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Le conte populaire
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COLLECTION FONDÉE PAR JEAN FABRE


ET DIRIGÉE PAR ROBERT MAUZI
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LITTÉRATURES MODERNES

Le conte
populaire

MICHÈLE S I M O N S E N

PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE


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Pour Olivier,
David et Benjamin

ISBN 2 13 0 3 8 4 7 8 I

D é p ô t légal — Ire é d i t i o n : 1984, a o û t

© Presses U n i v e r s i t a i r e s d e F r a n c e , 1984
108, b o u l e v a r d S a i n t - G e r m a i n , 75006 P a r i s
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Introduction

Le mot conte, attesté dès 1080, dérive de conter, du latin compu-


tare, « énumérer », puis « énumérer les épisodes d'un récit », d'où
« raconter ». Conformément à son origine populaire, conte, comme
conter et conteur, a toujours fait partie du langage courant, d'où son
emploi souvent imprécis. Historiquement, le sens du mot a beau-
coup varié. Au sens de « récit de choses vraies », il est attesté
jusqu'à Malherbe. A la Renaissance, il est encore à double sens :
« récit de choses vraies », mais aussi « récit de choses inventées ».
Le Dictionnaire de l'Académie de 1794 définit le conte comme « nar-
ration, récit de quelque aventure, soit vraie, soit fabuleuse, soit
sérieuse, soit plaisante », et ajoute : « il est plus ordinaire pour les
fabuleuses et les plaisantes », indiquant par là une transition vers
le sens moderne : « récit de faits, d'événements imaginaires, des-
tiné à distraire » (Dictionnaire Robert). L'accent s'est donc progres-
sivement déplacé, et le mot conte, qui désignait d'abord un récit
fait dans une situation de communication concrète, orale au départ,
en est venu à désigner le récit d'un certain type d'événements. Diver-
ses expressions courantes : « conte de bonne femme », « conte à
dormir debout », etc., soulignent bien l'élément mensonger, fictif,
qui entre dans l'acception du mot à l'époque moderne.
En tant que pratique du récit, le conte appartient à la fois à la
tradition orale populaire et à la littérature écrite. Les points
communs entre ces deux domaines sont d'ailleurs innombrables,
tout au moins au niveau des motifs, sans qu'il soit possible, le plus
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souvent, d'établir s'il s'agit d'influence génétique directe ou de sim-


ple appartenance à un fonds thématique commun qui n'est d'ail-
leurs pas spécifique au conte. Toutefois, la tradition orale définit
le conte selon des critères légèrement différents, et bien plus pré-
cis. En littérature, l'emploi de ce mot n'a jamais obéi à un usage
fixe, et le conte n'a pas constitué pour la conscience critique un
genre précis, dont on analyse les éléments constitutifs à défaut d'en
codifier la production. Tout au plus peut-on déceler une certaine
vision implicite du conte dans l'histoire de la distribution des ter-
mes « conte » et « nouvelle », qui semble reposer de plus en plus,
à partir du XVII siècle, sur l'opposition vraisemblable / non vraisem-
blable, et de moins en moins sur la notion de contage
Cependant, cette définition implicite du conte littéraire est beau-
coup trop restreinte, et n'en épuise pas les caractéristiques. Plu-
tôt que par opposition à la nouvelle, genre mal défini lui aussi, c'est
par référence au conte populaire de la tradition orale que le conte
littéraire aura quelque chance d'être cerné avec précision. Il est
d'autant plus spécifique qu'il se rapproche du conte populaire oral,
qui est caractérisé par la conjonction de plusieurs facteurs hétéro-
gènes : oralité, fictivité avouée, structure archétypale particulière-
ment contraignante, fonction sociale au sein d'une communauté
donnée, principalement rurale.

1. Voir René Godenne, La nouvelle française, coll. « Littératures modernes »,


Paris, PUF, 1974.
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PREMIÈRE PARTIE

L'étude du conte populaire


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CHAPITRE PREMIER

Conte populaire et folklore

1. CONTE POPULAIRE ET GENRES NARRATIFS

Au sens strict du mot, un conte populaire est un conte qui se


dit et se transmet oralement. Cette définition des folkloristes moder-
nes ne dit rien sur l'origine des contes, contrairement à celle des
Romantiques, qui voyaient dans la poésie populaire une création
du peuple.
Le conte populaire, ainsi défini par sa transmission orale, fait
donc partie du folklore verbal. C'est de plus un récit, à la différence
des proverbes, des devinettes, des mots d'esprit, de la plupart des
chansons.
Mais qu'est-ce qu'un conte populaire ? La langue courante
emploie les termes « conte », « récit », « légende », « histoire », sans
rigueur aucune. Les folkloristes, cherchant à définir plus rigoureu-
sement les différents genres narratifs populaires, ont utilisé diver-
ses méthodes d'approche : thématique, structurale, archétypale,
fonctionnelle
Or il semble bien que, comme l'affirme Dan Ben-Amos, cha-
que genre soit caractérisé par un ensemble de rapports entre ses
caractères formels, ses registres thématiques et ses usages sociaux
possibles. La définition populaire d'un genre peut comprendre des

