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Mathématique ECS 1

25 nov. 2017

Devoir surveillé 3.

Veillez à bien justifier vos réponses : un exercice bien traité rapporte des points, un exercice traité de façon non rigoureuse
ne rapporte pas de points. Voici quelques points de rédaction à respecter scrupuleusement :
0. Il est inutile de recopier l’énoncé.
1. Prévoyez des copies (doubles) distinctes par exercice et traitez les questions dans l’ordre.
2. Vous pouvez admettre un résultat donné par l’énoncé à condition de l’indiquer clairement dans votre copie.
3. Les copies non soignées seront pénalisées dans la mesure de 10% de la note finale.
4. Les résultats obtenus à chaque question devront être encadrés.
5. N’utilisez pas d’encre rouge, ni de crayon à papier pour écrire sur la copie.
6. Ecrivez sur les lignes et sautez (au moins ) une ligne quand vous passez d’une question à une autre.
Aucune abréviation ne doit figurer dans vos phrases qui doivent être rédigées dans un français correct !
7. Ce qui est illisible ne sera pas lu, en particulier les surcharges dans les parties de la copie non destinées à la rédaction
(bas de page, haut de page, marge, interlignes). Pas de ratures, vous avez du brouillon pour vos essais et recherches
préalables. Si vous vous servez d’effaceurs, de stylos correcteurs ou autres moyens d’effaçage, n’oubliez pas, après le temps
de séchage réglementaire, de procéder aux rectifications projetées.
8. Quelques rappels : les symboles ∀, ∃, =⇒, ⇐⇒ n’ont rien à faire dans une phrase. Ces symboles ne doivent pas figurer
en début de ligne et le symbole ⇐⇒ doit toujours avoir un membre à gauche et à droite à c̀haque premier emploi. Je signale
encore une fois que la flêche =⇒ n’a pas le sens de « donc »et que m’écrire P ⇐⇒ Q ne signifie pas que vous m’annoncez
que P ou Q est vraie ! Bannissez ces symboles de vos raisonnements et employez le symbole ⇐⇒ uniquement dans le cadre
de la résolution d’(in)équations ou de système d’(in)équations.
9. Une dernière recommandation importante : si vous ne parvenez pas à établir un résultat ou si vous n’avez aucune idée
de la manière de l’établir, n’inventez pas !
10. Ne pas respecter l’un des points précédents entraînera une réduction de la note finale de 2,5% par défaut constaté.
La durée de l’épreuve est de quatre heures.
Aucune sortie définitive avant la fin de l’épreuve et pas de sortie toilette pendant les deux premières heures.
Les calculatrices ne sont pas autorisées.

Exercice 1. Quelques questions proches de ce qui a été vu en classe.


n  
k n ikπ
X
(1) Simplifier la somme S = (−1) e n .
k
k=0
n   n  
k n kπ k n kπ
X X
En déduire les sommes (−1) cos( ) et (−1) sin( ).
k n k n
k=0 k=0
(−1)k 2n k
X   
(2) Simplifier la somme double .
4k k j
0≤j≤k≤2n

(3) Soit A = (ai,j )1≤i,j≤n et B = (bi,j )1≤i,j≤n deux matrices de Mn (R). Rappeler la formule du coefficient d’indice (i, j)
du produit AB.
 
0 −1 2
(4) Calculer l’inverse de la matrice A =  1 0 −1
−1 2 −2
(5) Quel est le résultat affiché par la dernière instruction lorsque les instructions Scilab ci-dessus sont exécutées :
m=[-2, 3; 5, 2];
a=(m+m’)*(m-m’);
x=a(:,1)./a(:,2);
disp(a*x);

 
1 2n
Exercice 2. On pose, pour tout n ∈ N, Cn = .
n+1 n
   
2n 2n
(1) Etablir la formule Cn = − , pour tout n ∈ N∗ .
n n−1
4n + 2
(2) Etablir la relation Cn+1 = Cn , pour tout n ∈ N.
n+2

1
n
X
(3) Dans cette question, on établit par récurrence la formule P(n) : « Cn+1 = Ck Cn−k » pour tout entier naturel n.
k=0
On introduit pour cela les sommes suivantes :
n
X n
X
Sn = Ck Cn−k et Tn = kCk Cn−k
k=0 k=0

(a) Calculer C0 , C1 et C2 , puis vérifier que P(0) et P(1) sont vraies.


