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© Gigal

ENQUÊTES ENQUÊTES

ÉGYPTIENNES ÉGYPTIENNES

CHRONIQUESCHRONIQUES DESDES SECRETSSECRETS DEDE GIZAGIZA 33

un texte d’Antoine Gigal

LeLe secretsecret dede lala porteporte desdes EtoilesEtoiles

ABUSIR : Les Domaines d’Osiris : Partie 1

Je vais vous parler d’un lieu clé sur le pla- teau de Giza. Un lieu que certains n’hési- tent pas à désigner comme étant : le plus important lieu de culte au nord de l’Egypte des premières dynasties (et même sans doute avant). Ce lieu pour moi est l’un des plus mystérieux de la Basse Egypte, avec le sérapeum et la Grande pyramide… il y en a d’autres récemment découverts dont je vous parlerai bientôt. Il s’agit d’un lieu relié à l’eau et sans doute curieusement, comme vous allez le voir dans la 2 ème partie de cette Chronique, à l’or : cette “Chaire des Dieux” comme le dénommait les Anciens Egyptiens. Un site “marqueur” de l’excep- tion égyptienne : ce don permanent magni- fiquement esthétique et sensible de leur territoire aux “Dieux”. Ici avait lieu une célébration si sophistiquée et harmonieuse qui comportait l’utilisation d’artefacts incroyables que nos moyens technolo- giques d’aujourd’hui auraient bien du mal à reproduire. Je souhaite donc vous parler de ce lieu par- ticulier sur l’immense site d’“Abusir” nom

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en arabe ; “Busiris” en grec ; “Busiri” en Copte ; “Per Wsir” (prononcer Ousir) en ancien égyptien : le “Domaine d’Osiris”. Notre mot “Sire” en français viendrait de “Ousir / Osiris” comme quoi les connexions entre la France et l’Egypte sont beaucoup plus fortes qu’on ne le croit. À 25 mn en voiture, au sud de la Grande Pyramide, 12 km au sud de Zawyet el Aryan, Abusir est un emplacement très vaste qui contenait à l’origine 14 pyramides de la 5 ème dynastie (2500 à 2300 Avant JC., selon la chronologie officielle). Il n’en reste que 5 aujourd’hui.:

Hiéroglyphe d’Osiris et un oeil sur un trône

Hiéroglyphe d’Osiris et un oeil sur un trône Osiris toujours représenté dans ses bandelettes de momie

Osiris toujours représenté dans ses bandelettes de momie

Hiéroglyphe d’Osiris et un oeil sur un trône Osiris toujours représenté dans ses bandelettes de momie

RÉSUMÉ DES CHRONIQUES PRÉCÉDENTES

Du Top Secret N°19 au N°29, Chroniques des Secrets de Giza 1

“ Les Nouvelles plaies d’Egypte ” d’Antoine Gigal. Pour une facilité de consultation et de lecture, vous pouvez retrouver l’ensemble de ces articles dans le numéro spécial Hors-Série n°4 de Top Secret qui est disponible à la commande. (Vous pouvez aussi l’obtenir en direct sur le site internet de Top- Secret : www.topsecret.fr)

Chroniques des Secrets de Giza 2 “ Les Portes de la Cité Secrète ”

Top Secret n°29 : Le secret des étoiles. Les illustres scientifiques du passé et la Grande Pyramide. Quelques découvertes scienti- fiques remarquables. Percer le secret des Cieux et de la Terre.

Top Secret n°31, 32, 33, 34 :

La première clef. La découverte de bateaux au pied des Pyramides. L’énigme des fosses à bateau. Le monde souter- rain et les pharaons venu s d’ail- leurs, l’entrée et la sortie du Duat. L’énigme résolue des bateaux. Top Secret n°35, 36, 37 :

La deuxième clef. Le déluge. Sur les traces des survi- vants. Les secrets d’outre-tombe du Serapeum de Sakkara ( 1 ère partie et 2 ème partie). Top Secret n°38 La troisième clef. L’élément secret. L’importance insoupçonnée des hydrocarbures.

- celle de Neferirkarâ (72m de haut, base :

105 m, pente 53°7’48’’) nommée “La pyra- mide de Ba (l’âme)“,

- celle de Khentkawes II (plus que 17,5 m

de haut, base : 45,5 m, pente : c.72°), nommée “Souveraine de la Haute et Basse Egypte”,

Carte d’Abusir

Pyramide de Sahur, Abusir © Gigal
Pyramide de Sahur, Abusir
© Gigal

Celle de Neferefrâ (ou Râneferef), dont il ne reste que 7 m de haut, base : 65,5 m,

-

saires, on accède généralement au bas du complexe d’Abusir puis on marche avec dif-

pente : 64°30’, nommée : “Divin est le pou- voir de Neferefrâ”.

ficulté dans les dunes pentues et glissantes sur cette distance (souvent sous un soleil

-

celle de Sahurâ (pyramide de 48m de

de plomb), ce qui représente sur ce terrain

haut, angle 50°30’, côté base : 78,75 m) sur une colline de 20 m de haut, nommée “Le Ba (l’âme) de Sahurâ apparaît en brillant”,

en marchant assez vite un peu plus de 40mn, jusqu’au site d’Abu Ghurab. Cependant, on peut également reprendre

-

celle de Niuserrâ (51,68 de haut, Base :

son véhicule après la visite d’Abusir pour

78,9 m, pente : 51°50’35’’), nommée “La Pyramide qui est la plus stable des places”.

arriver au pied d’Abu Ghurab, ce que je fais de préférence lorsque je suis accompagnée de visiteurs. Une fois là, il ne reste plus

Memphis,

capitale

de

l’Ancien

qu’à grimper par le Nord, une seule dune

Empire

pour contempler l’extraordinaire temple

Il faut bien imaginer qu’il n’y a pas seule- ment des pyramides. Il s’agit en fait d’un véritable complexe avec petits temples, voies royales et mastabas que l’on excave et restaure encore de nos jours, c’est pour- quoi le site est fermé au public, mais j’in- vite régulièrement des personnes à m’y accompagner. Tout le site d’Abusir mesure un peu plus d’1.5 km2, l’ensemble étant situé sur un plateau sédimentaire du Pléistocène de sable et graviers cimentés par lithification. Le lieu dont je souhaite vous parler plus précisément dans ce vaste Domaine d’Osiris, se trouve légèrement à l’écart :

solaire de Niuserrâ, le site dont je vais à présent vous parler. Mais avant de vous y emmener, il me faut vous rappeler quelques éléments essen- tiels. Tout d’abord, ne pas oublier que tout le site d’Abusir se trouve tout contre la capitale de l’Ancien Empire : Memphis, située elle-même à 15 km au sud du Caire. Selon Hérodote l’imposante citée aurait été fondée en 3100 avant J.-C. par Menes (mais certains auteurs en dehors du mains- tream n’hésitent pas à avancer la date de 5300 Avt JC.). Il n’en reste aujourd’hui hélas que quelques statues dont la magni- ficence, colossale, de Ramses II qui est

