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Chapitre 2 : Les effets de la brevetabilité

Après avoir délivrer le brevet d’invention par l’organisme chargé et remis au déposant
ou à son mandataire, le brevet commence à produire des effets à savoir les droits
attachés au brevet d’invention (Section 1) et aussi la protection du droit sur le brevet
(Section2)

Section 1 : droit d’autoriser et d’interdire l’exploitation :


Un brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire un monopole
d'exploitation, sur l'invention brevetée à compter, en principe, de la date de dépôt et
pour une durée maximale de 20 ans, en vertu de ce droit le titulaire du brevet peut
autoriser l’exploitation de l’invention ou de refuser et d’interdire l’exploitation.

Concernant l’autorisation d’exploitation de l’invention tout titre de propriété


intellectuelle le brevet d’invention confère à son titulaire ou à ses ayants cause un droit
exclusif d’exploitation conformément à l’article 16 de la loi 17-97.

Ainsi, (VOIR L’ARTICLE 51)

L’autorisation d’exploitation se traduit à travers les conventions passées sur les


brevets, Il existe deux grands contrats portant sur les brevets : la cession et la licence,
par ces deux conventions le titulaire du brevet d’invention autorise l’exploitation de
l’invention ainsi que tous les droits attachés au brevet d’invention, conformément à
l’article 56 de la loi 17-97(VOIR L’ARTICLE)

En ce qui concerne le droit d’interdire l’exploitation de l’invention, la propriété d’un


brevet d’invention confère le droit d’interdire aux tiers d’effectuer toute forme
d’exploitation, d’utilisation et de disposition se rapportant à ce brevet sans avoir
préalablement obtenu le consentement du titulaire de ce dernier, sous peine qu’elle soit
considérée comme une atteinte au droit sur le brevet susceptible de donner lieu à des
sanctions pénales et civiles à l’encontre de l’auteur des agissements précités.

La loi n° 17.97 énumère, dans ses articles 53 et 54, les actes interdits d’être accomplis
sans le consentement du titulaire du brevet : (VOIR LES ARTICLES)
Section 2 : La protection du brevet d’invention
La loi 17.97 régit les modalités de la protection du droit lié au brevet. On peut citer,
d’une part, la protection antérieure à l’émission du brevet, qui consiste en la protection
temporaire (VOIR LES ARTICLES 7,186,187,188).

D’autre part, la protection concomitante ou postérieure à l’émission du brevet, donnant


lieu au recours à différentes actions en justice. En effet, il existe plusieurs sortes
d’atteinte au droit de la propriété industrielle et intellectuelle, mais les plus fréquentes
restent la contrefaçon et concurrence déloyale à cet effet le législateur marocain a
instauré ce qu’on appelle l’action en contrefaçon et action en concurrence déloyale.

Parlons de la contrefaçon, c’est toute atteinte portée aux droits du propriétaire du


brevet par le fait de la reproduction ou l’exploitation non autorisée d’une invention
brevetée. Le titulaire d’un brevet possède le droit d’intenter une action en contrefaçon
pour validité de cette action il faut respecter un certain nombre de conditions :

(VOIR L’ARTICLE 202)

Par ailleurs, tout commerçant doit s’attendre à subir une concurrence de la part
d’exploitation voisine. Mais il ne pourra s’en plaindre que dans la mesure où elle revêt
un caractère déloyal. Selon article 184 Constitue un acte de concurrence déloyale, tout
acte de concurrence contraire aux usages honnêtes en matière industrielle ou
commerciale. Sont notamment interdits : (VOIR L’ARTICLE)

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