des efforts dans les rivets ou boulons qui sont comme arrachés
par une pince pied-de-biche dès que la pièce commence à se déformer plastiquement.
L'attention est attirée sur le fait que la formule empirique indiquée
n'est pas homogène. Elle n'est valable que pour l'acier et à condition d'exprimer
les efforts en décanewtons (kilogrammes) et les longueurs e n millimètres.

4,041 L'inobservation des principes rappelés e n P,04 peut dventuellement


être dangereuse.

4,042 L e commentaire 5,281 donne un exemple de dérogation admise d


ce principe de symétrie (cas des treillis en cornière unique).
4 103 ASSEMBLAGES EN EXTENSION

Lorsque de tels assemblages, pour lesquels on dit que les rivets ou


boulons atravaillent à l'arrichement des thtes »,ne sont pas specialement raidis
(au moyen de raidisseurs soud6sI par exemple), leur resistance est Ilmitee par la
flexion des ailes des places d'attache (6querres ou fers Tl.

En appelant :
F l'effort pondere exprime en daN (kg) agissant sur chaque organe
d'attache (rivet, boulon, point de soudure par r6slstanceI etc.) et obtenu
en divisant I'effort pond6r6 total par le nombre d'organes d'attache;
e I'epaisseur en millimatres de l'aile de la piece d'attache;
c la distance en millimhtres de I'axe de I'organe d'attache $I la naissance
du cong6 de l'aile;
t la distance en mlllim&tres de I'axe de I'organe d'attache h la face la plus
proche de I'ame (cote de trusquinage en cas de cornidre) ;
8 In6cartementen millimatres des organes d'attache ;

On doit verifler

Dans le cas de cornieres de largeur d'aile n1exc6dant pas 100 mm,


trusquinees normalement, on peut se dispenser de toute autre verification si l'effort
pond6r6 n'exchde pas 300 daN (kg) par rivet ou boulon et par mlllimbtre d'4palsseur
de la cornlare.

4.04 EFFORTS SECONDAIRES

4,041 Les assemblages rivgs, boulonnes ou soudes doivent Btre conçus de


manlare h reduire au minimum les efforts secondalres, en particulier en faisant
concourir les lignes moyennes des membrures et des barres de treillis sensiblement
en un m&me point.

4,042 Dans les Blements principaux des constructions, II est recommande de


dlsposer les barres de treillis sym6triquement par rapport au plan moyen des élements
et de les attacher sym6triquement.
4,044 COMMENTAIRES

Les figures ci-contre don-


nent des exemples d'assemblages visés
par cette disposition.
Les efforts exercés par les
membrures engendrent dans les goussets
des moments de @%ion majorant consi-
dérablement les contraintes dans la
rbgion de l'interruption des membrures
(Sections AA) .
4,043 Lorsque les conditions 4,041 et 4,042 ne sont pas rBalIsBes, on doit
tenir compte, dans le calcul, des majorations d'efforts correspondantes.

4,044 Dans la dBtermlnation des plhces d'assemblage(goussets,Bclisses,etc.),


on devra tenir compte des majorations de contrainte provoquBes Bvgntuellement
par I'excentrement des efforts qui les sollicitent.

ASSEMBLAGES RIVES OU BOULONNÉS


DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
Notations
dlamatre des trous de rivets ou
boulons ;
distance entre axes des trous de
rivets ou boulons ;
distance de I'axe d'un rivet ou
boulon au bord le plus volsin de
la pibce assemblbe, dans le sens de l'effort solllcitant l'assemblage
(pince longitudinale) ;
distance de I'axe d'un rlvet ou boulon au bord le plus voisin de la piece
assemblBe dans la direction normale à l'effort sollicitant l'assemblage
(pince transversale) ;
épaisseur d'une quelconque des pieces assembl6es ;
Bpaisseur de la plus mince des plbces assemblBes;
épaisseur totale des pieces assemblées ;
effort total pondéré de cisaillement exercé sur un rivet ou un boulon par
une piece ct16paisseur e ;
limite d'élasticit6 du métal constituant les places assemblées.
4,101 Dans l'ensemble, les conditions f%es en 4,101 ne font que
reprendre les dispositions antérieures, qui sont sanctionnées depuis longtemps
par l'expérience.

-1 O n a introduit pour les files intérieures une nouvelle clause plus


libérale, inspirée de celle prévue dijà dans les cas d'emploi des soydures à entaille.

-2 L'attention est attirée sur la condition de pince longitudinale


gui o été introduite dans les Règles C.M. 1956 à la suite d'essais
eae
effectués par la Chambre syndicale, des assemblages rivés ayant péri pctr déchi-
rement du méta2 à partir du premier rivet. Cette condition est surtout détermi-
nante dans le cas d'assemblages d'éléments minces.

4,102-1 L a Règles précédentes imposaient u n diamètre a u moins égal à


l'kpaisseur de la plus forte des pièces assemblées, mais cette disposition était
inapplicable aux profilés à ailes épaisses. U n examen plus approfondi a d'ailleurs
montré que c'est l'épaisseur de la seconde des pièces classées par ordre d'épais-
seurs décroissantes qui conditionne la bonne tenue de l'assemblage, aussi bien
du point de vue de l'accostage des pièces que de l'adaptation dcessaire à une
bonne répartition des efforts entre tous les rivets+jou boulons de l'assemblage.
La vérification adoptée ne fait que codifier les conditions actuellement réalisées
dans les assemblages courants (diamètres normaux suivant tableau de l'annexe
14,101).
REGLES 4,101

4,101 Conditions de distance des rivets o u boulons

On effectue les v6rlficatlons suivantes :

-1 Distance 8 entre ,axes des rlvefs ou boulons

-1 Files ext6rleures (sur le contour de l'assemblage)

- pour les plhces soumises aux intemp6rles ou situbes dans des conditions
favorisant l'oxydation.
3 d < 8< 7 d
- pour les pleces non soumises aux lnfiuences pr6cédentes,
3 d< s< 10 d

- 12 Files intérieures (rivets de capitonnage)


a< 30 &in

-2 Pince longitudinale 81
La pince 61 doit être sup6rieure & la plus grande des valeurs 1,5 d et
-.
0'8 1
e a.
Elle doit cependant. pour Bviter I'oxyda-
tlon, rester lnferieure à 4 d pour lés goussets pincés
entre deux pieces assemblées et 1 2 ' 5 d dans les
autres cas ( 6 1 ~ 46 d et 61, < 2,s d sur la figure).
-
+ . : A
III
1

, a.Ts.tri
h
-C

-
4- -C
3 Pince transversale 6t Y

Une légare derogation à cette condition peut être admise dans les aseem-
blages de cornières si l'on utilise le tableau des diambtres normaux en fonction des
Bchantillons assembles (Voir annexe 14,101).

4,102 Conditions d'épaisseur des pieces assambldes

On verifle les conditions suivantes :

-1 Epaisseur des pièces élémentaires


Les pièces assemblées Btant class6es par ordre d16paisseurs d6crols-
santes, en appelant e, l'épaisseur de la deuxibme,

d> 22mm siona es>20mm.


4,102-2 COMMENTAIRES

4,102-2 La condition unique Ze < 4 d imposée par les règles précddentes


ne pouvait pas toujours être respectée. Il a été jugé préférable de préciser les
conditions dans lesquelles des dérogations pouvaient cltre admises.
O n rappelle que cette condition est surtout destinée dans le cas des
rivets à permettre u n refoulement correct de la tige et u n bon remplissage d u
trou et dans le cas des boulons ordinaires a éviter une flexion excessive de la
tige d u boulon. Il n'y a pas de raison de I'imposer dans le cas des boulons à
haute résistance puisque la transmission des efforts se fait par frottement des
pièces assemblées.

4,102-3 L a condition de pression diamdtrale, qui n'apparaissait plus expli-


citement dans les Règles C.M. 1956, a été rdtublie e n tenant compte d'essais
effectués par la Chambre syndicale. Les vaburs supérieures à 2 a, admises
dans les assemblages courants tiennent compte d'une plastifiation du métal
compatible avec une bonne tenue des assemblages.
Comme il est indiqud e n 4,102.39, la condition de pression diamdtralc
n'est déterminante que dans des assemblages rarement utilisés (fizution d'una
pièce mince sur une pikce beaucoup plus épaisse).
O n trouve e n annexe des graphiques traduisant l'influence de la
pression diamétrale sur les assemblages r i v b ou boulonnés de pièces mincea.
-2 Épaisseur totale 2; e

Toutefois, on peut admettre une Apalseeur assemblee supdrleure


4 d, condition de compter sur une resisfance au cisaillement reduite (voir 4,111).

- 21L Boulons ordinaires Ce<4d


si une ou des fourrures sont interposees entre les pihces transmettant
des efforts dans l'assemblage;
Sans llmltatlon dans le cas contraire.

- 23 Boulons a haute rdsistance.


Aucune limitation n'est imposee 4 I'dpaisseur totale assemblee.

-3 Presslon diamétrale

- 31 -
de
T
< 2 ae dans le cas où des deformations appreciables apporteraient
une g6ne B I'exploitatlon (support de pibces mbcaniques, par exemple) ;

- 32 T
- c 3ae dans le cas des assemblages boulonnes courants;
de

- 33 T
-
de
< 3,5ae dans le cas des assemblages rives courants;

- 34 T
-< 4be en cas d'emplol de boulons 8: haute resistance et à serra06
de
contrôle.

- 39 Cette condition de pression diambtrale n'intervient qu'en cas d'assem-


blage de pieces d'épaisseur relativement faible, la rbsistance des assemblages nor-
maux n'btant limitee que par le cisaillement des rivets ou boulons. Dans les assem-
blages courants, elle n'est determinante que si le rapport dle est superieur A 6 lorsque
le rivet ou boulon travaille A simple section et B 3 lorsqu'il travaille A double section.
4,111 O n admet que Le rivet remplit complètement son trou lorsque l'épais-
seur totale assemblée reste inférieure à 4 d et qu'il peut garder localement sa
section nominale lorsque l'épaisseur assemblée dépasse 5 d. Dans l'intervalle
entre 4 d et 5 d, la section de calcul est obtenue par interpolation linéaire entre
les valeurs correspondant à ces limites.

4,112 Des essais récents ont permis de mieuz comprendre les conditions
dans lesquelles travaillent les assemblages rivés.
Après refroidissement, u n rivet posé à chaud se trouve soumis à
une vrécontrainte sensiblement égale " à la limite d'élasticité d u métal aui le
constitue. Lorsqu'on exerce u n effort tendant à écarter les pièces assemblées
(conditions de travail dites a à l'arrachement des têtes a), la pression de contact
entre ces pièces diminue, m&s l'effort d a m l a tige d u rivet n'augmente pas de
façon appréciable. Ce n'est que lorsque l'effort dépasse le produit de la section
du rivet par la limite d'élasticitd d u métal que les pièces assemblées se décollent
et que l'effort d a m la tige d u rivet augmente; il y a alors u n allongement appré-
ciable Ge la tige avec plastification. Il serait donc loisible d'admettre u n effort
pondéré d'arrachement des têtes correspondant cl une contrainte a,. Pour tenir
compte des imperfections d'exécution, o n a jugé prudent de n'admettre comme
effort de traction pondéré sur u n rivet que le produit de la section de calcul
8 -
Dar 0.8 an. Cette condition est sensiblement éauivalente à celle des rèelements
amkicains qui admettent le produit de la sechon nominale par as; Gle a été
préfkrée dans un but de simplification des calculs.
L a prise e n compte de la résistance effective d u rivet nécessite une
vérification soignée de la tenue des pièces d'assemblagu, vérification qui était
souvent négligée sans danger lorsqu'on ne faisait travailler les rivets qu'à
0,25 a,, comme le prescrivaient les règlements antérieurs.
Tous les essais confirment qu'on peut admettre, pour le cisaillement
des rivets, une contrainte apparente de 0,8. Ge, comme le faisaient déjd les
hègles C.M. 1946 et C.M. 1956 (0,8 R sur efforts non pondéres).
Les essais sur assemblages soumis à des efforts obliques montrent
que l'extrémité du vecteur incliné représentant l'effort admissible par rivet
se place sur une ellipse ayant pour demi-grand axe la résistance d u rivet à
l'arrachement des têtes et pour, demi-petit axe sa résistance a u cisaillement.
Ayant admis la même valeur pour ces deux modes de sollicitation, l'ellipse
se trouve transformée en cercle et il est normal d'attribuer a u rivet une résistance
indépendante de la direction de l'effort.
4,lI RIVETS

4,111 Section de calcul

On compte sur un dlamètre d (mm) du trou, supérieur de 1 mm au


diametre nominal du rivet et on base les calculs sur une section A (mm3 du rivet
pose qui prend les valeurs suivantes en fonction de l'épaisseur totale I; e des pibces
assemblées :

4,112 RBslstanoe d u rivet

En appelant F l'effort ponderé par rivet exercé sur l'assemblage, quelle


que soit son orientation, et us la llmlte d'élasticité du metal constltuant le rivet, on
vérlfle :
F
l,25-<
A
On rappelle qu'Il est Indispensable de vérlfler la dslstance des places
d'assemblage (volr 4,03).
4,121 COMMENTAIRES

4,121 L'annexe 14,12 donne les valeurs de la section résistante Ar pour


les diamètres de boulons couramment utilisks en construction métallique. E n
moyenne, la valeur de Ar est supérieure de 9 % à celle de la section à fond
de filet utilisde dans les règlements antérieurs.

4,1!2!2 L'application des nouvelles Règles aboutit sensiblement aux mémes


résultats que l'application des vérifications prescrites par les Règles C.M. 1956
pour les cas courants. La présentation en a été changée pour tenir compts :
- des modifications apportdes en 1959 à la normalisation des boulons
(filetages ISO au lieu de S I ) ;
- du souci de faire apparattre directement ab au deuxième membre de touts,
les indgalités, pour permettre de distinguer facilement des organes d'assem-
blage qui travaillent le plus près de la limite admissible.
On a introduit, en outre, lu vérification des assemblages dans lesquels
la partie filetde règne au droit &une section cisaillée, car l'expdrience montre
qu'une telle exécution est très fréquer~te. Il n'est permis de baser les calculs sur
la résistance de la partie lisse que si &S dispositions particulières sont prises pour
qu'aucune section cisaillée ne se trouve au droit du filetage. De telks dispositions
s'imposent dans les assemblages susceptibles d'être soumis d des efforts de fatigue
et dans ceux pour lesquels des déformations importantes seraient préjudiciables.
5'12 BOULONS ORDINAIRES

4,121 Sections de calcul

Suivant la nature,des sollicltatlons auxquelles est soumls l'assemblage,


les v6rlflcatlons de la resistance du boulon font intervenir :
- solt la section A de la tige lisse ;
- solt la section resistante Arde la partieflletde, donnde par la norme NF-E03-014.
4,122 RBsistance du boulon

-
O Dans les lnégalit6s B vdrifier, ae designe la limite d'Alastlcit6 du metal
constituant le boulon.

1- A la tradion. - SI N est l'effort ponder6 de traction exerce sur chaque


boulon, on verlfie :

On rappelle qu'il est Indispensable de verlfler la resistance des plhces


d'assemblage (voir 4,03).

2 - -
Au cisaillement. Si T est l'effort ponderd de cisaillement exerce sur
chaque section cisaillee du boulon, on verifie :

- 21 si aucune precautlon speciale n'est exigde pour I'exdcutior

-
22 SIdes dispositions speciales sont prises pour que la partie llsse du
boulon rbgne au droit de toutes les sections cisaili6es

-
3 A un effort lncllné sur le plan d~.icn'nt,admettant, par boulon, une compo-
sante normale ponderde N suivant l'axe du boulon et une composante ponderde T
dans le plan de joint ;

-
51 dans le cas où la section cisriillt3e se trouve dans la panle lisse, on
vdrffle sirnultanement :

-
32 Dans le cas oh fa section clsaill6e se trouve dans la partie filetée, on
verIfle simuitan6rnent
4,132 COMMENTAIRES -

4,132 L'effort de glissement Tg représente la charge pour laquelle u n


glissement intervient d u fait que le frottement statique (grippage) se trouve
dépassé sur toute la longueur de l'assemblage. Cela ne signifie cependant pas
qu'on ne peut plus compter sur le frottement pour la transmission des efforts
car des forces de frottement importantes subsistent même une fois le mouvement
amorcé.
Le coefficient de frottement est déterminant pour la sollicitation
admissible de l'assemblage par frottement. Il dépend de la nuance de l'acier
ainsi que de l'usinage et de l'état des surfaces de contact a u montage. Le coef-
ficient de frottement à utiliser pour u n acier donné doit être déterminé par u n
nombre suffisant d'essais et o n introduit dans les calculs la vuleur atteinte dans
environ 90 % de tous les essais. Pour u n même matériau, le coefficient de
frottement dépend essentiellement de la préparation des surfaces en contact. Il
est?,par conséquent, recommandé de préparer les surfaces par u n procédé appro-
prze de façon à obtenir le coefficient de frottement le plus élevé avec le moins
de dispersion possible.
O n peut ainsi obtenir des coefficients de frottement ip = 0,52 pour
les aciers à 30 daN/mm2 de limite élastique, et p> = 0,60 pour les aciers à
36 daN/mm2.(kg/mm2) de limite élastique, à condition de vérifier ces valeurs
par des essazs de contrôle conformes aux tecliniques employées.
RÈGLES 4.13

4'13 BOULONS A HAUTE RESISTANCE ET A SERRAGE CONTROL~

4,130 Notations

Ar section resistantede la partiefiletee des boulons ;


ab limite d'6lasticit6 a 0,2 % du metal constituant le boulon ;
NO effort de precontrainte dans la tige d'un boulon;
N effort par boulon sollicitant l'assemblage en traction dans la direction
de I'axe du boulon ;
Ni effort admissible par boulon dans les assemblages solllcit6s en traction
dans la direction de I'axe du boulon ;
Tg effort de glissement par boulon ;
T eRort par boulon solllcitant l'assemblage perpendiculairement l'axe
du boulon ;
T' effort admissible par boulon dans un assemblage sollicit6 perpendlcu-
lairement I'axe du boulon.

4,131 Pr6contrainte N, d u boulon

L'effort de precontrainte No est I'effort qui agit axialement dans la tige


du boulon. II est gen6ralement rbalis6 par un serrage de I'6crou ou de la t6te du
boulon et a pratiquement une valeur :
No - 0'8 as. Ar.

4,132 Coefficient de frottement

Le coefficient de frottement cp entre les surfaces de contact est une


valeur sans dimension par laquelle ou multiplie la pression normale No pour
obtenir I'effort de glissement Tg.
A defaut de résultats d'essais particuliers et a condition d'avoir effectue
une pr6paration convenable des surfaces de contact, soit par grenaillage ou sablage,
soit au chalumeau, on peut se baser dans les c a l ~ u l ~ sle
u rcoefficient de frottement
ip = 0'45 pour I'assemblage des pieces en acier doux.

SI aucune preparation des surfaces de contact autre qu'un brossage


n'est effectu6e, on peut admettre dans les calculs, pour tous les aclers de cons-
truction, le coefficient de frottement ip = 0'30.
4,133 COMMENTAIRES

4,133 Le nombre de plans 0% glissement d'un assemblage se rapporte


a u nombre'des surfaces de contact ou d'assemblage disponibles pour la trans-
mission de l'effort. Par exemple, l'assemblage symétrique d'une tôle par d e u
couvre-joints correspond à deux plans de glissement.

4,134 Les conditions d'élasticité résultant de la précontrainte de traction


dans le boulon et de la précontrainte de compression dans les zones intéressées
des pièces assemblées, font qu'un effort de traction convenablement limité,
appliqué à l'assemblage n'entraîne qu'une très légère augmentation de l'effort
réel de traction dans le boulon. Par conséquent, u n dépassement de la résistance
à la traction de ce dernier n'est pas à craindre.

4,136 La résistance a u glissement des assemblages


d u type représenté par la figure ci-contre, pour lesquels
l'effort de serrage de certains boulons est diminué du
fait de leur sollicitation en traction, ne se trouve pas
réduite dans son ensemble par la présence d u moment.
E n effet, la sollicitation de traction des boulons de la
w n e A, se trouve compensée par une majoration corres-
pondante de l'effort de compression dans la zone C.

42 L a soudure par résistance électrique est employée e n construction


métallique depuis quelques années. L a mise e n service des premières machines
a nécessité une mise a u point longue et minutieuse. Une codification stricte de
l'emploi d u procédé risquerait actuellement d'imposer a u x fabricants de
machines des conditions difficiles à réaliser ou d'empêcher les constructeurs
d'utiliser toutes les possibilités de ce's machines. Elle constituerait une entrave
plus qu'un guide. C'est pourquoi on a jugé bon de mentionner seulement le
procédé en laissant aux constructeurs métalliques qui désirent l'utiliser à la fois
uns initiative illimitée et une responsabilité complète.

4,301 -1 Le choix de l'ordre d'exdcution des soudures dépend des moyens


de manutention dont on dispose et de la décomposition de l'ossature e n fardeaux
4,133 Effort admissible dans les assemblages sollicitds perpendiculal-
rement A l'axe des boulons
Lorsque l'assemblage est soliicitb par un effort perpendiculaire h I'axe
des boulons, la valeur admissible T. de cet effort pond4r4, par boulon et par plan
de glissement, est donnbe paf :
Ts = l,l No.v

4 ,134 Effort admissible dans les assemblages sollicitt5s en traction dans


l a direction de I'axe d u boulon
L'effort pond6r6 admlsslble N. par boulon dans un assemblage sollicit6
en traction dans la direction de I'axe du boulon est exprime par la formule :
N. = No

4,135 Efforts admidsibles dans les assemblages solllcitds A l a fols per-


pendiculairement I'axe d u boulon et dans l a direction de celui-cl
Lorsque la sollicitation engendre par boulon B la fols un effort T perpen-
diculaire B son axe et un effort de traction N dans la direction de celui-ci, ces efforts
ponderes ne doivent pas depasser les valeurs :
T.=l,lip(No-N) .t N.=No

4,136 Efforts admissibles dans les assemblages solliclt8s par un effort


perpendiculaire A I'axe des boulons (effort tranchant) e t par u n
moment de flexion
La reslstance de l'assemblage ii I'effort tranchant peut &tre calcul6e
comme SIle moment flechissant n'existait pas.
Le moment de flexion doit 6tre determin6 de façon que I'effort pondtire
de tractlon resultant dans chaque boulon n'excbde pas la valeur indiquee en 4,134.

42 SOUDURE PAR RESISTANCE ÉLECTRIQUE

H appartient aux constructeurs de fournir toutes justifications basees


sur des essais effectues avec une machine de memetype que celle utilisbe, travaillant
dans les mêmes conditions, sur un metal de mgme qualite.

4,3 SOUDURES ÉLECTRIQUES A L'ARC

430 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES


4,301 Dispositions cemmunes
-
1 Les assemblages doivent 6tre Btudies de manihre 9 r6duire le nombre
des soudures executer en position Incommode ou sans abri. Toutes dispositions
4,302-1 COMMENTAIRES

tramportubles. Deux ouvrages identiques peuvent être traités différemment à


cet égard, suivant les possibilités des ateliers et des chantiers, O n a donc jugk
utile d'attirer l'attention sur la nécessité d'une conception n'imposant pas u n
ordre d'exécution défavorable, l'établissement d'un programme de soudage
n'intervenant qu'à propos de l'exécution des travaux.
L'attention est attirée sur les bonnes conditions d'accessibilité des
soudures. Il est parfois préférable de disposer une soudure à u n emplacement
oh elle engendrera des efforts secondaires limités, si cela permet de I'exécuter
dans de bonnes conditions, plutôt que de la situer à l'emplacement détermink
comme le meilleur par la schématisation des efforts, si des conditions d'exétution
défectueuses risquent de diminuer la qualité d u cordon.

4,3(M-1 Dans de tels assemblages, si les soudures (1) sont exécutkes préala-
blement sur des pièces libres, la soudure (2) peut être considkrke comme u n
simple raboutage de laminés.

4,302-2 Quelques essais a m efforts répétés ont montré qu'il y a génkralement


avantage à incorporer la largeur de la soudure dans la pente à donner a u raccorde-
ment des pièces, ce qui évite le ressaut apparaissant sur la figure d a u raccorde-
ment de la soudure et de la pièce épaisse (effet d'entaille dkfavorable pour la
tenue à la fatigue).

4,303-1 Il existe toutefois des cas où u n cordon bombk améliore la tenue


des assemblages (fig. ci-dessous).
doivent dtre prises pour rBdulre le plus possible les contraintes dues aux effets
calorifiques ou de retrait.
En particulier, dans le cas d'ensembles- complexes, l a disposition des
assemblages doit permettre I'ex6cution de chaque soudure dans de bonnes condi-
tlons d'accessibillt6, sans necessiter un ordre conduisant A effectuer les dernieres
sur des pieces entieremsnt bridées.

2 - On doit Bviter les accumulations de soudure susceptibles de provoquer


des contraintes dangereuses.

- 3 D'une façon générale, on doit éviter toute disposition pouvant produire


des effets d'entaille et tout traitement pouvant provoquer la trempe, plus particu-
librement dans les pieces soumises B des sollicitations de fatigue ou susceptibles
d'être exposées à un service B basse température.

-
4 Sauf précautions spéciales, il est recommandé de ne pas souder de
'pièces d'épaisseur supérieure B 30 mm.

5- L'emploi de soudures forte pénétration doit 6tre précBdB d'un essai

+
de contrôle de la pénétration.

4,302 Soudures bout & bout

? 1 2

1- Les rencontres d'assemblages en


forme de f (a) ou de croix (b) sont admises,
sous dserve de dispositions d'exécution rédui- b
sant les contraintes de retrait. 1
P Co-
/

-2 Dans le cas d'assemblage de pièces


d'épaisseurs différentes, la variation de section bon b) bon
-
doit s'effectuer araduellement, avec une pente ne
dépassant pas 114, au besoin en amincissant la
pièce la plus Bpaisse ou en rechargeant la plus
mince.
c) bon d) mauvais

4,303 Soudures d'angle

1- Lés cordons concaves (fig. a) ou plats (fig. b) doivent être pr&f&rBs,


en général, aux cordons bombhs (fig. c),

a) bon b) bon C) mauvais


4,303-2 ('orrim~piéres secondaires, on a surtout en vue les raidisseurs.

4,303-3 Idorsque ln sorcdure d'angle est efectuée sur des pièces préalablement
raboutées, il n'y a pas lieu de tenir compte d'une influence de la soudure trans-
versale de ru boutage.

4,303-6 Pour les pièces soumises aux intempéries ou situees dans des
conditions favorisant l'oxydution, les cordons de rive doivent être continus.

4,303-61 Pour l'application de cette règle, on considère e n général comme


irtiportanttas les variations de la contrainte pondérée dans la membrure por~vant
ti6pczsser 18 daAY/mm2(kg/mm2), quelle que soit la nziance d'acier utilisée.
La figure ci-dessous donne un exemple de cordon étalé a l'extrémité
nnrincie d'une semelle.

4,311 On suppose évidemment que la soudure conserve sa section complète


sur toute la largeur de la pièce, sans créer d'encoches sur les bords (suppression
des cratbes d'extrémité).
2- Dans le cas d'assemblages d'angle formant tribdre
comportant une pibce secondaire, il est recommandé de tron-
quer le sommet de celle-ci.

- 3 Le croisement d'.une soudure bout


A bout et d'une soudure d'angle est admis.

-
4 Sauf précautions spéciales, il est recommandé de ne pas fixer de pibces
secondaires au moyen de cordons de soudure perpendiculaires à l'effort axial sur
la surface d'une aile tendue.

-
5 L'emploi de la soudure & entaille n'est à envisager qu'à titre exceptionnel.
Pour permettre une bonne exécution de la soudure, la dimension minimale de l'entaille
doit permettre à l'électrode une inclinaison d'au moins 300 par rapport à la normale.

-6 Quand plusieurs plats sont superposés, par exemple pour former les
4

semelles d'une membrure, ils doivent toujours dtre assemblés sur leurs rives par
des cordons de soudure.

-
61 Dans les semelles tendues, les tranches d'about doivent être amincies
pour recevoir un cordon frontal lorsque la membrure peut 6tre soumise à des varia-
tions de contraintes importantes (chemins de roulement, par exemple) et le cordon
frontal doit dtre étal6 pour assurer la progressivité de la variation de section.

-62 Dans les semelles comprimées, si le rapport de la largeur à I'gpaisseur


d'un des plats est supérieur aux limites définies en 3'44 ou 5,211 - 3, il devra être relie
au plat voisin par une ou plusieurs lignes de soudures à entailles disposées de façon
que le rapport de la distance entre lignes de soudures à l'épaisseur du plat satisfasse
aux conditions imposées.

4,311 Soudures bout à b o u t

Aucun calcul n'est exige, à condition que I'bpaisseur de la soudure


soit au moins égale à l'épaisseur de la plus faible des pibces assemblées et que le
m6tal d6posé ait au moins les caractéristiques mécaniques du métal de base, comme
il est dit en 2.14.
4,312-0 Si ha pièce rapportée comporte u n chanfrein ou si o n efifectue des
soudures d forte pénétrdion, o n considère que ld racine d u cordon se trouve
sur la face da contact des pièces assemblées e n u n point o h o n peut Btre assuré
de la fusion d u métal.

Le tablcau ci-dessous donne les valeurs de a et a a applicables aux


épaisseurs les plus courantes de cordons.

Parmi les dispositions qui permettent de ne pas déduire la longueur


des cratères d'extrémité, on peut citer la continuité des cordons d'orientations
différentes, le retournement des cordons a u x extrémité*, le prolongement du
cordon au-delà de sa longueur utile sur u n support auxiliaire qui sera enlevé
ensuite.
O n base la résistance des cordons de soudure sur la limite d'élasticité
a# d u d t a l de base e n admettant que sont satisfaites les conditions fiées en 2,14
pour les électrodes. Si, exceptionnellement, o n utilisait des klectrodes présentant
des caractéristiques mécaniques inférieures à celles d u métal de base ou si o n
assemblait des métaux de nuances différentes, les calculs devraient être basés
sur la plus faible valeur des limites d'élasticité des métaux de base et d'apport.
O n peut remarquer que l'état de contrainte dans le cordon n'est pas
complètement défini par 1.z considération de la section de gorge seule. Mais, les
essais ont montré que l'influence des sollicitations longitudinales du cordott
était pratiquement négligeable.

-1 L a formule de base a été établie par 1'ISO d'apri.s des résultats


d'essais.
Les Règles C'.M. 1956 mentionnaiettt une formule découlant de
l'application de celle-ci a u cas particulier d'un cordon reliant deux faces per-
pendiculaires; cette formule dérivée faisait intervenir des contraintes fictives
calculées suivant les règles de la Résistance des matériaux dans la section de
gorge rabattue sur une des faces de l'assemblage. Il a été jugé préférable de
revenir à la formule originelle, plus simple et de portée plus générale.
4,312 Soudures d'angle

-O Notafions
a épaisseur utile, distance mini-
male de la racine à la sur-
face du cordon (ou f~ la corde
en cas de cordon bombé).

a coefficient de réduction, fonction de 1'6paisseur a (en mm) du cordon,


qui prend les valeurs :
a= 1 pour a <4 mm

1 longueur utile du cordon, égale B sa longueur réelle diminu6e de la


longueur des cratbres dd'extr6mit6 (évaluée forfaitairement à a pour
chaque cratbre) lorsqu'aucune disposition n'est prise pour les éliminer.
a. limite d'élasticité du métal de base.
F effort pondér6 appliqub à chaque cordon, suppos6 centré au milieu
de la longueur du cordon ;
a, il, composantes, déterminees par les règles de la Résistance des mat&
riaux, de la contrainte moyenne rapportée à la section de gorge du cordon
(section minimale, de surface a 1, déterminee par un plan passant par
l'intersection des faces assemblées), soit :
a composante perpendiculaire à la section;

T& composante dans le plan de la section, perpendiculalre à I'axe longi-


tudinal du cordon;
T,, composante dans le plan de la section, parallèle à I'axe longitudinal
du cordon.

-1 Formule de base
Les dimensions du cordon doivent satisfaire B la condiflon :
+
d -1- 1,8 (< s i ) < aawOPL
4,312-2 On voit aisément que, des que k condition indiquée dam la formule
enveloppe est satisfaite, la9 conditions déterminées duns chaque cas particulier
par les formules ci-après le sont a fortiori, qu'il s'agisse de cordona normaux
(4,312.3) ou obliques (4,312.4) ou dissymétriques (4,312.5).

4,312-31 On a, dans ce cas,

La formule de base s'dcrit:

a =.tl = 0 et =
71,
F
-
1a
La formule de base se réduit U :

4,312-33 On a, duns ce cas,


sinp F F cos p
< I = t =--- et =-
A dTla 1a
La formule de base s'écrit:
RÈGLES 4,312-2

-2 Formule enveloppe
On peut se dispenser de toute investigation plus poussee d8s qu'on
vérifie pour chaque cordon, quels que soient la direction de l'effort et l'angle f o m 6
par les faces assembl6es,
.
*
F

En cas d'assemblage symétrique par rapport ii la ligne d'action de l'effort


global pond&& X F exercé sur l'assemblage, il suffit de verifler
zF

-3 Formules d'application aux cordons normaux (cordons symétriques


reliant deux faces perpendiculaires)

- 32 Cordons lateraux
F
0.75lan
a ae

- 33 Cordon oblique, faisant un angle cp avec la direction de l'effort

F
(0,75 + 0,l sin 9)1 a a '"
I
4,312-40 COMMENTAIRES

F
0,75
- < ce

laa
dl-rsin'v

On peut remplacer, avec une erreur n'excédant pas 4 %,


0,75
par 0,75 0,1 sin^ +
&-;sinSv

Pour l'application de cette Règle, il est commode de remarquer


que (0,75 + 0,l sin q)1 représente les 314 de la longueur du cordon augmentés
du dixième de sa projection sur une direction perpendiculaire à l'effort.

4,312-40 Pour un angle 8 supérieur à 4s0, l'exécution de la soudure laisserait


à désirer. Il est préférable de faire une préparation en chanfrein.

4,312-41 On a, dans le cas du cordoth situé dans l'angle obtus

\ \ \ E n remarquant que
- - - - ) 0 =-1.+
- sin 0
C O ( 2, 2

,
et
sina(a-7i)
6 ' = 1 - s i2n e
I la formule de base s'écrit
(1,P -0,4 sin 0)
'FA . ;-2: soit
----- F < O*

-- . -. laa
-4 Formules d'application aux cordons reliant deux faces non perpendi-
culaires
- 40 Notations.- On designe par 0 I'angle d'une des faces d'assemblage
avec la perpendiculaire l'autre face (O < 0 < 45O).

- 41 Cordons frontaux

Pour le cordon situ6 dans l'angle aigu :

- F
(0,85 - 0,1 tg 6) 1 a a
Pour le cbrdon situ6 dans l'angle obtus :
F
(0'85 + 0,1 tg 0) 1 a u
< 0s
4.312- 42 COMMBNTAIRES

On peut remplacer, avec une erreur inférieure à 1,2 %,


0,85
par 0,85 + 0,I tg O
(1- ;sin 8

Dans le car du cordon situé dans l'angle aigu, on a :

[1,4 + 0,4 sin O ] (z)'<


la formule de base s'écrit
a2 02 soit
0,85
P
-1aa
< Se

On peut remplacer, avec une erreur infdGeure à 3 %,


0,85
- ----- -- par O,85 -0,l t g 8

4,312-42 Comme dans le cas des cordons rectangulaires (voir 4,312,32),


on a :

4,312-43 Dans le cas du cordor~situe dans l'angle obtus, on a :

L'application de la formule de base ahoulit à:


P
a u
0,75
l a ?
(1 + sin O) sin29
qu'on remplace, avec une erreur n'excédant pas 4 % par la formule des Règles.
Dans le CM du cordon situé dans l'angle aigu, il sufit de changer
le signe de O dans les expressions précédentes pour aboutir aux formules exactes;
on peut lus remplacer d a m les mêmes conditions par les formules des Règles.
- 42 Cordons lat6raux
Que le cordon soit situ4 dans l'angle algu ou
dans i'mgle obtus, on v4rifle
F
0,75 1 a a
< a.

- 43 Cordon oblique, falsant un angle p avec la direction de l'effort


Pour le cordon situ6 dans l'angle obtus on verifle

F
[0,76 + 0,l sin gi(1 + tg O)] 1 a a < a.
Pour cordon eltu6 dans l'angle algu, on v6rMe
F
[0,75 + 0,1 sin gi(1 - t g O)] 1 a a
< ab
4,312-5 N i la dgsignation, ni la représentation sur les dessins de te& cordons
ne sont normalisées.

O n voit sur la figure que la section


de gorge AA' d u cordon rectangulaire dissy-
métrique A B C se trouve soumise a u x mênaea
efforts que celle d u cordon symétrique A B B '
e2 \ d
situé dans u n angle obtus.
Le triangle A B B ' étant isocèle,
8 B 3z rcl

AL e2 4 o n a 9 = - -2- 2 A B. B '

tg û = cotg2 ABB' =
- 1-t$ABBt
A -
1 1

2 tg A B B '

4,312-60 Dans l'étude des assemblages soumis à une charge ezcentrde, on


peut être conduit à envisager des efforts de directions différentes sur des cordons
parallèles et même à décomposer chaque cordon en tronçons chargés différern-
ment. A la limite, pour les assemblages u n peu complexes, il peut être plus
simple d'appliquer à l'ensemble des cordons les méthodes utilisées e n Résistance
des matériaux pour le calcul d'une section.
Il est alors commode d'utiliser la formule enveloppe de 4,312.9.

4,312-61 L a méthode de calcul indiquée se borne à appliquer la formule de


base à l'effort de glissement entre la semelle et l'dme. L a formule des Règles
suppose remploi d'unités homogènes; si, suivant u n usage courant, o n exprime
T e n daN (kg), S en cma, I en cm4, a e n m m et a, e n daN/mm2 (kg/mm2), il
faut vérificr :
TS
1 5 G
Les cordons de soudure se trouvent, dans ce cas, soumis a u champ
général de contraintes de traction ou de compression engendrées par la flexion
de la pièce. Comme o n l'a indiqué e n 4,312.0, l'influence de ces contraintes
sur la résistance des cordons peut être nkgligée.
Dans le cas d'une poutre comportant plusieurs semelles superposées,
la même formule peut être utilisée pour la vérificatipn des cordons reliant les
semelles entre elles. S désignera alors le moment statique de la semelle ou du
groupe de semelles attaché par la paire de cordons qu'on vérifie.
-5 Formules d'appllcafion aux cordons dissymétriques reliant deux faces
perpendiculalres (cordons exceptionnellement utilises pour l'assemblage
de pitices minces).
On designe par e, le c8tB du cordon situ6 dans le plan parall&leA l'effort,
el l'autre c6t6.
Ces deux dimensions sont tell4es $I
1'6paisseur de Qorge a par la relation
CI es
a=
ici" + eBa
ea
Tant qu'on a 0,5 <- < 2,. on peut utiliser les formules donnees
el
en 4,312-4 pour les cordons reliant deux faces non perpendiculaires en posant

et en considerant qu'on est dans l'angle obtus si e, > e, (tg0 > O), aigu si e* < e,
(tg0 < O). L'abaque de l'annexe 14,312 - 5 traduit graphiquement les expressions de
a et tg O.

-6 Combinaisons de cordons
- 80 Cas general
On détermine un ensemble d'efforts appliqubs au milieu de chaque
cordon capable d'Bquilibrer les sollicitations exercées sur l'assemblage et on verifle
au moyen des formules pr6cbdentes que chaque cordon peut supporter I'effort qui
lui revient.

