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L’environnement juridique de l’entreprise :

L’entreprise est une personne morale soumise au droit objectif, et profite des droits subjectifs qui lui
garantis par la loi. Cette personne morale « economique et sociale », se trouve confrontée à un
environnement juridique dés sa naissance (statuts), jusqu’à son extinction.

Le droit est un ensemble de règles de conduite qui, dans une société, régissent
les rapports entre les hommes : c'est le droit objectif. Le mot désigne aussi les
prérogatives reconnues aux personnes : leurs droits subjectifs. Entre l'ensemble
des règles et les comportements des particuliers se nouent des relations étroites,
constantes, réciproques.

Droit subjectif : Ce sont les prérogatives dont peuvent se prévaloir les


individus et qu'ils peuvent exercer sous la protection du droit objectif. Les droits
subjectifs permettront à un individu de jouir d’un bien, d’une valeur ou d’exiger
d’autrui une prestation. (ex: droit au respect à la vie privée, être propriétaire
d’un bien, etc.)
Droit objectif : Ensemble des règles de droit qui organisent les rapports entre
les êtres humains dans une société en particulier et qui sont sanctionnées par
l’autorité publique.
La règle de droit est une règle générale, abstraite, émane d’une autorité
publique et sanctionnée.

Les différentes branches du droit


Elles sont déterminées en fonction de l’objet ou de la spécificité de la branche.
Deux manières de classer le droit :
en opposant droit public et droit privé : Celle ci est appelée summa divisio ( la
division essentielle), le principe de distinction est que Les règles de droit
appartiennent soit au droit public soit au droit privé.
Le droit public :
Il s’intéresse aux relations d’ordre public, c’est le droit qui régie les collectivités
publiques, l’Etat et les démembrements de l’Etat.
Il est composé de :
 Le droit Constitutionnel
 Le droit Administratif
 Le droit des Finances Publiques
 Le droit international public

Et le droit privé, qui est un ensemble des règles qui gouvernent les rapports des
particuliers entre eux et des personnes privées entre elles.
Il est composé de :
 Droit civil : désigne les droits de particuliers,
 Droit commercial, qui règle les relations et conduites commerciales
 Droit de la famille, qui régit le statut personnel
 Droit international privé.
Les sources de droit :
La règle de Droit (ou norme) énonce un idéal de comportement, il n’y a pas que
la règle de Droit Pénal. La règle de Droit ne s’identifie pas seulement pas à la
loi, il y a différentes sources (le traité, la constitution, la jurisprudence).

La législation du travail

Qu’est ce qu’un contrat de travail ?