à 1 km environ au nord-est de la pyramide de Sahurâ. Lorsqu’on obtient le permis de visite avec toutes les autorisations néces-

encore là pour prouver l’ancienne magnifi- cience du lieu. Memphis est le nom grec de Men-nefer “La Belle établie”, cependant, on

© Gigal
© Gigal

Entrée du site d’Abusir fermé au public

TOP SECRET

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CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3

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CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3 © Gigal l’appelait à l’époque communément “Ineb Hedj” : “Les

l’appelait à l’époque communément “Ineb Hedj” : “Les murs Blancs”. Et surtout ce qui est important, c’est que son nom sacré est “Hi-Ku-Ptah” : “Place du Ka de Ptah” qui s’écrit en grec “Ai-gu-ptos” et qui donne le nom latin d’“Aegyptus” et…nous voici aujourd’hui avec le nom “Egypte”. Memphis renfermait non seulement le plus

grand centre administratif de toute l’Egypte jusqu’à ce que Thèbes prenne la relève, mais elle contenait donc “Hewet-Ka-Ptah” :

“la maison du “Ka” de Ptah”, c'est-à-dire l’un des plus grand temples de toute l’Egypte. Le “Ka” est un des principes spirituels des anciens égyptiens désignant en quelque sorte le “moi divin” de chaque être vivant. Pour vous faire une idée, pour dire que quelqu’un était mort, les anciens égyptiens disaient “Il a été rejoindre son Ka”, ce “moi divin”, ce “moi supérieur” qui réside dans les cieux quand vous êtes encore sur terre, et que l’on est sensé rejoin- dre quand notre vie terrienne nous quitte. Donc en Egypte non seulement on honorait les dieux

et pharaons en tant que tels mais

on honorait aussi leurs “moi divin” et également, nous le verrons leurs “Ba”, leurs âmes… Ptah transmet la vie aux dieux mais donne vie aussi à leurs “ka”. Il est aussi lié à la résurrection car c’est lui qui donna la fameuse cérémonie de “l’ouverture de la bouche” dès les premiers temps, quand on la comprenait encore. Les prêtres du tem-

ple du Ka de Ptah à Memphis se nom- maient “wer kherep hemw” : “Les plus grands contrôleurs des artisans”. Cette appellation avait pour but d’honorer Ptah en tant que Créateur, celui qui est décrit dans le “Textes des sarcophages” (Textes en hiéroglyphes cursifs du Moyen Empire),

Ptah avec le Djed, la croix de vie et le was.
Ptah avec
le Djed, la
croix de
vie et le
was.

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Statue de

Ramsès II

- Memphis

comme celui qui créa les autres dieux et

qui fonda « Ta-Tenen” “La Terre qui se dis- tingue des eaux primordiales”. Dans les anciens textes, on trouve que Ptah forgea

“l’immense plaque de métal qui est le sol

du paradis et le toit des cieux”. On pourrait dire donc qu’il est l’intermédiaire entre la Terre et les cieux, le contrôleur des échanges entre les dieux et les hommes. Ceci pour souligner l’importance extraordi- naire que prenait dans les temps anciens cette cité de Memphis qu’on nommait encore “Ankh Tawy” “Celle qui relie les deux terres”, la Haute et Basse Egypte bien sûr, mais aussi peut-être la terrienne et la céleste comme nous allons le voir.

Le méridien dit d’Osiris

Donc à Memphis et par conséquent à Abusir et au petit temple solaire de Niuserrâ, nous sommes réellement au cœur des choses, à la croisée de deux zones qui se mêlent horizontalement et verticalement. N’oublions pas que les égyptiens avaient pour coutume de dire que leur terre se trouvait au centre du monde et que la plus sacrée se trouvait au centre. Or une deuxième chose qu’il faut que vous

sachiez pour bien saisir l’importance du lieu que nous allons explorer ensemble c’est qu’il y a plusieurs Abusir en Egypte et que

le

savoir implique beaucoup de choses… Il

y

a ainsi un Abusir au nord (Busiris :

30°55’N et 31°13’ E), puis le “nôtre” (29°53’N et 31°13 E) à Giza, et enfin un dernier Abusir dans le sud, en Nubie, à 260 km au sud d’Aswan (21°50’N et 31°13’E) près de la forteresse de Buhen (Bhn) aujourd’hui malheureusement recouverte par les eaux du lac Nasser depuis la construction du bar- rage d’Aswan en 1964. Or plusieurs chercheurs font état de l’existence d’un méridien dit d’Osiris. Et le remarquable

ingénieur hollandais Willem H.Zitman nous indique même dans sa recherche cartogra- phique méticuleuse que ce méridien com- mencerait à Abusir du nord (Busiris), pas- serait par “notre” Abusir (Memphis), longe- rait tout le champ de pyramides et finirait à l’Abusir près de Buhen. Tous ces sites Abusir seraient donc alignés parfaitement sur le 31°13’E. Ce méridien passerait ainsi par neuf zones différentes. Ce qui prouverait comme les travaux en métrologie du professeur Stecchini à l’université d’Harvard qui lui, prouve que le delta a eu une parfaite par- tition géométrique, que tout le territoire a été pensé, modelé avec une précision mathématique étonnante, il y a très très longtemps… Le chercheur Néerlandais Zitman indique

même que “Ces faits révèlent que la capi- tale première de Memphis a été le cœur vibrant de leur monde, un monde qui est né vers 5300 avt JC. C’était un monde pris par la vie qui conservait le souvenir de la catastrophe survenue (NB : un des déluges). Le souvenir de la désintégration du monde était commémorée à Busiris-Abusir annuellement par la fameuse cérémonie de

la levée des piliers Djed.” (“Egypt : “Image of Heaven” par W.H Zitman). Ces piliers Djed censés soutenir la voûte des cieux, étaient symboliquement garants de la stabilité de la planète. En fait, il y aurait 4 piliers Djed car on retrouve des bas-reliefs représentant 4 piliers, ce qui est la logique quadripolaire. C’est pourquoi je suis d’accord avec l’auteur Vincent Brown

