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Actu ❘ FOCUS GALICE

GALICE
Au pays des merveilles
La force de cette région
espagnole réside à
la fois dans la pêche
fraîche, les arrivages
de produits de la mer
surgelés et la production
E ncore plongé dans le noir, le port
de Vigo s’allume au rythme des
passages de voitures, camions et
transpalettes. Il n’est pas 6 heures
du matin que les allées et venues animent
le plus grand port de pêche d’Europe. Et
les transporteurs ne sont pas les seuls à tra-
150 000
de produits frais
et surgelés ont été
débarquées à Vigo
en 2018.
 t
de son espace de vente pour écouler la
pêche du jour, délimité par des marques au
sol comme des places de parking. Les ven-
deurs prennent les commandes des profes-
sionnels venus sur leur place, par habitude
ou attirés par les promotions lancées par
l’animateur du stand. Cette criée est des-
vailler. Il faut se rendre sous la criée pour tinée à la pêche côtière et aux poissons de
de moules.
sentir l’ambiance du port galicien. L’espace grosse taille.
Cette diversité assure de vente est abrité dans un bâtiment grand Ce matin, treize espadons de 22 à 34 kg
à la Galice une place comme un terrain de football. En une attendent, recouverts de glace, sur deux
centrale en Europe. seconde, on se retrouve propulsé dans palettes au fond du hall. Un seul navire
un hall gorgé de lumière où des centaines en a débarqué  : le Punta do Castro. La
d’acheteurs, venus des quatre coins de l’Es- vente des grosses pièces s’effectue en fin
pagne, se bousculent pour dénicher les de nuit, après le passage du contrôle sani-
meilleures affaires. Les crieurs hurlent des taire. De nombreux inspecteurs vérifient la
prix dans leurs mégaphones pour attirer les marchandise. Les ventes se font sous l’œil
Reportage : Guillaume JORIS professionnels. Chaque armement dispose averti des autorités portuaires. « Nous sur-

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ÉCH S d’ENTREPRISES
veillons activement les transactions sous

 
la criée, déclare Jesus Pais, administrateur
commercial du port de Vigo. Les entreprises
doivent présenter chaque jour leur carnet
de recettes qui correspond au montant
Casa Botas sur le marché français


déclaré lors des ventes. »
À Vigo, les professionnels ne se
contentent pas d’appuyer sur une gâchette “et Nous travaillons depuis cinq ans sur le marché français
la demande augmente progressivement. C’est à la fois
pour acheter leur marchandise. Du moins
intéressant, car la France reconnaît la qualité des produits
pas tous. Le port dispose d’une salle dédiée
de la mer espagnols, mais aussi difficile de proposer
aux enchères en ligne, qui fonctionne sur le
même modèle qu’une criée française, pour des prix compétitifs. En France, beaucoup d’espèces
les coquillages, crustacés et les espèces sont vendues moins cher qu’en Espagne, il faut alors se
débarquées en gros volumes comme le rabattre sur le marché italien, qui est prêt à payer davantage
maquereau, la sardine ou le chinchard. Le pour une meilleure qualité. Mais certains produits ne
port offre aussi une criée pour la pêche peuvent se travailler qu’avec la France, comme les oursins
hauturière et une salle de vente spécifique pour lesquels le marché national espagnol est inexistant. »
pour les produits arrivés par voie terrestre,
David Mosquera Ruiz,
qui ne sont pas gérés électroniquement.
directeur de l’entreprise de mareyage Casa Botas
Sous cette dernière criée, on retrouve les
poissons débarqués au Portugal et ache-
minés par camion. Les pêcheurs portu-
gais espèrent mieux vendre leurs produits
La conserve plus durable