Un contrat de travail est un contrat qui lie juridiquement un employeur à son
employé. Dans le cadre du contrat de travail, le salarié, met son activité
professionnelle à disposition de son employeur qui dans ce cadre a autorité sur
lui. En contrepartie, l’employeur verse un salaire à son salarié. Au Maroc, l’écrit
n’est pas obligatoire pour prouver la relation de travail.
Types de contrat de travail :
Le contrat de travail est conclu pour une durée indéterminée, pour une durée
déterminée ou pour accomplir un travail déterminé.
Le contrat de travail à durée déterminée peut être conclu dans les cas où la
relation de travail ne pourrait avoir une durée indéterminée.
Le contrat de travail à durée déterminée ne peut être conclu que dans les cas
suivants :
1. le remplacement d’un salarié par un autre dans le cas de suspension du contrat
de travail de ce dernier, sauf si la suspension résulte d’un état de grève ;
2. l’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise ;
3. si le travail a un caractère saisonnier.
Le contrat de travail à durée déterminée peut être conclu dans certains secteurs
et dans certains cas exceptionnels fixés par voie réglementaire après avis des
organisations professionnelles des employeurs et des organisations syndicales
des salariés les plus représentatives ou en vertu d’une convention collective de
travail.
En outre, lors de l’ouverture d’une entreprise pour la première fois ou d’un
nouvel établissement au sein de l’entreprise ou lors du lancement d’un
nouveau produit pour la première fois, dans les secteurs autres que le secteur
agricole, il peut être conclu un contrat de travail à durée déterminée pour une
période maximum d’une année renouvelable une seule fois. Passée cette période,
le contrat devient dans tous les cas à durée indéterminée.
Toutefois, le contrat conclu pour une durée maximum d’une année devient un
contrat à durée indéterminée lorsqu’il est maintenu au-delà de sa durée.
Dans le secteur agricole, le contrat de travail à durée déterminée peut être conclu
pour une durée de six mois renouvelable à condition que la durée des contrats
conclus ne dépasse pas deux ans. Le contrat devient par la suite à durée
indéterminée.
La période d’essai :
La période d’essai est la période pendant laquelle chacune des parties peut
rompre volontairement le contrat de travail, sans préavis ni indemnité.
Toutefois, après au moins une semaine de travail, la rupture de la période d’essai
non motivée par la faute grave du salarié, ne peut avoir lieu qu’en donnant l’un
des délais de préavis suivants :
 deux jours avant la rupture s’il est payé à la journée, à la semaine ou à la
quinzaine ;
 huit jours avant la rupture s’il est payé au mois.
Si, après l’expiration de la période d’essai, le salarié vient à être licencié sans
qu’il ait commis de faute grave, celui-ci doit bénéficier d’un délai de préavis qui
ne peut être inférieur à huit jours.
1. La période d’essai en ce qui concerne les contrats de travail à durée
indéterminée est fixée à :
 trois mois pour les cadres et assimilés ;
 un mois et demi pour les employés ;
 quinze jours pour les ouvriers.
La période d’essai peut être renouvelée une seule fois.
2. La période d’essai en ce qui concerne les contrats de travail à durée
déterminée ne peut dépasser :
 une journée au titre de chaque semaine de travail dans la limite de deux
semaines lorsqu’il s’agit de contrats d’une durée inférieure à six mois ;
 un mois lorsqu’il s’agit de contrats d’une durée supérieure à six mois.

Conditions de licenciement pour faute grave


On peut définir une faute grave toute violation du règlement intérieur ou du
contrat de travail, ou tout comportement rendant impossible le maintien du
salarié au sein de l’entreprise, sans risque de porter atteinte aux intérêts de cette
dernière.
La qualification d’une faute en faute grave appartient dans un premier temps à
l’employeur car son issue est le licenciement du salarié fautif. La justification du
licenciement incombe à l’employeur, il doit prouver les faits devant l’inspection
du travail et parfois devant le tribunal (si le salarié saisit le tribunal, c’est le juge
qui va valider ou non la qualification de la faute en faute grave).
Le Code du travail a dressé une liste non exhaustive de fautes considérées
comme des fautes graves. En effet, selon l’article 39 du code du travail, les
fautes suivantes sont considérées comme faute grave :

 Le délit portant atteinte à l’honneur, à la confiance ou aux bonnes


mœurs ayant donné lieu à un jugement définitif privatif de liberté
 La divulgation d’un secret professionnel ayant causé un préjudice à
l’entreprise
 Le fait de commettre les actes suivants :
 le vol, l’abus de confiance, l’ivresse publique, la
consommation de stupéfiants, l’agression corporelle, l’insulte
grave;
 le refus délibéré et injustifié du salarié d’exécuter un
travail de sa compétence;
 l’absence injustifiée pour plus de quatre jours ou de
huit demi-journées pendant une période de douze mois;
 la détérioration grave des équipements, des machines
ou des matières premières causée délibérément par le salarié
ou à la suite d’une négligence grave de sa part;
 la faute du salarié occasionnant un dommage matériel
considérable à l’employeur;
 l’inobservation par le salarié des instructions à suivre
pour garantir la sécurité du travail ou de l’établissement
ayant causé un dommage considérable;
 l’incitation à la débauche et toute forme de violence ou
d’agression dirigée contre un salarié, l’employeur ou son
représentant portant atteinte au fonctionnement de
l’entreprise.

