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RECHERCHE

Construction de maillages
de qualité. Maillage unité
par Houman BOROUCHAKI

La résolution par la méthode des éléments finis d’un problème physique


formulé en termes d’équations aux dérivées partielles s’appuie sur une
discrétisation spatiale, ou maillage, du domaine étudié. La convergence de
cette méthode, ainsi que la qualité de la solution, dépendent fortement de la
qualité en forme des éléments du maillage (la forme idéale étant celle d’un
élément équilatéral pour un triangle).

Parmi les méthodes frontales, plusieurs variantes


Houman BOROUCHAKI est professeur à l’uni- ont été proposées qui diffèrent principalement par le
versité de technologie de Troyes fait que l’on remplit un domaine vide [1] [2] [3], ou
Département Génie des systèmes mécaniques que l’on modifie un premier maillage grossier du
domaine [4] [5] [6]. Dans le premier cas, le front
Laboratoire des systèmes mécaniques et représente la frontière entre la partie du domaine
d’ingénierie simultanée (LASMIS) FRE CNRS 2719 déjà maillée et le reste du domaine qui est encore
houman.borouchaki@utt.fr vide, alors que, dans le second cas, le front sépare
http://www-lasmis.utt.fr des éléments jugés bons des autres éléments. Dans
chacun des cas, les points internes sont définis de la
même manière afin de vérifier un critère de taille
1. Méthode frontale d’éléments assurant la régularité du maillage. En
effet, la construction locale d’un élément équilatéral
De nombreuses méthodes permettent de cons- ne peut garantir une régularité globale, en particulier
truire, généralement à partir de la donnée de la fron- si le pas de la discrétisation des contours n’est pas
tière du domaine de calcul, un maillage de celui-ci. constant. Chaque point interne généré dans le pre-
Ces méthodes diffèrent principalement par la façon mier cas est connecté uniquement à l’élément du
dont sont générés les nœuds intérieurs du maillage front qui a permis de le définir, alors que plus de
du domaine. En supposant qu’une discrétisation du connexions peuvent être établies dans le second cas
contour du domaine est déjà construite, la méthode suivant le critère utilisé pour insérer le point dans le
frontale offre un moyen puissant pour la construc- maillage. En bref, l’avantage de la première approche
tion d’un maillage aussi régulier que possible du est que le front est naturellement défini et sa gestion
domaine. est simple. En contrepartie, la validation d’un nouvel
Elle utilise le fait que des entités du maillage sont élément généré se fait via la recherche d’intersec-
déjà construites et place les points internes de tions éventuelles avec des entités voisines et, tant
manière optimale par rapport à ces entités. En que le front est non vide, le domaine n’est pas encore
l’occurrence, la discrétisation de la frontière du complètement maillé. De même, l’avantage de la
domaine fournit des entités qui doivent faire partie seconde approche est que, d’une part, le domaine est
du maillage du domaine. Cette méthode consiste complètement maillé même si le front n’est pas vide
principalement à appliquer d’une manière itérative et, d’autre part, que les points générés sont naturel-
les procédures suivantes : lement insérés dans un maillage (ce qui évite les
recherches d’intersections), en revanche le front doit
— définir un front constitué de quelques entités du
être correctement identifié et géré afin de garantir la
maillage ;
convergence de la méthode.
— placer des points internes d’une manière opti-
male par rapport à ce front ; L’adaptation locale des maillages à la physique
des problèmes permet d’obtenir une meilleure préci-
— connecter les nouveaux points aux autres enti- sion des solutions calculées (voir, par exemple, [7]
tés du maillage déjà existantes. [8] [9] [10] [11]), en particulier il est ainsi possible
La première procédure est cruciale dans la mesure de bien capter des évolutions rapides de la solution
où la convergence de la méthode en dépend. Quant dans les zones de forte variation tout en conservant
aux deux autres procédures, elles agissent sur la un nombre total de degrés de liberté raisonnable. Un
régularité du maillage. couplage des techniques de régularisation et de

