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CHAP1 : NOTIONS FONDAMENTALES SUR LA MESURE

Introduction – définition- but des mesures

Les méthodes techniques utilisées pour effectuer les différentes mesures constituent la science de
métrologie, elles englobent tous les domaines de la physique et particulièrement les sciences
expérimentales, elles constituent une étude quantitative des phénomènes physiques.

Ce sont les indications des appareils de mesures électriques qui permettent de juger le
fonctionnement des dispositifs électrotechniques parce que les organes des sens de l’homme ne
peuvent pas observer directement les grandeurs électriques courant, tension, …etc. cela détermine
une grande importance des mesures en domaine de génie électrique.

Définition de la mesure : mesurer une grandeur physique revient à attribuer un nombre à une
propriété physique après l’avoir comparé à une quantité de référence de même nature appelée
« Unité ».
Définition de l’unité de – grandeurs mesurables :
Soient deux grandeurs 𝐺1 et d’une même espèce G (longueur, masse, …) les grandeurs sont
mesurables si on peut trouver un moyen qui permet d’aboutir à l’expression : 𝐺1 = 𝑘 ∙ 𝐺2

𝐺 = 𝑔. 𝑈
𝑔 : est un nombre qui représente la mesure de G avec l’unité choisie 𝑔.
Unités fondamentales et unités dérivées :
Pour des raisons de commodité, on est amené à choisir à choisir un certain nombre d’unités comme
des unités fondamentales et les autres comme des unités dérivées.
Unités fondamentales
Toutes les lois de la géométrie, de la cinématique et de la mécanique sont exprimées par trois
fondamentales : la masse, la longueur et le temps) aux quelles sont respectivement associées les
unités fondamentales (kg, m, s). Pour définir les phénomènes électriques l’intensité de courant est
choisie comme grandeur fondamentale et l’Ampère (A) comme unité fondamentale.
Unités dérivées :

Les unités dérivées sont définies à partir des unités fondamentales au moins par une loi physique
bien définie appelée relation de définition

𝐴𝛼 = 𝑘 ∙ 𝐵 𝛽 ∙ 𝐶 𝛾
: Unités fondamentales.𝐵 𝑒𝑡 𝐶
: Unité dérivée.𝐴
Rmq :

Si 𝑘 = 1 : la relation est une convention de coordination, elle permet la simplification de la relation


de définition.

Si 𝑘 ≠ 1 : la constante k est appelée constante universelle.


Normalisation :
C’est la terminologie claire et universelle dans tous les domaines techniques et c’est l’ensemble des
mesures qui existent dans un domaine bien défini.

Dans l’électrotechnique les normes utilisées sont :

CEI : Commission d’Electrotechnique Internationale, concernant la terminologie, les symboles


graphiques et les symboles littéraux.
SI : système international employé pour les unités, adopté par la conférence générale des poids et
mesures en 1960.
Système international d’unités MKSA (SI, Giorgi) :
L’ensemble des unités qui permettent de mesurer les différentes grandeurs d’espèces différentes
forment un système d’unités. Plusieurs systèmes d’unités ont été établis : Cgs, MKS, MKSA, SI qui
englobent 7 unités de base qui sont : le kelvin (K), le candela (cd) et la mole (mol).

Le système d’unités adopté par la CEI est bien le système MKSA.


Système MKSA (SI, Giorgi) :
Système universellement accepté dans le domaine d’électrotechnique, il comprend trois classes
d’unités :
Unités de base.
Unités dérivées.
Les unités de base (grandeurs de base) :

M : mètre (m) → Longueur (L).


K : kilogramme (kg) → Masse (M).
S : la seconde (s) → Temps (T).
A : l’Ampère (A) → Intensité de courant(I).
Toutes les grandeurs dérivées peuvent être exprimées en fonction des grandeurs fondamentales sous
la forme :
: Equation aux dimensions de X.[𝑋] = 𝑀𝛼 ∙ 𝐿𝛽 ∙ 𝑇 𝛾 ∙ 𝐼 𝛿

Exemples :

La force F :
𝑑2𝑥
𝐹 = 𝑚 ∙ 𝑎 = 𝑚 ∙ 2 → [𝐹] = 𝑀 ∙ 𝐿 ∙ 𝑇 −2
𝑑𝑡
L’énergie ou le travail W :
𝑑2 𝑥
𝑊 = 𝐹 ∙ 𝑑 = 𝑚 ∙ 2 ∙ 𝑑 → [𝑊] = 𝑀 ∙ 𝐿2 ∙ 𝑇 −2
𝑑𝑡
La résistance électrique R :

