Vous êtes sur la page 1sur 389

Licence Encyclopédie Spirite et Fédération Spirite du Parana.

Copyright (C) 2006 Encyclopédie Spirite - Mars 2006


http://www.spiritisme.net
spiritisme@spiritisme.net

Considérant l'objectif de base de l'Encyclopédie Spirite de


mettre gratuitement à la disposition de toute l'Humanité les
éléments de base du Spiritisme, les documents mis à
disposition sur le site Internet de l'Encyclopédie Spirite peuvent
être copiés, diffusés et utilisés dans les conditions suivantes :

1. Toute copie à des fins privées, à des fins de recherches,


d'illustration ou d'enseignement est autorisée.
2. Toute diffusion ou inclusion de tout ou partie de ce
document dans une autre œuvre ou compilation doit faire
l'objet d'une autorisation écrite de l'Encyclopédie Spirite et
doit :
a. Soit inclure la présente licence s'appliquant à
l'ensemble de la compilation ou de l'œuvre dérivée.
b. Soit, dans le cas d'extraits ou de citations limitées à
moins de 1000 caractères, mentionner explicitement
l'origine de la partie extraite comme étant
l'Encyclopédie Spirite et en indiquer l'adresse Internet,
afin de permettre aux intéressés de retrouver
facilement et gratuitement l'intégralité du document.
3. Cette licence qui accompagne chaque fichier doit être
intégralement conservée dans les copies.
4. La mention du producteur original doit être conservée,
ainsi que celle des contributeurs ultérieurs.
5. Toute modification ultérieure, par correction d'erreurs,
mise en forme dans un autre format, ou autre, doit être
indiquée. L'indication des diverses contributions devra être
aussi précise que possible, datée, et envoyée à
l'Encyclopédie Spirite.
6. Ce copyright s'applique obligatoirement à toute
amélioration par simple correction d'erreurs ou d'oublis
mineurs (orthographe, phrase manquante, ...), c'est-à-dire
ne correspondant pas à l'adjonction d'une autre variante
connue du texte, qui devra donc comporter la présente
notice.
Ouvrages de M.ALLAN KARDEC
--
sur
4.n
le Spiritisme
+ , - .-- . ,7 4
m.. 8,

-
.
i :-Gx- 8 .

Le livre des E"lliprits(Partie pIiilosopIiique), contenant les principes de la


doctrine spirite ;1 vol. in-12, 198 édition. Prix :3 fr. 50 c.
Édition allemande :Vienne (Autriche). - Deiix parties qui se vendent sdparé-
.
ment : 3 fr chacune.
,:-8 f Wtion espagnole: Madrid, Barcelone, Paris, Ma~seillt?.Prix :3 fr. 50 o.
@- . i évocateurs,
'
be livre des ni6.iims (Partie expérimentale). Guide dzs médiums et des
contenant la théorie de tous les genres de, manifestations. t vo1. in-12,
-2 1 édition, 3 fr. 30.
'W
&dition espagnole :Madrid, Barcelone, Paris, Marseille. Prix :3 fr. 80 c.
K3Evangtle selon le Spiritibxme (Partie morale), contenant I'expli-
cation des maximes niorales du Gk&, leur a g p l l ~ a t i ~et.nleur concordance avec le
Spiritisme. 1 vol. in-42, 6%&hian. Prix :3 f ~ . 60%.
,
. &dition espagnole :Madrid, Barcelone, Paris. Prix : 3 fr. 50.
Le ciel et l'enfer, 0th la Jivtice dieilne selon le Spiritisme, contenant de
nombreux exemples sur la situation des Esprits dans le monde spirituel et sur la terre.
1 vol. in-12. 4 8 édi~ion.Brix: 3 fr. 50 c.
C.
f dition espagnole: Madrid, Barcelone, Paris. Prix : 3 fi-, 50 c.
ha a e n B s e , .les miraaw 'es'im @diW&jms, selon le SpMlhme,
1 vol. in-12, 5O 6dition. Prix: 3 fr. 50 c.
Frais de poste pour la France et l'Algérie, 50 c. par volume.
Pour l'étranger :Suisse, 60 c.
Espagne, Gréce, Constandno le, Qgypte, 1 fr.
-
Belgique, 65 c.
--
Italie, 75 c. -Angleterre,
Prusse, Bavière, 1 fr. 20 c. -
Hollande, 1Ir. 50. -
~ o r t u ~ aEtats-Unis,
f, Canada, Canaries, Guadeloupe, Caveune,
Mexique, Maurice, Chine, Buenos-Ayres, Montevideo, 1 fr. 48 c+Bréail, 1 fr. 80.
-Duché de Bade, 2 fr. 25 c. - PBrou, 2 fr. 60 c. -
Autriche, 3 fr.
ddition espagnole :Madrid, Barcelone, Paris. Pris :3 fr. 50 c.

, 8 II , ... " .,..#F


b,;.
,. ..._ C,- L*: -.:- ' 57. .-
.3
.,: ABRÉGES
!,

~ufesk-ce.~ao Ee ~ ~ ~ ~ * ~Introduction
s r n c 'à lla connaissance du monde
invisible ou des Esprits, 1 vol. in-42, 86 édition, 4 fr. ;par la poste, 1 fr. 20 c.
&dition en langue espagnole : sons presse. -
Le Spiritisme à situ plus simple expreaalion, ex osé sommaire de
i'enseignement der Esprits et de leurs manifestations. Brochure b 1 8 de 36 pages,
15 c.; vingt exemplaires, 2 fr.; par la poste, 2 fr. 60.
&itions en l a n g w : anglaise, espagnole, russe>
l~éminiéde la loil des phémormènes a~piribm.Brochure in48,
10 cent. ; par la poste, 15 cent.
Carâotéres de la rOvdlafion spirite. Brochure in-18, 15 cent ;vingt
osernplaires, 2 fr. ; par la poste, 2 fr. 60 cent.
Voyage spirPte en iSeB. -
Brochure in-8, 1 fr.
'
Tous ce8 ouvrages se trouvent h la LIBRAIlIIE SPIRITE, 7, rue do Lille, B Paris,
qui les expBdie contre un mandat-poste k l'ordre
Librairie,
REVUE SPIRITE. ,

JOURNAL

CONTENANT

Le récit des manifestatious matérielles ou intelligentes des Esprits, apparitions, évo-


catipns,.etc., ainsi que toutes les nouvelles relatives au Spiritisme. -
L'enrèignement
la morale, l'immortalit6 de l'Arne, Ia nature de l'homme et sou avenir. -
des Esprits sur les choses du monda visible et du monde invisible; sur les sciences,
L'liistoira
du Spiritisme dans l'antiquité; ses rapports avec la magnétisme et le somnambulisme;
l'explication dea légendes et croyances populaires, de lit mythologie de tous les
peuple

ALLAN KARDEC

Tout effet a une uoeae* Tout effet intelligent a


iitie cause intelligente. La puissance de la cause
elligente a%ten raisan de la grandeur de l'effet.
La REVUE~ P ~ R ~para
y?- .
T E t du a i I de chaque mois, par cahiers de deux feuilles
au moine, grand in-8.
Prix: pour la France et PAlgdrie, 10 fr. par an. - -
Etranger, 12 fr. Amérique
y & a4 9e
n~ fag p!g&m&aihd ' u q a q T d gfnier@ta parknt du lof jan-
nhes $w a ' a 6 h 8 t dans k caw J& QQ eqvoie ks n w é ~ o g ,
parus,
Prix de chaque numéro séparé ; j $, franco pour toute la France.
<Etranger le port en sus.
- Pour

ûa ~ e u@aab~flne~
t par l'entwm&~de tous les librabs et dirit~teured s posta,
?pur @34&3~$9~8 b p q Pa$@, qnvagrv: up mgndrt aiur In poste ou une traits A
vue Pa&, I'erdre d@ M. l d . . B ~ ~ qgéra&
a ~ ~ ~[de
, la Librai~ie pir rite. On ne fait
p a l tràile $UT les sguswlpteurs, k
On ne reçoit que les lettres affranchies.
Les bureaux d'abonnement sont situés h Paris, rue de Lille, 7, à la Librairie spirite.

CQLLECTIQNS DE LA REVUE SPIRITE

Chaqueannée forme un fort volume grand in-8, broché, avec litre spécial, table
&8néraleet couverture imprimée. Prix : chcuna des quatorze prerniérm années,
1858, 1859, 1860, 4861, 1862, i861,-&@4, 1865, i1866, 4867, 1568, 1869, 1876,
1871, prises ensmnble, 6 fr. le volume; &parément, 7 fr.
avec les quatan@'~~&&wi, ;,j,@&5&$~$
-15. année, 1872, prise
f O qapcs. w Franco, pour la France
et l'Algérie. Btranger, port en sus, comme ci-dessus pour I?ibonnement.
Collections reli$es, 1 fr. 75 de plus p& wnekrme. 3
Demander le catalogue de la librairie spirite,
VUE SPI
JOURNAL

Aux Abannés de la Revue spirfte.

La Reuue spirite commence sa quinzibme ann0e; malgré les


rudes épreuves de 4870 et, 1871, chaque mois elle a fait son tirage
habituel d'exemplaires ;l'administration savait qukvec 1s dispari-
tion des entraves, chaque abonné devrait recevoir les numéros que ,
I'état de siége n'avait pas permis d'envoyer, elle prbvoyait aussi
que les demandes sera@nt nombreuses, ce qui s'est parfaitement
confirmé.
Ceux de nos anciens abonnés, que Les douloureux 'événements
de 987O-iS7 1 ont épargnés dans leurs personnes et dans leurs for-
tunes, nous ont 6té fidéles, et les nouveaux spirites q ~ sei sont révé-
lés viennent combler les vides creusés par le départ de ceux que la

r...-
tourmente a emportés ;si le concours matbrie1 de ces derniers nous
fait défaut, nous sommes assurds du moins de leurs concours spi-
rituel pour nous soutenir et nous aider aussi dans notre tâche. Notre I

correspondance a pris de grandes proportions, avec une tendance


bien tranchée vers les hautes études psychologiques et toutes les.
branches qc~is'y rattachent intimement.
Le Spiritismedevait mqurir !... Cornbiep de fois ne l'a-t-on pas
enterré en prononçant son De profundis, La preuve de sa puissante
vitalité, c'est qu'une hécatombe de revues mensuelles a été faite
dans cette désastreuse a n d e , sans porter la moindre atteinte ni $
l'existence du Spiritisme, ni au tirage :ordinaire du texte de l a
Reoue; c'est une glorieuse exception, partagée avec la Bevue des
Deux Bondes.
E'idBe que défend la Reawe est oelle de la réincarwtion, vérité
fiiconde qui éclaire vivement toutes Ies cons8quences essentielles qui
découlent de l'enseignement spirite; cette loi porteavec elle sa logique
absolue, logiqae' qai s'fmpose avec d7autanl plus de force, qu'elle
frappe tout ce qu'il y a de plusa intime dans notre conscience et dans
notre raison.. Cette idée reprbsmte &a sagesse di~inequi se reflete
iaifbk de tmtes les existeneeq &as; cette traasmu-
s, qui renferme toute ln pensée du Cdateinr, toute la
1
g@+se de l'humanité.
Eilm6rique et l'Angleterre se disent sp2riCzcalistes; là, les adeptes
s.ont des légions num6rées par des inilliûns. Ce qui est etrange et
p&raîtinexplicable, c'et que tout en acceptant pour les petits-fils la
resp~nsabilité,Iâ solidarith des actes de leurs ateux, il leur répugne
d'opter pour ln r4incarnation ; pourtânt, si ce lien tout-puissant -
. nkunit pas intimement, tontes les ations, comment peut-on
rendre des étrangeri3 mIIda,ires, c eonciker ce manque ab-
solu de logique ?
ce d4saccord ; des
do& ils compren-
ils, reconnaissent
rd, ms adversaires
itive répondre&son
argumentation.
Des savants anglaisr %M. Cmokes et*CO%; ma -XIi4&ré, après de
9o.mbreuses et longues recherches, w'ik reconnaiimaieat une n ~ n -
v&~f$rmx b i e n ~ de W b t e s celles quladmeb la science ex-

.naus lem e x p a m s ;nisi tme ,grande quantité d'autres ouvrages


traitant de la doctrine.
Nwi3aalhws ont IaiseB dans toutes les â m p r d d e em-
p ~ h t éC~~HXWI
~ , sent en soi de vagues aPBr6he;xl&~~8; un mlaise
NPdéfi~isaaIbcla,qrnpt4me &un ioet~w la vie: morde ; la douleur
deman& la c&~WYon,;&dw a u b u r ~E& cpe N. Louis FQztiw,
du Splirmtis% mi L voit ant sws un
in &eBa mod; les. lateam, moir
III ce volume, viennent aeheter nos ouvrages, et, & -mua avom
pr~twthv i u m h e'wt 6p@ m u . s s ~ poil;vions,
a plrwc notre &mx,
permettre B de n d m e t visibles tendames de dkapikr
l'œuvre d'A1lan Bardex.; mzis,wiiim8 wrtimt:i~mwzaE.
I
- 3 -
Des. livtes sérieux se préparent ; des hommes de avoir consa-
rcppnb leur temps à la cornposition d'œuvres spirites qui doimeront
UKI nouveJ élan au Spiritisme. Nous constatons avec bonheur plie
cEss inédiums bien inspirés, nous envoient des communications sa-
v @ . ~ s morales,
, bien enchatnées, de véritables inspirations qui
i &tent l'insertion et peuvent brét;ver,la critique des puristes.
Les circonstances n'ont pas permis de mettre au jour de nam-
brbsw pciblications; néanmoins nous avons tesminé l'année par
I'w$kage de M, A. Badin, qui consacre le produit de la nouvelle
éd&m de s a Trdogie dont il a fait les frai!, moiti6 1 .la propagande
q i r i b , mjitié B !orphelinat de Cetnpuis, fondé pas notre vdnérable
iaki,~, P~dyosf;voilà donc deux spirites unis %insi sans se oon-
natre pour secourir de$ O lins. Puis viennent les Lettres $ B-irmie,
ouvrage charmant, dû me de l'auteur des Lettres aux Pay-
snns, Marc Baptiste, spirite convdhcu, travailleur condencieux et
inMgable, dont toutes les .-faaiiIles qirites voudront lire à. la. v d -
lée les attrayants écrits.
Un pbdnomèns prhvu par de p6ecidentes études, semble donner
h gpirikek de diverses loca'liIés, -et qni ne se connaissaient pas,
la tiolu.taon prochsine de la télégraphie humaine. Nous avons mis
en rapport un groupe d'hommes sbrieux, espérons que leurs cons-
'daates et persistantes &tudes,établiront uns base certaine, un poiat
de reghre pour 1'Ç.labol.athon caq11tdte dkun 6change flnidîque de
,&me -oit &es dneacnBs entre enx, soit entre incarnés et dksin-
aapn&.
cees d0uz.e mois, s% sont. incomplets <à certains points de vue, ne
nom laiwegtoe~.enclantpas le droit de nous gaindre du r6sultat de
a g a triske ~nncie,N'avons-nous pas trouvé de nombreuses sympa-
&hies) des sssatiments é h é a et des adhérents inatkendus dans toutes
led dwses de la société? Au nom du Spiritisme, mus remercions
bas nos amis et nos correspondants, pour l'intérêt 'k&ernd q ~ 4 i i ~
wiltaent bien nous témoigner ; ils apportent ainsi B nos travaux, la
.fww toute-pwissante de la commu~ionde pensi5es.

et les vkillards.
- 4

elon notre opinion, c'est l'Esprit qui anime le corps, sans lui, la
matikre inerte ne pourrait agir, les molécnl~squi en 'font Sensemble
n'ayant plus de misan d'êtire se dissiiuciergient, leurs parties dés-
agrégkes rcndmient chaque atome soit 8' la terre, soit aux couches
atmosphériqoes qui nous ehvironnent. Ces éltsmcnts reconstituent de
- =
nouveaux &es.
Pour les pir rit es, ce que nous avancons est un fait consacré par
de nombreuses études, confirmées par la science ; l'être que SES-
prit abandonne rneurt aussitôt, il rend à la, nature tout ce qui en lui
était matiére, agrégation de parties admirablement constituées pour
former l'instrument humain, ce Principe vital, cette machine rner-
veilleuse que l'ouvrier divin, I'ingdnieur sublime pouvait seul si sa-
vamment organiser.
Par la réincarnation, nous savons que le fluide sublil de l'Esprit
s'assimile par un lien fluidique h IBbe embryonnaire qui vient
d'être conçu; et lors de la venue de cet être CL la vie extérieure, il
s'unit à l'instrument' pour vivre végétativement avec lui; perdant tout,
souvenir des existence6 antérieures, i4 apporte aux prernibres expan-
sions de t'enfant les idees i>nn6és,un cairastére bien trançhé, une
identité parfaite des habihd~s,deg pa&io&~ et des tendances de sa
vie précédente : donc, ce n'est-plus le corps qui domine ici ;les cir-
convolutions de Ii3b masse cérébp& prBp&réesparda gestation de la
mère, comme rioule incomplet, mais par le lien p4risprital coinme
forme définitive, s'amplifient progressivement, selon les fonctions à .
remplir daris cette épreuve par l'Esprit incarné.
Cela est tellement vrai, que la tête de l'enfant nouveau-né est
molle, sa contextuu'e étiW cba~pent6e$ l'aide d"mtissu &latineux,
vertébreux, os incomplbt"~,ana:$$ls le saqg viendra porter .pius
tard le phosphate dl? eham nécessaire h teur solidification, leur
ossification. Ceux de nos lecteurs qui s%occupent d'anatomie, savent
parfaitement que les têtes des aruimaux, rnbrne celles des êtres supé-
P; .I sous
rieurs, sont, à I'dtat rudimentaire, une masse non homoghe, et que
la peau qui la recouvre, l'arbre qui forme la charpente du
: corps et$ dans sa croissance tout semblable au jeune chêne éclos
d'un gland jet6 dans le sein de la terre; Ib, en effet, l'embryon
végétal grandit, il projette ses radicules dano la matihre humide en
élevant sa tigelle vers la Iuwiière; il demande b ces principes vivi-
fiants le droit de s'élancer dam les airs, et peu à peu, il prend un
feuitlage, se ramifie, son tronc s'arrondit par les coucliea~supérpo-
sées du liber, enfin il est chêne complet, celui sous lequel les gén& ''
d
rations humaines peuvent d&%ormaisse succéder.
Tel est !'arbre que l'homme porte en lui, v5gCtation sublime, sans
-- -
+ ir
consistance d'abord, mais possédant I'ardent désir ô & r e le mou-
vement et la vie. Sans lui, nous ne serions pas le premier et leplus
noble des animaux; réduits à l'état de mollusques, nous aurions la

,.
I
11 . vie végétative de l'huître.
,II Dieu voulait féconder et animer la terre; ttprés des gestations dou-
loureuses, du chaos de la xatiére knde il formait les bassins pour
' les fleuves, il dessinait par des empâtements sublipes le relief des
montagnes, l'harmonie existait dans la terre et dans l'air.
Les 6tres microscopiques nés du limon primitif avaient tout puri-
fié progressivement; les uns, par l'action de manger et digérer,
avaient préparé les éléments des formidables a~sisesmétarnorphi-
, ques du globs, bous les produits métallifères, toutes les couches
stratifiées qui alimeritent nos industries ; ceux-là étaient les pre-
.miers nés de la création. D'autres mouraient par masses innom-
brables, et de leurs dépuilies accuruiulées naissaient d'autres formes,
d'autres instincts, le grand Architecte avait tout prévu dans son
vaste plan d'ensemble, les lois divines sont immuables ; Dieu a
parlé une fois, depuis il s'obdit à lui-même : Semper jussit,. semper
pwet. Donc la pensée de Dieu, son but, existait dans le premier
germe, cet instinct, cette pensée, survivait à la mort des dtres ;
-c'&ait le garrne de la forme périspritale survivant & la destruction
momentanée, et s'asçimilant sans cesse de nouveaux instincts à
.chaque progrès de ?animal inftirieur vers des formes supérieures
dgterminées par des réincarnations successives.
Cette méthode de composition, cette connenion constante, nous
devons l'admirer dans sa liaison, car elle soude toutes les vies les
unes aux autres; c'est i'iiilrnense amour divin se perpétuant par
' la vie, par le travail, pas le mérite, jusqu'à l'homme ce représen- -
tant magnifique de toutes les espkces animales. Non-seulement
l'homme les symbolise comme organes à manger, à mwcher, mais
aussi il est, par son p-érisprit (lui le dernier venu sur.la terre), la
sndthode de composition, Ia wynthése de tous les instincts, de toutes
les passions de ses Mres, les afn& de la oréation.
, Donc agir, marcher, c'est servir les ordres do notre cerveau, instrii-
m a t que le périsprit a d'abord modelé sur ses instincts acquis, c'est
.l'Espritde Dieu qui, aprés avoir suivi toute la série animale, se fait en
nousintelligence, conceptions, combinaisons, harmonies ;c'est aussi
la charpente humainese formant, comme le jeune clidne, une tête ra-
mM6a qui demandè LL l'Esprit les efhves bienfaisantes de la lu-
mière.
-8-
Dans la t&e,les vt&b~Fes gwx!fkseat bnkemeet, leors rebords
. sont dentelés mmme u a miet, et awnt de se mjoiodre, de se muder
cornplbtement, Q fmt qua h inam c.0rébrats soit formée des circon-
volutions voulues pour l'accomplissement dcs fonctions de lTsprib,
pour b &oie1oppement de son &preuveterrestre : alors seulement le
pint de sukm oa jointure des vertèbres ossifiées a liecl, mai's non
ddfinitivement, au maias pendant 1s période d'incubation otl de pm-
grès continu de i'Esprit. s
Gœlhe, Le grand pogte dlemmd, le savant de premier ordre;, ca-
ressait deiuis longtemps une id& d b ~ilt trouva la. confirmation, e t
voici comment : a Je me po,me&~is,dit-il, sur les ~ U P Zdu ~ SLido,
qui séparent 1'Adriatique du gdfe de'Venks; je t a w a i un crâne de
mouton, fendci de la ~ ~ ~ $ - - T B U W madi&&, q@x~@n-mlamera t cm-
firrntl cette v6rité d6jB par moi ddcuuverte, que bue les oa du crâne
&aient des vertèbres trançform6es, mais encoreme Fit voir I"~volution
dc mati8res i~n~rga~iques informes, versun ennoblissement progres-
' sif et un déwbgperfnr!ntq%kien fait&s Dsgmes ~wiilp&iaur%Alors en
même temps sé ranimn mon wicieme hi, &ttif%epar Pex@rience,
que In nature n'a p i n t de aeemQ qdelh ne sl&v&le quelque part à
..
l"obsemteur att~ntif, Je fus ,pleineme& convaincu qu'un type
riniverssl, s'éIovant au m~yeîlBe m.étam&$-mes, ex&& dans tous
les &es organiques ; qu'on pouvait, &.certainsdegrés mopas, %in .
sémcnt le reconnaître dans toutes ses parties, et qu'il devait être
également dt5couver&4&eh, epnanie d m le degr8 supkrietlr dc i'hu-
mmM, il Ca&ait & %*
En eR&, &&an&% 2r, un ikMI:at+, 'W .psPr;b900tz, si la thte ne
se moule pals comme &%~ation %aiasla confwmaihh du cerveau; et
si aette bo%eos se^^ ne mbit pas eYe-m&medes dYéprmions &train-
gcs, quand rhomrne .w laise d b v ~ e rp r des pasions bestides,
tandis qu3el1e se d6v&ppe et pre~lî pmkdxhncres sensibles,
si l'incarné sait Btudier ilne br&n.u;hescientifique qui honore le cher-
cheur,- .en augmentant dans une certaine mesure b progrés et le
bon heur de l'humaaitd.

domine l'Esprit ; ii g a intee, &mm?, f@rwitio~ et d&el.oppc-


ment pogmssif de Y ~ ~ & ~ I I J L I ~d
i;ya cette s~g&stion de ia
ebair et des os j~squ'b#&% wid, le 6f3soin urgent, iri-dispw&ble,
de soins .tout gartic&m. Emfa%t, cet homm fu&r, cet izrlstrrxfnent
parfait, doit résonner et vibrer aaitr~ment,que le3 e.s&res animaux,
c'est une intelligence confiéc aux soins attentifs d'une mère et d k n
-
- 1 -
, .
NE, il fwaudra ~ontinuellemeetsoutenir, aimer, .en&-Qe~; ~e Qow
petit, êbre, c'est daas ce pilh qdB doit puber lea impr&~b &
jy~bice,de devoir, de tr~wail,qui régBnlSrent et fécondent t&uk
Si vaus ne savez dignement remplir votre rniaiioa paternelle: ,; a
le désordre, la vanité, l"argueE1, les passions, t h e n t en mdkre chez
&LM,, cornweslt voalez-voue que les premiéres impremions de ce
jetrna esprit soient &es 1Peubon espérer de trouver dans ce jeone
cbur dtxiré, gangrené par le &auvais exemple, des notions qui
créent le. boa fris, le citoyen laborieux, Yhomme de dkgoaement,
& consderme ei da saorific~'?Mais si dans,c&te coupe das la vie
vous avez follement vers&de l'eau troubl6e, m l s a i ~ wem& ~ ne wu-
vez (et cela est Iûgiqrre) avoir produit qu'an8 &xbCefieèB O U C ~ ~ S ~ ,
$ourrn&tée, chez Iaquelb le vice se servant de la matiére, continue
follemnt les @istRSe r $ % p w
' Q&'&Ed.e.su@m&&,la cor
2 .

cyeium de sa tek, les ddpresaorma accentuBm qpe les mauvais pen-


&ants impriment mcaractéres ind6Mbiles t ~ u xcirconvolution^; c.éré-
& @ B c ~ coonst5quenb
~ I'ense&ble du visage, ce sera,une existence
m e vie, une épreuve B recarnmencer;',l'arbre humain sesera
Gkybsré,: paenb & enfaeh r~evieadrontsolidairement re-

s pouvons nous ré-


un levier iinmnse
'

&tg@ pqrw &3s Esprits 4118 Dieu ncstis a confi&$,a p r b avoir pris &
$&mr de leur enseigner .cetta:triste maime du Dante :t O vous qai
ep$rarr,, laissez ici toute espgrance, r nous nions Dieu, l'Arne, noire
4 p&amalit&,notre dignib&et repus d'idées insensées, rncÈ$érieUcs,
Ev7é5 & l'immsnm appBt&.de dbirs isisatiablq noue sommes gou-
v d s par des ~rnbitieut* d@i@ qui font de nous, en défmitive,
n & k s impuissanbs.
Ah $ plutût, conmissez-vous vous-m&&s, saohaz d'oh YQ.W ve~.
k& que vous fûtw daris le passb, qualies sont les lois qui gou-
rem& les mondes ; et. lorsque apr& evoii rherchh raioeaient la '<-
, VQUS aurez kouvd prtout exubérances de vie ,-d'amour,
@ a&darit& et drharmonie, locsque vous aumg piimtuition des
,, moyans simples et sublimes~(toujoursles m4mes) avec lesqu$ le -
. Q6atew gouverne Les imtwwès prosesdoné; de soleils, leun cor-
téges de planètes, leurs habitants, et même une humble petite fleur
ou le brin de poussiére ; alors vous vous ipclinerez devant tant de
grandeur, de prévoyance et de sagesse ; l'bre des révolutions vio-
lentes sera fermée, le devoir sera la régle, l'humilité .et h bonté
seront la loi, le travail sauvegardera l'avenir.
Un spirite sérieux, convaincu, doit infailliblement arriver ii ce
résultat : la persuasion complète dans la famille, des rapports soli-
daires qui u~iissentl'immense échelle des êtres depuis I'infinirnent
petit ou premier germe, jusqu'à I'infinirnent grand, Dieu.
La vieillesse est décrépite, ,dit-on, et l'insanité devient sa
règle ; le corps domine la pensée, la matitke étant une force supé-
rieure.
Au point de vue cle notre raisonnement, vous avez eu de mauvais
1 .,produits, mais si mauvais par votre éducation défectueuse, que vos
;enfants ont été pour votre âge mûr iine soaffrance, une punition
:bien méritée; leur inconduite s'est copiée sur la vôtre, mutuellement
, 'vous vous êtes désolés pour subir de fristes et terribles contre-coups.
T. iVos filles, que sopt-elles devenues? Pefi!ez-vous que vous n'aurez
A "' -
- ,pas un compte terrible à rendre là-haut, lorsque le souverain maître
II
interrogcra vos consciences? Son jltgement vous frappera si vous
avez délais& vos familles, si pour quelques jouissances pansagéres
et grossii.:res, vous n'avec su guider dans la voie du bien nfvous-
mêmes, ni les intelligences qui vous étaient confiées, si vous n'avez
été utiles B VOS semblables,
' Nos maux dérivent de nos vices, de notre entêtement, de notrc

manque de jugement ; iious savons parfaitement discerner le bien


du mal, nous vouIons des lois biquitables, la sagesse et la conscier~ce
chez autrui, tout en nous dispensant des règles les plus ordinaires
que dicte la raison.
Pourtant, connaître son corps, la prodigieuse mhcanique qui fait
la digestion, le sang, la chaleur, la combustion, Ta circulation, la
vie enfin, serait se rendre compte de nos maux et de notre décré-
pitude dans la vieillesse. Les uns laissent pâtir leurs enfants dont
l'estomac se rétrécit ; d'autres surmènent le bol alimeataire qui,
par un labeur sans mesure, se fatigue, se débilite, pour nous con-
duire b la gastralgie ; desi deux c8tés, il y a manque de prévision,
et Von impose ainsi ii de jeunes êtres un suicide lent 'et prolongé,
qui nous donne une gbnération maladive, énervée, peu appropriée
aux grandes choses dc notre &poque. q
L'homme, en tant que matière charnelle, èSt ûfie plante qui doit
II
être soignée, dirigée en connaissance de cause; la demeure de
l'Esprit ne doit-elle pas être saine, forte, résistante, digne de la
pensée divine? Pourtant nom nous ingénions inconsidérément &
atrophier ce tabernacle, nous le souillons à l'aurore de la vie, avant
et aprés i'âge nubile ; nous sommes étonnés, après une existence
affolée, sans règle, surmenée, de voir notre charpente s'affaisser,
nos drganes se dissoudre, d'assister enfin à notre déco~nposition
prématurée.
Bien plus, nous nous sommes volontairament fziit un corps d6bile,
la maladie permanente étant notre condition, nuus nous guérissons
momentaném'ent, il est vrai, avec des poisons que les laboratoires
pharmaceutiques nous font ingérer sous le masque du sirop; mais
la blessure reste, elle est indélébile, à. l'état chronique ; c'est un
cancer glouton qui nous demande, A intervalle indéterminé, une
partie de nos ressources, denotre temps, de notre tranquillité, sous
la figure du docteur, du reméde et d'une foule de conséquences,
dont vivent tous ceux que notre défaut de prévoyance enrichit.
Dans cette voie, nous trouverions de nombreuses pages Zi glaner,
des preuves irréfutables pour certifier ce fait, que de la jeunesse à
l'âge mûr, nos passions, notre hygiène, nos mœurs, nos folies, nos
indigestions perpétuelles, brisent i'instrument humain, cet inçé-
nieux et sublime aécanisme ; ponrtant, nous sommes étoi~nés,
aprks en avoir brisé les cordes, de ne pas trouver une verte vieil-
lesse avec des pensées sans sénilité. Inconséquence et orgueil hu-
main, voilb bien de vos traits.
La prévoyance, l'harmonie, étant œuvre divine, nos études, nos
investigations viennent nom prouver cette donnée, c'est que tout
dans l'univers est coordonné en vue de fonctions à remplir. Tous
les animaux, excepté l'homme, seront sûrs d'acquérir une somme
de forces et de grâces incomparables s'ils vivent en liberté. L'instinct
seul leur suffit pour le développement de'toutes les facultés et de la
somme dYinteIligencequi leur sont départies.
Comment ! l'homme, cet Btre ssturé d'intelligence, cet Esprit
dont la pensée est servie par son second être sernziînatérid~ par le
périsprit, l'homme, disons-nous, serait seul incapable de se consti-
tuer un corps plein de force e t d'énergie? Comment ! quand sa
pende se détache pour visiter les profondeurs insondables de l'é-
ther, quand elle fixe la marche des planétes et déduit avec Iiépler
et Newton les lois de gravitation universelle, quand par l'analyse
chimique elle sonde la composition des astres et pénètre l'infini-
ment pe& ; cet B t r ?&~ ~@&ad:p lUbp", sera3 art mirmidon slu-
pide devant t & a qui M. tie à, a m orgwk&isn mat&rielle?Nm,
cela n'est et nepeut être p'an vim, an prAjug4, mie bpre honteuse
dont il 6Fn0i4m d6barrasser.
HaiW+-nous donc une génbration solide, des imtrzmaent~par-
faib, ,des vertus sociales réelles, des h m w g de pri'ncip, de vhrité,
dejustice, et, bien sûr, nous aurons la @ce morale et la force ma-
térielle, deux smurs qui se joueront de la vieillesse, deux amies
intimes qui fraterniseront ~aiîflci-daoM suw de belles chevelclres
blanches; ellcs s9exprimermt &leas BVC~C. des ~ o n ssortant d'une
large poitrine que n'auront vis& ni te.vice, ni la haine, ni la d&L
lusion menteuse, e&te uompgsi~de ues pekib ini.amim,
Dire que le corps ne vieilkira p t ~ serait
, mentir, la loi de r6incar-
nation exige que tout ce qui est matiére naisse, vive et meure ;miri6
alors w &era,lamort normale, &psssage i paisible d'une existence
21, une autm, w6progrb n ~ b d &a 8&ma;-leterai.=,
en se dépouillant de son m v R l o p ~ . p a ~ r i ~.&
i 9laC~wa
~, apréa iui
que de douces souvenancm ;4"hmaaEZ6r'%g&&r&,amainie dans ses
bas- emenliidles, @rkragmmra ~ Q C Xci"mtlt.ankpfw de sapidi té qu'elle
ae sera servie des donnémet des lois eimyles et :tag~s,mises X K A ~
service par le glorieux Ordonnateur de toutes chosss,
Nous lisons ce qui suit dans un ouvr#ge manuscrit :
a Dieu m p a t mentir nLifaillir ; 14 fourdi6re humaine a beail
se rnaltm e~ oetion ~~ -a&xtU* -&km Iw l b , il fmt
que sans cesse elle vieene r e t m w !klf~xa~ ~'~t4+dhi& mgwe et
la prévision infiaies; nos ~ m b a k nofi
, Bain&, nos corps disparais-
sent tour à tour pour revenir dans 1ra3prm&a<a&veii, et par le mode
de la .r4incarn&,ion,jouir dm m&mmmerveilla et des efflcives mys-
térieuses et vivifiantes, que la nature Eient à notr'e disposition. Dam
une~successionde vies terrestre@,nous admirons tout à la fois la
m b e puissance se pré~entantà nos inveséigatians par les mêmes
effets,et ces mêmes egoots nous ramenant à la cause premkke, au p d ~
cipe divin. B.
I

TA~TB,
-
pro&-veraaï dfait à des ~spritstapag~ors.
M. E. V..., l'un de nos corresponcbnts, nous envoie une mionne
détacachke d'an journal italien? la Gnzzetta di To~=ino,
da 31 octobre
dernier, no 299, dant nous hraduimns textuellement l ' a r t e l ~suif"w4
intikul&: Gazseftko e Xot&G aarie.
Lecteurs et lectrices, croyez-vous ara Ekprits et, au Spirit&me?
- ((

Non ;eh hiem, sur cette, qtaestion, et sms engager votre croyant@, .
je puis vous dire que vous &tas des gens sens foi SE VOUS ne savea
commenter le fait suivant. :
r Non I&i de ~gviglima, il y a une maison dant le p~opri8iaire
est M. Mussa: ; depais qudque temps, c~tte.haMbtionest visitee c h -
I que nuit par une foule d'Esprits turbulents, qui ignarent l& lois usuel-
les & Ea tranquillif8 et celles d'une bonne ddqctttion. Ges wssieuss,
acharnés aprés cette; demeure, y font un bwAwwl d'enfer et s o m
mettent toutes sortes de désordres ;ils cassent les vitras, la vaisselle,
tourmentant ainsi les habitants. Prabablment, brqw ça6 Esprits , ' J?
avaient un vêtement. de chair, ils devafenk faire partie,d7unecompa- . .= .
gnie de scélérats. ,
4 Mais ne nous Qcartonspas du sujet et crlntinuons notre récit,
+
C rd,;
- ...
a A Savipliano et dans les campagnes envirounantes, les gens
disaient que, dans cette cireamtance, il ne s'agissait pas d'dvoca-
tions d'Esprits, mais que la signora Mussa était sous la domination i
d'une bande de coquins qui lui impos;ciené tous leurs caprices.
K Cetka b~utale f%goa,@a& dqgk &Q@ I~n@aiiopq*le Pretore
on pr&t ab Sa,v&iim~B w a qi4 $ou$ ces bruits devaient finir;
c&te d6cision prise, un jour de la ssrnaine dernière, quati'e carctbi-
uiers, ayant à leur tâte un markchal des logis, vinrent s'installer à,
la maison MUSSI, avec l'ordre précis d'arr8ter ces caszu8es d'Es-
pi& et de les prendre en jflagrmt dQIa'f.,
Les ckrabiniers s'insta.llèrent dans la maison pour y passer la

[ - nuit, et surveiller activement ; mais (wLcredi6ile dietu!), ces Es-


pits voleurs et farceurs osèrent, les impudents, casser les vitres,
renverser les meuhles, briser la vaisselle, tout c a m e les jwrs pré-
- cédmts,& cela invisibbrnent, $ b W b des dignes représentants
d~ lbaPiiorit6.
a Dans une telle circonstance,'qçe restait-il SL faire pour ce pau-
vw ms~chddes logis, sinon écrirt! son procès-verbal poux racon-
ter ce @'$, avait PU el entendu ; pis, le @seriter au préfet, afin
qu'il puiem prendre one décision sur l'opportunitb d'une eoaduite
ultkrieurè ?
iNoire brave militaire ayant rdfllchi,'iemplit rne page, de sas

[I &diWions profondes !... .


a A ctttte heure, celui qui se kouve dans rins singdikm k n a g ~ ~ ~
c'est notre pauvre préfet, car il ne s'agit plus de donner un ordre
précis pour arrêter ces canailles $Esprits,' et les prendre en ftagrant
..
ddlit. A l'impossibilité nul n'est tenu !.
« Ce que M. le préfet devrait bien mieux prendre en flcgrant
dd&, c'est l'administration de la viabilité; la route conduisant de la
station de Ferroviria ib la ville n'est illuminée que d'un côté et &
grande distance; aussi les voyageurs, confiants dans l'autorité,
s'enfoncent-;jls dans les fondriéres inr7isiblesdu côté obscur ; paisse
la municipalité, au lieu de s'occuper du bruit fait par quelques
Esprits, par des êtres qui échappent & leur juridiction matérielle,
décider que les routes ne laisseront pas le droit aux voleurs des
environs de Savigliafio, aux Esprits incarnés, de détrousser nuitam-
ment le voyageur qui ne sait oix mettre les pieds, lumière, lumen ! B

La loi du progres.
-
Le gouvernement providentiel lui-même est soumis à une loi que
Dieu nous révéle dans la saccassion des événements, c'est la grande
loi du progrés. En vain les hommes du passé essaient-ils de nier
cette conquête de la philosophie, oii de la limiter de manière l'ex-
clure du domaine de la religion: la m r e tourne et elle emporte
dans son mouvement ceux-là mêmes qui croient qa'elle est immo-
bile. 11 y a progrès pour l'individu et progrbs pour les nations. Le
de. l'individu ne s'arrête pas à 18 courte existence de ce
monde; il se prolonge à l'ipfini dans des existences successives. Sa
foi en une existence grogressive ,est celle de tous les hommes qui ne
peuvent accepter l'absurde et odieux dogme de l'enfer.
Le progrès se manifeste dans l'ordre moral aussi bien que dans
l'ordre matériel. Il faut tout l'aveuglement des passions et des inté-
rêts pour qpe cela ait jamais fait l'objet d'un doute. La religion cst
la vie. Si la vie est progressive, comment la religion ne le serait- r
elle pas? Pour être conséq!ients, les défenseurs d'une orthodoxie
immuable devraient nier même le progrés intellectuel et physique.
Les plus aveugles et les plus obstinés poussent la logique jusqu'i
ce point; ils ne s7aperc)oiventpas que la logique porte malheur aux
mauvai9es causes; ils ne poient pas que le jour où l'humanité aura
à choisir entre une Gglise qui prétend immobiliser la société avec
tous ses abus et @tes ses misères, et une doctrine qui enseigne que
la vie implique le mouvement, le progrès et l'amélioration continue
de la destinée humaine, son choix ne sera pas douteux. Au fond ce
choix est déjà fait. Ceux que leur foi ou leur intérêt attache encore
au passé, s'ingénient en vain à. concilier ce'qui est inconciliable, un
dogme immuable et une société qui change sans cesse. Vainement
disent-ils qu'il y a une chose immuable, la vérité. La vérité absolue,
oui ; mais celle-là, l'fitre absolu seul, Dieu, la cotm,aît, les hommes
ne la connaissent point, ils ne la connaîtront jamais, et ils n'ont
pas besoin de la connaître. Tout ce'qui est nécessaire pour l'accorn-
plissement de leur mission, c'est qu'il y ait toujours dans le monde,
uiie part de vérité qui soit en harmonie avec son Btat iritellectuel
et moral, ce rayon de la Iumihre éternelle eufit pour les éclairer
dans la voie de leur perfectionnement.
F. LAURENT,
I
Professeur à i'université de Gand.
Cet article est extrait du journal I'Émancipation, organe du chris-
tianisme libéral, publié L La Chaux-de-Fonds (Suisse) , sous la
direction de M. le pasteur Trocquemé.

Fait d'obsession d'un Esprit


Nomme5 LE GRATTEUXet LE NI~ROMANDIEN
( B Spa, Belgique).
s,
Nous donnons quelques extraits d'un curieux ouvrage, que le
docteur Lezaack, de Spa, a fait paraître en 1837. Ce fait corrobore
ceux que la Kevl~ea insérée.
L'honorable M. V... est un chercheur-infatigable que nous ne
saurions jamais assez remercier ; nous faisons suivre le récit de ce
cas $'obsession, de quelques remarques de notre collaborateur
correspondant sur ce sujet.
Traité des eaux minérales de Spn, par L. L. Lezaack, docteur en
n médecine. (linprimerie de Rongier-Duvivier, Litge, 9 837.)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
u Il n'y a pas de nation, de ville, de village, qui n'ait & ra- '
conter des faits qui ont rapport aux charmes, aux maléfices et aux
sortiléges. On sait que ces histoires fabuleuses prenaient pour la
plupart un caractére de vraisemblance par les preuvesséduisantes
sur lesquelles elles étaient appuyées. Spa eut aussi ses sorciers, et
Zans ces temps W u r m c z i , &es cmks B fa&% peur y dm~rn&re&
souvent les eh%& & wEèrn&aB m.olr&s
L'hi&&& & k Y i I h N~&&Iral' qae jwmlls , r a p iei, et dont
an a &t par& a Spa,, ~ p ~ t w iptZI
e y a atika~e-dixWS, les sotcicm
efi '&%te i~finit;édb@tresp6s@ & ;joriaient encore ua
graid rbte,dans 1%,sc~@t&. , .

La rimée @Emb~& I@m$@bal; jema fdPe bene rare beau%, B


peine itgée de dx-hdit &as, ~~~~é b&&% fimiEl& de Spa et
orphelke d'epËrrs~phskurstnghs, f i & & ?tgavait q'tpatre à
cinq ans, Iorsqu'au mois de 'novembre tTEYû, d e mvfnt 8 Spa p u r
un motif qui fut toujcr$$rs un
Le Ci janvier 176 1, vers les quatre he~reaet &mie du soir, mgr
tante chez qui elle restait, l'envoya au vieux Spa où elle avait
affaire. Comme elle passait par I*a ruelle dite Macru, elle rencontra
jeme h&mm~ eavdappé &?QI¶ man&au qt~isl'approdm tb'eller et
bi dit a Na bbae emh& zZ, ddbq-moi h r n â h + a Su~@e&uii, p-
reil début, cette jeune per~~tltie,. $l&m de: candew, ne répondit
qu'en rougissant, et malgré les instances de cet inconnu, retenue
par une timidité big% ntit~~eife b s m &ge, elle refusa, Ce jeune
homme, outré de eon refus, lui dit dors : u Vous ne voulez donc
pas ; eh bien ! voue vous en repentirez ;dans peu de temps je me fe-
rai connaftre. n fi
De retour chez elle, ~ 1 i 1 s a . b e tpart
~ t Zt sa tante de sa rencontre;
maiscelle-ci n'y pr&h gui% dl&p$i,i e6 dit-q~asasswé~ot~c'était
yuelqu'un qui voulait lui faire peur.
Le même soir, Btank table pour souper, on entendit un bruit
semblabh celui que ferait un chat en grattant :on regarda saus
b table, et on ne vit riefi. A peine était-on remis à table qu'on corn-
mença B gratter de nouveau (c'est à cause de c d a qu'on l'ap$Wt
le gratteux). Ce qui dura toute la soirée au grand étonnement des
persmns de la maison.
Le tmdemta, 6 j&nviw, à i'heare du &er,,la.soupe 6 t h ser-
vie, on vit disparaître de. la table l'écuelle et une cniller, sans aper-
cevoir personne. Cette chose mt&merrt extraordinaire se répandit:
I bieniCl dans t o d Spa ; plusieu~mper~nriesfurent ce mmême jour y
passer la nuit poiars'arssurer du fait, et on cessa de grattm.
Alors on ne manqua pas.da crier oicl sorcier, et à la fin on con-
'
vint d'appeler celui-ci un nécromancien.
Pendant un an, tout lemanége se r6duisit à des farces incroyables,
et qui ne sont appuyées par aueun tour.deJphysique.
Aiasi il arriva qu'un jour un riche partieu~lierde f$aqti s'dtaib,
rendu dans cette maisoa par carioiité, s'adressa an pr6
n&croinanden7et lui dit, en lui présenwk les cleh de sa ûwe
ler y chercher six boateilles de vin d'uns qualit6 qu'il imiiqwiit.
AussitBt les clefs dispnrure~t,et à, la granae surprise des specta-
kurs, après didix minutes d'aittente7 les six bodeilles se truuvèrant
sur la iable. D'autres fois on l'envoya qadrir des épiceries, du pin,'
du beurre, de l'eau et autres choses n4ceesaires au inthâge, et toa-
joms invisible, il exécuta ponctuellement les ordres qu'il reçut.
L'année se passa ainsi, et mille farces de l'espèce vingent b u r
bour kgayer ou glacer de terreur les cufleux.
D g s l'entre-temp8, la fille M~~r8cba1,
lou$mm l'eqmit aaup6Ede
sa fatale rencontre, l'âme agitée de ràentiwents qui furent toujouics
' un mystère, et, se cr~yltgimns mse sous l'induerm du nkrornan-
.' cien, était tombée dans un état ds langueur et d'épuisement qiii ac
que .hâter la folie complète qui s'empara d'elle jmquYSsa

1 Aei commeneeqent de janvier 17.62, toutes ces pl-aisané~riesqai


:8vaient dffayé le paupIe créduie, cessèrent pbur faire place h. tous
4 lm 6gwernent.s de i'esprit de cette malheureuse et intéremante per-
.-+%a*
se cmt bimtôt rn&zwik& par'ce &pne incm
avait <d'a&la mi41;elle i'wcwait de lui faire Epri
cm& taume-nb. Elle Ie voyait sans cesse à, ses côtés : tantôt il la
;caressait, l'embrassait ; tantôt elle jetait des cris de douleur ;c'a-
sait-elb, ce cruel qui la piiqait St la faire saigna; lui enfon-
clms, des épingles dans les joues ;mais dans le m d m mo-
ment il implorait son pardon; elle le voyait % ses genoux, l'erxkendait,
,:hiparlait. Tout Cc coup il lui semblait qu'il la prenait dc sGn lit, la
. i&k&t au plafond pour se donner le plaisir de la laisser retomber :
-etpuis, voila, qu'il riait aux Bclats.
Mille extravagances de la sorte amu&renS, 4% crédules jusqu'à ce
p'un rapport bien circonstana6 de l'&ai de cette fille fut adressé
par le digne curd de Spa, à Monseigwur le prince-8v8qrae de Liége,
q& $tant venu tout exprès au mois de juin, fit convoquer les cwés
et tous les prêtres du canton, qui après l'examen le plus rBUcli de
w$%efille, déclarèrent $ 17unanjmit6qu'elle &ait obs&&e par
que démon, et qu'il n'y avait pas d'anke sedde gus de Taire f exur-
cisme.
- YBfi conséqyenae, M o ~ & g o e m - l'hvêque permit les c4séai~des
--.
.-
'-

- 16 - Y

ndcessaires, et en chargea un des péres capucins de Spa, nommé


Maximilien, qui s'était offert dès le premier moment.
Il s'y prépara par un j e h e de vingt jours, et le 1 1 du mois d'août,
i l commença l'exorcisme qui devait durer neuf jours.
Ainsi qu'on devait .s'y attendre, les cérémonies firent le meilleur -

effet;on ne vit plus rien (il. était invisible, le nécroinaneien), Seule- U.


ment on entendaib du bruit dans la chambre voisine où se trouvait
lapatiente.
Le cinquiéme jour, comme le père Maximilien disait ses heures
au couvent pendant qu'on y célébrait la grand'messe, il fut jeté

r
par la fenêtre de sa tellut& Les dévots trouvèrent ce malheureux,
lictime de son dévouement, ayant les jambes fracturées en plusieurs
endroih On le reporta au couvent, OU il mourut quelques jours
aprés dans d'horribles souffranc'es sans avoir pu achever l'exor-
cisme.
- Voyant que la fille n'était plus tourmentbe, on résolut de la
transporter clans une malson appartenant à ses parents, située à
côté de l'église.
Là, cette malheureuse tomba dans un xarasme complet et suc-
comba le 25 décembre, après avoir en-durétoutes les tortures que . :
les sots préjugds du temps lui avaient préparées.
Pendant qu'on lui administrait les secours spirituels de l@' $se,
-on rapporte qu'un rat sortit du lit, sauta au cou de la mourante et
d6parut au grand étonnement du vicaire et de plus de vingt per-
sobnes qui étaient présentek. *
Enfin pour finir, on dit que Iors de son enterrement, or? entendit
la détonation de plus de cinq eents coups de fusil, et encore tout cela 1
sans voir personne.
L'histoire de cette malheureuse fille, - ajoute le doeteur
L. Lezaack, - n'est pas une fable :aujourd'hui on trouve Spa. des
vieillards respectables qui l'ont bien connue, et qui ont encore pré- ,
serits~àl'esprit tous les contes qu'on débitait & ce sujet.
Assur6ment cette jeune personne n'éprouvait rien d'autre que des
hallucinations, espèce de folie dont on aurait pu la guérir, mais
I
avec d'autres remédes qu'avec des cérémonies religieuses ui ne
, faisaient qu'ajouter à son mal. n &&
Remarques. - -
Le docteur Lezaack a raison, il nous est surabon-
-1

~9
I
'
damment prouvé que l'hallucination peut être guérie par .les mé-
diums guCrisseurs, le fait de Saint-Michel-de-Maurienne relatl. dans
la Revue d'octobre 1871, page 295, en est une preuve évidente.
l
Nous prions les groupes spifites, de demanuer a ieurs guides si
e jeune homme que mademoiselle E. Maréchal a rencontré était un
Esprit obsesseur agénére, ou bien si cette rencontre toute naturelle,
a servi de prétexte à l'Esprit obsesseur,' afin de pouvoir dérouter sa
victime.
E. Maréchal étàit-elle médium inconçcient? Sans doute elle fut
transportée au couvent des Récollets pendant les cérémonies de
l'exorcisme? L'affaire dix rat est étrange; de Mirville rapporte l'his-
toire d'un chien qui semblerait prouver qu'un Esprit peut apparaître

une étude à ce sujet?


La maison où la fille ~ a r é h aest
km --
sous la forme d'un animal quelconque ; ne serait-il pas utile de faire
. . z@=- tw
l morte etait regar$ke comme
lieux hantés par le diable, et pour cette cause fut vendue bon mar-
ché. On prétendait à Spa, (et les propriétaires actuels affirment le
fait) que le 25 décembre de chaque année, jour anniversaire de la
mort de la fille Maréchal, un grosrat se montrait encore dans cet ap-
partement, ces braves gens cn avaient une frayeur extrême.
Notre correspondant ajoute que le docteur Lambert Lezaack est
mort à Spa en 1870, il était matérialiste, pense-t-il, et sa misére était
grande; dans son ouvrage des Eaux minérales de Spa, l'auteur n'a-
joute pas grande importance à ces faits qui ont duré toute une an-
'nke, et pourtant l'hallucination de celte jeune fille a fait déplace-
l'évêque de Liége, é m u toute une province belge, et causé la mort
de l'obsédde et du père Maximilien.
Pour nous, ce fait mérite une étude attentive; aussi nous pro-
posons-nous d'y revenir, et engageons-nous les différents groupes
spirites de nous envoyer les commuuications qui leur seraient don-
nees sur ce sujet.

Lies h o m e s doubles.
..
- .
M. D. G. nous adresse la réponse suivante à nos remarqiies sur
son article intitulé : les Hommes doubles, inséré dans la Aeaue spi-
rite de septembre f 871, page 260.
Ceux de nos abonnés qiie cet article a intéressé^ voudront bien le
relire, afin de pouvoir se rendre compte de la lettre suivante el des
' nouvelles considérations qu'elle contient.
&8~&rt% et arltiques, autre ohose est l'aptitude B acquhrir les vé-
rités morales. Si l'on en crait meme l'école positiviste, et je mis &
son avis, ces aptitudes suivent une marche dans leur développment;
i4 faut avoir étu&B, l'arithmétique avant $étudier la géométrie; puis
passer à la mkaniquo, puis à la physique, puis la chimie inorga-
nique, puis.la chimie organique, puis la biologie, ou science de la
vie, laqnelle se divise en plusieurs branches, dont les principales
m t : I'anatomie et la physiologie, ,puis la sociologie ou science des
&res vivant en société. Vous voyez quc d'après ces messisurs, on ne
pourrait s'occuper de sociologie, qu'à la condition da connaître
taute l'échelle antérieure, Et pourtant Christ nous dit :Recherchez
le royaume de Dieu, sa justice, et toutes les autres chose- YOUS se-
'
rant données par-dessus. Saint Paul aprés le Christ dit : Je te m-
, gnewie, ô m n Dieu, de ce qixe tu as caché ces choses-18,aux savants
& que tu les as révélées aux simples.
. n: Si le Christ et saint Paul ont raison, d'où vient que les positi-
' tristes n'orit pas tort?
u - C'est que le Christ et saint Paul admettent la réincarnation.
nt Paul le dit en toutes lettres dans l'épître aux Romains. lors-
qu'il dit que : Bien que Dieu ait greffé l'olivier franc sur l'olivhx
sauvage, 8, cawe de 17$van$e prbU w x GentiIs pow poci+%aerles
laifs B la jalousie, il faudra dranrnolns que tous les Juifs reviennent
pour apprendre à connaître le Christ,
-CI Lorsqu'on dit à Christ (lhawigile saint Jean): Es-tu le Christ?II
tlit : Oui. - Mais, lui d,it-on, il est émit qu'*lie doit revenir avant
h i . II répond :*lie est revenu, mais vous ne l'avez pas reconnu.
Par la réincarnation, il est facile de comprendre que chacun peut et
doit avoir passé, par la phase nécessaire à son développement in-
tellectuel, sans toutefois négliger le côté moral, puisque même che?
les Gentile, il y avait le fameux : Connais-toi toi-m$pe, c t cette
maxime : Qu'il y avait plus de mérite à, se vainme soi-même, qu'&
prendre une ville fortifiée.
(t $i don: aujourd'hui, eomrne du temps du Christ ou de saint
&al, les simples et les ignorants ont une aptitude AUX hos ses de
f q r i t , c'est qrx'i1.s onL dé& pssé psr les pphnscs ant6tieares indis-
p ~ s d i i e pour
s développer cette aptitude. Les positivbtes n'admet-
&& pm la perp6tuité de la vie, sont forces d'accorder le génie&
Pinstrament le meilleur, et nécessairement l'instrument le meilleur
as2 celui qui apprend, Btrange logique, car 3 me semble que celui
<[rmi cherc~e3i apprendre est celui qui ne sait pas.
a Que signifieraient les paroles de Jésus-Christ : Heureux ceux
qui ont soif de justice, car ils seront désaltérés.
cr 11 faut donc bien qu'il y ait deux classes d'études :les études
préparatoires, celles où la Nephech devonue instinct intelligent B
travers la série animale, devient chez l'hamme, intelligence. Mais,
cette intelligence ne s'occupe encore que du relatif, de ses divers
rapports avec le milieu, de 18 toqtes les sciences.
u Puis la deuxième classe ; les études sugérieures,b études mo-
rales, celles du Nichema, celles oh l'homme, à force de creuser les
problémes de la vie, sollicité par son ange gardien, aidé parl'étude
des religions, des choses révélées, abandonne les nations du re-
latif, pour s'élancer à la recherche des vérités &dues ; il aban-
donne la recherche des vérités vraies dans le temps et sur sa pla-
nète, pour aborder l'étude des vérités de tous les temps et de tous
les mondes, et se prépare ainsi &lavie de l'erraticité, Irt vraie vie spi-
rituelle & travers tous les mbndes. *
a Encore quelques mots, car j'aiinerais à vous réconcilier avec la
Bible, avec Moïse,"avec le Christ, avec saint Paul.
« Les premières études, dhveloppement intellectuel de la Ne-
phech, correspondent à l'arbre de la science du bien et du mal.
a La deuxième étude correspond à l'arbre de vie. C'est la Ne-
phech transformée en Nichema par le Rouah, selon les Juifs, par la
grâce, selon saint Paul.
Dans la Bible, plus loiil, il est souvent question de la femmcadul-
tère, la femme des carrefours et de .la femme légitime. La vraie
femme légitime, celle qui v&s nourrit de son bit, est feprésentée
par l'arbre de vie ; elle représente le Rouah des Jùifs, elle repré-
sente la grâce de Dieu, de saint Paul.
r Vous êtes adultère toutes les fois qu'ayant bu & la source de
vie, vous retournez à la science du bien et du mal. C'est ce que le
Christ appelle faire comme les chiens qui retournent à ce qu'ils ont
vomi.
a. Je regrette de n'avoir pas le loisir d'être plus lohg, je le suis
peut-être beaucoup trop; mais ma vive sympathie pour vous, mon
grand amour des choses d'en haut, le besoin du cceur de s'épan-
cher, de fraterniser à travers l'espace avec tout ce qui sent, tout ce
qui aime. Vous le comprendrez, n'est- ce pas ? et vous l'excuserez.
r D. G . a
Remargue. - Nous sommes bien éloignés de cette pensée :re-
pousser Moïse, la Bible, le Chrjst, saint Paul ; nous avons sirnple-
. ,
mm
::: , Hm.
- 21 -
'ment établi des poinh de comparaison. Nos réserves n'excluent ni
l'inspiration ni 1; ggniechez ces grands hommes, elles rendent jus-
tice b tous les philosophes, elles établissent la filiation spirituelle de
toules les grandes conceptions humanitaires depuis la plus haute an-
tiquité ju~qu'hnos jours.

Dissertations spirites.
,m -
1
.
. .
RÉYÉLATIONSIBSTRUCTIVES.
.
i (Ch.. .,17 novembre 1870.-MBdiurn, M. N.)
Dés les temps les plus reculés, Dieu a manifesté sa prédilection
pour ceux qui ont honoré sa loi et l'ont pratiquée selon leurs moyens,
- il a su l'imprimer lui-même dans le ceur de l'h'oinme ; c'est elle
que vous nommez vulgairement la loi nat.urelle. - Oui, c'est, la loi
naturelle, mais elle est aussi divine, parce que l'auteur, c'est Dieu
lui-même.
Pourquoi Dieu a-t-il marqué du sceau de la réprobation Caïn,
Yassassin, le fratricide? Il n'y aurait donc pas eu h cette époque
de tribunaux humains pouvant condamner les coupables à des châ-
timents humains? Non, il n'y avait pas, en effet, de juges établis,
mais il y avait la veageance publique; c'est elle qui, de même .
que cela s'accomplit encore en certaines contrées, se chargeait de
la punition du coupable et du supplice de l'assassin :c'est pourquoi
Dieu ne voulut pas que cette manière de punir prévalût sur votre
terre, il marqua au front l'assassin, non comme un signe évident
de réprobation, mais afin que quiconque le trouvant, l'épargnât.
11 ordonna même que quiconque tuerait Caïn serait h son tour
puni. -
L'homme voulait punir Caïn en le tuant, Dieu l'a puni en
le laissant vivre ; car je vous le dis : la punition infligée par Dieu a
été cent fois plus terrible que celle que les hommes auraient pu
mt5diter.
Tout cela est pour enseigner que vous ne devez pas vous préoccu-
per des moyens que la justice divine doit employer pour punir les
coupables. -
Vous ne devez pas non plus vous préoccuper outre
mesure de l'avenir plus ou moins rapproché d'un peuple dont
l'existence parait en danger, car les bons Esprits ne cessent de
vous le r6péter :Dieu voit, ordonne et juge avec infaillibilité.
C'est donc de Dieu même que vous vient la loi naturelle dont je
vous entretenais plus haut. Son essence est divine et vous ne pouvez
- 2% -
vous tromper sur les peines qui sont prononcées en vertu de cett
loi, car, pour son accomplissemei~t,Dieu a nomme un juge sévère
pour chaque etre humain; je veux parler de votre conscience.
N'est-il pas vrai que !a eonscimce Iiutuiaine est tranqrri!le, s
i'Esprit a bien agi? N'est-il pas vrai a u s i qu'elle est punie, boule
versée selon le degré de ta faute de l'Esprit ? Ce juge impitoyable
Dieu l'a placé lui-même. Il avait comme le sentiment trop profond
de son i&piiisuble miséricorde, il sentait peut-être que si justice
se désarmerait en présence de cette bonté infinie. 11 a voulu que
chaque être soit composB 8 u n responsable et dbun juge souvtxain :
mystère que les hommes n'ont pas encore pu élu die^ a l'ad pu ni
meme au moyen de la science.
* II arrive donc qu'immédiatement après l'action, l'Esprit responj
sable est puni ou récompensS. - C'est un jugement continuel et de
tous les jours, préparatoire au jugement définitif, car dégag6 du
cm=ps,l'Esprit se trouver8 instantanément en prhmca de toutes les
actions de sa vie, et ses remords étant I$ pour le convaincre se-
ront ses témoins'inc~rru~tibles et impartiaux.
On vous a dit que Dieu liti-rn&ae prhsiderait à, votre sentence. ,
Cela n'est pas; Dieu ne sera pas encore là. Comment, vous vou-
driez que cet Etre, infiniment parfait, fût mis on contact &.causede
sa pureté sans égale, avec les méchants de tous Ies genres qui pas-
sent de vie &' trépas I Dieu, le trésor inépuisable du bien; lui, la
source intarissable de toutes les vertus, serait contraint de se pré-
senter à l'homme souillé et dégradé? Oh! non; Dieu est infiniment
pur; aucune créature, tant perfectionnée soit-elle, ne peut l'égaler ;
mais plus une créature se rapproche de lui par la pureté, plus il se
rapproche Celle par l'amour. II arrive donc qu'h fwce d'épuration,
l'Esprit se rapproche de Dieu, de même que le coupable s'en 610ii
gne par ses méfaits. I

C'est donc e n o r e l'homme lui-même qui sera son juge au aer-


nier jugement. L'Esprit, en présence de sa conscience, l'interrogera)
- elle lui reprochera le peu de fruits qu'aumnt pmdI.iits ses aver-
tissements, et ces dm$ pmth &di~&iblesde l'être humain, finiront
oujours par $entendre sur le nombre et Ia gravité des fautes, et
I
HW la gravité de la punition qui se trouve souvent mains forte
qu'eelle n'a été demandée. La réduction de la peine arrive aussitôt
que le repentir, et ce repentir sincère ne se fait le plius souvent
sentir qu'aprés la séparation du corps et de PEsprit.
Dégagé du corps, l'Esprit se repent à regret d'avoir offensé
n
1 Dieu jaeta et bon. C'est bien I'iniquitd B genoux et coaaerte de
honte en face de la pureté infinie ;tandis que votre repentir, ItnpoF$
!
I
sur la terre, n'est jamais, O U du moins Lbien rarement, sineBrie,
parce qu'il arrive plutfit p o w ménager, p i i r saurcr Le c9rps qae
;L'Esprit : c'est la peintwe des flammes éternelles qui eflraye les
mortels, et fait qu'ifs ont un seinblant de repentir ;mais bien peu,
hélas ! laissent le corps de c6té pour se repentir en Esprit et en
vérité.
Je vous ai dit qne vous ne deviez pas vous préoccuper outre
mesure de la destinée de Ia France, votre patrie; je l'affirme de
nouveau. Les nations disparaîtront de dessus 18 Êerw, la v&dtB
seule restera victorieuse, mais il faut que l'Esprit se dématérialise;
1 faut que l'orgueil mit vaincu par l'hwnilit& que f'dgoisme r;oit,
1 écrase par la charité ;il faut enfin qua le rhgne de Dieu arrive.
Les temps prddits avancent B grands pas. Un jour sans nuit b i t
duccéder à l'obscurité o& est plongée f espéce humaine, Ce phare

1 prédit de la lumière éterrde se cpnstruit et monte lentemerit vers


. sel sous In surveilbnce de 1'Architecteinfini et infaillible. Les feux
'1-
qui sont placés sur son sommet sont prépards depuis longtemps.
Aussitôt allumés, ils sont destinés la ne jamais s'éteindre ;ils e'é-
tendront, au contraire, de glus en plus !...
S a m dan dmtar, 3&-31&qaai t-,aad4 l'w&n&rimt die h '

Mérité, et la vdriti'té doit rhjouir le cmur des peuples, comme @He


*emplit de crainte, d'effroi et d'un trouble inconcevable pour eux
:elui des princes et des mis qui, voyant se préparer quelque chose
d'extraordinaire, de surnaturel, veulent s'étourdir au milieu de
distractions sanglantes et eRmineIIes. Ils sentent que le règne des
hommes doit finir,là, oa commence le ybgne de Dieu, et au Iieu, ces
insensés, de préparer de bon cmur les voies, de se nleltre 6t la We
\des l6gions pacifiques, ils préFArent se donner la,,sM&&en
- . cEe ia
~f5sistanceà, outrance B la vala& diahm -- - .:,
( A suz'vre.) UNESPRIT.
1
I
-
De la, Té16graphie humaine. (Suite;)

(La P . . ,,6 octobre 4871, soir.- Mt%lium, Marc Baptiste.}


action fluidique est la maîtresse da monde; elle esi l'agent du
pmgr&sà venir; et lorsque, aprbs un grand nombre ti'existencs,
TOUS &tes parvenu8 % l'implanter sur v ~ t r episnhte, premnt en
, - 28 - -:1
main l'outil divin dont il vous a été parlé, vous pouvez exercer une-
. #

influence décisive sur les hommes et sur les choses, car vous ne
pouvez vous renfeher dans un repos stérile ;il faut agir sans cesse
sans vous laisser détourner da la voie dans laquelle vous avez eu le
bonheur de pénétrer. Songez-y, vous pouvez changer les pensées de
bien des personnes, par conséquent modifier les événements futurs,
les événements n'étant autre chose qu'une suite logique des actions
humaines; en modifiant ses actions, l'humanité peut A son gré et
comme cohséquerices, créer la bien et le mal ;en un mot, elle donne
naissancè à la fatalité dont trop souvent elle se plaint comme d'une
injustice, la justice seule présidant tc la venue de tuas les Êvé
rnents. I
. Armés de cette puissance, assistds par les Esprits sup6rieurs qul
ont pris en main la propagation de la doctrine et la régénération
des masses ; vous assistant inutuellement par la pensée, il est im-
possible que vous ne réussissiez pas dans l'œuvre commencée. Dieu
dirige toutes les choses, et porte sa sol'licitude, m6me dans l'infini
des bas-fonds de la création q;>il illumine de sa lumiore et de S"
clarté ; oui, Dieu préside avec i'aide de ses envoyés à ce travail se
cret, B cette consécration des progréa accomplis jusyu'h ce jour1
Bien heureux VOUS serez, si VOUS bravez le découragement de
;uccés, si VOUS savez persévérer, ils ne sauraient avoir
aucune portée, la victoire vous appartiendra, et vous pourrez tous
vous dire : a Nous avons accompli une tâche féconde s'il en fut,
mais dont il ne nous est pas mcore permis de mesurer l'étendue n ;
cela viendra plus tard, mais à mesure que vous éprouverez ce con-
tentement légitime, de nouveaux horizons, suivis d'autres horizons,
se succ4deront dans une ascension indéfinie ; ils se présenteront &
vos regards éme~veilléa,pour vous dévoiler autant que le permettra
votre compréhension, une simple idée de l'infini. Quant A l'iyfini
vous ne le connaîtrez jamais, l'homme doit travailler éternelle-
ment, dans les ascensions interminables de cette hauteur, de cette
largeur, de cette profondeur sans fin de l'infini.
Le repos n'existe pas pour les étres avancés, puisque leur travail
toujours attrayant, toujours plus facile, s'empreint d'un indicible bon-
heur. Lerepos! inais ce serait lamort, et la mort n'existe pas; la vie
succéde à la vie, telle est la loi du progrés ascensionnel de tous les
êtres, tel est notre avenir si beau, si grand, si utile et si heureux; par
lui selrl, nous pourrons nous rendre compte de la pensée éternelle.
De même que le vide n'existe nulle part, nulle part aussi le travail
- 25 - m

rit: peut cesser; agir fans cesse, c'est agrandir son action et'ses fa
,cultés intellectuelles et morales, c'est posséder le bonheur p w ex-
cellencv, ;c'est mériter la plus enviable des situations. Jamais,
sachez-le bien, ne cessera l'œuvre entreprise, celle dont vous coin-
mencez à comprendre la magnifique portée; votre pouvoir spirituel
s'agrandissant sans cesse par l'exercice constant de toutes vos
précieuses facultés, s'épurera dans la exigBe pour vous
rapprocher de la divinité, m i s en vous la rendant plus compré-
hensible, il y aura néanmoins toujours entre elle et voiis une dis-
, t n c e infranchissable.
7 octobre $871. -Le bien, mil&le but ; l'action fluidique, voila
,11emoyen. Lorsqu'une union considérable d'Esprits incarnés et dé-
sincarnés se forme dans ce but, il ne peut manquer d'être atteint,
voilà ce que vous devez rechercher pour être sûrs de la réussite.
' Comme nous, vous avez votre mission à remplir, et vous devez vous
éloigner de tout ce qui doit mettre obstacle & cette œuvre féconde
entre toutes, vous soustraire autant que possible aux idées Son-
traires de tous les adversaires, dont vous devez faire, par l'action
, fluidique, des auxiliaires et des amis.
- En y mettant de la persistance et de la bonne voIont6, la chose
.paraît plus facile qu'elle ne semble l'être au début. Il faut que cha-
cun de vous sache s'assimiler les ifluides bienfaisants que les bons
Esprits déversent incessamment sur l'humanité, et s'imprégner de
cette manne éthérée qui sera la nourriture de l'avenir; il faut savoir
,vaincre tous les obstacles et renverser toutes les barrières qui s'op-
posent S votre rapprochement ; il faut que cette médiumnité tant
dScriée, tant maudite et méprisbe par quelques-uns, soit la reine du
:, monde h une époque ,rapprochée de celle-ci. Il faut qu'elle prenne '
1 rang, au milieu de toutes les puissances méconnues, faute d'études

/ Oui, i'amoilr universel sortira de cette étude m.é.àianimique, sein-


blabie à cette Minerve antique sortie tout arm6e du cerveen du
martre de l'Olympe ; elle s'imposera B tous les êtres, et chacun
; reconnaîtra son empire légitime. VoiI& l'œuvre et la tâche à, rem-
plir, tâche que les spirites ne peuveiit déserter, celle que person-
nellement ils se sont imposée en naissant, en reprenant pour la
centième fois peut-être cette charge matérielle nommée le corps
humain. Il faut savoir se mettre en communion constante de
pensées avec les désincarnés, ceux qui n'ont aucune. des passions
krrestrcs , où chez lesquels ces pas'ions sont momentanément
voient mieux et; d;e plus loin que t ~ u k slesspr6visians hamaines
même les plus sages. Il faut, au milieu des passions qui POU
agitent, pmions d'autant plus utiles et nobles qu'elles sont Blev.Ees,
eavûir vous isoler pour ainsi dirg de 1â mattière corporelle, pou3
venir vers nous qui, .au nom du ToubFujssant, pouvons voui3
donner le pain de vie et Peau r6génératrice, ie vrai baptême du
Spiritisme.
Sans distinction et mr taUiJ le^ points, vo1S Apmdrez ce baptême
soit par la pensée, soit par la pa~oleeilm &ri%sqque nous vous in*
pirons. Les passions noble et gén&euses,wnt pour VDUS des 6che-
lons à, gravir, ascension divine qui vous élève mas ~es~ide vers les
demeures promises. Repousses ces passims vites e t b m s s qui ten-
dent à vous retenir dans les bas-fonds des preiriiéres existences, et
dont le résultat négatif vous .laisse dans l'enfance; ne devez-vous
pas être des honyes mYrs pour recevoir ta lamiere et la vérité ?
Avant tout, sa& c2e qdil faut ~ n n a Z h e6%BW&, pouf entrer di-
gnement dans ta voie vé~iQble,del'action fluidique il laquelle vous
&es tous conviés, pauvres on rich*, les souEf~t~fits et les soi-disalit
heureux comme les affligés.
( A suivre.) A . L L Kmmc.
~
-
L'amour inhi.
-
b WBN&!~Y %O%. -
Aimez-vous bien sur cette t&%, ~ws qui &tesses enfants
en tant que matikre ; cette boane m 3 ~ ea dû Emssaiilir douloureu-
sement pendant dsa miElions d'aaubis, am& de pousoir vous don-
ner cette forme, privilbge naturel de vos étapes successfves parmi
les élhents divers, composant la grande famille fraternelle de tous
les être6 qui vous ont précédés, et dont les e~pértbnceset.leii,progrés
sont continils. ;
Oui, mes mis, aimez-vous, non avec Ies 18vr- m.&-avec 't'âme
et l'aide toute-puissante d a &lwes @ri&lb, 'cette onde eat
prise CL i'espr~cequi a & t ~ ~iavi~iblement
r& de couetles ilui-
1
--
diques, suprpwhes, p~rrnmslntes,et amicalement prote$nices.
Oui, tont concoart'et eoyére à la grandeur de ton &me, homme
qui te débats et luttes contre l& dman&ione maf4ridles et inbirnes
de ton êfre; pour toi, tous Ies mprices de la, creation se nont coali-
sés, minérai, métal et verdure, arbres et fleurs, lumieSe et perspec- .
:iw, grands phénoménes de la nature et ocdan immense; mfm,
l'atmosphhrq l'éther, les planètes et les n4buleuses qui se pr&-
nent dans l'insondable profondeur de l'espace, s'unissent dans une
. sublime harmonie pour élever l'Esprit de l'homme vers Dieu.
Tout dans l'univers lui envoie un aide, un appui, un soutien ; tout
s'unit, se marie dans I'amour divin, pour lui enseigner la grande
1 leçon, lui dire qu'il doit se sub&anter~s'abmuverSan# cesse à, tant
de sources salutaires.
C'est que de l'infini microscopique comme de I'incommensurable
grandeur, toutes choses pressent et attirent l'homme ; tout dans
1 Ponivorsel systbme, dans Is rnaltiplicité des merveilles do la nature
lui donne une preuve 8arnour et de solidarité, depfs l'humble mo-
téçu1e:du brin d'herbe, jilsqu'aux regards mystérieux projetés par
les plus lointaines étoiles, B travers les &..ides, masses d'intermi-
nables plaines cosmiques.
Amour infini, source de toutes joies,rde tout bien, de tous les
sentiments qui é18vent et grandissent notre infarme nature, fais dr:
mes frères ces prisonniers de la chair, des êtres vouks au culte de
la justice, de la charité, de la vérité ;qu'ils soient orgueilleux d'avoir
fait plos digriemeut le bien; qu'ils soierit égoïstes et rôservés à.
i'extrêmne' quand il s'agira de dépenser le bien commun ! Amour '
infini, fais quVs soient adeptes 'du savoir, de l'étude, de i'inséruc-

I
tion largemerd et généreusement distribuée ; ici, nous vonlons des
hommes, des braves, des âmes fidéles et passionnées pour l'nvtlri-
cement moral etiiitelleotuel des travailleurs, qui, jusqu'tt ce jour,
ont été relégués l'arrière-plan.
Pére, tu m'écoutes, et je parle B ton cmur !...Ce que dit ton fils,

n
celui qui disparut dans une tourinente, c'est non-seulement pour ton
bien, mais aussi pour te prouver quel est son bonheur. Je veux t'en-
wurager daris la bonne voie, ccile que ton esprit accepte, pour la
douce quiétude de tes aspirations présentes et futures*
L ' n M de tes e~fantsdur terre, h z : F un
Esprit ases awncé d m k'erraticité.
Remargue. -Un assistant de la séance spirite dans laquelle fut
obtenue cette communication, reconnut immédiatement 1'Esp"t de
son fils aîné qui, dernièrement, contemplait la mer en furie en corn-
pagnie de sa sœur et de plusieurs ahtres personnes. Une lame inat-
tzndue vint balayer le rocher élevé où les'spectateui-sétaient placés,
elle enlevait les deux frères et trois autres personnes, qui dispparu-
rent, entraînés pas une force irrésistible; les 8riwerains n'ont pu
-
s'expliquer cet étrange phénomEn6, car de mdmoire d'homme, ce 1
rocher n'avait 6th couvert par un coup de mer.
- '1

IV '
Le Fluide organique et le Fluide
-.Y
dynarnque
(Paria, I décembre 1871 .- Médium, M. X.)

