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Résistance des matériaux

par Jean COURBON


Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées
Professeur honoraire à l’École Nationale des Ponts et Chaussées

1. Des méthodes générales à celles appliquées aux poutres........... C 2 000 - 2


2. Présentation des articles de la rubrique ........................................... — 2

es articles du traité Construction consacrés à la Résistance des matériaux


L traitent des structures composées de poutres que l’on rencontre dans
presque tous les ouvrages du Génie civil.

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© Techniques de l’Ingénieur C 2 000 − 1
RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX ____________________________________________________________________________________________________________

1. Des méthodes générales à celles


appliquées aux poutres
Les structures composées de poutres peuvent être considérées comme des cas particuliers
des structures les plus générales étudiées dans la rubrique Calcul des structures du traité
Sciences fondamentales. Les méthodes générales de calcul données dans les articles de cette
rubrique sont donc applicables aux structures composées de poutres. Rappelons que ces
méthodes sont fondées sur :
— les propriétés physiques des matériaux constituant la structure, représentées par la loi
de comportement qui précise les relations entre les contraintes et les déformations, par exem-
ple loi de comportement élastique, plastique ou visco-élastique ;
— les lois de la mécanique des milieux continus : d’une part les équations de l’équilibre ou
du mouvement, d’autre part l’équation de continuité de la matière.
Ces méthodes générales, en particulier la méthode des éléments finis, conduisent le plus
souvent à des calculs longs et onéreux. En se fondant sur le fait qu’une poutre est un solide
dont les dimensions transversales sont petites devant la dimension longitudinale, deux nou-
velles hypothèses permettent d’obtenir des méthodes approximatives simples de calcul des
structures composées de poutres.
La première hypothèse est le principe de Saint-Venant qui permet de définir le système
des forces extérieures relatif à une section d’une poutre. Les contraintes qui s’exercent sur
une section d’une poutre ne dépendent que des composantes (effort normal, efforts tran-
chants, couple de torsion et moments fléchissants) du système des forces extérieures relatif
à cette section.
La seconde hypothèse est le principe de Navier-Bernoulli généralisé qui permet de
définir la déformation de la poutre au voisinage d’une section donnée. Il est possible d’en
déduire les formules de Bresse qui donnent le déplacement relatif de deux solides liés à deux
sections d’une poutre lors de la déformation de celle-ci.

2. Présentation des articles de la rubrique


Dix articles sont consacrés aux structures composées de poutres.
Le premier, Théorie des poutres [C 2 010], expose les deux hypothèses fondamentales
mentionnées ci-avant et leurs conséquences dans le cas où le comportement est élastique :
— calcul des contraintes et des déformations dues à l’effort normal, au moment fléchissant,
à l’effort tranchant et au couple de torsion ;
— formules de Bresse.
Le deuxième article, Structures élastiques à plan moyen [C 2 015], est consacré à
l’étude des structures composées de poutres ayant le même plan moyen et soumises à des
forces contenues dans le plan moyen.
Lorsque les forces appliquées sont parallèles à une direction fixe, comme dans le cas de la
pesanteur, il suffit d’étudier l’action d’une force unité appliquée à une section quelconque
d’une poutre de la structure pour obtenir, par superposition, la solution dans le cas le plus
général. Cette remarque est la base de la théorie des lignes et des fonctions d’influence dont
la recherche, au moyen du théorème des travaux virtuels ou du théorème de réciprocité de
Maxwell-Betti, selon que la structure est isostatique ou hyperstatique, constitue souvent une
méthode élégante et rapide de calcul de la structure.
Ces structures, le plus fréquemment rencontrées dans les ouvrages d’art, comprennent :
— les poutres droites isostatiques : poutres sur appuis simples, poutres consoles et poutres
cantilevers ;
— les poutres droites hyperstatiques : poutres droites soumises à des liaisons diverses à
leurs extrémités, poutres continues et poutres droites reposant sur des appuis élastiques infi-
niment rapprochés ;
— les poutres courbes isostatiques : arcs à trois articulations ;
— les poutres courbes hyperstatiques : arcs à deux articulations, arcs à une articulation et
arcs encastrés ;
— les poutres bow-strings et les poutres à béquilles ;
— les structures réticulées isostatiques et hyperstatiques ;
— les portiques multiples pour lesquels deux méthodes de calcul sont données : la
méthode des rotations et la méthode de relaxation.
Le troisième article, Structures élastiques planes chargées normalement à leur plan
[C 2 020], étudie les structures composées de poutres dont les fibres moyennes sont

