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NOTES D’ANTHROPOLOGIE STRUCTURALE

(Hors-série de Le Nouvel Observateur sur Claude Lévi-Strauss et « La pensée sauvage »)

Méthode de Jakobson et Troubetzkoy:

Test de commutation : le phonème est une entité purement différentielle.

Un phonème se définit par sa position dans un système de séries d’opposition.

Les éléments sont définis par al manière dont ils se rapportent les uns aux autres.

Le langage a une fonction : l’état actuel d’une langue dépend de son histoire mais encore des contraintes
que lui imposent les nécessités de la communication.

Une méthode comparatiste : chercher l’homme à travers la variation culturelle et synchronique : fondée
sur la coprésence des différents traits culturels.

Structure : les différentes manières dont « l’esprit humain » peut s’y prendre pour construire des
systèmes de réciprocité. Elle consiste en éléments tels qu’une modification quelconque de l’un d’eux entraîne
une modification de tous les autres.

Les fonctions possibles d’un objet dépendent des permutations qu’il connaît dans cet ensemble : groupe
de transformations.

Des structures inconscients régissent jusqu’au moindre détail le fonctionnement des sociétés et même
des cultures.

Tous les faits culturels sont essentiellement variables. Ils formatent le paysage à travers les pratiques
humaines qui en découlent. Ils ne peuvent être identifiés que si on les remplace dans un système des signes au
sein duquel ils apparaissent comme substituables.

Les signes sont des entités oppositives et relatives. Le sens d’un signe dépend de l’ensemble des
permutations dont il peut faire l’objet dans un système des signes.

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La pensée des autres peut être étudiée comme un ensemble de structures des différences qui se
transforment les unes dans les autres.

La fonction symbolique est la forme de traitement de l’information par le découpage, dans la réalité
sensible, de séquences constituées uniquement d’oppositions. Les sociétés où le symbolisme tient beaucoup de
place sont des sociétés froides, caractérisées par une histoire lente. La fonction symbolique est la pensée
sauvage, l’activité spontanée de l’esprit humain. Elle établit, entre les différents niveaux concrets de la réalité
sensible, des correspondances qui se fondent sur une homologie, entre des systèmes des différences qui se
conditionnent les unes les autres et constituent ensemble un système symbolique. Elle se caractérise donc par
une extrême attention apportée aux détails de la réalité.

Le système symbolique est les systèmes de classification des espèces naturelles dans les sociétés dites
totémiques montrent que les différences établies entre espèces sont l’occasion de penser les différences sociales
entre clans. Connexionnisme : tout y est virtuellement connectable et interdépendant. Ces connexions sont mises
en œuvre par les rites, les rêves et par le lien spirituel et physique qui unit chaque humain à certains éléments de
son environnement : le lien totémique.

Une culture consiste en un système des systèmes symboliques. C’est la mise de l’ordre dans la nature,
dont l’homme fait partie. Une société est structurel, solidement organisée. Et il y a un rapport non arbitraire
entre chacune de ses organisations.

Le sujet réalise des possibilités inscrites d’avance dans des codes inconscients.

Des motifs apparemment aussi dissemblables peuvent être considérés comme des variantes du même
signe mythologique dans la mesure où le passage de l’un à l’autre est définissable par un ensemble d’inversions
d’oppositions distinctives, les uns se présentent comme le négatif des autres. Un groupe de transformations. Le
groupe de modèles est l’ensemble de ces transformations.

Les hommes créent un réseau de solidarités réciproques de dons et de contre-dons. Cette contrainte à
la réciprocité s’explique par la fonction symbolique. Le don symbolise, à travers une nécessité universelle de
l’échange, le lien social primordial (Mauss).

Rapprochement entre anthropologie et linguistique.

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Les sociétés possèdent des savoirs à la fois étendus et organisés au sein des systèmes de classification
sophistiqués (astronomie, botanique, zoologie…)

Faire des enquêtes extrêmement approfondies sur tous les aspects des cultures « exotiques » en vue d’en
faire ressortir la rationalité cachée. Étudier leur pensée comme un tout cohérent, structuré de l’intérieur par des
principes que lui sont propres.

