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TAXE DE SERVICES

COMMUNAUX

2016

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Taxe de services communaux

Plan du cours

Chapitre 1 : Champ d’application


Section 1 : personnes et éléments imposables
A) personnes imposables
B) immeubles bâtis et construction de toute
nature
C) matériel, outillage et moyen de production
Section 2 : Domaine territorial
Section3 : Exonérations

Chapitre 2 : Base imposable


Section 1 : immeubles soumis à la taxe d’habitation et à
la taxe professionnelle
Section 2 : immeubles non soumis à la taxe
d’habitation

Chapitre 3 : Tarif et répartition


Section 1 : Tarif
Section 2 : Répartition
Section 3 : Dispositions diverses

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Chapitre 1 : champ d’application

Section 1 : personnes et éléments imposables

A) Personnes imposables
- Imposition au nom du propriétaire :
Il s’agit du cas de plus général. En effet, le propriétaire personne
physique ou morale jouit souvent seul des fruits et revenus de
son immeuble. Dans ces conditions, la taxe est établie en son
nom.

- Imposition au nom de l’usufruitier


l’usufruit est un droit réel de jouissance sur un bien immatriculé,
appartement à autrui et qui s’éteint nécessairement à la mort de
l’usufruitier.
L’usufruit accordé à une personne morale ne peut dépasser 30
ans.

Il y a donc démembrement de la propriété d’un immeuble entre


deux personnes : le nu propriétaire et l’usufruitier. La taxe est
alors établie au nom de l’usufruitier conformément aux
dispositions de l’article 33 de la loi relative à la fiscalité des
collectivités locales.

-Imposition au nom du possesseur ou occupant


Dès l’instant où le propriétaire légal d’un immeuble n’est pas
connu, la taxe est établie au nom de son possesseur ou occupant
et ce, en vertu de la théorie de la propriété apparente. A noter
toutefois, qu’il n y a pas lieu de confondre cette situation avec
celle de la disparition de longue durée du propriétaire connu.

B) Immeubles bâtis et constructions de toute nature


La taxe de services communaux est établie annuellement au lieu de
situation des immeubles soumis à cette taxe, au nom du propriétaire ou
de l’usufruitier et à défaut, au nom du possesseur ou de l’occupant sur :
- les immeubles bâtis et les constructions de toute nature
- le matériel, outillage et tout moyen de production relevant de
la taxe professionnelle.

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- Les immeubles occupés à titre d’habitation principale ou
secondaire par leurs propriétaires ou mis bénévolement par les
dits propriétaires à la disposition de leurs conjoints ascendants
et descendants ;
- Les immeubles bâtis et les terrains affectés à une activité
professionnelle ou à toute forme d’exploitation ;
- Les immeubles mis gratuitement à la disposition du personnel
ou à des tiers ;
- Les immeubles donnés en location qu’ils appartiennent à des
sociétés ou à des personnes physiques ;
- Les immeubles vacants.

N.B : les immeubles figurant au stock des entreprises et qui ne


sont pas affectés à l’exercice de l’activité professionnel ne sont
pas soumis à la taxe des services communaux.

Le point de départ de l’imposition est le 1er janvier de l’année qui suit


celle de l’achèvement des constructions ou d’acquisition. L’impôt étant
annuel.

En précisant que sont imposables les immeubles bâtis et les


constructions de toute nature, le texte assigne à la taxe un champ
d’application très vaste qui englobe toutes les constructions qu’elles
soient destinées à l’habitation principale ou secondaire à la location, ou
à une activité professionnelle et ce, quels que soient le mode
d’édification et la nature des matériaux employés.

Par immeubles bâtis et constructions de toute nature on entend


notamment :
- les bâtiments liés au sol par les fondations en maçonnerie ou
en ciment de telle façon qu’il soit impossible de les déplacer
sans les démolir : maisons, usines, hangars.
- Les constructions légères simplement posées sur le sol ou
fixées autrement que par des fondations solides en
maçonnerie, kiosques, pavillons, pergolas ….
- Les constructions constituant de véritables bâtiments eu égard
à leur nature, leur destination, leur importance, leur mode
d’établissement et leur fixité : fours à chaux, fours de
boulangerie, portes de transformation………
- Les installations commerciales ou industrielles assimilables à
des constructions : réservoirs à combustibles liquides.

