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1- INTRODUCTION :

Le Mali demeure l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique au sud du Sahara.

La pauvreté est plus marquée dans les zones rurales (57,6%) et la plus part des populations
rurales gagnent leurs subsistance de l’agriculture. La dégradation des ressources naturelles, la
croissance démographique, et le changement climatique continuent de poser de sérieux défis,
à moyen et long terme à la sécurité alimentaire dans le pays. L’approvisionnement
alimentaire peut s’accroitre par l’expansion des zones d’irrigation. L’accroissement de la
productivité des terres présentement exploitées à l’aide des méthodes pluviales et irriguées, le
potentiel non encore exploité du secteur de l’Agriculture, l’amélioration de la gestion post-
récolte des productions constitue un alternatif à l’insécurité alimentaire.
La région de Koulikoro, connaît un retard en matière de mobilisation des ressources en eau
pour l’irrigation de proximité. Pour faire bénéficier à la population des quantités d’eau perdue
par an, Le Projet d’Irrigation de Proximité Renforcement de L’Agriculture Irriguée (IPRO-
REAGIR) Koulikoro mis en place suite à un appui financier de la KFW au Programme
National d’Irrigation de Proximité (PNIP) , qu’il a été lancé les études d'aménagement et de
mise en valeur du bas-fond de Sirakoroni dans la commune rurale de Tienfala, cercle de
Koulikoro.
C’est sur ce chantier que j’ai eu l’opportunité d’effectuer mon stage de fin de cycle sur le
thème intitulé « SUIVI DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION D’UN MICRO-
BARRAGE EN BETON CYCLOPEEN DANS LE VILLAGE DE SIRAKORONI
DANS LA COMMUNE RURALE DE TIENFALA/ CERCLE DE KOULIKORO».

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2- DESCRIPTION DE LA STRUCTURE D’ACCEUIL ET DU MILIEU
D’ETUDE :
2.1.Présentation de la structure d’accueil :
2.1.1. Présentation de l’Entreprise Karim COULIBALY (EKC-BTP) :

L’Entreprise Karim COULIBALY est une entreprise privée de droit malien composée
d’Ingénieurs et de techniciens maliens jouissant de plus de quinze (15) années d’expérience
dans les domaines de l’ingénierie et de la Technicité. L’Entreprise repose sur un noyau de
cadres permanents temporaires appuyés par des Ingénieurs et des consultants extérieurs ayant
acquis une grande expérience dans la planification des travaux et dans l’exécution des
travaux.

Le siège de la société est à Faladié, Avenue de l’OUA BAMAKO / Rue : 596 ; Porte : 5132

Tel: 76 47 27 93 / 66 89 29 95

Email: coulibalykarim91@yahoo.fr

Renseignements administratifs : ces renseignements sont consignés dans le tableau nº1

Tableau n°1 : renseignements administratifs

Nom de l’Entreprise ENTREPRISE KARIM COULIBALY « EKC-


BTP »
Nom du 1er Responsable KARIM COULIBALY
Date de Création 07 MARS 2000
Localité d’implantation du Siège Bamako ; Faladié Avenue de l’OUA Porte 5132
Forme Juridique Individuelle
Capital Social -
Adresse Siège Social Faladié Avenue de l’OUA Porte 5132
Téléphone/FAX 20 72 98 96/66 89 29 95/76 47 27 93
Adresse postale -
Adresse e-mail Coulibalykarim91@yahoo.fr
Numéro Agrément 061/BTP/BNI – GU
Numéro Registre de Commerce MA.BKO.2008.A.3600
Numéro d’Identification Fiscal 086102478G
Catégorie E

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2.1.2 Organigramme de l’entreprise EKC-BTP

DIRECTEUR GENERAL

CONDUCTEUR DES
TRAVAUX

CHEF DE CHANTIER

Equipe Equipe Equipe Equipe de Equipe Equipe des Equipe des


Maçons Ferrailleur Menuisier en Chauffeur Menuisier Plomberie
Topographes
Bois Métallique

Figure 1 : organigramme EKC-BTP

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2.2.Présentation de la zone du projet :

2.2.1. Présentation de la Commune de Tienfala:

A la faveur de la décentralisation, Tienfala a été érigée en commune rurale par la loi 96-059
et ses textes modificatifs. Elle compte 1236 ménages et une population de 6969 habitants
(dont 3452 femmes et 3517 hommes) source APD. La commune de Tienfala est limitée à
l’Est par la commune rurale du Meguetan, à l’ouest par la commune rurale de Safo et le
District de Bamako, au Nord par la commune de Safo et Koula et au Sud par la commune de
Baguinéda et de Kalaban-Coro

2.2.2. Présentation du Village de Sirakoroni:


Sirakoroni est un village de la commune rurale de Tienfala avec une population totale de 480
habitants repartie entre 200 Hommes, 280 Femmes et 320 actifs, 22 exploitations agricoles,
105 ménages est situé à 50 km environ de Koulikoro.

Le village est limité par Sirabalma à l’Est, Kodialani au sud, Dognoumana au nord, Semba à
l’Est.
 Localisation du site :

Figure 2 : Image satellitaire du site

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Tableau nº2 : Localisation du site
Nom du site Cercle Commune Village Distance/villages Distance
village chef-
lieu de cercle
Dialakoro Koulikoro Tienfala Sirakoroni 700 m 56 km
doun Fala

Le site du présent aménagement se situe au Nord-Ouest du village presqu’au droit de la piste


reliant Kokèbougou (hameau) audit village environ à 700 m de la première construction. La
zone est communément appelée « Dialakorodoun Fala ».