Il faut observer leurs institutions sociales où la pensée se trouve en quelque sorte cristallisée et qui
agissent sur les individus par la croyance (Lévy-Bruhl). Les institutions sociales produisent des représentations
collectives qui structurent la vision que les individus ont du monde (Durkheim). Chercher les représentations
collectives spécifiques qui orientent l’attention des individus vers des éléments imperceptibles pour nous et
pourtant bien réels à leurs yeux. Cette mentalité primitive est régie par des participations mystiques (Lévy-
Bruhl). Elle perçoit derrière tous les phénomènes visibles l’action des esprits des ancêtres ou des sorciers, qui se
mêlent toujours à l’existence des vivants. Ils ne voient pas le monde comme nous et ils ne pensent pas non plus
comme nous : « Tout ce que nous voyons leur échappe et ils voient beaucoup de choses que nous ignorons »
(Lévy-Bruhl). Ces différences proviennent de fonctions mentales spécifiques mais selon la « loi de
participation », les objets, les êtres, les phénomènes peuvent être à la fois eux-mêmes et autre chose qu ’eux-
mêmes. La pensée sauvage est régie par une loi de participation entre le monde physique et le monde mystique.
Leur mentalité est prélogique. Elle suit une « logique d’affectivité » (Lévy-Bruhl) parce qu’elle s’appuie sur des
affects et non sur les concepts.

Le totémique est une des premières manifestations de la pensée symbolique. C’est un moyen pour
l’homme pour exprimer sa diversité et la multiplicité de ses manières de vivre (Bergson).

Nature et culture sont deux systèmes de différences entre lesquels existe une analogie formelle qui tient
à leur caractère symbolique.

La magie tente d’expliquer pourquoi tel événement a eu lieu, alors que la science se limite au comment
(Evans-Pritchard).

Réponse de Lévi-Strauss : le rationalisme cartésien non seulement est commun à tous les peuples mais
qu’il sous-tend toutes leurs activités (le bricoleur est la science du concret) et leurs intuitions. C ’est la légende
qui conditionne l’histoire. Les mythes sont des moyens pour résoudre des contradictions.

Question de Bourdieu : est-ce que la raison première des mythes est l’ordre intellectuel ?

Contre-réponse de Goody à Lévi-Strauss : la magie et la science ne sont pas des systèmes concurrents et
équivalents : « Le développement de la science et d’un savoir systématique a conduit à une diminution des
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aspects cosmocentriques de la religion et de la magie » (Goody).

La magie et la sorcellerie révèlent leur vision écologique. Quelle que soit leur nature (ancêtre, génie…),
toutes ces entités se révèlent puissamment actives et influent sur la vie des humains. La réalité de leur présence
renvoi plus à un fait d’expérience qu’au registre de la croyance religieuse. Point nodal : façonné par un créateur
désormais indifférent aux affaires terrestres, la transgression des interdits menace en permanence la bonne
circulation de cette force vitale dont toutes les créatures (humains, esprits, animaux) ont besoin. Toute rupture du
circuit d’échanges se traduit par l’irruption brutale du malheur.

Le sorcier occupe une place centrale dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs dont la dépendance au
nourricier est totale. Son pouvoir se cristallise autour de son costume et de ses instruments rituels. Sa finalité
première est réparer le désordre (si c’est le cas, avec des victimes humaines).

Les puissances du contre-monde ne sont ni bonnes ni mauvaises. Toutefois, leur ambivalence rend
dangereux le contact avec elles.

La figure de l’albinos (ou les jumeaux) introduit une faille dans un système binaire. Donc, il est absorbé
par la catégorie de surnaturel. Le découpage binaire recouvre un symbolisme fort dans d’autres domaines de la
vie quotidienne.

Le paysage de l’invisible se définit sous la forme de cercles concentriques emboîtés autour du village.
Plus on s’éloigne de la sphère du domestique, plus on s’aventure dans un contre-monde inquiétant.

La maison dans laquelle on vit est un modèle réduit et un symbole du monde. Ancienneté et universalité
du schéma circulaire : tout l’univers villageois (cosmologique et social) qui s’ordonne de façon concentrique
marque symboliquement (et matériellement aussi) des oppositions structurelles.

C’est important vérifier la relation intime entre le schéma concentrique et le système religieux
(circumambulations dramatiques).

La circularité des échanges matrimoniaux rendait possible l’équilibre des fortunes entre donneurs et
preneurs à l’intérieur du cercle villageois. Le système d’échange marque la préférence qui s’exprime pour le
mariage d’un garçon avec la fille de son oncle maternel.

Pour voir les règles de parenté, on doit viser les manières d’échanger les femmes. Les mariages forment
un système qui relie les familles au sein d’un réseau de réciprocité. Un acte de mariage n’a pas de sens en soi-
même. Les femmes sont des « signes », c’est-à-dire, des valeurs offertes et exigibles. Elles constituent un
système des signes.

Une différence de fonction se transforme en inégalité de statut : les hommes décident des mariages mais
le groupe du mari doit dédommager celui de l’épouse.

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Dans les sociétés sauvages, l’organisation fondée sur la parenté est presque confondue avec
l’organisation sociale : elle a donc à la fois une fonction familiale, sociale, économique, politique et religieuse.
Importance des faits de parenté dans les sociétés traditionnelles parce qu’ils expliquent leur type d’organisation
et leur mode d’existence collective.