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C) Sol et dépendances des propriétés bâties :

Le bâtiment et le sol sur lequel il est édifié constituent un seul


immeuble imposable en totalité à la taxe de services communaux.

Les terrains attenant aux constructions sont imposables dès lors qu’ils
en constituent des dépendances immédiates.
Les terrains quelle que soit leur superficie, attenant ou servant de voie
d’accès ou de dégagement aux constructions tels que cours, passages,
jardins, parcs de stationnement sont considérés comme des
dépendances immédiates.

D) Matériel, outillage et moyen de production

L’établissement est une installation fixe d’affaires dotée d’un site


distinct, c'est-à-dire de locaux machines ou outillages établis en un lieu
donné et destinés à l’exercice d’une profession ou d’une activité
donnée. Sont réputés établissements de production de biens les
établissements qui assurent la fabrication, la transformation ou le
conditionnement des produits par l’utilisation de matières premières ou
de produits semi-finis.

Sont notamment considérés comme établissement de fourniture de


services les entreprises de banques et d’assurances, les cliniques, les
stations services , les salles de spectacles ou de sport, les services
d’entretien et de réparation en tout genre, les établissements
d’hygiènes, de soins , de santé ou d’esthétique.

En vertu des dispositions de l’article 33 sont imposables le matériel et


outillage faisant partie intégrante des établissements de production de
biens et de services c'est-à-dire ceux dont les attaches matérielles ou
fonctionnelles sont en état de complète dépendance à l’égard des
constructions.
Sont donc imposables :
- Les éléments scellés et ne pouvant être détachés sans fracture ou
détérioration soit de ces éléments eux-mêmes soit de la partie du fonds
auquel ils adhérent ;

- Les éléments qui sans être scellés , ont leur place matériellement
marquée dans la construction qu’ils soient encastrés dans le sol ou dans

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le bâtiment , qu’ils soient boulonnés sur des socles bâtis, plates –formes
ou qu’ils adhèrent simplement par leur propre poids au sol ou à des
assises spécialement destinées à les recevoir ( chaudières, presses…).

- Les organes reliés par une tuyauterie ou par des câbles à des
machines fixes lorsqu’ils constituent des éléments essentiels au
fonctionnement de l’usine (par exemple des métiers à tisser ou
l’ensemble du matériel d’un moulin).

Cas particuliers

-Machines et appareils comportant des pièces détachables :


L’outillage imposable doit être envisagé dans son ensemble et il
n’y a pas lieu d’en distraire les pièces détachables ;
- Machines et appareils de rechange :
Ils sont passibles de la taxe de services communaux dès l’instant
qu’ils sont installés et prêt à fonctionner.

Section 2 : domaine territorial

Cette taxe s’applique :

- à l’intérieur du périmètre des communes urbaines.


Les communes urbaines sont des collectivités territoriales de droit
public, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Les
communes urbaines comprennent les municipalités et les centres dotés
de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

-dans les zones périphériques desdites communes telles que ces


zones sont définis par les dispositions de la loi n° 12-90 relative à
l’urbanisme

-dans les centres délimités désignés par voie réglementaire.


Les centres délimités sont les centres ou agglomération dont le
périmètre a été délimité par arrêté viziniel et auxquels s’appliquent
notamment les dispositions du dahir du 27 janvier 1931 (7 ramadan
1349) sur l’aménagement des centres et de la banlieue des villes et du
dahir du 30 juillet 1952 ( 7 kaada 1371) relatif à l’urbanisme.

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Ces centres sont désignés par voie réglementaire.

La délimitation du périmètre d’un centre a lieu par décret du premier


ministre pris généralement sur proposition du ministre de l’intérieur.

- Dans les stations estivales, hivernales et thermales dont le


périmètre de taxation est délimité par voie réglementaire.

Section 3 : Exonérations

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Ne sont pas soumis à la taxe de services communaux, les
redevables bénéficiant de l’exonération totale permanente de la
taxe d’habitation et de la taxe professionnelle ainsi que les partis
politiques et les centrales syndicales pour les immeubles
appartenant à ces organismes et destinés à leurs sièges à
l’exclusion.