1. Dan Ben-Amos, Catégories analytiques et genres populaires, Poétique, n° 19,


Paris, 1974.
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distinctions se rapportant à l'un quelconque de ces niveaux, ou à


chacun d'eux.
Pour les principaux genres narratifs populaires représentés en
Europe, le mythe, la geste ou saga, le conte, la légende, l' anecdote, les
traits distinctifs essentiels semblent être les suivants :

— Le conte est donc un récit en prose d'événements fictifs et


donnés pour tels, fait dans un but de divertissement.
— Le mythe, lié à un rituel, a un contenu cosmogonique ou reli-
gieux. Il symbolise les croyances d'une communauté, et les événe-
ments fabuleux qu'il narre sont tenus pour véridiques.
— La geste ou saga, récit en vers d'événements tenus pour véri-
diques, a pour sujet les exploits d'un clan ou d'une lignée.
— La légende, récit d'événements tenus pour véridiques par le
locuteur et son auditoire, est localisée : les précisions de temps et
de lieu sont liées de façon intégrante au récit. La légende désigne
d'ailleurs un contenu très hétérogène. En France, les principales
légendes concernent des êtres surnaturels liés aux éléments (fées,
sirènes, ondins, lutins, follets, etc.) ; des personnages ou des évé-
nements locaux (par exemple, la légende de Mélusine, liée à la
famille poitevine des Lusignan ; les histoires de Diable liées à la
construction de ponts) ; l'origine de sites géographiques : sources,
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collines, gouffres, etc. (par exemple, les nombreux lieux-dits dont


le nom est attaché aux exploits de Gargantua) : la vie et les mira-
cles des saints de l'Eglise catholique (par exemple la légende de
sainte Odile en Alsace), et dont l'ensemble constitue la Légende
dorée.
— L'anecdote raconte des événements véridiques de portée res-
treinte, individuelle le plus souvent. Les « histoires de peur » —
récits de loups-garous, de revenants —, qui semblent avoir joué un
grand rôle dans les veillées paysannes entrent dans cette
catégorie.

Le système populaire des genres en France ne recoupe que par-


tiellement celui des folkloristes. En effet, la légende, qui, on l'a vu,
recouvre des réalités très différentes, est un mot savant. Les infor-
mateurs populaires, eux, ont plusieurs mots pour la désigner ;
et « à la collecte, les légendes sont comme immergées dans le reste
du discours de l'informateur » Au contraire, le mot conte,
de nos jours encore, a un sens très clair. Il est lié d'emblée à
l'acte de conter, donc à l'oralité, et à la fictivité : c'est un récit qui
n'est pas « vrai ». Il évoque de plus un monde traditionnel, « la rela-
tive stabilité d'un monde plus clos » Les informateurs actuels
distinguent ainsi soigneusement le conte des anecdotes et des bons
mots, qui constituent de nos jours la forme privilégiée de l'acte de
conter.

2. CLASSIFICATION DES CONTES POPULAIRES

L'étude des contes populaires présente certaines difficultés d'or-


dre terminologique. Les folkloristes ont tenté de classer les contes
selon des critères souvent hétérogènes, ou bien multiplié à l'excès
les sous-divisions. Les termes consacrés par la tradition sont par-
fois impropres, et ne se recoupent pas toujours d'une langue à

2. F.-M. Luzel, Veillées bretonnes, Morlaix, 1879.


3. Marie-Louise Tenèze, Introduction à l'étude de la littérature orale : le conte,
Annales, Economies, Sociétés, Civilisations, sept.-oct. 1979.
4. Ibid.
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l'autre. Cependant, le catalogue français Delarue-Tenèze suivant


l'usage établi par le catalogue international Aarne-Thompson
adopte la classification suivante :