D. Quelle différence y a-t-il entre le f i d e orgafiipe qui {réside


a la forme, et le fiide dynaraipe qui prtrsiderait CL la vie.
R. Dans le grand réservoir aérien,se trouvent en union constante,
les fluides qui ont pu se marier par une suite de combinaisons, d'affi-
nités et de luttes séculaires; pour ces mariages qui ont créé la
forme des choses ct des êtres, il a ftzllu des révolutions profondes,
des perturbations formidables; ces fluides essentiels sont le répep-
I 'tacle de toutes les forces organiques; cp se précipitnnt par de ter-
#. ribles réactions, ils ont créé 'trius les cornposda du règrie minéral, du
d rkgne végétal et .du règne animal;. ils agissaient brutalement, et
eussent irrésistiblement, dans leur extension aub&ante, produit de
p. monstrueuses crérttions, si la pensée divine n'eht présidé ii I'élabo-
ration, IL la conception de toutes les vies futures qu'une autre force
devait animer. Donc, le fluide organique était accompagné paP Ia
pensée divine; des êtres préposés it Ia formation dcs.mo~des éter-
nels de 1s matière imposaient cette attraction irrésistible, ces
images ordont&s où &aqm atome se juxtapose autour d'un point
central, pour se coacréter d'après le moule périsprital voulri par
l'Architecte des mondes.
Il y a donc 1%; deux agents primitifs : la matière grossière qui se
condense en vertu d'une loi qui semble brutale, et la pensée du
maître des mondes qui suit le plus infime atome pour l'harmoniser
avec ordre, symétrie, amour et beauté infinis. En tout, il faut donc
une trinité pour produire, et ces trois ne font qu'un :Dieu : 1" la con-
eeption; 2" l'assemblage des parties multiples; 3" le moule péris..
prital dans lequel se reflète la sagesse suprême. Combinaison qui
honore le Grand Invisible, deyant son regard rien n'est grand ni
petit.
Puis vient la force dynamique, agent subtil, itnpondhable, fluide
éthéré que les rayons solaires envoient à la nature cornine des
'ondes bienfaisantes. Le rayon saturé de calorique, ne traverse pas
seulement les molécules élastiques qui remplissent les vides du
Cosmos, il les projette, et une fois le mouvement ondulatoire donne,
il se reproduit indéfiniment dans l'immensité, avec des amplitudes
qui se chiffrent par une uniié suivie de douze zéros. Te1 le grain d e
pollen pour einployer une figure B notre portée, s'en va toujours à
son adresse; tel% mouvement ondulatoire du rayon solaire pénbtre
l'atmosphère terrestre qui le réfracte, pour le laisser se mélanger &
l'air dense qui touche à la matiére; Ih le fluide, éthéré pénètre tous
i les corps dans leur plus intime profondeur, gour en faire jaillir l'im-
pression, le mouvement, la cadend des atomes, il secoue mille
i agents divers et latents confondus dans la forme, il les embrasse
vivement, avec une vigueur souveraine, et le germe vital sort de
1 toutes les parties infinitésimales des choses et des Btrcs; tout vibre
I' et chante sous l'action électrique partie de 38,230,000 lieues pour
"
la terre, et de un milliard 147 millions de lieues pour Neptune la
dernière planète connue de notre système.
L'homme, le roi des animaux est formc! dans le corps de Ia
femme; le fluide grossier, né du germe uni des deux serres, prend
une forme ; cet animal rudimentaire 'se transforme et devient viab!e,
il arrive 5t la lumière avec la forme voulue, exigée pour sa fonction ;
comment vivra-t-il, sinon, par la luinière? ôtez cette fée bienfai-
sante et le petit être meurt. Laissez donc venir le soleil ;que les voies
respiratoires du nouveau-nb, soient libres, et aussilôt le fluide gé-
r s néreux, le fluide vital anime l'enfant; pénétrant jusqu'i sc3 pcu-
mons, il rencont'h des globules incolores qu'il rougit en leur insuf-
flant mille matières subtiles, volatilisées dans la source dncrgique -
des profmdeurs de l'espace; et, ce globule, dont il tiendrait un
million de ses pareils dans une I~umblegoutte de sang, se prbcipite
dans tous IBS organes, si infimes soient-ils, pour modifier, rCpsrcr
les mol6cules inertes et usées; il porte ici le phosphate de chaux
pour solidifier les vertèbres gélatiiieuses ;Ji, il construit des voiites,
des apophyses, etc. ;ailleurs, il apporte le phosphore aux gencives et
crée de l'ivoire; enfin, cet intendant merveilleux, ce fils aîné de la
lumière, le sang cc représentant charnel do I'élixir vital engendr6
par des agentsinnommés, est tout sirnpIelnent la vie dLi corps, 1'13Ié-
inséparablequi arrose les sentiers, les vallons et les plaines de
notre organisme. Le sang est le fils direct de Dieu.
Nous le constatons avec admiration, cette force dynamique a sa
source dans l'immensité ; la forme, quoique appartenant à une force
différente, vient du même jet : il y a donc unité dans le point de dé-
part, ce sont des effets difkents produits par une seule et même
cause. BERNAHD.
(Ch. .., 11 janvier 1781. - Médium, I.N.)
SUTle c h m i n ob passe tout Is monde, une pauvre vieille at
n'interrogeant personne, elfq&pond toujours aux question
passants ; ses vêtements, sans Btre délabriss, mnoncent une grande
simplicité ;sa figure est empreinte d'uuneaustérité grave et bienveil-
lante ; elle a l'air triste ; une main tombe be long de son corps,
l'aulre est appuyée sur son cûeur.
Ne demandant rien A personne, elle peut toùt donner, c'est son
plaisir, surtout lorsque celui qui reçoit accepte avec sincérité eE
reconnaissance.
Oui, cette femme est riche dans sa pauvreté, et ceux qui daignent
accepter ses dons se trouveront réellement heureux 1
Mais, hélas !que d'insultes, que d'outregw abreuvent cette pauvre
/
vieille ! EHe ne se rebute pourtant pas, les kmps passeat et elle
avanpe lentement jusque sur le milieu de & rorite, -
elle veut se
11
montrer, - il faut que les passants l'aperçoivent et dussent-ils 1~;i 1
marcher sur Ic corps, ils ne l'écraseront pas !.!... i
Dc tout temps elle existe, -les hommes l'ont cfierchée sans vou- '
" loir la trower, - mais le moment de son est
-son apparitionyvaluire aux yeux de tout le mondc
C'est le ~&tta!.. . W
De tout temps db existe, ma& c'&ait aox hornlae~i la chercher ;
- sa simplicité du reste ne lui permektait pas tEe'se montrer subite-
ment aux yeux de tous.
Elle était donc reléguée dans un fossé du grand chemin où tout,
le n?o~dcpasse, Ia vie humairie! Bais les pauvres humains pas-
saient et repassaient près d'elle en feignant de ne pas l'apercevoir.
Que d'aveagles pourtant, auraient pu la prendre pour guide e t
poursuivre leur route en toute sécuritb, !
Mais le riche qui lui demandait son chemin pour aller au plaisir
recevait cette réponse: 8 Passez par 14, allez &oit $ cette faible
iére et vous découvrirez une chaul-hikre où souffrent des êtres
sont voa fréres. - C'est le chemin de ZQ chartid. Croyez-moi,
nez-le, voua en serez content. a
e voyagcur ne &pond pas et poursuit son chemin en lançant B
,-

- 31 -
E.t-le p w e qui, croya~4s'adreaer b m e amie, hi
solûment si eue se iinnalt pas de toits hospikdiw~09
- .
-
ra
pwdiguent 1'cw e+ b richeae.
u Non, répond la vieille, vcrus vms trompez; m a v6Eemerits .
a annoncent, il egt vrai, la mi&re, mais L P Ii~e%-vous
~ pas sur mon
R fmnt In rési~na8im.$13 v@m eagage dans votre iotdrêt & ne pas
-
ambitionner la richesse ; q r n zésigné, - sachez profiter de
c acquerrez ta véritable richese.
Et le p ~ u m
.
votre rnallieurmn mt ;-il n'y s que par la rdsi$ritation que vous
EB qtilitte en Finsultmt grotisuc'remerrt.
La pauvre vieille est toujours 1%.
Ccst qu'die attend d'sukres voayagerrrs, p r @
trouver de sfnchres ;- elle est, vaus le avevi, to~ljoampi-ête 3, r6-,
~ondre.

longue robe noire, il ne se distingue des autres qÜe par les boucles
1 d'argent qui ornent ses chaussure6.
: Ii attaque ia vieille avec rrSsalutioa, en Ôtant !es yrevlx da livre qu'iI
%nt à la main.
a Tenez, r ma pauvre femme, l& dit-3, en &I.leva~t les yeux vei% "
e ciel et faislmhun signe de bénddictiori, puis il ldsse tomber de
[ sa main une petite pièce de monnaie.
11 r Merci, je ne suis point ici pour mniendier, mais pour donner. -
N Mes présents ne sont pas -i&&iels, vous devez être ravi, vous qui

'1 ordonnez B vos administrés 1s inanne spirituelle ? vous avez


(I -
inscrit mon nom en lettrès d'or sur voire tr6ne,-sur la chaire que
! 5 VOUS nommez de vbrité, est gravé en gros c~ractèresle mot vdri'té,
u avez-vous bien h ~oniictionquo dest la vérité que vous entei-
a gnez toujours? S'il en e ~ ainsi,t donnez le premier rexernpte, on
pourra vous croire, - pnm-vous que vos ooailles airnt totté te .
a tort do vous reprocher wjaentd'liui de faire m! que a m ~ d B f ~ ' f
u Je ne veux pas que mon nom sorte sussi sawen%&v&e bouche,
a il est dans votre cœur, je le,s&is,et c'est, lui vous r6péte sans
cesse ce que vous craignez d"enbndm, il vaus rappelle votre peu
4 de sincérité ;- croyez-moi, veus qui vanfez ai hien les vertus de
,la charitk et de la résignation, soyez eha.rit&des et m condwn
1 G jamais vos frères qui ont tom b même destiudt quevoas. E

r la uérilé qui vous parle et c'est elle qui wus jugeria?, re


1 h
'
le bien. r
((Passez votre cherni& d'autres voyageurs doivent arriver
a -
les vois,-ils ont l'air grave,-leur hgÜre démont~tfk souErance,
leurs yerlx sont caves,- leurs joues sont c r p d e a par Ics pri-
' 4 vations,- leur marche e& péaibb d d b t o iil mchalance. a
- 32 -
Ils saluent la vieilie avec beaucoup do respect, - leur voix est
considérablement afTaiblie, h peine en entends-je le son. ,
Ce sont les habitants d'un monastère, - ils ont fait vœu d'aus-
, térité, de macération, afin d'être agréables Dieu. '

(( Vous vous trompez, vous aussi, car Dieu veut que tout ce qui
a est sur la terre ne soit pas inutile, vous semblez vouloir accaparer
u pour vous seuls le paradis. -
Mais il est pour toüt le monde et
u Dieu le donnera de préférence & ceux qui auront sacrifié leur vie,
' U qui se seront dévoués pour le bien de leurs frères, si les tor- -
a tures que vous vous infligez volontairement ne doivent pas vous
u condamner, elles ne serviront pas b vous justifier. P
« Chaque arbre doit Btre un arbre de vie et doit porter ses fruit
a et vous n'êtes présentement que des arbres, sinon morts, du moi
. u sans séve et sans vigueur. n
Ces deux troupes ont fait à la vieille la même réponse : lr Nous
u sommes les privilégiés, les bien-aimés de Dieu, ct toi, ma vieille,
u tu n'es qu'une pauvre folle ou une possédée. a
a Passez, un jour vous reconnaîtrez tous en moi la vérhk. a
La vieille est toujours patiente, elle ne répond même pas à cer
grossièretés, elle gémit et son regard fixant le ciel eemble dire: Mon
- Dieu, aidez-moi et ayez pitié d'eux.
( A suivre.) LEBRUN.

-
j
Nous informons nos lecteurs :que 16s LETTRES A MARIE, par 1
MARCBAPTISTE, l'auteur des Zettres aux Paysans szcr le Splrllz'snîe, 1
el dont nous avons donné une andyse dans la Revue de décembre j
3 S7 4 , sont en vente b la XiUreaZrie%spirlte,rue de Lille, 7, à Paris
Prix : franco I fr. 25 cent.
1
Par suite d'un retard dans l'impression de l'ouvrage de M. Au- ;
GUSTIN BIBIN : LA TRIOLOGIE SPIRITE, la mise en vente de
1
livre se trouve reculée au 35 janvier 1872,

cztr le Comzté d'aclrninistmtion. - Le Seordtaire-gdrant :P . C. LEYMAU~,


Paris. - Typ. Rouge frères et domp., rue du Failr-St-Germ., 6i.
REVUE SPIRITE
JOURNAL

D'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES
Et, quant aux objediaas fdtes à cette dsctrirre, objections Ion-
dées sur la perte du soavenir de I'existence anterieure à la vie pré-
sente, et sur les diverses maniBres de voir des Esprits pendant la
séparation du corps, il nous a été donné, il y a peu de temps, par
l'un d e a m i s sapérieurs qui nous instruisent, d'autres éclaircisse-
ments que nous aurons B vous communiquef, quand il nous sera
permis de le faire.
Il n'y a, de ma part, ni révocation, ni négation de l'enseigne-
p e n t des Esprits tel que nous Pavons résumé. Du reste, rien ne m'a,
pendant ma vie, sérieusement menacé; je n'avais non plus B
craindre, ni l'interdiction, ni l'excommunication &aucune église. Je
b répete, la v é d é a dicté mes derilis; .pour me diriger n'était-elle
pas une salutaire et bienveillante étoile, la seule qui puisse vous
guider dans l e ~ r é s e net
t l'avenir, notre passé se levant bien haut,
avec une grande autorité, contre les assertions erronées de quelgue
* part qu'elles viennent.

,Rmaqm. - Qua& A l b Krardeo:prtit pour le monde des


.Esprits, fnem dont 3 avait 646 chargé &ait accomplie; il ne
devait p. attendre. la seconde phase de ses trbvanx, puisque,
appelé au séjour des grandes conceptions , il allait puiser à la '
source intarissable de la vérité , ces facultés supérieures qui
- *\y~t.gulder i'avw dg Spiritisme; Allan Kardec prend des ' ';
fo~~~i,et;~&+ ~?dk+lqd
~ p e pour venir dans une autre existence
terrestre, paternellement n&s conduire au b$ rssigné par la pro-
vidence.
Cette loi de; la , .. -. sublime conception de la
r4incarnatiqpo,~cet.
vieille sagesse humaine, cette v4rité qui'se d6gage scientifiquement
des assises du globe, comme du cerveau des plus grands noms de
l'antiquité, cette conséquence éloquente de toutes les recherches
qiy$ea~eli,dont elle est la synthése irréfutable, eh bien I.,. mous
auiaqs .RUavec une innocente candeur, que nul parmi les adeptes
de L doctene,n'aserait rejeter cette hase inantestaole du Spiri-,
tisme, nous nous trompionsi et pus au&w'iIfi-penser, que dans
un champ oouyp~t.par one $kylide et jaunissante r&colte, il y a
f,ouj?yrs l'ivraie' cqh$ .aoùsh diis d'or; en effet, l'ivraie laissait
&,pinerefroidir la ouille terrestre du maâtre, elle agissait
w r d q e n t , et la dissensio~&labit, obéissani B je ne sais quels
comm&dements obscurs, ZL je ne sais quelle mire rnéchariceté.
I
8
Cette ivraie ne marchait qu'au nom du philosophe vdnéré , ne
.

jurant que par lui, entratnant la foule aveuglde et chamGe momen-


/ bn6ment; elle rhpandait clandestinement la calomnie.
Obscurs et malheurem dogrnatiseurs, vous vouliez démolir 1,. ,
'. plus de prieres,. plus de communications, qui sait ce que voua ne
1
,
wdiez plusl en ddfmitire, il y avait en jeu des intérets réunis
contre Allan Kardec le logicien incarné. L'auteur du Lime des
Eq~ioritspouvait se tromper sur les hommes, sa pensbe portée
profond6mcnt et sans arrdt, & fouiller, & analyser les plus graves
L problèmes de la science psychologique, considérait de trop haut les
1. hommes et les choses; il n'y avait donc pas g r a d m4rite b feindre
avec cette belle et forte nature, d'autant plus qdun bienveillant
sourire de sa part, disait aux imposteurs: afig&r&,v o u ~êtes les
premiers punis, mais vous reviendrez pour voua ohurber sous la
justice de Dieu, 3 *
Ils avaient, nous Pavons dit, s ~ m éla discorde, naturellement
ils ont récolt8 une tempbte; renversés, ils ont porté leurs phnates en
1 tous lieux, et, se démasquant enfin,ils disent au grand jour ce qu'ils
veulent, quel est leur but, leur secret désir. Oui, on se plaft b envoyer
des communications soit en Angleterre, soit en Amdrique, en Ita-
, lie, en Espagrie ou en Autriche; on évoque Mlan Kardec, on va
raconter là-bas des singularit6s semblables 4 ceBm que~évélele
; Li& des Jmsets de Vienne (Autriche), Allan Kardec, avant de
mourir, aurait renie la doctrine de la réincarnation ! R...
En Italie, une revue reconnalt que le mot Sp&ziuaZismeest bien
moins logique que celui de Spiritisme adopté par Allan Xardec, et
wgeplé par ses adeptes; pourtant, malgré la logique, etpourjeter
im pont d'une union désirée entw les fréres, Anglas, Américains
et Français, il faudrait être illogique, parce qu'une dame, me
parcelle de l'ivraie dont n d s avons parld, veut bien sema de piml
& travers Z'Atlantipue, nous respectons ama hos levtenrs pour
ne $as leur offrir cette prose shgul@~e ;~Re-faitdire k AIlan Kardec
T e les mots ne signifient rien, que cette personne a seule raigon,
@on doit changer selon son désir, son idde, ce qu'il avbit csnipw
- b m e n t 6tudié. Enfin, le maltre reconnaftrait que cette dame...
continue réellement son œuum, pcVélZe.est dam le vrai a gt piw en
- &mt que je ne Pétais pendant ma dernière incarnatibn.' r
!#kt
'L' cela est triste ; nous citons ces exemples parc% que; de pia-
@xmc $ t é ~il~semble y &v& un mot d'ordre p a r détruire b X . m e
$*&1an Kardec ;ce s ~ gqrtelques
' t
le-
erso on lia Ti ,muanlas, avides de
peut subir un moment d'arrêt, mais il ne redescend jamais l'échelle
des existences passées ;'il ne peut démolir ce qui est acquis, telle
est la loi ; donc, laisscz il Kardec ce qui lui appartient, ce qui fait
sa notoriété, sa personnalité ; et, s i vous tous, ses ardents et impi-
toyables ennemis, ne lui pardonnez pas son grand mérite, ce1
d'avoir été simple et vrai, c'est que les préjugés de castes ou-B.'d
cation, une instruction peu sérieuse vous voile la lumière ; c'est que
votre conscience ne veut pas regarder dans un passrl plein d'agita-
tions ét de souvenirs palpitants.
.Le mot de Soci&dé anmymg, cette garantie solide qui a pu sous-
, traire l'héritage du maître, aux ardentes el gourdes convoitises d~

cette ivraie souterraine! ce mot, dis-je, est un point de mire qui


. remue leur bile ; ils répandent sur ce nom des épithétes que mus
leur pardonnons bien sincèrement ! Puisque cette enseigne forcée,
peu attrayante, mais légale, a pu garantir de toute atteinte L'ceuvre
de l'homme vénéré, qu'elle soit bénie par les spirites sincères 1: sans
ce titre et la sage résolution qui a décidé son adoption, l'ivraie eûi-
mangé le bon grain. Fort heureusement, la semence spirite a bien
. &autres racines dans cette vieille terre ; depuis cinq ou six millions
d'années, de transmutations en transmutations, elle a préparé non-
seulement tous les éléments du séjour de l'homme, mais e1Ie a spi-
. ritualisé les substances subtiles et éthérées qui servent & Ia Iocomo-
tien de notre Périsprit. Contornporainp des premières conoeptions
divines, cette semenw spirite est la loi primordiale qui résume sa-
*
.gement les tendances 'solidaires, égalitaire@et fraternelles du but
ugr4srie de l'ingénieur des. mondes ; elle 'est la transformation, la

). MF!
=.
égénération; elle,est la vie infinie de l'Esprit qui, S'élance des Isn-
ges grossiers de la maiihre, vvs les espaces oh sléIévent à nos yeux
les gradalions des sphhres planétaires et d & soleils resplendissants.
Tantôt M. Louis Fjguier prend toute la 'conception d'Allan Kardec
pour en faire son bien :il reçoit i<adsolutionpour cette théorie sa-
yante qui ,consiste & insulter l'ami qu'on dépouille ; tantôt & sont des
autqws ,anonymes qui, aprés avoir copié le rnattre, ne le norntnent
seulement pps ; ils osent pourtant solliciter notre estampille d'édi-
teur, croyanf que, pour un grossier eppkt, pour un gain, nous lais-
serons dépouiller celui dont nous avons l'honneur d'être les adepte
reconnaissants. Ceux qui pensent autrement que nous, peuvent être
asurés que la société anonyme n'est pas une so.ciété d'intérêts,,ses
rue9 sopt plus hautes et plus dignes ;composEe de ,membres actifs,
d'hommes sérieux .et dévoués , devant les grossières attaques, elle;
sauvegardera envers et contre tous, cette mémoire du rude cbam-
pion des Esprits. Sachant fort bien que son œuvre modeste n'est pas
agressive, la société'anonyme. roléve les tendances, elle signale cer-
taines dispositions, elle met tous les spirites en garde contre cette
invasion de nouveaux Vandales. I

Mais quant à la loi spirite en elle-même, qukurait-elle B craindre?


le a bercé l'humanité dans ses bras, elle a sgivi toutes ses péré-
zrinations, toutes ses joies, toutes .ses dougleurs, mére admir&le,
qmpathique, maîtresse d-cole .int&gente, sou&ant avec SM
enfants, elle les conduit doucement, mais sarernent, vers leurs des-
tinées. Sa fille bien-aimée, la rt?z'neamatz'on, est le correctif tout-
lissant de sa prodigieuse progéniture ; cela est un fait acquis,
malgré les vaines tentatives d'esprits égarés, qui, selon l'lhriture,
ont des yeux et des oreilles pour ne voir ni entendre.
. Avant d'abandonner sa dépouille materielle, Allan Kardec avait
revu le.Lz'ure-desEsprits, dont une nouvelle 6cjition parut :en 1869,
qudques jours avant *sa ,morte .et comme, dans ses œuvres pos-
thifmes, il n'y a aueune trace de cette allégation de quelques faux
spirites, u Allan Kardec, avant sa mort, aurait renié la doctrine de
la réincarnation » ,nous reproduisons ici textuellement l'Introduc-
tion d d'étude de Zla doctrine spirite. Ce passage répondra péremp-
toirement, à ceux qui prétendent que pour Allan Kardec le$ mots ne
signifiefit rien. Dans une prochaine revue, nous prendrons la pen-
d e du maftre pour prouver logiquement que, sans la reincayatfon,
b croyance spirite n'a pas sa raison d'être, . ,b, - -
-. . , l r i 1
2 i I. d 1 A
-
INTRODUCTION A L'~~'UDEDE LA DOCTRINE SPIRIT&
(Livre des Bprits.)
-: ;:' 1
, Pour les choses nouvelles il faut des mots nouveaux, ainsi le veut

3ai. clarté du langage, pour éviter la confusion insépamb1efdusens


mulfiple des mêmes termes, Les mots spirituel, spir$t'walîste, spiri-
#ua&ne, ont une acception bien définie ; leur. en.: doniler une nou-
,velle, pour les appliquer B la doctrine des Esprits, serait multiplier
k s EaUSeS déjà si nombreuses d'amphibologie. En effet, le spiritua-
1-39-
A - -
restait rien, paisque, n'ayant plus d'individuaM4,
us n'aurions plus conscience de nous-mêmes. Dans cette opinion
-
m e universelle eerait Dieu, et chaque être une portion de la Divi-

Selon d'autres enfin, l'&me est un être moral, distinct, indépen-


nt de la rnadiére, et qpi conserve son individualité après la mort.
:tte acwption est sans contredit la plus ghérale, parce que, sous
i nom QU sous un autre, l'idée de cet être qui swrrvit au corps se:
w e à l'état de croymce instinctive et indépendante de tout
,deignernent, chez tous les peuples, quel que soit le &gr6 de lw
oivibatioa Cette doctrine, selon laquelle, l'âme est la wuse et non
ffet, est celle des sjiritualistes.
Sans b u t e r le m & h <dei.ce& laphtonS, fit en ne son&d&ant que
le cbb6 lingw~istiquede kchose, noue dirons que ces trois applications
du mot âme constituent trois iddes distinctes qui demanderaient un
terme différent. Ce mot a donc une triple acception, et chacun a
raison, & son point de vue, dans la dgfinition qu'il en donne; le tort
e& il la langue de n'avoir qu'un mot pour trois idées, Pour éviter
toute équivoque, il faudrait rest~dndreI'atception du mot 4nze
l'une de ces tçois idées ;le choix est in&ff&eait, L eat da dm-
teadre ;c'est & &&e dta gbt,yrnt#(-. & w r s ~ ~plas ~ slogiqars
n a~o&,@m1s plus vulgaire; c'cst pourquoi
tre i&érkl et kdi2tidw~p'~dlside ers nous
s. Cet être n'existerait41 pas, et ne serait-il
@nation, qu'il faitdm3 encore un terne pour
ot spécial p u r chacun des deux autrm points

e et arp~iquts,quelb
tuw 1w êtres vivants,
pûu:vmt &ter abstrac-
c i p $ta1 wt une chose
é ne rendrait p a la même
v h l est une propriét6 de la-matiènre,
10rque la mtihre se; trowe dan& mrrt"i~.ina
onneas ; sebn d'autm, et c'est l'id& k pltas ascorn-
dans un h i d e q & h L , anive~eUemierrt~ 6 p n d uet
- 40 -
l e fluide électrique animaIis6, désigné aussi sous les noms de fluide
magnétique, fluide nerveux, etc.
Quoi qu'il en soit, il est un fait que l'on ne saurait contester, L,.
c'est un résultat d'observation, c'est que les êtres organiques ont
en eux une force intime qui produit le phéno'mène de la vie, tant
que cette force existe ; que la vie matérielle est commune & tous It
êtres organiquas,. et qu'elle est indépendante de l'intelligence et ae
la pensée ;que'l'intelligence et la pensée sont des facultés propres B
certaines espéces organiques ;enfin que parmi les espéces organi-
ques douées de l'intelligence et de la penaée, il en est une douée
d'un sens moral spécial qui lui donne une incontestable supérioriti:
sur les autres, c'est l'espèce humaine.
On conçoit qu'avec une acception muItipIe, l'âme n'exclut ni le
matérialisme, ni le panthéisme. Le spiritualiste lui-même, peut trés
bien entendre l'âme selon l'une ou l'autre des deux premiéres défi-
nitions, sans préjudice de l'être immatériel, distinot, auquel il don-
nera alors un nom quelmnque. Ainsi ce mot n'est point le reprc
sentant d'une opinion: c'est un Protee que chacun accommode à sa
guise ; de ib la source de tant d'interminables disputes.
On éviterait également la confusion, tout en se servant du mnb
&medans les trois cas. Ce serait alors un mot générique, représe__
tant &. la fois le principe de la vie matérielle, de l'intelligence et du
sensimoral, et que l'on distinguerait par un attribut, comme les gaz,
par exemple, que l'on distingue en ajoutant les mots Aydrofène,
oxygène ou mole. On pourrait donc dire, et ce serait peut être le
mieux, l'&me vitale pour le principe de la vie matérielle, l'dme in-
tellectuelle pour le principe de l'intelligence, et l'âme spirite pou1
le principe de notre individualité après la mort. Comme on le voit
tout cela est une question de mots, mais une question très-impor-
tante pour s'entendre. D'aprés cela l'âme oftale serait commune à
tous les êtres organiques: plantes, animaux et hommes, ct l'&me
spirite appartiendrait B l'hommeWu1.
Nous avons cru devoir insister d'autant plus sur ces explicationi
que la doctrine spirite repose naturellement sur l'existence en nou
d'un être indépendant de la matibre et survivant au corps. Le mo
dmedevant se reproduire fréquemment dans Ie cours de cet ouvrag
il importait d'étre pxé sur le sens p e no- y attachons @finGlvitt
ioute rnéprz's~.
Remarque. - Nos lecteurs nous pardonneront d'avoir reproduit
textuellement la pensée du maître, les attaques venues de poin
- 41 -
pas leur raison d'être puisqdelles ne.r&uteat rien, e t
l'opposent des généralités à ceGe exposition logique et ration-
.n'ellede l'emploi des mots. La Revue spirite se lit en Amérique, en
Anglbterre, en Italie, trois câtés qui désirent changer les noms pour
la puérile satisfaction de plaire à quelques publicistes. Ces mes-
b; aieure, ces frtes, feront mieux de nous adresser leurs objections,
et, si leurs preuves so t lus évidentes, si le bon sens, la raison sont
* de leur côté, nous serons $ prêts à discuter loyalement; mais, qu'on
8 ne vienne pas nous dire, AlZun Kardec a dit!. .. car son enseigne-
ment continu était que toute communication, même la plus impor-
tante, ne devait jamais être acceptée ti p r i ~ i notre
, li,bre arbitre
A devant dominer toute question qui engage notre Esprit.
Que Ies journalistes étrangers veuillent bien mettre dans leurs
:olonnes, les réflexions si sagement dèduites d'All+n Kardec, qu'ils
! Jes fassent suivre de leurs objections; le public, bon juge en pareiIIe
matière, décidera ou pour ou contre, mais ce ne serait plus ce si-
(nce systkmatique, fait avec tant de soins autour des cinq ouvrages
n~

' importants du maître : Le livre des Bqrits, le livre des Nérkiurns,


Ciel et Enfer, l'Évangile selm le Spirifisme et la Genèse. Notre
conviction profonde, est que les représentants de la prease d'outre-
mer n'ont gars ouvert un seul de ces.volwmes, leur public a suivi ce
touchàat erpl~mple,.~t g~urtarik. ~xr~.clj@~5.&,,.. ,

Photographie des Esprits.

M. Bloche, notre traducteur de la c~rres~onddnce anglaise et


américaine, est parti derniérernent pour l'Amérique; il s'est rendu
irni~~édiatement %. Boston, pour aller prberiter '& la rédaction du
Banner of Iighl, journal duspi itualisme aux ]Etats-Unis, notre ami-
k
cal et fraternel souvenir. ~ i $ 'accueilli. pas ces gentlemen, notre
correspondant a constaté que les honorables écrivains, qui tiennent
si haut le drapaau de la doctrine spiritualiste, partagent les opinions
d'Allan Kardec sur la reincarnation ; bien plus, des médiums, te18
quemadame Connant, solnt partisans de cette belle et grande vérité,
et tous, rédacteurs et médiums, onk reconnu la n6cessité de traduire
$minent étant trop peu cornu parmi nos Erérea spirites des a t a b
Unis.
Dans la Revue d'octibre 18'11., page 294, DOUS avons assez Ion-
guemenl parlé du photographe Mumler & de laproduction d'un
phénoméne de photograph2 d'un Esprit; ces faits trés ordinaires de
l'autre o6té de l'Atlantique, n'ont pas encore été produits par les
photographes français. Pourtant la soci&é 5onyme a recommandé
ces expériences, et plusieurs photographes oah bien voulu répondre à
. ..
son appel, entre autres, M. B.. B G. qui, avec l'aide de plusieurs
médiums, n'a obtenu qu'un demi-résultat, et doit recommencer quand
les beaux jours seront revenus; it Paris, M. Saint-E... a fait de
nombreux essais ; il se prépare B d'autres expeiriences, mais avec
des condiiions différentes. Nos lecteurs seront tenus au courant des
résultats ob;eiius.
M. Miimler, le photographe, habite Boston ; M. Bloche ayant
manifesth le désir de le voir, nos frères du Banner of ZigAt, et
MM. White et Colby, le reuommandérent, à, cet artiste qui fit s-d phot
tog~aphie. notre correspondant revint ler lendemain matin et put
causer tout au plus dix minutes avec M. Mumler qui lui remit son
ép~euve.VoilCl comment s'exprime M. Bloche : a M. Mumler a fait
ma photographie que je ~ o u envoie;
s il y a derriére mqi un Esprit
ressemblant à un jeune homme de mes amis mort à Honolulu en
1854, et nommé Léonce de Novion : de la main droite, passée sur
ma poitrine, il tient une fleur et une plaque carrée que soutient la
main gauche: sur ~ 8 t plaqw
h et en iêle, le moi; r6nascentw pré-
cède une devise anglaise écgte en caractères microscopiques illisi-
bles; il faudrait une loupe trés forte pour la déchiffrer(1).
a M. Mumler ne me connaissait pas, je n'ai pu causer avec lui
que le lendemain de ma pose devant la chambre noire, il ne savait
pas si je croyais Lt la réincarnation, et pourtant le mot renascentur
signifie : ils renaîtront, du latin renasci, naître de nouveau. II y a
tant de monde dans cet établissement, que j'ai échangé quelques
mots à peine avec M. Mumler; il a-bien voulu me remettre qucl-
ques cartes, représentant diverses pmes de photographies d'Esprits
w
venus L l'appel de leurs parents ou de leurs amis ;j'ai pensé qu'il
vous serait agréable de les accepter.
a M. Mumler opére trhs vite, et quoique n'étant pas encore assez.
expert pour me prononcer sur ce phénomène, je puis certifier que
(1) La reproduction de' cette pl~etographie,se trouve, 7, rue de Lille, à Paris, à la
librairie spirite qui l'expédie franco contre 1 fr. 26 c.
tous les visiteurs sont présents aux opérations, faites selon l'habitude
commune avec un simple écran en calicot placé derrïere la personne
qui pose. J'ai vu des assistants venus de très loin, affirmant I'iden-
tité parfaite des traits flui'diques de leurs morts bien-aimés. a
u E. BLOCIIE.
B

Nos lecteurs doivent comprendre l'intérêt tout-puissant qui se


rattache à ce phénomène, nous sommes tous portés à désirer la
solution et l'affirmation de ce problème spirite. Entre notre œil,
chambre noire exquise qui rtifléchit les objets extérieurs, et l'instru-
ment d'optiqlie dont se servent !es photographes, il y a des rap-
ports tels qu'une étude spéciale doit être faite; mais, pour cela,
nous attendrons la Revue prochaine. Les groupes spirites devraient
bien nous prêter leur concoum pour i'dlaboration de ce phéno-
mène.

DISSERTATIONS SPIRITES

Coup d'œil sur la situation sociale.


-
(B., 5 ddcembre IF-' - Iddium, M. S.)
En octobre 187L, page 304, et en décembre 1874, page 369,
nous avons donné une communication de M. J. Notre correspon-
dant veut bien aujourd'hui nous envoyer d'autpes dictées inédiiuii-
miques, faisant suite à la première coi;munication si remarquable
tous les titres. t

Chaque mois'nous offrirons à nos lecteurs, la suite de cette corres-


pondance instructive entre M. J. et les Esprits qui signent Tonpère
et son groupe. Nous faisons précéder cette seconde communication,
de l'opinion suivante d'Allan Kardec, au sujet du Coup d'@ilsur la
situaiion sociale.
n Mon ami, je me rends à votre désir, vous me demandez mon
avis : J'approuve entièrement la direction qu'on vous indique ; vous
êtes sur la bonne voie, celle du travail sérieux. Certaines questions
doivent être débattues, examinées sous toutes leurs faces et celle-ci
>estdu nombre; on ne trouvera certes pas une solution absolue, pour
le moment du moins, mais on peut trouver un mieux relatif, et, de
mieux ~elatifsen mieux relatifs, nous arriverons à la perfection.
qui nous g h e , c'est une suite de rugosités que nous ferons dispa-
raître les unes aprèsles autres. Ne nous berçons point d'illusions, la
lutte, condition de l'incarnation, existera aussi longtemps que 1"Es-
prit n'aura pas complétement dompté Ia matière. Mais plus nous
avançons, pltls nous dominons la rnati&e et moins la lutte devient
pénible; N
a J%ime à croire que mes anciens collt'gues et amis fei'o~itun
aussi bon accueil à cette cominunication qu'A la précddente. Ce ne
sera sans doute pas la derniére que vous recevrez, si j'en juge par
les dispositions &ï groupe d'Esprits dont vous êtes le tnédium ;vous
1
pouvez en tout o~ifiancevoue fier à eux, Faites en sorte, cepen-
dant, qu'aucune influence contraire ne vienne s'interposer entre
eux et vous...
A L ~ A NI(ARDEC.
4 9 décembre 1871.
« Notre passé a eu sa raison d'être, ne le maudissons pas :C'est
17 vie que nous avons vécue, le pain dout nous nous sommes nourris,
* les forces dont nous disposons, en un mot, l'expérience acquise.
L'enfant doit apprendre les élémefits des sciences et l'apprenti le
maniement de l'outil. Nous avons connu la vie de la liberté sauvage
et individuelle, la vie de l'esclavage, la vie du servage, la vie du
privilége, de I'dgoïsme et de la désunion. Nous sortons de cette
lutte, meurtris, inquiets, nerveux, n'ayant fondé rien de stable,
divisés en partis contraires qui se flattent de posséder la vérité,
- mais ne reflètent u'un rayon du faisceau lumineux. Si nous déga-
8
geons ces partis e leur gangue dYinérêts matdriels, nous les
verrons, s'appuyant sur un,principe supérieur d6u6 de la faculté
de mouvoir les passions humaines, nous les verrons, dis-je, se ran-
ger, suivant leur afbité :
Les uns, autour du principe de la Concentration, c'est-&-dire de
l'autorité, de l'action collective ;
Les autres, autour du principe du Rayonnement, c'est-à-dire de
1'8mancipation, de l'action individuelle ;
D'autres autour du principe de l'Aspiration, c'est-à-dire da
l'absolu, de la rigoureuse répartition de toutes choses ;
D'autres enfin, autour du principe de la Modération, c'est-&-dire
d e la proportion, d8la réalit6, de l'équilibre.
Aprèiavoir eu son heure de domination, chaque parti est tombé
dans l'impuissance par l'exagération même de son principe, et ce-
pendant chaque parti, malgré ses échecs, veut agir par lui-même,
l'exclusion des autres. ~ u & nn'est convaincu deson impuissance,
- 4s - b. .
et tous se repoussent au lieu de diriger leurs efforts vers un but
commun : Voila la cause de nos dissensions. Je ne viens pas les
adjurer d'abandonner leurs prétentions, de désarmar, ce serait peine
perdue et prêcher dans le &sert ; la nécessité les y contraindra, Les
leçons du passé n'étant point suifisantes, il faut nous résigner à de
nouvelles éprouves. Il existe, d'ailleurs, des modifications de l'exis-
tence que nom ne connaissons pas,' celles, entre autres, de la liberté
collective, de la confiance mutuelle, de l'union, de l'association
solidaire, de l'abnégation. Mettons-nous donc à l'oeuvre, mais réflé-
chissons avant cle nous lancer dans de nouvellea eakeprises.
+'Tellesqu'elles nous apparaissent, les forces de la nature sont
'
couîpcrsées d'impulsions multiples. La terre tourne sur d l e - m h e ,
court sur son orbite ct suit néanmoins le ,soleil qui la guidc sur Ies
sentiers de la voie lactée. Que deviendrait la terre si elle n'ols6is-
sait Qu'au seul mouvement de la rotation? Tournant inutilement
sur elle-même, elle n'avancerait point. Voyez le spectre solaire au
. sortir du prisme : la' lumière rompue, des rayons juxtaposés et de
nuances diverses, c'est l'image des partis. Réunissez vos efforts,
vous serez la lumiére ;restez divisés, vous n'êtes plus qu'une fraction
du tout.
Aussi longtemps que les forces terrestres ne seront point concen-
trQeset ne se pondéreront point, aussi longtemps l'humanité s'agi-
ter$ dans le %dé, attâ+dée sur'lk iwde qhielie'doi€ parcourir.
Appelés Lt une tClche commune qdi est la réalisation de la pensde
de Dieu, nous sommes doués en conséquence et c'est pour y con-
courir, chacun selon nos moyens, que nous nous incarnons ici-haç,
' En créant l'homme pour vivre en société, à l'abri Qes misères de
la vie sauvage et barbare, Dieu lui a donné le sentiment de la per-
fection, force mystérieuse et latente qui le pousse vers l'inconnu, lui
fait désirer le .mieux et le sollicite incessamment vers le beau, le vrai,
le bien, ckst-à-dire vers l'absolu, vers son créateur. Mai8 si l'homme
désire améliorer les conditions 'de son existence, un autre mobile,
~eluide la justice,-l'engage à faire jouir son sembable des amélio-
rations qu'il a rdalisées. Cette condition de la vie sociale deviendra,
ü'faut l'espérer, la règle des rapports d'individu à individu, de
peuple à peuple. En attendant, les nations phcées à la tête de la
B&Qisationse heurtent les unes contre les autres ; celles qli ne sont
puqncore dans l'arène forgent le fer pour y entrer;et, indépen-
&pmient des luttes d'agglomérations contre agglomérations, des
dissensions sociales éclatent de tous côtés.
D'où vient cet antagonisme? De ce que la civilisation est engagée
sur une voie trop étroite, de ce que ceux qui n'ont rien veulent
posséder. a Vous avez,'disent-iIs, les rmnements du luxe et de
l'esprit, comme vous nous voulons les avoir; vous savez, nous vou-
lons savoir; vous gouvernez, nous voulons gouverner à notre tour ;
vous avkz de l'or, nous en voulons. Marchez, rous Consentons à vous
suivre ; mais si vous restez,stationnaires dans une situation préfé-
rable à la nôtre, nous n'y pouvons consentir, nous voulons croître et
vous entraveriq~notre croissance. B ' E ainsi,
~ de-procheen proche,
+ sur cette chafne sgns fin dont les anneaux représentent la hiérarchie
des êtres ! Ont-ils tort ceux qui ne veulent pas s'attarder dans une
situation iritolérable? Oh ! quand on aborde ces stations privilégiées,
oh viennent aboutir toutes les commodités et tout le bien-être que
procure la civilisation de l'époque où l'on vit, on dprouve, malgré
soi, le désir de s'arrêter, le besoin de se recueillir, oubliant qu'en
dessous, il y en a d'autres qui convergent vers ces mêmes stations.
.' Vou-smêmes, quand vous étiez désireux de 16s atteindre, vous Ates-
vous montrés plus endurants envers vos devanciers ? Consultez
l'histoire.
Si tous étaient bien convaincus ae cette vérité, que le mouvement
hiérarchique des êtres $opère par voie de succession et d'ascension,
ceux qui occupent les premiers degrés de l'échelle du progrès, se
soucieraient davantage de ceux qui les suivent; ceux-ci, de leur
côté, seraient moins impatients et se rendraient compte des difi-
cultés qui arrêtsut leurs devanciers. Mais non, des Esprits irrités de
ne pas arriver assez tôt, aveuglés par l'orgueil et la présomption,
excitent la convoitise des masses, et leur offrent le bien-être matériel,
comme la seule conséquence praiiqcle du passage de l'homme sur
la terre, le seul but enviable et digne de ses efforts. Les malheureux !
quelle amère déception les attend !
Sans dcriile, Dieu ne veut pas que ses créatures restent exposées
aux miséres proIongées de l'existence sur les mondes inférieurs. In-
tempbries, fléaux, Iabeur dur et incessant, tel est le Iot de ces
mondes. Vous aspirez vers un aveninmeilkur, et, par la pensée,
vous vous figurez un état oh, l'Esprit, dégagé des Kens de la matière,
vit uniquement de la Me de l'intelligence. Cct avenir est encore loin
de nous, de nombreuses étapes nous en séparent ; mais si nous
avançons résolûment, au lieu de piétiner sur place, chaque incar-
nation nous rapprochera du but désiré. La route que nous suivons
n'a pas de traces apparentes et, çà et là, des obstacles obstruent le
L termiin.
Une organisation

(A suivre.)
- 47 -
Notre tâche consiste précisément à écarter bs obstactes.
sociaie, défectueuse en quelques endroits, nuus
arréte présentement. On peut y rem6dier. n
TONPÈRE ET son
-
1

GROUPB.
i

RI~ELATIONS. INSTRUCTIVES (suite).

(Cli.. ., 1'7 novembre 1870. - MBdium, M. N.)


Pauvres roseaux orgueilleux et arrogants, qui dressez vos têtes,
vous vous croyez bien supérieurs aux plantes qui rampent à vos
'
pieds; mais le simple aquilon, qui ne passe que pour caresser, vous
fait plier, vaciller de tous &tés ! Que sera-ce donc lorsque la tem-
pête va se déchatner? La pauvre plante, rampant avec humilité,
ne souffrira nullement, mais vous finirez par &der & la tourmente.
Vos têtes se heurteront l'une contre l'autre, el vous vous entre-
détruirez ainsi malgré vous en voulant vous soutenir l'un l'autre. Les
efforts que vous ferezpour vous entr'aider ne donneront que plus de
prise h l'orage, car sa fureur contre vous s'augmentera selon I'opi-
niâtreté de la résistance. Vous serez brisés et vos tronçons épars se-
rbnt foulés aux pieds.
Et vous, princes de i'Eglise, docteurs, interprétes plus ou moins
sincéres des knselgnments du Ckist, que direz-vous? Que devez-
rom penser en voyant las faits accomplis et les aspirations des peu-
ples? Vous craignez aussi, vous, ce sonMe destructeur et régéné-
rateur. Btudiez une fois au moins, avec sincérité et sérieusement, les
enseignements de Celui de qui vous prétendez tenir la loi, de Celui
qui seul a le droit de dire : a Le ciel et la terre passeront, mais mes
oint, n Si les enseignements du Christ ont été
tés avec plaisir et satisfaction, s'ils ont été
es chefs-d'œuvre d'amour, et de charité, c'est
onnait l'exemple en même temps qu'il prêc.hait

Le vieil .édifice que vous nommez la religion catholique et que


vous avez fortifié à votre rnanikre et selon vos intérêts, duit donc
s'écrouler parce qu'il est l'œuvre des hommeg et non de Dieu. Et
tout ce qui est né de l'homme pSrira, seulte qui est né de ~ i e u i u r -
vivra à tous les événements, à tous les cataclysmes qui devront ar-
river pour détruire les euvres matérielles. .
Il ne m'est pas permis de vous révéler le moment de cette trans-
e, mais je dois vous dire'de vou; tenir prêts ii

r -
' - ' - 48 -
tout instant, car, comme l'a, dit le Fils de l'homme : Je me frans- I

1
porterai d'orient en Occident avec toute la vitesse de l'éclair. D De
même Ies peuples de la terre destinés et prêts & être éclairée, rece-
vront simultanément les rayons de la pure et éternelle vérité.
~enezlvousdonc toujours prêts, car malheur B ceux qui ne 1e se-,
ront pas 4 Heureux ceux qui comme vous auront été avertis à, temps
e t auront su profi ter des avertissem&ts ! mais malheureux seront
ceux qui, ayant été avertis, n'auront tenu aucun compte des aver-
tissements !
F-
Tous les hommes sont avertis ou plus ou moins; 5
Ies uns sont
avertis directement, d'autres indirectement. Je ne parle pas davantage
des avertissements personnels que les Esprits vous transmettent de
maniBre à ce que vous n'ayez aucun doute, aucune hésitation. Mais
pensez-vous qu'il n'y ait pas d'autres moyens employés que les
révélations apparentes et pour ainsi dire tangibles?
De tous &tés autour de vous, ne dit-on pas : Quelle annde f ja-

+ mais on n'a vu cela. Vos animaux ont été inenac6s de mourir dc


soif et de faim, & cause de la s6cheresse qui s'est produite dans vos
'- deux belles saisons, le printernpe et l'été. Vous disiez alors : Jamais
nous n'avons eu une sécheresse aussi longue , involontairement
quelques-uns pensaient en répbtant tout bas : Cela veut dire quel-
que chose. Les pluies enfin sont arrivées en vous ramenant l'espoir.
Puis tout h coup ce cri sinistre retentit de tous côtés : La guerre est
déclarée ! Mais vous espériez que tout serait bientôt terminé, et
pourtant vous êtes à vous demqnder encore quand la fin doit ve-
nir, rép.étant sans cesse : Jamais guerre semblable ne s'est vue, ja-
mais de pareils événements ne se sont accomplis. Ah ! c'est que ja-
mais aussi des événements si solennels ne se sont préparés !. ..
' Ainsi donc, vous avez été, vous êtes encore plus ou moins avertis; ,

la température, 10 concile, la guerre n'ont été, ne sont autre chose


que de terribles événements destinés amener i'homme vers la ré-
flexion qui l'aidera & accomplir sa tttche, ii arriver à, son but.
En présence du progrés, devant lequel l'homme va se trouver,
il faut conclure que tous les événements qui arrivent, sont les avant-
coureurs rYdv4nements plus sérieug elacore; qu'ils ont été préparés
pkr Dieu et mis par ses ordres &exécution;que cette guerre achar-
née n'est que le précurseur de la paix universelle.
C'est la France, cependmt, qui donne encore la premiére impul- I
sion. Le6 prisonniers en Prusse sont en mission ou en expiation; ils
mit destinés 3, relier les deux nations. Ils jettent cn ce moment les
1 bases de la solidarité fraternelle universelle. Leur -participation,
. quoique inconsciente, n'en sera pas moins fructueuse. DÊm le veuf
aimi, et sa volonté doit s'accomplir !
Ceux qui font couler le sang sont coupables, mais ce sang ne
coule pas inutilement; car, de même qu'il géchappe des deux côtés
pour courir et se confondre vers un même ruisseau, de même les

I esprits se confondent et s'unissent dans l'erraticité, afin de ne plus


se méconnaître B I'avenir'sur la terre, où pour la plupart ils wront
~bligésde se réincarner ;on ne connaîtra plus alors qu'un seul père,
Dieu ; qu'un seul maître, Jésus-Christ ; qu'une seule famille, les

I hommes qui ne pratiqueront qu'un seul culte, la vérité ou Dieu


lui-même. Cette époque portera le nom de I'ére de la vérité, comme
:elle où vous êtes sera nommée dans la continuation des siècles:
.
l'are du progrès 1..
1 Vous ne connaissez pas toutes les étapes que votre pauvre huma-
iité a dû traverser pour arriver au temps présent, Toutes ont ét6
plus ou moins remarquables, mais toutes ont étS utiles aux desseins
bienveillants de Dieu envers l'homme ; car, si vous voulez bien con-
iulter l'histoire la plus ancienne selon vous, et Ia comparer à celle
lue vous nommez du moyen âge, vous verrez que la chair a tou-

I
jours insensiblement ,perdu de .son prestige dewntJ'EsMit. Cornpa-
rez ensuite le moyen âge au temps actuel, vous découvrirez encore B
Vavers les vestiges de barbarie, le progrès accomplissant sa trouée
lui s'élargit toujpurs.
La guerre actuelle a donc son utilité; sa principale efficacité con-
Dstera surtout à, amener les hommes vers la réflexion sage. Ils ne
)ourront comprendre comment ils ont pu se laisser aller à tous ces
~ctesde sauvagerie. Ils se donneront la main avec une entière effusion
le cœur. Ils se comprendront sans se parler; leurs âmes s'uniront
na1grB leur eriveloppe matérielIe, et cette union des âmes incarnées,
amènera la fraternisation avec les Ames désincarnées dans toute la

[
lénitude de leur ~olonté.Ccsdeux mondes, spirituel et matériel, n'en
formeront pour ainsi dire qu'un seuI, tellement la fusion sera facile
,et agréable pour eux,
n ' , Alors, dans ces temps heureux, l'homme sera véritablement en
possession de la terre promise, il éprouvera les avant-goûts dès jouis-
' sances c6lestes. Elle ne sera plus ce lieu d'expiation, de souffrance,
. ce vdritable purgatoire de supplices. Elle sera simplerneM un lieu
dlépuration, ail tous les peuples travailleroat
R-1 .
avec; joie en toute
séourih5. Dieu m h e sera plus prés d'elle, et ce rapprochement di,
CrézXteur la transformera en la vivifiant.
Tout ce que je vous ai dit s'accomplira à la lettre, car je ne voue
parle paint en paraboles. L'Esprit de l'homme est mûr pour écouter
le langage direct, qui ne doit avoir qu'une seule interprétation,
Suivez la voie tracée et enseignée par les Esprits du Seigneur ;
ne vous préoccupez pas des Qcueils que vous y rencontrerez, si
vous avez du courage et surtout la foi, ils disparaîtront à votre &p.
proche comme par enchantement : c'est qu'alors uns force, qui
jusqu'à présent vous a été inconnue, vous sera révélée. Les Esprits
du Seigneur n'abandonnent jamais les hommes de foi et de bonne
volontt!; ils sauront constituer en leur faveur une force indomptabb.
Ayez donc le courage et la foi, Dieu veut qiie ces deux vertus de-
viennent les prérogatives inséparables de l'homme, et, remarque~le
bien, l'homme doit obéir à son seul maiire, à son seul Dieu.
UN ESPRIT.

IWSTRUCTlOX DES ESPZIITS SUR Lb COMMUNICATION DES PENSÉES

-
A DISTANCE ENTRE INCARNÉS.
(P. E. B., 20 a n 3 1871. -Médium, M. de M.)
Questions. Peut-on communiquer à 2istance par la pende
entre personnes incarnées?-Veuillez me donner l'explication de ce
-
phénomène. Pourriez-vous m'indiquer de quelle façon on doit s'y
prendre pour communiquer ainsi à distance ?
Xéponses.- Le phénomène dont tu parles se produit très sou-
vent, seulement il a lieu à I'insu de ceux qui en sont l'objet; et,
jusqu'à ce jour, il y a peu de gens qui aient essayé de le produire à
leur volonté. Cependant le moment est arrivé où cette question doit
être étudiée sériqusement, et les lois qui régissent ce phénoméne,
découvertes et soumises à l'épreuve de l'expérience.
Pour arriver &obtenirdes r6sultats satisfaisants en cette matiére,
il faut se rendre compte de l'influence que les Esprits incarnés
@ exercent les uns sur les autres à, leur insu. Ainsi, il arrive souvent
que des pensées surgissent dans le cerveau d'un homme sans qu'il
sache d'où elles lui viennent. Si1 se donnait la peine de les &tu-
dier, il verrait qu'eIles ne peuvent être le, produit de ses coni~ais.
- 54 -
mmes bersonnelles, et que ces inspirations lui viennent d'aillmrs.
(Cette communication me paraissant diffuse, et craignant qu'elle
ne fllt l'œuvre de quelque Esprit léger ou trompeur, je m'arrdtai
brmquement et m'abstins d'écrire pendant quelques jours. Cepen-
iaxit, en relisant la communication quelque temps aprés, elle me
parut, après réflexion, meilleure que je n'avais cru d'abord, et je
repris mes rapports avec les Esprits par cette question) :
2 mai 1871. - a Voulez-vous bien continuer au point où elIes
)nt été interrompues, vos instructions sur la manière de communi-
mer entre incarnés par la pensée, à distance? n
Réponse. -Nous te disions dans la dernière instruction, que
beaucoup de pensées surgissaient dans le cerveaudes incarnés sans
qu'on pût les attribuer à leurs connaissances personnelles. Beau-
:oup viennent Qes Esprits désincarnés; d'autres, en plus petit
nombre, sont le résultat de l'influence d'Esprits incarnés qui agissent
réciproquement l'un sur l'autre sans en avoir conscience. Eh bien,
pour se rendre compte de. ces influences ignorées, il sufit de revenir
sur les explications qui ont été données sur le périsprit. Vous savez
re le périsprit n'est autre chose qu'une enveloppe fluidique puisée
,,dr l'Esprit dans le fluide cosmique di1 monde qu'il habite, Cette
mveloppe est à peu prés la même pour tons les êtm incarnés sur
Iie même planéte. De plas, ce fluide myonne à, travers le corps à
de grandes distances, et se combine avec les fluides similaires qu'il
rencontre, à l'insu souvent des incarnés, dont le périsprit s'étend
ainsi loin du corps, Alors il arrive que, par cette combinaison des
guides appartenant à diverses individualités, l'action sur le cerveau
de l'un peut être exercée par le fluide de l'autre ; en d'autres termes,
le périsprit, qui est l'intermédiaire entre l'&me et la matière, trans-
met la penséed'un individu 8 un autre, comme s'il agissait sur son
propre corps. Voilh l'explication du phénomène. Maintenant, pour
de qui est de le produire i volonté, il se présente certaines difficul-
tBs qu'on ne parvient h vaincre que par la pratique et des essais
fréquemment répétés. Cette facnlt6 est comme toutes celles gui
sont en germe dans l'homme, elle se développe par l'exercice.
D. - Pourrie-z-vous m'indiquer un moyen pratique pour mi-
ver à rendre ces expériences fructueuses ?
A. - Lorsque l u veux communiquer à distance avec quelqu'un,
tu dois dqabord convenir d'avance du moment de i'e~périence. Ce
moment arrivé, les deinx correspondants doivent se tenir LL l'écart

re
du b d t et dans la recueilleme& OP pense fortment aux perdes
-- 52 -.
que l'on veut transmettre à son correspondant. Celui qui recoit lei
pensées ainsi, transmises doit s'6couter avec la plus minutieusc
attention. Alors il per~oitcomme des sons qui lui sont soufflés int~
Retirement dans le cerveau, et, en tenant note des penshes recueillie1
de ~ e k sorte,
h on s'aperçoit plus tard, en vérifiant avec le corresl
pmidant,'que c'est bien là la pensée qu'il a eu l'intention de vous
transmettre, Faites l'essai, et vous vous convaincrez pw VOUS*
m6mes de l'exactitude de ces instructions.
-
3 mai $871,-0. Toute personne e s t d e apte B communi-
quer sa pensée à distance, et zi recevoir des communications de
cette nature 2
-
R. II n'est pas donné à tout le mon& d'user de ce mode de
coruwiunication. Il y a certains obstacles qui s'y opposent, comme
cela arrive pour la médiumnit& Cependant, on peut toujours es-
sayer, et sf, après un certain temps, on n'obtieut pas de résultat, il
r; .' faut bien en prendre son parti et reconnaftre qu'on n'est pas doue
1 de cette Bculté.

--
1). Quels aQntles obstacle%dont vous parlez? l

R. Il arrive que certaines personnes éprouvent une grande


difficultéà projeter loin de leur corps le phrisprit qui sert d'agent
à ces communications. Alors, natureliement, le phérioméi~ene se
psoduit pas. Comme pour les médiums il n'y a pas de signe ailquel
on reconnaisse les personnes douees de cette faculté, encore une fois,
on doit faire d e fréquents essais dans les conditions qui ont été
indiq~aB~s.
-
D. Un correspondant fluido-télégraphique (mot dictt! par les
Esprits) peut-il communiquer indistinctement avec le premier
venu 7
-
A. Oui, pourvu que le correspondant s'y prête de son côté et
possède Ia même faculté. Autrement, il arriverait qu'un des cor-
respondants enverràit bien ses pensées , mais qu'il ne recevrâit pas
oeiles de l'autre.
--
D. Les Esprits légers ou malveillants ne peuvent-ils pas trou-
bler ces rapports & distance, et mettre leurs inspirations à la place
. de l'expression de Ia pensée des gorrespondants?
B. - Il arrivera souvent, d&s le début, que les Esprits légers.
s'amuseront à troubler .les fipports que des incarnés essayeront
d'établir entre eux par ce nouveau moyen. Mais cela n'empéchera
pasja science de faire des progrbs, pas plus que les communications
des mauvais Esprits n'ont empêché les bons #éclairer les hommqs,
par leurs instructions. Toute science, dès le debut, a ses écueils :
C'est une loi en vertu de laquelle i'homrne développe ses connais-
sances, et s'il n'y avait pas de difficultés & vaincre, il n'y aurait pas
de mérite à progresser.
-
.D. A quel signe peut-on reconnaître ces supercheries, et que1
est le moyen de les Gviter ?
R.-Lorsque vous serez familiarisés avec ce nouveau mode de
correspondance, vous parviendrez facilement & discerner les pen-
sées de votre correspondant, d'avec celles qui vous sont s o u ~ é e s
par les Esprits. Nous devons nous borner à vous recommander d'être
très circanspects en cornmencant, afin d'éviter les mystifications cl~li
pourraient vous conduire & des démarches ridicules ou: même dan-
gereuses.
-
B. ;N'y a-t-il pas du danger pour certaines ersonnes im-
pressionnables b faire i'expérienca de ce nouveau $P,&
de com-
munication ?
B. -Bous ne croyons pas qu'il puisse y avoir du danger pour
personne d'essayer ce nouveau moyen de corsespondance. Seule-
ment, il ne faut pas oublier que des Esprits malveillants pourraient
s'immiscer dans vos rapports et jeter la division parmi les corres-
pondants. Ainsi donc de la prudence, une grande réserve dans les
questions et les réponses, et surtout ne vous laissez pas emporter
par le premier mouvement. ~éfléchissezsérieusement et longtemps,
avant d'entreprendre quelques démarches que vous pourriez regretter
plus lard. Yos GUIDES.

Une pauvre vieille (suite).


1 I

- I
(Ch. .., 1'7 n o i e & b 1870. - Medium, N. N.)
Mais sur cette route, qui n'est jamais sans passagers, arrivent
Qes messieurs en habit noir et cravate blanche, ils discutent, ils ont
I
sous le bras de volumineux cartons.
En face de la vieille, ils sont tellement plongés dans leur con-
versation qu'ils ne l'apercevraient même pas, si elle, en s'avançant
aWsitât, ne venait se placer juste sur leur passage.
u -Dis donc, mavieilIe, lui dit l'un d'eux en souriant et en pro-
' a voquant l'hilarité des autres, ne nous aiderais-tu point à résoudre
' ' a. le problème que nous cherchons? tu nous vois tous ici, nous
r sommes de plusieurs avis. Les uns croient que la matiére es
u la directrice dans la nature kt nient, par conséquent, toute par.
, a ticipation de Za Dhi~itb.D'autres nient même ka Bivinitd.
a 11en est quelques-uns qui prétendent qu'il n'existe pas de di&
.
.) a nitd mipie, mais qu'au contraire, c'est la multiplicilé des intel-
u ligences qui forme ce que Yon appelle la Diuthité. Nous sommes
r des savants, et cependant, tu l e , vois, iious ne sommes que des
u ignorants sur cette question : Qu'est'donc la matière dans la
4 a nature; estelle soumise 8, une force supreme et inconnue ?
-
a Merci, messieurs, de prendre IR peine d'arr6ter vos pas
, a pour parler & une pauvre vieille telle que moi. Vous n'attendez
n sans doute pas de rdponse sérieuse, mais permettez-moi de vous
a dire que je suis plus savante que vous, malgré ma mise humble
a et moqeste, sachez avant tout que je ne vous tromperai pas;
a vous avez raison de dire que, malgré votre science, vous n'êtes
zi que des ignorants.

u La matiare par elle-même est inerte et incapable du plus petit


u mouvement. Ella est mue pax votre volonté qui reste avec elle
u tout le temps qu'il n'y a pas rupture entre elles deux.
a La matiére est donc incapable. Votre volonté la commande et
a elles forment ensemble un être inteHigent, car votre volonté, n'en
u doutez pas, messieurs, ést douée d'une intelligence plus ou
u moins étendue.
. a Le corps est donc le serviteur de votre volonté ; votre vo-
u lonté est d'accord avec votre intelligence, et cette intelligence,
u qui vous permet de raisonner les uns d'une manière, les autres
a d'une autre, puisque maintenant encore vous êtes en désaccord,
K où l'avez-voue puisée? Est-ce votre corps qui est allé la cher-
u cher? De quoi est-elle composée cette puissance invisible, qui
a ordonne la matiére corporelle de faire telle ou telle action ?
a Je sais que vous êtes embarrassés sur cette question : parlez
, P franchement. Moi, je vous dis avec franchise que vos recherches,
a sous le prétexte de découv1-h la vérité, n'ont qu'un but, celui de
a l'obscurcir, de l'éloigner des mortels par des thèmes, des rai-
,a sonnements bus plus embrouillmts tes uns que les autres.
« Est-ce que quelque chose Il0 vous dit pas intérieurement que
, u Cette volonté raisonnante, ce libre arbitre, toute la partie intellid
s a gente de votre être a Btd or&e par une pnismnoe infiniment plus
a savante et infaillible?
Vous savez bien que ce serait Ea plus folle des chiméres que .
-- 1
r de chercher h crder, A façonner un corps humain se moumnt et
c misoimant au gré de votre volonté. La matière vous donne, il es
a vrai, le moyen de la reproduction ; mais il n'y a jamais qwe la
u matiére qui se reproduit par la matiére ; l'intelligen~e,la pens6e,
ce moi invifiible qui est dans ehaque .homme , le créez-vous
P perfectible selon que vous le voulez bien ?

r A la matière donc le soin de se reproduire matériellement; mais


r l'Esprit n'est cré8 que par l'Esprit, et cet Esprit est infiniment
r supérieur à tous les autres. Vous en avez intérieurement la con-
(I. viction, et Yie cherchez pas à l'éteindre par des faux-fuyants cou-
t c pables.

