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FORMATION PROFESSIONNALISANTE PRO/GRE‐4    GROUPE 1 

Reservoir Engineering 
Drive Mechanisms

Boumerdès – 07‐ 11 juin 2015 – Jean‐Pascal DEJEAN 
Mécanismes de drainage
Récupération primaire

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015

Objectifs d’apprentissage

1. Connaître et comprendre les principaux mécanismes de drainage


naturel impliqués dans la production d’un réservoir

2. Pouvoir effectuer des calculs de bilan matière simples


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Sommaire
A. Introduction à la Récupération Primaire

B. Principes du Bilan Matière

C. Réservoirs d'huile sous‐saturée

D. Drainage par expansion du gaz dissous

E. Drainage par expansion de dôme de gaz

F. Drainage par expansion d’aquifère

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G. Bilan matière généralisé pour un champ pétrolier

H. Champs à gaz
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A – Introduction à la récupération 
primaire
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Mécanismes de drainage

Récupération classique
RÉCUPÉRATION PRIMAIRE

DRAINAGE NATUREL GAS LIFT / FORAGE HORIZONTAL

INJECTION D’EAU RÉCUPÉRATION PRIMAIRE

INJECTION DE GAZ MAINTIEN DE PRESSION
EFFICACITÉ DE BALAYAGE
RECYCLAGE DE GAZ

Récupération assistée
RÉCUPÉRATION TERTIAIRE

THERMIQUE GAZ CHIMIQUE

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• Polymères
• Injection de vapeur • Hydrocarbures miscibles
• Surfactants
• Combustion in situ • CO2
• Alcalins Surfactants 
• N2 Polymères (ASP)

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Introduction à la récupération primaire
Définition

 La récupération primaire est la récupération obtenue grâce à


l’énergie naturelle du système réservoir

 L’énergie est naturellement présente dans le réservoir sous forme


de :
• pression
• gaz dissous

 Il faut comprendre / évaluer les mécanismes de production


primaire le plus tôt possible dans l’histoire du champ
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Introduction à la récupération primaire
Mécanismes de drainage par récupération primaire

 Il existe quatre mécanismes de drainage naturels principaux


divisés en deux groupes :
• drainage par expansion des fluides réservoir
• drainage par expansion d'aquifère

 Drainage par expansion des fluides réservoir : le réservoir est peu


étendu et n’est pas en contact avec un aquifère actif
• drainage par expansion monophasique du fluide réservoir et
réduction du volume des pores
• drainage par expansion du gaz dissous
• drainage par expansion du dôme de gaz (gas‐cap)

Drainage par expansion d'aquifère : le réservoir est en contact

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avec un aquifère actif étendu assurant le maintien en pression

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Introduction à la récupération primaire
Coefficient de récupération

 Accumulation : huile ou gaz initialement en place

 Réserves : huile ou gaz récupérable

Réserves = Accumulation x Rf %

 Rf : coefficient de récupération
• 5 % < R < 60 % pour les champs à huile (selon le mécanisme de
récupération)
• 50 % < R < 95 % pour les champs à gaz
 Les réserves sont liées à un modèle géologique, à un modèle
dynamique et à un scénario de développement, avec en outre des
considérations économiques, juridiques et contractuelles
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 Les accumulations (OOIP, OGIP or HIIP) et les réserves sont


exprimées en CONDITIONS DE SURFACE (STANDARD)
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Introduction à la récupération primaire
Méthodes de calcul des prévisions de production / réserves

 MÉTHODES SIMPLIFIÉES
• bilan matière (modèle à cellule unique)
• lois de déclin

 MÉTHODES MODERNES
• modèles numériques (permettent de tenir compte des
hétérogénéités)

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Introduction à la récupération primaire
Bilan matière vs. simulation numérique

Le modèle géologique n’est pas nécessaire Le modèle géologique est nécessaire
• Données de production • Données de production
• Données de pression • Propriétés pétrophysiques
• Données PVT • Données PVT

Bilan 
matière
Volume d'hydrocarbures en place
Mécanisme de Drainage
Volume d'hydrocarbures en place
Mécanisme de Drainage Simulations

Valeurs de pression
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Valeurs de saturation

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Introduction à la récupération primaire

Points essentiels à retenir

 La récupération primaire correspond aux mécanismes de drainage naturel qui


peuvent être classés en deux groupes :

• Drainage par expansion des fluides de réservoir : le réservoir est peu


étendu et il n’y a pas d’aquifère actif
− expansion monophasique du fluide réservoir et réduction du volume
des pores
− drainage par expansion du gaz dissous
− drainage par expansion du dôme de gaz (gas‐cap)

• Drainage par expansion d'aquifère : le réservoir est en contact avec un


grand aquifère actif qui assure le maintien en pression du réservoir

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 L’étude de ces mécanismes de drainage permet d’obtenir les équations de bilan
matière, qui constituent un outil de base permettant aux ingénieurs d’analyser
la performance et le comportement du réservoir.

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B – Principes du bilan matière
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Principes du bilan matière

Conditions initiales Après la mise en production de l’huile
Producteur
Producteur
gaz gaz
expansion du dôme de gaz
volume de gaz libéré
huile
huile
expansion de l’eau interstitielle/compaction des roches
entrée d’eau
eau eau

Pi, Boi, Bgi, Rsi P, Bo, Bg, Rs
• En supposant que le volume poreux du réservoir est entièrement rempli de
fluides
• En conditions réservoir :
Vol. initial des fluides = vol. de fluides restant + variation du volume des
pores + volume des fluides injectés ou entrés
ou
Volume net de fluides soutirés (soutirage ‐ injection) = vol. expansé des

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fluides dans le système + vol. cumulé des entrées d’eau
• Équation de continuité pour le réservoir / partie de réservoir pendant un
intervalle de temps fini
=> c’est le modèle de simulation de réservoir le plus simple (1 cellule !)
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Principes du bilan matière
Accumulation, production et injection

 Évaluation de l’accumulation (à comparer aux méthodes


volumétriques)
HUILE GAZ EAU
Accumulation N G W

Production  NP GP WP
cumulée
Injection  Gi Wi
cumulée
Tous les volumes sont indiqués en conditions standard

 Il faut connaître les Facteurs Volumétriques de Formation pour


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convertir les volumes des conditions de surface en conditions de


réservoir

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Principes du bilan matière
Volumes de fluides avant la mise en production

Volumes en 
conditions surface
SCF STB standard m3,
N STB
(m3 standard)
G W STB standard barrels 
(non compris 
(barils standard)
dans les réserves)
ou SCF standard cubic feet
(pieds cubes standard)

G • B gci
Subsurface Volumes 
Volumes en conditions de fond

Reservoir barrels / m3 
N • B oi W • B wi (barils / m3 dans le réservoir)

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Principes du bilan matière
Volumes de fluide après production

SCF STB STB


N
Gpc W
G Np Wp Volumes en conditions 
surface
PV (standard m3, stb or scf)

(G ‐ G pc ) B gc
Expansion /
Volumes en conditions 
Compaction WBw
(N ‐ Np ) B o fond 
Gs B gs
(réservoir m3 / barils)
Wp Bw
We
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Gaz dissous libéré
Entrées d’eau (provenance externe)

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Principes du bilan matière
Rappel des données PVT

Évolution des principales caractéristiques du réservoir avec la pression

Bo
Rs Bo
o
Rs

o

PRESSION INITIALE

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POINT DE BULLE DU RÉSERVOIR

PRESSION

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Principes du bilan matière
Enveloppe de phase d’un mélange
Réservoirs de gaz avec 
condensation 

Réservoirs d'huile avec Réservoirs de gaz sans 
rétrograde

gaz dissous condensation rétrograde
Pression

① ② ④
Cricondenbar
Pcc


Pc Point critique

Cricondentherme
Liquide + gas
Zone ① : pas ou peu de contribution 
Gaz sec des gaz dissous
100 % Zone ② : contribution sensible des gaz 
75 %
50 % dissous
30 %
20 % Zone ③ : rétrograde avec condensation 
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10 % de liquide dans le réservoir
5 %
0 % Zone ④ : gaz sec ou humide

Tc Tcc T
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Principes du bilan matière
Enveloppe de phase d’un mélange
En savoir plus
 Zone rétrograde en pression : à pression constante, on détermine deux points de bulle, normal et rétrograde, à
deux T différentes pour la même pression. Entre les deux températures il y a une zone diphasique.
 Zone rétrograde en température : à T constante, on détermine deux points de rosée, normal et rétrograde, à
deux P différentes pour la même température. Entre les deux pressions il y a une zone diphasique

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Principes du bilan matière
Expansion des fluides – compressibilité

 La compressibilité est la variation relative de volume d’un corps


donné (gaz, liquide, solide) lorsqu’il est soumis à une variation de
pression

 Quelques valeurs typiques de compressibilité :


 co = 0.7 à 3.0 x 10‐4 bar ‐1 (au‐dessus du point de bulle)
 cw = 0.4 à 0.7 x 10‐4 bar ‐1
 cp = 0.3 à 1.5 x 10‐4 bar ‐1
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 cg = 7.0 à 145 x 10‐4 bar ‐1

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Principes du bilan matière
Rapport entre co et Bo

 Par définition, est la variation fractionnaire d’un volume


d’huile pour une variation de pression d’une unité. On peut aussi
l’exprimer en fonction de la variation de

⁄ /

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Principes du bilan matière
Pression dans le réservoir
Pression (psia)
 Pression totale
Pressure in the reservoir
La pression “totale” est la somme de la pression
ENFOUISSEMENT
“fluide” (ou pression de pore) et de la pression
“grain” (pression de la matrice) Profondeur
ft

Pression totale

Surpression

Sous‐pression Pression
Le gradient de OP est environ 2.5 bar/m ou 1 Hydrostatique
normale
psi/ft
 Pression “fluide”
La pression “fluide” ou pression de pore est la
pression agissant sur les fluides (eau, huile, gaz)
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piégés dans les pores de la formation


Le gradient de FP est environ 0.1 bar/m ou 0.45
psi/ft
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Principes du bilan matière
Régimes de pression

 Trois types de régimes de pression


• Pression hydrostatique normale : pression correspondant au poids
d’une colonne verticale d’eau depuis la surface
• Sous‐pression ou pression sous‐normale : pression inférieure à la
pression hydrostatique normale
• Surpression : pression supérieure à la pression hydrostatique
normale
 Surpression
• Peut être causé par des phénomènes de compaction, soulèvement
de la formation, faillage, repressurisation, génération
d’hydrocarbure, déposition massive d’évaporites, etc.
• Nécessite que le réservoir soit isolé des couches environnantes =>

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plusieurs régimes peuvent exister si le réservoir est compartimenté
 La surpression joue un rôle important dans les phénomènes de
compressibilité et une possible rupture de la roche réservoir
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Principes de bilan matière

Points‐clés à retenir

 L’équation du bilan matière représente l’équation de continuité du


réservoir / d’une partie du réservoir en question pendant un intervalle
de temps fini

 On l’exprime généralement par des équations de conservation de


volume en conditions réservoir

 Puisque les accumulations et les volumes produits sont exprimés en


conditions de surface, il faut connaître les propriétés des fluides telles
que les Facteurs Volumétriques de Formation afin d’effectuer la
conversion
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 Les effets de la compressibilité sont très importants puisqu’ils sont à la


base de la conservation du volume : expansion de l’huile, expansion du
gaz, expansion de l’eau interstitielle et réduction du volume des pores
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C ‐ Déplétion naturelle – Huile sous‐
saturée

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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée
Principe général

 En supposant qu’il n’y a pas d'entrées d'eau, la chute de pression du


réservoir entraîne l’expansion des fluides et la diminution du volume
des pores, et donc le déplacement des fluides
 La déplétion naturelle peut concerner aussi bien les réservoirs à
huile que les réservoirs à gaz et à condensats
 Dans le cas d’un réservoir à huile sous‐saturée :
Volume produit = augmentation du volume d’huile
+ augmentation du volume d’eau
+ diminution du volume des pores
 Performance typique d’un réservoir :
• La pression du réservoir diminue rapidement tandis que le GOR reste
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constant
• Les variations de volumes sont directement liées aux compressibilités qui
sont généralement assez faibles ; le coefficient de récupération attendu
est donc faible
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Déplétion naturelle ‐ huile sous‐saturée
Équation de bilan matière ‐ forme simplifiée

 Considérant qu’il n’y a pas d’entrée d’eau, pas de dôme de gaz et pas
de libération de gaz dissous et en négligeant la compressibilité du
volume des pores et des fluides.