A / Contes proprement dits

a / Contes merveilleux, souvent désignés en français sous l'ap-


pellation de « contes de fées », impropre car trop restreinte,
puisqu'il y est rarement question de fées. Les contes merveilleux,
de structure complexe, comportent des éléments surnaturels, non
chrétiens à l'origine (enchanteurs, métamorphoses, objets magiques,
etc.). Les contes merveilleux, auxquels on a parfois tendance à assi-
miler tous les contes populaires, ne constituent en fait qu'une petite
partie du répertoire.
b / Contes réalistes ou nouvelles. Là encore, le terme est impro-
pre et n'est pas accepté par tous les folkloristes. Les contes réalis-
tes, de structure semblable à celle des contes merveilleux, s'en dis-
tinguent par l'absence de surnaturel. Ils n'en sont pas réalistes pour
autant, et abondent en coïncidences, déguisements, coups de théâ-
tre, dénouements improbables. Beaucoup de contes des Mille et une
Nuits relèvent de ce genre.
c / Contes religieux. Ces contes se distinguent des légendes, avec
lesquelles ils partagent un contenu chrétien, par le fait qu'il s'agit
de fictions données pour telles.
d / Histoires d'ogres stupides, qui en France prennent souvent la
forme d'histoires du Diable trompé.

B / Contes d'animaux

Cette catégorie est difficile à justifier en théorie, puisque les ani-


maux jouent souvent un rôle très important dans les contes mer-
veilleux, et que certains contes facétieux existent sous plusieurs

5. Paul Delarue et M.-L. Tenèze, Le conte populaire français. Catalogue raisonné


des versions de France et des pays de langue française d'outremer, 3 vol., Paris,
Maisonneuve-Larose, 1957, 1963, 1976.
6. Antti Aarne et Stith Thompson, The types of the Folktale, Helsinki, 1961.
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formes, les uns avec des humains, les autres avec des ogres ou des
animaux pour protagonistes. Mais il est d'usage de réserver ce
terme aux récits dans lesquels les rôles principaux, héros et oppo-
sant, sont joués par des bêtes en tant que telles. La structure très
simple du conte d'animaux fait de celui-ci l'affaire de tout un cha-
cun. Chaque membre de la communauté peut relayer les autres
pour ajouter un récit à celui qui vient d'être fait. La scission entre
émetteur — le conteur — et récepteur — l'auditoire —, qui carac-
térise le contage du conte merveilleux, disparaît en partie avec le
conte d'animaux.

C / Contes facétieux

Ce type de contes, le plus abondant, regroupe des récits bien


différents :
— récits qui se moquent des riches, des puissants et des institu-
tions établies. Ils ont souvent pour héros des humbles qui
conquièrent une place au soleil grâce à leur débrouillardise ;
— récits qui se moquent des faibles, des infirmes, des sots, comme
le cycle très populaire en France de Jean le Sot (T. 1696) ;
— « beotiana », c'est-à-dire récits qui se moquent des habitants
d'une région considérés traditionnellement comme stupides ;
— récits qui se moquent des valeurs officielles : honnêteté, piété,
chasteté, ardeur au travail, et mettent en scène prêtres débau-
chés, maris cocus, femmes infidèles ;
— récits scatologiques ;
— « contes de menterie » ou « hâbleries », qui décrivent des
exploits de pêche ou de chasse, des pays de cocagne manifeste-
ment mensongers ;
— « randonnées » ou contes énumératifs. Ce sont des contes du
type : le valet appelle le boucher pour tuer le veau qui ne veut
pas boire à la rivière qui ne veut pas éteindre le feu qui ne veut
pas brûler le bâton qui ne veut pas battre le chien, etc.

7. Les Jaguens, habitants de Saint-Jacut, en Bretagne, ceux de Villedieu-les-Poêles


en Normandie, etc.
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La typologie du conte de la tradition orale, qui peut sembler


à première vue très hétégorène, reflète l'importance de la fictivité
comme caractère distinctif. Le conte est avant tout un récit non thé-
tique, qui ne pose pas la réalité de ce qu'il représente mais au
contraire cherche plus ou moins délibérément à détruire « l'illusion
réaliste ».
Cette distance par rapport au réel, que le merveilleux installe
d'emblée, le conte facétieux la réalise par le rire, et le conte d'ani-
maux, paradoxalement, par le refus du surnaturel ; dans la mesure
où ces bêtes ont des caractéristiques humaines uniquement (contrai-
rement aux animaux des contes merveilleux, souvent doués de pou-
voirs magiques), la fictivité des récits apparaît d'emblée. Quant aux
hâbleries et aux randonnées, leur aspect ludique prononcé en fait
des récits non thétiques par excellence : le jeu langagier l'emporte
de loin sur l'intérêt narratif d'un récit réduit à son ossature
minimale.
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CHAPITRE II