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découpe locale des éléments du maillage permet Pour cette discrétisation, on peut remarquer que
d’envisager la construction de maillages adaptés à la la valeur r du rayon du contour intérieur est calcu-
physique des problèmes traités. Dans une première lée de manière à identifier le maillage équilatéral du
phase, un maillage du domaine est construit par domaine (au sens du meilleur maillage possible).
l’emploi de telle ou telle méthode, puis un premier Ce maillage, illustré sur la figure 1a comporte en
calcul de la solution du problème est effectué. Après effet 12 couches de triangles presque équilatéraux.
choix d’un critère pertinent (gradient de la solution, Puis, on considère une discrétisation légèrement
champ dérivé, estimation d’erreur, etc.), on détecte différente du contour intérieur en prenant un pas
dans le maillage initial les zones à adapter, par raffi- 2πr
nement ou par déraffinement, et on génère un nou- égal à ------------ + 0,007 . La figure 1b montre un
80
veau maillage mieux adapté au problème ; ce maillage presque équilatéral du domaine corres-
processus est itéré jusqu’à l’obtention d’un maillage pondant à cette nouvelle discrétisation. Comme le
vérifiant le critère spécifié. En dimension quelconque montre cette figure, on peut remarquer que des
(en pratique en dimension 2 ou 3), la procédure de triangles non réguliers apparaissent au niveau des
raffinement est bien maîtrisée (par exemple [12] cinquième et sixième couches.
[13] [14] [15]) tandis que celle de déraffinement est
loin d’être complètement résolue. Par suite, au lieu Dans un cadre classique, deux types de discrétisa-
de cette approche basée sur des modifications loca- tion du contour du domaine sont principalement
les, on considère une méthode globale dans laquelle envisageables.
le maillage est alors entièrement recréé à chaque ité-
ration en fonction des résultats obtenus à l’itération
précédente. Le critère d’adaptation indique, en géné-
ral, la taille souhaitée des éléments. Une générali-
sation de cette dernière est de considérer localement
des tailles variables suivant les directions. Cela
conduit à considérer la taille non pas dans la métri-
que usuelle euclidienne, mais dans une métrique
riemannienne [16], permettant ainsi de considérer le
cas anisotrope. La plupart des méthodes classiques
de génération de maillages (et en particulier la
méthode frontale) peuvent être généralisées au cas
de génération de maillages adaptés à un champ de
tailles. Le cadre classique peut être considéré comme
un cas particulier de génération de maillages adaptés
à un champ de tailles dans la mesure où un champ de
tailles virtuel est défini afin d’assurer la régularité
globale du maillage.

2. Maillage équilatéral,
maillage unité a

Soit Ω un domaine fermé borné de 2 défini à par-


tir de son contour (ou sa frontière). Un maillage
triangulaire de qualité ou équilatéral de Ω est un
maillage dont tous les éléments sont équilatéraux.
L’existence d’un tel maillage n’est pas en général
garantie. En effet, celle-ci dépend, en partie, de la
discrétisation de la frontière du domaine. De ce fait,
on appellera plutôt maillage triangulaire équilaté-
ral, le meilleur maillage triangulaire possible. Le pro-
blème de construction du maillage équilatéral d’un
domaine quelconque étant ouvert, plusieurs métho-
des existent conduisant à la construction de mailla-
ges presque équilatéraux.
Exemple : on considère le domaine défini par un
anneau circulaire dont le contour extérieur est un
cercle de rayon R = 1, centré à l’origine, et le
contour intérieur un cercle de rayon

 1 – ----------π
80 
12
3
r = centré aussi à l’origine. Dans un

premier temps, le contour extérieur (resp. inté- b


rieur) est discrétisé avec un pas constant égal à
2πR
 2πr

-------------- resp. ------------- , la discrétisation de chaque
80 80 Figure 1 – Maillage équilatéral et maillage
contour possède alors 80 segments. presque équilatéral

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Figure 2 – Deux discrétisations uniformes Figure 3 – Deux maillages uniformes

