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Cours de comptabilité analytique de gestion

CHAPITRE : LE DIRECT COSTING

La méthode des coûts complets est basée sur la distinction entre charges directes et indirectes.
L’analyse du coût profit repose sur la classification des charges en charges variables ou
charges opérationnelles et en charges fixes ou charges de structure.
En considérant ces deux analyses, on aboutit à un regroupement qui peut être schématisé de la
manière suivante :

Charges directes Charges indirectes


Charges fixes 1 3
Charges variables 2 4

On distingue :
 Le Direct costing simple encore appelé méthode des coûts variables
 Le Direct costing évolué ou méthode des coûts spécifiques

I – DIRECT COSTING EVOLUE

1– PRINCIPE ET DEFINITION

a) DEFINITION :
Le Direct costing simple ou méthode des coûts variables est une méthode de la comptabilité
analytique qui ne retient dans le calcul des coûts que les charges variables (directs et
indirectes), les charges fixes étant regroupées dans une masse.

b) PRINCIPE :
La méthode des coûts variables permet :
- De déterminer la marge sur coût variable par produit
- De regrouper les marges sur coûts variables, ce qui permet de déterminer le résultat
global de l’entreprise d’après le schéma ci-dessous.

PRODUITS
ELEMENTS TOTAL
A B C
CHIFFRE D’AFFAIRE C.A total C.AA CAB CAC
Coût variables C.V total CVA CVB CVC
MARGE / COUT VARIABLE MCV total MCVA MCVB MCVC
CHARGES FIXES C. F
Résultat d’exploitation R.E

2 – DIRECT COSTING ET GESTION


Pour la gestion d’une entreprise en général et celle des entreprises multi productrices en
particulier, le direct Costing offre un avantage certain ; il permet en effet :
- De faciliter le calcul des coûts (en éliminant les charges fixes) ce qui rend possible
les comparaisons des coûts pour des exercices successifs.
- De suivre la rentabilité par produit, ce qui permet de prendre des décisions en ce
qui concerne les produits à supprimer ou des produits à encourager.
- De faciliter le calcul du seuil de rentabilité par produit et même pour l’ensemble de
l’entreprise.

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REMARQUE :
Toutefois pour des entreprises multi productrices, le seuil de rentabilité global ne peut
avoir de signification que s’il existe une proportion constante entre les unités produites et
vendues. Ainsi, le taux de la marge sur coûts variables doit être le plus élevé possible pour
contribuer à une bonne absorption des charges fixes.
Dans l’affirmative, il faut supprimer les produits déficitaires ou à faible taux de la
marge sur coûts variable et encourager les produits à fort taux de la marge sur coûts variables.

APPLICATION :
Les charges d’une entreprise industrielle peuvent être analysées de la manière suivante :

Produit A Produit B Produit C


Chiffre d’affaires 9 750 000 10 800 000 5 280 000
Charges variables directes 6 000 000 5 269 000 3 936 000
Charges variables indirectes 795 000 950 000 636 000

Charges fixes globales : 4 551 000

RESOLUTION
PRODUITS
ELEMENTS TOTAL
A B C
Chiffre d’affaires
Coût variables
Marges sur coûts variables
CHARGES FIXES
Résultat d’exploitation

CONCLUSION : (1/4 page)

3 – CRITIQUE DU DIRECT COSTING SIMPLE


- Le direct costing simple sous évalue les stocks car ceux-ci ne comprennent que les
charges variables.
- Il préconise la répartition des charges indirectes alors que celle-ci doit être évitée.
- Il néglige les charges fixes spécifiques ou directes alors que leur prise en compte
facilite le calcul du seuil de rentabilité par produit.