- 61 Cordons entre $me et semelle d'une poutre L âme pleine


Si T reprbsente l'effort tranchant, S le moment sta-
tique de la semelle par rapport B l'axe de fldxion simple de la
piéce et I le moment d'inertie de la section compléte par t'apport
à ce meme axe, la condition vérifier est :

On peut, en se plaçant en séeuritb (5,211 -2)' utiliser la formule


simplifi6e :
T
- < me
0,75 x 2 au ha
dans laquelle ha repdsente la hauteur de l'&me.
4,312-62 COMMENTAIRES

4,32-62 Dans le c m où les attaches sont symétriques par rapport à l'axe d u


couple M , l'application de la méthode aboutit aux formules suivantes:
- pour les cordons assemblant les semelles et le poteau, on u&rijîe:

- pour les cordons assemblant I'âme et le poteau, o n v&rifie:


T
Zlaa

4,391 O n souligne que les mdthodes de calcul qui précèdent impliquent


une exécution soignée des soudures, rançon de la suppression dans le calcul des
anciennes distinctions entre soudures d'atelier p t soudures de chantier.
- 02 Attache d'une poutre sur un poteau
L'assemblage est suppose soumis a un systBme de forces reductible :
- une force N normale au plan de contact et passant par le centre de gravit6 G
de la section ;
- une force T sltu6e dans le plan de contact
et passant par G ;
- un couple M d'axe perpendiculaire au
plan de l'&me.

Pour simplifier les calculs, on peut


admettre, suivant une hypothhse claaslque, que :
- la force N se r6partlt uniformement entre tous les cordons ;
- les cordons d'attache de I'ame Bqutllbrent la force T;
- les cordons d'attache des semelles Bqulllbrent le couple M.
On en dBdult les contralntes dans les cordons et on vBrifie qu'elles satis-
font aux formules pr6cedentes.

4'39 CONDITIONS A OBSERVER

4,391 t'application des RBgles 4,31 impllque que solent strictement observees
les conditions normales d'exBcution des travaux de soudage, notamment en ce qui
concerne la qualification des soudeurs et la protection contre les intemperies. El!e
implique, en outre, une preparation soigne0 des bords des pibces à assembler.

4,392 L'application des Rhgles 4'31 implique enfin que l'acier utilise soit
soudable. Dans les constructions courantes, on peut admettre qu'un acier est sou-
dable s'il satisfait aux essais dBcrits dans l'annexe 14'39.
L'exposition h de basses tempBratures, surtout lorsqu'elle n'est pas
uniforme et s'accompagne d'efforts secondaires provoques par des differences de
dilatation, l'emploi de plbces Bpaisses, la multlplication locale des assemblages
soudBs, les conditions defavorables de service telles que sollicltations par chocs
et par fatigue, l'exposition prolongee aux radiations d'origlne nucleaire, exigent le
choix d'un acier soudable de qualites particulihres.

4'4 CAS PARTtCULlERS D'ASSEMBLAGES RIVES OU BOU-


LONNES

4'41 ASSEMBLAGES D'ÉLEMENTS EN PROLONGEMENT

4,411 Les Bldments portes discontinus, disposes en prolongement les uns


des autres et s'appuyant sur un même Alément porteur, doivent être éclisses entre
8UX.

4,412 Lorsque les BlBments sont calcul6s en continuite, la transmission des


efforts doit être assur6e dans la section du ioint.
4,413 COMMENTAIRES

4,413 Le moment supplémentaire est généralement égal au produit de


l'effort tranchant par la distance des cenh-es de gravité des attaches des éclisses
sur les deux pièces assemblées. E n cas d'éclissage articuM d'un c8td (fig. a et c),
ce moment est dquilibré en totalité par l'attachs de l'autre côtd; en cas d'dclissage
symétrique (fig. b et d , schématisées dans l'hypothèse d'un moment fléchissant
général sensiblement nul), il se répartit également entre lea deux attaches.
L'attache des éclisses sur chaque pièce doit être capabb de résister
à la fois au moment @chiu,vant général (s'il n'eut pas dquilibrtf par un dclissage
a h semelles), à l'effort trancharit et à la part qui lui revient d u moment supplé-
mentaire. suppo.~és appliq~tkh .von centre de gravité.

4,421 Si exceptionnellement les cornières ne sont pas jumelées, il faut


vérifier pour tous les cas de charge possibles, y compris ceux qui provoqueraient
éventuellement un soulèventent, que l'assemblage ne risque pas de se déformer
et que toutes les pièces peuvent résister aux efforts résultant de l'excentremeni
de l'attache.

assemblages normaux assemblage sollicitant


la poutre en torsion
4,413 En cas dq8cllssage non support6, les 4clisses et leurs dispositifs
d'attache doivent gtre capables dg6quillbrerles moments suppl6mentaires provoqu6s
par la transmission de l'effort tranchant.

4,42 ASSEMBLAGE D'CLÉMENTS ORTHOGONAUX OU OBLIQUES


PAR CORNIÈRES ET RIVETS OU BOULONS

4,421 Les corni8ms sont de pr6fdrence jumel6es sur I'Bt6ment interrompu et


sont, soit rivées, soit boulonn6es sur chacun des 4l4ments suivant le* n6cessltés
du montage.

4,4E Les plhces d'assemblage (Bquerres) sont fixees rlQidement sur tee
Bl6ments portbs, & moins qu'Il ne soit tenu compte de I'excentrement des efforts
d'appul dans le calcul de 1'6lbment porteur.
4,431 Dans le cas de la figure, en appelant A la section totale de la mem-
brure en forme de T et A,, la section de son dme, il y a lieu de déterminer d a m
une section situde entre l&P treiuis,
la contrainte normale

- la contrainte de cisaillement
Nol sin 8
r = 1,5
Aa
et ds vdrifier que ces le on train^ satisfont aux conditions indiquées en 1,312 et
1,313.

5,111 L'exception faits pour le cas de deux travées continues est justifitfe
par la différence pouvant exister alors avec les charges dm travées discontinues.
Par exemple, pour la charge uniforme, la continuité donne, pour 2 travées
égales, les réactsons 0,375 q l en rive et 1,25 q 1 au centre. au lieu de 0,5 ql en
rive et q l au centre pour les travées libres.

S,ll2 Les schéma^ suivants prkisent les dispositions des poutres dans l&P
cias visés par la rkgle (poutres en trait fort, solives en trait fin).

-1 Majoration de 5 %, s'appliquant surtout aux poteaux intérieurs.

-2 Majoration de 10 %, s'appliquant surtout aux poteaux courants


de façade.
4843 ASSEMBLAGE DES TREILLIS SUR LES MEMBRURES DANS LES
SYSTÈMES RÉTICULÉS

4,431 Assemblage dliect sur I'Bme de l a membrure

En plus de l'attache indivi- r I

duelle des treillis, il y a lieu de vdrifier


la resistance de la membrure & la fois au
cisaillement et à I'eff ort normal dans l'in-
tervalle compris entre les treillis.

5 RÈGLES SPEC~ALES A CERTAINS ÉLÉMENTS

5,1 POTEAUX

5,ll EFFORTS SOLLICITANT LES POTEAUX


5,111 Charges verticales
Les charges vertlcales agissant sur les poteaux peuvent Btre 6valuéea
en admettant la discontinuite des divers éI6ments de plancher (poutrelles, poutres)
chaque fois que les portees solidaires ne diffhrent pas de plus de vingt centiémes
(201100) de la plus importante. Toutefois :
-dans le cas des 616ments ne comportant que deux travées effectivement 'conti-
nues, les reactions d'appui sur les poteaux doivent &tre calculées dans I1hypoth&se
de la contlnuité ;
-pour les 6l6ments comportant des parties en porta&-faux, on doit tenir compte
de la continuite entre le porte-&-faux et la travee adjacente.

5,112 Majorations des charges verticales

Si I'on ne tient pas compte de la solidarite des poteaux eP des poutres,


les charges verticales, calcui6es comme il est dit ci-dessus, seront majorees :

-
1 de 5 % de leur valeur pour les poteaux qui reçoivent & chaque Btage
deux poutres se faisant suite et servant elles-mémes de support à deux travdes
contiguës de plancher ou quatre poutres formant croix;

-
2 de 10% pour les poteaux qui reçoivent chaque Btage deux poutres
se faisant suite mais dont chacune ne supporte qu'une seule travée de plancher
ou une seule poutre supportant deux trav6es contigues de plancher ou trois poutres
formant T ;
5,114-1 COMMENTAIRES

-3 Majoration de 15 %, s'appliquant surtout aux poteaux d'angle.

5,114-1 On a surtout en vue ici les bdtimends comportant des suus-sols et


éventuellement des étages inférieurs en maçonnerie ou béton armé surmontés
par une ossature métallique.
II est indispensable qu'une étude des efforts de liaison des deux
modes de construction soit effectuée en commun par le constructeur métallique
et l'entrepreneur de génie civil.

5,114- E n cas de fondations excentrées, la position exacte ds la résultants


dcs rkctions du sol &pend des déformations de celui-ci et de celles du poteau.
Pour u n potsau en tdte, de hauteur 1, et moment d'inertie I, f ; d sur u n massir
de largeur b et longueur c, dont le centre est à ec
in de l'axe du noteau. la rdaultante est excentrée
par rapport d l'axe du poteau d'une quantité
36 EI
e R = e c 3 6 ~ ~ +b c ~ l ,
Dans cette espression, K représente le
b module d'élasticité du sol. Pour les sols cou-
rants, d défaut de renseignements plus précis,
on peut attribuer à K une valeur (en daN/cm3)
(kg/cma) double de la ~ressionadmissible par le sol en daN/cma (kg/cmz).
La simplification admise par la règle en faisant en = ec place
en sécurité et se justifie par la ~etitessede I<bc8 1, devant 36 E l .

5,121 A défaut de renseignements plus précis sur le matériau réellement


utilisé, on peut se baser sur les valeurs admissiblès données en annexe 15,121,
3- de 15% pour les poteaux qui supportent à chaque Mage une seule
poutre charg6e par une seule travee de plancher ou deux poutres orthogonales.

5,113 Moments transmis par les poutres

Si l'on tient compte de la solIdarit6 des poteaux et des poutres dans les
calculs relatifs aux effets des charges et surcharges verticales, on peut se contenter
de déterminer les moments de flexion par la methode approximative exposde en
annexe 15,4.

5,114 RBactions des fondations

-1 Poteaux en acier fondbssur une construction rbalisée en un autrematériau.


- La determlnation des moments d'encastrement Bventuels au niveau de la liaison
doit faire l'objet d'une dtude basée sur les deformations des deux structures.

-2 Poteaux fondés sur un massifreposent sur le sol


- 20Le massif de fondation doit être détermine pour que dans tous les cas
de charges les reactions du sol puissent dquilibrer les sollicitations qui lui sont
transmises.

-
21 Si la stabilit6 de la construction métallique ne necessite pas de moment
d'encastrement appr6ciable à la base du poteau, l'axe de celui-ci doit passer sensible-
ment par le centre de gravité de la surface d'appui de la fondation sur le sol, & moins
que des dispositions soient prises pour pallier les effets de I'excentrement (iongrines
de redressement) ou que le poteau et ses fixations sur le massif et sur le reste de
l'ossature metaIlique soient capables de r6sister aux moments qui en r6sultent. On
a une limite superieure de la valeur du moment au pied du poteau en admettant que
la resultante des réactions du sol passe par le ceritre de gravit6 de la surface d'appui.

5,12 APPUIS DES POTEAUX

5,421 Pression sur les massifs de fondation

La pression exerc6e sur le materiau de fondation par IDar8tela plus


charg6e de la plaque d'assise ne doit pas dépasser la contrainte admisslble de ce
mat4riau.
5,122-1 COMM ENTAIRES

5,122-1 Lc diagramme &a pressiom peut prendre l'une des formes suivantds :

5,122-2 Lg diagramme des pressions et la section efficace sont schkmatisés


sur les croquis ci-contre.
Le coeficient d'dquivalence est théori-
quement bgal au rapport des modukss d'blasticité ùe
l'acier et d u matériau d'assise. E n fait, en raison
des variations de ce dernier module, le coefiient
d'dquivalence est 1;:d de façon semi-empirique.
On peut prendre n = 15 pour le béton armé;
n = 400 pour le bois chargé
perpendiculairement aux fibres.

, I l Le béton rksistant mal à la pression dtamétrdt &J boulons, on ne


peut compter sur eux pour trammettre li3.v efforts transversaux. La transmission
par In plaque d'assise peut se faire par dpaulement sur le bdton ou par frottement
avec u n coeficient de 0,4 (Règles BA 1960, art. 3,34).

5,123-2 On peut &miner l'effort normal de traction N en daN (kg) admis-


sible par quelques scellements courants au moyen des formules suivantes qui
placent en sdcurité par rapport aux prescription$ des Règles BA 1960.
Dans c e formules, gc (en kg/ms) représente le dosage en cimcnt
< <
du béton (250 gc 400) et 4 la plus petite distance de la tige de scellement
de diamétre 0 soit à une paroi, soit à une autre tige de scellement. Les dimen-
sions sont exprimées en millimètres.
5,l!22 Plaque d'assise

1- Les dimensions en plan de la plaque d'assise doivent permettre au


matdriau sous-jacent d1Bquil1brerla charge et éventuellement les moments de flexion
agissant sur la section de base du poteau, sans que la pression depasse en aucun
point la valeur admise en 5,121, dans I'hypothBse d'une repartition linhaire des
pressions.

-
2 Lorsque le moment de flexion est sufflsamment important pour neces-
siter des boulons d'ancrage, les pressions sur l'assise et tractions dans les boulons
sont déterminbes par application des formules classiques de la RBsistance des
materiaux à la u sectlon efncace r constitube par la surface du materiau d'assise
effectivement comprimee et par la section des boulons tendus multipll6e par le
coefficient d'4qulvalence.

-
3 Lorsque le moment de flexion n'est pas dirige suivant l'un des axes
principaux d'inertie de la surface d'appui de la plaque d'assise, on peut, à defaut de
calculs complets, admettre que les pressions maximales sur le materlau d'assise
et les tractions maximales sur un boulon d'ancrage s'obtiennent en cumulant les
effets des composantes du moment de flexion dans les deux plans principaux.

4 - L'bpaisseur de la plaque d'assise et les dimensions de ses raidisseurs


Bventuels doivent lui permettre de résister aux efforts envisages ci-dessus.

5,123 Ancrages

- 1 La section des boulons d'ancrage est ddterminee suivant 4,lP pour


les efforts de traction. Les efforts transversaux doivent être transmis au massif de
fondation directement par la plaque d'assise.

-
2 En cas d'ancrage des boulons dans le b6ton arm6, on doit vérifier la
fisistance de la liaison acier-b6ton. On peut à cet effet appliquer les RBgles BA en
vigueur.
5,123-3 COMMENTAIRES

Tige lisse droite de diamètre 0 et longueur 1

Tige lisse de diamètre 0 comportant une partie droite de lon-


gueur 1, prolongée par u n crochet à 180° de rayon r puis par une
nouvelle partie droite de longueur l,, satisfaisant à 1, 2 r 2 1,.

Tige lisse droite de diamètre 0 et longueur 1 terminée par une plaque d'ancrage
circi~lairede rayon r et d>épaisseur sufiante.

5,123-3 L a liaison d u béton de scellement avec le massif préalablement


bétonné pouvait être considérée comme sufisante tant que le bdton d u massif
restait légèrement caverneux a u voisinage d u coffrage dB6 alvéoles ménagés
pour le scellement. E n raison des dispositions prises pour améliorer la qualité
des bétons (granulomt!trie, vibration, pervibration), o n réalise fréquemment
aujourd'hui des parois parfaitement lisses après &coffrage.
Parmi b s dispositions destinées à a d l i o r e r la liaison, o n peut
citer: le repiquage des alvéoles avant scellement; leur évasement vers le bas
combiné avec la présence d'armatures transversales destinées à éviter l'éclatement
d u massif; b réalisation des trous de scellement par emploi d'un coffrage perdu
en grillage ou métal déployé, etc.

Wu II
II
"'"
Pour que les appuis puissent être considérés comme
effectivement articuus, il faut que les pie& des poteaux restent
dégagés et qu'en particulier ils ne'soient pas noyés dans u n dallage
ou dans la maçonnerie. De plus, les boulons d'ancrage doivent être
disposés sur une seule file.
-
3 On doit également varifier la resistance d'ensemble du massif encastré
dans le sol et la résistance de la partie du massif entraînée par l'ancrage.
En particulier, lorsque les boulons sont scell6s aprhs mise en place de
la plaque fi'asslse, des dispositions doivent 6tre prises pour que l'effort d'ancrage
puisse étre transmis au massif par le baton rapporte sans risque de glissement dans
son alvéole ou d'éclatement du massif.

5,124 Appuis articules

En dehors des axes et rotules, les appuis articules peuvent 6tre cons.
titués par tout dispositif assurant une mobilite suffisante : caoutchouc, neoprhne,
fer plat de faible largeur entre deux plaques métalliques, etc.
En construction courante, les plaques d'assise de faible largeur dans
le sens des rotations possibles peuvent étre assimilées à des articulations. Dans
ce cas, la pression moyenne sur le materiau d'assise ne doit pas dépasser la moitié
de la contrainte normalement admissible.
5,130 COMMENTAIRES

5,130 Pour évaluer l'influence des poutres et traverses sur la longueur de


Fmbement des poteaux, on peut admettre que l'encastrement partiel conféré
par les traverses d'un naeud se répartit entre les tronçons de poteaux qui y abou-
tissent proportionnellament d leurs rigidités et que les deux drémités d'une
traverse se trouvent également sollicitées par les poteaux qu'ells relie. Ces hypo-
-
thèses ne seraient strictement applicables que si la coefficient p = Ok était sen-
siblement le mdme pour tous les tronçons de poteaux de l'ouvrage. Mais l'approxi-
mation faite est très près de la réalité dans les constructions courantes et place
en sécuritd car elle sous-estime Ugèremsnt la résistance des poteaux les plus
sollicités.

5,131 Il serait plus rigoureux de compter les hauteurs d'étages entre points
de concours dés axes des poteaux et des m e s des poutres supportant les planchers.
La méthode plus simple indiquée dans les Règles donne une approximation
sufisante d a m les cas courants.

6,11 Par emmple, dans le cas de la figure ci-aprés (où les inee.s des
barres sont indiquées sur le schéma), le coefficient d'encastrement du poteau
AB à son nœud inférieur A est:

et au nœud supdrieur B :

ou en fonction des rigidités


1sw
rnw= --- r = Iue
- etc.
lw le

Les boulons à haute résistance sont considérés ici comme réalisant


un assemblage sans jeu.
5,13 LONGUEUR DE FLAMBEMENT

5,130 Principe

La longueur de.flambement / d'un poteau est détermin& suivant les


principes indiquas en 3,401 -2, en fonctlon de la hauteur dlBtage 1, et des liaisons
effectives aux extramit6s.
Les paragraphes suivants donnent des lndlcationa facilitant sa dater-
mination.

5,131 Hauteur d'etage

On peut admettre comme hauteur d'btage 1, la distance entre faces


suparieures des planchers cons6cutifs.
Pour le tronçon lnf6rleur, cette distance est compt4e partir du dessus
de la semelle d'appui ou éventuellement du centre de l'articulation.
Pour le tronçon suparieur, si le poteau supporte une ferme, cette dis-
tance est comptae jusqu'ru centre d'attache de la ferme.

5,132 Coefficient d'encastrtiment en un n w d

On dasigne icl par :


- rigiditd d'un poteau, le rapport du moment d'inertie de sa section pour ie pian
de flambement considér4 a la hauteur d'étage;
- rigidita d'une poutre ou traverse, le rapport du moment d'inertie de sa section,
pour une flexion dans un plan vertical, B sa portée (distance entre axes des poteaux
qu'elle relie).
On appelle coefficient d'encastrement K des poteaux en un nœud, le
rapport de la somme des rigiditbs des poutres ou traverses, aboutissant au nœud
et situées dans le plan de flambement du poteau la somme des rigiditBs de toutes
les barres aboutissant au nœud (y compris le poteau BtudiB). Toutefois, on ne tient
compte que des poutres ou traverses solldaris4es avec le poteau par un assemblage
sans jeu dont la hauteur totale, mesurée entre axes des boulons, rivets ou cordons
de soudure extrêmes, est au moins Bgale trois fois le rayon de giration intervenant
dans le calcul du poteau. En cas d'assemblages par boulons ordinaires avec jeu
normal, on ne tient aucun compte d'une poutre n'existant que d'un seul c6té du
poteau ; s'il existe de part et d'autre du poteau des poutres dont les assemblages
satisfont à la condition de hauteur ci-dessus, on ne tient compte que de celle ayant
la rigidit6 la plus faible.
Pour une articulationi on a K = O ; pour un encastrement parfait, K = 1.
5,133 -- COMMENTAIRES

E n cas d'emploi de boulons ordinaires, la flèche propre de chaque


poutre rattrape les jeux et encastre par suite le poteau dans u n seul sens. Une
seule poutre ne s'oppose pas a u flantbeme~rt dans l'autre sens; de deux poutres
opposées, o n ne peut compter que sur la plus faible puisqu'on igrlore dans grdel
sens le flambement risque de se produire.

5,133 La fornule empirique donnbe ici traduit, avec une erreur itzfirierrre
a 1,s % sur la valeur de la longueur de flambement, les ré.sultats d'r~neWucle
théorique basée sur l'hypotltèse de poteaux idéalement parfaits.
Les résultats peuvent être obtenus sans calcul ci l'aide de l'abaque
L l'annexe 15,133.

5,134 La formule empirique donnée ici traduit, avec une erreur inférieure
à 2 % sur la valeur de la longueur de jlambement, les résultats d'une étude
théorique basée sur l'hypothèse de poteaux idkalement parfaits.
Les résultats peuvent être obtenus sans calcul à: l'aide de t'abaque de
t'annexe 15,134.
5,133 Longueur de flambement dans les bfitiments A nœuds fixes
Lorsque la stabillt6 dans la direction du flambement est assur6e par des
I
contreventements ou des murs de refend, le rapport -est donne par la formule sul-
10
vante, on fonction des coeffîctents d'encastrement KA et K, aux exlr6mit&s du tronçon
AB de poteau consid6r6 :

Cette formule se r4duit à :

--
1 3-l,6KA
3-KA
sl I'extr6mit6 B est articul6e (KBm O),

--
1 0,7 - 0,38 KA
--
Io 1-0,38K,
ai I1extr6mit8 B est parfaltement encas-
tr69(K,=I),
1
-=
-
1 0,6 KA si les deux extr6mitds ont le même coef-
Io 1-0,2KA ficient d'encastrement (KA= K,).

6,134 ' Longueur de flambement dans les batiments B nœuds libres de


se ddplacer

Lorsque la etabllitd dans la direction du flambement n'est assur6e que


1
par l'encastrement des poutres sur les poteaux, le rapport - est donne par la formule
JO
euivante, en fonction des coefficients d'encastrement KA et K, aux deux extr6mit8s
du tronçon AB de poteau consid6r6 :

Cette formule se réduit à :

si 11extr6mit6 B est articule8 (K,= U)


KA

4 + 3,5 KA si 11extrémit6 B est parfaitement encas-


1 + 6,5 KA (Ka= 1)

0,8 + 0,2 KA si les deux extr8mites ont le mê-me


L KA coefficrent d'encastrement (KA= Ka)
5,201 -1 COMMENTAIRES
- - ~ -. -- -- - - --

5,201-1 iVotamnzent, en raison de leur résistance très faible à la torsion,


bs poutres rnéktlliques ne peuvent généralement exercer sur les éléments qu'elles
supportent qu'une réaction d'appui passgnt sensiblement par leur axe.
Les dérogations au principe énoncé dans les Règles doivent être
justifiées.

5,201- 2 Des renseignements sur les contraintes admissibles localement


pour différents matériaux sont donnés en anneze 15,121 à propos des appuis des
poteaux.
POTEAUX A PAROIS MINCES

Pour les poteaux dont la section comporte des parois minces, il y a


lieu d'appliquer les conditions données en 3'44.
,*

5'15 JOINTS PAR CONTACT DIRECT

La transmission d'es efforts de compression par contact direct, prdvue


en 4,M, peut 6tre utilisee dans les joints de poteaux, sous réserve que soient reunies
toutes les conditlons suivantes :
10 Aucun des cas de charge possibles n'engendre dans le poteau de moment,
d'effort tranchant ou d'effort de traction.
20 Chaque tronçon de poteau compris entre deux joints est assur6 contre tout
risque de renversement par sa flxatlon sur plusleurs 6tages ou par un dispositif de
contreventement appropri6.
30 La distance d'un joint au plancher le plus proche n1exc8de pas le quart de la
hauteur d'6tage.
40 Les tranches des tronçons A assembler sont soigneusement dressees perpen-
diculairement A l'axe du poteau et la surface de contact repr6sente au moins 95 %
de la section du tronçon le plus faible.
50 Le joint comporte des organes d'assemblage capables de s'opposer à un d6pla-
cement relatif des deux 6l6ments sous un effort transversal pouvant atteindre 5 %
de la charge verticale.

5 12 ÉLÉMENTS FL~CHIS DES PLANCHERS OU DES COUVER-


TURES

- 1 Lorsque I'él6ment consid6i.6 est support6 par des éléments métalliques


la port6e introduire dans les calculs est, en principe, Bgale à la distance entre axes
des 6l6ments portants.

-2 En cas d'appui simple sur un autre mat6riaul on determine la profon-


deur d'appui en fonction de la contrainte admissible localement sur le matériau,
en supposant une loi triangulaire de répartition et on admet que l'appui théorique
est A l'aplomb de la resultante des pressions.

-3 Dans le cas d'appui sur maçonnerie, le bord de la plaque d'appui doit


Btre au moins à 5 cm en retrait du nu de la maçonnerie d'appui et la plaque doit avoir
une épaisseur suffisante pour assurer, dans de bonnes conditions, la r6partition
des pressions.
-- -
COWME'ITAIRES
---- -- .-

5,202-1 Les sz~rcharges (neige, vent et surcharges d'exploitation) ne sont


généralenient pas appliquées instantanément sur tozrt l'élément à la fois. Le
chargement d'une partie de la travée engendre en certains points des efforts
tranchants plus élevés que l'application de la totalité des charges sur toute la
travée. L a clause des Règles prémunit contre ce phénomène.
Dans la vérifictrtion de la stabilité a u montage (1,212), il est parfois
nécessaire d'appliquer cette clause aux charges permanentes.

-
5,211 1 La rnkthode plus élu borée indiquée ci-contre permet une économie
par rapport ci LI.11éthode enveloape, reprise des Règles C . M . 1956.

5,211 - 2 Cette formule simplifiée se déduit !le la foriru.de gér1r;rnle rappelée


en 3,31, en négligeant l'âme dans la ri?éterrnitrutiondu rnornsnt tl'ir~ertieI de la
sec,~ion,ce qui place en séourité,
Cette vérification ne dispense pas d'nppliqrler, pour les rivets, les
règles d'espacement fixées en 4,101.
5,202 Moments fldchissants et efforts tranchants

O- Les moments fléchissants et efforts tranchants peuvent être calculés


dans les hypothèses correspondant a u i liaisons réalisées (continuité sur plusieurs
travées, solidarité des poutres avec les poteaux, etc.) :

-01 soit par les m&hodes de la Résistante des matériaux en phase élastique,
en utilisant Bventuellement la méthode simplifiée exposée en annexe 15,4, dans le
domaine de validité qui est défini ;

-02 soit par des méthodes tenant compte des phénomènes de plasticité,
dont l a valeur scientifique est justifiée par des études théoriques et expérimentales.
On peut notamment utiliser la méthode simplifiée exposée en annexe 15,3 (MBthode
Dutheil), dans le domaine de validit6 qui est défini.

- 1 La valeur de l'effort tranchant dO aux surcharges B prendre en compte


en un point quelconque de l'élément ne doit pas, en principe, être inférieure au quart
de la valeur maximale déterminée dans la travée considérée.

5 $1 POUTRES COMPOSÉES A AME PLEINE

5,211 Semelles

-I Longueur des semelles additionnelles


Dans les poutres comportant des semelles de renforcement, le dia-
gramme des moments résistants doit envelopper le diagramme des moments flé-
chissants.
Dans le tracé du diagramme des moments résistants, on ne doit attri-
buer à une semeiie dans une section voisine de son extrémité qu'une résistance
au plus égale à l'effort que sont capables de transmettre les attaches (rivets, bou-
lons, cordons de soudure, etc.) situées entre l'extrémité de la semelle et la section
considérée.
On peut, comme mBthode enveloppe, prévoir l'attache complète de
chaque semelle en dehors de la zone où cette semelle est nécessaire.

- 2 Attaches sur /'âme

L'attache des semelles ou des cornières membrures sur I'âme est


déterminée, en principe, en fonction de l'effort de glissement longitudinal. On peut,
à titre1 de simplification, adopter comme effort de glissement par unité de longueur
T
le rapport-de l'effort tranchant T à la hauteur hs de l'âme.
ha

- 3 Conditions d'dpaisseur
5,211-31 COMMBNTAIRES
- ----- - --"

5,211 -81 Les conditions indiquées correspondent a u x règles données e n 3,441


cl propos des éléments comprimés.

5,212-0 Le calcul de la stabilité des dmes a u voilement est très complexe.


Il est base actuellement sur la considération de « contraintes critiques n qui
s'écartent plus ou moins de la ruine expérimentale de la pièce, suivant les combi-
naisons de sollicitations qui les provoquent et qu'on affecte, en conséquence, de
coejficients, dits de sécurité, très divers.
Les règles empiriques données ici traduisent les errements actuel.
lernent en vigueur, de façon à permettre une application simplifiée aux cas les
plus fréquemment rencontrés en construction métallique.

5 2 1 L'emploi d'dmes plus minces que celles envisagbes ici est possible,
mais nécessite e n général remploi de raidisseurs longitudinaux et oblige à des
vérifications complexes.
-
31 Pour que les regles de calcul indiquees en 3,2 soient valables, le rapport
de la largeur libre b à. 116paisseur e des semelles comprim6es doit satisfaire aux
conditions suivantes :
- 311 Él6ments de semelle ayant un bord libre
,-

312 É16ments de semelle ayant un bord raidi

Dans cette expression, bl represente la hauteur de la partie comprimée


de I'dme et b, la largeur de la bordure.

- 315 Éléments de semelle reîiant deux dmes (constructions en caisson)


*-

- Le calcul des dlbments ne satisfaisant pas aux condmons qui prkhdent,


doit faire l'objet de justifications spbciales, tI moins de ne prendre en compte dans
les calculs qu'une largeur égale tI celle pour laquelle ces conditions seraient
satisfaites.

-
O La resistance de l'&me des poutres a l'effort tranchant doit 6tre vérifiee
dans les conditions indiquees en 3'3. En autre, on doit se premunir contre les risques
de voilement, en respectant les rbgles ci-aprbs defaut d'autres dispositions qu'il
serait nécessaire de justifier.

- 1 On désigne par :
h'. la hauteur libre de I'Bme mesui68 entre cornieres (pour les ouvrages rlv6s)
ou entre membrures (pour les ouvrages soudes),
e. l'épaisseur de I'dme, au moins dgale aux six mllll&mes de la hauteur libre
(ea > 0,008 hl.),
d la dlstance entre raidisseurs d'dme transversaux (perpendlculalres h l'axe de
la poutre),
o la contrainte normale ponddrée sur la flbre la plus comprlm6e de l'&me,
5,212-3 COMMENTAIRES

5,212-3 L'application de ces formules est facilitée par l'emploi de l'abaque


de l'annexe 15,212, en particulier pour le dimensionnement.

5,212-4 S i le raidisseur se trouve a u droit d'une section où l'efîort tranchant


pondéré est T et la hauteur d'âme ha, il doit être vérifié a u flambement hors d u
plan de la poutre pour u n effort:
T -rltm ea ha
zltm satisfaisant à :

5,221 O n construit parfois des poutres dont les barres de treillis sont cons-
tituées par une seule cornière, fixée par une de ses ailes contre u n gousset situk
dans le plan moyen de la poutre. E n toute rigueur, les formules de flambement
données en 3,4 ne s'appliquent pas à de telles barres; mais l'expérience montre
qu'on peut tout de même les calculer par la formule de 3,411, sans tenir compte
de l'excentricité par rapport a u plan moyen, sur la base d u rayon de giration
minimal de la cornière et d'une longueur de flambement égale à la valeur 1,
définie ci-dessous en 5,222.

5,222-0 O n précise qu'on entend ici par centre des assemblages le point de
concours, a u moins approximatif, des axes des pièces principales (membrures,
barres de treillis, éventuellement pièces d'immobilisation latérale) et non pas
le centre des attaches (rivets, cordons de soudure) de la barre étudiée.
T la valeur moyenne de la contrainte tangentielle pondetee dans une section
droite de I'fime (quotient de l'effort tranchant par la section de I'ame).

2- II doit être pr6vu des raidisseurs au droit des appuis et au droit des
charges concentr6es fixes, moins de iustifications sp6ciales.

-
3 On peut se dispenser de placer des raidlsseurs intermedlaîres si, dans
toute section droite de la poutre, les valeurs de o et T, exprimées en daN/mma(kglmms),
satisfont à :

Si cette condition n'est pas satisfaite, il est necessaire de pr6voir des


raidlsseurs intermédiaires disposés de façon que, dans tout panneau de longueur d
situ6 entre deux raidisseurs, les valeurs de o et T (en kg/mmd)correspondant à chaque
section droite satisfassent h :

-
4 Les raidisseurs doivent étre v6rifiBs au flambemént hors du plan de
la poutre pour une longueur de flambement 6gale la distance entre semelles et
pour une charge Bgale à l'effort tranchant ponderé, diminue de I'effort tranchant
que pourrait supporter I'ame s'il n'y avait pas de raidisseurs.
Dans cette v6rificationI la contrainte de compression simple dans le
raidisseur est basde sur sa section seule, mais on peut prendre en compte, dans le
calcul du moment d'inertie et du rayon de giration, une largeur d'8me egale A 30 fols
son épaisseur.

5,22 POUTRES A TREILLIS

5,221 Dispositions gdndrales

Les barres de triangulatlon sont disposees de façon que leurs axes


soient situes dans le plan moyen de la poutre et soient sensiblement concourants.
Si l'une ou l'autre de ces conditions n'est pas satisfaite, il doit 6tre tenu compte des
moments fl6chissani8 supplementaires qui en r4sultent.

Longueurs de flambement

-O Principe
La longueur de flambement I des barres comprimees est dvaluee sulvant
les principes indiques en 3,401 -2, en fonction :
- de la distance 1, entre centres des assernbtages avec les pieces empechant
tout deplacement dans le plan de flambement consid6re;
- des encastrements aux extrbrnites ou de la continuite de ces barres.
5,222-1 COMMENTAIRES

5,22!2-1 Les règles empiriques donnant les longueurs de flambement d adoptsr


dans les treillis courants sont reprises des Règles C.M.1956, mais il est prdcisé
que toute ddrogation en diminution doit être justifiée. Dans les justifications
il ne faut pas oublier qu'un encastrement mutuel des pièces ne constitue pour
chacune d'elles qu'un encmtrement dlmtiqw si les autres n'ont pas une rigidité
notablement plus grande que la leur.

5,240 Sauf conditions particulières, Ics traverses des pans ds fer ne sont
pas wnsidérdes comme supportant la maçonnerie. Elles sont simplement déter-
minées pour résister aux efforts transversaux (vent, etc.).
- 1 Cas courants
Pour les poutres LI trelllls de type courant, on adopte, sauf justMcation
spBclale, au moins les valeurs suivantes de 1 en fonction de la longueur theorique
laou de la longueur Il du c8t6 de la maille dans les treillis multlples dont les barres
tendues ont une inertie trhnsversale sensiblement 6gale B celle des barres
comprlmbes.

- 11 Membrures
1 = 0,9 Io dans le plan de la poutre ;
1 Bgale h la distance entre points de fixatlon latdrale, dans le plan perpen-
diculaire h celui de la poutre.

1 -- 12 Barres dè treillis attachdes par un seul rlvei


1, ou 1, dans tous les plans.
- 19 Barres de trelllls attachees par plusieurs rlvets ou par soudure
- dans le plan de la poutre :
1
1
-- 0,8 Io pour un treillls slmpte ;
0'8 1, pour un trelllls double;
1- 1, pour un trelllls multiple;
- dans le plan perpendlculalre :
1- Io pour un trelllls simple;
l e 1, pour un trelllis double;
1- Il pour un trelllls multiple.

5,223 fldments & parois minces


Les proportions entre la largeur llbre et I'bpalsseur des parois constituant
une place comprimbe, fixbes en 3,44 LI propos du flambement, doivent être respectees
dans toutes les barres comprim6es des poutres et fermes treillis (membrures,
montants et diagonales).

5,23 POUTRES JuMELÉES

Les poutres constituBes par des 6l4ments accolBs dolvent comporter


des dlspositlfs solidarisant efficacement entre eux les BI6ments. La justification
de cette solidarlsation peut être exig4e chaque fois qu'un 616ment porteur ainsi
r6alis6 reçoit de part et d'autre des r6adions dlffbrentes, en particulier dans le cas
de poutres jumel6es supportant des travees ln6gales.

5,24 POUTRES SUPPORTANT DES MURS

5,240 Les poutres supportant des murs peuvent être Btablies en admettant
qu'il se forme dans les maçonneries des voQtesde decharge susceptibles de reporter
directement les charges sur les appuis ou A proximit6 de ces appuis.
5,241 COMMENTAIRES

5,24f E n principe et sauf justification spéciale, les valeurs limites des


contraintes de compression sont: 15 daN/cm2 (kg/cm2) pour les maçonneries
ordinaires et 20 daN/cm2 (kg/cm2) pour le gros béton.
Une étude attentive de chaque cas particulier est nécessaire pour
ta détermination des voûtes de décharge; o n doit en particulier s'assurer que
leurs retombées peuvent prendre appui sur des éléments capables d'équilibrer
leurs poussées sans se déplacer sinon on ne peut
pas compter sur la formation de voûtes.
Dans le cas d'un linteau surmontant
une baie située entre deux murs suffisamment
larges pour former contreforts, aucune précaution
particulière n'est à prendre (fig. a ) ;mais en géné-
ral, les poutres sont amenées à servir de tirants
a u x voûtes et elles doivent pouvoir résister, ainsi
que leurs attaches, ù une traction égale à la poussée
des voûtes. Par exemple, dans le cas d'une poutre
située entre deux poteaux (fig. b), les attaches doi-
vent pouvoir résister horizontalement à la poussée
de la voûte et verticalement ù la quasi-totalité d u
poids de la w o n n e r i e .
Fia. b

6,243 Cette valeur d u coefficient de frottement s'applique aux aciers bruts


ak laminage, non peints.

5,25 Les méthodes de détermination des flèches sont données e n 3,9. On


rappelle que les valeurs à comparer aux flèches admissibles doivent être calculées
sur la base des charges et surcharges prévues a u projet, sans application de
coefficients de pondération.

5,251 Les Règles imposent a u x éléments supportant des maçonneries une


limite de flèche estimée suffisante pour les cas courants avec emploi de matériaux
traditionnels. Sans qu'il soit possible de f i e r une limite précise, il est bon
d'examiner également les répercussions des déformations des pièces métalliques
surmontant des maçonneries, cloisons ou vitrages, soit qu'elles risquent de dété-
riorer ces éléments par compression, soit que ces éléments de remplissage, s'ils
résistent, risquent de décharger les pièces considérées en surchargeant des pièces
situées plus bas.
5,241 Les lignes moyennes et les épaisseurs des voûtes de décharge doivent
être telles que :
- d'une part, les contraintes normales dans ces voûtes soient exclusi-
vement des compressions dont les valeurs maximales ne doivent pas depasser les
limites admissibles ;
- d'autre part, les poussées des voates puissent être transmises aux
poutres grâce au frottement de la maçonnerie sur l'acier ou grace à des dispositifs
speciaux.
La maçonnerie ne doit comporter ni ouvertures ni Bvidements dans le
volu.rne des voûtes de décharge.

5,242 Quand les conditions ainsi precisees sont remplies, on peut ,consid&rer
que les poutres sont sollicit6es par le seul poids de la maçonnerie située au-dessous
de l'intrados des vootes et par les poussées et charges verticales l'appui de ces
vootes.