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contenues dans un même plan coupant toute section d’une poutre de la structure suivant un
axe central d’inertie de cette section. Les ponts courbes constituent un exemple de telles
structures.
Le quatrième article, Réseaux de poutres croisées [C 2 025], est consacré à l’étude des
structures composées de deux ensembles de poutres parallèles identiques ayant une faible
résistance à la torsion ; toute poutre du premier ensemble est orthogonale à toute poutre du
second ensemble, et les poutres sont liées en leurs points de croisement. Un pont à poutres
multiples sous chaussée solidarisées par des entretoises est un exemple de réseau de poutres
croisées.
Le cinquième article, Méthodes de calcul des structures élastiques composées de
poutres [C 2 030], expose les principales méthodes de calcul :
— application des méthodes générales étudiées dans la rubrique Calcul des structures du
traité Sciences fondamentales aux structures à plan moyen composées de poutres droites,
aux structures planes composées de poutres droites chargées normalement à leur plan
(réseaux de poutres droites dans le cas le plus général), et aux structures composées de pou-
tres quelconques planes ou gauches ;
— méthode des matrices transfert ;
— méthode de calcul des structures hyperstatiques d’ordre infini, consistant à résoudre, par
approximations successives, une équation intégrale de Fredholm ; un exemple de structure
hyperstatique d’ordre infini est fourni par une poutre droite de section quelconque reposant
sur des appuis élastiques infiniment rapprochés.
Le sixième article, Structures non linéairement élastiques [C 2 035], concerne les struc-
tures pour lesquelles il n’est pas possible, sans commettre des erreurs inadmissibles, de
négliger les déplacements pour écrire les équations d’équilibre. Deux exemples de telles
structures sont donnés par les ponts suspendus classiques à câbles paraboliques, et par les
ponts suspendus à haubans ; en effet, lorsque les haubans sont longs, leur allongement est
la somme de l’allongement élastique et de l’allongement géométrique résultant de la modifi-
cation de la figure d’équilibre des haubans.
Le septième article, Stabilité de l’équilibre élastique [C 2 040], est consacré à l’étude des
phénomènes d’instabilité : flambement des poutres droites comprimées ; flambement des
arcs soumis à des sollicitations extérieures diverses, déversement latéral des poutres droites
sous l’action des charges verticales. Rappelons que le voilement des plaques minces a été
étudié dans l’article Plaques minces élastiques [A 310] du traité Sciences fondamentales.
Le huitième article, Vibrations des poutres [C 2 045], est relatif aux vibrations
longitudinales, aux vibrations de torsion et aux vibrations transversales des poutres droites
(vibrations naturelles et vibrations forcées).
Le neuvième article, Plasticité appliquée au calcul des structures [C 2 050], montre
comment on peut appliquer les théorèmes généraux exposés dans l’article Théorie de la plas-
ticité [A 350] du traité Sciences fondamentales aux structures composées de poutres. Cet arti-
cle traite :
— du critère de plasticité exprimant qu’une section d’une poutre est en équilibre limite ;
— du comportement élastoplastique d’une structure réticulée et d’une structure à plan
moyen ;
— du calcul des charges limites que peut supporter une structure par la méthode statique
et par la méthode cinématique ;
— de l’application du théorème général de l’adaptation.
Enfin le dixième article, Fluage et relaxation du béton [C 2 055], s’applique principale-
ment aux structures en béton précontraint. L’état d’équilibre élastique initial de telles structu-
res, immédiatement après leur construction, peut évoluer dans le temps par suite du fluage
du béton et tendre vers un état d’équilibre final qui peut être assez différent de l’état d’équi-
libre initial. Il est indispensable de tenir compte de cette évolution de l’état d’équilibre pour
éviter des désordres graves dans les structures en béton précontraint. La théorie du fluage
permet également de prévoir les déformations différées des ouvrages.

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