Le premier concerne les discrétisations unifor-


mes à pas constant donné. L’avantage de ce type
de discrétisation est qu’il permet, en général, la
construction des maillages équilatéraux. En revan-
che, il ne peut garantir une bonne représentation du
contour du domaine pour un pas donné. La figure 2
montre respectivement deux discrétisations unifor-
mes du contour d’une coupe d’une roue (SNCF), les
cercles représentant le pas de la discrétisation sui-
vant toutes les directions.
Étant donné une discrétisation uniforme du
contour d’un domaine, un maillage équilatéral du
domaine ne peut être qu’un maillage dont la taille
des éléments est égale au pas de la discrétisation du
contour. Ainsi, la taille souhaitée des éléments est
connue a priori en chaque sommet du maillage équi-
latéral du domaine. La figure 3 illustre les deux
maillages uniformes (à pas constant) presque équila-
téraux de la roue correspondant aux deux discrétisa-
tions données de son contour. Les tailles souhaitées
(ici constantes) suivant toutes les directions en cha-
que sommet de ces maillages sont reportées sur la
figure 4. On peut constater qu’en chaque sommet de
ces maillages, le cercle représentant la taille souhai-
tée d’éléments passe presque par les sommets adja- Figure 4 – Deux maillages avec tailles uniformes
cents. Cela caractérise entre autres les maillages
presque équilatéraux. Notons que la géométrie du
domaine est mieux représentée par le deuxième
maillage moyennant un nombre plus important d’élé-
ments. domaine, elle doit être proche par voisinage aux pas
de discrétisation des contours les plus proches. La
Considérons le cas où le contour du domaine a plu- figure 5 montre des maillages presque équilatéraux
sieurs composantes connexes et que celles-ci sont d’un domaine dont le contour contient cinq compo-
discrétisées avec des pas différents (cas souvent ren- santes connexes, l’une représentant l’infini et les
contré pour les domaines intervenant dans les pro- quatre autres des parties d’une aile d’avion. La com-
blèmes de mécaniques des fluides). Un maillage posante infinie est discrétisée avec un pas relative-
équilatéral d’un tel domaine est un maillage dont la ment grand, alors que les autres composantes le sont
taille des éléments au voisinage de chaque contour avec des pas beaucoup plus petits de taille différente.
est proche du pas de la discrétisation du contour. La figure 6 montre respectivement des agrandisse-
Quant à la taille des éléments aux autres points du ments de ces maillages au niveau de l’aile, illustrant

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Figure 5 – Maillages presque équilatéraux Figure 6 – Agrandissements au niveau de l’aile


d’un domaine en mécanique des fluides

tit, entre autres, que l’angle entre chaque arête et les


les discrétisations des contours et les maillages tangentes à ses extrémités reste inférieur à une
s’appuyant sur ces discrétisations. valeur seuil donnée (ici 4 degrés). Quant à la
deuxième discrétisation, il s’agit d’un lissage de la
■ Le deuxième type de discrétisation concerne les première afin que le rapport entre les longueurs de
discrétisations dites géométriques adaptées à la deux arêtes consécutives de la discrétisation soit
géométrie des contours du domaine. Dans ce cas, on borné. Comme on peut le constater sur cette figure,
peut montrer que, localement, le pas de la discrétisa- les cercles représentant les tailles souhaitées violent
tion doit être proportionnel au rayon de courbure des dans le premier cas et respectent (plus ou moins)
contours. L’inconvénient de ce type de discrétisation dans le deuxième cas la discrétisation obtenue.
est qu’il peut engendrer une variation très impor-
tante du pas de la discrétisation. Pour diminuer les Dans le cas d’une discrétisation géométrique (ou
grandes variations de pas, on peut considérer des généralement non uniforme) du contour du domaine,
méthodes de lissage de pas de discrétisation. il est difficile d’établir a priori la taille souhaitée des
éléments aux sommets du maillage équilatéral du
La figure 7 montre respectivement deux discréti- domaine. Il est évident qu’un maillage équilatéral est
sations géométriques du contour de la roue. La pre- un maillage dont la taille des éléments est pratique-
mière est définie de manière que toute arête de la ment constante (ou ne varie presque pas). L’idée
discrétisation soit suffisamment proche du contour consiste alors à trouver parmi toutes les fonctions
(les pas de discrétisation sont localement proportion- continues de tailles qui respectent les tailles impo-
nels aux rayons de courbure). Cette condition garan- sées sur le contour, celle qui varie le moins. Cette

