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Université Mohamed premier Oujda

Ecole national de commerce et de gestion

Dossier d’entreprise : le degré


d’applicabilité des normes IAS16, IAS17 et
IAS 2 par le groupe BMCE BANK

Encadré Par : Monsieur KCHIRI ABDELMAJID


Réalisé par : EL MELHAOUI Hajar 748
BOUAISS Latifa 738
TETOU Laila 781
SATOR Houda 743
BOUHAFS Imane 763
Introduction

Les normes d’informations financières internationales marquent une évolution


de la comptabilité vers une approche économique au détriment de l’approche
patrimoniale et un souci d’évaluer au mieux la performance financière de
l’entreprise. La primauté de la réalité économique sur l’apparence juridique,
l’évaluation à la juste valeur, le recours à l’actualisation, l’exigence d’une
information très complète dans l’annexe constituent les principales divergences
avec le référentiel français et contribuent à faire de la comptabilité une matière
plus complexe mais aussi plus valorisante.

Par un règlement de juillet 20021 , l’application d’un référentiel comptable


international commun produit par un organisme de droit privé l’IASB (International
Accounting Standards Board) est rendu obligatoire pour toutes les entreprises
cotées, qui doivent désormais publier leurs comptes consolidés en normes
comptables internationales depuis le 1er janvier 2005. Ces normes cherchent à
fournir un cadre dans lequel peut se trouver une information financière qui soit à la
fois compréhensible, pertinente et comparable (Beau et al., 2006 - p. 1).

La présente étude s’inscrit dans le but de mieux comprendre les raisons et les
besoins qui ont manifesté cette convergence vers des normes internationales, de
déterminer la méthodologie d’application et enfin d’expliquer les principales
normes jugées prioritaires en prenant des exemples pratiques sur le cas de BMCE
BANK .

Le travail sera scindé en trois chapitres : le premier vise à expliquer le pourquoi


de la mise en place des normes comptables internationales, le deuxième consiste à
présenter les méthodes d’évaluation et de réévaluation adoptées par les trois
normes comptables internationales choisies comme étant les plus importantes,
il s’agit des normes IAS16 , IAS 17 et IAS 2 . le troisième et le dernier chapitre a
comme objectif de répondre à notre problématique qui est le passage aux normes
comptables internationales par le groupe BMCE BANK .

1
Règlement (CE) n° 1606/2002 du Parlement Européen et du Conseil, du 19 juillet 2002 sur l’application des
normes comptables internationales.
Chapitre 1 : le cadre conceptuel de la comptables internationale
EL MELHAOUI Hajar 748

1. Définition de la comptabilité internationale :

En consultant plusieurs ouvrages nous pouvons constater qu’ils ne donnent pas


une définition de la comptabilité internationale. De ce fait, nous pouvons mettre
en place de plusieurs hypothèses pour expliquer l’absence de cette définition qui
se base sur l’idée que les auteurs considèrent cette comptabilité comme étant une
comptabilité financière ou managériale qui inclut plusieurs aspects internationaux
engendrés par la mondialisation de l'économie.

Parmi ses ouvrages nous pouvons citer:

 l'ouvrage « "Comptabilité - une perspective internationale" de G.


Mueller, H. Gernon & G. Meek (1994), ce qui montre que "l'angle
d'attaque" est d'abord la comptabilité.

 l'ouvrage « Dimensions internationales de la comptabilité" » de D.


Alhashim et J. Arpan (1992). Qui traite la comptabilité internationale
comme des aspects internationaux de la comptabilité.

 Enfin, l'ouvrage de D. Alexander et C. Nobels (1994) qui aborde la


comptabilité internationale comme une comptabilité financière, sous un
angle européen

D’après ces auteurs, la comptabilité internationale est une matière à part


entière. En outre, Il existe trois autres ouvrages qui se réfèrent à trois approches de
la comptabilité internationale définis par T. R. Weirich, C. G. Avery et H. R.
Anderson:

 La première approche est la comptabilité nationale qui représente un


système universel ayant la forme d’un jeu de principes faisant l’unanimité
et qui est adoptée par tout le monde, Ce système est appelé : principes
comptables généralement admis « Generally Accepted Accounting
Principles (GAAP).

 La deuxième approche est le système de la comptabilité internationale


(international accounting system) : il s’agit d’un système qui a une forme
d'un jeu exhaustif de principes décrivant les approches comptables
communes et les approches divergentes entre les pays ou groupes de
pays et qui est connu par tous les pays. De plus, l’objectif ultime de ce
système n’est pas d’harmoniser les principes mais plutôt de permettre à
la personne qui étudie les états financiers d'une société étrangère ou
consolidée connait les principes multiples sous-jacents à la production
de ces états.

 La troisième approche est La comptabilité des filiales étrangères


(accounting for foreign subsidiaries) : il s’agit des différents problèmes et
principes comptables qui se posent à une société- mère et les moyens
qu'elle utilise pour les résoudre.

2. Historique :

Henry BENSON a pris l’initiation de créer IASC à Londre le 29 juin 1973


associé de Coopers & Lybrand de Londre, et par les représentants des organisations
comptables professionnelles d’Australie, du Canada, de France, d’Allemagne, du
Japon, du Mexique, des Pays-Bas, de Grande Bretagne, d’Irlande et des Etats-Unis.

Le tableau ci-dessous contient les dates clés de l’histoire de l’IASC 2:

1973 Fondation de l'IASC par Henry BENSON, le premier président élu de l’IASC ;

1973  Élaboration d'un premier corps de normes tel que IAS 1 "Publication
des méthodes comptables" et IAS 2 "Valorisation et présentation des
stocks selon la méthode du coût historique" visant à l'adhésion du
A plus grand nombre de pays.

1988  la création de l'IFAC, les activités de l'IASC et de l'IFAC sont


réorganisées, le rôle de normalisateur comptable international étant
dévolu officiellement à l'IASC.

 L'IASC engage un processus d'amélioration de ses normes en vue


de réduire le nombre d'alternatives proposées et ainsi assurer
une meilleure comparabilité entre les entreprises utilisant les IAS.

1989  Révision des normes pour aboutir à une plus grande


comparabilité des états financiers.
A  L'IASC publie son cadre conceptuel pour la préparation et la
présentation des états financiers. Il permit de donner l'esprit

2
PDF/ Focus IFRS.com « comprendre le nouveau monde de l’information financière IFRS
1993 des nouvelles normes qui furent publiées après sa parution,
et notamment, la définition et l'objectif des états financiers, ses
composantes et leur comptabilisation.

 La Commission européenne (CE) occupe un siège d'observateur


au sein du conseil de l'IASC.

1994 L'OICV(Organisation Internationale des Commissions de Valeurs


mobilières) rejette les normes IAS, qu'elle juge trop peu contraignantes.

1995 L'Organisation Internationale des Commissions de Valeurs mobilières


(OICV-IOSCO), en accord avec l'IASC, s'engage, sous certaines conditions,
à recommander aux régulateurs nationaux d’accepter des états
financiers présentés selon les normes comptables internationales pour
toutes les émissions et cotations effectuées sur les marchés financiers
internationaux, sans nécessité de réconciliation avec les normes locales.
La CE encourage la signature de cet accord.

1995  Élaboration d'un dispositif complet de normes.

 Une étude menée par la CE démontre que les IAS sont


A compatibles avec les directives européennes, à de rares
exceptions près. La CE décide d'engager un plan d'action
2000 pour les services financiers qui prévoit notamment
l'application des IAS comme référentiel comptable européen, à
l'horizon 2005.

 Une nouvelle constitution de l'IASC est approuvée.

 L'OICV, conformément à son engagement, recommande à ses


membres d’accepter des états financiers présentés selon les
normes comptables internationales pour toutes les émissions et
cotations effectuées sur les marchés financiers internationaux,
sans nécessité de réconciliation avec les normes locales.

 La CE présente un plan selon lequel toutes les entreprises


européennes cotées qui publient des comptes consolidés
devront commencer à utiliser les IAS/IFRS dans leurs exercices
ouverts à compter du 1er janvier 2005.

2001  L’IASC devient l’IASB (International Accounting Standards Board).

 Les normes sont renommées IFRS (International Financial reporting


Standards) Coexistent toujours les normes IAS/IFRS.

2005  Le premier janvier : l’application obligatoire des normes IFRS par


les groupes cotés de l'UE

 En juin 2005, les Trustees (membres) de l'IASCF adoptent des


amendements à la constitution ; la version révisée de celle-ci
entre en vigueur le 1er juillet 2005.

2007 Plus de 100 pays imposent ou autorisent l’utilisation

des IFRS.

2008 Lancement du second processus de révision de la constitution de


l'IASCF, en juin 2008, qui doit être achevé en 2010.

2010  A compter du 1er janvier 2010, M. Yves-Thibault de SILGUY


est désigné comme Trustee (membre) de l'IASCF, en
remplacement de M. Bertrand COLLOMB.