 On peut dire que le volume occupé par l’huile demeure constant :


volume d’huile prestant = volume d’huile initial

⁄ ⁄

 Il faut toutefois tenir compte des compressibilités pour une


meilleure estimation du facteur de récupération

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Déplétion naturelle ‐ huile sous‐saturée
Équation de bilan matière ‐ forme complète

 Considérant qu’il n’y a pas d’entrée d’eau, pas de dôme de gaz et


pas de libération de gaz dissous :
Volume produit = Augmentation du volume d’huile
+ Augmentation du volume d’eau
+ Diminution du volume des pores

 Pour une chute de pression de à avec (huile


sous‐saturée) :
• Volume d’huile produit ∙
• Augmentation du volume d’huile ∙ ∙ ∙∆
• Augmentation du volume d’eau intertitielle ∙ ∙ ∙∆
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• Réduction du volume poreux ∙ ∙∆

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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée
Coefficient de récupération

 Avec introduction de la compressibilité équivalente :

 L’équation de bilan matière s’écrit :



a


 Facteur de récupération :
 Les compressibilités de l’huile, de l’eau et du volume poreux étant

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généralement très faibles, le facteur de récupération prévu est
faible.

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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée
Utilisation de l’équation de bilan matière

 Première utilisation :
• Connaissant , ∆ et les propriétés des fluides, calculer et
• En général, % conduisant à un schéma de récupération secondaire
(injection d’eau par exemple)
 Deuxième utilisation :
• Connaissant et ∆ (d’après l’historique de production), calculer
l’accumulation et la comparer à l’estimation volumétrique
• Si on observe que augmente avec le temps, cela signifie que la chute de
pression effective est inférieure à la chute de pression mesurée => on peut
penser qu’il y a un maintien de pression dû à un aquifère actif
• Si on observe que est très inférieur à l’estimation faite d’après les études
volumétriques, cela signifie que seule une partie du réservoir est drainé
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(compartimentage) => on peut envisager un développement


complémentaire (nouveaux puits)

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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée
Compaction

 Durant la déplétion naturelle (maintien de pression faible ou nul),


la pression fluide décroit => la pression grain augmente et le
volume poreux diminue en fonction de la compressibilité :



 Compressibilité du volume poreux et compressibilité de la roche
• La compressibilité de la roche est mesurée en laboratoire (à partir
des SCAL) et est définie par :
∆ ∆
∙ ∙
∆ ∆
• Comme ∆ ∆ on a :
⁄∅

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• Généralement ≅ ∙ mais, pour certains
réservoirs, peut être très supérieure et la compaction devient un
mécanisme de production significatif avec jusqu’à 20%
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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée
Compaction ‐ 2

 Généralement, les forts sont associés à des surpressions ou à de


fortes porosités
• Le mécanisme de déplétion naturelle conduit à une réduction de pression
de fluide FP et à une réduction de la porosité (du fait de l’effondrement de
la formation) et donc une augmentation de

 La compaction est souvent associée avec de la subsidence en surface

 Exemple de compaction : Ekofisk


• Champ offshore géant en Mer du Nord norvégienne ; intervalle de craie
fracturée situé à environ 10000 ft SS avec une hauteur utile d’environ 1000
ft à la crête ; ≅
• Surpression d’environ 2000 psi avec une porosité élevée : 25 à 48% => la
compressibilité du volume poreux est passée de ∙ jusqu’à
100∙ fournissant 30% de l’énergie totale
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• Premier puits en 1969 ; production “full field” en 1974 ; en 1984, la


subsidence du fond de la mer était de 10 ft => surélèvement de la plate‐
forme de 20 ft
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Ekofisk Subsidence

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Ekofisk Subsidence

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Symboles et Unités

Symbols UNITS
US units metric
µg Gas viscosity cp cp
µo Oil viscosity cp cp

Bg Gas formation volume factor at pressure P Bbl/Mscf ratio


Bgi Initial gas formation volume factor Bbl/Mscf ratio

Bo Oil formation volume factor at pressure P Bbl/bbl ratio


Boi Initial oil formation volume factor Bbl/bbl ratio

Bt Total hydrocarbon formation volume factor Bbl/bbl ratio


Bti Initial total hydrocarbon formation volume factor Bbl/bbl ratio

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Symboles et Unités ‐ 2

co Oil compressibility psi-1 bar-1


cp Pore compressibility (cf) psi-1 bar-1
cw Water compressibility psi-1 bar-1

P Pressure psi bar


Pb Bubble point pressure psi bar
Pi Initial pressure psi bar

Rl Liberated gas scf/bbl m 3 /m 3


Rs Solution gas at pressure P scf/bbl m 3 /m 3
Rsi Initial gas in solution at Pi scf/bbl m 3 /m 3

1 bbl = 5.615 cuft 1 bar = 14.5 psi


1 bbl = 0.159 m 3

Pstd = 14.7 psia Tstd = 60 °F


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Pstd = 1.01325 barsa Tstd = 15 °C

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Déplétion naturelle – huile sous‐saturée

Points essentiels à retenir

 La déplétion naturelle des réservoirs d'huile sous‐saturée est le


mécanisme de drainage le plus simple
 Il est basé sur l’expansion du volume d’huile et d’eau interstitielle et
la diminution du volume des pores sous l’effet de la chute de
pression du réservoir
 Étant donné les faibles compressibilités, le (coefficient de
récupération) attendu est faible, normalement de l’ordre de 5 %
 La déplétion naturelle fournit cependant des renseignements
importants sur le réservoir, par exemple la présence d’un aquifère
actif
 Par ailleurs, dans certains cas, la compressibilité du volume de pore
peut être élevée et donner lieu à un intéressant, en général de

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l’ordre de 20 %, grâce à la compaction du réservoir ; mais ce
mécanisme de drainage peut entraîner une subsidence en surface

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D – Drainage par expansion du gaz 
dissous
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Drainage par expansion des gaz dissous
Principes généraux

 Déplacement de l’huile par expansion du gaz dissous libéré alors que la


pression du réservoir chute sous la pression de bulle
• Alors que la pression diminue, davantage de gaz dissous est libéré
• Le débit de gaz augmente et le débit d’huile diminue sous l’effet de
l’augmentation de la saturation en gaz du réservoir et de l’évolution
défavorable des perméabilités relatives mais le global augmente

 Performance typique d’un réservoir :


• Les réservoirs à expansion des gaz dissous présentent en général une
chute rapide de la pression et donc une chute rapide de la production
• Le GOR augmente rapidement par rapport à la valeur initiale jusqu’à une
valeur maximale, avant de chuter rapidement.
• Le est généralement faible, normalement entre 5 et 25 %

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 Les effets liés à la compressibilité des fluides et des pores sont
négligeables par rapport à l’expansion du gaz libéré => on considère que
le volume de pore est constant
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Drainage par expansion des gaz dissous
Prod. Prod. Prod.

O+G+W
Swirr 100 %/Sw
XW W

• Pas d’entrées d’eau ‐


• Volume de pore = constante = volume d’huile + volume d’eau
+ volume de gaz libéré
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• À : , ; à : , ,

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Drainage par expansion des gaz dissous
Équation de bilan matière 

 Bilan matière
Volume d’huile initial = Volume d’huile restant à la pression
+ Volume de gaz dissous libéré
En prenant en compte les valeurs de et

Performances

est la pression correspondant 
à la saturation critique en gaz 
Si  le gaz ne s’écoule pas
est généralement égale à 5 % 

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mais peut atteindre 10 % pour les 
carbonates vacuolaires

/
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 41

Drainage par expansion des gaz dissous
Données PVT

Évolution des principales caractéristiques
de l’huile de réservoir avec la pression

PRESSION INITIALE 
DU RÉSERVOIR
POINT DE BULLE
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Drainage par expansion des gaz dissous
Facteur volumétrique de formation

FVF (facteur volumétrique de formation – B) variation avec la


FVF pression

Bt

Gaz
libre
Bo

Bo

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1.0
Pression

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Drainage par expansion des gaz dissous
Coefficient de récupération

 En supposant qu’il n’y a pas de dôme de gaz et pas d’entrées


d’eau
 On introduit un nouveau terme : le GOR moyen noté
⁄ ou
 L’équation de bilan matière peut s’écrire :

production expansion de l’huile expansion du gaz


dissous
 Le facteur de récupération peut donc s’exprimer par :
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Drainage par expansion des gaz dissous
Coefficient de récupération

 En définissant la pression finale, on peut obtenir , , et


Np/N
30 %

10 %
Rp

 Si est élevé, est faible, tandis que si est faible, est élevé =>
il faut maintenir le gaz dans le réservoir aussi longtemps que possible et

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si possible produire à faible débit

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Drainage par expansion des gaz dissous
Effets néfastes du drainage par gaz dissous 

 Autres effets néfastes de l’augmentation


de la saturation en gaz :
• La libération du gaz dissous a pour effet
d’augmenter la viscosité de l’huile, ce qui
entraîne une réduction du débit et de la
production d’huile
Saturation liquide
• L’augmentation de la saturation en gaz a
pour effet de diminuer la perméabilité
Perméabilité relative

relative à l’huile, ce qui entraîne


également une réduction du débit et de
la production d’huile
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Saturation en gaz

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Drainage par expansion des gaz dissous

Points essentiels à retenir

 L’huile se déplace grâce à l’expansion du gaz dissous libéré dans le


réservoir au fur et à mesure que la pression chute en‐dessous de la
pression de point de bulle
 Les réservoirs produits par expansion des gaz dissous présentent en
général une chute rapide de la pression du réservoir et, par
conséquent, une diminution rapide de la production d’huile, tandis
que le GOR augmente rapidement par rapport à la valeur initiale
jusqu’à une valeur maximale, avant de chuter rapidement.
 Le coefficient de récupération est généralement faible, normalement
dans une fourchette de 5 à 25 %
 Le coefficient de récupération est inversement proportionnel au GOR
moyen ; il faut donc maintenir le gaz dans le réservoir aussi

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longtemps que possible et produire lentement si possible

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E ‐ Drainage par expansion de dôme de 
gaz
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Drainage par expansion de dôme de gaz
Principes généraux

 La chute de pression associée à la production d’huile permet au dôme


de gaz de se dilater et de fournir une énergie supplémentaire pour la
production
• Pour être efficace il faut un grand dôme de gaz (gas cap initial ou
secondaire formé par le gaz dissous libéré) ; la pression initiale dans la
colonne d’huile au niveau du contact gaz‐huile (GOC) est égale à la
pression de point de bulle
• Pour qu’un dôme de gaz secondaire se forme, il faut des perméabilités
verticales élevées associées à un réservoir relativement homogène
 Performance du réservoir :
• Un mécanisme de drainage par expansion du dôme de gaz efficace
présente normalement une lente diminution de la pression du réservoir et
une lente diminution de la production d’huile tandis que le GOR augmente
lentement et progressivement

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• Le est généralement supérieur à celui des réservoirs produits par
drainage des gaz dissous, jusqu’à 40 %, et dépend dans une large mesure
des perméabilités verticales
• Attention à ne pas produire le gas cap
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Drainage par expansion de dôme de gaz
Expansion du dôme de gaz

• Une production lente permet au gaz dissous libéré de remonter jusqu’au


dôme de gaz (et de former éventuellement un dôme de gaz secondaire), ce
qui évite la formation de cônes
• La formation de cônes est due à la plus grande mobilité du gaz et de l’eau
par rapport à l’huile
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− formation de cônes de gaz : quasi impossible de s’en débarrasser => il faut


perforer la partie inférieure (utiliser l’outil de diagraphie Neutron Behind
Casing pour localiser le GOC)
− formation de cônes d'eau : il est toujours possible de réduire le débit d’eau en
réduisant le débit de production
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Drainage par expansion de dôme de gaz
Efficacité du drainage par expansion du gaz libre

 Conditions pour un drainage par expansion du gaz libre efficace :


• Grand gas cap (volume du gas cap par rapport au volume de la zone à
huile)
• Réservoir homogène continu
• Bon contact / communication entre le gisement de pétrole et le dôme de
gaz
• Géométrie
• Bonnes caractéristiques de ségrégation gravitaire
− zone à huile épaisse – angle de pendage élevé
− Perméabilité élevée – en particulier perméabilité verticale
− Faible viscosité de l’huile
− Faibles débit de production

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Drainage par expansion de dôme de gaz
Équation du bilan matière 

 Bilan matière
• En ajoutant l’expansion du gas cap à l’équation du gaz dissous (pas
d’aquifère – on néglige la compressibilité de l’eau et des pores)
• On introduit = volume de la zone à gaz / volume de la zone à
huile :

• Par conséquent
⁄ @ et ⁄ @ ≪
• Par conséquent, l’expansion du dôme de gaz est donnée par :

⁄ ⁄
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• L’équation de bilan matière finale est donnée par :


RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 52
Drainage par expansion de dôme de gaz
Équation de bilan matière ‐2

 L’équation précédente est complexe et ne donne pas une vision claire


des principes impliqués dans ce mécanisme de drainage.