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Figure 7 – Discrétisation géométrique Figure 8 – Maillage géométrique et maillage


et discrétisation géométrique contrôlée géométrique contrôlé

notion de variation minimale caractérise entre autres


les surfaces définies par des fonctions harmoniques
(une description détaillée est donnée dans [17]).
La figure 8 montre deux maillages presque équila-
téraux correspondant aux deux discrétisations géo-
métriques définies ci-dessus (la première étant
définie par des pas de discrétisation localement pro-
portionnels aux rayons de courbure et, la seconde,
par des pas moyennés localement à partir de la pre-
mière). Comme on peut le constater sur cette figure,
le deuxième maillage est plus régulier. Cette obser-
vation se confirme en examinant la figure 9 montrant
les tailles aux sommets des maillages. À titre indica-
tif, la figure 10 montre les surfaces définies par les
fonctions cartésiennes de tailles correspondant à ces
deux maillages. Indépendamment de la discrétisa-
tion du contour du domaine, des caractéristiques
géométriques du domaine peuvent influencer sur la
génération du maillage équilatéral du domaine. Cel-
les-ci sont de différentes natures, parmi lesquelles on
peut citer les cas où il y a des coins anguleux et des
segments de contours trop proches (ou des parois
minces).
■ Les deux types de maillages discutés précédem-
ment représentent des cas particuliers d’un problème Figure 9 – Tailles géométriques et tailles
plus général de génération de maillages. Il consiste à géométriques contrôlées
construire un maillage dont la taille des éléments est
conforme à des spécifications données. Ces dernières
indiquent en chaque point du domaine la taille sou-
haitée des éléments suivant toutes les directions. On des problèmes dont la solution présente de grandes
peut alors concevoir deux types de spécifications : variations à travers des directions données.
isotrope et anisotrope. Dans le premier cas, la taille
Dans les deux cas, on dispose ainsi d’une fonction
reste fixe suivant toutes les directions, c’est le cas
souvent évoqué dans les problèmes d’adaptation de h ( P, d ) > 0 indiquant la taille h au point P du
maillages (les cas classiques présentés ci-dessus
entrent dans ce cadre). Quant au deuxième type de domaine suivant la direction d et le problème
spécifications, la taille peut varier suivant les direc- consiste à construire un maillage dont la longueur
tions. Ce dernier type est utilisé pour la résolution des arêtes respecte cette fonction ou ce champ de

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Pour cela, on suppose que la donnée du champ


h ( X, d ) permet de définir localement une métrique
(ou un tenseur métrique) M (X ) en X, définissant
ainsi une nouvelle norme qui prend en compte la
variation de longueur suivant les directions. Notons
par  M ( X ) ( e ) , la longueur de l’arête e calculée dans
la métrique M (X ). La longueur moyenne de l’arête e
peut être définie comme la moyenne des longueurs
 M ( X ) ( e ) où X parcourt e. Si  m ( e ) désigne cette
longueur, alors on a :

∫ M (X ) ( e ) dX

m ( e ) = e
------------------------------------------------
- (1)


e
dX

et en posant

e = PQ et X = P + t PQ
on obtient :
1

 m ( PQ ) =
∫
0
M ( P + t PQ )
( PQ ) dt (2)

Si hm (PQ ) désigne la moyenne des tailles sur PQ,


1
Figure 10 – Fonction de tailles et fonction de tailles
contrôlées alors h m ( PQ ) =
∫ h (P + t PQ , PQ ) dt
0
et l’arête PQ

