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BTS Electrotechnique

LT Mimard
Académie de Lyon

SECURITE DES BATIMENTS


Alarmes incendie

ALARMES INCENDIE

1. LES NORMES EN VIGUEUR page 2


2. SSI et EA page 2
a. Protection des personnes, Etablissement Recevant du Public page 2
b. Catégories de SSI page 3
c. Choix du type d’EA page 3
3. Qu’est ce qu’un EA ? page 4
4. Les Déclencheurs Manuels (DM) page 4
5. Les Détecteurs Automatiques (DA) page 5
6. Les Indicateurs d’Action Lumineux (IAL) page 8
7. Les Diffuseurs Sonores (DS) page 8
8. Les D.A.S. (Dispositifs Actionnés de Sécurité) page 9
9. L’Alimentation Electrique de Sécurité (AES) page 9
10. Les Blocs Autonomes d’Alarmes Sonores (BAAS) page 10
11. Les Equipements de Contrôle et de Signalisation (ECS) page 10
12. Les Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie (CMSI) page 10
13. Equipement d’Alarme de type 1 pour SSI A page 11
14. Equipement d’Alarme de type 2a page 13
15. EA de type 2b page 14
16. EA de type 3 page 15
17. EA de type 4 page 15
18. Les règles de câblage page 16
19. Divers page 17

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ALARMES INCENDIE

1. LES NORMES EN VIGUEUR


L’arrêté du 2 février 1993 modifie le règlement de sécurité des établissements recevant du
public. Afin d’assurer la mise en sécurité globale du bâtiment, le système de sécurité
incendie doit répondre aux normes AFNOR NF S 61 930 à NF S 61 940.
http://www.apsighe.fr/erp-ms-s5.htm

NF S 61 930 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – systèmes concourant à la sécurité contre les risques d’incendie et de panique

NF S 61 931 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – dispositions générales


NF S 61 932 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – règles d’installation
NF S 61 933 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – règles d’exploitation et de maintenance (1)
NF S 61 934 Centraliseurs de mise en sécurité incendie (CMSI)
NF S 61 935 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – unités de signalisation
NF S 61 936 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – équipements d’alarme
NF S 61 937 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – dispositifs actionnés de sécurité (DAS)
NF S 61 938 Systèmes de sécurité incendie (SSI)
Dispositifs de commande manuelle (DCM)
Dispositifs de commandes manuelles regroupées (DCMR)
Dispositifs de commande avec signalisation (DCS)
Dispositifs adaptateurs de commande (DAC)
NF S 61 939 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – alimentations pneumatiques de sécurité (APS)
NF S 61 940 Systèmes de sécurité incendie (SSI) – alimentations électriques de sécurité (AES)
NF S 61 950 Matériel de détection d’incendie
Détecteurs, tableaux de signalisation et organes intermédiaires
NF S 61 961 Matériel de détection d’incendie
Détecteurs autonomes déclencheurs (DAD)
NF S 61 962 Matériel de détection d’incendie
Tableau de signalisation à localisation d’adresse de zone
NF S 48 150 Blocs autonomes d’alarme sonore d’évacuation d’urgence (BAAS)

2. SSI et EA
Les systèmes de sécurité incendie (SSI) répondant aux nouvelles normes sont classés en 5
catégories : Catégories A – B – C – D – E par ordre de sécurité décroissant. Ces catégories
sont déterminées par le type d’établissement, le nombre de personnes admissibles.
La catégorie fixe également les équipements d’alarme (EA) autorisés. Ces équipements
d’alarme sont par ordre de sécurité décroissant : Type 1 – Type 2a ou Type 2b – Type 3 –
Type 4.
a. Protection des personnes, Etablissement Recevant du Public (ERP) (Document1)

Les bâtiments sont classés par type d’établissement (pour les ERP) en
fonction de leur nature et de leur exploitation, ce qui correspond à une lettre.
Exemple : R pour établissement d’enseignement.
Ils sont ensuite classés en catégories en fonction du nombre de personnes
fréquentant l’ERP :
 Établissement du 1er groupe :
- 1ère catégorie : 1500 < Effectif
- 2ème catégorie : 701 personnes < Effectif 1500 personnes
- 3ème catégorie : 301 personnes < Effectif 700 personnes
- 4ème catégorie : seuil variable < Effectif 300 personnes

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 Établissement du 2ème groupe :


- 5ème catégorie : les établissements dans lesquels l’effectif n’atteint pas
le chiffre fixé par le Règlement de Sécurité.