II- METHODE DES COUTS SPECIFIQUES OU DIRECT COSTING EVOLUE

1 – DEFINITION ET PRINCIPE

a) Définition
La méthode des coûts spécifiques est le prolongement de la méthode des coûts variables.
Elle consiste à prendre en compte dans le calcul des coûts les charges variables et les charges
fixes directes.

b) Principe
Le direct costing évolué permet de déterminer la contribution de chaque produit dans la
couverture des charges fixes communes d’après le schéma ci-après.

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PRODUITS
ELEMENTS TOTAL
A B C
Chiffre d’affaires C.A total C.AA CAB CAC

Coût variables C.V total CVA CVB CVC

Marges sur coûts variables MCV total MCVA MCVB MCVC

Charges fixes spécifiques CFS total CFSA CFSB CFSC

Marge sue coûts spécifiques M/CS total M/CSA M/CSB M/CSC

Charges fixes C.F communes


Résultat d’exploitation R.E

APPLICTION
Reprendre l’application précédente en considérant que dans les charges fixes, 1 500 000 F
sont communes aux trois produits et 3 051 000 F considérées comme spécifiques et relatifs
aux produit A pour 1 000 000 F, B pour 1 300 000 F et C pour 751 000 F.

TRAVAIL DEMANDE :
1° Déterminer le résultat d’exploitation
2° Quel produit faut-il supprimer ?
3° Calculer le seuil de rentabilité par produit et pour l’ensemble de l’entreprise.

RESOLUTION :
PRODUITS
ELEMENTS TOTAL
A B C
Chiffre d’affaires
Coût variables
Marges sur coûts variables
Charges fixes spécifiques
Marge sue coûts spécifiques
CHARGES FIXES
Résultat d’exploitation

CONCLUSION (1/4 page)

2 – CRITIQUE DU DIRECT COSTING EVOLUE


On peut juste regretter que les stocks sont sous évalués du fait de la non prise en compte des
charges fixes communes.

A côté du direct costing, il existe une autre méthode dite des coûts directs

III – METHODE DES COUTS DIRECTS

Cette méthode intègre dans les coûts uniquement les charges affect ables sans ambiguïté au
produit, qu’il s’agisse des charges variables ou fixes. Elle retient dont des charges directes

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AVANTAGE DE LA METHODE :
 Elle est facile à réaliser parce qu ‘elle ne tient pas compte de la répartition des charges
 Les calculs ne souffrent d’aucune ambiguïté
 Les charges fixes sont imputées globalement à l’ensemble des marges sur coût direct
générées par chaque produit.
Cette méthode est peu utilisée. Les entreprises préférant une approche mixte d’analyse des
coûts combinant tout type de charge.

APPLICATION
Reprendre l’application précédente et présenter le compte de résultat d’après la méthode des
coûts directs

RESOLUTION
PRODUITS
ELEMENTS TOTAL
A B C
Chiffre d’affaires
Charges variables directes
Charges fixes spécifiques
Total des charges directes
Marge sur coût direct
Charges indirectes (CVI+CFI)
Résultat d’exploitation

N.B :
Au regard de toutes ces trois méthodes d’analyse, laquelle doit-on choisir pour une
bonne gestion de l’entreprise? La finalité des calculs des coûts partiels étant la bonne prise de
décision quant au produit à supprimer ou à encourager, il conviendrait alors de déterminer les
charges qui apparaissent ou disparaissent en fonction de ces décisions. Il est donc préférable
d’obtenir un ordre de grandeur juste plutôt qu’une répartition contestable des charges. C’est
donc la structures des charges de l’entreprise et la capacité de ces dernières à être analysées
qui détermineront la méthode à utiliser.

TYPE DE CHARGES METHODE A CHOISIR


Majoritairement variables Coûts variables (Entreprises commerciales)

Majoritairement Directes Coûts directs (Entreprises commerciales)

Majoritairement Fixes Coûts spécifiques (Entreprises industrielles)

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CHAPITRE
LE COUT MARGINAL

I – GENERALITES :
L’utilisation du coût marginal permet d’étudier les variations des charges de toute nature en
fonction des fluctuations d’activité afin d’en apprécier l’incidence sur le profit global.
Sans être une méthode à proprement parlé, il permet de répondre à certains problèmes de
gestion tels que :
- Le produit est-il rentable ?
- Est-il possible d’accroître la production ?
- Est-il possible d’accepter une commande supplémentaire, si oui à quel prix ?
- Est-il possible de diminuer le niveau d’activité de l ‘entreprise ? (Autrement dit,
comment optimiser le résultat ?).