- Des banques offshore, pour les immeubles occupés par leur


siège ou agences et les sociétés holding offshore.

-des entreprises installées dans la zone fanche du port de Tanger


pour les activités effectuées à l’intérieur de ladite zone régie par
les dispositions du dahir n° 1-61-426 précité.

- des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières


(O .P.C.V.M) régis par les dispositions du dahir portant loi n°
1-93-213
- des fonds de placement collectif en titrisation ( FPCT) régis
par la loi n° 10-98.
- des organismes de placements au capital risque (OPCR) régis
par la loi n° 41-05 pour les activités exercées dans le cadre de
leur objet légal
- des coopératives et leurs unions légalement constituées dont
les statuts, le fonctionnement et les opérations sont reconnus
conformes à la législation et à la réglementation en vigueur
régissant la catégorie à laquelle elles appartiennent et qui ne
remplissent pas les conditions prévus à l’article 6 de la loi
relative à la fiscalité des collectivités locales

- de Bank Al Maghrib

- des personnes physiques ou morales titulaires d’un permis de


recherche ou d’une concession d’exploitation des gisements
d’hydrocarbures régis par la loi n° 21-90 relative à la
recherche et à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures.

- de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics


pour les immeubles à usage d’habitation à l’exclusion des
logements de fonction.

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Chapitre II: Base imposable

Section 1: Immeubles soumis à la taxe d’habitation et à la taxe


professionnelle.

La taxe de services communaux est assise :


En ce qui concerne les immeubles soumis à la taxe
d'habitation et à la taxe professionnelle y compris ceux qui
bénéficient de l'exonération permanente ou temporaire, sur la valeur
locative servant de base au calcul des dites taxes;

En ce qui concerne la taxe d'habitation, la valeur locative des


immeubles est déterminée par voie de comparaison par la
commission de recensement. Cette valeur locative est fixée
d'après la moyenne des loyers pratiqués pour les habitations
similaires situés dans le même quartier.

Le procédé d'évaluation de la valeur locative par voie de


comparaison est applicable principalement aux immeubles
occupés à titre d'habitation principale ou secondaire, soit par le
contribuable en tant que propriétaire ou usufruitier, soit par son
conjoint ou ses ascendants et descendants.

L'évaluation par voie de comparaison implique en ce qui concerne


les habitations principales et secondaires visées ci-dessus la prise
en considération d'une valeur locative correspondant au loyer
moyen des locaux de même nature et de même catégorie, situés
dans la même rue ou le même quartier.

L'évaluation doit reposer sur des critères objectifs. Elle tient


compte des loyers les plus anciens et les plus récents, avec la
pondération nécessaire et en éliminant les cas extrêmes des
loyers trop bas ou excessifs.

La pondération a donc pour objet de niveler la moyenne des


valeurs locatives des habitations et permet d'éviter les excès

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d’imposition. La moyenne pondérée tient donc compte de la
vétusté des habitations dans le cadre d'une appréciation globale
de la valeur locative de l'ensemble des immeubles similaires,
situés dans le même quartier.

Par similaires, il faut entendre des immeubles de même genre et


de même consistance.

En ce qui concerne le genre, il convient de se limiter aux


principales catégories d'habitation situées dans un même quartier
en tenant compte du standing.

La taxe de services communaux est assise également sur la


valeur locative des immeubles soumis à la taxe professionnelle y
compris ceux qui bénéficient de l'exonération ou temporaire.

On a déjà vu que la taxe professionnelle est établie sur la valeur


locative annuelle brute, normale et actuelle des magasins,
boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, lieux, de
dépôts et de tous locaux, emplacements et aménagements
servant à l'exercice des activités professionnelles imposables.

On entend par valeur locative brute normale d’une façon


générale, le prix de location réel ou virtuel. C’est le loyer brut
obtenu par le propriétaire d’un local, d’un outillage loué dans des
conditions normales ou celui qu’il obtiendrait, s’il les louait dans
les mêmes conditions.

C’est la valeur locative brute normale déjà définie à propos de la


taxe d’habitation.