Il est identifié par les coordonnées des bornes indiquant l’axe de l’ouvrage (BRD et BRG) et
implantées sur les deux rives du cours d’eau principal « Dialakorodoun mosoman ».

Coordonnées géographiques des bornes d’axe d’ouvrages :

BD : N 12°52’40.5’’ et W 7°51’05.1’’ ;

BG : N 12°52’41.1’’ et W 7°51’14.6’’

2.2.2.1.Relief et sols :
Le relief du terroir se caractérise essentiellement par la présence de vallées entourées de
quelques de montagnes. Les bas-fonds formés autours des cours constituent les points bas du
terroir.

Les sols gravillonnaires avec l’apparition des glacis de dénudation par endroit occupent les
sommets et les flancs des collines. Les sols sablonneux ou limono-argileux occupent les
talwegs et les lits exceptionnels des cours d’eau.

2.2.2.2.Climat :
Situé entre les isohyètes 800 mm et 1200 mm, le climat est de type Soudanien caractérisé par
l’alternance de deux saisons majeures : une saison sèche qui dure 7 mois (Novembre à Mai)
et une saison pluvieuse dont la durée s’étend sur 5 mois (de Juin à Octobre ou Novembre). La
température moyenne annuelle est de 25 à 28oc.

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2.2.2.3.Végétation :
La végétation de la zone est une savane arbustive avec par endroit des forêts galerie
notamment le long du cours d’eau « Dialakorodoun kô ». Les espèces ligneuses les plus
importantes rencontrées sur le terroir sont:

1. Buterspermum parkii (le Karité),

2. Raisin sauvage (Mpeku) ;

3. Fucus gnanfalocarpa ;

4. Parkia biglobosa (le Néré),

5. Le Zaban,

6. Cordila pinata (Dugura)

7. Koronifing;

8. Ndiafa,

9. Sinjan

10. Bombax Costatum (Bumu)

11. Annogeissus leïocarpus(Ngalama),

12. Pterocarpus erinaceus (Guenou),

13. Combretum glutinosum (Tiangara),

14. (raison sauvage),

15. Zoro ;

16. Koundiè ;

17. Diospiros Mespiliformis (Manden Sounsoun) ;

18. Mikon ;

En plus de ces essences forestières, il faut signaler les espèces fruitières existantes du fait du
développement de l’arboriculture (manguiers). Outre les ligneux, les herbacées existants sur
le terroir sont entre autres Ngouloubara, Ngolo, Narakata, Yayalé, Ngouatèmè, Tièkala,
Ngassan, Waa, N’dolen

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La faune très pauvre est constituée d’Ecureuil, Perdrix, Pintades, reptiles (serpents, boua), et
de plusieurs espèces d’oiseau. La faune très pauvre est constituée d’Ecureuil, Perdrix,
Pintades, reptiles (serpents, boua), et de plusieurs espèces d’oiseau.

Cette faune régresse à cause des pressions des activités agricoles, de l’accroissement de la
démographie, les feux et le déboisement abusif qui ont repris de plus bel, après la révolution
de Mars 1991. L’influence de la capitale en est pour beaucoup.

2.2.3. Description du site :


2.2.3.1.Réseau hydrographique :
Le site est alimenté par un réseau hydrographique formé par deux principaux affluents :

Le « Dian » dont l’un des principaux affluents est le « Tomikorokô » prenant sa source sur les
hauteurs du terroir de Kati à plus de 400 m d’altitude est de loin le principal cours d’eau.

Il est caractérisé par un lit profond presque calibré. Il reçoit les eaux de plusieurs affluents qui
lui permettent de contribuer considérablement à la mobilisation du débit des différentes crues
;

Le « Kofolo » prenant sa source sur le terroir de Safo à 398 m d’altitude est un cours d’eau
presque identique à celui de « Dian » sur le plan caractéristiques physiques.

Ces deux cours d’eau grossis par des affluents forment le « Dialakorodoun tièman » et le «
Dialakorodoun mosoman » au droit du site à aménager.

Le régime du cours d’eau n’est pas permanant. Après l’hivernage persiste un petit filet
d’écoulement d’eau pendant cinq (5) mois.

A l’arrêt de cet écoulement se forme une chaine de mares le long du cours d’eau dont les plus
importantes sont : N’golobougou fala, kodoun, Dialakorodoun mosoman, Dialakorodoun
Tièman, Falafala, Nièdièni.

En saison sèche, le niveau de la nappe phréatique est très bas comme atteste la profondeur
des puits qui varie entre :

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· Dans le lit majeur : 7 à 8 m,
· Dans les bananeraies : Puisards : 10 à 20 m,
· Dans le village : 12 à 15 m.
NB : Au droit du site l’écoulement se fait du sud vers le nord.
2.2.3.2.Végétation :
Le cours d’eau formant un tracé sinusoïdal est reparti en deux tronçons délimités par un
franchissement en bois par la population :

· Amont du franchissement est appelé « Dialakorodoun Tièman »,

· Aval du franchissement est appelé « Dialakorodoun mosoman ».

La limite entre ces deux tronçons n’est pas naturelle. C’est dû au fait qu’après l’arrêt de
l’écoulement il se forme deux petites mares poissonneuses. Pour désigner les mares et
organiser la pêche, la population a adopté ces deux appellations.