5,243 On admet un coefflclent. de frottement de 0,4 entre la maçonnerie et


l'acier.

5,25 FL~CHESADMISSIBLES

5,251 fldments supportant des murs ou cl6lsons ou des poteaux

Les déformations de ces éléments doivent 6tre suifisamment faïbles


pour que les remplissages ou rev&tementssupportés puissent subir ces d6formations
sans dommage.
A défaut de prescriptions particuli&res, pour les linteaux, poutres et
Bl6ments flébhis de planchers sous murs m maçonnerie ou cloisons et pour les
poutres recevant des poteaux supportant eux-mêmes des planchers ou toitures,
la flhche due aux charges et surcharges ne doit pas exceder un cinq-centi8rne (11500)
de la pattée.
5,252 COMMENTAIRES

5,252 Les limites imposées aux fléchm sous bes surcharges ne visent pas
seulement la déformation statique qui peut être gênante pour la poursuite de
l'exploitation; eues prémunissent kgabment contre l'apparition d'oscillations
eï de vibrations excessives.
S i on donne une contreflèche, on ne doit pas en tenir compte dana le
calcul de la flèche sous surcharges, car elle n'a aucune influence contre l'apparition
éventuelle d'oscillations.
Pour les locaux courants à usage de logements ou de bureaux, on
peut estimer que la surcharge rapidement variable n'excède pas la moitié de la
totalité des surcharges forfaitaires; la flèche sous les surcharges rapidement
variables est donc automatiquement inférieure à 1/500 si la flèche sous la totalité
des surcharges reste inférieure à 11300.

6,Ol Les épreuves d'un ouvrage destink à être mis en service hivent être
considérées comme u n essai d'identification, confirmant la validité des hypothèses
de calcul et la correction de l'exécution. L'essai de chargement d'un ouvrage n'a
pas pour objet d'apprécier le degré de skurité réel à l'égard des surcharges.
Il ne doit pas être confondu avec les expériences directes sur kléments types
prévues en 1'04.
Les charges à prendre en compte peuvent éventuellement comporter,
en plus des surcharges, un cornplthent de poids mort (revêtements, cloisom, etc.)
si les épreuves sont effectudes avant achèvement de l'ouvrage.
Les surcharges prdvues au projet peuvent, dans certains cas parti-
culiers, être supérieures -aux surcharges d'exploitation (1,122). Par exemple,
pour essayer u n pont roulant sous une surcharge statique supérieure à sa force
nominale, il faut le placer dans une position t e k que les efforts engendrks
dans le chemin de roulement et ses supports ne dépassent pas ceux pour lesquels
ils ont été calculés; cette condition doit être envisagée dés le début de l'étuds, de
fwon à prévoir kventuellement les renforcements dcessaires au cas O& elle ne
serait pas réalisable.
5,m Planchers courants
Sauf destination particuli&re, la flbche due la totalite des surcharges
ne devra pas depasser un trois-centl8me (11300) de la portee, sans que la flBche due
aux seules surcharges rapidement variables depasse un cinq-centihme (11500) de
la portde.
Pour les locaux courants B usage de logements ou de bureaux, il suiflt
de v4rifler que la flbche sous la totalltd des surcharges ne depasse pas 11300 de la
portée.

Pour les BlBments flBchis de couverture, la flbche due aux charges et


surchargea ne doit pas exceder un deux-centibme (11200) de la portee.

6 ÉPREUVES DES OUVRAGES

S'Il est efiectuB des Bpreuves, les charges d'essal ne dolvent produira
sur aucun Bl4ment de la construction des effets superieurs B ceux qui resulteralent
de l'applicatlorl des charges pr4vues au projet (conformdment à 1'1) sane tenir compte
d'wcun coefncient de ponderation (1 '21).

8'02 Des precautlons dolvent Otre prises pour limiter les cons4quences, soit
d'un efiondrement partiel ou total de l'ouvrage essaye, soit du renversement ou du
glissement des charges d'essai sous l'effet d'une deformation de I'ouvrage.
6,111 COMMENTAIRES
--.- - - -. ----- -

6,111 Par exemple, s'il est prévu une surcharge uniforme, celle-ci doit
être étendue à la totalité de la surface des éléments prenant appui sur I'klément
essayé. Elle ne doit pas être réalisée a u moyen d'éléments rigides de grandes
dimensions ou d'éléments susceptibles de s'arc-bouter, qui reporteraient direc-
tement les efforts a u voisinage des appuis.

6,112 Lorsque les charges d'essai ne sont pas disposées comme les charges
phvues a u projet, il faut surtout prendre garde aux efforts locaux de poinçon-
nement ou d'écrasement des dmes, aux naajorations locales d'effort tranchant et
aux sollicitations anormales des assemblages.

6,12 Par exemple, quand l'essai porte sur u n plancher dont les poutrelles
sont réunies entre elles par des hourdis ou par u n dispositif d'entretoisement,
on mesure non seulement la flèche des poutrelles directement chargées mais
également celle de deux ou trois poutrelles voisines, afin de pouvoir se rendre
compte de la charge effectivement transmise aua: poutrelles les plus sollicitées.

6,131 - 3 L a présence sur l'ouvrage de matériaux autres que l'acier (béton,


plâtre, bois, etc.), même non pris en compte dans les calculs, peut apporter à
l'ossature une aide qui se réduit lentement par fluage ou fissuration.

6,132 Il est recommandé d'effectuer, avant l'essai proprement dit, plusieurs


passages des surcharges mobiles a vitesse réduite.
6,l CONDITIONS D~EXÉCUTION

6,11 DISPOSITION DES CHARGES D'ESSAI

6,111
, -
La charge d'essai doit être réalisée dans des conditions matérielles reprd-
sentant aussi fidélement que possible les hypothéses de base du projet.

6,112 En cas de difficulté de réalisation, on peut remplacer les charges prévues


au projet par un sysféme de charges équivalent, sous rBserve de vérifier que la
disposition adoptee ne provoque pas localement des effets plus défavorables.

EFFETS DE SOLlDARlSATlON

Pour la détermination des conditions d'application des surcharges


d'épreuve et l'interprétation des rbsultats des essais, il convient de tenir compte
aventuellement de l'aide apportée à 11B16mentéprouvé par les Bléments voisins soii-
daires non chargés.

6,13 PROCESSUS DE CHARGEMENT ET DE DECHARGEMENT

6,131 Essais par charges fixes

-
1 On doit éviter, lors de la mise en place des charges, les chocs suscep-
tibles de mettre l'ouvrage en vibration.

-
2 La charge est appliqu6e, par fractions d'un quart de la valeur totale, Zi
des intervalles de temps suffisants pour obtenir la stabilisation des déformations,
sans descendre au-dessous d'un quart d'heure.

-
3 Le chargement complet est maintenu en place jusqu'à stabilisation des
fleches, sans que la durde d'application puisse, en principe, 6tre inférieure à vingt-
quatre heures. Toutefois, cette durée est réduite à une heure si I'ouvrage ne comporte
que du métal au moment de l'essai.

4- Le déchargement s'effectue Bgalement par fractions, avec relevd des


flhches correspondantes et de la flèche stabilisée après déchargement final.

6,132 Essais par charges mobiles

Les surcharges appliquées doivent se deplacer à la vitesse prévue en


exploitation.
6,14 Les liaisons entre les appareib de mesure, leurs supportg et l'élément
essayé doivent être constituées par des matériaux non sujets à u n fluage appré-
ciable sous les contraintes qu'ils supportent pendant les épreuves, insensibles
à l'humidité et présentant u n coefficient de dilatation aussi faible que possible.

6,15 Les &formations peuvent être influencées non seulement par une
variation de la température ambiante, mais aussi par des différences de tsnapé-
rature entre divers éléments de la construction (par exemple, poutres ayant une
membrure à l'extérieur et l'autre à l'intérieur d'un bdtiment ou une membrure
au soleil et l'autre à l'ombre).
Pour déterminer expérimentalement les corrections de température,
il est commode de mesurer pendant une période suffisante, avant ou après
chargement, les variations de température et les déformations qui en résultent.

6,21 Pour pouvoir déceler plus favilement de tels désordra, il eut recom-
mandé d'effectuer les dpreuves avant mise en peinture, surtout en cas d'ouvrages
8 0 d S .
APPAREILS DE MESURE

Les appareils de mesure des flbches doivent Btre disposes de façon


que leurs indications ne soient pas influencees par des causes exterieures fortuites
(intemperies, deplacements des op6rateursI etc.).

6'15 EFFETS DES VARIATIONS DE TEMPERATURE

Lorsque les variations de temperature intewenant pendant la duree des


épreuves sont susceptibles de provoquer des deformations non negligeables devant
celles dues aux surcharges, il doit en dtre tenu compte dans I'interpr4tation des r6sul-
tats.

L'Opreuve est satisfaisante SIdsns


, I'dldment considerd :

6,21 Il ne s'est pas produit au cours de l'essai de ddsordres mettant en cause


la sticurltd ou la durabilite de la construction ;

622 les fleches mesurdes correspondent aux valeurs calculdes pour les
charges d'bpreuve et n1exc8dent pas les limltes bventueklement flxees par le Cahier
des Charges pour les Bpreuves ;

6,m -
la flhche residuelle apr8s ddchargement (6,131 4) est inferleure au 115
de la flbche mesurde sous charge. Si cette dernihre condition n'est pas satisfaite,
on peut procdder t~un deuxieme essai, mais la nouvelle flbche residuelleaprbs déchar-
gement doit alors Btre inferieure au il10 de la flbche mesurde sous charge.
II
ANNEXES
ANNEXES 10

0,1 Axes de rdfdrence

Une section est rapportée aux axes principaux d'Inertie, des x et des y,
comme dans les catalogues et normes de profilés; pour les poutres et poutrelles,
l'axe des x est parallèle aux semelles.
L'axe des z est perpendiculaire la section.

0,2 Emploi de l'apostrophe (notation « prime »)

On emploie cette notation :


- pour Indiquer, en cas de nécessité, un changement de signe des efforts ou
contraintes,
- pour désigner les valeurs se rapportant a la fibre extreme la moins éloignée
du centre de gravité ou, en cas de pieces composées, B la membrure la moins
Bloignée de I'axe neutre (membrure de plus forte section),
- pour indiquer qu'il est tenu compte des déformations d'efforttranchant (flambe
ment des pièces composées).
10-0'3 ANNEXES

0,s Emploi des indices

Certains indices sont employes systematiquement pour Indiquer :


- la nature de 11616ment lnt6resst5
a Ame
d diagonale
m membrure de plus faible section
m' membrure de plus forte section
t traverse ou montant de treillis,
- la posltlon de I'Bl6ment envisage
n (nord) superleur
s (sud) inferieur convention comprise dans toutes les Fngues, 'adoptee
e (est) de droite par les RBgles BA 60,
w (ouest) de gauche
- la nature et la forme des sollicitations
g charges permanentes et effets de la temperature
p surcharges
M valeurs engendrees par le moment fl4chlssant
T valeurs engendrées par l'effort tranchant,
- la r6ference aux axes
x et y pour les projections
(2) pour l'abscisse envlsagee
- la grandeur des valeurs etudi6es
nu maximum
miii mlnimum
iwd au milieu de ia port6e ou de la longueur de flambement,
- des valeurs auxlllalres de calcul
pour les valeurs relatives B la travee sur appuis libres de r6f6rence.

0,4 On a limite ie repertoire qui suit aux notations d'usage gBn6rai, en excluant
celles qui ne sont utills6es qu'épisodiquement dans les commentaires ou lem
annexes, pour faciliter un expos6 ou une demonstration.
ANNEXES 10-1

1 LETTRES MAJUSCULES DE L'ALPHABET ROMAIN


(Foices & moments
-
-
Caracterlstiques des sections
d'hltlstidda Qudiques coefficients).
ModiiSles -
CM 1956 BA 1860
Aire d'me secnon. s,n A
Secttm de la tige d'un dvet ou boulon. 01

Aire du diagramme des moments.


Section de l'&me ou de I'Ame Bquivaiente. S., 4
Section d'une diagonale.
Aire d t la sectlon de la membrure de plus faible
section, W

Am' I Am' Aire de la section de la membrure de plus forte


section. O'

Ar Section reslstantede la partie filetee d'un boulon.


Atr min Section de la plus faible des barres de treillis.
B Coefflclent caracteristique du niveau d'application
des charges (deversement). X
Coefflcient caracteristique de la reparütion longltu-
dinale des charges (deversement). C
Coefficient caract6rlstique des dimensions de la
place, en d6versement. \/KG?
Module d'élastlcit6 longitudinale. E E.
Force quelconque. F F
Effort applique dans une direction quelconque B un
rivet, un boulon ou un cordon de soudure. F
Module d'élasticite transversale. G
Moment d'inertie ou moment quadratique d'une
section. I 1
Moment d'inertie d'une sectlon compos8e, rdduit
pourtenlr compte des d6formatlons d'effort tranchant. 1'
Moment d'inertie de la membrure de plus faible
section dan? une piéce compos6e. 1
Moment d'inertie de la membrure de plus forte sectlon
dans une piece composee. 1'
Moment d'inertle des barrettes ou traverses de l

liaison dans une piece composde, des montants


d'un treillis.
Moment d'inertle diune section par rapport i un
axe Gr. I
Moment d'inertie d'une section par rapport B un
axe Gy.
10-2 ANNEXES
-

RBgleo CM 1956
I Module d'inertie d'une section pour la flbre extrgme I
7
-9W
v la plus Blolgnee du centre de gravlte. v
I
- Module d'inertie d'une section pour la flbre extrême I
- 9 w '
v' la moins eloignee du centre de gravite. v'
J Moment d'Inertie de torsion. J
K Coefficient d'encastrement d'un poteau par un
plancher.
M Moment fl6chissant. M
Mmea Moment flechissant au milieu de la portde ou de la
longueur de flambement.
Mx Composante du moment flechissant engendrant une
flexion dans un plan perpendiculaire Gx.
M, Composante du moment flechissant engendrant une
flexion dans un plan perpendiculaire Gy.
N Effort normal dans une barre. N
No Effort de precontralnte dans la tige d'un boulon
haute resistance.
Nr Charge critique d'Euler d'une barre. Na
P Valeur d'une surcharge concentr6e. S
Q Charge concentree totale (charge permanente +
surcharge). 0
R Raldeur d'un nœud 1'8gard d'une barre,
S Moment statique. H
T Effort tranchant. T
T Effort de cisaillement par section clsaillde d'un
boulon.
Ti Valeur maximale de I'effort tranchant dO au flam-
bement. Ti
Ti(=) Valeur de I'effort tranchant dO au flambement,
z de I'extremite de la longueur de flambement. T~x
Tlz) Valeur de I'effort tranchant engendre par les forces
transversales à z de I'extrdmit6 de la longueur de
flambement.

LETTRES MINUSCULES DE L'ALPHABET ROMAIN


-
(Dimensions lineaires Forces reparties -Coefficients
utilises en flambement et deversement)
RBoler CM r a s BA 1960
a Épaisseur utile d'un cordon de soudure. a
b Largeur d'une semelle de poutre ou poutrelle ou
d'une t6le constitutive d'une section compos6e. hl a
ANNEXES

Dlstance d'une charge concentde ?i rappui d'une


poutre ou à I'extr6mitb de la longueur de flambement.
Distance de l'axe d'un rivet ou boulon à la naissance
du cong4 de I'alle d'une cornière ou poutrelle.
Diamètre d'un trou de rivet ou boulon,
Distance entre raidisseurs d'8me transversaux.
Epaisseur de la semelle d'une poutre ou poutrelle.
Épaisseur d'une t81e ou d'une piéce assernbl6e.
Dimensions des c6t4s d'un cordon de soudure
dissymétrique.
Épaisseur d'une &rie.
Épaisseur de la plus mince des pibces assembl4es.
Flbche d'une poutre ou d'une barre.
Fleche due au moment flbchissant.
Flèche due à l'effort tranchant,
Flhche qu'aurait la m&me poutre sur appuis libres.
Charge permanente unlform6ment r4partie.
Dosage en ciment d'un b4ton.
Hauteur de la section d'une piece (h= Y+ v').
Distance entre axes neutres des membrures d'une
section composbe (ha= v,+ v',).
Hauteur de l'&me d'une poutre.
Hauteur libre de I'brne d'une poutre.

Rayon de giration d'une section


(
I =
4:) 1
Rayon de giration d'une section par rapport à l'axe Gx.
Rayon de giration d'une section par rapporta l'axe Gy.
Coefficient de flambement.
Coefficient de flambement, compte tenu des d6for-
mations d'effort tranchant.
Coefficient de flambement d'une men-brure en
milieu élastique (d6versement).
Coefficient d'amplification des contraintes de
compression.
Coefficient d'amplification des contraintes de com-
pression, compte tenu des deformations d'effort
tranchant.
Valeur de k, pour le flambement dans un plan perpen-
diculaire Gx.
Valeur de k: pour le flambement dans un plan perpen-
diculaire à Gx.
Valeur de k, pour le flambement dans un plan perpen-
diculaire B Gy.
Valeur de k: pour le flambement dans un plan perpen-
diculaire à Gy.
Coefficient de deversement. 1
Coefficlent d'ampllflcatlon des contralntes de flexion.
Coefficient d'ampliflcatlon des contralntes de flexlon,
compte tenu des d6fomations d'effort tranchant.
Valeur de kt pour la flexion dans un plan perpendi-
culaire à Gx.
Valeur de k; pour la flexion dans un plan perpendl-
culaire à Gx.
Valeur de kt pour la flexlon dans un plan perpendl-
culaire à Gy.
Valeur de k: pour la flexlon dans un plan perpendl-
culalre à Gy.
Coefficlent de flambement du tronçon de membrure
de plus faible section.
Coefficient de flambement du tronçon de membrure
de plus forte sectlon.
Longueur en g6n6ral. 1
Longueur utile d'un cordon de soudure.
Portde d'une poutre.
Longueur de flambement.
Longueur r6elle d'une barre (longueur dPBpure). 1
Longueur de flambement dans le plan perpendl-
culaire à Gx.
Longueur de flambement dans le plan perpendlculalre
à Gy.
Coefficlent d'équivalence (b6ton arme),
Surcharge r6partie.
Charge totale repartie (charges permanentes et
surcharges).
Rigldit6 d'une barre

Distance de I'axe d'un rivet ou b090n h la face la


plus proche de I'ame (assemblage en extension).
Distance de la flbre extreme la plus Bloignee à I'axe
neutre d'une section.
ANNEXES 10-3

Distance de la flbre extrgme la moins 6lolgn6e 8 I'axe


neutre d'une section (vl< v; v + v'- h).
Distance du centre de gravit6 de la membrure de plus
falble section I'axe neutre d'une section compos6e
Distance du centre de gravit6 de la membrure de
plus forte section à I'axe neutre d'une sectlon compo-
s6e (vi< vo; vo+ vo= ho). V1
Distance de la flbre extrdme 31 la fibre neutre de la
membrure de plus faible section, dans la direction du
flambement d'ensemble.
Distance de la flbre extrhme B la flbre neutre de la
membrure de plus forte section, dans la direction du
flambement d'ensemble.
Ordonn6e courante d'une barre d6form6e dans le
plan zGx.
Partie de x due au moment fl6chlssant.
Partie de x due à l'effort tranchant. 1
Ordonn6e courante d'une barre d6form6e dans le plan
zGy.
Dlstance du point d'application d'une charge la
fibre neutre (d6versement).
Absclsse d'une section. 1
3 LETTRE MAJUSCULE DE L'ALPHABET GREC
(D 1 (D DiamBtre d'une tige ronde ou d'un boulon. 1 @ Idlm

4 LETTRES MINUSCULES DE L'ALPHABET GREC

a CoefAcient de r6ductlon de résistance des cordons


de soudure.
p Facteur intervenant dans l'expression du coefflclent B
en dbversement.
à Coefficient d'influence des d6formatlons d'efforl
tranchant dans le flambement des pibces compos6es,
8 Dlstanceentre axes des trous de rivets ou de boulons.l 8
à Dlstance de I'axe d'un rivet ou boulon au bord le
plus voisin, dans le sens de l'effort (pince longitu-
dinale). IT
8t Distance de I'axe d'un rivet ou boulon au bord le
plus volsin, dans le sens perpendlculalre B I'efforl
(pince transversale).
10-4 ANNEXES

8 Angle en génBra1. 1
1 Élancement d'une barre comprimée. 1 Y
X' Élancement fictif, compte tenu des détorrnations
d'effort tranchant.
Xo Eiancement fictif d'une membrure comprimée en
milieu élastique (d6versement).
l e ,1; Élancements Bquivalents applicables aux pieces
comprimées.
hm Eiancement du tronçon de membrure de plus faible
section.
Amr Eiancement du tronçon de membrure de plus forte
section.
& Élancement pour le flambement dans le plan perpen-
diculaire à Gx.
1
: Élancement fictif, compte tenu des deformations
d'effort tranchant, pour le flambement dans le plan
perpendiculaire à Gx.
X, Élancement pour le flambement dans le plan perpen-
diculaire à Gy.
A; Élancement flctif, compte tenu des déformations
d'effort tranchant, pour le flambement dans le plan
perpendiculaire à Gy.
w p Coefficient dr6loignement de 1'6tat critique. I r

IL' IL' Coefficient d'iloignement de I'Btat critique compte


tenu des dBformations d'effort tranchant.
14 Coefficient d'éloignement de 1'6tat critique, pour le
flambement dans le plan perpendiculaire à Gx.
IL: Coefficient d1610ignernent de I'état critique, compte
tenu des déformations d'effort tranchant, pour le
flambement dans le plan perpendiculaire à Gx.
p, Coefficient d'éloignement de I'Btat critique, pour te
flambement dans le plan perpendiculaire à Gy.
Coefficient dlBloignement de l'état critique, compte
tenu des d6formations d'effort tranchant, pour le
flambement dans le plan perpendiculaire à Gv.
p
p,
Rapport en général.
Rapport à la longueur d'une barre partiellement
I
encastrbe, de la longueur fictive d'une barre de
mgme section qui representerait l'encastrement en A.
a Contrainte normale.
I
o Contrainte de compression simple.
a, q,a, Contraintes principales en un polnt.
lInl, na, ns
ANNEXES 10-4

1 ac Contrainte caract6ristique (1,202 ; 1,220). 1


1 cor Contrainte critlque (deversement). 1
1 a Contrainte de non deversement. l
1 ui Contrainte de flexion simple.
I ni

I,= 1 un Contrainte de flexion dans la poutre de réf6rence


(sur appuis libres).
ermu Valeur maximale de la oontrsinte de flexion simple.(
atmed Valeur de la contrainte de flexion simple au milieu
de la portée ou de la longueur de flambement.
UÉ Contrainte r6sultant de la flexion dans le plan perpen-
diculaire à Gx.

l am Contrainte résultant de la flexion dans le plan perpen-


diculaire & Gy.

I1 ot
Contrainte de flexion simple à distance z d'une extré
mit6 de la longueur de flambement.
Contrainte crltique d'Euler.
I
Contrainte critique d'Euler, compte tenu des d6for-
mations d'effort tranchant.
"km a m Contrainte critique d'Euler de la membrure de plus
faible sectlon.
%ml Contrainte critique d'Euler de la membrure de plus
forte section.

l oh

a:,
Contrainte crltique d'Euler, pour le flambement dans
un plan perpendiculaire 4 Gx.
Contrainte critique d'Euler, compte tenu des d6for-
mations d'effort tranchant, pour le flambement dans
un plan perpendiculaire à Gx,
a& Contrainte critique d'Euler, poûr le flambement dans
un plan perpendiculaire à Gy.
ai, Contrainte critique d'Euler, compte tenu des défor-
mations d'effort tranchant, pour le flambement dans
un plan perpendiculaire 81 Gy.
amar Valeur maximale de a.
US ContraFnte limite d'affaissement d'une barre
comprimée.
1 T Contrainte tangentielle ou de cisaillement. I
T,, Composante parallhle à l'axe du cordon, de la
contrainte tangentielle sur la section de gorge d'un
cordon de soudure. 1 t*
10-4 ANNEXES

l l
i, Composante perpendiculaire h l'axe du cordon, de la
contrainte tangentielle sur la section de gorge d'un
cordon de soudure. t9
ip Coefficient de frottement. 1 1 9
ip Angle d'un cordon de soifdure avec la direction de
Iveffort. l l
4 Coefficient d'adaptation plastique.
I I
ANNEXES 10-5

10-5 TABLEAU DE TRANSPOSITION DES


PRINCIPALES NOTATIONS DES REGLES C.M. 1956

Notations Notations Notations Notatlons

-- -- -- --
de 1956 act. de 1956 act. del956 act. de 1958 ect.

C C a a nd ad 0 Q,

E E a b na aa R A
F F d d nr ut rr, A.
G C d ho Re ah a CI

H S e e n; ah Y A
I I ea ee ni 01 Y ' 3.'
I lx f f P B 8 8
1' 1' h b P Q 1' 81

-vl &
1
v
h h Q Q I 8t
h ho r i X 8
-Y'
1
7
I
ha hi r i, Ix P
J J hi hb, s P CL' IL'

L i 11 t T X B
10

M M i lm t1 7
'1
w A

N N 1' lm' t9 +L O Am

1 It v Y m1 Am'
No Nr
ki kl Y' Y'
Q Q
s P kt kr
W -IY
S A kI ki
Si Aa 1 1 w' -
I
v'
T T n O

Ti Ti nl, na,na =l+=U =a

T=r T~(L) na ar

v vo n'o u1

V'
u u
11,230 COMM ENTAIRES

11,230 Pour guider le choix entre la vérification suivant la règle 1,23 et la


vérification simplifiée, on ,peut remarquer :
I" qu'elles donnent des résultats identiques pour les kléments eollicités par une
se& catégorie de surcharges variables (pouties au vent, sotives de planchers, etc.) ;
2" que la perte maximale, qu'on peut encourir en adoptant la méthode enveloppe
au lieu de la méthode générule,,peut atteindre dans les cas les plus défavorables
6 % si l'élément est sollicité srmultanément par deux catégories de surcharges
variables et 12,5 % s'il est sollicité simultanément par les trois catégories (sur-
charges d'esploitation, neige, vent).
Le choix d'un mode de vkification pour un dument n'implique pas
l'obligation d'utiliser le même mode pour les autres.

11,231 Dans les hypothkses et avec les notations déJinies en commentaire


de 1,23, la vérification simplifiée consiste à examiner, pour le cas du service
normal, les contraintes pondérées suivantes :

E n outre, pour les pièces qui sont essentiellement soumises à l'action


du vent, il faut effectuer b s vérificatioh suivantes pour le cas des surcharge.9
climatiques extrêmes :

On peut se dispenser de ces dernidres vkrifications en adoptant comme


v&ur des surcharges normales de neige et vent les 213 des valeurs des surcharges
exceptionnelles.
ANNEXES 11,23

11,230 La methode donnee en 1,23 pour la verification de la stabllite d'ensemble


comme de la r6sistance de chaque Blernent de la constructlon en service, exploite
a fond toutes les possibilit6s permises par l'utilisation des coefficients de pondara-
tion indiques en 1,211.
On peut Bgalement utiliser la methode enveloppe suivante, qui ne neces-
site qu'un nombre trbs reduit de v6riflcations1tout en conferant une s6curit6 au moins
bgale.

11,231 Les v4riflcations de la stabilite d'ensemble et de la reslstance des diffe-


rents dlements sont effectuees pour les combinaisons les plus defavorables des
4
charges permanentes multipli6es soit par - soit par 1, des effets de la temperature
3
4
-
multipll4s par et de toutes les surcharges variables à prendre en compte en service
3
nornial multipli6es par -.
3
2
Les mêmes v6riflcations doivent en outre être effectuees en considerant
les combinaisons les plus defavorables des valeurs non majordes des charges per-
manentes, des surcharges d'exploitation et des surcharges extremes de neige et de
vent.
13.212 COMMENTAIRES

13,212 Ls coefficient Q est &terminé par la condition qu'aprb dgchargemnt


T
1
ds b pièce soumis8 d wn moment y - a,, la & f o r m ~ i o nrésiduelle sur kr fibre
v
extrdme n'excède paa 7,5 % de la &formation klasttque corre8pondant ci la limits
d'&tic&.
Cette valeur conventionnel& 7,5 % a été choisie de façon qus, dans
t o w ie8 cas, b fiche permanente & b piece reste imperceptibie.

13,212-1 Pour facilitet la lecture et kviter une prbcision iltusoire, les graphique#
relutifs a m poutrelles ont dtk tracés sous forme de lignes continue, s a m s'as-
treinùre d joindre exactement les points calculés pour chaque profil.
ANNEXES 13,212

13P2 VALEURS DU COEFFICIENT $ D'ADAPTATION


PLASTIQUE

1 POUTRELLES FLFCHIES DANS LE PLAN DE L'AME

Valeur du coefficient Ji

+t

Hauteur h du profil en cm
13,212-2 COMMENTAIRES

13,212-2 i,ea dif'ences des valeurs de y pour les cornières au 1/10 st 1/15
résdtent surtout de l'influence des arrondis, relativement plus importants dans
les cornières minces.
ANNEXES 13,212-2
--...-.
AUTRES PROFILS

FLEXION SYMETRIQUE

Posltion ,. Profils
-
.-.H.-. IPE. IAP, HN, HE 1,185
1,21
IPN
-
---A---
-->--
Fers T 1.20
-
Cornières au 1/10
1/15 1,38
1,24
7

- 1.- Section rectangulaire 1,185

+*
--a--
- Section en losange

Section circulaire pleine


--
1,38
-
1,27
-
Tube circulaire mince 1,093

I FLEXION DISSYMÉTRIQUE I

-
Demi-poutrelles HN, HE 1,20

--T-- Demi-poutrelles IPE, IPN


Fers T
1,21
1,23

Corniéres au 1/10
Cornières nu 1/15

Cornieres A angles vifs 1,22


.-II-- Cornières à \ au 1/10 1,26
angles arrondis ! au 1/15 1,29
ANNEXES 13'40
d--

13,40 METHODE DUTHEIL DE V f RIFICATION DES


PIÈCES COMPRIMEES

110 PRINCIPES

La methode Dutheil est bas& sur la constatation experlmentale suivante :


d&s qu'on soumet à une compression une barre reelie, même jugee parfaitement
drolte, elle s'lnfl6chlt 16gbrement. Chaque section de la barre ainsi defor-
mBe, supposee articulee aux deux extr6mit6s, est donc soumise à un
moment flechissant aga1 au produit du desaxement x de son centre de
gravit6 par l'effort de compression N applique aux extrémites. La me-
thode consiste à verlfier que la limite d'ilastlcite n'est d6passee en
aucun point de la barre sous l'effet de la superposition de l'effort nor-
mal N et de ce moment fl6chissant Nx. La veriflcation de la stabiiit6 des
places comprim6es (avec ou sans flexion d'origine ext6rieure) est ainsi
ramende un problbme de flexion compos6e.
La r6soiutlon de ce probléme prbsente les deux partlcula-
rites suivantes :
10 Au lieu d'étudier r6quilibre des forces et les sollicitations en chaque point sur
un schdma de la piece determine une fois pour toutes, comme dans les problbmes
courants où les deformations ont une influence negligeabie sur ces sollicitations,
on tient compte ICI des deformations existant au moment de I'dquilibre et même de
I'ampllflcatlon que la compression fait subir aux deformations qui peuvent exister
en dehors d'elle (flbche initiale, effet des forces transversales, etc.).
20 On ne connaît pas pour chaque barre la valeur de la flache provoquee par les
lrr6gularit6s inevitables de forme et de structure, mais l'examen d'un grand nombre
de r6sultats experimentaux et I'interpretation de ces r6sultats par les methodes de
la statistique mathematique ont permis de determiner une valeur limite de cette
flbche. L'introduction de cette valeur limlte dans les calculs ne permet pas de d6ter-
miner le comportement r6el de la barre envlsagee, mais de verifler qu'elle supportera
avec une securit4 suffisante les charges auxquelles on envisage de la soumettre,
tant que ses defauts resteront dans les limites des tolerances usuelles sur ses dimen-
sions et sur la nature du metal qui la constitue.

AMPLiflCATlON DES FLÈCHES

Suivant une démonstration classique, sl on soumet une barre de lon-


gueur 1 et de sectlon constante A, articulée aux deux extr6mit6sI presentant une
lbgbre courbure Inltlale, à un effort normal N = UA, sa fiache est multlpli6e par le
rapport
+El
expiimb en fonction de la charge crltlque d'Euler NI= -F
lEIE
ou de la contraInte crltlque d'Euler a= -
A'
Ceci n'est vrai, en toute rigueur, que si la forme Initiale de la barre est
une alnusolde ; mals on peut remarquer que, dans le cas du flambement dans un
plan, I'bquation de toute deform4e peut Btre mlse sous la forme d'une sbrie de
Fourier dont le premier terme est toujours pr4ponderant dans les cas de la pratique
courante et que cette preponderance est encore arnplifiee par I'action d'un effort
ar
longitudinal, puisque le coefficlent de majoration-applicable au premler terme
ok-0
est supbrieur B ceux qul affectent les termes suivants.
On montre bgalement que le principe de superposltlon est applicable
aux flBches ainsl majorees (mais pas aux contraintes qul en découlent) et qu'en
consBquence, SIla flbche initiale est la somme de flbches f,, fa, etc., d'origines
diverses (flhche propre, effet de forces transversales), elleaprend sous I'action de
l'effort longitudinal une valeur

1$2 FLÉCHE REPRESENTAT~VEDES IRREGULAR~TES DE STRUCTURE


Une barre teelle n'a pas une structure parfaitement homoghne, en raison
notamment de la presmce de contraintes Internes. Elle n'est pas non plus g6om6trl-
quement rectiligne, mais I'expbrience montre que les imperfections de dressage,
tant qu'elles restent dans la limite des tolerances usuelles, ont moins d'influence
sur le comportement d'une barre reelle que les lrr6gularit4s internes. Ces deux
phbnombnes ne sont d'ailleurs pas independants puisque le dressage introduit des
contraintes Internes en même temps qu'fi rdduit les irr4gularitbs gbombtriques et
qu'un depassement local de la llmite d'blasticite entratne une deformation perma-
nente. Pour Bviter les complications Inutiles, on designe par irr4gularit8s de structure
l'ensemble des imperfections inBvitables, sans distinction d'origine.
Si on soumet une Bprouvette pratiquement droites un effort de compres-
slon constamment croissant, applique B ses exfr6mit6s articul6es1on constate qu'elle
se courbe des le debut du chargement (B condition d'utiliser des appareils de mesure
suffisamment sensibles). La flhche f au milieu, proportionnelle au carre de la longueur
de flambement 1 et inversement proportionnelle la fois au module d14iasticIt6E et
la largeur de la barre, est une fonction croissante de la contrainte de compression
simple a. Elle peut s'exprimer avec une trbs bonne approximation par la formule

oh a et b sont deux constantes partlculiéres à la barre, qu'on peut determiner 4 partir


de deux points arbitrairement choisis de la courbe exp6rlmentale. L'expression (1)
ne fait pas apparaltre explicitement les paramhtres dont depend f, mais sa forme a
et6 choisie pour faciliter certains calculs uitdrieurs et notamment pour eviter de
particulariser la forme de section ; on peut d'ailleurs faire apparaître ces paramhtres
en remarquant que -- -
I
- -
1 I Y i
vNk x' EV I
-
ANNEXES 13'40-1'3
-
Si on supprime la charge aprés avoir atteint une contrainte moyenne q,
I18prouvette présente une flèche résiduelle f, et se comporte dorénavant comme une
barre de structure homogène, de sorte que pour tout nouveau chargement caracteris6
par une contralnte moyenne a < al la flbche prend une valeur fi -a
,- --a

Cette valeur est toujours supbrleure & celle donnée par la formule (1)
pour la même contrainte. Si on augmente la charge, pour a > a, la flBche reprend
la valeur indiquée par la formule (1). II y a là un effet analogue B celui qu'on constate
dans un essai de traction lorsqu'on dépasse la limite des allongements proportion-
nels et surtout la limite d'élasticité; c'est qu'en particulier dans l'essai envisage
Ici, la limite d'élasticité est dépassée localement en raison de la presence des tensions
internes.
Pour les barres réelles de dimensions Industrielles, l'expression de
la fléche au milieu est parfois plus complexe lors d'un premier chargement, car la
déformée ne peut plus être assimilée tt une sinusolde mais doit être reprbsentée
par une série de Fourier dont les termes d'ordre suphrieur à 1 ne sont pas tous négli-
geables. En accord avec ce qui a ét6 dit en 1'1 B propos de l'amplification des termes
d'une telle série, on constate que la fléche expérimentale tend vers celle donnée
par la formule (1) pour les valeurs suffisamment Blevées de a, tandis qu'elle reste
plus faible lorsque a est petit. On se place donc en sécurité en utilisant la formule (1)
dans tous les cas.
On ne connaît évidemment pas d'avance les valeurs des coefficients
a et b propres tt chaque barre,

Mais l'examen statistique de nombreux résultats expérimentaux (et en


particulier des contraintes limi.te~d'affaissement dont la valeur peut se déduire de
l'expression de la fléche) montre que :
10 en posant a = b = 1/12, on obtient la valeur la plus probable de la fiéche f;
20 en posant a = b 0'3, on obtient pour f une valeur qui n'a pas plus de
chance d'être dépassée qu'on n'a de chances de trouver sur une pléce tendue
une limite d'élasticit6 inferieure la valeur prise comme base des calculs
(ae = 24 daN/mms pour l'acier doux).