Document 1

b. Catégories de SSI

Les catégories (A à E) des SSI sont définies comme sur le tableau suivant
(Document 2). Elles dépendent du type d’ERP ainsi que du nombre de personnes.
On remarque que certains ERP ne sont pas classés dans les catégories A à E. Ce
sont des établissements considérés comme sans danger particulier.

c. Choix du type d’EA

Toujours d’après le tableau suivant, on détermine le type d’EA à utiliser en


fonction du type d’établissement, de sa catégorie,…
Exemple : pour un lycée classique, on utilisera une alarme de type 2b. Pour le
lycée E Mimard, qui comporte un internat, c’est le type 1 qui est imposé.

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Document 2

3. Qu’est ce qu’un EA ?

Les équipements d’alarme sont destinés à donner l’ordre d’évacuation en cas


d’incendie au public ou au personnel non habilité à lutter contre le feu. Dans les
établissements recevant du public et dans les établissements dépendant de la législation du
travail, la réglementation impose la mise en place d’un équipement d’alarme incendie.
Composition des équipements :
- appareils de commande,
- tableaux de signalisation,
- diffuseurs sonores.
Ces équipements, ainsi que leur installation doivent répondre à des textes officiels du
règlement de sécurité contre l’incendie qui classe les systèmes d’alarme en 4 types (type 1
à 4) par ordre de sévérité décroissante selon l’établissement concerné (voir paragraphe
2c).

4. Les Déclencheurs Manuels (DM)

(Bris de glace ou Coffret à membrane) Appareil qui, à partir d’une action manuelle, émet
une information à destination du tableau de signalisation d’alarme ou d’un bloc autonome

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d’alarme sonore (BAAS).

Matériel URA
(www.ura.fr)

Membrane déformable
Bris de glace
5. Les Détecteurs Automatiques (DA)

Appareil conçu de façon à fonctionner lors qu’il est influencé par certains phénomènes
physiques et/ou chimiques, précédant ou accompagnant un début d’incendie et
provoquant ainsi la signalisation immédiate de celui-ci. Il existe plusieurs types de
détecteurs : détecteurs de fumée, de température ou même de flamme.

Les différents types de détecteurs :

- Le détecteur optique de fumées : Ce détecteur permet l'analyse de l'air ambiant


selon le principe de l'effet Tyndall (diffusion de lumière).
Equipé d'une "chambre optique de fumée" intégrant un émetteur et récepteur
infrarouge, le détecteur commande l'émission du signal lumineux infrarouge et mesure
le signal résiduel perçu par le récepteur. En l'absence de fumée, le signal lumineux
émis est réfléchi sur les parois de la "chambre optique de fumée" dont une très faible
quantité est recueillie par le récepteur. Lorsque l'atmosphère se charge en molécules
d'eau ou d'impureté (ce qui est le cas dans les fumées), le signal infra rouge émis se
diffuse sur ces molécules augmentant ainsi le signal perçu par le récepteur.
Un micro contrôleur (intégrant un logiciel embarqué) analyse les variations pré-
amplifiées du récepteur et, si celles-ci dépassent un seuil fixé par le constructeur,
transmettra une information d'alarme au tableau de signalisation incendie.

- Le détecteur de chaleur de type thermostatique : Ce détecteur est équipé d'une


sonde variant en fonction de la température (thermistance à faible inertie protégée par
du téflon).
Cet élément utilisé dans un pont diviseur de tension fournit pour une température
ambiante stable un signal stable (pas de variation de la valeur résistive de la
thermistance). Lorsque la température ambiante varie, la valeur de la thermistance
varie elle aussi proportionnellement.
Ce signal fluctuant est analysé par un micro contrôleur, lequel transmettra une
information d'alarme au tableau de signalisation d'incendie si la température dépasse
un seuil fixe correspondant à 60°C (classe A1S) ou 75°C (classe BS).

- Le détecteur de chaleur de type thermovélocimétrique : Le détecteur


thermovélocimétrique analyse la vitesse à laquelle la température augmente en
fonction du temps. Cela permet de s'affranchir de la valeur absolue de la température
ambiante et de ne mesurer que ses variations. Par exemple, ne pas détecter les
élévations normales de la température de l'ambiance due à l'effet du soleil, d'un

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chauffage normal des locaux etc, dont la valeur de la pente ne dépasse pas
normalement 8°C/minute. Mais si la pente est plus élevée, par exemple 10°C, alors
l'alarme incendie sera transmise.