Soit n ∈ N tel que P(n) est vraie. L’hypothèse de récurrence P(n) s’écrit donc Cn+1 = Sn .
n
X
(b) Montrer que Tn+1 + Sn+1 = Cn+1 + (k + 2)Ck+1 Cn−k .
k=0
(c) Etablir, pour tout n ∈ N, la relation 2Tn = nSn (on pourra s’aider du changement d’indice j = n − k).
(d) A l’aide des relations établies en (2) et (3c), montrer que Tn+1 +Sn+1 = Cn+1 +(2n+2)Sn , puis que Tn+1 +Sn+1 =
(2n + 3)Cn+1 .
2(2n + 3)
(e) A l’aide de la relation (3c), montrer que Sn+1 = Cn+1 et conclure.
n+3

   
1 0 0 1 0 0
Exercice 3. On considère les matrices I3 = 0
 1 0 et M = 6 −5 6.
0 0 1 3 −3 4
(1) Calculer M 2 et M 3 . Déterminer une relation entre M 3 , M et I3 .
(2) En déduire que M est inversible et exprimer M −1 en fonction de M 2 et I3 .
(3) Dans cette question, on propose de calculer les puissances de la matrice M.
(a) Montrer que, pour tout entier naturel n, il existe un réel an tel que
 
1 0 0
M n = 2an 1 − 2an 2an 
an −an 1 + an

(b) Etablir, pour tout entier naturel n, la relation an+1 = −2an + 3. En considérant la suite auxiliaire définie par
un = an − 1 pour tout n ∈ N, déterminer l’expression de an en fonction de n.
(c) Donner alors, pour tout entier naturel n, l’expression de M n en fonction de n seulement.

Exercice 4. On dispose de deux urnes U1 et U2 .


L’urne U1 comporte trois boules blanches et deux boules noires.
L’urne U2 comporte deux boules blanches et trois boules noires.
Une épreuve consiste à tirer au hasard et simultanément deux boules de chaque urne. On obtient ainsi quatre boules : deux
boules provenant de l’urne U1 , deux boules provenant de l’urne U2 .
Les tirages dans chaque urne sont équiprobables.
Les résultats devront être donnés sous forme de fractions irréductibles.
(1) Soit Ω l’univers associé à cette épreuve. Justifier l’égalité cardΩ = 100.
(2) Soit E l’événement « parmi les quatre boules tirées, il y a exactement deux boules blanches. »Montrer que la proba-
bilité de E est P (E) = 0, 46.
(3) Calculer la probabilité d’avoir tiré exactement une boule blanche de l’urne U1 sachant que deux boules blanches
exactement ont été tirées.
L’épreuve est modifiée de la façon suivante : on tire au hasard et successivement sans remise deux boules de l’urne U1 que
l’on place dans l’urne U2 , puis on tire au hasard et successivement sans remise deux boules de l’urne U2 que l’on place dans
l’urne U1 .
(4) Quelle est la probabilité que les deux urnes soient monochromatiques à l’issue de l’épreuve ?
(5) Quelle est la probabilité que les contenus des urnes n’aient pas été modifiées à l’issue de l’épreuve ?
Pour terminer, on considère l’épreuve suivante : on choisit une des deux urnes au hasard et on tire, toujours au hasard, mais
successivement avec remise deux boules de cette urne.
L’urne U1 a deux fois plus de chance d’être choisie que l’urne U2 .
(6) Quelle est probabilité de tirer deux boules de couleurs différentes ?