𝑊
𝑊𝑡ℎ = 𝑅 ∙ 𝐼 2 ∙ 𝑡 ⇒ 𝑅 = → [𝑅] = 𝑀 ∙ 𝐿2 ∙ 𝑇 −3 ∙ 𝐼 −2
𝐼2∙𝑡
Normalisation de l’écriture des unités :

Grandeur Symbole Unité Grandeur Symbole Unité


Longueur l m Tension U V
Masse M(m) kg Capacité électrique C F
Temps t s Flux Φ Wb (Weber)
Intensité du I(i) A Induction B T (tesla)
courant électrique magnétique
Fréquence f Hz=1/s Inductance L H (henry)
pulsation 𝜔 rad/s Champ magnétique H A/m
Travail, énergie W({
𝑊 =𝐹∙𝑑
) J={𝑁 ∙ 𝑚 Champ électrique E V/m
𝑊 =𝑃∙𝑡 𝑊∙𝑠
Puissance P W={ 𝐽/𝑠
𝑉∙𝐴
Multiples et sous multiples :
Préfixe Facteur Exemple

Nom Symbole

Giga G 109 1𝐺𝐻𝑧 = 109 𝐻𝑧

Méga M 106 1𝑀Ω = 106 Ω

Kilo k 103 1𝑘V = 103 V

Milli m 10−3 1𝑚A = 10−3 A


Micro 𝜇 10−6 1𝜇H = 10−6 H
Nano N 10−9 1𝑛s = 10−9 s
Pico p 10−12 1𝑝F = 10−12 F
QUALITE DE LA MESURE :

1- Introduction :

Le résultat d’un mesure n’est jamais exacte, toute mesure effectuée est attachée d’erreurs, la qualité
d’un mesure dépende de la qualité de l’instrument utilisé, de la méthode choisie et du soin avec le
quel la mesure est effectuée.

2- Qualité d’un appareil de mesure :

2-1. Fidélité : Un appareil est dit fidèle, s’il indique la même valeur de la grandeur pour plusieurs
mesures effectués dans les mêmes conditions.

La fidélité est assurée lorsque l’appareil n’est sensible qu’a la grandeur à mesurer. En réalité, il y a
toujours des grandeurs d’influence, parmi d’autres, on cite :

a- La température :

La plupart des propriétés des matériaux utilisés pour la fabrication des appareils de mesure varient
avec la température.
𝑙
Ex : La résistance : 𝑅 = 𝜌 ∙ 𝑆

 La résistivité 𝜌 varie avec la température suivant la loi approchée suivante :

𝜌 = 𝜌0 ∙ (1 + 𝛼𝑇)

𝜌0 : Résistivité à la température initiale (0° ou 20°C)

𝛼 : Coefficient qui caractérise l’influence de la température sur la matière considérée.

𝑇 : Variation de la température.

 Aimantation des aimants.


 Constante de torsion des fils de suspension.
 Humidité.

b- Temps :

Les propriétés de certains matériaux varient avec le temps :

L’effet de cette propriété à l’échelle de l’heure → dérive des composants électriques.

A l’échelle des années → vieillissement.

c- Hystérésis :

La variation de certaines propriétés des matériaux est quelques fois irréversibles, une de ces
propriétés est appelé Hystérésis.
d- Champs extérieurs :

Les champs électriques et magnétiques extérieurs peuvent affectés la mesure surtout lorsque cette
mesure doit être précisé.

Des montages particuliers sont imaginés pour éliminer l’effet de ces champs :

 Cage de Faraday
 Blindage magnétiques
 Montage Astatique

e- Frottements :

La qualité des pivots des organes mobiles influes sur la fidélité de l’appareil pour réduire ce
problème les matériaux doit être choisis et les surfaces doit être très lisses.

2- Sensibilité :

Elle est définit par la plus petite variation de la grandeur mesurée susceptible d’être détectée.

∆𝛼
𝑆=
∆𝐺
𝑑𝛼
Si 𝛼 = 𝑓(𝐺) donc 𝑆 = 𝑑𝐺

Ex : Ampèremètre thermique : 𝛼 = 𝑘 ∙ 𝐼 2 donc 𝑆 = 2 ∙ 𝑘 ∙ 𝐼

3- Résolution : Elle est définie par la plus petite variation de la grandeur à mesurer susceptible
d’être détectée.