tailles h. Formulé ainsi, le problème est mal posé. En respecte le champ h si  m ( PQ ) = h m ( PQ ) . Pour évi-
effet, si PQ est une arête du maillage, sa longueur ter le calcul de hm (PQ ), on redéfinit la métrique M de
manière que hm (PQ ) = 1, ce qui implique (de
euclidienne PQ doit vérifier simultanément :
manière générale) h ( X, d ) = 1 et, dans ce cas, on
PQ = h ( P, PQ ) = h ( Q, QP ) obtient tout simplement  m ( PQ ) = 1 .
ce qui suppose que les sommets P et Q sont cons- Par suite, nous allons donner quelques remarques
truits de manière à ce que : sur la construction de la métrique M (X ) à partir du
h ( P, PQ ) = h ( Q, QP ) champ de tailles h ( X, d ) . L’idée consiste à trouver
une métrique M (X ) vérifiant au mieux ce champ.
Cette dernière relation est impossible si l’on sup-
Rappelons qu’une métrique M (X ) définie au point X
pose que le champ de tailles vérifie :
est la donnée d’une matrice carrée symétrique d’ordre
deux définie positive (que l’on note aussi par M (X )).
∀( P, Q ) , h ( P, PQ ) ≠ h ( Q, QP ) Le lieu géométrique des points Y respectant la métri-
que M (X ) au point X est généralement une ellipse
En fait, le calcul de la longueur euclidienne de PQ t
E (X ) donnée par l’équation XY M ( X ) XY = 1 .
ne prend pas en compte la variation du champ h. Il
convient alors de reformuler autrement ce problème Cette forme particulière de la métrique impose une
de construction de maillages. taille souhaitée égale à l’unité calculée dans cette
métrique. En effet, pour tout point Y appartenant à
Pour cela, on considère alors la nouvelle définition E (X ), on a :
suivante. 2
 M ( X ) ( XY ) = 〈 XY , M ( X ) XY〉

Un maillage respecte le champ de tailles h si L’ensemble des points de E (X ) est appelé le cercle
toute arête du maillage a une longueur moyenne unité associé à la métrique M (X ). Si H (X) désigne
égale à la moyenne des tailles spécifiées sur de lieu géométrique des points respectant le champ
l’arête. Il nous reste à définir la longueur de tailles h ( X , d ) au point X, la métrique M (X) peut
moyenne d’une arête en présence d’un champ de être caractérisée comme étant celle dont le cercle
tailles. unité associé E (X ) a une surface maximale incluse

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dans H (X ). Une telle métrique est appelée métrique


sous-jacente. Dans le cas particulier où le champ de
tailles h ( X , d ) ne dépend que de X (cas isotrope), la
métrique M (X ) s’écrit :


1


------------------ 0
h2 ( X )
M (X ) = 1 (3)
------------------
0 h2 ( X )

Dans ce cas, E (X ) et H (X ) représentent le cercle


centré en X et de rayon h (X ). Dans le cas où H (X )
est une ellipse (cas anisotrope classique), la métri-
que M (X ) est évidemment celle dont le cercle asso-
cié E (X ) coïncide avec H (X ). Dans le cas général où
H (X ) est quelconque, on pourra appliquer des algo-
rithmes d’optimisation pour déterminer E (X ) et donc
établir la métrique M (X ).