Au droit du site la végétation forme une forêt galerie autour du cours d’eau composée
essentiellement de (nom vernaculaire) : Néré, Diala, Koronifing, Toro, Sinsa, N’golobè,
N’galama, Sy, Balembo, Golo. Le sous- bois de cette forêt en tapis herbacé est presque
inexistant.

Une partie du site est occupée par des vergers constitués de manguiers, de bananiers,
d’anacardier, de papayers, d’orangers.

La végétation clairsemée du lit majeur et du lit exceptionnel est constituée de mêmes espaces
que celle de la forêt galerie mais avec une densité faible.

Le tapis herbacé de cette zone est constitué (nom vernaculaire) de : N’golo, N’dolen, Tièkala,
Waa.

2.2.3.3.Faune :
La faune jadis, très riche et diversifiée ne présente pas en ce lieu de gibier de taille.
Elle reste dominée par : Ecureuil, Perdrix, Pintades, reptiles (serpents, boua), mange-mil.

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2.2.3.4.Les infrastructures sur le site :
Pistes : Seule la piste Sirakoroni-Kokèbougou traverse le site. Un ouvrage de franchissement
en bois permet la traversée pendant la saison sèche.

Pendant l’hivernage c’est la piste Sirakoroni-Dondouma qui est pratiquée.

Puisards : La présence de bananeraie a nécessité la réalisation des puisards exploités par des
motopompes.

NB : Il est à noter que l’aménagement proposé provoquera la submersion de la piste du


franchissement en bois.

Utilisation actuelle du site : La zone d’étude est un milieu où plusieurs activités villageoises
sont menées. Il s’agit de :
2.2.3.5.Agriculture :
L’agriculture occupe une bonne partie de la superficie du bas-fond à aménager.

L’arboriculture (manguiers, bananiers) y est bien pratiquée.

La culture du riz est pratiquée uniquement par les femmes.

Les cultures sèches occupent une faible proportion de la superficie du bas-fond.

Les tableaux ci-dessous donnent les superficies par spéculations exploitées sur le site.

Tableau n°3 : Répartition de la superficie par spéculation dans la zone levée.

Cultures Riz (ha) Maraîchage Verger (ha) Zone non Superficie


sèches (ha) (ha) exploitées totale (ha)
(ha)

3,97 3,40 0,1 4,40 35,13 47

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Tableau n°4 : Répartition des emblavures par spéculation et par genre : Zone levée
HOMME SUPERFICIE SUPERFICIE SUPERFICIE
EMBLAVEE PERDUE RECOLTE

SPECULATIONS (ha) (ha) (ha)


Aubergine 0,035 0 0,036
Concombre 0,065 0 0,065
Mais 0,103 0 0,103
Mil 2,45 0 2,45
Manguier 1,0 1 0 1,0 14
Bananerai 3,39 0 3,39
TOTALE 7,058 0 7,058
EMBLAVURE (ha)

FEMME
SPECULATIONS m2 m2 m2
Riz 3,4 00 0 34 020
Arachide 1,42 0 14178
TOTALE 4,82 0 0 4,82
EMBLAVURE (ha)

2.2.3.6.Elevage :
Le site bien que fournissant des fourrages appétés par les animaux, le site ne constitue pas un
parcours pour les grands ruminants. On note la présence de quelques petits ruminants du
village qui l’utilise comme pâturage.

2.2.3.7.La Pêche :
La pêche, bien que l’écoulement soit temporaire, la pêche est pratiquée dans les mares
formées telles que « Dilakorodoun tièman » et « Dialakorodoun mosoman ».

Ce sont des pêches collectives. Les espèces pêchées restent dominé par des silures.

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2.2.3.8.La Cueillette :
Compte tenu de la présence des essences comme le Karité, le Néré la cueillette se fait sur le
site. Elle est pratiquée par les femmes.

2.2.3.9.Autres Activités :
Comme le reste du terroir, le site est utilisé pour l’exploitation de bois de chauffe. La
présence des plantes médicinales fait que parfois certaines plantes sont exploitées pour les
besoins curatives.

2.2.3.10. Infrastructures Et Socio-Economiques :


Sirakoroni possède :
- Une pompe à motricité humaine géré par le village,
- Un moulin géré par un homme du village,
- Un puits traditionnel,
- Une mosquée en banco,

Sur le plan éducatif, quelques rares enfants sont scolarisés jusqu’en classe de neuvième à
Dognoumana.

Les deux villages sont distants d’environ 6 km et inondable en période de crue qui rend la
route difficile à pratiquer.

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3. ACTIVITES MENEES :
3.1. Objectifs du projet :
3.1.1. Objectif général :

Les objectifs visent la réalisation de l’aménagement du bas-fond de Sirakoroni pour valoriser


les potentialités agricoles.

- d’assurer une bonne alimentation de la nappe phréatiques ;

- de créer un plan d’eau pour assurer les besoins en eau des cultures faites dans la
cuvette pendant l’hivernage ;

- développer le maraichage au profit des populations bénéficiaires ;

- le désenclavement du village ;

- la réduction de l’exode ;

- la valorisation de l’investissement par les bénéficiaires ;

- La réduction de la pauvreté et la création des activités génératrices à travers


l’augmentation des revenus.
3.1.2. Objectif spécifiques :

Ce programme a trois objectifs spécifiques qui sont:

- Réaliser des aménagements hydro-agricoles (AHA) fonctionnels en réponse à la


demande motivée des populations cibles ;
- Assurer la mise en valeur durable des AHA et promouvoir la valorisation des produits
issus de l’irrigation de proximité ;
- Augmenter l’efficience administrative et technique des interventions dans le sous-
secteur de l'irrigation de proximité, à travers un cadre de référence cohérent,
harmonisé et fonctionnel.

