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Mourabaha (Vente à tempérament)

C’est un mode de financement selon lequel le client signe un accord avec l’institution
financière islamique pour l’achat d’une marchandise.
L’établissement financière agit en tant que commerçant il achète le bien au comptant
(prestation de service, les marchandises, les biens , et les immobilisations ) et le revend à son
client à prix qui a été calculée en utilisant une marge bénéficiaire convenue sur le cout
supporter par le commerçant.
Est un mode de financement islamique non participative, c’est une double vente.
2(Schéma)
Le contrat de Mourabaha n’est valable que si certaines conditions sont réunies. C’est
conditions portent sur :

 La nécessité légale de s’approprier le bien ou l’actif avant de le revendre au client.


 Le prix d’acquisition doit être connu de la part du vendeur et de l’acheteur.
 La marge bénéficiaire doit être déterminée avec précision et librement négocié entre
contractant
 En cas de retard , il n’y as pas de pénalité en cas de paiement hors délais , cependant
certaines banque pour faire face au problèmes d’aléa moral prévoient des pénalités
en cas de retard , qui sont versés a des œuvres de charités .
 En cas de paiement anticipé la banque accorde a son client un rabais.

Il s’agit d’une opération peu risquée. Cette opération, qui constitue la majeure partie des
emplois des institutions financières islamiques et leur assure une liquidité importante.
Ijara (Crédit-bail) :
C’est un contrat de location de biens assorti d’une promesse de vente au profit du locataire,
dans le cadre d’une opération semblable à la Mourabaha, la banque islamique commence
par acheter le bien auprès d’un fournisseur pour ensuite le donner en location au client.
Cependant, contrairement au contrat Mourabaha, la banque reste propriétaire du bien. A
l’échéance du bail, le client rend le bien à la banque.
Le contrat IJARA présente des différences de clauses contractuelles telles que :

 L’absence d’intérêts de retard en cas d’impayés, car les pénalités qui surviendraient
pour ses motifs seraient considérés comme des intérêts, semblable à la Mourabaha
elles sont remplacés par des pénalités que la banque verse aux œuvres de charité.
 Les avances sur contrat pratiquées par les sociétés de leasing pour réduire le cout de
financement et diminuer leur risque peuvent être pratiquées par les banques
islamiques dans l’Ijara. L’avance est ainsi considérée comme premier loyer majoré.
 La prime d’assurance de l’actif ou de la délégation d’assurance ne doit pas être à la
charge du client mais de la banque, dans la mesure où, pendant la location, le dit
actif est bien la propriété de la banque.
 Le contrat d’Ijara doit contenir des clauses précisant : la nature de l’opération, le bien,
l’engagement du client à louer le bien, le montant des loyers, les modalités de son
paiement et les dates des échéances, les divers frais et les cas ou conditions de
résiliation du contrat et de son renouvellement

Salam

Contrat salam Est un contrat dans lequel le cout est payé à l’avance au moment de la
signature du contrat alors que la livraison de la marchandise ou du bien, se fait à une date
future bien spécifique. on peut bien voir que c’est une exception car la finance islamique
interdit la vente d’un produit non existant, ce contrat a vu le jour par l’application du
prophète où il a accordé une dérogation aux agriculteurs pour vendre la récolte futur é
condition d’encaisser le produit de la vente au moment de la conclusion du contrat Salam.
On peut parler de Salam parallèle, où la banque peut vendre en parallèle le bien acheté avec
un autre contrat (Salam parallèle) indépendant comme elle peut attendre la réception du
bien et le vendre cash ou par paiement diffère.
Pour que ce contrat soit conforme à la charia il doit respecter les conditions suivantes :

 Afin d’éviter tous confusions le bien doit être bien définit lors de la signature du
contrat, son genre, sa quantité sa qualité et son prix.
 La banque peut autoriser au vendeur de vendre le bien à sa place à la date de
livraison ou de le livrer à une autre partie.

Istisna’a
L’istisna’a est un contrat d’entreprise en vertu duquel une partie (al moustasnii) demande à
une autre (assanii)de lui fabriquer ou construire un ouvrage moyennant une rémunération
payable d’avance, de manière fractionnée ou à terme. Il s’agit d’une variante qui
s’apparente au contrat Salam sauf que l’objet de la transaction porte, dans ce cas, sur la
livraison d’un produit fini ayant subi d’une transformation et non d’une marchandise
achetée en l’état. Le contrat prévoit que la propriété du bien construit est transformée au
client à l’achèvement
Dans une contrat istisna’a la banque peut intervenir comme une troisième partie du contrat
pour assumer la responsabilité de la bonne exécution de l’opération, cette intervention met
en place l’aspect d’une opération triangulaire faisant intervenir aux cotés de la banque, le
donneur d’ordre (al moustasnii) et l’entreprise qui va réaliser l’opération (sanii) .
Contrat istisna'a est caractérisée par sa souplesse qu'elle a au niveau le mode et la date du
paiement. Il n'est pas nécessaire que le prix soit payé à l'avance, ni qu'il soit versé au
moment de la livraison. Les parties peuvent se mettre d’accord sur un échéancier de
paiement convenables pour les deux parties. Le paiement peut également être versé par
tranches successives
(shema)
Quard Al Hassan :
Est un prêt sans intérêt utilisé pour combler les déficits de financement à court terme. Le
montant du prêt est remboursé par l’emprunteur sans intérêt, marge ou participation à
l’activité économique à financer. Ce produit, facile à administrer par la banque et conçu pour
les gens dans le besoin