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PFE : Thermomètre digital à base de Pic FSTE

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Sommaire
INTRODUCTION GENERALE...................................................................................3
Chapitre I Thermométrie et Capteurs de température............................................4
I. Thermométrie :............................................................................................................5
I.1. Echelle de température :......................................................................................5
1.2. Thermomètres à dilatation :.................................................................................5
1.2.1. Thermomètres à dilatation de liquide :........................................................5
1.2.2. Thermomètres à dilatation de gaz :..............................................................6
1.2.3. Thermomètres à dilatation de solide :.........................................................7
II. Capteurs de température :..........................................................................................7
II.1. Définition :..........................................................................................................7
II.2. Types de capteurs :.............................................................................................7
II. 2.1. Capteurs à résistance et à thermistance :....................................................8
II. 2.2. Thermocouple :...........................................................................................9
II. 2.3 Les pyromètres optiques :..........................................................................10
II. 2.4 .Capteur électronique :...............................................................................11
II. 2.5. Capteur numérique :.................................................................................12
Chapitre II Description et mise en œuvre d’un pic................................................13
I. Définition d’un PIC : (Programmable Interface Controler) :...............................14
II. Les différentes familles des PIC :........................................................................14
III. Identification d’un PIC :....................................................................................14
IV. Architecture interne du PIC 16F628A :............................................................15
V. Organisation de la mémoire :...............................................................................16
VI. Les ports d’entrées/sorties:................................................................................17
VII. Mémoire donnée (Registres) :...........................................................................18
VIII. Périphériques :...............................................................................................20
IX. Configuration de l’horloge :..............................................................................23
Chapitre III Réalisation du thermomètre numérique...........................................25
I. Description des composants de la carte...............................................................26
1. Capteur DS1620 :..............................................................................................26
2. Afficheur LCD alphanumérique 2x16 :...........................................................29
3. Le Régulateur 7805:.........................................................................................34
4. Le Microcontrôleur PIC :..................................................................................34
II. Programmation du PIC et liaison série:..............................................................34
1. Programmation :................................................................................................34
2. Organigramme du programme :.......................................................................37
III. Validation de l’application :..............................................................................38
Conclusion :.................................................................................................................41
BIBLIOGRAPHIE :.....................................................................................................42
ANNEXES :.................................................................................................................43

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INTRODUCTION GENERALE
La température est une grandeur physique délicate à mesurer avec précision.
En effet, à travers les époques des travaux ont été entrepris dans le but de rendre plus
fiable la mesure de ce paramètre. Ainsi, le dispositif ou l’appareil qui permet
l’acquisition de cette donnée est le thermomètre, bien évidemment lui aussi à évoluer
depuis le premier modèle inventé par Santorio de Padoue en 1612 : le thermoscope.
Dans la vie courante, elle est reliée à la sensation de chaud et de froid, provenant du
transfert de chaleur entre le corps humain et son environnement. En physique, c’est
une fonction croissante du degré d’agitation thermique des particules d’après la notion
de cinétique des gaz.
Par ailleurs, la connaissance de cette grandeur est primordiale dans la société
d’aujourd’hui puisqu’elle constitue une donnée importante dans plusieurs processus
industriels et de laboratoire. Plusieurs techniques existent également mais dans le cas
de notre projet il s’agira de la mesurer de façon électrique à l’aide d’un capteur. Il est
donc question de concevoir un thermomètre numérique à base de PIC 16F628A qui
utilise un capteur de température numérique (DS1620). Les calculs et la conversion
nécessaires sont confiés au Microcontrôleur et l’affichage sur écran LCD.

Le travail présenté au cours de ce projet est organisé de la manière suivante :


Dans le premier chapitre, nous nous proposons des généralités sur la
thermométrie, ensuite dans la deuxième partie nous présentons des généralités sur les
PICs, en particulier le 16F628A. Enfin, nous allons présenter les étapes de simulation
et de réalisation pratique du circuit de thermomètre numérique.

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Chapitre I
Thermométrie et Capteurs de
température

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I. Thermométrie :

La thermométrie est la physique qui concerne la mesure de la température.


Celle-ci étant l’une des grandeurs physiques difficile à mesurer avec précision de
façon rigoureuse, pour deux raisons :
- Il faut définir le système dont on mesure la température.
- Le concept de température ou même sa définition et son échelle nécessitent la
connaissance d’un certain nombre des concepts thermodynamiques.

I.1. Echelle de température :

Comme la température dépend du phénomène choisi (dilatation d'un fluide)


pour constituer le thermomètre étalon, on utilise de préférence l'échelle Celsius,
définie à partir de l'échelle Kelvin par :

Le Zéro absolu correspondrait à la limite à une absence totale d’agitation


microscopique, on peut jamais l’atteindre, c’est donc pour cela que le Kelvin est
l’unité permettant de définir une échelle absolue des températures.

Le thermomètre est donc le dispositif qui permet de mesurer la température et


d’en fournir sa valeur. En effet, il existe plusieurs types de thermomètres et diverses
techniques d’acquérir la valeur de la température.

1.2. Thermomètres à dilatation :

C’est la dilatation des corps qui sera le phénomène image de la grandeur


thermométrique. En effet, on remarque que le volume d’un corps augmente en
général, lorsque sa température s’élève. Ce phénomène se retrouve de façon analogue,
mais avec une ampleur différente pour les liquides, les gaz et les solides. D'où les trois
types de thermomètres à dilatation.

1.2.1. Thermomètres à dilatation de liquide :

Constitué d’un capillaire de section faible et régulière se terminant par une


ampoule de sécurité (figure 1).

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Figure 1 : Thermomètre à dilatation du liquide

Loi de variation de volume du liquide en fonction de la température est donnée par :


V=V0 (1+α.) (1)
Avec :
 Vo : volume du liquide à 0 °C ;
 V : volume de liquide à  °C ;
 α : coefficient de dilatation du liquide en °C-1.

