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INTRODUCTION

I. DEFINITION ET GENERALITES
1. DEFINITION

La Fatigue est un processus (succession de mécanismes) qui, sous l’action des contraintes ou
déformations variables dans le temps modifie les propriétés locales d’un matériau. Ces dernières
peuvent entrainer la formation des fissures et éventuellement la rupture de la structure. La Fatigue
est notamment caractérisée par une étendue de variation de contraintes qui peut être bien inférieur
à la limite d’élasticité du matériau.

2. GENERALITES

Le phénomène de la fatigue concerne près de la moitié des avaries survenues en service sur des
pièces ou structures mécanique. Des sollicitations de natures différentes peuvent provoqués une
rupture en fatigue :

- Efforts mécaniques externes (fatigue mécanique)


- Contraintes thermiques qui se caractérisent par un réseau de fissures de surface appelée
faïençage (phénomène de fissuration plus ou moins superficielle de corps rigides)

- Sollicitations répétées en présence d’un milieu corrosif

L’endommagement progressif du matériau se manifeste par l’apparition plus ou moins rapide selon
la nature du matériau et l’importance du chargement appliqué.

II. APPLICATIONS ET IMPACTS


III. MODE OPERATOIRE : PROCESSUS CONDUISANT A LA FATIGUE D’UN MATERIAU

La rupture de fatigue se présente en trois stades :

1. Premier stade : amorçage de la fissure

Elle peut représenter 80 à 90% de la durée de vie du matériau. Extérieurement on ne voit rien, mais
le matériau se modifie petit à petit localement ; il se crée alors des fissures qui se situent dans un
plan de cisaillement maximal a 45° de l’axe du matériau. Toute discontinuité de surface favorise
cette germination (piqures de corrosion, entailles, conges de raccordement, usinages, inclusions de
surface, porosité).

2. Deuxième stade : propagation de la fissure

Au moins une fissure atteint une taille critique et commence à se propager ; la propagation se fait
dans un plan perpendiculaire à la sollicitation. La fissure progresse à chaque cycle, donc si l’on
regarde le facies de rupture au microscope électronique, on voit des stries de fatigue. Si la
sollicitation change (augmentation de la contrainte), il se produit une ligne plus marquée, visible à l’
œil nu appelée ligne d’arrêt.

3. Troisième stade : rupture brutale

La fissure a réduit la section résistante de la pièce, la contrainte dépasse la résistance à la traction.


On a donc une zone de rupture finale présentant des cupules si le matériau est ductile ou des plans
de clivage ou des joints de grains si le matériau est fragile.
IV. CALCULS
1. ESSAI DE FATIGUE

L'expérience industrielle montre que les ruptures de structures en fonctionnement normal sont le
plus souvent dues à la fatigue. Celle-ci est particulièrement insidieuse du fait de son caractère
progressif masqué. Les essais de faatigue peuvent etre classifies selon les modes de sollicitation,
nous distinguerons :

- Essais de flexion plane


- Essais de flexion rotative
- Essais sous effort axiaux
- Essais de torsion
- Essais sous contraintes combinées

Ici nous nous attarderons sur trois cas particuliers :

a- Essai de traction uni-axial

L’essai de traction uni-axial consiste à venir étirer une éprouvette de manière progressive et
ininterrompue. Cet essai donne entre autre deux valeurs fondamentales pour l’étude de la
résistance des matériaux :

- La résistance à la traction ou limite à la rupture


- Pour les matériaux ductiles, la limite d’élasticité Re