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CONSEQUENCES DE L’INFLATION

CONSEQUENCES POSITIVES CONSEQUENCES NEGATIVES

 L’inflation et la croissance économique : l’inflation, lorsqu’elle


 L’inflation et la croissance économique : l’inflation, à taux faible,
est forte, peut conduire :
stimule la croissance économique car :
A un climat d’incertitude économique (perte de confiance dans
 A cause de la hausse des prix, les entreprises se trouvent
les entreprises, les banques, etc)
stimulées par les perspectives de gains et incitées à produire
Au ralentissement de la croissance économique (baisse de la
et investir
production et de l’investissement
 Les ménages augmentent leur consommation pour se
A une détérioration de l’emploi (hausse du chômage)
protéger contre la hausse future des prix
 L’inflation et l’endettement : l’inflation pénalise les agents
 L’inflation et l’endettement : l’inflation est bénéfique pour les
épargnants et prêteurs car ils sont remboursés avec une
agents emprunteurs
leurs (débiteurs) car elle allège le poids de dettes :
monnaie dépréciée
ils rembourseront, dans le futur, avec une monnaie dépréciée.
 L’inflation et les revenus : l’inflation pénalise davantage les
 L’inflation et les revenus : l’inflation profite aux titulaires de
ménages à faible revenus (salaires fixes, retraites, etc
revenus variables (profits, dividendes) car ces revenus varient
 L’inflation et la monnaie : l’inflation déprécie la valeur de la
selon la conjoncture économique.
monnaie. Pendant les périodes inflationnistes, les agents
 L’inflation réduit les déficits publics car la hausse des prix
économiques préfèrent se débarrasser de leur épargne ou
entraîne une hausse des recettes fiscales
liquidités pour acheter de l’or ou des terrains…
 L’inflation et les échanges extérieurs : l’inflation induit une
diminution des exportations nationales (les produits nationaux
seront plus chers à l’étranger) et une augmentation des
importations. Cette situation entraînerait un déficit au niveau de
la balance commerciale
POLITIQUES ANTI- INFLATIONNISTE

 Politique monétaire : elle est la plus rapide à mettre en place. Elle a pour objectif de limiter la création monétaire : relèvement des taux
d’intérêt directeurs par la banque centrale, contrôle et encadrement du crédit. Généralement, cette politique est relativement efficace
contre l’inflation.

 Politique budgétaire : L’État peut agir par le budget pour diminuer l’excès de demande soit en
 Diminuant ses dépenses : la diminution des dépenses de l’Etat
 et/ou en augmentant ses recettes : l’augmentation des impôts
L’État mène alors une politique de rigueur qui freine la demande, et donc l’inflation.

 La politique des prix : cette politique est une mesure anti-inflationniste qui agit sur les prix de vente : lutte contre les ententes, abus de
position dominante, contrôle des prix, blocage des prix, subventions aux producteurs,…etc. La politique des prix risque de manquer
d’efficacité en raison de son action qui se limite aux effets au lieu d’agir sur les causes

 La politique des revenus : il s’agit d’une politique extrême consistant à bloquer les revenus, essentiellement les salaires, afin de faire
baisser la demande et les coûts de production. Elle est efficace, mais, surtout, notons la difficulté à mettre en œuvre ce type de politiques
en raison de l’impopularité qu’elle implique