Presque partout on trouve :

L’interdit de l’inceste.

L’interdit d’épouser les filles du frère du père ou de la sœur de la mère.

La possibilité, et même le devoir, d’épouser les filles du frère de la mère ou, plus rarement, de la
sœur du père.

L’initiative de l’union est confiée au groupe social en tant que tel. Cause : l’obligation de l’exogamie :
les jeunes femmes du groupe ne peuvent pas devenir les épouses de leurs consanguins (pères ou frères). Ceux-ci
sont tenus de les céder à un groupe différent. En revanche, ils savent que des épouses leur viendront en retour de
cet autre groupe. Cela explique la relation très particulière qui existe dans nombre de sociétés matrilinéaires
entre l’oncle maternel et son neveu.

Il s’agit d’un rapport don/contre-don qui rend possible l’émergence de la société comme institution (et
pas simplement comme groupe d’individus). C’est qui est en jeux c’est l’existence du groupe comme groupe (on
ne peut pas laisser le choix au hasard).

Donc, le groupe élémentaire comporte un homme, une femme et un représentant du groupe qui a cédé
celle-ci (normalement, l’oncle-maternelle). Le couple est d’abord un fait d’alliance entre deux groupes. C’est un
système à trois termes : époux-épouse-donateur. Donc, un fait de réciprocité.

Pour comprendre les mythes, on doit les analyser à l’aide des catégories binaires. On doit étudier le sens
littéral et le sens figuré des mots. Il est indispensable de recueillir toutes les versions possibles de la même
histoire telles qu’elles sont livrées par différentes personnes, tout en situant celles-ci les unes par rapport aux
autres dans le contexte du moment parce que le narrateur pose la marque de son clan.

Le rêve permet d’expérimenter la synchronicité du mythe où les images se connectent sans être entravés
par la linéarité du temps. C’est important reconnaître les multiples registres d’interprétation de l’espace et du
temps.

La narration des rencontres dangereuses avec des êtres surnaturels constitue une forme de transmission
de la mémoire collective et témoigne d’une situation révolue mais traumatisante. Ainsi, l’histoire alimente la
forme et le contenu du récit.

Une seule portée d’entrée : l’écoute des gens autour du tchapalo et koutoukou parce que la vérité ne
peut être révélée que dans ces étranges circonstances.

Les masques rendent possible l’anonymat et le réglage des comptes.

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On ne peut comprendre la mentalité d’une société que de l’intérieur, en portant de ce qui a de la valeur
pour elle-même, sans lui imposer des critères de valeur ou de logique venus de notre société.

Beaucoup de rituels ont résisté et se sont adaptés à l’évangélisation. Avec l’arrivée des personnes et
d’idées nouvelles, aucune vérité ne semble plus évidente. Ces mouvements apportent une lucidité qui ordonne le
chaos. Au même temps, ces mouvements fournissent des mécanismes qui permettent d’intégrer des idées et des
gens nouveaux et les redéfinissent comme traditionnels.

La référence au corps indique une conscience très élaborée de relations fonctionnelles commune au
corps et à l’écologie, qui derrière sa symbolique relève de l’objectivité. Donc, la valeur symbolique des mots est
prioritaire à une analyse plus objective.

Il existe une forte relation entre le milieu écologique et la culture d’une société. Cette relation n’est
pas synonyme d’ignorance et d’incompétence.

Mythe universel : pour que l’engendrement du masculin par le féminin soit tolérable, il faut subordonner
la femme à la culture dont les hommes sont érigés en garant.

Seules les données massives de l’histoire récente semblaient pouvoir rendre intelligibles les formes
diverses du social. Derrière certaines variations dans l’organisation social, un idéal commun les orientait toutes :
leur parenté linguistique.

L’analyse doit penser des structures intégrant des plans temporels différents parce que tout système
ménage des ouvertures qui laissent prise à l’innovation sous les coups de l’histoire.

Auteurs d’anthropologie culturelle.

Edward Burnett Tylor (1832-1917) : fondateur de l’anthropologie culturelle. Trop rationaliste et naïf. Il
utilise la méthode comparatiste. En « La culture primitive » (1871), il affirme qu’il existe bien une culture
« primitive » et elle survit encore sous différents masques dans la civilisation la plus évoluée. La religion est une
survivance inutile.

Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) : il a fait nombreux travaux sur la « mentalité primitive ». Tous les faits
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étranges observés dans les sociétés « primitives » (sorcellerie, rites de purification, mythes d’origine des
ancêtres) peuvent être expliqués par une logique de participation, qui tolère la contradiction « A est non-A »,
voilà la « mentalité prélogique ». Dans ses « carnets posthumes », il affirme que l’expérience mystique est plus
développée dans les sociétés « primitives » que dans les nôtres.