IL y a plusieurs types de liquides thermométriques comme le montre le tableau ci-


après :

Liquide Domaine d’emploi (°C) Coefficient de dilatation


(°C-1)
Alcool éthylique -110 à 100 1,17
Toluène -90 à 100 1,03
Mercure -38 à +650 0,182

1.2.2. Thermomètres à dilatation de gaz :

Sous l’effet de la température du milieu (gaz parfait ; PV=RnT) dans lequel la


sonde est placée, la pression du gaz va changer, ce qui modifiera l’équilibre de
l’extrémité libre du tube de Bourdon (figure 2). Ainsi, la variation de pression se
traduit par un mouvement rotatif de l’index indicateur qui se déplace devant un cadran
portant des graduations thermométriques.

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Figure 2 : Thermomètre à gaz

1.2.3. Thermomètres à dilatation de solide :

Dans ce cas la mesure de température repose sur un phénomène d’expansion


thermique. Lorsqu'une tige métallique est portée à la température  sa longueur varie.
La relation entre sa longueur L et  est donnée par :

L=L0 (1+ α.) (2)

Avec :

 L la longueur de la tige à la température  ;


 Lo la longueur de la tige à 0 °C ;
  la température en °C ;
 α le coefficient de dilatation linéaire du métal.

II. Capteurs de température :

Nous venons de signaler qu’il était difficile de mesurer la température de façon


rigoureuse avec précision. Ainsi, la sensibilité des matériaux utilisés par les
thermomètres précédemment cités offrait moins de précision. Donc, pour cela il a
fallu mettre au point d’autres techniques afin de gagner en efficacité.
Parmi les différentes façons de mesurer la température, nous pouvons citer la
méthode électrique. Celle-ci a été mise au point pour remédier aux insuffisances que
présentaient les premiers thermomètres.

II.1. Définition :

Un capteur de température est un dispositif qui permet de transformer des


variations de la température en variation d’un signal électrique. Il en résulte donc un
signal électrique qui nous donne une information sur la température.

II.2. Types de capteurs :

En se basant sur la variation thermique de la valeur d’une résistance, sur l’effet


Seebeck (voir ci-dessous) ou sur la sensibilité thermique de la fréquence d’oscillation
d’un quartz.

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II. 2.1. Capteurs à résistance et à thermistance :

Le fonctionnement des thermomètres à résistance et thermistances est basé sur


un même phénomène physique, à savoir la variation de la résistance électrique d'un
conducteur avec la température.

a- Capteur à résistance :

D’une façon générale la résistivité d’un métal ou d’un alliage dépend de la


température :
ρ=ρ0 (1+α(T-T0)) (3)
ρ0 : Résistivité du matériau
α : Sensibilité thermique. α= ((1/R) (dR/dT))
Lorsque la température varie on a :
R = R0 (1 + a  + b 2 + c 3 + …) (4)
Plus connue pour nous comme :
R = R0 (1 + a  ) (5)
Avec :
•  la température en °C ;
• R0 la résistance à 0 °C ;
• a, b et c des coefficients positifs, spécifiques au matériau

Le matériau le plus utilisé est la platine, à titre d’exemple on a la sonde Pt100


qui a une résistance de 100 Ohms(Ω) pour une température de 0°C.

Figure 3 : Sonde PT100

b- Capteur à thermistance :

Une thermistance est un agglomérat d'oxydes métalliques frittés, c'est-à-dire


rendus compacts par haute pression exercée à température élevée, de l'ordre de 150
bars et 1000 °C. Il existe deux types de thermistances : les CTNs à coefficient de
température négatif et les CTPs à coefficient de température positif.
La loi de variation est de la forme :
b
R = ae (6)
a et b sont deux paramètres de la thermistance.

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Comparaison avec un thermomètre résistant :

Figure 4 : Evolution de la résistance en fonction de la température

• La variation de la résistivité est beaucoup plus importante pour une


thermistance.
• La thermistance n’est pas linéaire.
L’emploi des thermistances a donc des avantages de sensibilité et de faible
encombrement mais la Loi de variation résistance en fonction de la température n’est
pas linéaire.

II. 2.2. Thermocouple :

a- Principe :
Deux métaux a et b, de nature différentes, sont reliés par deux jonctions de
températures T1 et T2 .Par effet Seebeck, le thermocouple génère une différence de
potentiel qui dépend de la différence des températures des jonctions T1- T2.

Figure 5 : Schéma principe thermocouples

b- Effet Seebeck :

L'effet Seebeck décrit la force électromotrice (FEM) ou la tension induite par


le gradient de température le long du fil. La variation de la force électromotrice du

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matériau par rapport à une variation de température est appelée coefficient de Seebeck
ou sensibilité thermoélectrique. Ce coefficient est généralement une fonction non
linéaire de la température.
Cependant, pour de petites variations de température sur la longueur d'un
conducteur, la tension est à peu près linéaire, ce qui peut être représenté par l'équation
suivante où ∆V est la variation de tension, S le coefficient de Seebeck, et ∆T la
variation de température :

∆V=S∆T (7)

Après des recherches de linéarité, de valeur de tension et de gamme de


température, les combinaisons les plus courantes sont :
Premier Second métal Symboles Types Limites en °C Force
métal électromotrice
en μV
Cuivre(Cu) Constantan(C) Cu/C T -192 à +400 4277 à 100 °C
Fer(Fe) Constantan(C) Fe/C J -194 à +870 27390 à 500 °C
Chromel(Cr) Constantan(C) Cr/C E +1000 37000 à 500 °C
Chromel(Cr) Alumel(Al) Cr/Al K +1370 41310 à 1000
°C
Platine(Pt) Rhodium(Rh) Pt/Rh SRB +1700 10450 à 1000
°C

L’un des thermocouples le plus utilisé est le Chromel-Alumel ou thermocouple


de type K. Ce dernier possède une plage de mesure étendue (-100 à +1370 °C), une
force électromotrice importante (41310 μV à 1000 °C avec soudure froide à 0°C) et
une courbe linéarisée pour obtenir sur toute l’étendue de mesure des précisions
meilleures que 0.2%.
Par ailleurs, l’ALUMEL est un alliage composé de 95% de nickel, 2% d’aluminium,
2% de manganèse et 1% de silicium, alors que le CHROMEL est un alliage composé
de 80% de nickel et 20% de chrome.