Redressant le Djed
Redressant le Djed

lorsqu’il démontre que la représentation du Djed avec ses 4 “coupelles” est en fait une vision dans l’espace particulière aux égyp- tiens qui avaient un sens très différent de la perspective par rapport à la nôtre. L’empilement des coupelles représentent

en fait 4 piliers différents, l’un derrière l’au- tre en une seule image renfermant à elle seule la force quadripolaire, les 4 directions de l’univers. Vous avez d’ailleurs la représentation de “Didu, Djedu” habillé et symbolisant les 4 coins du monde. C’est aussi pourquoi les piliers Djed étaient considérés comme un talisman très puissant et l’on en couvrait lit- téralement les momies. N’oublions pas que la cérémonie de levée du Djed symbolisait aussi la résurrection d’Osiris et le renou- veau des cycles annuels. Le Djed représentait également la colonne vertébrale d’Osiris, sa force aux 4 coins de l’univers. Sir Wallis Budge le grand égypto- logue anglais qui a toute mon admiration, malgré le dédain qu’il reçoit de certains aujourd’hui, pré- cisait bien que la portion du haut du Djed corres- pondait bien au hiéro- glyphe ancien désignant des vertèbres. Donc nous voyons que ces 3 cités d’Abusir très distantes les unes des autres, ces domaines d’Osiris, étaient reliés en une seule ligne en hon- neur d’Osiris “Seigneur du Djed” apportant sta- bilité et abondance au pays. Nous comprenons également que “notre” Abusir (Memphis) était

au cœur stratégique d’un échange entre les cieux et les deux terres

d’Egypte. Sans compter qu’Osiris résidant dans le monde souterrain nous pouvons aussi ajou- ter ce monde aux autres, cela nous fait donc 4 lieux s’échangeant des informations… Osiris, rappelez-vous, est le dieu qui dirige les autres dieux sur terre, son père est le dieu Râ, son fils est Horus, et grâce à sa mort, puis sa résurrection due à la persévé- rance d’Isis, il a légué aux égyptiens ce qu’ils

Didu- Djedu divinité des 4 régions du monde

appelaient “Le rituel de Vie”, ces rituels col- lectés en partie dans “Le Livre de la sortie au jour” mal traduit par “Livre des morts”. D’autre part, Osiris était identifié comme l’a écrit d’ailleurs Plutarque, à Canopus, et non pas à Orion comme beaucoup l’ont affirmé. Dans le zodiaque de Denderah, Osiris est dessiné à l’opposé d’Orion. (Eh oui !). Ainsi, Canopus, cette étoile polaire du sud repré- sentait pour les anciens égyptiens l’étoile guide des morts, la transformation et le voyage vers d’autres dimensions, voyez donc comme tout devient logique.

Le temple solaire de Niuserrâ

Maintenant nous pouvons aller au petit temple de Niuserrâ. Abu Ghurab, le nom du site, est un nom arabe relativement moderne qui signifie “Le père aux cor- beaux” ou plus exactement “Le site aux corbeaux”. C’est un site désolé à cause des ruines éparses dans les dunes, et très ven- teux. Mais dans les textes arabes clas- siques du Moyen Âge on voit aussi le terme de “Ma’bad esh Shams” “le temple du soleil” ce qui est bien plus approprié comme nous allons le voir. W.von Bissing (1873-1956) découvrit ce site à la fin du 19 ème siècle. Puis le site fut excavé entre autres par Ludwig Borchardt (1863-1938) et beaucoup plus tard par

par Ludwig Borchardt (1863-1938) et beaucoup plus tard par Reconstitution du temple de Niuserré d-Abu Ghurab

Reconstitution du temple de Niuserré d-Abu Ghurab

Miroslav Verner. Qui était donc Niuserrâ ? Son nom signifiait “Possédé par la force de Râ”, Rathoris en grec, (Nom d’or “Sbik nbw

force de Râ”, Rathoris en grec, (Nom d’or “Sbik nbw W. Von Bissing Niuserré ntr” “Le

W. Von Bissing

Rathoris en grec, (Nom d’or “Sbik nbw W. Von Bissing Niuserré ntr” “Le faucon doré est

Niuserré

ntr” “Le faucon doré est divin”). Il régna selon certains de 2416 à 2392 avant JC. Ce fut le 6 ème pharaon de la 5 ème dynastie. Je me range plutôt derrière l’avis de l’égypto- logue Kim Ruyholf qui examina et analysa plusieurs fois le fameux papyrus de Turin où se trouve la liste des rois et qui pense que Niuserrâ régna beaucoup plus long- temps. Verner aussi le pense. On sait par les inscriptions que Niuserrâ compléta les pyramides voisines de son père Neferirkarâ et de son frère Neferefrâ et inséra la sienne entre celle de Sahurâ et

Neferefrâ et inséra la sienne entre celle de Sahurâ et Frère de Niuserré Neferefré 34cm Abusir.

Frère de

Niuserré

Neferefré

34cm

Abusir.

Khentkaus II mère de Niuserré

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3

© Gigal

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3 © Gigal Neferirkarâ. À l’origine, ces pyramides d’Abusir étaient disposées

Neferirkarâ. À l’origine, ces pyramides d’Abusir étaient disposées en diagonale

pour s’aligner sur Héliopolis au loin. Abusir était le dernier endroit le plus au sud d’où l’on pouvait admirer le sommet de l’obé- lisque doré du temple de Râ d’Héliopolis la resplendissante. Héliopolis “La cité du soleil”, Iunu, la fameuse “On” de la Bible, est maintenant un quartier du Caire. On dit d’ailleurs que

le temple du soleil de Niuserrâ est possi-

d’ailleurs que le temple du soleil de Niuserrâ est possi- Position d’ Abusir par rapport à

Position d’ Abusir par rapport à Giza et Héliopolis

blement, une copie en petit du grand tem- ple (le plus grand de toute l’Egypte aupa-

ravant) de Râ-Atum (Râ représente le soleil à son zénith et Atum le soleil au couchant)

à Heliopolis. Il n’en reste plus aujourd’hui

qu’un obélisque de Senusret 1 er et quelques colonnes. Non seulement, Strabon, Platon, Hérodote, Diodore de Sicile, Phythagore et bien d’autres venaient de loin étudier toutes les sciences dans le grand temple d’Héliopolis réputé pour le haut niveau en sciences de ses grands prêtres mais celui-

ci renfermait bien des mystères. Il y avait

dans l’enceinte du temple un objet extrê- mement important “le château du Benben” “Hout Benben”. Le Benben était censé être,

ou représenter, la première pierre où l’oi- seau Benu se serait posté à l’aube de la création du monde. On pense que Benu est dérivé de “weben” qui veut dire “s’élever en brillant” et “Bn” : ascension. Ce très grand héron sacré est selon les anciens égyptiens le réceptacle de l’âme (ba) de Râ. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’était un oiseau rare.