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3.2. Méthodologie de Travail :
La méthodologie adoptée comporte les étapes suivantes :

- Le choix du thème et la revue documentaire ;


- La phase terrain qui a porté sur le suivi des travaux d’aménagement du micro-barrage
de Sirakoroni dans la commune de Tienfala ;
- La phase de bureau qui a concerné la rédaction du rapport et le tirage des pièces
dessinées.
3.3. Suivi des travaux :
C’est le suivi des travaux de la réalisation d’un micro-barrage en béton cyclopéen à
Sirakoroni.
3.3.1 . Organisation du personnel :
L’entreprise a mis sur place une équipe d’encadrement composé de :

- 01 Conducteur des travaux : un technicien supérieur Génie Rural confirmé


coordonnait l’ensemble des travaux,

- 01 Chef de Chantier : Techniciens Génie Rural, il assurerait la surveillance et la


gestion quotidienne des travaux. Il assurait l’encadrement et l’organisation des
différentes équipes de travail et planifiai la participation de la main d’œuvre
villageoise.

- Une brigade topographique dirigée par un technicien supérieur de génie rural


pour les travaux d’implantation et de nivellement. Ces travaux ont été faits
pendant les études topographiques du site. Et les travaux ont été faits par un
bureau d’étude (BIRA).

- Les Équipes de Travail (Maçons ; Ferrailleurs ; Menuisiers ; Manœuvres ;


Chauffeurs) : chaque corps d’état a été confié à un, deux ou Trois Chefs d’équipe.
Les Chefs d’équipe planifiaient les travaux avec le chef de chantier. Chaque
équipe était composée du nombre d’ouvriers et de manœuvres nécessaires.

- Chef de mission (contrôleur) : La suivi et le contrôle des matériaux et matériels


utilisées; la tenue du journal des travaux ; la vérification du plan d’exécution et sa
mise en œuvre et la rédaction des PV mensuels.
- L’équipe du village : le village envoyait (20 à 35) personnes chaque jour dans
l’exécution des travaux.

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3.3.2. Les matériels utilisés pour l’exécution de l’ouvrage :
Tableau n0 5 : Les matériels utilisés pour la réalisation de l’ouvrage
Matériel et Equipement Marque et âge (neuf, bon, médiocre) Acheté, loué
(nombre
d’années) état nombre
disponible

Camion benne Mercedes Benz Bon 02 Propriété de l’entreprise


Camion benne Mercedes Benz Bon 01 Loué
Un véhicule de liaison Nissan 4x4 Bon 01 Propriété de l’entreprise
Une bétonnière de 250 litres ADD Bon 02 Propriété de l’entreprise
Vibrateur mécanique Robin Bon 01 Propriété de l’entreprise
Groupe motopompe (600l/h) Honda Bon 02 Propriété de l’entreprise
Niveau D’ingénieur Bon 01 Propriété de l’entreprise
Brouettes Chinois Bon suffisant Propriété de l’entreprise
Pelles Française Bon suffisant Propriété de l’entreprise
Pic Française Bon suffisant Propriété de l’entreprise
Haches Local Bon 04 Propriété de l’entreprise
Dabas Local Bon 10 Loué
Coupe-coupe Local Bon 02 Propriété de l’entreprise
Lot d’outillage Divers suffisant Propriété de l’entreprise
Boite à pharmacie Bon suffisant Propriété de l’entreprise
Coffrage Bon Suffisant Propriété de l’entreprise
Scie Française Bon 05 Propriété de l’entreprise
Pointes Nigeria Bon suffisant Propriété de l’entreprise
Ruban 30 m Chinois Bon 02 Propriété de l’entreprise
Ruban 5 m Chinois Bon 05 Propriété de l’entreprise
Truelles et Taloches Standard Bon 20 Propriété de l’entreprise
Marteaux Française Bon 05 Propriété de l’entreprise
Niveau Chinois Bon 04 Propriété de l’entreprise
Corde 50 m Local Bon 07 Propriété de l’entreprise

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 La bétonnière et Le vibreur :
Le vibreur comme indique son nom, assure la vibration pour réduire le vide du béton et le
rendre plus résistant.

La bétonnière est utilisée pour bien malaxé le béton.

3.3.3. Réunions de Chantier : Des réunions de chantier hebdomadaires et mensuelles


étaient organisées par l’entreprise avec le Client ; le maitre d’œuvre et les
bénéficiaires. En plus de ces réunions l’Entreprise tenait en son saint des rencontres
où tous les problèmes du chantier étaient mis à jour afin de trouver des solutions.
3.3.4. Réceptions partielles des travaux : Chaque phase de travaux fait l’objet d’une
réception partielle pour son approbation par le Client et son Maître d’œuvre.
3.3.5. Approvisionnement du chantier :
L’approvisionnement du chantier se faisait par des camions benne.
 Ciment :
Ciment Portland Composé (CPJ) (CEM II/32,5R), était importé ainsi que les adjuvants
comme le sikalite livrés en sac de 50 kg. La quantité de ciment consommé par jour est
déterminée en comptant le nombre de sacs utilisés. Chaque vingt sac de ciment correspondent
à une tonne de ciment.