II – DEFINITION
Le coût marginal est la différence entre l ‘ensemble des charges de l’activité ordinaire
nécessaires à une production donnée et l’ensemble des charges de l’activité ordinaire qui sont
nécessaires à la même production augmentée ou diminuée d’une unité. Autrement dit le coût
marginal correspond à l’ensemble des charges relatives à l’unité additionnelle.
L’unité de production peut être :
- Un article
- Un lot
- Une série
Si nous désignons par CP°n+1, le coût de production relatif à un niveau d’activité n+1 et CP°n,
le coût de production correspondant à un niveau d’activité n, le coût marginal « Cm) s’écrit :
Cm = CP°n+1 – CP°n

Et le coût marginal unitaire « Cmu » s’écrit : Cmu = CP°/ Qtés

APPLICATION
On relève des livres comptables d’une entreprise industrielle les coûts de productions
suivants :
Avril Mai
Quantités produites 1 500 1 800
Coût de production 2700 000 3 150 000

TRAVAIL DEMANDE :
1° Déterminer le coût marginal
2° En déduire le coût marginal unitaire.

III – NOTION DE RECETTE MARGINALE


La recette marginale est le prix de vente de l’unité supplémentaire. Si nous désignons par CA
n+1 le chiffre d’affaires correspondant à une période d’activité n+1 et CA n, le chiffre
d’affaires correspondant à une période n, la recette marginale Rm s’écrit : et la recette
marginale unitaire Rmu s’écrit :
Rm = CA n+1 – CA n Rmu = CA / Qtés

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N.B : La recette marginale étant toujours égale au prix de vente unitaire, Rmu = PVu – Cmu

APPLICATION :
Une entreprise fabrique et commercialise généralement 150 lots d’un produit par mois pour
un coût de revient de 1 950 000 F. Pour satisfaire une commande supplémentaire, cette
entreprise a produit 200 lots pour un coût total de 2 500 000 F.

TRAVAIL DEMANDE :
1° Déterminer le coût marginal des 50 lots supplémentaires et en déduire le coût marginal
d’un article sachant qu’un lot est constitué de 10 articles.
2° Déterminer le résultat marginal compte tenu d’un prix de vente de 14 000 F par lot.

RESOLUTION (1/2 page)

IV – LES COMPOSANTES DU COUT MARGINAL :

Le coût marginal de l’unité supplémentaire est composé de la même manière que tous les
autres coûts, à savoir :
 Des charges variables qu’entraîne la réalisation de cette unité supplémentaire
 Des charges fixes éventuelles nécessaires à sa réalisation si sa production entraîne un
changement de structure.

De là, on déduit les deux possibilités pour la composition du coût marginal :

POSSIBILITES COMPOSITIONS du Cm
Cm Pas de changement de structure Cm = CV
Nécessité d’un changement de
Cm = CV + CF (supplémentaires)
structure

APPLICATION
Une entreprise fabrique dans les conditions normales 10 000 unités d’un produit p par mois.
Les charges correspondant à cette production sont les suivantes :
- Matières premières ……….. 10 000 000 F
- Main d’œuvre directe………. 2 400 000 F
- Charges fixes d’atelier……... 6 000 000 F

TRAVAIL A FAIRE 1
- Calculer le coût de production mensuel des 10 000 articles et en déduire le coût de
production d’un article.

Au cours du mois suivant, cette entreprise a reçu une commande de 12 500 articles
Hypothèse 1 : En admettant que la réalisation de cette commande n’entraînerait pas de
nouvelles charges fixes.