à Vigo. On peut aussi y acheter du saumon


norvégien, du bar turc ou des langoustines
hollandaises. “ Nous travaillons avec la filière pour améliorer
la qualité, la durabilité et la communication autour
En 2018, 78 000 tonnes de poissons et
crustacés frais ou vivants ont été débar- des conserves de Galice. Nous testons notamment
quées à Vigo. À ces volumes s’ajoutent de nouvelles techniques de conservation avec
70  000  tonnes de produits de la mer la haute pression, pour des conserves de plus
congelés. Une source d’approvisionne- grande qualité. La valorisation des coproduits est
ment unique en Europe. David Mosquera devenue indispensable dans une optique de durabilité.
Ruiz, directeur de l’entreprise de mareyage Nous vendons l’eau de cuisson aux industries
Casa Botas, ne s’est pas levé pour la vente pharmaceutiques, les yeux de thons peuvent
de ce matin. «  Je viens uniquement pour servir de collagène et les têtes de crevettes
les grosses ventes d’espadons », annonce- de colorant. Tous les coproduits sont utilisés. »
t-il sur son stand, à l’occasion du salon
Conxemar, organisé chaque année par l’as- Roberto Carlos Alonso, secrétaire général
sociation espagnole des entreprises du sur- adjoint de l’Anfaco (association qui réunit
plus de 250 entreprises espagnoles)

DR
gelé. Les locaux de Casa Botas sont situés
à l’entrée du port de pêche. « Nous avons
les navires juste à côté, nous pouvons voir
la marchandise avant chaque achat. Vigo
Sargopesca s’ouvre à la transformation

est un centre névralgique, toute l’activité


est concentrée dans ce port, c’est indis-
pensable d’y être présent  », poursuit le
mareyeur.
“ Nousspécialisée
sommes une entreprise familiale basée à Vigo,
dans les produits de la mer surgelés.
Au-delà de la pêche, la région auto- Nous importons tous types de produits : du saumon,
nome espagnole est très populaire pour des moules, du calmar géant du Chili… à destination
sa mytiliculture. Plus de 260  000  tonnes du marché national principalement et à l’export
de moules y sont élevées chaque année. en Afrique du nord et dans l’Union européenne.
« El oro negro », l’or noir comme l’appellent La tendance est à la transformation. 
les locaux, a rapporté 122 millions d’euros On le remarque chez les distributeurs qui attendent
à la Galice en 2017. Une toute petite partie des produits finis, jusqu’au packaging.
passe sous la criée : 36 000 tonnes à Vigo Il faut toucher les jeunes. »
cette année. La majorité de la production
est vendue aux conserveurs locaux et écou- Amine Houdair,
lée sur le marché local, en Italie ou encore responsable export à Sargopesca
au Portugal. n

PRODUITS DE LA MER N°197 NOVEMBRE 2019 ❘  19 ❘


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Le surgelé en quête de valeur


L’augmentation du prix
des matières premières
et la demande toujours
plus forte de produits prêts
à consommer poussent
les entreprises du surgelé
à revoir leur modèle
économique.

N ous avons investi dans de nou-


velles machines dernière généra-
tion.  » Francesco Lapi, directeur
commercial chez Frigobotana à
La Corogne, dans le nord de la Galice, vante
les machines de son atelier. Fileteuses, désa-
rêteuses, portionneuses… Il était temps.
Les blocs de calmar
de Patagonie surgelés
débarqués par l’Igueldo
à Marín sont lavés
à l’eau et reconditionnés
dans l’usine de Marfrio.

Historiquement, l’Espagne est un mar-


ché qui consomme du poisson entier et a de transformation au nord du Portugal, à La France importe tions d'1 kg, que nous vendons dans le sud