 Sable :
Provenait du fleuve Niger provenant de Bamako. La quantité de sable consommé par jour est
déterminée en calculant suivant les dosages :

 Pour un dosage de 150 kg/m3 on utilise 800l de gravier et 400l de sable;

 Pour un dosage de 350 kg/m3 on utilise on utilise 800l de gravier et 400l de sable;

 Pour un dosage de 400 kg/m3 on utilise on utilise 800l de gravier et 400l de sable.

NB : les brouettes utilisées sont (française et chinoise) = 60l et 50l.

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 Gravier :
Le gravier utilisé provenait d’une carrière non loin du chantier tamisé et lavé avant usage.
Pour le gravier, la détermination de la quantité consommée par jour se fait suivant le dosage
en ciment :
 Pour un dosage de 150 kg/m3, on utilise 3 sacs de ciment; et un sac de ciment fait 50kg.
 Nombres de brouette utilisée : pour une brouette de 60l
 Volume gravier : 800l/60l = 13.33 ≈ 13 brouettés de graviers.
 Volume sable : 400l/60l = 7 brouetté de sables.
 Nombre de brouette utilisée pour un (1) sac de ciment :
 Gravier : 13/7 = 1.85 ≈ 2 brouettés de graviers.
 Sable : 7/7= 1 brouetté de sable.
 Pour un dosage de 350 kg/m3 on utilise 7 sacs de ciment;
 Pour un dosage de 400 kg/m3 on utilise 8 sacs de ciment.
 Moellon :
La quantité de moellon consommé par jour est déterminée en divisant le volume de béton
cyclopéen coulé par jour par 2, comme le béton cyclopéen est constitué de 50% de béton et
50% de moellon.

Le moellon utilisé provenait d’une carrière situé environ 5 km du site.


 Eau de gâchage : était pompée dans les puits creusés à la demande de l’entreprise.
La quantité d’eau consommée dans le gâchage est variable d’un béton à l’autre. L’eau varie
entre 150L à 200L pour 1m3 de béton. Mais le cahier de journal de chantier ne s’intéresse pas
à cette quantité.

 Armature (acier) :
La quantité de fer consommé par jour est déterminée en barre. Il est utilisé au niveau des
joints de dilatation et dans le bassin de dissipation. La quantité utilisée est :

1 barre de fer moyen fait = 12 m

Les armatures utilisées sont : ferɸ6 ; ferɸ10 et ferɸ12.

 Joint water stop:


C’est une bande hydro gonflante est activée en contact de l’humidité. Ils jouent le rôle de
dilatation.

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Quant au joint, sa quantité consommée par jour est déterminée en additionnant les longueurs
des tranches coupées. La quantité utilisée est : 18 joints water stop tout au long du mur
déversoir (à chaque 10m).

 Polystyrène: c’est une matière thermoplastique qui est utilisé pour combler les joints
entre ces doubles poteaux.

 Sikalite :
C’est un hydrofuge pour mortier et béton. Il rend le béton imperméable et renforce
l’étanchéité de l’ouvrage. Il facilite la mise en œuvre, et ne diminue pas la résistance.

La détermination de la quantité consommé du Sikalite se faisait par : chaque sac de ciment


était ajouté 1 kg de Sikalite.

3.3.6. Calcul du volume de béton cyclopéen coulé par partie :


Pour ce calcul, nous utilisons les formules du volume des figures remarquables.
Pour :
Mur d’étanchéité :
La profondeur est variable ; son volume V est déterminé par la manière suivante :
V= L x l x h le volume (v) est en m3
L : la longueur en m ;
l : la largeur en m ;
h : la hauteur en m.
Murets :
Le calcul est fait de la même manière que celui Mur d’étanchéité, c’est-à-dire :
V=Lxlxh

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Bassin de dissipation :
Utilisons la formule de l’aire A du trapèze puis multiplions cette aire par l’épaisseur béton et
ça donne une approximative du volume du béton cyclopéen coulé.
𝐵+𝑏
A= h et ;
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V= A x e
B est la grande base ;
b est la petite base ;
h est la hauteur et ;
e est l’épaisseur du béton.
Le calcul des déblais effectués par partie :
Ce calcul est fait de la même manière que celui du béton coulé par partie c’est l’application
de la formule du volume des figures géométriques.
Le calcul de l’état d’avancement des travaux %E :
La détermination de l’état d’avancement des travaux se fait par la manière suivante :
Soit :
Q : la quantité du marché par partie sur le devis ;
p : le prix unitaire par partie du marché sur le devis estimatif ;
P : le prix total du marché par partie sur le devis estimatif ;
c : le cout du marché réalisé déterminé par la manière suivante :
c = pxQ
Σcila somme des coûts du marché réalisé par partie et
T : le coût total du marché.
Le pourcentage du marché réalisé par partie %M :
𝑐
%M = 𝑃 ;

Et enfin l’état d’avancement %E :


𝛴𝑐𝑖
%E = 𝑇

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3.4. Organisation des travaux :
3.4.1. Travaux préparatoires :
 Installation du chantier :
Construction d’un hangar pour les réunions hebdomadaires et mensuelles ;
Le logement des travailleurs ;
Les points de stocks des matériels et des matériaux de constructions.
 Nettoyage :
Décapage de la terre végétale sur l’emprise (20m),
La coupe des arbres aux pieds du talus nuisibles à la tenue de l’ouvrage ;
Le ramassage d’éventuelles branches d’arbres au-dessus de l’ouvrage.
 Implantation :
Qui consiste à faire la délimitation de l’ouvrage et ses annexes par les travaux
topographiques tels que :
- L’alignement par piquetage ;
- Le chainage ;
- Le nivellement.
3.4.2. Les travaux exécutés sont :