II. 2.3 Les pyromètres optiques :

a- Principe :

Tout corps émet spontanément et en permanence un rayonnement


électromagnétique dont le spectre continu a une répartition énergétique fonction de la
température : c'est le rayonnement thermique. Les lois de cette émission sont d'abord
établies pour un corps idéal, le corps noir, caractérisé par une absorption totale de tout
rayonnement incident ; le rayonnement thermique d'un corps réel, selon son pouvoir
absorbant, se rapproche plus ou moins de celui du corps noir.

b- Définition :

 L'émittance En : C'est la puissance totale rayonnée dans un hémisphère, par


unité de surface de l'émetteur.

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 L'émittance spectrale Eλ, n: C'est la densité spectrale de puissance rayonnée


dans un hémisphère, par unité de surface de l'émetteur, à une longueur d'onde
lambda.

La loi, de Planck est la loi fondamentale de l'émission thermique ; elle donne


l'émittance spectrale d'une source (en W.m-3.sr-1)) qui est un corps noir en fonction de
la longueur d'onde et de la température absolue  de cette source E:

(8)

Avec :

 C1 = 2π hc2 = 3,74.10-16Wm-2
 C2 = hc/k = 14,4.10-3 mK ;
 h : constante de Planck = 6,626.10-34 J.s ;
 c : vitesse de la lumière = 2,99.108 m/s ;
 k : constante de Boltzmann = 1,381.10-23 J/K ;

Figure 6 : Emittance spectrale en fonction de la longueur d'onde pour diverses


températures
II. 2.4 .Capteur électronique :
Il est possible d’utiliser des composants électroniques comme capteurs de
températures. Ce ne sont pas principalement les caractéristiques fondamentales de ces
composants qui nous intéressent, mais plutôt certaines de leurs particularités.
a- Diodes :
Les caractéristiques du courant absorbé par la diode en directe varie selon la
température. C’est cette particularité qui est utilisée dans le montage ci-dessous.

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Figure 7 : schéma fonctionnel de la diode

La caractéristique de la diode est donnée par :

(9)

Où ID est le courant direct, I0 le courant inverse de la diode et est généralement très


faible, Kb la constante de Boltzmann : Kb =1.38 10-23 JK-1 et e la charge de l’électron :
e=1.602 10-19 C.

b- Diodes Zener :

On prendra comme exemple le capteur de température Lm335 qui est de


grande précision, facilement calibré et à sortie linéaire. Il fonctionne comme une
diode zener dont la tension de claquage est directement proportionnelle à la
température absolue (figure 8).

Figure 8 : capteur LM335

La relation linéaire est de type :

V=aT+b (10)

II. 2.5. Capteur numérique :

C’est un thermomètre numérique complet sur une puce, qui est capable de
remplacer la combinaison normale d'un capteur de température et d'un convertisseur
analogique / numérique dans la plupart des applications. Par exemple le thermomètre
numérique DS1620 qui sera utilisé dans notre projet (image ci-dessous).

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Chapitre II
Description et mise en œuvre
d’un pic

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I. Définition d’un PIC : (Programmable


Interface Controler) :

Un PIC est un microcontrôleur ; un circuit intégré rassemblant dans un même


boitier un microprocesseur, plusieurs types de mémoires et des périphériques de
communication (entrées-sorties). Cette dénomination (PIC) est un copyright de la
société Microchip.

II. Les différentes familles des PIC :


Il existe trois grandes familles de microcontrôleurs PIC :

• La famille Baseline : qui utilise des mots d’instructions codés sur 12


bits.
• La famille Mid-range : utilise des mots d’instructions codés sur 14 bits
(16f628).
• La famille High performance : utilise des mots d’instructions codés sur
16 bits.

III. Identification d’un PIC :


La référence d’un microcontrôleur PIC est de la forme NN LLL XXX-KK,
Où :
• NN : désigne la famille à laquelle appartient le circuit.
• LLL : est un ensemble d’une, deux ou trois lettres qui indique le type de
mémoire programme contenue dans le circuit et si la plage de tension
d’alimentation est normale ou étendue.
• C indique que la mémoire programme est une EPROM ou plus
rarement une EEPROM.
• CR pour indiquer une mémoire de type ROM.
• Ou F pour indiquer une mémoire de type FLASH.
• XXX : est un ensemble de deux ou trois chiffres constituant la référence du
circuit.
• KK : représente la fréquence d’horloge maximale que le PIC peut recevoir.

Par exemple pour le 16F628A-20 :

• 16 : indique la famille Mid-range.


• F : mémoire utilisé de type FLASH.

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• 628A : identité.
• 20 : fréquence d’horloge.

IV. Architecture interne du PIC 16F628A :


Le PIC 16F628A intègre un microcontrôleur 8 bits , un processeur et des
périphériques dans un boitier Dual in Line (Dil) de 18 broches. Il est réalisé en
technologie CMOS (Complementary Metal Oxide Semiconductor) et possède une
horloge dont la fréquence varie de 0 à 20 Mhz. Ainsi, il doit être alimenté par une
tension de l’ordre de 3 à 5.5 volts.
Le microcontrôleur est composé d’une unité centrale et de périphériques ; le
fonctionnement est gouverné par un séquenceur qui, en fonction des modes
opératoires, fournit les signaux de contrôle à chaque module. Le fonctionnement de
l’unité central est de type RISC (Reduced Instruction Set Computer), le jeu
d’instruction est réduit à 35. Cela réduit le temps d’exécution des instructions, ce qui
est l’opposé du fonctionnement en CISC (Complex Instructions Construction Set).