4- Justesse : On dit qu’un appareil est juste lorsque ces indications sont égales aux valeurs vraies.

Rmq :

5- Précision :

6- Discrétion d’un appareil :

Un appareil est dit discret lorsque la consommation des éléments constituants est négligeable.

 Si la consommation est prélevée du circuit électrique de mesure → Erreur systématiques.


 Si la consommation est prélevée d’un circuit auxiliaire → Absence d’erreur due à la
consommation.

7- Rapidité de réponse : dépende de temps de réponse.


Etalonnage d’un appareil de mesure :

Pour étalonner un appareil de mesure, on repère les valeurs de la grandeur (position de l’aiguille sur
la graduation) pour une série de valeurs connues de la grandeur de mesure.

On a 2 types d’étalonnage :

Etalonnage Absolu : les valeurs connues de la grandeur de mesure sont construites à partir
d’étalons.

Etalonnage par comparaison : à l’aide d’un appareil de mesure déjà étalonné.

Etalon : L’étalon est un élément conçu pour établir et conserver l’unité de mesure (appareil de
mesure), il peut constitue un prototype physique.

Exemple : l’unité de courant définit par la conférence générale des poids et mesures.

L’Ampère est l’intensité d’un courant électrique constant qui, maintenu entre deux conducteurs
parallèles rectilignes, de longueur infinie, de section circulaire, négligeable et placés à une distance
d de 1 mètre l’un de l’autre, dans le vide, produit entre les deux conducteurs, une force de
2 ∙ 10−7 N/m

𝑑𝐹 𝑖1 ∙ 𝑖2 𝑖1 ∙ 𝑖2 𝑖1 𝑖2
= 𝜇0 ∙ = 4𝜋 ∙ 10−7 ∙
𝑑𝑙 2𝜋𝑎 2𝜋 𝐹⃗
𝑑𝐹
= 2 ∙ 10−7 N/m (si 𝑖1 = 𝑖2 = 1𝐴).
𝑑𝑙
𝑎
Notions d’erreurs :
Tout résultat est incertain, le degré de l’incertitude dépend de la précision de l’appareil de mesure.

Erreur absolue (incertitude) :

𝐸𝑎 = valeur mesurée – valeur vraie

La valeur vraie peut être remplacée par :

- Une va&leur conventionnelle qui approche à la valeur vraie.


- Une valeur mesurée par un appareil étalon (appareil juste et très précis).

Incertitude absolue : ∆𝑋 = |𝐸𝑎 |

Exemple : un voltmètre indique 120V

Valeur vraie : 118V.

∆𝑈 = 2𝑉

𝑈 = 118 ± 2𝑉
Erreur et incertitude relative :

valeur mesurée – valeur vraie


𝐸𝑟 =
valeur vraie
∆𝑋(%) |𝐸𝑎 |
∆𝑋𝑟 (%) = = . 100(%)
Xvraie Xvraie

Rmq : comme la différence entre 𝑉𝑚𝑒𝑠 et 𝑉𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 est généralement petite, 𝑉𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 est inconnue, on
peut dans la plupart des cas considérer :

∆𝑋
∆𝑋𝑟 =
Xmés

Evaluation de la précision d’une mesure :

La précision d’une mesure est évaluée à partir des erreurs dues simultanément à l’instrument, à
l’opérateur ainsi qu’à la méthode de mesure utilisée.

Les erreurs sont construites à partir de 3 composantes :

 Erreurs accidentâtes : qui ne peuvent pas être appréciées, donc elles doivent être éliminées.
 Erreurs systématique.
 Erreurs fortuites ou aléatoires.

Erreurs systématiques :

Ce sont des erreurs qui se reproduisent d’une façon identique, lorsque les mesures sont effectuées
dans les mêmes conditions (même instrument, même méthode, mêmes conditions de T°). Ces
mesures dépendent essentiellement des appareils utilisées et elles sont liées aux méthodes choisies.

Exemple : Mesure d’une résistance à l’aide de la méthode volt-amperemétrique.