I Cette puissance, infiniment supérieure à toutes, vous la con-


a naissez comme moi, c'est DIEU ;c'est lui qui vous permet de rai-
r sonner, et craignez que votre saisormement coupable, nparcequ'il
r n'est pas sincère, n'attire sar vous une punition terrible.
I
-
a Qui êtes-vous donc, bonne femme?
u - Soyez francs, vous connaissez mon nom, il ne tient qu'à
vous de le prononcer. n .
Quelques-uns, plus sincères que Ies autres, ont dit : C'est la
((

*té. B Mais d'autres, et ce furent les plus nombreux, ont répliqué :


Ah çà ! allons-nous nous laisser convaincre par cette vieille? Vous
i r ne voyez donc pas qu'elle est folle? ne l'écoutons plus, car on
u rirait de nous et notre science pe serait queune dérision.

r
-
«
Vérité, n
Allez, messieurs, mais malgré vous, vous avez reconnu la

Bien d'autres voyageurs ont passé sur le grand chemin et ont


accosté la vieille femme. L'Bnumération à faire en serait trop longue;
y*ilvous suffise de savoir qu'ils ont presque tous manqué de sin-
cérité, en ne voulant pas reconnaître dans cette bonne vieille lu
Vdrz'té.
Mais ceux qui furent les mieux piqués par la replique de notre
vieille héroïne, furent assurément ces deux grands de la terre dont
3 est inutile de vous donner les noms ; vous les reconnaîtrez aisé-
nient à l'ébauche imparfaite que je vous laisse.
L'un, le premier, ayant tout l'air d'être satisfait de lui-même, est
d'une assez forte corpulence et d'une haute stature. II l&vele front
avec arrogance, semblant vouloir menacer le ciel et la terre. Il fait
raisonner le sol sous le poids de ses Bnormes bottes, arafées de for-
midables éperons.
-
-- r Tu es malheureuse sans doute, ma pauvre vieille ? tiens,
prends cette piéce d'or et supplie le Dieu des armées qu'il soit
R favorable à mes armes. Une guerre acharnée va s'ouvrir entre
a mon peuple et son voisin. J'ai confiance dans ma volonté et ma
u puissance, mais prie Dieu qu'il me soit propice.
Vous voulez, lui rdpliqua la vieille, .que j'insulte le Dieu tout-

ibiOF
ant en le priant de vous donner le pouvoir d'écraser par la
a force un peuple qui n'est plus mauvais que le vôtre; vous
a voulez que je supplie le Dieu de paix de vous permettre d'égor-
= ger une multitude innombrable d'hommes, et cela pour satisfaire
votre ambition et votre rancune 1 Non, seigneur, une telle infamie
u n'entre pas dans mon rôle ; votre regard semble être courrouc6
ui contre moi qui vous rdponds avec toute ma franchise, mais je ne
,.u vous crains nullement. Je vous plains ; car, si jusqu'21 présent,
u Dieu a permis que vous soyez le chef de plixsieurs millions
a d'hommes, il ne peut vous encourager dans le crime que vous
méditez.
a Sachez-le bien, Sire, un roi doit être humain, sinckre, il doit
a oublier les injures, tandis que vous a11e.z être cruel; vous êtes
,a déj$ hypocrite et vindicatif, vous serez puni par oh vous pêchez.
,u Vous auriez pu être le bonheur de votre peuple, vous serez sa
tl perte ; vous auriez pu vous faire bénir de lui, et il vous mau-

8 dira.

a Ta conscience te fait dé$ entrevoir le commencement de tes


u maux, prince orgueilleux ; tu n'es jamais qu'un homme , ne
, a roublie pas, et tu seras dégradé et méprisé. Poursuis ton chemin

u et va former les ruisseaux de sang que tu médites, je le lis dans tes


a yeux, ils en sont déj&injectbs. Va-t'en, te dis-je, et laisse-moi; les
a tigres et les panthéres n'auront pas la réputation de férocité que
- cr tu veux acquérir, n
Le coupable est parti, je dis coupable, parce qu'il médite les
mauvaises actions qu'il veut commettre.
Un autre homme le suivait de prbs, sa taille est plus petite, mais
il a plus d'embonpoint; il parait inqwiet, rêveur. 11 est facile de
voir que sa Conscience n'eet pas compléternent tranquille. Il passait
outre, si la vieille n'eût fait un brusque mouvement afin de sefaire
apercevoir de lui.
Il causait tout haut et tenait L peu prés ce monologue :
a Jo me suis perdu moi-meme par mes inconséquences; f a i eu
u le tort de ne m'entourer que de valets flatteurs et menteurs* au
K lieu de serviteurs fidèles. Oui, je suis perdu, si je ne me rcléve
a par une action d'éclat. Le peuple a encore confiance en moi, il '
cfaut que j'en profite. Pourvu que la bonne étoile qui jusqu'à prd-
a
a
sent m'a toujours accompagné, ne me laisse pas maintenant.,
Allons ! il n'y a que par la guerre que je puis sortir de 18. Vic- .
k
atorieux, je serai tout-puissant, et qui sait si je ne pourrai pas
afaire courber la tête à ce vieux fmfaron, qui semble peu disposé
uà vouloir me céder la suprématie que j'ainbitionne.
e - Vous vous trompez, lui fut-il répondu, et vous devinez par
F q u i . Dieu ne se préoccupe pas de la suprdmatie que vous ambition-
a nez, vous ne calculez pas combien d'existences humaines vous
a devrez briser pour arriver à votre but coupable. Cfrryez-vous, in-
r sensé que vous êtes, que Dieu ait créé la terre pour y placer tou- .
@ jours des tyrans et des esclaves ? Non, Dieu vous a placé là pour

's être le protecteur de votre peuple ; vous aviez une mission


sublime à remplir, vous n'avez pas eu le courage de combattre
et de dompter les sentiments d'orgueil et de sotte vanité qui ont
r détruit toutes les belles qualités que vous auriez dû acquérir.
a Devenu puissant par la volonte de votre peuple, vous n'auriez dil
a le récompenser que par l'amour, qui seul pouvait vous unir étroi-
a tement à lui. Vous vous êtes perdu, Sire, vous le voyez aujour-
a d'hui, vous en êtes même convaincu. Vous désirez une distraction'
u qui soit en rapport avec le remords dont votre conscience est
N bourrelée. Que de bien, mon Dieu, vous auriez pu faire en élar-

a gissant le cercle restreint de l'unique fraternit6 qui doit régir le


' a monde ! Il vous aurait fallu faire, il est vrai, le sacrifice de votre
couronne ;il vous aurait fallu l'offrir B Dieu sur l'autel de la soli-
a darité universelle. Yous avez été tenté de le faire, mais vous
r vous êtes laissé entraîner au courant de l'égoïsme et de l'orgueil,
et votre barque n'a jamais été guid6e que par de vils flatteurs.
(i

u Vous ne voulez pas encore aujourd'hui croire à mes paroles. Je

I
vous fatigue. Eh bien !Sire, je vous laisse votre liberté d'agir, je
r ne suis qu'une pauvre vieille, mais ces paroles resteront gravées
"U au fond de votre conscience qui fera votre supplice.
a Mais vous, mes amis, vous que je vois marcher péniblement
,' t sur cette route semée d'écueils de toutes sortes, vous, les conso-
r lateurs de i'humanité, vous tous qui cherchez sincèrement la vé-
rité avec le fervent désir de la rencontrer, approchez-vous de moi
sans crainte. Ma simplicité n'est pas engageante, ma figure
' a austére n'est pas faite pour attirer les regards des curieug, mais
approchez néanmoins.
u Vous tous qui tr&aillez pour rendre le sort des hommes moins
a malheureur, fondateurs des socidtés philanthropiques, venez fb
r moi et jevous encouragerai, je vous donnerai les moyens d'ar.
a river au noble but vers lequd tendent tous vos efforts et tom vos
a 5iw:rifice-s.
n Vous tous enfin qui ne voyez sur Ia terre qu'unr lieu d'expiation
pour les uns et d'épreuves pour les autres, où les Esprits doivent
a s'épurer, se dématériali%r pour arriver au lieu oh ila matière est
a inconnue, venez.
Avec moi, toutes les religions sont bonnes, si elles n'ont qu'un
u but et qu'il soit surtout désintéressé; tous les cultes me sont indif-
P férents, pourvu qu'ils ne s'adressent qu'à Dieu l'unique, qu'au

u créateur invisible des mondes. r


Ainsi a parlé la Vérité, et ces dernières paroles s'adressent, vous
le voyez, à ceux qui la cherchent de bonne foi avec l'ardent désir
de la faire luire aux yeux de tois les mortels; car cette femme qui
revêt le costume de la paavreté, devient plus EsriLiante que le soleil ;
dle illumine de ses bienfaisants rayons les hommes qui, au lieu de
la mépriser, l'honorent de leurs vertus. Cette couronne étincelante
qui brille sur sa tête, je désire qu'elle soit votre phare lumineux, dans
la marche ténébreuse et pénible à laquelle YOUS Btes momentané-
ment condamnës.
$coutez votre conscience, elle est l'écha très-fidéle de Ia ViSritns.
LEBwa
-
I)& la Télégraphie humaine. (8uite.j
-
(La P.. ., 9 octobra 1871.- Wdium, Marc Baptiste.1
En dehors de la ccxmrnunication ordinaire : a Dans le mouve-
ment opciré, la victoire reste aux hommes de l'avenir, et c'est à
Yactaon fluidique que ce résultat est dû. a 11 faut donc monter,
monter sans cesm en s'élevant au-dessus des petiW.pmialllset des
ambitions mesquines. La force que vow avez entre les mains vous
met, si vous savez VOUS en servir utilement, à. l'abri de toute fâr
cheuse éventuditd Mais c'est ici surtout qu'il faut, de Ia discipline
et qu'il faut savoir absoqber sri volonté propre, dans celle des bons
Esprit13 à. qui Dieu a confd la direction de l'œuvre ;il faut savoir
£aire abstraction de sa perwnnalit& Gt& un travail difîkile pour
beaucoup au début, mais qui sera toujour~wwo~néde EIuGG~%, si
on sait y mettre de la persistance. Dans une association de cdte
' nature, celui qui voudrait primer par suite d'un reste d'orgueil
serait frappé d'impuissance pour sa part; il réaliserait ces paroles
prophétiques :les premiers seront les derniers. L'humilité est donc,
comme nous l'avons dit souvent, une des principales conditions de
succès dans les choses. de cette nature. Maintenant cela ne veut
pas .dire que l'on doive agir comme des êtres inconscients et faire
abstraction complète de son intelligence, non certes ; I'intel&gence
est une propriété précieuse qu'il faut cultiver sans cesse et smélio-
rer sans se lasser jamais; il faut donc chercher A comprendre ce
que l'on fait, et quel est le travail auquel se livrent avec votre con-
cours les Esprits supérieurs qui dirigent. Pour cela, aux moments
d'action, il suffit de se recueillir et il vient toujours des idées en
harmonie avec l'œuvre à laquelle on concourt, Chacun voit, dans b
mesure de sa puissance visuell~ce qu'il a fait et quelle est la por-
tée de l'action entreprise. Chacun peut donc se faire une idée de la
chose, selon le degré d'intelligence et de moralité auquel il est par-
venu. -Cette abnégation, qui est réclamée de tous les ouvriers de A
l'association, peut sembler un sacrifice un peu dur dans les commen-
cements, mais par les efforts que vous ferez sur vous-rnbmes pour 4
atteindre ce but, vous vous procurerez des jouissances inconnues et
une puissance nouvelle pour ce qui vous concerne personnellement,
en vertu du principe que celui qui ne songe qu'h lui, ou principa-
lement à lui, sera seul un jour. En vous abandonnant en quelque
mrte, vous sauvegardez ce que vous avez de plus cher, car vous
vous essayez h l'application de la loi de solidarité, dans laquelle
vous pouvez seulement trouver le bonheur.
C'est un commencement de l'union générale qui plus tard sera
fondée parmi les hommes. Lorsque les circonstances le permet-
tront, que cette association, formée par vous, qui existe en fait et
contre laquelle rien ne saurait prévaloir, pourra s'étaler au grand
jpur, un grand nombre verront tomber de leurs yeux le bandeau
i)
que les préjugés maintiennent encore; ii%y sont activement dis-
posés par l'incessante action fluidique qui, dès ce moment, se pro-
duit sur tout et sur tous, et les idées nouvelles se présentant à eux
sesor$ reçues par EX comme de vieilles connaissances. - Si l'ac-
tion fluidique ne peut pas d'une manière compléte, neutraliser les
év6nements fiicheurc.encore prêts b fondre sur l'humanité, elle peut,
B coup sûr, en atténuer les effets au point de les rendre B peu près
mis, elle peut même empêoher certains événements de sep roduire;
fi .,, car elle peut changer, et c'est là surtout sa naute et sainte mission,
elle peut, elle doit changer les idées des hommes, mettre Urie idée
saine à la place d'une idée malsaine, et user de sa, puissance incal-
culable pour produire ce progrès qui ne sera contesté par per-
' sonne. C'est l'arme divine par excellence, c'est le pouvoir spirituel,
le seul qui existe; il n'a pas besoin d'une force matérielle pour faire
sentir sa toute-puissance. La force expansive de la pensée unie 8
des pensées sans nombre, et par conséquent, acquérant; à chaque
nouvelle recrue une puissance nouvelle, suffit. Que vous formiez un
tout quo rien ne pourra entamer, ou que vous agissiez par groupes
pour des choses plus particulières, mais qui ont trait '8 l'intérêt
général, vous vaincrez toujours les obstacles quise dresseront devant
vous, si vous avez l'humilité et la pureté d'intention nécessaires. A
vous de vous procurer ces qualités qui sont au fond de vos cœurs
coinxqe des fleurs cachées trop souvent sous des touffes d'herbes de
mauvaise nature,*mais que vous pouvez arracher, si vous en avez
la volonté bien arrêtée, pour laisser ces bonnes qualités se déve-
lopper sans entraves, 1 - -, - t
n~

I I
( A suivre.) ALLANKKRBEc.

La force morale,
-
I
Nouveau veau, je vieas vous demander quelques-moments d'at-
tention.
Beaucoup parmi vous, mes frères, tiennent à être très ins-
truits ; il faut l'avouer, ce désir est louable, trEs louable, et Dieu
tiendra compte de ces bonnes intentions. Mais, vous me permettrez
une remarque qui a bien sa valeur, si toutefois elle peut être bien-
veillamment écoutée.
*
D'abord, oui ou non, l'homme qui travaille énormément pour
s'instruire, possède-t-il par cela meme le Sen8 moral? Si, oui, com-
ment se fait-il que l'athéisme, le sensuali&ne, nous viennent des
classes sociales éclairées, et que les grands dans l'gtat soient les
a *
premiers ZL honorer ce Dieu Ma&re, en l'introduisant dans leur
domicile, puis dans i%ducation, et enfin, dans la nation entiere?.,,
Si, non, nous devons, par induction d'abord, puis comme con-
séquence, nous dire :Non, la science ne moralise pas. Pourtant, on
dit dans le monde officiel, que les premiers entre tous sont 'les
L
- 61 -
hommes de science; eh bien !s'ils sont les premiers poixr un langage
'de convention, ils ne le sont pas en réalité, le contraire nous. étant
prouvé tous les jours par la triste expérience de ces dernières
' années. Hélas ! ces preuves sont assez puimantes pour ne plus nous
laisser une illusion.
Ceux qui sont placés dans les positions secondaires, et les ouvriers
de toutes conditions, sont, il faut l'avouer, plus accepibles au sens
moral ; le pourquoi de ce phénomène s'explique par la réincarnation;
dans une autre existence, ils oiilt appris beaucoup, eds'ih reviennent
après avoir S U , s'ils ont oublié rnomentanémeirt leur science acquise,
c'est pour gagner assez en rnoralit6, et contre-balancer ainsi lés
mauvais instincts que la science seule dhveloppe extr&meinent, si
l'instinct mord n'est pas 18 pour lutter et dominer la matière.
Les pauvres et les humbles (je ne dis pas tous, m&'uné grande
partie) ne font pas preuve de savoir; ce qu'ils ont appris se retrou-
vera dans l'autre vie, puisque, dans l'existefice présente, ils n'en
ont pas absolument besoin. Le Christ a dit :Le8 derniers seront les
premiers, et les premiers seront les derniers; parole profonde bonne
à méditer, car celui qui souffre matériellement, a des tendanges à
en chercher la cause ; la douleur est la grande route qui nous con-
duit la conquête du sens moral ;il est donc évident qu'un humble
ouvrier intelligent, mais ignofbnt à'notre point de vue social, pos-
sède I'E8prit de vérité a, un plus haut degr6 que 13s premiers dans
$tat, tous ceux qui étudient pour être savants en mathematiques,
n astronomie, en médecine, en droit civil et politique, etc., afin de
vivre largement et fiansbeaucoup de peine aux dépens de la inasse,
Ces êtres réussis et tant enviés ont leurs tracas et leurs deboires
ans nombre, car l'ambition est une mauvaise oonseillère; elle est
a servage du corps et de l'Esprit, l'oubli de la dignité personnelle,
et la tyrannie Bgoïste qui gangrène les cœurs. Donc, l'artisan
pi gagne beaucoup en sens raoral est le premier, tandis qu'un
rloquent et brillant ministre est le dernier ; si de Christ a raison, le
Spiritisme n'a pas tort en enseignant le'droit moral avant tout.
Nouveau désincarné, presque un enfant sur terre, je viens par
:ette expIication vous présenter mes souhaits de bienvenue ; cette
dée rationnelle est aussi vraie que la loi d'attraction, que le besoin
sentir, d'aimer et de vivre; c'est une des phases de la grande
du mouvement qui dirige les soleils, les forces de la vie, toutes
nerveilles graduelles de la pensée humaine.
onne mère et pese bien-aimés, vous serez récompensés, non
pour votre science antérieure à cette vie, mais pour votre grand 1
cœur, votre bonu et vos grandes peines; vous avez acquis morale- I
ment, soyez donc joyeux devant le souvenir d'Henri ; vous grandi-
rez dans votre raison, dans votre mission; Dieu vous bénira en1
vous envoyant de bons guides en vous donnant le calme de la con-
, science. '-- y
Néanmoins, étudiez sérieusement, vous tous qui daignez m'écou-
ter, car ce travail es; d'autant plus utile que, moralement, on sait
en tirer d'heureuses conséquences. L'être qui sait moralement
et découvrira les grandes vérités scientifiques, mariera ces deux
!orces qui se complètent mutuellement, sous la main de Dieu l'or-
ganisateur des mondes et des humanités qu'il, promène dans l'infini.
Mhre, bon souvenir A nos amis... Paix dans vos cœurs, ô vous
.
qui m'avez écouté avec sympathie.. puissent nos pensées commu-
nes s'unir un instant, pour consoler et rendre joyeux mes chers et
bien-airnés parents. HENRY SARCY.
Remarque.- Noslecteurs doivent se rappeler la mort violente de
ce jeune homme, son apparition B son pare qui, d'aprés ses conseils
put empêcher un voleur de l'exploiter indignement ; ces faits sonb
racontés dans la revue de novembre 1871.
La lettre écrite à un ami par M. Sarcy, quinze jours avant sa
mort, nous permettait d'espérer des communications d'un Esprit
avancé ;celle que nous soumettonsau jugement des spirites répond b
nos espérances ; puisse ce d6sincarné nous donner souvent des dis-
sertations de même ordre, nous nous -empresserons de les insbrer
dans la Revue.

Bibliographie.

Nous recevons le premier nurn6ro de ce journal intéressant :son


but est d'être un lien et un organe entre tous les membres de
l'enseignement laïque; il veut être I'interpréte et l'avocat des droits
de cette classe d&laisshe,qui doit être honorée parmi les pIus méri-
tintes.
Ce journal veut grouper autour des professeurs et instituteurs, tans
YIC
les ûoneours moraux et matériels des ennemis de l'ignorance ;ceBe
ceuvre de progrès doit être chère aux spirites; leurs études, la con-
science de la solidarité qui unit tous les hommes, ressortant de la
philosophie d'Allan Kardec, comme aussi de l'enseignement con-
tinuel de nos guides.
L'association fait la force des écoles oongréganistes, il faut donc
que les instituteurs laïques soient unis pour être forts. L'écho des
instituteurs réphtara les vœux de taus, des efforts diss6minés il fera
uri faisceau puissant. Lea noms de M. Emmanuel Vauchez, admi-
nistrateur, de M. Charles Sauvestre, rédacteur en chef, de Jean
Elbacé, de Lacretelle, etc., nous indiquent la ligne honnête et sévère
des discussions courtoises, mais essentielles au premier chef de cette
humble feuille ; tous les hommes indépendants voudront poss6der
cette intelligente et utile revue mewuella
L'Echo des kst2tedtet.m paraît le 1" de chaque mois, sur huit
pages CL deux colonnes, - Le prix de l'abonnement est de 6 francs
par an, six mois, 3 francs, Envoyer le montant de l'abonnement en
timbres-poste ou en un mandat postal, à l'ordre de M. Vauchez,
rqe Saint-Honoré, 17.5, à Paris.
-
I Brochures diverses et anciennes
-
SUR LE NAGRÉTISYEET LE SOMNUBULISNE

Nous tenons h la disposition de ceux de nos lecteurs qui s'occu-


ent de magnétisme et de somnambulisme quelques exemplaires
tes ouvrages ci-après :
IISSERTATION SUR LA MÉDECINE ET LE MAGN~TESMB,par M. B. 1).
Brochure in-8" Paris, 1836. - Prix, franco, 1 franc 25 c,
Cet ouvrage contient plusieurs chapitres intéressants, notamment
sur :Les savants de l'antiquité,- Les médecins madernes .-Les
médicaments et les causes des maladies.-- Le magnétisme.
qbriorité du somnambde m le m0decin; La d&nition da fluide
- La

magnétique, ' m
LB MAGNBTISMEATiIMAL A L'USAGE DES GENS DU MONDE, suivi de

1828. In-Sa.-Franco, 1 fr. 25 c. _


Lettres critiques poizr et contre, sans nom d'auteur. Le Havre,

Extrait de la table des matiéres de cette brochure : Du pouvoir


et de la volonté. -
Du fluide magnMque. Modificakions du
fluide.- Du petit et du grand courant.- De la foi magnétique,
- -
-
La lucidité, L'instinct, etc., etc,

DE LA NATURE DE L'HOMME ET DES MOYENS DE LE RENDRE PLUS HEU-


mur, par P.-J. Bachelier d'Agas. Paris, an vrrr, in-8". - Prix,
fratzco, Z francg.
Cet ouvrage traite : De la vie et de la mort. -Des moyens con-
servateurs :et rbparateurs de la vie.
- -
Du magnétisme anima!.
Des lois naturelles. Application de ces lois a m habitudes de
-
l'homme.-Du somnambulisme.-Réflexions sur rhomme, le bon-
heur, la justice.-De la nécessité du travail.-Des contrastes et des
oppositions. -De la résignation.- De l'emploi du temps.

Nous tenons' bgalament B la disposition de nos lecteurs les ou-


vrages ci-aprés, de la doctrine de SWEDENBORG, medium naturel,
extatique, voyant et auditif.
Des TERRES DANS NOTRE MONDE sont nommées plad
SOLAIRE,-qui
&tes, et des Terres dam b ciel adtrd; de leurs habitants, de
leurs Esprits, etc., etc., par Emmanuel Swedenborg; tradiic-
tion de J.-P. Elloet. Paris, 1824. In-8", cartonné. Prix, -
J~anco,1 fr. 50 c.
APPLICATIONSPHILOSOPHIQUES ET RELIGD~USE? DE LA DOCTRINE DE LA
NOUVELLE JBRDSALEM, par Ed. Richer. Paris, 1835. Brochure
, in'-@. -
Prix, fvanco, 1 fr. 25 c.
-
NOTA. Les personnes sui-demanderont ces cinq brochures
ensemble, Bconomiseront un droit de poste de 50 c,, et auront a 1
adreeer 6 fr. 75 c. au lieu de 7 fr. 25 c. I
I

Malgré nos efforts, il nous a et4 impossible de terminer I'owrage


LA TRILOGIE, par A. Babin ; les personnes qui nous ont adressé leur
demande peuvent compter le recevoir dans le courant de ce mois :
I
nous ne voulons pas ;préciser de date, de crainte de manquer une I
troisième fois i'dpoque de la mise en vente. l
-
Pour le Cornitd d'aIZma'nistratiQn. Le Secrétai~e-gdrant:P. G . LEYMARIE. . l

I
'
Psrls. - Typ. bupr Wrea et Cbmp., ruyr da Four-SGGerm., W.
?dq b
Considérations sur la vie 6t la mort.
-
des époques tellement Ses de nous, que les nombres Y,.
J r.

'+
m m

ployés par i'homme ne pourraient les numérer, celui par qui tout
existe, synthétisait un ensemble de créations inimaginables; aux
atomes disséminés dans l'espace, poussière compacte qui remplit . ..
l'incommensurable infini, il disat : aimez-vous, combinez-vous !,.,
et le règne de l'attraction commençait ses phases ordonnées. L'a-
mour du Maître livrait à la condensation tout ce qui, dans l'inertie,
attendait le mot d'ordre suprême ; les molécules se formérent aussi-
tôt, et ces corps, en vertu de la grande loi découverte par Képler
et formulée par Newton, se cundensérent en sphères ignées, en
'
7' .:
germes des mondes.
Une vie formidable agitait ces futurs soleils qui, aujourd'hui, cons-
tellent l'espace ; ces matrices primitives eurent des gestations doulou- '
reuses et terribles pour créer les planetes, toute Ia multitude de ces
filles obéissantes que la force centrifuge lançait dans l'immensité ; et
là, sphères à leur tour, elles renferment en leur sein un monde de
forces vitales, elles accomplissent un immense orbite autour du,
soleil primitif, dans une ellipse gracieuse et mathematique voulue
par la loi de l'attraction.
Ces planètes, à leur tour, ont engendré ces lunes mystérieuses
et argentées qui gravitent modestement autour de leurs mères ; ces
lunes ne semblent-elles pas constamment nous dire :u Frères incar-
nés, comnne nous vous avez une commune origine; nous éclairons
vos nuits, nous vous forçons à nous aimer, à nous étudier; à
80,000 lieues de nous, avez-vous pas& par toutes les phases de
notre existence? êtes-vous comme nous, voués à la naissance, à la
--ie, à la rndrt? mourez-vous pour revivre? a ...
- -
66
En elles, tout semble &teint,ces lunm
chimique qui fit leur adhkrence
w persistance, elles seront mis-
iobéissaot B a'autces &ik&
et Ih, refodw, h - i M s chna te grmd dam&, apilJ amlr aeeu le
baiser divin, I'étincelle lumineuse, ils serviront 2i récomposer une-par-
celle de 1s vie infinie, ils coop6rerodt & la formation d'autres mondes
et B Pexi&eees des humanités qwi doivent les habiter.
1
"elle est la loi : ce qui cr6a un soleil, fit naitre lymimal~u1e gui i '
's'agitait dans l'irifinirnek petit et dans la matière mrchaufléée et n ,
1 fermentation.. Rernârqwm bien p e l e prwitx dk@ &m& organisés ' '

portait en lui la penstre de Dieu, puisgu'il était destiné à remplir


&ne fonction ; l'Esprit Cr6ateur i'avait doué de l'instinct, afin qu'il
,poisse se bâtir une dememe assea solide pour rési&er it la pressioo
'terrible des eaux, afin qa'il puisse se nourrir , Eie pwp&uer et
entrer en didtioii avec le mirie@où 3 &ait jet&. Par leur appareil
digestif, ces infinimen%p&s ont prépar4 les ssskes da gfobe,
11s ont sozrstrait aux eaux utrivewelka die cedte irpeqm, le principe
silicenx âoik il's ont fmmC lem- cearapaee on euirasse.
.
Quand 1b, %me se reposait a p r h une longue semasse, c m Infini-
ment petib se mme-tfa&t f 4 b r i i e w & l'mvm pm m~&&e des
Bâtisses de 1,000 eu l,200 lieves lwgeur et &e longuan qui,
apr& des siècles,. s'élcva;imt du fond insond~bfedes mers juayn'b
leur ~wface;puis le Chimiste universel, reprenmt en mus-CBWMces
invaux glgsn)sqees, reftmdait ces masaeï pwr en ~omposw,soit ]
les &se% métamorphiques du globe, fioh cw coucha v&-ri& d
nnrs v&s sont construites, ou bien ces roches diverses qui ~Eimanlea
no%in&sCries. Parfois a m i 2 mumettait une parceib du giuh B
d'étranges et majestueases r6volntians, les montagnes en fen mélan-
geaien8 mille subst~ncesd?vemers, & ddee;mausses violenks, sépa-
rant en fragnrentg toukû ces roches m&tailIfères,en. livraient tes
parties au courant des ocdans qui, ;bprS~les avoir rouMes
rÏ&m; onE, avec une sage gr6ePision, d4po&w
sur nos coteam et dans ms plain@^ kMw.
Oui, la t m p qae mius Mm,-&Re rnais~nqui nous abrite sod !
le vaste domine de le mmt; ehqaa p h e est une n é c m p k p i
7
1
.miouareprdseerrte sclûs Te mecroa;wpe90s fréres &ln& de la mÉ?rttiotai,
gous ceux qui, il y a des rxl.iHimS. d'années, vivaient et murdi&%
ponr préparer la demeure du 6erçi.k venu de Ia oréatr'an, wfle&
leur f~ére,l'homme, .
La pensee de Dieu les animait, un seul prïfieipe 6orti de i9BWer,
forma tout et servit à coordonner ses merveilles, avec Ikide de SUC-
trailsformations que les spirites appelfent réincarnations.
des fluides est donc essenti&, et Al !an Kardec avait mrrt
fofs raison en enseignant qu'èfle renfe~maittout; en effei, tout nous
vient de cette premikre substance fluidique, mais pour lui revenir,
car rien n'est perdu dans la création, La pensée de Dieu, suivant
toutes les transformations de la matière, rlnstinct primitif, ce
pbrisprit d'abord inconscient, prend une forme d'autant plus accen-
tuée, que la pensée de Dieu ressort vivement des réincarnations réité-
réeS et ascensionnelles de l'animalité vers des ehaînon~supé-
rieurs.
Ainsi, tout a concouru dans un ensemble pi-ogmssif et admirable
de simplicité à former l'animai nt! des combimimm daiatiques de
l'atmûsphére ; le méta& le micéral, la plante zoophyte ou ïtnimd
plafife, sont les rudiments prjmitifs de toute végétation, et la végé-
tation vit, puisqu9en effet, elle boit, mange, respire, sonBre, naft
et meurt.
Pour perpétuer i%harmonie, Dieu conduisait i'animalit6 A ces
formes étranges, b ces monstres bizarres, fantastiques, énormément
puissants, doués d'appétits immenses, de moyens d'attaques et de
défenses terribles; ces bizarres any1ma1ie.s furent un grand acte de
sagesse, elks ont épurô les océans, iandis que les grands végétaux
absorbaient l'acide carbonique dont L'air &ait surchargé; les uns et
'es autres ont été les fossoyeurs de toutes 'tes grandes esphces géo-
.ogiques qui ne devaient pas se perpétuer :ne trouvant plus à man-
ger, les monstres se sont ddvorés entre eux. Enfin le déluge uni-
versel dut engloutir les vastes et profondes forets pour concentrer
sous 1s couche superficiclle de la terre, ces magasins de houiEle qui
ont décuplé le progrès et le bien-être. Pmtout p r d v o p m paterneHe
sagesse infinie, organisation sublime; c'est fa ~ i entassée,
e ce sont
aes montagnes demorts gui cri5ent lentement les existences futures,
Spirites, respectons nos inférieurs dans la création, aimons-les fra-
1 ternellement, vénérons cette mort sublime, qui donne aujourd'hui
de's ailes si puissantes à notre gdnér~tionprivilégiée.
Suivre l'homme par les' études géologiques, s'attacher L sa
mwche historique, commenter ce Protée, soit ag point de vue de la
philosophie et des langues comparées, soit par l'Et4lnologie (scierace
des mœurs), c'est résoudre un grave problème, ceM qui dut con-
sesver pour une fin supérieure tout ce qui est l'instinct devenu la
pensée intelligente, avec l'aide des petits de la crdation, c'est-&-dird

i
tout ce qui est vivice et résistant à l'infirii.
. En effet, quoi. de plus résistant que l'homme ? ne vit4 pas en tou
lieux, sous toutes les latitudes, aussi bien aux confins polaires qu'au
régions équatoriales, sous la neige comme sous les effluves ardente,
d'un soleil embrasé? Levier Puissant qui féconde fout, soli périsprit
ce résultat spiritualisé de toutes les vies animales, cette condensatio
semi-matérielle, n'est-elle pas chez lui digne de servir à la locomo I
tion de l'Esprit? avec son aide, notre être intime, notre essenc
divine, s'élance d'un jet mille fois plus rapide qu'un rayon lumi- 7
neux, vers les plaines insondables où roulent avec majesié ce8
nébuleuses incroyables, tous ces systèmes de soleils multicolores~
binaires, quadruples, etc., qui projettent leurs phosphorescences à'
des distances infinies. Nos yeux, ces pauvres et modestes lentilles,
s'arment d'autres lentilles, soit pour sonder l'inviçiblement grand,
soit pour plonger dans i'infiniment petit qui leur dévoile ses luxu-
riantes merveilles et ce monde de beautbs cachées qui recèle toutes
les splendeurs, butes les tendresses du martre de lVnivers, toutes
ces morts d'où vient notre vie, toutes ces transformations innom-
mées dont fa parole humaine ne saurait rendre' i'harmonieux en-
semble.
Périsprit , mot béni, heureux, scientifique, preuve glorieuse qui
nous ouvre les arcanes des mondes plus avancés, enveloppe du moule
de toute la série des êtres, tu donnas au bimane, B l'homme, cetti
tenue qui le force % regarder le ciel, et ce front bombé qui doit sa
mouler sur la forme des circonvolutions ctzré'brales, avec une lenteu$
qui permet & nos parents, à la société, de lui donner une formf
définitive et voulue, correspondante aux fonctions avancées.' De slt,
peau, le périsprit fit un épiderme sensible, impressionnable, ait
toucher cent fois plus fin, plus délicat, que celui du mammifkre 1#
plus avancé; Dieu le douait divinement afin qu'il puisse comprendre
la nature de son organisation, sa royauté animale, et tout le méri
de la bonth, du devoir, de la justice et de la fraternité. .
Non, mes frères, ne pleurons pas, mais bénissons la mort; cde
elle qui nous pousse sans cesse, depuis l'atome fluidique jusgu'8 1 ,
combinaison périspritale humaine; depuis l'humanité jusqu'au
mondes de Jupiter ,et de Saturne; depuis notre soleil jusqu'a
1
régions constellées des soleils resplendissante de notre voielactée, 1
où rdsident les Esprits supérieurs.
Dépassant les couches atmosphériques dé la terre, notre Espri
r 4
- 69 -
laissera son enveloppe fluidique à ces rdgions inférieures; car, pour
traverser l'éther, iI lui faut sans doute la faculté transcendante des
êtres assez spiritualisés : la dépouille périspritale, disent les a a i s
visibles, sera le moule indélébile qui retracera toute une existence.
Notre but, en esquissant à grands traits les diverses phases des
phénomènes dynamiques (ou des mouvements) qui ont créé les
corps, était de nous rendre plus sensible tout ce dont Ie Créateur
s'est servi pour former notre double nature corporelle et spirituelle,
notre essence fluidique qui rayonne d'autant plus vers Dieu, que
nous sommes moralement et scientifiquement; ;éclairés; pour mieux
adorer le Créateur, les mortels ne doivent-ils pas le bien con-
naître? ...
Si le mot aimer beaucoup doit être une régle pour les spirites,
vénérons, aimons d'autant plus la mort, qu'elle est pour nous la
règle universelle qui précéde toutes les réincarnations, le moyen
ingdnieux, consolateur et radical de notre gravitation sans arrêt vers
;les demeures de l'erraticité; là, nos pères, nos mères, nos épouses,
nos frères et nos amis nous tendent éternellement la branche de sa-
lut; ne devons-now pas tout. B la fois être justement fiers du prin-
cipe qui nous créa et du but consolateur proais à -nos ardentes,
l&gitimeset intuitives aspirations !...

-
Un nouveau et remarquable phénomène spirite.
-
Sou8 ce titre, le Banner of Light, du 28 octobre dernier, publie
ie fait suivant, avec la signature -K. Graves, de Richmond Indiana :
(; II y a quelques semaines, mon plus proche voisin fut trouvé
&,tendu mort près de sa voiture dont l'un des chevaux était
tombé sur lui, Peu de jours avant l'accident, vers les dix heures
1 r i soir, on avait vu sortir une flamme par la parte de la maison
d e ce voisin; cette flamme se dirigea vers sa grange, et, comme
ait tirop élevée, et son mouvement trop rapide pour être
par une main humaine, on crut devoir attribuer ce phho-
toute autre cause, sans y ajouter sur le moment aucune

a Pendant la nuit du jour des fiitiérailles, on vit la même flamine

1
'I
-
entrer dans la mUs.mdiui&ad,, rn& avm une forme et une clml
tautes prticu$rérm; 4h ,@n&in;rpar la rqroSa da secwd éhm 7
h n s une. *ari3JoCf: oh rep&f; lfa@î8~dmfils, ,.;,ceiui-ci.la uiti, paem
dans la d w b b e & a&&, oh sa m&r+t,Ott&. couohée et glong6e
dwg w cbgrin va&& de I$ folie, ww&n.& pib~ fwa, m a l h -
rem,; ek inat$edwde sw mari, La vwm aviai&lw yeux fa&^
elte ne put. done voir cette, I u r ~ p & , mak
; e l h f& ~ r e par w we
voisine cpi &ait venue wmha àrveç die, &nt qu?elle.ne fi% pzm
seule ce& pprra%m a&b tbmmei dappmcha prés da Ia
couche et fit une pme d'un m&nt, p&a elle d6Eançéc l&géremmt
par-dessus le corps de la veuve, pour s'étendre sur elle dans tmte
sa lwgueur;.
a A ce moment, cette derniére, ouvrit les y ~ x se , h as w son
séant, et s'écri? en se, frottant les mains: u Quel cbangmmnt d w
.
u mm sens !. , (E&p&.m momeat, je me s&;kisl co.mme morte, le
r b&smp.oiret le, h a g i n me remiaient ~ m a k t e , L,via. d~bit
a charge* r a f & i n W j&c ~ w ib
' a VI& IW.% 83.
l
mi
cc Sa voisine lui 'a$G't,& k d a ~i .
t '
VU: me flamm~,
elle r&p&dit~ Non,Sb n'ea e i va aumn& n
R Je me permettrai de t i r e observer ici, dit MI;, Grayes, que,
depuis cet événement, la veuve de mon malheureux voisin jouit du
plus grand calme; comme on le voit, ajoute-t-il, nous relatons ici
un des faits les plus extramdipires que le Spiritisme ait enre-
gistrés; celui d'avoir vu une flamme de quatre ou cinq pieds de long,
jouissant d'une clart6 aussi ~ i y 4% e cele du soleil, -entrer par. 1a
croisbe'd'un çec& & a g ~pour se. pI"acefFdle-mhë, autour d'une

instantan6e sa cure mystérieuse &'


personne dont l'Esprit était au d4s oir, et O érer d'une maniére

u Enfin, ajoute N. Gravesi ce fait preuv6 par des thoigaages


authentiques, nous le sourn&tons aux savants an@&, MM, Cmoke~
et C m ; nous désirons quis puissent expliquer comment cette force
atnrasphérique qu'ils ont nommée force psychigue, a pu opérez pour

Remurgw, -
produire ce ph&nom&ne .
?.. D
En atteadsnt, l'aplica&bn de ea phénorné.~par
avants anglais,, aaus Bous perm&trms. d'ajouter ks quelqws
- i ~ n que
s nous .a sugghrées @Ette apparition fluidique.
Bdus savons que iephkprit, j,olie un rdle capital dzbns les ph$-
nornbaes spirites, il est agrès !a mort l'agent interrn6diabe .entate
19Esp& et la matihre ; c'est encore de cet 416ment sami-m&ént+,
: dont les désincarn6s se servent pour opdrer autour de nous ces
'

r Y . m
- 12 -
sur un incarné, il voulait calmer üne souKrance cles plus vivm,
surtout désorgaaisatrice au suprême degré; il se servait du m
tkme spirituel, dont la qualité est en raison des qualités de I'Esprit,
en le combinant avec le fluide humain auquel il donne les faculibs
qui lui nianquent, 11 appsrrtait 4 la malade et par 1'infiItration dans
ses organes, des molécules fluidiqueg, saines, pour remplacer les
molécules dét&iorées, qu'il avait expul.sées, en produisant un effeTet
semblable à une décharge électrique.
La malade a donc béé gdrie insbnhnérioeiit, et délivrés de la;
cause étrangère qui l'accablait; elle fut sodagée pt revint B son état,
normal, elle reprit ses fonctions Iiabitudlee, du moment oh le mal
qui affectait son organisme, eut disparu.
Pour nous résumer, nous ne voyons dans ce fait de guérison re-
até par le Banmw of Light, qu'un phénomèn'e ordinaire étudié de- :
puis l~ngtempspar le Spiritisme; iI n'est, en définitive, que i'un
dps mu\tiples eEe& prouenai logiquemsnt d'une loi, $l'un d ~ e
odt& les. plus ajtray.&ntrs qe la ,phy&iel&e f l ~ i B.sg
~ j gous
rulira~~ku&
mieux dise, ee f~ibdl~l-i est b.ctrrdlairede tous les'phe-.
noménes spirites; en réalitit$ une ~ûrz"i&tbde Paction magnétique.

Sous ci titre, on lit dans ln &met& du &aragaedoc :


Le dix-neuvième siècle, tort ou ft raison, se pose dans l'histoire
comme le siécle des lumiéres. La science veut de noa jours tout"
expliquer par la raison et croit avoir trouvé des soiutions plausibl
aux difldrents phénomènes qui, de temps à autre, se manifeste
sur notre planète. Auasi est-ce avec confiance qu'en toute humilibw.
nous venons demander à la science l'explication de faits qui, de- 1
puis quelques jonss, émeuvent une population retirée du canton i
Caduurs (Baute-Uarono e). Heureux si notre reqo&teest &ou the el
si, dans un prochain num60, nous pouvons satisfaire la curiosj
i
publique et remercier la science des explications que nous atlen-
& ~ nd'elle.
s
Voici le fait dans toute r?;a simplicité :
C'était le 7 octobre de cette am?&, dans une petite ferme SRI
aans ia commune de Cabanac, canton de Cadour~. Une pauvre
femme était, sur le soir, tranquillement assise au coin de la cherninbei
lorsqu'elle entend tout & coup un bruit singulier qui se produit
tout prés d'elle. Elle était seule, attendant son mari. Le bruit aug-
mente, et elle voit une pierre tomber de la cheminée dans son pot-
au-feu.
Une seconde pierre suit la preniére, puis une troisième ; le mari
1 arrive sur ces entrefaites, et cherche d'abord à calmer la frayeur de
sa femme, qui venait de raconter ce dont elle a été témoin* Mais
voilà que de nouvelles pierres tombent d'un plafond parfaitement
joint, et forcent le mari à reconnaître l'dtraaget6 de ce fait. Le fer-
mier n'en fait ni une ni deux, il prend son fusil, fait le tour de son
logis, décidé à demander raison à l'imprudent qui se permet de
troubler ainsi son repos. - 11 ne volt rien ; rentl.8 chez lui, il est
de nouveau reçu par des pierres qui tombent par intervalIes de la
P
~ ê m manière.
e
Ces pierres, que le hasard nous a fait voir ces jours4 sur les
heux mêmes où elles iombaient, sont tantôt des cailloux, tantôt des
ddbris de tuile cuite, tels que ceux qui proviennent d'une démoli-
tion, et en tout, d'ailleurs, pareils aux matériaux quo l'on retire
d'une église située à trois cents pas environ de la ferme, église que
la foudre a détruite il y a peu $années et 'que P ~ f'e~~rrsfruit
B quel
ques pas plus loin. La soirée et la nuit se passent au milieu des
préoccupations sans nombre de ces pauvres gens, qui scrutent dans
leur conscience pour quel motif un mauvais génie pourrait ainsi leur
en vouloir.
Le lendemain, 'le même phénoméne reprenant dans la matinée etl
dans la journée, on se décide iL aller cheroher le seul savant du
l e Celui-ci cède aux instances qui lui sont faites, et
v i l ~ a ~ e , ~curé.
accompagné de son pEre, de son frbre et d'un autre témoin, se rend,
sur les huit heures du soir, Zl, la ferme. Ils n'était?Qt pas i5, cent pas
, de cette maison qu'ils sont aussitôt assaillis par des pierres qui
, partent dans toutes les directions, les unes perpendiculairement, les
1 autres horizontalement. Aucune ne les touche,mais toutes les effleu-
reiît avec une.précision des pIus surprenantes.
On arrive, en cette singulibre compagnie, & la ferme, où le tnême
phénoméne se reproduit à courts intervalles.
On sonde les plafonds, les carrellemcnts, les alentours, et chacun
econnaître qu'il y a d a n ce fait un phénomène inexplicable.
prières étant toujours I'auxiliaire le plus naturel du prêtre, Ie
-38-
curé cherche L,dnaefrrcetk bmijlle, te~ai6ikp a ~la ~écitattioràl~
pibres dont k&akb i?~& k m m h l , prespe immédiate
chute de ma*ma. Le curé se rekke. et am braves fermi
voulaarbpm pamr hnaiti dana ce l i a , v a t au village voish .
L

Durafit Ialmjet; H~femferfut h p p 6 ;violemment p r u n e pi@%


et le curé et ses compagnons sentirent pludeurs pierres les efBe&*
rer @squ'& 1'errdrrJit o i ils
~ 1% av&ant sebtiedWord. DvranEi daximi
trois jours, lm mêmes p#@om&& m repsodaiisirerrt; fl n'est br* ,
que de ces bit&dms l&mycm & a&eptite lodité. On se rem&e&
foule à Cabanac, eé chacun, eragarnt m rrm croyan4, reconnaf&e
qu'une main invisible l a n e &s pierrm; tmtôt de I'inttkienr, ta&t
de l'extkieur , dam de^ eoPrditirms %matà fait onts sa ire es am lois d~
la pesanteur.
Ce que voyant, le eur6 de Cabanac et deux de ses confrEres voi-
sins sM&cid&rent& a p p e k les~b6nédirlsionsd'q eielssur ce lieu cpi
le. semblait maudit, et r&olurent decbénir. la,far~neib' Pi ~ctobre.
I;es t t r o i s - m p t i @i@h ri5m6fm &&&br8s3.t &. de-e&t5hmie '
arant kqa@E& léd @ b d h &bBi%r&t-$Q;S p-i&m-it. Un caillou
tomba cq&da&!%b $d'& Va dr&&t kaquatle on priait, e+ '
l'un des prêtres fut' touché assez vivement par un débris de M e .
Le 12, le phénombne disparaissait toute la journée.
Nos braves gens croient que tout est fini. le 23, le sabba
. rew(é8,mac%sw le S Q ? ~ d m les. grwh3:s; le%pierres tambe~
ctûmmela pmmi&r:re.f~is, IALfraxqur, die.qm~.eawnos. fermiers
qui veulent, -désle soir meme, se r$fugier dans l'habitation de leur
mdhes, toub;a vahine &,laferma Les pierres's@poursuivent dan
l'air & dws Xbabhtion d;u prap&taire+ qui peut, à son t h - , cep
tifier da fait, Le bndemab sob, avant &'aller pasBer la nuit ailIew
c p dans leurs-fermes,, nos patlvres gais étaies t ass9.s autour de 1
table pour Ic souper. Une pierre tombe &u m i b u $ e u , casse leu
swpi&e et renverse leur modeste repas,
- 76 -
A la science donc de dire son mot. Elle nous a
lithes qui ne nous effrayent plus. Elle nous a expliqué la pluie de
soufre au printemps, et ces pluies ne nous étonnent plus. Qu'elle.
nous éclaire donc sur ce que nous venons de relater. Qu'elle nous
dise,&quel ordre de phénoménes il faut rattacher les faits que noui
soumettons aujourd'hui S son analyse.
Les lois de la pesanteur sont connuee, et on sait les effetsqu'elle~
produisent sur ces corps, Les faits que nous avons racontés sont en
compléte contradictioii avec ces lois : aussi attendons-nous une so-
lution ; aussi demandons-nous que la science fasse une enquête s&
rieuse.
, -Qu'elle se rende compte par elle-même de ce que nous avons
entendu ; qu'elle écoute des témoins non suspects.
Avant d'arrêter notre jugement sur de pareils phénomènes, nous
voulons attendre l'explication que la science doit nous donner :
avant de croire au surnaturel, il faut aujourd'hui épuiser tous les
raisonnements de l'ordre naturel ;nous las @tendronspour les c
muniquer à nos lecteurs, si jamais la science fait à Cabanac l'hon-
neur de s'occuper de lui. Adolphe DE LIMAIBAC.
Remarques. - Ce fait remarquable, nous l'avons connu par le
journal le Natz'onal du 30 novembre 1871, qui reproduisait textuel-
lement et sans commentaires l'article de la Gazelte dv Languedoc.
N'ayant aucune certitude ce phénoméne, nous avons voulu avant
de lui donner la publicité de la Revue, prier nos amis de Toulouse
d'aller le vérifier. Le président du Cercle de la morale .pirite de Tou-
louse, l'honorable M. PomrniBs auquel nous avions adressé notre
requête fraternelle, a bien voulu nous envoyer une lettre intéressante
qui suit ces remarques ; les explications ei nettes de notre ami
répondant amplement et avec logique aux remarques à faire au;
sujet des diverses phases du phénomène des Pierres de Cabanac,
notie tâche est simplifiée ; et nous le remercions vivement d'avoir
encore prouvé que partout en France, des hommes sérieux, intelli
gents et amis de la vérité, affirment leurs croyances b l'aide dti
paroles que nos lecteurs méditeront avec une satisfaction profonde:
- Au nom du Spiritisme, merci B tous nos frères touloueahs.

Cher8 amis,
Je vais essayer de donner satisfaction aux désirs que vous m
exprimés dans votre derniEre lettre.
Le 27 novembre dernier, jour de la reproduction par le Messa;ger
de Toulozrse, de quelques extraits de la lettre de M. de Limairaa
publiée par le journal la Gazette du Languedoc, dans son numéro
de Ia veille 26, nous en donnâmes lecture en séance du Cerde de
?a morab spi~te,oh chaque membre émit son avis sur ce qu'il
:onviendrait de faire dans i'i~térêtde la doctrine.
Comme dans toute obsession il y a un médium, conscient ou
inconscient, qui le plus souvent est liobs&démême, de là la con-
viction pour nous tous, que la femme du fermier était le médium
qui avait fourni inconsciemment l'esprit obsesseur, le fluide semi-
matariel, nécessaire pour exercer sa vengeance par la manifestation
occulte, qui constitue, comme le dit M. de Limairac, le phénomène
ies pierres de Cabanac, lancées dans des conditions,contraires aux
lois de la pesanteur ; aussi étionensas d'avis Q nous rendre b la
ferme, d'Avoquer l'esprit obsesseur par ka médiumnilé mBme de la
femme obsBdt?e, de le moraliser et de le ramener dans la bonne voie,
si Dieu l'eût permis; mais à la fin de la séance, nos guides apiri-
tuels et invisibles consultés, nous donnhrent pour ionseil de ne rien
faire en s'exprimant ainsi :
r Chers amis, priez le Toat-Puissant qu'il nous permette de vous
a aider.
a Pour bien comprendre, il faut voir et c'est pour ceIa que Dieu
P permet les manifestations mat6rielles. \

u Le Spiritisme ne consiste pas, me di~ez-vous,à croire aux ma-


u nifestations, cela est vrai, mais les manifestations servent B faire
t croire la réalit6 de la vie future, ainsi qu'aux conséquences
e naturelles de toutes nos actions bonnes ou mauvaises.
u Les manifestations qui viennent d'avoir lieu, sont .de celles qui
a doivent avoir une influence marquée pur la vulgarisation du Spiri-
r tistne dans cette contrée; pcle faites rien pour les enap6cJzer, laissez
I aux Esprits qui les dirigent le soin de leur faire produire l'effet

I qu'ils ont mission de réaliser, et à Dieu le soin d'en faire sortir

le bien >qu'ilveut. v Sigrd :LOUIS.


Par suite de cette communication, le projet de nous rendre à
a ferme et d'évoquer l'Esprit, fut abandonné, et chaque membre
cercle se promit de recueillir une attestation des faits pour vous
j l'envoyer, avec un numéro du journal qui les avait publiés, et c'est
I pendant que chacun de nous était à la recherche des témoins ocu-
' 't&ws de cette aianifestation, que votre lettre du 12 décembre m'est
~arvenue; j'en ai porté immédiatement le contenu & la commission
- 78 -
des membres du wrràl~,
afin d'activer

a Monsieur, j'ai lu dans k nnmQo Qta 26 novembre dernier,


journal la Gm&& dathgcacedoc, uns lettre & g d e de M. Adolphr
de Limairae, relata~tdes f&b d'tm maifeststim fnaolculte qui
aurait eu lieu dans b c ~ m m m ede C nw, caaikm de Cadoum
(HauIte-Garonne), p u r dm @me&bzaimftée~dans des conditiom
contraires aux lois de la pemntienr.
a Wsirant me liww b UB tra~igiidatif b ee, gmre de phéno-
rnéne, j'amais bernia d'izcqdri~la certitnde de I'arxS,hmticik
du fait signalé par M. de Limairac, et c'est dans w but que ji
viens, sans antre titre que eetui que donpie uurr sinchre &sir clVQtre
utile 5 ses se.nilM&lesl, wo.w prier, Mmsier, de me ~ e d m te ser
vim de me dire & vous & avez connakmntie, ou si ppag~rssiles
personnes avec ksqaekw vms &es eil reMion, iI se t r o u v d
un témoin oculaire de ce phénomène. 8 8
Le 25 décembre, Tai rem de M. MW*,avocat8 Cadoura, !a ré-
ponse & ma lettre duw$0 d i même mois, par laquelie il m'&forme
qu'étant resté deux mois absent du pays, il n% rien vu, ni connu
aucun témoin oculaire des prétendues pierres tomb&s aux &.lentours
ou dans Yhabitation de &% de W*", prapri6him Ci: Cabm~c,et qu3à
son retour, b%n qu'3 ne fit bruit dam le pbMc que de ces pr6len-
dues pierres, ainsi qFxe de coinps reçus par plusieulg personnes, n'y
attachant pas d'importance et n"y croyai il n'a nullemen]
cherché des ~.ensei~arnmts.
Aujourd'hui 3 janvier
à Cabanac, en réponse à, ma lettre précitée, et & ma gratide-satisfao
tion, la narration, écrite et signde de sa
et6 témoin et dont voici l;l, copie textuelle :
N Cabanac, terjanvier 1.872. Monsieur, je n'ai pu aioir Yhonneur
a de vous écgire plus t6t 4tant souErmt, et ,dame exiénraée, ma-
« lade dans san lit.
ü Jo n'ai pas connaissance oe la lettre
a par le journal la Gazetle dg Lmg
u 26 novembre dernier, seulement j'en
u autre journal de Toulousc et gui était br
- 79 -
a Maintenant, monsieur, je vais VOUS satisfaire de mon mieux, en
wxs rendant com te de ce queJ'ai uu et entendu.
r D'abord quazicfces choses si extraordinaires se sont passées Et
a la ferme, nous étions àans la Sanra,gais au château de madame ;
a à notre arrivée ici nous fûmes les plus étonnés du monde, lorsque
a notre bordier vint n w s avertir qu'il ne pouvait plus rester chez
a nous, à cause des grands phénomènes qui venaient de se passer
a à la métairie : nous arrivâmes le vendredi, et le jeudi tout avait
r cessé.
n Dans la cuisine où la bordiérce entrait pour soigner chiens et
u chats, nous vîmes des pierres et des briques tomMe3 de la veille
(L ainsi qu'au fond d'un vestibule où elle allait chercher des grains
a pour nourrir les volailles pendmt notre absence ; cependalit
a madame, quoique troublée , se dbcide 'b aller ,ouvrir J'appar-
e tement, qu'elle trouve intaet, aa m1ierz d9uue'foule de gens
r accourus des environs comme si c'eût été un pèlerinage; huit
a jours se passent tranquillement, au bout desquels le bordier vint
a me trouver me disant que les pierres avaient recornrneiicé de
a tomber, h quoi je lui répondis que je n'y pouvais rien.' Deux
a heures après il revint , c'était vers les neuf heures du soir,
P avec sa femme et deux domestiques, une fille et un garçon,

I. pour demander asile, ne paavant plus rwtw b L métairie

u CR dont nous Bous serions bien gassé ; mais l a ' charité nous
a faisait un devoir de les retenir. Ils s'installèrent à, la cuisine,
e tandis que notre domestique finissaif! son ménage; tout était
r encore tranquille lorsqu'elle vint chercher son bas pour donner
u quelques points nous disant qu'elle n'avait rien vu, rien entendu;
i peine revenue à la ctiisine, nous entendîmes, étant dans notre
r chambre, comme le cliquetis de quclques clefs qui s'eiître-cho-
cr quent et tombent à terre ;au même instant la fille revient à notre
a chambre, la tête basse, tout émue : <I Mabtenant je b crois, il
., m'est tombe un morceau de tuile à canal b mes picds. n Alors
, a madame, la bonne et moi fûmes fermer la porte de la salle it
manger qui communique à la cuisine, pour que nos gens ne pus-
sent pas venir nous trouver ; aprhs avoir traverse le salon, un
cabinet, arrivés à notre chambre, madame qui ne croyait pas
& tout cela, entendit uii bruit effroyable d'une pierre lancée sur
la porte, ce qui la trouble, quant à moi qui étais plus à portée
it pour entendre, je n'entendis absolnmant rien, ni la bonne non
plus, qui &ait au& dans notre ç~iambre; cependapt madame
F
r
rmms Bit qu'elle eLait sure de-son9 0fait
-
et réellement le lendemain
u matin nous trouvâ~nesun morceau de tuile A- canal pareil h celui
r qui était tcmbé aux pieds de la fille, et ce qu'il y a d'extraordi-
a n i r e dans tout ça, c'est qu'il est tombé au niveau de la port
a devant se trouver B l'autre extrémité de Ia cuisine.
P Le surlendemain le bordier quitta la métairie avec tous se

u meubles, les pierres redoublant de tomber sur la pendule qu'elle&


a brisèrent, ainsi que les glaces, la vaisselle, etc.
u Les hommes qui aidaient à. déménager en étaient atteints
(( comme le bordier, on aurait dit que le malin esprit redoublait de
(( malice ; madame n'étant pas assez convaincue d'elle-même, vau.
a lut descendre pour voir tomber les pierres : sept ou huit ininutes
a après, elle' vit, ainsi que moi et plusieurs témoins, une pierre
r bhnche tomber lottt doucement et horizonfalement, alors elle
a dit : a Je le crois, je l'ai vu, je me retire. n
u Une, fois le bordier parti avec ses meubles dans les condi-
a tions que je viens de vous citer, il ne s'est rien plus vu ni en-
ridu ; le bordier qui l'a remplacé se trouve parfaitement tran-

u Vingt-quatre heures aprés qiuY1lç ont eu quitté chez nolis,, ils


ont été attaqués chez eux, dans la meme commune, par lesdites
a
r pierres, et un soir, ne pouvant plus y tenir, ils s'en furent chez
a un voisin tous le8 quatre ; chemin faisant, le bordier reçoit dans
a les reins quatre coups d$ bâton dont on se sert pour faire ,ie mil-
a los, et la nuit, la femme qui couchait avec la voisine reçut un coup
a de chaise qui la défigura; les deux domesliques recevaient au Iit
t( des pincées tordues soüs les draps.

Voilà toutes les nouvelles ,qué je puis vous donner. Recevez


a I'as~~ranco, monsieur, des sentiments distingués avec lesquels j'ai
r l'honneur d'être, De R""". r
fi%tantpas autorisé'à mettre dans un écrit que vous pouvez juger
utile de placer sous les yeux des lecteurs de la Revue, le nom dr.
mes correspondants, je vous envoie leurs lcttres pour témoigner d
la sincerité de ma correspondance.
11 ne faut pas croire que la rnanifestation.de Cabanac soit un fait
isolé, car s'il est Ie seul porté à, la connaissance du public par 1(
journaux, il y en a bien d'autres qui sont le fiecret de ceux-l& seul,
qui en souffrent ; pour mon compte, je pourrais vous énumérer par
centaines les cas d'obsession qui sont à ma connaissance, et dont
les phénomènes ne sont pas moins surprenants que ceux de Cabanac
- 81 -
pour qui ne connaît les rapports du monde invisible avec Ie monde
visible, ou simplement des morts avec les vivants; mais je me bor-
ncrai B uii seul qui se reproduit journellement & Toulouse; OU de-
1 puis plusieurs mois, dans un ménage, le mari et la femme reçoivent
dans leur appartement, et plusieurs fois par jour, des soufflets en
pleine figure sans savoir d'où ils viennent ni voir qui les leur
donne.
Cet Esprit évoqué a répohdu : u Laissez-moi faire, j'ai mon but,
B lorsque j'étais vieillard sur la terre, ils m'ont bien fait soufi+ ;

1 a ces gens& ne croient ni & Dieu ni B diabla, je veux, tout en me


a vmgeant, les forcer de croire & quelque chose. D
Voiis me demandez mes réfiexions Fraternelles. Etles ne sauraient
différer des vbtres, car le Spiritisme nous enseigne, par des faits
probants, que nous paaons d e la vie mati5rielle & la vie spirituelle,
tels que noussommes et que la pensde dobinante du dernier mo-
ment captive et absorbe tout notre être, jasqu'au moment où il sort
de cet état de concentralion pour reprendre sa vie de relations, par
la satisfaction con2plète de son aspiration ovi par une circonstance -2
que Dieu fait naître pour satisfaire ss justice; ainsi il est facile de
comprendre quelle était la, pensée de cet Esprit au moment OU il a
quitté la terre, évidemment celle de se venger, aussitôb qu'il en
trouverait i'occasion, de ce qu'ihavait, OV. croyait avoir, à reprocher
cette familie; il est probable qu'il ne se croit pas' mort, car s'il
avait conscience de sa aouvelle vie, il eQlattendu sa victime au pas-
sage d9 la vie terrestre & la vie céleste pour se venger d'Esprit4
Esprit, comme le font malheureusement un grand nombre, qui
1 poursuivent deleur haine d'ici-bas et font subir leurs mauvais traite-
meutç, à ceux qu'ils dominent pendant le cours de plusieurs erratici-
tés.
Le trajet des corps matériels & travers l'espace dans les condi-
'ions contraires aux lois de la pesanteur, n'at que l'effet d'une
nuse qui réside dans l'intelligence qui le dirige, car la matière
..'est rien inoins qu'intelligente, et, s'il nous est donné parfois de
la voir agir et produire, ce; n'est que l'action spirituelle qui maai-
ste ainsi sa volonté en la combinant à son gré, et la hisant passer
~tantandrnentpap utte opEralion chimique connue des Eqrit8, de
l-état solide & l'état fluidique, lui enlevant sa deilsité et modifiant
ainsi son poids; de là le mouvement da bas en haut, parce qu%
étant moins lourde que l'atmosphère, re-
par l'opération contraire ; voilB le
mouvement, en apparence contraire aun lois de la pesanteur, parfai-
tement expliq~6, grrtce aux Esprits.
1
Cette opération a Bt6 pratiquée une remière fois sur ma de-
mande et instantanément, par un &prit en présence de M. J.., ,
juge de paix B Lautrec (Tarn), et quelques jours plus tard une
deuxième fois sur la demande du géneral X., en présence d'autres
personnes dont le nom m'échappe.
Dans une autre circonstance et en présence de trois autres per-
sonnes, le même Esprit dirigea, du pIafond sur mai, un courant flui-
diqzie que je vis venir carnme un jet d'dclair blaochâtre, dont j e repus
le choc en pleine poitrine sans Bprouver la moindre douleur et d'ou
rejaillirent une dizaine de petits corps matériels qui firent, en tom-
bant sur le parquet, un bruit tel qu'aurait pu le
tité dix fois plus considfrable, lancée par la main d'un
de trouve ici l'occasion de placer mus vos yeux
qu'un Esprit du nom de Louis nous a donné, au cercle, à la séance
du 4 décembre dernier :
e Chers fréres, le travaii eat toujsnrs agréable : Dieu, 'le bien
que vous cherches à faire, les Espits qaii vous assistent, vous aide-
rout à le réaliser,
u Oui, les molécules sont matérielles, les Esprits seuls les pient I
et [es conzhUmt pour la plus grande gloire du Tout-Puissant; le 1
travail de l'homme ne peut arriver jusque-18, les Esprits ayant seuls
la mission de pourvoir 4 tous les besoins des humanités; mais
Phomrrae a le deyoir de Zinstruire p u r faciliter Iimarche ascen-
dante que Dieu'Iui a tracée et le jour venu da son entrhe au Iabora-
toise des univers, le trouvera apte iZ l'exdcution du &ravail qui lui
incombe.
u Travaillm donc souvent comme VOUS venez de le faire, et soyez 11
1
vous veulent du bien s'efforceront de 1 1
vous aide
n'est rien moins qu'intelligente ;
l'Esprit sed possède la conscience de ses actes, et s'il vous est ,
donné de voir la matiére agir et produire,.n'oublïez pas que toutes
ces productions sont le fait de co.mbinaisons spirituelles. n
Si les hommes de science vdaient s'occuper un peu moin s de
moyens propres & reproduire les effets et un peu plus 3, connaitre la
cause qui les produit, ils troweraienl les Esprits, et au lieu dc nous
taxer d'halluciiib, ils se jpindraient aux Spirites de bonne foi, pour
aider à vulgariser les vérités que le Spiritisme enseigne.
--
- 83 -
f. Alors tout le monde saurait que la vie future est une &ali@, iqPe
ous ne mourons pas, que la mort n'est que le pwsqp de h v-Je
raatérielle h la vie spirituelle, que toutes nos actioix de cette vie
on't leurs conséquefices nil;ture'tles dpns l'autre, où chacun reçoit la
récompense du bien qu'il a fait et le châtimelît du m d dont 1X s'mt
rendu coupable; qUe l'âme continue sa vie de relation au moyen d~
corps périeprital (ou corps fluidique) qui can&htitw sa person-
ité et lui sert d'instrument de manifestation dans 1~vie d7eetre-
be, commeil lui servait de lien avec le corps m a t é d , qu'il ph&-
rah dans toutes ses parties, et dqagentélectriquedtmielle se sesvait
au moyen des fils télégraphiques qui coristitarentJe iysthe,aerve~x,
pour faire mouvoir sa machine humaine (corps de I'homme wrn-
posé de matiére inerte par elle-rnhe), afi ' 5 inanifester sa volonté,
agir et produire selon sea bew@a

te corps de l'homme dans toutes ses parties mab&iel!es, ce qu'est


l'agent manifestant l'i~ztelligencede l'homme, il rdpond : u Cest le
Fluide nerveux, a et à cette autre question, qu'est le fluide nerveux,
il rSpond : u,La sécrétion des K ilerfs, et 8, cette troisième qiies-

tion : quelle est Ia cause première de i'iiitelligence? il rtipond : « Le


fluide nerveux. *
. . même pas $il- dhit de lai m&me chose, fa cause
11 ne s'aperçoit
et l'effet. " '.
'

Les spirites répondront avec humilité, mais aussi avec toute 1'6-
- nergie que drrnm m e convict?6n ha& sur des faits : Non, le fluide
qui sert l'lramme poar manifester et non pour créer son interff-
;ence, de& pas sécr&é par les neffg, car il apparbieat en p r o p it
:âme ; il conrj@tuele corps fluidiqm de PlEsprit et lui sert d'ageat
iilectrique pour, agir, au moyen des fils t6légraphiques. qui eamti-
tuent le sys+tkn?enerveux, sur le eorpa ma%&iel,qu'i1 fait @opvoir

rrs des morts ahvm ks vimnts ; er 3 suffit qu'un Esprit incarné


homme) cormente 8, preter m s m t a n é m m t m i n s t r u m é de
nanifestation (te corps) pow que, pendant Pfnatant de passivité qu%
i'impose, 1'EspPit &iacarrié agisse par ssctn dtiiide périsprital (corps
fuidique de l''Esprit) m le ccarps matériel d'mprunt, paur en Taire
m~izvoirtes membres, ~einmifester aux hommes, s"entretenPr avec
par I'écriture ou par Wt'autre moyen de colmrnanication.
ililais patience,
- comme me le disait un Esprit dans une cammu-
II
7 ,l .
p.
- 84 -
nication, que je conserve malgré sa vieille date du 3
qui se termine ainsi :
u Patience I le temps n'est pas éloigné oh chacun puise
a viction dans des faits qui lui seront personnels; le meillal**
a moyen pour convaincre les incrédules n'est pas dans les comr-..

17
a nications médianirniques, mais bien dans les faits matdrieh qu
u Dieu leur mépagera à leur i ~ s u ,et qu'ils ne pourront plus ni
u parce qu'ils seront ina,ttendus et forcés; mais alors seulement,
a les grandes vérités seront à I'ordre du jour, et, bon gré, mal grér
a les plus incrédules seront forct5s non-seulement d'ouvrir les yeux,
u mais encore de courber la tête sous la honte de leur incréddi
a passée. n .
J'attends avec oonfiance cet heureux moment dont les pierrés de
1
Cabanac pourraient bien être le prélude.
'4
Prions p5ur les incrédules et lie cessons de travailler pour le bod-
heur de tousnos frères, amis ou ennemis, car le travail développe
l'intelligence, la priêre fac-ilite l'&me pour s'élever vers Dieu. -

l
Toujours votre frére spirite gt ami. POHMISS.
- I

LES VOYANTS QUI PRÉDISBNT LA MORT. I


-
II. 3 f6vrier 4872. I

Messieurs,
Je VOUS ai déj&entretenus d'un vcvgrant qui demeure ici au village
Ii
de Kervo et qui prédit la mort des malades avec la plus grande
exactitude. Cet homme voit le malade ditns un cercueil, recouvert
d'un suaire s'il doit mourir; ousien il voit l'enterrement sortir de la
maison.
Au H..., un fait pareil vient de se passer. UA jeune homme,
nommé Le Moal, montait, il y a quinze jours, vers dix heures du
soir, la rue des Cieux; il voit à la porte d'une maison un gonvoi
d'enterrement, prêt à partir avec la croix et les pr6tres en téte ;il
reconnajt tous ceux qui sont présents au convoi.
Le lendemain, ce jeune homme raconte ce qu'il a vu & beaucoup
de monde, cette vision. devient le bruit de toute Ia ville.
Le soir méme de la vision, une femme de la maison d'oii le con-
voi semblait sortir, tombe malade et meurt six jours après, J'ai
moi-même soigné cette femme qui est morte d'une congestion
pulmonaire.
dire avant la mort de cette femme.
Chose curieuse, au convoi se trouvaient les mêmes personnes
tues par le jeune homme, désignées par lui à ceux auxquels il ra-
c tait cette apparition ;le jour m&mele visionnaire, passant de-
%n
v t la maison mortuaire, retrouvait les mêmes personnes groupées
telles qu'il les avait vues huit jours avant.
Un de ces mirs, je vais'essayer d'obtenir quelques manifestations
dans une maison particulière où j'ai initié la famille au Spiritisme;
nous ferons appeler le visionnaire qui va souvent dans cette maison.
En ce qui concerne les faits dont je vous donne la relation, jd
vous tiendaai toujours au courant des apparitions ou visions si com-
munes en ce pays, lorsque, comme pour ce dernier fait, les preuves
sont certaines. a .
D' A. O.
Remarque, - Cette vision est-elle le fait d'un tableau fluidique,
mis devant les yeux du voyant, et qtfi imiterait la inédiuinnité au
verre d'eau?
Serait-elle le fait du dédoublement des Esprits pendant le Som- a

meil matériel? et les amis invisibles ne se wnt-iJs pas servi de ces


périsprits, pour former un tableau dont le souvenir pût être présenté
comme moyen de conviction à toute une cité? Cette étude est re-
commandée à tous les groupes.

V, 5 fbvrier 1872.
Messieurs, Y
L'article du dernier numéro de la Revue spide, sur les comrnu-
nications à distance entre Esprits incarnés, m'a qonné la pensée de
vous faire connaître un fait de ce genre qui me parnit assez remar-
quable.
.
Deux jeunes filles, m u r s jumelles, vivaient h L.. (Maine-et-
Loire), dans cette intime affection qui est ordinaire entre jumeaux.
.
$ne d'elles se marie et vient habiter V.. , à 14 kilométres de
7 -

..
S. Il y eut sans doute entre les sœurs et à leur insu de fréquents
&:hangesde pensées, mais dest surtout dans les souffraiices phy-
iles et morales que ces communications à distance se manifes-
ent d'une manibre incontestable. Quand la seur mariée rencon-
- 88 -
hait dansson intérieur, cependant des plus heureux, quelquc n
quelque chagrin-PIUSDU moins s&ieux, célle de L... et
tant saisie d'une -Tristesse invincible et sorive
connue, Le moment arriva où la jeune marltle
là, sa.sçeur Bprouva des dauleixrs abdsrn"ra1es s
d e 1"eeafantement et dut se mettre au il*.
%es déthils m'ont 6th donnés par 1ai.j~
aprhs la naissance de son enfant. Elle mour
en demandant à son, mari de ?a rempfla&r au
sœur j.umelle. Celle-ci est, aujomtl'bui Ja pliis tea
le jeune h o m m e q a j e r p t jamais qu'il avait perdu
sienne.
Recevez, messieurs, je vous prie, etc.

Aema~que.- Deux êtres peuvent donc, s'ils


sirnilairesr, rasestir les mêmes impressions; dans le phénomène qui
préchde, la dhtance n'existe,plns, un courant fluidique d'une &ès
grande force s'établit par attraction, par affinités. Quand les
hommes auront, par leurs tendances morales, étaljli entre eux ces
voies électriques que nom dtudions, rien ne leur sera étranger dans
les rapports de familles B familles, les amis t&légraphieront leu
pensées et la sympathie aura fermé l'ère des haines et de l'B&oïsmc :

entre les nations.