- L’installation et le repli de chantier,


- Le débroussaillage, le décapage des emprises des ouvrages,
- Les travaux d’implantation,
- Les travaux de déblais en terrain meuble (mécanique et manuel),
- Les travaux de blocage des fondations en béton cyclopéen,
- Les travaux de béton cyclopéen en l’élévation,
- Les travaux de filtrage (gravier calibré et sable calibré),
- Les travaux de gabionnage ;
- La fourniture et la pose d’équipements hydromécaniques.
Le programme de construction envisagé vise à réaliser les différents aménagements hydro-
agricoles projetés pour permettre leur exploitation rationnelle par les paysans ainsi que
d’assurer les liaisons entre les villages et de faciliter l’écoulement des produits agricoles.

NB : Les matériaux ont été soumis aux essais de laboratoire (Laboratoire d’Essais d’Etudes
Géotechnique).

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3.4.3. Description de l’ouvrage :

- Béton de propreté: dosé à 150kg/m3 pour une d’épaisseur de 10 cm.


- Blocage des fondations: la fouille des fondations ont été remplie avec du béton
cyclopéen dosé à 350kg/m3 avec du sikalite.
- Déversoir central : Ce déversoir central est en béton cyclopéen de forme
trapézoïdale avec un talus amont vertical et un talus aval en pente dont le fruit
m=1,25.

Ce déversoir est composé de :

· Mur vertical d’étanchéité en amont avec un dosage de 400 kg/m3, d’épaisseur de 50 cm. Le
béton de ce mur vertical sera enrichi de sikalite à raison de 1kg/sac de ciment ;

Ouvrage de vidange au droit du lit mineur qui est composé de quatre pertuis minus de
batardeaux métalliques. Il comportera un pilier en béton cyclopéen de chaque côté de 50 cm
d’épaisseur et qui dépassera la paroi verticale en amont de 80 cm et en aval de 1,00 m la paroi
inclinée. Il sera doté d’une passerelle de 50 cm. Mur incliné en aval avec une pente de 1/1,5
avec un dosage de 350 kg/m3. L’inclinaison prend appui sur la crête du mur vertical
d’étanchéité.

D’une partie centrale en béton cyclopéen dosé à 400 kg/m3 avec une largeur en crête égale à
0.50 m. Cette partie centrale épouse la dernière forme du talus aval ;

Un ancrage central de 2.00 m de profondeur de même nature que le reste de la partie centrale.

. Bassin de dissipation d’énergie placé à l’aval comportera deux parties (bassin en béton
armée dosé à 350 kg/m3 et une protection en enrochement libre). C’est un ouvrage associé au
déversoir qui a pour rôle de dissiper l’énergie cinétique de l’eau à la sortie de l’aval. Dans
notre cas, la fouille de sa fondation est d’une profondeur de 20cm creusée par les pics. Le
déblai est évacué à l’aide des brouettes. Ensuite le filtre sable/gravier de 10 cm d’épaisseur
est mis en l’intérieur de la fouille de la manière suivante :
- 5 cm de sable calibré.
- 5 cm de gravier calibré ;

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 Barbacanes: Ceux sont des tuyaux en PVC de 40 mm de diamètres. Ils permettent de
réduire la sous pression.
 Blocs de chute: de forme triangulaire sont construit aux pieds du contrefort et son en
béton armé. Ils amortissent la chute de l'eau.
 Blocs chicanes: de forme trapézoïdales sont construit tout au long du bassin de
dissipation. Ils dissipent l’énergie de l’eau.
 Murets de séparations dans le bassin de dissipation :
Ont une hauteur de 20 cm et une épaisseur de 30 cm et servent à dissiper l'énergie de l'eau. Ils
sont placés à chaque 10 m dans le bassin de dissipation.
La butée du bassin de dissipation d’énergie placé tout au long du bassin. Sa hauteur fait 50
cm et son épaisseur : 20 cm dosé à 350 kg/m3.

La butée au niveau du lit mineur a une épaisseur de 50 cm ; une hauteur de 40 cm ; soutenue


par des contreforts et séparée par des avaloires de 50 cm de long.

 Les piles :
Les piles sont aux nombres de cinq distancés de 1,50 m avec une épaisseur 0,50 m entre
lesquelles sont placés les escaliers d'accès sur la crête et la rainure ou doivent se loger les
batardeaux. Les piles sont en béton cyclopéen dosé à 400 kg/m3.
 Murs de raccordement : au nombre de deux placés à chaque extrémité du déversoir,
ils seront prolongé à la limité de la protection du bassin. Ils sont en maçonnerie de
moellons jointoyés avec un mortier de ciment dosé à 350 kg/m3. L’épaisseur de ces
murs est égale à 0,80 m.
 La passerelle pour les pertuis :

Posée sur les cinq (05) piles, elle sert de passage entre les deux rives pour assurer la
continuité du seuil au niveau des pertuis et pour assurer les besoins de manipulation des
batardeaux.