Il

est dit dans les textes que “Son souffle

de

vie fait exister”. Il était aussi le symbole

du renouveau, de la résurrection (Phénix

58 TOP SECRET

du renouveau, de la résurrection (Phénix 58 TOP SECRET Le héron Bennu des grecs) et symbolisait

Le héron Bennu

des grecs) et symbolisait l’Osiris régénéré. Il

nous dit “Je suis l’oi- seau Benu, le cœur et l’âme de Râ, le guide des Dieux vers le Duat” (“Livre de la sortie au jour”). Pour

ceux qui

seraient ten- tés de penser en termes de légendes et mythologies, je conseille de consulter les derniers travaux des paléontologues. En effet le Dr. T.Rasmussen et d’autres paléon- tologues ont retrouvé dans le Jebel Qatrani, à Fayoum, juste un peu plus au sud d’Abu Ghurab des os et fossiles d’un héron géant qui correspondrait bien au Benu (“Hindlimb of a giant terrestrial bird from upper Eocene, Fayum, Egypt”). Si je vous parle du benben d’Heliopolis, c’est qu’il y en avait un au petit temple solaire de Niuserrâ. Ce temple d’Abu Ghurab (datation officielle :

ca. 2450 Avt JC.) se nommait “Shesepu-ib- râ” c’est-à-dire “La joie de Râ”. Ce temple ressemble beaucoup à un complexe pyrami- dal classique avec son temple bas de la val- lée, une chaussée montante et un temple haut avec obélisque, mais ce n’en est pas un car c’est en tout premier lieu un cen- tre de culte à l’air libre. Il comporte bien un petit temple dit de la vallée où arrivaient les gens après avoir laissé leurs bateaux près du Nil en bas. Puis ils montaient la chaussée escarpée com- blant une dénivellation de 16 m sur 112 m, jusqu’au petit temple haut. Il y avait là à l’origine une porte massive, un vestibule

y avait là à l’origine une porte massive, un vestibule Plan du temple solaire de Niuserré,

Plan du temple solaire de Niuserré, source Lehneré

qui donnait sur la grande cour rectangu- laire du culte à ciel ouvert, aujourd’hui pleine de débris de pierres parfois colos- saux, où l’on trouve au fond une petite pyramide-tertre (que certains égyptologues désignent sous l’appellation “podium”) de 20 m de hauteur en blocs de calcaire anciennement à degrés avec un revête- ment de granit rouge contre la base. Encore une représentation du tertre pri- mordiale, du refuge premier ? Il existait jadis une allée montante en forme de spirale carrée reproduisant le hié- roglyphe “refuge, abri” qui permettait de monter au sommet sur la terrasse où se trouvait le fameux benben, un cône en pierre, plus tard remplacé sans doute par un petit obélisque doré. N’oublions pas que le terme ancien pour obélisque est “Ib Râ”, ”le cœur de Râ” et représentait un rayon de

Pyramide obélisque Niuserré

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3

© Gigal

© Gigal

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3 © Gigal © Gigal mide trône une incroyable structure en

mide trône une incroyable structure en albâtre. Un autel monumental composé de quatre blocs d’albâtre sculptés et d’un bloc sphérique central. La façon dont est cou- pée la pierre, les angles et les arrondis lisses démontrent l’utilisation d’une techno- logie sophistiquée… Ces blocs n’ont sûre- ment pas été tranchés à la main ! Or, ces quatre blocs avec les sortes de flèches pointant exactement vers les 4 points car- dinaux sont quatre fois la représentation du hiéroglyphe “Hotep” (dessin d’un pain posé sur une natte de roseau ). “Hotep” est tra- duit par les différents égyptologues comme “Offrande” ou “paix”. Je pense que les deux courants ont raison. Cet autel est bien la représentation d’of- frandes aux quatre horizons car la formule classique d’offrande égyptienne commence toujours par ce hiéroglyphe comme dans “htp di nsw wsir nb ddw ntr’â.…etc” “Une offrande faite par le roi à Osiris le dieu de Busiris (Djeddu)…etc”) et c’est bien un symbole de paix dans le sens d’unité des terres et des cieux car s’adressant aux qua- tre polarités. Et nous avons au centre le bloc cylindrique correspondant à la repré- sentation du soleil : Râ, unifiant le tout. N’oublions pas que Râ dérive aussi du verbe Râ qui veut dire donner et faire être une chose ou une personne… C’est peut

Vue que l’on a du haut de la pyramide

lumière venant du cœur de Râ, le pouvoir du soleil enchâssé dans la pierre. Quand je suis montée au sommet après autorisation, j’ai essayé d’imaginer la vue magnifique qu’il devait y avoir jadis. De là on pouvait voir briller au nord l’obélisque doré d’Héliopolis et au sud les sommets des pyramides d’Abusir. Cela devait être splen- dide ! Devant l’entrée au sud de ce petit couloir ascendant au sommet de la pyra- mide se trouve une petite chambre allon- gée, sans toit que l’on nomme la salle des saisons, car ce qu’il restait des murs était sculpté de reliefs décrivant l’alternance des 3 saisons de l’Egypte. Il ne reste plus que la partie dépeignant la période de l’inonda- tion “Akhet” (celle de la récolte “Shemu” se trouve au musée de Berlin). Beaucoup de reliefs pris par les musées allemands ont malheureusement été détruits pendant la dernière guerre. Et juste à côté on décou- vrit une petite chapelle dont les murs décri- vaient les rites de la fondation du temple et surtout la fête Sed. À l’origine de cette fête Sed, le pharaon devait courir nu en plein soleil et en état de jeûne jusqu’au coucher du soleil disent cer- tains, autour d’endroits symbolisant les dif- férentes provinces de l’Egypte du sud et du nord. Si pharaon ne mourait pas d’épuise- ment, cela voulait dire que pharaon était renouvelé dans ses fonctions par l’approba-

tion des dieux et il s’en suivait toutes sortes de rites secrets à l’abri des yeux dans le Saint des Saints du temple dont des rituels vivifiants de rajeunissement (Voir ma Chronique dans TS n°37). Donc nous pou- vons être sûrs que dans l’enceinte de ce lieu s’est déroulée cette cérémonie si importante et rare avec au moins le pha- raon Niuserrâ. Je dis au moins car pour moi ce complexe est sans doute encore beau- coup plus ancien. Les archéologues ont en effet découvert deux étapes de construc- tion pour ce lieu, dont une première phase construite en briques de terrasses massives surtout sur le versant Nord et Est de la plate-forme rocheuse formant l’assise du temple. Il est possi- ble qu’il y ait encore quelque chose

d’autre en dessous. Il n’est pas rare en Egypte que des lieux soient recons- truits plusieurs fois puis que des pha- raons successifs s’attribuent les lieux. Et là nous arrivons au plus extraordi- naire : au pied de cette petite pyra-

L’autel d’albâtre, table d’orientation vue du haut de la pyramide

Fête Sed

naire : au pied de cette petite pyra- L’autel d’albâtre, table d’orientation vue du haut de

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3

© Gigal

CHRONIQUES DES SECRETS DE GIZA 3 © Gigal être pourquoi la tradition orale des gens du

être pourquoi la tradition orale des gens du lieu avec qui j’ai conversé bien des fois disent que les dieux jadis ont atterri en per- sonne ici… En tout cas il y a encore sur cet autel des traces d’emplacement de petites portes avec gonds aux 4 coins. Mais ce qu’il faut savoir c’est que ce lieu des 4 points cardi- naux autour d’un axe qui symbolise l’axe polaire, le lien entre ciel et terre, symbolise aussi les 4 vents porteurs d’informations, des 4 coins de l’univers, engendrés par un souffle unique. Nous avons sur cet autel l’emplacement pour les dieux quadripo- laires que sont Horus au nord (le vent du nord,), Seth au sud (vent du sud), Dwn- nwy (“Celui qui déploie ses ailes” et qui tient le méridien) à l’Est et Tehuti-Thot à l’Ouest (Il existe des positionnements diffé- rents des mêmes 4 dieux selon les textes et