 Cependant, en raison de l’expansion du dôme de gaz, la chute de


pression est moins importante que dans le cas du drainage par
expansion des gaz dissous et la récupération d’huile est plus importante

 Si on tient compte de la compressibilité de l’eau et du volume poreux,


l’équation finale s’écrit :

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Drainage par expansion de dôme de gaz

Points essentiels à retenir

 Ce mécanisme de drainage est lié à l’expansion du gaz libre sous


l’effet de la diminution de la pression associée à la production d’huile
 Pour être efficace il faut un grand dôme de gaz (dôme de gaz initial
ou secondaire formé par le gaz dissous)
 Un mécanisme de drainage par expansion de dôme de gaz efficace
présente normalement une diminution lente de la pression du
réservoir et une diminution lente de la production d’huile tandis que
le GOR augmente lentement et progressivement
 Le est généralement supérieur à celui des réservoirs produits par
drainage des gaz dissous, de l’ordre de 20‐40 % en général, et dépend
beaucoup des perméabilités verticales
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 Attention à ne pas produire le gas cap et à éviter la formation de


cône de gaz

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F – Water drive
Drainage par expansion d'aquifère

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Water drive
Principes généraux

 La source d’énergie primaire est fournie par un afflux d’eau (provenant


d’un aquifère adjacent) dans le réservoir, ce qui entraîne un maintien
de la pression.
 En général, l’énergie nécessaire à ce déplacement d’eau provient de la
diminution du volume des pores et de l’expansion du volume d’eau
dans l’aquifère
 L’efficacité du water drive dépend des propriétés de l’aquifère et non
du réservoir ; les deux paramètres principaux sont la transmissibilité de
l’aquifère (c’est‐à‐dire le produit perméabilité x épaisseur) sur les
temps courts et la taille de l’aquifère sur les temps longs
 Le débit total de fluide demeure généralement constant ; par ailleurs, si
la pression du réservoir se maintient au‐dessus du point de bulle, le
GOR demeure constant tandis que le WOR (rapport eau/huile)
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augmente régulièrement
 Le taux de récupération d’huile peut atteindre 40 à 60 %.
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Water drive
Types d’aquifères

 Niveau de maintien de pression:


• Active water drive : maintien quasi
parfait
• Partial water drive : maintien partiel
• Limited water drive : maintien limité

 Active Water Drive


• Correspond à un aquifère très actif avec entrée d’eau donnant lieu à un
water drive très efficace
• Les entrées d’eau peuvent égaler le débit de production total du
réservoir

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• En général il s’agit d’aquifères reliés à la surface ou d’aquifères liés à
des socles montagneux => aquifères « infinis »

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Water drive
Aquifères infinis / finis

 Il n’existe pas dans la nature de formations géologiques de taille


infinie

 Les aquifères « infinis » sont des formations dans lesquelles les


variations de pression au niveau du contact eau/huile (WOC)
n’atteignent jamais la limite externe de l’aquifère
• La pression à la limite externe de l’aquifère demeure constante et
égale à la pression initiale à l’interface aquifère/réservoir (WOC)

 Les aquifères « finis » sont des formations dans lesquelles les


variations de pression au niveau du contact eau/huile (WOC)
finissent par atteindre la limite externe de l’aquifère qui est donc
affectée par l'entrée d'eau dans le réservoir
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• La pression à la limite externe de l’aquifère varie dans le temps

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Water drive
Types de géométries d’aquifère

 Radial bottom‐water drive


• Ecoulement radial depuis une grande
surface de contact située sous le réservoir
• Ecoulement vertical significatif : le
paramètre directeur est

 Radial edge‐water drive


• Ecoulement radial depuis un côté du
réservoir
• Pas d’écoulement vertical significatif: le
paramètre directeur est

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 Linear edge‐water drive
• Ecoulement linéaire depuis un côté du
réservoir avec une section constante
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Water drive
Équation de bilan matière 

 Bilan matière :
• Pour une chute de pression de à après une production
• En supposant que ≫ (pour simplifier)
Production d’huile = Expansion du volume d’huile
+ Expansion du volume d’eau interstitielle
+ Diminution du volume de pore
+ Expansion de l’aquifère => entrée d’eau
‐ Production d’eau => production d’eau

• En supposant une production d’eau nulle, le facteur de récupération est


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• Dans tous les cas, il faut avoir un modèle d’entrée d’eau pour calculer

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 60


Water drive
Modèles d'entrée d'eau

 Modèles d'entrées d'eau


• Modèle d’aquifère en pot
• Modèle stationnaire de Schilthuis
• Modèle stationnaire modifié de Hurst
• Modèle transitoire de Hurst et Van Everdingen
− radial latéral ‐ drainage par expansion d'aquifère
− radial sous‐jacent ‐ drainage par expansion d'aquifère
− latéral linéaire ‐ drainage par expansion d'aquifère
• Modèle transitoire de Carter‐Tracy
• Méthode de Fetkovitch
− Aquifère radial
− Aquifère linéaire

Les calculs d'entrées d'eau sont généralement très incertains car les

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caractéristiques des aquifères sont mal connues ; leur estimation,
indirecte, dépend largement des historiques des données de production

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 61

Water drive
Modèle pot aquifer

 Modèle pot aquifer


• La chute de pression résultant de la production du réservoir entraîne une
expansion de l’aquifère et une venue d’eau dans le réservoir.
• L’équation de bilan matière correspondante est la suivante :
∆ ∙ ∙
où Wi est le volume initial d’eau dans l’aquifère
ct est la compressibilité totale de l’aquifère
Pi est la pression initiale de l’aquifère / réservoir
r P est la pression actuelle du réservoir (au niveau du WOC ou du GWC)
e
f est l’angle d’entrée partiel
• Ce modèle n’est valable que pour les petits aquifères ( ) où la
chute de pression à la frontière aquifère/réservoir se transmet quasi
instantanément à l’ensemble de l’aquifère.
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• Pour les grands aquifères, on a besoin d’une équation prenant en compte


le temps : l’aquifère a besoin d’un certain délai avant de réagir à la
variation de pression dans le réservoir
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Water drive
Modèle instationnaire de Hurst et Van Everdingen

 Les équations d’écoulement de l’eau de l’aquifère dans le réservoir sont


dérivées de l’équation d’écoulement de l’huile du réservoir dans le puits
• Dans ce dernier cas, la solution en pression s’écrit :

où est la pression adimensionnelle correspondant au cas


du débit terminal constant
• Pour déterminer l’entrée d’eau, il est plus intéressant de calculer le débit
d’entrée
• Hurst et Van Everdingen ont résolu l’équation de diffusivité radiale pour le
système réservoir‐aquifère et en ont déduit la solution en débit pour le cas
de la pression terminale constante :

où est le débit d’entrée adimensionnel évalué à

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• décrit la variation de débit de à sous l’effet d’une chute de
pression appliquée à la limite extérieure du réservoir à l’instant

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Water drive
Modèle HVE – Solution pour le edge‐water drive

 On exprime généralement la solution en termes d’entrées


cumulées en intégrant l’équation précédente

 La solution HVE s’écrit donc :


avec
∆ ²

²
avec

 En général :
²∙∆ ∙ ∙∆ ∙ ,

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² est la constant de l’aquifère


est l’entrée d’eau adimensionnelle, qui est donnée par des
tables fonction de et
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 64
Water drive
Modèle HVE – Solution pour le radial edge‐water drive

• Constante d’aquifère
² unités Darcy (cc/atm)
Aquifère

. ² unités champ (bbl/psi)

• Temps adimensionnel
unités Darcy (t‐secondes)
²

unités champ
²
avec . t‐heures
. t‐jours

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. t‐années

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Water drive
Modèle HVE – Utilisation pratique

 L’équation ci‐dessus exprime le flux d’entrée d’eau sous l’effet


d’une chute de pression instantanée à la limite réservoir/aquifère.

 En pratique, on observe une diminution continue de la pression à


cette limite
• Dans ce cas, la solution consiste à approcher le déclin continu de
pression par une série de paliers de pression discrets
• Puis on peut calculer, pour chaque palier le flux d’entrée d’eau
correspondant en utilisant l’équation ci‐dessus.
• On obtient le flux d’entrée d’eau cumulé final par la superposition
de tous les flux d’entrée d’eau en fonction du temps

, , ∆
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Water drive
Modèle HVE – Méthode de résolution pratique

 Procédure de résolution du modèle HVE


• Calculer ⁄ et
• Discrétiser l’historique de pression
• Pour chaque intervalle de temps
− pour chaque palier de pression
− calculer la valeur correspondante du
temps adimensionnel
− calculer la valeur correspondante de
d’après les tableaux et/ou courbes
− additionner la contribution de chaque
chute de pression et trouver la valeur
correspondante de l’entrée d’eau =>
la méthode HVE est une méthode de
superposition additive

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Water drive
Modèle HVE – Solution pour le cas “radial bottom‐water drive”

 La solution HVE de l’équation de diffusivité est considérée comme le


meilleur modèle d’aquifère à ce mais n’est pas adapté au cas “bottom‐
water drive” car elle ne prend pas en compte les entrées verticales
• Coats a introduit un modèle (1962) prenant en compte les écoulements
verticaux via un nouveau paramètre, le rapport de perméabilité :

• Une solution générale a été dérivée par Allard & Chen (1988) très similaire
à celle de Hurst & Van Everdingen:
²∙∆ ∙ , ∙∆ ∙ , ,

où est la distance verticale adimensionnelle


• La solution finale est de la même nature :

, , , ∆
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Les valeurs de , , sont tabulées et diffèrent de celles utilisées


par la solution de HVE pour le edge‐water drive

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Water drive
Modèle HVE – Solution pour le cas “edge‐water drive linear”

• Constant de l’aquifère
unités Darcy (cc/atm)

. unités champ (bbl/psi)

• Temps adimensionnel
unités Darcy (t‐secondes)
²

unités champ
²
with . t‐heures
. t‐jours
. t‐années

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est une fonction de la taille de l’aquifère

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Water drive
Modèle HVE model – Aquifères fermés

 Pour les aquifère fermés, on peut montrer que atteint une


valeur maximale constante

• Aquifère radial : .

Dasn ce cas et pour un aquifère à 360°, on montre que :


∅ ∆ ∆
ce qui représente l’entrée totale en supposant que la chute de
pression ∆ a été transmise instantanément à travers l’aquifère

• Aquifère linéaire :
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Water drive
Modèle HVE model – Aquifères infinis

 Aucune valeur maximale de n’est atteinte puisque l’écoulement


d’eau est toujours en régime transitoire
• Cas “radial water‐edge drive” : Edwardson & al. (1962) ont développé trois
expressions polynomiales simples pour calculer :
− Pour . ⁄

− Pour   .

. . . .
. .

− Pour . . ⁄

• Cas de l’aquifère linéaire: on peut calculer directement l’entrée d’eau


∅ ⁄ ∆ en unités Darcy (cc/s)

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. ∅ ⁄ ∆ en unités champ (bbl)

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Drainage par expansion d'aquifère

Points‐clés à retenir

 La source d’énergie primaire est fournie par des entrées d'eau


(provenant d’un aquifère adjacent) dans le réservoir ; l’énergie
nécessaire à ce déplacement d’eau provient de l’expansion du
volume d’eau et de la réduction du volume poreux dans l’aquifère.
 L’efficacité du drainage par expansion d'aquifère dépend des
propriétés de l’aquifère et non du réservoir ; les deux paramètres
principaux sont la transmissibilité de l’aquifère aux temps courts et la
taille de l’aquifère aux temps longs.
 Il faut disposer d’un modèle d'entrée d'eau pour prédire
correctement l’efficacité du drainage ; on considère que le modèle
transitoire de Hurst & Van Everdingen est le meilleur à ce jour.
 Le débit total de fluide demeure généralement constant, avec une
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forte augmentation du WOR tandis que le GOR demeure


généralement constant.
 Le facteur de récupération peut atteindre des valeurs de 40 à 60 %
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 72
G – Bilan matière généralisé d’un champ 
à huile

©  2015 ‐ IFP Training
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 73

Bilan matière généralisé d’un champ à huile
Principe

 Nous considérons le cas général suivant :


• Réservoir d’huile surmonté d’un dôme de gaz au‐dessus et
possédant un aquifère sous‐jacent.
• Le gisement est mis en production et la production en surface se
compose d’huile, de gaz et d’eau.
• Pas d’injection initiale d’eau ou de gaz

 Bilan matière volumétrique exprimé en conditions de réservoir:


Volume d’huile initial = volume d’huile restant dans le réservoir avec son gaz dissous
+ volume de gaz dissous se dégageant de l’huile et restant dans le
réservoir
+ volume de gas issu du dôme de gaz initial et envahissant la zone à
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huile
+ entrée de l’eau provenant de l’aquifère
– eau de production
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 74
Bilan matière généralisé d’un champ à huile
Équation de bilan matière généralisé d’un champ à huile
volume d’huile initial

volume d’huile restant dans le réservoir avec son gaz dissous

volume de gaz libéré de l’huile et restant dans le réservoir

⁄ volume de gaz provenant du dôme de gaz initial


et envahissant la zone à huile

entrée d’eau provenant de l’aquifère

eau de production

Avec

⁄ GOR moyen de la production

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facteur volumétrique de formation total (ou diphasique)

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Bilan matière généralisé d’un champ à huile
Indices de drainage

 En introduisant dans l’équation précédente et en réorganisant les


termes :




 En posant et
en divisant par D nous obtenons:


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Indice Indice Indice


de déplétion de ségrégation d’entrées d’eau

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 76


Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Remarques sur les indices de drainage

 Dans cette équation :

• Les numérateurs des fractions représentent:


− l’expansion de la zone à huile initiale (y compris le gas dissous libéré),
− l’expansion du dôme de gaz,
− l'entrée d'eau nette.

