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ZAD AL MUSTAQNI' - Imam Al Hajjawy

Commentaire par Salih ibn Fawzan al Fawzan

CHAPITRE – SECTION 3 – REGLES DU SUIVI DE L’IMAM :

Hajjawy : Il est permis pour le suiveur de suivre l’imam dans la mosquée même quand le
premier ne voit pas celui-ci (l’imam) ou ceux qui sont derrière lui, tant qu'ils peuvent
entendre son takbir. Ceci s'applique également à ceux qui sont en dehors de la masjid à
condition qu'ils puissent voir l'imam ou une partie des suiveurs (peuvent le voir) et que
les rangées soient liées.

Fawzan : Cette section (Fasl) nous explique, les règles concernant le suivi de l’imam par le
suiveur. Dans quelles circonstances cela est valide et dans quelles circonstances cela ne l’est pas.

« […] de suivre l’imam dans la mosquée, cela est permis » Si le suiveur est dans la mosquée.

« le premier ne le voit pas celui-ci ou ceux qui sont derrière… » Cela car ils sont tous dans la
mosquée. Les Compagnons avaient l’habitude de prier derrière le Prophète (Alayhi salat wa salam)
et ils ne le voyaient pas (et d’autres exemples similaire). Cela prouve que si une barrière entre
l’imam et le suiveur dans la mosquée, cela n’a pas aucune conséquence.

Si le suiveur est en dehors de la mosquée car la mosquée est pleine, sa prière devient invalide sous
deux conditions : 1) Il devra pouvoir voir l’imam ou ceux qui prient derrière l’imam (c’est-à-dire
ceux qui peuvent le voir).
2) Les rangées doivent être liées (sans écart entre elles).
C'est parce que suivre l'imam serait une tâche impossible s'il ne peut ni voir l'imam ou ceux qui
prient derrière lui.

Hajjawy : Cela est valide si l’imam prie sur un sol surélevé alors que les suiveurs non.

Fawzan: Si l’imam se tient pour prier sur sol plus élevé que ceux qui le suivent dans la prière, alors
il y a deux scénarios : 1) Il y a au moins un ma'mum qui prie aux côtés de l'imam sur les hauteurs.
C'est permis dans ce scénario, même quand l'élévation est grande. C'est comme si l'imam et
quelques suiveurs prient à un étage supérieur alors que les autres qui suivent la prière sont à
l'étage inférieur.
2) S'il n'y a même pas un seul suiveur qui prie à côté de l'imam sur le sol le plus élevé, même une
légère élévation - pas plus d'une longueur de bras comme la hauteur d'un banc, une marche du
minbar ou un outil similaire - est pardonné. Le Prophète (Alayhi salat wa salam) a prié avec ses
Compagnons alors qu'il était au sommet de la chaire (minbar). Il est allé de haut en bas. [Hadith
rapporté par Al Bukhary (1/105-106) et Muslim (2/74)]

Hajjawy : Il est détestable si l’élévation est plus grande que la longueur d’un dhira’a (dans
la langue arabe cela représente une longueur du coude jusqu’à l’extrémité, voir Al-Lisan
8/92) comme l’imam qui dirigerai la prière depuis sa chambre. Les prières surérogatoires
qui sont priées au même endroit que les prières obligatoires à moins qu'il y ait une
nécessité. De prolonger la séance face à la Qibla après avoir dit le taslim.

Fawzan : Ceci est une explication des actes détestables que l’imam ne devrait pas faire, ils sont :

1) L’acte d’être sur un sol surélevé qui est supérieur à la longueur d’un dhira’a au-dessus des
suiveurs. Le Prophète (Alayhi salat wa salam) a dit : « Si un homme dirige la prière, ne le laissez
pas sur un sol plus élevé que ceux qui le suivent. » [Hadith rapporté par Abu Dawud (598)]

2) Similairement, diriger la prière depuis le mihrab (chambre) est détestable. Quand l’imam rentre
dans le mihrab, certains des suiveurs ne seront pas capable de le voir. L’imam doit être suivit, donc
il devrait prier en dehors du mihrab pour que les suiveurs soient capables de le voir.

Le mihrab a été ajouté comme caractéristique de la mosquée par les premières générations pour
indiquer la Qibla, il n’y a pas de mal à cela.

3) Il est détestable pour l’imam de prier ses prières surérogatoires au même endroit où il effectue
ses prières obligatoires. S’il le fait, les gens pourraient penser que la prière obligatoire n’est pas
terminée. Et celui qui arriverait en retard sera confus à savoir si l’imam est en train de prier une
prière surérogatoire ou obligatoire. Le Prophète (Alayhi salat wa salam) a dit : « Que l'imam ne
prie pas à l'endroit où il accomplit sa prière obligatoire jusqu'à ce qu'il parte. » [Hadith rapporté
par Abu Dawud (616) et Ibn Majah (1428)}

Sauf par nécessité, comme l’imam qui n’a pas le choix, par exemple, quand une mosquée est
bondée, il pourra effectuer ses prières surérogatoires au même endroit que les obligatoires.

4) Il est détestable de rester face à la Qibla après le taslim de la prière obligatoire (pour l’imam) et
de ne pas faire face aux suiveurs. Le Prophète (SallaAllahu ‘alayhi wa salam) avait l’habitude de
faire le taslim et de chercher le pardon d’Allah trois fois et il continuait par la du’a : « Allahumma
anta as-salam wa minka as-salam, tabaraka ya dhal jalali wal ikram. » (O Allah, tu es As-Salam et
auprès de toi est le Salam, exalté sois-Tu, Possesseur de la Majesté et de l’honneur.) [Hadith
rapporté par Muslim (2/94)] Il devra dire cela en faisant face à la Qibla et puis il se tournera face
aux musulmans ou se lever et partir.
Hajjawi : S’il a l’intention de partir, laissez-le rester en arrière jusqu'à ce que les femmes
partent. Il est détesté que le suiveur fasse une rangée où les piliers sont tels que la rangée
est disjointe.

Fawzan : Si l’imam à l’habitude de partir immédiatement (après la prière) ou il a une course


importante, il peut le faire. Toutefois, s’il y a des femmes derrière, il devra rester en arrière jusqu’à
ce qu’elles partent. Cela lui permettra également de vérifier que les autres hommes fassent de
même pour éviter un mélange d'hommes et de femmes en partant. Le mélange des deux sexes ne
fait que donner naissance à une fitna.

« Il est détesté que le suiveur fasse une rangée où les piliers… » Un des objectifs de la prière est de
former des rangées qui sont liées et pas des rangées avec un écart ou des trous dans la rangée.
L’exception à cette règle serait en raison d’un surpeuplement de la mosquée, s’il n’y a pas de place
cela est permis pour le suiveur.