Bronislaw Malinowski (1884-1942) : fondateur de l’ethnologie contemporaine et père du


fonctionnalisme. Dans « Argonautes du Pacifique Occidental » (1922), il étude le système d’échanges
symboliques qui régissait la civilisation « kula ». Il montre la fonction sociale de la magie et de la religion. Il se
méfie des récits et opte pour vivre comme les indigènes. Les traits culturels et institutions d’une société donnée
sont des réponses à des besoins dits élémentaires de l’être humain.

Margaret Mead (1901-1978) (disciple de Boas) : elle mit en cause la naturalité des rôles sexuels. Dans
« Coming of Age in Samoa » (1927), elle montre l’absence de la crise d’adolescence en certaines sociétés. Dans
« Mœurs et sexualité en Océanie » (1935), elle montre le statut éminemment culturel des personnalités
masculine et féminine. Le sexe biologique n’est donc pas le fondement de l’identité sexuelle. Seule la
transmission d’un « tempérament culturel » par l’éducation définie la normalité de notre rapport à la sexualité.
Elle a lié étude ethnologique et engagement politique.

Pierre Clastres (1934-1977) : dans « La Société contre l’État » (1974), il dénonce l’ethnocentrisme et
l’évolutionnisme. Les sociétés sans État ne sont pas « primitives » parce qu’elles refusent l’État par volonté
délibérée de rester indivisées et autarciques. Elles évitent la division sociale.

Œuvres de Claude Lévi-Strauss :

« Tristes Topiques » (1955).

« La Pensée sauvage » (1962).

« Les structures élémentaires de la parenté » (1949).

« Mythologiques » 4 vols.

« Anthropologie structurale ».

« Anthropologie structurale deux ».

Aspects qu’on doit approfondir pour comprendre la logique interne d’une culture :

L’organisation spatiale du village.

Les formes d’organisation sociale.

Les règles de parenté.

Les croyances religieuses.

Les mythes.

Les rites.

Les savoirs.
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Les techniques.

La langue.

L’art : architecture, sculpture et peinture.

La musique.

La cuisine.

Les récits : les proverbes et les contes.

Les noms d’ancêtres et d’habitats.

Les prénoms.

Les rêves.

Les traditions.

L’écologie.

Les types physiques.

La relation avec la terre.

L’histoire.

Bibliographie.

Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale, 1913.

Roman Jacobson, 1929.

Nicolaï Troubetzkoy, Principes de phonologie.

Montaigne, Essaies.

Jean Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes : le
bon sauvage.

Raymond Firth.
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Alfred A. Radcliffe-Brown.

Bergson.

Meyer Fortes.

Michel Leiris.

Mircea Eliade, Le Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, 1951.

Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966.

Michel Foucault, L’archéologie du Savoir.

Roland Barthes.

Jacques Lacan.

Louis Althusser.

Gilles Deleuze.

Stanley Hoffmann.

Régis Debray, Thermostat anthropologique.

Marcel Detienne, L’invention de la mythologie, Gallimard, 1981.

Georges Dumézil.

Émile Benveniste.

Cornelius Castoriadis, L’imaginaire culturel.

Pierre Bourdieu, Le sens pratique.

Jack Goody, La raison graphique – La domestication de la pensée sauvage, Minuit, 1998.

Robert Deliège, Anthropologie de la parenté, Armand Colin, 1996.

Robert Deliège, Introduction à l’anthropologie structurale – Lévi-Strauss aujourd’hui, Points-Essaies,


Seuil, 2001.

Patrice Maniglier, Le vocabulaire de Lévi-Strauss, Ellipses, 2002.

Patrice Maniglier, La culture, Ellipses, 2003.

Marcel Hénaff, Claude Lévi-Strauss et l’anthropologie structurale, Pocket Agora, 2000.


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Marcel Hénaff, Le prix de la vérité – Le don, l’argent, la philosophie, Seuil, 2002.

Bertrand Hell, Possession et Chamanisme – Les maîtres du désordre, Flammarion, 2002.

Bertrand Hell, Le turbillon des génies – Au Maroc avec les Gnawa, Flammarion, 2002.

Constantin Von Barloewen, Voyage à Madagascar – Instants de sagesse quotidienne, Éditions des
Syrtes, 2003.

Jacques Galinier, La moitié du monde – Le corps et le cosmos dans le rituel des indiens Otomi, PUF,
1997.

Barbara Glowczewski, Pistes de rêves – Art et savoir des Yapa du désert australien, cédérom édité par
l’UNESCO, 2001.

Yves Gondineau, Tambours de bronze et circumambulations cérémonielles en Bulletin de l’École


Française d’Extrême Orient, 87-2, Mélanges du centennaire, 2001.

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