 IASCF est renomé: IFRS Foundation Trustees

 IFRIC est renomé IFRS interpretations Committee

 SAC est renomé IFRS Advisory Council

3. Les raisons d’adoption des IFRS :

 Un impératif de comparaison :

La globalisation crée le besoin d’établir des comparaisons entre les entreprises


de différentes nationalités en se basant sur les états financiers. En effet, cette
comparaison est plus facile si toutes les firmes adoptent à l’échelle internationale
les mêmes normes ce qui a poussé l’union européen à obliger la pratique des
normes comptables internationales en 2005 à toutes les sociétés cotées en bourse.

 L’influence des marchés financiers

Les normes comptables internationales mettent le point sur la pertinence de


l’information financière pour les investisseurs en vue d’assurer que les états
financiers reflètent une image fidèle sur la situation financière et sur la
performance des entreprises. Par conséquent, plusieurs normes IFRS reposent sur
une approche prospective de juste valeur.
4. Caractéristiques du modèle IAS/IFRS

Pour le modèle IAS /IFRS on distingue quatre caractéristiques fondamentales :

 Substance over form : Prééminence de la réalité économique sur


l’apparence juridique. En effet, il s’agit de donner la priorité aux aspects
économiques qu’aux aspects juridiques. Prenons l’exemple d’un matériel
acquis par crédit bail qui doit être pris en considération par le capital
économique de la société locatrice

 Information financière : Une grande importance est accordée à


l’information fournie en annexe (Information sectorielle très détaillée).

 Notion de juste valeur, D’après la comptabilité internationale il faut


recourir à la juste valeur pour évaluer une transaction et Actualiser les
créances dettes dont l’échéance est supérieure aux conditions normales
du règlement.

 Comptabilité basée sur des principes : Contrairement aux US GAAP il y a


une absence de seuils.
Ces caractéristiques s’appuient sur l’importance du jugement professionnel et
la pertinence des informations financières présentés qui sont orientés vers la
mesure de la performance.

5. Le développement de la comptabilité internationale


G. Mueller a décrit le passage de la comptabilité internationale durant vingt-
cinq ans par le fait de passer du stade de "l'enfance à celui d'un jeune adulte". De
plus, Selon F. Choi et G. Mueller2, la comptabilité internationale recouvre
actuellement :

 L'analyse comparative internationale ;

 Les règles de détermination du résultat et les problèmes de publication


spécifiques aux transactions entre entreprises multinationales ;

 Les besoins des marchés de capitaux internationaux en information


comptable ;
 L'harmonisation internationale des règles d'élaboration et de publication
de l'information comptable.

Les chercheurs et les pédagogues ont accordé une grande attention à La


comptabilité internationale avait ce qui peut être expliqué l'internationalisation des
relations entre entreprises à la fin de vingtième siècle. D’autres termes, par les
nombreuses décisions opérationnelles d'investissement ou de financement ayant
des implications internationales qui s'appuient sur des données comptables d'où la
nécessité d'une bonne connaissance de la comptabilité internationale.

Selon Parker, il existe quatre raisons pour lesquelles l'étude de la comptabilité


internationale comparée est importante :

 l'évolution historique.

 les sociétés multinationales

 l'intérêt d'une comparaison et l'harmonisation.

F. Choi et G. Mueller partagent presque le même raisonnement de Parker, ils


précisent que trois forces principales ont attiré le champ de la comptabilité vers la
dimension internationale :

 Les facteurs environnementaux,

 L'internationalisation de la discipline comptable

 L'internationalisation de la profession comptable

6. L’impact des normes IFRS sur les comptabilités nationales de l’union


européen

L’union Européenne était consciente de la nécessité de converger Les


comptabilités nationales vers les normes internationales. Ce qui a donné lieu à des
fréquents changements du plan comptable général en France depuis 1999.

Ces changements concernent en premier lieu les comptes consolidés, avec la


modification du règlement CRC99-02, mais aussi les comptes sociaux en juin 2005.
Au moment ou Le référentiel comptable de l’OHADA doit aussi suivre la voie de la
convergence.

7. L’impact des normes IFRS sur les missions d’audit

En vue de répondre aux nouveaux besoins d’informations les entreprises sont


menées à mettre en place les procédures adéquates. Par conséquent, Les
auditeurs doivent mettre en œuvre les nouvelles règles introduites par la loi
américaine Sarbanes-Oxley (loi du 30/07/2002 renforçant les sanctions à l’égard
des dirigeants) et par la loi sur la sécurité financière (LSF) et évaluer les risques
auxquels sont exposées les entreprises.

Les normes internationales d’audit actuelles de l’IFAC (International Federation


of Acountants) élaborées par l’IAASB (International Auditing and Assurance
Standards Board) prennent en considération de ces nouvelles exigences.

8. Adoption des normes comptables internationales dans l’union


européen

Pour que les normes comptables internationales soient applicables en Europe,


ils doivent être adoptés par la Commission européenne CE) après avoir sollicité
l'avis du comité de réglementation comptable et les avoir soumises à la procédure
de réglementation avec contrôle du arlement Européen et du Conseil ce qui
veut dire que Leur publication par l’IASB ne les rend pas directement applicables
en Europe. Les normes comptables internationales ne peuvent être adoptées que si
les conditions de l’article 3 se réunissent :

1. Elles ne sont pas contraires au principe d'image fidèle ;

2. Elles répondent à l'intérêt public européen ;

3. Elles satisfont aux critères d'intelligibilité, de pertinence, de


fiabilité et de comparabilité exigés de l'information financière
qui est nécessaire à la prise de décisions économiques et à
l'évaluation de la gestion des dirigeants de la société.

La commission européenne est soutenue par d'un "comité de réglementation


comptable" d’après l’article 6, ils utilisent un mécanisme de "filtrage" qui est mis
en place au niveau européen dans le processus d'adoption des normes. En effet,
on distingue trois instances en europe :

1. Accounting Regulatory Committee (ARC) ou Comité de


réglementation comptable

Il s’agit d’un organisme politique, son rôle est instauré par la commission
européenne selon l’article 6 du règlement CE n° 1606/2002 qui consiste à fournir
un avis sur les propositions de la Commission, d’adopter une ou des normes
comptables internationales conformément à l'article 3 du règlement CE n°
1606/2002. Il est composé de représentants des Etats membres et est présidé
par la commission européenne .

2. European Financial Reporting Advisory Group (EFRAG)


En 2001, les préparateurs, les utilisateurs et les membres de professions
comptables qui sont chargés de la gestion de l’information financière en Europe
ont créé l’organisme technique de droit privé EFRAG.

EFRAG cherche à aboutir à deux principaux objectifs en effectuant une


évaluation technique des normes et interprétations, avant leur adoption en
Europe. C’est deux objectifs sont :

 Apporter une contribution proactive aux travaux de l’IASB

 Donner un avis technique, quant à l'adoption des normes


comptables internationales

Il est principalement composé d'un conseil de surveillance et d'un comité


technique comptable (TEG) qui compte 15 membres.

3. Comité d'examen des avis sur les normes comptables :

Le comité d'examen des avis sur les normes comptables a été crée le 17
juillet 2006 par la commission européenne qui est destiné à assurer l'objectivité et
le juste équilibre des avis de l'EFRAG. Il est composé de :

 D'experts indépendants

 De représentants de haut niveau d'organismes nationaux de


normalisation comptable

Ils disposent d’une expérience et des compétences en matière de


comptabilité et Ils sont nommés à titre personnel et conseillent la Commission
indépendamment de toute influence extérieure.

9. Objectifs de l'IASB
IASB a fixé les objectifs suivants :

 Promouvoir l'usage et la mise en œuvre rigoureuse de ces normes.

 En vu d'aider les participants aux marchés internationaux de capitaux et


les autres utilisateurs à prendre des décisions économiques l’IASB
cherche à développer un jeu unique de normes comptables de haute
qualité, compréhensibles et applicables qui impose la publication
dans les états financiers d'informations financières de haute qualité,
transparentes et comparables

 Afin de parvenir à une convergence entre les normes comptables


nationales et les IAS/IFRS, IASB doit travailler activement avec les
organismes de normalisation comptable nationaux,

10. Processus d'élaboration des IAS/IFRS :

En vue d’élabore une norme il faut suivre les étapes suivantes :


1) Identifier et d'analyser tous les problèmes comptables associés
au sujet traité par l'équipe technique de l'IASB.

2) Analyser des règles existant aux niveaux nationaux et des


pratiques adoptées et échanges de vues avec les normalisateurs
comptables nationaux.

3) Consultation avec le Standards Advisory Council de la possibilité


d'inscrire ce projet dans le programme de travail de l'IASB.

4) L'IASB met en place un groupe consultatif pour le conseiller ;

5) L'IASB publie un document de travail « discussion paper » pour


appel à commentaires

6) L'IASB analyse les commentaires reçus concernant le document de


travail qu'il a publié

7) L'IASB publie un exposé-sondage « exposure draft » qui


présente également les opinions divergentes et le fondement des
conclusions « basis for conclusions ».

8) L'IASB analyse les commentaires reçus sur l'exposé-sondage.

9) L'IASB étudie l'opportunité de tenir une réunion publique sur


le thème envisagé et d'effectuer des tests sur le terrain.

10) L'IASB approuve la norme définitive, puis la publie. La norme


présente les opinions divergentes* et le fondement des
conclusions.