On aura donc une sécurit6 homoghne des ouvrages en basant les calculs
de résistance des pièces comprimbs sur I'hypothése de la pr6sence d'une fléche
représentative des irregularités de structure exprimée en fonction de la contrainte
de compression simple a par la formule :

113 DÉFORMATIONS DANS DEUX PLANS PERPENDICULAIRES

Les irrégularitds de structure n'ont pas d'orientation préf6rentielle. II


pourrait donc paraître normal de tenir compte des composantes de la fléche repré-
sentative des irrégularités de structure dans les deux plans principaux d'inertie.
Pratiquement, la composante dans la direction favorable au flambement est toujours
préponderante et les effets de l'autre composante peuvent Btre n6gligés.
114 CONTRAINTE LIMITE D'AFFAISSEMENT a

Sous l'effet d'un effort de compression N = a A, une barre initialement


droite prend au milieu de la longueur de flambement une flèche qul peut atteindre
(formule 2) :

II en résulte dans la section mediane un moment

Mm N f i = a A f i - Og3
a-1,Su
1v (puisque lh- A a)

et sur la fibre extdme de cette section une contrainte de compression;

II existe une valeur ur de la contrainte de compression simple a pour


laquelleomu= cÿ. Cette valeurs, appelde contrainte limite d'affaissement, satisfait à
2 *-* = ae
uk-13%
,oit arn(~rr-aa)= (a-l,Sa$ (8)
OU encore 4-s(a+ l C u e ) + ~ a = =O
En résolvant cette Bquation du second degr6 on obtient
1
ai-2(a+18a~)-

1'5 BORNE SUPERIEURE DE LA FL~CHEfi

On a vu, B propos de 1'6tude exp6rihientale d'une barre réelle (1,2),


qu'un premier chargement a pour effet d'homog4neiser partiellement sa structure,
en faisant apparaître une flbche r6siduelle aprbs dechargement, et que la flhche
atteinte au cours d'un chargement ult6rieur est plus grande qu'au cours du premier.
Ceci s'applique, entre autres, B une barre dont la flbche a la valeur limite prise en
compte dans les calculs et qui a et6 charge9 jusqulB ce que soit atteinte la limite
d'affaissement s.
La valeur maximale fr de la flbche rdsidueile satisfait donc I I'Bgaiit4

fi-
ar
a-Q
- 1
0,8~~-
Ur
v N ar-l,3s
~
Soit, compte tenu de la relation (3) qui definit a,
%(--as)= 00 (0r-l,30,)
ANNEXES 13,40-1,6

Lorsqu'll peut en rdsulter une slmpliflcation dans les calculs relatlfs


au flambement, il est donc lolslble de remplacer la barre initialement droite de struc-
ture irrbgulibre par une barre de structure homoghne pr6sentant une flbche Initiale
I
0 3 a-i ou, ce qui revient au meme, de remplacer l'expression de la flache firepré-
vNr
sentatlve des lrr6gularItes de forme et de structure (formule 2) par la suivante qui
place en s6curlt6 :

METHODE GÉNÉRALE DE MISE EN ÉQUATIONS

La v6riflcation de la stabillt6 dans le cas le plus g6n6ral consiste


à examiner 1'6qulllbre de la pibce dans son 6tat deforme sous l'effet des forces ext6-
rleures et & v6rifîer que la contralnte n'excbde en aucun polnt la limite d'6lastlcit6 O,.
Cecl condult, en principe, aux op6rations suivantes :
10 Examlner I'ëqulllbre de la pibce avant I'applicatlon des forces longltudlnales
de compresslon. Dbtermlner sa flbche f, (somme de la flhche qui peut avoir 6t6 donn6e
par constructlon et des flaches 6lastlques dues aux solllcltatlons transversales)
et les contralntes q (compression) et ai (tractlon) aux points qul seront les plus
d4favorls6s dans I'équlllbre Anal.
Ces points les plus solliclt6s dans 1'6qullibre flnal se trouvent en g6n6ral
r u t les fibres extremes de la section correspondant la plus grande courbure (milieu
de la longueur de flambement sur les sch6mas du tableau de l'annexe 13,401).
II y a toujours lieu de consld6rer la contrainte de compresslon q sur
la flbre extrPme du cet6 concave et quelquefois (profîls dlssym6trlques) la contrainte
de traction a; sur la fîbre extrême du cM6 convexe.
10 Appliquer les forces de compression, qul se traduisent par une contralnte
-.
N
A
or
80 Multlpller la flhche fo par -
ar-a
et y ajouter la flhche camct6rlstlque des

lrrëgularlt6s de structure fi(formule 2) ou fimu qui place en s6curlt6 (formule 4),


pour obtenir la flbche totale f dans I'btat deforme flnal.
40 Calculer les contralntes de flexion aux points les plus d6Savorls6s sous l'effet
du moment Nfengendr6 dans la section sltu6e au milieu de la longueur de flambement.
b Vdrlfler que la somme de cette contrainte de flexion au point le plus d6favorls6
du cet6 de la concavlt6 (cet6 comprlm6), de la contralnte prdexistante uo et de la
contralnte de compresslon simple u reste Infdrieure à la limlte d'6lastlcit6 as.
Éventuellement, v6rlfîer que la somme de cette contrainte de flexlon
au polnt le plus d6favorls6 du cet6 de la convexlt6 (traction) et de la contralnte pr6exis-
tante a; au meme point, diminude de la contralnte de compression simple a, reste
(Lgalement lnf6rieure s.
13,40-2 ANNEXES

2 JUSTlFlCATlON DES FORMULES DES REGLES

On trouvera ci-apras les grandes lignes des calculs qui, partant des
principes expos6s ci-dessus, aboutissent aux formules d'application indiquees
dans les Rbgles.
Pour faclliter les recherches, le num6ro de l'article des RBgles oh flgurent
les formules d'application est reproduit entre crochets en t6te du paragraphe de
l'annexe qui en donne la d6monstration.
Pour alléger le texte, la d6flnition des termes ou symboles utilis6s dans
les Rbgles n'est pas reproduite syst6matiquement dans l'annexe.

[3,411] VBrification courante des pieces d parois plelnes

La ruine (au sens defini en 1,031) d'une pibce comprim6e &tant carac-
t6ris6e par l'apparition d'une contrainte Bgale A as au point le plus d6favoris6, on
peut encore dire qu'elle se produit lorsque la contrainte de compression simple a
atteint la contrainte limite d'affaissements dBflnie ci-dessus en 13'40 - 1'4. La condi-
tion de stabilit6 pourrait donc slBcrire

En multipliant les deux membres de cette in6galit6 par k- -


00
on aboutit B
a8

La contrainte de comparaison s'obtient donc en multipliant la contralnte


de compression simple a par le coefficient de flambement k.
La valeur de k se deduit de celle de s. En partant de Is6quation du
second degré qui d4flnit u, :
+%(ai,+ 1 , 3 ~ s ) + ~ o n =n
et en multipliant chaque terme par 2 - 9 on obtient
a4

a* a. A'
On voit que cette valeur de k ne depend que du rapport -= -- et que
ai rc'E
par suite les valeurs de k ne changent pas lorsque le produit a, X* reste constant
Donc si on a calcul6 les valeurs de k en fonction de X pour une valeur donnee de am,
on pourra utiliser ces valeurs pour une limite d16Iasticit6%x et un dancement X,
tel que

09 Ag soit II = di
ANNEXES 13,40-[3,412]

[3,412] Vdriflcation exceptionnelle des pièces B parols pleines

En reprenant le calcul effectue au debut du paragraphe 1,4 de la presente


annexe, on voit qu'un effort de compression N = a A engendre sur la flbre la plus
défavorls6e une contrainte ,

en posant

Cette valeur a kl peut donc être prise comme contrainte caract6ristique.


On demontre aisement que k, est une fonction constamment croissante
de a pour O< a< -et que pour a = as on a k, = k. II en r6sufte que dans cet inter-
113
valle k, est t ~ u j o u r sinférieur à k.

[3,42] PlSces composPes à treillis


-
[3,421 21 flancement des piéces compos6es à treillis
Dans les pieces 6 treillis, les ddformations dues à l'effort tranchant ne
peuvent pas être nBglig6es. On en tient compte dans le probleme du flambement
de la façon decrite ci-dessous.
En un point d'abscisse z comptée à partir d'une extrémité de la longueur
de flambement, l'ordonnée x de la ddformee de la barre est la somme d'une deformee
x, fonction du moment fléchissant M et d'une deformée x, fonction de l'effort tran-
dM
chant T = --• A u milieu de la longueur de flambement, ces valeurs deviennent
dz

On sait qu'on a

Les abscisses Btant comptees Si partir d'un point de moment nul, on


en deduit M Mmes
x, = -. d'oO fi,- --
GA. ' GA.
M m d = moment au milieu,
D'autre part, on sait qu'en assimilant la d6form6e à une sinusoïde suivant
I'approximation justifie0 en 13,40 Ill, on a -
M~~ xa M~~ 1'
----A, soit f,,=-
EI 1% Tc-[

On a donc

en posant
13'40-[8,423] ANNEXES
-
On volt par suite que pour tenir compte des dBformatlons d'effort tran-
chant, II sufflt de remplacer dans les formules Btablies jusqu'ici

solt I par 1' = -8I soit X par A' = X 491


L'examen des valeurs de l'lime Bquivalente Ai, donnees par l'annexe
13,942 montre que pour les constructions courantes on a toujours Al, > 0,52 Airmh,
lorsque Airmln reprdsente la sectlon de la plus faible des barres de triangulatlon
-
(les limites de vaIldit6 sont donnees dans les Rbgles en 3,421 2). On peut donc, en
toute s6curit6, calculer 8 par la formule approchBe
M) A
1=1+--
1' Air m i i

[3,423] Vérlflcaüon des membrures des places a trelllls


Dans son principe, la v6rification des pibces composBes 8 treillis est
la m8me que celle des pihces à parois pleines, Elle n'en dlffbre que parslespolnts
suivants :
t0 Les dBformations d'effort tranchant n'Btant plus n6gligeables, on en tient compte
comme IIa BtB dlt ci-dessus en adoptant un Blancement fictif XI= X fion en deduit
ls"E
par les formules habituelles une contrainte critlque d'Euler oL = -et un coefficient
1'
d'amplification des contralntes de compresslon

ki -- p'-1
pl-1'3
avec p' = -
d
O

P La fibre la plus d6favorisBe des pièces à parois pleines se trouve icl remplacee
par l'une ou l'autre des membrures. Dans la membrure à distance vol la ddformatlon
d'ensemble engendre ICI une contralnte u k; qui doit rester InfBrIeure à la contrainte
limite d'affaissement du tronçon de membrure flambant pour son propre compte
a.
-; d'où la condition à verifier
km

Dans la membrure à distance-VA, la dBformation d'ensemble superpose


à la contralnte de compresslon simple a une contrainte de flexion qul peut atteindre
a (k,-1) -
vo ; ta somme de ces deux contraintes doit rester InfBrieure 8 la limite
vo
0.
d'affaissement du tronçon -i; d'où la condltlon
km

[3,424] V&rtjicstlon des trelllls des places composdes comprimdes

On a vu, 81 propos de la vdrlflcatlon des membrures, que, 'lorsque la


plbce est soumise à une compreaslon N = UA, la contrainte dans la membrure à
ANNEXES 13M-[8,428]

distance v, de G peut atteindre ak',. Le moment r4aultant de la courbure de la plhce


peut donc atteindre dans la section medlane

Pulsqulon assiml16 la deform6e une slnusolde, le moment a peur


valeur B une distance I de 11extr6mit6de la longueur de flambement
nz
Mm) = Mmea sin -
1
on en dddult l'effort tranchant d0 au flambement :

1 x
en posant Tt==a--(A; -1)
v, 1
On peut remarquer que dans une plhce composde I trelilla, le rayon
de giratlon I de la section est très Iéghrement supdrleur à vo dans les places sym4-
1
triques et inferleur à v, dans les pieces dissym6triques. En asslmllant- B 1, on fait
va
sur Tr une erreur soitfaible par d6faut1soit par excas. L'expression d e T i peut 8'6crlre
AIsn I I n
Tt= ~ - - ( k ~ - l ) = 1 ~ ~ - - ( k ~ - l ) - - ( N k ~ - N )
v, 1 v, 1 X
Lorsque la place supporte le plus grand effort normal admlsslble, on a :

- d'une part N k:= A a k:- A?


km
(dlaprBs 3,4!23)
ae
-dlautrepart N-Au-A- (d1apr8s13,423)
ke
Une Imite sup6rieure de Tt est donc donnde dans les cas cwrants par
l'expression

Lorsque la r6sistance de la piece est llmlt4e par le flambement de la


membrure de plus forte section, on a (m&mes r6f6rences) :

Tf=-~a.~;
A [---
1

km'
1

l't(ki-f)+
"O

['9,4!B] Effort normal admlsslble,par une place composde a frelllls

Les formufes de v6rlflcation donnees en 3,423 font intervenir un


coefficient ktd6pendant lut-m8me de la contrainte de compression slmple o qul est
13'40-l3.431 ANNEXES

Ici l'inconnue. On leur substitue des formules Bqulvalentes dans le cas de la charge
maximale admissible, en se basant sur les remarques suivantes.
On a vu en [3,412] que k et k, sont égaux lorsque a atteint la contrainte
limlte d'affaissement calculBe pour une limite d'6lasticitê a., On peut donc ici, sans
changer les rBsultats relatifs à la veriflcation de la membrure à distance vol remplacer
k; par un coefflcient de flambement k" calcul6 pour un élancement A' et une llmite
d 1 6 l a s t i c l t 6 ~Mais,
. en vertu de la remarque faite propos de 3,411, il suifit de
km
prendre k" parmi 16s valeurs du coefflcient de flambement calcul6es pour une llmite
-
d'61asticlt6aeavec un 6lancement X"= Y 4;- A dg
km
6-

La contrainte normale admissible est donc telle que

De m8me, dans la v6riflcation de la membrure à distance v; on peut


remplacer k,' par kt" calcule pour une limite d'Blasticit6 0, et un Blancement

Le flambement de la membrure de plus forte section peut donc limiter l'effort normal
admissible pour la barre compos6e à la valeur

Une methode approchée est donn4e en annexe 13,425.

[3,43] Pi6ces composées d traverses de liaison

-
[3,431 41 Élancement
-
La methode indiqube en [3,421 21, B propos des pibces h treillis, pour la
prise en compte des deformations d'effort tranchant, reste valable et on est amen6
à envisager un coefflcient

L'annexe 13,943 donne l'expression de A. dans le cas des poutres h


traverses de liaison
1 G

Mais cette expression, Btablie pour les poutres, ne tient pas compte de
I'ampliflcation des dBformations transversales des membrures sous l'influence de
I'effort normal applique à celles-ci. On peut admettre avec une approximation suffi-
J
' km
sante qub ces d4formations se trouvent multipliees par- pour l'une des mem-
aLm-o
ANNEXES 13,40- [9,431 $1

Qhn'
brures et par- pour l'autre. On en tlent compte en dlvlsant respectivement
uUol-0
lm
et lm, par ces rapports. On aboutit finalement h

L'" ~ h n + ' ~ * = J
Dans les cas ob les barrettes ou traverses de liaison sont tr&s courtes,
leurs ddformations de cisaillement ne sont plus negligeables et on devrait thdorique-
ment en tenir compte en dcrivant

IR[
1: 'ho
-+-+---- 3751mI
lm
oim
+ lm) -
~ k m - ~
- ~ k m " ~
ann'
It hoArt
Il
;&!!
' L$
1 1'1
;j; ' 1 ,"
37 5 tn,
en appelant Aar la section de I'Ame de la traverse. Le terme 111 !il
ho Art . ho
.$.
lm ho
# 8

a une valeur superieure h celle de -dès que la largeur b des


1t
barrettes est supdrieure h 0'6 ho. Mais ces deux termes sont alors plus petits que le
terme en lm et lm, et comme on obtient pour les deux premiers termes entre cro-
chets une valeur legbrement trop dlevde en basant les calculs des deformations
de flexion sur les longueurs d'epure sup6rleures aux longueurs libres, on peut
pratiquement, en compensation, negliger le terme relatif aux deformations de ctsail-
lement des traverses.
A
Dans le cas des pièces symdtriques (Am= Am!=- ;lm= im', etc.)
2
l'expression de 8 se reduit h

En outre, si le flambement des tronçons de membrure se fait dans le


Am 1:
plan du flambement d'ensemble, o n a-
lm

d'oh

lm ho
Pour chaque comblnaison de valeurs de XI et--, on peut se fixer
Ir lm
une valeur approchde de A', puis determiner l'effort normal admissible par la piece
composde (voir cl-aprbs 13,436) et en ddduire par la formule ci-dessus une valeur
de 6, d'oB une nouvelle valeur A'= h d x o n aboutit ainsi, par approximations succes-
rives, B une limite supérieure de X'. Une dtude systematique faite pour ue= 24 et
me= 36 daN/mrnPa montre qu'on pouvait Bcrire, avec l'approximation indlquee dans
le commentaire de 3,431 4 : -
valable pour Xm < 0'8 X et avec une pr6cislon morndre pour Xm < A
18,40-[3,483] ANNEXES

[3,433] Vdrlflcation des membrures dans la rdglon la plus wllicltde su flam-


bement

A u milieu de la longueur de flambement, l'amplification des contmlntes


de compression est maxlmale et il n'y a pas lieu de tenir compte, pour la v6rlflcation
des membrures, de l'influence de I'effort tranchant dQau flambement, puisqu'il est
nul en ce point.
La mëthode de v6rlflcatlon est identique B celle lndlqu6e en 3,423 pour
les plbces treillis.

[3,434] Vdrlflcatlon des membrures aux extrdmitds de la longueur de flam-


bement

- 1 La d6termlnation de I'effort tranchant Tr est identique B celle Indlqude


en (3,4241 à propos des pibces & treillis.

- 2 Aux extr6mit6s de la longueur de flambement, I'ampliflcation des


contraintes de compression dans les membrures est nulle et I'effort tranchant est
maximal et 6gal B Ti. II faut donc verifler que les membrures peuvent r6sistet B la
fols au flambement local des tronçons et au moment local resultant de I'effort tran-
chant g6n6ral Ti.
IIy a lieu de remarquer que ces ph6nombnes ont tous deux une action
maximale sur la section situ6e à la jonction des traverses de liaison. En effet, le
flambement des tronçons se fait avec encastrement aux extremIt6s et posslbilit6 de
-
deplacement (13,401 2), engendrant aux extremites une contrainte qui peut attelndre
sur la flbre la plus defavorisee km a ou km, a. D'autre part, en admettant, ce qul est
classique, que I'effort tranchant se repartit entre les tronçons de membrures propor-
tlonnellement B leurs inerties sous forme de deux forces :

lm
appliqu6es aux polnts d'inflexion, c'est-&-dire B- des points d'encastrement sur les
2
traverses de liaison, il cr6e en ces points des moments

engendrant sur les flbres les plus d6favorisees des contraintes

L'6tude de la superposition de ces deux ph6nombnes montre qu'on


peut, en pratique, se contenter de v6rifler les in6galites suivantes :

- pour la membrure de plus faible rection akm+ Ti--


lm
2 lm
Vm
+ lm8
< CO

- pour la membrure de plus forte section okmr+ Ti-----


lm Vmf
2 lm + lm>
< a.
ANNEXES 13'40-[3,435]
- *

[3,435] Vériflcatlon des traverses de liaison

Le moment B une extr6mltB d'une traverse de liaison est Bgal B la somme


moments apportes par les tronçons de membrures situtts de part et d'autre.
t donc double de celui indique ci-dessus pour les tronçons de membrure.
L'effort tranchant dans la traverse de liaison s'en deduit imrn6diatement.
13,M
----- -- - - .-- - - -
ANNEXES
L p.--- ---
13,401 LONGUEURS DE FLAMBEMENT DANS QUELQUES
CAS COURANTS

La longueur rdelle de la piece est 1,.


La longueur de flambement I est la plu8 grande distance sdparant deux
points d'articulation ou d'inflexion, r6els ou flctifs, le plan perpendiculaire il la flbre
neutre & son encastrement dtant consid6r6 comme un miroir.

SANS POSSIBILITE DE DEPLACEMENT AVEC L I B E R T ~DE DÉPLACEMENT


DES EXTRÉMITES DES EXTREMITES

Les deux extrdmités articulbes.

Les deux extr6mités parfaitement Les deux extrémités parfaitement


encastrées. encastraes.

Une extr6mit6 parfaitement encas- Une extr6mit6 parfaitement encas-


tr6a, l'autre articulbe. tree, l'autre libre.

Une extrémit6 e n c a s t r é e élasti- Une extrémit6 e n c a s t rée Blasti-


quement, l'autre a r t i c u l e e (voir q u e r n e n t I'autre l i b r e (voir
annexe 13,8) annexe 13,8)
ANNEXES 13,411

13,411 VALEURS DU COEFFICIENT DE FLAMBEMENT


k EN FONCTION DE L'ÉLANCEMENT

tableau 1. - Valeurs de k pour as = 24 daN/mrn2


I
i
TC = 24

elancement
x O
----------
1 e a 4 5 B 7 8 Q

O 1,000 1,000 1,000 1,000 1,001 1,001 1,001 1,002 1,002 1,003
1O 1,004 1,004 1,005 1,006 1,007 1,008 1,009 1,010 1,012 1,013
20 1,015 1,016 1,018 1,019 1,021 1,023 1,025 1,028 1,030 1,032
30 1,035 1,037 1,040 1,043 1,046 1,049 1,052 1,056 1,060 1,063
40 1,067 1,071 1,076 1,080 1,085 1,090 1,095 1,100 1,105 1,111
50 1,117 1,123 1,130 1,137 1,144 1,151 1,159 1,166 1,175 1,183

80 1,192 1,201 1,211 1,221 1,231 1,242 1,253 1,265 1,277 1,289
70 1,302 1,315 1,328 1,342 1,357 1,372 1,387 1,403 1,420 1,436
80 1,453 1,471 1,489 1,508 1,527 1,547 1,567 1,557 1,608 1,629
80 1,651 1,674 1,696 1,719 1,743 1,767 1,792 1,817 1,842 1,868
100 1,894 1,921 1,947 1,975 2,003 2,031 2,060 2,089 2,118 2,148

110 2,178 2,209 2,240 2,271 2,303 2,335 2,367 2,400 2,433 2,467
120 2,501 2,535 2,570 2,605 2,640 2,676 2,712 2,748 2,785 2,822
130 2,860 2,897 2,936 2,974 3,013 3,052 3,091 3,131 3,172 3,212
140 3,253 3,294 3,335 3,377 3,419 3,462 3,504 3,548 3,591 3,635
150 3,679 3,723 3,768 3,813 3,858 3,904 3,950 3,997 4,043 4,090

160 4,137 4,18 4,23 4,28 433 4,38 4,43 4,48 4,53 4,58
170 4,63 4,68 4,73 4,78 4,83 4,88 4,94 4,99 5,04 5'09
180 5,15 5,20 5,26 5,31 5,36 $42 5,48 5,53 5,59 5,64
190 5,70 5,76 5,81 5,87 5,93 5,99 6,05 6,Il 6,16 6,22
200 6,28 6,34 6,40 6,46 6,53 6,59 6,65 6,71 6,77 684

21O 6,90 6,96 7,03 7,09 7,15 7 7,28 7,35 7,41 7,48
220 7,54 7,61 7,67 7,74 7,81 7,8& 7,94 8,01 8,08 8,15
230 8,22 8,29 8,36 8,43 8,49 8,57 8,64 8,71 8,78 8,85
240 8,92 8,99 9,07 9,14 9,21 9,29 9,36 9,43 9,51 9,58
250 9,66 9,74 9,81 9,88 9,W 10,04 10,ll 10,19 10,27 10,35
280 10,43 10,50 10,58 10,66 10,74 10,82 10,90 10,98 11,06 11,14
270 11,22 11,30 11,38 11,47 11,55 11,63 11,71 11,80 11,88 11,96
280 12,05 12,13 12,22 12,30 12,39 12,47 12,56 12,64 12,73 12,82
290 12,W 12,99 13,OS 13,17 13,26 13,35 13,44 13,52 13,61 1371
300 13,79
13,411 ANNEXES

Tableau 2. - Valeurs de k pour us = 30 daN/mma /=


Élancement
X
----------
O 1 2 3 4 5 6 7 8 9

O 1,000 1,000 1,000 1,000 1,001 1,001 1,002 1,002 1,003 1,004
1O 1,004 1,005 1,006 1,008 1,009 1,010 1,012 1,013 1,015 1,017
20 1,018 1,020 1,023 1,025 1,027 1,030 1,032 1,035 1,038 1,041
30 1,045 1,048 1,052 1,056 1,060 1,064 1,068 1,073 1,078 1,083
40 1,088 1,094 1,100 1,106 1,112 1,119 1,126 1,134 1,141 1,149
50 1,158 1,167 1,176 1,186 1,196 1,208 1,217 1,229 1,240 1,253
60 1,266 1,279 1,293 1,307 1,322 1,354 1,371 1,388 1,408
1,338
70 1,424 1,443 1,462 1,482 1,503 1,546 1,568 1,591 1,614
1,524
80 1,039 1,664 1,689 1,715 1,741 1,768 1,795 1,823 1,852 1,881
90 1,910 1,940 1,971 2,002 2,034 2,087 2,098 2,131 2,165 2,199
100 2,234 2,269 2,304 2,340 2,376 2,413 2,451 2,488 2,526 2,565
110 2,604 2,044 2,084 2,724 2,765 2,806 2,848 2,890 2,933 2,976
120 3,019 3,083 3,107 3,152 3,197 3,243 3,288 3,335 3,382 3,429
190 3,476 3,524 3,573 3,621 3,671 3,720 3,770 3,821 3,871 3,823
140 3,974 4,026 4,078 4,131 4,184 4,238 4,292 4,340 4,401 4,458
150 4,512 4,568 4,624 4,681 4,738 4,795 4,853 4,912 4,970 5,029
160 5,089 5,149 5,209 5,269 5,330 5,392 5,454 5,516 5,578 5,641
170 5,705 5,768 5,832 5,897 5,962 6,027 6,093 6,159 6,225 6,292
180 6,359 6,427 6,494 6,583 6,031 6,700 6,770 6,840 6,910 6,981
190 7,052 7,123 7,195 7,267 7,339 7,412 7,486 7,580 7,693 7,708
POO 7,782 7,858 7,933 8,009 8,085 8,162 8,239 8,317 8,395 8,473
21O 8,551 8,830 8,710 8,790 8,870 8,950 9,031 9,112 9,194 9,276
2!20 9,358 9,441 9,524 9,608 9;692 9,776 9,861 9,946 10,031 10,12
430 10,2û 10,29 10,38 10,46 10,55 10,64 10,73 10,82 10,91 11,00
240 11,09 11,18 11,27 11,36 11,45 11,54 11,M 11,73 11,s 11,91
250 12,Ol 12,lO 12,20 12,29 12,39 12,48 12,W 12,67 12,77 12,87
260 12,M 13,M 13,16 13,26 13,36 13,46 1 3 , 1 13,s 13,78 13,86
270 13,M 14,M 14,16 14,27 14,37 14,47 14,W 14,68 14,79 14,89
280 15,OO 15,lO 15,21 15,31 15,42 15,53 15,M 15,74 15,85 15,W
290 16,07 16,18 16,29 16,40 16,51 16,62 16,73 16,84 16,W 17,M
900 17,18
ANNEXES 13,411
-- - - - - -- ---, -

Tableau 3. - Valeurs de k pour ur = 36 daN/mmx

Bancement a e s
a
----------
0 1 4 5 e 7 B

O 1,000 1,000 1,OW 1,000 1,WI 1,001 1,002 1,003 1,003 1,004
1O 1,005 1,006 1,008 1,009 1,011 1,012 1,014 1,016 1,018 1,020
20 1,022 1,025 1,027 1,030 1,033 1,036 1,040 1,043 1,047 1,051
30 1,055 1,059 1,064 1,069 1,074 1,079 1,085 1,091 1,097 1,104
40 1,111 1,118 1,126 1,134 1,143 1,152 1,161 1,171 1,181 1,192
Ml 1,204 2,116 1,228 1,241 1,255 1,269 1,284 1,299 1,315 1,332

60 1,349 1,368 1,386 1,406 1,426 1,447 1,468 1,490 1,513 1,537
70 1,561 1,586 1,612 1,638 1,665 1,693 1,721 1,750 1,780 1,810
80 1,841 1,873 1,905 1,938 1,972 2,006 2,040 2,076 2,111 2,148
90 2,185 2,223 2,261 2,300 2,339 2,379 2,419 2,460 2,502 2,544
100 2,586 2,630 2,673 2,717 2,762 2,807 2,853 2,899 2,946 2,993

II0 3,041 3,089 3,138 3,187 3,237 3,287 3,338 3,389 3,441 3,493
120 3,546 3,600 3,653 3,707 3,762 3,817 3,873 3,929 3,985 4,043
130 4,100 4,158 4,216 4,275 4,335 4,395 4,455 4,516 4,578 4,639
140 4,701 4,764 4,828 4,891 4,955 5,020 5,085 5,151 5,217 5,283
150 5,350 5,418 5,485 5,554 5,622 5,691 5,762 5,832 5,903 5,973

160 6,045 6,12 6,19 6,s 6,34 6,41 6,48 6,56 6,63 6,71
170 6,79 6,ô6 6,94 7,02 7,09 7,17 7,25 7,33 7,41 7.49
180 7,57 7,65 7,73 7,82 7,90 7,98 8,07 8,15 8,24 8,32
190 8,40 8,49 8,s 8,66 8,75 8,84 8,93 9,02 9,lO 9,19
200 9,28 9,37 9,47 9,56 9,65 9,74 9,83 9,92 10,02 10,ll

210 10,21 10,30 10,40 10,49 10,59 10,69 10,78 10,88 10,98 11,Oû
220 11,18 11,27 11,38 11,48 11,57 11,68 11,78 11,88 l1,98 12,09
230 12,19 12,29 12,40 12,50 12,61 l2,72 l2,82 l2,93 13,03 13,14
240 13,25 13,36 13,47 13,58 13,69 13,80 13,91 14,02 14,13 14,25
250 14,36 14,47 14,58 14,70 14,81 14,92 15,04 15,16 15,27 15,39

260 15,51 15,62 15,74 15,86 15,98 16,IO 16,22 16,34 16,46 16,58
270 16,70 16,82 16,95 17,07 17,19 17,32 17,44 17,57 17,69 17,82
280 17,95 18,07 18,20 18,33 18,45 18,s 18,71 18,84 18,97 19,IO
290 19,23 19,36 19,49 19,63 19,76 19,89 20,02 20,16 20,29 20,43
300 20,56
13,412 ANNEXES

13,412 ÉLÇMENTS DU CALCUL DES COEFFICIENTS


D'AMPLIFICATION DES CONTRAINTES

Tableau 1. - Valeurs de la contrainte critique d'Euler n=*E (en daNImm3 en


fonction de l'élancement A
ANNEXES 13,412
- --

Tableau 2. - Valeurs de ki= .


-
---
cr-1
1
de
y-1,3
-
-et de F-113
1
en fonction de p
13,412 ANNEXES

Graphique 1. - Valeurs de p en fonction de X et de a


ANNEXES 13,412

Graphique 2. - Valeurs de k, en fonction de x et de CI


13.412 ANNEXES

Graphique 3. - Valeurs de ~--


IL
-1r3
en fonction de 1 et de a
ANNEXES 13,412

Graph
13,420 COMMENTAIRES

13,420 Dans les cas courants, cette vérification approchée ne nécessite la


détermination (par recherche dans les tableaux) que d'un seul coefficient de
flam bernent.

13,423 Une étude systématique, pour les valeurs ce = 24 et a, = 36 daNlm na2


a montré que cette vérification fournit e n général une valeur approchée par
excès (donc plaçant en sécurité) de la contrainte caractéristique ka, avec une
erreur relative inférieure à 1 0 %. Pour les valeurs de A' et Am inférieures toutes
deux à 60, l'erreur peut être par défaut, mais n'excède pas 1,5 % ;on se place
alors en sécuritt: en augmentant de 2 unités la valeur de A,.
Cette étude a été conduite e n déterrr~inant le maximum da l'effort
rtormal admissible par la pièce composb, à l'aide de h méthode indiquée en
3,425, et en cherchant, par tâtonnements, l'expression d'un élancement équivalent
A,, duquel on peut déduzre u n coefficient de flambement équivalent ke satisfaisant
sensiblement à kc = k a km. O n trouve que les expressions de A, et 1; indiquée8
sur la page ci-contre satisfont à cette condition.

13,424 L a limite supérieure de Tf indiquée ci-contre est déterminée en


considérant que la pièce est soumise à l'effort normal de compression maximal
que peuvent supporter les membrures. L a justification des formuhs est donnée
dans l'annew. 13,40 [3,424].
O n peut obtenir une borne supérieure encore plus élevde de T1 en
utilisant le graphique ci-contre qui donne, en fonction de 1 et Am, une limita
supérieure de - T
9
f dtablie dans le cas d'une pièce composée comportant un treillis
N
ANNEXES 13,42

18,42 VERIFICATION
APPROCHEE DE LA RESISTANCE
AU FLAMBEMENT DES PIECES COMPOSEES A
TREILLIS

18,420 Conditions d'application

Le domalne d'appllcatlon et la marche gOnOrale des ~Orlflcationssont


les memes que pour la methode gOnOrale dhflnle en 3,42, mais certaines ~Briflcationa
da detail peuvent 4tre simpliflhes par l'emploi des formules sulvantes.

18,4!23 VBrlfication des membrures (formules approchdes)

A partir de l'élancement flctlf d'ensemble k' et de I'Olancement Am du


tronçon de membrure distance va de 6, on calcule un dlancemenf Oquivalent À,
qui prend les valeurs

I . = = X 1 + - Ab siona X'>L
4 A'

On déduit de b le coefficient de flambement 8quivalent kg par la formule


de 3,411 ou d'aprhs les tableaux de 13,411 et on vBrifle

En outre, si 1'8lancement kmr du tronçon distance v; est sup8rleur li


Xi on calcule un Blancement Bqulvalent & qui prend les valeun

On en deduit un coefAclent de flambement Bqulvalent h; et on vBtifle

13,424 VdrlflcaUon des treillis (formules enveloppes)

On peut utlllser une I l m b supdrlsure de Tt, donnde dans les cas cou-
rants Dar la formule
dont l'âme équivalente est ré-
duite a u strict minimum com-
patible avec la stabilité et qui est
soumise à u n effort normal N
égal a u maximum que ses mern-
brures peuvenl supporter. Il ne
serait nus avantaeeux
" d'utiliser
cet abaque polir dimensionner
les treillis d'une D ~ B C ~mais
. il
peut être commode de l'émployer
pour une vkification rapide des
treillis surabondanta pour des
raisons constructives.

13,430 Dans les cm courants, cette vérification approchde évite & calcul
& d et ne nécessite la détermination (pa,r recherche dans les tableaux) que d'un
seul coefficient de finmbement.

13,433 Les formules approchées ont Eté de'terminées empiriquement a u cours


d'une 5tude systématique déjà mentionnée en 3,431-4 et 13,431-4 à propos
d'une valeur c~pprochéede A'. Cette Wude a montré que, lorsque les tronçons de

Am < O,SA, l'erreur commise est inférieure à 3 % pour --l m - '


membrures flambent dans k même plan que la pièce composée, tant qu'on a
ho - 1 ; à 7 % pour
It Jm
-
Im ha - 2 et d 1 0 %
-
It 1,
A

55
It lm
= 5 ; pour 1, = 2 terreur est bujours p u
ANNEXES 13,425

ou, lorsque la résistance de la place est Ilmitde par le flambement de la membrure


& distance vi de G (pour k d > km), par la formule

13,425 Effort normal admlsdble par une place composba 1 trelllls (jbrmules
approchdes)
Une valeur approchée de l'effort normal admissible par le8 membrure*
d'une pièce & treillls est donnée par la plus petite des valeurs

Cette valeur étant obtenue, II est ndcessalre de vdrlfier que les treillis
sont suffisants.

13,43 VERIFICATION APPROCHEE DE LA RESISTANCE


AU FLAMBEMENT DES PIECES COMPOSEES A
TRAVERSES DE LIAISON

Le domaine d'application et la marche génerale des v6rlflcations sont


les memes que pour la mdthode générale ddflnie en 3,43, mais certaines vérifications
de détail peuvent &tre simplifl6es par l'emploi des formules suivantes.

' 13,433 Vériflcaflon des membrures dans la réglon la plus solllcltde au flambe-
ment (formules approchées)
Lorsque les dlancements b et Xmo des tronçons de membrures sont
lnfbrieurs aux 8/10 de I96lancementA de la piece composée (ou, à la rigueur. infbrieurs
& X), on calcule un élancement dquivalent :
13,434-1 3,435 COMMENTAIRES

excès (donc plaçant en sécurité) mais devient importante. Lorsque les tronçons
& membrures flambent dans un plan diffdrent, la méthode approchb place en
sbcuritd.

13,434-13,435 La limite supdrieure de Tj indiqués ci-contre est dkterminée en


considérant que la pièce est soumise d Peffort maximal & compression que
peuvent supportsr ses membrures dans la région la plw sollicitée au flambement.
La jwtification &8 formules donde dans l'annexe 13,40 [3,424] à propos des
pièces à treillis est également valabb pour les pièces à traverses & liaison.
ANNEXES 13,434-18,435

On en ddduît un coefflcient de flambement Bqulvalent ke par la formule


de 3,411 ou dvapr&sles tableaux de 13,411 et on verifle

En outre, sl l%Blncement hm, du tronçon de plus forte section est supe-


rieur A, on calcule un Blancement équivalent

On en deduit un coefficient de flambement Aqulvalent k: et on verifle


Bgalement
b + ( k : - l ) - ! i l u <"O. uo

-
13,434 13,435 VBrificatlon des fronçons de membrures aux extrdmltds de la longueur
de flembement et vdrlflcatlon des traverses de liaison

On peut utiliser une limite supAtieure de Tt donnde dans les cas courants
par la formule

ou, lorsque la rBsistance de la piece composee est IlmitBe par le flambement de la


membrure de plus forte section (pour km: > km), par la formule

13,496 Effort normal admlsslble par une place composde d traverses de llalson
(formules approchBes)

Une valeur approchde de l'effort normal admlsslble par les membrures


dans la r B ~ l o nla plus sollicitée au flambement est donnee par la plus petlte des
valeum

Cette valeur approch6e Btant obtenue, Il est necessaire de verlfler la


r4slstance des membrures aux extrAmit6s de la longueur de flambemgnt et la r6sls-
tance des traverses de Iialson.
ANNEXES 1330-[3,b0]

13,W METHODE DUTHEIL DE VERIFICATION DES


PIÈCES COMPRIMÉES ET FLÉCHIES DANS LE
PLAN DE FLAMBEMENT

[3,W] Principe

Pour faciliter les recherches, le num6ro de l'article des Rbgles se rap-


portant aux questions traitees est reproduit entre crochets en téte du paragraphe
de l'annexe qui en donne les justifications.
Le cas-des pibces comprimdes et fl6chies dans le plan de flambement
n'est qu'une extension du cas des plbces simplement comprim6estrait6 dans I'annexe
13,40, IIlaquelle il y a lieu de se reporter pour les principes g6n6raux.
La mdthode g6n6rale de mise en Bquations lndiqude en 1'6 de cette
annexe 13'40 permettrait de r6soudre le problbme du flambement avec flexion dans
le plan de flambement, en se basant sur l'amplification des flbches.
Considbrons une pibce simplement fldchie sous l'effet de forcer trans-
versales quelconques. On sait calculer en tout point la contrainte de flexion et noue
d6slgnerons par ai(.) la contralnte au bord d'une section situde I# z d'une extrdmit6
de la longueur de flambement; au milieu de la longueur de flambement, arc.) prend
la valeur ama. La ddformde de la plbce peut 6tre assimilde avec une approximation
rcz
suffisante à une sinusoïde y,= f , sin Soumettons en outre cette plbce II une
-O

1
compresslon N = UA. On a vu (annexe 13,40) qu'en raison des imperfections de
structure, IIen r6sulte au bord de la section sltude au milieu de la longueur de flambe-
ment une contrainte a k, , somme de ta contrainte de compresslon simple a et d'une
-
contrainte de flexion a (hl 1) engendrde par la deformation de flambement ; en
un point d'abscisse z, on a a+ a (k, - 1
XZ
1) r l n -*
Mals la compression a aussi pour
effet d'amplifler la d6forrn6e provoqu6e par la flexion simple de la pibce, qui devient
ai, XI
"-fi9_.
sin / et d'introduire par suite un moment supp16mentaireyl
-9 N et une
v ar Nv x 2
contralnte suppt6mentalre y, N = f, -- sin -
--a I 1
La vdrlflcation de la stabllite en un point quelconque de la piece doit
donc s'dcrlre :
a,+*,+
C a ( 4 - 1 ) + ~ - --a I< a ~
-]s1n~
Nv rcz

SI, compte tenu de la mlatlon qui existe evidemment entre enid et fa,
on pose
a Nv
of- = a i m (kg-1)
~
*-a I
la v~rlflcatlonde la atablllté au milieu de la longueur de flambement se rddult A
~ k ~ + ~ m r d ks r<
et an un point courant à
rc 2
a+qw)+ [ a ~ h - ~ + a - ( ~ r - l ) ] sin-
1
c ea
13'50-[3,51] ANNEXES

Par mesure de simplification, on peut, en se plaçant en s6curit6, verifler


uniquement pour toute la barre
@ka+ ut kt< ue
en designant par ut la valeur maximale de arc,,.
C'est la methode preconis6e par les Règles. Le problBrne se ramène
A la determination du coefficient kt d'amplification des contraintes de flexlon.