2 600
plutôt bien résisté, ces dernières années, la frontière avec l’Espagne, pour répondre de la France », poursuit la cheffe des ventes.
à la demande de produits ultratransfor- aux attentes de ses clients. Marfrio dispose  t Le prix des matières premières a aug-
més. Mais la tendance est en train de chan- déjà d’une unité dédiée aux plats cuisinés en de calmar congelé menté, notamment pour le calmar, dont la
ger. « Les jeunes Espagnols n’achètent et ne Espagne où elle transforme principalement d’Espagne. popularité est en croissance continue. «  Il
mangent pas le poisson de manière tradition- du calmar. «  Nous n’achètons pas de pro- y a quelques années, le calmar que j’ache-
nelle comme leurs parents, il y a une frac- duits transformés, seulement de la matière tais 1,60  dollar (1) est monté à 5,50 voire
ture dans les modes de consommation  », première brute que nous valorisons, sans 6 dollars, donc forcément, le prix du produit
analyse Amine Houdair, responsable export additifs », affirme Juana Barreiro, cheffe des nettoyé ou coupé augmente, détaille-t-elle.
chez Sargopesca. L’entreprise, basée à Vigo, ventes chez Marfrio. L’entreprise fait par- Nous subissons une forte concurrence des
traite 800 tonnes de produits de la mer sur- tie des nombreux armateurs espagnols opé- importations chinoises sur certains marchés
gelés par an. La demande pour l’élaboré est rant dans les îles Malouines. L’Igueldo, son car les acheteurs préfèrent favoriser le prix à
en pleine croissance, à l’export comme sur le navire surgélateur de 83 mètres, cible le cal- la qualité. »
marché national. mar géant. « Même dans les formats, nous Les certifications sont aussi à l’étude chez
Même constat à Marín, chez Marfrio. avons été obligés de nous adapter. Nous sur- de nombreux transformateurs pour com-
L’entreprise galicienne a construit une usine gelons directement à bord des petites por- penser les coûts et répondre aux attentes
du marché. « Il y a dix ans, on entendait très
peu parler de durabilité. Aujourd’hui, ça a
changé. La Namibie est en phase de certi-
[La France, un marché difficile à percer] fication MSC, c’est une vraie demande »,
détaille Olivier Lamotte, directeur commer-
“  Le marché français est très structuré, ce n’est pas comme en Espagne.
Il est réputé intransigeant sur l’origine de la matière première,la traçabilité
cial chez Pescapuerta. Une certification qui
n’existe pas sur le calmar de Patagonie,
et les contrôles. Les entreprises espagnoles ont fait le nécessaire géré localement par journée de pêche.
pour répondre à ces exigences. Sauf qu’avec l’augmentation des Mais l’entreprise de Marfrio est aussi certi-
prix des matières premières, on observe que ce qui compte le fiée MSC et propose deux produits élabo-
plus aujourd’hui pour la majorité des clients, c’est le prix. Nos rés à base de merlu.
produits qualitatifs, dont le coût a fortement augmenté en dix ans, « Il existe encore un manque de confiance
sont concurrencés par des produits de moindre qualité. Nous envers les produits surgelés  », déplore
avons des clients fidèles, qui apprécient notre offre. Les Français Francesco Lapi. «  À nous de continuer un
aiment les produits locaux, c’est très bien, mais il faudrait qu’ils travail de qualité, sans additifs, et d’être le
reconnaissent davantage les produits européens. » plus transparent possible  », conclut Juana
Juana Barreiro, Barreiro. n
cheffe des ventes France et Europe de Marfrio
(1) Actuellement, 1 dollar équivaut à 0,90 euro.

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Les mytiliculteurs misent sur l’AOP


La Galice compte 3 386 exploitations
mytilicoles appelées bateas. L’AOP Moule
de Galice permet aux producteurs
et transformateurs de se différencier
sur le marché national et international,
quel que soit le conditionnement.