Admirez le volume et la coupe lisse des veines d’albâtre de l’autel

les époques). Notons que pour que la cohésion du monde se maintienne, les 2 contraires : Horus et Seth sont toujours à l’opposé l’un de l’autre et s’attirent. L’Horus magnétique en face du Seth ferreux… Dans la deuxième partie de cette Chronique consacré à ce lieu extraordi- naire, en continuant la visite, vous allez découvrir bien d’autres artefacts incroya- bles s’y trouvant, et découvrir pourquoi les pharaons de ce site avaient tous rajouté à

leurs noms, le suffixe Râ comme vous avez dû le remarquer. Et vous découvrirez -pour- quoi pas- la solution de l’énigme “À quelle autre utilité bien pratique pouvait bien ser- vir ce temple solaire attribué au pharaon :

Niuserrâ ?”. Encore une fois, vous risquez d’être bien surpris.

Antoine Gigal Pour contacter l’auteur Phivortex@wanadoo.fr www.gigalresearch.com

Autel table d’orientation Abusir © Gigal
Autel table d’orientation Abusir
© Gigal
Autel table d’orientation Abusir © Gigal RÉFÉRENCES -“Ancien Egypt a cultural Topography”

RÉFÉRENCES -“Ancien Egypt a cultural Topography” University Press Chicago 1961: KEES.H -“A possible source of copper ore fragments found at the old kingdom town of Buhen”, Journal of Egyptian Archaeology (1989.31-40). EL GAYER/JOHN, 1989. -“Egypt: “Image of Heaven”, Frontier Publishing,2006, Willem H.ZITMAN -“History of Ancient Egypt” 1988, Blackwell,Nicolas GRIMAL -“ The Oxford History of Ancient Egypt”, 2000, Oxford U.P.

Voyage Prévu du 6 au 15 décembre 2008 © Gigal
Voyage Prévu du 6 au 15
décembre 2008
© Gigal

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ABUSIR: LesDomainesd'Osiris

Partie2

nÉsumÉDesGHRoiltetEs pRÉcÉDENTEs

DuTopSecretN'19 au N'29, Chronlquesdês Secrets de Glza1

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" Les

Nouyelles

plaJes

d'E*pte " d'Antoine Gi4fal. Pourunefacilitéde consulta- tion et de lecture,vous pôu- vez retrouverI'ensemblede ces articlesdans le numéro spécialHors-Sérien'4 deTop Secretquiestdisponibleà la commande.(Vous pouvez

"fr*ltæ*rl1

aussiI'obteniren directsur le lg' ja deuièri

site internet de TotrSecreL:

www.topsecret.fr) ChronlquesdesSecretsde i Glza2 t "Les Portæ de Ia Cité Secrète" TopSecretno29 : Le secref desétoiles.

I

clef.

les tracesdes

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Le déluge,

.q "+ survivants. I

fop Secret *'gg * la l-élément

des Secrets de Secret de la

TopSecretno31,32,33,34

La première clef. lJénigmerésoluedesbateaux.

TopSecretn'35,36,37:

desÉtottes"

TopSeeretn'39 :

La première étoile. Abusir,lesdomaines d'Osiris.

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cltn0l{lQ1|t$0t$stcntlsl}tflzA3

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Lors de

notre précédenteChronique, je

vous ai

parlé du petit temple du soleil

(nommé :

Niuserrâ, datant officiellementde 2450

Avantl.C. Cetemplese trouvesur le pla- teaude Gizaà AbuGhurab(15 km au sud

du Caire),dansl'enclossacrédAbusir: le Domainesacréd'Osiris. Je vousai parlé de sa proximitéavecla

"La joie de Râ') du Pharaon

capitalede lAncien Empire,

Memphis(datantofFicielle-

ment de 3100 avant

Petittemplesolairede Niuserrâtel qu'il devait se présenterà I'origine

l.C), contenant jadis l'un des plusgrands

templesde toute l'Egyptedédiéau dieu

Ptah,le Créateurdesautresdieuxet de la premièreTerre émergeantedes eaux, à l'originede notreplanète. J'aiparléausside l'importancesignificative de la positioncentralede ce petit temple

dAbusirsur un méridiendit "d'Osiris"et son lienavecle pilierDjedreprésentantles

quatredirectionsde l'universet la stabilité cosmique.Je vousai parléenfindu monu-

mentalauteld'albâtrese trouvantlà, véri- table exploittechnologiquequant à son aspectet sa finition,et qui symboliseà lui

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TOPSTGRTT

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seull'axecentralreliantla BasseEgypte,la Haute Egypte, le monde souterrrain,les cieuxet parconséquent,lesquatrepolarités.

Le tout en correspondanceavec le tertre- pyramideet le benben(obélisquede l'ori- gine)voisinreliésensemblevisuellementà

distance,à la citédu soleild'Héliopolis par l'orbrillantdu sommetde leursobélisques

respectifs. Lorsquevous lisezdes textessur ce petit templesolairede Niuserrâsurlessitesinter- net porte-voixd'uneégyptologieclassique,il

n'estpasrarequbn vousdisequele senset

la significationd'unetellestructurene sont pas complètementcompris ("The exact meaning and significanceof this structure

is not completely understood '),

connexion,avec un culte solaireest évi-

denteà traversle symbolede l'obélisque mais ensuiteon vous reparled'un culte

moftuaire. Toujourscette manie de vouloirtransfor-

merdesstructuresextrêmementanciennes qu'onne comprend pasbienen site mor-

tuaire,mêmes'il n'y a en l'occurrence,ni

corpsni tombes. Il est évidemmentplus facilede cacher sous le terme générique"nécropole"ou

"site motuaire",desstructuresque l'on ne

saitexpliquerou plusexactement qu'onne cherchemêmepasà expliquer.C'està se demanders'il n'existeraitpas en fait un

culteactuelprépondérantpourle macabre. Et je vousle répète,en ce qui concernece petittemple,il n'ya aucunetombe,ni mas-

que sa

Terr,,.est àlre dt

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ABUGHUROB

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Le pharaon

Niuserrâ

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Dlrlm0iltD'{ùt.|ll}

Sahurâ = Celui quiestprochede Râ

Neferirkarâ = Beauest le Kade Râ

Menkahurâ -

Niuserrâ - Possédé parle pouvoirde Râ

Horizonde Râ

tabasmême pasde sépulturesrajoutées plustard Nousallonsvoiraujourd'hui quelasignifi- cationde ce petit templeva sansdoute bienau-delàdesupposésmythesoud'une utilitépurementreligieuse.Unefoisdeplus vous constaterezque l'ingéniositéet la sophisticationdes Ancienségyptiens

n'avaient pas delimites.