Produits COOPER
http://www.cooperfrance.com/

Pour réaliser cela, il suffit de garder le même montage que précédemment, et d'inclure
dans le micro contrôleur le logiciel adéquate permettant un bon traitement du signal.
Selon différentes pentes d'élévation de température préprogrammées et conformément
à la norme, lorsque celles-ci sont dépassées une information d'alarme est transmise.
En France, tous les détecteurs de type thermovélocimétrique garde un seuil d'alarme
fixe de température (aux alentours de 60°C), évitant ainsi qu'un incendie avec une
évolution incorrecte de la chaleur (flux d'air chaud brassée avec de l'air frais) ne donne
une alarme trop tardivement alors que la température de la pièce serait déjà
insupportable.

Ces détecteurs de température sont très largement utilisés dans les cas où l'air est
excessivement pollué, interdisant toute utilisation de détecteur de fumées. Il reste que
des précautions à l'installation doivent être respectées pour éviter les fausses alarmes.

- Le détecteur de chaleur linéaire : Le détecteur linéaire est sensible aux fumées


blanches ou noires qui traversent le faisceau laser émis par le boitier et renvoyé par le
réflecteur. Son intérêt réside dans la surveillance de grandes distances permettant
d’éviter la multiplication des détecteurs et offrant une solution simple pour les grands
hangars. La portée peut atteindre une centaine de mètres.

Produits COOPER
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Choix du type de détecteur :


Une analyse de risque par local permet de choisir la technologie de détection la mieux
adaptée. Le choix se fera en fonction des paramètres suivants:
- Nature des risques détectés,
- Exploitation normale et occasionnelle,
- Phénomènes spécifiques susceptibles de perturber les Détecteurs (température, humidité,
poussières...)
- Architecture : Hauteur du local, difficultés d’accès...

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Sources

Pour déterminer le nombre de


détecteurs à implanter par
pièce, on utilisera :
- La règle R7 définie par
l’ASPAD (association
regroupant des assureurs)
- les méthodes proposées par
les constructeurs.
Par exemple, celle proposée par
Cooper :
www.verspective.fr/files/Reglementa
tion-incendie.pdf
http://www.cooper-
menvier.fr/nugelec/telechargement/

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6. Les Indicateurs d’Action Lumineux (IAL)

Il faut les installer à l’extérieur des locaux protégés par une détection automatique
permettant de visualiser plus rapidement le lieu de sinistre.

Utilisable avec les EA de type 1.

7. Les Diffuseurs Sonores (DS)

Dispositifs permettant l'émission du signal d'alarme générale destinée à avertir le


public d'évacuer l'établissement. Ils doivent être conformes à la norme NFS 32001
(diffuseurs non autonomes). Les diffuseurs sonores doivent être installés
judicieusement de telle sorte qu'ils soient audibles de tous les points du bâtiment. Ils
doivent être placés hors de portée du public par éloignement (hauteur minimum
2,25m).
Choix
Il sera fonction de l'établissement, du type de local, de l'environnement sonore et de la
nature des occupants.
Le choix sera guidé par :
- modèle classe A
puissance acoustique < 90 dB
réglable il peut être utilisé dans les établissements sanitaires de type U destiné à
prévenir le personnel chargé uniquement de l'évacuation du public
- modèle classe B
puissance acoustique de 90 dB
utilisé généralement dans tous les types d'établissements
- La nécessité de la diffusion d'un message parlé modèle classe B
puissance acoustique de 90 dB
signal d'évacuation associé à la diffusion d'un message parlé de 20 secondes
- La nécessité d'avertir les malentendants, ou dans les locaux bruyants sirène avec
flash xénon rouge
modèle classe B
puissance acoustique 90 dB
- modèle classe C
puissance acoustique > 105 dB
utilisé dans les locaux de grands volumes (salles de spectacles, parkings) ou en
extérieur

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8. Les D.A.S. (Dispositifs Actionnés de Sécurité)

Dispositifs commandés qui par changement d'état, participent directement et


localement à la mise en sécurité d'un bâtiment ou d'un établissement.
Ils doivent répondre aux dispositions de la norme NFS 61-937.
Ils assurent les différentes fonctions :
- compartimentage
- désenfumage
- gestion des issues de secours
- mise à l'arrêt de certaines installations techniques
- ...
Le DAS réagit par un ordre émis du CMSI. La commande est effectuée par rupture de
courant et les DAS sont alimentés par une alimentation spécifique.