Tradition orale et littérature écrite

La présence dans des textes écrits de récits ou bribes de récits


attestés par ailleurs dans la tradition orale soulève des problèmes
très délicats. Le plus souvent, il s'agit de simples motifs isolés, qui
appartiennent à un fonds thématique commun, et ne présupposent
pas de rapports génétiques directs entre littérature et tradition orale.
Parfois un motif populaire a pu être utilisé dans un genre littéraire,
mais avec un sens tout différent. On retrouve ainsi des éléments
merveilleux populaires dans la littérature hagiographique du Moyen
Age, ou bien dans les contes fantastiques des romantiques. Lors-
que des récits littéraires tout entiers semblent être des adaptations
de contes populaires, ce qui est fréquent jusqu'au XVI siècle, le
passage à l'écrit, et donc le changement ainsi effectué dans la fonc-
tion sociale de ces récits, implique forcément une altération de leur
sens initial. De plus, les interférences entre tradition littéraire et
tradition orale peuvent être très nombreuses, et il est difficile de
déterminer dans quel sens l'influence s'est effectuée. Enfin, un
conte peut avoir vécu très longtemps dans la tradition orale, avant
de laisser, tout à fait par hasard, des traces dans un texte écrit, qui
constitue alors pour le folkloriste la plus ancienne version attestée,
mais pas nécessairement la forme la plus ancienne du conte.
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1. DANS L'ANTIQUITÉ

C'est que les contes populaires sont souvent très anciens, et, dès
l'Antiquité, la littérature en a conservé des traces.
Le conte égyptien des Deux frères (XIII siècle av. J.-C.) semble
bien apparenté au conte si répandu en France Le Roi des poissons,
T. 303. Il contient déjà le motif du « signe de vie », objet magi-
que par lequel le frère resté à la maison est averti du danger que
court son frère, et peut ainsi partir à sa recherche et le sauver.
Le roman d'Apulée, L'Ane d'or, (II siècle de notre ère), con-
tient le récit d'Amour et Psyché, dans lequel on reconnaît un des
contes les plus répandus en Europe, La recherche de l'époux disparu,
T. 425, dont La Belle et la Bête est une forme littéraire abrégée,
due à Mme Leprince de Beaumont au XVIII siècle.

2. AU MOYEN AGE

A / Lais, romans d'aventures et contes merveilleux

La littérature médiévale est très imprégnée de merveilleux, d'ori-


gine diverse ; mais il n'est pas toujours facile de faire la part du
Surnaturel — christianisme ou survivances païennes —, objet de
croyance, du merveilleux proprement dit, qui est entièrement sous
le signe de la fiction. Donc, paradoxalement, il est difficile de par-
ler de contes merveilleux dans la littérature de l'époque. Les Lais
de Marie de France, cependant, forme versifiée, lettrée, de contes
armoricains, tout imprégnés de merveilleux celtique, sont bien des
contes, de purs récits dans lesquels dialogues et descriptions sont
presque inexistants. Ayant pour sujet principal les amours de mor-
tels et de fées venues de l'autre monde, ils transposent des données
traditionnelles dans le cadre de la société courtoise. On peut ainsi
rapprocher le lai de Lanval et le conte de La recherche de l'époux
disparu T. 400, le lai de Yonec et L'Oiseau bleu T. 432, le lai d'Eli-
duc et Les feuilles qui ressuscitent T. 612.
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Des romans de chevalerie s'inspirent aussi de contes populaires.


Berthe au grand pied, consacré à la mère de Charlemagne, rappelle
le conte de La fiancée substituée T. 403. Robert le Diable, qui fut
longtemps immensément populaire, transpose dans un contexte
chrétien le conte de Jean le teigneux T. 314.

B / Fables, « Roman de Renart » et contes d'animaux

La cellule de base du conte d'animaux traditionnel est de type


ouvert ; le conte part d'une disjonction pour aboutir très vite à une
autre disjonction. Le conte, statique, est alors susceptible de rebon-
dissements infinis. On ypet=B"WD"rt donc parler d'une chaîne de contes
d'animaux, composée d'éléments structurellement équivalents.
Alors que le conte merveilleux aboutit généralement à une
union, le conte d'animaux est de part en part le récit d'une com-
pétition. Son organisation sémantique est régie par deux grands
principes de division binaire : 1 / l'infériorité physique alliée à la
supériorité intellectuelle s'oppose à la supériorité physique alliée
à l'infériorité intellectuelle ; 2 / les êtres domestiques s'opposent aux
êtres sauvages.
Le conte du Loup, la chèvre et les chevreaux T. 123 a été adapté
dans un ysopet médiéval. Toutefois, le genre littéraire de la Fable,
représenté en France par les ysopets, recueils de fables inspirées
de Phèdre et d'Esope, puis par les Fables de Marie de France, s'op-
pose en fait presque totalement au conte d'animaux populaire, dont
il reprend pourtant bien des motifs. Comme le souligne Marie-
Louise T e n è z e « l'anthropomorphisme de la fable est purement
conventionnel, celui du conte est convaincu et naïf. La fable, d'ins-
piration cléricale à l'origine, a une fonction pédagogique évidente :
elle privilégie le cas. Le conte, fait pour le plaisir, est un appel au
prolongement narratif, à la chaîne ». Le couple favori de la tradi-
tion orale française est celui du loup et du renard. Le Roman de
Renart, dont les antécédents littéraires sont bien assurés reprend
bien des épisodes traditionnels et conserve de nombreux traits