En périphérie de l’unité centrale, on peut recenser les ressources suivantes :


• Une mémoire Flash Programme : 2048 instructions.
• Une mémoire RAM données : 224 Octets.
• Une mémoire EEPROM Données : 128 Octets.
• Des ports D’E/S : 2 ports 8 bits.

Périphériques :
• 3 Timers (8 et 16 bits).
• 1 module Capture/Compare/PWM.
• 2 comparateurs analogiques.
• 1 Référence de tension.
• 1 USART (émission/réception série synchrone et asynchrones).

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Figure 1 : Architecture interne du pic 16f628A

V. Organisation de la mémoire :
Le microcontrôleur PIC 16f628A est basé sur une architecture de processeur
de type Harvard, c’est-à-dire qu’il y a séparation des bus d’instructions et celui de
données ainsi que de l’espace d’adressage.

Il dispose de trois types de mémoires :

 La mémoire vive RAM :

C’est une mémoire à accès rapide, qui stocke temporairement les données et
programmes en cours d’exécution. Celle-ci contient les registres de configuration du
pic, les différents registres de données et les variables utilisées par le programme. Ce
stockage est temporaire et ne dure que tant qu’elle est sous tension.

 La mémoire FLASH :

C’est la mémoire programme proprement dite, c’est donc dans cette zone que
l’on va écrire le programme. La mémoire FLASH est un type de mémoire stable,
réinscriptible à volonté dont les instructions du programme sont stockées sur 14 bits

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dans une zone mémoire dont l’adresse s’étend de 000h à 7FFh (2048 lignes de
programme).

 La mémoire EEPROM :

La mémoire EEPROM (Electrical Erasable Programmable Read Only


Memory), effaçable électriquement est donc une mémoire qui sert à stocker les
paramètres semi-permanents. C’est une ROM de type spécial.

VI. Les ports d’entrées/sorties:


Le composant dispose de 2 ports d’E/S : A et B ; ceux-ci peuvent servir d’E/S
numériques standards ou d’E/S de périphériques internes.
Ces ports sont bi-directionnels, leur configuration se fait par des registres
spécifiques (TRISx) ; par exemple : TRISA configure le Port A : chaque bit placé à 1
place le port en entrée. En cas d’utilisation de périphériques internes, ceux-ci sont
prioritaires pour l’affectation des broches d’E/S.

 Description sommaire des ports :

Les broches sont configurables en E/S numériques bi-directionnelles.

1. Port A :

• A7 (RA7/OSC1/CLKIN) : broche d’entrée pour le signal d’horloge.


• A6 (RA6/OSC2/CLKOUT) : broche de sortie pour le signal d’horloge.
• A5 (RA5/MCLRn/THV) : broche de<<Reset>> et de programmation<<haute
tension>>.
• A4 (TOCKI) : E/S<<Drain ouvert, entrée d’horloge pour le Timer 0>>.
• A3 (RA3/AN3) : E/S pour les comparateurs analogiques.
• A2 (RA2/AN2/Vref) : entrée pour les comparateurs analogiques et sortie de la
tension de référence interne.
• A1 (RA1/AN1) : entrée pour les comparateurs analogiques.
• A0 (RA0/AN0) : entrée pour les comparateurs analogiques.
Les registres associés au port A sont : PORTA, TRISA, CMCON et VRCON.
2. Port B :

• B7 (RB7/T1OSI) : entrée d’horloge pour le Timer 1.


• B6 (RB6/T1OSO/T1CKI) : E/S du Timer 1 et ligne d’horloge de la
programmation du composant.
• B5 (RB5) :
• B4 (RB4/PGM) : contrôle du mode de programmation <<basse-tension>>.
• B3 (RB3/CCP1) : E/S du module capture/compare/PWM.
• B2 (RB2/TX/CK) : sortie ou horloge de l’USART.
• B1 (RB1/RX/DT) : entrée de l’USART.
• B0 (RB0/INT) : entrée d’interruption externe.
Les registres associés au port B sont : PORTB, TRISB, OPTION et VRCON.

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VII. Mémoire donnée (Registres) :


La mémoire donnée pour le pic 16f628A correspond aux registres vu par
l’unité centrale. On distingue deux types des registres :
 Registre système : ces registres permettent la configuration et la
surveillance de l’état du processeur et ses périphériques ; ils sont
accessibles en lecture et en écriture suivant leur fonction. Il y en a 37
types pour le PIC 16f628A.

 Registres d’usage général : ceux-ci permettent le stockage de


variables, ils sont accessibles en lecture et en écriture par le
programme. Le PIC 16f628A en possède 224 types.

Le jeu d’instruction du processeur ne permettant l’adressage des registres que


sur 7 bits (128 registres), l’espace mémoire est alors décomposé en 4 bancs de 128
registres .la figure suivante montre la cartographie de la mémoire données ; les zones
grisées ne sont pas implémentées.

Figure 2 : Mémoire donnée (registres)

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En s’intéressant à quelques registres système, la description suivante se veut


sommaire. Les tableaux suivants utilisent la syntaxe suivante :
R/W –x pour Read/Write – valeur (x) à la mise sous tension.
1. STATUS :

Ce registre, permet de choisir le banc auquel on veut accéder et de lire les


drapeaux de l’ALU et du timer.

2. LE REGISTRE W :

Ce type de registre est utilisé par les PICs pour réaliser toutes sortes de calculs.
La destination d’un résultat peut en général être un emplacement RAM ou le registre
de travail (W).C’est donc un registre fondamental.
3. OPTION :

Il permet de configurer certains paramètres du port B et le Timer 0.

4. INTCON :

Il contient les bits de validation et les drapeaux des sources principales


d’interruptions.

