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“l’intelligence économique peut être définie comme l’ensemble des actions

coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de


l’information obtenue légalement, utile aux acteurs économiques en vue de la
mise en œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives”.

Cela relève a considérer l’intelligence économique comme etant une démarche,


un état d’esprit qui concerne tous les acteurs de l’économie. Trop souvent
associée aux grands groupes, elle concerne toute personne à la tête d’une
organisation publique ou privée, tout dirigeant d’entreprise, d’organisme de
recherche, d’administration, quelles que soient leur taille et la nature de leur
activité. Plus largement, la mise en place réussie d’une démarche d’IE au sein
d’une entreprise nécessite l’implication et la sensibilisation de l’ensemble des
acteurs de l’entreprise.
L’intelligence économique est aussi une organisation, qui consiste avant tout à
mettre en place des méthodes et des outils. À ceux-ci s’ajoutent des
compétences pour collecter l’information, l’analyser et la transformer en
connaissance qui sera diffusée aux bons acteurs, sans omettre de la sécuriser.

Outil de pilotage et facteur de performance, l’intelligence économique permet à


une entreprise de :
• maîtriser et protéger l’information stratégique ;
• produire des informations en mobilisant la capacité d’analyse et d’anticipation
des collaborateurs ;
• pérenniser son existence et se développer face à la concurrence, en décidant à
bon escient et avec réactivité ;
• mettre en évidence des opportunités et les exploiter pour le développement
d’innovations, de partenariats, de gains de productivité, la conquête de nouvelles
parts de marché ;
• révéler des menaces et les réduire.

Dans cette perspective, l´intelligence économique ne peut être évoquée sans


faire appel à l´information qui est un processus intelligent de mise en forme
d´une représentation factuelle dont la communication est censée dénouer une
incertitude ou résoudre une alternative environnementale dans ce sens le poids
croissant des sources ouvertes notamment l´information, comme facteur-clé de
déstabilisation du partenaire-adversaire implique une réflexion beaucoup plus
approfondie sur les développements opérationnels de l’intelligence économique.
Loin d’être une fin en soi, l’intelligence économique est l’agrégat des moyens à
utiliser par tout acteur, notamment économique, pour renforcer sa compétitivité
et ce à travers sa capacité à maîtriser les flux d’informations, en appui à ses
actions, pour construire sa stratégie avec un maximum de réactivité.

Non seulement ces acteurs doivent être capables de décrypter et de contrecarrer


les manœuvres informationnelles susceptibles d’écorner, voire de détruire leur
image et leur stratégie, mais ils doivent aussi mettre en œuvre, dans le cadre
d’une démarche offensive, des actions de communication, d’influence et de
lobbying.

L’intelligence économique est donc multiple de par :


 son contenu et ses dispositifs (elle induit des fonctions à la fois
informatives, anticipatrices et proactives),
 la pluralité des définitions qui lui ont été associés
 sa capacité à s´adapter à tout type d´entité.
 Ses affiliations qui englobent les sciences juridiques, technologiques
économique et de gestion
 Et la pléiade de dimensions qu´elle recouvre : management, veille,
analyse, KM, protection et influence,…

Tous ces aspects font de l´intelligence économique une chimère dans la mesure
où c´est un assemblage d´éléments préexistants sauf que la chimère est censée
faire peur dans le sens où elle créait une sorte de dilemme, qui se manifeste à
travers la décision de l´éviter ou de la tuer.
Mais à la différence de la Chimère, l’intelligence économique ne peut être une
source de peur. Elle partage toutefois un point commun avec elle : elle est un
concept opératoire. Vouloir la mettre en œuvre ressort nécessairement d’un
choix stratégique. Une fois « implantée » elle va nécessairement modifier les
orientations stratégiques à prendre et amener l’organisation à se mettre en
position pour atteindre ses nouveaux objectifs. Elle est donc nécessairement le
fruit d’une vision, individuelle ou collective, amenant à un choix stratégique qui
garantira la pérennité de l´entreprise. Dans tous ses aspects, l´IE a comme point
de départ l´irréel et l´allusion pour aboutir au concret et au réel et ce en partant
du présent vers le futur souhaité.

La chimère intelligence économique devient plus qu’un assemblage de


morceaux dès lors qu’une volonté découlant d’une vision lui donne vie. C´est
une chimère en prise sur le réel, une chimère qui mord.