Les réunions de l'IASB sont ouvertes au public.


Processus sous forme de schéma 3

Début

Normalisateur/EFRAG Autres

Etape 1 Recherche

Discussion PEPER

Analyse des commentaires

Exposé sondage
Etape 2 Analyse des commentaires

Normes

Etape 3

Entrée en vigueur

3
JOEL MABUDU expert comptable diplômé
11. Organisation actuelle de IFRS Fondation « crée en 2009 en Inde » 4

Conseil de surveillance
Nomme Rend compte

IFRS foundation qui assure la direction de l’IASB de l’IFRS Advisory Coucil et de


l’IFRS interpretations Committe Council et de l’IFRS interpretations committee

Nomme Informe Supervise, Contrôle


l’efficacité, Nomme, Informe
finance

Normalisateur
IFRS ADVISORY Council (exemple : SAC : International Accounting Standards
standard advisory council) 45 membre Board (IASB) 14 membres

IFRS interpretations committee (ex IFRIC) 14


membres : interprétation des normes

12. Adoption des normes IFRS par les différents pays : 5

4
JOEL MABUDU expert comptable diplômé
5
JOEL MABUDU expert comptable diplômé
Chapitre 2 : les méthodes d’évaluation et de réévaluation
adoptées par les normes comptables internationales ( IAS16 ,IAS17
,IAS2)
BOUAISS Latifa 738 TETOU Laila 781

1. La norme IAS16 : immobilisations corporelles


L’objectif de l’IAS 16 consiste à prescrire le traitement comptable pour les immobilisations
corporelles et les méthodes de leur évaluation sur leur durée de vie. Elle impose de traiter les
composants d’un actif immobilisé comme des éléments séparés s’ils ont des durées d’utilité
différentes. Elle permet aussi de procéder à la réévaluation des immobilisations comme méthode
alternative au coût historique. Les questions fondamentales concernant la comptabilisation des
immobilisations corporelles sont les suivantes :
• comptabilisation des actifs au moment de leur acquisition;
• détermination des valeurs comptables de ces actifs lors de périodes ultérieures;
• détermination des dotations aux amortissements et des pertes de valeur correspondantes.

1. Le champ d’application de la norme


IAS 16 s’applique à toutes les immobilisations corporelles d’exploitation à
l’exception des éléments suivants :
 Actifs biologiques en rapport avec l’activité agricole (voir IAS 41
«agriculture »).
 immobilisations corporelles classées comme détenues en vue de la vente
selon l’IFRS 56.

En ce qui a trait aux immeubles en cours de construction ou de développement en vue d’une utilisation
ultérieure en tant qu’immeubles de placement, l’IAS 16 s’applique jusqu’à ce que la construction soit
terminée et que les actifs satisfassent à la définition d’un immeuble de placement conformément à l’IAS
40, Immeubles de placement.

1. Présentation de la norme

 Critères de comptabilisation :

Pour qu’une immobilisation corporelle soit comptabilisée en tant qu’actif ,selon


la norme IAS16, il faut que l’immobilisation respecte deux conditions essentielles
de reconnaissance des actifs:

6
Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées.
 les avantages économiques futurs associés à cet actif iront à l’entité.
 Le cout de l’immobilisation doit être mesuré de manière fiable.

 Approche par composants :

Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou


rythme d’amortissement distincts. Dans ce cas, IAS 16 impose de les comptabiliser
de manière séparée (un bâtiment peut être décomposé en 04 éléments distincts de
durée de vie différente : les murs, la toiture, les ascenseurs et tous les autres
aménagements).
2. Traitement comptable

a. L’évaluation initiale des immobilisations

 Principe de base

L’évaluation initiale d’une immobilisation corporelle peut être définie comme le


coût engagé pour mettre en service l’actif, en vue de son utilisation prévue.
Le coût d’un actif se compose du prix d’achat décaissé ramené, le cas échéant, à
sa valeur actuelle et des frais directs (externes et internes) permettant la mise en
service de l’immobilisation ainsi que les montants provisionnés pour les coûts
estimés de démantèlement et de remise en état des sites (voir IAS 377).
 les frais incorporables au coût 8:

Une immobilisation corporelle qui remplit les conditions de comptabilisation en tant


qu’actif doit être évaluée à son coût, c’est-à-dire :
- Son prix d’achat, y compris les droits de douane et les taxes non remboursables, après
déduction des remises et rabais commerciaux ;
- Tout coût directement attribuable au transfert de l’actif jusqu’à son lieu d’exploitation
et à sa mise en état pour permettre son exploitation de la manière prévue par la
direction : coûts des avantages du personnel, frais de montage et d’installation,
honoraires de professionnels … ;
- L’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement et à l’enlèvement de
l’immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située.
Ces frais sont incorporables au coût de l’actif à immobiliser.
 Les frais non incorporables au coût :

D’autres dépenses ne participent pas à la mise en service de l’actif ; il s’agit de


frais tels que :
 Les pertes initiales d’exploitation ;
 Coûts de lancement d’un nouveau produit.

7
Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels .
8
Selon les dispositions de la norme IAS 16.
 Frais administratifs, coûts de réorganisation, frais de pré-exploitation.
Ces frais ne peuvent être immobilisés.
 Incorporation des coûts d’emprunts:

Le coût des emprunts nécessaire au financement de la construction ou de la


préparation de l’immobilisation est incorporé au coût d’entrée de l’actif immobilisé
si l’entreprise opte pour « l’autre traitement autorisé » prévu par IAS 23 « Coût
d’emprunts ».
Pour que le cout d’emprunt soit incorporé au cout initial de l’immobilisation, il
faut que l’actif soit un actif qualifié 9 .

L’application de l’approche par composants

Selon la présente norme, lorsqu’une immobilisation comprend des composants


de durée de vie différente, chacun doit être enregistré de manière séparée, selon le
principe de base d’une évaluation au coût composé du coût d’achat et des frais
directs permettant la mise en service.
 Remplacement ou renouvellement d’un composant :

Un élément dont la durée de vie est plus courte que l’immobilisation dont il fait
partie et qui doit être remplacé avant la mise hors service de l’ensemble, est identifié
comme un composant distinct. Il est amorti sur sa durée de vie spécifique ; à la fin
de sa durée de vie, il est mis hors service et décomptabilisé. Le nouvel équipement
qui le remplace est lui même enregistré comme un composant de l’immobilisation.

 Plan de révision de l’actif immobilisé:

Les dépenses d’entretien futures figurent distinctement à l’actif en tant


qu’élément du coût d’entrée du bien ; elles ne viennent pas augmenter ce coût
d’entrée mais correspondent à une ventilation de son montant. (Donc, l’actif
principal est amorti, sur la base du coût d’entrée global diminué des dépenses
estimées d’entretien, sur sa durée de vie totale.)
Le composant « dépenses d’inspection et d’entretien » est amorti sur la période
séparant deux révisions. Lorsque la dépense d’entretien est réalisée, elle vient
augmenter le coût de l’actif en remplacement du composant comptabilisé à
l’origine, ce dernier, complètement amorti, étant sorti de l’actif.
 Les dépenses ultérieures générées par une immobilisation corporelle :
Les dépenses ultérieures relatives à une immobilisation corporelle sont normalement
enregistrées en charges de l'exercice au cours duquel elles ont été encourues. Néanmoins, il
est possible de les enregistrer à l'actif lorsqu'elles améliorent son niveau de performance tel
que défini à l'origine et qu'elles génèrent donc des avantages économiques futurs. IAS 16 nous

9
Un actif éligible est un actif qui exige une longue période de préparation ou de construction avant de pouvoir
être utilisé ou vendu selon la norme IAS 23 .
donne les exemples suivants : « la modification d'une unité de production permettant
d'allonger sa durée d'utilité et l'augmentation de sa capacité ; l'amélioration de machines
permettant d'obtenir une amélioration substantielle de la qualité de la production ; l'adoption
de nouveaux processus de production permettant une réduction substantielle des coûts par
rapport aux conditions antérieures ».

b. L’ évaluation ultérieure des immobilisations en fin d’exercice

La norme permet de choisir entre deux méthodes d’évaluation à la clôture de


l’exercice :
 L’évaluation en coût historique, qui constitue la méthode de référence.
 L’évaluation au montant réévalué qui constitue l’autre traitement autorisé.

L’entreprise peut exercer ce choix par catégories d’immobilisations (terrains, constructions,


matériels…). La méthode s’applique ensuite à toutes les immobilisations de la catégorie.

 La 1ere méthode : évaluation au coût historique

Cette méthode stipule que l’immobilisation est évaluée à son coût d’entrée
diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur. C’est-à-dire à sa
valeur nette comptable déterminée sur la base du coût historique. La formule de
calcul de la valeur nette comptable s’écrit comme suit :

VNA= cout historique- cumul d’amortissement – pertes de valeur

 La 2éme méthode : évaluation au montant réévalué

Selon cette méthode,l’immobilisation est comptabilisée à son montant réévalué


,c’est à dire à sa juste valeur à la date de réévaluation, diminuée du cumul des
amortissements ultérieurs et des pertes de valeur éventuelles.