TRAVAIL A FAIRE 2 :
1° déterminer le coût de production mensuel et en déduire le coût de production d’un article.
2° Calculer le coût marginal relatif à cette commande et en déduire le coût marginal de l’unité
supplémentaire.

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Hypothèse 2 : Pour la réalisation de cette commande, l’entreprise devrait engager de


nouvelles charges fixes, ce qui porterait les charges fixes d’atelier à 8 000 000 F.

TRAVAIL A FAIRE 3 Calculer dans ces conditions :


1° Le coût de production mensuel et en déduire le coût de production d’un article.
2° Le coût marginal relatif à cette commande et en déduire le coût marginal d’un article.

TRAVAIL A FAIRE 4
Déterminer dans chacune des hypothèses le résultat mensuel sachant que l’entreprise vend ses
produits à 2 100 F l’unité.
Un exploitant propose à l’entreprise un prix de 1 500 F.

TRAVAIL A FAIRE 5
1° L’entreprise doit-elle accepter la commande de cette entreprise ?
2° Quel serait le résultat marginal ?
3° Apprécier son incidence sur le résultat mensuel et conclure.

RESOLUTION (1page)

V – EXPRESSION MATHEMATIQUE DES COUTS MARGINAUX

A – COUT MARGINAL ET COUT TOTAL

1 – Le Coût total :
Quelque soit la relation qui lie le coût total aux quantités, le coût total est une fonction des
quantités et peut s’écrire.

CT = f(Q) - (Q exprimant les quantités)

2 – Le coût marginal :
Compte tenu de la définition du coût marginal ; Cm = CTn+1 – CTn

Le coût marginal est égal : Cm= f(Q + Q) – f(Q) Cm = CT’


Q

B – COUT MARGINAL ET GESTION


Le coût marginal permet de déterminer l’optimum technique et l’optimum économique.

1° L’OPTIMUM TECHNIQUE :
C’est le niveau de production pour lequel le coût moyen unitaire est minimum, ce qui procure
le maximum de résultat unitaire et donc un maximum de rentabilité

L’optimum technique est atteint lorsque le coût moyen est égal au coût marginal
Optimum technique CM = Cm CT’ = f(Q)/Q
Le coût moyen est minimum lorsque sa dérivée première est nulle et la dérivée seconde
supérieure à zéro CM’ = O et CM’’>0

C’M = f’(Q).Q – 1(f(Q))


C’M = Q2 0 f’(Q).Q – 1(f(Q)) = 0

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Q2

F’(Q).Q = f(Q) f’(Q) = f(Q) Cm = CM


Q
Coûts Cm
Graphiquement, on aura : CM

Min CM

Qo

2° L’OPTIMUM ECONOMIQUE : Optimum technique


C’est le niveau d’activité pour lequel l’entreprise réalise plus de
profit. Il est atteint lorsque la recette marginale est égale au coût
marginal.

Rm = Cm PVu = Cm

Coût unitaire
Cm

Pu P

Qo

Optimum économique
3° POLITIQUE DU PRIX DIFFERRENTIEL
L’application du coût marginal à la gestion est assez fréquente en cas de commande ou
d’investissements supplémentaires car une commande supplémentaire n’est acceptable que
lorsque son coût marginal est inférieur à la recette marginale.

APPLICATION N°1
Le tableau ci-dessous décrit l’évolution du coût moyen d’une entreprise en fonction du niveau
de production

Production 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500 4 000


Coût moyen 93 84 76 68 62 61 62 93

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Le prix de vente unitaire est de 80F

TRAVAIL DEMANDE
1– Calculer le coût marginal pour chacun des niveaux de production.
2 – Représenter graphiquement les variations du coût moyen, du coût marginal, du prix de
vente et de la recette marginale.
3 – Calculer l’optimum technique et l’optimum économique.