[3,51] Coefficient d'amplification des contraintes d e flexion

Cas d'une barre idéalement parfaite

Pour une repartition sinusoTdale des charges, le diagramme des moments


comme la deforrnee sont des sinusoïdes, Le coefficient d'amplification des contraintes
est alors Bgal au coefficient d'amplification des flbches (3,402 1). -
Pour d'autres cas de charges, des demonstrations classiques permettent
de calculer la valeur de ce coefficient (voir, par exemple, Timoshen ko Thborie de la -
Stabilite Elastique). Le tableau suivant donne, pour chacun des cas de charges
envisages dans les Règles,
- la valeur classique du coefficient d'amplification des contraintes a ml-portde,

exprimee en fonction de u - -
4;
-
- la formule approchde admise pour une barre idealement parfaite ;
- les pourcentages d'erreurs relatlves extrames, pour des valeurs de y supBrteures
1,3 (minimum absolu à envisager pour les barres r6elles).
On voit que le coefficient d'amplification des contralntes de flexlon
dan8 les barres iddalement parfaites peut toujours Btre represente par une expres-
sion de la forme
p+a
p l
---
-+a@
*-a

O
Car Formule exacte Formule approch4e Pourcentaoei extrernes d'erreurs

8,WP
2(1 -cos u ) P+ 0'03 + 0'05 % pour p= 3'3
U' COS u P-1 - 0,11 % pour p= 1,3
- 1 IL 4 0,25 4-0,18% pour y - 4
3,513
cos u P-1 - 0'85 % pour y =. 1,3

3,514 % y-0'18 + 0,55% pour y= 1,s


u P-1 - 0,02 % pour y = 6
$. 0,79 % pour p = 1,3
C
sln 2 u 1 c O,#
et-=
3,515 .- li+0.25-1,72(~) c\n %,

eu -1
C COS U
P-1 - 0,85% pour p = l , 3 e t ï =c O
ANNEXES 13,50-[3,52]

Cas des barres rbelles

On a vu en 1,5 de l'annexe 13,40 qu'il est loisible de remplacer une barre


reelle soumise à une compression par une barre de structure homogéne dont la
flbche caracteristique des Irr4gularîtt6s de structure reste inferieure a une limite

II en r6sulte dans la section mediane un moment fimraA engendrant


VA
une contrainte de flexion ufimar-.
1
La contrainte au point le plus defavorise de la section mediane, sous
l'action slmultan6e de la compression et de la flexion ne depassera donc pas

La condition am,< ae peut donc s'4crlre

soit encore

On volt par suite que si le coefficient d'ampiiflcation des contraintes


de flexion est de la forme -pour une barre id4alement parfaite, il sera de

la forme kt --
P-1 n3
P-1
"a pour une b a r n réelle. On en deduit les valeurs de kt donnbes
dans les RBgîes de 5,511 3,515.

[3,52] Vdrification des pieces 4a parois pleines

[3,521] PiBces symdtrlques ou plBc-es dissymdtrlques dans lesquelles la flexion


comprime la flbre 1 dlstance v

La dernien, ln6galltd etablie cl-dessus A propos du coefflcient d'ampli-


flcation des contraintes de flexion dans le cas des pibces reelles peut s14crire
P-1
uk,+ai kt< ae avec kl= -
cc-193
ce qui justifie la formule des Régies.

[3,52?2] Pi4ces dissymdfriques dans iesquelles la flexion comprime la flbre à


distance v'

On a vu & propos du flambement simple que a k, represente un maximum


de la contrainte sur la flbre & dlstance v d'une barre soumlse à une compression
U A et flambant de façon B tourner sa concavite du cdtd de la flbre A distance v, sens
le plus defavorable dans ce cas. Cette contrainte est la somme de la contrainte de
13,50-[3,53-3,54! ANNEXES 1' _
compression simple a et d'une contrainte de compression a (kl- 1) provoquBe par
la flexion de flambement; dans ce cas, la flexion de flambement provoque sur la
fibre à distanoe v' une contrainte de traction a (k, -
1)
v'

51 le flambement se produit dans l'autre sens, la courbure due aux


IrrBgulariYBs de structure de la barre a la mame valeur limite ;les contraintes engen-
drBes par la flexion de flambement gardent les memes valeurs absolues en changeant
v'
de sens. D'autre part, les contraintes de flexion, ai sur la flbre i distance v et a i -
v
sur la fibre B dlstance v', sont multlpll6es par le coefflcientki. En écrivant alors que
la somme des contraintes de compression, dues au flambement et la flexion,
sur la flbre distance v', reste infbrieure a la limite d'Blastlcit6, on aboutit :

On en deduit immédiatement la premlere formule des RBgles.


En Bcrlvant que la somme des contraintes de traction, dlmlnuee de la
contrainte de compresslon simple, sur la flbre B distance v, reste lnfbrleure i la limite
d'dlasticitB, on aboutit i :
a(kl-l)+aikt-a< q
On en dddult lmmddlatement la seconde formule des RBgles.

[3,!B-3,541 VBriflcatlon des p16ces compor6es

[3,5333,534] VBrltlcatton des trelllis ou des traverses de Ilaison

La d6termlnatlon de la valeur de l'effort tranchant de flambement Ti(~i


se falt suivant la methode indique9 en [3,424] de l'annexe 13,40, en remarquant qu'lcl
la contrainte de flexion provoquBe par la deformation de flambement dans la sectlon
mediane a pour valeur
a (kx- 1) -k et th;- 1)

138 FORMULES ENVELOPPES POUR LA VÉRIFICA-


TlON DES PIÈCES SOUMISES A COMPRESSION
AVEC FLEXION DANS LE PLAN DE FLAMBL'
MENT

13'81 Bases des formules enveloppas

Une Btude systematlque, portant sur tous les dlancements et sur toutes
les posslblllt6s de dlstributlon des charges, a montre qu'on a dans tous les cas :
ANNEXES 13,52

Ces inégalites permettent de deduire les formules enveloppes indiquees


cl-aprhs des formules de base qui figurent en 3,5 des Régles (en remarquant pour
certaines formules qu'on a toujours k > k, et kr > 1).
La valeur 918-1,125, qui figure au dernier membre des lnégalit6s ci-dessus
et dans les formules enveloppes suivantes, constitue d'ailleurs un maximum qul
n'est atteint que dans le cas d'un moment constant ou variant linéairement. Elle
peut atre réduite à :
1,10 dans le cas d'une charge uniformement repartie;
1,07 dans le cas d'une charge concentrée au milieu de la portée.

13,52 VBriflcation des pieces à parois pleines


13,521 Plèces symPtrlques ou pi&ces dlssymdtrlques dans lesquelles la flexion
comprime la flbre d distance v
+
Si on a k a ut > a, la place est insuffisante.
9
+
Si on a - (ka ai) < a, aucune autre verificatlon n'est necessaire.
8

13,522 Pléces dlssymétrlques dans lesquelles la flexion comprlme la flbre d


dlstance v'
v'
Si on a a + [.(A-l)++ar]->ae ou a(k-2)+ut>~,
v
la pl8ce est insuffisante.
9 9 v' 9
Siona a - - + a a et -[u(k-2)+ar]< 0
.
8 8 8
aucune autre verifkation n'est nécessaire.

13,53 Vdrification des places composBes à treillis


13.531 Vdrfflcation des membrures dans les pièces symdtriques ou dans les
pièces dissymétriques pour lesquelles la flexion comprime la membrure
de plus faible section (à distance v, de G).
1 On vérifie dans tous les cas (cornpresslon de la membrure A distance v,,)
9
- (k' a + ai) km C; ae
8
-2 En outre, pour les pieces dissymétriques, si on a km' 3 km, on verifie
également (compression de la membrure à distance vg)

13,532 Vérification des membrures dans les pl&ces dissymdtrigues où la flexion


comprime la membrure de plus forte section (A distance vi de 6).
-1 On verifie dans tous les cas (cornpresslon de la membrure B dlstance vo)
13,533 ANNEXES

-2 Si on a km'
distance v,)
> km, on v6rifie également (compression de la membrure a
(k'a -0 3 k m < ue
-3 vo
Enfin, si on a km' < -* on verifie (traction de la membrure B distance vo)
v:,

13,533 Vdrificatlon des trelllls

On peut, en se plaçant en s6curit6, effectuer la vdrlflcatlon des treillis


en prenant pour Ti la valeur approchee par exces

13,54 VBriRcation des places compos&es h traverses de liaison

13,541 Les formules sulvantes verifient que les membrures seraient capables
de rdsister 8 la fois aux fiexions locales d'effort tranchant et aux compresslons de
toutes origines, si tous les phenombnes produisaient sirnultanement leur effet le
plus defavorable au meme point.

13,542 Vdrlfication des membrures dans les places symétriques et dans les
pièces dissym,dtriques 00 la flexion comprlme la membrure de plus falble
section ( B distance vo de 6)

On verifle uniquement :
- 1 Membrure a distance vol comprim6e

-2 Membrure B distance v;, comprimde (pieces dissymdtriques seules)

13,543 VBriflcation des membrures des pldces dlssymdtrlques oc) la flexlon


comprlme la membrure de plus forte sectlon (A distance v);

On verifle uniquement :
-1 Membrure & distance VA, comprlmee

- 2 Membrure B distance vol dventuellement comprim4e


ANNEXES 13,544

-3 Membrure a distance v,, Bventuellement tendue

13,544 Vérlficailon des traverses de llalson

On vdrlfle que les traverses de ltaison (ou les ensembles de traverses


situdes dans une meme section droite de la piece composde) peuvent rdsister indi-
viduellement, ainsi que leurs attaches, dans un plan parallhle au plan de flambement :
- un moment d'encastrement sur la membrure distance v,,

- il un moment d'encastrement sur la membrure il distance v;,

- il un effort tranchant,
13,601-0 COMMENTAIRES
..-
"-

13,601 -0 La &finition ci-contre s'applique à tous les profils. L'annexe ne


donne 05 formules de détermination ds J que pour les profils ouverts.

13,601-1 Les exemples ci-dessous précisent l'interpidtation d donner ù la

L,es facteurs correctifs 1,25 et 1,1 ap~licablesaux profilés lantinb


ront des valeurs moyennes r4sultunt d'essais.
ANNEXES 13,601

13,601 MOMENT D'INERTIE DE TORSION DES PROFILS


OUVERTS

On appelle moment d'inertie de torsion d'un profil une grandeur 3


dtStermin6e en fonction des caractéristiques de la section de façon que le moment
o'v soient lies par la relation
de torslon Mt et la rotation par unité de longueur -
dr

PROFILS A PAROIS PLEINES

SI on decompose la section en rectangles de largeur b et d14paisseur e,


beB
la valeur du moment d'inertie de torsion est la somme des quantites -- relatives il
3
tous ces rectangles

Pour les lamines qui comportent des cong6s de raccordement entre


dme et ailes, on en tient compte foriaitairement en adoptant les valeurs suivantes :

Sections en I :

bea
sections en u ou en T : J Q 1.1
ANNEXES 13,601 -2

Pour les poutrelles laminees courantes, les valeurs de J (en cm4) sont
rappelees dans le tableau suivant, en fonction de la hauteur h du profil (en cm).

VALEURS DE J (cm4) POUR DIVERSES SERIES DE POUTRELLES

~ ' h HE
------
IPE I A P IPN
h(crn) IPE IAP IPN
------ HN HE h(cm)

8 0,69 0,65 0-89 - - 28 - - 45 199,9 62,5


10 1,IO 1,50J 1,64 10,4 4,67 30 19,5 46 58 216 82,9
12 1,71 - 2,78 12,5 32 - 68 74 289 110,7
13 - 2,60 - - 5,63
- 33 25,7 - - - -
- 4,4 - - 92
14
15
2,54
- 4,6 - O
23,8
7'76
8,33
34
36 36,2 88
- - -
118
290
378
133,3
158,8
16 3,52 - 6,7 39,4 10,40 38 380 187,4
17,5 - 6,9 - - - 40 46,8 128 17s 475 217
18 4,89 - 9,8 45,O 16,05 45 63,8 177 270 599 291
20 6,45 11 13,9 73,4 . 50 89,O 268 410 743 381
22 8,86 18 19,2 81,8
23,7
30,O 55 118,4- - 751 407
24 11160 - 25'7 125,l 42,O 60 166,2- - 920 494
25 - 24 - - - @ j - - - 928 499
26 - - 34 137,l 51,5 70 - - - 1123 629
27 14,9237 - - - 7 5 - - - 1134 635

2 POUTRES A TREILLIS

Le moment d'lnertib de torsion J de l'ensemble est donne par la relation


J = Jm+ Jm,+ JW
où Jm et Jmt representent les moments d'inertie de torsioii individuels des membrures
calcules comme il est indique en 1 ci-dessus (Jmt- Jm pour les poutres symetriques) ;
et Jw represente le moment d'inertie de d'ensemble du treillis, calcul6 comme il est
indique en 3 et 4 ci-aprhs en fonction des donnees suivantes :
lm lon~ueurd'un tronçon de membrure entre nœuds,
ho distance entre axes neutres des membrures,
la (la,, lar) longueur d'une diagonale,
0 (O, 0,) angles des dlagonales avec les membrures,
It et la(lail la3 moments d'inertie des sections des montants et diagonales par
rapport à un axe passant par leur centre de gravit6 et parallele au plan
moyen de la poutre,
Ktr un coefncient qui prend les valeurs suivantes selon les conditions
d'encastrement des treillis sur les membrures :
Ktr = 1 pour l'encastrement parfait (treillis soudes sur les ailes OU semelles
des membrures et Bventuellement entre eux),
Ktr = 0 3 pour les treillis soudes ou rlves sur l'&me des membrures,
KW = 0,6 pour les treillis encastres sur des goussets solidalres de l'&me des
membrures,
Xtr = O pour f'iirtlculation.
13,601-31 Faisow abstraction de la rigidité à la torsion des barres et considérons
d'abord le cas des treillis parfaitement encastrés sur les membrures (Ktr = 1).
Pour que l'ensemble soit soumis à un moment de torsion Mt, il faut qu'il existe

dans la barre AB un moment fiéchis8ant Mt = - -


srn Ol
Mtldl ;si la section en A
ho
iourna ds fi par rapport à la section en B, les extrdmitds de la barre AB tournant
dans le plon perpendicitiaire au plan moyen de la poutre de- sin
2
el - -
91ho
- 2 ldi
Mt hl Ll
-
%ho-
et on a -
2 kl,
ho
2 Eldl
$03 ~=
Eho
--r
Mt 1%
di

Mt -12%
On aurait de nrême, pour la barre BC, 9, = -- -
Eg IdZ

Le moment d'inertie de torsion Jtr de l'ensemble doit satisfaire à

S i les treillis étaient arttcu.lds sur les membrures (Ktr = O ) , ils


n'apporteraient aucune rdyistance à la torsion de la poutre.
E
En remplaçant - par sa valer~r(2,6), on obtient dans le cas gdnéral
G
Jtr = 2,6 Ktr
1 ha
K- = 2,6 Ktr -
+
cotg O, cotg O,
Li
Id1
-+
1%
-
Idr
1 1
Id= sin' 0, + Id, sin' e,
E n toute rigueur, il aurait fallu tenir comptd des rigidil&$à la torsion
des diagonales, mais leur influence est habitucUenmnt dglipeabk devant leur
rigiditd à la fixion (sauf pour les constructions. en t u b ) .
ANNEXES 13,601 -3

3 VALEURS DE Je POUR LES TREILLIS SIMPLES

Avec les notations de la figure, on a :

Idl Id2
qu'on peut encore Bcrlre

Je= 2,6Ka
cote B, +,cotg -
8,
1
+ -- -
lai sin8 9, la,sin* b
13,601-32 COMMENTAIRES

i3,6û1-32 Les formula données se dgduisent de ceUes de 13,601-31 en faisant


Idl = laa = Id Idl = id, = Id et 8, = 8, = 0

18,801 -39 L a formules donndes se déduGent & celles de 13,601-31 an faisant


n
h = ho Idl = Ir Bi =-g

Ida = la Ida = I~ es = e
-- - .-
ANNEXES
--
--
13,601 32

32 Treillis en V symdWque

Avec les notations de la flgure, on a :


l a In hi
J c =1,3 KaT =2,8 Kc l a sinsB cos B
Id

Pour un moment d'inertie donne la de la diagonale, la valeur de Jtr est


maximale et Bgale Ktr l a pour 0 = 55O (lm = 1,4 ho).
Dans les cas courants, on peut utiliser avec une erreur inferieure 2 %
les formules approchees suivantes qui Bvltent de calculer la et les lignes trigono-
metriques :
pour

pour

Avec les notations de la flgure, on a :


2.6 KW lm 2,6 K~ cota e

Les valeurs de -peuvent atre lues directement en fonction des


Jtr
Ktr Ir
-4 -
b la
-
rapports et sur l'abaque donne en 13,942 3 B propos de I'bme Bquivalente des
lt
treillis en N.
13,601 -40 Dans le cas relativement coiirant où l'une des barres est interrorrrpue,
la transmission des efforts normaux étant assurée par
u n gounset, on doit négliger cette barre dans l'évalua-
tion de la résistance à la torsion de la poutre. S i les barres

== KE restantes représentent u n treillis en V ou en iV, on


applique ~ra f o r m u h corresponùantes, sinon on consi-
dère comme nulle la résistance à la torsion du treillis.

13,601-41 O n néglige h rigidité à la torsion des barres de treillis.


Lorsque la seciion BB' tourne d'un angle Q par rapport à la section
AA', &s traverses qui pourraient se trouver dans ces sections ne sont pas déforpées
et n'interviennent donc pas.
Par contre, même si les diagonales sont articulées sur les membrures

( K t r = O), elles offrent une résistance à la torsion de l'ensemble, en raison de


leur liaison en leur rnilieu C. Considdrom dans ce cas kr sectiorr droite passani
(P
par C ; elle &urne de - par rapport à AA'. Le moment de torsion Mt est équi-
2
librd par les deux momeas Pdchissants en C dans les tronçons de diagonales
Id
A C et A'C, de longueur 2w qui sont par suite égaux chacun à

Chacune de ces barres, fixe mais non encmtrée à l'autre extrémité A ou A',
tourne en C d'un angle qui mesuré dans son plan de flexion (plan perpendi-
culaire a u plan mogen de la poutre) a pour valeur

A p p l i q u o ~la rdation c b s i q u e entre 'ces valeurs


ANNEXES 13,601- 4

4 VALEURS DE JI, POUR LES TREILLIS EN X

-
40 Les formules suivantes ne sont valables que dans le cas où l'inertie
des deux diagonales est conservée au croisement.

-41 La rigidite des barres situées éventuellement dans une section droite
de la poutre n'intervient pas.

Avec les notations de la flgure, on a :

Jtr =. (3 + Ku) 5,2 Id


lm ho
-
:1 -
qui peut encore s'8crire
3c - (3 + Ktr) 5,2 Id sina8 cos 8
Pour un moment d'inertie donne la de la diagonale, la valeur de Ja est
maximale et &gale (6+ 2 Kb) la lorsqu'on a O = 550, soit lm.-.0,7ho
Dans les cas courants, on peut utiliser, avec une erreur inferieure 2 J/o
les formules approchees suivantes, qui Bvitent de calculer la et les lignes trigono-
metriques :
pour
lm
0 , 1 3 < -ho
~0,7
lm
~ ~ho( ~ -
J w = = ( ~ + ~ K u ) I ~ OIT -)
lm

pour 0,7
lm
< -
ha
< 1 ' 1 Jtr= (6 + 2 Kt,) Id O'llm7-ho
-
13,611
---
-1 A-
COMMENTAIRES
- ----- -
a--

Par définition de JIr,on a ~ 1 =


1 ~Cltr
x' E n substituant on obtient
S i les diagonales sont parfaitement encastrées sur les membrures
(Ktr = I ) , on peut fuire u n calcul analogue en teruznt compte de I'encastrement
des barres AC et A'C à leurs extrémités A et A' et la relation de déformation
devient

Entre ces deux cas extrêmes o n a

13,611-1 Les formziles simplifiées donnenl des résultats très voisins de ceùx
donnés par la méthode générale de 3,611; l'écart sur kd ne dépasse pas 0,07
en valeur absolue.
Lorsque l'influence du déversetnent est négligeable (cas caractérisés
par ud > a, dans la méthode l'appliration des formules simplifiées
peut conduire à des valeurs de kd inférieures 1. Il faut alors prendre kd = 1.

13,611-2 L'emploi de ces formuks Gvite le calcul des


coefficients D et B. Ces formules empiriques donnent des
valeurs e n bonne concordance avec les rhultats de la méthode
générale et avec les résultats expérimentaux pour les pou-
trelles courantes.
L'application de ces formules approchées aux poutres c h u *
dronnées de grande hauteur ou a u x poutres à treillis placerait
en sécurité, mais parfois trop largement.
ANNEXES 13,611

13,611 VÉRIFICATION SIMPLIFIÉE DE LA RESISTANCE


A U DEVERSEMENT DES PIÈCES SYMÉTRIQUE-
MENT CHARGÉES E T APPUYÉES

13,611 -1 Formules simplifides applicables aux poutres ii &me plelne

On en deduit un coeffîcient de flambement k, d'aprbs les tableaux de


l'annexe 13,411 ou dVapr8sles formules de 3,411

On adopte pour le coeffîcient de deversement la valeur


kg=
k,
-(sans descendre au-dessous de l), et on verifle kaut< o
.
D

13,611 - 2 Formules approchdes applicables aux poutrelles

-!2ô Ces formules s'appliquent aux poutrelles lamlndes courantes (IPE,


IAP, IPN, HE, HN) sous réserve, pour les poutrelles H de hauteur au plus Ogale
à 3ôû mm, de remplacer leur largeur r6elle b par 1,09 b.
13.8 COMMENTAIRES
a
--- " - -

13,8 La méthode donntfe ci-contre figure dans un exposé plus général


pub12 par M . Dutheil dans le 21e volume des Mémoires de l'Association Inter-
nationab dsa Pontd et Charpentes.
ANNEXES 13,611-21
" -+--

- 21 Charges appliquees au niveau du centre de gravite

1 Ih se
On calcule - --et
1 000 C be 24
on peut prendre

- pour

- pour O I S i
1
-----
lh 0 0
1000C be 24
~0'75 kd-lf2

- pour 0'75 c: - 1
--
Ih ~e
1 000 C be 24

On v&rifie ensuite ka ai< ee

- 22 Charges appliquees 9 distance y. du centre de gravite (y. 4tant posi-


tif s'il est au-dessus du centre de gravit&).

On determine ka au moyen des formules ci-dessus, mais en augmentant


b
(a
1 de 0,8 y. p C - 6tant d4flnl en 3,643 2).
e
-
En particulier, en cas d'application des charges au niveau de la semelle :

- sup4rieure, on remplace 1 par 1+ 0,4 h k C -be


b
- inf6rieure1on remplace l par 1-0'4 hBC-
e

13.8 FLAMBEMENT D'UNE BARRE APPARTENANT A


UN SYSTÈME HYPERSTATIQUE

- 1,01 Objet : La méthode indiqsiae ci-aprhs permet dans certains cas de


determiner une boiine approximation de la longueur de flambement
d'une barre sans atudier l'équilibre de tout le système A l'état d6forrn6.
-
13,8 1 ,O2 COMMENTAIRES

13,s-1,02 La poutre équivalente est schématiske sur la figure a. II revient


au même de retourner les travées latérales à angle droit, comme indiqué sur la
figure b ; cette dernière représentation est plus commode lorsqu'une extrémité

peut se déplacer perpendiculairement à la direction des effort%. La relation


entre pn (ou p,) et l'angle OA (ou $) dont tournerait le nœud A (ou B ) du
système hyperstatique sous l'action d'un couple unilé, la barre AB d'inertie
I &&nt supposde enlevk, est donnde par
--
pA1.-eA ou
3EI
E n cas d'encastrement parfait, p, o u PB
s'annule; en cas d'articulation, p, ou p, devzent
infini.
ANNEXES 13.8-1 ,O2

- 1,02 Prlncipe :La determination de la longueur de flambement 1d'une barre


AB de longueur Io, partiellementencastrde, se rambne 8 celle de la travbs
centrale d'une poutre de section constante, continue sur 4 appuis.
Dans cette poutre, la travee centrale comprimbe a une longueur Io et
les trav6es laterales des longueurs p, Io et p, Io determinees de façon
à conferer à la travee centrale des encastrements partiels Bquivalents
à ceux que le systbme hyperstatique realise pour la barre AB dans son
plan de flambement. Les possibilites de dbplacement relatif des extr6-
mites A et B sont les memes dans le systbme hyperstatique et dans
la poutre équlvalente.
L'artlcle 1,l ci-aprbs donne les valeurs de Illo et la positlon des points
d'inflexion dans les cas les plus courants.
L'article 1,s prdcise les valeurs à donner pl et p,.
1 3 8 11 Les abaques sont établis d'après les relations
1 "16 n'. + +L!) (T
1 -
+ -31
(&-
"0
cotg --
1 1

Une valeur de 1/1,, approchée à moins de 0,5 % près par défaut et


& 1,.5 % près par excès (du côté ds la sécurité) est donnée par :

a
Une valeur approchée de - est donnée par :
10

Ces ezpressio/as se rbduisent :

- si p, = PB (système symétrique), i
+
-1= 0,6 PA - 0,3
----
a - b
1.2 + P A
et
10 1,2+ PA 1, 10

- si p, = O (encastrernenr parfait en B ) , à

- si pB = co (articulation en B), à
ANNEXES 13,s-1.1

131 LONGUEURS DE FLAMBEMENT EN FONCTION DE P A ET ?B

1,ll Cas oh les extrdmitds A et 8 sont fixes en position

Les abaques ci-aprhs donnent en fonction de p, et pa :


- l'un, les valeurs du rapport 111, de la longueur de flambement 1 à la longueurl,
de la barre,

l'autre, le rapport a /,
de la distance a entre
I1extr6mit6 A et le
point d'inflexion le
plus proche, lalon-
gueur 1, de la barre.
13,8~1,121 Les abaques sont établis d'après les relations

Une valeur approchée, à moins de 2 % près, de l/lo est donnée par:

a b
Les valeurs de - et - sont donndes approximativement par:
10 10

Ces expressions se rddubent:


- si pA = PB (systdme symétrique), à :

- si PB = O (encastrement parfait en B), à:

- si pg = CQ (articulation en B), à:
ANNEXES 13'8-1,12

1,12 Cas OB l'une des extrérnitds est libre de se deplacer latdralernent


1,121 Cas genéral

Les abaques cldassous donnent, en fonction de p~ et p :

- l'un, les valeurs du rap-


port 111, de la longueur
de flambement B la lon-
gueur de la barre,

- l'autre, le rapport alIo


de la distance a entre
11extr6mit6A de la barre
et le point d'inflexion,
B la longueur 1, de la
barre.
13,8-1,122 COMMENTAIRES

13,8-1,122 C'est aussi fréquemment le cas des montants de portiques articdh


au pied.
Le graphique e
t tracc! d'après Ca relation

Une valeur approchée, à moins de 2 % près, de Illo ai donnée par

On peut aussi utiliser l'expression plus simple -1 = 2 + 0,60 p,,


10
qui donne une erreur inférieure à 1,5 % tant qu'on a p* ,(2 et qui place
ensuite en skuritd.
Il y a lieu de remarquer que le point le plus souicitd de la barre AB
66 trouve ci l'encastrement (en A). E n cas de compression sans *ion, par
exemple, tu wntrainte de comparaison est toujours inférieure à la valeur ko qui
serait atteinte au milieu de la longueur de Jlambement.
Elle se réduit à a 1 + ( k -1 ) sin -
n l O ] , qu'on peut rempZacer en
1
pratique par a [1+ 4 ( k - 1) $1 II+
la
=0 +
1

13,8-1,L01 La prise en compte des barres situées en delmrs du plan da flambe-


ment de la barre AB donnerait lieu à des calcub wmplexes, faisant intervenir
Ia résistance à la torsion des barres. Dans les cas de la pratique courante, leur
action reste faible et n'est vraiment efficace que si les assemblages sont spécia-
kment étudiés. Aussi, on les néglige, en gCnéra1.
ANNEXES 13,8-1,122

1,?!B Cas du mat encastre elastiquemeni


C'est le cas particulier o t ~I'encastrement disparaît en 6 (p,=uo). Le
rapport 111, est donne par le graphlque ci-dessous. L'extremité de la longueur de
flambement se trouve 8 I'extrémitb libre de la barre (en 6).

112 VALEURS DES COEFFICIENTS

1,M Dispositions communes

1,201 Pour I16tudede l'encastrement partiel d'une barre AB, on ne tient compte
que des barres liées rigidement à ses extrémltes (par des assemblages sans jeu
susceptibles de transmettre des moments) et situees dans son plan de flambement.

1,202 On designe par :

, et ,
I
, I la longueur de la barre AB et son moment d'inertie par rapport un
axe perpendiculaire à son plan de flambement;
l
,. et IAAa
, la longueur d'une barre AA' participant I'encastrement partiel de
AB en A et son moment d'inertie par rapport à un axe perpendiculaire
au plan de flambement de AB.

1,203 Les méthodes indiquées ci-apr8s pour fa determination de p, sont


bualement valables pour celle de P,.
13,8-1,204 COMMENTAIRES

13&1,2M Cette mkthode & composition rksulte de b relation donnée en wlmnen-


Caire de 13,8-1,02 (relation entre pA et O,).

13,&1,210 Les forces transversales appliquées éventueU.ement sur le cours de


la barre AA' n'interviennent pas pour la détermination de pk Il y aurait lieu
toutefois d'en tenir compte dans la vérification & la stabilité à la flexion composés
de la barre AB, puisqu'elles engendrent un moment en A.

13,B-1,211 Sous L'effet d'un moment unilé appliquk en A à la barre AA', la


rotation est
----
6, = IAA* *
3EI,
d'où
''=T- 3 E 1 ~ n0 Wh&.
A- lArt l A A .
LAP.-

f3,8-1,212 Sous l'effet d'un moment unité appliqué en A ci la barre AA', la


rotation est
LA*
O, = ---
4El,.
d'ad
1AB
-.-
3EZ,, B A = 3 1,. .-~ A B
4 ~ A B IAA,

13,8-1,213 La barre AA' peut être consiàérée elle-même comme l'auant-dsrnière


travée d'une poutre continue d'insrtie constante, dont la dernière travée a pour
longueur P I , lu.. S i le moment sur l'appui A est égal à 1, le moment en A'
ANNEXES 1.38-1.204

1204 Les paragwphes 1,21 a 1,23 donnent la valeur du coefiîclent pn dans le


cas oQ une seule barre assure l'encastrement partiel de I'extr6mit6 A de la barre AB
AtudiBe.
Lorsque cet encastrement est rdalise par la prbence de n barres qui,
prises isol6ment, donneraient lieu des coefficients pbli pu,
donne lieu un coefflcient p, tel que :
... pul, leur ensemble

1,W Encastrement partiel assurd par une barre AA' non soumise di un
effort normal

1,210 La valeur h adopter pour p~ depend des conditions imposees h I1eutre


extr6mit6 de cette barre. En cas d'incertitude, on se place en sdcurité' en adoptant
les conditions qui conduisent A la valeur la plus élev6e de p,.

1,211 Barre articulée à l'autre extrémité (A')

1,212 Barre parfaitement encastrée à I'aufre extrémitd (A3

1,213 Barre partiellement encastrée d l'autre extrémité (A') par la présence


d'autres barres dont aucune n'est comprimde
On determine par la meme methode pour 11extr8mit6A' de la barre AA'
un coefflcient pAe et on en deduit
13,8-1,214 COMMENTAIRES

13'8-1,214 On peut toutefois déterminer p, assez simplement dans certains cas


particuliers en faisant intervenir aks considérations de symktrie. Dans le cas
de la figure ci-contre, qui correspond au flambement
le plus défavorable d'un système à nœuds fies en posi-
tion, la barre AA' est soumise à un moment constant et
on a
e, = e,. = -
lAA,
2ElM.
d'ozc PA = -E I ~ =~-
3 A * . -1,
lm 2 - IAA#
N N Dans le cas du cadre ci-contre, libre de se déplacer
en téte, la barre AA' comporte u n point d'inflexion au

~---jfJ!
N milieu et on a :
eA= ilA, = -.2 - 2
3EI,,

3E1~~eA=i.
d'or = b 2 ]AB IL40

3 - 1 , La traction exercée sur la barre AA' a pour


effet de multiplier l'angle, dont son axe tourne en A
N N sous l'effet d'un moment appliqué en ce point, par
le coefficient

+
a k ~ ~ .OsS7
sensiblement dgal à
UkM. + "M.

13,8-1,23 S i toutes les charges appliquées au systkme croissaient proportion-


nellement, la barre qui se trouve le plus près de l'km critique détermin4 en faisant
abstraction da l'encastrement mutuel en A risquerait de flamber la première;
mais l'autre barre n'aurait pas atteint l'état critique à ce moment 14 et pourrait
encore réaliser pour la première u n encastrement élastique. L'encastrement
mutuel a pour effet d'augmenter la charge critique de la première, donc de réduire
oa longueur de flambement.
ANNEXES 13,s-1,214

1,214 Barre partiellement encastrée à l'autre exfrPmitP A' par l a prPsence


d'aufres barres dont certaines sont comprîmées
Dans le cas g6n6ral, la détermination de p, est trhs complexe et il est
prudent de négliger l'effet d'encastrement conféré par cette barre en faisant p,= a.

1,22 Encastrement partiel assure par une barre A A ' soumise à un


effort normal de traction
On utilise les valeurs de p, données dans les différents cas par {es
formules de 13,8-1,21, après les avoir multipliées par le coefficient rhducteur

dans l'expression duquel UkdA* reprbsente la contrainte critique d'Euler et.,,a la


contrainte de traction dans la barre AA'.
On peut d'ailleurs, en se plaçant en securité, utiliser directement les
formules de 13,8-1,21, sans tenir compte de l'augmentation de rigidité conf6rhe
par la traction exerc6e sur la barre AA'.

1,23 Encastrement partiel assuré par une barre A A ' soumise A un effort
normal de compression

1,230 On désigne par aAn la contrainte de compression simple dans la barre


A B et par U k A ~la contrainte critique d'Euler relative B cette barre A B supposhe
articulee en A ; par ah*,et les valeurs homologues relatives ii la barreAA1 sup-
pos6e également articulee en A.
13,8-1,Bî La compression exercke sur 4.4' a pour efet de multiplier l'angle,
dont son axe neutre tourne e n A sous l'influence d'un moment appliqué e n ce
point, par le coefficient
3 1
--
,- l- ,-
- ,- 1
sensiblement égal à "k.k~'
--
- a,,
'khh' - u.4~.

13,8-1,232 D u point de vue d u flambement seul, la vérification de la stabilité


de la barre AA' est alors plus importante que celle de AB.

13'8-2,O O n ne peut évidemment pas prévoir avec exactitude les positions


des points d'inflexion d'un système de barres réelles (et par suite, leurs longrceur.~
de flambement), puisque les irrégularités sont inconnues a priori. O n ne peut
que chercher à déterminer une valeur de la longueur de flambement telle que, si
o n l'utilise pour calculer la charge d'affaissement de chaque barre, la probabilité
de voir la barre ruinée sous une charge inrérieure soit suffisamment faible.
Les deux méthodes indiquées ici reviennent à attribuer a u x différentes
barres d u système les mêmes valeurs limites des flèches caractéristiques des
irrégularités de structure et la même réduction de module d'élasticité que pour le
calcul de la charge d'affaissement d'une barre bi-articulée. Dans l'état actuel
de nos connaissances, il n'est pas prouvé que le degré de sécurité d'un système
hyperstatique ainsi calculé soit le même que celui qui a pu être vérifié expérimen-
talement pour une barre bi-articulée. Mais o n n'a pas encore trouvé d'autre
moyen d'aborder le problème.

13,8-2,l L a méthode directe permet d'étudier aisément certaines ossatures


hyperstatiques simples. Dès que l'ossature devient u n peu complexe, la mise en
équation aboutit à la résolution de systèmes d'équations non linéaires à nom-
breuses inconnues.

13,8-2'20 Les principes de la méthode des modules fictifs ont été exposés par
M . Dutheil dans le 21s volume des Mémoires de l'Association Internatirnale des

- 260 -
ANNEXES 13,8-1,231

1.281 Si on a u x > on utilise les valeurs de pk donnees dans les dif-


=rua =AB
Mrents cas par les formules de 13,8-1.21, apres les avoir multipliees par le coeffi-
cient amplificateur
-
U k ~ v 0,37 UM

-'M.
u k ~ ~ '

1,232 Si on a -< - on fait p,=m


=M. =AB

-
13,8 2 BARRES REELLES
2,O Les irregularites de forme et de structure influent sur la position den
points d'inflexion des barres reelles, et par suite sur leur longueur de flambement,
comme elles influent sur la charge d'affaissement d'une barre bi-artlcul6e (3,4).
Pour en tenir compte, on peut utiliser une des deux methodes indiquees
ci-aprhs : methode directe (13'8-2,l) ou méthode des modules fictifs (13'8-2'2)
sans d'ailleurs rechercher une precision à la fois illusoire et inutile pour la determi-
nation des longueurs de flambement de faible élancement (inferieur 30 environ).

2,l MÉTHODE DIRECTE

Cette methode consiste a etudier 116quillbredu syst&meA I'etat deforme,


compte tenu, pour les barres comprim6es, de la presence des fieches caractéris-
tiques des irregularites de structure et de I'ampliflcation des fieches d'autres origines,
suivant les donnees de l'annexe 13,40.
La deformee de chaque barre comprim4e peut Btre assimll6e a une
sinusoïde dont la demi-longueur d'onde represente la longueur de flambement.

2,2 METHODE DES MODULES FiCTIFS

2,!N Principe

Pour tenir compte des irrégularités des barres reelles, on attribue


chaque barre comprimee un module d'6lasticité fictif E., raccorde à son elancement
13.8-221 COMMENTAIRES

P o n b et Charpentes. Des investigations systématiques lui ont montré que l'appli-


cation de cette méthode aboutit à des ualBurs de la charge d'affaissement legèrement
supérieures à celles qu'on obtiendrait par la méîhode directe, sans que la différence
excède 5 %.
L a plupart des formulaires et traités de Résistance des matériaux
donnent des formules permettant de déterminer la longueur de flambement de
barres appartenant à des systèmes hyperstatiques sans tenir compte des irrégula-
rités de structure. Fréquemment, ces formules ne font apparattre que les moments
d'inertie I des différentes barres sans ex~liciterleur module d'élasticilé E : on
peut d a n m o i n s .& utiliser pour 19applicktion de la mdhode &s modules ficti~v
. .remplaçant pour chaque barre la valeur de I par le produit Ed Z OU Eo I qui
en
lui correspond.

13,8-PlPl Emploi de l'abaque


E n c m de barre* à paroh pleine.? (cas général), le point de croisement
de la droite rayonnante correspondant à l'élancenrent A de la barre avec la courbe
correspondant à la limite d'élasticité a, (courbe qui

"Di.
coupe I'axe des a à l'abscisse a,) a pour abscisse
ES+ -
a, = -k ,contrainte limite d'affaissement de la barre
ut!

Es -,,,
,,,-
E n casEs.de barre à treillis ou traverses
et pour ordonnée
:
de liaison, on opère en deux temps :
s a I" Le point (1) de croisement de ln
droite rayonnante correspondant à l'élancement Am
du tronçon de membrure avec la courbe correspondanî à la limite d'élasticité
a, a pour abscisse -.
a8
km
2 L a courbe aboutissani à l ' m e .des abscisses en ce point coupe la
droite rayonnante correspondant à l'élanceme~it fictif A' de la pièce composée,
compte tenu des déformations d'effort trancha& (3,421-2 ou 3,431-4), e n u n
poillt (2) qui a pour abscisse h valeur o, et pour ordonnbe la valeur l?, d
attribuer ir la pièce composée.
ANNEXES 13.8-2.21

X' Es
A et B sa contrainte limite d'affaissement s par la relations= - (voir 13,8-2121
la
E
ci-aprhs), et A chaque barre non comprim6e un module d'élasticité &= -
113
3n
dBtermine alors les longueurs de flambement par les methodes utilisees pour les
barres IdBales, en remplaçant en outre dans les formules la contrainte critique d'Euler
ah de chaque barre comprimBe par sa contrainte limite d'affaissement us.
Toutefois, comme pour déterminer le module flctif El d'une barre il
faut connaître sa contrainte limite d'affaissement os ,qui dBpend de son Blancement,
donc de sa longueur de flambement que l'on cherche, on est oblige dDop6rerpar
approximations successives.
La mise en Bquations peut Btre facilit68, dans les cas les plus courants,
en utilisant les donnees de I'Annexe 13,8-1 (Flambement d'une barre idealement
parfaite appartenant h un systhme hyperstatique).