9. L’Alimentation Electrique de Sécurité (AES)


Cette alimentation doit permettre de fournir l'énergie électrique à tout ou partie d'un
S.S.I., en particulier, lorsque l'ordre de mise en sécurité correspond à l'émission d'une
énergie dans le circuit de télécommande (D.A.S.) fonctionnant à émission de tension.
Cette alimentation doit être conforme à la norme NFS 61-940.
- Alimentations standards et alimentations non secourues : Elles assurent la source des
dispositifs actionnés de sécurité (DAS) par manque de tension
- Alimentations de sécurité (AES) : Elles assurent la source de secours des systèmes
d'alarme ou des dispositifs actionnés de sécurité (DAS). Elles sont obligatoires en cas
de commande par émission de courant (sirènes, volets de désenfumage, clapet…).
Elles doivent être choisies pour assurer une autonomie permettant un fonctionnement
de 12 heures en état de veille plus 1 heure en état de sécurité.

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10. Les Blocs Autonomes d’Alarmes Sonores (BAAS)

Appareils destinés, même en l’absence de l’alimentation normale, à émettre le signal


d’alarme sonore d’évacuation d’urgence. Puissance acoustique 90 dB (norme
identique aux DS).
Dans certains cas, il est conseillé voir obligatoire d’utiliser des boitiers de
télécommande permettant l’arrêt de tous les BAAS.

Boitier de commande manuelle


BAAS
11. Les Equipements de Contrôle et de Signalisation (ECS)
C’est un élément de contrôle de commande et de signalisation gérant les informations
transmises par les détecteurs (DA) et les déclencheurs (DM). Il est généralement utilisé
avec un CMSI.

12. Les Centralisateurs de Mise en Sécurité Incendie (CMSI)

Assure à partir d’informations ou d’ordres de commande la mise en sécurité d’un bâtiment


ou d’un établissement en cas d’incendie.
Ces équipements (tableau de signalisation, C.M.S.I.,...) doivent être placés dans un
local :
- situé aux abords de l'accès principal, de préférence au rez-de-chaussée et accessibles
aisément
- surveillé par des détecteurs automatiques d'incendie
- convenablement protégé contre des perturbations éventuelles (vibrations, fumées,
poussières, gaz ou vapeurs,...)
- maintenu à des conditions de température et d'hygrométrie compatibles avec son
fonctionnement
- inaccessible au public et surveillé pendant les heures d'exploitation de l'établissement

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Il est souhaitable que le lieu d'implantation de ces équipements soit porté à la


connaissance des services de secours.
Choix
Ces équipements seront fonction :
- du S.S.I. correspondant au type d'établissement
- du nombre de zones de détection
- du nombre de zones de mise en sécurité

13. Equipement d’Alarme de type 1 pour SSI A

Les SSI A doivent être alimentés par 2 sources :


- une source normale ou de remplacement : secteur, groupe électrogène de sécurité,
onduleur
- une source de sécurité : source secondaire dont l’autonomie et définie par la norme.
Dans un SSI A, il peut y avoir une ou plusieurs zones de diffusion d’alarme.
Doc Merlin Gerin

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Extrait de la norme NFS 61-936


Article 3.2.1 : Equipement d'Alarme de type 1 (EA 1)
Il doit être associé à un SDI (système de détection d’incendie) comprenant des déclencheurs
manuels (DM) et des déclencheurs automatiques d'incendie (DA).
Il comprend :
- une Unité de Gestion d'Alarme 1 (UGA 1)
- les Diffuseurs Sonores Non Autonomes (DSNA) ou des Blocs Autonomes d'Alarme Sonore
(BAAS) de type Sa (au sens de la norme NF C 48-150)
- éventuellement, un tableau de report de signalisation.
L'UGA1 peut gérer une ou plusieurs ZA (Zone de diffusion : Zone géographique dans
laquelle le signal d’alarme générale est audible pour donner l’ordre d’évacuation.)
Exemples de schémas :

Type 1 classique avec ECS et


CMSI intégrés dans un même
boitier (matériel Merlin Gerin)

Type 1 adressable avec ECS et


CMSI séparés (matériel Merlin
Gerin)

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14. Equipement d’Alarme de type 2a

Les EA 2a doivent être alimentés par 2 sources :