Correspondance.
.
Lyon, 3 janaier i 87%.
Messieufs eMr& chers fr&res, -
On s'étonne souvent

les causes de ce
ipi
crois en 'au&
tredit, m'a @&pp% &puis ma&&jdi$ &ns un grand ceotre.
Des personnes, qui $wleni'ei$bft& la er6daIité publiqtae,
t titre de spirites et forit ades prescriptions aux &dades j
n b ~Ic
qudoiP. même, il faut bien ISavouer,elles prdEaeot rsvenir
la bonne aventure. Les premiers tombent soude c w p Be
aharitahle, chaque hk~qu'm&lit dd:exploit&n sa: p-senbwa, ?l
F a de mon devoir& let pomiiiare. .', -
T
SeIon mon avk, la, d d i u l d t b gwifrhaahntae~eatl& 86tre in 61
bile ;cette facuÈlt8 tient b u t h la f&, B l"as&stananl;e:tdrBspritssu@-
deurs et & la pureté relative du fluide. périspita1 ;qu'il me soit,
permis d'avoir recours & une comparaison vulgaire, pour exprimer
mon opinion à ce sujet.
1 Personne n'ignore que le Ghlwe posshde une action purifiante
Ynergique, eelte propriktd lui danne. Ee gouvok ele. ddtruire Ies
miasmes, en donnant lleu à ka taomatbai de corps sans action nui-
sible, ainsi en est-il de certahs fluides arganiques.
La maladie et& t ~ u j le. p @u&gt,
~ de oe?bbiris %rotropblesdans la
circulation du'fisde k6ffeux;'d't't CE^ altkktion de ce auMe,
charge de présider an quelque sorte B chaque fonction de I'orga-
nisme. Dans l'un comme dans l'autre cas, l'action d'un fluide étran-
ger normal peut établir cette circulation ou purifier le fluide altéré.
Voilà, dans son esEceoce la théorie de l'action des médiums guéris-
;eurs ; il faut y joindre pour quelques-uns d'entre eux l'in.yiration,
p'il est bon toutefois de faire 'oontrô-Ier par un, homme de l'art,
1 *parce que, dank,ce:,cas,, - $qx. ta&J 44% aiat~e~,.
. ~ .
I"oQ@e~~ion
:&oie la vériWT ,
En ce qui concerne les diseurs de bonne aventure, le Spiritisme
poteste hautement coatre ces indignes manceuvres, ct déclare
5 encore une fois qu'il d a et n'a jarnais eu qu'un but, celui de donna
lux Mat&iaiistes des preuves pslpables en quelque sorte de, l'iin-

1
mortalité de l'âme humaine, et de rétablir les cammunications
entre Ee monde des Esprits et celui des incarnés : il veut ainsi
wriver & l'amélioration réciproque des uns p h les autres, et finale-
nent au progrks.
Remercions donc la. E?rovi8encie de nous avoir aocordé cette
ilce ineffable de voir la lumiéce, & servons-nous de notre faculté
ur dissiper les ténébres dans lesqaelies plusieurs dc nos ffires
t ençare plong0s.j ,
Urz spirite convaincu, le D' REIGNIER.
tk
. Remarqece. -Nous remercions notre ami et fr8re, M. le docteur
€@ejnier, ds nous envoyer l"expression de *sapnsée ; spirite con-
~ i a o u ,comme il le dit, il est I'ennemii juré des cliarlatans qui
en~pruntentnotre nom, pour exploiter indignement un filon d'or;
que nos médiums sérieux n'eussent jamais d4bouvert. NOUSsommes
de l'avis du docteur qui veut bien nous aider de ses lumiéres; il
nous envoie la communication suivante, si pleine de clarté et de
précision ;elle traite un sujet nouveau. M. le docteur Reignier nous
autorise à la pilbIier sous son nom; c'est un bon exemple que
beaucoup voudront imiter.
-
COMMUNICATIONS
-
DES RAPPORTS DU PHYSIQUE AU MORAL DE L'HOMME,
PAR L'ESPRIT D'ORFILA.
(Médium,le Dr Reignier.)
Tout s'enchaîne dans la situation harmonique du corps humain ;
c'est par suite de l'accord qui existe entre l'brnc dirigeante et les
. organes qui exécutent, que s'accomplissent les progrés de l'esprit,
progrés qui se trouvent *ainsi dé~mdantsdu plus ou du moins de
perfection d e cet accord. i

fitudions - plus compléternent l'essence de ces rapports, et les


conséquences des irrégularités qu'ils peuvent présenter. Il résulte
de la loi meme du progrks, que les Esprits venus pour s'incarner
sur votre globe, n'ont pas tous le mêma degré d'avancement ; on
peut les ranger dans les deux eakégories qui euivent : Esprits supé-
rieurs; Esprits inférieurs entre lesquels viennent s'intercaler un
grand nombre de masses interaddiaIres. En s'incarnant, aaons-
nous dit, l2$iprit est oblige de s'assujétir à des organes matériels,
dont le dkveloppement est sujet à mille accidents qui, en modifiant
ou plus ou moins la structure de ceux-ci, exercent une influeme
considérable sur leur &nctionnement.
Le cerveau le plus délicat, le plus fini de tous ces organes, ekt
celui qui sert de demeure l'âme ;celui au moyen duquel elle exerce
toutes ses manifestations par l'intermédiaire d'un fluide dont la
pureté dépend nécesairement de 1'Esprit et du cerveau.
Cela posé, étudions les résultats de l'alliance des Esprits de
chacune des catégories avec des cerveaux plus ou moins développés,'
et nous trouverons là le secret de tous les caractéres, de toutes lm
passions, depuis les plus nobles jusqu'aux plus déteslsbleç.
Il est bien entendu que nous ne voulons parler ici que des pas-
sions natives dont le développement n'a rien da fatal, puisqu'il e ~ t
toujours possible de le modifier par l'éducation, qui, de son côté,
ieeonde admirablemetlt le dévaloppeinent de I'honme, que j'appel-
ai harmonique. Si nous considérons un Esprit 81evé, uni A un
rgane cérébrtl sain et bien développé, nous aurons le type de
l'homme parfait. C'est dans cette catbgorie que rge placent les grands
hommes dont In mission a consisté à faire progresser l'liuinanité ;
les Esprits élevés, oblig0s d'exercer leur action sur un cerveau faible
)u iiaparfait, nous présentent des types de génies précoces, fieis-
lit tous par une mort prématurée ou par la folie.
L ~ Esprits
S inférieurs ou impurs peuvent être alliés à un organe
cérébral complet; dans cette catégorie, se placent naturellement
tous les grands criminels qui ont mis la vaste,intelligence dont ils
disposaient, au service des passions les plus viles, et sont devenus
.
des'fléaux pour la société !, ,
Les Esprits impum sgkwnbiIe su cerntraim &ur.unw ~ e a ufaible
ou imparfait, aowwwoM dans le premier cm,les idists; et, dans le
second, les monomanes. .
Cherchons maintenant par quel moyen nous pouvons modifier'
les mauvais instincts, et même les neutraliser assez pour obliger les
passions qui en sont la suite habituelle % cesser leurs manifestations,
Prenons pour type notre Esprit impur, accompagnant.ian cer-
reau coinplet. En outre de Ia loi du progrbs, l'Esprit ne saurait
rester fatalement stationnaim, h~dkqa43la rnatière se forme et se
détruit sans cesse autour de I d L'Esprit peut donc et doit se per-
fectionner dans un temps plus ou moins long ; le moyen conSiste ,
dans l'éducation; et c'est dans ce cas qu'il convient de joindre
l'exemple aux préceptes, et d'inculquer de bonne heure à l'enfant
reconnu vicieux, les principes d'une justice sévbre. C'est en frap-
pant vivement de telles imaginations qu'on parvient le plus souvent
à s'en rendre maitre ;c'est en leur mettant sans cese sous les yeux
le hideux tableau des fatales conséquences Be, i'inconduito, qu'on
%rriveà leur inspirer une terreur salutaire, su.fXisanl.e au moins dans
période de l'enfance, $ les maintenir dans la ligne du devoir.
Plus tard, leur propre intérêt second8 par la discipline la plus
ferme, constituera pour eux un frein presque t,oujours suffisant.
C'est alors qu'il conviendra d e presser le développement dea
dispositions innées chez ces enfants, soit pour les sciences, soit pour
hs arts; on s'efforcera en même temps de leur inculquer des prin-
cipes de morale, seuls propres à les maintenir dans la voie que la
terreur leur a fait suivre de prime abord,
Quand on aura fait adopter un pareil syîikme, dans toutes les
classes de la soc%&, eia aura fait.dkpttràître Je crime et conquis aae
foule d'int.eili.genm~:@p'ahrsmns ennploi, au progrés générd, let
partant à l'hrurmonie.
Des auW%çat4gorie$, mm n'avons ~ i % ndire; sinon qu'aux
I
uns, + i una directioa iinteNgente qui maintiwm dans de ju~tes
faut
&mi&, le d6veloppement simuttané du physique et du moral; aux
autres, une sage h ~ i è n equi, assuiant I'ktégrik!. des organes-
matériels, leur pwm&e de &cmder Pintelligeme, sans jamais lui
iaisssser prend= ' ~ r m egTéponelE.ra~f~!
dont kis ooddquenoôs seraient
funestes.
Ainsi d~nc,twt;est prévu &ns l'orgsnisaiioa de l%omme ;c'es
en-Otudiant lai struicktzra de ses organes et 1mr adairahle fonctian-
nement qu'il se reconnaît fait k l'inwge du Crdateur, puisque 3a
première aspiration de sa raison nôissa&e est pour ce Dieu qu'il
devine avant de le connaftre, chaqt~?pas fait dans la vie lui révè-
lem un nouveau bienbit.
(A &e.)
.
., . b

39BW .la
;hm*.

-
(P. B. B.
- ICI. de
Médium, M.)
30 juillet 1871. - Beman.de. - h n s vm instnrctiom sw ,
t6légaphie de lapenahe, vaas indiqua con~inf3une @am de troubYe
C63&ns~!at m a ~ d o &sd&p&&h$-~~
n P&ffum~~ des m
.N" en a-t-il pas d'atltrm
- l?

N @ o n ~ . Dw oausm divlersw a,pptt&ant du trouble dans la. 1


coîre~pmd~m bar le fluide @ l & m i q u a sera par i'a~p&.
- rienee et par de fréguents WB%, qu'an parviendra B découvri-' '1
toutes ces causes et à se soustraire à lews e h & pmturbateurg. -
O

D. - Le fluide cosmique que doit traverm lkaade qui transw


<a p n s b ne peut-il pas, par diverses causes, offrir une r4eistanoe1I(
&%cile &,vaincre?
A. - Tu nous parles 18 de la pl~smsnde diaicolt8 qu'auront
surmonter les adeptes de cette nowv~11e&ence dès le début. OU&
4e milieu cosmique peut sZrî~une tr&sgrande résistarice B ia &;a@
mission de la pende. 'EIYe sera d'autant plus grande dés le dt4jb
qm le milieu dans lequel doit $se transmettre Ponde de
saturé d'éléments inertes ax o p & s , qui retarderont
l a ~cier.
ce,

I
1
u. -VeaiIk m'indiquer quekps-uns aes hI&rnexr& ww

k,
-
B. En premiére ligne il.fàut mettPe le.p u davancemmt mo-
ral de votre twre. Une bonne perusiée iépronve une gmnde diBczrli4
Ise faire acceptaiel.au milieu de. r6goWne qui domine Ia gdn4rdftB
:deshomes. Lorsqu'elle veut la transmettre $un point Q, ua adre,
' d k rencontre sur san passage las ondes d e pen&as &goïsiesqui
$nent son essar ;et ,si elle n'a pas aseez flénergfe pour les vainore
.ontes, elle succombeca elle-même, et sera my6e clans lé, flot des
~ e n & e mauvaises.
s '(l'ais son germe ne se perd% pas ;dle restera
jusqu'tt cc qu'une autre pensEe de irathe na,f,@m$ m m&te
partie du fluide cosmique, èt alors dle sa joindra Ei e% par Pas*&er

hxmnes ira en augmentant et, de cette rnani&e, ikarrfvera un temps


Erpri n'est pss élojgné, 0% les mauvaises pens4es aymt presque d i s
laru, les bonnes resteront sedes avec toute Iew Gnergie, et s'al&-
. D.. -
mt les unes Tes autres pom arriver à, reur cb~iiaation.
N" a-t-il pa.dms hspace de8 éldrnent@inte.eIIigentsmcbp

t&ertes, que notre pensée doïtr6veiller' pour s*en fbiw nn && et


.ai.mjverfius far,i&ma% i&3o~'pt3t8'
-
B. Cè ~ ~ ' s bpnat prdc%&hent.
~
'a r ' -"'

de3 &%tne~C
AL> :'
r

bertes qai pm-


b n t 1:espace ;c'est platdt le rayonnement ieh+qj6 de FenveIoppe
uidique des Esprits élevés. Ce%dI&nents fluidiques spiritriels sont
G i n e m m e n t favorables B la transmission daa bonnes pens&; ils
ont là, qui attendent pour ainsi dire au pssage leurs ondes p u r se
&die h elles, &tir& ~u'iilssonf par les fluides similaires. Grossie
ie ces divers él&nenls, la pensée a plus ife fome pour dompter ieg
bstacles et arriver pins sûrement ft son but en remgmmt hy mau-
&ses influences qui s'y y L
.IC-- ~ r d b m t 5 ,pour rendre vos
ommunicali~nsplus SÛI"~S , aflorce~~ous de devenir meilleurs,
;'e~t18 le grand secrat de d m tavan~emenk,suit moral, soit in-
ellectuel. Quand les homrnôs seront tous bons, de grandes mer-
illes se d6conwirtlnt sus la terre, et votre science d'aulj'our-
n'est rien, c o m p 4 e tt celle qui iilluminera alors votre monda
î
Our bien se rendre compte du sew et"de la por-
taons qui'pr&cMent,il faat savofr que la pensée
qu'une crbation fluidique de PEsprit. Ce poht
étant admis, il est.facile d'expliquer tout le reste. Nous avons apprii
par l'étude des fluides que, plus ils sont purs, plus leur puissannl
d'extension est grande 1 La pensée étant une création fluidiqu
l'Esprit, on comprend que plus cet Esprit est pur, plus sa pen:
aura de force pour se transporter 3l, une grande distance, puisc
d'un ~ 8 t hles fluides sont extensibles en raison de leur pureté, e
que, d'un autre, la raison nous dit qu'un Esprit pur ne peut produin
que des pensées participant à cette pureté. Voila p&rquoi les Rc
prits nous assurent qu'en nous améliorant, nous arriverons & cor1
pondre B distance avec plus de facilité. En s'exprimant ainsi, i
ne font que nous découvrir une vérité scientifique que l'étude der
fluides rend tous les jours plus évidente.
Un autre point essentiel à noter et que les études du maître AlLi
Kardec ont mis en évidence, c'est que les fluides s'attirent en rais01
de leur similitude, les purs allant aux purs, et les mauvais recher.
chant les mauvais. De 18 cette conséquence que, pour faire UI
échange de pensées à distance, il est nécessaire que les correspon.
dants soient à peu près au même degré d'avancement moral. Ceh
étant donné, voici comment on pourraït expliquer les communica.
bions par la télégraphie humaine: L'Esprit qui veut correspondri
projette sa pensée vers le but à atteindre h l'aide de la volonté qui
nous le savons, est l'instrument dont les Esprits se servent pou]
manipuler les fluides. La pensée ainsi mise en mouvement est attii
par l'affinité fluidique du périsprit du'correspondarit. Elle se corn
bine avec ce fluide, 's'y photographie .pour ainsi dire, et l'Esprit It
perçoit, si je puis employcr cette comparaison, comme nous voyona
une image dans une glace,
Il va sans dire que ces explications donnees pour ce qu'c
valent, ne peuvent avoir d'autorité que si elles sont confirmées 1
l'enseignement général des Esprits.

MORT DE M. ÉLIE SAUVAGE.


Tous les spirites connaissent le nom d'Elie Sauvage, I'auteu 1
beau livre intitulé Mirette; nous avons lu cet ouvrage avec
grande satisfaction, I'homme de lettres qui l'a écrit partageait I
croyances; dans cette histoire charmante, il a retracé, avec
rande vérité, une partie des phénomènes spirites :sous cette plume
on sent l'homme de cœur, l'être qui a souffert, l'esprit qui aime le
beau, le bien, le juste, en ofirant à ses frères en épreuves des con-
dations puisées B la bonne source, celle de la vérité.
Voici i'extrait de la derniére page de Mirette :u La nuit qui sui-
vit ce triomphe, le plus beau qu'il eût remporté dans toute sa car-
rière, Lucien était B peine endormi qu'il sentit son esp'fit s'échapper
de son corps,comme un prisonnier auquel on rend la liberté. Mirette,
sa compagne chérie et fidèle, se tenait à ses côtés, la main appuyée
sur son épaule, ses doux yeux dans ses yeux. Ils s'élevèrent insen-
siblement au-dessus de la terre, qui devint bientôt comme un petit
point noir au milieu de l'incommensurable éther. Ils voyaient par-
tout, autour d'eux, dans une immensité sans limites, tourbillonner
des myriades de planètes et d'étoiles. Apr& uQ voyage dont ils nie
purent appr6cieE~hdurée, cas deux ~ar?~ateurs aériens abordèrent
me terre inconnue et merveilleuse où tout &ait lumiére, harmonie
9, parfums, où la végétation était si belle qu'elle différait autant de
aelle de notre globe que la flore des tropiques diffkre de celle du
Groënland et des terres australes. Les êtres qui habitaient ce monde
perdu au milieu des mondes, ressemblaient assez à l'idée qu'ici-bas
nous nous faisons des anges. Leurs corps légers et transparents n'a-
vaient rien de nokre grossi&re-enveloppe terrestre, leur visâge
rayonnait d'intelligence et d'amoilr. Les uns reposaient sous l'orn-
brage d'arbres chargés de fruits et de fleurs, d'autres se promenaient
cornme ces ombres bienheureuses que nous montre Virgile dans sa
ravissante description des champs-&ly&ens. JI
I Les deux personnages que Lucien avait d4jà vus plusieurs fois

dans ses visions précédentes, s'avancérent Ies bras tendus vers les
deux voyageurs. Le sourire dont ils les embrassérent les remplit
d'une joie céleste. Cetui qui avait été le père adoptif de Mirette leur
v& une voix d'une douceur ineffrable : a Mes chers enfants, vos
i&mset vos bonnes euvres ont tiouvé grâce devant Dieu. Il a
ch6 l'âme du coupable et la renvoie dans la vie terrestre, pour
pier ses fautes et se purifier par le feu de nouvelles épreuves.
r Dieu ne punit pas éternellement, et sa justice est toujours tem-
rée par la miséricorde. n
a Revue n'est pas la feuille au jout Ie jour ; nos lecteurs la con-
vent dans leur bibliothèque, parce que dans ce recueil, ils trouvent
éritabl.e,encvclor>édiespirite ; le nom d'Élie Sbuvage restera
dmc dans les aniraies dtr S p X t h e , comme celui dés ouvriers d
première heure.
Nous. trouvons da& Ies journaux Xe &ci5 suivant, triste et confra-
ternel souvenir de cet horrdte homme, on croit lire un enregistre-
m t &vil. a Encore n~rmn d'auterx-r &mafique à ajouter & la liste
fun6bre de 1871. M. Elie Sahkvae;@vimt de moairir $ Bei4olom-
bt,s Son enterrwmt &ma,et% r
u En 1838, il &&ma uri voiaxme, kt &yom 6326 math; en 18
il donne drame9 J u I k $dit3 &&le; puis, l'a Vesta&, tsapjdie
cm cinq actes (P 844 : ezrfm, dix W g b @Bewen! ~4llabora.atioaavec
divers auteurs (18U)$etc.. n .

B. - Pouvez-v~u,usva& B noke appel? Si @ehse. peu&,pouvez.


v w nous cke quelles ont Btd vos pmG%-taino~pmmimen quittant 1
k terre?
-
A., I'abkiisdais v d m q p l , ikkaiems &fr&rtis,maci. La, x&rt
est an vilain ma4,d, désrarm%l& em m~e5.ld.e de dire =. No&e am
I
un tel est aLil vers la lumke!.,.. Vous dire. la vérith &ns ce q~u'ellel (
a de plus afhmatif : Mon corps &est démoli c o m m ~an abjet voue
au travail de recon~tructionsd'autres vies terrknaeb mais ma wr-
a~nmlité:mon mi, ~ b & w 8~lat 1 ~qui i rkgit le;s mandes, vit, i;c;
glo~ewment,
Oui4j'ai wufibb, mes a m k et. ate m'en @gins, m;la lutte a étr
longue et accentuée, maal pa~ur"ev8;tame& de &air s'ta a11ait sou1
le poids de 1a peine, seul l'Esprit résistait. A n ~ ilorsque
, le momen
de shparation est venu, mon 6 t h a tressaiffi joyeusement; il restai
une figure inerte, dédgurcEe, sur un lit que les miens bêignaient dc
leurs larmes, tandis que derrïbre ce tableau des regrets humains, jc
mn'8lançais à l'aide de mon vêtement fluidique, avec mon perisprit
vers les campagnes éthérlées. Chez vous; j'étais un objet de tris
tesse, et maintenant, bercé par les harmonies des cieux, parcouran
fespace avec une prodigieuse Iégbreté, j'assiste au concert divil
précédé par nos guides invisibles de la terre, âmes spirites qui rayon.
' nent de la souveraine beauté et de la divine bon@.
-
B. Pourrhz-vous, Esprit bienheureux d"fi1
-
&criri.e as hrmoerifzs%
fi Amis spiraes, j6s& iei m belle et II o *rt le comw&, '
1
- 95 -
.1 d'entendre Ia raison, la logique et la science &unies d m m gm't9pe
d'Esprits qui vous est sympathique; je vais, baprés ee que je vois
1 et entends, répondre à votre question.
Ces choses, autour desqueIkes vos intérêts gravitent, représentent
'infinimont petit des harmo~ieidia monda de I'erraticité ; vos mer-
leilles musicales imitent tout au pIus ce que produit instantanément
) le sillage Bthéré des Esprits travers les routes célestes; et notre
~ttentions'arrhtant aux chants des sphères les voit dans l'infini mo-
Mer leurs symphonies prodigieuses, ensemble de sons rytbmé-s
dont nous devinons, comme un écho, le motif sublime régté par
1 t)ieu.
Dans les groupes d'Esprits, dont nous visitons les daticma dans
es cieux sans limites, nous trouvons tous les types du beau p u s s é
oin B u ~ a k wmi .an& .YinI&, comme
@ldtak r h %me, ne saorait mdre
es pensées, Fe ton, la douceur de leur langage.
En'chiinie, en physique, en mbcxnique, je regarde autour de
aoi et vois toutes les merveilles réalides ; mon corps fluidique est
ui-même une représentation en petit d'une rn4;canique qui réaout
,BUS les problémes ;d, &ns k mAje&h do mouvement des systémes
k s voies lactées, dans,

ra-t-elle son jour de rédemption ?


R. - Oui, amis, la rédemption est accordée aux âmes qui savent
assez aimer pour s'unir, skider, chasses l'indifférence et 1s vanit$.
LA-bas vous vous désolez, rae sackat ni vous estimer ni vous aimer,
noiirtarit vous devez être une puissance énorme, ~i VOUS pratiquez
iommunauté de pensées.
Je me souviens d'Une r&iaxjoa carsctkistiqae; me dame passait
r la place de la Concorde, et, en regardant la statee qui repré-
ente la glorieuse ville de Strasbourg, elle ajoutait naïvement : u le
be sais pas pourquoi l'on conserve Ia statue d'une viile qui ne nous
hoartient plus ! B Cette réflexion est d'une ignorance telle que tout
ln être tressaille douloureuserncnt ;il y a lb, la marque d'un oubli
our ainsi dire, il y a la preuve que notre France
car cette pesrsée n'est pas i s o k
-bas, en Alsace, en Lerrwne, on souffre, car la chaîne est

. .
et le mot de : La force prime le dm&.- Ierir est appliquh
I
I
h
.
avec une énergie précise et calculée. Vos fréres vous tendent les1
bras parce qu'ils espérent, ils croient il la vitalité de la France;
leurs âmes comptent sur les efforts individuels, sur l'entente cim
I
mune des enfants d'une même patrie pour les delivrer du joug bru
ta1 de l'étranger.
..
Espéreg mes amis, la peine viendra, bientôt !. ardente et cal-
culant ses coups, elle forcera les vaniteux au recueiilement, ellv
leur apprendra le vrai sens du mot fra@r?aif;lE.La France doit refaire
son éducation et ses aspirations ;qu'elle éclaire ses enfants, qu'elle
soit le foyer intelligent vers lequel les peuples doivent converger
donnant ainsi un développement inattendu la soljdarité qui doit unir
I
tous les hommes, nous vous apporterons notre appui qiritrxel, nous
- décuplerons votre force morale, car, sachez-le, vaincre moralement
ses ennemis est une loi spirite, ce doit être tout à la fois votre seul
I
revanche et votre r6demptjon ; telle est l'opinion de vos frères de
l'erraticité, le seul moyen qui puisse vous rendre les provinces de
l'Alsace et de la Lorraine.
/ , ELIB SAUVAGE,

Nous annonçons à nos abonnés I'arrivée dans le monde des Es-


prits de l'éminent et sage ApdIon Bolthe, président de la premibre !
société de Saint-Pétersbourg ; dans un prochain numéro de la Rmzre, :
nous aurons à parler de cet Esprit distingué, et sans doute, nor

Nous informons nos lecteurs que la Trilogie spirite, par A. Ba


bin, est en vente h la librairie spirite qui l'expédie franco contr
3 fr. 60 cent.
JOURNAL

'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES

Phthisie et magnetisme
-
(Sujet tire dk jaumal b Nq@t4smyb, paratsmnt % ?n&m (Saisse),
Numéro #o~tobreI&Y et janvier 1874.)
Mous avons trouvt! dans le récit de la guérison d'une jeune et
intgressante phthisique, mademoiselle X..., la constatation bien
prouvée du dégagement de l'Esprit ;ici, ce phénornéne s'opérait
avec les éléments d'une nature supérieure, avec une incarnée dont
.
M. L.. ,rnagnétieur de grand mérite, dit : a Avec elle, on n'était
plus sur la terre, on se trouvait dans l'immensité, on voyageait
dans les espacm invisibles, comme les âmes des morts qui ont déjh
abandonn8 notre plnnkte et qui vivent de la vie spirituelle dans ré-
ther. a
Nos lecteurs, après ce préambule, vont sans doute se dire :
. .
M. L.. est un spirite convaincu? Eh bien !non, M. L .. se défend ;
il craint qu70!i ne le prennepour un des nôtres. La suit&de ce récit
le prouvera. En tous pays, il y a bien des savants qui pwtagent
cet ordre d'idées ; tout en agissant et parlant spiritement ils ne
veulent pas, aux yeux du monde, en avoir la qualification ; c'est
uce question de préjugés. Tels sont les adeptes de Mahomet: De par
le Coran, le vin est un poison, ceax qui boivent publiquement cette
liqueur sont méprisables ; mais chez eux, loi11 des profanes, ils se
grisent en consciencc ! ...
Nous allons substantiellement raconter la guérison de madernoi-
selle X.. .,afin dé pouvoir ajouter les réflexions que nous a suggt5rées

û assister une fois en notre vie aux phases suc-


cessives et souvent si dramatiques de cette étrange affection. L'his-
toire nous parle de quelques grands homines dont les facultés intel-
lectuelles sont d&elep@es par la phthk46, at q 6 ont produit des
œuvres de premier ordre. Ces génies pr6kbces semblent masqués
par la mort, l',e%ubérancede leurs facultBs, l'impression qui se dé-
gage de WT6. œuvres, lVintérêtqu'ils excitent, tout- en un mot
sembl6%f#re: C b incarnations semk pmx@ress I'dIBmnfi spirituel
déoîofe l'élément corporel, elles se transforment pour pr&re le v8-
tement fluidique de l'erraticité..
.
Mailemcriselle X.. semblait aussi, dans les élans de son ardente
et vive pensée, ne pas appartenir à_ notre monde, Trois sornmitds
médicales, les docteurs Trousseau, Rayer et Marjotain, ne pou-
vaient arrêter cette consomption organique, lente, mais active, et le
..
magnétiseur, M. L. , ne fut appelé qu'an désespoir de cause ;il
. constata un grand amaigrissement, une maladie de poitrine physique
et nerveuse, obéissant aux impr&s&ons u @un. &@rit &hé&, B toux
violente et vomissemeat de sang.

-
Ea latte fat ardente mtra d e jeme d vive, si impm-
s&nabla et, ûhsbageante, 9, tendances spir%uelle$ei ré~igniéesi ,ma&
dmmwb,nt zTh p~pR.pt@gagemq& et le wiriiagdtisewr &kir&cpi
voulait rattacher 9, la e& 6kre id&, et vum-e, une cause
raEe et invisible.
Cet état pathdogkpe offrmt tour: à. bur.&a êÉr&mm8 au d a
es@rmcw soudaines, il fallait, d m ce C ~ où S l'organisme aet.&t
dans ses profandeltrs ne permettait pas la cicatrisâtim des taber-
1 cules, arriwr à donner d'abord le calme intérieur et un bieni-b&e
i i s p o c , ~ m 4en~ se rend& marire de-ce& Espgit-au@el la matihre
6t6t sabise. Aussi M. L.. , prbvqaa~titsucws~ue.ment le Sam-
na& eb b &nambulii3me ma@t&que, afin d'avoir sous sa volont6
et,mus a d@ll£jance, l'&me rebelle ii la magdtisation ordinaire ;
il vodait ainsi enémployeg a t t e foi"@marele, pour l'aider Lt. faire cir-
c u k activemeut, le pineipe vital ;ea mndujsai~tce fluide; gadzis-
seor sur les pomons, il pwskit les cicatfiser, les faire p b i r sar
' ea-mdmes, mit. p u kw8 contrac.ti,ms inmssarrtes, soit par le rrttoaup

pfas .+&if de l'acte de, respi~atioin,pax cons&gmnt. b circu- ,


lation. -
11 loi f&& trois heures de lattes ~ . & & &la nouvelle en&-
mice; par sa. aslmtk, elle hmpridait des mousses nervwse juté-
rieures, elle réagissait ainsi contre le fluide e

dédara, vaincue et s'délmdit cemme une msrr


vide, fa matpimtion était nulle, ta vie sernblEd
la médication spirituelle avait rappelé la vie dans tous les organes;
cet état constaté comme rxn cas1insolite par MM. Trousseau, Rayer
et Marjolain, qui ignoraient leaenre de médication employée, per-
.
mit bientôt h, m&dennoi~eiieX.. des; promenades rép6tées ; elle

le scalpel. 8 Aumi, leur de-


où les fonctions de Z'orga-
la cmse prernlére qu'ils .
<lient?Coinment lutteront-ib avec cette force essentielle qui ne se
palpe et ne se pressent pas d l'aide du pads d ~ nles t battements
sont les mêmes, avec le toucher d'une peau qui ne mentionne pas
la fièvre? P,mrtant, nous l'avons vu .dans le récit qui précède, il y a
un vqlca,n- sous cette apparente placidité, la vie est d'sutant'plus
active qu'elle paraît endormie :c'eest une activité qui donne 'la vie
o E ~la, mort, selon la direction qui lui est imprimée.
M. L... , le magnétiseur pour IequeE le, titre de spirite serait, pa-
aît-il, un grand malheur, une bien grande affliction, d6veloppe
dans son @oit, non-s&u~~ment toute la thhorie fluidique des adéptes
d'kllan Kardec, mais encom-des scénes où se déroulent les idées du
maître sur le dégdgement magnetique et sornnambwlique de l'Es-
prit; aussi sommes-noiib étoilnés des restrict-iom de ce guérisseur
intelligent, ,qui n'admet pas la eommuniCation des morts a v e c ' b
vivants. M. L. Figuier sur lequd il s'appuie avec complaisance,
n'admet Ies relations oxtra-terrestres que pour les Esprits supé-
..
rimm tels que le sien ; M. L 2 affirme négativemônt cette possi-
bilité. P
.Il faut pouitant s'ente~dre;si mhdemoiselle X.,. , dans Ic Som-
meil somnambulique, se trouvait dans un état d'extase tel que ses
yeux aient pu traverser les obstacles ; si dans l'&ab #exJktion qui
en. est la suite, elle voyai grandeurs innommges ; si, d&ns ce
voyagesublime, son âme s' ait devant un magnifique spectacle,
si, calme et souriante, elie s90crie:
.. ..
u Me voilb' !. me voilà 1- I)&m% -moi Id,. a c'est que son Esprit
est en ,rapport 61jrwt w e O lai ami8 iig~ihikdes: taut ces mob et ces
penshw sans_ suite pour nous, qui ne Yoyons pas les acteurs invil
sibbs. de ce dram8 intime, doivent avoir 'un se& ; etpuisque
.
M. L.. roconnaît la .personnalitt5de. l'Esprit, il ne peut supposer
que l'âme dbgagde d'une ,personné;'aussi distinguée, aussi intelli-
gente que mademoiselle X.,.,puisse ne pas trouver dans I'erraticité;
des âmes saurs, et pour le moins aussi avancées. Ici le corps 'était
inur.i.f,@ et si un lien d'une extrerne tdnnité donnait, seul au visage
ulie expr@ssionimmatérielle, c'est que la c o m m ~ k ~ ~ 8 u i d i q u t
avait lieu. t3i l'Esprit d'un incar& 4 i ttôùmr
~ les invisildes,
si vous voyez uke pbase terr6stre de ce spectacle vrai et conciua~t, ,
pourquoi le d&i&&rné ne viendrait-il pas par
nous donner' les !sonseils dont nous avons tous
rnakrt5 toutes ces affirmations illogiques, nous
cette v6ritB : La communication spirituelke entre les Invisiblm ef .tin
'sujet en ?tase dont l'%me semblait s'tschapper. M. L... le dit en
..
tontes lettres !. Certes, avec des arguments pareils, cetts Ibd~gie
de: la non-croyance aux communications entre incarnes et désinç&
nés ne fera pas beaucoup d'adeptes, mais elfe aura involontaire-
ment excité les lecteurs & rechercher ces communications instruc-
tives et consolantes, que des millions de personnes reçoivent de leurs
chers d&sincarn&.
Le magaétiste, bien distinct du magnétiseur, n'admet pas l'exis-
tence de i'âme, il explique tout par la seule action du. fluide rnagné-
tique ; les spirites, au contraire, acceptent le magnétisme, science
gui leur a préparé lies voies ; reconnaissants, ils recommandent aux
adeptes cette lumière gui complète leur croyance. Alitrepa@iaulaRt&;
le. magnétisme honni, il y a quelques années, est entré ri. 1'Acadé-
...
mie sous le patronage d'un mot : l'hypnotisme ! Actuellement, il
répudie le Spiritisme et ne donrie, pour appuyw ses raisons, que les
argumenbdant on se servait contre lui, avant son acclimatation sous
la coupole de l'Institut.
Non, 4a nature ne nous a pas dévoilé toutes ses surprises, et le
Spiritisme n'est qu'un pas en avant dans la recherche des vérités et
des lois éternelles ; en enseignant que le magnétiste, le magnéti-
Beur ou le médium, ne sont que des irrterméditxires du véhicule flui-
dique de l'Esprit, il énonce uns vérité vulgaire aujourd'hui, pGs ue
de son application raisonnde, on sait A 1%premiére épr~uve%+ $11
existe un principe morbide matériel, ou bien si la cause du mal ré-
side plus haut et vient d'influences spirituelles ; il est clair que dans
ce dernier cas, les moyens curatifs du magnétiste ne peuvent em-
pêcher d'autres effets de se produire, dès le moment où il ri'a pliis
d'action sur une inflnence spirituelle, la situation morale du malade
étant la seule cause de ces phénomènes variés.
Les magnétistes ont la prétention de n'agir qu'avec des mplé.c.t@s
t~latérielles, tandis que leur Esprit produisant incqnpQmxn_e@ un
&fet magnétique spirituel, les f&iit agir spiril~imefit~sms le savoir.
Nous regardons wec oertitude comme une ~ariétédes phénomènes
spirites, toute aétion magnétique supérieure qai, represeqée sur
terre par le magnétisme, agit sui un sujet humain, conscient ou in-
conscient, extatique ou & l'état de veille. Ces vérités surahondm-
ment démoritrées par Allan Kardec et ses disciples, prouveot aussi
qu'nn être invisible, aprèsavoir enveloppé et saturé de soln fluide le
sujet sur lequel il veut produire des effets prévus, le met dans l'état
de possession en rompant jusqu'à un certain point son libre arbitre;
comme dans la magnétisation, il y a, d a ~ ce s cas, fascination, état
*na1IB h a l e s dg Spiritkme, ea Italie, contenait,
am&@ da 1" joxrrim dernier, une lettre de M. AohiMe Perwini
,deBattaglia, pr&sPadoue, Vénétieitalienne),qui exposai4 ane p 1w
vdb métbde d"exp&~ibrsientatim Ce nouveau proc4dzS e& W s idn-
p ~ b n tpare@, qu'Pi offcirait&la; moitié dm mp6rimenhtears le moyen
feile d'entrer en cammunicakion direete awk les Esprits, à, l'aide
de la vision naturelle ek sans iizskumeslt d'opbqae pfec&@m6.
La spirit- ont pu p4dtrer dane le m n d e irrwisible:, en déduire
quelques lois dhrmais, *Son
M. Sesusini, a- reawgeda*as
excep+io.nnaE,qui, en &02ikt ~ ~ ~ t hl tomr ~ bnmsk promet #im-
portar~tescEcouvertes prévues pibr les a m %Eti~vkibEes.
~,
Voici, en substmce, ce qu'écrivait M. Pesusini au journal de$
1 4finaI~du SpinIisme, édit8 à Turin, Italie :
Le 7 mars-dernier, E, D. P., se cmmwiq,uamt en rêve a i
ddiurn, lui prouva. qu'avec me combin&mn de miroirs, oa réumit

I
b wnclre viqible l'Esprit mi veat se'&9~:st~ @ap e l'on B
mm avma ~ b t > e p~sr ~ * ~IBQ
de ce fait, et, BQW ne devom'po ~ e ~ devant d a ~son expo~ition,
&&on être ta& d'homme ridicule par lea pgsonnnes étrangères a m
manifestations spirites.
Donc, d'aprés l'ordre des Egp~its,nawpmes de nouvelles expé-
riences, pour savoir si le rêve du médiu'm n'était pas le reste d'me
'
nprmion pr6mhditde ;n'ayant p a &mi, ce ne fut que le 13 jdl-
:b 1871 que le médium E. D. P., dont la sia,at& egt &lie&$, fat,
~rprisdans le sommeil magnétique par w e tom qui, E Q E ~l'awir
veillé, le, lai- pla-agé dans wke h5bie S ~ B Q ~ ~ B QSon G ~ .regard
Iktait ettiré par UP verre c o n t e r i ~ bqu&pw gwttes d'eau. Tout k
ip, il s'écria : rr Otez çe verra d s h!n il voyait une figure qai le
b

Avec l'aide de l'autre mddiunn, noas demandâmes si nom ch-


i~ essayer avec % 33. P. l'mpériencs sur 1%médiumaité au ver+=
fani$ la réponse affirmant que le rnddium devait s'y wumettre
crainte, E. D. F. prit lo verre dans sa main pour y &percevoir 4
/image de son père, celle d'autres persomesf, pial, e ~ fsei ~repw-
~
' ' ;it ta figure menaçante da premier Esprit.
Ce fait prouve que ie médium voit $rzns idées préconçues; il
sekt pleinement, du reste, à confirmer ces phdnoménes obtenus
simultanéme~tdans diverses lcscalit+ :iTs sont donc le produit d'une
cause, d'une loi constante et non de l'hallucination de l'expérimen-
t ~ t e m Remarquons
. aussi que, dans la première expérience, E. D. E:
igndait les visions qu'il devait obtenir, puisqu'elles appwurent
subitement,
Le 29 juillet suivant, E, D. F. étaut magnétisé, ne peut dire un
mot, il e t do nouveau rnena-ee par l'Esprit gui h i rappelle sa pré-
diction, celle de le troubler pendant quelque temps. Eveillé et mis
en communication avec son pCre par l'écriture, celui-ci nous consefll:
de prendre deux miroirs dwla grandeur du quart dUne feuille dc
ordinaire, d e les unir en angles et de mettre entre aux un
verre d'eau, puis d'attendre patiemment; l'effet produit serait Ia
vision des .Esprits; que, s'ils étaient de ceux avec lesquels on ne
vauilb pas se meure en rapport, la force de noire volonté, accom-
-n 4pulsion, wfSEa~ai& pour goigner
leur. image., 4.c a-,
Le 2 aoi2t ~ 5 7 1 ,mes mxroirs atant &pciws, j essayai une expé-
rience avec u n nouveau medium doudde quelques ddegr6s de faculkk
voyante, mais ignorant compléternent le but de l'appareil ePmBme

-
x
la possibilité de la vision des Esprits, Sur mon invitation de reg'arder

1 ". =
le verre, et quoiqoe éveillé, queile ne fut pas sa surprise en y voyant
1
se sric&der diverses figures. Nous obtînmes soccessivemcnt des
effets remarquables par -8aiutres e&pé.@e~m; m. Vay&Zt dit.as le mi-
roir les tableaux de nombreuses actions aUésgoriques et réelle.
,

Dans la mBm@ journtoe, je me rendis auprès du médiiim E. D. F.,


et dans l'appareil se prdsentai* &us?&% la figure de l'Esprit obses-
seur; c'était un carabinier, dont les vêtements se reflétaient aussi
distinctement que l'image d'une personne vivante; l'une de q s
mains imitait sur l'autre le désir aflhté de voir le médium écrire ;
sur le signe négatif de celui-18, l'Esprit ouvrit les l&vres,et E, D. P.
entendait ces mots :a Faites-moi donc écrbe avec A,. , I> , mBdium
auquel il s'était communiqué ;devant un autre signe aégatif, l'Esprit
manifesta sa colère, et, après f avoir engagé tt venir dans les cercles
ordinaires et à ne plus troubler le médium, nous enlevâmes l'qpa-
r d . E. il. F. était tr&-agitd; c'est un jeune homme dont l'enfance
fut une longue souffrance physique; le Spiritisme seul a pu le sm-
kqercrnaralement et physiquement.
D'autres exy8riences nous ont prouvé que l'une de@lois qui
' TmL' r fi*
105 -
1 "raglent ces phénomènes, et -la plus importante, était 1"ptitude spé-
ciale du médium : dans diverses circonstances, nous avons obteflu
les mêmes phénomènes%vecd'autres m6diums; il semblerait, d'après
mes remarques, que la moitié des expérimentateurs poss,sédent cette
faculté, mais j'ajoute qye mes expériences ont été faites avec des

I
1"
sujets doués de quelques degrés dé faculté voyante; pourtant, des
médiums écrivains, et même des personnes étrangèr& au Spiritisme,
ont obtenu le phénomène de vision sans savoir qu'celles y fussent
aptes; il semblerait donc que le manque de foi et Ia crainte de ne
rien obtenir puissent seuls empêcher cette médiumnité.
La vision s'obtient souvent sans ;1 verre d'eau, mais elle réussit
plus complétement avec tout l'appareil ;c'est plus facile et plus dis2
) tinct. Nous le laissons ou nous l'enlevons, suiyant les conditions
physiologiques de l'organe visuel dk.1 mkdium, et d'aprb l'avis de
nos guides; car souvent l'expérimentateur bien doué voit à la pre-
mière séance ou peu d'instants après ; dbutres attendent plusieurs
poses pour voir dans la glace se former de pelits nuages vagues,
qui prennent, comme dans le verre d'eau, progressivement des
formes, et enfin, &ih des essais renouvelés, des figures distinctes
et nettement dessinées; d'autres ne voient se répéter que la même
, &preuve.
Il nous est conseillé de cesser, apr& 15 minutes d'épreuves inu-
tiles ; l'image ne se présente pas toujours dans le miroir fixédevant
1 le mddfum, mais souvent .dans celui qui le reflète, comme aussi
quelquefois dans le verre. Parfois elle paraît avec des couleurs na-
turelles, ou bien comme une photographie; ce sont ou des figures,
DU des objets qui n'existent pas dans le lieu des expériences, ils sont
même parfaitement inconnus des médiums, mais décrits dans h r s
infimes détails, ce qui prouve que ces images ne sont pas toujoiirs
fugitives. n .
Le voyant possède toutes ses facultés, il parle, raisonne, et n'est
ni magnétisé ni hypnotisé, i f voit avec ses propres yeux des objets ou
des personnes inattendues qui lui font pousser des cris d'exclama-
tion et de surprise profonde. Tout cela, est' dopc réel, vrai, visible,
sans hallucination, sans qulil soit' possible de douter de ses sens.
Lep miroirs dont je me sers ont 0,19 centimètres de haut,
O,14 centimètres 'se largeur; on les double de carton recouvert de
papier noir rabattu pour formèr une Fetite bordure sur le miroir, puis
on les réunit avec un liseré de toile qui permet de les fermer l'un con-
tre l'autre commc un livre ; ainsi, ils sont maniables et peu gênaits.
I
I L
I I
~ s appa~eflde plus grande dimension offre dc
~ @ m a r q u sqdun
mages plus gmadw.
Ce phénmhe n'est pas chwe nsuvella ; Noatmdamus fit ains
voir à G&b~inede M4dieis le premier des 3i30urbons qui devait r6
gnm m'France, et (lagliostro, par le m&me moyen, obtenait la vw!
eatf Chez le6 Arabes,
ac .n,~deutaumi soit
puita, etc., etc,
Maia'ee qui aBmc &e i~tslBgen~e 6
a
que le médium qui ignore les mditions
nomene lui-rn&ne, nous dirige, RUUS qui a
' meot avec Paida des communications ; et ils détaillent uiv
perwnne ou une cwse que nous ne connaissson3 pas, nos informi
t i a n ~viennent currdborer pleinement leur dire, 1
Ii e-st donc temps d&o~maisde soumettre ces faits, vieuxcornrnc

examiner et l a juger pour ca qu'iib mnt rkllement, cemi,-b-dirr


une simple propriété de l'âme humaine, un moyen nous donnant
la certitude des rapports qui existent entra les deux vies, ou pour
mieux &m entre le% deux états de la vie humaine. I

~i-fzmt wfin w i g ~ ~ u a &quer la vie humaina &'Q qu'z'urn instant '


e d~ PEsprii, slt Ea, suite de nsls &ad@& fera ad-
onde, c&te &fit6 inconk&ab1e en gxpliquant et
en praduisant d'wtrsw. p h P ; n m h aias pol~rronsbientôt
entrevoir le jour p r ~ ~ k aoùi nnotre
ceptée par lep habitanti de. oe globe.
C'est ainsi que 11s prédictions des Esprits
ment ;ils ont promis de nouveaux genres de
d&voilarplus hcilemmt la vérité des manifes
les effets obtmus en peu de temps naus fotlt esp
comme les tables typtol~giquesou pqchograpb,
entre les mkns da tout le. mona. Quelques-uns ne verront rien, Te&
semblant en ceci MXI personnes qsii n'ont pu écrire ;d'au&@ au- '
roat en eux et par la nouv~llemédiumriité,:les dé-ments de convie-
h n qui ne leur permettwt plus de douter, à moins qu'ils ne #
d o u t a d'eux-mêmes, etc., etc,
NOUS remercions M. A. Perunini et pour sa ieatre fratemoike~
micale, et pour la relation du phénomène qdil s étudié c o r n e %!&
homme intelligent et un travailleur infatigable : des partisans de IR I L

dmtrine tels qm lui, peuvent seuls bien attiçzquer le scepticisme, at


lui porter des coups d'autant plus sîirs, que notre correspondant
demande la lumière et toujours la lwiése.
Tous les groupes peuvent facilement èimf$
a;u verre d'eau et aumiroir, naw sewns, heureu
mltat, de leurs exp&fienceç,comme aussi Eaur opinion sur cet Intd-
regsant sujet. W Bourdi~,de Genéve, nous a donné des commun&
cations de premikr veç m belle ftmIi& de iiyiédium au vwrie -
d'eau. NOUSaurons, I'espker, k enregistrer des dietdes mé a:
dimirniques au moyen du miroir de Perusioi.

-
Essais de Photographies et"Esprite
UNE &TE BPIEITE. " r
M. ~~ornrniés et M. Lomon nouç envoient ae pno-
graphie d'Esprit, qu'ils rint obtma B Tdf6i~svchez le photo-
graphe M. Gendre ; l'image n'est pas parfaite, mais nos amis g
voient une espérance de réussite compléte, et 1s preuve que co
phénon~kne,praduit chaque jour en Am-érique, est une rbatité. Bien-
iôt, il faut lGspérer, des spirites sérieux et instruits, tels que ceux
de TouIouse, après avoir obtenu de b n s rdsultats, no nous laisse-
font plus que le soin de génikaliser ces manifestations,
Dun autre côté, 34. Marc Baptiste nous envoie leçompte rendu
ne fête spirite que nous donnons aiz e$fewm.- Ce ?&ii iaftdresen
lecteurs. -

7 u &lessieurs et chers frores, -'iI


B NOUS VOUS avions annoncé une reunion spjrite 3b Gaillac, gour fe

de ce mois: Toulouse, Montauban, Cordes, Carmwd se $ont


représeutor. Le Ces.& de ba morde pir& de TWCOUM avait
é &uf de ses membres, parmi lesqaelst des m$diaw parlants,
ins, voyants. Le digne président du cercle, M, %riami&,
g& soi] Btat maladif habituel, n'a pas craint de s'exposer à faire
a Las e s s ~ ph
b aphiques ont cornmenc6 V ~ t tBb h e m a-& ,
midi pmr finir à quatre. Un groupe a étG faif, & tous les assi&&ats 1
en sauvmir de b a;olenait8 fraternelle q@ mus ri2unissait. G ~ t t e
idée, due ;à l'initiative de H. Pumidis, m m rappellera, j'en ai la
c*viction profande, une d&e heureuse pour b,proyiagstbn de notre
bien-aimée doctrine dans notre ~4gion.Inconrius leg un&aux autres,
nous n%vons pu fra@Pnimrcomme nous l'aurions voulu ; mais =%te
repmduotion de t&es où vibmnt lm nt6rnes pn& dam m e o@n-
munion,absolue, quant aux princlpm, naus r+pllera que, si con&
hommes nom ne nous co~%&is@~& p w eacore, nos âmes, oit 11ts
mêmes aspIr&ii.w+ et nosamm hitent b l'unisson, en appela%
- le progrès et le ré@@; mfv~melGe Drieu. Nos e m i s se sua&~OCZFB&
* *
vis pans succès apparent d'abwd. Cependant,' B trois diffhn*
reprisa, M. Parmentier, a moment de ta paso, a vu dam 19c@$it
tif la Figure d'un Esprit qu'il a dhigné et dont il a d m n d le*@t
, - 109 -
Iement, confirmé par madame Cayrel, médium voyant du Cercle de
Toulouse. A chaque pose nouvelle, le médium vogan t constatait Ia
présence d'un ou de plusieurs Esprits c8té de celui qui posait.
Evidemment, ces chers disparus venaient 1%avec le ferme désir de
faire reproduire leurs traits pour aiErmer encore davantage, s'il est
possible, à ceux qui les ont pleurés et qui les pleurent encore, leur
présence auprès d'eux, et leur montrer combien ils sont touchés du
souvenir qu'on leur conserve. Le d&ir des incarnés et des désincar-
nés était manifeste; quelle chose pouvait donc s'oppose~à la re-
production do ces êtres chBris? l'étude et l'erpérie~ceseules no&
l'apprendront Plug tard. Les Fsprits copsultAs ont dit, les uns, que
cela tenait à, la bribvt% de la pose ;,d'autres, au manque de soieil,
Enfin, d'essai en essai, des têtes fluidiques se sorit montrées surAla
plaque 'au-dessus das .tdt~s, , g h ~ ~ d l ~ ns victoire, encçire
incomplète il est vrai, maiB d'un excel gure pour l'avenir.
Chacun de nous a remercié Dieu du fo cœur, et a prédit
à notre ami, M. Blanc, un suc&s complet à courte dchéance. Le
Maître a bien voulu nous fortifier de sa présence dans ces essais.
Sm apparition a été constatée par inadame Cayrel.
cc Yers cinq heures a commencé la séance spirite, présidée par
M. Pommiés, Je lie voudrais pas blesser la modestie de notre eicel-
lent frère, mais il ,$est acquitt.6 de cette- tâche diGcile avec une
aisance et une, fermeté au-dessus de tout éloge. En dehors des spi-
rites présents, l'assistance était nombreuse. Cinquante B soixante
personnes rehplissaient le salon de M. Blanc. L'administration, la
magistrature, le barreau y étaient largement repr6sent6s. es
dames, en certain nombre, et des habitants de la ville comp 4-
taient la [réunion, Plusieurs communications ont été obtenues
9
par les médiums écrivains pésents. Avant la lecture de celles-ci,
nous avons entendu inadame Cayrel, le médium parlant et voyant
dont je vous ai déjà parlé. Sa voix émue rious a fait entend& une
dissertation morde des plus touchantes, &+la suite de laquelle, sur
la demande du preçident, elle a nommé les Esprits présents à la
séance, parmi lesquels elle a encore constaté la présence du Naître.
Elle a aussi signalé la présence d%n Esprit souffrant, auquel
M. Pommib a adressé quelques paroles de consolation et #encou-
ragement. Alors a commencé une scène comme vous devez en voir
souvedt dans les rdunions, mais que, pour ma part, je n'avais ja-
mais vue. L'Esprit parlant par la bouche de M,. (je regrette vive-
w t de ne pas savoir son nom) a ému profondément toubs les
personnes qui n'apportaient pas. avec elles m pw;i pris de drhigrô.
ment, Je ne rao cbargemi pas de v o ~ sen rendre compte, me con-
tentant de va- dire que, pour toute p e r m w désintéress&, c'&ait
Ie plus tambarat des spectacla. Now amas encore entendw un
Esprit ~wurfrmti a r la bouche d'tm dm@,mediam par1mt du
Cetcbe de Toulouse. Toujours la même 4ner%ie que chez Ie précé-
dait médium. Puis est venue la lecture des cbmmunications écriks,
trés-remarquables & tous les p&p& de vue. NiParmentier, de @qn-
tauban, &L brnon, de '@ul&~,&, et d'aukm m&diumsdu même
carde, ont dmn4 leeture des di~rmrtakiopsobtenues, toutes em-
preintes du rhême cachet dg profandwr et rjlé?~.Pommib a
pris alors ta parole, et, d m s uae improvi que js nr3.qudifierai
pas* dans h crainte de bmr m mmadestie, II m .étai& les
.'
de la doctrine, aveb urre grande solidité d%rgurnentaî,ion Avec le
calme et la sérénité d ' u ~ professeur
. dans sa chaire, il a monkt5 le
Spiritisme sous son vkrilable jwr, ,Tl a Bk4 &outé a,wc le plus pro-
£Md m~ffeilleinentpar t a t q h ssSisbnts. La &mce keu&w&+mms
comptions noïh mbirer apt@ ~ v o ~k c m p % g n& éla gare nos frBras
de Toulouse, mais h p r e m k s $dame, ai hieri. r e q f i e , avait excité
chez plusieurs personne ledhi9 d'assister&unep~wn&,Lm ~pirites
présents se flren t un devoir de .se mettre 31, leur disps~rn.,Une
seconde réunion eut donc lieu à dix heures du soir, et se prolongm
jusqu3 minuit. Des dames et les personnes les y lus considérées
de la ville y assktIt-ie~t ; Im cammlmications parldes ne pouvant
pius se produise Bul~ #l~stnirn~nB~, plusierns dkwrtations écrites
.
furent bbbenves pai M.' P.. et mzhdemoistdle @IhmceX..,. (du
groupe de Cordes). Enfin, aprb une jouroée si bien remplie, il
nous fut donné d'aliw prebdre un peu de repos,
II Je ne dois pas oublier de mentionhx un médium mécanique

de Gaillac, qui, n'ayant aucune n&on d'écriture, a pu Bckire la '


prerhière séance ; la médiumnite s'est révélée ce soir-l&eh% @u-
sieurs plersormes non en ore spirites, notoirement deux dames, dont
,

F
l'une ib &rit trb-lisib emmt une demi-page a~vjran; Vautre a
tracé cles: eamctèies sans signification :ezadmt$ m&diurns pour
l'avenir. J'ai va! un i~onsieurqui f'W t o u ~ses ef-fsrtspour empêl
cher son crayon de se mtsuwir ; c'est un médium incr4dule.s Un
autre, un ami de M. Bfanc, et ceci constitue un phénomène dm
plus rares, après avoir prie un crayon et fait une Bvocati&, s'est
senti-rmme foudroyé I...Son inerbe2ulité seule a r e y Urie att&&e
dont &Ilsne çe relèvers pas. lil a protesté qu'il ne toucherait glw
0
"
un crayixi de sa vie. Espbus qu'il reviendw mxr c e b (à,&isian un
peu justifi&e,ii faut en convenir, pm le terrible choc quV a rreçir. Ce
monsiea~mus promet, dane un avenir prochain, d'être un mddiurn
des plus utiles. Ainsi s'est terminde cette journhe du 20 février.
Ekaucoup do personnes % Oaillm? ne connaissant le Spiritisme que
de nom, s'en font rn&in.ntstiantuneidde moias confuse. On peut bien,
' & I'occa&on, étouffer de petits aires .sen p&sence de tnctnife~tattons
n qai nesogt pas teajour$ c l i ~ c i u a n;t ~mais quand on a du cœur,
6e qui ne manque pas a a personne8
~ qui ont assisté nos s6ancczs,
on ne saiarait rire longfemps. Bn perrsant 21, ce crayon dirige dansi
ces chmi disparas .suqaek on timt
esthe impulsion, alors mêrrme que
curie signification, :ne peut-on pas
,a@PCQM diqams
rn&* I'arnour sugrnente
comprend la puissmce et la source pur*

ne journhe, 6ont les résult&,t.s aeront dus


Blanc, e Ee dévouemmt fait homme. r
* En allant $ Gaillac et rwmaab de- oie& vitle, sur riwibticyn
de n&re f r b &o~&r$~qje m @pis;etmi% B Gard= issh 51& 9.
une $d&niaaii du g h n p Fa&-# mas rdpkm ce que je vous disais
nagubre sklr'le compte dde notre ami? a eesd ~m pséra'#abb a@&@. R
28 féuriw. - a Notre ami, H. de Casenave est dans la doulwr
la plus profande. Sa mère, qiz'il a h u v 4 e trbs souffrailte i son
$etour de Gaillac, est d6sincamée avant-hier 26. Une lettre de lui,
et une da M. Parmentier, m'en' ont informé hier. Si quelque chose
peut adoaeir la, douleur de notl;e ami, c'est la certitude bien acquise
de l'heureux état dqm lsyt~e1pie troave celle qu'il vient de prdre. Je
lui ai écrit ce matim b u t ee qua bon6 gaides rn'snb inspkt! .pour
calmer cette peilne $, l&peUebfen peu p~uwentbtre comgw5es. 11
m'a prié d'annoncer son m d b e ~ éCr P ~ r i sainsi
, qu'à tous nos amis.
Je m'acquitte de ce devoir en trammettant de fi&e à frère cette
comrnuniccation douloureuse, Si notre ami souffre cruellement, que
%erait-ccs'il nS6tait pas spirite 5
E( Tout 5i. VOUS de cœur,

cu MARCBAPTIGTB.D
- 112 -
Réflexions sur l'action fluidique humaine.

Messieurs,
-
-

25 novembre 1871.

Je vous prie d'agréer mes sincéres remerciements pour m'avoi-


procuré l'avantage d'entrer en relations av'ec M. Marc Baptiste. J'ai
a
éprouvé 'par moi-même qu'il mérite, à tous égards, les éloges que
vous en avez faits. C'est un esprit juste qui travaille avec autant de
modestie que d'ardeur persévérante au bien de ses semblables et
au progrés de notre doctrine. Servi par des hommes de ce caraç-
t h e , il n'est pas etonnant que le Spiritisme marche aussi rapide-
ment; et la meilleure ri-ponsé L faireA&ses ddtracteurs, c'est dé leu
montrer de tels exemples.

I
Nous entrâmes en relations le 15 octobre dernier, et nous fixâmes
les jours et heures où nous essaierions de correspondre par la
télégraphie humaine. Je ne vous parle pas des résultats, parce .
qu'ils sont, du moins ostensiblement, tout & fait négatifs. Nous
attendons avec patience et une confiance inébranlable que le trava
flrzidique préparatoire soit achevé. Entre-temps, nous échangeons r
nos pensées par la voie ordinaire, et je n'ai qu'à me louer de cette
correspondance. Par ses aperçus judicieux, par la communication ;
- qu'il a bien voulu me faire des dictées d'A1lan Kardec, j'ai été -
amené à faire quelques réflexions sur le fluide spirituel ou semi-
matériel. J e prends la liberté de vous les soumettre, les copiant
textuellement dans une lettre adressée B M, Marc Baptiste, le .,
55 novembre dernier. Les considérations scientifiques 'contenues
dans votre dernière missive ii'ont pas été non plus étrangères "
l'inspiration çle ce travail. Je n'ai fait, pour ainsi dire, que recueill.,
et rendre, sous une forme plus ou moins bonne, les pensbes que je
recevais d'ailieurs. En vous les envoyant, je ne fais donc que
restituer au fonds de la doctrine ce qui lui appartient, bien heç
reux si, pour tant de métal précieux que j'ai reqtl, je rends une
3
monnaie qui ne contienne pas trop d'alliage.
a En réponse votre dépêche du 26 octobre, que je n'ai connw
clue par votre lettre, voici queIques considérations sur l'action flui
1
4 dique qui m'ont été suggérées par la lecture réfléchie et plusieurs
fois répétoe de In communication que vous avez eu r'obligeanoe de
me transmettre. ))

L'étude quo la science a faite des corps inorganiques composant


!e regne minérn! a fait découvrir qu'ils étaient constitués par des ,
oléc cul es divisibles à i'infini et affectant diverses formes, suivant
la nature des minéraux qu'elles concourent à composer. Ces atomes
constitutifs se groupent par voie de juxtaposition et sont retenus
par la loi de cohésion autour d'un noyau central que je pourrais
appeler le germe minéral. Cependant, ils ne sont pas tellement
serrés les uns contre les autres qu51 ne se trouve entre eux des
espaces vides, plus ou moins appréciables, suivant la porosité des
corps. Comme le vide absolu ne peut pas exister dans la nature,
nous sommes induits à penser que ces intervalles séparant les mo-
lécules sont remplis par un fluide invisible, impalpable, impondé-
rable, qui a échappé, en raison de sa subtilité, aux instruments
scientifiques les plus perfectionnés. Ce fluide ne peut être qu'un
4
principe semi-matériel, analogue, par sa nature, au fluide spirituel
qui compose notre périsprit, mais rdative beaucoup plus
grossièr. Ces molhcules fluidiques, comme emprisonnées au milieu
de la matiére pesante et tangible, attendent le moment où une
force extérieure vienne les délivrer de leur prison et leur permettre
de se joindre, en vertu de la loi des affinités, aux autres molécules
spirituelles repandues dans l'espace. EIles vivent, en attendant, .
1 d'une vie sourde et cachée ; c'est comme une période d'incubation'

précède leur BcEosion au grand jour.


' qui- si, des minéraux nous pssons à 17&tude des plantes, nous sommes
, arneiîés+par le raisonnement et par l'observation, à constater dans
celles-ci la présence du même fluide qui se décèle par une activitk
plus grande, et même par une sensibilité rudimentaire que tous les
naturalistes s'accordent à reconnaître dans les végétaux. Ce fluide
pirituel n'est autre chose que le principe vital qui anime les
plantes ; et voici comment je l'établis. La science, en décomposant
par la chimie les sujets du règne végktal, est arrivée à conskater
dans quelle proportion tel sel ou tel gaz entrait dans la composition
$une feuille, d'un br% d'herbe. Aucun des éléments matériels n'a
échappé à la finesse de son analyse ; et cependant, quoicpe possé-
lant et poixvant produire, à volontd, dans scs laborafoircs, des com-
10~6sanalogues a, telle. ou telle pIante, eue n'est jamais parvenue à
l'aire vivre même le plus petit brin d'herbe. Qu'est-ce à dire, sinon
qu'il y a dans la plante vivante, comme dans le minéral, un fluide
invisible, impalpable, impondérable, inappréciable aux instru-
ments et aux r6actifs : c'est encore le fluide spirituel. Lorsque la
graipe a germé sous l'influence atmosphérique du milieu où elle se
.rouve, la jeune radicelle s'enfonce dans la terre pour y puiser ia
- 144 -
%

tiIr&Pi relative dans llefs t h plats

@me nature, elbs S a t t i m t r&ipretquement, ;rrn vertu de la loi


an b des -a@&&, De
dane tsl dg dé 8
tissus absorbent piw w
unMo &sulie un B U G C ~ h~ I~t,i v & q
rdsllMaat a'érmergi~,lm
*ruapius de facilit&ies I
principes rnat6riels ne velopprnwt ; I'iwerqjs-
semnl est plus rapide, et on constate UB mncEei~enB-bh.su-.
pdrieu~B celui produit par les fore& de la nature abandonn4m
_1
e1l.w-mênzes,
Toits, messieurs, amiment je m'aplique I'adion Buidque des
P
kt& incwnb oq (Fé6nmm4sSUP h wi&&aal~.AumE.-j~ P
cias ces d4veloppernenb peut-&re nn psn &@us f Je, 7 +

W, n'ayant pa l'bbitnde du langage scientifiqee, ii a% fort


H
ib1e qua jhie ai& 6chappm'de nombreuws inexaotitudes dans
mon travail :je laisse à votre capacité le soin de'les déclouvrir, et de
-vous approprier ce qu'il peut y avoir de hoa. tout en rejetant, mp
'-
c balancer, ce qui prérsenterait le cachet de l'kwwr. - Um cbose,
pthclpahnent, m'a frappé, dans les promesses dYAllanKar&q1au
q j e t de faction fluidique : c'est pr6esémeat m.-marnent oh la
science 6clSlsomique avoae p r m i~ ~ & P Sqdiibrer la
consomrnt&m ~t la production, m ménageant également les dem
i n t W s , qu'il bous mive -un secours inattendu, nous p ~ r h n tla
solution du probléme. 'Je m'explique. Depuis quelque temp m m
amfjtatons [que les ob&& d~ première néces&& indispensMes
pom Ventretien de la v b rnabérielle, tendent à oe fixer à de*sphi r
difficilement abordables pour la classe ouvribre. Celle@, ~tre;pcui,-
4 v f
vant guése suffire b ses besoins avec ses anciens sa&ires, en de-
m n d e l'augmentation, Dc là les différends entre patrons et
ouvriers, et ces greves aussi nuisibles la production qu'b la
consommation. Le plus souvent, le pa4rot.i cède ; mais ses dé-
penses ayant augment& 51 est foreé tl'éleve~ le prix de ses pro-
duits, et l'ouvrier, tournapt constamment dans un cercle fatal, perd,
par suite de Yaugrnentation cies produits, tous les bdnéfi~esqu'il
aurait rdalisés par l'é16vation des salaires. Par l'action fluidique,
nous tranchons Ia difficuit8, la grande satisfaction des deux
parties, ea introduisant dans la production des matières premihres'
un nouvel agent qui ne coûtera rien, tout en donnant byfwaoeup, &
permettra au producteur de realiser, par suite de I'accrohseneient du
rendement, les bénéfices légitimes qu'il deman$& auparavant à
Yéiévation des prix.
prom-s
- Td est, mowimr, si j'& bien ~mpgÉsles
du maître, un des résultats les plus prochains et les plus
féconds de l'action fluidique de l'homme sur les végétaux. Rerner-
cions Dieu de nous avoir envoyé cette belle doctrine qui, dans un
avenir que nous entrevoyons ddjh, permettra au peuple de se sous-
traire aux préoocupations [de la faim, pour consacrer une partie de
son temps aux travaux de l'intelligence qui finissent toujourpl par
amener le progras moral.
Je vous prie d'agréer5 inessieurs, la nouvelle assurance de m~

COMMUNICATIONS

Instniations obtenues sur 170hs6d6ede'Spa


-
. 116 -
à peine dotre union était-elle accomplie, que, malgré mes préve-
nances et mon dévouement, je découvrais dans ma compagne des
goûrts de luxe et de coquetterie unis à une profonde perversité.
. ,.
Elle me trompait !.. j'avais un rival !. Cette. preuve me fit
perdre la raison et, comme une bête immondc, je fus reIégué dans
un asile d'aliénés. Combien d'anndes se passèrentbelles dans ce triste
état ?Parfois une lueur de raison me revenait, et ma haine devenue
terribIe élaborait d'affreux plans 'de vengeance !... Puis je retom-
/ bais dans mon existence misBrable. Enfin, je mourus aprbs des souf-
frances inouïes 'et Un abattement oomplet de mes forees vitales, mon
Esprit misérable reprenait sa liberte !...
Libre, comme ce inot fait du bien ! Je pouvais donc revoir l'id
fidi5le, je pouvais me venger.. . Je racontais mes projets8 des foules
d'Esprits; les uns m'apaisaient, d'autres, au contrhire, m'enga-
geaient- à poursuivre cette infâme perfidie ; ils me donnaient Ics
moyens de ielf tourmenter. En e&, je leur tendis des pikges, a
leit%-existencetgrrestre se termina.
,@endaat six %6cles,j e -raitpoar&$e dans le monde des Esprits
maMriels atbach6s $%que & la &$am da la terre; j'aurais voulu
.
l'anéantir I. . Elle se réincarna pour'devenir plus belle que dans SE
derniére épreuve, et pourtant je ne lui fis aucun mal dalm le pin-
cipe ; j'attendais l'éclosion de toute sa beauté et son entrbe* dans
une famille aisée. .
Quand vint l'âge de pubertÉ, elle fut adorée ; mon exagtion ne
connut plus de bornes. Dans ma colère folle, je puisais fluidique-
@ent des pierres dans le fond des cours d'eau et, les Blev&ntdanr
l'air, je les laissaistomber sur eILe, sans jamais pouvoir l'atteindre.
Désespéré, je demandais des coilseiis pour vaincre mon impuis-
sance, et, dès lors, se déroulèrent les phhomènes qui vous intéres-
sent. Sous une forme tangible, je lui tendis la main, et, devenr
ma4tre de cet ~ s G r i tincarné, je sus tracasser son cerveau, avec
l'aide de tioub les caprices d'un btre qui joue toute une existence
contre un abîme Bans fin.
La voix ds la cIémence me conseitldt, mais 13 &&re et la ven-
geance-me disaient sans cesse : Voità, le véribabIe bonheur.
Transforme en superbe cavalier, je lui préscntai une mail
glaciale qui fut acceptée, un échange fluidique fut fait entre nous, el
désormais je pouvais assouvir ma vengeance ; l'être fantastique qui
avait apparu un instant, devait dominer la patlwe enfant, je 143 re-
vis dalis 'd'autres circonstances, et, la tourmentint sous Atadtesles
formes, elle perdit enfin la raison et mourut ! J'Ehxis c.ondamn6aux
tdnèbres, mais mon Esprit satisfait s'achemina sans peine. vers
les lieux du repentir où il est depuis 1760.
Ma haine n'a plus sa raison d'être, et pourtant jusqu'à ce jour elle
a persisté, malgré la lumiére qui parfois vient luire dans ma con-
science ; vos priéres m'ont appelé, et, malgré ma grande peine, j%
répondu à votre demande ;votre but est de moraliser un Esprit du
mal, continuez donc votre action, car si dans les passages terribles
de mes existences j'eus rencontré l'appui sinckre que vous me pré-
sentez, je n'aurais employe toutes les facultés que Dieu nous donne
que pour faire le bien et engager nos &ères A paxdomer et à, pro-
..
gresser. Quelle terrible lec,on !.
L'Espni~PROTECTEUR DU GROUPE.
. - . --
Remqrw. -U- autre évocation faite par M. da G..le 3 jan-
vier 1872, à, huit heures du soir, offre les circonstances d'une lutte
entre l'Esprit obsesseur et Ies évocateurs ; nous allons en citer les
principaux passages, parce que leur relation corrobore la dictée
donnée plus haut et celles de plusieurs autres 6tudes envoyées par
divers groupes. i
.. ..
.. Demande. - Pour qu'iI-vaus fht permis de l'obsdder ainsi,
avi&-vous donc prise sur elle ?
-
RI Qai ; elle avait: c a m w moi & expier des fautes commises
dans Texexistence préchclente ; sa vie n'a pas &P. non plus exempte de
crimes ; nous avons été punis l'un par l'autre.
D. - gtiez-vous en elle ou dans la maison ?
-
B. Elle avait toute sa raison ; seulement elle seule pouvait
me voir. Je a allais pas seulement dans la maison, je la suivais par-
tout.
-
B. Si c'était à elle seule que vous en vouliez, pougioi avez-
I
VOUS tué le prêtre?
-
II. Pourquoi oa milaitil de ce qui ne le regardait pas?
B. - Nais si c'était POUT faire du bien 2 ,
R. - Savez-vous ce que c'était qve ce moine ? un vase d'iniqui-
tés I Croyez-vous qu'un Esprft, si mauvais sait-il, puisse obéir aux
ordres d'un tel homme ?
-
B. Non, mais s'il était mauvais, vous l'avez ét6'plus que Iui,
puisque vous l'avez tué.
-
A. S'il ngm'avait donné prise sur lui par son ignoble cori-
duite, croyez-vous que j'eusse pu le toucher 3
B. - Pourquoi ravez-vous tué ?
-
fi. Parce qub.. J e ne nais pas.
D. -Vous aviez pourtant une raison ?
B. - Je ne s&à pas pourquoi cela m'a. étO permis,
D. -Sous quallp figure apparaissiez-vous ordinairement à .,
jetana fille ?
-
Toujours sous une figure étranghe; voilb pourquoi elle n
rn mnnaissait pas ! Je comprends seitIement aujourd'hui corn
bien je i'g fait soaffir.
B. - A la mort d'lisabeth, on vit un gros rat lui *&ter au cou.
qu'eest-ce que c'était que ce rat ?
n
- R. - Figure matérielle, de&-à-dire I,.. Je ne sais pas trop
.