On trouve différente fonctionnalité :


 Validation/masquage des interruptions :
- GIE :(Global Interrupt Enable) : toutes les interruptions.
- PEIE :(Peripheral Int. Enable) : interruption des
périphériques.
- T0IE :(timer 0 Int. Enable) : interruption de RB0/INT.
- INTE :(External Int. Enable) : interruption de RB0/INT.
- RBIE :(Port B Change Int. Enable) : interruption de RB7-
RB4.
- Drapeaux d’interruptions :
- T0IF : Timer 0.
- INTF : RB0/INT.
- RBIF : CHANGEMENT DE RB7-RB4.
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5. PIE1 et PIR1 :

Ces registres permettent de gérer la validation des interruptions (PIE1) et de


scruter les drapeaux (PIR1) des organes périphériques.

- EEIx : EEPROM Données.


- CMIx : Comparateurs analogiques.
- RCIx : Réception USART.
- TXIx : Emission USART.
- CCPx : Capture/Compare/PWM.
- TMRxIy : Timers 1 et 2.
6. PCON :

Ce registre sert à gérer les conditions de réveil du processeur (Reset, Sleep,


Brown-Out).

VIII. Périphériques :

1. Timer 0

C’est un compteur 8 bits (TMR0), accessible en lecture et en écriture, dont la


retenue alimente un drapeau d’interruption. L’horloge de ce compteur peut être
interne ou externe par l’intermédiaire d’un pré-diviseur (3 bits).

Figure 3 : Timer 0

Les registres associés au Timer 0 sont : TMR0, INTCON, OPTION, TRISA(4).


2. Timer 1 :

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Le module Timer 1 est un timer/compteur 16 bits constitué de deux registres 8


bits TMR1H etTMR1L pouvant être en lecture ou écriture.
Le Timer 1 s’incrémente donc de 0x0000 à 0xFFFF puis repasse à 0x0000. Le
dépassement est signalé par le bit TMR1IF du registre PIR1.

Figure 4 : Timer 1

La lecture et l’écriture du timer se fait en 2 opérations du fait de la séparation


du timer 1 en deux registres TMR1Het TMR1L. Un dépassement peut intervenir entre
temps.
- Pour l’écriture, il est préférable d’arrêter le timer auparavant.
- Pour la lecture, il faut réaliser la procédure suivante :

Figure 5 : lecture et écriture (Timer 1)

3. TIMER 2 :

Le timer 2 est un timer 8 bits avec pré et post-diviseurs programmables par


l’intermédiaire du registre T2CON.
Il peut être utilisé en lecture et écriture et est remis à zéro par le reset du
microcontrôleur.

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Figure 5 : Timer 2
4. Comparateurs analogiques :

Le module est composé de 2 comparateurs analogiques, alimentés par le port A


et la tension de référence interne.

- CxOUT : sorties des comparateurs (peuvent être placées sur le Port A).
- CxINV : polarité des sorties.
- CIS : multiplexage des entrées : RA0/RA3 et RA1/RA2.
- CM [2 :0] : choix du mode :
000 : comparateurs inactifs (entrées en mode analogique).
001 : 2 comparateurs avec une entrée commune (1 comp. Avec entrées
multiplexées).
010 : 4 entrées (Port A) multiplexées vers 2 comparateurs (avec Vref).
011 : 2 comparateurs avec une entrée commune.
100 : 2 comparateurs indépendants (entrées sur le Port A).
101 : 1comparateur.
110 : 2 comparateurs avec une entrée commune et sortie sur le Port A
111 : comparateurs inactifs (entrées en mode numérique)

Les registres sont associés au module comparateurs sont : CMCON, VRCON,


INTCON, PIR1, PIE1 et TRISA.

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Figure 6 : Registres associés au module comparateurs

5. Tension de référence :

Le module de référence est constitué d’un réseau de 16 résistances permettant


d’alimenter les comparateurs avec une tension de référence.

- VREN (VREF Enable) : Validation du module.


- VROE (VREF Output Enable) : sortie su RA2.
- VRR (VREF Range Selection) : choix de la plage.
- VR [3 :0] : choix de la valeur (dans la plage) :
Si VRR =1 : VREF = (VR [3 :0] / 24)*Vdd.
Si VRR =0 : VREF = Vdd / 4(VR [3 :0]/32)*Vdd.

Figure 7 : Module de tension de référence

Parmi les périphériques nous pouvons aussi citer :


 EEPROM Données.

IX. Configuration de l’horloge :


Le PIC 16f628A peut fonctionner en 8 modes d’oscillateur (tableau ci-
dessous), la sélection de l’un de ces modes est obtenue par la configuration des bits
FOSC2 à FOSC0.

FOSC2 :FOSC0 Mode


111 ER
110 ER
101 INTRC
100 INTRC
011 EC
010 HS

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001 XT
000 LP

ER: External Resistor /Capacitor (2 modes)


INTRC: Internal Resistor /Capacitor (2 modes)
EC: External Clock In
HS: High Speed Crystal / Resonator
XT: Crystal / Resonator
LP: Low Power Crystal

• ER : l’horloge est réalisée par un oscillateur de type RC, la capacité est interne
au composant et la résistance, externe, permet de fixer la fréquence désirée. Ce
mode existe en deux variantes suivant que l’on utilise la broche RA6 en E/S
ou en sortie de l’horloge (CLKOUT).
• INTRC : même principe que précédemment mais avec une résistance interne.
• EC : on doit fournir un signal d’horloge au composant (broche RA7)
• HS, XT, LP : « classique » pour un microcontrôleur correspondant à placer un
quartz à un inverseur interne au composant .le choix du mode dépend de la
fréquence de l’horloge.

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Chapitre III
Réalisation du thermomètre
numérique

I. Description des composants de la carte


Dans cette partie nous allons décrire les différents éléments de la carte à
réaliser ainsi que le protocole de communication entre ces différents composants.

1. Capteur DS1620 :

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Le capteur de température DS1620 de la société Dallas Semiconductor fait


partie de la famille des capteurs dit intelligents : c’est-à-dire que sur la même puce, il
y a un capteur de température classique associé à une électronique d'interface
(convertisseur analogique - numérique, contrôleur avec son jeu d'instructions,
EEPROM, port série synchrone 3 fils).