La valeur locative imposable à la taxe professionnelle est pour les


locaux, emplacements et aménagements la valeur locative brute
normale et actuelle.

On s’est aperçu, en effet, qu’il convenait d’actualiser la valeur


locative des locaux commerciaux ou professionnels, comme celle
des établissements industriels.

La valeur locative base de la taxe professionnelle est déterminée


soit au moyen des baux et actes de location soit par voie de

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comparaison, soit par voie d’appréciation directe sans recours à la
procédure de rectification.

Donc la valeur locative est fixée au montant du loyer résultant


du bail en cours au mois de Janvier de l’année d’imposition
(après correction s’il y a lieu) dans la mesure où ce bail peut être
considéré comme normal et actuel.

Par ailleurs, la deuxième méthode de détermination de la valeur


locative c’est par voie de comparaison ou actualisation. Ce mode
d’évaluation doit être utilisé normalement.
-pour les locaux occupés par le propriétaire ou concédés à titre
gratuit.
-pour les locaux faisant l’objet d’une location anormale.
-pour les locaux faisant l’objet d’une location normale, mais
ancienne.

On sait en effet, qu’il convient impérativement de rajuster les


prix de loyer trop bas, quelle qu’en soit la cause, pour les porter
au taux actuel.

Enfin, pour les établissements industriels et toute autre activité


professionnelle, la taxe professionnelle est calculée sur la valeur
locative de ces établissements pris dans leur ensemble et munis
de tous leurs moyens matériels de production y compris les biens
loués ou acquis par voie de crédit bail.

En aucun cas, cette valeur locative ne pourra être inférieure à


3% du prix revient des terrains, constructions, agencements,
matériel et outillage.

L’évaluation par appréciation directe est réservée plus


spécialement aux établissements industriels.

En ce qui concerne les locaux commerciaux ou professionnels,


cette méthode n’est employée, en pratique, que pour les
immeubles présentant des particularités extraordinaires quant à
leurs dimensions, leur situation ou leur affectation, et pour
lesquels il n’existe souvent de ce fait, pas de termes de
comparaison.

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Section 2 : Immeubles non soumis à la taxe d’habitation

En ce qui concerne les immeubles non soumis à la taxe d’habitation,


la taxe de services communaux est assise sur le montant global des
loyers lorsque lesdits immeubles sont donnés en location ou sur leur
valeur locative lorsqu’ils sont mis gratuitement à la disposition de
tiers.

Donc, lorsque des immeubles sont donnés en location, il y a lieu de


calculer le montant de la taxe de services communaux sur la base
du montant global des loyers.

Un bail doit être écarté si le prix du loyer est manifestement atténué


en raison de circonstances de fait nettement établis (par exemple
baux conclus entre parents).

A défaut de loyer et notamment dans le cas où ces immeubles sont


mis gratuitement à la disposition des tiers, il faut déterminer la
valeur locative par voie de comparaison. Cette valeur locative sera
fixée d’après la moyenne des loyers pratiqués pour les habitations
similaires situées dans le même quartier.

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Chapitre III: Tarif et répartition

Section 1 : tarif

Les taux de la taxe de services communaux sont fixés comme


suit :
- 10,50% de la valeur locative pour les biens situés dans le
périmètre des communs urbaines, des centres délimités,
des stations estivales, hivernales et thermales;
- 6,50% de ladite valeur locative pour les biens situés dans
les zones périphériques des communes urbaines.

Exemple de calcul de la taxe de services communaux:

 soit un logement loué à 4.000 dh par mois et situé dans


le périmètre des communes urbaines.

Tout d’abord, il y a lieu de convertir cette valeur locative


mensuelle en valeur locative annuelle.

4.000 dh x 12 = 48.000 dh.

Donc le montant de la taxe de services communaux sera


égale à :

48.000 dh x 10,50 % = 5.040 dh

 soit une résidence secondaire dont la valeur locative est


de 108.000 dh et située dans le périmètre des
communes urbaines.

Le montant de la taxe de services communaux sera égal à :

108.000 dh x 10,5% = 11.340 dh

 soit un logement loué à 5.000 dh par mois et situé dans


la zone périphérique de la commune urbaine.