- une source normale ou de remplacement : secteur, groupe électrogène de sécurité,
onduleur
- une source de sécurité : source secondaire dont l’autonomie et définie par la norme.
Dans un EA 2a, il peut y avoir une ou plusieurs zones de diffusion d’alarme.
Extrait de la norme NFS 61-936 Article 3.2.3.1 : Equipement d'Alarme de type 2a (EA 2a)
Il comprend :
- des Déclencheurs Manuels (DM)
- une Unité de Gestion d'Alarme 2 (UGA 2)
-des Diffuseurs Sonores Non Autonomes (DSNA) ou des Blocs Autonomes d'Alarme
Sonore (BAAS) de type Sa (au sens de la norme NF C 48-150)
- éventuellement, un tableau de report de signalisation.

On remarque qu’il n’y a plus de détection automatique.


Documentation Merlin Gerin

Exemple de schéma type 2a :

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15. EA de type 2b
Les EA 2b, 3 et 4 doivent être alimentés par 2 sources :
- une source normale ou de remplacement : secteur, groupe électrogène de sécurité,
onduleur
- une source de sécurité : source secondaire dont l’autonomie et définie par la norme.
Dans un EA 2b, 3 et 4, il ne peut y avoir qu’une seule zone de diffusion d’alarme.
Article 3.2.3 : Equipement d'Alarme de type 2b (EA 2b)
Il comprend :
- des Déclencheurs Manuels (DM)
- un Bloc Autonome d'Alarme Sonore (BAAS) de type Pr (au sens de la norme NF C 48-
150)
- un ou des Blocs Autonomes d'Alarme Sonore (BAAS) de type Sa (au sens de la norme
NF C 48-150)
- éventuellement, un tableau de report de signalisation.

Un EA 2b ne peut gérer qu’une ZA.

Exemple de schéma
Merlin Gerin type 2b
- DM
- BAAS PR
- BAAS SA

On peut ajouter un
SMSI si nécessaire

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Exemple de schéma
Merlin Gerin type 3
- DM
- BAAS Ma (équipés
d’une fonction test)
- Télécommande

16. EA de type 3
Il comprend :
- des Déclencheurs Manuels (DM)
- un ou plusieurs Blocs Autonomes d'Alarme Sonore (BAAS) de type Ma (au sens de la
norme NF C 48-150)
- un dispositif de commande de mise à l'état d'arrêt.

Voir schéma précédent.

17. EA de type 4
Article 3.2.5 : Equipement d'Alarme de type 4 (EA 4)
Il comprend tout autre dispositif autonome de diffusion sonore (cloche, sifflet, trompe,
etc.).
Note : les dispositifs de ce type ne justifient pas l'établissement de dispositions
particulières visant leur conception.

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Exemple de schéma
Merlin Gerin type 4
- DM
- Tableau d’alarme

18. Les règles de câblage

Choix des câbles en fonction du comportement au feu : La détermination des câbles


électriques (section et nombre de conducteurs, classement au feu, etc.) doit se faire en
vérifiant la conformité au règlement de sécurité et aux normes françaises en vigueur et en
se reportant aux catalogues et prescriptions techniques des fabricants de matériels destinés
aux SSI. Le tableau ci-dessous permet d'aider ce choix. L'arrêté du 2 février 1993, en
exigeant le respect de l'application de la norme NF S 61-932, modifie le règlement de
sécurité et impose l'utilisation des canalisations résistantes au feu pour les diffuseurs
sonores non autonomes, des circuits d'alarme ainsi que pour les lignes de télécommande
fonctionnant par émission de courant. Dans le cas de lignes réalisées en câbles de
catégorie CR1, les dispositifs de dérivations ou de jonction correspondants et leurs
enveloppes doivent satisfaire à l’essai au fil incandescent, défini dans la norme NF C 20-
455.
CR1 : résistant au feu (900 °C pendant 15 minutes)
C1 : non propagateur de l'incendie
C2 : non propagateur de la flamme.
Les règles minimales d’installation des SSI sont décrites dans la norme NF S 61-932 : le

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tableau ci-dessous résume les prescriptions de cette norme concernant les câbles
électriques.

19. Divers

Certains constructeurs tels que Merlin Gerin proposent des méthodes de choix des
CMSI, des AES, … (voir catalogue « Sécurité des bâtiments »).
Le même Merlin Gerin commercialise un logiciel d’aide au choix du matériel
(utilisation pour bureau d’architecture par ex) appelé Pyros Design.

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