-1
colurnent vous expliquer uie &ose que je ne comprends pas bien.
D . - Était-ce vous ou un rat vhitable ?
-

B. - Non, ce n'était pas un rat et pourtant ce n'était pas moi .


D. - Pouveg-vous nous dire ce que c'était ?
R. -
Uae .sppwtt.fi~'e~
un$ forme hmaiiiipca, I
Quelquefois on ne peut a p ~ a t t s ~ s o u s
e l'EEsSpt se rapprochent
de ceux de i'aaninaafité
B. -Vous êtes p h -$m une forme hu
maine?
B. - Oui ! à elle ! mais& d'autres, jamais saus cette forme.'
B. - Peut-être ceux qui se trouvuent avéc elle n'étaient-ils pas
assez avancés pour vous mir sous la forme humaine ? 1

B. - Je ne sais, c'est pomible ; cela peut dependre d'eux, e


1
pdE&être de moi.
....a....

D.
B.
$2.
R.
coupable 1..
......,. . ........................... .....
-Tout ce que vous avez dit est-il bien la vérit6 ?
0

- Quel intéri3 aurais-je à VOUS tromper?


- Volws repentez-vous?
<

- Comment vous dirais-je? Je suis bien afflige et me v o h


.
D.-Reconnaissez-vius que vous avez fait du mal?
1
A. - A É'llisabeth, oui!... Mais, quant au moine, j'& servi
d'instrument; et, quoiqm n'ayant $as bien encarninie mes autre.
existences, je sais qdelles mei sont pas bonnes, I
-
B. Pourquoi B ahaque amiversaire de la mort d'$,.. ,voyait
on un rat dans la maison ?
B. -
Ce n'était seulement pas à l'annivers&b;j'étais tou~----
8 , ou du moins bien souvent, sans qu'on y fft attention,
- ai9 -
D. - Pers~mena w d e donc appelé depiais ces ai~1!nemenls?
A. - Nm ;on m'a a x ~ r ~ i &dest-%-rilire
, qu'an m'a injurié en
rarrnetthnt iks pdbnee. Qd n5sultst pr$&xldait-on obtenir ?. ..
val% wniw BVW le hites, m'appeler et me m e
able que j9eus,agi différelnmmt;sans doute k
I
mornen%n'&bit pas veno !
Un Espt~in~truckurdu groupa est appelé, voib son iastruetlon :
a Cet 'Ewprits YW;G le voyez, d&ire is'inotruirs, et mdgre w &il-
rements pw&, il est a&uieUemen%Bclairt? sur un point qui &tait
bien loin de sa pensée. Il va réfléchjr et se repentira, aprés &re
resté si longtemps dans l'obscurité; pour lui quelle rude punition. li
a, je crois, suffisamme&expUqu4 h came de l'obsession d'Elisabeth
Maréchal.
u Le rat, comme il vous 1% dit, est une image mat6rielle. Sou-
vent des Esprits apparaissent sous une' forme animale en analogie
avec leurs instincts, ou bien provoquée par les tendances de la per-
sonne à laquelle ils se montrent. Dans le phénornhe de Spa, ce
pouvait être l'apparence d'un 6tre double, p i q u e Iâ jeune fifle ne
i'a pas YU ainsi; et :touvent vqis &es sans vous en apercevoir, ies
témoins d'un phhornéae pareil sans que 1'Esprit pukm se rend~e
c o w t e de son apparition, BOUS une forme qui peut obéir à des
i m p ~ m i o mpérispritales divwm. Lm Espsite, m~Vikieisqui ne se
%ende&pas compte 6 mt ordre d'idéers, sont souvent très étonnés
de ne pas &treremarques pw les pewonntas aunq~tetksils croieni ,

apparaltre sous les traits bien connus d'elles, c'est-tdire I'


rence humaine. Yi-
a Demande. - Dsvon&notm croire que f Esprit ne puisse rétro-
grader, ni prmdre la forme d'un animal?
-
Rdjmwe. Non, l'Esprit humain ne peut rétrograder. k s -
que vous vous dégradez an vous abandonnant aux ~eef~.grogiiSiie~s
du chien, du chat, du porc, etc., vous ne prenez pas la phyiono-
mie matdridle de &.es races ;mais nous, les d&ncarnés, nous vous
voyoniri souvent sous cette forme qni n'est pas &elle nous le savons,
VOS instincts grossiers seuls v ~ u donnent
s cette,ap$wence ;celui qui
se d6grtid~rwoit ainsi sa punition.
u Pour nous il. en est de même, et souvent si noas sommes des
Espritsdégradh~,il arrive qu'en visitant eaux que noas avons aimés,
noua sommes reçus par nos parents et aiaie EÎsrrkns, avec des
-expressions désagrdables, et cliassés comme &S bdtes immondes
dont nous avons l'apparenoe.
- 420 -
a li y aussi d%utres influences fluidiques sous lesquelles les vi- 1
vants prennent visiblement et momentanement l'apparence d'a11
maux; plus tard, après d'autres études, nous viendrons vous expli
,quer ces phénomènes divers qui vous paraissent ét%nants, parce qu
vous n'en avez pas la clef.. ,n Augustin,
- .-
R e m a ~ p e . Nous livrons ces réponses & l'appréciation dt
'-

lecteurs de l a Aevue, et, si étranges qu'elles puissent &re, nou


sommes assuré d'avance que nos fréres des divers groupes trouveror
dans ce sujet complexe, des études skieuses et profitables à la do1
trine.
Id-
Les degrés du ciel.
-
iI. SE BE.4U.
ISdium, M. le docteur Reignier.
Avez-vous jamais songé à, contempler un lever du soleil dans la
campagne ; avez-vous jamais pense au spectacle admirable qu'il
devait présenter (L VOS regards, e9laissant dans votre esprit une
idée de l'harmonie dont le Créateur de toutes choses a doté la na-
ture 1 - Oh I que je comprends bien la dévotion de ces peuples.que
nous appelons barbares, et dont le premier mouvement à l'aspec
de ce tableau splendide, toujours beau, toujours nouveau, est de s~
prosterner la face contre terre, et d'adorer, dans une muette extase,
l'a teur de tant de merveilles.
&ssàyons donc de soulever un coin du voile qui nous dérobe sou-
vent, par notre faute, les &œuvres, de Dieu, et cherchons dans leur
contemplation les deductions qu'elles comportent, savoir :l'imppr.
tance de L'étude de la nature quand on veut, avec connaissange de
cause, en adorer l'auteur, et suivre les exemples qu'il. nous offre en
si grand nombre.
C'est ici qu'il faut vous incliner, hommes superbes autant qu'é-
r i goïstes, qui pensez qu'il n'y a rien au del&de la vie matérielle, et
que Dieu n'a cri% tant de merveille4que pour en faire jouir, pour
un instant (L peine perceptibIe, une faible partie de l'humanité. A
genoux donc, vous tous qui nous écoutez'! Venez rendre hommage
à la vBrit8 ; venez vous convaincre, incrédules de tous les pays, df
toutes les religions; et vous qui faites partie du petit nombre, âmes
simples et honnêtes, venez à, la source de toute lumière, venez
retremper votre foi naïve, et, ranimés par ce brillant soleil, aller
1 porter la lumière à ceux qui, moins heureux que vous, n'ont pu
boire à la coupe sacrée. - La nuit sombre enveloppe la nature-
d'un voile impénétrable :un vieillard, à genoux sur la terre humide,
adresse l'*terne1 une fervente prière pour demander Ia foi. qui n'a
er dans son âme. Tout à coup un bruit étrange .
bres méditations, c'est comme un bruissement
qui remplit l'air d'une vague mélodie ;il lève les yeux, et déj&,dans
la brume, il aperçoit confusément des objets qui paraissent épars
sur la terre, sans ordre et sans suite; l'horizon se colore cependant
peu à peu, et prête à chacun d'eux des formes brillantes ; en même
temps que des concerts mélodieux s'élèvent vers le ciel, des senteurs
odoriférantes I'enveloppent de toutes parts; il semble sordr d'un
long sommeil, et l'auvre de Dieu lui apparaît dans toute sa,
majesté. Oh ! qui pourrait dépehd~eL joie doot.sm &m est inandde, +
qui pourrait redire les actions de grâces qui se pressent sur ses
lèvres, qui pourrait résumer les bonnes pensees dont son cœur est
.
rempli 1. Ce tableau, mes amis, n'est-il pais l'image-fidéle de vos
sensations lorsque cous venez d'assister à un de ces émouvants spec-
tacles dont la nature seule nouq offre l'exemple; oh I n'est-ce pas,
comme des pensées d'amour et de charité vaus arrivent, comme
b u s vous h&tmde cherches des souffrances leur prodiguer vos
consolatiûns !
8 'Telles sont donc bien les con&quences de la contemplation des
grandes chows pour l'homine, qu'elle le rend meilleur, qu'elle le
'dispose à l'accomplissernerit de tout ce qui est beau, de tout ce CS-:
nost juste, et lui ouvre ainsi les portes du coleste séjour.
Qu'est-ce donc que le Beau, sinon la représentation du bonheur
hparfait pour l'humanith? et n'allez pas croire que ce soit un idéal,
'est la peintiire de 17$ge d'or dont jouissaient, eii d'autres temps,
des hommes assez avancés pour avoir rompu avec les passions hu-
-mines et leur triste cortége. Cet 8ge d'or, vous..pouvez le réaliser
,hez vous; il y viendra fatalement, quand tes hommes seront assez
! convaincus de la nécessité de progresser dans la science et la vertu
~oursuivre sCsolûment la voie.qui doit les conduire à l'harmonie,
Jousnous résumons en disant que le beau, c'est la sagesse, et que
la sagesse, c'est l'union merveilleuse de la science et de la vertu.
Telle est la vraie philosophie, hors de Iaquelle il n'y a pas de pragr8s
vxsible pour I'humanltd. . R
I r -
Qui du sort, humain est la vivante image ;
L'homme issu du néant, et d'étage en étage
Porté verd'le sumyiat par son propre labeur,
SéIBva pee& peu jusqu'au psrhit bonheur I .

tyde sw les fluides rnâgnétiques.

t ~rotlsvisiter dans toutes les phases de votre


mes, voas attires par at%aités las dtres invi-
sibles dont le périspit, formé des molécules i m Iqs9 trouve
en vous, dans votre -&h intime, dm points par jaxfiq&-
Ceci est une loi physique, parfnitepent reconnue psr les chi-
mistes, que tous les corps s''attirent et+! jmitaposent par affinité;
étant admise 1:existence desp8tres de l'eflaticit6, et nul de nous ici
ne met cette tsvidence en doute, il faut être bien ddparvu de lionne
1% rnistgn&isation,. il nk ait g'un?æ

:. d l &'& --1ZEM F S ~&&&e

I
lesquels $ahrita la sdancril ;"ceIa, 'aubant plus bcile q~aenos
organes obtsissent à une multitude de fils électriques; d'abord les
nerfs sensot-iaux ou de la vie animale, qui, se de
du cervelet et de la moelle épinière, comrnan
sens; puis, les nerfs ganglionnaires ou de 18
ven.t a m impressions de la faim et de la soif, aimi qa'aux doulews
intemes. Ndre cerveau étmt ainsi 1
w

instant&&ent totites les im es~iioiys,


PT
ment auquel toub oMBt ;notw e q p ,
secrètes, a des agents de traasmissiw
Qmc, rien en nous ne peat agir s
vobRt6 subit &piriternentles impr
1;S, que, pour nous, cette man
n'e&gas un r&e, il s'ensuit qu'une aietion exercée m a g n é t ~ e m m t
sur& sujet sera d'autant plus eBwce, que lq rnsgtv5tisalir, tout en
volosrté, aura su invqa& par la prihre

-
des effluves spiritueIles, c'est-&-dire I'aide des

-1
CI1

- w,.
- 124 i-
L'homaeopathie gu6ril, nous le savon?; & pourtant les globules
sont& peines &i&es d'une couche rn8diqale infiaitésirnale et spi-
'
ritualisée; Ees rtllopatbthes auront beau rirel*m sm@k,'iI n'est pas
moins w&Z que les coups de spatule, dqnnbes wx dil~tionspar
l'aF&b&u< et dans le calme du laboratoire, '
ddvdoppeat en elles un
porivoi~magnétique et électrique. a

Souvent, et malgr6 tous les soins' minutieux dannés am ." pr6para-


tions, le remMe ne va pas à, son adresse, il ne guérit pas ; tel doc-
teur échoae &ns patholo&-w bien .étudié, là où l'un de ses
confré'res réussit, ployant Èe produit de la même pharmacie,
..
le même priricipe ayant égale diIution !. Pourggoi cetje étrange
anomalie? s'écrie-t-on. Et dans i'impuissance de pouvoir en donner
une scdution satisfds&nte, on envoie son malade à tel docteur en
renom, un guérisseur, celui-18, qui aura nom M. L... ou M. M...
Que font ces guérisseurs homœhpalhes? Est-ce de la. chance?
E*CB uue divination2 ! ees docteurs prient sur les remèdes

, l* vob'nk6 Jes magné@e;. l'a&stance des,hvi&ibJw nie ;leur fait


'pas défanT, qar au ma&% loù lesrsi mdns qwt.&tmdaessur le re-
méde, les guides aimés emploient les fils nerlaem,dh croyant pour.
développer un courant énergique qui enveloppe les gl.@ulas9 mieux
que ne pourrait le faire une pile galvanopiastique. Désoimais, le
remède peut aller son adresse; une fois absorbé, il possède ic
véhicule spirituel qui lui permet de p$nétrer ,toutes les molécules
mat6rielles3, c'est la puissance Jomiqqe infinitésimale , glissqn t ses
@&icnles guériaanteg et r$paral~r&d~sla parte iatirne des or-

& d'esprits, Im docteurs ne donne-


8ai!]t$&es ; mais la magné- .
$me, ne peut que produire i
un effet désastreux sur le sujet guérir, le.reméde a reçu 1 2 ~ ~ c u l -a -il
i
Lion malsaine de l'opérateur en mauvaise santé. Si, dans les Iabora- I

ites que par des élèves convaincus,


robustes de ayp! & d'egprit, NB
c o n d i $ , ~~amemiertt les rhultats
attendus per Hahnernan~; ce +va& n'Qpuia la' faculté du principe
' guérisseur q& sur sa spiritualisation accomplie comme un acte
d'apostolat sérieux. Dans le gIobule, où la santé fut transmise par
le fluide d'un homme de principe, rnqs plein de vie, Ie rn&t=dc'
tro&ra la force. L'énergie vitale ne se puise que dans la vie :
telle est la lai.
s
1 Le magnétiseur sans croyanm qui.guérit, désire i
mment parvenir & un résulkat;. souvent il agit avec beauf
1 force parce que, malgré son inconscience; il s'établit & son ins I
courant actif avec le monde invisible ; aela est tellement vrai, que
t des magnétiseiirs dont la puissance et le s a v o ~ d o n técole, sont
arrivEs & cette déductio~ilogique à.force d'expdriences et d'études.
Nous sommes toug des 6tres doubles, ce qui en nous est spiritualisé

I
attire le remkde invisible ; nous gubrissons en employant trois
agents essent2els : 1" notre fluide nerveux ; 2" celui du souffrant ;
3d nous mettons ces deux premier^ a g e n k e s mnunication avec
avec le principe spirituel qui les soude p u r
opérer l'action commune.
O u plutôt, pour iious exprime~qiritementet selon Allan Kardec,
'cesont trois perisprits de natures différentes, s'unissant pour opérer
le division puissante parmi les molécules malades, elles introdui-
sent entre elles des molécules similajq~,mais nouvelles et actives,
guérissantes et réparatrices, en livrwi. 4 Is circulation les maté-
détériorés d; l'or
W
C
i
I
4
Elle féconde, unit, entraîne
La matiére comme l'esprit,
La terre s'échauffe ii vos flamme
Les cieux modulent vos accords,
Amour, attractiop des âmes, -8' -p
'
2>
Attraction, amou? des corps !i'
La rnoIécule insaiskg
Soumise à la fatalité,
Pour former le fer ou Ie sable,
A son amour : l'affinité.
Sous la loi qui regle et proiége
L2 mouvemen~niversel,
L'atome Zt l'ato-me skâgrégc
Selon sgn attrait naturel.
La fleur, d6jB plus instinctibe,
Et pressentant le bien-airnQ,
Dans sa corolle sensitive
Lui prépa. un lit embaumé.
u e u r e de l'hymen est prochaine,
Voyez 136tamineéclater I. .
Le pistil a conçu la grain
Le calice va l'abriter.
et plus se&&bleencore,
ee fils a h &du jwi,
De son gosier souple et sonore, w
Fait ruisseler les c@uts d'amour.
Dans sa vie ardente et joyeuse,
Les essors se sont agrandis :
Et, s'il chm la oouveuse, a

II c h t e su Tes petits !
' ?

% mr mn fmnt briIIe
Le sceau de $uasr&neté. 4
Sm amour créera la famille,
'La patrie et l%umanit&
il monte encore; il cherche il aime...
Les mondes qu'il voit, Dieu qu'il sent...
BIan sans fia, trés0r s u ~ e m e
Qui s'accroît en se ddknsant.
* %

Montre- nous qtteb transports zu voiles,


Mer sans rives de l"éthér bleu !
Apprends-nous pourquoi 'tes éioilesj
*changent des baisers de feu !
Dis-nous si la comète errante
Cherche m soleil waellea rêvé,
Et cornde& 'la p%&ète chfante,
Et dan? quel sein I'astre est coud !
Et toi, gource ck? 'toutes choses,
Toi, dont la vieembrasse tout,
Toi, le régulateur des ca&ms,
Toi, dont la grande &ne est partout ! ,

r* t-
Gw-
sens, nous avons, en'$f%ad la .'a

I
Anniversaire de la Mort d'A-,,, Eardec.
ira-'
- R

Le 32 mars 1572 rappelait & tous les Spirites le départ d3Allan


Kardec pour un inonde meilleur ;l'honorable veuve du maître a
reçu, ce sujet, plusieurs lettres qui lui expriment une grando sym-
pathie ; les groupes de Park ayant cilnacun décide d'aller au Père-
Lachaise pour célébrer l'anniversaire d'un homme vénéré, sans in#
vitations et sans parti prchsldité, bon nopbre de spirites se sont
trouvés autour du tombmu où maBWe Allan
mêine. Nous devions au joür de ]Flbqile@&ette
qui, pour tant de spirit.ks venus de points di
assemblée fraternelle ; la sympathie nous av
personnes, devant au nom de leurs groupes prononces cpelques2a- -
a, ont dû le faire devant ùn nibpnbreux auditoire.
Cette communauté de pensées, c& Bchange unanime de voeux
'
II
,' . l

I
spirites que n'ont pu arrêter ni l'inclémence d'un ciel nuageux, ni- .
1s pluie continuelle, ont fait prendre à cette rknion fortuite la dé- '
cision suivante : Le 31 mars 1872, B deux heures de 1'a.prés-midi, i-
tous 1cs adeptes de la doctrine d'Allan Pardec so6n4convoqués au
i '..
Père-Lachaise; cette réunion n'auça qu'un seal but, rendre hom- 1

magee&un éminent philosophe, et manifester le dbsir de


padre notre doctrine lwï'" qd
&aire discours ont été prononcés ;les auditeurs ayant, à l'una-
nimité, exprimé le désir de pouvoir les lire dans la Revue,nous les 1
insérons avec d'autant plus de plaisir, que tom les groupes de .
Paris veulent ainsi affirmer leur union commun@et leur confor-
mité d'opinion sur le t e ~ &spirite et par Allan %
P- ?-%-,
-
œ
- dl
1-

J
&L pmkq
AU KOM DE TOUS LES ANCIENS SPlRlTES.

Mesdames et Messieurs,
8 Je na guisiaber paseer le 31 mars, jour anniversaire de la mol

d'kllan Kardec, sans venir, au-milieu des membres de notre So


ciété, mêler notre sourenir et nos espérances à ceux de nos frére
et amis de la Sociéké anonyme et des autres groupes qui ont envoy
leurs représentants.
La sympathie nous attire autour de ces emblémes d'u? autre %ge
notre croyance sincére nous fait un devoir de venir déclarer corn
bien nous devons être heureux d'avoircomu le Maftre, d'avoir en
tendu ses conseils, Tavoir assisté, depuis leur création, à ces rdu
nions fraternelles où l'enseignement spirite nous fut prodigué pa
les aperçus lumineux du président Allan Kardec, et par les dictée
données aux Médiums. -
Perdu dans la foule des assistan& ge recevais avec humilitts le,
&v6latiqn~'de nos chers invisibles, &%rnbidonnant que I'honaetr:
&être spirite e f de m'hitier aux g r d e u s s de cette subIime doc
trine. Je n'aurais alors jamais pensé que les circonstan.ces puissen
un jour me plsmr à la tete d'un groupe; cela me prouve, fréres e
,
saurs, que Baur faire le bon travail, Dieu se sert souvent des hum
1 bleq. mes nombreuses lectures me Savaient prouvé, et je rernercii
n e bons ides, d ' ~ 4 r ~ ' n + l ' met mon dévouement a l ' 4 l i
1.
* Y Qhréuve
Gomm ous, bien des visitet mt, dans cette terre, 1,-scc:
ae personnes chéries ; depuis Serection de ce monument symw-
1 lj,que, au cimetikre du Père-~achaise.la curiosité est éveill&, la
passants deinandent à ces pierres levées, à cette tête de bro~ize,A
ces paroles : u Niztdre, moetrir, maZdre encme d progresss sa@
.
cesse, telle eft la loi !.. 8 le pourquoi de cet ensemble imposant I:
' .1-' -
@tiedevise n'est pas mystérieuse, ou plutôt eHe explique tous
myst&es de la nature, elle les rend clairs à tous ceux qui v d &
pmdre la,p&& d'ouvrir les ouvrages &Ailan Kardec. Le fanda-
teur de lac,p-E.iosoiphiespirite a Su mettre à la portée de toutes la
&dligmces les@obl3imes, les @us redoutables de la vie, et pour
naus bw ouvrkm de cette existence, il a prouve# par la plural&
.incarnations sur &te teme, que i'homme est lui-même l'ariisan
position, que son travail, son abnégation, son
famille tt lui ct de la manda famille humaine,
vérités à ceux qui ne les connaissent pas ;nos réunions fraternelles
doivent être un enseignement continuel, si petit soit-il.
Devant ce tombeau élevé par notre honorable sœur, madame Al-
lan Kardec, et par la sympathie reconnaissante de quelques spi-
rites, jurons d'être unis au nom du philosophe puissant que la pos-
térité bénira ; aimons-nous p e c dévouement, avec simplicité, tout
naturellement comme l'indique la loi universelle. Etre spirite con-
vaincu, sincère, c'est, au nom du Maître, ne pas refuser notre aide
au frère malheureux, ne jamais repousser la main qui nous est ten-
due, oublier les offenseset surtout.ne jamais prononcer d'exclusions.
Les Esprits malheureux ont besoin de lumiére, Soyons unis pour
être forts, aimons beaucoup pour être aimés. M. BOISTE,
Président de la Société des ktudes spirites.

*\
I
-7 AU NON DES DAMES SPIRITES. &
Mesdames, Mgssieurs, mes FrBres,
Toutes les voix, même les plus humbles, doivent $élever quand
il s'agit de rendre hommage h Celui qui, par une vie consacrée tout
entière à la recherche de la vérité, nous a légué, monument impd-
rissable, une doctrine qui satisfait & la fois les plus tendres aspira-
tions du cœur, les plus fortes-exigences de la raison : j'ai nommé
le Spiritisme.
On vous almontré le Spiritisme embrassant l'humanité entiére ;
touchant à toute position pour la guider, à toute souffrance pour la
d a g e r , à toute science pour l'éclairer, - à but sentiment pour
Fagrandir. - Je ne puis m'élever aussi haut ; femme, je vous dirai
sedlement ce que le Spiritisme a fait pour la femme.
Ce siécle, Me~sieurs,est celui dès désirs ardents vers un ordre
de choses plus parfait : c'est, si l'on peut parler'ainsi, l'époque
scrutatrice, 'qui sonde toute chose afin de pouvoir trouver un point
d'appui, et qui cherche à briser les entraves du passé, parce qu'elle
sent fermenter en eIle l'avenir. -'Au milieu de la marche ascen-
dante vefslle progrés, on a compris qu'il faut s'appuyer sur la
base conÉutante et sûre de la Famille.
Or, cette premiére éducation qui prépare la vie, ces notions, ces
premiers sentiments qui sont gravés dans nos cœurs, nous les
devons à la femme ;tous nous aimons rattacher ce qu'il y a de meil-
leur en nous, au doux souvenir d'une mbre.
On ne saurait assez faire remarquer quelle est l'influence de la
femme dans le cercle restreint qui lui est fait; et, d'après cela,
quelle est son influence sur la société tout entikre,
Quelques excmpleg en témoignent. Nous voyons que tous les
grands hommes, les âmes généreuses qui n'ont eu ici-bas qu'un
seul but : le bien de l'humanité, ont été préparés à leur existence
de lutte ct de dévouement par des femmes supérieures. Je citerai
seulement, dans l'antiquité, la mère des Gracques; de nos jours,
celle de Washington. -
-
La mission de la femme, tous vous la comprenez, Mais pour
la remplir dignement, cette n~issionparfois si difficile, oh trou-
vera-t-elle iin apput? Car ne vous y trompez pas, Messieurs, il
vous faut peut-être nioins de force pour lutter au grand jour, sou-
tenus que vous etes par la conscience de vos droits, qu'il nous en
faut dans la tâclie qui nous incombe, et qui est toute de sacrifice.
Et maintenant cherchons ce qu'on a fait pour élever la femme
la hauteur de ce qu'on exige d'elle.
L'antiquité nous la montre moins la compagne de l'homme que
r son esclave. A un certain point de vue on le peut comprendre. La

I force alors primant tout8 chose, on ne doit point s'étonner de voir


la femme assujetiic, elle dont l'action est toute morale ;iI lui fallait
nécessairement subir alors la' pression sous laauelle blovaient

'
grandes idées d'émancipation. Il semble qu'alors la femme doive
;; Un
être relevée pnr la religion qui l'idéalise dam la personne de Marie.
seul fait répondra : à un concile trop fameux, il fut mi-
doute qu'elle eût une âme.
Il était donné au Spiritisme seul de détruire un préjugé que tant
de siècles ont affermi et pour ainsi dire consacré; il était donné ati
Spiritisme seul d'éclairer une question qui doit tant faire pour le
progrès. Nous savons maintenant que le méme hsprit peut animer
la matière qui forme l'homme ou la femme, il nous est demontré
que la plus parfaite égalitb règne entre les incarnds et que la seule
distinction que Dieu mette entre eux, est celle qui rhsulte de leur
avancement dans la perfection.
Que la femme refo-ulée, compriinée, qui trouve son fardeau bien
lourd, apprenne par le Spiritisme ce qu'elle est et ce qu'elle peut
6tre. Qu'elle sache que, librement, elle a accepté une mission qui,
bien remplie lui sera comptée par le Dieu juste qui élBve les
humbles. - Qu'elle soit spirite afin d'dtre résignée et forte, afin
' a
de rnarchtr dans le vie, heureuse et calme par la conscience ch
son œuvre saintemafit accomplie. 1
Exalter le Spiritisme, Messieurs, c'mt exalternotreMaître inspiré,
Allan Kardw. - San grand esprit, qui a requ le prix du plus p q
dévouemqit, et; qui. plane maintenant dans les régions éthérém
écoute 3 pratdge encore les, moindres d'sn4ire ses adeptes. A-
q.u'i1 reqoive aujourd'hui de nous toutes, femmes spirites qu'il 9
éclairSes, consolées, fortifi6es, :ce témoignage de notre reconnaie,
sailte admiration ; qdil sache que saa nom est nos ye,ux entour&
de l'auréole de la vérithble gldre, celle: qu'on acquiert en travaiP

- - --
lant h la régénération de i"humanitR.
, , .Mademoiselle EU $ 8 1 ~B. .
- ? +l- L 7 r
.
. AU NOM DE TOUS LES MT~DIUMS, '

Mesdames, Messieurs,
Le sentiment qui préside d'ordinaire aux cérémonies funèl
erst celui de 1-a désolaiion, tee paroles que l'on y prononce sont er
preintes de tristesse, et le caus des a.ss&mts est rempli d'une érn
tion pénible.
Le départ d'un ami, l'incertitude de son sort, la terreur cl,,
événemeiit semblable qui attend chacun dans un délai prochain,
i'appareil du deuil, les larmes de ses proches, tout ce qui nous en-

1
toure contribue à nous affliger, 5 nous troubler, à, glamr nos sens. .
- Qllr regret& qu'une mort prématurée ait eiilevc! à une jeunesse
brillaste un enfant adoré, on pleure surades orphelins, on gémit
sur cette fitalité qui frappe té1 homme dont l'avenir s'ouvrait glo-
rieux, ou qui jouisaait des dons de la fortune, puis chacun se retirc
avec une impicssion douloureuse, et chacun s'empresse d'oubl
en jetant sur la tombe qui se ferme un éternel adieu.
Pour nous, Mesdames, Messieurs, ce n'est point avec de mm-
blaibles préoccupations que nous sommes venus ici ; le calme le plus
parfait, la sérénité la plus inaltérable règnent dans nas cœurs et ha 1
pensée qui nous a r6unis en face de ce tombeau est toute différenk.
Par un bienfait que tous les hommes sont appelés à recueillir, i
a plu à la Providence d'enlever de nos yeux, le voile qui nous ca-
chait la destinée de I'homme aprbs la mort, et notre intelligeincl
r,lvie a compris au m&qe instant, la certitude de l'existence dt;
1'8m et son immortalitbI
- -
Nous s a p n s donc que la mort est une transformation, qu'elle
- ILFt ->
nous offre la récompense du travail, du dévouement et de l'amour
fraternel ; nous la considérons comme le commencement du bon-
heur et nous nous réjouissons ,quand nous voyons sortir de notre
terre, comme d'une prison, un ami dont l'existence auprés de nous
,a été uiikment remplie,
Telle :est notre pensée en ce moment, le souvenir des travaux
+xcomplis par notre frère Alan Kardec, son initiative, sa persévd-
rance, son amour de la vérité, son dévouement envers l'humanité,
I -constituent en sa faveur des mérites dignes de gusciter notre ad-

miration et sont les gages qui nous garantissent sa félicité.


C'est pour rendre hommage Zr son élévation céleste et nous en
rkjouir avec lui, que nous nous pressons autour du monument éleié
à sa mémoire ; de& avec la croyance que son âme, invisible à nos
yeux matériels, mais @sente en rédité, nous entend, nous voit,
nous protdge, que nous lui adressons nos sentiments de gratitude
et d'affection, car si nous devons-&Dieu, bon et tout-pissant, les
bienfaits spirituels dont nous jouissoas, c'est qu'Allan Kardec fut
I choisi pour nous lea transmettre.

w Hommage à vous, cher et bon Esprit, qui avez étd le ministre de


4a générosité divine envers les hommes, et reconnaissance pour le
dévouement avec lequel vousavee rempli votre mission sur la terre !
1 C'est une joie pour nous, de voue sxprimer Les nobles aspirations
que vous avez fait germer dans nos âmes, de vou~retourner la part
du mérite qui vous est Idgitimement dû, et de songer que votre e u -
vre irnp6rissablc en se propageant par tout le globe, en le régéné-
rant, profitera à toiis nos fréres et à nos descendants.
, protégea-nou~pour que les liens de solidarité qui nous unisser~t
.se consolident par lafraternité et ~ o u sfortifient dans la voie que
-nous avons à parcourir, que votre inspiration nous seconde dails
1 nos travaux, que la charitd ct l'amour du prochain dirigeant toutes
nos actions, noue rendent persuasifs, et utges .à noire doctrine,
- afin crue,- con,tinuateursde volre œuvre, ,nous m entretenions le feu
sacré.
Alors, avec un saint enthauleuaiasme et un légitime orgueil, vous
aourrez vous émier dans la joie de votre &me : a Exegi monumen-
Fréres et sœurs en Spiritisme,
Les adeptes reconnaissants d'Allan Kardec sont heureux de se
réunir près de ce tombeau celtiqueJ autour de ce dolmen, vers
'lequel les visiteurs de notre grande nécropole portent leurs pis.
Ce ne sont ni les moulures artistiques, ni la richesse du dessin qui
attirent ainsi l'attention générale,. mais bien la forme inusitée de
ces pierres lovées, les devisas spirites qui accompagnent cet en-
semble, le souvenir confus d'avoir connu des monuments sembla-
bles dans les existences antérieures.
Le 31 mars 187 1 fut pour nous un triste anniversaire ; SQpards
par les événements, nous n'avons pu venir visiter ce lieu de repos.
Nul, parmi naus, ne se méprendra sur le sens attaché & ces trois
mots :lieu d~ repos. Les spirites savent que cette expression est une
figure, pili@ue le corps déposé dans cette terre se dtrcompose avec
rapidité, et que, des matériaux qui servirent à édifier ce logis d'un
Zssprlt, les uns s o ~laissés
t B la ppussière fécondante, tandis que les
atomes les plus subtils s'élevant dans l'atrnosphére, y subissent la
préparation voulue pour la formation d'autres êtres animés. Non,
dans la nature rien ne se repose, et, pour nous eweigner cette vérité,
la végétation dont nous sommes entourés nous prouve que pendant
cette mort apparente, l'hiver, les &ments nécessaires aux bour-
geons prêts ?t s'ouvrir, subissaient une divine préparation.
Ce bronze nous rappelle la physionomie dqAllaliKardec, et ceux
qui l'orit connu ou furent co~sol6spar h lecture de sea œuvres phi
losophiques, viennent souvent ici poqr mediter et contempler ce5
traits sympathiques et bienveillant@;ils prennent l'engagement d'&e
-
plus que jamais charitables et fraternels. Si des personnes étran
géres & la doctrine-visitent cette tombe, n'obéissent-elles pas
cette mystérieuse attraction des morts sur les vivants? ne vienneni
elles pas ici s'initier et savoir pourquoi les vivants attirent le
morts?
L'Esprit du Mattre nous voit.. Pour assister B, notre réunion, il
est dtwcendu des espaces interpla~4taires,de cette erraticité que
nous habiterons un jour, il écoute nos pensées et nous laissera, de
salutaires et durables rZsolutions : Travailleur infatigable il nous
prouve chaque jour la vérit6 de cet'axiome : La mo; c'sr la vit
en donnant ses conseils amis aux médiums de divers pays, en écou-
tant nos plaintes, nos évocalions et nos priéres, en les faisant suivra1
de douces et bonnes effluves spirituelles. Si le périsprit de ce guide
éminent rayonne ainsi, si sa pùissance se fait seutir dans les in-
times profondeurs de notre être, il ne faut pas en déduire que ce soit
là son unique occupation; soyons bien convaincus qu'en un séjour
mieux approprié aux conceptions supérieures, il élabore sans cesse
avec de purs Esprits, avec nos guides bien-aimés, tous les éléments
nécessaires à la progression de l'humanité.
Allan Kardec sut largement tracer la voie spirite ; dans ses
œuvres, nous trouvons cette preuve évidente : que sa mission devait
consister dans la préparation de trnyaux, non-seulement utiles à la
génération actuelle, mais aussi dans l'établissement de bases qui,
permettank d'embrasser les plus vastes horizons, laisseront à nos
successeurs de nombreusgs investigations dans l'invisible, et le
pouvoir d'unir 1e'Spiritisme & toutes les branches de la science.
Oui, fréres, ZQ mort c'esl bien la vie; une simple tranchée dans la
terre suffit pour recueillir notre dépouille, mais l'Esprit qui l'ani-
mait fuyant cette prison ushe, reprend sa liberth d'action ; son
enveloppa périspritale s'étend à lahfini, qusnd elle est le produit
d'une épreuve bien remplie, quand elle cst imprégnée comme chez
Allan Kardec, de ce profond amour de l'humanité, quand elle est
l'image de la dig&té p~rson~elle, du dévouement à ses'semblables
et surtout du sentiment de fraternité, d'txmour et de solidarité qui
doivent un jour animer tous les hommes,
Tout en rayonnant glorieusement sur nous, i'Esprit du Maître
peut aussi agir autrement et sans être placé dans les espace8 bac- ,

cessibles à nos sens :il rayonne par la pensée imprimée. Notreraison


trouve dans les bons livres, l'aliment nécessaire à la transformation
de noiidèes; la réhabilitation, la grandeur, le pain de notre Esprit,
sont enfermés dans les pages substantielles laissées par quelques
génies. Pour meubler notre cerveau ,et en faire l'asile sacré du de-
voir et de la conscience, il-ne faut plus ces œuvres futiles et passa-
géres qui flattent nos sens et nos passions secrètes, mais bien ces
volumes pteins de saines et fortes études, qui nous apprendront la
pratique sincère et exacte de nos devoirs, en nous permettant de
formuler nos droits, sans haines, sans violences, avec de généreux
élans de cœur, avec cette fermet6 de décision qui n'appartiennent
qu'aux &meséclairé= et sûres d'elles-mêmes.
Puisons sans cesse à ces sources nommées le Livre des Esprits,

tenter et 24 Genése ; recuei~lonsdans la ~ e v u ëtqpirite les apesgus


lumineux qu'Allan Kardec nous a laissés ; commentons cet enchaî
nement logique d'idées si bien coordonnées, et si nous avons su les
comprendre nous aurons obtenu le droit d'être meilleurs, plus 0e-
courables pour notre prochain, rious voudrons désormais employer
les trésors d'intelligence que nos pères nous ont légués, à- mieur
connaître Dieu et à ie bénir dans ses œuvres.
Allan Kardec, Esprit- bienheureux; apprends-nous à- matuene-
..
ment nous pardonner !, inspire tous les actes de notre vie, afin
qu'ils soient accomplis on vue de ,l'union et de ta devise sublime:
Hors IQ charité point de salut. P. G . LEYMARTE.

CORRESPONDANCE
-
Considérations sur l%aurre boréale
DU 4 F~~VRIER1872.
-
~ o t r efrère
' et correspondant M. Algol de M..
remarquables pages qui suivent :
.,nous envoie lea
M., 20 février 1572.

aL'apparition du phén &nedu 4 février n'a pas été pour tout


.le monde un sujet de commentaires-scienkiilques ou de réflexion! I
poétiques. Pour un grand nombre, pour la masse ignorante du vul-
gaire, elle a ét6 &o' bjet d'm superstitieux m o i . - On a cru voir
apparaftre un signe dans le ciel. Les imaginations ont bâti dessus
mille prédictions plus saugrenues les unes que les autres. Les âmes
timorées ont fouillé dans leurs souvenirs, et ont trouvé que les,
rores boréales avaient toujours annoncé des révolutions et des guer-
res. Sans reculer bien loin, qu'on se reporte seulement ai;
5 avril 1870, l'aurore boréale qui fut visible Zt, cette date n'a-t-el16
pas été suivie quelques mois après d'une guerre désastreuse et d'ef- 1
froyables massacres? Durant la guerre même, au mois de novem-
bre 1870, alors que la France luttait en désespérée contre un en-
nemi implacable, alors que nosespérances Btaient encore suspendues.
da-t-on pas vu, trois nuits consécutives, une aurore boréale
ensanglanter le ciel, nous prédisant ainsi la défaite et la ruine ?
'
N'eet-ce pas un fait frappant, écrasant meme? - Que répondrez-
vous à cela ?-Eh bien ! maint~mnt,on vms dira que cette demere
apgwition, plus effraytbnts que le8 p&cbdentes, nous présagai une
nouvelle catastrophe plus effroyable, et qui fera indubitabtemerit
rayer la Franee du rang des n a t t h ~ .Entre nous, il faut avouer que
?est un 8igne peu rassurant et peu fgi4 pour enflammer le patriotisme
, des Français et pour leur iiieulquer lesr id&s de progrés et de reg&-
nkration, Mais il y a heuremment des gais moiara pessimiates,des
braves qui ont B ceeur de rendre b la Pruise ce qu'die nous a
p~êU,,quiont eu Boute ,autre ohae dam notre ~iwmebarPAe, I!eont
vu dans le cial, ces guerriers raacuneux, 2s tmi xws_'ravwsapda
côté de l'Allemagne un drapau tricolore qui th& i a a j & m g e -
ment ses plis gkorieua C1 la manibre d'uû oonqu6raat :signal mani-
feste, mille fois é'Vrbt &me pmmpi~et &dataabmanche da la
France ! Vom &~ai-j@u6e <qe @s pttimris de m P~éta&w&out
vu da kwr c3t.é ? FIS ont vq dm drapeaux blancs, de&deurs de lis,
une fusion embldmatique de drapeaux ! Il y en a encore qui ont vu
daas les lueurs austrdês l'annonce d'un Messie qui doit partir d'une
-
petite ile de la Médittrranéè pour nous sauver ! Si le ciel se mêle
si bien de politique, je wois inutile de vous demander ce qae les
Anglais et les Autrichien$ ont dû y voir ! Bref, &abua y vu quel-
que chose, aacepth cependant les areugleî qni ont étB obligés de
croire &apbt&:,-rde ne. do& ma onnd6re de Y ~ parler S des dé-
vots, qai ont mrit.hm+tranché la qaesibn, m affirmant que c'était
ni plus ni moins le *ne de la fin du monde, concliision qu'ils ont
tirée de l'gvangile, où il e& dit p e oeffe hpojcllze-lh @rait annon-
cée p u des d b t r e des
le ciel.
tl
~ ~caimikés de tout genre &, des signes dans
I?.
'il peut y avoir de vrai daans cdte mganoe
1
w s qui apfWIX@k~&d w le .&LE- &ki,
mettons-nous un in&c& en dehors de la acimlre, di @'sri ae BILUB .
aalapçoane &me p a ~a)avBéP unwti p.&. pdmettons que 16 ph&
nmiéne que nous a r m dhcxit plus hztut p&se $Ire un aigne pré-
a u p m ; pour avoir oe cara&bm, il est éWden8 qu'il faut qu'U & 1&
@me ~ i ~ f i c a k i opour
n tous les térn~ilus,~au qu'au mins ii pr&
swte b toua et dass un e q w e restreint, les m & m s isa;rti&Fiéés,
.&a& un olsservatew d'diprit mp6riæur, doué même d'insfi&tian, si
a~imwle~, donnera i'expkation. OP, nous ~ Y M E dd$&que
S le phé-
nomPIne ne s'est pas an imtkmant en France, ma& mcore cn Alle-
magne, en Italie, en Tu~qnieet jmqu'en AmQriqw. Tous LSS payg,
glacés mus diffhrentes htikwdea, n'oirt pu le vair h n s les
- 1140 -
m6mes conditions, et leurs habitants superstitieux ont dû en tirer
des prédictions dilrentes. Faut-il croir;à un signe adressé à toute
la terre l Mais il est bien certain qu'il n'a pas apparu sur tous les
points du globe, et qu'y aurait-il apparu, ce ne serait pas une raison
pour en conclure la fin du monde, car en s'appuyant même à la '
lettre sur le texte de I'lhangile, qui donne de l'autorité B cette
croyance, il n'y est pas fait mention de lueurs polaires qui, proba-
blement, n'étaient jamais visibles ou n'avaient jamais été remar-
quées dans le climat de la Judée. Mais H y est parlé de la lumière
du soleiI qui sera obscurcie, des étoiles qui tomberont, etc., toutes
choses invraisemblables et purement allégoriques qu'on sait parfai-
tement aujourd'hui n'avoir aucune influence sur le cours des événe-
ments, m a s qui étaient seules capables d'irdpressionner les esprits d
ce temps-là. A l'époque du Christ, la Divinith ne pouvait s'affirmer
que par des miracles ; les intelligences n'étaient pas assez avancées
pour en concevoir une idée plus grande et plus juste. Le monde en-
fant n'avait pas encore quitth son berceau :son univers était borné
au peu qu'il connaissait de la terre, et il n'y voyait rien au-dessus
de lui-même, si ce n'est un Dieu, qu'il faisait en tout semblable
un homme, mais doué au suprême degré de ses qualités et de ses
-
défauts, n'en différant que parce qu'il était plus puissant et qu'il
dominait les éléments et les êtres vivants. Un monde imbu de telles
croyances ne pouvait recevoir que des enseignements proportionnés
à son avancement. Et nous ne devons rien trouver d'étonnant dans
ce fait, pas plus que nous ne devons trouves étonnant qu'on n'en-
seigne pas l'astronomie et les mathematiques à un enfant de six
ans. Ce n'est donc pas sur un passage de l'avangile qu'on doit s'ap-
puyer pour établir la réalité des signes préclirseurs donnés par le
ciel. Prendra-t-on alors pour preuves à l'appui les observations des
gens superstitieux, qui voient partout et pour t0u.t matière à prédic-
tions? Si nous voulons cesser d'être logiques, c'est ce qu'il nous
faudra faire. Je sais fort bien qu'on nous fera à ce sujet mille cita-
tions plus frappantes les unes que les autres, qu'on nous rappellera
la mort de César, celle m&medu Christ et mille autres événements,
où la nature semblait pour ainsi dire se sensibiliser et se faire pro-
phète. Mais pourquoi veut-on à toute force que ces phénoménes
soient des signes précurseurs? Ce ne sont simplement que descoïn-
cidences, et voilà tout. Les Esprits impressionnés par un grand
évênement, se rattachent à tout ce qui peut leur en perpétuer
le souvenir. Mais, voyons ! est-ce que quelqu'un s'avisera j:-
mais, par exemple, de penser que la comète de 1811 ait Bté créée
et mise au monde tout exprès pour remplir nos celliers de bon vin !
- C'est absurde, n'est-ce pas ? Mais voilà pourlant oh nous ménent
nos étranges raisonnements sur le système de l'univers et sur la Di-
vinité.
Mais C'est vraiment trop discuter sur de pareils enfantillages !
Qu'est-ce que les phénoménes purement physiques ont de commun
avec les phénomènes moraux? Est-ce que le mens agziat molem
n'est plus vrai? La matière gouverne-t-elle le monde? Est-ce que,
par hasard, ce sont les éclipses, les comètes, les chutes d'aérolithes,
les aurores boréales, le tonnerre, la pluie et le beau temps qui ont
fait la grandeur ou la décadence des peuples! qui ont fait et feront
les révolutions ! S'il en était ainsi, nous pourrions nous croiser les
bras, car il ne nous resterait pas grand'chose à faire. Cependant
une pincée de bon sens nous suffit pour annihiler et mettre au rang
les fables tout ce fatras de superslitions. Revenons donc à la science
et au Spiritisme. Ouvrons la Genése d'AIlan Kardec au chapitre des
signesphrsezlrs, et relisons ces pages pleines de sagesse et de lo-
gique, oili le Maftre fait justice de la croyance aux miracles, et, en
particulier, aux signes qui doivent nous annoncer la fin du monde :
u Quand s'accompliront ces choses? Nul ne le sait, dit Jésus, pas
1 ' u même le Fils ;mais quand le moment sera venu, les hommes en
a seront avertis par des indices précurseurs. Ces indices ne seront
u ni dans le SOM, ni dans les étoiles, mais dans I'état social et dans
es plus moraux que physiques, et que l'on peut en
e de ses allusions. La pratique générale de l'$van-
mener une amélioration dans l'état moral des hom-
mes, aménera par cela même le règne du bien et entraînera la
a chute de celui du mal. C'est donc à la fin du v i e m monde, d ~ i
a monde gouverné par les pr0jugés, l'orgueil, l'égoïsme, le fana-
a tisme, l'incrédulité, Ia cupidité et toutes les mauvaises passions
r que le Christ fait allusiôn quand il dit : u Lorsque cet hangile
r sera prêché par tonte la terre, c'est alors que la fin arrivera';
r mais cette fin aménera une lutte, et c'est de cette lutte que sorti-
. .. . .. .. .-
u ront les maux qu'il pr6voit. D ,
. . . . . .. .. .... .....
a Que chacun médite ces enseignements et les prenne pour guides
ans ses jugements. Que, s'il y en a qui se sentent trop faibles pour
urs préjugés terrestres et humains, qu'ils emploient
llent et dont je garantis la réussite : qu'ils quittent
.
pour quelques instants la terre et ses habitants l. . Qu'on s e craie
..
pas au moins que,je pla%ante !, Dans cette piik mtie e;xtra-l.er-
restre à la rechmhe du sang-frGd et de lvimpartbiité8voire s~rv'r
teur qui ne c ~ h t ~ de a ss'égarer,, même en discussion, ; L G G O M ~ ~ -
gnem ceux qui 'se sentirant le courage de faire l'essai proposé. Ce
n'est, $$rés tout, qu'un voyage le plus simple el le maim diqxa-
d m de &OUF. VOUSallez voir? mous $1 pi\s;Eerms pas. plw d@
t q s qu'un express pour,-aller deParis h Lyog T Nsusipastirons le,
sbh, si Vous voulez, et 'nous ne n&s $rr&twWs qp'au bout de &
henres, avec la facultd de dorn$r,pé&farit Ir; trajet;. Je vais dkjà
M m des lecteurs sourire 3 cette $ngdi&re propà&im: s'imngi-
nent peut-btr&qu'a~ec~rnangoût ,pour les dwr@tions d'lslsir&s., ji
vaisles faire assister â un lever de soleil I.,. Erreur pmhade L ..&.
mas î'at ttit, nous allons quitter la terre ei c'ert un rayon de lu-
mibm qui nous enip~steraavec sa vitesse ordinaire (sensih1e;raaed
&d~i%e,par esprit de moclération) cIe 70,000 l i e ~ e sà la seconde,
Eh mp~oaantque nous dormions au d@11at, au' b ~ t ,.&,w is$q9
$&@$rns4flr&~gJ%v~e+on9, id+Us,tiq04s .8 2 m t ~ k d 's$ 2 mil- ~ ,,
lions dd Ia?+rmi, 'cW&t-%%@e% plu$ ;de 6 -rp"h aislauce du soleil B
la terre, et nous aurons doublé ~es'confins'connus du ~ysthme . ... m-
.

laire. Arrivés Ih, nous ne serons pas 'bien fai3guds, et nom poursmç
n'orrs 'livrer tout à notre aise à nos réflexions philosophiques. En ou-
n a n t les yeux, nous ne manquerons pas de faire une reconnais-
sance des Ileux; et, l'esprit encore bourré de nos préjugés ferres-
t m , nous ~Eercbronr,'gveo une &nii&t& a p r à tout bien légitime,
'
I.dbU'
nairrs '%&par&e plan6te. Mâis ?levant %O&, derri&e ~ O U S ,
aa-dasus, arr-deams de noas, 'de"hus les côtés, nous-n~V W ~ O ~ I S
rien que ie ciéf kidr sur le Ifon$ auquél' "se taCher ont-des millions
d'(étoiles &tincelante,s.Une 6 t d e @lùsgr&& et plus bri!labie,gue les
autres frappera nos regards: au bout 3 e quelques minuteasde rd;
flexion, nous reconnaltrons en elle notre sole'il, reste bieh &
splendeurs que nous çontemp1ir)ns de notre klobe; mais, (est en
vaip que- nous chercherons LL découvrir l a @rr&'Pouü faire Eette
gramle tIIauv%ille,ce ne sera pas tfop àu nieilléur tkleaope de Fou-.
cault et da coup $cil mathémitique 'de1%. Le>Veirier. Aprés cela,
naus cherCherans, SI nous' p'bu$on&;- l'Europe'!;.. et puis la
France! ... Nous sefou$ e f h j é s d e "noiie kt8esse ef, de notre'
rihn't: el, croyez-le, nous'ne nom occuperons p l i s de signes prd- ,

cui seun phy siqaes, et nom verrons sknvoler un i un nos yr6jygésb ,


comme hn brouillard dissipé par le soleil. hlors 'nous . _ . rejetterons
. ..
. .
tous mes élèves. Je ie dis sans orgueil, parce que la gloire en revient
à Dieu et aux bons Esprits que j'implore, ski qu'aux excellents
. livres d'Allan Kardec, de MM. Marc Baptiste d Babin, et ii l'édu-
cation maternelle de madame ColIignon, de Bordeaux. Je n'ai ja-
mais hésité à en lire les passages le8plus remarquables à mes
enfants, en leur expliquant ce qui pouvait être un peu obscur pour
leur jeune intelligence. J'ai éloigné de leur esprit l'idée et la
croyance de l'enfer éternel, leur montrant un Dieu bon et juste
la place d'un Dieu vengeur et implacable,' Mon taleau d'honneur
porte pour devise : a L'accomplissement du devoir seul doline le
bonheur. n Tout le tour de mes deux classes, des devises du plus
pur Spiritisme, Tour tour je choisis une des devises pour i'expli-
quer et la commenter.
a Dans une lettre précédente je vous disais, messieurs, qu'avec
l'intention de me faire du tort on me faisait passer pour libre-pen-
seur ; je suis convaincue que M. le curé et ses vicaires me savent
spirite. Eh bien ! cela ne m'a pas ddpréciée dans leur esprit. A l'oc-
ca&n de la premiére communion des enfants, j'ai reçu les compli-
ments et les remerciements les plus flatteurs. Je les renvoie bien
vite à ceux qui ont facilité ma t%che, et que j'ai nommés plus haut.
M. F. , premier vicaire, mérite bien aussi que vous le traitiez en
frère, il est spirite bien certainement. Plusieurs fois, au catéchisme,
il a laissé de c6té toute orthodoxie pour entrer en plein Spiritisme.
Il a bien déclaré que l'on pouvait se sauver dans toutes les religions;
que si l'on croyait à la Mitre.: Hors i'*gli$e, pas de salut, on était,
dans l'erreur; que s'il en était ainsi, Dieu ne serait plus juste, et
partant, plu$ Dieu. Que quant à i'enfer éternel, rien ne le prouvai
car il était en contradiction avec la bonté de Dieu et la saine raison.
Que ce qu'il pouvait affirmer, c'est que Dieu donnerait chacun
suivant ses œuvres. Que ce qu'il y avait de certain, c'est une récom-
pense pour les bons et une punition pour les méchants ; qu'il fallait '

avoir confiance d'abord en la bonté de Qieu et en sa justice.


Puis, au sujet des manifestations spirites, il a dhclaré que ce
n'était point une superstition, mais une chose qui méritait une atten-
tion et une étude sérieuses. Qu'il ne faliait ni en rire ni en douter;
que la question n'était pas encore tant fait approfondie, mais 1
serait bientôt. Que Dieu, pour ramener à lui les incrédules, étai !
bien le maître de faire ce qui serait le plus propre à les convaincre.
Je ne finirais pas si je voulais tout citer. Le mot Spiritisme n'a pas
été prononcé, et pour cause peut-être :il y avait là des religieuses
et des enfants qui n'auraient pas compris, et se seraient peut-être
effarouchés. 11a aus ' abordé quelques questions psychologiques, et
3'
ce qui me fait dire qu on me sait spirite, c'est que lorsqu'il se lais-
sait entraîner par son sujet, il me regardait, et se basait sur mes
11 impressions pour s'arrêter 8% continuer. Plus d'une fois il me ques-
tionnait sur mes élèves, et si je lai'ssais voir quelque ddcourage--
ment, il rbpondaif d'un air qui en disait bien long (du moins je le
croyais) : a Continuez, continuez votre œuvre, ne vons lassez pas;
!..
a vous travaillez pour l'avenir . Vos enseignements ne seront pas
1 ;perdus, ils porteront leurs fruits. n
a Jevous dorine tous ces détails, messieurs, parce qu'ils ne peuvent
vous Btre indifférents ; tous les spirites doivent se faire un devoir de
VOUS renseigner.. . Madame E. B

-
Apparition de croix et autres figures
A BADEN-BADEN, BULR, RASTADT, STEINBACH, ETC.
-
1 Nous recevons de notre correspondant, Mm", E., à S., le récit
suivant :
a Messieurs et fréres en Spiritisme,

a Je viens vous parler d'un phénomène qui s'est produit il y a,


tnviron un mois ou trois semaines, l'ayant entendu raconter et crai- 4
gnant que vous ne le sachiez encore :
u Le 14 mars, il y avait foire à Lichtemberg, pays de Baden;
on vit un cercueil, une tête de mort, une croix noire penchke, des
Bpées et des pistolets ! Le peuple, consterné, se saura de tous côtés
en un clin d'œil ; il n'y eut plus de foire, chacun. se sauvant chez
1 a
lui. Deux jours aprks, m&me histoire & Rastadt ; mais cette fois
les phénoménes se virent sur plus de cent maisons et dans les
carreaux des fenêtres! Un maître d'école de Reschwoog, en
A$çace, se trouvant témoin de la chose, vit casser des fenêtres et
en mettre d'autres,; immédiatement, le m&mephénomène se repro-
luisit sur les nouveaux carreaux. Il rapporta l'une de ces repro-
ictions et la fit voir aux voyageurs au moment, de s'embarquer -
8 le Rhin, du côté de Baden; arrivé sur la rive d'Alsace, il voulut
encore la faire voir, mais..,., il n'y avafi plus aucune-fxace d
d e ~ i n s ;ce qai fait dire en Alsace, que cens. sera pas pour eus
cette fois!..... On m'écrivit ces détails, et 1dmaignaint controa
vés, je demandai dans une lettre des renseignements m Baviére;
ou m'envoya l''extrait de la Post Zeitung d'Augsbourg, que je vous;
envoie. Il vous sera facile cFe Ie faire traduire; je ne suis pas asses
bien portante pour cela. Ce matin r n h e , une lettre de Strasbouq
me dit qu'+on en parle beaucoup, et que Men d'es personnes vor

I
voir la chose.
J'ai pensé que ce fait icitêressarrtit votm C i e , a8 que vons
(i

pourriez demander des explications. Je reIk muvent l'a eommurii-


cation de l'esprit d'Elie Sauvage : il semble nous promettre le retm
à la patrie de nos chéres provinces!,., Qu'il en soit bdrri.! C d Espri

*q
est le seul qui en ait parlé, je crois.
a Adieu, mes chers messieurs, et soyez ou~oursassur de ma

-
fraternelle amiti6. E. E... a
&tre correspondaiit, M. F,., ,docteur de grand rntarite et spirite
?
1.
écldré, ia Bb:.fPouPEs m i ~ 4 r 8 'rnationale
de la nouvelIe Baviére, envoyé par MmeE . E.. . )

If doit être intéressant pour les spirites ae connaltre l'opinion


premibre des journalistes d'Allemagne ; mais il est regrettable que 1
nous ne puissions pâs toujours reproduire les charmantes Iettrei de
notre aimable et spirituel traductev~ M. F...
Heidelberg, 26 mars 1872.
La singulière apparition de craix 'et atp8res figura signifiant
a
mOPf;& datructiors, qui: s"e& rnarrifesté@tmt à coup mr des car-
reaux de vitres de plusieurs locil*lIEé~du district: de Badm, rmd '
compréhensible l'émotion qui s'est emparée cle tom les rangs de la
population, et il est tout neturd p'an cbedw à s3tl.c&er par le
moyens les plus divers, sur les causes de cette m~7stbaimtseaffaire
a Des exp!ïcations qui ont tatb données &ns les feuillm pubii
ques, iI rhsulterait qu'il faudrait attribuer ces mamiiifedaitims &
modifications fmprirnées tt la matière vitde p a urne
~ m&puIatiw
particuIiBre decette der . Roano~Eaiskrms & @&té,pour le mo
ment, la question drrs eauf'leg et &*originede cm ~ppaPUkms,pc
€&cherde rasçtmbfèr: pmuao.stectears, tous lefi éclairc&mments
Im feniHes pub1Z.q~~ d Ff.s commtrrrications v & ~ & hmat pu nw
foumir L ce sujet.
n On a 6cfi de Bxden-Eaden, du ICi de ee mois, h @ feuitle
1
& Karlsruhe : Il y a quelques jours, une mission eut lieu & Elsen-:
((

ù ,%II$é$ jC'Neuweie~..BeuaprEs, apparurent, sur des carreaux &,


a .vitres de ina,isops. appartewnt B de bons *atholiques,des croix, :
et .ad&&ous i$e ces qroiq an voyait dm pistolets et des bphs. B
a t'I&&aieiv, 'feûille citholir&e, aononce : a Ici aussi; comme
c & Badm, .Bühl, Steintxach,teto., on remarquait 5ur des ameaux

, u .de vitres &.cqtaics &%fices une, deux ou trois aodx de 8 A 1042.


u de'longueur# avec une largeur proporthnnt3e. glus ou moins
parfai.es et &me couleur un peu plus foncée que celle du
a verr~ Ce Bont des croix de cette nature que nous aym v~~cs,air,
a une 'maison de' Karlsruhe. n
De &&& on %&rit B la N. B. LiZ.(abr6via~imdans~le
tes@ rsi@i&aai::! te f i s i i d e de h ~ o ~ e l hidrro.
?e Pest
mina dur qm .le :. , .,,..... , <.
- 4 *.&dm;; eo pm.pgs le Id&& qye e s 8joursai, des noix et:
r entm'mhes, des t4ke de morts, aunt devenues szilDitemenl visi-
u bles % plusieurs fenlêtres, notammenit à celles da Gymnase. Cette
a ehme y aurait fait un tel bruit, que le police a .ern devoir se
u mêler de. .1Saki~e,et. pue le eommissaîre c~rnp&tenlt,~pour calmer
Q h grmxcih~r~n dm esprits, a doan6 I'assuraislm qu'il Eemft mm:
r mettre tes feakres 8, m mamh ehimiqae. .- . ,..- . .
a Nous nemmissons pas encore fes ~ém!%ais de ceces ~reckerches.'
a Par contre, une des vitres czruciféres a Bt6 envoyke ici, 03 ellei
a est d'objet des cocammentairw les plus divers. Les deux croix sur
a ~ u p i u t bdans
t m eameaa de vitre que nous avons vu, ne se trou-
r Y& pas & I-i, swface, mais paraissent dans Tintérienr $ peu prés
a comme U B m M e puissant; elles ssa~tde couleur fincde. Un
ixmmeB.ilaés-digne d.e foi, cpi, fitan3 à Bühl, a examiné le ph&.
u noméne avec soin, nous a dit : « Les croix n'étaient visibles qu'ex]'
a regardant de l'extérieur vers l'intérieur de la chambre; mais
« quand on regardait B travsrrs L-E-, de l'intérieur vers l'ex-
« térieur, on ne les rernar'quait' pas. h EL detaché des carreaux
a portant des croix pws>m ilnetire d'aufr&. Mais aussitdt les croix
u sont devenues visibles sur les carreaux nouveaux. n
. u 11faut qu'$. y ait .du vrai dans les s&hs de mes adl.cIexaEi mm-
Atrioiea Naik:&tfe .&dnci&ce de tes croix et autres û g a s aox
fen8trk
. . .-.dezéibs c a ; t b ~ l i &sur
~ cellev d'un gymiiaae, pou a@s
!...
L id
'
une mi&~%
a 11 pourra$ y.avair a s i ltt uii fait de photogrq&ie spontanée.
Comme l'état ?ctlrel des sciences phpiques donne pas la 601~-
tion de ce probléme, je la demanderai volontiers soit à l'Esprit
Jobard, de François Arago ou autres savants Esprits. Le, mattre
lui-même vous dirait bien s'il y a influence spirituelle ou mystifi-
cation des bommes, sur ces carreaux de vitre de ma sainte Alle-
magne. .Aussi, B l'œuvre et de bonne foi !
' a Quant à mes bons Badois et Badoises, je les vois d'ici lever les
bras en joignant les mains, criant au miracle: « O Jesus mein
Goit !Je .vois aussi les Révérends Pères accourant, trottant, suant,
exhortant b grands renforts de chapelets, de bésicles, de croix et
de goupillons. n Docteur F . ..
Remarque.- Nous ne trouvons dans ce phénomène d'apparitions
d'objets divers sur la matiére vitrée qu'une confirmation du m&ne
fait relaté si souvent dans la &vue spirite; les Esprits désincarnés
assez avancés doivent, encore mieux que les incarnés, savoir rnanipu-
ler les fluides. Tout nous vient de l'espace, et, dans le grand réservoir
aérien, les invisibles puisent facilement les éléments nécessaires B
1'incrm.taition dans une vitre, d'un8 image reproduisant la physio-
nomie d'un être mort, comme B San Francisco, B Dijon, à Béa
thune, etc., etc. ; ou bien la figure d'images symboliques, sernbla-
bles A celles dont nous insérons la relatioii. Ce fait se renouvdle
fréquemment, et il entre dans la catégorie des reproductions fluidi-
ques de photographie spirituelle.
Il ne s'agit plus ici, dans le-verre, de modification de la part du
fabricant, mais bien de modifications invisibles, par l'action d'agents
invisibles et intelligents, qui repmduisent ce phénomène dans les
quatre parties du monde, De prochaines études, recommandées à
tous les groupes, nous permettront de donner d'autres explications
avec faits B l'appui.

Une Vision

-
Nous lisons dans la Chron@uedeSan FranciXo, 15 janvier 187%:
La perte du beau navire le Contz'nmbal, tout en surexcitant les
Esprits de notre ville, est devenu la preuve bien importante d'un fait
spirite.
Un médium et docteur trés éclairé, Américain de naissance, sé-
journant dans notre cit6, eut la vision suivante :La nuit, il vit s'ap-
procher de son lit une femme à l'aspect très affligé ; surpris et
effrayé, il se calma au&it& et demanda A l'Esprit la cause de sa
douleur; la vieille dame écrivit sur le mur : que le navire en bois
((

et vapeur le Conlinentai faisait naufrage, quhn grand nombre


de passagers enlevés par les vagues avaient disparu, que le nau-
frage avait lieu au cq'Saànt-Luc. a
Le lendemain, le médium, on ne peut plus agité, raconte à ses
amis le phhomène de la nuit, et comme il ne demandait pas le se-
cret, le fait se répandit comme une traînée de poudre dans San
Francisco. Les habitants qui avaient à bord da ce navire soit des
parents, soit des intérêts, furent extrêmement agités; ils déclarérent
que le médium avait fait un conte. Les autorités, entraînées par
l'opinion publique, furent obligées d'arrêter le docteur, et, comme
distributeur de fausse nouvelle, de médium possédé di1 diable, ils
le condamnèrent B une amende de 35 dollars.
Les spirites furent indignés, et, malgr6 leur protestation, les au-
torités exigèrent immédiatement le payement des 35 dollars. Peu de
jours aprés, on recevait par la voie (Di la Paz) la certitude du nau-
frage du Continental sur les récifs du cap Saint- Vincent.
Les spirites ayant ainsi la certitude que ka vision du médium était
vraie, ont demandé instamment, non-seclement la restitution de
l'amende, mais aussi Ie droit de venger le docteur voyant des rail-
leries et du mépris dont on l'avait couvert. Le public de San Fran-
cisco attend avec intérêt le dénoûment de cette affaire.