1- Montage Amont : Ra
Imes
𝑉𝑚𝑒𝑠 (𝑅𝑎 + 𝑋)𝐼𝑚𝑒𝑠 A
𝑋𝑚𝑒𝑠 = = = 𝑅𝑎 + 𝑋
𝐼𝑚𝑒𝑠 𝐼𝑚𝑒𝑠 Vmes RV
E X
V
Il faut que : 𝑅𝑎 ≪ 𝑋 → 𝑋𝑚𝑒𝑠 = 𝑋
𝐸𝑆 = 𝑋𝑚𝑒𝑠 − 𝑋 = 𝑅𝑎
𝑅𝑎 𝑅𝑎
𝐸𝑆𝑟 = ≈
𝑋 𝑋𝑚𝑒𝑠
𝑅𝑎
𝑅𝑎 ≪ 𝑋 → 𝐸𝑆𝑟 = ≪
𝑋𝑚𝑒𝑠

N.B : le montage amont est recommandé pour les mesures de fortes résistances.
1- Montage Aval : Ra
I IX
𝑉𝑚𝑒𝑠 𝑉𝑚𝑒𝑠 𝑉𝑚𝑒𝑠 A
𝑋𝑚𝑒𝑠 = = = IV
𝑉 𝑉𝑚𝑒𝑠 RV
𝐼𝑚𝑒𝑠 𝐼𝑥 + 𝐼𝑣 𝑚𝑒𝑠
+ E V
𝑅𝑣 𝑋 Vmes X

𝑋
𝑋𝑚𝑒𝑠 ==
𝑋
1+𝑅
𝑣

Il faut que : 𝑅𝑣 ≫ 𝑋 pour que 𝑋𝑚𝑒𝑠 ≈ 𝑋

𝑅𝑣 ∙ 𝑋𝑚 𝑋𝑚 2
𝐸𝑆 = 𝑋𝑚 − 𝑋 = 𝑋𝑚 − =−
𝑅𝑣 + 𝑋𝑚 𝑅𝑣

𝐸𝑠 𝑋𝑚
𝐸𝑆𝑟 = =−
𝑋𝑚 𝑅𝑣

𝑅𝑣 ≫ 𝑋𝑚 → 𝐸𝑆𝑟 ≪ (Très faible)

N.B : le montage aval convient pour la mesure de faibles résistances.

Les erreurs fortuites ou aléatoires :

Ce sont des erreurs inévitables et leurs sens de variation n’est pas connue à priori, leurs
détermination passe par une analyse statistiques.

Valeur moyenne :

Plusieurs mesures de la même grandeur effectuées dans les mêmes conditions, par la même
méthode et le même appareil ne donnent pas généralement le même résultat. La valeur de la mesure
est alors appréciée par la valeur moyenne des différentes mesures effectuées.
1
𝑋𝑚 = 𝑋̅ = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 (𝑛 : Nombre de mesures effectuées)

Ecart type :

𝑛
1
𝜎 = √∑(𝑋𝑖 − 𝑋̅)2
𝑛
𝑖=1

Intervalle de confiance : Il est déterminé à partir des limites entre lesquelles la valeur dfe la
mesure se trouve avec une certaine probabilité.

𝐼𝑐 = [𝑋̅ − 𝛼𝜎, 𝑋̅ + 𝛼𝜎]

𝛼𝜎 ∶ Représente l’écart maximal observé dans une série de mesures pour une probabilité donnée,
elle représente aussi l’erreur instrumentale maximale pour une mesure donnée.

𝛼 = 1 → 𝑃 = 68.7%
𝛼 : Facteur de probabilité. {𝛼 = 2 → 𝑃 = 95.4%
𝛼 = 3 → 𝑃 = 99.7%
En général, les constructeurs choisissent une probabilité de 𝑃 = 95.4% pour l’appréciation
accidentelle maximale qui correspond à 2𝜎.

Erreur instrumentale – Classe de précision de l’appareil :

Définition : La classe de précision de l’appareil (%) représente le rapport de maximum de l’erreur


tolérée sur le calibre de l’appareil.

𝐶 ∆𝑉
=
100 𝐶𝑎𝑙
𝐶 : Classe de l’appareil.

∆𝑉 : Erreur instrumentale (max).

∆𝑉 ∙ 100
𝐶= (%)
𝐶𝑎𝑙
2𝜎∙100
Si : ∆𝑉 = 2𝜎 donc 𝐶 = (%)
𝐶𝑎𝑙

Ce nombre est indiqué sur le cadran au dessus ou au voisinage du symbole indiquant la position sur
laquelle l’étalonnage est effectué.
1
1) Etalonnage sur le plan horizontal, 𝐶 = 1%.
2
2) Etalonnage sur un plan incliné, 𝐶 = 2%.

0.5
3) Etalonnage sur un plan vertical, 𝐶 = 0.5%.

Exemple :

Soit un voltmètre de classe 0.2 utilisé sur un calibre de 7.5V.