La formule de calcul de la VNA dans ce cas d’exprime comme suit :

VNA= la juste valeur à la date de la réévaluation – cumul d’amortissement


ultérieurs-pertes de valeur ultérieures.

 Choix des ensembles et du mode d’évaluation :

les réévaluations doivent être faites par catégories d’immobilisations


corporelles.
« Une catégorie d’immobilisations corporelles est un regroupement d’actifs de
nature et d’usage similaires au sein de l’activité de l’entreprise »10.
La juste valeur est déterminée selon la valeur de marché estimée par des experts
immobiliers.
En l’absence de valeur de marché (du fait de la nature spécialisée des biens ou de
l’inexistence d’un second marché actif), les installations de production sont évaluées
à leur coût de remplacement net d’amortissement.
Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour que la
valeur inscrite dans les comptes ne diffère pas de manière significative de la juste
valeur à la date de clôture.

c. La comptabilisation de la première réévaluation

deux procédures peuvent être mises en œuvre pour la comptabilisation :


 Ajustement simultané de la valeur brute du bien et des amortissements cumulés.
 Ajustement de la valeur nette du bien après élimination du cumul des
amortissements antérieurement pratiqués.
L’écart de réévaluation sera imputé dans les capitaux propres.

d. La comptabilisation de réévaluations successives

L’augmentation constatée suite à une réévaluation est créditée directement en


capitaux propres. Toutefois, une réévaluation positive doit être comptabilisée en
produits dans la mesure où elle compense une réévaluation négative du même actif
comptabilisée préalablement en charges.
Lorsque la valeur comptable d’un actif diminue à la suite d’une réévaluation
négative, cette diminution doit être comptabilisée en charges. Toutefois, un écart de
réévaluation négatif doit être directement imputé en capitaux propres dans la limite
du montant antérieurement comptabilisé en écart de réévaluation positif pour le
même actif.

e. Les amortissements
Selon les dispositions de la norme IAS 16, le montant amortissable d’un actif doit être réparti
systématiquement sur sa durée d’utilité.

Chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport au coût
total de l’élément doit être amortie séparément (amortissement par composants).

L’entreprise doit ventiler le montant initialement comptabilisé pour une immobilisation


corporelle en ses parties significatives et amortit séparément chacune de ces parties.

La valeur résiduelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à chaque fin
de période annuelle et, si les attentes diffèrent par rapport aux estimations précédentes, les
changements doivent être comptabilisés comme un changement d’estimation comptable

10
Selon les dispositions de la norme IAS16
conformément à la norme IAS 8 "Méthodes comptables, changements d’estimations
comptables et erreurs".

Le mode d’amortissement utilisé doit refléter le rythme selon lequel l’entité s’attend à
consommer les avantages économiques futurs liés à l’actif. Le mode d’amortissement
appliqué à un actif doit être examiné au moins à la fin de chaque période annuelle.

f. Décomptabilisation de l’immobilisation corporelle

La valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisée :


- lors de sa sortie ;
ou
- lorsqu’ aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa
sortie.
Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle sera
inclus dans le résultat lors de la décomptabilisation de l’élément.
Le profit ou la perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle doit
être déterminé comme la différence entre le produit net de la sortie, le cas échéant, et la valeur
comptable de l’immobilisations corporelle.

2. La norme IAS17 : contrats de location

L’objectif de la norme IAS 17 consiste à rendre compte de l’impact des contrats


de location financière sur le bilan tant du preneur que du bailleur.

1. Le champ d’application de la norme :

Les dispositions de la norme IAS 17 s’appliquent à la comptabilisation de tous les contrats


de location, autres que :
- les contrats de location portant sur l’exploration ou l’utilisation de minéraux, pétrole,
gaz naturel et autres ressources similaires non renouvelables;
- les accords de licences portant sur des films cinématographiques, des enregistrements
vidéo, des pièces de théâtre, des manuscrits, des brevets et des droits d’auteur.
Les dispositions de la norme IAS 17 ne s’appliquent pas à l’évaluation :
- d’un bien immobilier détenu par des preneurs et comptabilisé comme immeuble de
placement11
- d’un immeuble de placement mis à disposition par des bailleurs en vertu de contrats de
location simples ;
- d’actifs biologiques détenus par des preneurs en vertu de contrats de location-
financement12 ;
- d’actifs biologiques mis à disposition par des bailleurs en vertu de contrats de location
simples (cf. IAS 41).

2. Le contenu de la norme :
Un contrat de location est un accord par lequel un bailleur cède à un preneur, pour une
période déterminée, le droit d’utilisation d’un actif en échange d’un paiement ou d’une série
de paiements.

Un contrat de location-financement est un contrat de location ayant pour effet de transférer au


preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif. A la fin du
contrat, le transfert de propriété peut intervenir ou non.

Un contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu’un contrat de location-
financement.
3. Prescriptions comptables

a) Comptabilisation chez le preneur

i) Contrat de location-financement

Au début de la période de location, les preneurs doivent comptabiliser les contrats de


location-financement à l’actif et au passif de leur bilan pour des montants égaux :
- A la juste valeur du bien loué (la juste valeur est le montant pour lequel un actif
pourrait être échangé, ou un passif éteint, entre des parties bien informées,
consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence normale);
- ou, si celle-ci est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de
la location, déterminées, chacune, au commencement du contrat de location. Le taux
d'actualisation à utiliser pour calculer la valeur actualisée des paiements minimaux au
titre de la location, est le taux d'intérêt implicite du contrat de location si celui-ci peut
être déterminé, sinon le taux d'emprunt marginal du preneur doit être utilisé. Les coûts
directs initiaux encourus par le preneur sont ajoutés au montant comptabilisé en tant
qu'actif. Les paiements minimaux au titre de la location doivent être ventilés entre la
charge financière et l’amortissement du solde de la dette.

Pour chaque période comptable, un contrat de location-financement donne lieu à une


charge d’amortissement de l’actif amortissable et à une charge financière. La méthode
d’amortissement des actifs loués doit être cohérente avec celle applicable aux actifs
amortissables que possède l’entreprise et la dotation aux amortissements doit être calculée

11
La norme IAS 40 .
12
La norme IAS 41
selon les dispositions de la norme IAS 16 "Immobilisations corporelles" et de la norme IAS
38 "Immobilisations incorporelles".

Pour déterminer si un actif loué a perdu de la valeur, l’entreprise doit appliquer la norme
IAS 36 "Dépréciation d'actifs".

Pour les contrats de location-financement, le preneur doit notamment fournir les


informations suivantes :
- pour chaque catégorie d’actif, la valeur nette comptable à la date de clôture;
- un rapprochement entre le total des paiements minimaux futurs au titre de la location à
la date de clôture et leur valeur actualisée;
- une description générale des dispositions significatives des contrats de location du
preneur.

ii) Location simple

Les paiements au titre du contrat de location simple doivent être comptabilisés en charges
sur une base linéaire pendant toute la durée du contrat de location à moins qu’une autre base
systématique soit plus représentative de l’échelonnement dans le temps des avantages qu’en
retirera l’utilisateur.

Pour les contrats de location simple, le preneur doit notamment fournir les informations
suivantes :
- le montant total des paiements minimaux futurs à effectuer au titre de la location en
vertu de contrats de location simple non résiliables;
- une description générale des principales dispositions des contrats de location du
preneur.

b) Comptabilisation chez le bailleur

i) Contrat de location-financement

Le bailleur doit comptabiliser dans son bilan les actifs détenus en vertu d’un contrat de
location-financement et les présenter comme des créances pour un montant égal à
l’investissement net dans le contrat de location.

La comptabilisation de produits financiers doit s’effectuer sur la base d’une formule


traduisant un taux de rentabilité périodique constant sur l’en-cours d’investissement net du
bailleur dans le contrat de location-financement.

Pour les contrats de location-financement, le bailleur doit notamment fournir les


informations suivantes :
- un rapprochement entre l’investissement brut dans le contrat de location à la date de
clôture et la valeur actualisée des paiements minimaux à recevoir au titre de la location
à la date de clôture;
- une description générale des dispositions significatives des contrats de location.

ii) Location simple


Les actifs faisant l’objet de contrats de location simple doivent être présentés au bilan du
bailleur selon la nature de l’actif.

Les revenus locatifs provenant des contrats de location simple doivent être comptabilisés
en produits de façon linéaire sur toute la durée du contrat de location à moins qu’une autre
base systématique ne soit plus représentative de l’échelonnement dans le temps de la
diminution de l’avantage retiré de l’utilisation de l’actif loué.

La méthode d’amortissement des actifs amortissables loués doit être cohérente avec la
méthode normale d’amortissement du bailleur applicable à des actifs similaires, et la dotation
aux amortissements doit être calculée selon les dispositions des normes IAS 16 et IAS 38.

Pour les contrats de location simple, le bailleur doit notamment fournir les informations
suivantes :
- le montant des paiements futurs minimaux à recevoir au titre de contrats de location
simple non résiliables ;
- une description générale des dispositions des contrats de location du bailleur.