2,21 Valeursde l a contrainte limited'affaissementa, et d u module fictif Ei

Pour les barres A parois pleines, la valeur de la contralnte llmite d'affais-


se
sement s= -peut 6tre deferminBe en fonction de l'élancement A au moyen des
k
tableaux de I'Annexe 13,411 (Valeurs du coefficient de flambement k pour differentes
valeurs de la limite d'6lasticitB F ~ ) .On en deduit
AS E a*
Er= - a ~ qu'on
, peut encore Bcrire Ei- --
7ra ka
en fonction de la contrainte critique d'Euler oir donnBe par le premler tableau de
I'Annexe 13,412.
Pour les barres composees à treillis ou & traverses de liaison, on a,
avec les notations de 3,421 :

Dans tous les cas, on peut determlner les valeurs de O' et de F, en


utilisant I'abaciue de la page 265.
ANNEXES 13.8-2,21

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 . 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
O O O O O O O O O O O O O O O O
, ,ul ~ C C Z ~ " " " " u l ' " N '
<O
13,93 Les formules indiquées d a m cette annexe peuvent être appliquées
aux p r o f i dissymdtriques en rempbant h par 2 v. Elles résultent de l'introduction
21
de Ia valeur E = 21 000 daN/mmS (kg/mm2) et de la relation M = af- dans
h
des combinai~omdes formules classiques suivantes :

f0 POUTRES REPOSANT LIBREMENT SUR 2 APPUIS

a ) Moment constant
f=-
Ml8
8EI
b ) Charge uniformément repartie

c) Charge concentrée au milieu

d) Pour une charge concentrée unique Q sitqée à c d'un appui, on a

que la fonnub approchds dss Rdgles remplace par

en faisant erreur au plu8 dg& d 3,17 % (valeur atteints pour c = 0,2 1).
un6
On a ddtermid, en combinant syskfmatiquemant diffdrenter chargcs
concentrées, la validitd ds la gddralisation & cette formub approchée.

La rdduction de frèche fi -
f occasionnée au milieu de la poutre
par i'encartrement des extrdmitks a pour valeur ..
ANNEXES
- - .- -13,93
-

13,s FLÈCHES DES POUTRES DE SECTION CONS-


TANTE

Les formules qui suivent permettent de determiner l a flèche f a u milieu


d'une poutre de section constante ii profil syhétrique, de hauteur h, supportant
des charges laterales toutes de même sens, lorsqu'on a d6ja calcul6 la contrainte
de flexion ar en daN/mma (kglmme) au milieu de la port6e 1.

1' POUTRES REPOSANT LIBREMENT SUR DEUX APPUIS

a) Moment consfant
f
-=--
1'2 Ur 1
1 100OOOh
b) Charge uniformément répartie

c) Charge concentrPe au milieu

d) Distribution de charges quelconque, telle que l'aire du diagramme des


moments soit AM et le moment au milleu Mmaa

Cette dernière formule n'est qu'approch6e. L'erreur commise reste


inferieure & 3'5 % tant qu'Il n'y a pas plus de la molti6 des charges entre les appuis
et des points situes au
1
-
10
de la portde.

Les flbches restent toujours intermediaires entre celles correspondant


au moment constant d'une part et la charge concentree au milieu d'autre part.
On a donc toujours

2' POUTRES TOTALEMENT OU PARTIELLEMENT ENCASTREES - TRAVÉES


DE POUTRES CONTINUES
En appelant U i r et ara les contraintes de flexion au droit des appuis,
a11et f i la contrainte de flexion et la fléche de la poutre sur appuis libres supportant
les memes charges, on a
f-fl
1'2 err 4- ara I
---
100000 2 h
13,962- 0 COMMENTAIRBS

On a d'autre pari snire ai, afi, ut, d aj, la relation

13,942-0 L'&me équivalente n'est qu'un artif& corn& pour h cukul da8
déformations dues à l'effort tranchant. La poutre à d m pleine de rkfkrence serait
gknéralement irrkdisable ou instable.
La vateur de A, est &tmminée de façon que la déformation trans-
versaie d'un panneau & longueur 1, de la pièce rkticuléc, s o u m b à u n effort
T lm
tranchant T , puisse s'écrire dyT=-
GA;'
13,942-1 Supposons le point B W .La barre AB, de section Adl et longueur
hl se raccourcit de AAl =
b,soumise ù u n effort T - lii et vient en A'B, &
ho ho EAd,
sorte que
AAr=AA h=-,-
T 1%
' ho E q Ad1
De même la barre BC vient en BC', & sorte q w CC' = -Eq
T -e*
Ad,
E n esplicitant la déformdion transversale du panneau AC, on a

C 1
en notant que - -- -
E 2,6
= 0,385.

Dans les cas msez fréquents O& des barres relient u n nmud de la
triangulation à la membrure opposée, ces barres de contre-flambage ne se
ddformenl pas sow l'influence de l'effort tranchant et n'ont pas à être prises en
rompte dans le calcul de l'âme équivalente.
ANNEXES 13,942

On a donc dans tous les cas

Et dans le cas d'une charge uniform6ment repartie

13,942 AME ÉQUIVALENTE DES POUTRES A TRflLLlS

L'Bme équivalente d'une poutre A treillis est l'aire A. de la section de


I'Bme d'une poutre tt Bme plelne dont les déformations seraient les mames sous
l'influence de l'effort tranchant.

-1 CAS G~NÉRALDES TREILLIS SIMPLES


Dans un treillis comportant des diagonales de deux types, l'une de
section Adl, longueur /dl, faisant avec la membrure un angle 8,' l'autre caractérlsee

par les grandeurs homologues Aaa,lal et &, en appelant lm la longueur des tronçons
de membrures et h, la distance entre fibres iieutres des membrures, la valeur de
l'&ne équivalente est donn6e par la formule :

qui peut egalement se mettre sous la forme


1 0,385 1
-= -
A. cotg 0, + cotg
-- 0, Ad, sin8O,+ A4. sin80,
13,942-2 Les formules se déduisent de celles du ccss préchdent en faisant
Idx = = kl Adl = Ade = Ad e, = e, = e
Dans tes cas courants, on peui les remplacer avec une erreur inférieure
c i 2 % par les formules approchées suivantes qui évitent de calculer Id et les
lignes trtgonométriques.
Pour0,25<-<1,4ho ~ . = ~ d 4- (14, 2ho- - ) 4 ,41 ho

13,942-3 Les formules se déduisent de celles du cas gdnéral des treillis simples
n
enfaisant b=ho Ah=At
puis = lu Ads= Ad Be = 0
ANNEXES 13,942-2

-2 TREiLLlS EN V SYMETRIQUE

Avec les notations de la figure, on a :


lm h; - 2,6 Aa sinSBCOS B
-
A i = 1,3 Aa?
'*

On remarque que, pour une section donn4e Ad de la diagonale, la valeur


de A. passe par un maximum precisément égal Aa pour lm = 1,4 ho (0 = 550).

-3 TREILLIS EN N

Avec les notations de la flgure. on a :


13,942-4 COMMENTAIRES

L'abaque ci-contre permet dd déterminer non seulament l'&me équi-


valente A,, au treiuis sous forme du rapport -
At
- -.
A, en fonction de? 1, et Aa mals
h, At
.
&galementle moment d'inertie de torsion Jtr du treillis, conformément à 13,601-33,
sous forme du rapport -Jtr en fonction de -
Ktr 1:
-
1 , et Id (emploi des notations
hn 1t
entre crochetsj.

13,942-4 La décomposition en 2 treillis en N est schématisde ci-dessous


ANNEXES 13.942-4

Aa
L'abaque suivant donne directement les valeurs de -en fonction des
At
lm Ad
rapDorts - et --
hi, At
La courbe [At = Aa sin 01 correspond au cas où les contraintes
normales sont égales dans les montants et les diagonales.

-4 TREILLIS EN K

L'&me Bquivalente d'un treillis en K est la somme des dmes &quiva-


lentes des deux treillis en N qu'on obtiendrait en supposant que la poutre est partagee
en deux par une membrure fictive joignant les points de rencontre des diaoonales
et des montants.
18,942-6 COMMENTAIRE8

13,942-5 Exemples :

Ttelllls Trelllh slmpler Bqulvatents lorsque les dlagonalea


multlples dslstent A la compression no tesistent pas B la compresrlon

/go
4 l+[ t

13,943 L'dme dquiva2ente n'est qu'un artifice commoda pour calcul dss
ddformations dues ci i'effort tranchant. La poutre à dme pleine ds rdférence serait
gédralement irrdalisabls ou instable.
La v&ur de A , est détermin.de de façon que la &formation trans-
versale AyT d'un panneau de longueur lm de la oièce soumise à u n effort tran-
chant T puisse s'écrire A y T lm -
--
T -GAa

E n cas ds membrures identiques d'inertie I n , les points d'inflexion se trouvent


au milieu des barres et l'équilibre du système éldmentaire limitd par lac trois
points d'infbxion A, B et C s'écrit

- 1,
F h = 2 - i" soit F = -2' lm
2 2 2 ho
ANNEXES 13,942-5

- 5 TREILLIS MULTIPLES
On dBcompose chaque treillis multiple en treillis simples él6mentalres
n'ayant pas de nœuds communs, en negligeant :
- tranchant
les barres qui ne pourraient pas rdsister h la compression provoquBe par I'effort.
dans le sens envisage (cas oO les calculs de stabilitb ne tiennent
compte que des diagonales tendues) ;
- les barres dans lesquelles I'effort tranchant appliqu6 A l'ensemble de la poutre
ne produit aucun effort normal (barres de contreflambage, barres supplBmen-
taires reliant deux nœuds appartenant deux treillis BlBmentaires distincts).
L'Bme Bqulvalente du treillis multiple est alors la somme des dmes Bqui-
valentes des treillis simples considBrBs.

13,943 AME ÉQUIVALENTE DES PIÈCES A TRAVERSES DE LIAI.


SON

Une poutre A traverses de liaison ou poutre Bchelle caractBrlsBe par


les dlstances ho entre fibres neutres des membrures et lm entre fibres neutres des
traverses, par les moments d'inertie l m et lm. des membrures et It des traverses,

peut Atre considdrde, pour le calcul des dBformations dues A l'effort tranchant,
comme une poutre A Bme pleine dont I'dme aurait une section A., appelBe fime
Bqulvalente, satisfaisant B la relation

Pour les poutres symbtriques (lm= lm'), l'abaque suivant donne le rapport
lm
de A, h -en fonction des rapports et-
h* l m h, Ir
-
lm lm
Le nœnd D tourne d'un angle O,, donné par la déformation de CD

Le déplacement de A p'écrit

La comparaison avec la poutre à Anie pEeir~e donne

Lorsque les membrures ont des inerties dilférentes l m et lm', le


point C n'est plus a u milieu de la traverse; or&peut faire u n culcul analogue
en déterminant la répartition de l'effort tranchant entre les deux nzcrnbrures par
l'égalité des dhplncements de leurs points d'inflexion. O n obtient alors

Dans la pratique couranle, nn nkglige le dernier terme, et o n explicit13


fi

L'application des formules et de l'abaque suppose l'emploi d'unit&


homogènes. S i les momettts d'inertie sont exprimés e n cm4, il faut exprimer les
longueurs en cm et la valeur de Aa est donnée en cm2.
ANNEXES 13.943

Cet abaque peut Btre utilis6 pour les poutres diasym6triques, condition
de remplacer lm par
+ -
lm Iml
-
2
14.101 ANNEXES

14,101 ASSEMBLAGES RIVES ET BOULONNES TRA-


VAILLANT AU CISAILLEMENT

-1 DIAMÈTRES NORMAUX

Les diametreg de rivets et boulons les plus couramment utilises pour


l'assemblage des diffdrents proflls sont rappelBs dans le tableau suivant

Rlvetr et
boulons
0
Tbles et ames CornlBreo
de largeur d'aile
Allee de fers
de hauteur
,, Alles de poutrelles
H
de profll
mm mm mm mm No

8 2 30
10 3 35
12 4 40 -45 80
14 5 50 100 B 130 10 et 12
16 6 80 140 B 160 14
18 7 70 175 et 180 15 et 16
20 8 80-90 200 et 220 18
22 IO a 11 too - 120 240 a 300 20 B 24
24 > 14 > 120 > 24

Dans les assemblages ainsi constituds, il n'y a lieu de verifler :


- la condition de pression diametrate (4,102-3) que pour :
- les rlvets assemblant au double clsalllement les épaisseurs InfBrIeures &
7 mm;
- les boulons assemblant au double clsalllement de leur partie llsse des
dpalsseurs lnfdrleures 4 mm ;

- la condltion de plnce longitudinale


- les rivets assemblant au simple cisaillement les bpaisseurs inferieures B
4 mm et au double cisaillement les epaisseurs lnf6rieures 14 mm (valable
pour les ailes de U et les ailes de HE au-dessous du no 30) ;
- les boulons assemblant au double cisaillement les Bpaisseurs InfBrIeures
mm sans cisaillement de la partie filetee ou mm avec cisaillement
& 13 8
de la partie filetee.
ANNEXES 14,101 -4

-2 ASSEMBLAOES D'ELEMENTS MINCES (a0 = 24 daN/mmY

Les graphiques cl-aprbe donnent, dans le cas de l'acier doux


(a,= 24 daN:mm3 l'effort de ciselliement pond6r6 T admissible par chaque boulon
ou rlvet en fonction de son dlambtre 0 et de 1'6paisseur e de la pibce assembl6e.
Dans la zone de ces graphiques située 81 gauche d'un trait interrompu, il est n6ces-
0,8 T
salre de v6riRer la condltlon de pince longitudinale > -
e a.

- 21 BOULONS TRAVAILLANT AU SIMPLE CISAILLEMENT


- 911 Partie fllefde non clsaIllde - M2 Parfle filetee clsslllee
14,101 -22 ANNEXES

- !Z BOULONS TRAVAILLANT AU DOUBLE CISAILLEMENT

O O r n
w w =

FCCnal t- W Ul * N .-
O

C
al
l-
0 0 0 0 0 O O O
O 0 0
0
0
0
0
0
0
0
0
O
0
O
O
O
O
O
O
O
O
O
O
- 9 N g 0 1 Q D C I W V) .d m N O
F

- v . -

- 280 -
14.12 ANNEXES

14~12 BOULONS ORDINAIRES (ae = 24 daN/mms)

Diamètre 0 (mm)
---------1
8 10 12 14 16 18 20 22 24
Section de tige lisse A (mma) 50,2 78,5 113 154 201 254 314 380 452
Section resistante A,(mma)
---------
36,6 58,O 84,3 115 157 192 245 303 353

EfTorts pond6res admissibles :


- à la traction N (daN) 700 1 115 1 620 2 210 3 015 3 685 4 700 5 820 6 780
- au partielisse T(daN) 780 12251760240031353960490059307050
partiefilet6e T (daN) 570 905 1 315 1 795 2 450 2 995 3 820 4 730 5 510

RBsistance aux efforts obliaues


ANNEXES 14,312-2

14,312-2 RÉSISTANCE D'UN CORDON DE SOUDURE


(ae = 24 daN/mma)

F < 0,75 u e . l . a bz

t' Valeurs d e a
n

Longueur utile 1 du cordon (mm)


14,312-5 ANNEXES

14,312-5 EPAISSEUR UTILE DES CORDONS DISSYMF-


TRIQUES
ANNEXES 14,39

1459 ESSAIS SUR LE MÉTAL DE BASE DESTINE A


LA CONSTRUCTION SOUDÉE

- 1 C0NSISTANCE"DES ESSAIS

-
1,O Pour apprécier l'aptitude à la soudure des profilés et des tôles d utiliser
4n construction soudée, on peut procéder aux essais de ductilit6 ci-après.

-1,l Les essais sont effectués sur deux éprouvettes constitu6es par des
plaquettes prélevées dans les profilés ou tôles h utiliser. Ces plaquettes sont assem-
blées deux A deux par un cordon de soudure exécuté :
- pour I'une des éprouvettes parallèlement au sens du laminage;
- pour l'autre, perpendiculairement au sens du laminage.

Toutefois, pour les tbles de plus de 20 m m d'épaisseur, on effectue


l'essai sur une seule éprouvette, sans tenir compte du sens du laminage, dont l'effet
est négligeable.

-2 PR~PARATION DES ÉPROUVETTES

-2,l Dans les profiles ou tôles qui doivent être utilisés, on decoupe 4 pla-
quettes de surface rectangulaire ayant au moins une longueur de 10 e dans le sens
du laminage et une largeur de 7 e dans le sens perpendiculaire. e étant l'épaisseur
du profil6 ou de la tôle à essayer (fig. a).

Fia. b Fig. c

-2,2 Avec ces 4 plaquettes, on confectionne 2 Gprouvettes, I'une par soudure


le long des grands c8tés des plaquettes (cordon de soudure parallele au sens du
laminage, fig. b), l'autre par soudure le long des petits côtés des plaquettes (cordon
de soudure perpendiculaire au sens du laminage, fig. c). La soudure est faite sur
chanfrein, avec reprise à l'envers s'il y a lieu. Elle est meulee pour éliminer les sur&-
paisseurs.
-2,3 La largeur des éprouvettes est ensuite ramenée mécaniquement à 6 e
ou B 100 mm maximum (fig. b et c). La région du joint et des abords est blanchie
d la lime sur les faces et sur les champs. Les ar6tes sont arrondies.
14,s-2'4 ANNEXES

-
2'4 Sur une des faces de I'Bprouvette,
dans la region du joint, on repbre $a differents
niveaux, des points distants de 10 mm, cette
distance 6tant fix6e à 1110 m m pres (fig. d).

Fig. d

-3 ÉPREUVES DE PLIAGE

-3'1 Les Aprouvettes sont pliees à froid, soit $a la presse, soit au marteau
sur V avec dbgorgeoir, de manibre il provoquer l'extension de la face portant les
rephres. Ce pliage est pouss6 jusqu'à l'apparition des premieres fissures et arr&t6
lorsque l'une d'elles atteint une longueur Bgale il I'Bpaisseur e.
- 3,2 La distance entre rephres situes de part et d'autre de la fissure, mesurBe
il l'aide d'un reglet souple, ne doit sur aucune Bprouvette être inferieure il 11,5 mm,
la largeur de la fissure Btant dBduite.
Si aucune fissure ne se produit, on doit constater qu'au moins une
distance entre repbres a BtB port60 $a 11,5 mm minimum.

15,121 PRESSIONS ADMISSIBLES PAR DIFFIÉRENTS


MATERIAUX DE FONDATION

A defaut de renseignements plus prBcis sur le materiau reellement


utiiis6, on peut se baser sur les valeurs admissibles suivantes.
-
1 Bois charge perpendiculairement aux flbres (Norme NF B 52-001) :
-
Chêne : 30 kglcma RBsineux : 15 kglcma.
Suivant les conditions d'utilisation, ces valeurs doivent être frappees
d'un coefficient de minoration 6gal A :
1 en local clos et couvert,
0,8 en local couvert mais largement ouvert,
0,7 en cas d'exposition il i'humIdit6,
0'6 en milieu trbs humide ou en cas d'exposition ii la pluie,
0,5 au contact de l'eau.

Par contre, en cas de compression localis6e, elles peuvent btre multi-


2 a
.
pliees par un coefficient Bgalh 1$ - - sans excBder2, si la piece de bois d'bpaisseur
3 h
h depasse les bords de la plaque d'assise d'au moins a dans la direction des fibres
sans comporter des nœuds dans la zone ainsi dBtermin6e (dans la limite de 1,5 h).
ANNEXES 15,121 -2

-2 Maçonneries de moellons ordinaires 6 à 12 kglcm*


de briques pleines 12 a 20 kglcmg
de pierres de taille 15 A 40 kgicmP

-3 Biton arme (RBgles BA 1960 - art. 1,264-2,21 et 3.44)


Dosage en ciment (kg m3)
Pression admissible (kg cmL)
1
1 250
45 1 1 1
300
57
350
67.5
400
75

Ces valeurs peuvent dtre multipliees par les coefficients de majoration


suivants, qui peuvent se cumuler :
- Si des essais de contr8le du béton sont effectues pendant toute la durbe des
travaux, coefficient 1,8.
- Si une plaque d'assise rectangulaire de c8tBs b et c repose sur une face de
b6ton à Ilinterieur de laquelle on peut tracer un rectangle de c8t6s b, parallele à b
et c, parallele A c satisfaisant à
1 1 1
-+->-
bl G h

05i h represente l'épaisseur du massif ne comportant aucun avidement sous le


rectangle de c8tBs b, et c, on peut appliquer le coefficient de pression localis6e
-

b c
L'abaque ci-apras donne les valeurs de a en fonction de - et -
bl Cl
15,133 ANNEXES

15,733 LONGUEUR DE FLAMBEMENT DES POTEAUX


DANS LES BATIMENTS A NEUDS FIXES

Lorsque la stabilité transversale est assurée par des contreventements


ou des murs de refend, le rapport 111, est donné par l'abaque ci-aprés, en fonction
des coefficients d'encastrements KA et K, aux extrémités du tronçon AB de poteau
consideré (KA et KI,, ainsi que 1 et Io, sont définis en 5,13).
L'abaque se déduit de celui de l'annexe 13,8-1,11. Les traverses se
trouvent alors dans le cas du premier exemple trait6 dans le commentaire de 13,8 -
1,214 et on a
ANNEXES 15,134

16,134 LONGUEUR DE FLAMBEMENT DES POTEAUX


DANS LES BATIMENTS A MQUDS LIBRES DE
SE DEPLACER

15,134-1 CAS GÉNERAL :

Lorsque la stabilit6 transversale n'est assurée que par l'encastrement


des poutres sur les poteaux, le rapport 1/1, est donné par l'abaque ci-aprés, en fonc-
tion des coefficients d'encastrement KA et K, aux deux extrémités du tronçon AB
de poteau (KA et K,, ainsi que 1 et Io sont, définis en 5,13).
L'abaque se déduit de celui de l'annexe 13,8-1,121. Les traverses se
trouvent alors dans le cas du 20 exemple du commentaire de 13'8-1,214 et on a :

A.. l/r,

Les abaques suivants (15,134-2) permettent de traiter directement le


cas des portiques B deux montants identiques r6unis par une seul traverse sans
avoir B calculer KA et K
.,
15,134-2 LONGUEUR DE FLAMBEMENT 1 DES MONTANTS DE PORTIQUES
A DEUX PIEDS

Equation de base

Valeurs approchées
(à moins de 2 %)

Equation de base

Valeur approchee
(& moins de 1 %)
ANNEXES 15,212

15,!2l2 VOILEMENT DES AMES bE POUTRES


15,M COMMENTAIRES
-

15,30 L'exploitation du phénomène d'adaptation ae plasticité est bu&


ici sur une m$thode dite « par adaptation contrôlée n, qui a fait l'objet d'un exposé
de M. Dutheil publié dans les Annales de l'institut Technique du Bdtiment et
des Travaux Publics de janvier 1948.
Après la formation de rotules phtiques dans les zones les dus
sollicitkes, les moments sur appuis et en travée tendent à s'kgaliser, mais, pour
que la sécuritk reste assurée, on impose des conditions supplémentaires limrtant
le chargement avant cette égalisation dans les cas suivants :
- si la ruine risque de se produire par dkformation excessive des fibres
extrêmes au droit des appuis intermédiaires, lorsque des charges concentrées
importantes se trouvent à proximitg de ces appuis;
- si les déformations de la poutre devenaient trop importantes, en raison
de la faiblesse du degré d'encastrement sur appuis;
- si l'on peut craindre la ruine par cumul des rotations plastiques après un
nombre limité de variations des surcharges.
Enpn, en limitant le moment pondkrd aux rotules d la valeur
r
1
M.= ueV y , toujours inférieun a u moment de saturation plastique, on limite

Il résulte de toutes ces mesures prises que, sous les charges et sur-
charges de service, le comportement de la poutre reste élastique, ce qui justifi
la règle donnée pour L calcul des flèches.
ANNEXES 15'3

15,s RÈGLES FORFAITAIRES POUR LE CALCUL DES


POUTRES CONTINUES A AME PLEINE

15,301 OBJET DES RÈGLES FORFAITAIRES

Les rbgles forfaitaires lndfqu6es ci-aprbs permettent de determiner les


dlmenslona des poutres continues ame pleine de section constante, en tenant
compte du suppl6ment de s6curiW confer6 par les possibilit6s d'adaptation plastique
entre sections.
La détermination des flbches sous les charges et surcharges de service
doit se falre par les methodes habituelles de la Résistance des mat6riaux en phase
Blastique.

1~~ NOTATIONS
On designe par :
-
Y
I
le module d'inertie de la section de la poutre;

+ son coeificlent d'adaptation plastique defini en 3,212;


1 la port6e d'une trav6e ;
g la charge permanente unitaire moyenne d'une travbe, égale au quotient
par 1 de la somme de toutes les charges permanentes appliqu6es A la
trav6e ;
11,311 COMMENTAIRES

15,311 La poutre ne duit comporter de semelles additionnelles ni en travkea,


ni sur appuis. Mais, la mdthode peut dtre appliquée aux poutres raboutées,
même si la présence de couvre-joints entraîne une augmentation locale ds rigiditd.

15,313 Cette condition rdduit les possibilités de cumul des rotations plas-
tiques /15,30).

15,314 Ces conditions dvitent une trop grande différence entre Iss moments
sur appuis et en travée avant plastification et rkduisent l'importance des mesures
prises pour s'opposer à une ddformation trop g r a d de la poutre.

15,315 Dès que cette condition est satisfaite, il n'y a pas à craindre de &for-
mation excessive des fibres extrêmes au droit des appuis. En outre, son appli-
cation aux travées extrêmes évite d'avoir un moment négatif trop faible sur k
premier appui intermddiaire.
- .- --
ANNEXES
--- - - * - - - 15,31
--*

q la charge totale unitaire moyenne d'une travée, égal@au quotient par I


de la somme de toutes les charges (charges permanentes et surcharges)
appliquées â la travée;
MI le moment fléchissant maximal dans la travée de comparalson, c'est-
A-dire dans une travée indépendante de même portee que la travée de
poutre considérée et soumise aux mêmes charges ;
c la distance entre l'appui d'extrémité de la poutre et le point où le moment
est maximal dans la trav6e de comparaison correspondant à une travée
de rive ;
MF le moment forfaitaire applicable B une travee de la poutre continue
(enveloppe des moments flbchissants aussi bien en travée que sur
appuis) ;
I
Mc= se-+ un moment critique conventionnel de plastifîcation.
v

15,31 DOMAINE DE VALIDIT~

15,311 La poutre doit être h âme pleine et B section constante sur toute sa
longueur.
Elle doit en outre Btre premunie contre tout risque de daversement.

15,312 Les règles forfaitaires ne doivent pas être appliquaes aux poutres
destinees B recevoir des s i rcharges roulantes (ponts, poutres de roulement, etc.),

15,313 Dans une travae quelconque, la somme des surcharges ne doit pas
excéder le double de la somme des charges permanentes (q < 3 g).

15,314 Dans une travée quelconque, la valeur de q ne doit pas excéder :


- 5 fois la valeur de q correspondant h une travée adjacente lorsque les sur-
charges ne peuvent être appliquées ou enlevées que simultanément sur toutes les
travées à la fois ;
- 5 fois la valeur de g dans une travée adjacente, lorsque les surcharges peuvent
Btre appliqu6es ou enlevées dans un ordre quelconque.

15,315 Dans une trav6e quelconque, les points d'intersection du diagramme des
moments de la travée de comparaison (sur appuis libres) et d'une parallele à l'axe
lS,32 COMMENTAIRES

On peut considdrer ici comme uniformément réparth les séries


d'au moins trois charges concentrées &galesappliquées d la poutre d des inter-
valles réguliers selon les schémas ci-dessus (charges concentrées transmises a
une poutre par des solives, par m m p b ) .

15,321 Les graphiques ci-aprèa donnant le rapport 5


Ml
dam les travée*
de rive, en fonction de la position du moment maximal dans la travée de compa-
raison.
Cas de deux travées

Surcharges idpendanter

Surcharges simultanées

Cas de plus de deux travées


'-
MF

Portées variables Surcharges inddpsnàantes


'2---Portdes égales

--Portdes
-
- Portées égales
]
variables Surchargar simultani?es
085
0,2 0,3 O,& 0,s 0,s 0,7 O.B&
a
ANNEXES 15'32

MI I
des abscisses d'ordonnée- ne d6ivent pas se trouver b molns de- des appuis.
2 10

Cette condition est automatiquement satisfaite, et il est donc inutile de


la vBrifier, dans les cas suivants :
- charge uniformément répartie ;
- aucune charge à molns de OP 1 des appuis.

MOMENTS FLÉCHISSANTS

15,321 MOMENTS FORFAITAIRES Mp

Les tableaux suivants donnent, pour diffBrents cas de charges et en


fonctian de la position de la travBe, la relation entre le moment forfaitaire à adopter
pour une travBe et le moment flbchissant maximal Mi dans la travBe de comparaison
(sur appuis libres). Ces tableaux distinguent également les cas où les portBes varient
d'une travbe à l'autre des cas oti les portbes de toutes les travBes sont Bgales.
ANNEXES 15,321 -1

-1 Les surcharges peuvent étre appliqu6es dans un ordre quelconque.

RBpartltion Deux travbes Plus de deux travBes


des charges des
et travBes TravBe
surcharges Chaque travBe TravBe de rlve
courante

variables
MF =
(0~99-0~35; ) Mi
MF = 0,98
1f+ \ M F = 0.66 Mi
quel-
conque
-O12j 0.2)
] MI
égales
MF =
(, MI MP= (1 -5;) MI M1=0,64 Mi

variables MF- 0,110 Mi MF= 0,86 MI M F = 0166Mi


sur chaque
travée Bgales M F = 0,79 M i MF = 0,83 Mi MF = 0,64 Mi

uniforme, variables M i = 0,84 MI


identique
sur toutes MF= 0,79 Ml MY = 0,64 Mi
les trav6es Bgales MF= 0,7Q Mi

- 2 Les surcharges ne peuvent Qtre appliqu6es que simultan6ment sur


toutes les trav6es.

RBpartltlon Deux travBes Plum de deux trav6ea


des charges
et des -- Travbe
surcharges ttaVBes Chaque travér, TravBe de rive courante