1. Voir M.-L. Tenèze, Le conte populaire français. Catalogue, III, p. 92.


2. Voir Léopold Sudre, Les sources du « Roman de Renart », Paris, 1853.
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CHAPITRE III

Randonnées

1. Le rat et la rate (Gascogne)

Il y avait, une fois, un rat et une rate.


Un jour, le Rat dit à la Rate :
— Rate, fais de la bouillie de maïs. Je m'en vais dehors.
Quand la bouillie sera cuite, tu m'appelleras.
Le Rat s'en va dehors. Il attend longtemps, bien longtemps.
Mais la Rate ne l'appelle pas.
— Mon Dieu ! Que fait-donc la Rate ? La Rate achève-t-elle de
faire la bouillie ? La Rate est-elle tombée dans le chaudron ? Allons
voir. Le Rat rentre à la maison. Il cherche, il cherche partout.
— Mon Dieu ! Où est la rate ?
La Rate n'est nulle part.
Il cherche, il cherche partout. Enfin, il trouve la Rate dans le
chaudron, où elle était tombée en faisant la bouillie.
Alors, le Rat se met à pleurer.
— Qu'as-tu, Rat ? dit la quenouille.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien quenouiller1.
— Qu'as-tu, Rat ? dit la crémaillère.
— Je pleure parce que la Rate est morte.

1. Je suis forcé de forger les verbes, imprimés en italique, pour traduire leurs
correspondants en gascon.
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— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien crémaillérer


— Qu'as-tu, Rat ? dit la marmite.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien marmiter.
— Qu'as-tu, Rat ? dit le banc.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien banquer.
— Qu'as-tu, Rat ? dit la porte.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien porter.
— Qu'as-tu, Rat ? dit la fenêtre.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien fenêtrer.
— Qu'as-tu, Rat ? dit le chat.
— Je pleure parce que la Rate est morte.
— Rat, puisque la Rate est morte, je puis bien miauler.
Quand le chat miaula, la Rate, qui n'était pas morte, sauta hors
du chaudron.
— Si la Rate n'est pas morte, je ne puis plus miauler, dit le
chat.
— Ni moi fenêtrer, dit la fenêtre.
— Ni moi porter, dit la porte.
— Ni moi banquer, dit le banc.
— Ni moi marmiter, dit la marmite.
— Ni moi crèmaillérer, dit la crémaillère.
— Ni moi quenouiller, dit la quenouille.
Le Rat et la Rate mangèrent la bouillie de bon appétit.
Dicté par Catherine Sustrac, de Sainte-Eulalie, commune de Cauzac,
Lot-et-Garonne.
(J.-F. Blade, Contes populaires de la Gascogne, 1887.)
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CHAPITRE IV

Contes d'animaux

T. 15 LE RENARD-PARRAIN,
T. 41 LE LOUP PUNI DE SA GOURMANDISE,
T. 1 LE LOUP FAIT LE MORT, T. 2 LA PÊCHE A LA QUEUE,
T. 2 D LA QUEUE SOUDÉE

1. Le renard de Bassieu et le loup d'Hotonnes (Bresse)

Le renard de Bassieu était le plus fin de tous les renards.


Quand il avait trop de puces, il allait vers la rivière du Seran ;
il se mettait un tortillon de mousse au museau ; il se trempait le
derrière dans l'eau ; les puces montaient aux reins ; il s'enfonçait
davantage ; elles allaient à la tête, alors, il la mouillait. Elles se sau-
vaient à la mousse qu'il laissait aller dans le Seran par le courant
et toutes les puces se noyaient.
Le gourmand mangeait toutes les poules de Bassieu. Les fem-
mes les gardaient fermées au poulailler. Un jour qu'il avait bien
faim, il se promena par le village en criant aux femmes : « Lâchez
donc vos poules ! Elles vont avoir faim ! »
Mais comme il parlait pour lui, les commères ne l'écoutèrent
pas.
Ne sachant que faire pour vivre, il s'associa avec le loup d'Ho-
tonnes et ils allèrent voler un grand pot de beurre.
Ils le cachèrent dans une haie et ils se mirent après à se bâtir
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une petite cabane, disant qu'ils ne mangeraient le beurre que quand