3) la norme IAS2 : les stocks

a. L’objectif de la norme

L’objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des


stocks. Une des questions fondamentales de la comptabilisation des stocks est celle
du montant des coûts à comptabiliser en tant qu’actif et à différer jusqu’à la
comptabilisation des produits correspondants. La présente norme donne des
indications sur la détermination du coût et sa comptabilisation ultérieure en charges,
y compris toute dépréciation jusqu’à la valeur nette de réalisation. Elle donne
également des indications sur les méthodes de détermination du coût qui sont
utilisées pour imputer les coûts aux stocks.

b. Champ d’application

Les stocks sont des actifs :

(a) détenus en vue de la vente dans le cours normal de l’activité ;


(b) en cours de production pour une telle vente ; ou
(c) sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans
le processus de production ou de prestation de services.
Cette norme ne s’applique pas à l’évaluation des stocks détenus par :
(a) les producteurs de produits agricoles et forestiers, de production agricole après
récolte, et de minéraux et de produits d’origine minérale, dans la mesure où ces stocks
sont évalués à la juste valeur diminuée des coûts de la vente par le biais du compte de
résultat ; ou
(b) les courtiers arbitragistes de marchandises, qui évaluent leurs stocks à la juste
valeur diminuée des coûts de vente par le biais du compte de résultat.
c. Évaluation des stocks

L’entreprise lors de l’évaluation des stocks , elle doit prendre en compte le plus
faible du coût et du prix de vente diminué des coûts d’achèvement et de vente.

 Coût des stocks


L’entreprise doit inclure dans le coût des stocks l’ensemble :
- Des coûts d’acquisition,
- Des coûts de transformation
- Autres coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état où ils se
trouvent.

 Coûts d’acquisition
Les coûts d’acquisition des stocks comprennent :
- le prix d’achat,
- les droits de douane
- autres taxes (autres que les taxes ultérieurement récupérables par l’entité
auprès des administrations fiscales),
- les frais de transport, de manutention et autres coûts directement attribuables
à l’acquisition des produits finis, des matières premières et des services.
Les rabais commerciaux, remises et autres éléments similaires sont déduits pour
déterminer les coûts d’acquisition.
Une entité peut acheter des stocks selon des conditions de règlement différé :
Lorsque l’accord contient effectivement un élément de financement, cet élément, par
exemple, un écart entre le prix d’achat pour des conditions normales de crédit et le
montant payé, est comptabilisé comme une charge d’intérêt sur la période du
financement.

 Coûts de transformation
Les coûts de transformation des stocks comprennent :
- les coûts directement liés aux unités produites, tels que la main-d’oeuvre
directe.
- l’affectation systématique des frais généraux de production fixes et variables
qui sont engagés pour transformer les matières premières en produits finis.
NB : Les frais généraux de production fixes sont les coûts indirects de production
relativement constants tels que l’amortissement et l’entretien des bâtiments et de
l’équipement industriels, et les frais de gestion et d’administration de l’usine.
Les frais généraux de production variables sont les coûts indirects de production tels
que les matières premières indirectes et la main-d’oeuvre indirecte.

L’affectation des frais généraux fixes de production


L’entreprise doit prendre en compte la capacité moyenne des installations de
production ,sur un certain nombre de périodes dans des circonstances normales, pour
pouvoir affecter les frais généraux fixes de production aux couts de transformation.
Le montant des frais généraux fixes affecté à chaque unité d’oeuvre n’est pas
augmenté par suite d’une baisse de production ou d’un outil de production inutilisé.
Les frais généraux non affectés sont comptabilisés comme une charge de la période
au cours de laquelle ils sont engagés. Dans des périodes de production
anormalement élevée, le montant des frais généraux fixes affecté à chaque unité
d’oeuvre est diminué de telle sorte que les stocks ne soient pas évalués au-dessus du
coût. Les frais généraux variables de production sont affectés à chaque unité
d’oeuvre sur la base de l’utilisation effective des installations de production.

Un processus de production peut donner lieu à la production simultanée de plus


d’un produit. C’est le cas, par exemple, en cas de production de produits liés ou
lorsqu’il y a un produit principal et un sous-produit. Lorsque les coûts de
transformation de chaque produit ne sont pas identifiables séparément, ils sont
répartis entre les produits sur une base rationnelle et cohérente. Cette répartition peut
être opérée par exemple sur la base de la valeur de vente relative de chaque produit,
soit au stade du processus de production où les produits deviennent identifiables
séparément, soit à l’achèvement de la production. La plupart des sous-produits sont
non significatifs par nature. Lorsque tel est le cas, ils sont souvent évalués à la valeur
nette de réalisation et cette valeur est déduite du coût du produit principal. De ce fait,
la valeur comptable du produit principal n’est pas différente de façon significative
de son coût.
Coûts exclus des stocks

Exemples de coûts exclus du coût des stocks et comptabilisés en charges de la période au


cours de laquelle ils sont encourus :
(a) montants anormaux de déchets de fabrication, de main-d’oeuvre ou d’autres coûts
de production ;
(b) coûts de stockage, à moins que ces coûts soient nécessaires au processus de
production préalablement à une nouvelle étape de la production ;
(c) frais généraux administratifs qui ne contribuent pas à mettre les stocks à l’endroit
et dans l’état où ils se trouvent ; et
(d) frais de commercialisation.

 Coût des stocks d’un prestataire de services


Dans la mesure où des prestataires de services ont des stocks, ils les évaluent à
leur coût de production.
Ces coûts se composent essentiellement :
- De la main-d’oeuvre ;
- Des autres frais de personnel directement engagés pour fournir le service (y
compris le personnel d’encadrement, et les frais généraux attribuables. La
main-d’œuvre).
Les autres coûts relatifs aux ventes et au personnel administratif général ne sont
pas inclus mais sont comptabilisés en charges de la période au cours de laquelle
ils sont engagés.
Le coût des stocks d’un prestataire de services ne comprend pas les marges
bénéficiaires ou les frais généraux non attribuables qui sont souvent incorporés
dans les prix facturés par les prestataires de services.

 Techniques d’évaluation du coût


Deux méthodes peuvent être utilisées par l’entreprise pour évaluer les couts des
stocks si elles lui permettent d’avoir des résultats proches du coût.
- Les coûts standards : retiennent les niveaux normaux d’utilisation de matières
premières et de fournitures, de main-d’oeuvre, d’efficience et d’utilisation de
la capacité. Ils sont régulièrement réexaminés et, le cas échéant, révisés à la
lumière des conditions actuelles.
- La méthode du prix de détail : Le coût des stocks est déterminé en déduisant
de la valeur de vente des stocks le pourcentage de marge brute approprié.

 Méthodes de détermination du coût

L’entreprise doit déterminer le coût des stocks d’éléments qui ne sont pas
habituellement fongibles et des biens ou services produits et affectés à des projets spécifiques
selon une identification spécifique de leurs coûts individuels.
Une entité doit déterminer le coût des stocks, autres que ceux traités dans le paragraphe
précédent, en utilisant la méthode du premier entré, premier sorti (PEPS) ou celle du coût
moyen pondéré. Une seule méthode de détermination du coût pour tous les stocks ayant une
nature et un usage similaires dans l’entité doit être appliquée par l’entreprise. Pour les stocks
ayant une nature ou un usage différent, l’utilisation d’autres méthodes de détermination du
coût peut être justifiée.
 Valeur nette de réalisation

La valeur nette de réalisation désigne le montant net qu’une entité s’attend à


réaliser sur la vente de stocks dans le cours normal de l’activité. La juste valeur
reflète le prix auquel une transaction normale de vente des mêmes stocks sur le
marché principal (ou le marché le plus avantageux) pour ces stocks serait
conclue entre des intervenants du marché à la date d’évaluation. La première est
une valeur spécifique à l’entité, contrairement à la seconde. La valeur nette de
réalisation des stocks peut ne pas être égale à la juste valeur diminuée des coûts de
vente.

Les estimations de la valeur nette de réalisation sont fondées sur les éléments les
plus fiables disponibles à la date à laquelle elles sont faites, quant au montant que
l’on s’attend à réaliser des stocks.

Ces estimations tiennent compte :

- des fluctuations de prix ou de coût directement liées aux événements


survenant après la date de clôture dans la mesure où de tels événements
confirment les conditions existant à la fin de la période ;

- le but dans lequel les stocks sont détenus. Par exemple, la valeur nette de
réalisation de quantités détenues en stock pour satisfaire à des contrats de
vente ou de services fermes est fondée sur le prix spécifié dans le contrat. Si
les quantités spécifiées dans le contrat sont inférieures aux quantités détenues
en stock, la valeur nette de réalisation des quantités en excédent est fondée
sur les prix de vente généraux.

Le coût des stocks peut ne pas être recouvrable :

- Si ces stocks ont été endommagés, s’ils sont devenus complètement ou


partiellement obsolètes ou si leur prix de vente a subi une baisse.

- Si les coûts estimés d’achèvement ou les coûts estimés nécessaires pour


réaliser la vente ont augmenté. La pratique consistant à déprécier les stocks
au-dessous du coût pour les ramener à leur valeur nette de réalisation est
cohérente avec le principe suivant lequel les actifs ne doivent pas être
comptabilisés à un montant supérieur au montant que l’on s’attend à obtenir
de leur vente ou de leur utilisation.