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 Pertuis :
Cet ouvrage situé au niveau du lit mineur, permet le remplissage et la vidange de la retenue
d’eau.
Il est constitué d'un seul seuil déversoir et les murs latéraux dont les caractéristiques sont les
suivantes:
Le seuil déversoir est en béton cyclopéen dosé à 400kg/m3 avec 3,00m de hauteur à partir du
terrain naturel et de 6,00 m de long sur 5,80 m de large. Il comporte deux murs latéraux, cinq
piles au niveau amont de 50 cm de d’épaisseur. Chaque murs est munies d’une rainure pour
les batardeaux ancrées de 10 cm ou doivent se loger les éléments de batardeaux métalliques
de (25 X 200 X 10) cm et deux poignées pour manipulation les batardeaux. Deux murs sont
construits pour protéger les berges du chenal contre les érosions provoquées par la vitesse de
l'eau dans le lit mineur, ces murs ont une hauteur de 2,00 m et de 0,50 m d’épaisseur sur 6,00
m de long. Ils sont dosés à 400kg/m3 de béton cyclopéen.
 Poteaux :
Le ferraillage des poteaux ce faisait de telle sorte que les ailes des joints water stop puissent
être ancré dans les poteaux de 10 cm minimum de part et d'autre, c'est à dire dans chaque
joint water stop il y a un double poteau de (22,5 x 20 x h) (h : hauteur) chacun.

L'intervalle entre ces deux poteaux est de 2 cm sur lequel est ancré le polystyrène en avant et
en arrière jusqu'au contrefort.

 Le contrefort:
Le même processus était utilisé pour l'exécution du contrefort mais dans ce cas toutes les
pierres sont totalement noyées dans le béton en suivant la pente du talus. Le contrefort
soutient le mur d'étanchéité contre la poussée de l'eau.
 Le gabionnage et l’empierrement libre :
- Le gabion : est une cage en grillage galvanisé qui a la forme d’un parallélépipède
rectangle et qui est rempli de pierre. Ils dissipent l’énergie de la chute de l’eau. Les
gabions sont faits au niveau du lit mineur amont et aval.
- L'empierrement libre : tout au long du bassin, avec une largeur de 4.00 m, et une
profondeur de 20 cm est rempli de pierre.

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3.3.4. Les travaux de finition et le respect du délai d’exécution :
La finition : Elle a portée à faire l’enduit de tout l’ouvrage. L’épaisseur de cet enduit est
variable ; comprise entre 2.00 cm à 3.00 cm voir plus.
Le respect du délai d’exécution : Malgré quelques difficultés rencontrés notamment
l’installation précoce des pluies et la dégradation des voies, l’entreprise a pu finir dans le
délai.
3.5. Résultats attendus :
L’exécution des travaux aboutira à :
- Favoriser la recharge de la nappe phréatique ;
- De permettre la relance des activités comme le maraichage et l’arboriculture ;
- Sécuriser la riziculture durant son cycle végétatif ;
- Amélioration de la production ;
- Amélioration de la qualité de vie de la population bénéficiaire ;
- Augmentation des revenus ;
- Diversification de la source de revenu ;
- La baisse de l’exode rural.

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3.6. Les caractéristiques de l’ouvrage :
Tableau no6 : Les caractéristiques de l’ouvrage
No Désignation Dimensions Dosage
1 Longueur totale du barrage 241.80 m
2 Longueur du déversoir 196.60 m
3 Nombre de joint water stop 18 joints
4 Cote du calage 104.00 m
5 Cote de raccordement 105.25 m
6 Epaisseur du mur de raccordement 80 cm 350kg/m3 de béton cyclopéen
7 Hauteur maximale du barrage 3.89 m
8 Hauteur moyenne du barrage 1.24
9 Largeur à la base du barrage 2.00 m
10 Largeur en crête du barrage 50 cm
11 Profondeur d’ancrage moyenne 2.70 m
12 Mur d’ancrage (en para fouille) a Variable avec un 350kg/m3 de béton cyclopéen
l’amont maximum de 0.30 m
13 Semelle contrefort Epaisseur : 0.30 m béton cyclopéen dosé à 350
kg/m3
14 Mur d’étanchéité Epaisseur mur béton cyclopéen dosé à 400
d’étanchéité : 50 cm kg/m3 avec sikalite
15 Murs latéraux Epaisseur : 50 cm 350kg/m3 de béton cyclopéen
16 Pertuis y compris piles 8.50 m béton cyclopéen dosé à 400
kg/m3 avec du sikalite
17 Passerelle pour pertuis (8.50X 0.50 X0.20) Béton armée dosé à 400kg/m3
m
18 Talus Pente du talus : 350 kg/m3 de béton cyclopéen
1/1.25
19 F/P de batardeaux
Batardeaux métalliques de 1,70
mx0, 25m avec
rainure en UPN 10 y
compris fourniture
de tige de
démontage (2 par
rainures)
Buter de dissipation
1 Largeur du buter 30 cm
2 Hauteur du buter 50 cm béton cyclopéen dosé à 350
kg/m3

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Tableau no7 : Dimensions et dosage des parties du bassin de dissipation
No Désignation Dimensions
Bassin de dissipation
1 Largeur au droit du lit mineur 5.00 m
2 Largeur de part et d’autre du lit mineur 6.14 m
3 Epaisseur de l’assise 1 lit de gravier de 5 cm ; 1 lit de
sable de 5 cm et une couche de
béton armée de 10 cm
4 Bassin de dissipation (y compris les blocs de chute, Béton armé dosé à 350kg/m3
les blocs chicanes,…)
Blocs de chute
1 Nombre de bloc de chute 504 blocs de chutes
2 Largeur du bloc de chute 10 cm
3 Hauteur du bloc de chute 15 cm
4 Distance entre les blocs de chute 30 cm
Blocs chicanes
1 Nombre de blocs chicanes 293 blocs chicanes
2 Hauteur du bloc chicane 30 cm
3 La largeur du bloc chicane 20 cm
4 Distance entre les blocs chicanes 40 cm
5 Largeur de la crête du bloc chicane 10 cm
6 Pente 1/1
Butée du bassin de dissipation
Béton cyclopéen dosé à 350 kg/m3
Protection aval du bassin de dissipation
1 Enrochement libre Epaisseur : 0.30 cm