RESOLUTION (2pages)

APPLICATION N° 2
Une entreprise fabrique de façon régulière 8 000 unités d’un produit P vendus à 4 000 F
l’unité.
Cette production nécessite :
- Matières premières ………………………………………. 3 600 000 F
- Main d’œuvre directe …………………………………….8 800 000 F
- Autres charges variables …………………………………7 300 000 F
- Charges fixes ……………………………………………..4 740 000 F
Un client lui propose une commande supplémentaire de 2 000 articles. Une étude permet de
conclure que l’accroissement de la production n’entraînerait pas d’accroissement des charges
fixes, mais le client ne passerait la commande supplémentaire que moyennant un remise de
30%

TRAVAIL DEMANDE :
Apprécier l’opportunité de cette commande supplémentaire.

Résolution (1 page)

CHAPITRE
L’IMPUTATION RATIONNELLE DES CHARGES FIXES

I – PRINCIPE DE LA METHODE

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La méthode de l’imputation rationnelle consiste à rendre proportionnelle les charges fixes de


manière à ce que toutes les charges soient proportionnelles au niveau de l’activité.
Cette méthode a pour intérêt de chiffrer le degré d’aisance ou de difficulté lorsque l’activité
est supérieure, égal ou inférieur à un niveau considéré comme normal.

II – LES DIFFERRENTES PHASESDE LA METHODE


La mise en place de la méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes comporte 4
étapes.
1 - On retient un niveau d’activité considéré comme normal (N)
2 – On établit les taux d’activités :
On appelle taux d’activité ou coefficient d’imputation rationnelle, le rapport entre l’activité
réelle et l’activité normale.

Activité réelle
Taux d’activité = Coefficient d’imputation rationnel =
Activité normale
3 - On calcule le montant des charges fixes imputées rationnellement (F’) pour chaque
niveau d’activité en multipliant les charges fixes réelles par le coefficient d’imputation
rationnelle.
F’= c * F

4 - On compare l’activité réelle à l’activité normale et à ce stade, on peut déterminer deux


types d’écarts :
-Un coût de chômage qui est un coût supporté par l’entreprise en période de sous
activité (c’est-à-dire lorsque l’activité réelle est inférieur à l’activité normale (AR<AN) ou
encore lorsque le coefficient d’imputation rationnelle est inférieur à 1 (c<1).
Le coût de chômage est donc la différence positive entre les charges fixes normales et
les charges fixes imputées rationnellement.

F-F’>o

-Un boni de suractivité réalisé en période de suractivité c’est-à-dire lorsque l’activité


réelle est supérieure à l’activité normale ou encore lorsque le coefficient d’imputation
rationnelle des charges fixes est supérieur à 1.
Le boni de suractivité est la différence négative entre les charges fixes réelles et les
charges fixes imputées rationnellement.

F-F’<o

Application N°1
Dans un atelier A, il est fabriqué un produit unique P. L’activité de cet atelier est
mesurée à l’aide des quantités produites et vendues. Les charges de structure mensuelles
s’élèvent à 3 000 000 F. Les charges variables comprennent :
- Matières premières : 30 000 F pour 1 500 unités
- Main d’œuvre directe : 20 000 F pour 800 unités
Travail demandé

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1 – Etudier l’évolution du coût total et du coût unitaire lorsque l’activité de cet atelier
passe par les stades suivants : 60 000 unités, 75 000 unités, 100 000 unités et 120 000
unités.
En déduire le coût variable unitaire et le coût fixe unitaire pour chacun de ces niveaux
d’activité et conclure.
2 – Sachant que l’activité normale de cet atelier est de 100 000 unités, reprendre la
question N°1.
3 – Représenter sur un même graphique, le coût unitaire de la méthode des coûts
variables et le coût unitaire de la méthode de l’imputation rationnelle.
4 – Représenter sur un même graphique, le coût total en exploitation différentiel et le
coût total de l’imputation rationnelle.