 Dépréciation des stocks

Une entité doit apprécier à chaque date de reporting si des stocks se sont dépréciés (en
raison par exemple, de dommages, d’obsolescence ou de la baisse du prix de vente). L’entité
doit effectuer cette appréciation en comparant la valeur comptable de chaque élément de stock
(ou groupe d’éléments similaires) avec son prix de vente diminué des coûts à terminaison et
des frais de vente. Si un élément de stock (ou un groupe d’éléments) s’est déprécié, l’entité
doit comptabiliser en résultat une perte au titre de la différence entre la valeur comptable et le
prix de vente diminué des coûts à terminaison et des frais de vente.
Si la détermination du prix de vente diminué des coûts à terminaison et des frais de
vente des stocks élément par élément est irréalisable, l’entité peut regrouper des éléments de
stocks relatifs à la même ligne de produits qui ont des buts ou des usages finaux similaires,
sont produits et commercialisés dans la même zone géographique, afin d’estimer la
dépréciation de ces stocks.
 Reprise dépréciation des stocks

Une nouvelle évaluation de la valeur nette de réalisation est effectuée lors de chaque
période suivante. Lorsque les circonstances qui justifiaient précédemment de
déprécier les stocks en dessous du coût n’existent plus ou lorsqu’il y a des
indications claires d’une augmentation de la valeur nette de réalisation en raison
d’un changement de la situation économique, le montant de la dépréciation fait
l’objet d’une reprise (c’est-à-dire que la reprise est limitée au montant de la
dépréciation initiale) de sorte que la nouvelle valeur comptable est le plus faible du
coût et de la valeur nette de réalisation révisée. Tel est le cas par exemple lorsqu’un
élément des stocks qui est comptabilisé à la valeur nette de réalisation parce que son
prix de vente a baissé est encore disponible lors d’une période ultérieure et que son
prix de vente a augmenté.
Chapitre 3 : Etudes de cas « Degré d’applicabilité des normes IAS
16/IAS 17 au Maroc » : Cas du groupe Attijari Wafa Bank Maroc /
Société Générale France
SATOR Houda 743 BOUHAFS Imane 763

Introduction :

Au Maroc, l’obligation d’adopter les normes IAS/IFRS se limite à la consolidation


des établissements de crédit et assimilés suite à la circulaire 56/G/2007 de BANK AL
MAGHRIB.
Pour les groupes cotés, le CDVM s’est contenté de proposer la consolidation selon
les normes IFRS comme option pour ceux qui la désirent. On note parmi les groupes
cotés ayant adopté les normes IAS/IFRS le groupe MAROC TELECOM et
ATTIJARI WAFA Banque.

Dans la présente partie, nous allons étudier deux cas d’établissements de crédit, à
savoir : Attijari Wafa Bank et la Société Générale.
Avant d’entamer nos études de cas, nous allons commencer par une première section,
où on va aborder, d’une façon générale, le projet IFRS de Bank Al Maghreb et
l’application des IAS/IFRS dans le secteur bancaire.
Pour les deux dernières sections, nous allons présenter les deux cas étudiés : Attijari
Wafa Bank Maroc, et la Société Générale France.
Section I : le projet IFRS de BAM/GPBM

1. Généralités sur le projet

Portée du projet : L’adoption des IAS/IFRS concerne les comptes consolidés des
banques, des compagnies financières et de la CDG
Délai de mise en place : Les comptes consolidés 2008 doivent être élaborés en
conformité avec les normes IFRS
a) Contexte du projet :

 Il s’agit d’une composante essentielle du plan stratégique de BAM ;


 Le projet vise à mettre en œuvre une des principales recommandations du plan
d’action du Comité de pilotage du ROSC ;
 L’un des principes de l’OCDE pour la bonne gouvernance (révisés en 2004) est
la mise en œuvre de normes comptables de haute qualité.

b) Démarche du projet :

 La démarche adoptée est centrée sur la concertation avec les banques.


 La DSB s’est dotée d’une cellule IFRS pour piloter ce projet.
 Le plan d’action s’articule autour de 3 grandes phases : Etude – Diagnostic –
Mise en place.
 Chaque banque met en œuvre son propre plan d’action, avec des équipes dédiées
et
 Une implication du top management.
 Une commission et des groupes techniques BAM/GPBM se réunissent
régulièrement
 Pour évaluer l’état d’avancement du projet (au niveau de BAM et des banques).
 Des visites aux banques sont organisées.
 Le projet de BAM couvre aussi bien le volet réglementaire que les études
d’impact.
 D’autres acteurs seront impliqués dans le projet (CAC, OEC, CNC, …)

c) Volet réglementaire (la refonte du PCEC) :


 Les dispositions du PCEC relative aux comptes consolidés (chapitre 4) ont été
substantiellement révisées afin de les rendre conformes aux IFRS.
 Certaines règles sur base individuelle ont été également revues afin de réduire le
maximum de distorsions par rapport aux IFRS.
 Un guide d’application des IAS/IFRS comportera les éléments de détail
technique ou spécifiques à l’activité bancaire.

d) Caractéristiques des normes IFRS :

 Les états financiers sont une représentation structurée de la situation financière et


de la performance financière d’une entité.
 L’objectif des états financiers est de fournir des informations sur :
- la situation financière ;
- la performance financière ;
- les flux de trésorerie de l’entité.
 Les normes IFRS sont pragmatiques et privilégient la juste valeur et la
prééminence de la substance sur la réalité juridique.
 Les normes sont applicables à tous les secteurs, d’où la complexité et la
consistance du référentiel.

2. Application des IAS/IFRS dans le secteur bancaire :

Trois normes IAS/IFRS traitent des instruments financiers :


IAS 32 : qui traite de la présentation des instruments financiers et des définitions y
afférentes :
 Nouvelle version de la norme : août 2005
 L’ancienne version a été revue afin de supprimer les dispositions d’IAS 32 liées
aux informations à fournir sur les instruments financiers

IAS 39 : qui précise les règles de comptabilisation et d’évaluation des instruments


financiers, ainsi que les définitions liées aux instruments financiers :
 Nouvelle version de la norme : décembre 2003 avec plusieurs amendements en
2004 et 2005

IFRS 7 : qui traite des informations à fournir sur les instruments financiers :
 Nouvelle norme : août 2005
 Elle abroge IAS 30 : Informations à fournir dans les états financiers des banques
et institutions assimilées.

D’autres normes comportent des implications et des interférences avec les règles
d’évaluation des instruments financiers

IAS 18 « Produits des activités ordinaires » : Elle précise le mode de


comptabilisation des commissions
Les commissions peuvent être :
- différées pour être incluses dans le calcul du TIE
- étalées sur la durée de la prestation de service
- ou constatées flat en résultat dès la réalisation du service/bien
IAS 17 « Contrats de location » : Elle précise les critères et règles de distinction entre
les contrats de location financement et les contrats de location simple ;
Globalement, l’évaluation des actifs et passifs financiers liées aux contrats de
location-financement est effectuée de manière similaire à la catégorie « Prêts et créance »
d’IAS 39.
Section II : Degré d’applicabilité des normes IAS 16/IAS 17 par le
groupe Attijari Wafa Bank

L’application des normes IFRS est obligatoire pour les établissements de crédit à
partir de l’exercice clos le 31/12/2008.
L’objectif primordial des autorités réglementaires est de doter les établissements de
crédit d’un cadre de comptabilité et d’information financière conforme aux standards
internationaux en termes de transparence financière et de qualité de l’information fournie.
Le Groupe Attijariwafa bank a anticipé la mise en œuvre du projet d’adoption des
normes internationales d’information financière IFRS pour les comptes consolidés au
premier semestre 2007 avec 2006 comme comparatif.
Le Groupe Attijariwafa bank a appliqué les nouvelles normes, amendements et
interprétations approuvés par l'International Accounting Standards Board (IASB) pour
ses comptes consolidés arrêtés au 31 décembre 2011.
Les changements essentiels en termes d’impacts, notamment sur l’organisation des
systèmes sont :

 De nouvelles catégories d’actifs financiers basés sur l’intention et le marché : titres


en AFS (Available For Sale), titres détenus jusqu’à l’échéance, titres par juste
valeur en résultat, titres classés en prêts et créances ;

 De nouveaux modes d’évaluation introduits pour les instruments financiers basés


sur l’intention et l’archè ;

 De nombreuses informations à gérer en attributs : caractère réescomptable ou non,


agent économique, durée initiale, etc.;

 L’application de la juste valeur pour l’évaluation de l’ensemble des éléments d’actif


et du passif avec des tests de dépréciation chaque fois qu’il y a un risque de
dépréciation de la valeur ;

 L’application du principe de la prééminence de la réalité économique sur


l’apparence juridique. Ainsi, les biens acquis dans le cadre d’un contrat de crédit
bail sont inscrits en tant qu’immobilisations dans l’actif ;

 La disparition du hors bilan ;

