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Moyens d’hémostase

Objectif : avoir un caillot stable, pour cela il faut des moyens d’hémostase intrinsèque et extrinsèque

1- intrinsèques :

- La compression mécanique : compression bi digitale pendant au moins 10 minutes voir 20


minutes, le patient serre au dessus pour avoir l’action mécanique de bien bloquer et
d’arrêter le saignement.
- agent hémostatique (le surgicel) : sous forme de gaze de couleur marron clair
- et les éponges hémostatiques : ce sont des procédés d’origine bi digital qui sont résorbable
et permettre une action mécanique, quand on met une éponge à l’intérieur ou surgicel qui
est comme une compresse stérile, vont se mêler avec le sang et provoquer un bouchon dans
l’alvéole.

NB : il ne faut pas bourrer et remplir le site, sinon on peut provoquer une hypoxie, c’est vraie
qu’on va arrêter le saignement mais ça va étouffer l’alvéole, un retard de cicatrisation et le
matériau ne va pas se résorber correctement

- Les colles biologiques : d’origine animale, contiennent des facteurs de coagulation


- L’acide tranexanique (EXACYL) : un anti-fibrinolytique, commercialisé en bain de bouche,
pour arrêter la troisième phase de l’hémostase

2- extrinsèques :

- Sutures : suturer le site d’extraction,


- Les gouttières en résine ou en optosil

*Cas d’un patient avec une hémorragie post exctractionnelle :

- D’abord Faire de l’anesthésie et cureter l’alvéole


- Mettre le matériau hémostatique
- Suturer
- On peut utiliser une plaque de résine

NB : quand on met un matériau d’hémostase, il faut absolument suturer en X, pour garder le


matériau à l’intérieur de l’alvéole.

*Les conseils post opératoires :

- éviter les bains de bouches


- éviter tout ce qui est chaud pour éviter une vasodilatation buccale
- préconiser la cryothérapie : utilisation de poche de glace chaque un quart d’heure pendant 3
heures
La prescription :

Toute prescription médicamenteuse est un acte de médecine légal : c’est un document médico légal
matérialisé sur une ordonnance.

- Avant de prescrire, on va établir un diagnostic et prendre en considération le terrain (l’état


général du patient) qu’on va traiter.
- Donner la molécule la plus bénéfique, et l’épouser le rapport bénéfice/risque.

1 -les traitements à visée curative :

Desmodontite, pulpites,…etc.

2- à visée préventive :

Chez surtout les patients immunodéprimés (sous corticothérapie à long cours, chimiothérapie, un
diabète vraiment déséquilibré,…) on peut donner la prescription 24h à 48h avant le geste, surtout les
extractions dont le risque de saignement, et les actes sanglants .

3- les trainements à visée prophylactiques :

Dans le cas précis d’un risque infectieux chez le cardiopathe (amoxicilline : <60kg →2g ; > 60kg→ 3g)
1h avant le geste. Chez l’enfant 50mg/kg/jour

-La dose flash (a pour but de contrecarrer la bactériémie) : la concentration max de médicament va
aboutir son max au bout d’une heure

En cas d’allergie : la clindamycine, dosé à 150mg, et la dose flash chez un cardiopathe est 600mg (4
comprimés en une seule prise 1h avant le geste). Chez l’enfant 25mg/kg

Si clindamycine n’est pas disponible, on passe à la Pyostacine (pristinamycine) dosée à 500mg et la


dose flash est 1g (2 comprimés 1h avant le geste). L’enfant 15mg/kg

* Le choix d’un médicament : dépend de :

- Sa disponibilité
- La tolérance
- son efficacité
- Le coût

* La prescription proprement dite :

- Nom, prénom et l’âge


- La date
- La rédaction :
 Commencer par le plus important au moins important ( classe antibiotiques → classe
anti inflammatoire → classe antalgique → classe des bains de bouche/vitamines/….)
 Numéroter
 Mettre la DCI (dénomination commune internationale) ou le nom de spécialité
 la dose
 la forme galénique (comprimé, gélule, suppo, sachet, injectable, suspension buvable)
 la durée du traitement (QSP ..)
 La posologie
- Le nom du médecin, signature et la griffe