DISSERTATIONS SPIRITES

Le Spiritisme à Rochefort-sur-Mer.
Notre correspondant, M. B... de Rochefort, nous adresse la
communication et leri faits suivants, obtenus dans une réunion de
la société spirite de cette ville, et à laquelle assistaient nos frères
de l'île d'Oléron.
(19juillet 1871. - MBdium, M. N.)
II Frères et sœurs, vous êtes témoins de la grande anarchie maté-
rielle, tandis que je suis spectateur d'une colossale anarchie spiri-
tuelle. Si vqs Esprits familiers ne viennent pas souvent vous visiter,
c'est qu'ils sont retenus par des travaux d'une grande importance
il s'agit ici et dans ce temps, du renouvellement de l'espéce humaine.
(r: L'anarchie matérielle se cramponne aux priviléges ; avide de
- 450 -
pouvoir, eile: ns muffee. ni droit ni juslice, elle fie tolère la liLm4.6
qdm vue & la, kazzquillité de s m intér&sr sordides;:aveugles !..,,
alwi@qs M& l'aikambie spirittuelle a ùne importance beaucoup
Mu&& ~ w r imr > b v&lo edat lard!,.. b s Esprib enfante seuk
~ ~ ~& m t a tQPls , m v ê ~ ,YWS avez ~ C Zle décret de Dieu;
; qui
les temfs sont donc àrrivds et la. ;48pr&tim ,deI'ivraie et du bon
grai* Y& t~ taire, et q9e& biee 1$ ha emw r&li~,de la grande-
,- r4vofution actueils Les $&a c;a-Ma~g&.de remiords, Ics, serviteam de
la m&, . q L&5 &@tek& au vit; &iOB^ a~rnprisi'arr& qui doitl
d l a bdmir de o e b pat* &rrl ils fakaient 1.mpropridté depuis dee
centainete de sièdea Pauvres inwmési, ils se r4vd;tent contre le fort
des forbs, et n'oit piw qu'un seul moyen de se satisfaire, celui
d'Pte plas mitepablm encure 1. ..
u Dans notre pauvre patria, vous avez été tkmoirs des forfaits
qui ont indigni: lous les cmrs bomêtea Eb ken, cela n'e& rien en
twmpr*n de 1s r0mJte i~maséemiptse çdui qui nous a donné
Dieât. Y- d i m a I'inflmce

qui appar tiimmit b ce5 &a oHrds d'Pd&%, voue font une guerre à
outrance; ceux qui vivent B l'&ta4 d'%$sgdC,oilt c s n n a i ~ w e pour ,
laplupart, de la transformation actuelb de h terre, et, w h a n t qu'ils
en eiejreroast ezoltis s'ifs ne font amende honorable, ils trouvent plus
'
m m d e de se cmliser, poar former une majorité qui puisss peser
dans la balance. ii est do% mg& que va@ soyez kiair& sur cet
A .

important sujet. ' . ---------


(( Dieu ne nous d g ~ q~ e@& lais équitables et éternelles, tou-
jours les mêmes quantAaubuî à atteindre, c'est-A-dire I'unité. Quand
la majorité des habitants d'une pbanète, s o i t . h r a h ou désincarnés,
parvient à un certain degré d'avancement, aussitgt, le graitd dispen-
sateur las fait concourir di, un état mpérieair sur la même planete,
gui dk-mame avance alors dans la hiéramhie dm mondk.
Sdche5-le, si les Esprits pervers m t achards a délourner les
incarnépl des idées si justes et si consola Spmitime, ils sont
encore bien plus em@-es&de $' prits assez confisnts
p w 1& h a k r : a edr, ilo s politiques, qui,
ph@ mduire les pmpk~b rae plas #mir leur libre arbitre,
la6&usmt i r n ~ h &"hm lm SSBPR,~~ t k a b n de s la i6novatiw,
contraire daw I I o i t d o a de ~ O U B185 partisans ardents d~
'
qui ont profon&&& ,& philoi3qAquement Btudi6 1 sef-
feSs..&es g w confite;=tuelsi, p w remmter sagb~melltà Ea source
l
qui les a produits, par conséquent, aux causes premiéres dmtd ils
dérivent logiquement.
u D'un c6té nous instruisans avec ardeur, tandis que de l'autre
on cherche à empoisormer le breuvage salutaire que nous vous pg&i
..
parons I ,Fréres spirites, redouble^ de courage, malgré les hommes
et les Esprits pervers, ne faut-1 pas faire luire dans toute conscience

Ihumaine la, lulrriére divine et toutes les vérités que naus révelent
les mer mille^ de l'architecte des mondes 1,. .
a Prêchez donc par l'exemple, et vous aurez alors l'éloquence
dupr6rne. Priez pour les rebelles, soyez charitables pour tous; c'est
le vceu commun des amis de I'erraticité.
c Tout à vow dans l'amour fraternel,
---,-, . rr ALLM U B D ~ ,
..-m. . . : '
/; -
&eemarpe. - ,m',a
Puisse le groupe de ~och&ortperséverer dans
ses travaux, il aura non-seulement l'appui des bons guides, mais
aussi l'assentiment moral de tous les spirites. Ce groupe est bien

le récit des trois faits suivants :


..
secandé dans ses études par son président M. B. qui nous envoie
I- LT;L W
i i
i-

ti' Un simple ouvriiier spirite de ce groupe, c o m p l é l ~ n ~ ~ ~ ~ l t 8 ,


mais do114 b'&e gritmk-e~Ient:6,, @mergttilnce puissand flu.id&ue
unie à une croyance b h ferme, h un profond arnoar paw son p o d
chain, possède la facurté guérissante et l'intuition da qu'il faut
pou? soulager un malade, en portant la main sur la partie affectée;
une secousse électrique Pavertit que le mal est 1%. Remarque parti-
cuIière, Ie médium, qui est chargeur de navires, pose sur l'endroit
douloureux un petit caillou qui Iui fut a;pporté.dans une circons- .
tance particuliére; depuis, il a la persuasion que cette pierre &ai6
d'une grande efficacité, et que magnktisée par les Esprib elIcntiXde
à guérir les malades. Ca t~tESasnmja& de la ~fa~uleé &mée aux
globules homœopathiques, par le docteur qui lw baigne dans une
dilution magnétiquement préparde. Le rnédiurn de Rochefort est un
homme sain et vigoureux, ce caillou a ses molécules empreintes dm
fluide énergique de ce travailleur rempli de grandes pensé@ .=O-
rales, et, lorsqu91ile tient aur la partie affectée, il prie, & les m i s
invisibles se- servent de cette nature privilégiée pow conduire IkLs
atomes fluidiques 5 travers s m périaprit, puis à traveao mol écu let^
du caillou qui, devenu pile électriqae puissante, trammet aux par-
ties intimes du souffrant le remhde souverain.
u Ce guérisseur sature sans cesse ce caillou avec son fluide
d'homme bien portant et plein de santé ; aussi vient-il prendre à
la source bienfaisante, sur une humble petite pierre, ee fluide ré-
générateur et bien préparé.
a 20 Communication spontanée d'un Esprit mort à l'île de Ré ;
il exprime ses amers regrets, gémit pour avoir ruiné cinq cents pe-
tits créanciers, et pourtant n'a pas conscience de sa position; comme
il se nomme et prétend que sa famille est fort riche, les auditeurs
l'engagent à obliger ses héritiers i faire la restitution,mais le fera-
t-il? Les renseignements pris aprés cette colifidence étrange, en ont
..
prouvé la triste réalité !.
a 3 O M. S..., receveur des douanes, nous avait demandé l'évoca-
tion de SEsprit de Jeanneau, mort dans des circonstances singu-
liéres, et qui ne vint pas à l'appel qui lui fut fait.
u Mais, nous dit M. B.. ., président de la société, le 6 septem-
bre dernier, un E~pritqui signa : Valentin de Saint-Georges
d'Oléron, nous répondit ne l'avoir pas rencontré dans 17erraticit6,
malgré ses appels réitérés, etc. La communication continua par un
dialogue dont voici un extrait :
B. - Combien y a-t-il de temps que vous êtes mort?
B. - Je ne m'en souviens pas. J'ai fait une maladie, je me suis
endormi, et, en me réveillant, je fus bien surpris de me voir entouré
de ceux que je croyais morts.
-
B. Avez.-v~usconnu Jeanneau?
A. - Je l'ai coiinu enfant alors que j'étais homme.
-
13. Sans vous souvenir depuis quelle Epoque vous $tes dans le
monde des Esprits, ne pourriez-vous pas nous dire I'&ge que vous
aviez lorsque vous y 6tes entré?
R. - Je ne sais pas,
B. - Quelle professioh exerciez-vous sur la terre ?
B. -J'étais pêcheur.
D. - N'étiez-vous pas marin aussi, et n'avez-vous pas navigué
pour l'&katet le commerce?
-
R. J'ai voyage dans les colonies, et j'ai fait une campagne de
quatre ans sur le navire de l'fitat la Rezhe-Blanche; j'ai navigué au
cabotage pendant quelques anndes, puis je me suis étabIi (marie),
et me suis fait pêcheur. J'avais un petit bateau à moi.
B. - Aviez-vous des enfants?
-
R. 'Oui, un garçon et deux filles.
Voici maintenant un extrait de la lettre de M. S..,, concernant
cette com%unication. a La communication signée Valentin de Saint-
Geurgesest vraie. Nous avons consulté, M. T..., et moi, un vieillard
de quatre-vingt-quatre ans qui conserve tous ses souvenirs : il se
rappelle parfaitement ce Valentin qui a laissé sur la terre, a-t- il dit,
deux filles et un garçon morts peu d e temps après lui. Sa mort,
croit-il, remonte à soixante ans. (Qu'on aille maintenant nier la
vérité de nos communications!) Ils Btaient venus quatre de LaTeste
pour pêcher sur nos côtes: Valentin, Hugon, Marcot et un autre
dont Ie nom est oublié ; il reste encore Hugon. Nous fûmes le voir &
-
- .q
un kilomètre de Saint-Georges; aprés lui avoir rappel6 son jeune, t
âge, sis compatriotes, il s'écria : r Valentin, ah ! oui, Valentin,
a Marcot, belle pêche, i ce souvenir ranima ses forces morales. .a

a Oh ! dit-il, si je pouvais marcher, je trouverais bien le poisson


a de ce temps-l&. a J'ai fait lire cette communication, ajoute
M. Sauvageot, b plusieurs personnes, et La confirmation de ce nom
Valentin, les a fait réfléchir. »
m
Lc président de la Socidté spirite de Rocfiafort, V. B.

Sous ce titre, M. L. Adam, secrétaire du groupe spirite La


Paix, b LiCge (Belgique), nous envoie, au nom de M. Hasserez,
président du groupe, la série de coinmunications qui suivent : le
inCdium, M. Bure, - est illettré et n'ajamais, dans cette existence,
entendu parler de Milton. Tout nous porte à croire que, pour pro-
duire rnhdianimiquement ces pages inspirées, il faut que le mé-
dium, venu en expiation dans cette vie, soit un instrument adrnira-
blement préparé par de nombreuses réincarnations : il travaille
manuellement, et les peines corporelles ne l'empêchent pas de sacri-
fier ses soirées aux enseignements spirites.
A Liége, tous les groupes Iravaillent sérieusement, et, au nom ae
toutes les sociétés avec lesquelles nous sommes en rapports constants,
nous présentons l'accolade fraternelle aux groupes : le Propaga-
teur, président M. Pabry ; l'Espoir, président M. Jean Pirotte ;Au
Consolateur, président M. H. Buntinx; la Paix, président M. Has-
sarez ; la Concorde, président M. B . Buntinx ; la Cltarit&,président
M. Closart; le PrqrEs, prbsidmt M. K. Pummers; l'Aurore, pré-
sident M . A . Werry .
(1 6 janri& 1870.) Sawlevons un coin du voiIe qui s'étend sur le
p w 8 , et pimgeoirs-y nos regw&.
Qq,dspedade grandiose se ddroule B no6 yeux, la nature encore
&ge s'étale sous un ciel p*, ear la rn* de l'homme n% point
pas6 par Ib. Les montagnes gigqtesqm et les arbres majestueux
semblmt se ccmfffndre dans un calme et immense sourire; soins les.
vastes arceaux de@f$&ts, fout ~mbb jo& d'une paix profond^,
Un être s'avance, et &vant lui tons lets antres a'kloignent ;serait-il
le maître, cet homme distrait qui semble &ranger ir tant de magni-
ficences? La tête penchée, il gravit une montagne qui domine la
mer, sa pensée se-mbie flottep et ses yeux cherchent l'inconnu., .
I
Mais l'ombre descend, le soleil, aprés sa :course *del'ûrient à l'oc-
cident, lui cède son gmpire, et la fraicheur de.la nuit réveillant l'in-
.-mu, il fuit b pas précipités et dans une angoisse et une terreur
inexprimables, il regagne son gîte, .rode m r le sol en polussaot
des cds,'famQw'@t
.
Il est seul!!!..
-,.
i n d c a k k 1,. .
Dieu l'entend et a pitié de lui, iI va lui donner
une compagne, afin qu'il puisse croflre et rnultzjdim. . ..
Et l'homme se transforme, moralement la mort ne l'étreint plus ;
une &range et nouv.eli@attraction lui fait porter ses regards sur u n 2
reflet inconnu qui brille dans l'obscurit8.,, Se reconnaissant dans
an 3:vard ami, i!ouvreLsep bras b la compagne timide que Dieu lui
&meP..;Réureux désormais, il pourra sourire aux rayons d'or qui
&&&entJ~orhon, dirtenant sa compggnepar la main, sous les efflu-
rJesdel'aatshdujour,?on inteffifpncie s"ouux3raau~choses de ia vie !.. .
- 1 peu importent les dangers, Ie dent de^ hums, les ronces et les épines
= de la route qui déchirent leur chair ; la compagne pudique se revê-
tka de feuillage, elle pansera les plaies du maître, sa douceur et
~8 pr6venances feront naître l'attendrissement, l'homme instincti-
v m n t cbercbera les choses utiles. ....
.C8estla famille qui vient de adtre.. . i'hornme prit le petit &~le@&e
m bras, $t l'éleva ws le cid PDUP Ee consacrer au bienk&imjr:ia-
.
wmu! ., Mèra l tu wwis! sois heumuae et presse aussi a w s a w u r
sur ton sein ce grdi ébernel, cet &'fifant hwnmitd; qne tes yeux
skouvrent Et l'aomir et & I'enchafaement de toutes choses. ..,
L'enBnt grandit, déjà il accornpagae son père ;que voit-il donc?,..
il sourit de pitiis et son regard &range est plein d'Mat.,. il s'imp-
..
tkote et Ê r q p du pied.. . et. le sol s'ouvre sous se:$ efforts, it en
.vient à. fouiller 1es.e~tr~ll~esdela terre. .. voyez. ., il abat de grands
arbres, il lesjette Fur Isu mer et en fait un esquif; l'incoiina Patkbe
'

et pbur maîtriser.I'espwe, w voix et sa p m d e sa~mnt


. Plus tard il &plaeera les montagaes purdétourmr Eej ms l ides
s
fieaves, il 'for~erokm. ddm@& & devmi~dm t3t~A.m~ soiaa m.puie-
sa* maia I.. . .Lo
rayom s~kairw8,. r:. voiqi-j;g..,;, .ami%
é%rmg~s .4?~&ntqdm manilé? tu heurtes ton front contre
la voûte céleste, et que serait-ce si les liens de, la matièra ne hi-
d e n t obstacle à ton Esprit, il n'y aurait plus de borne k tes
élana. Rijouis-toi davsnce de i'émancipation corripiète de toa
Esprit, car alors tu pourras non-seulerpeat parcourir h terne, .m-
der les profoadéum aaehh des m m sB- les rassisi% du @&eT r ai^
a;B W % d bifra:n&irds
; J1s-m@m& ire
Wtm m d e s Imannus, Pe domaine
de l'Esprit n'ayant pas de limites.. .
25 septombre 1870.--d i - , l

O mtant hzrmm'té, te VOIX a;doim&nt, presque un homme. Que


j'airne ton calme, tu deviens sdrieux, tu réflkhis ; quelle pensée
fagih%,. baq &ont s'illumine et ton Esprit piane tes h$m ...
s'oavmnt @wi p r h la.lrangage &s anges 4 tes doi@s Pm$Mfbr
la lyre, et, ww entaPtnaam hs :: ta prends
le burin pour gaver h'%hs mhara%kg t& .1Fa mulin, se prame-
nant sur une toile, y r&mm h0 grandm épopées de la nature.. ; .
vas-tu cherdm ton i&l dans les sphères &thér6m??.. .
Armé d'une plume, t u marques chacun de tes pas sm les pages
historiques, c'est le mementu de ta postérité daugmenkaai &&es
en 8-6 ... Adolescent, un jour tu te complais dans ton ceuvre et tu
t'admires;.,. le fa? nierde commence et tu ouvres complaisamment
ton cœur à des ombres nommées : l'Envie, la JaZousie, le Men-
songe, I'Adulation I elles te domineront désormais et ton sourire an-
gélique deviendra railleur; tu ne réponds plus, tu insultes, et si l'on
redresse la tete, la rage te domine, un feu sombre emplit tes yeux,
tes mains semblent vouloir se briser... La nuit commence dans ton
...
intelligence humanité adolescente, tu te saisis de la foudre et des
éclairs, tu te modéles sur les tléments en fureur, baissant ia tête, th
marches en avant, tel qu'un reptile gigantesque qui se roule et se
...
déroule démesurément désormais, vive le carnage et les obsta-
cles brisés et rompus avec violence !...vive les milliers de cris de
rage, de détresse, montant de la terre au ciel !...et tu te roules sur
toi-même I meurtri, ensanglanté et dans l'affreuse nuit, et dans une
dernihre convulsion, s'agitent tes membres épars !. ..
Est-ce le glas de l'humanité?... partout des vampires, des vau-
tours, des chacals, des bêtes immondes attirées par le sang, se
.
glissent et rôdent autour des corps informes !.. ils se disputent
.
cette lugubre proie.. humanité, seras-tu leur pâture ?,. grande .
enfant !... dans l'espace, une voix' toute-puissante mais triste dit
ces mots :Enfant humanité, 04 es-tu? od es-tu ?'
Une lueur mystérieuse vint éclairer cette scéne de désolation, et
trois Esprits à figures cklestes, se tenant par la main, se placérent
...
tristement prés de l'entant humanité elles pleuraient et l'un€
d'elle, I'afnée, la Foi, releva la tête pour dire: a Il ne mourra
pas. D Aussitôt, l'Espérance posa sa main sur le cœur de I'agonisant
et, écoutant avec anxiété elle s'&ria : a Je sens un reste de vie, son
cœur bat I.. D La plus jeune des trois sdurs, la Chrité, accomplit
aussitôt des miraclesde dévouement: le pauvre égare fut entouré de
.
soins les plus tendres, et l'œuvre eut un plein succés.. Le mori-
.. . .
bond ouvrit les yeux,. ils étaient hagards.. et.. les arrêtant sur le8
trois sœurs, il crut voir une vision et les referma,.. Alors la Cha-
rit6 prenant la parole, lui dit, d'une voix douce et pénétrante qui
i'émut profondAment: a Frère, prends courage, rien n'est perdu!
Dieu dans sa bonté nous envoie vers toi, prends-nous pour guide,
et, animé par la Pua,secondé par l'Espérance, guidé par la Charité,
tu nous regarderas comme de bonnes sœurs qui doivent te con-
duire dans le royaume de lapaix, près de Dieu notre Pére. a
Ainsi parla la Charité au nom de ses sœurs, et fidéles à. leur
mission, elles relevérent l'infortuné pour le rendre à. lui-même.
- 457 -
Bibliographie.
-
RÉNOVATION,RECUEIL DE POÉSIE, PAR M. CHARLES LOMON (i)r

Depuis longtemps nous connaissons M. Charles Lomon, et la


lecture des poésies que contient son beau livre B&novation, nous a
fait admirer le talent vigoureux de l'auteur et surtout 1'8nergie phi-
losophique de son oeuvre ; chaque stance est une leçon ; en un mot,
l'inspiration, le profond amour de la patrie et de l'humanité, un
grand cœur et toujours des idées spirites trés élevées, se retrouvent
ic chaque page de ce volume plein de grande et véritable poésie.
Des pièces de vers telles que :~ é v e dus soir; En mer; Homo ;
Souvenir; A mademo2selle W.P. ;Daïssa ka signare; Unecoquille;
Chanson ;Le cofret ;La plaine de Se-i-lé ;Une larme; etc., etc. ;
toutes écrites dans une note gracieuse, douce et aimante, et fleurs
et perles de ce riche écrin, se marient & des inspiratidns plus for-
tement accentutses et pleines d'enseignements d'une haute valeur.
Nous croyons qu'il est utile, qu'il est de notre devoir, de recom-
mander la lecture de Rénovation b tous les spirites, les belles
pages qu'il contient offrant des parties aussi remarquables que :Le
6ronxe ;Soumission; Tentation; L'ivresse ;Cauchemar; La fdgate
O' Ben ;La lmzël.e; Réincarnation; Satan ;Renouatio ;etc. .
Nous ne saurions mieux faire que de rqxoduire ici, la profession
de foi de M. Lomon, pièce devers qui est à la premiére page de son
beau et bon livre.
1
PROFESSION DE FOI.
Je déclare avant tout que je n'ai qu'une haine :
Celle de l'dchafaud, du joug et de la chafne.
J'abhorre le carcan, mais je plains le bourreau.
gpargner le gecîlier en brisant le barreau,
Répandre à flots partout la lumière paisible,
Être le droit tranquille et la force invincible,
C'est l'œuvre de demain, o'est l'espoir d'aujourd'hui.
Dans notre ciel funhbre une aube vague a lui,
Pale rayon noy6 dans les brumes, aurore
Dont notre Orient sombre à peine se oolore.
Peu d'hommes ont tourné les yeux de ce côté.
3'ai dit: vers la justice et vers la vérité,
Vers la lumière pure, éclatante et vermeille,
J'irai droit devant moi, comme vole l'abeille.
(1) Prix :2 francs pour Paris et 2 fr. 25 psur la province.
- - 159
Ce jour que nas fils pourront voir,
C'est le rayonnement splendide du devoir,
C'est la science ailée et brisant ses lisières,
C'est l'éclat radieux de toutm les lumières,
t
C'est l ' h w m e dans sa force et sa virilité,
Comprenant le vrai sens du mot :Fraternité.
Ce jour Eie IBvera, car il est néeessaire
Qu'aprlès tant $'ignorance, après tant de misèra,
Tant de siècles passés dans l'abrutissement,
Notre mande ait e n h son éblouissement,
Et que des profondeurs où son esprit s'égare,
Uae voix crie à l'homme : Éveille-toi, Lazare I
xin
MX sw~m
rn BONNE yamd
Peur &W oeuvîe de paix, de travail et d'amour,
Hous nous sommes levés longtemps avant le jour.
A peine voyms-nous l'aurore,
Et déjà parmi nous plusieurs ont succombé.
Notre chef bien-aimé des premiers est tombé,
Et combien tomberont encore 1
Tombés ? Non. Dans l'azur ils se sont envol&.
L w labeur achev4, libres 2s sont aU6s
C~~TU-w h ~ % l e aPth a ~ n i i s e r
Le travailwt jei, le' salaire est ailleurs,
Sur des globes plus purs, dans des mondes meiiimm,
Pinur cZui &i souffre et qui pense.
-m 1

1, -- CHARLESLOXON.

w d
-
Àve~tiskqgntutile B connattre.
Des éditeprs étrangers QW~mm&santp,w Jes; ,l& &4es &raités
internationaux qui régissant k a droits de propriélt4 littbim, veulent
éditer les livres d'Allan Ii-ar&o, ans en ami? &man& 1â, permission
ii qui de droit.
Derniérement cn inconnu, a n -Espagnol, voulait obtenir la fa-
c-ult6 de reproduction pour l'Espagne : nous l'avons refusde et
p m cause l.., Nous ~-apgelori.s& tous les spirites, que la Stwit2é
q k & e bmcelmaise,c d e Basea, no 30, it Barcelone, sous la dire*
da H. J . B. Pmm&g, a ficale le droit, pour T Z s p g n e , de
traduire en espagnol le Livre des Esprils; cette &adl;ictkon ~bvik!e
p a r h est..-c-tm@wwt.e
-- I

,a>-,w. -- d r.-
sI lu deue, elle seule est approuvée et recom-
mandée par la Société anonyme, 7, rué de Lille, chargée de ne
laisser porter aucune altération à. l'œuvre d'Man Kardec.
Nous poursuivrons avec rigueur toute traduction autre, ot surtout
celle qui est annoncée par le supplément d'rzn journal intitulé :Homa
y el Espiridzkmo. Cette annorice prévient le public qu'elle prépare
une édition du Spirilisme d sa plus simple expression, notablement
corrz'gée par son auteur Allan Kardec, depuis sa mort.
De même on éditekait le Qu'est-ce que le Spi~itislîze?auginenté de
64 pages.
Et puis encore :le Livre d8s Esprits et le Livre des Médiums, au
prix de 50 à, 75 centime@.Nous demandons s'il est possible de vendre
un livre de 445 pages ce prix, puisque Ie papier seul d'un volume de
ce format revient plus cher?... il y a là une tendance qu'il est utile
de signaler; nous connaissons les auteurs de cette manœuvre, et les
rapports gu'ils ont avec une puissance qui veut dénaturer les ou-
vrages du maître. Qiie les spirites espagnols s'unissent à nous pour
déjouer ces calculs peu honnêtes, en n'achetant que les livres tra-
duits par la Sociétd spirila barcelon&e.
Si cet avertissemeiiit ne suEsait pas, nous poursuivrions avec
riguelrr.
Priére aux journaux et aux spirites de l'Espagne de reproduire
cette déclaration.

Portraits d'Al1an Kardec. .


Nous avions des portraits d'bllan-Kardec bien imparfaits ; la Société
anonyme a chargé un artiste spécial, M. Saint-Edme, de rectifier, d'après
une photographie, le clich6 dont les épreuves étaient incomplètes. Nous
avons adopté un magnifique Spécimen qui rend les traits du Maître avec
une vériti5 qui peut satisfaire nos souvenirs ;c'est la perfection unie à la
réalit6. DBsormais, plus de doute à cet bgard, grâce à l'artiste distingué
qui a bien voulu nous seconder avec eon talent.
Portrait-carte : 1 franc. -
Sur fotid dbgradé : l fr. 25, - Hauteur,
8 centimètres;
Portrait-album : 2 francs.
14 centimbtres.
-
Surwfonddégrade : 2 fr. 50. Hauteur, -
Grand portrait de 45 centimètres : 5 francs.

Errata
Pour la Revue d'Avril 18'12.
Page I O d , ligne?. Remarquer que dans notre opinion, comme dans I'o-
pinion de tousles spirites, le magndtiseur est celui qui pratique le magné-
tisme, magnétiste se dit de quiconque en adopte les principes. On peut
être magnétiste sans êtfe magnétiseur ; mais on ne peut être magnétiseur
' 1
sans a r e magnétiste.
Pazçr le Comtté d'adrninistratim, - Le SecrJtaire-g&ant :P. G. LEYMARIE.
Paris. - Typ. Bouge Mm ef Cblop.9 du ~~ii*Sb(i~fp~ir
Wi
JOKNAL
'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES

Les Esprits souffrants


ET L E S & V O ~ A T I O N SM É D I A N I B ~ E Q U E S .
-
Moraliser les esprits souffrants doit &treaujourd'hui le hot d'or-
dre de tous les groupes; de nombreux documents nous fournissent
la preuve que cette mission doit recevoir son accomplissement. Les
manifestations obtenues et minutieusement recueillies, nous font as-
sister il une nouvelle phase de la moralisation des êtres attardés et
inférieurs ; dans un avenir prochain, nous pouvons espérer des ré-
sultats généraux et imprévus, le caractère de simplicité dont les
dvocations sont empreintes permettant à tous les spirites I'aprrei
des âmes Cgarées.
Lorsqu'un groupe est constitué, le cours normal de ses travaux
bien défini, fes facult6s des assistants bien reconnues, il est une
habitude que chaque président n'oublie jamais, celle de faire une
priOre pour les esprits souffrants ; la pensée commune, unanime-
ment portée sur les témoins invisibles des travaux, veut leur rendre
compréhensible la force spirituelle qui unit les incarnés et les
désincarnés; l'esprit protecteur du groupe est prié de conduire
lui-même les amis dont l'âme est accessible aux'bonis conseils et
l'action de la priére, et, comme ce vœu unanime est 'souverit
répété, les effluves bienfaisantes du pdrisprit ,cles assistants. s'&en-
dant bien au delh de l'espace circonscrit par les murs d'un lieu de
réunion; attirent à elles les esprits les plus malheureux. -
Noyés dans une ambre épaisse et ne sachant comment se &ga-
ger, ces pauvres esprits cherchent en vain une branche de salut ;
pour eux, le fil conducteur de la pensde est insaisissable; accablés
par une force invisMe, ils vivent atx milieudes habitants de la terre
qui les coudoient et les refoulent; comme le Tantale de la fable, ils
Les eorrsidérations qui préckdent, démontrent surabondamment
aux s,pirites, c~mbienII est utile de développer toutes les facultés
raédianimiqom, seul moyen de nous üietki-e en rapport avec le
monde imi&W.e, mode divin, unique, pmr transformer toutes nos
p ~ *m nbs a rapports
~ d'individu
~ k individu, et meme de peuple
Q wu@e.
. Dans le recueil des p&res gbnérarales de 1'Evangile $don le Spiri-
1

tisme, nous lisms page 389 : a Dans les ifetniers femps, dit Ie Sei-
gneur, je ~ ' é p n d rde~ n?on
i Esp& S U ~toute chair ;vus FL et vos
filles prophétiseront ;vos jeunes gms auront d&svisions, et vos vieil-
doards des songes. - En ces$ours-ld, je r é p d r a i de mon esprit
sut mes seruiteurs el mes semantes, et iZsgrophtStiseront. >s (Actes,
ch. 11, v. 17-48,) - Spirite$, ces der nie^^ temps sont venus,
et la. médiumnité, qui se révèle chez les personnes de tous âges et
de toutes conditions, est la preuve que les esprits se manifestent
aujourd'hui'sur tous les points de la terre.
:., L'esprit de vérité a dicté les paroles suivantes placéers comme
pr6faca d e . l'&vanpYe s&Jon le SpUTtim : a Les grmdcs voix du
&el reten.tiss.& emme ie sm de hz trompette, et Ses cams dtes anges
s'awemalent. Hommes, nom vous cmeie~zst m di&@ conct~t;que
vos mains saisiwent la lyre ! pue vos voiz s'unissmt, et qu'oz zcn
hyrme sacré, etles s'étendent et vibrent d'un bout de l'univers à
k'autre, etc...
11.est temps de mediter ces paroles sublimes ; les grandes voix
du'ciel sant repémntdes par les harmonies que 1'Eternel déroule
dam.1:'mpace ; 18, tant est accord et beazité, et la médiumnité va
b.Wt,f&;:&um o p > d m'invisib10s, nous mettre mieux en rapport
a v e ~ w m&des,i&Vécheile
s de vie se développe par l'action simul-
tanée de f o r m diverses.' Le Spiritisme nous fait*aborder ces saines
et fortes études, et lm amis invisibles nous engagent à &interroger
I
notre conscience, à dégager notre âme des funestes eMraves qui
s'opposent b sa libre et entière manifestation, afin qu'elle puisse
denvder vers les régions qu'illuminent les v8rités immortelles.
. « Proj%wts des visions et des s o n p prorngs, gw nos mains sui-
sissent la: lyre, pour répandre i'instructim pygressive, rnoqgkfet
;
l

scientifiqeie, aussi bien sur la terre que dans Pe~raticit&B6, Sei-


gneur I répands tolr lesprit sur tes serviteurs &&diivantes ! que
l'émulation les anime et les soutienne !-fais que leurs paroles et
t . ~ llems
k ~ acbs soient en rappiort av-ec les drités révélée% afin
qu'ils swbent, apprbcier ta justice distributive, Lorsque de nos âmes
ne ressortiront que des pensé@ {aimantes et fraternelles. a U91.
hymlze sacré s'étemh d m s les mondes matériels et imrnal&ieh, n
,41ors, plus d'esclaves, de damnés, de poeséd6s, ni d'obsédés';
nous chercherons tous, les éternelles harmonies, et nos morts n'iront
plus vivre des siècles entieridans l'inactivité. des bas fonds de l'er-
raticite :*nousaurons éclairé et vivifi0 leurs âmes, elles s'élèveront
vers ces mondes sublimes gui combinent leurs nuances et leurs
foyers électriques : r Lw chœurs des anges s'assmb!ero~&tpour les
receoair et les glarger. 1)
Jitd-is, vers rampants sur la terra, nous sommes devenus l'liuma-
nité, et nos conceptions grandies par les épreuves s'élanceh dans
l'incommensurable étendue ; now frissonnons devant I'infini, car les
chiffres ne peuvent dénommer 16s sphéres qui s'y succbdent. Corn
prenant notre nature et notre faiblesse devant ces grands specta-
des, attirons & nous les %mes souffrantes, ajoutons-nous toutes ces
forces immat.érielles, qui, en un temps donné, nous' aideront bri-
ser définitivement les barreaux de notre prison terrestre,

CORRESPONDANCE
-
Lettre d'un docteur Homœopatlhe
E. (Haute-Vienne), ce 22 avril 1572.
Oui, v&s avez saison, monsieur, du choc des idées jaillit la
lumière. Je crois comme vous à la médiumnité guérissante, et je
crois même que ce'sera là la vraie médecine de l'avenir.
Actuellement, son cercle est assez circonscrit, tCTmoin l'un des
guérisseurs les plus célèbres, qui n'a de pouvoir que contre les
dTections rknmatisnlales.
Je c~oisaussi et fortement, avec la foi la plus in&ranlabIe, à
~'efficac'ite'de la prière; mais j c suis convaincu aussi que sans
médicaments ou avec des m6dicaments insignifiants, on peut gué-
rir alors rien qu'avec l'aide de Dieu ou des bons Esprits, ses mi-.
nistres.
La souveraine bouté veille sur now ;mais, si la rnbdiumnité gué -
rissanie est oblit&&w)comme on en voit tant de cas, si Dieu, pour
vous 6prouve.r eVvms forcer à vous humilier, vous refuse son con-
cours, que deviendra le malade? La bonté adorablequi gouverne
butes choses en ce monde, la Providence, ne vous laissera pas
sans appui.
- f6ô -
Elle a créé dans les sciences des lois aïusd immuables crue le Créa
- 1
teor. Elle a dit qu'an &dicament qui prodoit certailiAymptbmes
chez un homme en santé, le guérira à ooup sûr chez un homme
rnailtde. Banc, quelte que mit la mauvaise disposition physique ou
morale dli médium guérisseur ; quelque r&on qu%aYt 1a prière, pitx
fin'dfgdtk mornmtanée du! celui qui pria et ne peut &re en.bndu,
b médecine n'enzpéchern pas de gw;&ir, si Ie choix est dien ,f&. '
Maintenant, ouf, ln foi qjoute beau~oupb l'efficacité du .mddica-
ment; la confiance en Dieu et en sa bonté donue'une intuition toute
i I particr<li&requi, dans bien des cas, fait & la fois trouver le rem6de

#, -
' bien approprié, ansi que la dose voulae. Et je lYài,jele 'dis en
I toute humildé, plus d'une fois dprouvO.

Mais bien téméraire serait celui qui y compterait toujours :pag-


vres humains, nous avons eqcore bien à faire, bien B étudier, pour
que Dieu et les bons Esprits veuillent bien nous venir en aide b
point nommé. - lusqrie-llt, la question des gir6risons médianimi-

I
ques et intuitives, ne sera que le partage du peîàl, trdspetit nombre.
- Et, tant que notre monde n'ara pas fait des pas de géant dans .
la voie du dds&rQress~ment,dch ' ~ ~si duP~og&, t k nous serons ,
obligés, médecins homœopathes, petits ou grands, de suivre strie- '
tement la loi des semblables.
C'est elle qui a permis Hahraemann de faire des cures admira-
bles ; c'est elle aussi Gui, dans le petit coin de terre où je vis et &
je suis aimé, m'a permis de guérir plusieurs phthisies pulmonaires,
I
deux aveugles et un paralytique. 7 Mais j'avoue aussi, et sctns
argueil, que j"d foi en ma médeciue, que j'aime Dieu ardemment
et- que'jé ne me fais,$s payer.
Je.vous dis mille &Os'& graic'ieri~ç
-
et fWernelles (1 ).
Docteur D.....
-
,

Reirnergua. Nous soirnei campléternent de l'avis de notre


correspondant ; Spirites, nous demandons à la science 17~explication .
- de la plupart de6 phénomènes, et nous n'airançons jamais un fait
qui ne puisse recevoir sa sanction par une application scientifique.
/ Loin de nier i'efficacitb du remède matériel, nous affirmons qu'il-
est indipensable, puiequ'il est le véhiclile fluidique dont se se edr .
tous les docteurs math~aiistesou spiritualistes, tous le- -&&il
seurs, magnétistes et guérisseurs d e tous ordre&, / ,

Tous les remèdes pharmaceutiques sont: obtenus par la mauipu-


( I ) A propos da la communication du docteur Demeure « $tude sur les flaicles
magnétiques P. Revue d'avril 1812. ~t
*
' tance vraiment atile, en s e basant sur l'action chimique de son
principe. Ce principe, quel est-il, sinon celui qui appartient à
un corps fora6 avec une ou plusieurs snbstances naturelles, douées
de la faculté d'agir sur nos organes; de changer leur état actuel en
I combattant les causes morbifiques ; de réprimer les mouvements
p~thologiques; enfin, de ramener les fonctions de la ~ i àeun ordre
glus régulier, celui de la santé.
Ce principe subtil, la plante le puise h doses infinitésimales, st$t
dans la terre, mélange de tous les matériaux qui ont édifié notre
sphere, soit dans l'air ambiant, ce r6Ceptacle de tous Ies fluidw vivi-
fiants. Chomrne qui se nourrit spécialement de v4g&aux, mit
directement it, l'état de Iégunim, sait à, 1'&t d*aabamine~xq~dens8e
dans la chair des animaux qui ont ru'mid toutes les plantes de la
prairie, ou mangé la grain8 et le fruit des arbustes, est un omni-
vore parfait, il est le résultat immbdiat de tous les principes des
trois .règnes de.ia nature ; cons~quemment,il porte avec lui et en
lui toutes leurs substances nutritives, réparatrices, guérissamtes ;
mais, comme ici elles sont spiritualisées 5 un degré supérieur, le
terrisn doit être une véritable pile bler;t:iqw,, gui *pge mwtam-
ment des ondes fliiidigaes.
En un mi, mus' nom d ~ r n m i m ,si s fln~traraeaihumain &an t
bien préparé, fonctionnant sans aucune altttration, ne devient pas un
laboratoire dont peut se ddgager,. sous l'action de la volont&, un
pouvoir guérisseur de premier ordre. Consciemment ou inconsciem-
ment, le premier docteur venu guérira en dictant un remède don
le principe peut aller à son adresse; mais pour nous, agirites Y

nous sommas sur la voie d'une v&&é @$ doif f r a p p ~&ou$ hofiasos


excmpt de pri5jug-6s ou.$'intépêt permrin& :c'.est que le id& hg&-
rir, uni & la connaissance intime de cette puissance jadis mépris&,
le pouvoir spirituel, do$ . p d u i r a des .F&~Msd'me bien auire
irnpodance. M. le do~tcirrD..., Mt naas approuwne ,la leufi si
sage et $ logique, aura la 'preustq, par ce quipddda, que toat
en ahettaut 1a 1 ~d.m i sembl&les et toute sa^^ cowéqueaces, iq~iea
ne r4pudiant aucun des rnnyap employés par la pcience m8dicdet
nous sommes obligb .de Sc& compte d a conclusions i m ~ & x )
par nos commuxies études, Lw guérisaas rrxé&&jque~&i5it~iti~~~
devant &tre, comme il le dit lui-même, dans ,un ,am& ~~>sûchaia,
et, avec I'aid~dela science, l'une des <.luwthcansJespIus.importaa&es
à rémudre. '
une vision fluidique au Huelgoat (Fr~isdm).
Dans la revue de mars, page 84,'nous parlions d'un jeune homme
nornm-é Le Moal, qui voyait un fait quelques jours avant son ac-
complissement; ainsi, il assista% un soir aux funhrailles d'une per-
sonne bien portante, et qui, tombant malade peu après, fut inhwnée
dans la même semaine, avec k même appareil et les mêmes assis-
tants vus pr6cédemment par le visionnaire.
Aujourd'hui, dans le même village, c'est un *boucher nmmé
Thiébahlt qui voit le soir, entre huit et neuf heures, au bord de ré-
tang et par un magnifique clair de lune, la reproduction du dran
suivant :
Un mois avant cette Cpaque, un habitant du Huelgoat avait col
duit cheval et charrette au bord de l'iltang; le limonier pris d'une
peur subite s'a~ançaau bmu milieu de l'eau; les cris du jeune
homme q n i ne savait pas nager, attirPrent quelques personnes et,
entre alitres, tan Anglais qui avec un radeau voulut tenter le sauve-
tage; v ~ i n efforts,
s on ne retira que deux cadavres.
Le bouclrer Thidbailit se trouva tout à coup en présence de r
spectacle; le jeune homme noyé qu'il cînnaissait fok bien était nn
face de Ici, il ne pouvait le nier, nialgré son incrédulité en fait de
révenant's et r n b e de l'existence de Pâme. Il .eut peur, et la vision
ay&t disparu, il put en fi^ retronver ses jambes aprés avoir ét4
cloué sur ptaca, et a r r i w ~bu vlklage, dans un blireau de tabac oh
il raconta ce fait en tremblant encore. Mo\re correspondant se t~ou-
vant Ih, le plaisanta sur cette apparition, mais le visionnaire'ému et
distrait, troublé au possible, jura devant Dieu quY1 disait la vé-
rité.
Le lendemain, le boucher, qui avant cette vision n'aliait jamais lt
'
l'église et ne croyait ni aux priéres ni au; Esprits, faisait, dire une 1
messe pour le noy-é!,.. Cet h o m ~ eest sans doute un médium .(
voyant ;la sitrface uni4 de l%tang, doucement éclairée p P 6 Lune,
était pour lui un vase im&ensé reproduisant à W e u x les ph&
nomènes du verre d'%au ou des miroirs Pérusini :pourquoi au Huel-
goat, n'essayerait-on pas cette intéressante expdrience de Ia rne-
diumnité au verre d'eau, avec des visionnaires aussi p,arfa%s que
ceux dont nous venons de parler? N'y aurait-il pas I\#pour les ha-
bitants, l'explication simple et nafurelle de tant de phéiombaes ré-
..
,
putés miraculeux ?.
Notre bienveillant correspondant nous fait part d'un troisihme
phonornéne arrivé au même Huelgoat : a L'oncle d'une petite fille
de sept à huit ans, mort comme soldat pendant la derniéro guerre,
lui apparut la semaine dernière vers le 20 avril; l'enfant était chez
elle, près du foyer, dans la pièce servant d'entrée, dont la porte ou-
verte donnait sur la rue. Tout à coup elle aperçut prés de la table
placée contre Ie mur presque à la porte, son oncle debout et vêtu
et] soldat, elle se sauva dans une autre pièce en criant : a Maman !
,.
u maman I viens voir mon oncle !. il est arrké I,. a La inere ac-
courut bien vite, et, ne vit rien.
«-Mais où est-il, ton oncle? répondit-elle.-Comment ! tu ne Ie
...
vois pas ? m i s le wilk ! la, prés de la table ! u La mére ne
voyait rien, et pourtant la petite fille continudt à voir.
(1 La mère a fait dire une messe pour son frère, l'oncle de la pe-

tite fille. .
a J'ai vu cette enfant, et lui ai parlé de sa vision ; à grand'-
peine, j'ai pii obtenir quelque chose; sa mare lui ayant défendu de
parler de ce fait; depuis cet événement 'la fille n'ose plus
rester seule.
6 Ici, on cache autafit qu'on le peut ces aipparitions; on slip-

pose que ce sont des âmes punies ayant besoin de prières.

-
a Agréez, messieurs, etc. r
L

Après la mort

L'air me manque, j'ktoufie et je ne pllis mourir.


Combien de temps ainsi &B fatidra3-il souffrir?
Quand verrai-je la fin des tourments qÙe j'endure? '

Je cherchais le repos, j'ai trbuvé la torture !


Les barbares ! ils m'ont, dans leur empressement,
Trompés par l'apparenoe, enterré tout vivant !
Je voulaism'écrier, mais ma langue glacée
Se trouvaitimpuissante à servir ma pensée.
J'entendis, plein d'effroi, les derniers chants du deuil,
Et le b it des cailloux roulant sur mon cercueil.
9
Le fossoyeur siMa, I'ceuvre étant consommée;
A tout jamais, sur moi, la tombe fut fermée.
Et la,moct ne vintz point ;et d&$ dam mes chairs
gn putréfaction, Je sens grodlw Tes sers.
o h I que le temps est long lorsque. le. mal vous,ronge !,.,
' Si tout cela n'&tait,rqa7uncauchemar, qu'un sawge
Horrible, le produit d'un p4niblfzsommeil
Qu'on voit se terminer par un joyeux réveil !
.Non, je n'en Buis doutar, jq ne dors p i n t , je veille.
Est-iI une douhur $ ma douleur pareille?( .
Un ver fouiIJe mon cœur, un autre mon cervew.
Accomplissez votre œuvre, ouvriam du tombeau ;
Vous êtes mm unique eé dernikre espérance.
De vous seuls désormah fatlencls ma d&vrance.
Quand tout sera détruit, il faudra &en, d mort,,
Que tu m'ouvres enfia tes, b r a où but s'endort.
Le néant ! quel doux mat et quelle douce chose I
TA,plus soins jdotur, ikj tourmsnts: LU repoço.
.................
Mais un doute obs@é torture m a esprit.
Peut-être ont-ils raison ces hommes dont on rit;
Peut-être suis-je mest, et mon %meenchaîiiée
A mon corps qui pourrit, subit la destinée
Réservée à cului qui, dans son propre sein, w -V
Plonge, pour fuir la vie, un poignard assassin.
.............. &,!
Oui, c'est bien là le n W ( 1 8 cefi hiolnrYk;,iedmrne,
Le coeps seul fut atteint et ce qai vit, c'est l'âme.
A cjuoi sert de fermer les yeux à, la cl~+rté ?
Pourquoi me refuser à voir la vérité ?
Spirites, j'ai taujours dédaigné vas doctrine&;
Elles me paraissaient ahmies, ~êklfwtiru?s,
J'avais tort, j'en convieno ;j'ai m6co.m~la lai,
Mon Dieu, si j'ai rnd fait, p W l; pardaimez~nroi!
Vous savez que pour moi 1'6prew~ cruelle,
Que mon intention ne fat pas criminelle.
Pouvais-je voue bcawsel, n a vous coanaissmt pas ?
Je n'avais qu'm mu1 but, en cherchant le B6pas :
Fuir la clouleur. Je souffre, et vous êtes mon @re.
Hélas ! mes yeux étaient fermés 8 la lumiére.
DYmRTATJONS SPBTII%;S
C

t ;hma;ni6ié,
(Gruap* -de .la paix àZiBge,-md&am M. Bme.
(Suita et !É.)
- Voir la $eertre & ,mai i872.)
-
.
O

7 avril 181 1. - \

Les,trois sreus svaiq~taispm 7;. L*En;faa


HniMita,ras@,@pl et,ree. BJai-dme. &&mt souoieur ;ses
lbvres oe p%m&i*~t-mEoxP se g p f l e , il sotqire et de sa bouche
s'&happent des piahtes amBres : i* Pourquoi cette volorité~dit-il,
si canti~uellementil faut se he$rbr (L d ~ obstacles?...
s Ne trouver
.
que des entraves sur sa route 1.. Pourquoi ne suis-je pas l'oiseau
qui s'dlance dan&l'air et salue l'aurore Cle ses chhan$ joyeux ?...
Pourquoi ne suiErje pas le lion qui secoue s a crinihre en lihcté, ou
%ienla briee pwfu.n& qui se jow dans la feuîU8e, et. ia flem quf
recèle les perla dei la rosé-e, e$ l'édair fugitif qui ,$lWbnfte I'es-
...
pace? B
U leva les yeux, et apa@ut rio vieillbid au regard s6véra qui,
après ravoir corisiddré, lui dit : a Jeme h o m m téméraire, tu es
ce que tu dois,.4tre, et ne peux être autre chwe f,.. Toutes les
choses qui portent envie à ton &me timqrde DB te valent poini,
puisqu'elles ont%( Fait* pour toi. Ecoute-moi : eo Lcd, toetes ces
facultés et bien 8 a ~ t c m~ ~ o ~.flaistent,
r t 3 car le but qtal &'w&assi-
gné e d grand et noble. Je v a i ~donc te faire entrevoir ee que tu
dois espdrer. B @tendant Ia mais, il le ,fixa, et l'8fifaiiBumanité,
ne ,poma%mutenir ce regard gui semblait tr~vmsg'soaEtre, bdssa
les yeux et ,?affaissa saus le poids #une &FO& mt5lancoIie :sori
corps, immobile comme une statue, laissait toute liberté à son esprit
qui s'élançait dans l'espace !...Dans le lointain, il vit des figures
radieuses, resplendissantes de bonheur et de félicit6, comme aucun
rêve m6me le plus idéal ne saurait les rendre : en elles, il y avait
majesté et magnanimité, r6unies dans la grandeur spirituelle des
trois sœtirs dont nous avons parlé; elles enlacérent le nouveau
venu; sur la couronne reiplendissante qui ornait leur thte, il recon-
nut des joyaux tels que Fdmour, lu Ju$tice,la Paix, la Science,[ ln-
telligence, enfin, tout ce qui fait Ie bonheur au s e h du céleste sbjour.
. II vit aussi un être que les paroles humaines ne sauraient définir,
et qui réunissait tous les attributs de la science suprême et de
l'amour universel ; cet être majestueux souriait en lui disant :
(1 Sois digne pour me posséder n ; et 1'Enfant Humanité était con-

fondu devant cette merveilleuse espérance.. .. Le vieillard, qui


avait toujours les msins étendues vers h i , le toucha légérement ;
il tressaillit comme au contact d'une pile électrique, et ouvrant les
yeux, il lui demandait :a Qui êtes-vous 9. . .- Mon fils, rlopondit le
vieillard, mon origine se perd dans la nuit des sikcles, car je suis
le Temps, je suis Z'Élernité :celle que tu viens de voir est ta fian-
cée ; elle se nomme la Perpction ;rends-toi digne d'elle comme
..
on te l'a dit. -Oh ! mon pére, comment y parvenir, moi, si faible
.
et si petit l... Enseignez-moi, je vous en supplie !,. - Vois-tu
cette route qui s'étend devant toi, marche et sache hardiment la
.
paircsurir.. -Nais, mon père, cette échelle se pcrd dans l'infini ;
comment arriver, et quels moyens faut-il employer pour parvenir
au .faîte?. ,.-&coute, enfant, n%s-tu pas pour toi le Temps, c'est-à-
dire éternité?. .. Prends courage, et marche en avant.. . Fais un
pas aujourd'hui, demain tu en feras un autre ; c'est ainsi que le
bon travail s'accomplit. ..- J'obéirai, ô mon conseiller ; j'arriverai,
..
car je suis courageux et veux vaincre ma faiblesse. n Il dit et
avance; mais, peine pose-t-il le pied sur le premier échelon,
qu'il se blesee, faiblit, el, jette un cri perçant et douloureux! ...
Pourtant, armé de sa volonté, il reprend sa marche, et las enfin,
.
il tombe comme anéanti !.. a Pauvre et cher enfant, dit le vieil-
lard, repose-toi, aujourd'hui tu as fait un pas, à demain le se-
cond!. ...Le repos, la nuit, laAmortafité,la naissance ne sont qu'une
seule et même chose f ... ,
a Ames meurtries, qui pleurez sur les douleurs et les déceptions
de la vie, prenez courage ; ret em ez-vous, car demeh .il faudra
E P
recommencer la latte. r
7 mai $871. - !,.
Observons-le ,' Il se réveille et dit : a Q Q @ ~
... ..
nuit obscure ! Où suis-je ?. D"oS suis-je donc venu ?. 1) , ..
Et dans l'immensité, i1 apeqoit une étoile qui projette vers lui
ses rayons lurnideux par un phéndm+:ae dont 'il ne peut se ren&$
compte; cette lueur semble éd&cer Ie .pagsé de l'Enfant Huma-
..
ait!. a Je me aouviens etr voig mon but, s'ecrje-t-il. J'ai fait ua
(Puis, jetauit un regard vers les époqties $coulées). Que ..
ilS'" .
e troübles kt d'ignominies ! quelle barbarie cruelle !.. Et j'ai dû
passer par toutes cesWphm,sas troublees!.. , Merci, â mon:Dim I-j'&
f& un effort pour sortir de cet abIrne où. tu~tbsepréaare, et m d i s
tenant, arriére tt toutes ces ambres obscur& et maEfaibranSes qui
rappellent les gnomes, lq Mins efAe3 @nies monstrbeux !. Ah I ,.
vous me pawcslaivek de vos *es saremtiques I Eh bietf! ;ma, vufont4
YOUS brave, cnr {a; marcherai en avmt &vec ferm&i !,-, 1 1aidit :
, j i

et s'avsnpa résol8ment , 'guidé par 1s my&rieuse ltirniére' de


...
l'étoile qui faisait devant lui saintiller le, mot vérité ! Il avança,
et ses pas étaient plus Mgers, la route moins ardue ; les difficultés,
jadis insurmont~bles,disparaissaient tour b tour 1 Et pourtant,
quoique i'anxiété ait disparu dans son âme, il doit se reposer,!,;. On
rayon d'espérance illuminé sa voie; il dufi .reprdndra, ~ ; a - kh#&
che... ...
Voyez-le ! s a phds ont
plcs une pénible allure,. . La joie lknvahit, et s':ipprochant de
I'échellc pour la gravir, il g'aperqoit que les échelons se sont cléme-
.
surément écartés I. . Commcnt les atteindra-t-il? Et pourtant il
essaye avec persévérance, avec foi et volonté. Cette espérance
produit des merveilles, et+son corps matériel all8g.é spirituellement
est einpoi& dans l'espace, pour effleurer et contempler les mondes
radieux dBWiT ~6trpçorandtb peine Fexfatame. .,@fin', 4trhf~f61hé
et n'ayant plus rie@d s % r e ~ g .li a$iT@e'&. 4 % Ydk-
tante, splendide, les ha~moiifd6' sh%?q-i &fiiviiWes2 Prkppent tour
& tour ses sens étMrés : a Voil'h, ~~6cfhibE-il &ais a s sukhmes trans-
ports, voilà ce que i'œil et \'oreifle de l'hodtnk n'ont vu ni enténdu,
ce dont pensda ne saurait ni rendre la manifestation mer$eilleuse,
bi son idée ixhaginlative, pourtant si téméraire, n'approçh~r que
.
par de barbares et enfantines martifesj;ations1.. n t 't

Réveillé, il tomba la face contre cette terre que rrjlm&m&nent


mn Esprit avait abandonnhe; il remercia ce si grand, cette
gloire du Maître des splende~rscélestes q i lui &ait révélée ; et, '

$près avoir béni le Ckéateur, é tout être devant tant de


corps que vous a v a enseveli naétait pas~lul. Il ne reposera pas en
paix. Cet être d m 8 n'est pas à jamais perdu. a ,
Mais j'&~r~'&vdre voix qui me crie :. O v ~ ~ daigscz ~ q dnous
éclairer,:W & W ~ D ~ %les ascents vont droit B,U caeur, vous qui conso-
lez, park~;, pmlelr encore, car si vous-dites 'vrai, la mort n'a plus
: kvenir, c'est 18 vie ; la, tombe n',est plus le àernier
someil, mais un rdv& mpr(sme.
lhxiutez, mes amisi& vuus soule~.queIcc lum@re.se fasse et que
jc: vous donne l'espérance qui conwb.
Le oorps matériel que vous rende% B la. p~awI&m a disparu %
vos regards ; vous ne le retrouverezjemais ; 1sscience: wm apprend
sa décomposition et vbus montre les molécules employh par Dieu
pour la formation de corps nouveaux et étrangers. $coutez la
science, elle dit vrai: Laiaez donc ce corps à sa destinée: outil
brisé et devenu inutile, il doit pdrir; mds songez à l'fibre spirituel,
le $eul,, le vrai, qui l'animait par sa présenm. Cet $tre irnrnortel,
c m m e cehi qwi +l'asr&%, ne m~t, pas, ne rétrogmdie pm, ue peut
m$me rester staticirnntth; am ~avanir~ dmtrle.progrès norrnai eeé
intellectuel. JI faut, entendez-le bien, il faut que par son travail,
par son mérite, il se rapproche de plus ers plus de la source dan* il
émane.
~om~renez%ousmaintenant pourquoi pour lui le repos est impos-
sible et i'activité nécessaire et incessante? Ne savez-vous pas par
- vous-m6me que i'Esprit ne.pept rester inactif? Et vous demande-
riez pour le Fm,pour 16 fibre, pour l'ami qui s'en va dans le r e p s
é t e r ~ d ,im ~ g i xperp&tuelIe? &a$ aq.-voyez-vous pas que c'est
vouloir le fails$&~damoerB on!horribl? supplice, & une monotonie
désespirante, B une doaleaf & k 3 n t ' :1 .
Oh ! vous q u i aimez, détrornp-vous, priez pour que Dieu rie
, condamne pas le trépas86 à une punition aussi terrible ; priez pour
qu'il daigne au contraire l'accepte~au nombie de ses travailleurs
les plus humbles et les plus d&vou&s ; car la récompense des 61us
dé Dieu, c'est la confiance du mattre; meriter ses faveurs, c'est
obienir'ces graades et belles missions; qui font des messagers choi-.
'
sis lee bienheureRx du ciel.
illes amis, n'alkz p s ?raire que vous ne pourrez jnmair~parvenils
à un degré de perkct-iondemmk suffisant pour A h jugés dignes
d'une félicité ai grande, 'Fous vous devez 'y arriver; c'est une n6cra-
sité Sublime. Travaillez doac à votre amdIibration, et quand Ia e'iort
viendra'beus rendre à la vie rdelle,, ne dites pas adieu B h u x que
wuslaissez ii ietm épreuves, rredernande~pas le repos pour vous,
ile le souhaitez jamais aux autres; ..car le repos serait la mort 'de
I'Esprit, et votre destinEe est de vivre et de travailler éternellement.
Au ~evoir,mon ami, mon frère, mon p&re; oui, dites sinchre-
ment et8avec confiance: Au ~evo$r,à celui qui s'éloigne ; car Dieu,
qui aime tous ses enfants d'une affection immense, vous réunira
certainement un jour B ceux qui sur la terre vous étaient unis par
les liens du sang ou de l'amitié !
Puis vous retrouverez au delà, de la tombe bien des Esprits cIiE-
ris que vous avez perdus de vue et que vaus ne connaissez plus, e t
tous ensemble, vous soutenant, vous aimant les uns les autres, vous
monterez vers notre pkre comtn'un qui nous atknd dans tes cieux
infinis! , Lm~aa.

Action intbrieure du qrzide vital


SUR L'OB~ANISATION HUMAINE.
. (M6diiamnité au verre d'eau, par madame Bourdin, de Genève.)
- 1

Nous recevons les deux communicstions suivantes, da p8dicim


bien connu des lecteurs de la Rewe spi~lite; nous n'ajouterons
aucuns commentairos tl cette intéressante question si bien exposée
par Gœthe; c'est une opinion personnelle ,de cet Esprit éminent.
- 8
Dimanche, 3 mars 1872.
Je lis ces mots en caractéres fluidiques : u L'homme possbdc
e en lui un élément invisible qui est l'agent principal de son orga-
u nisme, et qui se modifie et s'6Iève suivaut le calme ou l'énergie
u des passions au &vice desquelles il l'emploie. E> --Après ce^, mots
je vois para&e une assernbl8e ppulaire,-Gcethe, man Esprit fami-
lier, mont? à la tribune et ainsi : Y t e fluide vital est toujours
41 resté invisible à l'œil observateur de 1s science, et c'est principa-

u lement au ralentissement do sa circulation que les maladies ner-


o: veuses, les paralysies partielles doivent leur cause; le fluide vital,
N est composti de l'ensemble des fluides invisibles que i'homme
u aspire par tous ses pores; il se tamise, si je puis m'exprimer
u ainsi, en traversant la chair et l'organisme, et prend son Douve-
u ment régulier en atteignant le réservoir du sang. et en entrant
, u dans le torrent de sa circulation, il se masse prés de cet endroit,
so combine avec le fluide végétal qui provient de la nourriture;
-
. -- 4.78
et,, par uia ait~actioai~r6aidiiJ,Z.e,,a t ü d t Imoo
a
a
l 4.- - 380-
facilitent le développement de l"Esprit, la pensée à se fariner,
et les passions & lutter tour à tour jusqu" ce que la raison ait
u choisi 1ebim ou le mal.
u Avee-vw observé quelquefois au printemps, ces brins d%erbes,
s ces! jemes plaptes si frêles, si délicates, chea lesquelles la séve
I
u commence à opdrer son action vivifiante, auquel il faùt, pour com-
K biner le trawpil, une terre humide et la cbaleur du soleil? Le déve-

a loppement de la plante $opère progressivement pendant les pre-


u rniére:: périodes d'une saison tempéré#, parcs qu'un solsil trop
brûlant la sécherait, elle ne peut absorber une aussi farte dose de
a chaleur avant son développement complet, et ne reçoit son par-
u fum et ses vertiis, qrxe lorqu'elle est assez nourrie, assez forte
a pour les contenir. II en esi de même de l'enfant. Son corps doit
u s'achever et se nourri:. pour préparer 1% demeure de l'Esprit, sés
6 sens étant vides lorsqu'il entre dans le monde; ses yeux sont

a voilés et ses oreilles sourdes, sa bouche ne fait entendre que des


vaglssemmts, il reste indifférent aux caresses qu'on lui prodigue,
u sa main né saisît rien, e t s e s pieds sont liés par la faiblesse ; il
a puise dans le s4n de sa rn&reune nourriture gaine; Iégére, et en
u même temps fortifiante, c'est un extrait du fluide vkgétal m4langé
a de fluide vital, transformé par une réaction du sang, et op6ré par
l'aspiration du petit être.
a A mesure que ce petit corps grandit et se dévelop~e,il lui faut
u une nourriture p!us substantielle; et c'est seuIement lorsque son
estomac peut digbrer quetques produits terrestres, qu'il fait son
u entrée dm8 1&vie matérielle; &onEsprit le pénhtre irisensihlement
ct se dispose A faire momol-r, dkne rna@&reimparfaite, les pre-
miers essais de cette niécaltique intelligente. L'enfant commence
u & sourire, il connaît sa mère, 'sa main saisit des objets qu'il porte
a instinctivement à sa bouche (le discernement ne vient qu'avec la

uiérnoire); son œil suit les objets, son oreille s'ouvre aux paroles
qu'on Iui adresse, sa langue cherche b répéter les sons qui lui arri-
11

a vent, ses pieds cherchent à suivre ce qui flatte sa vue, et déjh


quelques caresses semblent répondre à cellev qu'on lui prodigue.
a L'enfant, apr& cette premiëre période, se développe rapide-
u ment, tous les jours il donne des preuves de son intelligence ; on
a voit éclore, tantôt une.petite.pasaion, telle que la colère, 1'6goïsme,
a un peu plus tard, ia jalou&; et, s'il vous était donné de voir le
r travail que l'Esprit a opéré, vous seriez grandement surpris. r
:a Gœthe s'arréte.
- .
- 181 -
- d e revois ce petit enfant :il a grandi, il a un an, puis deux am, il
marche, il est plein de force et de santé, son esprit est pl'ac0 dans
son corps et les cellules de 1a tete commencent à se dhelopper.
Gœthe Coritinue : n Malgr6 ce travail surprenant, l'Esprit est logé
u d'une manière bien imparfaite, il n'est pas encore parvenu. 8
a caser tout le bagage apporte pour son voyage terrestre, il y a une
a sorte de chaos, de pêlomêlc dans ses idées, dans ses pensées,
a dans ses actions ;il agit, au hasard, il ne prévoit pas le dnngcr
u et n'a pzs même l'instinct de la conservation.-Ce petit moi capri-
a cieux qui exige 17impos~iMe, qui commande déj8 avec autorith, a
« besoin d'une seconde nourriture ; ce nome1 afimeht, la m6re doit
a le donner avec une extrtrme prudence, car je veux pttrler de I'nii-
a ment intellectuei; il faut Seconder les facuItés de l'enfant q u i
a prendrOat4alor$ctou%e-nle&et sdrement leur place, et cela, sa.m
secousses violentes, mais aussi Shn$ faiblesses coupables.
Voici i ' â?~ eoh la mhnoire'vient graver daiis ces jeunes cceurs
(I

u les impressions de votre bonne ou de votre mauvaise direction.


u N'effrayez jamais les enfants pour les faim obéir : la frayeur,
u comme je vous Vai déj& dit, dérange l'intelligence, affaiblit lcs
u organes ; montrez-leùr Ie danger à une certaine distance, redrm-
n sez leurs caprices par de douces rgprimandes, aimez-l'es hien
' u mais lie les g%ez jamais; aidez ces jeunes esprits à tempérer la
z fouguc de leurs passions, bonnes ou mauvaises; rien ne doit s'nc-
complir brusquement ; par la rudesse, il s'opère dans les intejii-
a gences, une sorte de récolte intérieure qui déborde, vous troublez
, a le jugement et la raison de cette jeune &me qui fait fausse route,
d u parce que tous les chemins lui semblent bons,
u Dès la plus tendre enfance, il faut mettre un frein à ces imagi-
nations .~aga;.bondes;IR sévéritd et de bruiales corr&ions ne
Ü feront pas dourber ces petites volontés ddsordonnées : il faut Ics
(Iniaîtriser par la patience et la raison. Plus.tard, lorsque I'ado-
a lesccnce arrivera avec son cortege de pensées vagues, d'irrésolu-
a tions, à cet %geoù le vice et la verlu luttent avec acharnement '

a pour remporter Ia victoire sur ces esprits indécis et peu cominu-


u nicatifs, vous aurez acquis leur confiance et vous marcherez tou-
N jours devant eux comme de bons guides; vous les préserverez
a aussi des dsngers sans nombre qui se trouvent sur leurs pas, vous
a n'aurez laissé au hasard, ni B des maiirs mercenaires, le soin de
c leur premiére instruction morale d religieuse ; préserveq4es du
r fanatieme, de l'ignorance, instruisezles bien jeunes des devoirs
u de k solidarilé, et vous aurez par la s&e oont~ibaib& l'avance-
u ment de i'huhanité, en iaismnt ap& vom des h o m e s anim6s
d'une foi &c;tiajréa,propre iaider ila wrohe asaeasionnelle de la .
r science dddta progrés. 8 Gethe descead de ta tribuse, puis t w t
dispa,r&.
1
. C

' Eiw la s; domes~qnaes


Groupe Chabert, & R6ziers.- le''sep~~mbre
4871.
Pratiquez les vertùs domestiques, ai vous v d a z del~enirnop-
seulement de bons &toyens, mais encore le6 élus du Seigneur. Les -
liens de la famille p r e m u t b k a m e dans le cceusmême et se for-
tifient par leur durée au lieu. de s'affaiblir.
Qu'y a-t-il du reste de plus beau et de plas toachant que l'amour
entre les membres d'une mtme famille? La pureté des sentiments
qui les animent, assaiait I'eqrit et le rend plus propre à srscmoir
l'impression de tout ce qui Jigrand, noble et moral. La tendresse
de la d r e et la vigilanoe cb.@re s'unissent de bonne beure pour
fortifisr leurs enfants, at les préparent & affrontes avec courage Ies
orages de la vie, mais ils s'efforoent toujours $e les préserver de
toute ospèee de danger. C'mt dans I'intimité de la vie de famille
que la confiance m manifeste par ses c6tBs les plus doux ; ckst par
leurs rapports contiÎnuels et insgir6s par l'affection la .plus sinchre
que les époux apprennent % s'estimer et & s%mer. Aussi esbil rare
de voir UB m a d de naeurs irrt$prachables et fidéle & ses engage-
ments, d%v~nh?~ w -rnsuvd oitay?z, N'apporte-t-il t&saa eookrw&eT
dans les affaires g w9m reQat de m,Y&& ' &aestiqims 7

Gardez-vous swk~utde c~afherle-soin et l%'gmvernementde vos


affaires D des hommes qui ignorent les joies de la famille, qui, par
calcul ou par profesdon, vivent en dehors de ces douces et for&
fiantes impressians.
Si vous faisiez unepareil choir, si vous vous livriez des êtres:
profondhnt 6gaïstes, durs de cœur et etehMes aux dow épm-
chements dc, k amre! Ciamment fiourrahnh-3scemgrendre et sath-
faire vos bes~ins,ualii sentimats et VM intbrêts Ies plus chers?
li faut donc cherch&, zm p i a t de vue de votre propre bonheur
et de 1% stabilité de vos hs&tutions, $ propager la pratique dea
vertas ,domestiques;il faut fapmer votre ghn6ration nouvelle P la
douce infls3mco de la vie de fmnille et lui wndse le foyer paterrad
attrayant, au lieu de la traîmr à la remorque de vos vices et -de la
tempérament de i'6colier. Pour cela, vos hommes instruits de
toutes les beautés de la science, des arts et de l'industrie, auront &
se dévouer LL l'œuvre esientiellement moralisatrice que la France
est sur le point d'entreprendre; et que chacun, dans sa spikialité,
résume eu termes clairs, précis et aussi intéressants que possible,
le fruit de ses travaux et de ses études. Présentez & l'enfant que
vous avez mission d'instruire tout ce qu'il doit savoir, sous une
forme attrayante; donnez-lui de bonne heure le désir d'avancer,
par la manière dont vous i'snseignerez, et surtout, mettez-le à
même de ne pas s'égarer dans ce dédale de formules abstraites y ui
ne sont ouvertes et familières qu'A certains esp'rits d'élite. Dépouil-
lez !a science de toute espkce de sévérité et de pédanterie, pour la
couvrir d'ajustements simples, modestes et charmants & la fois.
C'est en la rajeunissant & propos, par une méthode de circonstance,
c'est, en un mot, en la rendant accessible ii tout le monde comme une
bonne compagne, cornme une tendre amie, cornine une nourrice
bienfaisante, et non pas comme pne mbre dure et sévère, iii comme
Urie grande dame-fi'ère ef,hauthine, que vaus parviendrez à rallier
autour dfelle la nouvelle g&&ation, qui, c&te fois, on peut le dire
sans être taxé de banalité, sera réellement l'espoir de la nouvelle
Frdnce. Signé :BARTHELEMY (l'abbé).

hi6Bexions d'un Esprit .