Dans ce cas, l’employeur n’est pas engagé à respecter le délai de préavis, ni à


verser des indemnités (Article 61 du code du travail).

La durée du travail

Au Maroc la durée légale normale du travail dans les activités non agricoles est
fixée à 44 heures par semaine (soit 2288 heures par années). Cette durée peut
être répartie librement par l’employeur sur l’année selon les besoins de
l’entreprise à condition que la durée normale du travail n’excède
pas 10 heures par jour.
Dans les activités agricoles la durée normale de travail est fixée à 2496 heures
par année, répartie par périodes selon les nécessités des cultures suivant une
durée journalière déterminée par l’autorité gouvernementale compétente, après
consultation des organisations professionnelles des employeurs et des
organisations syndicales des salariés les plus représentatives.

La rémunération du travail

La rémunération est la contrepartie, en argent et/ou en nature, d’un travail


effectué ou d’un service rendu. En effet, tout salarié doit récompenser cette
rémunération à travers la création d’une valeur ajoutée par la mise en œuvre de
ses compétences, ses performances personnelles et par sa participation à une
performance collective.

La notion de salaire

Un salaire est une somme d'argent versée à un employé ou à un salarié en


contrepartie d’un travail fournit. Le montant du salaire versé dépend du contrat
de travail, du Code du travail et des augmentations de salaire.

Les composantes de la rémunération

La rémunération globale comprend le salaire de base, les compléments de


salaire, les suppléments de salaire ainsi que les périphériques.
Le salaire peut comporter une partie fixe (salaire de base), liée à la fonction, une
partie variable liées aux performances, par rapport notamment aux objectifs
individuels ou collectifs fixés par l'employeur.

1. Le salaire de base :

C’est l’élément essentiel de la rémunération. Il sert de référence pour le calcul


des autres prestations. Il est fixé d’avance, dans sa nature et dans son mode de
calcul (contrat de travail) Il peut être majoré des heures supplémentaires.

2. Les compléments de salaires :

Leur attribution peut être d’origine interne ou externe, ils peuvent donner lieu à
un versement monétaire ou non. Ce versement peut être immédiat ou différé.
Les éléments internes peuvent prendre plusieurs formes :

Prime : somme d’argent versée au salarié soit pour récompenser la fidélité


(prime d’ancienneté), pour obtenir un résultat (prime de rendement), pour tenir
compte des conditions d’exécution du travail (prime d’insalubrité). Elles sont
imposables et soumises au calcul des cotisations de Sécurité sociale.

Indemnité : somme d’argent versée par l’employeur pour rembourser le salarié


de frais supportés à l’occasion du travail (indemnité de déplacement, prime de
panier, prime de salissure), elle n’est alors ni imposable, ni soumise à
cotisations. En revanche, l’indemnité de congés payés est soumise au calcul des
cotisations.

Gratification : versée pour récompenser le travail accompli ou à l’occasion


d’événements familiaux (mariage, naissance). En principe, échappe au calcul
des cotisations.

Avantages en nature : ils sont octroyés à titre individuel ou collectif


(nourriture, logement, voyage, voiture de société, téléphone personnel, loisirs,
conseils juridiques ou financiers, club sportif ou culturel). Partie intégrante du
salaire, ils sont soumis à l’impôt et aux cotisations sociales.

Ils peuvent avoir plusieurs origines :

- légale (congés payés, congés familiaux, indemnisation de la maladie pour un


temps et sous certaines conditions)

- conventionnel en espèces (congés supplémentaires, prime d'ancienneté, primes


de sujétion et de responsabilité, gratifications)

- conventionnels en nature (voiture et logement de fonction, téléphone et


ordinateur utilisables en dehors des heures normales de travail).

3. Les suppléments de salaire

Ils sont constitués des éléments suivants :

• en espèce (mutuelle, prévoyance, retraite, prêts, chèques : restaurant, transport,


vacances)

• en nature (assistance juridique, conseils).