Figure 1 : Ds1620 boitier DIP à 8 broches

Le type et la description de différentes broches sont donnés dans le tableau


suivant :

Numéro Nom Type Description


de broche

1 DQ Entrée ou sortie Data Input/Output : broche de données du port série

2 CLK Entrée Clock input : horloge du port série

3 /RST Entrée Reset input : broche Reset du port série

4 GND Alimentation Masse (0 V)

5 TCOM Sortie High/Low Combination Trigger : fonction thermostat

6 TLOW Sortie Low Temperature Trigger : fonction thermostat

7 THIGH Sortie High Temperature Trigger : fonction thermostat

8 VDD Alimentation Alimentation (2,7 à 5,5 V)

Le DS1620 communique avec l'extérieur (généralement avec un


microcontrôleur) à travers un port série synchrone 3 fils (broches DQ, CLK et /RST).
C’est un thermomètre numérique dont la plage de mesure va de - 55,0 °C à + 125,0° C
avec une résolution de 0,5°C. La température est fournie sous la forme d'un nombre
de 9 bits en complément à deux ; la durée de la conversion est de 750 ms.
Ce type de capteur peut être utilisé comme thermostat (avec les 3 sorties :
THIGH, TLOW et TCOM) ; TL et TH sont les deux températures de seuil, stockées
dans l'EEPROM interne du DS1620 (mémoire non volatile) et elles sont
programmables à travers le port série synchrone 3 fils.

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a. Les instructions :

A la mise sous tension, on commence par configurer le DS1620 avec


l'instruction WriteConfig (code instruction de 8 bits : 0x0C). Cette instruction donne
accès au registre STATUS (8 bits), situé en mémoire non volatile (EEPROM).
2 bits du registre STATUS nous intéressent :
• CPU (bit 1 du registre STATUS) avec CPU égale à 1, ainsi le port série
synchrone est activé.
• 1SHOT (bit 0 du registre STATUS) : avec 1SHOT égale à 0, le processus de
conversion est ininterrompu (mise à jour de la température toutes les 750 ms).
Le code de l'instruction (0x0C) est suivi des 8 bits du registre STATUS (0x02 pour
avoir CPU = 1 et 1SHOT = 0). Cette instruction est longue (car le registre STATUS se
trouve en EEPROM) ; 10 ms (max).
On lance ensuite le processus de conversion avec l'instruction StartConvert T
(code instruction d'un octet : 0xEE).

Par ailleurs les instructions d'usage courant sont :

 Instruction ReadTemperature (code instruction d'un octet : 0xAA) :

Cette instruction permet la lecture de la température obtenue lors de la dernière


conversion. Pour un suivi en température, il faut exécuter cette instruction de manière
régulière.

Figure 2: Instruction Read Temperature, Read TH, Read TL

Le transfert de données change de sens en cours d'instruction :


Au début de l'instruction, DQ est configurée en entrée pour l'écriture du code
(instruction), donc le PIC doit être configuré en sortie (broche RB0), puis en sortie
(pour la lecture des données). Et comme la broche RB0 du PIC est bidirectionnelle,
cela ne pose pas de problèmes.
 Instruction ReadTH (code instruction d'un octet : 0xA1) :

Cette instruction permet de lire la température de seuil haut (fonction


thermostat).
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 Instruction ReadTL (code instruction d'un octet : 0xA2) :

Cette instruction permet de lire la température de seuil bas (fonction


thermostat).
Les chronogrammes de ces deux dernières instructions (Read TL, Read TH)
sont similaires à ceux de l'instruction ReadTemperature.
 Instruction WriteTH (code instruction d'un octet : 0x01) :

Cette instruction permet de définir la température de seuil haut (fonction


thermostat).
 Instruction WriteTL (code instruction d'un octet : 0x02) :

Cette instruction permet de définir la température de seuil bas (fonction


thermostat).

Figure 3: Instructions WriteTH, WriteTL

Comme pour l'instruction WriteConfig, cette instruction est longue : elle


nécessite jusqu'à 10 ms (car il y a écriture dans l'EEPROM interne du DS1620). En
outre, les instructions WriteTH et WriteTL ont aussi des chronogrammes similaires.

b. Communication entre le PIC et le DS1620 (port série synchrone) :

La communication entre le PIC et le DS1620 est montrée par l’oscillogramme


suivant :

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Figure 4 : Oscillogramme de l’instruction ReadTemperature

Où : 10101010 = 0xAA = code de l'instruction ReadTemperature et 0101101 = 0x2D


= +22,5 °C.

Ensuite, la conversion binaire de la température est représentée comme suit :

2. Afficheur LCD alphanumérique 2x16 :

Cet afficheur assure simultanément l’affichage de textes et de données


numériques, pour une consommation de quelques 10 mW. Cependant, son jeu
d’instructions très complet le destine à être piloté par un dispositif microprogrammé.

a. Organisation interne d’un module LCD :

L’organisation fonctionnelle du module est indiquée en figure 5. Un port


d’entrée/sortie est doté de huit bits de données (D0..D7), associé à trois bits de
contrôle (RS, E et R/W). L’utilisateur a accès directement à trois registres depuis ce
port :

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Figure 5 : Organisation interne d'un module LCD

• un registre de données, bidirectionnel, qui reçoit les codes ASCII des


caractères à afficher. Les codes seront ensuite stockés dans la DD-RAM, d’une
capacité de 80 octets. Le registre de données permet aussi de lire le contenu de
la DD-RAM.

• Un registre de contrôle, destiné à recevoir les consignes de contrôle, comme


effacer l’afficheur, déplacer le curseur, etc... (Accessible uniquement en
écriture).
• Un registre d’état qui est destiné à indiquer à l’utilisateur si le processus
interne est prêt à recevoir une instruction (accès en lecture seule).

b. Principe de fonctionnement :

Un afficheur à cristaux liquides est constitué de :


• 2 plaques transparentes finement gravées pour l’orientation des cristaux.
• électrodes conductrices transparentes déposées sur les plaques pour appliquer
une tension.
• cristaux liquides.