LA PROCESSION DE LA F ~ E - D I E U
PENDANT

Pére, pourquoi ne vas-tu pas aussi, toi, voir la procession qui


défile? pourquoi, calme et tranquille, n'as-tu pas revetu tes plus
beaux habits pour aller assister à la belle c6rémoiiie ? ne vois-tu pas
passer le paysan endimanchi! (c'est l'expression consacrée) qui va-
avec sa famille & la b6nédiction? n'as-tu pas vu les toilettes desb "
grands jours, les costumss de fête? tout le monde va voir, et tu
restes ; pourquoi restes-tu impassible devant cette meinifestâtion d e
la multitude ?
Pourquoi? je le sus, m& toi, ne le dis pas. Je lis da
âme attristée, je comprends les sentiments qui i'agiten
toi, je t'en prie, car tu ne serais pas compris, Ton c
il dbbosde et je vois qu'il te faut du courage pour garder le silence.
Eh bien !je vais te dire ce qui: je lis dans ton cœur...
Mais, console-toi; le culte de Dieu que tu désires fera s& place au
soleil et Celui que tu pries sera h ~ n o r écomme il doit l'êtm en Esprit
et en &rité.
Tu entends la masique sonore, les chants des enfants, des fein-
mes et des hommes, mais ces voix se perdent dans l'espace, car bien
peu montent jusqu'h Dieu. Le spectacle est bon pour ta terre, inai*
les EspriB détournent leurs têtes et plaignent les malheureux que
la distraction satisfait plus que la prière. Le tmhour résonne, est-
ce à Dieu qu'il s9adrease?pitié! les hynines latins se font enten'dre:
sont-ils c'ornpris de ceux qui les psalmodient? pitié! Les spectateurs
regardent : il y a des fleurs, des colonnes , des guirlandes, des
braderies ; il y a du luxe, de l'or, des pierres prdcieuses, des
emblbrnes. Pitié E mais la prière, cette sainte émanation des âmes
vraiment pieusecl.; je.la cherche et je ne l'entends pas. Par instifict,
par Zrabitude on s~agenouillequand il est ordonné, mais prie-t-on ?
hélas ! non. Dieu est absent des âmes ;tout est pour les yeux, rieil
pour le cœur. Pitié I
Ah I du haut des sphères éternelles, grand Dieu tout-puissant,
pardonne à ceux que 1a superstition retient encore dans ses itnmen-
ses filets, pardonne ceux qui l%ntretieunent et f& &nBn iuire à+
leurs yeux un rayon de la vérité !
PriebensiI.ilence; père, que IR bruit de la fête ne trouble pas tas
penskes qui dadressent plus haut que les nuagds qui ob~curcissent
le ciel 1 Vois 1s haut, au-dessus de ces mondes, en ce moment
invisibles à tes yeux de chair, les myriades d'êtres qui entonnent
I'hymne'éternel en l'honneur du Créateur, ticoute les concerts
d'harmonie céleste qui glorifient le suprême architecte. Réjouis-toi,
car tu assistes au culte du vrai Dieu. Oublie en ce moment les
mmppres de la terre! que ton âme s'éléve ver's les ciezlr. spien-
didés, tas ces horizons inconnus de la foule, et 1$ tu trounras à
satisfaire tes aspirations incomprises.
Le silence se fait autour de toi ...,. te bruit ne se fait plus enten-
..
dre.. . les chants ont cessé.;,. , ton Elçprit a repris sa sérénité ; -
-
tu vas entendre dire : a La cérémonie &ait belle. a Tais-toi, car
ne l'oublie pas, tu parierais et tu ne serais pas camp ri^,= mais
souviens-toi pe,Dieu est Esprit, qu'il veut être adoré., aimé en
Esprit et en vdrith*et que ce qui vient de se passer n'est que pour le
Dieu matkridisé et n'est pas fait pour toi. I

Au revoir, pére, nous avons prié ensemble, car cette petite com-
munication est une prière; - Dieu l'a entendue.
pénétrent OR moials, et qp3 lems humai&%
types plus ou moins rapprochb de la perfection. M '
du progr&, d'origine divine, est immuable, tous les mondes doivent
s'assimiler 'un jour ces qualités, et ce serait blasphkmer que d'avan-
' cer qu'il pelxt y avoir des &$es eon@asnnés la privation perpétuelle
de la Jurniére divine. - A voirs ~&ntenant,*habitantsde la terre,
de réunir vos efforts pour airiver & la bontd, ce premier degré des '
demeures oé1est.e~;à vous d'user de votre libre arbitre, pour
commencer une, gaerre incessante et aehmée aux passions, ORS
taches irnyosCes $ va& &mes par la inatïere ;i$ voua; de tgn@ l'extir-
pation de ce mal dont vous devez triompher t6t ou fard ; & aous .
sartuut, âmes privilégiees, à qui Dieu a permis ,d'entrevoir la
+
lumiére, ii vous de les répandre pleines mains, Ne perdez pas de
vue que c'est votre charil qu'il aqpastieut d'effuer les lignes de .
déinarwtiom qpi seal& s46pgosent au rég tie de la vertu, et par
con&q&a$ a r$ieBkeip8q$ d&f&pc du bop.
.. @fmpg,EqM familier.)
&

- A

LE JUGTE. ..
h(ll&édiutnle &%ur BeIgdkr;J
- . , 8

le&& ne saurt&6tre&&&$irl ici qil'& point de vue humaoi-


taire, T&sfice absBl& l a n t iine qualit6 de 17&tredrs &Ires, dont
la conception est du d o m a h d% Esprits supérieurs.
Portez. les regards 'qtum- &è k66js; éonsidérez les souffrances
auxquelles Sont en proie tous tes habitants de vgtre teme d'épreuve,
à quelque cstnditim @ils appartiement, et dites-moi si un tel.
tableau n'est pas fait p m VOUS donner une idde de la-jlisti~edjyiee,
B,qu'il. vous suggére celle de misBrimde, d t G & t m
d'en adou&f - Ee$.;,rimrs ? Aprbs a,v& . dernamdé à la nouvelle
science la cause de cq@& iiiégalité necesmice dans la condition des '
hommes, aprks ami< pqcoilucu la,lon&u? l$ta d a misères humaines,
il vous reste icia&n& devbir à acco;m@ir : cehd de les soulager, en
- instruisant c&wun cl+ Ia cause des'dprmvee qu'il subit, oomme
aussi da&m ~ ~ a ~ ~ ~ u ' i l ~d'en s & d e la durée. Or, mus vous
o s abréger
l'avons dit 'b s,gu.*t;, VOUS arriverez à ces brillanb r6sultâts par
l'instruction st ld &a%#$, ces dmx magnifiques caaollaires de la loi
du Christ, @El faut;r6u'&M e r d'impatroniser chkz vous, car nous
ne saurions- - trop voas lb rdpdter, les temps s98ppiochontoù votre
klohe doit se régénérer, et c'est alors qu'on verra s'accomplir cetc~
parole da 1'~vangile:
A chacun selon ses œuvres.
La justice est donc bien ici-bas l%dcution des lois immuables de
la nature, lois qui vous ont été enseignées par le Messie, lois qui
ont servi de bases h toutes les organisations des h t s , et dont le
but n'a jamais'été que voire propre bonheur. Donnez donc à cha-
cun une instruction con~patibleavec son degr6 d'avancement moral,
donnez $ tous
i vos fréres une idée juste de la série des btres créés
dont vous retrouverez la mention dans la seligioa de tous les peu-
plés; et quand vous aurez fait comprendre à chacun les devoirs que
lui impose sa présence sur la terre, et l'immense intérêt p&r lui
de les hien remplir, voue aurez établi chez vous le règne du juste,
et partant de l'harmonie, but final de la créalion.
Tels sont les éléments de ct: dernier degr6 du ciel, de ce parvis
lumin& du temple,de l'gternel, dont les assises sont faites de
toutes les sciences unies entre elles par un ciment indestructibl~,la
vertu. C'ebt 1%que 1'Esprit acquiert une idée complète du mystère
sublime dg la Trinité, mythe qui renferme les éléments de toute
perfection,
~ d o u r , Science, Loi,
Bon, Beau, Juste.
(Monguy, Esprit familier. )
-
L a loi de Dieu
par mademoiselle !.-A. Lieutaucl, membre de la SociBté spirite de Rouen,
Seigneur Dieu tout-puissant, ton immuable loi
Dirige l'univers; ta volonté sirpsême
Est pour nous, tes enfants, l'éternel problhme,
Nous devons t'adorer, nous incliner vers toi.
Rien dans l'immen~iténe déroge h ta loi;
Dans l'espace infini, d'innombrables mondes
Sont, comme les petits, nés aux mers profondes,
,Sans cesse transformer pour s'éleiver vers toi.
Suivant de ce progrés l'immuable loi,
Un jour, j'admirerai ta splendeur éternelle,
Puisque tu m'as donné la divine étincelle,
Qui dirige mon Arne et l'attire vers toi.
Des sectes et des schismes dans le Spiritisme
-
I e r mai 4872,7, rue de Lille, Paris. - Medium Caron.
Comment les spirites pourront-ils remplir leur tâche, s'ils sont
désunis, s'ils n'ont pas iMême de principes bien arrêtés, puisqu'ils
en sont déjh aux sectes et aux schismes ? Ceh importemoins qii'on '

pourrait le croire. Que ces écoles diverses aient un fonds couimun ; '

qu'elles croient toutes aux communications des Esprits, à la réin-


carnation et à la pluralité des existences, à la loi du. progrès indé-
fini, et par cela seul elles seront aptes à travailler avec fruit la
transformation morale du genre humain.
Il vaut même beaucoup mieux qu'il y ait une certaine variété
dans les croyances accessoires, car alors chacun trouvera une école
qui professera les grhcipes qui lui paraissent les ptus acceptables,
et tel individu, incapable de faire un progrès plus grand, accom-
plira du moins celui qui consiste à ckpudier des croyances suran-
nées pour d'autres plus rationnelles.
La liberté d'examen et de conscience fait partie du bagage spi-
rite. Le Spiritisme enseigne que l'on ne doit croire que ce qui paraît
conforme à la logique et à la raison. Comment do6c espérer que,
dans ufie société composée d'Esprits parvenus à tous les degrés de
l'échelle morde et intellectuelle, une seule formule pourra être ac-
ceptée par tous? Ube telle prétention serait au plus haut point dé-
nuée de logique et de raison. 11,fautdes croyances appropriCcs au
degré d'avancement de chacun,
Le catholicisme, proclamant la nécessité de la foi aveugle et
Pimposant au besoin avec le concours du bras séculier, a pu établir
une formule unique. Le petit nombre l'acceptait parce qu'elle ré-
pondait précisément à son état moral. Le grand nombre l'accep-
tait par indiffhrence et par respect I~umain.Et les penseurs rbljan-
dus çà et lb dans la masse paraissaient l'accepter, par crainte,
jusqu'au moment où l'on a proclamé' la liherté de conscience. IJiie
religion autoritaire peut seule produire un tel résultat. Mais une
religion autoritaire est un non-sens pour tout homme qui réflécl-rit,
puisque la religion . n'a d'autre valeur que les sentirnerirks qu'elle
inspire.
- Du moment que l'on reconnaît la légitimité de la liherté de col;-
science, et que l'on reconnaît également l'infinie variété de force,
d e capacité, de bonté, des Esprits inca~nésen même temps Zur la
terre, il est log5qua de &&hadm S ca qui se
en pareil cas. Aatour d'une vérit-6 fondamentale qui finit par être
acceptée par tws, garce qu'elle répond au deph dlaxancernent de
la masse, il y a place pour une grande variété de doctrines parti-
euli$?res,qab #ben$da fmds commun des rnn&qrumdes coafarmes 9
leurs k o i m moraux. Les cmdquences; bgiqere;s,'iIlgcra~~~es, aerptr
accqbhs ~~rnh1ie.e' par les plu8 a v a a c k Mais I& peuven%être
cornprbiea par les re&dai~aa Si l'off p d ~ & f . d l w
k3&lige;r, se
les aliénerait 0 o m p I & m et et^ la-
vérilé qu'.ils ont aptes B s ' s ~ h i l e ~Fi
, Qti
de trouver dans une secte pmticu1iti.e ce qui1&%@&al 8 Pélia&.&& lm
esprit : comme, dans l'ord~ernat6riel; ifest un. g ~ % i ~Fdi n. p a r le
pauvre de trouver à bon rnarchh des produfis &epremiére ngicm&té,
moins parfaits que ceux que le riche achè-le au poids de l'or, maTs
du moins suffisants pour un bon usge.
Ne vous &&ez donc pa, ne VOUS afflige^ pas de k i r se fonder

à tirer du foridri, comnm, les errews ae S @ F ~ E


jiwaier.
~ bien' d t s ~ g e
reuses. La varidté d'opiuions sur point&swoaèsires ne Çarx@ra
pas plus de tort au Spiritisme, que la m~ltipllcit6des sectes n'en a
camé au prdestai.itime. &&ide dw H6dkm.
..
gui taire pl$&, ,~wc,eyYi3 dit .mieuxet jaait de PEUR de cbrt.Qd a ~ s
la maarde Be& @WF&S, &cd ;.let dgoé Allan Kardec, avsc un K!.
cm est pIae4e eB tête de la traduction
..
simple aqwes&m. M. JosO de
pour dhantrer &ces malinten-
%BR& q&ls peuven8 fmt bim composer des ouvrages s~iritwet
mkem hire yn*i"llla-~& d e & , -iii9%3 le peuver& ~1-tciistgp'Jlsnhnt Ite
ilrait, ni de mumaire ni d'ajodter ,wta si& Wt k Ji3 txi&hx%b 4e
ses ceuvresSni mbmeade les,frnlpArner sans no&e a~eentim~nit.
i; altérati& IE 20.
f4- &fi$/&'sim$te exp3"lps6'im.
wmzj4,ro d'ordre a 6td cm-
daa segun las leyea infalibles de ces. Dieu embrasse le fils repen-
moral y de justici~. Las penas tant. et disposé à travailler $ sün
serian eternas para eI que no se amélioration, il célèbre par uri
causara del sukimiento, no se festin son retoui;au bien. La du-
arrepiqtiera 6 ne se penetrara rée d e la souffrance dépend du
del bien I I ) . temps eniploié poUr ee repentir,
de t'amélioration des habitudes,
du payement des dettes contrac-
tées de par les lois infgifliblesde
la mesale et de; la jq&ce. Les
peines seraient éternelles, pour
(!) Este parrafo es hado en communi-
celui qui e se lasse ni du repen-
9
cacioii per Ailan Iidrdek, en dustiiucioa tir ni de a souffrance, et ne se
,
del que habia. pénétrerait pas du bien.
Cette interpolation anodine, offre comme conséquence, I'ensei-
gnement explicite du droit du fils à la prodigalité, etc., etc., skf à
revenir à de meilleurs sentiments elle encourage la faute en @O-
#;

mettant le pardon; elle dit, méwsez de tout, jusclu'au moment' où


fourbu, usé, de diable onue,f& ermge; &4@ ne prévient pas la faute,
mais elle la tolére pour la pnnir, Allan Kardec, n'a jamais soutenu
de pareilles théories.

Un grand nombre de spirites ont amompagné au cirnetibre &nt-


martxe la dépouille mortelle de notre fr&e Fowriié'r; c'&ait un noble
eœm,un homme de bons conseils, dont la parnile et les actes étriient
empreints de sagesse! il a et4 enter& civilement sllon sn denilère
volonté. Ses am3 ont prononcé 4egtif&thx% qui' rappelaieht à tous
les assistants le courage de Pourtier que de longs mois de s6ufFran-
ces n'avaient pu abattre; avec sa famille spirite, comme lui, il cau-
sait paisiblement de sa mort comme'd7unphénom~ne,pl.&uu,naturel,
ct vivement attendu.
Le dépouille mortelle de madame Maria IloGns, .kûrfe subite-
ment le 22 mars 4.872, a été accompagnée p&r bien des persorines
qui se rappelaient sa bonté, sa foi spirite, sa grandeur d'&me :
Elle était femme intelligente et Esprit d'élite, AIlan Kardec sut a p
prhcier la haute valeur de sa faculté comme Médium écrivain.
Pour le Comité d'administration.
.
-Le Secretaive-gérant:P. G. LEYURIE.
REVUE SPIRITE
JOURNAL

D'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES

nt .
P-.
m

RBfutation et critique
U LIVRE INTITULÉ : UNE PHILOSOPHIE NOUVELLE, PAR A N D R ~PEZZANI

I Messieurs,
;iivre intituik: Une phiZosophie nouvelle n'est que la repro-
duction, avec une préface beaucoup plus lotigue, des Bardes
drlcidzpues, synthése p hilosophiqus cau dix-neuvième siècle. Sauf la
préface, c'est, non-seulement le même livre, mah encore le m6mé
tirage qu'en 1868 ;on aura voulu le rafraîchir au moyen de ce
nouveau titre et de cette nouvelle préface, citr la mise en page est
' absolument et identiquement la même comme si le livre avait été
cliché, et i'on trouve, B la premiére page du texte ancien, la mbme
fante d'impression que voici : Synthèse Philosophique au XVIX.
sidck, au lieu de dix-neuvikme siècle. Prévenez donc ccux de
VOS amis qui, comme moi, possèdent I'édition de 1863, afin
qu'ils ne s'exposent pas à I'avoir en double, sous la foi du nouveau
titre ;ils n'auraient, en effet, de nouveau que I'ép;'graphe et II8
préface.
A la fin de 1865, i'Avenir, journal spirite de cette époyue, ayant
reproduit dans ses colonnes des attaques formcilées par M. Pezztini
dans le livre les Bardes)druidigues contre le Livre de8 Esprits, je
répondis à ces 'attaques par une lettre du 23 novembre ;je n'y ai.
pas traité la question du cT1terium des communications spirites dans
laquelle un de nos frères, M. le capitaine Fix, était intervenu, mais
sur laquelle il n'avait pas dit tout ce qui devait être dit, car de
nombreux passages des livres du MaPtre et de la Revue spirite,
publiés avant les I3urdes druidiques, établissent que les critiques da B.
M. Pezzani portent tout à fait à faux, j
i
1
- - 196
ne peuvent infirmer l'accord universel qui s'établit sur cette
question.
. Notre auteur ne conteste pas la, réalité des con~rnunications
spirites, mais, comme je l'ai déj3 dit. il soutient qu'elles sont en-
iachées de'viilgarité, et se contredit lui-même en faisant un magzii-
Bgi~oilore d i Liure des m&diumset de I'Zmitation de l'Evmi,qi!e
qd, debiii 1865. a changé de titre pour prendre celui de I'Evm-
gile selon le Spir2t&ne, car ces ouvrages ont été en grande partie
' dicl& et, poiir tout le reste. inspir6s par les E r p i i i ~LI attribue Ir
mbdiocrité des communications à certaines irifluences qui entrave-
raient la transmissiori de la pensée de l'Esprit. Or, il n'a rien
imitgicié de neuf à ce siijet, car Allan Kardec a été le premier à si-
gnaler à ses disciples, en maintes occasions, dans ses écrits, ces
A difficultés dont il leur a expliqué les causes bien plus clairement
,que ne I'a fiiit M. Pvzzani ; mais ces difficultés n'infirment en rien
la rhalité d1.s comniunications.
M. Pezzsiii se joint à M. Figuier pour plaindre ceux que celui-ci
applleJd@&#mesgsns s ' i m c ~ po~aoir, ~ ~ ~ b Li leur d o n t é et selon
teur capri&, tuire Besciwdre s d Id ~mrelei dmes des morts pour
comerser at*ec elles, tandis que cette faveur, suivant lui, serait
réservée à certains hommes distingués, ses ami&,hommes d'intel-
.(L
.
I
iigeiice COmlne ce1 auteur lui-mhie :mai8 nous autres, bonnesgm,
nous ne pouvons admettre que Dieu réserve ce privi.iége pour
ceux-là seuls qui en ont le moins besoin.
Pour le dire en passant, M. Louis Figuier se trompe grandement
Iôrqu'iP dit que les spirites s'imaginent pouvoir, d aololzté eb selon
leur caprice, faire descendre sur ka terre les & m a des mords ;s'il
avait daigné lire (mais cela eût cowromis sa dignité) les ouvrages
du Maitre, il y aurait vu qu'il dit en termes formels à ses disciples,
que les Esprits ne se rendent & l'appel qui leur est adresse que
lorsque cela leur convient, et suivant le but que se proposent les
évoc tteurs, parce qu'ils ont leur libre arbitre, et que tel qui pré-
tendrait exiger qu'un Esprit se rendît B son appel serait puni de son
outrecilidance par une bonne mystification, si ce n'était par une
punition encore plus grave.
Les spirites savent donc tb quoi s'en tenir sur les dangers dkne
évocation téméraire ;ils savent de plus qu'ils doivent faire subir à
toutes les communications rnédianimiques le contrale de la logique
bt- de la raison que recommande M. Przza~ii,et qu'hllan Kardec
avait recommandé bien avant lui ; je r2produis ici les nombreux
passages des &&ts du Maître qui contiennent cette recommanda-
tion :
RBVUE SPIBITE.

1859, p. 222. - On ne doit confiance aux doctrines des


Esprits qu'acitant q:i'elles ne froissent ni la raison ni le bon sens.
Id., p. 232. - Nlscessité du coiitrôre des comnwnications et
exemple & l'appui de cette iiécessité.
1860, p. fi& - Aprks one cornmunication signée Fourier,
obtentie dans une séance de la Soci&d pwisieme des dl'udes
' spirites, le président dit, polir l'intelligence des auditeurs étrangers,
que la Sociét6 n'accepte p.ts comme vrai tout ce qui vient des
Esprits ;que c'est pouc elle un sujet d'étude, et qu'elle accepte
ce qu'il y a de bon, comme elle rejette ce qui est mauvais.
Ibid., p. 503. - 11 peut y avoir divergence d'idées entre des
groupes sur quely ues poiiits de détail. Dxns ce cas, il faut exa-
miner la diificulté à l'aide du critérium irifaillible de la logique,
etc., etc.
Ibid., p. 304. - PPUimporte le nom de l'Esprit qui se com-
munique ;celui qui mérite le plus de confiance est celui qiri, sur
tous les points, prouve sa supériorité ... Que les médiums se
gardent de trouver bon tout ce qu'ils obtieiinent, que tout' soit
examiné et contrôlé.
1860, p. 398. - Dans une de ses lettres, M. Jobard, de
Bruxelles, émettait l'avis déjh exprimé par le Maltre, ainsi que
nous veilons de le voir, que nous ne devons jamais, à I'6gard
des Esprits, faire abstraction d e notre ju$ment. - -
P. 312.
M. Allan Kardec approuve la manière de juger des communications
présentée par M. Jobard.
Ibid., p. 332. -Nouvelle exhortation de M. Allan Kardec A
ses auditeurs de se teuir en garde contre les faux systèmes que
certains Esprits veulent essayer d'accr6ditcr à l'aide de quelques
belles maximes de morale, et de soumettre toutes les communica-
tions au contrôle de la logique et de la raison.
m
JbziL, p. 351. - Communication d'un Esprit qui dit que le
jugement, le, compréhension, la réflexion, sont des facirltds
sufisant& pour distinguer les Esprits dam leurs communications.
- Ibid., p. 219. - Un 'Esprit, daris un tableau poétique de la
déchéance, ayant paru s'écarter de la vérité, on' lui adresse des
objections. Il dit qu'il s'est laissé aller àb son imagination, et 91
ne sont entrés da5is son cœur; Il a toujours aidé de ses conwils et
de see luini4res, tous ceux qui se sont adressés lui, il a été Irahi
par quelqne~ans,et jamais il n'a récrimFné contre eux. Bien des
gens aumient voulu l'exploiter :il s'est tenu sur ses gardes et il s'est
attiré des inimiîiés; cela se voit souvent ici-bas, Pour Iiropager sa
doctrine, il n'a pag eu recours à d'autres moyens qu0 la valeur de
~ r dôctrins
t elte-tdrns, sans bruit et sans l'appui d'aucunt?organe
de publicite, et l'on sait avec @elle rapfdi&$elle a gagne du terrain;
a-t-on' jamais vu un pareil succbs?
On a cependant employé bien des moyens pour en arrêter le
développement. Les matérialistes et les spiritualistes de Eoiites les
écoles, les journalistes de tous les formats ont fait chorus pour
dénoncer sa fausseté et son inéptie, du haut de la chaire on l'a ana-
thématisée et on i'a servie, en excitant le désir de la coimitre pour
pouvoir la juger soi-même.
.Il serait bien difficile de rappeler tout ce qui a étB dit contre
Allan%dde~*e%~l@ Spiiî.ti&mc,Et jeae l'essayerai pas; inais il y a
un fait que je ne veux pas t a h :c'est que de8 spirites eitx-rrdmes
qui avaient vécu auparavant dans I'intimité de M. Allan K ah, et
qui's'en étaient séparés parce qu'il n'avait pas voulu aesurncr cer-
taines responsabilit6s qui devaient leur incomber à eux-iiiêiiies, ne
pouv&t l'attaquer de front, lui donnaient ainsi qu'B ses adepte8
des petits coups d'épingles qui ne piquaient qu'eux-mêines.
Ainsi, les Américains du Nord, grands amis de la liberté que Ies
spirites chérissent tout autant, s'étaient indignés di? ce que les
spirités français donn@ent à Abri Kardec, le titre de m&e, ce
qui, suivbnt eux, impiiqaait uumèi idée da sszraii~ion.Ils rie savaient
pas, sans doute, ceux qui écrivaient 18-desus de lofigues titrtines,
que l'on traduisait pour un journal qui publiait de fréqueiits articles ,

de M. Pezzani, que le mot maâtre vient du latin mag&ter, que


Cicéron emploie dans le sens de prdcepteur, et qu'on dit m u t e
d'école, un maWe d'armes, etc., ce qui ne veut pas dire que ces
maîtres soient propriétaires de lours éIE?ves.
M. Pezzani, dans les Bardes -alru%dipw,reproche & Allan Kar-
dec d'avoir accepté le contrble universel de^ Esprits, il en fait un
grief a u Spiritisme. Or, Mltln &Kardecn'a fait de ce contrdfequ'un
moyen auxiliaire, utile en certains cas, et ne skest jamais dépa,rti du
. reaoursj tt la logique et la raison comme critérium essentiel.
Je me siiis demandé, cependant, comment il pouvait se faire
qu'un philosophe rejetât, quand il s'agit des Esprits, ce que la phi-
losophie trouve bon pour les hommes. Je me souviens que dans
mon cours de philosophie, le professeur comptait, parmi lmmayens
de cerlitude, le consemus omnium (la classe se faisant alors en la-
tin ;) m4s il paraît que ce qui est bon pour les hommes, ne vaut !
rien quand il s'agit des Esprits. M. Pezanni rious apprend que les
hoirhme~,après leur mort, deviennes des médiocrité&, et soutient
que leurs communications sont alors toujours ii~férieuresB ce qu'ils
auraieiit pu donner de leur vivant, et cependant il trouve admi-
rable 1'l~nZ;tatio~ de ~ É v a q i l edictbe sn grande partie par les
E$prits. Explique cela qui pourra. Je rn'pperds. Mais, hélas I que
vais-je devenir, moi dé& si médiocre, si; COnime le prétend
M. Pt zzani, les plus grands génies terrestres baissent lorsqu'ils ont
va& de vie à trispas. Je vais donc être tout à fait crétinisé lorsque
.
jkurai y uitt8 ma d5froque charnelle.. Hélas !! 1 !
M. k z a n i croit qdil siiffit pour nous enseigner la morale,
d'E*prits médiocres,parce qu'on ne donne pas des professeurs de
rh6,torique aux enfants pour leur apprendre à lire. Au reste, il cou-
sidere comme dignes d'un souveraiii mépris les objectioiis adressées
au Spii itisme par r les préteridus savants de toutes les suciétés ou
u académies officielles. a Ce sont, ajoute-t-il, « les dertiers de
a ilos frères et les plus abrutis d'entre eux. Ce ne sont pas non plus
a les objections des Mirville et consorts qui, quoique meilleures
r que les premières et d'une supériorité incontestable, attribuent
u tous les phénoménes à. un être fictif et absurde, au diable. r I
M. Yvzzani ne trouve bonnes que ses objections, tirées de la médio7
critd des communications, etc. '

Jean Reynaud, dans l'Esprit de la Gaule, dit que dans la doc-


trille des druides, il manquait un principe essentiel : la chariié. Par
suita, cette doctrine avait développé jusqu'à I'exag6ration le spnti-
ment de la. personnalité (je cite de mérrioire). Ce sentiment avait
engendré l'orgueil et i'égoïdma, suflqut chez les puissants qui, f aca-
pables de se soumettre à une autorité centrale, étaient restés isolés
' chacun dans le centre respectif qu'il étaient parvenus k dominer,
ainsi la Gaule était ,divisée en 'une itifioité de petits fitats jaloux
et indépendants les uns des autres qui, à cause de leurs divisions
mêmes, ont rendu plus facile la domination de l'&ranger. Or il ne
m'a pas semblé que les triades que M. Pezzani repr~dt~it soiw nos
yeux avec une si grande admiration, Fasseiit grande lnention de la
chariti. J'y vois bien l'amour de Dieu\, tnaiscet amour a plutôt l'air
de descendre sur ses créatures que de remonter de celles-ci à Dieu,
i;magnifiquement en chacun d'eux, il leur était difftcile de ne pas
a se complaire dans cette glorification égoïste, jusqu'à s'affranchir
/a de toute subordination envers la sociéib ; car, non-seulement la
4 religion ne les avait pas fait entrer dans'le divin secret de
' e s'aimer dans autrui et de se rehausser en servant les autres,
s mais, devant la puissance qu'ils ddcouvraient en eux, celle de
....
a I'Etrtt s'effaçait, Ils vivaient les uns à l'égard des autres,
a comme des potentats rivaiix, de sorte qu'en définitive, faute
l'a détre contenus pap un dév~lnppernmtsttfisitnt de charil& les
I belles croyunce.r 'qvi, dans l'ordre rndtqalihpique, les éleunt'ent s i

j a haut, n'aboutimient dans l'ordre nzoral qu'd les rendrg lea plus
a irttraitables d a hornmex. Q
Jean Reynaud présente ensuite un tableau saisissant des divisions
de la société gauloise et de leurs déplara9lea coriséquence~, et il
ajoute, page 462 : a On ne peut crperid:int reprochrr au druidisme
r de n"avoir pas visé & l'unité par un systéme. Mais ce n'est pas
à as&% die proclamer l'unité par un systhme. .. II n'y a au monde
/ a qu'une seule puissance qui soit capable de réaliser l'unité :
a c'est la cbaritd, par l'effet de laquelle tous les individus, animés
j i d'une sympathie rdciproy (ne, vivent les uns dans les autr& et ne
a font qu'un, etc. B
Maintenant, si M. Pezzani voulait combattre l'ophion' que vient
d'exprimer Jean Reynaud, et soutenir que le princi'pe de la charité
se trouve dans les triades, je lui dirais, avec l'illustre philosophe
que je viens de citer, qsie ces trinjes, qui forment la\ base de sa
synthae philosophique du dix-neuvihme siècle, originaires du pays
de Galles, y ont 6té conscrvéw par tradition orale jusqu'au mciyen
âge, où elles on1 ét6 livrées à l'écriture dans les parties les plus
essentielles de cet héritage de nos ancêtres, avec certainsreflets que
la doctrine avait reçus du chrislianisme et que le druidisme avait
subis malgré. lui.
a Les développements contenus dam les triades, di t-il p. 3 2 1,
1 a sont si parfai,tement en dehors du christianisme, que tes émana-
!* tions chrét-ienfiesqui se sont glisdes çà et 18 dans leur enisernble,
uent du fond primitif % premiére vue. Ces émanations,
t sorties de la conscience des bardes chrdtiens, ont bien
Y
: . intercaler dans la interstices de la tradition, mais n'on I pu
..
ndre... En partant de ce principe si connu, que le dogme
7 ;.T ité en Dieu et dans l'homme est aussi spécial au chris-
[* tianiime que celui de la migration des %mesl'est l'antique
î;. ,
,,.W.
druidisme, un certain nom6ra de triades, dans l e q d reh&be un
, .4',
esprit d'amour que]n'a jnm& Cmna la Gaule prl'miti$e, se Em-
a JGissenb immédiatement c m m e e&prebtes d ua cru?act&recompxa-
rativement madwne, tan& pue I m autres, animées d'un tout
autre soufile, IaUsmt voir dmtanl mieuut: le cachet de haute
a an tipitg qui les disfiaque. a
On ne saurut s doute^ du sentiment patriotique qui a porté Jean
Reynaud à étudier avec sa profonde sagacité nos antiquiths nnwtiona-
, les ;on voit, en lisant son beau Iivre, qu'il était amoureux dcqon su-
jet. 11 a tenu à rendre à nos ancêtres i'hoiineur qwi km est, dû,
mais il n'admire pas quand merne, et il sait tirer de leurs exem-
ples des leçms dunt ses descendants feraient bieit de profitw en ce
moment, surtout, où nous avons tant besoiii d'union pour cicatriser
les plaies de notre ma~h~ureux pays. 1mitons-le, sitchons recinnaitre
et admirer la sublimit4 de la philusophie de nos phes, et gardons-
nous de nous renfermer exclusivement dans ce tale d'adrniratems
& l'exemple de M. Pezzani qui base le salut de l'avenir Eur la seule
doctrine druidique.
Le Spiritisme a sa m8taphysique ;mais c'est surtout par sa mo-
mie qu'il entend fonder et assurer le progrés, et'notamment par
Tapplication du principe de justice, d'amour ef 'do charité. Cctte
morde eit kûdfjaaire, ,diton ; peu lui importe, s'il la croit 'bonne,
il persiste à la présenter comme bonne parce qu'il la croit sdlititire,
saris s'i~iquiéter de l'opinion des sttvants qui préteudent I'écps,er
sous le poids de leurs sarcasmes et de leur dr'.dai~.Tant qu'&'
n'auront pas donné' mieux, ils tenteront en vain de te ddtruire.
M. Pezzani dit avoir pu écouter ses idées A la fatetir de la. libertd
qu'oi~laissait aux journaux spirites sous un régirne d'oppression ;
hous dire ce que sont devenus la ~krzth d e ~fop'e.t'.f%
;,, L!< i
t

venir de Paris? noug le9 avons connus autrefois: 3 . t que les ar-
~

auk&mt gàs'EU&$ Et la Tribune


*ides signés t3hilaléthè4~~e~'~eses'
mzkerselle qui &ait entiérement son ouvrage n'aurait-elle pas suc-
combé sous le poids de i'ifiintelligiblé prose da son redacteiir? J'en.
appelle 4 l&xivain qui a si& le délicieux petit livre htitblé : Les'
pr&m & Luhvic. Dans sa nouvelle.prébce (hote de Iazpage.2)
il cite une série d'autres journaux et revues dans' îèsqae\s ir dit
avoir publib un grand Oornbre d'articles; mais il 16;
dit. pas si
l'Empire avait aussi des ràisoss de les tolérerSA@($&i scm%!erait
démoirtrer que M. Pezzani a voulu, sans en iodr l'air, commettfe
une petite perfidie à l'encontre du Spiritisme. f$tiis le Spiritisme sait
Ce lEvre naus est adressé avec la lettre suivante par lkn de nos
. ,de Paris,
q j d a , il$M.
. L.!. r.. *
$
Pari& 2$ a@ 18I'2.,
Messieurs,
Voici un livre fort CU&WX et rare qpe ie viens $an%u&ir. Ilt-
c m s sw Zl?s sorcier$,etc.
a Je vous prie de le lire avec attmtian, et d'en fairemune btudi
dont il' paisse sortir un grsnd ans&gaemônt ;il y a Q l'un des ja-
lons de la sdebce &terne& dont nous -ne bt!g;iiyons que les gremie~:
mQ.
'.ü 'C&~SO&P$b&&, ces jqps élevant le bUcher à 1'Qtat $dB-
il + :
'.@olitiqw, POUP dominer lep masses s,u~erstitiewstts,$ch& m
@ik de jwfspm8énce et de hipime sciénse, &rite bien une in-
te?ragatim srlrieum ; les r e p o n s ~obtenues dofinsront sans doute
r
la salu tion de quelques pcrurquoi tant &ierctlt%. *

e D'un edte, la peioe du talion remplissant là, comme an toutai


cBose, son ceuvre hiale et prévue ;de l'autce, la masse des Buides:
m~~ze; &ecetta Bpqm si barbare, d6termiiiant des besoins et d - q'J,
+paraîtavoe pa'sd sa. vie rnagbtrale b;'
rie, d'evrait &trebien cuf',
s par les bons Esprits qui
nt fort &mieuxà obtenic
ums sinches et é & ~ i r & ~

..
&tudig , s q ~&'ca&tis
mauvais traitements, la privation de nourriture ne suffisant pas,
elle fut mise à iiu po,ur savoir si le diable ne l'avait pas marquée*;
enfin, on Sui coupa les cheveux. Tremblante, àccablée, elle avoua
tout ce qu'on voulut, entre autres, des choses attristantes et puériles
que notre plume ne saurait dhcrire en termes recus; elle s'&ait
donnée au diable, allait au sabbat ii cheval sur un bâton blanc,
..
battait i'eari pour faire tomlier la grêle, se changeait en loup, etc.
L'acte d'accusation est bâti sur ces preuves accablantes, qui ont
un grand niérite au point de vue de la sottise humaine. Lejuge BO-
guet se mofitre fier de sa ,perspicacité et dit U qu'avec cet cnfant,
on a découuert une infinit6 d'autres sorciers; S0 que par cela s'est
manifestée la gloire du Maître de l'univers, et qu'on peut dire avec
le psalmiste : r C'est de la bouche des enfants et de ceux qui pen-
I daient encore au tetin, que tu as parfaict ta lovange, & cause de
a tes ennemis, afin de ruiner I'hointiie ennemi et vindicalif. ,i
Puis il s'appuie sur saint Paul, Benedicti, Thymcus dans sori
traité des démoiiiaques, Luy del Rio dans ses recherches ou con-
troverses magiques, et fait sriivre ces autorités de la nomenclature
d'une Eot.lie de malheureux et malheureuses, brQl4s pour de fuiiles
dénonciations.
Exernpl'e. - Pour avoir donné & manger des noix, fait boire de
l'eau, fourni des pomnîes ou du bceaf dans lequel &ait le diable;
ou bien, coinaie les juifs de Romc en 1554, pour avoir rendu
quatre-vi~igtsfemmes ou filles possédkes du dernon, etc., etc., et-
Saint Claude, selon le sieiir Boguet, est mort en 650 ; il est, pa-
rait-il, tellement favori& des cieux, qu'il délivre les démoniaclues et
découvre les sorciers ; Dieu v ~ u tqu'il en soit ainsi, polir Lm faire
partir de ce monde; il permet pour ces damné(; de justes supplices,
car, s'ils possédent phsieurs démons, ils sont obligés de les loger ;
aussi, f a u t 4 prier sur tout ce que l'on mange pour chasser des
mets préparés toutes mauvaises ii~fluenceaSaint Grégoire ritconte
cju'une religieuse avala te diable en mangeant une laitue, sur la-
quelle Be signe de la croix n'avait pas r t é fait.
Quel tissu d'horribles choses n'a pas en[aiité la sainte ignorance
du moyen' âge, en s'appuyarit sur cette raison : u Que Uieu p*our
accroître davantage l'enfer des soroiers, permet qu'ils nuisent aux
enlants et qu'ils les rendent démoniaques. n Et Spranger, cité par
le juge Riguet, racoute qu'une vieille sürciere fit nioriris une jeune
surciFire pour guérir un évêque que la jeurie avait ensorcelé. Nider
affiruie qu'en Allemagne un ensorcelé s'adresse B une vieille sor-
ciére, laquelle fond du plomb, jusqu'à ce que, par le ministère du
diable, il ait pris la figure du niaudit. La vieille demande au ma-
lade en quel endroit veut-il frapper le sorcier qui lui a donne ie
mal ; après désignation, elle frappe l'image à coups de couteau,
afin que le sorcier soit atteint d'un même nombre de blessuresmor-
telles. Nidcr ajoute r que 1;s magicieiis forgoient la figure d'un
homme tout h neuf avec de l'air, comme un bon peintre ils don-
nent à ce visage te!le couleur et la ressemblâce d u e . B
La deuxiéiiie édition d'un volume de 800 pages est remplie de
cette fausse érudition ; 18 s'dialeut eii grand les faits les plus
Qtranges, réels ou '!égendizires ; l'histoire y est interpré!Be, dénatu-
rée par des données absurdes; la mythologie et le christianismey
aonl gouvern6s par le diable plus puissarit quc Dieci, et tout ce gali-
matias, pour prouves que Française Sécretain est coupable, que
Clauda Jamprost, Jacques Boquet, Ati toine Gandillori et une foule
d'autres pauvres êtres. a se sont laissez aller au diable pour leurs
misères et pauvrelez. » Les malheurtwx ignorants, condamnés à
être brûlés vifs, étaient incapables d'apprécier cette fantasmagorie
d'accointances awc Satan, ce tentateur qui les faisait renoncer au
chrème et au baptême. Cctte jurisprudence atroce, effrayante, ne
reposait que sur des subtilit4s tliéologiques et casuistiques dignes
de l'inquisition.
Nous allons citer un second fdt, qui ost à la page 109, cha-
pitre XVllI :
r I I y a quelque temps, dit le j11geBoguet, qu'vn particulier du
village d'Unau, au ressort d'orgelet, amena sa femme en ce lieu,
l'accusant d'estre sorcière, et diboit qu'entre slitres choses, qu'a
certaine nuict d'un jeudy, comrrie ils étaient cuuchez ensemble, il
se donna garde, que sa femme lie bougeoit piis, iiZy souffloit en au-
cune façon. Sur quoy il I'espoinçonna, saris iiénntinoins qu'il la
peust iamais Lire esiieiller, au moyen de qiioy il fut touché de
quelque frayeur, et a cette occasion il se voiht leuer, pour appeler
ses voisiris. Mais, qiielque effort qu'il fit, il ne luy fut pas possible
de sortir du lit, et lu? sembloit qu'il estoit en trappé par les iambes,
anmi en outre eutoit-il 1& &duit, qu'il ne pouuait crier en façon que
ce soit, et d~meuraen ceste sorte enuiron trois heures, et iusyuesà
ce que le coq eust chant6 : mir la femme s'esuella en sursaut, res
pondant, sur I'interrogat qu'il liiy fit, qu'elle estoit si lasse du tra-
vail, qu'elle auoit eu le iour précédent, qu'estât pressée du sommeil,
dle n'auoit rien senti de ce qui luy auoit faict. Le'mary adioustoit
- tf.0-
qu'aFcms il eut Popfaim que sa femme~ e m du3 sabbat, d'autant
mesme que d&i&iwupatramnt il la soupgonri& quelque peu, 8 raison
cf~,be&ait@*il&oit m r t $ quelqaes siens voisins, qu'ell'e
menam.
- w , .
r çlir, ? i da I'appasenm grande que c&te f m m e avo& ed3
$-a
en km6 mullem& : au sabbat pour les raihons suiuslntes :
K 1. Qae T~wtase doné nom mons parlé, luy aduint la nuict du
ieudi, qui , est k nuiet mdbwire cHz sabbat, comme nous diroris
tmtost.
II. Que l'excuse qlir'elle pnit, rnonstroit Mqn qu'il y auoit de
la maTice de son costé : car quel homme a on lamais veu si endormy
8'vn trama, et labeur prlfcMent, que Fon n'ait peu l'esueilter?
Un sorcier Georges Gandillan a'excusoit de la même f q m , lors-
qu'on lui demanda pourquoy il ne s'eslrljt point esueiller, encore
qne i'on l'eus pousse fort rudement plusieurs fois.
a 111. Que le mary se sentoit entrappé par les iambes, sans
pmmd~wcare crier : dar de Ià il se recognoit assez otq.xerferrseni
. . a

cpiqtj%~dtdu sortilége.
a W. Que cette T e m e s%meiAam r;&silut, sur ce que 1e coq
chanta. Parce que nous ferons' voir ailleurs, que te sdbbat, qbi se
tient de nuict, disnaroit tout aussi to.st, que le coq vient h, Chanbr,
a V. Qu'après les menaces faictes ses voisins, il leur estoit'moet
&A bestail, ce qui la rendoié suspecte de sorcdlerie.
a VI. Que deç-ja les parents, desquels elle esloit descendüe, en
estciiet fort soupçonnez, de; quog attestaien% les eschevins d'Ynau,
.
q J as&oient le mctry a .
cansid4;rant-sremarguahb firent b ~ û l ~uioéla
r mailfieu-
1.. .:un simpfcr'aommd ma@3&pe, somnambulique,
me farigue extraordinaim, un rdve, pouvaient 'faire condamner un
coupable 5.. . Ajoutons que tes juges hdritaient, en partie, des biens
des sorciers coridamnés au feu, et vous jugerez le dédale inextri-
cable d"iat&&tssordides et abjects qrti etiserraierrt, les populations -
ignoranrtm & affold-e,..
Le S p M t i m , en donnant la raiLilo2t de .tours c& myst3res, ijlh
errtre le pdsetrt et le pas& une brriére désormais infranchissdAe';
Ts. est la d m n des attaques vitden5cs dont il e&t Yobjet dans cw-
t ~ i n e s&&%S.
Le fait suivan't nous e& ênmy5 par l k n de nos Eronorabies corres-
&ddrtts, %. C... ,maire tz'tr...; noslecteurs trouveront dans cet W-
mnedt, m@nstrueuxetcontemporain, la preuve que l'ignorance, tint
préconisde par certains partis i n c ~ i ~ i b l eexiste
s , encore parmi nous;
am point de pozlsm It d'es Mfes d'rgnes du moyen âge cfe pauvres .
isktllgences attardém. Ce Spiri%%me demande la I ~ r n i ilb~ e$g~
,
Ià.&fusion de IFjaskwctioir et de i%direa%btrdes masses, afin dg
pouvoir les moraliser et les régêdrer par un enseignement sup&
rieur, enseigaementi qnï doit. chasser le^ miracles el; les préjugés.

-
29 anril 1850.- Une femme du village de Camalés, canton de
Yie Bigorre, de moeurs douces et honnêtri!~,,m~%m h @l.iesimrs
t
en&ntq, était atkeiate depuis qaelgus temps &me &tim shro-
nique :eite Cattxibuait à me oause mi%a$wolla; aussi, an lieu. da
ràwi~reles prescriptions de ka médecine, cn ~eçherchreaih1lela Gama
&4sumée p a eLL; au moyen des orihcles d'an gs&mde &.vin @B
qui elle mefiait sa confiaiiicc. Se eropant ua jour en passession de
w grand secret, elle aUizâ, dans la mipie cbez e h , sous le peétext~~
d'une w m h e qui devait lui être faite, ws pauvre kmme d u nom,
de Jeanne Bédouret, vieille, laide, rnias6rakde, soignant & sw
'
mieux un. vieillard infirme. Laraque cette k m fu,t re~d~~'cEaas la
maison, on Grma, L porte sur elk9et dors la ma-i:i,@i b f~mme.se
miren&a$messxifede la*cmtrahdm.de &ire,, p$la huta-pxissan~
qu'ils lui supposaient, que la maiade soi%.ELi.urise; dw maJ qi'ells:
lui aurait donné en jetant un sort sur elle. Et la vieille de protester
qu'elle n'a PU donner et ne peut, par canséquent, enlever le mal
en question. On ne tient pas compte de ses protestations, de ses
griéres; on la bâillonne, on chauffe le four devant elle et on Ia
menace de l'y faire brûler. Les actes suivent de près les menaces,
on introduit Itssi @rabesdans la bouche du four ardent, et, pendant
que cette mallie~reusaest ainsi torturée, on la somme de nouveau
de, détruire le mdéfice, la mena@& sl; cela nesuffit pas, de la
retourner du côté opposé ; on se dispose, en effet, B l'y jeter la tete
la gremiére, lorsque cette malheureuse, atteinte par la flamme,
Wt un effort désespéré qui la sauve ; et, par une inspiration BO*
daine, leur admsse C ~ Sparoles : Y&S me fafaites bien so~r@@,na&$
vous serez bî+&b a' votre tour. Cette menace de la prétandue sor-
(cicièreproduit, sans doute mn effet sur cet homme et cette femme,
qui la Iâiqsent alors, et tout cil la menaçant encore, la renvoient.
&ns un &iat&plorable, sa figure couverte de. plaies, ses pieds et"
jambes horriblement brûlés. Cette malheureuse femme a eu lai
.-
force de se traîner jusqu'à Pujo auprès de ses parents qui, informés
par son rricit, prévinrent la justice ; les coupables furent arrêtés,
mais la vieflle Bédouret mourut septjours aprbs, au milieu d'hor-
ribles souffratices.
(Journal des Pyrdnées, 4 mai 1872.)

Appel aux Spirites.


-
Madame tmilie Collignon, de Bordeaux, notre intelligenh et in-
fatigible saclr spirite, nous adresse deux communications de 1'Es-
prit de Jean, dit Bahulier, Esprit avancé qui la seconde dans ses
généreux efforts pour 14yaridre 1'instructioi.i daris les classes
dé+héritées, soit au moyen (i'.écoles pour les petites filles pauvres,
soit par des cours d'adulte:: de femmes, à établir aux quatre pointa
difl6renrs de la ville. Les spirites voudront répondre à ce pressant
appel, il s'agit ici de remplir un des engagements sacrés con-
tractés par les adeptes d ' A h Kardec.
Les demandes EN &OMBRE de l'ouvrage dont nous avons parlé
sous le titre Dieu, extraits des Espuises contempomir~es(Revue de
I 87 l , page 68), doivent être adressées à nisdame Collignon, rue
Sausse, 12, à Bordeaux (Gironde).
23 mars, 1872.
(i Laissez-moi profiter de l'autorisation qui m'en est donnée pour
dire quelques mots au médium.
w II ne faut pas balancer, l'heure ekt venue de mettre la cognée
dans le vieil a r h e qui, te\qu'it est, tombe en ruine, et qui, abattu,
dégrossi, équarri, peut servir h soiitenir le faîte di: l'édifice.
a I I est temps de concentrer tout vos efforts vers l'instruction
populaire, cette source de paix et de prospérité que les aveugles
voloritaires seuls nient et repoussent.
a II est tcmps de former une vaste association destinée B sup-
pléer le mauvais vouloir, à remplacer l'lhat qui reste en arrière, et
ii faire marcher en avant, en avant toujours, l'intelligence, la rai-
son, la foi, la morale.
4 N'aie point de crainte, amie; suis l'impulsion qui t'est donnée ;

je ne te dirai pas :Tu réussiras toujours; mais je te dirai :Quand la


pende sera bonne, je t e soutiendrai; quand tu seras insufihanie,je
t'inspirerai. Fais tous tes efforts pour pousser, dans ta sphére, au
- 213 -
développement de l'instruction ;parle, dans ton milieu, sans cesse
et toujours de la ndcessité de l'instruction ; il n'y a pas de petits
efforts dans la grande oauvre de la rénovation : ce sont les atomes
agglomérés qui produisent les mondes.
a JEAN B A B ~ T I E»R .

r Ne t'étonne pas de retrouver mon nom toutes les fois qu'on te


pousse dans la voie de l'indruction populaire ; c'est mon œuvre à
moi. Tu ne sais pas quel supplice affreux est celui de nauwir d'iraa-
nilion de science: ce sdppiice, je I'ai enduré.
a Ayant, dans une existeme oii je pouvais répandre la lumière
flots, ernployé toutes les ressources de mon intelligence pour épais-
sir les téiiébres dont je profitais, j'ai dû, pour expjer, recommeucer
dans un milieu réfractaire aux instincts, aux besoins de mon âme.
Plein d« désir de savoir, plein de soif d'apprendre, j'étds comme
ces arbres dtlbordant de séve, dont, uie main criminelle arrache,
&rase, étouffe les bourgeons a u i auraicnt produit des fleurs et des
fruits eii abondance, et qui ne laissent à leur place que des plaies
par où celte séve généreuse s'échappe &creet brûlante, desséchant
1% branche qui la contenait. . -
(t Le nom t'indique le milieu dans lequel j'ai vécu : homme de

campagne, ayant passé la plus grande partie de ma vie dans un vil-


lage où j'étoziffais (1). je crus' pouvoir m'épanouir dans les rues
étroiles et sales des vilrtis d'alors (je te parld d'il y a environdeux
cents ans), lb encore j'ai trouvé la souffrance, car, même dans la
modeste profession de bahutier que j'exerçais, l'ignorance et la
routine enveloppaient d'entraves mes moiridres essais pour en sortir.
Ce que j'ai wuîfert, je le sens encore; 'c'est polirquoi je serai tou-
jouru la où des efforts seront tentés pour éviter ceMe souffranceà
d'autres Esprits.
u Ces! pourquoi je te dis : Ne te décourage pas, ris des mo-
queurs, brave la cr&iqueet marche droit devant toi dans le sentier
du dbvonemeiit et d u devoir. 1

sée presque enti&emeu~da pay&re. Il s'y ed ieprésrnté tou eu les f& que j'y suis
allhe.
*JeanBaliutier s'est manifest6 immédiatement aprés une Bvoontion adressée des
ESprlts supérieum
. Ls resk, je vous dinia&e de le prendre. Qu'eabm*qdwn franc B
d o n m , quaad on pense que; n o m h m commBnms Ib ssmmes, eei
franc, multiplié par toutes nos honnôs vdozs%&,pourra fournir 8 '
des enfants malheureux le pain de l'intelligence, en même ternis'..,
'
que le pain du corps, le t-êtôment incorruptible de I'lrne, la morale,
en meme temw qûe le& v~tetementsdw cuimibres. , .

Je compte donc SUP VOUS, mes frèires, non-seulement pour ce&;


an~ée,.maispour celles qui suivront, et j'espé~e~si vous m'waosr-. ,
dez votre concours, vous ofiir, i'annde prochaine, quelqu~,
<

,
Suit la description.de l'appareil isolant le clavier du contact des,
'expérimentateurs, les précautions prises pour éviter toute duperie,
et erifin la pcoduction du phénornéne des airs et des m4lodies ravis-
santes qui se sont fait entendre dans cette expérience aussi CM-
chante qu'int6ressante. On passa ensuite & I'expérimentalion da
phénom8ne de la modification de la pesanteur sous l'influence $une
force nowvelle, émanant rlu st@he nerueu$ de Z'homme, que c e
messieurs soiit convenus de nomrrier force psychique, et cette partie
de la science, psychfsme (Psychisirius) ; enfin les savaiits qui s'en
occupent, psychicus (Psychicus) Psychiker, car aucun d~ ces mes-
+ sieurs n'a son& & Pintervention Guoe force btrnngtre & cella de
5:' i'homme.
u L'appareil destiné'& cette seconde exp6rience se composait
d'une petite table en acajou dont une exlrémi té était posbe à plat
sur une lourde table de salle & manger, tandis que L'extrémité oppo-
sée de la petite table, était portée par une balaiice anglaise à res-
sorts, accrochée à un tlîâssis supporté par un trépied. Cette ba-
latice était munie d'une siguilleseiisible, pour rnarquer,le maximum
de la pesanteur.
a Lorsqixe M. Home dirigeait la pointe de ses doigts sur I'extré-
mit6 de la petite table reposant sur la balance, la table s'inclinait
aussitôt et l'aiguille marquait 9 livre.;, tbndis que le poids normal
n'était que de 3 livres.
u Enfin un, monsieur dont le poids était de 140 livres monta aur
la table, exerçant de fiwtes pressions avec ses pieds, l'endroit oh
les doigts de M. Horne touchaient h peine Ir? bois, la pesariteur de
la table ne se trouvait,hugqnt&eque' d'une .livreetdeaie. Ainsi
le poids de 138 112 de cet h o m e ge trau6ai.t effacé. b
.;
Mais cornnie cet article a besoin d'êtm traduit d'un bout & l'autre
pour offrir de I'intérbt au lrcteur (8 pages d'impression), je me
conten tuai pour l'instant de vous en sigiiüler les points les plu5
saillants; et, cnntne je cr~)isque vous attacherez plus rl'itnporiance
à des faits qui sautent aux yeux de tout le monde yu'& des raison-
nements dans le domaine philosophique, quo vous avez faits, lus et
imprimés tant de fois, je hiisser.ai de côtié les analyses concernant
les livrrs et doctrines dont Meurer entretient ses lecleurs dans la
partie scientifique et les annonces littéraires. ,*' ,

C'est bien dit, 8est logique, c'ast profond, mais enfin ce sont dm
raisonnements. Je inentioiinwai seulernerit que Meurer annonoe
entre autres que des avis lui sont parvenus de Pesth en Hong&
qu'on y a obtenu des photographies représentant des Esprits ; ciles-
sont très nettes, trés complbtcs, trhs reconnaissables et surtout trés t
connues. II dit avoir aussi reçu avis que des photographies de cette
nature ont étd obtenues sur divers points de 1'Arnc5rique7il con-
seille beuucûup de prudence pour I'admissian de ces faits d'une
si haute importance; il Re propose de les disEuter après un plus mûr
examen de cette question.
Je vais terminer cette lettre par quelques mots concernltnt les
précautions prises par les observateurs du fait de l'accordéon, jouant
sans le contact de la main de l'hommg. Ce fait est curieux et con-
cluant :
r L'accordéon choisi pour servir d cette expérience, étdt parfaite-
ment inconnu à. M. Home. t h e cage B claire-voie sous forme de
tambour, f&rn&o de deon cmdeb en bois de deux pieds de dia-
d t r e ; ces cercles étaient errpac6,r l'un de l'autre par douze ba.-
guettes étroites posBes verticalement. Cinquante aunes de fil de
laitoh étaient enroblées vingt-quatre fois autour du tambour à un
pouce d'écartement l'un de l'autre, et solidement reliés entre eux
par des fils formant ainsi des ouvertures de deux pouces de long
sur un pouce de large. Cet appareil resté ouvert, hmt et b a ~ ,oc-
cupait tout i-ewpacr! compris.entre le sol et Ia table sous laquelle il rn

5tait placé, de telle sorte quhne main voulant s'introduire S plat


Stait serrée entre Sappareil et la table, et qu'un pied ng pouvait pas-
- 8

I I
a
Br dessous.
« ~ n s disposé,
i et les examinateurs placés autour de la table,
on retira I'rpparejl. Home y I'accorddon, le tenant h l'une
4:
des .extrémitésavec le police et le médium de la main droite, le cla-
vier dirigd vers le sol, tandis que l'un des observateurs
i ? r. . , , ,
ouvrait la,
def de basse.
r L'accordéon &si placé dans le t Ci am deux
doigts de M. Home, le tout fut poussé sous la table. La main de
Horne, pressbe entre cette table et le tambour, était rendue irnmo :
bile. BientGt on vit l'accordéon se livrer 9. des évolutions singulières
* - l

de droite et de gauche, se gonfler et se dégonfler pour le passage


de l'air; des sons 8e firilnt entendre, devenant de plus en plus har-
monieux et se formant en mélodies ravissantes.
r Deux nîessieurs étaient assis sous la table et canstatérent ce jeu
harmonieux, tandis que les autres observateurs étaient placés à la
@oite et b la gauche de M. Home, dont une main était yoséemr la
table, tandis que deux doigts de Vautre main tenaient l'extrémité de
- 1

. ç
I'iiistrument <Fù.aonriwait 5 jouer dans 1s uide. Les phds des vti;
d n s de M, E&xa?6hbx1t po&s sur les s i m pour en ccrnstakr le
moindre mo-t*
fut bim ploa 'grand pwarmi les aea%siçtslnbsr,
ont à fait.samain pow ~ b a n d m n e rl'ebcco~?
d b l&-@ae, Alws on vit di~tjnctetnentI'aceordéoa flottant dasa
le vide,*se balancer de droite à gauche, en continuant de jouer s q
plus belles. rnbkdks.
P Afin de Y Q ~i ~ l'l(ilm~itganr&ik &neinflueme wr l'appar&
l'accordéon et la produetion des mm, un fil de &tm cs;rxrmuniquarik
& une machine électrique placée dans une piece voisine, fut at,hchR,
au fil de laiton contauarnmt le tambour dont, mue axons parlé
p k s ha&, Ua m u r a t de fluide Oectrique parraournt bienut toute la
imchi'he, w produire le moiudre effet, et, l'accordéon toujours
suspendu dans le vide, continuait à jweswmme auparavant.
63èbm physiciea William B&@E., de la Sacidté r o p k de
M. Cookes, chiraiste, mmbm de la SociBté mpla,rXi&n-
-M.GmP~ t mvplr, w d&@nk g m l c h q ohscrva-
teuw (bus savants distinguée at 10~5C O ~ Q U ~ et ) , t~wsqizt&m@prés
d ' m o r d que ce fait Btrange ne laissaait rispi à &isine& a.

Je m'empresse de vous adresser une .comm~cati.andu MLaître


touchant les signes mystérieux observés en Allermgne.
Voici P6vocatim qui lui a 614 adre& par l'intermédiaire
d'frma, le 11 de ce mois : a

'aCher et tr&svhéré Mdtre;


VOUSconnaissez les faits sin~wlierset mystérieux-gui se soit
passés en Allemagne, P w r Les ~ ~ p e r s t i t ices
e ~croix
~ , et autres signes
qparus subitement aux barreaux des fenetres sont des présages de
maheurs, pour les sceptiques, ce sont des artifices pourmystifier la
srb&l& &es masses ignorantes ;pour les spirites gui acceptent la,
' possibilit6 de la p%otogrqhie s k s YMuenîe dsa;wtjpes-$h& .. .
nomenes p~m&ssmt&e&r e@etaf&bd& %m aausm.
' incarnés.
Or, comme dans Ti%& aPQoelde la ~aSwme3-nkst
ble de su: prokmcer 8urre-m.a~?ha4 ~ m W & irrxi.1% laauw,
et la signifwtion d e ces Pm&'Wm p&ns, cher Maître, de
nous donner unfjxb@~rntb& ta@ la cause et la portée de ces signes,
oomme vous l'avez kit au~e.toinsur.li1,valeur d'uae commbinication
obtenue b Vienne et signée Nicodemus. s
&&po3asli. -Qu'y a-t-il 1 buJours des arguments à définir, .bu-
jours des mys&res ;il se lmsnifet%epar ksute la terrie de~'&&ements
angdiers quifrctppent leshommes et les arsêtesht idanskm orp$-
r I'hurnanikj Bheure.esg venue de cemer cette
qm&re d',anprhf.f:r+et d'epvisig&r les choses.
i &8i6sahsner% p u r ' to& l'hiu~anit6.3;15
as$em griqg3s, e%,annonçeotla 'bien-
minr,ux ap,pgqpriée8.Ei, Yos tendances
de la matiére et avlaes de progrés

&JE guerm q,ai xknt de finir !, Ils Btaient Fcanph,jds etaïent Al-
lamandsq, Ph W i t auxmis. Xu jûtira'hsi ils sont %&es, et i' Alle-
Qn ds mite légion amie du progrès et de la
ont m m m s'imposmt
~ les lois ~mp1e-s et mes
ions, iIs viendron't éclalirm et instruire'le~p
veulent quo la lumibre cjivine

bles, photagraphes spirituels ifs buvent dam l'espace Ies 6ldrnents


néc3eseaii.8~fi l'impression die ces dessins fluidiques dans les cas-
maux de vitres. Qonc, ô Abmagne ! i~ationai$ tarit éolairke, l e s fils
t',apg3eUcmt, ils .ve@ents6paidre des BlBments d i fraternltd, dmt
.nms mesiaraus pqte '@tendue et bute la force ; mus v ~ u scm- -
' ' vi&s tow, peuples âIlawm!a,, français, peuples-x&.to+s'ftls
, puimanam, nous .vous p$'éd~abbsla coupe de l'alliance 'fTàt&&lie ;
ne soyez plus orgueilleux et courbez vos fronts saiis'le mouvement- -.-
qui vous agite et vous fait croire.
Tel est, mes frères, le résumé de ce qui va se passer; c'est un
orage terrible qui se prépare et les Esprits qui vous aimeut, s'in&-
nient pour en arrêter les affligeants et terribles elret*. Rien de mi-
raculeux en AHemagne, ce sont des phénomhes apiritea, c'est ta
science gui sé rév&le,car les aveugles ont besoin de lumibre.
Au revoir et à vous pour toujours,
ALLANKARDEC.
Pour copie conforme :Docteur F, A, Y.

L'un de nos correspondants, un professeur chef de groupe, nous


envoie de B...,le 26 mai 1872, dans une lettre trhs intéressante, la
relation de dessins fluidiques gravés sur les vitres de la salle des
dances et pendant In réunion. Ce sont comme en Allemagne, une
croix avec deux sabres-poignards renversés ; une sorte de D, est
placé entre les poignées des sabres, la croix porie un étendadrdaux
trois couleurs. Ce ~hénoménes'est produit deux jours consécutifs,
et les photographies fluidique sont ineffaçables ; des caustiques tels
que la.potass~ne peuvent les altérer.
.
M. V.. a mis dans sa lettre deux dessins représentant la gran-
deur exacte de la croix et des sabres-poignards. Ce phénornéiie $4-
tait révélé en Allemagne sur la rive gauche du Rhin, puis dans
l'Alsace, dans plus de cent villes et sur des milliers de vitres, le
gouvernement a jugé à propos Cjmposer silence, à ce sujet, B toutes
les feuilles allemandes. Les Esprits nous apportent en France un
sptrciinen indéldbile de ces images, pour nous prouver que le fait
..
est bien réel ; comme le dit M. V. ,u ces dessins fluidiques, si cor-
rects, semblent gravés par un silex diversement yrornené et cela, &
-
plusieurs reprises visibles, sur une vitre de notre salle des séaaoes, 8

&vocation d'Apollon Boltinn.

Noua avons dernièrement annoncé la mort dc notre frére on Spi-.


ritisme Apollon Boltinn; les lecteurs de la Revue doivent se rappe-
ler 1'ouvraCl;eintitult! : les Dogmes de kvEgIisedu Christ expkiqu&
par le SpirdPsrne, livre 'intéressant dont Allaii Kardecs a fait un
compte rendu en ddcsmbre 1866, page 389. Apollon Eoltiirn a mis
dans ce volume de 257 pages, tout son talent d'homme érudit, de
chercheur consciei~cieux,de spirite convaincu.
- 221 -
Demande. - Vous avez sur In force morale établi une thhorie
psychologique trés avancée ;pouvez-vous donner quelques explica-
tions sur ce mal moral qui laisse les âmes dans la stagnation ?. ..
Réponse. - La force morale est une loi universelle qu'on ne
'

peut nier ; ceux qui l'appellent rêve imaginaire, appartiennent à un


certain monde qui prétend Qtre dans le mouvornent, c'est-à-dire
adorer la jouissance matérielle et !'intérêt personnel, arriver
vite, en ddpit des obslaeles, à posseder assez pour obtenir tous les
honneurs du monde officiel.
Ainsi, avoir le setitiment de la dignité personnelle, avoir une con-
science, c'est végéter, c'est être distanc6 par des amis qui s'amu-
sent de votre candeur :premier obstacle & supprimer.
Suivre la ligue droile avec ses amis, avec sa famille, ne pas
écraser celui qui s'oppose à votre marche en avant, c'est se refi~ser
le droit à, l'arnbitiori, le pouvoir de possdder beaucoup d'or, c'est
ne pas s'incliner devant le succés qui sauve'toutes les apparences:
deuxiéme obstacle à siipprimer.
Ne pas Atre u n Protée sans opinioh, ne pas savoir opiner du bon-
net ou ployer I'échiiie; en un mot, avoir des convictions, c'est res-
ter à l'arrière-iilan : troisième obstacle à supprimer.
La société entibre est atteinte de cette funeste contagion du mai
moral, il y a eng3iirdissement et ~tagnationd'idhes; le labeur,
l'instructiori, l'àc~ivibé, le développement de la famille, I'organisa-
tion du travail sur le prinoipe de la famille, peuvent seuls arrhter
ces' mauvaises influences.
Demande. - La réincarnation, selon nous, doit être un puissant
moyen pour annihiler le mal moral : c'est là, le point capital de
l'œuvre d'Allan Kardec. Pourriez-vous, Esprit d'Apollon Bollinn,
nous donner votre opinion à ce sujet?.. .
-
Rdponse. La réincarnation est le mode choisi par Dieu pour
l'élaboration du principe spirituel. Pour la rendre efficace, il ne faut
pas commettre larites sur fautes, nous envoyer ces ghérations
d'âmes engourdies et inquiétes, ce monde d'Esprits siiuffrant? qui
se mêle au fluide ambiant de votre terre pour I'altércr; ce contact
vous apporte la corruption et le désordre. Aussi, Ics tendances de
vos Ames, que dt: bons guides veulent diriger vers le ben epiritriel,
&ont-elles détourn6es de leur but. Le mal mord ou la. domination
des Esprits inat4riels vous gouverne; cliangez vos mœurs, vos lais,
VOS coutumes, airn~z~voiis, aidez-vous, et vous aurez un monde de
dksincarnés, modelt! sur le vbtre.
(1) Nous maris reçu la correspondance de madernm'seIle Anna Boltinn.
Une touchank drérnonk ka miss ait 'à Ville-d'Avray (Seine-&
%se) plusieurs cenitaines' de pesss~aesamoemes de points divers*
p u r r6pndre B l'appel Q M. eh, madame Diot, doiît on enterrai$
lesixième et dwaier enfant, aprbwm Iongw ei terrible maladiea
.Cette épreuw a'a pu brisnsc la farce morale da père et de la
mbe ; leurs apm&mi bienvefllanbes affirmaient aux nombre=
visiteurs que la valanté maif. vainca la fatgua, que le sp,irite sa-
vait dominer l'appréhension des jours de solitude future.
Au cimetiére, l'ua de mm +&es a pmnoaicé queIqwkes pa- '

roles en prdw~cede M.. Bk&, cpi avait oouragfirsernent assisté Eb,


-l'isiEiumaüm-;. tan silence Bierivdkmt ocemillit l'orateur, et bemC
caup, parmi l es pbersonnes prdwntes, mt regretté que b d i ~ ~ ~ ~ s m i
deût Pa4 &B plas affirniatifi. Le respwt. &ri aux sroyames d'autrui
svtd&qx& $: e& juste réserver,
A JULES-CHBRLES DIOT
Nous venons confier à la terre la dépouille mortelle d'un fils
bka-ai& ; et, ~~~ les assistsnts, il n'est pas un Esprit qui ne se
soit demandé avec anxiété, pourquoi l'enfant unique d'amis bien
chers a g i t dû abandonner la demeure paternelle ! pourquoi.,.
c&ke jeune & vive iiiteIligence, c e k conssol.atitian dm viem jours
s'6ioignai!4le amnt les taes blanches ? N'eût-il pas mieux valu
Our Jules-Charles Diot qu'après avoir pragms68 en savoir et être
sevenu homme complet, il y d t en un défenseur de nos liber-
tb, un ckqpa a~wapax,, narnrak$ e, un fils qui e8t pieuse-
m a t fermé les ymz de ses parents bim-aimés ?
Cette appréhension de l'inconnu, ce mal qui semble nous frapper
en aveugle, est l'une de nosr plus pénibles douleurs dans le cortége
de nos incemsntes épreuvw, Demandez B M. Diot, demandez B
madame Riot, ai ces b r a v ~et d i w cœwcj,, h ~ W & E Y X vaillanies
natures coiirb&es mornen%anémen$par tiner p W l @ séparation,
pourquoi cette grande peine ne fait-elle que les effleurer ?
Ils savent, que la mort, c'est.1a vie; que la l a i m i dégouille la na-
ture pour la fleurir et la vêtir a-2~ prinbeqs, est la, m&ne pour toutes
les choses et les êtres ; Jules est vivant, son Esprit &t mqnté plue haut
p e le nbtre. Il avait terminé une série bépqeuves, et s'il part lais-
sant les pleurs et, la peinedans. la maison qu'il animait de sa joyeuse
prdsence, il sait fort bien â~jmrd'hui,que la dodeer eandit ceux
qu'elle atteinG le pius; comme un fer rouge devenu acier par le con-
tact de ïeau, l'Esprit humain ne se retreixipe et n'apprend rnorale-
ment B airrien. ses frères, que sow les étreintes rbp&ées eé inatten-
- 224 -
dues de ln sotifïrance; tont travail esb un effort, une souffrance; sous
ses multip!es formes, il est la sauvegarde des humanités ; la mort
est l i n travail important.
Comme dans urie prairie, le faucheur tranche l'herbe et la flore
en prévi~ih-nde l'hiver, de m&rrie,la mort, cette autre faucheuse,
icoape et taille dans les rangs prtm5s de la foule, ici le vieillard, Ih.
l'enfant. L'étu,te dc cette loi constanfe des transformations de la
vie, nous prouve: que Dieu ne glane pas inintelligemment les âmes;
tout, choses et êtres, en vertu de di4iductions sublimes, devant obéir
au progres et b l'ascension coati!iue, vers les mondes plus avancés
que le nôtre.
Jules Chilrles Diot, tu entends potre voix; ta présence, ami bien
cher, est aussi siire pour nos yeux spirituels que le rayon de lu-
miére envoyé chaque matin par notre soleil l'est pour nos yeux ma-
tériels ; vietis iious enseigner le secret divin, donile-nous ln rési-
gnatiori et I'amour, donne-nous la vOlont4, montre-nous que la
mort ne doit pas nous faire pleurer, car la mort, c'est la vraie vie
de l'Esprit. .
Naus annonçons a w d 1a mmt de M. Binet, habitant de Paris,
l'un de nos plus anciens frbrey en Spiritisme ; c'était un vaillant et
digne Esprit.
Le banquet anniversaire pour la revendication du &oit des
femmes, a eu lieu le dimaiiche 9 juin; le compte rendu en sera
fait dans la Revue ptochairit:.
IBRATA
Ef Revue de juin, page 188.-ta pdsie, lu Loi de Dieun'ayant pas,
I
par suite d'erreur, été correctement impriniée, doit,être lue comme
&it :
LA LOI DE DIEU
Seign~ur,Dieu tout-puissant dont l'immuable loi
liepti~r i'uniuers ta wlunt6 scpr&rne,
p(iur nuu, faibles rnor tels însiiiidable problhme,
O Divin Créateur, le ni'inciiue vers toi.
Hieci ilans I'im iierisitd ne dijroge ti ta loi :
Dans r',spre infiiti les innombrables mondes,
Co, me i II fi lie iirsecte an beiii des mer* prdondes,
Sr tiai~sformeirt~ a i i scesse et s'616vent ver&toi.
ifva va nt de cr prci@s I'in6vitable loi,
Un j w r j'admira iii ta splendeur étrrri~~lie,
Puisque tu I I I ' ~ . dwné la divitre étincelle
Qui diiige mou âturt et m'atlire vers toi.
L. h. ~ ~ E ~ T A u D , '
Nlembie de la sooiét6 spirite de Rouen.
pour te Gomidi d'adminbtration. -Le Seorétath-g&rant:P . G , LEYRIAWIE.
Réflexions inspirées par l'étude de diverses
écoles philosophiques.

