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Code de l’Inquisition

Confidentiel - Lecture interdite


Sous peine de torture puis d'empalement

Lu et approuvé par le Concile de Waldorg en cette année 1434 du 2 e Âge, en la personne de Guy-
Albert Roi-cot, Président du Concile.

Art.1 : L’Inquisition est un organe d’investigation, de recherche et de destruction de menaces,


quelle que soit leur nature, rattaché à l’Armée de la Terre de Fangh et placé sous l’autorité et la
supervision du Concile de Waldorg, dont il doit suivre les ordres.

Art.2 : A défaut de consignes particulières, les membres de l’Inquisition, nommés Inquisiteurs,


sont tenus de poursuivre leur mission dans l’intérêt de la Terre de Fangh dans son ensemble et
celui de son peuple en général, sans distinction de race, classe sociale, profession ou religion.

Art.3 : Les Inquisiteurs sont autorisés à prendre toutes les mesures nécessaires afin de
garantir l’efficacité et la discrétion de leur action en et hors de la Terre de Fangh, ainsi que leur
sécurité propre et celle des personnes à leur charge, notamment par la dissimulation de leur
identité via un masque ou un faux nom et la dissimulation de preuves. Pour des raisons évidentes,
les Inquisiteurs sont autorisés à se contenter de la mention « Inquisition » ou « Inquisiteur » s’il
leur est demandé (à l’oral ou à l’écrit) de décliner leur identité ou toute information personnelle.
Seul un membre du Concile de Waldorg peut obliger un Inquisiteur à lui dévoiler sa véritable
identité.

Art.4 : Sauf exception, le Concile de Waldorg ne couvre pas les coûts de fonctionnement de
l’Inquisition, qui est donc tenue de de se financer elle-même, dans le respect des lois de la Terre de
Fangh. Toutefois, le Concile de Waldorg met à disposition de l’Inquisition les locaux situés au sous-
sol de la Tour de Surveillance Magique de Waldorg, dont l’entretien et l’aménagement est à la
charge de l’Inquisition.

Art.5 : Sauf exception, l’Inquisition pourvoit elle-même au recrutement de ses membres, dans le
respect des lois de la Terre de Fangh. Le Concile de Waldorg est également habilité à nommer ou
destituer les Inquisiteurs.

Art.6 : Les Inquisiteurs sont administrativement considérés comme des membres de l’Armée de
Fangh d’un grade équivalent à Clipitaine, sans solde (en vertu de l’art.4), et pourvus de
l’autorité équivalente si elle n’est pas déjà supérieure à ce rang. Ils sont de plus autorisés à
percevoir leur équipement auprès des forts et fortins de l’Armée, dans la limite du raisonnable.
Cet équipement ne peut être vendu et doit être retourné à l’armée en cas de non-utilisation.

Art.7 : Les Inquisiteurs sont autorisés à prendre à leur service les soldats de rang et les
officiers subalterne à leur rang, pour une durée pouvant aller jusqu’à deux jours et sous réserve
qu’ils ne quittent pas la région. Les Inquisiteurs sont tenus d’assurer le versement de la solde
des soldats réquisitionnées durant cette période, et de prendre les mesures nécessaires en cas de
décès.
Art.8 : Les Inquisiteurs sont autorisés à condamner toute personne (hors officiers de grade
supérieur, nobles ou dirigeants de cultes) qu’ils estiment coupable d’infraction ou de tentative
d’infraction à la loi de rang 1 à 5 selon le règlement de l’armée à une peine équivalente à une
condamnation par l’Armée Fanghienne pour ladite peine. Cette décision peut être contestée
auprès de Concile de Waldorg par la personne condamnée dans un délais de 8 jours à partir de
l’émission de la peine.

Les Inquisiteurs sont également autorisés à émettre des avis de recherche pour retrouver
toute personne (hors officiers de grade supérieur, nobles ou dirigeants de cultes), le payement de
l’éventuelle récompense étant à la charge de l’Inquisition, ainsi que les éventuels frais
d’entretien. Toute personne retenue captive par les Inquisiteurs (hors officiers de grade
supérieur, nobles ou dirigeants de cultes) est considérée comme déchue de tous ses droits. Tout
Inquisiteur remettant un individu aux forces de l’ordre leur confie la détermination ou l’application
de l’éventuelle condamnation et lui rend par là même ses droits.

Art.9 : Les Inquisiteurs sont autorisés, si leur mission ou la situation l’exigent, à commettre des
infractions à la loi de rang 4 à 6 selon le règlement de l’armée. Dans le cas où une infraction serait
contestée, le Concile de Waldorg est amené à trancher la question et peut suspendre l’Inquisiteur
de ses fonctions pour une durée à déterminer.

Art.10 : Tout citoyen, résident ou voyageur de la Terre de Fangh, sans distinction aucune de race,
confession, âge ou profession, peut faire appel à un Inquisiteur pour régler un différend (de toute
nature que ce soit). La décision de l’Inquisiteur prend le pas sur toute autre décision judiciaire
(hors celles émises par le Concile de Waldorg) et est irrévocable (hors contestation par le Concile
de Waldorg). L’éventuelle sentence est immédiatement applicable et doit se faire en présence de
l’Inquisiteur responsable du jugement.

Art.11 : L’Inquisition est habilitée à saisir toute preuve utile dans le cadre de son enquête, ainsi
que tout autre élément lui permettant de remplir au mieux sa mission ou mettant en danger la
Terre de Fangh , à la stricte condition d’en conserver la garde au minimum un an après sa
dernière consultation ou mise en œuvre (sauf restitution au propriétaire originel). L’Inquisition
est tenue de tenir un registre de ces preuves et éléments et de les restituer au plus vite aux
propriétaires en cas de non-utilisation. Dans le cas d’une propriété, d’un objet de valeur supérieure
à un mois de salaire, objet de culte ou être vivant (animal ou monstrueux), l’aval du responsable
des lieux (châtelain, commandant, capitaine de navire, etc…) est nécessaire.