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Templesolaire Niuserrâ.Étrangespectacleque ce champ de débris

éclatés partout.

Au fond à droite. I'auteld'albâtre.

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A gauche-: piliersDjedde la 1è'"dynastieen ivoire.A droite : pilierDjedreprésentant les 4 polaritéset la stabilitésymbolisant la colonnevertébraled'Osiris.

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Retournons sur le terrrain

Quand on arrivesurleslieux,la première monumentalen albâtre,c'estle nombre

chosequel'onconstatesur la plateforme

du site,là où se trouvele fameuxautel

partout.Ontrouveeneffetdegrosblocsde

pierresfracassées,dénormesplaquesde

incroyablededébrisde pierres disséminés pierressoulevées,de granitrougepafois

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L'extraordinaireautel d'albâtre Regardezl'imposante plateforme sur laquelleil se trouve.

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foré, d'abâtre,de calcaire,de diorite,de

schiste,de basalte,de feuillesde mica

atf'eLrdntau sol, des -l1il ions de oetts fragn-erts absolJnelt disseri.nesDa'tout. On se demande queLleinvasionétrangere jadis a pu détruireà ce pointce très haut

lieu, Quelle déflagratlonà

telle destruction

ruinesà proprementditesmaisd'unedes-

tructionmassiveet sauvage Heureusenent,i nousresfede5tràces.el quellestracesI Revenonsune minutesur I'auteld'abâtre

dont les blocs,véritableshiéroglyphes scuLptésdu mot "Hotep"traduit par"pax"

et "offrande",pointent exactementaux quatre polarites,

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provoquéui'e

ne s'agitpas de

CetauteLestconstt-

tué d'albâtretrans-

lucide,plusexacte-

ment

C'est en

immensecristalcar

il

calcite.

de

fait

un

est

composé

de la calcite,rnalconnue,attlramonatten- tion : c'esta propriétéde la doubleréfrac-

tion, Regardezla photo ci-contre: vous pouvezvolrdeuxfoisle mot calcitelnscrit

unefois.si voustournezautourde lap erre

inscrite,une seuleimagedu mot restera sur placetandisque l'autretourneraen

mêmetempsque vous, Quel P us beau symboe à lafoisd'unitéet de d fférenceet en mêmetempsde la coursesolajreI De plusvousdevinezun arc-en-ciel,Cette pierrecaptelesarcs-en-ciel. Quo de plus

synbol;queoourun lieuce^se -ep-esente'

l'unitédes mondeset

entreeuxquel'arc-en-cte,cettearche,ce pontversles7 niveauxdescieux,uniflant

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Calcitedouble.Effetde réfraction. Photode GwYdir

LesAnclenségyptiensavaientblen utilrsé cettecaciteà dessein pourconstituercet

a conrrnunication auteL,cettetabLed'orientationmonurnen-

tale: carLesoleiL,l'observateuret lecentre du cercle (censéreprésenterdéjà le soleil petrifie: 1,80m

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tauxde calcite.

Hormislefaitqueia

calciteest souvent la matrice d'éme- raudeset de bérys (celavous parle"la

tabe d'emerardel,. i -e sagiloasicide n'importequelle calcite,Il s'agit de ce qu'on appele "Haney calcite", "Calcite- miel", mais qu'on nomme aussi calcite

ambréeet cacited'or. NousveTTonsplusloinque e motor a son importalce ic . O^ oii qJe cettecaleiteest associéeau plexussolaire, quoide mieux

pour un templesolaire,C'esten tout cas selon les spéclalistesun amplificateur

denergieconsequert.Uneatl e Dlop'ele

toujoursà l'op-

posedu solerL,

Encoreune fois

l'unificationdes

À gauche : Honey calcite miel en fines lamelles translucides.

A droite: calcitemielnon Polie.

pa' sonspectrede coueJTStous res tvDes o'ondessepropageartet se -ep-oou sanla

I identq-e, plJsta'a darsletenoser olus

"pontflottantdans

les cieux",cheminutrlisé par les dieux

rappelezvous a Brble: "Et Dieudit : Voici le signede l'alliancequeje metsentremoi et vous et taus les êtres vivantsqui sont avecvous,pour lesgénérationsà venir: ie

nets mon arc dansla nuéeet rl deviendra un signe d'alltanceentre moi et la terre."

(GenèseIX-12-17).

oindansl'espace Ce

contraires.Cetteplerreest fluorescente

sous différenteslongueurs

d'ondes,avec des émissionsrouges et olancnes,Or la lun'iererouge relractee

apparaîtcommeétantcelle quiest la p us haute dans le cie et forme la couleur e\terneoe 'a'c en-ciel,la ca6[g pgrnel de rejorndredonc "leplushautdescieux"

LesindiensPueblosconsidéraientl'arc-en-

cielcommeuneéchellepermettantd'accé-

der aux templessouterrains Doncnous

voicivéritablementdevantun auteidontla

sous UV

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Ci-dessus: grandeplaqueà l'enversavecsa rigolevisibleen-dessous.Notezla rainure visiblesur la tranche.

Ci-dessous: des plaquesà l'endroitmontranl bien les rigolesde ruissellementavec inclinaison

calciteunifietous les -'o-des depuisle

retitecricolocd. r.--. emenLcTe-sees.

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danslescieux.

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Encoremieux: danslacourdutemplevous

avezdesgrandsbassins(1,i8 m de diamè- tre) en calciteencore,déplacéset alignés au fondde la cour ! Cesbassinsénormes

en albâtreavecdestrousd'évacuationsont cerclésde couronnesdentées.Je diraiun peuplusloince quej'en pense.

Cesvasquesn'étaientpasdisposéesà cet endroità l'originecar il y a encoreles

restesd'unbassinscellédanslesolau coin sud-est du teftre à l'obélisque,et vous

trouvezd'autresvasquesen albâtresur le côté nord du tertre avec plusieurstrous d'évacuationet différentesinclinaisons

sanscouronnesdentees.