RESOLUTION : (2pages)

III – IMPUTATION RATIONNELLE ET TABLEAU DE REPARTITION DES


CHARGES INDIRECTES

Le fait que les charges fixes s’imputent rationnellement amène à les séparer des charges
variables lors de la répartition primaire.
Ainsi, l’élaboration du tableau de répartition des charges indirectes sera basée sur le principe
suivant :
- Dédoubler toutes les colonnes du tableau de répartition.
- Répartir les charges d’exploitation en fonction des clés de répartition.
- A la fin de la répartition primaire, procéder à l’imputation rationnelle des charges
fixes.
- Evaluer les différences d’imputations rationnelles et les inscrire dans une colonne
réservée à cet effet.
- Procéder à la répartition secondaire après regroupement des charges variables et
des charges fixes imputées rationnellement.
Différents cas peuvent se présenter :

III. 1 – LE TAUX D’ACTIVITE EST UNIQUE POUR TOUTES LES


SECTIONS :
Dans ce cas, on peut se passer du dédoublement des colonnes.

III. 2 – LES TAUX D’ACTIVITES SONT DIFFERENTS

APPLICATION
On a relevé des livres comptables d’une entreprise, les charges suivantes toutes considérées
comme indirectes :
- Matières consommables …………..500 000F (dont 200 000F fixes)
- Services extérieurs…………………300 000F (dont 180 000F variables)
- Impôts et taxes …………………….600 000F (dont 450 000F variables
L’entreprise dispose de 5 sections (A, B, C, D et E) dont 2 sections auxiliaires A et B, entre
lesquelles les charges doivent être réparties en fonction des clés ci-dessous :

Sections E
A B C D
Charges
Matières consommables 5 3 8 6 3
Services extérieurs 10 15 30 25 20

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Impôts et taxes - 20 50 30 -

Répartition secondaire :
La section A se répartie entre toutes les autres sections par quart
La section B se répartie à raison de 30% pour C, 40% pour D et 30% pour E.
L’unité d’œuvre est l’heure de main d’œuvre directe pour chacune des sections
- Pour une période normale, la M.O.D est de 2000H pour chacune des sections
- Pour la période considérée, on a enregistré 1 800H de M .O.D pour A, 2 000H pour
B, 2 200H pour C, 1 600H pour D et 2 500H pour E.
TRAVAIL DEMANDE :
Présenter le tableau de répartition selon la méthode de l’imputation rationnelle des charges
fixes.
RESOLUTION (1/2 page)

III - 3 – CAS PARTICULIERS


3. 1 – Le taux d’activité d’une section auxiliaire existe, mais n’est pas donné.
Dans ce cas, on peut le calculer si l’énoncé l’exige d’après la formule ci-après :
C = ∑ Ci Pi
Avec Ci, les coefficients d’imputation des centres récepteurs et Pi, les
prestations reçues du centre émetteur (centre dont le coefficient d’imputation n’est pas
donné).

Application
3. 2 - Cas des prestations réciproques
Reprendre la répartition des charges de l’application n°1 en considérant que la répartition
secondaire se fait de la manière suivante :
Section A : 20, 30, 30,20 respectivement à B, C, D et E
Section B : 25, 35,40 respectivement à A, C et E.

III – 4 - INFLULLENCE DE L’IMPUTATION RATIONNELLE


L’imputation rationnelle entraîne les différences d’imputation qui peuvent être des malis
lorsque l’activité réelle est inférieure à l’activité normale ou des bonis lorsque l’activité réelle
est supérieure à l’activité normale.
 Le Mali de sous activité s’enregistre au débit du compte 976 << Différence de
traitement comptable ou différence d’imputation rationnelle des centres en sous
activités >>.
 Les Bonis de sous activité s’enregistre au crédit du compte 976 << Différence
de traitement comptable ou différence d’imputation rationnelle des centres en
sous-activités >>.