• Le dénominateur représente le volume d’hydrocarbures produit,


exprimé dans les conditions de pression du réservoir actuelles
• Les trois paramètres DDI, SDI et WDI caractérisent les mécanismes
de production du réservoir et guident l’opérateur dans ses choix en
matière de développement futur.

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RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 77

Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Équation de bilan matière généralisé d’un champ à huile ‐ 2

 Une autre façon d’exprimer le bilan matière est d’écrire


soutirage net total de fluide = expansion des fluides HC dans le
réservoir
+ entrées d’eau cumulée

 Le soutirage net total de fluide est donné par :

 L’expansion de l’huile et de son gaz dissous initial s’écrit :

 L’expansion du gas cap s’écrit :



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 L’expansion de l’eau interstitielle / compaction volume poreux est :


, ∆
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 78
Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Équation de bilan matière généralisé d’un champ à huile ‐ 3

 L’équation de bilan matière généralisée se réécrit :

Où :
, est le facteur d’expansion total
est le facteur d’expansion de l’huile
⁄ est le facteur d’expansion du gaz

, ∆ est le facteur d’expansion de l’eau

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interstitielle / facteur de compaction
du volume poreux
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 79

Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Analyse de bilan matière – Méthode de Havlena‐Odeh

 De façon à analyser l’équation généralisée de bilan matière,


Havlena et Odeh ont proposé une méthode basée sur des tracés
essayant de montrer un comportement linéaire
Havlena D. & Odeh A. S., The Material Balance as an Equation of a Straight
Line, Journal of Petroleum Technology, Aug. 1963

 Dans le cas général, en traçant en fonction de ,


on obtient une droite de pente N et d’intercept

 Cependant, l’interprétation de ce tracé peut être difficile en


particulier si N, m et lze modèle d’aquifère sont incertains

 Dans la plupart des cas spécifiques, l’équation généralisée de


bilan matière se simplifie et on obtient des tracés beaucoup plus
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simples

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 80


Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Méthode de Havlena‐Odeh – Solution gas drive

 En supposant
• Pas de gas cap et pas d’aquifère
• La pression diminue sous la pression de bulle
• On néglige les compressibilités de l’eau interstitielle et du volume
poreux

 L’équation généralisée de bilan matière se réécrit :


=> ⁄
=> En traçant on obtient une ligne droite de pente
F

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pente N

Eo
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 81

Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Méthode de Havlena‐Odeh – Gas cap drive (1)

 En supposant
• Pas d’aquifère
• La pression diminue sous la pression de bulle
• On néglige les compressibilités de l’eau interstitielle et du volume
poreux

 L’équation généralisée de bilan matière se réécrit :

=> En traçant on obtiente une ligne droite de pente


F
valeur correcte de m
m trop petit
Ce tracé peut être utilisé pour vérifier des
hypothèses sur la valeur de m
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La valeur correcte de m est obtenue lorsqu’on a


effectivement une droite de pente N passant par
m trop grand
l’origine (en supposant que N est connue)
Eo + mEg
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 82
Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Méthode de Havlena‐Odeh – Gas cap drive (2)

 Mêmes hypothèses

 L’équation généralisée de bilan matière s’écrit :


=> ⁄
=> En traçant ⁄ ⁄ on obtient une droite de pente mN
et d’intercept N
F/Eo
Ce tracé peut être utilisé pour vérifier des
hypothèses sur les valeurs de m et N
Quand le tracé montre une ligne droite,
l’intercept sur l’axe des Y donne N et la pente
N pente mN donne mN

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Eg/Eo

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 83

Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Méthode de Havlena‐Odeh – Water drive

 En supposant qu’il n’y a pas de gas cap

 L’équation généralisée de bilan matière s’écrit :


=> ⁄ ⁄ with ,
=> en traçant ⁄ ⁄ on obtient une droite de pente 1 et
d’intercept

F/E We trop petit valeur correcte de W


e Ce tracé est utile pour confirmer le modèle
incorrect geometry d’entrées d’eau
We trop grand En effet, les aquifères, même analytriques, sont
caractérisés par plusieurs paramètres tous
incertains : type, angle d’entrée, rayon externe, etc.
Lemodèle d’aquifère correct est celui qui donne une
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N
droite de pente 1 et d’intercept ; toute déviation est
dûe à une géométrie incorrecte ou à une taille
We/E d’aquifère incorrecte

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 84


Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Méthode de Havlena‐Odeh – Aquifère et gas cap

 En supposant que
• N et m sont connus
• On néglige les compressibilités de l’eau interstitielle et du volume poreux

 L’équation de bilan matière généralisée s’écrit :


=> ⁄ ⁄
=> en traçant ⁄ ⁄ on obtient une droite de
pente 1 et d’intercept
F/(Eo+mEg) We trop petit valeur correcte de W
e Ce tracé est utilisé de la même manière que
géométrie incorrecte
le précédent pour confirmer le modèle
We trop grand
d’entrée d’eau

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N

We/(Eo+mEg)
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 85

Bilan matière généralisé d'un champ à huile
Cas général – Tracé de Campbell
 Dans le cas le plus général, l’équation s’écrit :
,
soit => ⁄
=> en traçant ⁄ on a une droite de pente 0 et
d’intercept N i.e. d’équation y = N
Pour avoir un bon calage, tous les points doivent
(F‐We)/Et être sur la droite y = N ; la déviation de cette
aquifère fort droite horizontale donne une indication sur la
modification à donner à l’aquifère
aquifère modéré
Le tracé de Campbell est très largement utilisé car
il donne de bonnes informations sur les
aquifère faible caractéristiques de l’aquifère ; en général le tracé
N est construit sans aquifère dans le modèle pour
Déplétion volumetrique
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vérifier quel type d’aquifère il faut ajouter:


‐ aquifère fort => limite à pression constante
‐ aquifère modéré => aquifère infini
‐ aquifère faible => limite à flux nul
Np
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 86
Bilan matière généralisé d'un champ à huile

Points essentiels à retenir
 L’équation du bilan matière généralisé d'un champ à huile est très
complexe et en théorie impossible à résoudre (détermination de N, m
et des paramètres du modèle d’aquifère).
 La méthode de Havlena et Odeh propose une analyse simplifiée basé
sur des tracés en cherchant à montrer des comportement linéaires
 Ces tracés permettent de confirmer la valeur de l’accumulation N; ils
permettent aussi de vérifier la présence d’un aquifère actif et, si c’est le
cas, de caler un modèle d’aquifère
 Dans le cas le plus général, le tracé de Campbell permet de vérifier la
présence d’un aquifère et de déterminer ses caractéristiques
 Les indices de drainage sont une méthode permettant d’analyser
l’équation du bilan matière généralisé et de comparer l’importance
relative des différents mécanismes de production, fournissant ainsi un

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guide pour les développements ultérieurs du champ

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 87

H – Champs à gaz
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RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 88


Champs à gaz
Quelques définitions sur les réservoirs à gaz

 Classement des réservoirs d’hydrocarbure


• Les réservoirs d’hydrocarbure sont généralement classés en réservoirs à
huile ou à gaz selon l’état du fluide qu’il contient au moment de la
découverte
• On se réfère au comportement PVT du fluide, lequel dépend de la
composition, pression et température initiale du fluide réservoir

 Un réservoir à gaz est un réservoir dans lequel les hydrocarbures


demeurent à l’état gazeux pendant toute la vie du réservoir
• Réservoir à gaz sec :
− Le gaz dans le réservoir reste toujours monophasique, quelle que soit la pression
− Aucune condensation n’intervient dans les installations de surface (séparateur)
• Réservoir à gaz humide :
− Le gaz dans le réservoir reste toujours monophasique, quelle que soit la pression
− En conditions de surface, du liquide associé est produit en même temps que le gaz

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• Un réservoir à gaz dans lequel une partie du gaz se condense in‐situ
lorsque la pression diminue est un réservoir à gaz à condensats

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 89

Champs à gaz
Gaz sec

Point critique
Pression

C Tres, Pres p1

p2

Tc
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Séparateur
Température

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 90


Champs à gaz 
Gaz humide

Tres, Pres
p1
Point critique
Pression

p2

Séparateur

Tc Tcc

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Température

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 91

Champs à gaz 
Condensats

Tres, Pres
p1
Point critique
Pression

p2

Séparateur

Tc Tcc
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Température

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 92


Champs à gaz

Le gaz est beaucoup plus compressible que l’huile  on s’attend à 
une valeur de  élevée

Pas d’aquifère Rf : 90%
Exemple : champ de Lacq

Gaz piégé 

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Aquifère actif Rf : 60‐70%              
Piégeage du gaz
Exemple : champ de Frigg

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 93

Champs à gaz
Bilan matière pour un réservoir à gaz sans entrée d’eau

 En supposant qu’il n’y a pas d’entrée d’eau et en négligeant les


compressibilités de l’eau interstitielle et du volume poreux

 Lorsque la pression chute, le volume occupé par le gaz en


conditions réservoir ne varie pas, c’est‐à‐dire
accumulation de gaz initiale = accumulation de gaz à (P,T)
=> ⁄

− est l’accumulation de gaz initiale aux conditions standard
− est la production cumulée de gaz aux conditions standard
À partir de l’EOS :
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=>

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 94


Champs à gaz
Équation d’état
 Equations d’état : , , ,
 Loi des gaz parfaits (Mariotte, 1650):

 Equation d’état du gaz réel:


est le coefficient de compressibilité : mesure de la différence entre le gaz réel et
le gaz idéal ; lorsque ,
 Équations d’état cubiques :
• Van der Waals (1873) ⁄ ⁄
⁄ ⁄ /
• Redlich‐Kwong (1949)
• Soave‐Redlich‐Kwong (1972) ⁄ ⁄
• Peng‐Robinson (1976)        
⁄ ⁄ ² ²

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Les coefficients a et b sont ajustés en utilisant des modules PVT, en général à partir
des résultats des expériences CVD (Déplétion à Volume Constant ‐ voir études PVT)

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 95

Champs à gaz
Facteur d’expansion et FVF

 Facteur d’expansion

 est le Facteur Volumique de Formation du gaz c.à.d. le


quotient du volume de moles de gaz en conditions réservoir
divisé par le volume de moles de gaz en conditions standard
• @conditions standard
• @conditions réservoir => ∙ ⁄ ∙ ⁄
• @conditions initiales =>
∙ ⁄ ∙ ⁄

Finalement, en supposant que la température du réservoir reste


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constante, on obtient :

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 96


Champs à gaz
d’un réservoir à gaz sans entrée d’eau

 Le coefficient de récupération s’écrit :

 Le coefficient de récupération dépend :


• de la pression initiale du réservoir
• de la pression courante du réservoir
• de la composition du mélange de gaz

 On suppose que le réservoir se déplète de manière homogène,


c’est‐à‐dire que le taux de chute de la pression est le même en
tout point du réservoir

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 Le correspondant peut‐être très élevé, jusqu’à 90‐95 %
(exemple Lacq)

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 97

Champs à gaz
Comportement des réservoirs à gaz sans entrée d’eau

 Analyse: tracé de
• c’est une ligne droite pour un réservoir fermé (pas d’entrée d’eau)
• l’extrapolation de la droite donne une estimation de l’accumulation

P
Z

Pas d’aquifère We = 0

L’extrapolation de la courbe donne 
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la valeur de l’accumulation

Quantité  cumulée 
G
de gaz produit Gp

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 98


Champs à gaz
Réservoirs à gaz en surpression

 Pour les réservoirs en surpression (très compressibles), l’effet combiné


de la compressibilité de l’eau interstitielle et du volume poreux ne peut
pas être ignoré ; l’équation de bilan matière généralisé s’écrit :

 Le coefficient de récupération s’écrit :


⁄ ∆ ∆

 Dans ce cas, le graphique / montre un changement de pente qui peut


conduire à une surestimation considérable de l’accumulation
• Le changement de pente se réfère à un changement de la compressibilité
du volume poreux lorsque la pression décroit

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• Attention : tous les réservoirs à gaz en surpression ne présentent pas ce
changement de pente !!!