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Valeur locative annuelle : 5.000 dh x 12 = 60.000 dh

Montant de la taxe de services communaux:

60.000 dh x 6,5 % = 3.900 dh

Section 2 : Répartition

Le produit de la taxe de services communaux est réparti par


les services de recouvrement comme suit :
- 95% aux budgets des communes;
- 5% aux budgets des régions.

Actuellement le paiement de la taxe des services


communaux se fait au niveau de la perception (service relevant de
la Trésorerie Générale du Royaume).

Donc, la répartition se fera par les services de


recouvrement relevant de la Trésorerie Générale du Royaume.

Section3 : Dispositions diverses

Les dispositions relatives à la liquidation aux obligations, aux


sanctions, au recensement, au délai de prescription, aux
réclamations, aux dégrèvements et compensation ainsi que les
dispositions diverses prévues en matière de la taxe
d’habitation et taxe professionnelle sont également
applicables en matière de taxe de services communaux.

Les côtes de la taxe des services communaux dont le montant est


inférieur à 100 DHS ne sont pas émises.

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Section 4 : Exemples d’application

A – valeur locative déterminée par référence à la taxe


d’habitation

Dans un quartier donné, la valeur locative moyenne retenue par


le service comme base de taxation pour les habitations occupées par
leurs propriétaires d’un logement situé dans une commune urbaine au
cours de l’année 2008 est de 56 400 DHS.

Plusieurs situations peuvent se présenter selon l’affectation et le


lieu de situation de l’immeuble :

1 – Cas des habitations principales

Pour les habitations principales, un abattement de 75 % est à


appliquer sur ladite valeur soit 56 400 DHS X 75 % = 42 300 DHS

D’où une base taxable de 14 100 DHS

Droits dus : 14 100 X 10,5 % = 1 480,50 DHS arrondis à 1 481


DHS

2 – Cas des habitations principales situées à Tanger

Conformément aux dispositions de l’article 34 de la loi n° 47-06


ne sont pas soumis à la taxe des services communaux, les redevables
bénéficiant de l’exonération totale permanente de la taxe d’habitation. Il
en découle, que la réduction de 50 % prévue en faveur des habitations
principale situées à Tanger n’est pas applicable pour la détermination
des droits dus en matière de la taxe des services communaux.

Par conséquent, les droits dus pour les habitations situées à


Tanger, sont identiques à ceux des habitations situées dans les autres
provinces soit 1481 DHS.

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3 – Cas des résidences secondaires

Pour les résidences secondaires, aucun abattement n’est appliqué


et la base taxable et de 56 400 DHS.

Les droits correspondants en matière de taxe des services


communaux s’établissent comme suit :

56 400 DHS X 10,5 % = 5 922 DHS

B – Valeur locative déterminée par référence à la taxe


professionnelle

Exemple 1 : Cas normal

Société X ayant comme activité la fabrication de conserves


alimentaires, a réalisé au cours du mois de décembre 1998 date
coïncidant avec le début de son activité des investissements de l’ordre
de 145 MDHS.

Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 6-23ème , ces


investissements sont éligibles au plafonnement de la valeur locative à
100 MDHS.

Par conséquent, la valeur locative servant de base à la taxe


professionnelle, est également à la taxe de services communaux,
compte tenu du plafond de 100 MDHS, et de 3 MDHS, soit :

4 350 000 DHS X 100 MDHS / 145 MDHS = 3 MDHS

Le montant des droits dus est de : 3 MDHS X 10,5 % = 315 000


DHS

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Exemple 2 : Cas d’établissement hôtelier

Un établissement hôtelier H établissement de grand tourisme,


classe C1, du tarif de la taxe professionnelle et propriétaire exploitant
des immobilisations suivantes :

Valeur
Coût de
Nature des biens imposables Coefficient locative en
revient
DHS
Terrain 1 000 000 3% 30 000
Bâtiments 5 000 000 1% 50 000
Agencement des bâtiments 7 000 000 1% 70 000
Matériel et outillage (fixe et
2 000 000 1% 20 000
mobile)
TOTAL 15 000 000 170 000

Base imposable : 170 000 DHS


Droits dus : 170 000 X 10,5 % = 17 850 DHS

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