L’erreur instrumentale absolue maximale :
0.2 ∙ 7.5
𝐸𝑎 = ∆𝑉 = = 1.5 ∙ 10−2 𝑉
100
𝐸𝑎 1.5∙10−2
Si 𝑉 = 1𝑉 → 𝐸𝑟 = 𝑉 = ∙ 100 = 1.5%
𝑣𝑟𝑎𝑖𝑒 1

1.5∙10−2
Si 𝑉 = 4𝑉 → 𝐸𝑟 = ∙ 100 = 1.5%
4

1.5∙10−2
Si 𝑉 = 7.5𝑉 → 𝐸𝑟 = ∙ 100 = 1.5%
7.5

Rmqs :

1. On peut considérer la classe de précision d’un appareil comme le maximum de l’erreur


instrumentale relative à la fin de l’échelle de graduation.
2. Il n’est pas recommandé d’effectuer des lectures dans le premier tiers de l’échelle de
graduations.
Calcul de l’erreur instrumentale :
𝐶 ∙ 𝐶𝑎𝑙
𝐸𝑖𝑛𝑠𝑡 = ∆𝑉𝑖𝑛𝑠𝑡 =
100
Calcul de l’erreur de lecture :

L’expérimentateur qui utilise un appareil de mesure commet généralement une erreur de lecture :
différence entre la position de l’aiguille lue et la position vraie.
∆𝑛∙𝐶𝑎𝑙
Elle est définit par : 𝐸𝐿𝑒𝑐𝑡 == 𝑁𝑑𝑖𝑣

∆𝑛 : Fraction de la plus petite division, elle dépend de type de l’appareil.


Erreur globale :
∆𝒙𝒕𝒐𝒕 = 𝑬𝒊𝒏𝒔𝒕 + 𝑬𝑳𝒆𝒄𝒕 + |𝑬𝒔𝒚𝒔 |
1) Mesure directe : Ex : mesure d’une tension ou d’un courant.
∆𝑥𝑡𝑜𝑡 = ∆𝑥𝑖𝑛𝑠𝑡 + ∆𝑥𝐿𝑒𝑐𝑡 + |∆𝑥𝑠𝑦𝑠 |
2) Mesure indirecte :
La mesure d’une grandeur dans ce cas est déduite de la mesure de plusieurs mesures directes
Exemple : 𝑅 = 𝑈⁄𝐼

Soit 𝑦 une mesure déterminée indirectement à partir des mesures 𝑎, 𝑏 et 𝑐 tel que : 𝑦 = 𝑓(𝑎, 𝑏, 𝑐).
L’incertitude absolue ∆𝑦 est obtenue à partir des incertitudes absolues ∆𝑎, ∆𝑏 et ∆𝑐
On considère les limites d’incertitudes ∆𝑦, ∆𝑎, ∆𝑏 𝑒𝑡 ∆𝑐 comme des accroissements petits et
assimilables aux différentiels mathématiques 𝑑𝑦, 𝑑𝑎, 𝑑𝑏 et 𝑑𝑐.
2.1. Cas où les variables 𝒂, 𝒃 et 𝒄 sont indépendantes :
𝑦 + 𝑑𝑦 = 𝑓(𝑎 + 𝑑𝑎, 𝑏 + 𝑑𝑏, 𝑐 + 𝑑𝑐).

𝑑𝑦 = 𝑓(𝑎 + 𝑑𝑎, 𝑏 + 𝑑𝑏, 𝑐 + 𝑑𝑐) − 𝑓(𝑎, 𝑏, 𝑐).

Développement en série de Taylor :

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 1 𝜕 2𝑓 𝜕 2𝑓
𝑑𝑦 = ∙ 𝑑𝑎 + ∙ 𝑑𝑏 + ∙ 𝑑𝑐 + [ 2 ∙ (𝑑𝑎)2 + ⋯ + ∙ 𝑑𝑎 ∙ 𝑑𝑏 + ⋯ ]
𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑐 2! 𝜕𝑎 𝜕𝑎 ∙ 𝜕𝑏

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑦 ≈ ∙ 𝑑𝑎 + ∙ 𝑑𝑏 + ∙ 𝑑𝑐
𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑐
Pour calculer l’erreur relative maximale possible, on considère les erreurs ∆𝑎, ∆𝑏 𝑒𝑡 ∆𝑐 non nulles
et positives.