la cabane serait faite.
Aussitôt qu'ils eurent commencé à travailler, le renard leva la
tête en criant : « Plaît-il ? » Il partit. Un moment après, il revint.
Le loup lui demanda d'où il venait ? Il dit qu'on l'avait appelé pour
faire un baptême et qu'il avait donné à son filleul le nom de :
ENTAMÉ.
Il repartit pour faire un second baptême ; il dit, en revenant,
qu'il avait donné à l'enfant le nom de MOITIÉ.
Un grand moment après, il leva encora la tête et répondit :
« Plaît-il ? » Il partit et, en revenant, il dit que, pour son troisième
baptême, il avait donné le nom de : FIN.
Quand la cabane fut faite, mes deux compères allèrent vers la
haie pour manger le beurre, mais le pot fut trouvé vide.
Le loup disait au renard que c'était lui qui l'avait mangé en
allant faire son baptême. Le renard soutenait que ce n'était pas lui,
et il dit qu'il fallait faire un somme et quand ils se réveilleraient,
celui qui aurait la cuisse mouillée serait celui qui avait mangé le
beurre.
Pendant que le loup dormait, le renard lui pissa sur la cuisse
et quand ils se réveillèrent, le loup n'accusa plus son compère.
Le renard dit qu'on faisait une noce le lendemain à Songieu ;
que tout le fricot était à la cave, qu'on pouvait y aller en passant
par un petit trou et qu'ils y prendraient une bonne pansée, plein
sur leur ventre. Ils se fourrèrent par ce petit trou et se mirent à
dévorer. Le renard allait essayer, de temps en temps, s'il pouvait
repasser par le petit trou, et aussitôt qu'il fut juste avec l'ouver-
ture, il se sauva. Mais le loup, ayant dévoré comme un glouton,
ne put pas ressortir.
Il resta enfermé jusqu'au lendemain que l'épousée, venant
ouvrir la cave, il se sauva en lui passant entre les jambes et en la
renversant.
Un jour après, il retrouva le renard qui lui raconta qu'il s'était
couché sur la route, faisant le mort, et qu'un marchand de beurre
l'avait mis sur son char, disant qu'il vendrait sa peau à Nantua ;
mais qu'il avait bien mangé du beurre et s'était sauvé. Le loup cou-
rut sur la route, se coucha et fit le mort. Mais le marchand, qui
avait vu la farce que le renard lui avait faite, donna de grands
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coups de fouet au loup, en disant : « Tu voudrais faire comme le


renard qui vient de manger mon beurre. »
Le loup se sauva tout moulu de coups, en colère contre son
compère le renard, et il menaçait de l'étrangler.
Celui-ci lui dit pour l'apaiser, qu'ils iraient prendre du poisson
dans le Seran. La rivière était gelée. Le renard fit un trou dans la
glace et dit au loup de s'asseoir et de fourrer sa queue dans le trou.
Un moment après, le renard cria : « Il y a un, deux, trois pois-
sons qui tiennent ta queue. Quand il y en aura douze, tu tireras. »
Le compère ayant fait signe au loup de tirer sa queue, celui-ci
donna une grande secousse. L'eau ayant regelé, sa queue se cassa
et resta dans la rivière, sous la glace. Notre pauvre loup était bien
ennuyé d'être sans queue ; il était en colère contre son compère le
renard et il le menaçait.
Mais, pour le consoler, il lui fit voir des bergers de moutons
qui tillaient du chanvre et faisaient du feu et qui se sauvèrent en
voyant nos deux compères. Le renard prit le chanvre des bergers,
et en fit une belle queue au loup ; il lui dit ensuite que pour se
réchauffer il fallait franchir le feu. Mais le feu brûla la queue du
loup et lui roussit tout le derrière.
Etant bien en colère, il voulait étrangler le renard ; mais celui-
ci lui promit que s'il ne lui faisait point de mal il lui ferait voir
de belles demoiselles.
Il le mena au bord d'un grand puits ; il lui dit de bien regarder.
Le renard cracha dans l'eau pour la faire bouger, en disant que
les demoiselles allaient sortir de l'eau.
Le loup s'étant bien approché, le renard le poussa dedans et ce
pauvre loup se noya.
Ce conte a été recueilli par M. A., Vintrinier.
(P. Sébillot, Contes des provinces de France, 1884.)

PARALLÈLES LITTÉRAIRES :
T. 41 (LE LOUP PUNI DE SA GOURMANDISE) :
Escope, Vulpes ventre tumefacto, Fable 12.
Bozon (Nicole), Contes moralisés, n° 145.
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La Fontaine, La belette entrée dans un grenier, Fables III, 17.