Donc nous avions à

champclosen hauteurcouvertde plaques de pierres sur lesquelscouraienten lignes

l'origineun vaste

droitesdes rigolesavecinclinaisonet des

bassinsd?lbâtredisposéstout autour du tertre-DVramideavec différentesinclinai-

sonsaussi(j'ai calculé jusqu'à 14 cm de surélévation), plusieurstrousd'évacuation

rejoignantailleursd'autresbassinsdentelés

avecdeuxtrousd'évacuation.On est tenté de voir là un immensesystèmede fon-

tainesen cascadesavecdes bassinsà dif- férentsniveaux. Imaginonsce queceladevaitêtreau soleil

jadis avecle murmurede l'eaucouranteet des arcs-en-cielsuspendusdans les

gouttesd'eaupatout

Onestbienloinde

Rigoles de ruissellementarrivant à un petit trou circulaire de dépôt.

la vision d'une majoritéde l'orthodoxie égyptologique qui ne voit elle, que des

rigolesde sangsuiteà dessacrificesalors qu'iln'ya pasle moindrerested'ossements,

ni d'attachespouranimaux,ni de couteaux retrouvés,ni d'endroitpourparquerlesani- maux ce qu'on retrouveabsolumenttou-

jours danslessitesd'abattage. Commentpeut-onse permettred'affirmer

commeétabliesdesthèsesquine reposent suraucunepreuve? Onest estomaquédu manquede sérieuxet de bonsensde cette affirmation.En Egypte,lestablesde sacri- ficedesboucherssonten pierresdures,les rigolespetiteset dansdeslieuxecartes.On

n'apasbesoinpourcefairede magnifiques

bassinsd'albâtreen cascadeset

immensepuzzlede plaquesincroyables

d'un

couvranttout le siteavecun systemehau-

tementsophistiqued'inigation. Noussommesdansl'enceinted'untemple sacré,rappelons-le,et on ne tue pasdans l'enceintedu SaintdesSaints. L'undes gardiensde la traditionoraledu lieu m'a dit que ce tertre et ce site était

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parolessansessayerde les interpréter-:

"L'obélisqueprésent sur le tertre faisait

venir lêau du ciel lorsqu'on emettait des sons et les bassinsau pied du tertre ser-

vaientà recueillircette

LesAnciensdisentaussique le cristal(la

eau divine"

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Bassin recueillantI'eau

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calcite)étaitutilisépourlatransmissiondu son.Il estvraiquela calcitea desproprié- tésde résonnance, Entoutcas je me rappelaisunephrased'un des maîtres de cette tradition décédé

récemmentà Giza,AbdelHakimAwyan:

"Ce qui était décisif pour construire tout

temple c'est un endroit ou de l'eau cou- rante passait et qui était également une source de cristaux". Or ici vous avez les deux : les cristauxcalcite-albâtreet de l'eau,caril y avaitun lacà proximitéquise

nommait d'ailleursle lac dAbusir/sans compterle Nilvoisinet possiblementaussi

dessourcessouterraines,voirele passage d'un ancienNil (Proto-Nil)devenusouter-

rain,plusà l'ouest,commele suggerecer-

tainsexperts.Entout cason trouvebeau- coupde limontoutautourdu siteindiquant la présenceancienned'étenduesd'eau,

lVaistout ceci ne me suffisaitpas comme

explication, je soupçonnaisdéjà quelque

chosed'autremais il m'a fallu du temps pourm'enassurerpleinement.

Comme je l'aiexpliquédansma Chronique précédente,ce lieu d'extrêmeimportance

est ceftainementencore beaucoupplus ancienque la date officiellene veut bien l'affirmer.Certains chercheursn'hésitent

pasà donneruneoriginepré-dynastiqueau

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site. Pournousen assureril faudraitexca-

ver encore,admettrela datationque don- neraiten fait lesautresétapesde construc-

tion (on en a déjà retrouvéune autre en dessous)maissi vous me lisezdepuisun momentvouscomDrenezlesréticencesà le faire.Or à traverstoutescesépoques,tout ce temps,ce petittemplea pu servirà dif- férenteschosesce qui compliqueencore leschoses Maisici on a assurémentun dispositifoir l'eau joue un rôleprimordial,un lieuhaute- ment vivifiantcar comme on le dit en ancienégyptien "ellea de l'eau" s'écrit :

"ellea de l'ankh"c'es|-à-direde la vie.

On dit aussidans les ancienstextes que l'eauest verséepourla disséminationde la

sa9esse.

Il faut d'abordse rappelerque tout le lieu est un culteau DieusoleilRâ(Nomdu petit temple: "Shesepu-ib-Râ": La joie de Râ).

Ainsitous les nomsdes ovramideset tem- plesdAbusir,ainsique lesnomsdes pha-

raonsde lazone,compoftentl'ajoutdu mot "Râ"dansleurstitulatures. (Voir la listedes

noms en début de dossier).Ona même parléd'unethéologiedAbusircommed'une

extensiondu culte solaire d'Héliopolis. Donc,les nomsen rapportaveclbbélisque

sur le teftre qui est censéêtre un rayon

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entrerd'unefaçonou d'uneautredansle processusdecharrierseseauxet deservir à l'obtentiond'unor raffiné.

Ceseraitdéjàbeaucoupplusintelligentque

lesflotsdesangofficiels.Maiscelaneme

convainquait pasencoretotalement.

La piste de l'or Rappelonsque l'or était considéréen Egyptecomme"la chairedes dieux",la manifestationdanscettedensitématérielle de la brillancedu dieuRâ,un métaldivin représentantdoncl'immortalité.

dynastie? Assurémentoui,mêmesi le cuivreétaitle oremiermétald'utilisationintensive.

pétrifiédeRâet lebenbenà Heliopolisren- voyantlesrayonsdorésde Râ.Lesrayons

solairesdeRânousparlentderésurrection Y avait-ilde lbr à raffineren Egypte,au ainsiouela fêteHebSedde revitalisation moinsà l'époquedespharaonsde la 5è'"

du pharaonquisedéroulaitdanslacour du petittemplesolairede Niuserrâ.C'est pourquoi,beaucoupont penchépourun

lieude revitalisation

par l'eauet le soleil.

Il y avait deuxtypesd'extraction.llun

On a parléd'unsystème"d'énergisation" "Nub-en-set"se nommait '. "Lbr desmon-

deI'eaupoursebaigneret serenforceret mêmede Droductiond'eau"électrum"à

boire.Jedispeut-être,maisily a beaucoup L'autre"Nub-en-mu"ou : "Ordesrivières"

mieuxcommevousallezvoir.

tagnes"et il étaitpratiquédanslesmines surtoutdansledésertdel'Estet enNubie.

sait oour ce faire les couchessédimen- taires,lavase,orc'estlecasdeledire,ily en beaucoupà Abusir.Dhutrepart,nous avons les bijoux en or de la reine HetepheresI dela4èmedynastieet nous avonslecorpsdu frèrede Niuserrârecou- vertd'ordansunbas-reliefdAbusir. Noussavonsaussiparuneinscriptionque

estuneextractionparlesableaurifèredes

Je me suisd'aborddirigéelogiquement litsderivières.Il estindiquéqueI'onutili-

versledoréet I'orsymboledeRâ.Lecher- cheurWilliamHenry("P/aceof thegods') pensecarrémentque les bassinsétaient

desvasquesdedécantationspourletraite-

mentde lbr en poussièreet fragments.Il pensequelemicaprésentsurleslieuxavec ses propriétésd'isolantde haut voltage électriqueet de semi-conducteurpourrait