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3.7.Sécurité et hygiènes :
L’entrepreneur s’est conformé à la règlementation en matière d’hygiène et de sécurité au
Mali. Il a pris toutes les précautions nécessaires pour la protection et la sécurité de tous les
employés présentes sur son chantier et a appliqué tous les instructions que le contrôleur
pourra exiger en cette matière.
3.8.Les activités de la mission de contrôle :
Le contrôleur du chantier est un technicien du domaine envoyé par le maître d’œuvre qui peut
être un bureau de contrôle et celui-ci est permanant sur le chantier. Ses activités sont :
 Vérification du dossier d’appel d’offre ;
 Vérification et approbation des plans d’exécution ;
 Réunion de démarrage des travaux ;
 Suivi des installations des entreprises ;
 Rédaction du rapport de démarrage des activités ?
 Coordination générale des travaux ;
 Examen du planning initial ;
 Examen des moyens en vue d’un avancement normal des travaux ;
 Vérification de la conformité des travaux avec les plans d’exécution ;
 Contrôle de la mise en œuvre des matériaux et fournitures ;
 Vérification de la mise en œuvre des matériaux ;
 Établissement des observations et propositions ;
 Tenue du journal des travaux ;
 Rédaction des rapports mensuels ;
 Rédaction des PV des réunions de chantier.

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3.9.Etude d’impact environnemental et social :
La législation sur la protection de l’environnement en vigueur au Mali s’applique à tout projet
quel que soit sa nature, sa taille ou son lieu de réalisation. Pour ce faire, le service spécialisé
de la protection de l’environnement est en droit de demander l’établissement d’un rapport
permettant de vérifier la compatibilité environnementale du projet. Il s’agit d’un document
qui se présente sous la forme d’un questionnaire qui doit être obligatoirement renseigné et
joint aux demandes de certains types de travaux.
Suivant la taille du projet ce rapport peut être un NIES ou un EIES.
Cet aspect est un point fort dans les critères d’éligibilité du projet soumis au financement du
KFW. Ce projet de construction d’un Barrage pour l’aménagement Hydro-Agricole est un
projet plus protecteur de l’environnement que destructeur. Ainsi, la sauvegarde de
l’environnement est prise en compte depuis la phase étude en passant par la réalisation
jusqu’à la mise en valeur.

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4. DIFFICULTES RENCONTREES :
Les difficultés rencontrées sur le chantier sont :
- L’absence du réseau téléphonique au chantier ce qui rendait impossible de contacter
le directeur de stage ;
- L’abondance et la fréquence des pluies, ont rendu l’approvisionnement normal du
chantier pendant un certain temps.
- L’accès difficile du site.
- L’absence d’un centre de santé.

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5. CONCLUSION ET SUGGESTIONS :

Ce stage de fin cycle a été très bénéfique pour moi tant sur le plan d’apprentissage
professionnel que sur le plan social. J’ai pu constater que l’apprentissage théorique seul ne
nous permet pas de relever le défi qui nous attend à la sortie de notre formation. Ça m’a
permis de me familiariser avec la vie de l’entreprise et aussi la vie en milieu rural.

Nous avons appris assez de notion par rapport l’appréciation de la qualité des ouvrages et au
respect des normes en terme de qualité, de quantité et le respect des délais d’exécutions.

J’ai été initié à la production de PV de rencontre de chantier, à la production de rapport


d’activité et aussi la tenue de rencontre avec les acteurs. Ces rencontres constituent pour tout
apprenant un véritable moyen d’insertion socio- professionnelle.
La réalisation de ce micro-barrage contribuera au développement socio-économique du
village de SIRAKORONI à travers l’augmentation des revenus de leur produit agricole.

SUGGESTIONS :

Je souhaiterai que l’Etat malien et ses partenaires multiplient ces infrastructures à travers le
Mali pour réduire la pauvreté et l’exode rural.

Je suggère que l’administration de l’IPR/IFRA, prenne des dispositions afin d’augmenter les
horaires des travaux pratiques dans les disciplines du génie rural pour mieux adapter ces
étudiants aux travaux du terrain.

Au projet, je souhaiterais un accompagnement des bénéficiaires dans leur bonne organisation


autour du micro-barrage, la gestion efficace de la ressource en eau, la gestion des revenues
générées par ce micro-barrage car la durabilité de l’activité en dépend.

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REFERENCES :
1. Avant-projet Détaillé de Sirakoroni (IPRO REAGIR KOULIKORO). 309 pages
2. K. MAALEL et Z. HAFSIA : Polycopié du Cours des Ouvrages Hydrauliques pour
les élèves de la 3e Année Département Génie Civil, Tunis 2012.
3. L. SOUMANO : Cours d’hydrotechnique IPR/IFRA, Katibougou 2012
4. Rapport de fin de cycle de Souleymane DABO 2015. 30. pages.
5. S. BRETON : Dossier N° 12 Le point sur la maîtrise des crues dans les bas-fonds,
petits et micro barrages en Afrique de l’Ouest, Paris 1988.20p.

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