Roman de Renart, branche XIV, vers 203-586.

BIBLIOGRAPHIE :
Sudre (Léopold), Les sources du « Roman de Renart », Paris, 1932.
Carnoy (Henry) Les contes d'animaux dans le « Roman de Renart », Paris,
1889.

T. 123 LE LOUP, LA CHÈVRE ET LES CHEVREAUX

1. La Courbille et les petits courbillons (Angoumois)

C'était La Courbille, une o u e i l l e qui s'en allait à la foire ; elle


avait une patte cassée, alors elle a dit à ses petits i g n â s :
Courbillon, courbijette
Je vas à Saint-Jacques
Faire arranger ma gigue-jaque.

Et quand je reviendrai, je vous dirai :


Courbillon, courbillaine
Ouvrez la porte à votre mère
Qui vient de Saint-Jacques
De faire arranger sa gique-jaque
Mique, mique, mique
Ouvrez la porte à votre mère.

Et surtout, n'ouvrez pas, à personne : le loup est là, dans les


environs, qui vous guette, il vous mangerait !
Et puis, elle ne se trompait pas, il était derrière la porte, con-
tre la muraille, qui l'écoutait...
Elle est partie. Le loup n'a pas attendu longtemps, quand elle
a eu tourné le coin de la forêt, le loup est arrivé à la porte, il a dit :

1. Oueille : brebis.
2. Ignâs : agneaux.
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Courbillon, courbillaine
Ouvrez la porte à votre mère
Qui vient de Saint-Jacques
De faire arranger sa gique-jaque
Mique, mique, mique
Ouvrez la porte à votre mère
Ouvrez la porte, mes petits
Ouvrez la porte.
Mais il avait une grosse voix. Les petits ignâs ont dit :
— Oh ! non, c'est pas la voix de notre mère, faut pas ouvrir la
porte.
Mais le loup est revenu une autre fois, puis une autre, en radou-
cissant sa voix, si bien que les petits furent étourdis, ne sachant
que penser.
Y en a un qui a dit :
— Mais si c'était notre mère, pourtant ?
Et un autre a répondu :
— Entrebaîllons donc la porte un peu, nous verrons si c'est
notre mère, et, si ce ne l'est pas, nous la fermerons.
Ce qui fut fait. Mais le loup entendait tout, il avait l'épaule
contre la porte, vous pensez !
Alors, comme ils allaient tirer la cheville tout doucement, le
loup qui les guettait, avant qu'ils aient tiré la cheville du trou, il
a donné un grand coup d'épaule contre la porte qui s'est ouverte
toute grande ; et puis, quand il a été rentré, il les a tous mangés,
moins un, le plus jeune, qui s'était serré dans une galoche...
Quand la mère est revenue, elle a eu beau dire :
Courbillon, courbillaine
Ouvrez la porte à votre mère
Qui vient de Saint-Jacques
De faire arranger sa gique-jaque
Mique, mique, mique,
Ouvrez la porte, mes petits
Ouvrez la porte.
Le petit ignâ avait tellement peur qu'il n'osait pas sortir de la
galoche ; enfin, après un bon moment, il s'est dit :
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— Ça a l'air d'être ma mère.


Il a été ouvrir, et elle a dit :
— Où sont-ils, tes frères ?
Et puis il a répondu :
— Le loup est venu plusieurs fois, tellement que nous avons
cru que c'était toi, et nous avons entrouvert la porte pour voir que
c'était toi... Et puis le loup est sauté dans le t o i t et il les a man-
gés tous, et puis il y a que moi qu'il n'a pas mangé parce que je
me suis serré dans une galoche !
— Eh bien ! dit la mère, attends, tu vas voir !
Et puis, elle a mis un chaudron à la crémaillière, qu'elle a rem-
pli d'eau, elle a allumé un bon feu dessous, et puis elle a dit au
petit ignâ :
— T u vas rester là, et puis tu attiseras le feu, puis quand l'eau
bouillera, tu verras ce qui arrivera.
Alors, le petit Courbillon chantait en attisant le feu :
Bouille, bouille, mon chaudron
Pour échauder Compère le loup !
Bouille, bouille, mon chaudron
Pour échauder Compère le loup !