variables RIS.= (0~97- 0.6 $)fil MF= 0166Mi


- MF=
quel-
conque (1~04-0,6 7 )MIfiF-
Agales Mi
[IN-0.4 (f+03)'] h Ob<

uniforme variables
sur chaque ou MI: = 0,70 Mi MF= 0,76 Mi MF= 0,56 Mi
trav6e agales
-
variables
~~~~~~~;
OU
sur toutes MF= Ot69 Mi MI.-=0,69 Mi MF= 0,50 MI
les travees 'gales
I
15,33 Les r*aleurslimites indiquées pour les eforts tranchants sont déduite8
de ce que, suivant ln distribution deu chnrges sur les autres travées, les moments
sur les appuis encadrant la travée considérti'e peuvent varier entre les valeurs
extrlmes suivantes :
- appuis limitant une travée courante:
- 1,I MF et - (,Id, - MF) ;
- appui limitant itnr travée de rive d u cdté oppos6 à l'extrémité de In poutre:

La valetir - 1,l MI, correspond Q la formation sur l'appui considéré


d ' u n ~rtttule pl<tstique, dont le moment résistant peut e n réalité ddpasser lé@-
renirrrt lu valeur Meprise comme buse des calculs pour limiter i'éoolution plastique
(ronirrrentaire 15,,30)

15,40 La méthode iradipude est la mdme, a u x notations prés, que celle qui
figurait dans les Règles C.M. 1956, en 7,4. Elle est tirée de la méthode généraie
de calcul a u moyen des raideurs d'appui, traitée par M. Vallette dans la Circu-
laire T 81 C 4 des Annnles cle l'Institut Te'rhnique du Bdtirnent et des Travauz
Publics (no 70 de mars-avril 1949).
Cette méthode approchb est basée sur la constatation que, la raideur
wr
d'une barre aboutissant à u n nmud étant comprise entre 4 O si l'autre
1
EI
extrdmité est parfaitement encastrée et 3 -
- si I'autre extrémité est articdrls,
1
on obtient une bonne approximation dans le car & barre8 mutuellement encas-
El
trées en adoptant la valeur 3,6 --
1
ANNEXES 15,322

On vérifle qu'on a pour chaque travbe

M F < Me soit
MF v
--
J, I < a e

15,33 EFFORTS TRANCHANTS

La vbrlflcation de la stablllté est effectube aux exaémit6s de chaque


travée en admettant que I'effort tranchant peut atteindre les valeurs suivantes :
Travde courante : valeur absolue de I'effort tranchant dans la travée
de comparaison, augmentée de
2,l MF Mi-
1
Travde de rive :
- cbté appul extreme : valeur
Mi - MF
absolue de l'effort tranchant dans la trav6e de
comparaison, dimlnu6e de - (en cas de charge unlformbment répartie, on
C

a évidemment c =

- cbtd appul lntermédlalre :valeur absolue de I'effort tranchant dans la trav6e de


lv1 MF
comparatson, augment69 de --
1

t5,4 CALCUL APPROCHE DES POUTRES CONTINUES,


CHARGÉES VERTICALEMENT, SOLIDAIRES DES
POTEAUX QUI LES SUPPORTENT, LORSQUE
LES NûiUDS NE SE DEPLACENT PAS

15,M PRINCIPE
15,41 COMMENTAIRF,~

Le principe de la succession des opérations (répartitions, transmis.


sions) est le même que dans les mdthodes de relaxation (Cross, Kani, etc.),
mais I'adoption de valeurs suffisamment approchdes dès le &part dvite le recours
aux approximations successives.
L'emploi L cette méthode est particulièrement intdressant pour
dtudier l'influence d'une variation locale des charges ou l'influence d'un
renforcement bcal de l'ossature sur la répartition des efforts dans les barres
voisines.

15,41 Les notations utilisées ici peuvent paraître plus compiiqudes que
celles des Règles C.M. 1956, mais leur systématisation permet une adaptation
p l w comrnoh aux ossatures un peu complexes.
ANNEXES 15,401
.-

15,401 On recherche l'effet des dlffdrentes charges Independantes sltudes


sur chaque travée. Pour cela, on determine successlvement :

-1 les momenk, d'encastrement parfait de la travee chargde (15,42) ;

-2
les moments aux extremlt4s de la travde chargee dans le systhme
envisage (15'43) ;

-
3 les moments engendres pres de chacune des extrémlt6s de la travde
chargde dans les autres barres aboutissant au m6me nœud (moments repartist
suivant 15'44) ;

-
4 les moments aux autres extrdmites des barres envisagees en 3 ci-dessus
(moments transmis, suivant 15,45) ;

-
5 une rbpartition comme en 3 A chacun des nœuds qui reçolvent un
moment transmis, puis des transmissions comme en 4, et ainsi de suite, en s'B.101-
gnant toujours de la travee chargee sans retour en arrlhre, jusqu'8 ce que les valeurs
trouvees soient suffisamment faibles devant celles qui corresponiient aux charges
sur d'autres travees.

15,402 Aschaque extremltd de chaque barre, on additionne les moments rdsul-


tant de l'action des differentes charges sur les diffdrentes travees. On dbterniine
les combinaisons les plus d6favoiables (maxlmums positifs et ndgatifs).

15,409 Les moments en travee et les efforts tranchants s'en deduIsent par les
regles habltuelles de la Résistance des matdriaux.

5,41 NOTATIONS

15,411 Indices. -
Toute grandeur relative ti une barre est affectee de deux
Indices constitu6s par les symboles des nœuds auxquels elle aboutit. Lorsqu'une
grandeur est relative B la fois h une barre et ti un des nœuds auxquels elle aboutit,
le symbole de ce nœud est place en premier (ex. : M, = moment dans la barre JK
à sa llelson avec le nœud J).
15,412 COMMENTAIRES

15,412 Dans l'ossature schématiske ci-contre, on a :

15,413 Dans le cas de la figure, on a les expressions suivantes des raideurs


du nœud B, à l'égard des barres:

15,414-1 Pour l'étude des moments engendrés dans les poteaux, il est commode
d'orienter ceux-ci. Pour un poteau orienté de bas en haut un moment positif
comprime la fibre de gauche.
ANNEXES 15.412

15,412 Rigidité d'une barre exprimee en fonction de la longueur I de la barre


et de son moment d'inertie I pour une flexion dans le plan de l'ossature. Elle prend
les valeurs :

-II lorsque la barre est relie9 rlgldement à d'autres barres à ses deux
extr6mltes ;
I
r = 0'83- lorsque la barre est articulee à l'une de ses extremit6s;
1
1
r - 1,l
1
- lorsque la barre est parfaitement encastree A l'une de ses extr8rnlt6s.

15,413 Raideur R d'un nœud à I'bgard d'une barre

C'est la somme des rigidites des autres barres aboutissant au naeud


et reliees rigidement (liaison capable de transmettre les moments), On ne tient pas
compte de la rigidite d'une barre articulee sur le nœud ; si la barre consid4r6e JK
est elle-même articulee sur le nmud JI on a R,, = 0.

15,414 Moments

-
1 Les moments sont affectes du signe habituellement utilise en RgsJs-
tance des materiaux : moment positif comprimant la fibre sup6rieure d'une barre
horizontale,

-2 On designe par M le moment regnant dans une barre de l'ossature


Btudiee et par % (M surmonté d'une barre) le moment d'encastrement parfait à une
exti.emit6 d'une barre chargea
15.42 COMMENTAIRES

15,42 Le graphique ci-dessous donne les rapports des moments d'sneaa.


trement parfait à Q1 en c a &
~ charge concentrde.

d'encas-
8ur une
ANNEXES 15,42

15,42 MOMENTS D'ENCASTREMENT PARFAIT

On designe par moments d'encastrement parfait les moments qui


regneraient aux extrbmités parfaitement encastrées d'une barre de même consti-
tution, soumise aux memes charges.
Ces moments d'encastrement parfait sont determin6s par les méthodes
classiques de la Résistance des matbriaux.
A titre indicatif, on rappelle ci-dessous les formules 3 utiliser dans les
cas les plus courants (Q represente la charge totale, concentrée ou rdpartie).

SchBmas Moments d'encastrement parfull

I
i -
Jf ~ r - - Q i ~ ( l - ~ ) M k ~ y - ~ ! (,'(l-:)
y
L e 4

J :pr- 1
?K
Qlc,
( 2)
I
"
== - Q* l c (1 - c1 )
LeY

J K
Q1
Mia = - 12 =: - Qi
12
L 4

J K
MIR=

- QI12 cI (6-8y+3yi)
Qi cn
Mh1=-12 ke3;'
l- e 1
15.43 COMMENTAIRES

15.43 O n voit immédiatement qu'on a :


- en cas d'articulation en I< (RKJ= O ) ,

- en cas d'encastrement parfait en K ( R K J= a),

15,44 II est bon de vérifier que le nacr~dest en dquilihre sorts l'action di,
moment MJKet des moments répartis.

15,46 Dans le cas encore plus particulier où toutes les travdes ont la même
inertie, on aboutit aux valsurs suivantes des moments sur appuis.
Pour des charges situées sur la na travée, on a, à gauche de celle-ci

0,6 ln* 0,6 ln- Mn*


- 1,2
Mn*= - 1,2 1,-
Mn-
+lna
Mn-s =
ln* + ln-s
etc.
- 15'43
ANNEXES
----- ----- - - --

15'43 MOMENTS AUX EXTREMITÉS DE LA BARRE CHARGÉE JK

Ces moments sont donnes par les expressions :

15,44 MOMENTS REPARTIS EN UN NQUD

Si les charges plac6es sur la trav6e JK ou sur une trav6e situde au-del8
de KI engendrent en J dans la barre JK un moment Mm, il en rbsulte dans les autres
barres aboutissant au nœud J des moments:

r~l.
MJ, = M,, - dans la barre JL ;
Rd,
IJ" 1
M.,%= M.,&-- dans la barre JM ;
R,ti
u
Md,= MJK-- dans la barre JN.
RJK

15,45 MOMENTS TRANSMIS PAR UNE BARRE

Le moment M, reparti 11extr8mit6J d'une barre MJ engendre B l'autre


extr6mitd un moment

5,46 CAS PARTICULIER DES POUTRES CONTINUES

La methode peut s'appliquer au calcul des poutres continues. Comme


il n'y a pas de poteaux, la raideur d'un nœud à l'égard d'une barre est 8gale 8 la
rigîdit6 de la barre sitube au-del8 de l'appui et le moment au ncsud est le même dans
les 2 trav8es adjacentes (moment sur appui).
et N droite

Toutefois, avant d'être introduites dans ces fornlirles, les portées


des travées extrêmes doivent être multipliées par 1,2 (re coejficierzt 1,2 ne doit
évidemment pas être utilisé pour ln déterrizinution du moment d'encastrement
parfait sur ces travées, n i pour l'élude ultkrieure des morrrents e n travée et des
efforts trnnchnnts). Pour le calcul des ruornents sur les appuis e.~tr;rnes,les forrn~tles
générales font intervenir une tracGe fictive sitilkc ail-delù de l'appui, dont
longueur doit être prise irlJinie.
Des applications numériques, linzithcs au ctls où toutes les trtluées
sont égales, ont montré que I'erreur commise reste toujoiirs infirieure ù 2 %
de la vuleur des moments sur appui déterminés par une rr~ithode rigourealse.
-- , ---- NOTES ---
ADDITIF 80
SOMMAIRE

INTRODUCTION.................................................................... - ...... ........................................ .._.... 321

OBJET ............................. ......................................................................................................... 1.2 323

RÉFÉRENCE À D'AUTRES CRITÈRES ET


À L'EXPERIMENTATION .................................... .......................................... 1'4
.._ 323

3.BASES DE CALCUL........................... ..a.L. ....................................................... ............... 3

ACTIONS ET SOLLICITATIONS 3'2


ACTIONS .s.. .. 3,2 1
.....-......................................-......................................................................................

....................
SOLLICITATIONS .
................. 3,22
DES ACT~ONS.-................."...................
VALEURS 3,23
PRISEEN COMPTE DES ACTION 3,24
...............
COMBINAISONS D'ACTIONS ....................... ....
.... 3,3
DE PONDÉRATION...........................
COEFFICIENTS .
.,. .
....... 3,3 1
VALEURS
DES COEFFICIENTS DE PONDÉRATO 3,32
États-limites ultimes...,.-...... . , ..". 3.32-1
États-limites d'utilisation.................................................................................... 3,32-2

CALCUL DES SOLLICITATIONS......................................................................... . 3,4


ÉTATS-LIMITES
ULTIMES 3,41
Calcul plastique des sollicitations................................................................ . 3,4 1-1
Calcul élastique des sollicitations...................................... . . ....................... 3,4 1-2
ÉTATS-LIMITES
D 3,42
SOMMAIRE

4 - RÉSISTANCE
,
DES SECTIONS ..................
'
. 4 335 'i
REGLE GENERALE............................................................................................................ 4,l 335 ;

EFFORT NORMAL ................................................................................................................ 4.2 335


MOMENT DE FLEXION.
.................. 4,3 335 ;
EFFORT TRANCHANT...........
......,.........,..,.,.~..,,.....,~,..........,.....,.......-.....,....,..,...
4,4 337
MOMENT DE FLEXION ET EFFORT NORMA 4,5 339
SECTIONS EN DOUBLE T OU EN CAISSON FLÉCHIES
PAR RAPPORT À L'AXE .XX.............,....................................................................................4.5 1 339
SECT~ONS EN CAISSON FL~('HIESPAR RAPPORT À L'AXE fl...........,.... .. 4,52 34 1
SECTIONS EN DOUBLE T FLÉCHIES PAR RAPPORT À L'AXE JJ' ..............,. 4 5 3 34 1
SECTONSRECTANGULAIRES .. .. 1.54 343
SECTIONS SOUMISESA
ET À UN EFFORT NORMA 455 343
MOMENTS DE FLEXION, EFFORT NORMAL
ET EFFORT TRANCHANT 4,6 345
EN DOUBLE T OU EN CAISSON FLÉCHIES
SECITONS
PAR RAPPORT À L'AXE. 4,61 345
SECTIONS
EN CAISSON F'LÉCHIES PAR RAPPORT À L'AXE )'y . 4.62 347
SECTION
EN DOUBLE T FL
SE~ION S
RECTANGULAlR

- ,
5 STABILITÉDES ELEMENTS...................,
. 5 349
CONDITIONS DE NON VOILEMENT LOCAL . , 5.1 349

CONDITIONS
SUR LES RAPPORTS LARGEURIÉPXISSEUR
DES ~LÉMENTSCOMPRTMES . . 5.12 351
RÉSISTANCE AU DÉVERSEMENT
DES POUTRES FLÉCHIE 52 353
RÈGLESDE CONTREVENTEMENT LATÉRALAU VOISINAGE
DES SECTIONS PLASTIFIÉES. ..............,...........a,,.A,,,,,. ~ ,,,,.~,.,,.,,......,...,,.....,.....,5.2 1 353

RÉSISTANCE
AU DÉVERSEMENT EN FLEXION DÉVIÉ 5.24 363
RESISTANCE AU FLAMBEME 53 365
ÉLCMENTSSIMPLEMENT COMPRIM 5,31 365
ÉLÉMFNTSCOMPRIMÉS ET F L ~ C H I ...............
S ,.,. .
.
,..,,,,..,...,,....,,.,.. 5,32 369
SOMMAIRE

'LONGUEUR
DE FLAMBEME
Règle générale.....................
Structures nœuds fiaes.................................... ............................................. 5,33-2
Structures nœuds déplaçable 5,33-3

-
6 DÉFORMATIO 6
DÉFORMATIONS AUX ÉTATS-LIMITES D'UTILISATION ,....... 6,l
DÉFORMATIONS AUX ÉTATS-LIMITES LZTIMES 62

-
7 PRISE EN COMPTE DES EFFETS DU SECOND ORDRE ..... 7

8 - ASSEMBLAGES...,............................................................................................... "..,....,.... 8
, .
PRINCIPES GENERAUX....................... ,.. .......................................................................... 8,1

EFFET DE LA PRÉSENCE DES TROUS


SUR LA CAPACITÉ DE RÉSISTANCE DES ÉLÉMENTS. ........ . 8,2

TRACTIONSI 8,22
COMPRESSIO 8,23
SIMPLE....................................... ...............................................................................8,24
FLEXION
ASSEMBLAGES RIVES 83
ASSEMBLAGES BOULONNÉS NON PRÉCONTRAINTS q......,.... 8,4
ASSEMBLAGES PAR BOULONS À SERRAGE CONTRÔLÉ .... 8,5
8,51

DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES ET PERÇAGE ......................................................... 8,52


EFFORTDE PRÉÇONT
ASSEMBLAGE S O L L I C ~E
DE L'AXE DES BOULONS
ASSEMBLAGE SOLLI
A L'AXE DES BOULO
ASSEMBLAGE SOLLICITÉ A LA FOIS PERPENDICULAIREMENT
ET PARULEMENT À L'AXE DES BOULON 8,56
ASSEMBLAGE SOLLICITÉ PAR UN EFFORT PERPENDICULAWE
À L'AXE DES BOULONS (EFFORT TRANCHANT) ET PAR UN MOMENT
DE FLEXION ET UN EFFORT NORM
DE TRACTION DANS LES BOULONS 8,57
SOMMAIRE

-i
9 - NOTATIONS............................ , 9 395
CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUE 9,1 395
CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUE 92 395
COEFFIClENTS OU GRANDEURS SANS DIMENSIONS.............. 9,3 396
SOLLICITATIONS, C 396
ACTIONS (CHARGE 396
Les présentes Règles de calcul des constructions en acier résultent
d'un examen et d e la modification, par une commission d'études, des
Recommandations pour le calcul en plasticité des constructions en acier. Cette com-
mission d'études était composée de :
MM. Pousset (Président) CTICM
Aribert INSA de Rennes
Bedel P. L. MAITRE
Bouillaguet AFNOR
Brouetti CTICM
Galéa CTlCM
Gandil SNCF
Journet SOCOTEC
Jovanovic VERITAS
Lescouarc'h CTICM
Mouty VALEXY
Maliato SNCl
Papoudof CSTB
Perchat UT1
Rosenthal CEP
Vernier DESSE
Ces règles ont été entérinées par le Groupe DTU le 17 décembre 1980.
f,I COMMENTAIRES

1,1 Le mécanisme de ruine totale ou partielle d'une structure est déterminé


sur un modtle de calcul introduisant d'une part un schéma de plastification des
barres (rotule plastique ou plastifcation d'effort normal) et respectant d'autre part
les conditions de conîinuité, les conditions aux limites et les conditions d'équilibre.
1,3 COMMENTAIRES

1,3 Ces règles s'appuient sur une image idéalisée du comportement des
matériaux :le comportement élasto-plastique pafait.
II est nécessaire que la structure soit élastiquement assez rigide pour
que les déformations plastiques restent acceptables et qu'elle soit maintenue latéra-
lement par un système de stabilité afin de se prémunir contre tout risque d'instabi-
lité hors du plan.
Ces règles peuvent être appliquées à la vérification des poutres conti-
nues et des ossatures planes satisfaisant aux critères de l'article 7. Pour les
constructions sujettes à des phénomènes de fatigue ou de voilement local, on doit en
outre respecter les règles ou recommandationsspécifiques.
Les éléments minces et les constructions mixtes n'entrent pas dans le
domaine d'application de ces règles.
Des plastiJications ne sont pas admises dans :
- les poutres ajourkes,
- les poutres hybrides (poutres composées à partir d'éléments de nuances
d'acier différentes),
- les éléments sujets à des phénomènes defatigue ou de voilement local,
- les structures en cours de montage,
- les structures dont l'étude du comportement sous des actions variables dans le
temps relève de l'analyse dynamique, avec en particulier la prise en considéra-
tion des phénomènes de couplage aérodynamique dans le cas du vent ou des
phénomènes de,couplage sol-structure dans le cas des séismes.

1,4 Les modalités et prescriptions retenues par ces règles ont été choisies
de manière à concilier, dans toute la mesure du possible, la sécurité de la construc-
tion avec la simplicité des méthodes de vérification. D'autres modalités et prescrip-
tions sont envisageables, dont l'emploi relève de la libre initiative du constructeur.
OBJET
Les présentes règles définissent le domaine d'application du calcul en
plasticité des constructions en acier et fixent des critères de vérification, afin d'assu-
rer à la structure en degré de sécurité satisfaisant.

1,3 DOMAINE DE VALIDITÉ


Le domaine d'application couvert par ces règles intéresse les structures
ou éléments de structures à barres en acier situées dans un même plan, soumises à
des actions ne pouvant entraîner, du fait de leur mobilité ou de leur variation
cyclique, une ruine prématurée de la structure, soit par effet de fatigue par plastifica-
tion alternée, soit par cumul de déformations plastiques.
Les conditions de validité de ces régles exigent :
- que le matériau acier corresponde aux nuances définies dans l'article 2.
- que la structure respecte les conditions de stabilité prévues aux articles 5 et 7.
- que les déplacements des nœuds hors du plan de la structure soient empê-
chés.

1,4 R~FÉRENCE A D'AUTRES CRITERES


ET À L~EXP~RIMENTATION
Les présentes règles ne sont pas exclusives d'autres critères de vérifi-
cation de la résistance des ossatures ZI l'état-limite ultime, condition d'en justifier la
sécurité : le recours à ces autres crithes, y compris l'expérimentation directe, relève
de l'appréciation du constructeur dans les limites fixées par le cahier des charges
propres à l'ouvrage. En particulier, dans le cas où une partie de la structure se
trouve dans le domaine élastique, sous charges pondérées, la vérification peut se
faire sur la base des réglements de calcul élastique en vigueur.
COMMENTAIRES

Les expériences eflectuées pour vérifier les méthodes de calcul en plas-


ticité n'ont pour la plupart porté que sur des aciers équivalents aux aciers de
construction d'usage général de 210 à 360 N/mm2 de limite élastique. En consé-
quence, ces méthodes s'appliquent sans restrictions à ces nuances d'acier; mais doi-
vent faire l'objet de r&alisationsexpérimentales en cas d'extension à des nuances
d'acier différentes. L'objet de ces vérifications est de contrôler la ductilité du métal,
son aptitude à être assimilé à un matériau élasto-plastique parj4ait (déformation
plastique sous effort constant au moins égale à 6 fois la défornation élastique sous
cet effort) et l'existence d'un raffermissenlent après déformation plastique impor-
tante.

3,1 Un état-limite ultime est atteint lorsqu'un des phénomènes suivants se


produit :
- perte d'équilibre de la structure,
- transformation de tout ou d'une partie de la structure en un mécanisme,
- instabilité de forme,
- rupture d'un élément,
- déformations plastiques excessives,
- cumul de défornations sous charges répétées.
Un état-limite d'utilisation est atteint lorsque la structure devient
inapte aux fonctions normales pour lesquelles elle est conçue, en particulier lorsque
des déformations excessives entraînent une interruption du service normal de la
structure ou des désordres inacceptables d'éléments non structuraux.

3,21 Pour la détermination des sollicitation S dans les divers états-limites,


on considère :
les actions directes :
- charges permanentes (poidspropre et autres charges fixes),
- charges d'exploitation ou d'eyai,
- charges climatiques (neige et vent),
Les présentes règles s'appliquent sans restriction aux aciers de
construction dont les nuances correspondent aux dénominations E 24, E 26, E30 et
E36 des normes NF A 35-501 ou NF A 49-501 et à la dénomination E 355 de la
norme NF A 36-201. Pour les autres nuances d'acier, il y a lieu de vérifier expéri-
mentalement que leur comportement permet les plastifications locales nécessaires à
la formation d'un mécanisme de ruine.

BASES DE CALCUL

3,11 Pour justifier la sécurité et l'aptitude au sewice des constructions rele-


vant de ce document, on emploie une méthode d'états-limites dont le principe est de
montrer que les combinaisons d'actions et les sollicitations de calcul à envisager
n'entraînent pas dans la construction ou l'un de ses éléments un des phénomènes
que l'on veut éviter.

3,12 Deux catégories d'états-limites sont à considérer :


- les états-limites ultimes qui correspondent Ci la limite :
soit de i'équilibre statique,
soit de la résistance ou de la stabilité de forme.
- les états-limites de setvioe au-delCi desquels les conditions d'exploitation, de
durabilité ou éventuellement d'autres conditions particulières, ne sont plus
assurées.

32 ACTIONS ET SOLLICITATIONS

3,21 ACTIONS
Les actions sont tes forces et couples dus aux charges et aux déforma-
tions imposées à la construction.
3,21 COMMENTAIRES

- éventuellement séismes (pour les constructions à edifier dans les régions


sujettes aux séismes, on doit appliquer en outre les régles ou recommandation
en vigueur).
les actions indirectes :
- effets thermiques, variations de température,
- précontraintes,
- déplacements imposés, tassements différentiels d'appuis, étaiements provi-
soires.

3,23 Pour déterminer aussi rationnellement que possible les valeurs des
actions, on s'egorce d'analyser les incertitudes qui les afectent par les méthodes du
calcul des probabilités. Quand il est possible de développer complétement les cal-
culs, on choisit pour valeurs des actions celles qui correspondent à une certaine
probabilité de ne pas être dépassées dans le sens dkfavorable pendant une période
de référence donnée.
Des normes, des codes de charges ou les documents du marché fixent
une valeur FKde l'intensité des actions:FK est chaque fois que possible déterminée
par analyse statistique :dans ce cas, on dit que FK est la valeur caractéristique.
Bien souvent aussi FKne peur être qu 'estimke, il s'agit alors de la valeur nominale.
Qu'elles soient nominales ou caractéristiques, les valeurs des actions
fixées par les normes, codes de charges ou documents du marché sont, dans ces
règles, utilisées dans les mêmes conditions et avec les mêmes modalités.
3,24 Dans le cas oh l'on est assuré que la structure périt par un mécanisme
de ruine sans risque d'instabilité, on ne prend pas en compte dans les calculs les
actions indirectes, car il est théoriquement et expérimentalement prouvé que les
variations de température, les efforts de précontrainte et les déformations imposées
n'ont aucune injluence sur la charge de ruine par formation de méc.anisme. Ceci
n'est valable que si :
- les variations de température ne modifîent pas les propriétés mécaniques de
1 'acier;
- les déformations plastiques causées par les actions directes et indirectes ne
dépassent pas les capacités de déformation plastique des éléments.
Par contre, les actions indirectes ont une injluence sur la charge de
ruine par instabilité. Par conséquent, les actions indirectes sont à prendre en
compte dans la vér$cation de certains états-limites ultimes.
SOLLICITATIONS
Les sollicitations sont les composantes des efforts internes provoqués
par les actions déterminés pour une certaine section par une méthode appropriée
d'analyse des structures.

3,23 VACEURS DES ACTIONS


Les valeurs des'actions à introduire dans les calculs de vérification de
la résistance sont, par définitions, les valeurs les plus défavorables ; dans le cas où
l'effet de la réduction d'une action est plus dangereuse pour la structure que son
accroissement, les valeurs les plus faibles doivent être considérées comme les plus
défavorables.
Les valeurs des actions sont fixees par les documents constituant le
march6, soit directement lorsqu'elles dépendent de l'utilisation même de la construc-
tion, soit par référence à des normes, codes ou rbglements ; les valeurs sont dites
caractéristiques ou nominales selon qu'elles sont ou non établies sur des bases sta-
tistiques.

3'24 PRISE EN COMPTE DES ACTIONS


Pour la vérification aux êtats-limites ultimes et aux états-limites d'utilisa-
tion, il faut considérer les actions directes et les actions indirectes.
3,31 COMMENTAIRES

3,31 Les coeflcients de pondération tiennent compte :


- de la possibilité que les actions atteignent des valeurs plus défavorables que
les valeurs caractéristiques,
- de la probabilité réduite d'intervention simultanée d'actions atteigtiarit toutes
leur valeur caractéristique,
- des modifications défavorables des sollicitations dues :
à des hypothèses de calcul incorrectes,
à des inzprécisiotis darts la réalisatioti de la structure.
- des incertitudes sur la résistance des élénzetits,
- de la gravité que présente l'occurrence des différents états-limites.
La dPternzitiation de la valeur de ces coeflcients est fonction du niitenu
de sécurité choisi pour la structure.
3,32 En l'état actuel des choses, les niên~esilaleurs de coeflicient (Ir putldL-
ration et de combitzaisons d'actioris que celles itidiq~céespur les Règles CM 66 ont
été adoptées darts ces règles.

1. Ouvrage en service tiornial


Actions permanentes :
En règle générale ow adopte 4/3 lorsque les effets des charges perrna-
netztes s'ajoutent à ceux des charges variables et 1 lorsqrc'ils s'en retronchetit.
L'attention est particuliÈremetit attirée sur les dangers que ferait s;ibir
à la cottstructiotz l'omission de ce dernier cas, en ce qui concerne tiotamtnettt
l'équilibre d'ensemble (soulèi~ernetits,ancrages itzsi?fJisatits,massifs de fondations
trop légers), les risques de flanzbenzetzt des barres nornialer~ietittendues et la tenue
des nsseniblages comportatit une tratisnlissiorz directe des efforts par contacr.
Actions variables :
Lorsqu'on est amené à etzvisager la présence sirnu!tatiée de charges
variables d'origines différentes, le risque est diminué car il est très rare que toutes
ces charges exercent -inii~ltanémeiztleur effet nzaxintal. On tient contpte dans les
règles de cette dit,,inution de risque en réduisant la valeur du coefficient de potidé-
ration.
Pour les charges d'une même catégorie, le cahier des charges peut,
dans certains cas, prévoir une réduction du total (par exemple :calcul des poteaux
des bâtiments à étages dJapr2sla Norme NF P 06-001).
3,3 COMBINAISONS D'ACRONS

3,31 COEFFICIENTS DE PONDÉRATION


Pour vérifier la sécurité vis-b-vis des états-limites, on multiplie les
valeurs caractéristiques ou nominales des actions par des facteurs appelés coeffi-
cients de pondération. On obtient ainsi des valeurs pondérées des actions. 1-es
valeurs de ces coefficients dépendent de l'état-limite considéré (état-limite d'utilisa-
tion ou Btat-limite ultime), du type d'action envisagé (actions permanentes ou
variables) et de la combinaison d'actions étudiée (intervention simultanée d'actions
variables).

3,32 VALEURS DES COEFFICIENTS DE PONDERATION

3,32-1 États-limites ultimes


1. Ouvrage en service normal
Actions permanentes :

Catégorie Coefticlents de pondération

- Poids mort, charge permanente, action due 1,33 ou 1, suivant le cas


la précontrainte, déformation imposée à la le plus défavorable.
construction, déplacements différentiels des
sppuis (G).
- Température (T)

Actions variables :

Catégorie Coefficients de pondération

- Charges d'exploitation 1,5


ou d'essai (Q) 1,42 (pour les calculs prenant en compte
simultanément des actions appartenant
à deux des trois catégories)
- Neige (Sn)
- Vent ( W,,) 1,33 (pour les calculs prenant en compte
simultanément tes actions des trois
catégories)
1
i
3,32-1 COMMENTAIRES i'
4
4

3. Circonstances exceptionnelles 1

3
Par exemple, si on souhaite pouvoir sauver le contenu des sous-sols en
cas d'effondrement d'un immeuble pour une cause quelconque, on peut vérifier que
le plancher couvrant ces sous-sols est capable de supporter le poids non majoré des
décombres de l'immeuble.
La vérification des constructions sous l'effet des charges climatiques
extrêmes, qui a été rendue obligatoire par les Règles N.K 1965, est souvent déter-
minante pour les pieces peu sollicitées en dehors de l'action du vent (contrevente-
ments, poutres au vent, etc.).

3,32-2 La vérificatiori aux états-limites d'utilisation est effectuée en adoptant


pour valeur des actions leur valeur caractéristique. Cependant, le maître d'ouvrage
est en droit d'établir les états-lintites de service en foriction de l'utilisation qu'il
compte faire de sort ouvrage et des coûts d'irivestissement et il peutfiwer pour cer-
tains états-limites d'utilisation des valeurs nominales en remplacenierzt des valeurs
caractéristiques de certaines actions.
Dans ce qui suit, on appelle N actions pondérées » les actions caracté-
ristiques niultipliées par les coeficients de pondération donnés en 3,32-1 (vérifica-
tion aux états-limites ultimes) et actions non pondérées les actions caractéristiques
(vérification aux états-limites d'utilisation).

3,41-1 On rappelle qu'en calcul en plasticité, les effets produits dans une
structure par une combiriaisons d'actions &lémentairesagissant simultanénient ne
pcuvertt pas être obtenus par superposition des effets de chaque action élémentaire
agissant seule.
Les combinaisorts d'actions élémentaires les plus défavorables ne sont
pas rzéccssairement les mêmes, selon que la structure est calculée en plasticité ou en
élasticité.
2. Ouvrage en cours de montage
La vdrification de la structure en cours de montage doit se faire confor-
mément au règles CM 66 ou %: ces règles mais sans admettre de plastification.
3. Circonstancesexceptionnelles
a) Lorsque la ruine d'une construction déterminée pourrait avoir des
conséquences plus désastreuses que celle d'une construction courante, le maître-
d'œuvre peut prescrire d'augmenter les coefficients de pondération utilisés pour le
calcul.
b) Par contre, lorsque dans certains cas prévisibles, quoiqu'exception-
nels, on peut admettre des désordres limités et même un faible risque de ruine, on
peut, en accord avec le maître-d'œuvre, affecter les charges exceptionnelles de
coefficients de pondération réduits.
c) Lorsqu'il ne s'agit que de limiter les déghts causés par une catas-
trophe, on peut même effectuer une vérification de la stabilité en réduisant à l'unité
les coefficients de pondération applicables aux valeurs estimées des charges et
efforts qui pourraient être appliqués à l'ouvrage au cours de cette catastrophe.
C'est ainsi que dans la vérification des ouvrages sous l'action des
charges climatiques extrames (neige et vent), comme dans la vérification de la résis-
tance aux séismes, qui peut Btre Bventuellement prescrite, tous les effets pris en
compte, y compris les charges permanentes, sont affectés de coefficients de pondé-
ration réduits à l'unité.

Pour la vérification aux états-limites d'utilisation, tous les coefficients de


pondération sont pris égaux à I'unité.

CALCUL DES SOLLICITATIONS

ÉTATS-LIMITES ULTIMES

3,41-1 Calcul plastique des sollicitations


La verification doit être effectuée en considérant les combinaisons les
plus défavorables des actions directes et indirectes pondérées.
Pour les divers cas de combinaisons d'actions pondérées envisagées
dans le calcul, on consid8re que les actions pond6rées individuelles varient toutes
proportionnellement à un paramètre a (facteur de charge) et on vérifie que le facteur
de ruine a, ainsi obtenu est au moins égal à 1. Le facteur de ruine a, est atteint
lorsque l'un des phénomènes suivant se produit :
3,41-1 COMMENTAIRES

Pour la vérijlcation à l'état-ultime, on est conduit d considérer les plus


défavorables des combinaisons d'actions données dans le tableau 1.

TABLEAU Z

Cas de combinaisons
d'actions

3 4 3
- Q + - ( G + T) -Q+G+T
2 3 2
Prenant en compte une - S, + 4
3
- (G + T )
3
-S,+G+T
des trois actions Q, Sn, W, 2 3 2
3 4 3
-W,+-(G+T) -W,+G+T
2 3 2

17 17
- (Sr, + W,) + -4 (G + T)
- (S,, + W,) + G + T
12 3 12
Prenant en compte
17 4
simultanément deux des - (W,, + Q) + -(G + T ) 17
- (W, + Q) + G + T
trois actions Q, Sn, W, 12 3 12
17 4 17
-(Q+S,)+-(G+T) -(Q+S,,)+G+T
12 3 12

Prenant en compte 4
simultanément trois des - ( Q + Sm + W, f G + T) -(Q + Sm + W,) + G + T
actions Q, Sn, W, 3 3

Prenant en Q + Sre + W, + G + T Q + Sr, + We + G + T


les actions climatiques
extrêmes Q+S,+G+T Q+Se+G+T

3,41-2 Par rapport au calcul plastique, le calcul élastique des sollicitations


revient à ne pas tirer parti des propriétés élasto-plastiquesde.llacier et à renoncer
aux allégements qui en sont la conséquence lorsqu'ils proviennent de la redistribu-
tion des efforts entre les sections.
3,42 Les sollicitations provenant des actions'indirectes doivent être égale-
ment prises en compte dans les calculs de vérification aux états-limitesd'utilisation.
On applique pour cela les principes démis dans les Règles CM 66.
1. La structure est transformée en un mécanisme, après plastification d'un
nombre suffisant d'éléments (art. 4).
2. La stabilité d'ensemble de la structure n'est plus assurée (art. 7).
3. Les sollicitations dans un élément de la structure (poutre, poteau,
assemblage...) deviennent supérieures à la capacité de résistance de cet élément
(art. 4, 5, 8)

3,41-2 Calcul élastique des sollicitations


Les sollicitations peuvent toujours être calculées en supposant un com-
portement élastique de la structure.

3,42 ÉTATS-LIMITES D'UTILISATION


La vérification doit être effectuée en considérant les combinaisons les
plus défavorables des actions non pondérées. On vérifie que sous ces combinai-
sons, la structure satisfait aux critères de déformation (art. 6,l).
4,1 COMMENTAIRES

4.1 Les principaux critères de plasticité sont k crit2re de Tresca et le cri-


tère de von Mises,
Dans ces règles, on adopte le critère de von Mises. Pour un étnt de
contraintes plan, les contraintes plastiquement admissibles, c'est-à-dire situées à
l'intérieur du domaine admissible, sont alors telles que :
0: +t$-C&-+ 3~~50:

De même, les sollicitations agissant sur une section d'une pièce de la


structure doivent nécessairement rester h l'intérieur d'un certain domaine. Toutes
les sollicitations satisfaisant à cette condition sont admissibles.
Les règles suivantes définissent les frontières de ce domaine pour cer-
taines sollicitations et certains types de sections.
4.2 Le calcul de l'aire eficace de la section est donné à l'article 8,2.

4,3 On admet un diagramme birectangulaire de contraintes dans les sec-


tions compl2tementplastifiées par flexion.
Le module plastique d'une section doublement symétrique est égal d.2
fois le moment statique donné dans les catalogues :Z = 2s.
Les expressions de Z pour les sections courantes sont données dans le
tableau 2.

TABLEAU II
Valeurdu module plastique Zpour quelques sections courantes

l A) Section rectangulaire

.
h
4 RESISTANCE DES SECTIONS

Dans une section, la résistance à des sollicitations simples ou com-


plexes est assurée tant qu'il est possible de trouver dans cette section une distribu-
tion de contraintes plastiquement admissibles qui équilibre ces sollicitations.
Pour les sections courantes, les régles plus détaillées ci-dessous don-
nent la résistance ultime en section, c'est-à-dire les limites dans lesquelles les sollici-
tations doivent être maintenues. Ces sollicitations respecteront alors la r6gle géné-
rale énoncée ci-avant.

42 EFFORT NORMAL
L'effort normal dans une section ne doit pas Atre supérieur à i'effort nor-
mal de plastification de la section.
Nrrcl,
avec : Np = Aeno,
AeW=aire efficace de la section

4,3 MOMENT DE FLEXION


Le moment de flexion dans une section ne doit pas être superieur au
moment de plastification conventionnel de la section :
us Mp
avec : M,= Zo,
Z = module plastique de la section
Suivant que la flexion se fait par rapport ZI I'axe xx ou I'axe yy, le
moment de plastificationest noté Mpxou Mpy(Mp = Zxoeet Mpy= Zyoe).
B) Section en Ifléchie par rapport à un axe parallèle aux semelles et section en
caisson
b k b

1 C) Section en Zjiéchie par rapport à un axe parallèle à 19ame

D) Section en T

(ah + b e ~be2
~ (b- a)
+z =
4a
- 2a
si ha < be
(ah + be)' ah (b- a)
+z= 4ù
+ 2b

L'effort tranchant ultime a été obtenu en adaptant le critère de von Mises,


On doit utiliser la section nette pour calculer A,, (voir art. 8,S).
4,4 EFFORT TRANCHANT
L'effort tranchant dans une section ne doit pas etre supérieur a l'effort
tranchant de plastification de la section :
vr vP
avec : Vp= 0,58 Apa,
Pour les sections en double T et en caisson :
- si l'effort tranchant est dans le plan de I'âme :
A, = aire de I'âme ou des ames (A,)
- si I'effort tranchant est dans un plan parallèle aux semelles :
A, = aire des semelles (2Af)
4,51 COMMENTAIRES

4,51 Dans les cas courants, on néglige l'effort normal tant qu'il peut être
repris par la moitié de l'âme (ou des âmes). Mais dans le cas particulier où la sec-
tion de l'âme (ou des âmes) est supérieure ù la section des semelles, on néglige l'ef-
fort normal tant qu'il est inférieur Ù 0,25 N,,.
Pour les profilés ZPE courants :

I A " varie de O,178 (IPE 80) à 0,223 (IPE 600)


--
2 A

Pour les profilés HE courants :

--
A" v p i e de 0,092 (HEM 100)à 0,160 (HEA 600)
2 A
Pour les sections rectangulaires :
A, = aire de la section
Suivant que I'effort tranchant est dans le plan xoz ou yoz, l'effort tran-
chant de plastification est note Vpxou VppAinsi pour les sections en double T :

43 MOMENT DE FLEXION E T EFFORT NORMAL

4,51 SECTIONS EN DOUBLE T OU EN CAISSON FL~CHIES


PAR RAPPORT A L'AXE xx
Le moment de flexion dans une section ne doit pas être supérieur au
moment ultime :
Mx 5 Mux
N
avec: si Os-SC: M"X = Mp,
NP

et c = la plus petite des valeurs - - et 025


2 A
Pour les profilés IPE courants (IPE 80 à 600), on peu?prendre :
N
si Os-s0,18: Mux = Mm
NP

Pour les profilés HE courants (HEA, HEB, HEM, 100 P 600), on peut
prendre :
4,52 COMMENTAIRES

4,52 Dans les cas courants, on néglige I'efSort normal tant qu'il est infé-
rieur à 0,25 N,,.Mais dans le cas particulier où la section des dmes est supérieure à
la section des semelles, on néglige l'effort normal tant qu'il peut être repris par la
moitit! des semelles.

4,53 Ces formules ont été établies en admettant qu'on peut négliger la
contribution de l'âme dans le moment de plast$catinn Mi,Sde la section.
4,52 SECTIONS EN CAISSON FLÉCHIES PAR RAPPORT A L'AXE yy
Le moment de flexion dans une section ne doit pas être çup6rieur au
moment ultime :

N
avec: si O s - < c : Muy= Mpy
NP

Ar
et c= la plus petite des valeurs -
A
et 0,25.

4,53 SECTIONS EN DOUBLE T FLÉCHIES PAR RAPPORi' A L'AXE W


Le moment de flexion dans une seçtion ne doit pas etre supérieur au
moment ultime :
My 'Muy
N É-
avec : si Os - A, :
Np- A M,, = Mpy

Pour les profilés IPE courants, on peut prendre :


N
si 0s-~0.36: Muy = Mpy
NP-

Pour les profilés HE courants, on peut prendre :


N
si OS-<o,~o: M,= M,I
NP-
4,55 COMMENTAIRES

4,55 La recherche d'une formule siniple a corld~iitci iirie discnrititiiiité qiii se


traduit par la non cortvexité du doniairie adinissible. Cepeiidmir, cefrc nrir>n~nlie a
iine ijaleur trèsfaible.
On se placera du c0té de Io séciirité en choisissanr par- a et P des
ilaleilrs entières inférieures au.u ilaletirs calculées par les e.upr-essioris ci-contre, ce
qui perniet un calcul encore plus sinzplifié.
4,54 SECTIONS RECTANGULAIRES
Le moment de flexion dans une section ne doit pas 6tre supérieur au
moment ultime.

[ -(d:l
avec : Mu= 1 - M,

M, MM,, Mp,sont affectés de l'indice x ou y suivant que la flexion se fait


par rapport à l'axe xx ou yy.

4,55 SECTIONS SOUMISES A LA FLEXION BIAXIALE (OU DÉVIÉE)


ET À UN EFFORT NORMAL
Les efforts MWMyet N dans une section doivent respecter la condition :

avec : M,, MW = moments ultimes dans la section fléchie par rapport l'un des axes
principaux et soumise à un effort normal N (Mu* et MW sont donnés en 4,51, 4,52,
4,53 et 4,54).
Cette formule est valable tarit que les efforts tranchants Vxet Vyont une
influence négligeable sur les moments ultimes correspondants, comme indiqué en
4,6.
Valeurs de a et /3
- Pour une section en double T :