En l’absence de champ électrique appliqué entre les électrodes, la lumière


polarisée par le premier filtre subit une rotation et traverse le 2ème filtre.
En présence d’un champ électrique, les cristaux changent d’alignement et le
plan de polarisation de la lumière ne tourne pas entre les 2 filtres, aucune lumière ne
traverse le 2ème filtre.
Voici un exemple d’afficheur LCD alphanumérique 2x16 :

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Figure 6 : Afficheur LCD alphanumérique

Le connecteur possède 16 broches qui se présentent de la manière suivante :

La description des broches du connecteur est donnée dans le tableau ci-après :

Numéro de Symbole Type Description


broche du
connecteur
1 GND Alimentation masse (0V)
2 Vdd Alimentation + 5 V (alimentation du contrôleur interne)
3 V0 Alimentation alimentation du panneau LCD
4 RS (Registre Entrée  RS = 1 : sélection du registre de données
Select)  RS = 0 :

- en mode écriture : sélection du registre


d'instruction
- en mode lecture : sélection du drapeau
BUSY et du compteur d'adresse
5 R/W (Read / Entrée  R/W = 1 : mode lecture
Write)
 R/W = 0 : mode écriture
6 E (Enable) Entrée Entrée de validation
7 DB0 (Data entrée/sortie Bus de données (8 bits)
bit 0)
8 DB1 (Data entrée/sortie  DB0 : bit de poids faible (LSB)
bit 1)  DB7 : bit de poids fort (MSB)
9 DB2 (Data entrée/sortie
bit 2)
 En mode écriture : bus configuré en entrée
10 DB3 (Data entrée/sortie
bit 3)

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11 DB4 (Data entrée/sortie  En mode lecture : bus configuré en sortie


bit 4)
12 DB5 (Data entrée/sortie
bit 5)
13 DB6 (Data entrée/sortie
bit 6)
14 DB7 (Data entrée/sortie
bit 7)
15 * A (Anode) Alimentation alimentation du système de rétroéclairage
16 * K (Cathode) Alimentation

Le signe * indique que cela est possible seulement pour les modules LCD équipés de
LED de rétroéclairage.

L’alimentation du module LCD est possible par le circuit suivant :

Avec R = 10 kΩ ; P = 2,2 kΩ ; R' = quelques dizaines d'ohms. Le potentiomètre P


règle la tension d'alimentation (V0) du panneau LCD : on agit ainsi sur le contraste.
On note que R’ règle le courant du système de rétroéclairage (de l'ordre de 100 mA).

Ensuite le protocole de communication en mode écriture (R/W = 0) est donnée


selon la configuration suivante (dans le cas d'une interface 4 bits) :

Le microcontrôleur commence par établir RS et R/W (R/W = 0), puis les 4 bits
DB7-DB4.
Les niveaux de RS et R/W sont pris en compte par le module LCD sur le front
montant de E. Les niveaux des 4 bits DB7-DB4 sont pris en compte par le module
LCD sur le front descendant de E. Le microcontrôleur établit ensuite les 4 bits de
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poids faibles DB3-DB0, qui sont pris en compte par le module LCD sur le deuxième
front descendant de E.

Figure 7 : Interface 4 bits : mode écriture

Finalement le protocole de communication en mode lecture (R/W = 1) dans le cas


d'une interface 4 bits :
o Le microcontrôleur commence par établir RS et R/W (R/W =
1).
o Les niveaux de RS et R/W sont pris en compte par le module
LCD sur le front montant de E. Le module LCD fournit alors
les 4 bits DB7-DB4 (au plus tard 120 ns après le front montant
de E).Le module LCD fournit ensuite les 4 bits de poids faibles
DB3-DB0, après le deuxième front montant de E.

On note qu’au niveau du module LCD, les 4 broches DB7-DB4 sont


configurées en sortie (mode lecture oblige). Au niveau du microcontrôleur, cela veut
dire configuration en entrées.
Il faut donc un microcontrôleur avec 4 broches individuellement
configurables:
 en sortie en mode écriture (dans le module LCD), transfert d'information du
microcontrôleur vers le module LCD.
 en entrée en mode lecture (du module LCD), transfert d'information du
module LCD vers le microcontrôleur.

Figure 8 : Interface 4 bits : mode écriture

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3. Le Régulateur 7805:

Le régulateur 7805 est de fonctionnement linéaire ; un régulateur de tension


fixe et positive basé sur un composant actif travaillant dans sa zone linéaire ou sur un
composant passif, comme une diode Zener, travaillant dans sa zone inverse. Il fait
partie des régulateurs de tension linéaire sous forme de circuit intégré à trois broches.
Leur utilisation est simple, il suffit de brancher une broche à la masse, une autre vers
la tension d'alimentation et on obtient en sortie une tension régulée. Il est toutefois
généralement nécessaire d'ajouter quelques condensateurs à l'entrée et en sortie
servant de réservoir d'énergie, de filtrage et de découplage (diminution des
composantes alternatives des tensions d'entrée et de sortie).

4. Le Microcontrôleur PIC :

 Le choix de PIC 16f628A :

Les caractéristiques essentielles du microcontrôleur nécessaires à cette


application sont :
• haute vitesse de fonctionnement.
• un timer afin de réaliser un échantillonnage à temps réguliers.
• liaison série asynchrone et synchrone.
• des pins disponibles pour l’interfaçage du module graphique LCD.

II. Programmation du PIC et liaison série:


Le circuit électronique que nous avons réalisé a été prévu de manière à
permettre la communication avec l’ordinateur via une liaison série gérée par le
Max233A.
Le Max233A est un circuit intégré de la société Maxim qui sert donc
d’interface entre la carte et l’ordinateur à travers le connecteur subD 9.