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 99

Champs à gaz
Réservoirs en surpression – tracé 

 Analyse : tracé
• Deux pentes
• ne prédomine que lorsque la pression baisse suffisamment

P
Z

C é
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Gaz produit Gp

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 100


Champs à gaz
Bilan matière pour les réservoir à gaz avec entrée d’eau

 Toujours en négligeant les compressibilités de l’eau interstitielle


et du volume poreux devant la compressibilité du gaz, l’équation
de bilan matière généralisé s’écrit :
soutirage de fluide total net = expansion des hydrocarbures dans le
réservoir + cumul des entrées d’eau

 Le volume total net de soutirage de fluide est donné par :

 L’expansion du gaz s’écrit :

 L’équation du bilan matière généralisé d’un réservoir à gaz avec entrée

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d’eau est donnée par :


RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 101

Champs à gaz
pour réservoirs à gaz avec entrée d’eau

 Le coefficient de récupération est donné par :


⁄ ⁄ ⁄ ∙


 Le coefficient de récupération dépend


• de la pression initiale du réservoir
• de la pression courante du réservoir
• de la composition du mélange de gaz
• des entrées d’eau
© 2015 ‐ IFP Training

 Le correspondant est plus bas que lorsqu’il n’y a pas entrée


d’eau en raison du gaz piégé derrière le front d’eau, de 50% à
70%.
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 102
Champs à gaz
Analyse du bilan matière des réservoirs à gaz avec entrée d’eau

 Analyse du tracé
• La ligne droite devient exponentielle en cas d’aquifère actif.
• L’estimation de l’accumulation de gaz par extrapolation de la droite
n’est plus correcte => en effet, au début de l’expansion de l’aquifère
(water drive), l’influence de ce dernier est encore faible et si
l’extrapolation est possible, son résultat sera incertain => besoin de
surveillance (puits d’observation, sismique 4D).
P
Z

we  0

Aquifère fort

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Aquifère modéré
Pas d’aquifère L'extrapolation donne 
Effet de cp 
we = 0 l’accumulation

Gaz produit Gp
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 103

Champs à gaz 
Performance lors d’un drainage par expansion d'aquifère D

 Dans le cas d’un water drive (expansion de l’aquifère), le but est


d’accélérer la production afin de produire le gaz avant que l’eau
n’envahisse le réservoir et ne piège le gaz derrière le front

• Rapport de mobilité typique pour le déplacement d’eau/gaz :


.
.
. . .

• Cette valeur signifie que, pour un certain dans le réservoir, le


gaz se déplace cent fois plus vite que l’eau => cas favorable mais
une partie du gaz peut cependant rester piégée.
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RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 104


Diapositive 104

DJ1 Dejean Jean-Pascal; 27/11/2014

DJ2 Dejean Jean-Pascal; 27/11/2014

Champs à gaz
Évaluation du volume de gaz piégé

 Volume de gaz piégé :

Où est la fraction balayée du MGV


est la saturation résiduelle en gaz par rapport à l’eau
est l’efficacité volumétrique du balayage

dépend des propriétés du milieu poreux (notamment la mouillabilité)


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sous réserve que la tension interfaciale demeure constante

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 105


Champs à gaz
Performance à la pression d’abandon

 La production à la pression d’abandon est donnée par


l’intersection entre la droite du Bilan Matière et la courbe
Une partie du gaz sera piégée à derrière le front :

Une partie du gaz sera dépassée par l’eau :

P
Bilan Matière
Finalement : Z à l’abandon

, we  0

Pas Aquifère fort
d’aquifère

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Aquifère
modéré
Pression d’abandon

Gp

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 106

Champs à gaz
Réservoirs de gaz à condensats

 Réservoirs à gaz sec / humide


 Réservoir à gaz à condensats


• Au‐dessus de la pression de rosée, l’équation ci‐dessus est toujours valable
• Au‐dessous de la pression de rosée, le liquide se condense dans le
réservoir et il faut modifier l’équation ci‐dessus

où est le coefficient de compressibilité diphasique tenant compte de la


présence de liquide dans le réservoir ; il est déterminé par les essais de CVD
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et est la production totale d’hydrocarbures exprimée en phase vapeur


RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 107


Champs à gaz
Réservoirs de gaz à condensats ‐ 2

 Production totale d’hydrocarbures



.

Où est le poids molaire :


° .
.
Et ° .
= volume de gaz en C.R.

= volume de gaz en S.C.

= volume de condensats en S.C


Vfg
Vgs = volume de condensats en phase vapeur

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(nb moles *mole volume std) en S.C
Vos Vgo
⁄ ⁄
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Champs à gaz
Réservoirs à gaz à condensats – « Condensate banking »

 « Condensate banking »
• La pression baisse principalement à proximité du puits.
• Par conséquent les condensats se forment d’abord autour du puits,
endroit où la pression passe en premier sous la pression de rosée =>
accumulation de condensats autour des puits = « condensate
banking »
• Les condensats sont d’abord immobiles jusqu’à ce que leur
saturation atteigne la saturation critique Scc ; ils deviennent ensuite
mobiles et peuvent être mis en production
• Les facteurs de récupération seront plus faibles car la mobilité des
condensats est faible et leur présence réduit la mobilité du gaz
(effet de ).
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 Une solution à la formation des accumulations de condensats


• Maintenir la pression au‐dessus de la pression de rosée en injectant
des fluides, en général du gaz, N2, CO2 ou le gaz sec => recyclage de
gaz ou « dry gas recycling »
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 109
Champs à gaz

Points essentiels à retenir
 Réservoir à gaz sec / gaz humide
• Sans entrées d’eau et en négligeant la compressibilité de l’eau interstitielle
et du volume poreux
− La production du réservoir se fait uniquement par expansion du gaz
− est une fonction linéaire de /
− peut atteindre des valeurs très élevées, en général 90‐95 %
• Avec entrées d’eau
− Diminution de la saturation en gaz et risque de noyage des puits
producteurs
− Risque de piégeage du gaz en arrière du front d’eau malgré un rapport
de mobilité favorable => il est recommandé de produire rapidement
− est toujours fonction de / mais n’est plus linéaire
− est plus faible que lorsqu’il n’y a pas d’entrées d’eau, généralement

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de l’ordre de 50‐70 %

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 110

Champs à gaz

Points essentiels à retenir

 Réservoir à gaz à condensats


• Au‐dessus du point de rosée, il se comporte comme un réservoir à gaz sec
/ humide.

• Au‐dessous du point de rosée


− Il faut utiliser le facteur de compressibilité diphasique pour tenir
compte de la présence de liquide dans le réservoir.
− Phénomène de formation d’accumulation de condensats à proximité
des puits : le est moindre pour les condensats et pour le gaz en
raison de l’écoulement diphasique
− Recyclage de gaz : réinjection du gaz sec pour maintenir la pression
au‐dessus du point de rosée : produire d’abord le condensat puis le
gaz.
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RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 111


Résumé – Points essentiels

©  2015 ‐ IFP Training
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 112

Expansion des fluides et réduction du volume des pores 

Points essentiels à retenir

 Ne survient que lorsqu’une seule phase est mobile dans le réservoir :


• La production des réservoirs d'huile sous‐saturée ainsi que les réservoirs
de gaz et de gaz à condensats se fait par expansion des fluides et
réduction du volume de pore.

 Performance réservoir:
• Dans les réservoirs à huile sous‐saturée, la pressure diminue très
rapidement ; le GOR demeure constant jusqu’à ce que la pression du
réservoir tombe au‐dessous de la pression de bulle ce qui entraîne alors
un fort accroissement du GOR (cf. drainage par les gaz dissous); le est
très faible, en général de l’ordre de 5 %.
• Dans les réservoirs à gaz, la récupération atteint des valeurs élevées en
raison de l’association de deux caractéristiques spécifiques des gaz,
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faible viscosité et compressibilité élevée ; le est en général de l’ordre


de 90‐95 %.

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 113


Drainage par gaz dissous

Points essentiels à retenir

 Le mécanisme de drainage par les gaz dissous consiste en un


déplacement de l’huile sous l’effet de l’expansion du gaz dissous
libéré au fur et à mesure que la pression chute en dessous du point
de bulle :
• Tandis que la production d’huile et de gaz se poursuit, la pression
continue à diminuer et la solution libère davantage de gaz.
• Le débit de gaz augmente et le débit d’huile diminue sous l’effet de
l’augmentation de la saturation en gaz dans le réservoir et de
l’évolution défavorable de la perméabilité relative.

 Performance du réservoir :
• Les réservoirs produits par drainage des gaz dissous présentent en
général une diminution rapide de la pression du réservoir et en
conséquence une diminution rapide la production d’huile.
• Le augmente rapidement par rapport à la valeur initiale pour

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atteindre une valeur maximale, avant de diminuer rapidement.
• La récupération d’huile est généralement faible, de l’ordre de 5 à 25 %.

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 114

Drainage par expansion d’un dôme de gaz

Points essentiels à retenir

 En présence d’un dôme de gaz au‐dessus d’une zone à huile, la chute


de pression associée à la production d’huile permet au gaz présent
dans le dôme de se dilater et de fournir une énergie supplémentaire
pour augmenter la production d’huile.
• Pour être efficace, il faut un grand dôme de gaz (initial ou secondaire).
• Pour qu’un dôme de gaz secondaire puisse se former, il faut des
perméabilités verticales élevées associées à un réservoir relativement
homogène.

 Performance du réservoir :
• Un mécanisme de drainage par expansion de dôme de gaz efficace
présente normalement une lente diminution de la pression du réservoir
et une lente diminution de la production d’huile.
• Le augmente lentement et progressivement.
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• La récupération d’huile est généralement plus importante que dans les


réservoirs produits par drainage des gaz dissous et dépend fortement
des perméabilités verticales.
• Le est généralement de l’ordre de 20 à 40 %.
RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 115
Drainage par expansion d'aquifère 

Points essentiels à retenir
 Dans un réservoir à drainage par expansion d'aquifère, la source
d’énergie primaire est fournie par des entrées d'eau (provenant d’un
aquifère adjacent) dans le réservoir.
• Dans la plupart des cas, l’énergie nécessaire à ce déplacement d’eau
provient de l’expansion du volume d’eau et de la diminution du volume
poreux dans l’aquifère.

 Performance du réservoir :
• L’efficacité du drainage par expansion d'aquifère dépend des propriétés de
l’aquifère et non du réservoir.
• Les deux paramètres principaux sont la taille de l’aquifère et la
transmissibilité de l’aquifère
• Le débit total de fluide demeure généralement constant ; si la pression du
réservoir se maintient au‐dessus du point de bulle, le demeure
constant. Il est caractéristique de voir le augmenter.
• Il faut disposer d’un modèle pour évaluer les débits d'entrée d'eau, en

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particulier pour les grands aquifères (par ex. modèle de Hurst et Van
Everdingen).
• La récupération d’huile est élevée, généralement de l’ordre de 40 à 60 %.

RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 116

Réservoirs à gaz 

Points essentiels à retenir

 Pour un réservoir à gaz, la compressibilité du gaz devient le


paramètre prépondérant et conditionne le mécanisme de déplétion

 Performance Réservoir:
• En absence d’un aquifère actif, un taux de récupération important peut
être atteint, jusqu’à 90‐95%
• En présence d’un aquifère actif, il existe un risque de piégeage de gaz ce
qui conduit à une diminution du taux de récupération, en
diminution, de 50 à 70 %
− Nécessité de forer des puits d’observation pour suivre l’évolution du
niveau du plan d’eau.
− Nécessité d’évaluer (diagraphie ‐ carotte).
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Bilan matière

Points essentiels à retenir
 Le bilan matière est un outil de base qui permet à l’ingénieur réservoir de

• vérifier la cohérence des données de production

• vérifier la cohérence entre l’évaluation géologique et le comportement du


réservoir

• comprendre le comportement du réservoir

• élaborer un plan de développement complémentaire

• calculer des prévisions de production

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Récupération primaire – Estimation des réserves

Points essentiels à retenir

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RC ‐ EV SOL ‐ 09212_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 119


Mécanismes de drainage
Récupération secondaire

Objectifs d’apprentissage

1. Connaître et comprendre les principaux mécanismes de


récupération secondaire

2. Connaître et comprendre le rôle du rapport de mobilité

3. Connaître et comprendre le rôle de la perméabilité relative

4. Parvenir à une compréhension qualitative des principales


questions liées à l'injection d'eau ou de gaz

5. Pouvoir effectuer des calculs de bilan matière


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RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 2


Sommaire
A. Introduction à la récupération secondaire

B. Rapport de mobilité

C. Drainage par balayage à l’eau (water drive) dans un régime


d’écoulement diffusif ‐ Buckley‐Leverett

D. Efficacité de balayage

E. Caractéristiques d'injection

F. Injection d'eau

©  2015 ‐ IFP Training
G. Injection de gaz

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 3

A‐Introduction à la récupération 
secondaire
©  2015 ‐ IFP Training

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 4


Introduction à la récupération secondaire
Principes

 Le drainage naturel des champs à huile ne permet souvent qu’un


faible facteur de récupération
• il faut ajouter de l’énergie dans les réservoirs pour améliorer la
récupération
• le premier procédé utilisé après la déplétion du réservoir est
l’injection de fluide (eau/gaz) dans le réservoir => récupération
secondaire
 Objectifs : augmenter les réserves en
• maintenant la pression du réservoir
• améliorant l’efficacité de balayage des hydrocarbures (par rapport
à la récupération primaire)
 Méthodes

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• Injection d'eau (dans l'aquifère ou dans la partie structuralement la
plus basse de la zone à huile)
• Injection de gaz (dans le dôme de gaz ou en haut de la zone à huile)
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 5

Introduction à la récupération secondaire
Principes
En savoir plus
INTRODUCTION
 Les méthodes de calcul des réserves et des facteurs de récupération envisageables par déplétion naturelle ont
été expliquées. On a également montré que la présence d’un dôme de gaz (gas cap) ou d’un aquifère actif
entraîne généralement un bon facteur de récupération en assurant un drainage naturel efficace.
 L’insuffisance du drainage naturel dans la plupart des réservoirs a conduit les opérateurs à mettre en œuvre des
moyens de drainage artificiel, la méthode la plus élémentaire étant l’injection de gaz naturel ou d’eau.
 Aux tous débuts de l’industrie du pétrole, on laissait les réservoirs produire naturellement jusqu’à atteindre un
certain niveau de déplétion, en général lorsque les taux de production n’étaient plus rentables. C’est ce qu’on
appelait la phase de production « primaire ». Dans la seconde phase, on augmentait la récupération en mettant
en œuvre des méthodes de drainage artificiel (injection d’eau ou de gaz) dans le réservoir ou d’activation dans
les puits ; on les appelait logiquement « méthodes de récupération assistée ».
 Cette définition de « récupération secondaire » présente uniquement un intérêt historique puisque les
méthodes de récupération assistée sont aujourd’hui mises en œuvre à un stade beaucoup plus précoce de la vie
d’un champ, souvent même avant la fin de la phase de production « primaire ». On peut aussi mettre en œuvre
des méthodes de récupération « secondaire » et « tertiaire » simultanément, par exemple WAG dans la baie de
Prudhoe ou injection de gaz dans le dôme de gaz du Mirador dans le champ de Cusiana.
 Néanmoins, avant d’entreprendre un projet de récupération « secondaire », il faut clairement démontrer que les
procédés de récupération naturelle ne sont pas suffisants, faute de quoi on risque d’engager de lourds
investissements en vain. Il faut donc disposer d’un certain historique de production. Avant de mettre un
© 2015 ‐ IFP Training

réservoir en production, il est imprudent de supposer que son aquifère associé est inactif.
 Par ailleurs, l’exploitation prolongée d’un réservoir pendant la phase primaire peut réduire les chances de succès
de la phase de récupération secondaire : si le drainage par expansion du gaz dissous se poursuit jusqu’à ce que
les pores soient fortement saturés, cela peut nuire à la récupération finale par injection d’eau.

