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CINQUIÈME ANNÉE 2016 - CORRIGÉS ET TRANSCRIPTION SUJET 1

CE
V F ?
1-Il s’agit d’un article informatif tiré d’un quotidien en papier. x
2-Les deux accidents ont eu lieu dans la même ville. x
3-Le premier accident s’est produit le 14 septembre. x
4-Il faisait mauvais ce jour-là. x
5-La victime a été un jeune du lycée de Vielmur. x
6-Le jeune est mort à Toulouse. x
7-La conductrice de la voiture a été conduite à un centre hospitalier. x
8- Le deuxième accident s’est produit hier. x
9-La dame octogénaire conduisait une voiture. x
10-On a fait des contrôles à la dame au centre hospitalier d’Albi. x

CO
Quelles questions posent les enfants au début du reportage ? (2)
 Ça sert à quoi de dire des choses fausses dans les journaux ?
 Est-ce que les journalistes peuvent mettre des critiques dans les journaux ?

Quel âge ont les enfants qui participent à l'opération ?


 entre 9 et 15 ans

Ils sont déjà tous sensibilisés à l'information.


 Faux

Que signifie éduquer les enfants aux médias et à l'information ? (2)


 leur apprendre à penser librement
 leur donner les moyens de développer leur esprit critique

À quoi est associée l'éducation aux médias dans les programmes scolaires ?
 à l'instruction civique

Que constate l'institutrice Anne Lechaudel ?


 Les enfants ont besoin de clés pour décrypter l'information

Qu'ont fait les médias pour les jeunes après l'attentat de Charlie Hebdo ?
 Ils ont publié des documents pour aider les enseignants à expliquer ce qui s'était passé.

Que dit Anne Lechaudel à propos des journalistes qui travaillent sous une dictature ? 
 Ils risquent leur vie.

Transcription
Extrait de Reportage France du 18 mars 2016

[applaudissements]
Une enfant :
Ça sert à quoi de dire des choses fausses dans les journaux ?
Une autre enfant :
Est-ce que les journalistes, ils peuvent mettre des critiques dans les journaux ?
Emmanuelle Raybaut :
Comment on construit l'info ? Qu'est-ce qu'une source ? Que peut-on publier ? Ils ont entre 9 et 15 ans, certains sont déjà
sensibilisés à l'information, pour d'autres, cet après-midi à la BNF [NDLR : Bibliothèque nationale de France], est
l'occasion de découvrir le métier de journaliste.
Grégoire, 9 ans, est en CM1 [NDLR : Cours moyen 1], son groupe a travaillé sur une mise en situation.
Grégoire :
Un enfant avait mangé un biscuit d'une marque et [qu]'il avait eu une indigestion, et donc on s'était mis dans la peau d'un
journaliste et on devait savoir si on devait publier l'article ou pas. Il y en avait qui disaient que c'était trop personnel pour
qu'on le publie et d'autres qui disaient qu'il fallait informer les gens.
Emmanuelle Raybaut :
Finalement, vous avez décidé de publier ou pas alors ?
Grégoire :
Mais d'abord bien sûr de vérifier toutes les informations, illustrer le scoop.
Emmanuelle Raybaut :
Éduquer les enfants aux médias et à l'information, c'est avant tout leur apprendre la liberté de penser, mais aussi leur
permettre de développer leur esprit critique, notamment sur la question liée à la théorie du complot.
Pour Jean-Marc Merriaux, directeur général du Clemi [NDLR : Centre de Liaison de l'Enseignement des Médias
d'Information], c'est l'un des principaux enjeux de ce rendez-vous annuel.
Jean-Marc Merriaux :
Et on voit aussi le travail qu'on est en train de faire sur le complotisme. Des fois, je les trouve pas assez critiques par
rapport à ce qu'ils peuvent entendre ailleurs, qui ne vienne pas spécialement des médias. Donc notre rôle à nous aussi,
c'est de dire : il faut être critique partout, tout le temps.
Emmanuelle Raybaut :
Depuis les attentats de 2015, le ministère de l'Éducation nationale a inscrit l'éducation aux médias dans les programmes
et l'a associé à l'enseignement civique, devenu obligatoire dès le primaire.
Anne Lechaudel, institutrice à l'école Decamps dans le 16e arrondissement, constate que les enfants ont de plus en plus
besoin de clés pour décoder des informations qui parfois les dépassent.
Anne Lechaudel :
Au moment des attentats, c'est vrai que, voilà, on a eu beaucoup de questions. On avait des instructions du
gouvernement comme quoi il fallait qu'on en parle aux enfants. Et les médias d'ailleurs ont très vite réagi, ils ont mis en
ligne des documents pour nous aider à expliquer ce qui s'était passé après les attentats de Charlie Hebdo. Déjà : c'est
quoi la liberté d'expression ? Pourquoi on s'en était attaqué à des journalistes ? Etc.
Emmanuelle Raybaut :
Les questions des enfants appellent des réponses précises.
Un enfant :
Tous les journalistes, ils ont les mêmes principes, les mêmes lois dans tous les pays ?
Anne Lechaudel :
Les journalistes qui travaillent sous une dictature, ils ont intérêt à faire très très attention à ce qu'ils disent. Ils risquent
d'être mis en prison, ils risquent d'être torturés, ils risquent d'être tués. Et pourtant, dans ces pays-là, il y a des
journalistes suffisamment courageux qui continuent d'essayer de dire la vérité.
Emmanuelle Raybaut :
Cette année, plus de 1 800 médias prennent part à l'opération. Pendant tout le mois de mars, des journalistes et des
dessinateurs iront à la rencontre des élèves partout en France.