1. Programmation :

Le langage utilisé pour la programmation du PIC dans le cadre de notre projet


est l’Assembleur. Afin de programmer le PIC, nous aurons besoin de deux logiciels
(MPlab et IC-Prog) où MPlab est un logiciel gratuit de programmation, développé et
proposé par Microchip, le fabricant du microcontrôleur PIC, et IC-Prog le logiciel qui
permet de télécharger le programme dans le PIC.
La simulation du programme et le routage de notre circuit sont réalisés avec le
logiciel Proteus (Isis et Ares).

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 MPlab :

On écrit le programme dans l’environnement proposé puis on le compile pour


générer les fichiers .asm et .hex . C’est le fichier .hex qui sera utilisé dans la
simulation puis envoyer vers le Pic.

 Proteus :

- Isis est un composant qui permet de simuler le programme.


Avant de réaliser le circuit, nous avons simulé notre application comme le
montre les schémas ci-dessous :

Figure 9 : simulation sous Isis

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Il faut noter que le programme peut fonctionner avec ou sans la liaison avec
l’ordinateur.

- Ares est aussi un autre composant de Proteus, permettant de faire le routage.

Figure 10 : le routage

 IC-Prog :

Ce logiciel permet d’implanter le programme dans le PIC via un circuit


programmateur.

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Figure 11: programmation sous IC-PROG

2. Organigramme du programme :

 Lecture de la température :

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 Affichage de la température :

III. Validation de l’application :


Afin d’apporter une valeur expérimentale à la carte d’acquisition de
température réalisée (voir image ci-dessous), nous avons jugé important de
présenter les résultats des mesures effectuées à des différentes périodes de la
journée. Les mesures prises ont été comparées à celles obtenues par un
thermomètre commercial que nous disposons au département de physique, la
différence est faible, elle de l’ordre de 0,01°.

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Figure 12: la carte d’acquisition

 Application DS1620 :

C’est une application réalisée avec le langage c++ (Borland Builder C+


+). Elle permet à la fois de visualiser l’évolution de la température en fonction
du temps et d’enregistrer les valeurs prélevées sous le format .txt.

Voici les résultats de l’expérimentation prisent dans la journée du mardi


28/06/11 :

• Evolution de la température entre 09H et 10H :

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• Evolution de la température entre 15H et 16H :

• Evolution de la température entre 21H et 22H :

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Conclusion :
Au terme de ce travail, nous pouvons affirmer que l’objectif majeur a été
atteint. Le but était d’étudier et de concevoir un thermomètre digital dont la gestion
des calculs était confiée à un microcontrôleur, en l’occurrence le Pic 16F628A. La
connaissance de la température est d’une importance capitale dans bon nombre des
processus (industriel, laboratoire) et il est très répandu de la mesurer de façon
analogique. Dans le cadre ce projet, nous avons opté pour un capteur de température
numérique (DS1620) puisqu’il présente l’avantage de posséder une électronique
interne qui lui permet de délivrer à sa sortie une information numérique directement
exploitable.
La découverte du monde aussi vaste que complexe de microcontrôleurs a été
très enrichissante pour notre formation. Nous avons été amené à travailler avec
différents types de logiciel qui, à l’issu de ce projet de fin d’études, nous garantit un
bagage conséquent. Malgré les difficultés rencontrées lors de l’écriture du programme
et de l’implantation de celui-ci dans le Pic, nous sommes parvenus à réaliser la carte
d’acquisition de température. Nous aurions aimé faire fonctionner les VIs (Virtuals
Instruments) conçus à l’aide du logiciel d’instrumentation Labview mais, cela n’a pas
été possible faute de temps nécessaire à l’apprentissage des protocoles de
communication entre ces instruments virtuels et le PC.
Enfin, la carte d’acquisition de température réalisée a la particularité de
pouvoir être utilisée dans divers domaines. L’utilisation de celle-ci dans ces domaines
constituerait des sujets de projet à part entière :
 Etude et réalisation d’un thermostat à base de Pic
 Supervision de la température via le réseau internet
 Supervision de la température dans l’industrie agroalimentaire.

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BIBLIOGRAPHIE :
• F. Baudoin « Capteurs : principes et utilisations »
• http://btscira.perso.sfr.fr/page1/page29/page29.html
• www.ti.com
• www.dalsemi.com
• www.microchip.com
• www.datasheet.com
• http://fabrice.sincere.pagesperso-orange.fr
• http://www.abcelectronique.com/bigonoff/
• www.maxim-ic.com
• Microcontrôleurs PIC (16f628) ; J.WEISS, Supélec Campus de Rennes ;
février 2002.
• Data Sheet Pic 16f628A
• Microchip PIC 16F628 M. Deloizy

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ANNEXES :

ANNEXE N°1 : PIC 16f628A

ANNEXE N°2 : MAX233A

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MAX233/MAX233A Pin Configuration and Typical Operating Circuit

ANNEXE N°3 : DS1620

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ANNEXE N°5 : Liste des composants électroniques

• 1 capteur de température numérique DS1620 (Dallas


Semiconductor)
• 1 microcontrôleur PIC 16F628A (boîtier PDIP)
• 1 quartz 20 MHz (nécessairement, car il règle le taux de
transmission de la liaison RS232C)
• 1 circuit intégré MAX233A (interface RS232C <-> TTL/CMOS)
• 1 condensateur électrochimique de 100 µF (filtrage)
• 1 condensateur électrochimique de 10 µF (filtrage)
• 1 condensateur électrochimique de 1 µF (filtrage)
• 5 condensateurs de 100 nF (filtrage)
• 2 condensateurs de 22 pF
• 1 source d'alimentation continue +12 V (ou une pile de 9 V)
• 1 régulateur 7805 (boîtier TO220)
• 1 connecteur SubD 9 broches mâle
• 1 câble null modem (femelle/femelle)
• 1 ordinateur avec port COM
• 1 programmateur pour flasher le programme du
microcontrôleur PIC 16F628A

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