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 6


Introduction à la récupération secondaire
Récupération classique
RÉCUPÉRATION PRIMAIRE

DRAINAGE NATUREL GAS LIFT / FORAGE HORIZONTAL

INJECTION D’EAU RÉCUPÉRATION SECONDAIRE

INJECTION DE GAZ MAINTIEN DE PRESSION
EFFICACITÉ DE BALAYAGE
RECYCLAGE DE GAZ

Récupération assistée
RÉCUPÉRATION TERTIAIRE

THERMIQUE GAZ CHIMIQUE

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• Polymères
• Injection de vapeur • Hydrocarbures miscibles
• Surfactants
• Combustion in situ • CO2
• Alcalins Surfactants 
• N2 Polymères (ASP)

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 7

Introduction à la récupération secondaire 
Injection d'eau / injection de gaz
Puits de production
Puits producteur Injecteurs de gaz
Puits d’injection
Puits d'injection d'eau
Producteurs
d'eau d’huile

Gisement d'huile
Réservoir
eau
Eau pétrolifère
Réservoir
Injection
Injection d'eau
d'eau pétrolifère
Injection de gaz

 Injection d'eau : écoulement simultané d’eau et d’huile dans le


réservoir

 Injection de gaz : écoulement simultané de gaz et d’eau dans le


réservoir
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 La récupération secondaire implique un écoulement polyphasique dans


le réservoir
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 8
Introduction à la récupération secondaire 
Évaluation des mécanismes de drainage

 Les ingénieurs réservoir peuvent avoir à décider, dès le départ, quels


seront les mécanismes de drainage à mettre en œuvre : déplétion
naturelle ou drainage assisté (injection d’eau ou de gaz, de vapeur…)

 Il est préférable de mettre le champ en production par déplétion


naturelle, même pour une durée très courte, afin d’observer le
comportement du champ et d’identifier la nature du mécanisme de
drainage à partir des données dynamiques

 Cependant le drainage assisté est de plus en plus utilisé dès le départ.

 Au fur et à mesure qu’on acquiert une meilleure connaissance du


réservoir, on peut modifier le FDP initial en ajoutant de nouveaux
puits producteurs ou injecteurs

© 2015 ‐ IFP Training
 Il peut cependant demeurer des incertitudes notamment en ce qui
concerne l’activité future de l’aquifère.

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 9

Introduction à la récupération secondaire
Paramètres à définir /optimiser

 Il faut définir / optimiser de nombreux paramètres :


• Nature du fluide à injecter (eau / gaz)
• Zone d’injection (partie haute, basse, aquifère, partout…)
• Régime d’injection (injection groupée, injection dispersée...)
• Niveau optimal de maintien de pression => débit d’injection,
rythme d’injection (continu, alterné…)
− nombre de puits injecteurs
− planification des investissements
• Surveillance du champ et acquisition de données pour suivre les
résultats de la mise en œuvre de la stratégie d’injection par rapport
aux prévisions
• Données pour la conception de l’architecture et de la complétion
des puits et pour la conception des installations de surface
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RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 10


Introduction à la récupération secondaire

Points essentiels à retenir

 Le but principal de la récupération secondaire est d’augmenter les réserves


d’hydrocarbures en :
• maintenant la pression dans le réservoir
• améliorant l’efficacité de balayage du réservoir

 La solution la plus courante consiste à injecter un fluide :


• injection d'eau dans l'aquifère ou dans la zone à huile près du contact
eau/huile (WOC)
• injection de gaz, dans le dôme de gaz ou dans la zone à huile près du
contact gaz/huile (GOC)

 La récupération secondaire implique un écoulement polyphasique dans le


réservoir

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• déplacement eau/huile dans le cas de l'injection d'eau
• déplacement gaz/huile dans le cas de l'injection de gaz

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B‐Rapport de mobilité
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RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 12


Rapport de mobilité
Définition
 Définition:
mobilité de la phase déplaçante

mobilité de la phase déplacée
Avec
perméabilité effective du fluide
mobilité du fluide
viscosité du fluide
 Cas de l’injection d’eau

mobilité de l’eau ⁄
/
mobilité de l’huile ⁄

 Cas de l’injection de gaz

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mobilité d ⁄
/
mobilité de l’huile ⁄

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 13

Rapport de mobilité
Rapport de mobilité et stabilité de l’écoulement

 Instabilité des écoulements polyphasiques


• Lorsque le réservoir est épais et qu’on ne peut pas ignorer les
vitesses verticales, l’analyse des forces en présence peut montrer
l’apparition de déformations et d’empiètements au niveau des
interfaces et des fronts fluides

• Ces empiètements interviennent à des échelles différentes :


− digitation à l’interface fluide
− langues au niveau du front et cônes à proximité des puits

• Les empiètements sont régis par les conditions de stabilité ou


instabilité de l’écoulement
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• Parmi les paramètres régissant les instabilités, on trouve


notamment le rapport de mobilité : plus le rapport de mobilité
est faible, plus le déplacement est stable
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 14
Rapport de mobilité
Rapport de mobilité favorable et défavorable

 On peut voir au laboratoire que la digitation commence à se


développer à l’échelle microscopique lorsque et tend à
disparaître lorsque

 On dit qu’un rapport de mobilité supérieur à 1 est

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défavorable, tandis qu’un rapport de mobilité inférieur à 1 est
favorable

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 15

Rapport de mobilité
Calcul de 

 Dans le cas de déplacement d’huile/eau : OI


L

kro

est la saturation moyenne en eau derrière le o HUILE

front et est la valeur correspondante de


la perméabilité relative de l’eau (d’après la courbe krm

de ) w

Si le contraste de viscosité entre les deux fluides EAU INTERFACE EN


n’est pas trop important, est proche de MOUVEMENT (Swm)
(c’est‐à‐dire l’extrémité de la
courbe de )
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Sinon, il faut utiliser estimé d’après la


méthode de la tangente de Welge (voir ci‐dessous)

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 16


Rapport de mobilité
Courbes de perméabilité relative ‐ Rappel
kr=ke/ka
1 a : seule l’huile bouge: , &
a

b : augmente, l’huile coule moins


aisément
c: and
b d
k diphasique < k monophasique
d : l’huile n’est plus mobile: ,
c Sor
b
a d
0 Swi SwM 1

 À l’exception (éventuellement) des points extrêmes, la somme des

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perméabilités relatives est toujours rigoureusement inférieure à 1 => la
présence de chaque fluide perturbe l’écoulement de l’autre
 Ces courbes conditionnent l’écoulement de l’huile et de l’eau dans le réservoir
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 17

Rapport de mobilité
Exemples de valeurs typiques de 

µg
Fluide  Fluide  µo µw
déplacé déplaçant
kro krw krg (cP)
(cP) M
(cP)

Huile légère Eau 0,9 0,3 0,5 0,28

Huile  Eau 0,9 0,3 5 2,8


moyenne

Huile légère Gaz 0,9 0,5 0,5 0,02 13,9

Huile  Gaz 0,9 0,5 5 0,02 139


moyenne

Gaz Eau 0,3 0,9 0,6 0,02 0,01


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D’après Cossé

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Rapport de mobilité

Points essentiels à retenir

 Le rapport de mobilité est le rapport entre la mobilité de la


phase déplaçante et la mobilité de la phase déplacée
 est l’un des facteurs déterminants des instabilités qui
peuvent se produire pendant un écoulement polyphasique et
affecter l’efficacité de balayage (langue, coning, digitation)
 Si , il est favorable ; si , il est défavorable
 n’est favorable que pour l’huile légère ou le gaz déplacé par
l’eau ; le déplacement par le gaz donne toujours un rapport
défavorable en raison de la très faible viscosité du gaz
 Une valeur défavorable de conduit toujours à une faible
valeur de très éloignée de la saturation maximale en eau

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=> davantage d’huile piégée derrière le front

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C‐Drainage par balayage à l’eau en 
régime d’écoulement diffusif – théorie 
de Buckley‐Leverett
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RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 20


Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett
Récupération secondaire ‐ injection d'eau
Puits producteur
Puits de production

Puits d'injection d'eau


Puits d'injection 
d'eau

Gisement d'huile
Réservoir 
eau
Eau
d’huile

Injecteurs de gaz
Producteurs 
d’huile

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Réservoir d’huile

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Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Principales hypothèses de l’écoulement diffusif

 Fluides non miscibles


Classiquement, l’eau déplace l’huile dans un réservoir mouillé à l’eau
 Le déplacement survient dans des conditions d’équilibre vertical
∆ . . cos .
On considère que les vitesses verticales sont infinies par rapport à la
vitesse horizontale
=> est instantanément redistribuée conformément à l’équation ci‐
dessus sous condition d’équilibre gravité/capillarité
=> les saturations en fluide sont distribuées uniformément par
rapport à l’épaisseur => déplacement unidirectionnel
 Le déplacement est considéré comme étant incompressible
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Typiquement i.e. la pression du réservoir est


maintenue

 Le déplacement est linéaire


RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 22
Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Perméabilités relatives
P1

Perméabilité relative à l’huile
Perméabilité relative à l’eau
Fluide 1 Fluide 1
Q
Q Sw
Fluide 2 Fluide 2
L
P2
Variation de Sw avec Q1 / Q2 Saturation en Eau

with ⁄

with ⁄

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k1 et k2 : perméabilités effectives
kr1 et kr2 : perméabilités relatives

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 23

Écoulement  diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Déplacement frontal
Cas de deux fluides non miscibles (huile et eau) ; écoulement unidirectionnel

Zone  I : non atteinte par le fluide déplaçant : l’huile est le seul fluide en 
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mouvement 
Zone  II : front : Sw augmente rapidement
Zone III : Sw varie progressivement en arrière du front 
Zone IV: envahie par l’eau : l’eau est le seul fluide en mouvement ; Sor
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 24
Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Déplacement type « piston » et « piston fuyard »

Idéal : déplacement piston
1
1‐Sor
Sw

Swc
0
0 L
x
Réel : fonction de kr, , k, , q, inclinaison

1
1‐Sor Swm
Sw Swf

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Swc
0
0 L
x
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 25

Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Déplacement frontal unidirectionnel
 On peut démontrer qu’avec une section de largeur dx, le
rapport ⁄ appelé débit fractionnaire ou water‐cut,
dépend uniquement de la saturation en eau

qt  On obtient :
qw
A
qo ∙ ∆

dx • en négligeant la capillarité =>


∙∆ . .


où  est le terme de gravité  ∙∆ . .
• En négligeant la gravité (réservoir horizontal ou
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faiblement incliné)

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 26


Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Courbe de débit fractionnaire
Des courbes et , on déduit la courbe

Courbes typiques de perméabilités relatives Courbe typique de débit fractionnaire
Perméabilité relative 

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Swi Saturation en Eau 1‐Sor Swi Saturation en Eau 1‐Sor

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 27

Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Solution de Buckley‐Leverett
À partir de et de sa dérivée, on peut obtenir
Courbe de débit fractionnaire et sa dérivée Profil de saturation en eau calculé Profil final de saturation en eau

Saturation en eau

Le profil calculé présente clairement une situation physique impossible avec deux
valeurs différentes de pour une distance donnée
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=> on introduit une discontinuité frontale => choc

=> toute l’eau injectée reste derrière le front

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 28


Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Situation avant et au moment de la percée d’eau
Avant la percée d’eau
1
1‐Sor
Swm
Sw Swf

Swc
0
0 xf L

Au moment de la percée d’eau


1
1‐Sor
Swm,bt
Sw

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Swf
0
0 Xf=L
RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 29

Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Saturation en eau au front – Méthode de la tangente de Welge

La tangente de Welge est la tangente à la Détermination de la saturation au front    


courbe passant par le point de
saturation en eau initiale

La droite passant par le point


, et tangente à la
courbe définit la saturation d’eau au front

=> la tangente de Welge permet de


déterminer graphiquement la saturation
en eau au front

Swi
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Saturation en eau 1‐Sor

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 30


Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Saturation moyenne en eau derrière le front

Le calcul de la pente de la tangente de Détermination de la saturation moyenne 


Welge donne : derrière le front

où est la valeur de la saturation


moyenne en eau derrière le front.