 La suppression de la provision pour risques généraux dans la mesure où les


provisions inscrites doivent être justifiées et mesurées ;
 Le changement du périmètre de consolidation pour intégrer les entités ad-hoc et
les OPCVM ;

 L’enrichissement des annexes pour donner à l‘investisseur une information fiable


et exhaustive ;

1) Immobilisations corporelles (IAS 16)

A. Options retenues par Attijariwafa bank

Une immobilisation corporelle est un bien par nature durable détenu par l’entreprise
pour être utilisé par elle même ou loué à des tiers.
Pour l’évaluation d’une immobilisation corporelle, une entité doit choisir une des
méthodes suivantes : Le modèle du coût ou le modèle de la réévaluation.

a) Evaluation

La norme Groupe est de ne pas adopter l’option réévaluation prévue en IAS 16.
Cependant, il est possible pour une entité du Groupe d’opter pour l’option juste
valeur (IFRS1) pour un ou plusieurs immeubles sans justification de ce choix avec
comme contrepartie un compte de capitaux propres.

b) Durée d’amortissement

La norme Groupe est de ne pas multiplier les plans d’amortissement et d’avoir un


plan d’amortissement identique dans les comptes consolidés IAS/IFRS.
Il est admis que les durées d’amortissement appliquées par les filiales du Groupe
présentent des différences par rapport aux durées d’amortissement adoptées par le
Groupe dans la limite d’une fourchette de 2 ans.

c) Approche par composants

Pour les besoins Groupe, il n’est pas nécessaire d’isoler des composants dont la valeur
brute est inférieure à 1 000 KMAD.
Une décomposition de la valeur brute initiale des immobilisations en composants est
nécessaire, notamment pour les constructions (gros œuvre, agencement et aménagements
intérieurs, étanchéité, installations techniques fixes, menuiserie). Cette proposition de
découpage par composants est un minimum.
Les durées d’amortissement des composants d’un immeuble sont résumées dans le
tableau suivant :

HFT Durée annuelle Durée mensuelle


amortissement Amortissement

Gros œuvre 50 600

Etanchéité 20 240

Agencement 15 180
Aménagement
intérieur

Installations 20 240
Techniques fixes

Menuiserie 15 180

Les composants ci-dessus s’appliquent nécessairement aux sièges.


Pour les agences, une ventilation plus restreinte peut être effectuée, en fonction de la
matérialité des enjeux. Concernant les logements de fonction, il n’y a pas d’exonération
au principe de ventilation des composants (IAS 16). Les logements de fonction sont
aussi décomposés (IAS 16).

d) Ventilation des composants

La méthode de reconstitution historique des composants à partir des factures


d’origine a été rejetée par le Groupe.
Il est plus aisé de décomposer le coût historique d’origine selon la répartition du coût
actuel à neuf en fonction des données techniques.
Ce coût d’entrée n’est pas à retraiter rétrospectivement en fonction de la répartition
charge/immobilisation des frais accessoires d’acquisition. Par contre pour toutes les
acquisitions postérieures au 01/01/2006, un suivi différencié est à opérer entre le coût
d’entrée normes locales et normes IAS.
A cet effet, les frais d’acquisition non encore amortis en tant que charges à répartir au
01/01/06 sont à retraiter en contrepartie des capitaux propres.

e) Valeur résiduelle :

La valeur résiduelle des composants autres que le terrain est supposée nulle. En effet,
la valeur résiduelle est logée au niveau de la composante pérenne du bien qui n’est autre
que le terrain qui par sa nature n’est pas amortissable.
B. Divergences avec les normes marocaines :

En règles marocaines, il est possible d’opter pour la comptabilisation groupée des


immobilisations et de constituer des provisions pour réparations.
Contrairement aux règles marocaines, l’IAS16 :
• impose une revue et une révision régulière des méthodes et durées d’amortissement ;
• reconnaît la valeur résiduelle.

2- Immeubles de Placements :

A. Options retenues par Attijariwafa bank

a) Identification :

Les immeubles de placement sont l’ensemble des immeubles hors exploitation hormis
les immeubles destinés au personnel et les immeubles destinés à être vendus dans un délai
d’un an.

Les biens immobiliers, ainsi que le mobilier, les matérielles et autres immobilisations
corporelles y affectés, occupés par des membres du personnel ne sont pas considérés
comme immeubles de placement.

Les immeubles destinés à être cédés sont pour la plupart des immeubles obtenus en
dation, il n’y a pas de certitude de vente de ces immobilisations dans un délai de moins
d’un an, compte tenu des conditions de réalisation de ce genre d’opérations. De ce fait,
l’enregistrement d’une immobilisation de placement en immobilisation destinée à être
cédée devrait être formellement documenté par des indications fiables qui montrent que
la probabilité de cession dans les 12 mois est imposante.

Les autres immobilisations corporelles hors exploitation liées aux immeubles de


placement devraient suivre le même traitement. Tous les immeubles d’exploitation loués à
des sociétés hors Groupe Les immeubles d’exploitation qui ne servent pas directement à
des fins administratives sont considérés comme des immeubles de placement.

Cas particulier des opérations Intra-groupe

Le bien immobilier loué par les filiales du Groupe ne remplit pas les conditions d'un
immeuble de placement car du point de vue du groupe, il est occupé par son propriétaire.
b) Valorisation

L’option a été prise de valoriser les immeubles de placement au coût historique


corrigé selon l’approche par composants.
L’information de la juste valeur devrait être présentée en annexes, la valorisation de la
juste valeur devrait être faite par le biais de l’expertise interne.
Certains biens immobiliers comprennent une partie qui est détenue pour en retirer
des loyers ou valoriser le capital et une autre partie qui est utilisée dans le processus de
production ou de fourniture de biens ou de services ou à des fins administratives.

Si ces deux parties peuvent être vendues ou louées séparément, l'entité les
comptabilise séparément. Si les deux parties ne peuvent être vendues séparément, le bien
immobilier est un immeuble de placement seulement si la partie détenue pour être utilisée
dans le processus de production ou de fourniture de biens ou de services à des fins
administratives n'est pas significative.

La valorisation de la juste valeur de ces parties séparées considérées comme


immeubles d’exploitation devrait être effectuée de façon fiable.

B. Divergences avec les normes marocaines :


Contrairement aux IFRS, il n’existe pas de dispositions spécifiques aux immeubles de
placement au PCEC :

• aucune présentation séparée au bilan n’est requise ;

• aucune option pour la juste valeur n’a été prévue


• aucune information en annexe n’est prévue sur la juste valeur de l’immobilier de
placement lorsque la méthode du coût est choisie.

3- Stocks :

A. Options retenues par Attijariwafa bank

Les stocks sont valorisés selon la méthode du Coût Unitaire Moyen Pondéré.
Les titres destinés à la vente sont enregistrés au niveau des stocks. Pas d’autres
retraitements des IFRS.
Les participations dans les Sociétés Civiles Immobilières (SCI) doivent être reclassées
au niveau des actifs détenus à la vente dans le cas où ces titres ne sont pas consolidés.
B. Divergences avec les normes marocaines
Aucune divergence n’est à signaler concernant les principes d’évaluation des stocks.
Toutefois, les informations à fournir sont beaucoup plus complètes en IAS/IFRS.

4- Contrats de location (IAS 17):

A. Options retenues par Attijariwafa bank :

a) Contrats de location simple donnés Attijariwafa bank:

Pour les contrats de location simple donnés dont les durées sont déterminées et
renouvelables par tacite reconduction aucun retraitement n’est à faire.

b) Contrats de location à durée indéterminée :

Immeuble donné en location avec des contrats de durée 3 ans, 6 ans ou 9 ans. Le
renouvellement tacite de la période de location fait que le contrat soit à durée
indéterminée. Il a été qualifié de contrat de location-financement.
La durée du contrat prise en compte est de 50 ans. Ces actifs doivent être
comptabilisés dans le bilan du bailleur comme des créances pour un montant égal à
l’investissement net dans le contrat de location.
A la date de début de contrat, les loyers sont actualisés au taux d’intérêt effectif
(TIE). Leur somme correspond au montant initial de financement.

c) Contrat de leasing :

Les contrats de Leasing sont des contrats de location-financement. Attijariwafa bank


est le bailleur. La banque ne comptabilise dans ses comptes que sa part dans le contrat.
Ces actifs sont comptabilisés dans le bilan du bailleur comme des créances pour un
montant égal à l’investissement net dans le contrat de location.
A la date de début de contrat, les loyers sont actualisés au taux d’intérêt effectif
(TIE). Leur somme correspond au montant initial de financement.

B. Divergences avec les normes marocaines :

Il existe une prédominance de l’approche juridique, en effet :


• Aucune distinction entre la location simple et la location financement n’est à faire ;
• E n l’absence du transfert de la propriété du bien dans le patrimoine de l’utilisateur,
le retraitement des contrats de location est interdit.