3. Les périphériques de salaire :

Les périphériques de rémunération correspondent à tout ce qui n'est pas


directement lié au salaire de qualification et de performance. Ils permettent aux
DRH de compléter la rémunération d'une manière différente dans le but d'attirer
les salariés. Ils peuvent avoir une origine légale :

- L’intéressement : est une rémunération collective présentant un caractère


aléatoire et résultant d’une formule de calcul liée aux résultats et aux
performances de l’entreprise.

- La participation : est Obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés,


elle conduit à affecter une partie du bénéfice à la constitution d’une réserve
spéciale de participation destinée à être répartie entre les salariés à l’issue d’une
période d’indisponibilité où les sommes sont placées.
- Le plan d'épargne salarial : plan d'épargne d'entreprise (permet aux salariés
de participer à la constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières),
actionnariat (favoriser la participation des salariés au capital de leur entreprise,
grâce à l’achat d’actions), les stocks options (consiste à offrir aux membres de
son personnel salarié la faculté de souscrire ou d’acheter des actions de la
société à un certain prix), plan épargne retraite (régime de retraite géré en
capitalisation permettant la création de fonds de pension).

Les accidents de travail :

Sur le plan juridique, la réglementation des accidents de travail (AT) a connu


une évolution ces dernières années, notamment, avec l’entrée en vigueur en
janvier 2015 de la loi 18-12. Cette dernière a permis, entre autres, d’améliorer
l’indemnisation des ayants droit en cas de décès, de renforcer le contrôle
médical et de mettre en place un dispositif obligatoire de conciliation préalable à
toute action judiciaire.

Par définition, l’AT est «tout accident, quelle qu’en soit la cause, survenu par
le fait ou à l’occasion du travail à toute personne, à moins que l’employeur
ne rapporte la preuve d’une disposition pathologique de la victime». Et que
«même les accidents qui résultent d’un cas de force majeure ou ceux qui
arrivent chez un employeur exerçant une activité à but non lucratif sont
considérés comme des AT». Cela suppose donc que la victime devrait recevoir
ses indemnités sans toutefois avoir à établir la faute de l’employeur sauf dans
deux cas particuliers : la faute intentionnelle associée à l’intention de
provocation de l’AT et la faute inexcusable.

Concrètement, «si l’accident est provoqué intentionnellement par la victime,


aucune indemnité n’est prévue, alors que s’il est dû à la faute intentionnelle de
l’employeur, la victime ou ses ayants droit peuvent demander la réparation
conformément aux règles du droit commun».

La faute inexcusable, est une faute d’une gravité exceptionnelle découlant d’un
acte volontaire et qui se distingue de la faute intentionnelle par l’absence du
facteur «intentionnel».

La réglementation en vigueur suppose d’ailleurs que «si cette faute est commise
par le patron, le tribunal peut augmenter les rentes dues, si par contre elle est
commise par le salarié, le patron peut diminuer les rentes dues ».

Le cadre législatif en vigueur cadre également le point relatif à l’indemnisation


des salariés victimes d’un AT. La démarche repose sur un système spécifique
dans la mesure où le salarié ne reçoit qu’une partie de son préjudice et qu’il
existe une procédure rapide d’indemnisation de la victime ou de ses ayants droit.
Rappelons dans ce sens que la gestion des AT repose sur des dispositions
d’ordre public et que les victimes ou leurs ayants droit ne peuvent se prévaloir
que de ces dispositions. Néanmoins, «des indemnités plus élevées peuvent être
accordées, notamment par le règlement intérieur, la convention collective ou le
contrat d’assurances».