Le champ de tailles h ( X , d ) est ainsi transformé


en un champ de métriques M (X ) et un maillage res-
pectant ce dernier champ est un maillage dont toutes
les arêtes ont une longueur moyenne égale à l’unité.
Un maillage vérifiant cette propriété est appelé
maillage unité. On peut remarquer que cette lon-
gueur moyenne d’arêtes associée aux métriques Figure 11 – Maillage unité et champ de tailles associé
n’est autre qu’une longueur d’arêtes si on munit le
domaine d’une structure riemannienne définie par le
champ de métrique M (X ). Pour résumer, on dit qu’un ques est bon pour un calcul par éléments finis (au
maillage est conforme un à champ de tailles donné sens de la convergence vers la solution cherchée).
h ( X , d ) si c’est un maillage unité dans la structure Ici, naturellement un autre critère vient s’ajouter
permettant de qualifier ce qu’est un bon maillage
riemannienne définie par le champ de métriques pour un calcul, il s’agit de la qualité en forme des élé-
sous-jacent. La figure 11a montre le maillage unité ments. Un maillage unité respectant un champ de
de la roue conforme à un champ de tailles isotrope métriques peut ne pas être un bon maillage pour le
imposant des petites tailles selon l’axe médian calcul. En effet, la qualité en forme des éléments
(c’est-à-dire l’ensemble des centres des plus grands dépend en grande partie de la variation en taille
cercles inscrits dans le domaine) de la roue et un sous-jacente au champ de métriques. Pour y remé-
accroissement linéaire ailleurs. La figure 11b repré- dier, il suffit alors de modifier le champ de
sente les tailles correspondant aux sommets de ce métriques [19] en fonction de la variation en taille
maillage unité en niveau de gris (variant d’une souhaitée (tout en préservant certaines propriétés
manière monotone du noir au blanc, des plus petites liées au champ). Cependant, cette modification du
tailles aux plus grandes tailles). Cette figure illustre champ de métriques entraîne en général la généra-
entre autres la conformité du maillage avec le champ tion d’un nombre plus important d’éléments qui peu-
de tailles imposé. vent être pénalisant en temps calcul. Ainsi, un bon
En pratique, la structure riemannienne est définie compromis consiste à modifier le champ de métri-
de deux manières différentes : continue et discrète. ques en fonction de la variation en taille permise par
La première consiste à définir le champ de métriques le code de calcul.
M de manière analytique ; dans ce cas, le champ de
métriques M est donné explicitement en tout point.
La seconde manière consiste à définir le champ par 3. Méthode de génération
interpolation à partir de la donnée du champ aux
Ce paragraphe propose une méthode permettant
sommets d’un maillage dit de fond du domaine. Cette
de construire un maillage unité d’un domaine Ω de
approche est souvent utilisée dans un calcul adaptatif
 2 (défini à partir de son contour Γ) muni d’une
où le champ de métriques est calculé sur un maillage
métrique riemannienne M2 donnée. Elle consiste à
support via un estimateur d’erreur approprié. Plu-
mailler Ω de telle manière que la longueur des arêtes
sieurs types d’interpolation peuvent être alors
du maillage résultant soit égale à un. Rappelons que
considérés [18]. Notons que si le champ est défini de
la métrique en un point P de Ω est définie par une
manière continue, alors le maillage unité souhaité
matrice M2 (P) d’ordre 2, symétrique définie positive,
peut être obtenu en une seule itération de
donnée par :
remaillage, alors que si le champ est connu de
manière discrète, plusieurs itérations de remaillages
(ou maillages adaptatifs) sont éventuellement néces-
saires.
Pour conclure, la question qui se pose est de savoir
M2 ( P ) =
 a (P )
b (P )
b (P )
c (P )  (4)

si un maillage unité respectant un champ de métri- avec a (P ) > 0 et a (P ) c (P ) – b2 (P ) > 0.

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Si P est un sommet du maillage unité de Ω et PX internes seront bien placés par rapport aux entités
une arête issue de P, alors la relation suivante doit du maillage qui sont déjà construites (en l’occurrence
être vérifiée : des arêtes du maillage). De même, le noyau de
1 Delaunay permet d’établir des connexions plus ou
moins optimales entre ces points.

t
PX M 2 ( P + t PX ) PX dt = 1 (5)
0
3.2.1 Stratégie de placement des points
internes
La méthode de génération comprend deux étapes :
la discrétisation en segments unité du contour Γ de Ω Une arête du maillage courant est considérée
et la génération du maillage unité de Ω à partir de la comme élément du front si elle sépare un triangle
discrétisation obtenue à l’étape précédente. unité d’un triangle non unité. Un soin particulier doit
être apporté pour remplir correctement le domaine.
Ainsi, un triangle non unité peut être considéré
3.1 Discrétisation unité de  , comme unité. Le point optimal par rapport à une
la frontière du domaine  arête du front est défini, du même côté que le trian-
On suppose que Γ, le contour du domaine, est gle non unité associé, de manière à former un trian-
défini à partir d’un modèle mathématique (analyti- gle unité avec le front. Soit fi une arête du front à
que). Cela veut dire que le contour Γ est constitué u
l’itération i séparant le triangle unité K i = ( f i , P i ) où
des segments courbes : u
P i est le sommet de Ki autre que les extrémités de
γi : t ∈ [ a i , b i ] → γ i ( t ) ∈  2 de classe C 2 nu
fi du triangle non unité K i = ( f i , P i ) où Pi est le
Le problème de discrétisation se réduit alors à la nu
discrétisation d’un segment courbe : sommet de K i autre que les extrémités de fi . Le

γ :t ∈ [ a, b ] → γ ( t ) ∈  2 de classe C 2 point optimal P*i par rapport à fi est construit de