Puis, La Courbille s'est mise sur le seuil de sa porte, et puis


elle a aperçu le loup qui gambadait ; et elle a dit :
— Ayeu, Compère le loup !
— Ayeu, Commère La Courbille !
— T u sais pas que je reviens de la foire, et tu sais pas ce qu'ils
disent là-bas ? Ils disent qu'ils vont venir faire une battue dans les
bois autour de chez nous, parce qu'il y a des loups : tu feras bien
de te cacher ! Mais, si tu faisais un bon coup, tu viendrais te cacher
chez nous, ils viendraient pas te chercher, tiens ! dans la maison
de La Courbille !
Alors, le loup, faisant le brave, il a été se cacher dans la mai-
son de La Courbille, et puis le petit ignâ disait :

3. Le toit aux oueilles : la bergerie.


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Bouille, bouille, mon chaudron


Pour échauder Compère le loup !
Bouille, bouille, mon chaudron
Pour échauder Compère le loup !
— Eh ! que dit-il, ton petit, là ?
— Et vas-tu faire attention à ce que dit ce petit Courbillon ?
Tu vois ben qu'il s'amuse !
Oui, mais quand le chaudron a bouilli, la Commère La Cour-
bille a-t-attrapé la beurrière du chaudron, et puis, de toutes ses
forces, elle lançait l'eau sur le loup ; il a fait un bond jusqu'à la
charpente, et puis il a pas m u s é il a attrapé la porte et s'est
enfui.
Alors, La Courbille s'est mis sur le seuil de sa porte, et puis
elle a crié de toutes ses forces :
Bergères de ci, bergères de là !
Guettez le grand loup pela !
La Commère La Courbille l'a-t-échauda !

Conté en 1950 par Mme Roy, 83 ans, Bréville (Angoumois).


(Geneviève Massignon, Contes de l'Ouest, 1953.)

PARALLÈLES LITTÉRAIRES :
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Delarue (Paul), Le conte populaire français. Catalogue raisonné des versions
françaises et des pays de langue française d'outremer, Paris, Erasme, 1957,
vol. 1 : Contes merveilleux.
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Delarue (Paul) et Tenèze (Marie-Louise), ibid., Maisonneuve-Larose, 1963,


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REVUES CONSACRÉES PARTIELLEMENT AU CONTE POPULAIRE

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Romania, fondée en 1872. Publie jusqu'en 1887 des documents de litté-
rature orale.
Revue des Traditions populaires, 1886-1919.
Nouvelle Revue des Traditions populaires, 1949-1950.
Arts et Traditions populaires, 1953-1970.
Ethnologie française, 1971 ss., Paris, trimestrielle.
Bulletin folklorique d'Ile-de-France, 1938 ss.
Cahiers de littérature orale, 1977 ss., Paris, bi-annuelle.
Fabula, 1957 ss., Berlin, 3 numéros par an.

COLLECTIONS DE RECUEILS DE CONTES ET DE TRAVAUX SUR LE CONTE

Littératures populaires de toutes les nations, Paris, Maisonneuve, Première


série : 1883-1903, 47 volumes. Certains ont été réédités chez
Maisonneuve-Larose.
Contes et chansons populaires, Paris, Leroux, 1881-1930, 44 volumes.
Memoirs of the American Folk Lore Society, 1894 ss.
Kryptadia. Recueils de documents secrets pour servir à l'étude des tradi-
tions populaires, Heilbronn, 1883-1889, Paris, 1897-1905. Tirage réduit.
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Folklore Fellows Communications, Helsinki, 1910 ss.


Die Märchen der Weltliteratur, Iena, 1915-1939.
Contes merveilleux des provinces de France, Paris, Erasme, 1953-1956,
7 volumes.
Récits et contes populaires, Paris, Gallimard, 1978 ss.

NUMÉROS SPÉCIAUX DE REVUE CONSACRÉS AU CONTE

Etudes françaises : « Conte oral, conte écrit », vol. 12, n° 1-2, Montréal,
1976.
Nord : « Contes et Légendes », n° 7, 1977.
Bref, n° 14, Paris, 1978.
Le Français aujourd'hui : « Les contes », n° 43, Paris, 1978.
Fabula, 20 Band, Heft 1/3, Berlin, 1979.
Magazine littéraire : « Contes et mémoire du peuple », n° 150, Paris, 1979.
Critique, n° 394, Paris, 1980.
Degrés : « Le conte populaire », n° 23, 1980.
Littérature : « Les contes », n° 45, février 1982.

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RECUEILS DE CONTES FRANÇAIS

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Luzel (F.-M.), Veillées bretonnes, Paris, 1879.
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Ortoli (Frédéric), Contes populaires de l'île de Corse, Paris, 1883.
Vinson (Julien), Le folklore du pays basque, Paris, 1883.
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Carnoy (E. Henry), Contes français, Paris, 1885.


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Maisonneuve-Larose, 1967.
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Sébillot (Paul), Littérature orale de la Haute-Bretagne, Paris, 1881.
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Imprimé en France
Imprimerie des Presses Universitaires de France
73, avenue Ronsard, 41 100 Vendôme
Août 1984 — N° 29 883