J avier Carro manœuvre habilement son


bateau à fond plat dans l’entrée du port
de Moaña. Le mytiliculteur de 60  ans
fait le plein avant de partir inspecter
sa production. Sur la rive en face de Vigo,
de nombreux professionnels s’apprêtent à
Toute la production
est semi-automatisée
à l’aide de grues et
machines de tri mais
prendre le départ. Cette baie est un endroit
le savoir-faire reste
idéal pour l’élevage de moules car la mer
traditionnel.
pénètre dans la terre pour se mélanger à la
rivière. « Les moules élevées à l’entrée de la
baie n’ont pas le même goût ni la même tex-
ture que celles élevées au fond », explique
Javier Carro. Il possède sept bateas, situés à
tiques, qui séparent les moules de diffé-
rentes tailles. Les moules sous taille sont 1 200  km
de côtes exploitables
compte plus de 2 300 bateas, contre 500
à Vigo. «  Nous produisons de meilleures
remises sur les cordes pour finir leur matu- moules à Vigo », clame Fernando, un pro-
l’entrée de la baie. en Galice pour produire
ration. Celles à destination de l’export ducteur voisin. Cette gentille rivalité se
Les bateas sont de grosses installations des moules.
seront placées dans l’eau dans des sacs transforme en union derrière le label Moule
en bois placées juste à hauteur de l’eau et
sur lesquelles pendent 500  cordes entou-
rées de moules. Le mytiliculteur est par-
de 5  kg pendant 15  jours afin de solidi-
fier les individus et de les préparer au long
voyage qui les attend. Les moules à desti-
20 000  t
de moules élevées dans
de Galice, qui sert à la fois aux producteurs
et aux transformateurs pour vanter les
mérites du produit. « Elles ont un rayonne-
tenaire de l’appellation d’origine proté- la baie de Vigo.
nation du marché local sont directement ment à l’international, c’est très important
gée (AOP) Moule de Galice. Il est obligé de
ramenées à terre. que notre savoir-faire soit reconnu, conclut
suivre un cahier des charges précis imposé
En 2018, la Galice a produit Javier Carro, de retour au port. Cela permet
par l’organisme de certification, qui se base
260  000  tonnes de moules. La Ría de de limiter la concurrence venue d’Amérique
principalement sur les techniques d’éle-
Arousa, le plus grand estuaire de Galice, du Sud car nous ne proposons pas du tout
vage galiciennes traditionnelles, inchan-
est la principale zone de production. On y le même produit. » n
gées depuis 1946.
Grâce à ses sept bateas, Javier Carro pro-
duit 700  tonnes de moules par an. «  On
compte 100  tonnes et un employé par
bateas, indique le patron, qui a commencé à
[Un signe de reconnaissance]
embarquer à 14 ans avec son père. Nous éle-
vons des moules plus petites pour l’export et
“  L’AOP Moule de Galice concerne toutes les moules vivantes,
élaborées ou transformées. Il faut bien sûr qu’elles soient éle-
des moules de grosse taille pour le marché vées dans la région par des producteurs certifiés et qu’elles
local. » Le producteur vend principalement répondent à un cahier des charges strict. Cela comprend
en frais en Espagne, en France et en Italie. un élevage sur corde de façon traditionnelle, un phytoplanc-
Pour ces deux derniers marchés, il élève ton dans l’eau adéquat, un élevage naturel et respectueux
des moules de 9  cm… Pas si petit  ! «  Ce de l’environnement. Les producteurs doivent aussi utiliser des
n’est pas parce qu’elles ont atteint la taille filets biodégradables et le produit fini doit avoir un rende-
voulue qu’elles sont prêtes à la consom- ment suffisant. Plus de 400 produits sont déjà certifiés par
mation, il faut faire attention au taux de une centaine de marques différentes. Forcément, notre
chair minimum demandé par l’AOP », pré- logo est plus connu en Galice mais les conserves s’ex-
cise-t-il. Pour les plus petites, il faut comp- portent beaucoup vers les États-Unis ou le reste de l’Eu-
ter 12 mois d’élevage contre 18 mois pour rope. C’est une vraie reconnaissance. »
celles consommées par les Espagnols. Gabriela André,
Pour le tri, toutes les embarcations directrice commerciale de l'AOP Moule de Galice
sont équipées de machines semi-automa-

PRODUITS DE LA MER N°197 NOVEMBRE 2019 ❘  21 ❘


Actu ❘ FOCUS GALICE

Ils étaient présents à


La 21e édition du salon galicien Conxemar,
organisé par l’association des professionnels
du surgelé, s’est tenue du 1er au 3 octobre.
Quelque 700 entreprises réunies sur 31 500 m2
à Vigo, centre névralgique des produits de
la mer en Espagne. Un salon incontournable
pour percer le marché ibérique.