=> L’intersection de la tangente de Welge


avec la ligne donne la valeur de la Swm
saturation moyenne en eau derrière le front

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Saturation en eau

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 31

Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Récupération d’huile et temps de percée d’eau
La récupération d’huile (en % du volume des pores) à la percée est donnée par :

, , , et

La vitesse du front est donnée par :



∅∆ ∅ ∅

Si l’on considère que L est la distance entre le puits injecteur et le puits


producteur, le temps de percée d’eau est :
∅ ∅
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où est le volume injecté d’eau adimensionnel :

et est le débit d’injection d’eau adimensionnel : ⁄ ∅


RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 32
Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Situation après la percée d’eau
Après la percée d’eau

1
1‐Sor Swm
Swm,bt
Sw
Swe
Swf
0
0 L

À  , la saturation en eau  augmente par rapport à  et le débit 


fractionnaire  augmente

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On peut toujours utiliser l’équation de Buckley‐Leverett à ; on obtient :

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 33

Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Récupération d’huile après la percée d’eau
Étant donnés la saturation en
eau et le débit
fractionnaire , on peut
tracer une tangente de Welge
et obtenir la valeur corres‐
pondante de la saturation
moyenne en eau

La récupération en huile (en % du volume des pores) est donné par :


où est le % du volume des pores envahi donné par :



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Le temps correspondant (en supposant un taux d’injection constant) est :




RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 34
Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Effet du rapport de mobilité
Avec des rapports inférieurs, la
courbe de débit fractionnaire se
déplace vers la droite
Des valeurs favorables du rapport
entraînent des valeurs élevées
de presque égales à la
saturation maximale en eau
Des valeurs défavorables du
rapport entraînent des valeurs
faibles de très éloignées de
la saturation maximale en eau =>
davantage d’huile piégée derrière
le front
Rappel : l’équation simplifiée du débit fractionnaire est :

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Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Effet de la gravité et du débit

 Gravité
L’équation de débit fractionnaire montre que le terme de gravité a un effet positif
sur le déplacement d’huile lorsque 0 < α < π, c’est‐à‐dire avec un pendage positif,
et un effet négatif lorsque π < α < 2π, c’est‐à‐dire avec un pendage négatif

=> le débit fractionnaire de l’eau pour le déplacement avec un pendage positif est
moins important que pour le déplacement avec un pendage négatif car, dans le
premier cas, la gravité tend à limiter l’écoulement de l’eau

=> Le pendage positif est favorable au déplacement de l’huile par l’eau

 Débits :
L‘équation de débit fractionnaire montre que diminue lorsque les débits
diminuent
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=> des débits faibles sont favorables au déplacement de l’huile par l’eau

=> une production lente est préférable


RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 36
Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 
Quelques rapports intéressants
 Débit fractionnaire ou water‐cut (WC)

 Débit fractionnaire ou water‐cut de surface




⁄ ⁄

 Rapport eau‐huile (WOR)





 Rapport gaz‐huile (GOR)

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Écoulement diffusif – Théorie de Buckley‐Leverett 

Points essentiels à retenir
 Le déplacement de l’huile dans le réservoir par l’eau (ou le gaz) est
modélisé sous l’hypothèse de l’écoulement dit diffusif, c’est‐à‐dire
incompressible, non miscible, et linéaire dans des conditions
d’équilibre vertical
 La théorie de Buckley‐Leverett apporte une solution simple pour le
déplacement unidirectionnel, en négligeant la capillarité
 La théorie de Buckley‐Leverett permet de calculer le débit
fractionnaire (également appelé water‐cut) en fonction de la
saturation en eau
 La méthode de la tangente de Welge permet de :
• estimer la saturation en eau au front
• estimer la saturation en eau moyenne en arrière du front et
donc la saturation en huile moyenne après le front et la
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récupération d’huile correspondante


• estimer la vitesse du front de saturation en eau Vf, et donc le
temps de percée d’eau
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D‐Efficacité de balayage

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Efficacité de balayage
Définition

 L’efficacité de balayage est définie par le facteur de récupération


aux conditions de réservoir pour la zone qui a été envahie :

où est la saturation en huile au début de l’injection


 L’efficacité de balayage peut être exprimée par :

. .
où :
est l’efficacité surfacique
est l’efficacité verticale (ou d’invasion)
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est l’efficacité de déplacement (ou microscopique, c.à.d. à l’échelle


des pores)
 est en général de l’ordre de 25‐60 %
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Efficacité de balayage 
Illustration du concept

Efficacité de balayage macroscopique
efficacité 
surfacique

efficacité 
verticale EAU HUILE

Récupération microscopique

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Efficacité de balayage
Définitions

 Efficacité de déplacement :

eau
huile

 Efficacité verticale :
surface verticale balayée

surface verticale totale
Production

 Efficacité superficielle :
Efficacité de
surface horizontale balayée
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balayage

surface horizontale totale
surfacique

Injection

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Efficacité de balayage
Injection d’eau

‐ Lignes d’écoulement
‐ Lignes Iso‐P

I‐ Superficielle
II‐ Verticale

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EH = Ab/A EI = Abv/Av

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Efficacité de balayage
Efficacité de balayage surfacique
Producteur
Zone observée
Injecteur

Injection d’eau : WOR = rapport eau‐huile
Rapport de 
Percée d’eau WOR = 0,5 WOR = 2
mobilité = 1,43
Zone contenant
de l’huile
Efficacité de
balayage 
Zone envahie  superficiel
par l’eau 65% 70,5% 82,2%

Rapport de 
Percée d’eau WOR = 0,6 WOR = 4,7
mobilité = 0,4
Zone contenant
de l’huile
Efficacité de
balayage 
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Zone envahie  superficiel
par l’eau 82,8% 87,4% 95,6%

Profils aux rayons X de l’avancement de l’injection d’eau dans des schéma d’injection à cinq puits
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Efficacité de balayage
Efficacité de balayage surfacique et rapport de mobilité

Sur les volumes déplaçables injectés pour le  Sur les efficacités de balayage pour le schéma 
schéma d’injection à cinq puits.  d’injection à cinq puits
 /  est le water‐cut et  / 
d’après Dyes, Caudle et Erickson, Trans. AIME d’après Dyes, Caudle et Erickson, Trans. AIME

100 Displacement 100


efficacité de balayage percent

volumes

efficacité de balayage percent
injected fw

90 90

80 80

70 70

60 60

50 0.1 0.2 0.4 2.0 4.0 10 50 0.1 0.2 0.4 2.0 4.0 10

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Rapport de mobilité réciproque 1/M Rapport de mobilité réciproque 1/M

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 45

Efficacité de balayage
Efficacité de balayage surfacique et rapport de mobilité

À la percée (arrivée du fluide 
SURFACE BALAYEE  EA

déplaçant au puits, c’est‐à‐dire 
) on peut voir que 
, pour M = 1 tandis 
que  → , pour M > 1000

f : proportion de fluide injecté
dans le flux produit

RAPPORT DE MOBILITE ‐ M
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Efficacité de balayage
Effets de la distribution verticale de perméabilité

perméabilité
profondeur

HUILE

défavorable EAU

Effet d’une distribution défavorable de perméabilité en balayage à l’eau (ARCHER)
perméabilité

HUILE

profondeur
EAU

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favorable

Effet d’une distribution favorable de perméabilité en balayage à l’eau (ARCHER)

RC ‐ EV SOL ‐ 09213_A_F ‐ Rév.0 ‐ 20/05/2015 47

Efficacité de balayage

Points essentiels à retenir

 L’efficacité de balayage est définie comme le facteur de récupération dans


les conditions de réservoir pour la zone envahie
 Elle comprend trois termes :
• efficacité microscopique ou de déplacement liée à l’échelle des pores
• efficacité surfacique et efficacité verticale liées au balayage
 L’efficacité microscopique dépend de la saturation initiale en eau et de la
saturation résiduelle en huile
 L’efficacité surfacique dépend du rapport de mobilité et de la teneur en
eau produite
 L’efficacité verticale dépend essentiellement des perméabilités verticales
et de la distribution verticale des perméabilités ; compte tenu des
hétérogénéités, elle est difficile à calculer et est donc souvent estimée à
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partir de simulations de réservoir


 L’efficacité de balayage est en général de l’ordre de 25‐60%

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E‐Caractéristiques d'injection : volume 
injecté, nature du fluide, distribution 
spatiale des puits

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Caractéristiques d'injection
Volume de fluide injecté

 Pour que la pression du réservoir soit rigoureusement maintenue,


il faut qu’il y ait exacte égalité volume fluide injecté / volume
fluide soutiré en conditions de fond

 Si aucun autre mécanisme n’entre en jeu (aquifère actif par


exemple), le volume injecté doit compenser les volumes produits
dans les conditions conditions du réservoir :
débit d’injection = débit de production en conditions réservoir

où est le débit en surface de gaz libre


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 En réalité, le volume injecté dépendra aussi de la disponibilité du


fluide d’injection

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Caractéristiques d'injection
Nature de fluide

 Comme indiqué plus haut, plus le rapport de mobilité est bas,


avec un fluide visqueux par exemple, meilleure est l’injection

 L’eau est donc bien adaptée pour les huiles légères, moins pour
les huiles lourdes

 Dans tous les cas, le gaz injecté ne balaie pas bien l’huile en place
en raison de sa faible viscosité, mais la miscibilité de l’huile et du
gaz est meilleure que la miscibilité de l’huile et de l’eau.

 Cependant, l’eau est généralement plus disponible que le gaz et il


est en général plus facile de traiter l’eau que le gaz => on préfère
donc en principe l'injection d'eau à l'injection de gaz (voir
discussion ci‐dessous)

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Caractéristiques d'injection
Schéma d'injection

 La disposition relative des puits d’injection et de production


(schéma d’injection ou pattern) dépend de la géométrie du
réservoir, de son contenu de fluide et de l’importance du volume
à balayer

 On distingue deux schémas d'injection :

• l’injection groupée (grouped flood) où les puits d’injection sont


groupés localement ;

• l’injection dispersée (dispersed flood) où les puits d’injection et de


production sont disposés en alternance.
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Caractéristiques d'injection
Schéma d’injection groupée

Dans un réservoir à fort pendage (effets gravitaires) ou très


perméable (associé à un gradient de pression bas), les puits
d’injection sont disposés afin d’obtenir un déplacement régulier, de
type « piston » ; ceci permet de balayer des surfaces considérables
et de retarder le noyage des puits producteurs => injection groupée
Centrale
Dans le cas du gaz, l’injection se Injection de gaz
fait près du GOC ou dans le Coupe verticale huile
dôme de gaz (gas‐cap) s’il existe
ou au sommet de la structure
gaz
Carte
=> injection centrale

Périphérique
Injection d’eau
Dans le cas de l’eau, l’injection huile

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se fait dans l’aquifère ou près du eau
WOC eau

=> injection périphérique

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Caractéristiques d'injection
Schémas d’injection dispersée

 Si le réservoir n’est pas soumis aux effets gravitaires (horizontal)


ou présente une faible perméabilité, seule une zone très limitée
est effectivement balayée
=> les puits de production et d’injection sont implantés suivant un
schéma assez régulier dans la zone à huile ; il s’agit alors d’une
injection dispersée.

 Différents schémas sont considérés, caractérisés par leur


géométrie et le rapport puits injecteurs / puits producteurs :
• Rapport I / P
5 puits I=P
7 puits I / P = 2 régulier
I / P = 1 / 2 inverse
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9 puits I/P=1/3

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Caractéristiques d'injection 
Injection répartie – Schéma de puits

Puits injecteur
Schéma  Puits producteur
Limite d’implantation
d’implantation DEUX PUITS TROIS PUITS

QUATRE PUITS RÉGULIER
QUATRE PUITS IRRÉGULIER CINQ PUITS SEPT PUITS SEPT PUITS INVERSÉ

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NEUF PUITS NORMAL NEUF PUITS INVERSÉ DIRECT EN LIGNE DÉCALÉ EN LIGNE

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Caractéristiques d'injection 
Injection répartie – Schéma de puits
En savoir plus
 In Pattern waterflooding, l’eau est injectée dans certains puits et produite à partir d’autres puits.

