Vous êtes sur la page 1sur 4

Le moteur de voiture

Un moteur essence à quatre temps

Moteur à explosion
 Simplification du problème :
On ne considère qu’un seul piston.
Sa : soupape d’admission,
Sb : soupape d’échappement,
B : bougie.

Hypothèse : Gaz supposés parfaits : γ=1,4. (en vrai, γ=1,34, mélange air-essence).

Contrainte de fabrication : dans les pistons, P<50 bars.

Principe de fonctionnement :
 Cycle réel :
O→A : admission à P constante
A→B : compression
B→C : phase de combustion
C→D : détente
D→O : échappement

 Cycle modélisé, cycle de Beau de Rochas :


O→A : admission isobare
A→B : compression adiabatique réversible
B→C : échauffement isochore, combustion
C→D : détente adiabatique réversible
D→A : refroidissement isochore
A→O : échappement isobare

(la combustion de l’essence joue le rôle de la source chaude)


Un système bielles-manivelles transforme le mouvement de translation des pistons en
mouvement de rotation de l’arbre-moteur, ce qui va faire tourner les roues.

Détermination des états A, B, C, D :


 Etat A : VA=1L, PA=1bar, TA=293K, d’où : nA=4,11.10-2mol.
Quantité d’essence : n’=2.10-4mol.
 Etat B : VB=VA/8, et VB=0,125L.
 Transformation A→B : compression adiabatique réversible
Loi de Laplace : PVγ=cste, d’où : PB=PA(VA/VB)γ, et donc : PB=18bar.
Et : TB=(PB/VB)/(nAR) d’où : TB=672K.

Avec γ=1,34 : TB=593K. Et donc : TB<603K, température d’autoallumage.

 Etat B : VB=VA/8=0,125L, PB=18bar, TB=672K.


 Etat C : TC=2100K et VC=0,125L.
On en déduit PC : PC=(nARTC)/VC , soit : PC=57,4bar. PC>50bar car dans le modèle choisi, la
combustion est sensée être instantanée, ce qui n’est pas le cas.
 Etat D : VD=VA=1L.
 Transformation C→D : détente adiabatique réversible
Loi de Laplace : TVγ-1=cste.
D’où : TD=TC(VC/VD)γ-1, et TD=914K.
On en déduit PD : PD=(nARTD)/VD et donc : PD=3,12bar.

Détermination du rendement :
 Transformation A→B : compression adiabatique réversible
On a : QAB=0.
D’après le premier principe : ∆UAB=WAB+QAB et : ∆UAB=nAcV(TB-TA)
D’où : WAB=nAcV(TB-TA).
 Transformation B→C : combustion isochore
VB=VC, donc : WBC=0.
 Transformation C→D : détente adiabatique réversible
On a de la même manière que pour A→B : WCD=nAcV(TD-TC).
 Transformation D→A : refroidissement isochore
Comme pour B→C, on a : WDA=0.
 Travail total : Wtot=nAcV(TB-TA+TD-TC), or : cV=R/(γ-1),
d’où : Wtot=nAR/(γ-1)(TB-TA+TD-TC), et : Wtot=-689,4J.
 Rendement : η=-Wtot/QBC.
 Transformation B→C : combustion isochore
WBC=0, donc le premier principe donne : ∆UBC=QBC.
Or : ∆UBC=nAcV(TC-TB),
d’où : QBC=nAR/(γ-1)(TC-TB), et : QBC=1220J.
D’où : η=0,565.

Rendement de Carnot pour ce cycle : ηCarnot=1-TA/TC et ηCarnot=0,860.


On a bien : η<ηCarnot.

 Puissance :
Si le moteur fait N=2500 cycles (ou 5000 tours) par minute (∆t).
La puissance est alors : P=NWtot/∆t, soit P=28,7kW.
Accélérer (augmenter le nombre de tours par minute) revient à augmenter la quantité
d’essence injectée dans le cylindre.

Bilan entropique
 Transformation D→A : refroidissement isochore
Identité thermodynamique : dS=dU/T+PdV/T
Ici : dS=dU/T, et avec : dU=ncVdT, on trouve : dS=ncVdT/T.
D’où : ∆S=[nAR/(γ-1)]ln(TA/TD), et ∆S=-0.972J.K-1.
Séch=QDA/TA,
on a : ∆UDA=QDA+WDA=QDA et : ∆UDA=nAcV(TA-TD), d’où : QDA=nAcV(TA-TD)
et donc : Séch=nAcV(TA-TD)/TA,
soit : Séch=[nAR/(γ-1)](1-TD/TA), et Séch=-1,81J.K-1.
Scréée=∆S-Séch, et donc : Scréée=0,838J.K-1 >0
 Transformation A→B et C→D : adiabatiques réversibles : Scréée=0.
 Transformation B→C : combustion
Transformation irréversible : Scréée>0.
Le cycle n’est pas réversible !

Pertes d’énergie :
 Pertes par refroidissement
 Pertes par l’échappement
 Pertes par imbrûlés (très faibles)