Les actes de commerces

Traditionnellement en droit commercial marocain, les auteurs distinguent


entre des actes de commerce par nature, des actes commerciaux par la forme,
des actes mixtes et des actes de commerce par accessoire.
• Avec la réforme du code de commerce du Maroc, il convient de distinguer
désormais entre les actes principaux de l’activité et les actes accessoires.
Les actes commerciaux par nature :
Les actes de commerce par nature se caractérisent par le fait de conférer à leur
auteur la qualité de commerçant quand il les exerce à titre habituel
Les actes commerciaux par la forme
• Ce sont ceux dont la commercialité résulte de la forme dans laquelle ils
se produisent.
• Le législateur a retenu deux formes différentes qui confèrent
indépendamment de tous autres facteurs, la qualité commerciale aux
actes.
• Il s’agit des formes d’activité et d’effet de commerce.
Les actes de commerce par accessoire
• selon l'article 10 du code de commerce du Maroc marocain, les actes de
commerce par accessoire sont des actes non commerciaux par nature ni
par la forme qui pourtant sont accomplis par le commerçant à l’occasion
de son commerce.
Les actes mixtes.
• En droit commercial marocain, Ce sont des actes commerciaux par
nature, par la forme ou par accessoire pour une partie et civils ou
administratifs pour l'autre partie.
• L'article 4 du code de commerce du Maroc n'envisage que le cas de
l'acte commercial et civil en même temps; les actes commerciaux et
administratifs en même temps obéissent au droit administratif.
Les activités commerciales
• Du point de vue économique les activités commerciales sont celles du
secteur tertiaire.
• Du point de vu légal, les activités des secteurs primaire et secondaire
peuvent également être commerciales.
• La loi ne tient pas compte de la différence économique entre les
secteurs d'activité, et retient une répartition plutôt géographique des
activités selon qu'elles sont terrestres, maritimes ou aériennes.
Les activités terrestres
• Le législateur n’a pas défini ces activités ; il en donne des exemples au
code de commerce du Maroc.
• Les activités du commerce terrestre ont été citées en exemple dans
l’article 6 du code de commerce du Maroc qui dispose : « Sous réserve
des dispositions du chapitre II du titre IV ci-après, relatif à la publicité au
registre du commerce, la qualité de commerçant s’acquiert par l’exercice
habituel ou professionnel des activités suivantes :
• 1)- l’achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre
soit en nature soit après les avoir travaillés et mis en œuvre ou en vue de
les louer ;
• 2)- la location de meubles corporels ou incorporels en vue de leur sous-
location ;
• 3)- l’achat d’immeubles en vue de les revendre en l’état ou après
transformation
• 4)- la recherche et l’exploitation des mines et carrières ;
• 5)- l’activité industrielle ou artisanale ;
• 6)- le transport ;
• 7)- la banque, le crédit et les transactions financières ;
• 8)- les opérations d’assurances a primes fixes ;
• 9)-le courtage, la commission et toutes autres opérations d’entremise ;
• 10)- l’exploitation d’entrepôts et magasins généraux ;
• 11)- l’imprimerie et l’édition quels qu’en soient la forme et le support ;
• 12)- le bâtiment et les travaux publics ;
• 13)- les bureaux et agences d’affaires, de voyages, d’information et de
publicité ;
• 14)- la fourniture de produits et services ;
• 15)- l’organisation de spectacles publics ;
• 16)- la vente aux enchères publiques ;
• 17)- la distribution d’eau, d’électricité et de gaz ;
• 18)- les postes et télécommunications ».
Les activités maritimes et aériennes.
• A propos de ces activités l’article 7 du code de commerce du Maroc
dispose que sont commerciales :
• 1– Toutes opérations portant sur les navires et les aéronefs et leurs
accessoires ;
• 2– Toutes opérations se rattachant à l’exploitation des navires et
aéronefs et au commerce maritime et aérien.