En règles marocaines, la dépréciation de la valeur d’actif concerné par le contrat de


location est constatée flat. En effet, la révision régulière de la durée d’utilité est une
disposition qui se substitue aux règles actuelles de provisionnement au titre des
dépréciations de valeur d’actif.
Section III : Passage aux normes IFRS par le Groupe Société Générale
France

La banque Société Générale France a présenté ses comptes 2004 retraités selon le
nouveau standard comptable IAS/IFRS.
Passage aux normes IFRS du Groupe : Une Communication en Plusieurs étapes :

2004 2005

27 10 10
Septembre Févrie 25
Mars
r Mai

SG Day Bilan
Résult Bilan
d’ouverture
at 2004 d’ouverture
2005 +
2004
Norm Résultat T1-05
+Résultat
es 2004 Normes
Française Normes IFRS
s IFRS

Etats financiers de l’année 2004 en normes IFRS (Hors IAS 32-39- et IFRS 4)

 Les comptes consolidés 2004 en normes IFRS (Hors IAS 32-39- et IFRS 4) du
groupe société Générale ont été audités par les Commissaires aux comptes
s’appuient sur les normes existantes telles qu’adoptées par l’Union Européenne et
les interprétations disponibles au 1/1/05.
Normes IFRS appliquées à compter de 2005 (IAS 32-39- et IFRS 4) :
 Les options comptables retenues par la société Générale en Application des
normes IAS 32-39 (instruments financiers) et IFRS 4 (traitement des contrats
d’assurance) ont été validées par les Commissaires aux comptes.
 Les estimations présentées, destinées à illustrer l’ordre de grandeur des
changements introduits par l’application des normes IAS 32-39 et IFRS 4, n’ont
pas auditées par le Commissaires aux comptes.

1) Impact limité sur les capitaux propres part du Groupe au 01/01/04 :

(1) : Reclassement définitif en réserves


Total des Impacts : -134 M EUR

18000
16000
14000
12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
-2000
Capitau
Capitau
x
IAS 12 x
propres
Impôts IAS 37 propres
Part du IAS 19 Ias
différés IAS 18 Pov Part du
groupe Avantag 16,36,4 IAS 30
sur Commis Pour groupe
au es du 0 FRBG Autres
réserve sions de Risques au
01/01/0 personn Immobil (1)
de service et 01/01/0
4 el isations
capitalis charges 4
Normes
ation Normes
Français
IFRS
es
Series1 16877 -265 -103 -73 -37 312 35 -3 16743
2) Impact positif sur le résultat de l’exercice 2004 :

En M EUR
3500

3000

2500

2000

1500

1000

500

-500
RNPG
2004 RNPG
IFRS 3
Norme IAS 16 2004
Goodwi IFRS 2 IAS 37 IAS 18 IAS 19 IFRS 1 IAS 30 Autres
s 36 40 Norme
ll
Françai s IFRS
ses
Series1 3125 188 -46 11 -7 -5 -3 90 -28 -10 3239

Total des impacts + 168 M EUR

3) Regroupement d’entreprises et Goodwill (IFRS 3 et IAS 3) :

 Conséquences de la norme :
- A l’acquisition : Constations à leur juste valeur des actifs et passifs de l’entreprise
acquise dans les comptes de l’acquéreur ; détermination du goodwill par différance
avec le prix payé.

- Goodwill :
*Disparition du principe d’amortissement, y compris pour les
acquisitions antérieurs à l’application de la norme
* Mise en place de test de dépréciation par une Unité Génératrice de
Trésorerie.
* En cas de dépréciation constatée, perte de valeur irréversible enregistrée
en résultat.

 Déclinaison Société Générale :

- Option de première application IFRS 1 :

*Pas de modification du traitement des acquisitions réalisées antérieurement au


1/1/04
*Maintien du montant des Goodwill antérieurement imputés sur les capitaux
propres dans le bilan d’ouverture au 01/01/04.

 Enjeux financiers :
- Suppression de l’amortissement des goodwill (188M EUR dans le RNPG en
normes françaises)
- Pas de risque de dépréciation significatif à un horizon prévisible ;

4) Paiement fondé sur des actions (IFRS 2) :

d) Conséquences de la norme :
 Enregistrement d’une charge relative à l’attribution des rémunérations
fondées sur des actions et représentative d’un service rendu ;
 Plans de stock- Options réglés en actions :
- Prise en compte de tous les plans attribués après le 7/11/02
- Evaluation de la juste valeur des régénérations réglées en utilisant des modèles
de pricing d’options et en tenant compte de l’incessibilité des Stock-options ;
- Amortissement linéaire de la charge d’un plan donnée sur la période
d’acquisition des droits, sans impacts sur les capitaux propres ;

a) Déclinaison Société Générale :


Deux outils de rémunération principalement concernés :
 Emission d’Actions Société Générale réservées aux salariés
 Plan de Stock Options Société Générale

e) Enjeux financiers :
 Emission d’actions Société Générale réservées aux salariés ;
- Pas d’impact sur le bilan d’ouverture 2004
- Impact limité sur le résultat 2004 compte tenu des conditions du marché –
7M EUR

 Plan de Stock Options Société Générale :


- Pas d’impact sur le bilan d’ouverture 2004
- Impact modéré sur le résultat 2004 : – 33M EUR

 Autres Plans de stocks options dans les filiales :


- Impact peu significatif sur le bilan
- Impact limité sur le résultat 2004 : -6 M EUR

5) Les immobilisations corporelles (IAS 16, 36, 40) :

f) Conséquences de la norme :

 Deux modes de valorisation possibles :


 Réévaluation systémique à la juste valeur
Ou
 Maintien au cout d’acquisition et amortissement (avec application d’une approche
par composants). Avec dépréciation complémentaire par résultats si la valeur
d’utilité d’une immobilisation est inférieure à sa valeur nette comptable après
amortissement

 Option de périmètre application (IFRS1) :

 Réévaluation individuelle d’actifs immobilisés à leur valeur de marché au 1/1/04


 Ou maintien de la valeur amortie

g) Déclination société générale :

- Pas de réévaluation des actifs immobilisés au bilan d’ouverture ; application du


cout historique amorti

- Pour les immeubles : détermination sur la base d’expertises externes du montant et


de la durée de vie de chaque composant
 Composants répartis entre terrain, gros œuvre et infrastructure, matériels et
installations techniques, et agencements.

h) Enjeux financiers :

- Valeur nette comptable du patrimoine immobilier d’exploitation du Groupe au


31/12/03 : 2.1 Md EUR

- Incidence du retraitement des amortissements sur les capitaux propres du bilan


d’ouverture 1/1/04 : +2M EUR sur les éléments corporels

- Effet impôts différés sur les écarts historique de réévaluation des immeubles
 maintien au bilan d’ouverture 2004 de la valeur brute comptable des immeubles
réévalués en 1991/192 à sa valeur en normes françaises ; par conséquent,
reclassement définitif en réserves dans le bilan d’ouverture 2004 des écarts de
réévaluation auparavant enregistrés en capitaux propres.

 Corrélativement, enregistrement en bilan d’ouverture d’un impôt différé passif de


105M EUR sur ces écarts, non reconnu en normes françaises
R
ésu
ltat
s
20
04
du
gro
upe
en
nor
me
s
IF
RS
(hors IAS 32, 39 et 4)
Conclusion

Face à la mondialisation, la concentration des capitaux et le développement des


modes de financements ; les systèmes comptables ne pouvaient que se
transformer.

Désormais, la comptabilité n’est plus seulement un moyen de preuve ou un


système nécessaire pour calculer l’impôt. Mais plutôt un outil indispensable qui a
pour vocation de fournir une information financière pertinente, fiable et donc utile
pour les dirigeants des entreprises, des actionnaires et des tiers.

Le Maroc, par ses relations économiques internationales, notamment avec


l’union européen, ne peut rester à l’écart. D’ailleurs, les sociétés multinationales et
plusieurs sociétés marocaines, en raison de leur double cotation (Maroc et Paris)
ont adopté les normes IAS/IFRS.

Le passage aux normes IFRS doit être conçu comme un projet d’envergure,
plein d’enjeux stratégiques pour toutes les parties concernées: les dirigeants
d’entreprises, les investisseurs, l’Etat ….Ces derniers, sont appelés à se préparer au
chantier de conversion par l’anticipation des coûts de passage, la réalisation des
simulations et la formation des ressources humaines concernées.

Au niveau de l’entreprise marocaine, et au delà des implications purement


technico comptables, la conversion aux normes IAS/IFRS doit être perçue comme
un projet d’entreprise, qui nécessiterait la mobilisation de ressources matériels,
financières et humaines importantes.
Bibliographie :

 Ouvrage : Les normes comptables internationales de Eric DUCASSE:/


ANNE JALESS VERSION ELECTRONIQUE ;
Pdf :
 La comptabilité internationale : définition sur la base d'ouvrages et de
syllabus ;

 le référentiel comptable international et la comptabilité à la juste valeur ;

 Que sont les IFRS ? "FOCUS IFRS;COM" ;

 les normes comptables internationales de joel MABADO ;

 cours de la comptabilité université de tunis ;

 pratique des normes IFRS de ROBERT obert ;

 Rapport annuel Attijari Wafa Bank ;

 Société Générale : Passage aux normes IFRS résultats de l’année 2004 ;

 IAS 16
 Normes comptable internationale 17 contrat de location