Cédric Lebourg, directeur général de Gel-Pêche (à l'arrière),


en photo avec son équipe

“  C’est la cinquième année que nous venons à Conxemar.


Nous travaillons le calmar du Pérou en Espagne et la crevette
de Madagascar avec le Portugal donc cela nous permet
de voir vingt clients en trois jours. »

Franck Paque, directeur général de Freshpack Laurent Breton,


et Nathalie Bukovac, responsable commerciale directeur commercial

“  Nous sommes en train de développer la crevette sauvage France de Gambafresh


de Madagascar. La France reste notre plus gros marché
mais nous sommes très contents de pouvoir échanger avec
“  C’est mon salon
préféré. Je vois mes
des acteurs du marché ibérique. » fournisseurs ici et
c’est en Galice que
l’on trouve le meilleur
poisson du monde.
Je ne sais pas ce qu’il
y a avec cette région
mais c’est incroyable. »

Laurent Cornic, directeur


général de Cornic

“  Nous venons
sur ce salon pour
la première fois. C’est
intéressant pour nous
car les Espagnols
Mercedes Domingo, présidente d'Ibérik Marée consomment énormément
et Christophe Pignol, directeur de produits de la mer. »
“  Les Espagnols consomment beaucoup de coquillages
et pour les poissons, ils achètent même la tête de
la baudroie. Ils cuisinent tout, il n’y a pas de pertes.
En France, on achète très peu de produits de la mer chers. »

❘  22 ❘ PRODUITS DE LA MER N°197 NOVEMBRE 2019


Actu ❘ FOCUS GALICE

Sébastien Metz,
dirigeant de Sakana
Consultants

“  C’est ma première
fois sur ce salon.
Je suis venu car
la FAO organisait
une rencontre sur
la durabilité sociétale
à l’université de Vigo
donc c’était l’occasion
de découvrir
Conxemar. » Charles Vanappelghem, directeur des sites chez Norfrigo
(à droite) et Fabien Derepper, responsable d’exploitation

“  Conxemar est une première pour nous, grâce au pavillon


de Boulogne-sur-Mer. C’est important d’être présents car les
flux évoluent. Avant, les importations arrivaient principalement
d’Amérique du Nord et de Chine, aujourd’hui on remarque
beaucoup de flux avec l’Amérique du Sud et l’Asie du sud-est. »

Stéphane Jackiw, directeur


du pôle distribution
d'Unima

“  On recommence à
venir à Vigo depuis trois
ans. L’Espagne est un de
nos marchés historiques,
et Vigo a un réel intérêt :
le timing. Après, Bruxelles
brasse beaucoup
Shérazade Tran et George Wrigley, d’internationaux, nous
chefs des ventes Europe pour Oso
verrons ce que cela donne
“  Cela faisait neuf ans que nous n’étions pas venus.
Nous rencontrons surtout nos acheteurs ibériques.
avec le déménagement
à Barcelone. »
Avoir un catalogue de produits bio est plus important
en Galice que dans le reste du bassin méditerranéen,
qui y est moins sensible. »

Jean-Noël Calon,
chef de projet,
mission Capécure 2020
Les Français sont venus en nombre
cette année. Entre les entreprises fidèles, “  C’est la première fois que
nous avons un pavillon à Vigo.
celles qui reviennent après quelques Le salon est porté par les
années d’absence et les nouveaux professionnels, ils y tiennent.
Si on veut développer l’axe
arrivants, Conxemar comptait
surgelé à Boulogne-sur-Mer,
plus d’une dizaine d’exposants tricolores. en plus du frais, il faut être
Signe que le marché espagnol se remet à Conxemar. L’Espagne est
de la crise et retrouve son dynamisme. un marché très porteur. »

PRODUITS DE LA MER N°197 NOVEMBRE 2019 ❘  23 ❘