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WatkinsremarquadansunmuséeauPérou de grandsbassinsdbr. Il pensesérieuse- ment qu'ils servaientde réflecteurspour concentreret faire convergerl'énergie solaire.Il suggèreque lesanciensIncas chauffaientet coupaientla pierreen utili- santunesériede réflecteursparaboliques enor pourconcentrerlénergiesolaire.Les "bassinsmiroirs"devaientêtresupportés pardeslitsdegranite.SelonleDrWatkins, lbr estun magnifiqueréflecteur,le parfait matériau pourcapterlesrayonsdusoleilet le faireconvergeren un rayonde lumière assez puissantpourcouperla pierre.Età Abusirsurlesolvousaveztouslesformats et toutesles softesde pierres.Il fallait juste unpaysaufortensoleillementcomme le Pérououl'Egypte. Sivousêtesdubitatifsachezquele géo- logueDavidLindrotha démontré que100 wattsd'énergielumineuseconvergeanten

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avôc3 trous d'évacuationd'93u.

vec évacuation d'eau toujours en sa place d'origine, au coin de la pyramide Grtrg

danslesbassins.Je Densesuftoutaux bas- sinsen pierreau pieddu teftreet peut-être

sur les étagesdu tertre lui-même),soit la

surfacepolie de l'albâtredes bassinsser-

vaientde miroirs.Avecles multiplesinva- sions,lbr est la premièrechosequi a dis-

paru comme pour les pyramidionsdorés.

Ce qui est intéressantc'est que Watkins expliquebien que le fini réfléchissantdes pierres incas est similairea celui des pierreségyptienneset que non seule-

Niuserrâétaittrèsactifdansle Sinaidans les minesde cuivreet de turquoisede Magharahetqu'ilfaisaitducommerceavec le fameuxpaysde Puntpourde la mala- chite,de la myrrheet de lélectrum(un mélangedbr etd'argentmaisparfoisunor qui compoftaitdesimpuretésd'argent étaitappeléélectrumquiétaittrèsprisé poursa brillanceet sa permanence) commeSahurrâavaitfaitauparavantet on a tracede sesactivitésdansles minesdegneissau norddAbuSimbel. Doncnousavonsbienlà traced'oret d'un pharaon très impliqué en recherchedesressourcesminières. Il arrivaitaussi que lbn obtiennedel'or en martelantdesquaftzitescontenant desparticulesd'or le réduisanten pous- sièreavecl'aideentreautresde moulins manuels.Entoutcaslbr trouvédansdes dépôtssédimentairesétaitlavéde lavase avecde l'eauafinquelesparticulesbril- lantesressoftentet le dispositifsur le site du templede Niuserrâauraitpu padaite- mentservirà cela: des rigolesbrillantes d'eau charriantles Darticulesaurifères ramasséesen dépôtsdanslesbassins,le tout étincelantauxrayonssolairesde Râ répondantà la brillancedoréedu benben et du sommetdespyramides.Lesdente- luresdesbassins, pleined'eauet dbr pou- vaientdessinerautantde soleilsrayon- nants.Cela pouvaitreprésenterunspecta- clemagnifiqueen l'honneurdu dieuet en mêmetempsavoiruneutilitéconséquente. Surtoutquele sableaurifèrepouvaitavoir ététransportédetoutel'Egyptesurle Nil pardesbarquesappontantsurlesite. Toutcelaestenvisageable,maisil meman- quaittoujoursquelquechose.Jesuisalors "tombée"sur les travauxremarquables d'unProfesseurengéologiede l'université de SaintCloud,Minnesota,le Dr lvan Watkins; travauxsurlbr inca

mentlesravonssolairescorrectement réfléchispeuventcouperla pierremais égalementfondre les fragmentsde quartz à l'intérieurde différents Çpes de pierres. Cela peut nousindiquer commentde l'albâtrede la tailleet du finidel'autela finementétaitcoupéet commentdespierresaussiduresquele granitont ététranchées.Ceftainsgra-

nitscontiennent jusquâ15 à 30o/ode

Neferefrâfrère de Niuserrâ recouvert d'or. Bas-reliefAbusir

cristauxde quartz.Lesplaquesdegranità

labasedutertre-pyramidesontincroyable-

mentlisseetc'estassezcourantsurtoutle

territoire.Ladésagrégationthermalefonc-

tionnefort bien.D'autrepart,en ce qui concernele petittroucirculairequevous avezvusurla plaquedepierredelaphoto page60,en basà gauche,(ily ena par-

tout sur le site),des ingénieursquej'ai

un faisceaude 2mm de diamètrepouvait couper la pierre.Cela porte un nom : la

désagrégationthermale.

Sur le site du petit templesoit les bassins

avecdifférentesinclinaisonsétaientrecou-

vertsd'unefine couched'or réflective(il y

a l'emDlacement pour de telles couches

L'équipe Gigal devant les bassins et au fond la pyramidetertre de l'ancien

du Petit temolesolaire

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Sceaude Niuserrâcontenantle hiéroglypheor

celui qui donnait vie et façonnait touteslesformes

consultém'ont expliqué que c'est là sans doute un point d'eaude chauffagepar le

soleil. L'ensemblepouvaitchaufferles pierreset l'eausur toute la suface.

Quoi qu'il en soit,Watkinsa fait

mieuxque lancerune nouvellehypothèse.

beaucoup

On ne peut que s'extasierdevantle hautdegréet à lafois la simplicitédestechniquesdesAnciens égyptiens. Ce quireliecelieudAbusirauxIncasc'est aussile fait que le Pérouétait considéré commelaterredesouatrecoinsdel'univers "Tawantinsuyu"etAbusircomme je vousl'ai

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Il l'acarrémentprouvée.Allerdoncconsul- ter son brevetsur internet.(US patent no4611857) 'Appareils concentrantet fai- sant convergerlénergie solairepour cou- peç modeleret polir lespierres"("Solar powered focusingand directingaparatus for cuxingshapingandpolishingstones'). On feraitbiende s'enservirauiourd'hui danslespaysensoleillés Un lieude modelageet découpagede la pierreavecl'aidedeRâpariebiaisdusoleil et de métauxcommel'orestexactement

cequicorrespondraitaudieuftahdusanc-

tuairede la capitalevoisinede Memphis,

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Lieu d'appontage pour lés

, ,.bateaux au

pied du

temple.

iestesde quai

ry ditestlaterreduDjedreprésentantlesqua- 3.

tre polaritéségalement,lesquatrepiliers soutenantl'univers,le lienentrelesdivers mondescélestesetterrestres

-

.&L

{

REFERENCES

tlgal

- "Howdid the lncas create such beautiful stone

masonry?": lvanW.Watkins

Arnold D. E.

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www.ligalm$0afclrcun

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Archaeometry22:2tl-2L2.

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E€lypt",WilliamHenry.

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- "AncîentEÉttptianMateùalsand lndustries',Lucas A.et Harris,J.R.1962,Mackay& co,UK. -'Ancient EÉypta cultural Topog,raphy"Kees H.,

chicago,1961.

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