Les effets de commerce


Du point de vue économique l'effet de commerce est une monnaie scripturale.
C’est au regard de la loi un acte abstrait c'est-à-dire un acte qui se détache
juridiquement de sa cause dès la réunion de ses conditions de validité. Ces
dernières sont principalement des indications écrites exigées par la loi.
• En droit commercial marocain Le régime des effets de commerce est
spécial en ce sens qu’il s'applique à toute personne et en toutes circonstances où
l’effet de commerce est utilisé.
• Les règles relatives à la lettre de change, au billet à ordre, au chèque, aux
warrants, aux bons de caisse et aux factures protestables, entre autres,
s’appliquent effectivement de la même façon aux commerçants et aux non
commerçants.
La lettre de change
En droit commercial marocain, C’est l’écrit par lequel une personne appelée
tireur, donne l’ordre à une autre personne appelée tiré, de payer à une certaine
date, une certaine somme à une troisième personne appelée preneur ou
bénéficiaire.
L’objet de cet effet est double ; il permet au tireur de s’acquitter de sa dette
envers le bénéficiaire et de réaliser en même temps une opération de crédit avec
lui.
Pour cette raison, la lettre de change est exigée dans les formes les plus précises.
Le régime de la lettre de change est déterminé par les articles 159 à 333 du code
de commerce du Maroc qui en fixe les conditions de validité, le régime de
l’endossement, et des recours en cas de non-paiement.
Au cas où le tireur omet d’indiquer l’échéance, la traite doit être en application
de l’article 160 du code de commerce du Maroc, payable à vue. Lorsque le lieu
de paiement n’est pas indiqué non plus, il est réputé être celui qui est inscrit à
côté du nom du tiré.
En principe le tireur remet la traite au bénéficiaire, mais il peut aussi la remettre
pour escompte à une banque. Le bénéficiaire et la banque peuvent chacun,
conserver la lettre de change jusqu’à son échéance pour la présenter eux-mêmes
au tiré, et se faire payer ce qui leur est dû.
Ils peuvent aussi la transmettre à des tiers, sauf si elle comporte la mention
« non à ordre ».
Normalement, la traite est à ordre, et est transmissible par simple signature du
bénéficiaire au verso suivie de sa remise matérielle au nouveau bénéficiaire ;
c’est la technique dite d’endossement.
Celui-ci doit être pur et simple ; il ne peut pas être partiel.
Paiement de la lettre de change
Pour obtenir le paiement, le porteur de la lettre de change doit obligatoirement la
présenter au tiré, dans le jour où elle est payable ou dans les cinq jours ouvrables
qui suivent.
Lorsque la traite est payable à vue, le bénéficiaire peut la présenter à tout
moment au tiré, mais il doit le faire en tout état de cause avant l’écoulement
d’une année à partir de la date d’émission.
En payant la traite, le tiré doit s’assurer de la régularité de la chaîne des
endossataires, et peut demander que la lettre lui soit remise acquittée par le
porteur.
S’il refuse de payer, le porteur est en droit de faire protêt pour amorcer les
recours.
Le protêt
C’est un acte dressé par un agent du secrétariat-greffe du tribunal. Il doit être
établi dans le délai fixé pour la présentation au paiement s’il s’agit d’une traite
payable à vue. Si la lettre est payable à terme, le protêt doit être fait au plus tard
l’un des cinq jours ouvrables qui suivent le dernier jour où elle est payable.
Les recours
En droit commercial marocain, Le protêt a pour effet de constituer solidaires à
l’égard du bénéficiaire, tous ceux qui ont tiré, endossé ou avalisé la lettre de
change dont il n’a pu obtenir paiement.
Le porteur doit toutefois, avant d’agir contre les différents signataires de la
traite, donner avis du refus de paiement à celui qui lui a endossé la lettre dans les
six jours ouvrables qui suivent celui du protêt.
Chaque endosseur doit lui aussi, dans les trois jours ouvrables qui suivent le jour
où il a reçu l’avis, faire connaître le problème à son endosseur, et ainsi de suite
en remontant jusqu’au tireur.
Le chèque
Le chèque, est un effet de commerce réglementé par les articles 239 à 328 du
code de commerce du Maroc. Il se présente comme un papier écrit, constatant
un ordre donné au banquier pour payer à présentation, une somme déterminée au