https://savoirs.rfi.fr/fr/apprendre-enseigner/societe/la-semaine-de-la-presse-a-lecole/1
CINQUIÈME ANNÉE 2016 - CORRIGÉS ET TRANSCRIPTION SUJET 2
CE
V F ?
1-C’est un article tiré d’un quotidien français virtuel. x
2-L’événement s’est produit le matin du 18 septembre. x
3-Il y a eu trois morts par arme à feu. x
4-Ce n’est que le rappeur Alonso qui jouait ce soir-là à la discothèque. x
5-La rixe a impliqué des gens qui sortaient de la boîte et d’autres qui passaient par le parking. x
6-Une dizaine de personnes de groupes différents ont été concernées dans cette rixe. x
7-Il n’y avait pas de policiers à la sortie de la discothèque. x
8-A l’intérieur de la discothèque tout se déroulait dans le calme. x
9-Les gérants de l’établissement ont donné des précisions sur le fait. x
10-La police a déjà commencé une enquête. x

CO
V F ?
1-La personne qui explique quelle est la place de la presse dans les sommets internationaux est ministre. x
2-Lors d’un sommet international, les journalistes peuvent intervenir aussi longtemps qu’ils souhaitent. x
3-Il y a des espaces destinés à la presse. x
4-Les photographes sont présents pendant que les réunions se déroulent. x
5-Avant les réunions, les participants prennent des photos avec leur famille. x
6-Les participants ne respectent pas toujours les ordres donnés par les organisateurs lors des photos. x
7-Les photographes prennent une énorme quantité de photos. x
8-Les attachés de presse doivent prévenir les organisateurs si un participant désire faire une conférence de x
presse.
9-En général, il y a beaucoup d’improvisation lors de ces sommets. x
10-Les journalistes souhaitent plus de liberté et de spontanéité. x

Transcription
-Dans un sommet international, quelle est la place de la presse?
-Il y a deux aspects. Sur le plan pratique, la presse a un rôle limité… au moins dans le temps. Mais d’un point de vue,
disons symbolique, il faut la ménager parce que, si on vexe la presse, elle sait se venger. Cependant, elle est extrêmement
cadrée: il y a toujours une entrée presse et les journalistes sont confinés dans certains espaces. On ne les laisse intervenir
qu’à des moments très précis: par exemple les arrivées où il y a un ordre protocolaire. Le représentant du pays hôte
accueille ses homologues, on se serre la main, on échange deux-trois paroles et là, pendant ce temps, la presse mitraille.
Souvent, avant que la réunion commence, on laisse entrer un pool de photographes qui prennent des photos pendant deux
minutes et ensuite on les fait ressortir. Là, tout le monde sourit, on échange de petites blagues, on se serre la main, juste
avant de commencer. Puis les journalistes sortent, et la réunion commence. Il y a aussi la photo de famille: l’ensemble des
participant pose, en souriant, en général selon un ordre prévu à l’avance par les organisateurs mais pas toujours respecté.
Et, là aussi, les photographes mitraillent. Et puis, on peut imaginer que tel participant souhaite faire une conférence de
presse réservée aux journalistes venus du pays qu’il représente. Ça, l’attaché de presse doit le prévoir à l’avance en
s’adressant aux personnes chargées de l’organisation. Mais, d’une manière générale, il n’y a pas beaucoup de place pour
l’improvisation, pour le spontané.
Objectif diplomatie 2 – Piste 14