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
∆𝑦 = | | ∙ ∆𝑎 + | | ∙ ∆𝑏 + | | ∙ ∆𝑐
𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑐
Exemple : 𝑅 = 𝑈/𝐼
𝜕𝑅 𝜕𝑓 1 𝑈
𝑑𝑅 = |𝜕𝑈| ∙ 𝑑𝑈 + | 𝜕𝐼 | ∙ 𝑑𝐼 donc : 𝑑𝑅 = 𝐼 ∙ 𝑑𝑈 + |− 𝐼2 | ∙ 𝑑𝐼

𝑑𝑅 𝑑𝑈 𝑑𝐼
= +
𝑅 𝑈 𝐼
𝑑𝑅 ∆𝑈 ∆𝐼
= | |+| |
𝑅 𝑈 𝐼
2.2 Cas où les variables 𝑎, 𝑏 et 𝑐 ne sont pas toutes indépendantes :

𝑦 = 𝑓(𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑧), 𝑧 = 𝑔(𝑎, 𝑏, 𝑐)

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑦 = ∙ 𝑑𝑎 + ∙ 𝑑𝑏 + ∙ 𝑑𝑐 + ∙ 𝑑𝑧
𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑐 𝜕𝑧
𝜕𝑔 𝜕𝑔 𝜕𝑔
Avec 𝑑𝑧 = 𝜕𝑎 ∙ 𝑑𝑎 + 𝜕𝑏 ∙ 𝑑𝑏 + 𝜕𝑐 ∙ 𝑑𝑐

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔
𝑑𝑦 = ( + ∙ ) ∙ 𝑑𝑎 + ( + ∙ ) ∙ 𝑑𝑏 + ( + ∙ ) ∙ 𝑑𝑐
𝜕𝑎 𝜕𝑧 𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑧 𝜕𝑏 𝜕𝑐 𝜕𝑧 𝜕𝑐
L’erreur maximale :

𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑔
∆𝑦 = | + ∙ | ∙ ∆𝑎 + | + ∙ | ∙ ∆𝑏 + | + ∙ | ∙ ∆𝑐
𝜕𝑎 𝜕𝑧 𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑧 𝜕𝑏 𝜕𝑐 𝜕𝑧 𝜕𝑐
Cas particulier :

𝑦 = 𝑘 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑏 𝛽 ∙ 𝑐 𝛾
1ére Méthode :

𝑑𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
= ∙ 𝑑𝑎 + ∙ 𝑑𝑏 + ∙ 𝑑𝑐
𝑦 𝜕𝑎 𝜕𝑏 𝜕𝑐
𝑑𝑦 𝑘 ∙ 𝛼 ∙ 𝑎𝛼−1 ∙ 𝑏 𝛽 ∙ 𝑐 𝛾 ∙ 𝑑𝑎 𝑘 ∙ 𝛽 ∙ 𝑏 𝛽−1 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑐 𝛾 ∙ 𝑑𝑏 𝑘 ∙ 𝛾 ∙ 𝑐 𝛾−1 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑏 𝛽 ∙ 𝑑𝑐
= + +
𝑦 𝑘 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑏𝛽 ∙ 𝑐 𝛾 𝑘 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑏𝛽 ∙ 𝑐 𝛾 𝑘 ∙ 𝑎𝛼 ∙ 𝑏𝛽 ∙ 𝑐 𝛾
𝑑𝑦 𝑑𝑎 𝑑𝑏 𝑑𝑐
=𝛼∙ +𝛽∙ +𝛾∙
𝑦 𝑎 𝑏 𝑐
∆𝑦 ∆𝑎 ∆𝑏 ∆𝑐
= |𝛼| ∙ + |𝛽| ∙ + |𝛾| ∙
𝑦 𝑎 𝑏 𝑐
2éme Méthode :

𝑙𝑛𝑦 = 𝑙𝑛𝑘 + 𝑙𝑛𝑎𝛼 + 𝑙𝑛𝑏 𝛽 + 𝑙𝑛𝑐 𝛾


𝑙𝑛𝑦 = 𝛼𝑙𝑛𝑎 + 𝛽𝑙𝑛𝑏 + 𝛾𝑙𝑛𝑐
𝑑𝑦 𝑑𝑎 𝑑𝑏 𝑑𝑐
=𝛼∙ +𝛽∙ +𝛾∙
𝑦 𝑎 𝑏 𝑐
∆𝑦 ∆𝑎 ∆𝑏 ∆𝑐
= |𝛼| ∙ + |𝛽| ∙ + |𝛾| ∙
𝑦 𝑎 𝑏 𝑐