Rappelons que la longueur de Ω en tenant en manière que le triangle ( f , P * ) soit unité. Si le point
i i
compte la structure riemannienne M2 est donnée
par : P*i est situé à une distance inférieure à un de Pi alors
1 nu
le triangle non unité K i est considéré comme unité


t à la prochaine itération i + 1. Cela veut dire que le
 M2 ( γ ) = γ ′ ( t ) M 2 ( γ ( t ) ) γ ′ ( t ) dt (6)
nu
triangle non unité K i est, malgré tout, formé et
0
que l’on ne peut pas faire mieux. Une variante de ce
Pour discrétiser γ en des segments de taille unité, procédé est de considérer tous les triangles non uni-
dans un premier temps on calcule l’entier n le plus tés s’appuyant sur des arêtes du front de l’itération i
proche de  M2 ( γ ) (γ doit donc être discrétisé en n comme unités à l’itération i + 1. Évidemment, ces
triangles vont être pris en compte (dans la définition
segments), puis on détermine les valeurs réelles ti ,
du front de l’itération i + 1) s’ils ne sont pas modifiés
1  i  n – 1 ( t 0 = a et t n = b ) de manière que : après insertion des points optimaux par rapport aux
arêtes du front de l’itération i. Par ailleurs, le point
ti + 1
 M2 ( γ ) optimal P* est généré s’il appartient au domaine et

t i
--------------------
- = γ ′ ( t ) M 2 ( γ ( t ) ) γ ′ ( t ) dt (7)
n s’il n’est pas trop proche (c’est-à-dire de distance
ti inférieure à une distance unité) d’un point déjà exis-
tant.
Enfin, la discrétisation de γ est constituée des seg-
ments droits γ (ti) γ (ti+1). Une description détaillée 3.2.2 Noyau de Delaunay généralisé
est donnée dans [20].
Le noyau de Delaunay [22] est une procédure clas-
3.2 Maillage unité du domaine  sique permettant d’insérer un point dans un
maillage. Il est basé sur des critères de proximité liés
Le schéma global de génération du maillage unité aux métriques euclidiennes et consiste, dans un pre-
est classique : un maillage grossier (sans point mier temps, à trouver tous les éléments qui sont en
interne) du domaine est construit par une méthode conflit de proximité avec le point à insérer, puis à
classique de Delaunay, puis enrichi par des points détruire ces éléments et enfin à créer des nouveaux
internes et enfin optimisé. Les points internes sont éléments. Dans un cadre classique, le noyau de
définis de manière itérative. À chaque itération, un Delaunay peut s’écrire formellement comme [23]
ensemble d’arêtes du maillage courant, qui constitue [24] [25] [26] :
le front, est retenu et les points internes :
T = T – C (P ) + B (P ) (8)
— sont générés à partir du front de manière à for-
mer des triangles unités (possédant trois arêtes de avec C (P ) cavité associée au point P, ensemble
longueur unité), des triangles K dont le disque ouvert
— sont insérés dans le maillage courant en utili- circonscrit Disc (K ) contient P,
sant le noyau de Delaunay [21] appliqué dans un B (P ) remaillage de C (P ) s’appuyant sur P
contexte riemannien. en joignant P aux arêtes frontalières
Ce processus est répété tant que le maillage cou- de la cavité (T désignant le maillage
rant est modifié. En appliquant ce procédé, les points courant).

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Une extension de cette approche consiste à redéfi- schéma consiste à appliquer itérativement des bas-
nir la cavité C (P ) dans un contexte riemannien [26]. cules d’arêtes suivies de bougés de points.
Pour cela, dans un premier temps, on définit la mesure
de Delaunay α M2 associée au couple (P, K ) par rap-
5. Exemples d’application
port à une métrique M2 :
en mécanique
OK P La méthode décrite est implémentée dans les
α M2 ( P, K ) = ---------------------
- (9) mailleurs BL2D-V2 [27] et BLSURF [28]. Pour mon-
rK
trer son efficacité, deux exemples d’application en
M2
mécanique sont considérés.
avec OK (resp. rK) centre (resp. rayon) du disque
circonscrit au triangle K, ■ Le premier concerne un écoulement trans-
sonique (à Mach 0,95 et Reynolds 5000) autour d’un
* indique que cette quantité est profil d’aile d’avion (Naca-0012) réalisé grâce au sol-
M2
évaluée dans l’espace euclidien veur Navier-Stokes NSC2KE [29]. Une configuration
caractérisé par la métrique M2 . de queue de poisson (Fish Tail ) est obtenue avec une
Puis, on remplace le critère usuel de proximité, instationnarité due à l’interaction entre le choc droit
P ∈ Disk (K ), par : et le sillage. La génération des maillages adaptés à la
physique de ce problème a permis la capture de phé-
α M2 ( P ) ( P, K ) + ∑ α M2 ( V ) ( P, K ) < 4 (10) nomènes de natures différentes comme les chocs,
V ∈K couches limites et sillages avec un nombre minimal
d’éléments de maillage et un temps de calcul opti-
où V parcourt les sommets de K. mal. Les figures 12 et 13 montrent des maillages et
On peut montrer que la cavité généralisée est étoi- des isodensités à l’itération initiale, à deux itérations
lée par rapport à P et que la triangulation B (P ) est intermédiaires, et à l’itération finale d’adaptation de
valide. maillage.