 On trouve dans les publications de nombreux schémas d’implantation de puits d’injection‐ production.
 Certains, comme le schéma deux puits et trois puits, sont des schémas de puits isolés pour procéder
éventuellement à des injections pilote.
 Le reste reproduit essentiellement des schémas de puits d’injection‐production.
 Remarquer que les schémas régulier quatre‐puits régulier et inversé sept puits sont identiques.
 Les schémas dits « inversés » ne comportent qu’un seul puits d’injection. C’est la différence entre les
configurations de puits « normales » et « inversées ».
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Caractéristiques d'injection
Implantation des puits

 En général, et dû à la grande complexité des réservoirs (hétérogénéités,


failles), une simulation dynamique de réservoir est nécessaire pour
déterminer les implantations optimales des puits.
La décision est prise en fonction du potentiel des puits, 
des caractéristiques géologiques (hétérogénéité, 
compartiments faillés, …
Nord

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Producteur  
Injecteur

Sud   

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Caractéristiques d'injection

Points essentiels à retenir

 On préfère en général l’eau au gaz car :


• L’efficacité de balayage est généralement supérieure
• La disponibilité est généralement plus grande
• Le traitement est généralement plus aisé

 Il existe deux types de schéma d'injection :


• Injection groupée dans le cas d’un réservoir à fort pendage ou très
perméable : injection centrale si on injecte du gaz, injection
périphérique si on injecte de l’eau
• injection dispersée dans les autres cas d’implantation tels que 5 puits, 7
puits, etc.
• On a généralement recours à la simulation de réservoir pour optimiser
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l’implantation des puits

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F‐Injection d'eau

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Injection d'eau
Producteurs Timing
Injecteurs d’eau
Début injection d’eau

Maintien de pression prématuré

Maintien de pression tardif

 Période de mise en œuvre de l’injection


• Trop tôt : Difficile de vérifier la présence d’un aquifère naturel
Demande une pression d’injection élevée
Avantage: une pression plus élevée permet une production
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élevée
• Trop tard : Lorsque descend au‐dessous du point de bulle, le
augmente tandis que diminue
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Injection d'eau
Injectivité des puits

 L’injectivité d’un puits dépend de sa localisation


• Dans l’eau : l’indice d’injectivité II est donné par :

• Dans un gisement d’huile :

=> il vaut mieux si possible injecter dans l’eau car 

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Injection d'eau
Injectivité des puits

 L’injectivité d’un puits dépend de sa localisation

• Dans l’eau : l’indice d’injectivité est donné par :

• Dans l’huile : l’indice d’injectivité est :

.
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=> il vaut mieux si possible injecter dans l’eau car


la décision dépend de la qualité de la communication entre l’aquifère et la
zone à huile (perméabilité verticale)

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Injection d'eau
Considérations pratiques

 Sources d’eau
• Eau douce de surface
• En mer : eau de mer
• Eau provenant d’un autre réservoir (sus‐jacent, sous‐jacent ….)
• Eau de production

 Problèmes potentiels
• Compatibilité avec l’eau de formation (précipités de BaSO4, CaCO3)
• Filtration de l’eau nécessaire
• Biocides pour empêcher la formation de H2S
• Élimination d’oxygène

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 Injection de traceurs

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Injection d'eau
Facteur de récupération

 Récupération microscopique
• Calculée d’après les courbes de perméabilité relative

 Récupération volumétrique
• Calculée d’après la simulation d’écoulement (section ou full field)

 Paramètres importants :
• Distribution de la perméabilité
• Rapport d’anisotropie ⁄ ‐ perméabilité verticale (barrières
verticales et leurs extensions)
• Perméabilité relative et rapport de mobilité eau/huile
• Pendages
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• Contraste de masse volumique entre l’huile et l’eau


• Failles – Compartimentation
• Débits de remplacement
• …
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Injection d'eau
Récupération volumétrique

 D’autres mécanismes peuvent avoir un impact sur la


récupération, en fonction du contexte (géologie, fluide) :
• Capillarité
• Drainage par gravité
• ...

 Le drainage gravitaire est favorisé par les situations suivantes :


• Réservoir à fort pendage
• Forte perméabilité verticale
• Absence de barrières de perméabilité verticale
• Contraste de masse volumique eau‐huile élevé
Le drainage gravitaire améliore l’efficacité de balayage en stabilisant

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l’écoulement

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Injection d'eau
Avantages et inconvénients

 Avantages
• Récupération assistée
• Maintien de pression

 Inconvénients
• Investissements (puits d’injection et puits activé, traitement,
pompage...)
− Coût de traitement de l’eau avant injection
• Risque de percée rapide en présence de fortes hétérogénéités
− Failles, anisotropies de perméabilité
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Injection d'eau
Développement de champ

 Plateau : 5 à 15 % des réserves / an pour un champ de taille petite


ou moyenne

 Le nombre de puits producteurs est évalué en fonction du


potentiel de production des puits

 Évaluation du volume d’eau nécessaire pour maintenir la pression

 Le nombre de puits injecteurs dépend de l’injectivité des puits

 Définition du monitoring du champ (gestion optimale du


gisement)

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Injection d'eau

Points essentiels à retenir

 C’est le procédé de récupération secondaire le plus courant

 Injection :
• La définition du début de l’injection est critique
• Il vaut mieux injecter dans l’eau => il faut connaître et surveiller le WOC
• Le nombre de puits dépend de l’injectivité

 Il faut avoir une très bonne connaissance du réservoir et en


particulier des hétérogénéités
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 Le facteur de récupération peut atteindre 50‐60 %

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G‐Injection de gaz

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Injection de gaz
Gaz
Principes

Huile

 Principal inconvénient
• Du fait de la faible viscosité du gaz ( . ), le rapport de
mobilité élevé et l’efficacité volumétrique de balayage est
faible

 Mais
• ∆ élevé entraîne une bonne ségrégation spécialement dans le
cas de réservoir à fort pendage et fort => drainage gravitaire très
efficace
• La mobilité plus élevée du gas permet de contacter des zones à
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huile non balayées par l’eau


• La saturation résiduelle en huile par rapport au gaz peut
atteindre des valeurs très faibles, de l’ordre de 5%, entraînant une
efficacité microscopique très élevée
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Injection de gaz
Aspects puits

 Injectivité
• Compte tenu d’une faible valeur de , les puits injecteurs ont une
forte injectivité => moins d’injecteurs de gaz que de producteurs
• Besoin d’une pression d’injection élevée en tête de puits =>
compresseurs

 Schéma d’injection
• Schéma d’implantation des puits
− rapport nombre d’injecteurs / nombre de producteurs
− localisation des injecteurs
• Le rapport entre le volume injecté et le soutirage du réservoir est
un facteur important

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Injection de gaz
Sources de gaz injecté

 Principale difficulté : trouver le gaz


• De grandes quantités de gaz sont nécessaires

• Le prix du gaz étant élevé, il est impossible d’acheter du gaz pour


l’injecter => la plupart du temps on réinjecte le gaz produit (gaz
associé)

• Le gaz associé est généralement torché mais le torchage est de


moins en moins pratiqué pour des questions environnementales =>
la réinjection peut être une solution profitable mais la volonté
croissante de commercialiser le gaz associé peut poser problème
pour les futurs projets de récupération secondaire
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• L’injection peut être un moyen de valoriser le gaz dans le cas d’un


réservoir de condensats à gaz
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Injection de gaz

Points essentiels à retenir
 Moins utilisée que l'injection d'eau surtout en raison de la
disponibilité du gaz et des coûts (compresseurs) mais permet d’éviter
le torchage
 Caractéristiques principales
• l’efficacité microscopique est meilleure qu’avec l’eau du fait d’une
faible valeur de l’IFT
• l’efficacité volumétrique est inférieure par rapport à l’eau du fait d’un
rapport de mobilité systématiquement défavorable
• mais le contraste de gravité peut stabiliser l’écoulement
• très sensible aux hétérogénéités de perméabilité / transmissibilité qui
sont difficiles à estimer au début du développement
 En cas d’un effet gravitaire fort, le facteur de récupération peut
atteindre 60‐70 %

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 Le déplacement de gaz non miscible peut se transformer en
déplacement de gaz miscible, ce qui donne lieu à des facteurs de
récupération plus élevés (voir récupération assistée)
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H‐Équation de bilan matière généralisée
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Bilan matière généralisé des champs à huile
Bilan matière généralisé des champs à huile avec injection de gaz/eau

volume d’huile initial

volume d’huile restant dans le réservoir avec son gaz dissous

volume de gaz libéré de l’huile et restant dans le réservoir

⁄ volume de gaz provenant du dôme de gaz initial et


envahissant la zone à huile

entrée d’eau provenant de l’aquifère

eau produite

eau injectée

gaz injecté

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avec ⁄ GOR moyen de la production

e facteur volumétrique de fond total ou diphasique

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Bilan matière généralisé des champs pétroliers 
Indice de drainage
 Introduction de dans l’équation précédente et réorganisation des termes :

 Introduction de en
divisant par on obtient :


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Les indices de drainage :


expansion huile    expansion du gaz      par entrée d’eau par injection
Depletion Segregation Water Injection
Drive Index Drive Index Drive Index Drive Index
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Récupération secondaire

Points essentiels à retenir
 On y a recours lorsque la récupération primaire, c’est‐à‐dire le
mécanisme de drainage naturel, n’est pas efficace, en général
lorsqu’il n’y a pas de drainage naturel par entrées d’eau
 Consiste à assurer un maintien de pression dans le réservoir par
injection de fluide, soit de l’eau, soit du gaz
 La récupération secondaire implique un écoulement multiphasique
dans le réservoir ; celui‐ci doit être maîtrisé pour obtenir une grande
efficacité de balayage
 L’efficacité de balayage est le aux conditions du réservoir et pour
la zone envahie ; elle se divise en efficacité microscopique, efficacité
surfacique et efficacité verticale
 L’efficacité de balayage dépend de nombreux facteurs et notamment

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du rapport de mobilité : Si , il est défavorable ; si ,
il est favorable
 L’efficacité de balayage est en général de l’ordre de 25‐60 %
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Récupération secondaire

Points essentiels à retenir
 Étude de faisabilité impérative avant la mise en œuvre de la
récupération secondaire
• Les considérations économiques guideront le choix du type de
récupération secondaire
• Besoin de mettre en évidence une augmentation des réserves
incrémentales ainsi qu’une bonne rentabilité

 La conception du projet doit comprendre la simulation et les


méthodes analytiques

 Des essais en laboratoire sont impératifs :


• SCAL (mouillabilité, Kr, Pc)
• Injection d’eau et injection de gaz en conditions de réservoir
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• Questions de compatibilité de l’eau


• Questions de gonflement d’argile
• Questions de mobilisation fine

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Injection d'eau

Points essentiels à retenir
 L'injection d'eau est le procédé de récupération secondaire le plus
utilisé en particulier en raison de la disponibilité de l’eau
 Le rapport de mobilité peut être favorable, en particulier pour l’huile
moyenne ; il est dans tous les cas moins défavorable que pour
l'injection de gaz. Mais la saturation en huile résiduelle peut être très
élevée.
 Le rapport de densité est inférieur mais un réservoir à forte
inclinaison peut favoriser le drainage par gravité et la stabilisation du
front d’injection
 Une bonne connaissance du réservoir est obligatoire :
• Contact eau‐huile : l’injection doit se faire dans la zone à eau pour une
meilleure injectivité ou au moins près du contact
• Hétérogénéités de perméabilité, en particulier les hétérogénéités de

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perméabilité verticale
 Le facteur de récupération peut atteindre 50‐60 %
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Injection de gaz

Points essentiels à retenir
 L'injection de gaz est moins utilisée que l'injection d'eau en raison
essentiellement de la disponibilité du gaz et du coût des installations de
surface (compresseur)
 Le rapport de mobilité est toujours défavorable pour l'injection de gaz
mais la saturation résiduelle en huile est moindre en injection de gaz
comparé à l’injection d’eau
 Le rapport de densité est supérieur et peut favoriser le drainage par
gravité et la stabilisation du front d’injection
 Une bonne connaissance du réservoir est obligatoire :
• Contact gaz‐huile : l’injection doit se faire dans la zone à gaz pour une meilleure
injectivité ou au moins près du contact
• Hétérogénéités de perméabilité ; il faut évaluer en particulier les hétérogénéités
de perméabilité verticale
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• Un réservoir à fort pendage peut favoriser davantage le drainage gravitaire


 Le facteur de récupération peut atteindre 60‐70 %, en particulier dans le
cas de déplacement par gravité
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Recovery factors

Points essentiels à retenir

 Mécanismes de drainage naturel des réservoirs d’huile :


• Expansion monophasique Rf quelques %
• Drainage par gaz dissous Rf 10‐25 %
• Drainage du dôme de gaz Rf 25‐40 %
• Drainage naturel par poussée d'eau Rf 40‐60 %
• Drainage par compaction Rf 0‐20 %

 Maintien de la pression dans les réservoirs d’huile :


• Injection d'eau Rf jusqu’à 50‐60%
• Injection de gaz (déplacement gravitaire) Rf jusqu’à 60‐70% (voir EOR)

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