bénéficiaire ou à la personne que celui-ci désignera.
L’auteur de l’ordre doit cependant déposer au préalable suffisamment d’argent
auprès du banquier pour constituer la provision nécessaire au paiement du
chèque.
A défaut de dépôt préalable, le banquier peut accorder un crédit au tireur du
chèque dans le cadre d’une convention de compte courant ou autre ; sans cela, le
chèque sans provision constitue un délit pénalement sanctionné.
Le chèque ressemble à la traite par le caractère triangulaire des rapports qu’il
crée. Toutefois, il ne peut pas avoir pour objet des opérations de crédit, car il est
obligatoirement payable à présentation.
En pratique seules les banques émettent des formules de chèque. La création du
chèque ne pose ainsi pratiquement pas de problème, puisque les banques
s’emploient à fournir aux clients des formules de chèques établies dans le
respect de l’article 239 du code de commerce du Maroc.
Le chèque est payable dés son émission, c’est-à-dire à partir du moment où il est
signé par le tireur et délivré au bénéficiaire.
Rien n’empêche cependant, qu’il soit transmis à des porteurs successifs jusqu’à
sa présentation au paiement.
Le transfert a lieu par endossement lorsque le chèque est à ordre ou à personne
dénommée sans clause non à ordre. Il se transmet de la main à la main, sans
aucune formalité, quand il est au porteur.
L’endossement et la tradition du chèque transmettent au bénéficiaire la propriété
de la provision; celle-ci étant la créance de la somme d’argent exigible à
l’encontre du tiré. Elle résulte du dépôt préalable de fonds en compte chez le
banquier.
A défaut de provision, le tireur peut être poursuivi pour délit d’émission de
chèque sans provision. Le bénéficiaire peut de son côté faire dresser un protêt
pour amorcer la procédure de recours contre tous les signataires du chèque.
Le billet à ordre
A la différence de la lettre de change, le billet à ordre peut être un acte civil
quand il résulte d’une transaction non commerciale.
C’est un acte de commerce, cependant, toutes les fois qu’il a un lien avec un
autre acte de commerce même s’il est émis par un non commerçant.
Il s’agit d’un écrit par lequel une personne appelée souscripteur s’engage à payer
à une autre personne appelée bénéficiaire, ou à son ordre, une somme
déterminée, à une date déterminée.
Il doit contenir en application de l’article 232 du code de commerce du Maroc:
- La clause à ordre, ou la dénomination du titre;
- La promesse pure et simple de payer une somme déterminée;
- L’indication de l’échéance;
- L’indication du lieu où le paiement doit être fait;
- Le nom du bénéficiaire;
- L’indication de la date d’émission et de son lieu ;
- Le nom et la signature du souscripteur.
- A défaut d’indication d’échéance fixe, le titre est payable à vue.
Le billet à ordre obéit au même régime que la lettre de change relativement à
l’endossement, et au paiement, ainsi que le protêt et les recours, le cas échéant.
Il doit s’agir d’un papier constatant l’engagement du souscripteur à payer, à une
personne déterminée ou à son ordre, au bénéficiaire qu’elle désigne, une somme
déterminée, à vue ou à une date déterminée.
Le billet à ordre réuni ainsi les caractéristiques de la lettre de change et du
chèque en ce sens qu’il peut être l’un ou l’autre selon les conditions de son
émission.

Le fond de commerce :
Il peut être défini comme un ensemble de biens mobiliers affectés à
l’exploitation d’une entreprise commerciale. Cette notion ne réunit pas la totalité
des biens de l’entreprise.

Les immeubles n’en font pas partie, certains meubles au sens juridiques du
terme : créances de sommes d’argent. Le fond de commerce ne constitue donc
qu’un sous-ensemble à l’intérieur d’une enveloppe plus vaste, plus globale qui
contient l’ensemble des biens affectés à l’entreprise.
Les biens compris dans le fond de commerce sont donc d’une très grande
diversité. C'este sont des biens corporels comme les marchandises composant le
stock mais aussi des biens incorporels comme un brevet, une marque de
fabrique. Ce fond de commerce présente une réelle unité car l’ensemble des
biens qui le composent est affecté à l’exploitation de l’entreprise commerciale.
On dit qu’ils sont tenus à capter et retenir la clientèle.