■ L’usinage par enlèvement de copeaux est l’une


4. Quelques procédures des opérations les plus fréquemment utilisées pour la
d’optimisation fabrication de pièces de structures. La modélisation
du découpage des matériaux permet de déterminer
La méthode proposée permet de construire un les conditions de coupe optimales, l’usinabilité des
maillage unité du domaine Ω . Néanmoins, pour amé- matériaux et les grandeurs thermomécaniques de la
liorer la qualité en forme du maillage, deux procédu- pièce usinée. Ce deuxième exemple concerne la
res d’optimisation peuvent être utilisées : la simulation de la formation d’un copeau lors de l’usi-
modification topologique et la modification géométri- nage de pièces massives en coupe orthogonale 2D
que. La première consiste essentiellement à appli- grâce au solveur ABAQUS/Explicit. L’outil est supposé
quer des bascules d’arêtes et, la deuxième, à indéformable et son arête d’angle de coupe orthogo-
repositionner les points internes. En fait, on suppose nale de 5o est assimilée à une portion de cercle de
que le maillage du domaine Ω (avant optimisation) rayon très faible (R = 0,2 mm). La vitesse de coupe
contient plus ou moins le bon nombre de sommets est fixée à 0,1 mm/s et l’épaisseur coupée est de
internes. Ces procédures d’optimisation ne modifiant 2 mm. Les figures 14, 15, 16 et 17 montrent les
pas le nombre de sommets internes du maillage per- remaillages adaptés au champ d’endommagement
mettent notamment d’améliorer la qualité des élé- (variant de 0, bleu, à 1, rouge) de la pièce correspon-
ments non unité formés au cours des itérations de dant aux différents déplacements de l’outil. On cons-
génération et d’insertion de points internes. Le tate, sur ces images, qu’un copeau est formé grâce à

Figure 12 – Configuration Fish Tail à l’itération initiale et une itération intermédiaire

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Figure 13 – Configuration Fish Tail à une itération intermédiaire et à l’itération finale

Figure 14 – Découpage orthogonal aux déplacements d’outil de 0,2 et 4 mm

Figure 15 – Découpage orthogonal aux déplacements d’outil de 8 et 12 mm

Figure 16 – Découpage orthogonal aux déplacements d’outil de 16 et 20 mm

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RECHERCHE

Figure 17 – Découpage orthogonal aux déplacements d’outil de 24 et 28 mm

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la déformation imposée par suppression d’éléments. (1994).
Par ailleurs, les zones de contact avec l’outil (corres- [12] BERGER (M.J.) et JAMESON (A.). – Automatic adaptive
pondant à la déformation liée) ainsi que les zones de grid refinement for Euler equations. AIAA J., 23 (4),
localisation de l’endommagement sont raffinées. Les p. 561-568 (1985).
figures 18 et 19 montrent l’amorçage, la propaga- [13] BRISTEAU (M.O.) et PERIAUX (J.). – Finite element
tion et la segmentation du copeau (formé précédem- methods for the calculation of compressible viscous
ment) obtenus par progression de l’outil. Comme le flows using self-adaptive refinement. VKI lecture notes
montrent ces figures ainsi que l’expérimentation [30] on CFD (1986).
[31], la rupture est localisée au niveau de la base du [14] LEE (C.K.) et LO (S.H.). – An automatic adaptive refi-
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