Journalistique

931 Centre X
932 Centre Y
933 Centre Z
934 Centre T

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.
.
.
976 Mali de sous-activité
92… Comptes réfléchis
976 Bonis de sur activité
Suivant répartition primaire des charges
Indirectes

933
934
935
931
932
Suivant répartition secondaire.

III -5 - IMPUTATION RATIONNELLE ET RAPPROCHEMENT DES


RESULTATS
La méthode de l’imputation rationnelle permet d’obtenir un résultat qu’on aurait réalisé si
l’activité était normale. De ce fait, le résultat obtenu doit être proche de celui de la
comptabilité analytique de gestion et partant celui de la comptabilité générale.
Le résultat de la comptabilité générale sera obtenu de la manière suivante :

Résultat de la méthode de l’imputation rationnelle


+ Bonis de sur activité
- Malis de sous activité
= Résultat analytique de gestion
+ Charges supplétives
- Charges non incorporelles
+ Différences d’inventaires
+ Différences d’incorporations
+ Autres produits
- Autres charges
= Résultat de la comptabilité générale

III – 6 - CHAMP D’APPLICATION DE L’IMPUTATION RATIONNELLE


Bien que la méthode de imputation rationnelle soit l’un des indicateurs d’efficacité de la
gestion de certains centres de responsabilité à travers les différences d’imputation rationnelle
qu’elle dégage, il est peu regrettable que peu d’entreprises la pratique de manière
systématique.
Pourtant cette technique ou méthode peut éviter les variations de coûts de revient
particulièrement sensible dans les entreprises dont l’activité est saisonnière.

6. 1 – Imputation Rationnelle et Activité Saisonnière


Les entreprises dont l’activité est saisonnière semblent particulièrement indiquées pour la
pratique de l’imputation rationnelle.
Elle permet en effet d’éviter les variations importantes de coûts dus à la plus ou moins
bonne absorption des charges fixes.
Les coûts d’imputation rationnelle permettent de mesurer de façon efficace :

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- Les variations de prix des facteurs


- Les variations de coût de ces facteurs
- L’efficacité de l’organisation

6. 2 - Imputation Rationnelle et Fixation des Prix de Vente


L’imputation rationnelle en éliminant les incidences des variations d’activité sur les coûts
peut sembler une méthode plus pertinente que celle des coûts complets. En effet, elle peut
déterminer les coûts de références pour fixer un prix de vente sans les aléas des variations
d’activité baissent les coûts complets.
De même, la valorisation des devis à l’aide des coûts rationnels (particulièrement en
période de suractivité) peut éviter les sous évaluations préjudiciables à l’entre prise. C’est
pourquoi le plan comptable recommande pour des raisons similaires l’utilisation des coûts
rationnels dans l’évaluation des stocks des produits.

6. 3 - Imputation Rationnelle et Evaluation des Stocks


Les stocks des produits doivent être évalués à la fin de période à leurs coûts de production.
En période de sous-activité, cela suppose qu’une partie du coût de chômage est
stockée. Le plan comptable ’oppose à cette conception et préconise la valorisation des
produits stockés sur la base d’un coût rationnel estimant que le coût de chômage doit être
absorbé par les recettes de la période.
En revanche, en période de sur activité, l’utilisation d’un coût rationnel conviendrait
au principe de prudence puisqu’il aurait pour incidence, la valorisation des stocks à un coût
supérieur au coût réel.

6. 4 - Imputation Rationnelle et Centre de Responsabilité


Cette technique oblige pour chaque centre d’analyse une décomposition en charges variables
et fixes. Il est aussi possible de juger de l’efficacité de la gestion de certains centres. En effet,
les différences d’imputation rationnelle sont les écarts sur lesquels il est possible de fonder un
jugement de valeur. Elles expirent la capacité du responsable à gérer son poste de
responsabilité dès lors qu’il possède une certaine autonomie pour en fixer le niveau d’activité.

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