- Pour une section en caisson :

- Pour une section rectangulaire :


4,61 COMMENTAIRES i
1I
i

4,61 On néglige l'influence de l'effort tranchant tant que

Lorsque Vy = Vpy et N = O, on retranche au moment de plastification


totale de la section, le moment de plastification complète de l'âme (ou des âmes),
qui a pour valeur :

Pour les profilés ZPE courants : ,

5
TJx
varie de 0.20 (IPE 80) 6 0.28 (IPE 600)

4 w = 0,24
Dans la formule spécifique on a adopté -
y
7x

Pour les profilés HE courants :


%varie de 0,083 (HEM 100)d 0.18 (HEA, HE*, HEM 600)
MPX
q J w = 0,12
Dans la formule spécifique, on a adopté -
y ix
43 MOMENT DE FLEXION, EFFORT NORMAL
ET EFFORT TRANCMNT

4,61 SECTIONS EN DOUBLE T OU EN CAISSON FLÉCHIES


PAR RAPPORT À L'AXE xx
Les efforts Mx, N, Vy dans une section doivent respecter les conditions
suivantes :

avec :
MW = moment de plastification complète de l'âme (ou des âmes) par

flexion Mpw= 482,ce

M,, = moment ultime en présence de l'effort normal N seul (Mu donné en


4,51).
Pour les profilés IPE courant, on peut prendre :

Pour les profilés HE courants, on peut prendre :


4,62 COMMENTAIRES

4,62 On néglige l'influence de l'effort tranchant tant que

Lorsque V, = Vp, et N = O, on retranche au moment de plastification


totale de la section, Ir moment de plastification complète des semelles qui a pour
tf b2
valeur :Mpf = 2 -
4 =e
4,62 SECTIONS EN CAISSON FLÉCHIES PAR RAPPORT À L'AXE yy
Les efforts M, 4 Vx dans une section doivent respecter les conditions
suivantes :

si v, N
O<-+0,2-<0,6 : MysMuy
vpx Np-
v, N
si 0,6<-+0,2-<1
VPX Np-
:
(
avec :
MD, : moment de plastification complète des semelles par flexion

Mu, : moment ultime en présence de i'effort normal N seul (Muydonné en


4,52).

4,63 SECTIONS EN DOUBLE T FLÉCHIES PAR RAPPORT A L'AXE yy

Les efforts My, N, Vx dans une section doivent respecter les conditions
suivantes :

avec :

Muy = moment ultime en présence de l'effort normal N seul (Mu, donne en


453).

4,64 SECTIONS RECTANGULAIRES


<'

Les efforts M, N, V dans une section doivent respecter les cond,itions


suivantes :
5,l Lorsque les sections satisfont aux conditions données en 5,12, la capa-
cité de déformation plastique, sans perte de résistance, des éléments est jugée sufi-
sante pour permettre à la' structure de supporter les charges pondérées.
Quant aux sections ne répondant pas aux conditions de l'article 5,12,
les connaissances expérimentales actuelles ne permettent pas de fixer une valeur de
la capacité de déformation plastique des zones plastifiées. Ces valeurs pourront être
données ultérieurement, après l'acquisition des résultats expérimentaux néces-
saires.
Dans les séries de profilés laminés courants (IPE, HEA, HEB, HEM),
un certain nombre de sections ne satisfont pas aux critères donnés dans l'article
5,12. Les tableaux ci-après indiquent, pour les nuances d'acier E.24 et E.36, les
sections qui ne satisfont pas aux conditions de l'article 5,12-1 (tableau 3) et qui ne
satisfont pas aux conditions de l'article 5,12-4 lorsque l'effort normal dépasse une
certaine valeur (tableau 4).
Pour les sections qui ne sont pas plastifiées sous charges pondérées, on 4
1
se met à l'abri du risque de voilement local en appliquant les conditions de l'article 9B
3,44 des Règles CM 66.
4
i
avec :
Mu = moment ultime en présence de l'effort normal Nseul (Mudonné en
4,54).
Si la flexion se fait par rapport à I'axe xx, les efforts M, Mu, V représen-
tent M, Mu, V, Si la flexion est par rapport à I'axe yy, ces efforts représentent MF
Muyet v,

5 STABILITÉ DES ÉLÉMENTS

5,1 CONDITIONS DE NON VOILEMENT LOCAL

5,11 PRINCIPE
Les déformations plastiques, sous charges pondérées, ne doivent pas
dépasser les valeurs pour lesquelles la résistance en section devient inférieure, à
cause des phénomènes de voilement local, a la résistance ultime déterminée confor-
mément à l'article 4.
531 COMMENTAIRES

TABLEAU IV
Valeurs de NA$ en dessous desquelles la condition 5,12-4 n'est pas satisfaite.

HEB E.24 E.36


600 - O,23
650 - O,22
700 - 0,22
800 - 0,18
900 -0,28 -0,15
1000 -0,24 -0,lO
TABLEAU III
Récapitulatif des profils laminés pour lesquels la condition 5,12-1 n'est pas satisfaite
(marqués d'un astérisque).

5,12 CONDITIONS SUR LES RAPPORTS LARGEURIEPAISSEUR


DES ÉLEMENTS COMPRIMÉS
II n'est pas nécessaire d'effectuer un contrôle des déformations plas-
tiques si les conditions suivantes sont respectées dans les sections totalement ou
partiellement plastifiées :
1. Semelles comprimées des profilés en double T :

2. Portion de semelle comprimée comprise entre le bord libre et le plan


moyen de i'âme ou du raidisseur le plus proche :
591 COMMENTAIRES

N est la valeur algébrique niitiintale de l'eflort nor.inol lorsqit 'on consi-


dère toutes les combinaisons de charges sous lesquelles la sectiori est plostlfitir'e.

52 On considère qu'aux appuis de la barre la rototiori de torsion de la


barre est riulle.

5,21 Le phénonlètze de déversertlent, qui se traduit par une défornlation de


la barre hors du plart de flexion, accompagnée de torsion, existe daris le dontaine
élastique comme dans le donlaine plastique, mais il est plus fréquent dans ce der-
nier cas, à cause de la perte de rigidité de la barre due h la plastification.
5,21 COMMENTAIRES

Le contreventement latéral au voisinage d'une section plastifiée permet


h celle-ci non seulement de supporter les efforts qui lui sont attribués, mais égale-
ment de subir les déformations plastiques de flexion nécessaires à l'adaptation
plastique de la strucrure et ceci sans risque de déversement.
Convention de signe

plast$ée voisine
1 entretoisée 1 1 entretoisée 1

M
déformée -< O
Ma

5,22 Pour un tronçon de barre ne comportant pas de rotules plastiques, on


doit vérifier que le moment de flexion maximal pondéré existant dans le tronçon est
inférieur ou égal au moment ultime de déversement.
Pour les profilés bisymétriques en double T ou en caisson à section
constante et à âme pleine, MD peut être obtenu par :

avec :
< = I pour les sections en double 1:
< = O pour les sections en caisson,
h* = N-tj
4 = moment d'inertie de flexion par rapport à l'axe yy,
distance entre centre grav. de la sect. etpf d'appl. de la charge
r l = demi-hauteur du proJité

q <O : si la charge est dirigée vers le centre de gravité de la section à


partir de son point d'application,
q>0 : dans le cas contraire,
immédiatement voisines entretoisées, la relation suivante doit être véri-

avec :
= rayon de giration (de la section complète), par rapport à I'axe de
faible inertie (axe yy),
= contrainte limite élastique en N/mm2,
= moment pondéré de flexion dans la section plastifiée (Mo= I M,)
= moment pondéré de flexion dans la section considérée,
= distance de la section droite considérée à la rotule plastique.

c-f 5,22 MOMENT ULTIME DE DEVERSEMENT EN FLEXION SlMPLE


L
Lorsque pour une barre, la longueur d'un tronçon libre de se deverser
dépasse les valeurs données en 5,21, alors le moment ultime de ce tronçon est infé-
rieur au moment de plastification de la barre et est obtenu par :

avec :

n = 2 pour profilés laminés


n = 1,5 pour profilés reconstitués.
MD est le moment critique de déversement, calculé soit par la formule
donnée en commentaires, soit en appliquant une méthode basée sur la résistance
des matériaux.
Le moment pondéré de flexion ne doit dépasser dans aucune section la
valeur du moment ultime de déversement ainsi calculé.
Lorsque les conditions de non voilement local données en 5,12-l),2),
3) et 4),ne sont pas respectées, on utilisera dans les formules ci-dessus yrMe au lieu
de M ,, oc y est le coefficient d'adaptation plastique donné dans le règlement CM 66
et Me le moment limite d'élasticité.
5,22 COMMENTAIRES

L = distance entre les erttretoises qui définissent le tronçon étudié,


LD = longueur de déversement généralement égale à la longueur de
flambement, dans le plan perpendiculaire au plan de flexion, de la
membrure comprimée de la poutre.
Pour les poutres continues :
1
o,5LsLDsL
LD = L lorsqu'il n'y a aucun encastrement par rapport à l'axe yy aux
extrémités de tronçon non contreventé,
LD = 0,5 L lorsqu'il y a encastrement pagait.
On est du côté de la sécurité si l'on rend LD = L.
cl, c2 = coeficient qui dépendent des conditions d'appuis et du chargement
sur la barre.
Pour les cas de charges courants, ces coeficients sont donnés dans le
tableau 5.
5,22 COMMENTAIRES

Tableau V

Chargement LD
- CI C2
L
f 1 1,13 0,46
iiiiirik O,5 O,97 0,30

i i i +f i i i f1 1,28
O,71
1,56
O,65
O,5

y 1
O,,
1,36
1,07
O,55
0,43
1 1,27
Lj-f OS O
1,56
,94 O,71

E222 1 + 2,92a3
1 + (1,06 - a)a3

1 + a[1,68- 2,24a2]
a[2,44- 3,24a]cl
2a2(1,3 - a)c,

q-p 1
0,5 1 - 0,48a3
a(3,44 - 3,62a)cl
14,4a2(0,71 - a)cl

6 0,5
1,36 + 2 ( a - 0,5)2
1,07+2,56(a-0,5)~
l
a(1,72 - l,81a)cl
a(l,76-1,9a)cl

1 O
+- p2) + 0,4348
r," -1<p<1
PM3
+ 0,s
1
O
40,34 + 0,4P + 0,26B2

2,56 O,43

2 4,lO O,83

5,23 Les pièces d'entretoisement doivent posséder une résistance et une


rigidité sufJisante pour s'opposer au déversement de la poutre. Ces pieces doivent
satisfaire aux critères de résistance en section et de stabilité énoncés aux para-
graphe 4 et 5.

1. Dans le cas général, ces efforts ne se cumulent pas avec les efforts
directement appliqués à l'élément considéré.
5,23 DIMENSIONNEMENT DES ENTRETOISES
1. Les éléments de structures assurant le maintien latéral de semelles
comprimées de poutre doivent pouvoir résister à un effort égal à 2 % de la force de
compression existant dans ces semelles au niveau des sections entretoisées et
transmis par ces semelles perpendiculairement au plan de I'âme des poutres.
5,23 COMMENTAIRES

Lorsque les éléments susceptibles de se déverser sont des fermes et que


les entretoises prennent elles-mêmes appui sur une poutre au vent, on ne tient pas
compte dans le calcul de celle-ci des efforts déterminés en application de la règle
ci-contre.
Dans le cas d'une earetoise tendue sous l'effet des efforts ci-contre, on
se placera en sécurité en véri$ant que l'entretoise résiste à un effort au moins égal
à 2 % de A, O, où A, est l'aire de la semelle comprimée de la poutre maintenue et
O, la contrainte limite d'élasticité de la poutre.
Les supports latéraux peuvent n'exister qu'en certains points, espacés
convenablement, mais ils peuvent également être continus, ce qui est réalisé lorsque
la poutre est solidaire d'une dalle.
Lorsque la poutre est liée, à l'aide de connecteurs, à une dalle en béton
armé comprimée, ou lorsque la semelle comprimée de la poutre est noyée dans le
béton, il n'est pas nécessaire d'effecîuer une vérpcation au diversement.
Lorsque la semelle comprimée est liée ù une tôle, il n'y a pas risque de
déversement si la tôle et les liaisons peuvent résister aux efforts indiqués ci-contre.
2. Par exemple pour pouvoir prendre LD = L dans la vérification au
déversement d'un tronçon de poutre de longueur L, les pièces d'entretoisement déli-
mitant ce tronçon doivent être reliées ù des points fixes et présenter au niveau des
sections entretoisées une rigidité k au déplacement latéral de la semelle comprimée,
telle que :

1v
. = moment d'inertie de la semelle comprimée dans le plan de faible
inertie de la poutre,
k = rigidité présentée par le syst2me d'entretoisement c'est-à-dire le
rapport entre un effort F, dirigé perpendiculairement à l'âme,
appliqué au centre de gravité de la semelle comprimée dans la sec-
rion entreroisée et le déplacement D engendré dans cette direction
par E

F k ;
, pointfixe
, 7-
semelle cc&zprimée 'j ; ressort symbolisant
-....ii ..-.. k = -
.-.........'
le système d'entretoisement
i D
2. De plus, la vérification au déversement d'un tronçon de poutre d'après
5,22 avec une longueur de déversement LD n'est correcte que si les éléments entre-
toisant la semelle comprimée présentent la rigidité au déplacement latéral de cette
semelle nécessaire pour justifier la valeur de LD choisie.
5,23 COMMENTAIRES

Exemples

- -"- .
L, = distance entre portique
----a-

poitit
fixe fixe
poutre poutre D
a) étudiée étudiée h)

le, A, = inertie et section de l'entretoise.


Si la condition ci-dessus n'est pas satisfaire LD est plus grand que L et
doit être calculé par une méthode appropriée :

40 El,
kc -
L~

5,24 La fornzule proposée est une sin~plificariotlde la forrilule obteriire par


ilne anabasenumériqire du coniporrenlent élasto-plastique des poutres sollicitkes eti
flexion déviée.
- - les sectiotis en double T, a varie de 1,33 à 2.1, a = 2,l si
Pour
h I0,23 ou h = 2,97. On se place du côté de la sécurité en pretiatit pour a une
valeur itférieure à 1,33.
Pour les sections en caissons, a et p varient de 1'15 à 1,7, a = 1,7 si
h 5 0,Zl ou h. 2 2,79. On se place du côté de la sécurite' et1 prenant pour a et P
une valeur inférieure à 1,15.
5,24 RESISTANCE AU DÉVERSEMENTEN FLEXION DÉVIÉE
Lorsque toutes les charges ne sont pas appliquées dans un plan princi-
pal d'inertie de la poutre, alors la vérification au déversement se fait par le critère
suivant :

avec :
Mm, MW = moment pondérés maximaux, par rapport respectivement à I'axe de
forte inertie et à I'axe de faible inertie.
M,, = moment resistant ultime compte tenu du déversement, lorsque
My= O ;M,, est calculé comme indiqué dans l'article 5,22.
MW = moment de plastification par rapport à I'axe de faible inertie.
Pour les sections en double T :

mais u ne doit pas &tre pris supérieut à 2,1 ; j3 = 1.


5,31 COMMENTAIRES

Il est admis d'adopter pour ko les valeurs données par les formules suivantes,
valeurs qui diffèrent très peu de celles proposées dans les tableauxd, B et C :

avec :
a = 0,206 pour le tableau A
a = 0,339 pour le tableau B
a = 0,489 pour le tableau C
RÈGLES 5,24

Pour les sections en caisson :

a = $ =1,15+0,33&-1,512
mais a et $ ne doivent pas être pris supérieurs Ct 1,7.

-
A=- LD
niy
&
LD = longueur de déversement.

5,3 A U FLAMBEMENT
RÉSISTANCE

5,31 ÉLÉMENTS SIMPLEMENT COMPRIMES


La sollicitation N de compression simple sous charges pondérées doit
satisfaire Ct la condition suivante :

Le coefficient 16 est obtenu A partir des tableaux A, B ou C, ci-dessous,


en fonction du plus grand des élancements réduits h, et 5.

A,, h, = élancements calculés par :

L K ~L, K ~ = longueurs de flambement calculées comme indiqué en 5,33.


On adopte pour k, les valeurs du tableau A pour :
- les profils creux conformes à la norme NF A 49-501,
- les sections en double T et en caisson en acier à limite d'élasticité
o, 1 430 Nlmm2 ou ayant subi un traitement thermique de relaxation des
contraintes résiduelles.
On adopte les valeurs du tableau B pour :
- les sections en double T ou en caisson pour lesquelles les tableaux A et C ne
s'appliquent pas,
- les profils creux conformes à fa norme NF A 49-541,
- les sections obtenues par assemblage de cornières ou de profilés laminés.
TABLEAU A - Valeur de k,

-
-
TABLEAU B Valeurs de k,
-
5,24 COMMENTAIRES

Le coencient kD est calculé pour la répartition de moment la plus


d&avorable :un moment constant le long de la barrti. Une valeur plus favorable,
correspondant au diagramme réel de moment dans la barre, pourrait être admise
ultérieurement, après examen des résultats d'essais en cours. Le coefficient kD peut
étre pris égal à I si le rapport 55 . 5
Lfi
est inférieur à 25
TABLEAU C -Valeurs de

On adopte les valeurs du tableau C pour :


- les sections en U, en T et les cornières simples.
- les sections en double T et en caisson dont l'épaisseur d'âme ou de semelle
dépasse 40 mm.

Cette résistance n'est à vérifier que si :

Les sollicitations sous charges pondérées doivent satisfaire à la condi-


tion suivante :

avec :
Mm, MW = moments de flexion maximaux par rapport respectivement à l'axe
de forte inertie et à l'axe de faible inertie,
k, = coefficient calculé comme indiqué en 5,31,
kD = coefficient de déversement calculé comme indiqué en 5,22, en sup-
posant que le moment de flexion est constant le long de la barre,
5,32 COMMENTAIRES

TABLEAU VI
1
No Mode de chargement No Modeetded'nppui
chargement
cm
et d'appui

1
32~ -1sps1
d0,3(1 t Pz) + ~ 4 p 4
-1ep
N K =
L
1 -0,40 -
N
Nt,

2 -, f
L L

1-0.20-
L
N', k-4 Nc,

LK = longueur de flambement pour flexion dans le plan de chargement

5,33-1 Toutes les sections plastifiées n'ont pas à être considérées comme des
articulations dans le calcul des longueurs de flambement. Utle section plastifiée par
flexion ne perd sa rigidité que pour la flexion dans un sens. Elle conserve sa rigidité
initiale pour la flexion dans l'autre sens. Ainsi, pour calculer la longueur de flam-
bement du poteau central de la structure représentée ci-dessous, on n'assimile à
une articulation qu'une seule des 2 sections plastifiées.

5,33-2 Par exemple. dans le cas de la figure ci-aprc's (où les inerties des
barres sont indiquées sur le schéma), le coeflcient d'encastrement du poteau AB à
son nœud itgérieur A est :
cmx, cm" -- coefficients calculés comme indiqué ci-après.
Lorsque les conditions de non voilement local données en 5,12-l),2),
3) et 4), ne sont pas respectées, on utilisera dans la formule ci-dessus yrMe au lieu
de M,, où iy est le coefficient d'adaptation plastique donné dans le règlement CM 66
et Me le moment limite d'6lasticité.

Structures B nœuds fixes


Le tableau 6 donne la valeur du coefficient Cm pour certains cas de
charges et certaines conditions d'appuis.
Pour les autres cas, on peut adopter Cm= 1, ou toute autre solution qui
place en sécurité.

Structures h nœuds déplaçables


On adopte Cm= 1 si la barre est fléchie en simple courbure et
Cm= 0,85 dans les autres cas.

5.33 LONGUEUR DE FLAMBEMENT

5,33-1 Règle générale


La longueur de flambement LK d'une barre articulée aux deux extrémi-
tés est égale a la longueur réelle L de la barre.
Pour les autres modes d'attache des extrémités, on examine la defor-
mation possible de la ligne moyenne de la pièce lorsqu'elle flambe et on prend
comme longueur de flambement la plus grande des distances séparant deux points
d'articulation ou d'inflexion successifs, réels ou fictifs.
On considère la rotule plastique comme une articulation si les déforma-
tions accompagnant le flambement produisent une augmentation de la rotation plas-
tique de la rotule.

5,33-2 Structures B nœuds fixes


Les formules suivantes permettent de déterminer la longueur de flam-
bement LK des barres dans les ossatures à cadres rectangulaires et nœuds fixes.
Pour un poteau situ6 entre les nœuds A et 6,la longueur LKse calcule par :
5,33-2 COMMENTAIRES

et au nœud supérieur B : -F

.,
ou en fonction des rigidités :

5w
rvw= - rv, = - etc.
ew te

Pour une articulation, on adopte KB = 0,05 et pour un encastrement


KB = 0,95 au lieu des valeurs théoriques KB = O et KB = 1. Ceci tient compte de
l'imperfection des articulations et des encastrements réels. Si l'une des barres
aboutissant au nœud B possède une articulation ou est plastifée à cette extrémité B,
alors on adopte pour cette barre I/L = O
Lorsque l'angle poutres-potealcx est différent de 909 il est nécessaire
de dgterminer KA et KB d partir d'une étude appropriée, ou de calculer directement
LKpar une analyse du second ordre.
KAet KBsont obtenus par :

HA se rapporte aux poteaux aboutissant au nœud A.

(aA se rapporte aux poutres aboutissant au nœud A.

I
l a rigidité relative - des poutres doit être multipliée par un coefficient
L
1,5 si I'extrémité opposée au nœud considéré est articulée ou plastifiée et 2 si elle
est encastrée parfaitement. Si on a une articulation ou une rotule plastique à I'extré-
mité A (ou B) on adopte en pratique KA(OUKd = 0,05.
Pour un encastrement supposé parfait à un appui, on prend KA (OUKg)
= 0,95. L'expression de LKse réduit :
2,96 - 1,58KA
L=
, L si l'extrémité B est articulée ou plastifiée
2,99- KA (KB= 0,05)
0,72 - 0,39KA
LK= L si l'extrémité 6 est encastrée (Kg= 0,95)
1 - 0,358KA

1 -06KA
LK=- L si les deux extrémités ont le même degré
1 - 02KA d'encastrement (KA= KB)
3 - 1,6KA
L, = L s'il y a un point d'inflexion en B (KB= 0 )
3-KA

0,7- 0,38KA
L, = 1 -0,36KA L s'il y a une rotation nulle en B (Kg= 1)

5,33-3 Structures à nœuds déplaçables


Les formules suivantes permettent de déterminer la longueur de flam-
bement LKdes barres dans les oçsatures à cadres rectangulaires et à nœuds dépla-
çables, c'est-à-dire telles que la stabilité dans la direction du flambement n'est assu-
rée que par l'encastrement des poutres sur les poteaux, Pour un poteau situé entre
les nœuds A et B, la longueur de flambement LKse calcule par la formule suivante :
avec :

BA se rapporte aux poteaux aboutissant au nœud A

NA se rapporte aux poutres aboutissant au nœud A

La rigiditd relative /ILdes poutres doit être multipliée par 0,5 si I'extré-
mité opposée au nœud considéré est articulée ou plastifiée et par 0,67 si elle est
encastrée.
Si on a une articulation ou une rotule plastique à l'extrémité A (ou B), on
adopte en pratique KA (OUKg) = 0,05. Pour un encastrement supposé parfait Ci un
appui, on prend KA(OUKg)= O,95.
L'expression de LK se réduit :

LK= dp 1,35 + 1 ,92KA


0,04 + KA L si I:extr6rnit6 B est articulée ou plastifiée

LK= d-.4,08 + 3,63KA


1 + 6,55KA L si 19extr6mitéB est encastrée

LI= \/_
+0,8 0,2KA
L si les deux extrgmités ont le rneme coeffi-
cient d'encastrement

LK= d T1,6 + 2,4KA


L s'il y a un point d'inflexion en B (K. = O)

s'il y a une rotation nuiie en 8 (K. = 1)


1 +6,5KA
6,1 COMMENTAIRES

6,1 Les conditiorls inposées dapis les article 3,9 et 5,25 des Règles CM 66
visent essenfiellenzetlr à éviter les désordres dans les éléments secondaires de la
construction.

Un modèle de calcul est basé sur lrrie tIikor.ie riii sccoriri ordrc s'il est
tenid compte, dans les équarioris d'équilibre, des diplacenients cies élén~entsde
strucndre dans leur repère itiitial. Il est basé sirr utle théorie dii prerilier ordre dans
le cas contraire.
La théorie du secorid ordre, plus exacte, fnit appnrcrître l'irifluetice
néfaste, sur la rigidité d'une structure, de la préserice d'efort norrrrnl de corripres-
sioti dans une ou plitsieurs barres de cette structure, ainsi qir ' u ~ i aniplificatioii
e des
déplacements et sollicitatiorts par rapport à la théorie du prenrier ordre. Ces eflets,
dits « du secorld ordre », sont d'arttarir plus iniportnnts que la strlicture est déjbr-
nlable et chargée.
Dans ~rtzchargenlerit 02 toutes les actiotis augirteriterrt propo~~tiorrrielle-
nient à i~tifacreitrde charges ci, les efets du secorid ordre font qu 'iiiie strirctiir6t.peut
être instable pour urie valeur de ce facteur iiférieure à la inleur ci,, détertriince par
irn modèle de calcul élasto-plastique dit preniier ordre et corresporidcrrit à I'appari-
riotz d'un mécanisme d'écorilemenr plasrique. Cette instabilité, qui peirt être locale
ou globale, apparaît lorsque la raideur qu'oppose la srrtrctitre ri irti certain iriode de
déplacement s'antiitle ai1awt l'apparirion d'loi triécatiisme d'éco~rlenientplastique.
Ce mode de déplacenient est le i1ecreurpropre de la nratrice de raideur tarigente
élasto-plastique de la striicture, correspondarrt d sa plus petite ilaleirr propre.
ci,, est le facteur de charge pour lequel se produit IYinstaDiliré avec
l'hypothèse d'un matériau élastique. Cette instabilité prend l'allure d'utie bifiirca-
tion lorsque les déplacemetifs qui la précèdent sorit iti$nitésii~iaic.r.
ci,, caractérise la rigidité de la srntctiire vis-à-vis du chnrgeirient appli-
qué. Plus ci,, est grand, plus la srntctltre est rigide vis-à-ris du chargenzerir appli-
Les déformations sous les charges de service doivent satisfaire aux
conditions données dans les articles 3,9 et 5,25 des Règles CM 66.

62 DEFORMATIONS AUX ÉTATS-LIMITES ULTIMES


Des limitations sur les déformations sous charges pondérées sont don-
nées au chapitre 7, afin de se prémunir contre les risques d'instabilité globale de la
structure.

7 PRISE EN COMPTE DES EFFETS


DU SECOND ORDRE
Nous donnons ci-après des règles simplifiées permettant de se placer
en sécurité lorsqu'on néglige les effets du second ordre dans l'analyse d'une struc-
ture déformable (amplification des dbplacements et des sollicitations, instabilité glo-
bale).
Ces règles nécessitent 1'8valuation préalable, selon une méthode
appropriée, du seuil de bifurcation ou d'instabilité correspondant à un facteur de
charge a,,en comportement purement élastique de la structure étudiée soumise aux
conditions imposées.
7 COMMENTAIRES

gué, moins elle est sensible aux effets du second ordre, plus le choix d'une analyse
de la structure « au premier ordre » est justifié pour ce chargement.
Des méthodes d'éi~ahationde a, sont dortnées par exemple dans l'ou-
-
vrage :« Manuel pour le calcul en plasticité des constructions en acier » CTICM,
1978.
Lorsqu'on détermine les sollicitations dans les éléments de structure
par une méthode preriant en conlpte les effets du second ordre, oti peut adopter;
pour la vérificatiori de ces éléments au flnnibemerit :

Rotation globale d'un poteart

1. II existe dans la littérature technique de nombreux exemples d'asseni-


blrrges cour~titspour lesquels on s'est assuré expérimentalement qu'ils possèdent
CIL'S qlialités de résistance et de rigidité sufisarites et qu'ils sont constitués d'Clé-
nirnts nssez ductiles poirr perrnrttre leur calcul en plasticité.
Quelle que soh la combinaison d'actions étudiée, on doit avoir obligatoi-
rement :

De plus, si :
1 <a,< 5 : on doit analyser la structure par une méthode prenant en compte
les effets du second ordre et vérifier que la rotation globale de
chaque poteau ne dépasse pas 0,05radian lorsque a = 1.
a>, 5 : on peut utiliser une méthode basée sur une théorie du premier
ordre ou une méthode prenant en compte les effets du second
ordre.
- Si on utilise une méthode au premier ordre », ilfaut vérifier que :
1. le facteur de charge a, correspondant à la formation d'un mécanisme
est tel que :

2. La rotation globale de chaque poteau ne dépasse pas :

- Si on utilise une méthode prenant en compte les effets du second ordre, il faut
vérifier que la rotation globale de chaque poteau ne dépasse pas 0,15radian
poura= 1.

8,1 PRINCIPES GÉNÉRAUX


1. Les assemblages doivent avoir une résistance telle qu'ils soient
capables de supporter les sollicitations causées par toutes les combinaisons d'ac-
tions pondérées et une rigidité convenable afin d'assurer la continuité des déplace-
ments prise en compte dans les calculs. Les assemblages doivent conserver leur
résistance pendant toute la période d'adaptation plastique, jusqu'a ce que les
charges aient atteint leur valeur pondérée.
Si les sollicitations internes dans les assemblages n'ont pu 6tre determi-
nées avec précision par le calcul, les efforts à prendre en compte dans la vkrification
851 COMMENTAIRES

2. Dans le cas particulier d'une attache poutre-poteau, on peut admettre


qu'ù l'état-limite ultime dans l'âme du poteau, l'effort de compression apporté par
la semelle se diffuse dans cette âme selon la répartition :

Dans un assemblage de ce type, on doit vérifier en particulier :


- que la partie d'âme commune de l'attache poutre-poteau ne se ruine pas par
plastijication prématurée d'effort tranchant,
- que l'effort de compression apporté par la semelle comprimée de la poutre n'a
pas pour effet de cloquer l'âme du poteau.
3. Du fait des caractéristiques non identiques des courbes de comporte-
ment charge-déformation de deux modes de liaison différents, on ne peut assurer
une transmission correcte d'un même effortpar deux procédés de liaison agissant
concurremment, sans courir le risque de faire supporter la totalité de cet effort par
l'un des deux.

Toutefois, on peut utiliser simultanément la soudure et les boulotzs hr si


chacun de ces modes de liaison ne transmet pas le même type d'effort, par exemple
dans un assemblage poutre sur poteau où les semelles sont soudées (transmission
du moment) et l'âme est attachée par boulons hr (transmission de lJefSorttran-
chant). Dans ce cas cependant, Ù l'état limite ultime, les boulons hr doivent être
calculés au frottement et non à la pression diamétrale comme le permet l'article
8,55.
de ces assemblages sont ceux que les éléments assemblés sont capables de trans-
mettre, en raison de leurs dimensions et de leur disposition.
2. Les assemblages doivent être conçus de manière à assurer une trans-
mission convenable des sollicitations auxquelles ils sont soumis. Aucun des el&
ments faisant partie d'un joint ne doit périr par instabilité locale, ou par tout autre
mode possible de ruine prématurée avant que la capacité de résistance estimée du
joint ne soit atteinte.

3. En principe, l'emploi simultané de différents modes de liaison est inter-


dit dans un même assemblage.
8,21 COMMENTAIRES

Cas particulier de distribution de trous

les lignes de moindre résistance sont des lignes trarzsversales


n = nombre de lignes longitudinales de trous
Longueur de la ligne de moindre résistance : lm-4
Section nette : 1 An = e(b - nd,,) 1

An
8,22 Le rapport -
A
définir un degré d'eflcacité de l'assemblage ;de nom-
breuses études appuyées sur un très grand nombre d'essais ont pu mettre en évi-
dence l'influence de plusieurs paramètres sur la résistance des assemblages ayant
An
des rapports - différents, à savoir :
A
- la distribution des trous
- le mode de perçage des trous
- le rapport entre la limite d'élasticité et la contrainte ultime de traction du
métal
- les caractéristiques géométriques (longueur d'attache, excentrement des trous,
etc.).
82 EFFET DE LA PRESENCE DES TROUS SUR LA CAPACI*
DE RÉSISTANCE DES ÉLÉMENTS

8,21 SECTION NETTE


Le calcul de la section nette est effectué sur la ligne de moindre résis-
tance.

A, = section nette
n = nombre de trous dans le chemin de rupture envisagé
4 = distance longitudinale entre trous
ti = distance transversale entre trous
La longueur de la ligne de moindre résistance est prise égale à la valeur
minimale - pour les différentes possibilités de chemin de rupture - de l'expression :

Section nette :

8,22

2.
1.
TRACTION SIMPLE

trous poinçonnés :

- trous forés OU alésés :


-
A,,,= A si les conditions suivantes sont réalisées :

> 0,85
A -

2 2 0,75

Pour les cas où les conditions précédentes ne sont pas réalisées, le


calcul de la résistance ultime % la traction simple doit être basé sur la section nette :
8,22 COMMENTAIRES

A, O,
Ces études ont montré que la condition A 2-mu permet de délimiter

les cas pour lesquels on peut baser le calcul de la résistance sur la section brute.
est un facteur inférieur à l'unité qui englobe les incertitudes sur les
conditions de réalisation des trous, les excentrements et la distribution
des trous (a = 0,75 trous poinçonnés, = 0,85 trousforés).

o,/q est le rapport de la limite d'élasticité à la contrainte ultime de l'acier


des pieces assemblées. Les caractéristiques mécaniques minimales des
nuances courantes d'acier de construction donnant un rapport de
O,/$ voisin de 0,65.

Les trous poinçonnés bruts ne sont autorisés que dans les assemblages,soumis à des
effortspeu variables.

8,24 Dans les cas où il faut prendre en compte, dans le calcul de la résis-
tance de l'élément fléchi, la diminution de résistance due à la présence des trous
dans la semelle tendue, on doit conserver comme axe neutre celui de la section
brute.

axe
neutre
8,23 COMPRESSION SIMPLE
Le calcul de la résistance ultime des piéces assemblées par rivets ou
boulons est basé sur ta section brute :

8,24 FLEXION SIMPLE


La résistance ultime à la flexion d'un élément assemblé par couvre-joint
lié par rivets ou boulons n'est pas affectée par la présence des trous dans la semelle
tendue si le rapport de la section nette à la section brute de la semelle tendue satis-
fait aux conditions suivantes :

- trous poinçonnés : . (%) SBm


20,85

- trous forés ou alésés :


(2) 5Bm 20.75
Pour les cas OB les conditions précédentes ne sont pas satisfaites, la
résistance ultime doit Ptre réduite de la résistance correspondant4 la partie de
matière enlevée pour la réalisation des trous dans la semelle tendue.

8.3 ASSEMBLAGES RIVÉS


Les assemblages rivés doivent &tre exécutés et vérifiés conformément
à la norme NF P 22-410.

8,4 ASSEMBLAGES BOULONNÉS NON PRISCONTRAINTS


Les assemblages boulonnés non précontraints doivent être exécutés et
vérifiés conformément à la nome NF P 22430.
8,51 COMMENTAIRES

8,51 Le tableau 7 donne, pour les dianzPtres de boulorts à haute résistance


les plus couranzmerlt utilisés en cotlstrl4ctiorl niétallique, les italeurs de A , et A
(rrorrlleNF E 27-711).

TABLEAU VI1

8,52 Les dispositions cortstritctii~esiSiserit:


- la distailce s entre axe des boulorrs
- la piilce longitudinale a//
- la pince transversale a l
- les épaisseurs des pièces assemblées.
Le diamètre des trous d, est égal ati diamètre ?tomiiral des vis d, aug-
menté :
- delmrnpourd<14rnnz
- deSmmpourd2l4mm.
815 ASSEMBLAGES PAR BOULONS A SERRAGE CONTROLE

8,51 NOTATIONS .
p = pas de filet de vis,
d = diamétre nominal des vis,
& = diamétre sur flan = d- 0,6495 p

I dj

A~
=

=
diamétre du noyau = d- 1,2268 p

section résistance = n
(d-
214 d3)2

A = section nominale =

1
w41 A~

ad
=

=
section du noyau 7 n ($r
limite d'élasticité garantie du métal constituant
les vis,
ou = résistance ultime garantie du métal constituant les vis,
p, = effort de précontrainte dans la tige d'un boulon,
N = effort pondéré de traction par boulon,
V = effort pondéré de cisaillement par boulon et par plan de cisaille-
ment,
Nu = résistance ultime conventionnelle à la traction du boulon,
V, = résistance ultime conventionnelle au cisaillement du boulon par
plan de cisaillement.

8,52 CONDITIONS DE QUALITE DES BOULONS, DISPOSITIONS


CONSTRUCTIVES ET PERÇAGE
Les conditions de qualité auxquelles doivent satisfaire les boulons sont
dbfinies dans la norme NF E 27-701.
Les dispositions constructives doivent étre conformes à la norme
NF P 22-460.
Le perçage doit être conforme à la norme NF P 22-462.

8,53 EFFORT DE PRÉGONTRAINTE


L'effort de précontrainte, réalis6 par serrage de l'écrou ou de la tête de
boulon. a pour valeur :
8,54 COMMENTAIRES

8,54 Les conditions d'élasticité résultant de la précontrainte de traction


dans le boulon et de la préconlrainte de compression dans les zones intéressées des
pitces assemblées font qu'un effort de traction convenablement limité, appliqué à
l'assemblage, n'entraîne qu'unPtrès légère augnzentation de l'effort réel de traction
dans le boulon,
L'effort de traction appliqué à l'assemblage par boulons à haute résis-
tance est limité, de façon à conserver toujours une pression sur les suflaces en
contact.
On définit la résistarice ultinze d'un boulon à haute résistance par rap-
port à sa limite d'élasticité garantie. En réalité, cette résistance ultinze aurait dû
être déjïnie par rapport à la résistance à la rupture du boulon. Le rapport klinirnai
de la résistance à la rupture à la limite d'élasticité est de 1,25 pour la vis de classe
8,8 et de 1,10 pour la vis de classe 149.
8,55 La précontrainte appliquée aux boulons a pour but de garantir un
assemblage rigide aux états-limites d'utilisation. La vér$cation aux étqts-limites
d'utilisation se fait en accord avec la norme NF P 22-460, nzais en utilisant les
efforts nori pondérées.
Il se peut qic'un glissement intervienne pour irn état de chargement
internzkdiaire compris entre l'état-limite de service et l'état-limite ultime. L'effort
sera alors transniis par contact de la tige du boulon avec le bord du trou. Il est donc
nécessaire de s'assurer dans ces conditions que les défornzarions susceptibles de se
réaliser n'ont pas une influence défavorable sur la résistance de la coristruction à
l'état ultinze.
Un boulon isolé pourrait supporter avant rupture un effort de cisaille-
ment nettement supérieur à 0,5 A,G,,,. La valeur de V,, indiquée ici tient compte de
l'inégalité de répartition des efforts etztre les boulons d'un même assetnblage en
raison des tol&rancessur la position des trous. Dans la plicpart des cas, elle n'est
d'aillerlrs pas déterntiriarite car le dinietzsiorrrieniettt de l'nsseniblage est condi-
tionné par la vérification allx états-limites d'utilisation (condition de non glisse-
ment).

gr11vité lie ,'

.-

Pour l'assenzblage ci-dessus, l'effort de cisaillenzetrt résultant sur


ckaqrre On~rlortest obtenir par addition vectorielle de deux efforts :
8,55 COMMENTAIRES

- l'un dû à l'effort tranchant ( F ) réparti également entre tous les boulons,


- l'autre dû au couple agissant au centre de gravité de l'assemblage (F: 8).
L'effort s'exerçant sur chaque boulon est proportionnel à la distance de l'axe
du boulon à ce centre de gravité, et est dirigé perpendiculairement au rayon
vecteur reliant l'axe du boulon au centre de gravité.

8,57 Une attention particulière doit être prêtée à la détermination des


efforts de traction créés dans les boulons. L'effort de traction par boulon peut résul-
ter :
- de l'effort normal ( N ) appliqué à l'assemblage,
- du moment de flexion (M),
- d'un effort de traction supplémentaire Q connu sous le nom K d'effet de
levier P qui peut se produire si la platine présente une certaine souplesse.

On ne dispose pas actuellement, de méthodes simples pour déterminer


cet effort Q à l'état-limite ultime. Toutefois, l'expérience montre que l'effet de levier
n'est pas à craindre pour des épaisseurs e de platine supérieures à :

avec :

c = largeur de platine concernée par un boulon,


cUh = limite de rupture du boulon,
ce, = limite d'élasticité de la platine.
La résistance de l'assemblage peut aussi être limitée par la condition de
pression diamétrale (art. 8,55).

8,57 ASSEMBLAGE SOLLICITE PAR UN EFFORT PERPENDICULAIRE


À L'AXE DES BOULONS (EFFORT TRANCHANT)
ET PAR UN MOMENT DE FLEXION ET UN EFFORT NORMAL
(CRÉANT DES CONTRAINTES DE TRACTION DANS
LES BOULONS)
Dans ce cas d'assemblage, du type de celui représenté en commen-
taire, à l'état-limite d'utilisation on peut vérifier indépendamment :
- la résistance de i'assemblage fi l'effort tranchant seul (sans glissement),
- la résistancqde l'assemblage sous moment de flexion et effort normal seuls.
À i'état-limite ultime, i'application de la norme NF P 22-460 permet d'ob-
tenir une évaluation par défaut de la résistance de i'assemblage. Une amélioration
du calcul est possible sous réserve de connaître le mécanisme de ruine plastique
(par lignes d'articulation) se lormant dans la platine au voisinage de la semelle ten-
due de la poutre.
8,57 COMMENTAIRES

En pratique, il semble difficile d'envisager l'utilisatiort de platines


d'épaisseurs inférieures à 0,4 e* pour lesquelles l'effet de levier serait beaucoup
trop important.
8,6 ASSEMBLAGES SOUDÉS
Les assemblages soudés doivent être vérifiés conformément à la norme
NF P 22-470.
9 NOTATIONS

épaisseur de gorge d'un cordon de soudure


aire de la section brute de la pièce
aire de l'âme (ou de l'ensemble des âmes pour un caisson)
aire d'une semelle
aire de la section nette de la pièce
largeur d'une semelle
hauteur totale d'une section
hauteur d'âme
moment quadratique
moment d'inertie de torsion (Barré de St-Venant)
longueur de poutre, de poteau, portée
longueur de déversement
longueur de flambement
rayon de giration
épaisseur de pièce mince
épaisseur d'une semelle
épaisseur de i'âme (ou de l'ensemble des âmes pour un caisson)
moment statique
module plastique (Z = 2 :S)

-
module d'élasticité ou module de Young (pour I'acier de construction :
E 21 000 daN/mm2)

-
coefficient de Poisson (pour I'acier de construction dans le domaine
elastique v 0,3)

-
module de cisaillement G= -(pour l'acier de construction :
G 8 100 daN/mm2)
2(1 + v)

contrainte limite conventionnelle d'élasticité de I'acier


92 NOTATIONS

déformation unitaire élastique correspondant à la limite d'élasticité

déformation unitaire totale au seuil du domaine de raffermissement

0,
contrainte limite élastique de cisaillement pure (.se=- dans le cas
du critère de von Mises) v'3

COEFFICIENTS OU GRANDEURS SANS DIMENSIONS


facteur de charges
coefficient de flambement
coefficient de rigidité
rapport entre les moments aux extrémités d'une poutre ou d'un poteau,
-
rapport toujours compris entre 1 et + 1
élancement (1= LK!\)

(- A/?)
élancement réduit h = -

SOLLICITATIONS, CONTRAINTES ET DEFORMATIONS


moment
effort normal
effort tranchant
contrainte normale
contrainte de cisaillement
déformation linéaire unitaire
déformation angulaire unitaire

ACTIONS (CHARGES)
action en généra!
charge permanente
charge d'exploitation
charge de vent (Wn: vent normal, W, : vent extrême)
charge de neige (Sn : neige normale, Se : neige extrême, Sr : neige
réduite)
NOTATIONS 9,6

9,6 CRITÈRES DE RÉSISTANCE

Ma
( -t
moment elastique limite Mo- O,
1
MD moment critique de déversement
moment de plastification
moment ultime
effort normal critique (NW=AG,,)
effort normal de plastification
effort normal ultime
effort tranchant de plastification
effort tranchant ultime
contrainte normale ultime
contrainte critique de déversement

( :r)
contrainte normale critique oc,= -

9,7 INDICES DE REPERAGE


K flambement

u ultime
cf critique
x, y, z axes de coordonnées cartesiennes liées à la section dont l'origine
passe par le centre de gravité de la section.
On prendra conventionnellement :
Axe x : axe de forte inertie
Axe y : axe de faible inertie
Axe z : axe longitudinal
Imprimé en France, - JOUVE, 18, rue Saint-Denis, 75001 PARIS
-
No363435W dépôt légal : janvier 2005
Nod'éditeur : 5990