- +A.*
L'écoIe positiviste se borne à l'étude des p enoménes apprécia-
bles; elle rejette comme inutiles toutes lee origines et les c a u m
anales; elle croit en acceptant ce parti pris, être dms la voie du
progrbs. Ceite école prétend aussi, que l'homme B l'état de virilitd
ne peut accepter que le connu ; que celui ou ceux qui s'arrêbnt A la
théologie, la science qui traite de Dieu, sont des &es ii l'état
d'enfance sociale.
Cela ne peut être vrai, puisque les facultes de l'homme sont har-
moniques et collectives, et nous ne pouvons juger les facultés, d'après
1.a nouvellc échelle des rnanifestati@ns morales découvertes par
Auguste Comte, ce serait leur appliquer une mesure qui ne peut leur
convenir; pour nous spirites, de grands savants, de grands esprits
tels que Kepler, Humphry-Davy,'Newton, Faraday, Humboldt,
..
Allan Kardec, Jean Raynaud, etc. , ne sont pas restés de grands
enfants, p u r avoir pendant leur existence todjours été des .hommes
religieux ;rnaia il est des novateurs qui aiment à prendre la cognée
pour abaltre tout ce qui dépasse certaines limites; qui veulent élaguer
tous les mouvements en avant de l'Esprit humain sous le prétexte
de liberté; tels sont Auguste Comte et ses disciples. Les mathérn&i.
ques ont fourni l'exaititude 8, ce hardi novateur, mais en faisant son
œuvre étroite, en ne lui permettant pas de couler dans unp seule et
même forme le cadre des sciences, ca chef d'école n'a pu opposer
une barriére infranchissable à nos aspirations vers la conquête du
domaine invisible.
Cette méthode positiviste et son emploi exdusif trouvent devant
eux tant de choses compIexes,qu'ils ne peuvent suivre longtemps des
procédés rigoureux & l'absolu ;ils @entent des travaux trés précis,
très serrés, des observations trop déliées, et les chefs d'école de pays
dives-bls:que LLrtuartlBl,. h i @ ,, er, Fahie, on! sent arrivés
à établir forcément et rigoureusement certaines définitions ou for-
mdw nouvelles, qui ne sont ni plus vraies ni plus claires que les
amiennes t ~ ent étant plus rédistes. Voici des exemples tirés du
iiv.re de M. aine sur I'inteflig$eace : a Les facultés sont la posçibi-
lit6 permanente de certains événemehts, sous certaines conditions
et lanécessiaé permanente des mêmes événements, sous les mêmes
conditions, plus une comg~émenaiaire,fu:aus ces dvh- ayant
pour caractére di$t"icHs 8'apparaftre cmm Internes. n a Le moi
est une série d'événements #&#ah .sinec&fs qui nous apparais-
...
sent comme intérieurs, P etc Nous recommandons ces définitions
gi cbires a m aldeurs ra;6b3dem,aux adw'tt:tew 1~&10giam~s, B
bm les; i n o o m p r d h ~ i h k scb notre époque.
Noas prdfhons eetb déftrnihn. des mais natérWtesz a La ma-
tMre est tout ce qui est. r C'est bmtal, a& fmac ; aru mûim M W
ive nous perdons @as i d dsns ain &Me: vaisam 4 ~+&tilss
finesses, les cmséqwcos en mn t irnmé&ates ; pom aux &P lm
prémices matérielles, s'épanouissent les phénomènes htelLectu~la;
dans lm lobes ow divkims cér6br&m, chacutne dk nm £aicuit& ayant
aa casier sp6cbE, selon lm 8:Itba~m des tisseas otrga~iqua~,, l'hh&
Zgeme se se dimisaue4i p~~iliiiasr-e le dirlire oa la folk, &c,..
nerf est ie seul agent de la volontS, il agit sur ~Qu.&B lieS fmc-
.thm. De ces f d b irnwisb, pr4teiad le miaté.rialisb, resw~tkWde
dhne association, cr'unduahisme rnaai%cMm (h&ési~qui edmet &m
premiers principes), dans Eqml la.c ~ i t da & e m e m se ps~poi-
tionne au progrès de la civilkath, en muquant 1s-diffkreractas
sociales.
a m rlpmidrumk ces eondasiow, n i a ne pms&it la ap-
$3~6L ,i'wit& et qd%lhi irsdifféd de# w w e m l p oa dae
s~addihmer';eNe eht pu, wmme las ~mkmwprT&ifs ou aimai-
cales, t$ arrangw d ~ y@L
~ kd6; hadis ~ vis ~agtmique
~ esti
Yinstrurnent mhêsmim h Pi~teIlMnee,dont la t e n d m e est #avoir
*w-wmachine plus pashik-pim.ses manifstations. Si M. boea a
*puelire qye Ira mpac&L eér6brale se proportionne au deg6,& la
civilisation, si M. E. Lartet considère et mesure L loin&&$ et
lVénergi6 PiBauIxt mba le d4v&opgement da cerveÉxru,et ada dIapr8.s
ses recherches sur le cerveau des animaux de l'époque tertiaire,
o'est p e , pour l'intebigencq l'mit13 est un besoin absolu et que
ce moi qui se ohoisit une combhaison, imgose ses exigences am
I ' "élbmu.ds qui lui smt ~ & b a r d ~ ~ k
L'Quilibrre est la grapriét6 de l a matière ; pas un atome B'e&
perdu sur la terre, malgr4 des han&rr;n;ttions pans cesse men-
vd6er3, Mais, IVid8anaîtl, elle abonde, elle disparait ; l'Esprit
progresse, il aime la tandis que b matière toujours la même
depuis les temps préhistoriques, permet Ies découvertes scientifiqua
de tous ordres, elle permet l'affirmation, Par la volonté, now chan-
geons, nous violons les combinaisons matérielles, nous faisons de
l'arbitraire avec elle, et, les matdrialbtes invoqueraient-ils en vain
les raisons inaperçues qui nous dirigent, il n'est pas moins vrai que
la d4termkation d'un choix prouve une inteiljgence ; nous choisss-
sons, nous hésitons, rien ne peut atténuer ce fait important.
Qn nous dira-qus cet insecte ailé qui butine sur chque fleur est
une xhsd5ante des forces de la nature ; mais, les lois capables de le
former, prouvent autmb que l'insecte lui-même, car il n'y a pas de
h a a r d dans la nature. Le compositeur d'imprimerie, qui prendrait
au haard dans ses casiers, xae pourrait faire une page lisible, s'il
n'avait préalablement pl%& un b un et avec méthode, Ies caracit8res
qui se rapportent tt l'idée représenter,
WQ,,les hmmes n'mt pu faire et ne feront jamais an papinon ;
parmi aux n'osant réclamer cette créatioq,.il y a évidemment
dehors de la matière une pmsée invisible, trés intelligente et toute-
-
pwimnke.
L'-8xctiox1 deDieu, son inbrumtion dana toat ce qui nous enserre,
est une idée qui répugne 4 la science ; la notian du Dieu unique
lui d6p3J t moins, Loisque le.Sspiritismerepousse A piori le suma-
lement il défend la science, ma& iivient a&mm qae
~rncia~lessont toujours ,les: m h e s , et q,yeDieu a créé
la fitabilité pour les force; mdcaniques ou dynamiques qui &gissent
I'uniwers. Le Spiritisme affirme aussi que la matihre est soumise
rn iravail de l'intelligence, l'homme pouvant 8, son gré détruire une
montagne, abattre une forêt, changer un cours dkau, et que tous
les &es ses prédhcesseurs, lui ont transmis leur8 instincts et leur
intdligencre acquise, après avoir laissé sur la terre la trace d'un
drwaii utile .et raisonnB, Le sable des mers n'&-il pas une preuve
.surabandante de l'œuvre immense des petits,êtres microscopiqu,es
qui i'ant formé earclusiuoment? l'homme ne godilie-t-il pas les
~;sp&ces animales et v4gétales7 n'en augmente-t-il
- paar artificielle-
ment la multiplication ; n'atteint-il pas les manifestations morales
de la vie, en entrant dans son domine? etc., etc. Tous ces r6sultats
nous prouvent cette vérité: c'est que l'art, la poésie, la conception,
l'empire si vaste du domaine moral, ne peuvent être les k~umbles
sujets d'un organisme, et le Spiritisme a cent fois raison de venir
nous prouver l'existence d'un monde immatériel, monde de l'errâ-
ticité, qui, selon Allan KardeC, contient nzmi bien le8 humanzids pue
le gland contient le chdne.
Nos savants ne jugent que d'aprbs une vie humaine, tandis que
Dieu a pour lui Ic temps ; ajoutons que le temps est une idée, car
rien ne le rattache à la matiére, qui, au contraire, se combine ou se
désagrége ; les êtres organisés disparaissent, se succbdent, revivent,
l'Esprit seul est comme le lemps, une fois créé, il existe quand
même, il est éternel.
Cette vérité est tellement évidente, que la science actuelle adopte
une doctrine, celle de la continuité, c'est.&-dire celle où chaque
être passe süccessivcment par tous les états intermédiaires de la
via. Dans l'examen de toutes 10s activités qui ooopérent & la vie d'un
globe, au nom de la science même, il faut reconnaltre que l'homme
a fait quelques pas sur l'immense échelle qui relie le plus petit des
êtres à Dieu ; et, comme rien ne se fait par bonds ni éclats dans la
nature, i l faut savoir juger, non par le rhsultst d'une vie humaine,
mais par ilne longue série d'existences occupant une Clpoque millé-
naire. Si la conhuile est l'évidente véritt! dans le domaine matériel,
comment se peut-il que, dans la série intelligente, serie supérieure
et prhcieuse, la conrinuilé puise ne pas exister et se déduire égale-
ment L l'aide de formules rigoureuses; le vide nlelriste nutb part
et rien ne nous permet de supposer que l'organisateur suprême en
ait laissé un entre l'homme et lui, deux quantités, qui cr>mparées
entre elles, nous montrent qdelles n'ont pas une communé mesure,
Le Spiritisme nous prouve que ce vide apparent est habité par
des intclligences plus ou moitis avancées, jouissant de la libertd
et d'une puissance relative, et précisément c'est parce que ces êtres
sont intelligents, qu'ils savent et peuvent.
Si, d'autre part, nous coosidérons les méthodes artificielles avw
lesquelles nous suppl&ms aux forces qui agissent en nous et autour
de nous, nuus leur reconnaissons une parenté avec la nature que
nous avons prise pour modéle, ei le petit univers dans lequel nous
sommes placés est sans cesse modifié par une multitude d'intelli-
gencea indépendantes, qui s'exercent & divers travaux en brodant
sur le canevas divin; le vers à soie nourri dans un appartement,
I'oiseau élevé en cage, ressemblent identiquement.à ceux qui ont,
vécu dans la forêt, il en est de même pour la pisciculture, pour l'eau
artificielle puisque L'on a simplement modifié, sans toucher aux lois
générales. 1
Ces actw divers irnpliqunnt la liberté et, nous le savons, il n'y z
pas de liberté sans intelligence ;naturellement, I'hoinme agit aussi
ou bien ou mal, en vertu de son libre arbitre. Dieu lui-mbme n'eût
pu supprimer le mal, puisqu'il est une des forces n&cess+iresau
progrès et ?t la liberth, et qu'il eût été injuste de sa part de suppri-
mer la liberté; si les conséque~cesde la vie mat4rielle tnettent
l'homme, ce roi do$ êtres organisés, et I'intelligeoce, son plus bel
apanage, à, la merci de certaines circonst~nnces,c'est que, datis les
profondeurs de la vie organique, Ia mort naît avec la vie, Elle est
une des combinaisons divines qui créa le changement, comme r&-
gime de la machine vitale dont les dispositions ingénieuses présen-
tent le principe accéléré d'une destruction lente et continue. Les
espéces, les individus doivent passer, puidqu'ils n'ont pas les 614-
rnents nécessaires à la durée permanente ; et le pl& primordial du
grand organisateur étant que la matière orgnnique dût servir. de
nourriture à toui le regne animal, indvitablement et pour obéir à
ses vues pleines de sagesse, les espèces se sont dc5vorées et se de-
vorent entre elles.
Aussi l'botime se sent-il gêné dans cette étroite impasse; ses
sentiments intimes sont froissés par cette apparetî te contradiction
d'un être aux instiricts supérieurs, aux prises avec cet inconnu qui ,
l'btreint ; en tout, il trmtnve une désolante indgalité ;s'il aime, ses
affeciions soiit atteintes par la mort, cette glaneuse qui semble in-
souciante ;& voit souffrir les sicns, et ne peut les sauver ,de l'incom-
préhensible. C'est ainsi que Phomme volt disparaître tour à tour ce
qui donne une signification à sa vie ; sës souffrances intimes, physi-
ques ou morales sont affreuses, et c'est avec instance qu'il en
demande la jcistific. t'ion.
ri
*
Allan Kardec est venu à l'heure voulue, poui. donner une ré-
ponse logique à ces demandes pressantes, pour raviver d'espérancè
dans toutes les consciences timorées : il a justifié l'inconnu en le .
rendant accessible à tous les Esprits, et cela, sans mysteres, avec
les seules lois naturclles qui gotlveïnent notre double nature. La
logique puissante du maître nous déinontre qu'il n'est pas justede
toujours prêter à Dieu notre propre sagesse, chose grave avec la-
quelle on le fiit intervenir dais tous nos actes, dans 'toutes nos
mesquines wrnbimisons ; cette ingérence est saas doute gran&-
ment motid& mais il ne faut pas plas nier sa prél3ence, qzl'il de
faut. hdi&e:mmed mêler sa puis~anoeEi toutes chose. Dlkuee.
niteste par des faits, par eux nous nous éclairons si nous mv~zonk
jeuRiiLtausles prhjugds et tantes les idées pr6ooriçues, ce gui doit
nous engager B ne pas le regarder ni oornme un être pas38 devwt
un état de choses nwma!, rnl ~wrnnncun être impassible et inam%-
nent (comme le disent l a thQIogien6 dde d'acte qw' dmeerre dws
la persome gui agit, sans avoir d'effet ca dehors),car i'homme n'&
pas la derniére expression des êtres sensibles, le dernier teerne des .
êtres intelligents. La simple logique, en dehors de I'enseignemt
général et concordant des Esprits, nous prouye qu'il faut un foyer
plus ardent aux aspiltations qui bouillonnent dans nos caurs, w x
sentiments nobles et élevés d'amour, de justice, de bonté,, qui dB-
bwdent de nos consciences.
Lw ieligiains mt rendu dans le passé des services siig~al6sB l'hu-
manit8 ;mais sujmrd'hrni, impuissantes à mus prouver l'existence
et la grandeur de Dieu, autrement que pw la foi et le rnysthre,
elles ont découronné le Créateur, en ajournant sa ~u6ti08B l'&a :de
l'éternité, elles ont voiilu justifier l'inactivité divine, le repos et la
béatitude étetnelle. Ces données ont en contradicti'oni flia@;ranb,
non-seulement avec les découvertes scientifiques, mais aussi avjc
la Spiritisme qui prouve ee8 grandes véritlés : Le motivernent con-
+$pu des %mesincarnées oou désincarntres ;leurs rapports co~stai&s
pax des échang& intelligents do pensées ;I'éplzradim, i ~ ~ ~ ~ @ t
des corps matériel$, pa l'ini~a~nathn d& Esprits .@v i a n e ~ t
ce contact donner des farces extensives B leurs périsprits, ,
Si nous avons foi dansela justice de Dieu, ne devans-nous-~+s
niru6 en rapporter B '1% doctrine qui nous fournit des explicatioris
rationnelles, a celle qui fait triompher la sagwe et la pI;évi&n
infinie? qui répond ti toutes les objections en ne 1ai-t plus $ub-
sister le doute ? Le doute, cet amer brewage gai enripoisog~1~~ &s
meilleures intentions et OwS qe I"trsrnm I'enaemi .de i'hoinmq . !..
Il était donc utile de retmTer B grands traits les bases sw ks-
auelles sont a,ssis$s les &vermisi.écoles ; notre correspondance, Bas
~ classes de la scuciété, nous prouvent, en
relations dans t o u k ~les
&hors de nos convictions personnelles, qua, les aspiiatiio& dm
hommes éclairés et intelligents se portent vers le Spiriti~me.h s
pr6visioas d'hllan Kardec, les promesses de nos guides, se Péalismt,
Nous recevons de notne honorable correspondant, M. le doc,
.Iwr D. CL,me l&re htériessante dmnt;nousbextrayons ,le
airam t. :
Je ~ T B la liberth
A & vous adresser deux études,: lu Q u d di-
vinum m'a été suggBr6 par la lettre du médecin homœopathe,
lettre dont je partage toutes les idées; mais en la relisant dans
votre Rmzre eie juin, page 165, il me semble que M. D,,. ne tient
ps compte du &id &;lzzcm,
J'ai voulu traiter cette qeestioe &vec les mêmes id6es Clmises
dans mon étude sur les hommes doubles, cherchant ainsi h me faire
la preuvede la a6ri.iMbaa l'appliquant à l'étude diun autre fait spi-
rite : k madadie,& taut a t Spiritisme d m s notre monde.
<t 20 Les deux communkations si remarquables de Gœthe,

page 2 17,'~evzlede juin, m'oet p r u ne pas bien préciser la na-


ture du fluide vital dont il par1.e. J'ai voulu aussi les étudier avec la
mOigae. thhorie, dcl~airépar les &grés du &l, m&meRévue de juin,
pgeIZQ, -
a Je ~3 VOUS Bcris pas ces choses dans l'espoik que vous les pu-
btieraz,; wkib @olé,jo cherche & me rallier b' Ia,grande famille,
m a s envaiymt pensées non dauril un but de vanit4, ni pour vous
das bposw, ni p o u influencer vos: travaux. Je vous Ies envoie pour
voue les montrer, vous en faire part ;dites-moi si je puis continuer
dans cette voie, et si elles trouvent grâce devant vous, veuillez en
...
faire part Ne voyez donc que mon grand désir de me montrer à
vous tel que je suis et de fraterniser. Je suis dans la même position
dont parle Goethe, tel que ces eaux dormantes qm n'ont point Kis-
sues, p u r e i ~ o u l .s'&changer
~, et s'épurer.
a "Arrangez lnes idees, corn= vous l'entendrez, en les mettant à
la, pmtée de tous. n
Nous publions in exteuso Ies remwquessur les deux communica-
tinns de Gœthe ;ie Quid divinum viendra postérieurement.
REIARQ.UE& svn Lms DEW C ~ M ~ ~ C I LmTGOEXEE., I~NS ,

Qœtlle débute ainsi :


L'homme possbde ezl kf un él6rnent invisible, qd "git. FFient
'
(i principal de son organisme, et qui se modifie et; s 3 6 ~ S, ? - ~ V L P ~ ~
le i d m e ou 1"énergie d'es passiam an servie&dwquell@@ il I?em-
; ploie.
i,
I
- 238 -
a On ne peut tout d'abord dire si cet élément invisible, agent
principal de l'organisme, est inhérent à i'organisme ou a l'esprit ,
incarne dails i'organisme.
a Néanmoins, en considérant que le calme ou l'énergie des pas-
sons au sertice duquel il l'emploie le font monter ou descendre,-
les soliieitakivns passionnelles étant particuliérement inhérentesa la
chair, il semble que cet élément dait plutôt faire partie de l'esprit
qui s'iiicarne.
(I II discute ensuite sur le flaide vital.
a II ne dit pas si ce fluide vital est l'élément invisible dont il a
parlé plusghaut,mais il dit que le fluide vital e& toujours resté in-
visible à i'œil observateur de la science.
(I Voyons si c'est le même.
r II définit le fluide vital un composé de l'ensemble des fluides '
P invisibles que l'homme aspire par tous les pores ; il se tamise,
r dit-il, en traversant la chair et l'organisme, et prend son mouve-
a ment régulier en atteignant le réservoir du sang et en entrant
a d& le tBrrent de b circulation, il. se masse prhs de cet endroit ;
'« il se combine avec le flaide ~égrJ,tal qui.pruvient de la nourriture,
écl;auffe le sang, et par une attraction irrésistible attire et lance

9
dans toutes les directions du corps, la vie et le mouvement. 'B
u A cette définition du fluide vital, on voit qu'il ne fsit pas par
tie de l'organisme,. puisqu'il pénètre de dehors en dedans. On voit
qu'il lie fait pas partie de l'esprit, puisque venu de dehors, il se
inêle au sang, et se combine avec le fldde végétal qui provient de
la nourriture.
r Ce ne peut dom être qu'un agentextérieur qui p61iBEre le corps,
suivant des lbis'phy&p~, et 4d @8w m b b e au SBng suivant des
lois chimiques. .
Ce ne peut être que l'air ambiant de notre planéte, avec tous
les fluidesdont il est saturd ; ce fluide vital est à I'orgariisme ce que
la vapeur est à la locomotive. La locomotive sans la vapeur est un.
corps inerte, mais la vapeur n'est pas le mouvement, n'est pas la
force, la puissance de tractjon, elle n'est pas la distance franchie,
c'est un 6lément de la machiae, voilh tout ; il en est de t b m e da
fluide vital ainsi défini, il n'est pas la vie.
Passons sur les conditions de temprirance et de propret4 nécw
saires à l'action du fluide vital, ce que personne ne contestera.
a L'importance da ses conditions, du reste, ne fait que me confir-
mer dans l'idée que ce fluide vital est l'air qiri nous entoure.
tC - , T m . w . ,
t a
w ~

Mais plus idn il dit*:


- E 233 -
~

'
r Dans la tête, le fluide vital habite les cellules O
a ainsi dire sceliées les fibres des sens&tions; il s'y opera une sorte
r de triage par l'intelligence de l'homme, s
r Ici j'avoue queje,ne comprends plus. Gomment ce fluide vital
qui pénétre dans le sang, se combine avec lui, répand la vie et
quelle vie? la vie végdtaiive, la vie des cellules; comment ce fluide-
18 peut-il habiter les cellules des sensations? Je comprends qu'il y
arrive avec le sang, @'il les nourrisse; mais qu'il y habite? Non.
a Ou ce fluide vital n'est pas ce que nous avons chu, l'air am-
biant, ou il n'habite pas les cellules de sensations en passant parle
sang.
u Ce n'est pas le fluide vital, air ambiant, parce que l'intelli-
gence ne peut y faire un choix, ce n'est que par les maladies qu'il
produit qu'on es2 appelé plus tard & assainir l'air (épidémie, fièvres
paludéennes, etc.).
a Des le début, nous avons observé que l'élément invisible 'qui
est l'agent principal de L'organisme, devait pliitôt faire partie de
l'esprit.
r Alors je demande pourquoi Gathe se sert d'an même terme
pom exprimer deux choses diffdrsntes?
u Examinons cet élément invisible comme faisant partie de i'es-
prit, et aidans-nous de la remarquable communication des Degrés
du ciel, page 186, au milieu, Revue de juin, nous lisons ceci :
u Les passions. monopole appsrent de I'humanitS, ne sauraient
« être coiisidérées comme un caractère inhérent b la nature hu-
u maine, mais bien comme des symptômes des maladies de l'âme,
Y maludies ewntiellemevd curables, dont le traitement est du &-

u maine ckè bphdosophie, et dont la disparition amène infaillible-


a ment le règne de la vertu. ,
u Alors je comprends la nhcessité pour l'intelligence de faire un
choix, mais je ne vois pas l'a n6cessité pour l'intelligence de faire
passer son fluide par les pores, le tamiser à travers la chair, le m&-
ler au sang, le coiribiner avec le iluide vdgétal qui vient de la
nourriture, pour aHer se localiser dans les cellules des seiimtions
du cerveau et y faire un choix.
(( A moins que ce ne soit là, r4ellement, le passage duperisprit
pour arriver au cerveau. Mais alors il faut distinguer l'action de
l'air, fluide vital, .d6jA ainsi nommé par la science, de l'action du
périsprit que la science n'a pas encore vu.
-
254 -
distinguant ces deux actions, je n'ai plu d'obje,eticm ib.
V& &m dans ~e f&, l'explication de ces mots :de la

u Il est rnt3me dés l o ~ a~ fade


J M de wmpmmjre ce qu'on #&p.-
plk ea airidieci3àa tempbramnt., .wratére, les rqpports du phpique
& & m r d * oarmr l'esprit d ~ i donner
t par son pkrisprkt ses qualité#
au sang, et.Van ~ovairnpendm i e u b s effets terribles et subits de b
peur, de la joie ou dEe la m b e ($3.. Alor a on comprend a cet
a dément invisibIe qui est l'tagmt pgimjpw;l de &on organisation, @
4 qui se modifie et s'818ve suivant 16 &me sut l ' h ~ r g i ecies, pas-
.r sions am iwrvice cietquelles 'il s'emplaie. D
a En lisant cette phrase dans les Degrés cbu ciel (page 1861,
&vue de juin i872 :
a Ba exaimiraant avec soin oe qu'cm Bornme limproprement peuh
+a &re pwskm* oa décwvre pour chawne d'elles un sentirnad
a opposé qui se trouve losalisé, si l'on peut s'exprimer aia& dm~&
a l e m&m p.OL.~;tgte ~"<(DY@ZM d w t les rbultatg d@brmt com-,
:u plétemenk, et le &é &pe&, &ns la plnpqt dm.
cr cas, d'une bonne direction imprimbe aux facultés de l'enfank (2).
'
a On comprend a s lors cette phraw de G m t h :
u Comme dans le ciel vocmvoyez des nuages sombres et d'autres-
r & tons di&&w&, & m b e aussi ,damles di&-rwies cellules qui
a o o d i m m t Ies fluida,.kl y en a de @us clairs, de transpb
:a renis, il y en a au& de t r b fS;onr;s qui B buivarit daus les cd-
ddeilcs lm p h ~ i l h l i &de
e ~Piaidligew (3). dans celles que la fibre
'
Ji) Okwtnpmd anmi l'gaet d~spassesmaap8tipes lanpnf le fluide maffii6fique
'
(qui n'est autre chose que Ie fluide perisprita?), et l e dirigeant à travers les v&te-
ments, b tfaversla peau.
(2) Voyez-vous d m ces paroles L conhmatioa de cle que je vous ai ,di&:
« Organe matériel, pensée faite chair, sy$térne nerveux grand sympathique9 mq-
nifestapt par I'iwtinet C&B, pensée faite chair, st transcnsltaat la sansation à 1â
m ~ e l hBpinière, gui la transmetau cerveau et à la cellule corresponddnt i l'organe
matériel, avec les fluides correspondant B sa passion. - C'est ce fldde, que rai ap-
pelh fluide animal, - qui, dPs l'origine, est devenu périsprit, gui s'es4 fait inteil&
gente en passant pw tm5 lm o r g m l g m e ~e ~t a devenant ce que j'ai appel6 fla&
harmonique, mm IWWIWB dq ff~jd?Bdivin; 3 smt r4ellment h harmoniser 1-'
avec le fluide animal, inhérent à chaque organisme. b

(31 N'est-ce pas Ih la ptinture du fluide animal, fruit de i'organisme dont je vow
aiparlé, de ce fluide animal q u s ler p6risprlt, $telligent6 par le, Buide divin, doit
transEormer ;n'est-rn pas i'he, avec son pdr'vyrit, qui remplit ici le rble da Y&&.
N'est-ea paspà l'lae quiéchavge corsstaam~ate m flnide,modi& par& flIsid~& d u
et qui modifie à son tour le fluide/animal?
g des passions borrnes ou mauvaise6 laisse dans un état latent ;nn
1 artiske qui mmhine ses plans et cherche une idée nouvelle, enfin
celui que son art passionne, a l'esprit constamment tendu vers
u l'objet de sa pensée, afin de la faire éclore; et de là, irémlte
u l'échange continuel des fluides que contiennent les cellules cor-
* respondantes de sa passion.
(IL'homme dont l'intelligence est encore bien voilée, offreune
ÿ différence extraordinaire dans les mouvements des fluides de sa

i r tête, et en tout alamblables à ces eaux dormantes qui n'ont point

' u d'issues pour circuler, pour dechanger et s74pweriP


e Le travail de l'intelligence est celui da progrka. ~ k penske
e
en fait naltre une autre (les Dep& du cieZ), taries émanent de Dieu,
elZe8 doivefit éclairer l'univers, et c'est en raison de téloipement des
mondes pZeZZï?s le8 @ & m ~plus ou moins. Mais comme la loi du '
progrés, d'oir&k@ditxke, est zinmtdle, tous les mondes doivetzt s'as-
similer e t n jour ces yu@ités, et ce serait blasphémer pue d'avancer
qu'il peut yavozr dt.s êtres colzdttmaés d la privation perptituelle de
ka lumière divine.'
a Qlxe nous reste-t-il donc à faire? Voyez la fin de la communica-
tion des Degrés :
a A vous maintenant, habitmts de la'terre.,. b vous d'user de
a votre Sbre arbitre p a r aemnemr tme guerre incessante et
(I acharnée six passions, ces taches impsée61 t$ am d m s par lu ma-
u tière, à vaus de t e n t ~l'extirpation de ce mal dont vous devez
« triompher 28t oa tard
e A vous surtout, $mes privE16gi6m, à qui Dieu a permis d'en-

,<
' a trevoir la lvhniére, & vous de les rdpandre à pleines mains.
u Ne perdons pas de vue, que c'est à notre charité qu'il appar-
u thnh h3segactx les lignes de démamatlm qui seules s'opposeat au
J rb'gmi de L vertuw,. n
P Tout ce que nous avons reçu, nous I ' a w m ~ g a gratuitement,,"
danma& gr&uitesnent..
tt V ~ l l h
la vraie vis. a

- 1

Chers meisieurs, %
.
r Je reçois à i'i)nstant un bilket de cent franm. L'mtnanyrne qukveut

bien prendre une si gé&rmse part $ nQtreœmre, me demande de


vous accuser réception de l'envoi, ce que je m'empresse de faire, en
vous priant d'exprimer toute ma reconnaissance à ce frère... ou
cette sœur en oroyance.
VeuiIlez aussi recevoir et faire agréer aux membres du comitb
directeur, mes remefcîinents pour la publicité que la Revwe a don-
née à notre projet d'école. Si nos frères Ie prennent à caur, il
réussira et j'en serai d'autant plus heureuse, que ~ i d e e * ~ o u r r a
prendre racine sur d'autres points.
Aimons-nous, souten'ons-nous, cr faisons aux autres ce que nous
voudrions que les autres fissent pour nous n ,et notre chère doc-
trine aura bientôt envahi et régénéré le monde ; nous aurons ainsi
prêché d'exemple, seule manière efficace de faire des adeptes sé-
rieux. k

Adieu messieurs et frères,


gmitie C O L L I G ~ ~ N .
I
U n Phénornéne d'apport.
-
(Tiré des AnnaH del10 Sptitisno.)

Je vous ai promis dc vous tenir au courant des phénombnes


spirites qui surgiraient B Florence, je tiens ma parole.
Un de mes amie, M. P. L .. ..., spirite des plus convaincus, et
personne universellement connue pour son honnêteté et son savoir,
se trouvait un matin avec iia officier de notre armée, jeune hotrime
instruit et vaillant, qui s'est distingué par son courage dans toute la
campagne d'Italie ; mais qui est matérialiste jusqu'g la moelle des
os. Voici ce qu'il m'écrit.
a Daiis notre conversation, divers arguments sur la vie future me
furent opposés par l'officier, qui mettait en position toutes ses bat-
teries, pour la nier r6solûment et en rire le plus possible ; quaiid il
eut usé toutes ses munitions, je rbpondis :
u - Mais comment peut-on etre matlirialiste, quand on a, coinme
à, iiotre époque, les preuves les, plus évidentes de 1svie fillture?
u - C'est bien facile h dire, lui riposta l'officier.
ad Je le soutiens, les preuves sont faites et très sagement.
par quel moyen, s'il vous plaft?
"9
- 237 -
a - Avec le Spiritisme.
d a - Ceci est à voir. Quoi ! vous croyez au Spiritisme 7'
1 1
( - Et sont
vier future faites. j'y crois, je soutiens que les preuves de la
préeishent

r - Je lie me serais pas attendu B. cela! Vous moquez-vous de


moi? Parlez-votis sérieusement ?
r - Sans doute, je crois au Spiritisme et 8, toutes les manifes.
tations.
a - Au dix-neuvième siècle, vous croyez à cela ?
a - Comme vous croyez b la chimie: en étudiant Ie Spiritisme,
en faimnt des expériences.
a - Et vous avez fait de véritables exphiences?]
e - Sam aucun doute ; les expériences ont été tout particuliére-
ment la cause de ma profonde conviction.
r - J'aimerais bien, riposta l'officier avec un rire sardonique,
assisier 8, vos séances.
a - C'est la chose la plus facile du moiide.
a - Et dc quelle manibre?
a - II faut VOUS faire admettre dans un cercle spirite.
« - Savez:vous qui il faut s'adresser?
ac - Mais désirez-vous assister à quelques expériences?
u - Vous-même, n'avez-vous pas fait naltre ce désir ?
r - Serez-vous disposé ce soir m'accompagner?
u - Bie.~volontiers.
u - Trés-bien, à sept heures trouvez-vous sur la place duDOme.
a L'officier fut ponctuel au rendez-vous, mon ami le conduisit
de suite, comme il avait été convenu, dans la maison de M. X.. .
r Ce monsieur est un homme de soixante-dix ans, pbre d'une
gentille et aimebie jeune fiile, bonae somnambule, très ciairvoyante,
en rriême temps médium écrivain mécanique, et médium B. e&ts
physiques. M. X. .... possède le don de magnétiseur, c'est un spi-
rite très convaincu ;avec sa fille, il obtient des phénoménes srirpre-
nants, et ne fait pas de difficulté pour adiriettre chez lui les person-
nes de bonne foi ; il veut ainsi convaincre, avec des faits véritables,
la plus grande partie des hommes qui les négligent de peur du
ridicule,
u 11 accueillit, avec une courtoise aa'abilité M. P... L..., dont il
avait fait la conn%issance depuis quelque temps, ainsi qrie l'offi-
cier qui l'avait accompagné. La réuniûn était coinpos6e de cioq
..
personnes ; M. X. , le maître de la maison ; sa fille la somnam-
mue; sa gouvernante, M. P.. ., L ...,., je%J"6XTiciw ~ ~ i a l i a i
u Dans le milieu d i ' h - %ne &.ait une &b!e ~ua&-an@airéf,rè~
pesante, encore couverte de la nappe. Sous l'impression des mains,
elle se leva de terre, ses quatre pieds étant à une hauteur d'un demi-
mètre elle ondoyait, changeait de place, et redescendait douce- ,
?+

mgat sur le carreau. Ce phénoméne se renouvela plusieurs fois pm- '


d&t fa>séance. Le tiroir de la table s'agitait vivement, il fallut
employer la force pour avoir la tranquillité. - . ,

ailgrès ces p~énom&n&, -en ub puint de .hfat&, on vit la nappe


I.'savfever, comme si un p&t doigt I'etltpou~de69 bas en haut,
Bien observé, le nouveau phénomène était causé pm un doigt, Tqnd .,
semhlaif saillir de Ia table en se portant tantbt en un point, tantôt '-
entrn adtre, avec une granae célérité. Le petit comité était impes- .
sionné par cette apparition irnpr6vu& ilr observait en silence les
8volI'utions du doigt mystétimx et moqzrew, pmate comme on éclair,
qyirsemblait celui d'une main d'enfant, soirs la couverture de la
tab1'ii lgesticulait avec dm mmvemen~srapides. E'oRt~kr, qui
&ait ie'$lus voisin du doigt, se sentit tmehef, maris ne put le saisir ;
peu aprés, une main lui Palpa le pouk.
Les phénomènes obtenus dans cette soir& imppessit3m&ent beau,
..
coup l'officier ;en prenant congé de M. X. , il ne savait plus que
penser, la rbalité des choses vues ne pouvant 6tre mise en doute.
u Le lendemain, dans la soirke, M. X... se trouvant en famille
et paya@ aux phénoméhes obtenus la veille , voulut connaitre
pouvait .être la main qui avait sou1ev.é Pa rrappe. Pour se sa-
il magndtisa
, ,-
sa fille et l'interrogea comme suit :
P$%mi~&.,- &5uyez7P~piaaaae- , . guefle e& la m&fhqni, hier
.&re
soir, a souleié la nappe?
u Répome. - L'EnSprlf qui I?(s6ulev& est présent ici.
. u p). - Comment s%ppeHc-t4P
u R,-Alexandre. .
X&-D. . - QueHe est la rahon qui l'a engag6 Èu, se mmifestwr Y
a R. - L'amour qu'il pode B soir f&m.
u B. -Mais quel est son E&e?
6 B. - ~ ' o & k k rqui &ta%ici hf&-soir.
-
. u Q, Ce frère mort e~t-ill'aîné ou le cadet?
'
- ' asR.-Le cadet. !
' sc,,,D.-A quel bge est-H mort7
s X. -A dix-huit ans.
a D. -11&mit done beaucoup m f&re? '
et le valet de chambre parti, il s'assit sur son lit polir se v&ir ;
jngez de Fa surpfise en ioyaat sur le anarbrede la table de nuit deux
photographies, une petite et une grande; les ayant prises et ob-
hvées, il vit le portrait de l'officier, et celui d'une autre personne
qui lui ressembhiit ; il interrogea toutes les personnes de sa maison,
l'une a p r b l'autre, sans pouvoir obtenir un êc2airchernent quel-
conque.
#M..Xe..trEs étonné, se vêtit, et à peine avait-il termind, qu'on
lui annonça la visite de l'officier. JI ordonna, avec feu, de le faire
bien vite entrer, car sa curiosité était vivement surexcitée. Ils se
..
racotitérent aussitRt ce qui leur etait arrivé, et M. X. fut émer-
veillé, en voyant sn lettre vaineinent cherchée, entre les mains de
son visiteur. Celui-ci fut non rnoins étonné, en se voyant pr6senter
par son hûte, les deux photographies qu'il conservait précieusement
sous clef dans une cassette. II se demandait qui avait pu ainsi faire
cet échange.
r M. X... fit venir sa fille afin de voir clair dans ces pW&oménes;
' endormie, h somqarnbub répondit : u Que l'Esprit d'Alexandre,
r pour prouver son amour à son fibre, avait porté la lettre dans sa
a chambre, coinme aussi pour mieux prouver sa présence, il avait
r écharigé les portraits respectifs des deux interlocuteurs. i>
Voilà, cher ami, la sincère exposition des phénomènes remar-
quabies pouvant être attestés par plusieurs personnes honorables.
Adieu, votre affectionné,
RINALDODALL' ARGINE.
Florence, 31 aoîit, 1871.

Banquet du journd u l'Avenir des Femmes. 9

II

M. Richer, rédacteur en chef du journal l'Aven& des fmmes,


l'auteur bien connu du remarquable ouvrage : Letlres d'un l&e.
penseur à un curd de village, a réuni 150 personnes dans les salons
du rabaurateur Douix, au Palais-Royal.
M. Laboulaye, qui présidait le banquet, a démontr6 dans un
discours le but et Ln. tendance de laréunion. Aprés lui, les orateurs
des deux sexes ont discuté à leur point de vue ; tom ont ineisré sur
cette donnée, qu'il y avait lieu de s'occuper du sort de la femme,
pour amener un changement dans sa situation.
L'historique de l'école professionnélle des filles a été faite en
quelques mots par M. Charles Lemonnier. Racontées dans toute
i I

leur simplicité, les difficult6s à. surmonter pendant quinze ans de


luttes contre de soiir'des influences, ont vivement impressionné L'au-
ditoire ; chacun se représentait madame Lemonnier, ce grand
Esprit, cette volonté peu ordinaire, s'ingéniant pour fonder sa pre-
mibre école professbnnelle; K Aujourd'hui, ajoute l'orateur, une
sociét6 parfaitement organisée est ii la tête du mouvement, plus de
500 jeunes filles suivent les cours de cinq écoles aywt un revenu
de plus de 200,000 francs, et une réserve de 80,000 francs. (Ap-
plaudisseohents.) Je ne sais pour ma part, ce que valent les bénédie-
tions de certaines gens, mais ce que je sais bien, c'est que leurs
- malédictions ont fait tomber une pluie d'or dans la caisse de notre
Société, pluie qsle nous rgpandotis à flots dans lyntérêt de l'œuvre
qui nous réunit aujoudhui. * (Vif6 et chaleureux applaudisse-
ments.)
L'orateur a terminé en disant avec émotion que si madame Le-
monnier n'était pas présente, nous le devions aux fatigues de la lutte
qui ont abrégé son existence.
M. Lemonnier a fait inconsciemmentune erreur; madame Lemon-
nier n'était pas absente, invisible, elle assistait à ces agapes fia-
ternellcs, peur jouir du fruit de son œuvre qu'elle a iospide et
qu'e1le.inspiiî.e encore. Nous avons la certitude qu'elle a dicté à
M. hnonnier lea paroles gén8reuses qu'il a prononcées.
L'émancipation future de la femme ne peut être entendue au
point de vue de certains spécialistes qui,.dms toutes les affaires pu-
bliques, voadmient lui voir prendre une part militante, égale à celle
de l'homrne. Nous rendant compte du rdle différent des deux sexes,
nous désirons que la loi s'élargisse el ne soit plus exclusive; Kou;
croyons fermement que nos mfires et nos compagnes, que celies
dont noussommes heureux d'accepter le contrôle en toutes choses,
doivent avoir le droit de participer directement aux avantages at-
tribués tl l'homme. Le rble de mineure est un rQIeingrat, et lefi po-
sitions franches sont comme un vigoureux rayon de lumière dans
a n paysage.
$!evons progressivement le niveau intellectuel et moral de la
foule; que b wéritb pénétrant toutes les consciences, chasse les préju-
gés et les erreurs séculaires; alors, seulemeoi, gous aurons vaincu
cette résistance inerte, immobile du moyen âge, qui vient s'impian-
ter dans nos lois et dans nos mœurs. Ici, le r31e du Spiritisme est
tout tracé, il apprend aux adeptes que, par la réincarnation, cette
loi B laquelle rien n'échappc, la personnalit8 humaine
s'implante tour i tour dans le corps de sexes divers, ce qui implique
entre ces sexesanie tEp1ité parfaite, urre s-IrnRitude de aent%me&&
que nul ne savmit nier, sans faire injure 3 nos mkres, b nos _Trnrnw+
à nos fitle~et;It nw E G U ~ .
M. L4osi Bicher 'a EwmuiB la &ance en rewerc'iadt les massistar& 1
d~ lem bbnveifiant et actif c ~ w a n r Isf 1). '1
:q de miweTIew. En üsa-nt Ie Bdmer; ils ont dam la ccrmrnuaicatim,
a parfaitement reconnu leur pment, et il est très remarquable qae
u cette feuille,puhliQesi loin dé notre pays, soit tombée entre nos
[s mains. Soyez assez bon p u r ohercher chez vous, un m6dium par
:a lequel t'esprit de E.-W. UlImann veuille se communiqtrer. N'ou- a

u bkz pas, OB fils, d'in envoyer la relation à votre tendre


I( rnére. a

: D'aprés nos recherches dans la collection du B6aram~~iL%gl&+


la cosnrnu&akian dor~t,il s'agit, a été obtenue le 30 octbbse 1871, '
gt publiée daus he niimhro du 6 jmwier 1872.
Remwqwe. - La socidté du Banne- ofLi$& a cr6é8chzelle des '
-r&uniûnsspirites p i OB& k a trois fois par samaim ; des*mddimm
el?&& bat lea évocations dernandk~>, 031: r&çohrnt spüW I

nt les commwications des Esprits; le: Banaer leu insère


b u r de rôle, et%ornme dans le fait cité plus haut, % l'étranger on
reconnaît souvent la v$rwM de la communicatim et l'identjtd &
i'Esp%?it qui l'a dicté. En AmOrique, les leeteurs d u &mrser qui ont
demandé une Bvocetion, retrouvent souvmt la djggf%&@&Q@-
lena.%;dm jwhd;@&domAke. , =-&
Le l&wer a$t9w & r & ~jdm g ~ a lde *atm pages, sw .cinq oo-
., 8

lonnes, à texte ftn et h l h e s serrées ;.son immense publicité donne


!kits, auesi les deux tiers des habitants de l'.Am&
.so& spirites , les expériences de tous ordres m
Ewge Bchellc oar les préjugés de la vieille E u r w
ison d'être, dans ce pays d'initiative, de mv&

d~&mwestlargement secondé par ks spkitfas


$0 &MD&@, owpbgo@hpsr,dwdomveim&
$ mtk f w r n i d ~ b ~ ~ ~ ~ B ~ ~ E t d ,
-#&~P&S
_
-
Photographies spirites.
-
Par W: R.f 170, West springfield, street. A Boston $ta@-~nis].
.
sonnes qui les ont obtenues. Vos nombreux lecteurs y trouveron
urie preuve certaine d'une vie future.
Après dix années d'efforts et de vicissitudes, la photograpliie
spirite arrive $ l'adolescence; bercée par l'ignorance et le scepti 1
cisrne, elle a pu fuir la bigoterie protesiante et les préjugés, elle
exide pbur donner la preuve la plus grande, de la vie d'outre-tombe.
Son grand tort fut peut-être de se présenter avant le temps; des
spiritualistes tr& aonnvaincus des communications spirites, trouvaient
ridicule la pensée que les Esprits puissent leur apparaître, ils trai-
térent de fourbe le mkdium qui produisit ces phénomènes, et des
personnages élevés, .des lettrés en réputation qui n'avaient pw
Gtudié la, question, ne voulurent pas en appeler au médium, tant ils
Btaient prévenus.
Dans toutes les parties du monde, Qepuis quinze ans, les appa-
ritions des Esprits ont 6th constatées par des personnes à l'état nor-
mal ;les phénomènes divers, les Dawenport, les Bddys et récem-
ment les faits de Morevia, etc., ne peuvent latsser douter de la
poseibilité dS reproduire 1m traits des Esprits.

I
Le 6 juillet ik7 4 , madame Conanhint me surprendre dans mon
atelier, je me préparai immédiatement : B la prerniére épreuve,
rien de bien défini ne parut sur la glace, il y avait une empreinte
grossiere à, La place du visage. La seconde tentative fut plus heu-
reuse, la plaque couverte de collodion laissait distinguer : 1" la
figure de madanie Conant ; 2" ku-dessus de la téite une main et un
bras, et dans la main une fleur ; 3' pendant le développement
l'autre bras et l'autre main appcirurent et, enfin, des fleurs sem-
blaient tomber des maias de l'Esprit autour de madame Conant
qui en était enveloppée. La ntS,pstive ssOcMe, Iaissa v o i ~la repro-
duction des trois phénomknes cités plus haut; cette négative fut
déclarée, par l'un des meilleurs photographes de Boston, la preuve
la plus évidente des manifestations spirites; sous une loupe puis-
sante il reconnut que les fleiirs n'&aient pas peintes, mais bien na-
.turelles, elles sont la preuve que ces fleurs ont été tenues en l'air
par un pouvoir occulte.
Dans tir1 autre essai, madame Conant est assise sur une chaise,
la main appqyée sur une petite Indienne de ses amies, de son vivant
nommée Washti; l'Indienne se voit de face, dans ses mnins elle
tient son arc et ses flèches; penda~itl'opdration, madame Conant
vit l'Esprit en touriiant malgré elle la tete à droite, sa main dut
presser une main tendue vers elle; cette posLtion imprdvue, prise au
moment oh se retirait le couvercle du tube, fut reproduite y com-
pris la petite Washti, la favorite du rnédi'um, et cela, dans l'espace
de cinq secondes,
Le jourital anglais I'EeEectic de juin 1871, page 764, raconte ce
qui suit : a M. C. Warlez de Londres faisait quelques expériences ;
il faisait passer dans un tube dans lequel il avait fait le vide appa-
rent, un c o u r i t électrique qu'on distinguait à peine, tellement la
lueur était faible ; ayant alors pris une photographie, trente mi-
nutes aprés, il se forma sur le négatif un très beau tableau. a
Le même l'ait peut s'appliquer au portrait de madame Conant et
de la jeune Indienne qui furent obtenus en cinq secondes.
L
I y a dix ans, en faisant la pl~otogra~phie de M. Alvan Adams,
nous eûmes sur la négatif les traits d'un Esprit vu par un m6dium
voyant avant l'opération. N;i M. A. Adams, ni moi, ne cannaissions
.
cet Esprit ;depuis le même fait s'est reproduit. II faut bien, dans ce
cas, croire B la médiumnité voyante.
Un gentlemaddont je n'ai pas i'autorisation de publier le nom,
que pourtant je puis nommer verbalement, vilit poser il y a quel-
ques semaines ;. pendant que j'ajustais le foyer, je vis au-dessus de
la tête du genllenian, un dollar marqué ainsi : S. L'en aya?
averti, il répondit : a Je sais ce que c'est. m En d8veloppant la
négative, au lieu du dollar je trouvai les formes bien dessinées
d'une jeune femme; placke debout derrière M. W. ; elle tenait dans
sa main, placée au front, une lettre sur laquelle on lisait :Maria !...
Le gentieman, très satisfait, posa de nouveau; la même apparition
du premier dollar contraria le jeune homme, mais au développe-
ment, le dollar était change en monogramme ou chiffre forrilé par S
et J ;daas la lettre S il y avait en petits caractéres n, e, 1, 1, ce qui
donnait J. Snell. M. W., enchanté, trouvait uiie preuve demandde,
il avait obtenu par un médium de,New-York une corninunication
de son vieil ami James Snell, lui recommandant d'aller chez Mum-
ler, où il conduirait Maria. Ju livrai les épreuves, et, renontrai 1@
gent!einan trois semaines après ; il me déclara qu'aprés avoir
évoqué son ami Snell par un autre médium que le premier, son ami
avait signé son nom avec lc même mono, rmnme.
Voilà donc une preuve bien incontestable dl: l'immortalité de
l'âme et de l'identité des Esprits.
Madame Sawyer, résidente de Boston, place Knééland, vint
dans mon atelier en juin dernier; je lia l'avais jamais vue. Je lui
avais fait prendre une pose ordinaire, mais elle désira se placer
autrement; d l e éleva les k a s comme ~i elte eût voulu soutenir
quelque chose; sa Ute pencEa6e en avanb regardait vers la terre. En
développant la negative, j'y remarquai la forme d'un homme qui
posaid un eda&kdzans kes bras de niadsrne Sawyer :c'était pré'cisé-
'.
ment ce cp'ekle demandait mentalement Son mari avant de mourir lui '
avait ponuis, s'il ke pouvait, d'aller lui denner cette preuve de sur-
via@mae&I%$sprit; le pére eh l'wlant Btaient exactement figurés tels
qu'eile les avait owma Cslte dame*est vivante, elle peut certifier
ce fait. *- ...O
L'BU dernier, P. C. D. ~ i a t t no , 27, Kingston street, B Boston,
vint avec sa fille pour se faire photographier, je fis deurx éprewes ;
sur ka, première vint m e figure,d'hornme, sur la seconde, les traits
d'a= nbgrase. Cinq jours aprks, M. Pratt vint me voir pour me
dim que Ir figure de I'holrirse're~semblri$Bson pbre, et Io négresse
B une ifille de co~i2eurqui a vécu dans1W.famille, une nommée
Edna. M. Pratt montrait les deux photog~aphiesdans un magasin,
o'he@%mami; un employé homme de couleur, entendant ce récit,
dé.elwa &voi~aeat.m rga%r.qui!at.lrai?tvveeu brefo ois chez un M. Pratt;
en voyant la photographié .il recmmt %asoear Edna.
3M, Mumler ajoute : a Je ne raconta ces faits ni pw int4s& per-
: sûnnel, ni pcmr &ire une réclame, mais bien parce que ce sont des
: P I faits réels et tangibles, propres à convaincre Ics sceptiques de la
v6ritR de notre belle p h i b ~ p ~eti ede la certitude d'une vie future.
Les dms&s de Dieu doivent daccomplir. n W., H. MUMLER.
q Li@t du 43 janvier 487%)
(Tir6 da & m e r ' '

Eh quai 1' j'existe encme, et pourtant sur ma couche,


Ee me vois, sans vie, éten6u.
Oui, c'est bien- moi, m a y m gont -cbs, h i d e eSt ma bouche,
O spectacle inouï, réveil in~ttmdu'l
Néant que j'iinoquai, tu trompes m m &hb,
'En fuis celui qai uirsslt: en toi,:
Le s&e a dlqarn ;terrible, menaçtxnta,
Q'wt la rédité qui se pir4smte B m L
A vivre conda~nné,quelle sera ms peine ?
Dans quels tourments le Dieu vengeur
Voudra-t-il me plonger pour, assouvir sa haine,
Lui que j'ai constamment bafoué d.ans mon cœur?
Mais qu'entends-je? Que vois-je ? une immense cohue
M'entoure de ses flats pressés,
Quels cris ! quelles clameurs ! on me raille, on me hue,
Moi qui les voyais tous ti me plaire empre&.

Mais doit-on mendier lm f~viears,je ~ m r i r e ,


Que comme un Dku Yon.encen~ait,P
On me mdprise, moi qu'on chantait sur la lyre ;
On menace celai (Pievânk qui l'cm tremblait.

Honneurs, pouvoir acquis au prix de tant d e crimes,


Vous me quittez, et pour jamais 1
O terreur ! faible et nu, j'aperçois les victimes
Que, pour vous conserver, Chaque jour j ' i m m l k .
a

Ces morts marchent vers moi dans leurs sanghnts s~aire~,


Les yeux faroucbs, pleins d'éclairs ;
Un pouvoir inconnu me livre à leurs coléres,
En me tenant captif dans d'invisibles fers.

Et, suprême douleur ! dans cette tourbe atroce,


Parmi ces dogues ameutés,
Au sarcasme poignant, B 1â rage fkrace,
Je vois de vils flatteurs de nws faveurs combl&,

Pendant l'éternité durera ina s ~ d r a n e !e


L'éternité ! quel mot affreux !
Pour des crimes d'un jour, l'implacable vengeance
De lhrhaut, B jamais poursuit b malheureux.

Pasde pitié pour moi, pa,s d'espoir ! le délire


Wentrahe dans son tourbillon.
Dieu qu'un jour je niai, sois maudit, tyran pire
Que moi qui quelquefois ai connu le pardon.
Le ciel s'illumina d'une clarté soudains;
Un ange apparut, rayonnant.
San aspect b i t doux, sa face était sereine ;
f 1 reganlait l'esprit d'un d l coniipatissant.
&

e Espére, lui dit-il, Dieu par mai te I'wdonne :


Désespérer, c'est l'outrager.
Le repentir toujours le desarme ; il pardonne
A qui voit ses erreurs et veut s'en corriger.

a II ne se venge point :19 vengeance l'dense.


II est pére, il dest point bourreau.
Son amour Bclairé, ne voit dans la soulïrnnce
Qukn remBde pour l'liomrne et ilon pas un fléau.
r
' -
Tu fus ambitieux, cruel, impitoyable ;
Tu fus saiis scrupule et saiia frein.
La peine qui t'atteint était inévitable.
Une épreuve nouvelle un jour y mettra fin.

* Le corps est un creuset; il faut y redescendre


Jusqu'h ce que, 'purifiés,
Sur Paile du devoir, notre âme puisse prendre,
Esprit vainqueur, soa vol vers les akax end&.

a Telle est la loi pour tous, la loi que j'ai subie.


Par ma constance dans l'eifort,
J'ai vaincu, tu vaincras ;ne blasphème point, prie :
Le blasphème affaiblit, la priére rend fort.

rL'ange, à ces mots, se tait ; le tyran l'envisage,


Et pour lui, criiel souvenir 1
Dans i'envoye céleste, il ~ecaariaîtun sage
Qu'nu temps de sa puissance, il avait îait mourir I B
V. T O U R N ~ ~ R .
~JISSERTATIONS
SPIRITES
-
Les degras du Ciel (mite).
-
LE PARVIS DU TEMPLE.
5 e parvis du temple est ce point brillant qui marque la limite
entre les mondes matériels et les mondes spirituels. O splendeurs
admirables de la demeure de l'$terne1 ! O merveilles sans nombre
qui se présentent aux regards de celui qui, s'appuyant sur une série
d'existences bien remplies, vient frapper à la 'porte des célestes
demeures.
II régrie dans ces mandes une température dont vous n'avez pas
l'idée, la lumière y brille d'un éclat sans pareil. Mais ce qu'on y
trouve de plus remarquable, c'est la représentation de toutes les
vertus qui ont servi de marchepied pour y arriver, c'est la mission
sublime réservée tous ceux qui ont le bonheur d'y pénetrer.
Esprits protecteurs des ineariiés sur le monde dé preuve^, ils jouis-
sent de l'ineffable bonheur d'accomplir des missions dont la cha- .
rité la plus pure est l'unique mobile; toujours occupés à surveiller
leurs protégés, ils chgrchent & leur inciilquer la foi en Dieu, base
de toute morale, et .t imprimer à chacun de leurs actes une direc-
tion en harmonie avec les régles de la plus sévére justice.
Quelquefois, ils ont h combaltre l'Esprit du mal, quelquefois
même ils succombent dans la lutte et voient avec désespoir leurs
protégés s'écarter du droit chemin et accueillir avec faveur les con-
seils perfides de leur éternel antagoniste; oh ! alors, se voilant la
face, à i'exemplede Jésus, ils pleurent sur les iniquités des hommes,
et se 'voient r6duits à implorer de la miséricorde divine la grâce
des coupable^. Rappdez-vous, mes amis, telle grande figure de la
Bible, qui peint l'homme aux prises avec la science du bien et du
mal, parce que sur votre terre, comme sur tous les mondes d'épreu-
ves, il est dans la destinée de i'espèce humaine d'avoir b lutter sans
cesse. Oh ! bienheureux alors celui qui, découtan t alors que la voix
de art conscience, suit la bonne route avec persévérance; celui-là
franchira sans peine les degrés du temple, et jouira du bonheur
réservé aux élus! Ainsi donc, vous qui concourez sur cette terre au
même but, adoucir par votre charité mutuelle les épreuves que vous
subiseg, pénétrez-vous bien des vérités que nous vous apportons.
dtudiez Dieu dans ses œuvres, votre E~prit,en s'habituant à ce
qui est bwu, s'écartm miwei~sementde *te du vice, où tout
n'est que mensonge, et qui n'abmtit qu'h des ténèbres profondes.
Il suivra, au contrab, le m~kfiierp r h k @nible; et âpre de la vertu,
parce que là seulement est le beau idéal, et parce qu'au terme de
,]aroute il*trouvera la lum3r6.
P- Attachez-vous b être humains, c'est-à-dire à coinpatir aux dou-
jeu.r'~'&ëBOS semblables, pour les guérir quelquefois, pour les SOU-
rager toujours ;vous aurez alors la bonté, et de cette qualité décoir-
ltera pour vous Ia n%cessitéd'êtm ja~tes, c'est-&-dire shères et
impitoyables pour vos fautes, indafgents et fppi'stlricordieux poni:
e1les de vos fréres, auxquels vous prêcherez ainsi @exeqIe, ce
qui vous permettra de ramener au bercail bien des brebis &gztr&s,
Avec ces qualités, avec cette règle de conduite, ah ! nous rre crai-
gnons pas de vous le dire au nm bu TT&-Baut, vous arriverez sans
peine aux parvis Gtincelants da tempIe de lramiére !

L'IARMO~~E.
La grande hi des rnopdes, c''es€ l"bamonie, ou le cansensus
6lmniurn. On Ia trouve dans le grand omnivers, ail sous le nom de
gravitation universelle elle régit la marche des globes. On la trouve
également sur. cette terre, où l'homme est la base de l'unit6 s a c -
tien. EIle est le point de départ de toutes les sciences humaines, et
c'at en s'en faisant une juste idtre, qubn arrive sans peine à en
tirer les d6ductions logiqpes qu'elles comportent, et qu'on ne rique
pas, de se fourvoyer dans un dédale inextricable, oh ne manquent
pas de s'engager tous ceux qui nbgligent de s'éclairer à leur v&i-
-
table source, le spiritualkme. Cette ,harmonie sublime, seas Ea
voyez exister partout dans les deux rsgnes. Pas le pIus petit animal,
en effet, qui ne vous prdsent,e un type de perfection, pas le plus
mince végétal qui ne vous donne, par l'ensemble de see fonctions, ,
une+idée de l'intervention divine. -Eh bien ! vous' est-il donc si
difficile de l'introduire dans la société, cette divine harmonie, et de
la faire régner parmi vous? Oui, direz-vous, parce que l'Esprit du
mal domine tûujours sur la terre, parce qu'il y repand continuelle-
ment et avec un redoubkment de fureur aujourd'hui son sonme
empesté; parce que, sous te nom d'hgoïsme, il a pénétr6 jusque
dans la chaumière du pauvre, et que le grand principe de Satan,
chacun poursof, tend à remplacer à tous les échelons du corps social
ces pardss du divin maître :
Aimez-vous 18s uns les autres.
Ah! qu'il est bien tetnp que toute la phaiaage des g r a d
aessa+gerB divins entreprenne une croisade contre cette I k p ron-
~
geitnte. Qu'il est bien temps qüe le serpent, une bonne fois terrasé,
soit relégué dans lm OBnhbms db la gekenne, d'où il n'aurait jamais
dQ sortir, Ces temps sont proches, sans doute, mais nous mons
besoin de tout votre concours pour impatroniser Ia morale quc, '
depuis prbs de dh-neuf &&eles, l'Esprit saint nous a donnb, Ce
n'est que quand vous aurez, à force de bons exemples, ammé chez
voua Ee charité, et, par conséquent, &teint poar jamais I'qdt de
haine mgendrd paP la mishre, ce n'est qu'L ce mmem&m, &I-
nisaint tous nos efforts, nous pourrons luftw mec avantage contre
l'hydre ,des ténhbres et h i lmwhier d'un seul coup ses t&s aeni-
meme$
Aimez-vous d m paur ceth sainte et dwniere. croisade ; ent~ez
hardimenfi: dans la Ilce, en oppssant an mdchant Esprit L boaclier
d'une w t n inébm~dable,d vous serez temoins de l'effr~Yablechute
du démon, et, embouchant h vole tour la trompette sacrke, vous
;annoncerez, par vos chanta les plus sublimes, le triomphe definitif
de la vePité,
C'est i% vous, spirikes, qu'iacornh ceth grande & nnobae @die ;
ne per&it pas de vila im mu! instant Iss immorte!s princfpes imcl3ts
'sur .y0tm bannikm : Iw&ucts'ora, Biettfikawe, et quand vous les
aurez fait triompher définidvement, vous aurez assis sur des bases
ini&ranlables les p-em du temple de l'6ternel.
MONGUY, Bsprz't ',f?zrniZier.
Pour copie confome :
Dr REIGNIER (4 1.

-
Coawriadcatiom intuiGves des Esprits incarnés.
(24 mars 1832.- MBdlum, I:N.]
Je veut vous appeler B réfl6chir sur la n6cessité qu'il y a p u r
les spirite8 de découvrir le secret au moyen duquel la cornrnonica-
tian entre incarngs peut se faire. Un avantage immense en dsnlte-
rait pour ke bien-.être moral, pour tous les travaux de l'intelligence.
Des groupes spirites pourraient par ce moyen, en vertu de la mise
1

(1) Voir la Revue d'avril et de juin 1872.


- 852 -
en contact deleur fluide individuel sympathique, se réunir'et malgrd
les distances travailler ensemble tous présents au mhrne lieu par
l'esprit. Des recherches sérieuses, je le saie, sont opérées ; mais il
faudrait faire des essais sur une plus grande échelle,
Tous les a6diums surtout qui communiquent avec les dé,wcar- '
nés par l'intuition, devraient s'entendre avec quelques personnes sé-
rieuses avec lesquelles ils ont des rapports assez fréquents, pour con-
tinuer ensuite avec d'autres personnes un peu plus éloignées. A force
d'essais, l'Esprit de l'homme pourrait traverser les distances les
plus grandes et à l'instar des Esprits libres des incarnés, se trans-
porter en un clin d'œil surn'importe quel point du globe, pour com-
muniquer avec un autre Esprit incarilé.
, Je voiidrnis qu'il vous fût permis à. vous comme ii moi, de voir
les immenses effetsqui peuvent être obtenus par la communicatioti
intiiii.ive des Esprits incarnés ;je ne puis que vous engager aux
essaie, parce que je sais que la réussite les couronne tôt ou tard. Je
5 parle awx epirites en général.
i . 8 Votre'monde est appelé B, prcigrpser. Il y en a d'autres qui sont
4 au-dessous de lui et qui n'attendent que le moment oii le vôtre avan-
cera, pour gravir en même temps quelques degrés dans 1'é18vntion
morale. Mais pour que vous acquériez cet avancement promis, il
vous faut absolumeilt découvrir et travailler, par le moyen que je
vous indique ;faites-en votre profit.
C'est dans les grands centres surtout que l'on peut pratiquer cos
essdis par ce que les médiums intuitifs sont plus communs. J'insiste
sur cette forme par l'intuition, parce que ce moien est bien plus sûr
. que le moyen mécaoique, il suppose toajours plus de sympathie
entre les Esprits correspondants.
D.- En France ce moyen paraft praticabie, mais de peuple à
Peuple il peut y avoir de3 difficultés, le Iaagage par exemple.
-
R. Oh I la peiisée humaine, coinme toute pensée n'a pas de
langue ou mieux eiicare elle pos-+de une langue universelle. Ne
soyez pas inqi~ietde ceta, je vous en réponds, Toute pensge, peut
parfaitement être cmnue de n'importe quelle pensée du globe.
L'interprétation, du moinent que le moyen réussit, ne peut &tre
tronqués iii divisée; elle ne peut être qu'une chez tous ceiix qui la
recevront. Je veux'dire que !a pensée adressée 2 plusieurs personnes
OloignlEes et ne parlant marne pas la même langue, sera toujours
comprise dans le même sens. II est vrai qu'il y aura toujours quel-
que difT6rence dans les expressions; cela ne dépendra pas de la
pensde, mais men ae votre moyen conventionnel plus ou moins
aomplet d'exprimer cette pensée.
C'est tout ce-que je veux vous dire, LEBRUN.

-
RAPPORTSUR ~ Q R~VOLUTION
E INCONNUE, par M. Rsnuccl, capitaine en retraite. -
, Mai Ib?L Paris, D d u , libraire-bditeur; broch. gr. in-8 de 48 p.-Prix :SB e.

1 La Révolutkm inconme est, selon M. Renricci, le Spiritisme.


Pour bien btablir sa thèse, il fait le bilan de l'état de la civilisation
actuelle ; il établit dans un tableau sommaire, et avec preuves a.
, ..
l'appui, la situation religieuse, philosophique et scientifique. L i t

Selon l'auteur, a la religion chrétienne n'a plus l'empire des


âmes et ne gouverne plus les consciences ; a le scepticisme envahit
meme les croyants, et l'effluve morale du Christ,., vient pour ainsi
dire s'épanouir et mourir aprés dix-neuf siècles, dans un flot puru-
lent de sentiments grossiers et d'avidités matérielles qui s'élève de
cette même civilisation. u Il cite, page 32, un mandement de Mgr le
cardinal Gousset, pou^ le carême de 1865, dans lequel le cardinal-
archevbque, pour vouloir trop prawer contre-les spirites, vient tout
simplement consdider le Spiritisme A l'aide d'arguments qui se re-
. éournent contre i'kglise.
Dans la situation philosophique, M. Renucci condate, au sujet
de I'exiiterice de Dieu et de l'âme, les conclusioris auxquelles aprés
, deux mille ans de recherches, l'esprit humain a dû s'arrêter; il'cite
Pythagore, Hegel, Karit, Paul Janet et Caro, et arrive k cette con-
dusion : a En résumé, la civilisatioti actuelle est caractérisée par
une décadencé philosophique et par une déoadence .- religieri~des
plus profotjdes. a
L'auteur s'arrête plus. languement à l'exposition de la situation
s-ientifiyuc ; il atjaque la philosophie positive et la combat, il fait
une charge à fond el sur Littré et sur Auguste Comte.
Les cc,mrnunications spirites, enseignement donné par les Esprits
désincarnés, et que M. Renucci nomme Esprits uZtrnmondal;ns, ont
servi, dit-il, b une foule de publications remarquables, entre autres
A celles d'Allan Kitrdec et de Michel (de Figaiiikre, Var).
Dan* un r&um6 de 3 pages, il reid hommage B la doctrine spi-
rite si ratiunnelle, dit-il , si compléternent détachée du mysticisme
~t des faits surnaturels, qu'elle est toujours en accord avec les ],oh
de la nature, sans jamais se mettre au-dessus d'elles ; il reconnajît
que l'enseignement moral des livres d9AllanKardec est pur,+élevé,
.
, sans foruislisme religieux, sans absurdités ; comme celui du Christ,
1 il est dégagé de tout mystére.
Pour M. Renucci, tout en prlikndanl que cette révélation spirite
doit nous ramener Cl l'unité et détruire les barrières morales entre
les peuples, il affirme que le Spiritisme n'est qu'une'œuvre d'uni
portée transitoire, ne renfermant pas une vérité complète et abso-
lue, mais seulement appropriée b notre état d'infériorité actuelle,
(Nous ne ,croyons pas trop. nous avancer, en'disant que- cette opi
nion n'est pas consacrée par la majorit0 des spirite%)
A son point de vue, il en est autrement de l'œuvre de l'extatiqk
Louis Michel qui, au lieu de baser sa thbrie sur l'enseignement
gh&ral des Esprits, ne reçoit ses inspirations que de 1W~soritdé '

vdm'té. r C'est le plus grand monument qui existe dans les a r c h i ~ a


&l'humanité. Platon, Aristote, Descartes, Leibnitz, Kant, Hegel,
'

ELB f~ontnquades Esprits de troisième ordre, relativement à ~ E s p i t


qui se révéle dans cette œuvre. Ces grands' ph-llmophes sont à cet
Esprit, ce que des maîtres d'école de village sont à des-professeurs
de Sorbonne... Ce système ne peut 6tre compris et apprhcié que par
des individus doués d'un vrai sens philosophique. B
5 &don l'auteur tous les problèmes insolubles ou déclarés tels de.-

puis deux mille ans par l'esprit humain, seraient résolus ea pria- -
cipe dans le syotdme vaste et compliquB de Miehel, de Figansre:
kz &Je J de la .oie, eh..
Ajw:t~m
.
q,ue oes probkmes métaphpiques son&:Qdes~t-ceque
-- -
Diw ? Qzri'esest-ce qm P hm? Qu'est-ce. (que la matière et le
m ~ d e ? Quels sant 1~ rapports de Dieu avec le monde ? -
Comment l'âme peut-elle avoir de8 rapports aveC la matiOre ? -
Quelle est l'économie du tout et son unité organique eE vivanb
c3'e&&dise qu'est-ce que 1'8tre &bsolu(4 ) ?

(!) La Librairie spirite pos&ii-de quelqnes-uns de ces ouvrag@, qu'on ne trame


h -
3m en librairie, 2 wlumes in-12,7 Eranos.frartco. Les lecteurs seront juges entre
deux doctrines; qyant Inous, Grnples ignorants, nous sommes pour la logique,
la concision, la clarle du maftre kllan Kardec, qui a dit, au sujet de i'œuvre de
Michel, la Figanière : K Sjstéme étrange de co*mogonie et de thbogonie univ&rm
selles, dicté en état d'extase. Ce livre, Bcrit au début des manifestalions, coinaide;
~ u certains
r points, mec la doctrine spirite; mais, sur le plus grand nombre, .Tl est
en mntradiction avecles données de la science et l'enseignement ghéral des Es rit$.,
p au mrp1w, l'appr4cieion do matire dans la Gen&e gelai Ie Spiriliane,
Q:4 L 7.)
ci. m,
BOOLIBUSS,
BISTQIRE D'UN AUTRE MORDE.-RÉVÉLATIOR' km~~,EBGUR&
-
Ces communiications sur Mercure ont été donnéies & un 6v.vasateur
qai a, voulu leur donner la publicitk ;. .un médium typlologue-audi-
tif, très remarquable, un être gassif, a donné chaque dictée dans
l'espace de quinze à vingt minutes. Nous n'avons pas B, établir ici
si ms curieuses mani'festations d'une intelligence invisible sont ou
plus ou mqins en rapport avec la science; si Mercure est au point
de vue des découvertes astronomiques, ou plus cm moins bien pla&
qne la terre pow recewir l'action dm rayona sol&eec, et nikm d i s
posé pour l'habitabilité. JJéuocatdw veut appliquer k poduif: &!la
vente de c&eka&am L m e am qirik-e;. eti ae sont desJid6es
spirikes qdil &@&B Bi.dpwïre ;' m e m;mZmt atiom m6rikeut taute
notre sympathie,

considérations suivantes : a ...


Celte intéressante brochure de 65 pages est terminée par les
En résumé, la possibilité, bien dé-
montrée, d'établir les rapports suivis avec le monde invisible, cons-
titue pam l'humanité terreskre u.n pas enorme dans la voie du pro-
grès. Les révélations, les enseignements qui nous viennent d'en
haut sont destinés dans l'avenir k opérer sur Ia terre une r6nova-
tion compléte.
a Aussi affamons-nous, -et les exemples sont nombreux,
qu'aprés un examen sdribux, tout homme intelligent, impartial, se
-
rendra bien vite l'évidence, et que, s'il est doué d'une certaine
portée dmer l''esprit, il' ne tà~derapas 5 reconnaitm que cette, lu-
mière nouvelile nom a p s t e , comme eonséquenoe kogique, la solu-
tion de tous les problémes sociaux., philosophiques et religieux (i.).'

Ce journal a earu le le' juillet 1871; nous avons lu avec intér&t


les articfm et les, dismrtaihns spirites ~ontenmdans le9 deux pre-
miers numE;ros, parce qu'ils sont inspirés par le noble désir de dé-
fendre notre, doctrine bien-aimée, avec les arguments rationnels
donis?é.s4p y le Majtre,etApar, MS guides invisiblesa

(1) Se troule à la Librairie spirite, 7, rue de Lille. - 1 fr. 25 franco.


Nous présentons la biqvenue à ce nouvel et bon élément de pro-
pagation spirite,
Le programme suivant a été fom Ié et arretd par I'association :
a 1" Propagande et instruction ;
7 20 Réuriion générale des
-
spirites de la province de Liége tow les trois mois. Séance d'etude,
confbenees, instructions ; - 3 O Réunion des ddléguds de tous !es
groupes une fois par mois, pour se conaerter et travailler ft la pro-
-
pagande ; 4" Une direction de cinq membres est nommée pour
développer l'institution, peur *mettrel'association en rapports suivis
avec les groupes spirites du pays et de l'étranger, pour travailler B
l'édition #un journal spirite, enfin pour diriger le mouvement g~n$n
ral dans nolre province ; - 5" Création d'une bib1iothèque.a
Voilb une œiivre pue la socikté anoriyne est heureuse de pro-
pager.
-
Z PETITE CORRESPONDANCE.

Madame ddelina N. ~ o m t & s ~Wd.


j Nous avons reçu votre lettre
%
mais non vos deux livres.

ERRATA POUR LA Nevw DE JUILLET 1872

Page 198, ligne 39, au lieu de : Garanti, lisez : Une garantie.


'P9ge 200, ligne 23, au lieu de : Des petits coups, lisez :Depe-
tib'coup.
Pige 201, ligne 33, au lieu de :Pcsroenw, lisez : Paruenu.
Page 205, ligne 12, au lieu de :Ses descendants, lisez : &es de s
cendants.
Page 205, ligne I6, au lieu de :Ce rôle, lisez :Le rdle.

(1) La librairie spirite& rae de ilt te, fait les abonnements pour le Yesager.

Pour le &mW $adminMt~al!fii~.- Le Secrêtarle-gérant:P. 6 . LEYMARIE.


Paris. -Tm. Rouge f r h n et Comp., nie du Four-St-Gsrrn., 43.
REVUE SPIRITE
\
JOURNAL

D'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES

De la philosophie spirite

b Nous, avons dit dans la Revue spkz'te du mois d'août 1872,


page 230.: u Si nous avons foi dans la justice de Dieu, ne devons-
nous pas nous en rapporter & la doctrine qui ~ o u fournit
s des expli-
* .la Y

IL
kations rationnelIes, à celle qui fait triompher la sagesse et la
Tprévision infinies, qui répond à toutes les objections en ne laissant
plus subsister le doute?. .. etc. 8
En effet, la doctrine spirite serait unescience vide de sens, si elle
se bornait & une pure spéculation ; mois au contraire, elle réprouve
l'adoration du soi et les théories-des intelligences orgueilleuses, elle
écarte comme dangereuses les hypothèses plus ou moins ingé-
nieuses d'une raison séduite par les vanités de la science ; elle af-
firme aussi que le philosophe croyant doit être ce sage qui se défie
avec humilité de son esprit et sait écarter les vaines discussions,
ce sage qui n'aborde chaque problèqe qu'avec des vues droites et
une généreuse abnégation de g personnalité.
Cette doctrine tend b la recherche de nos devoirs et de Ia vérité,
elle nourrit l'âme de pensées fortes, elle la dégage du moi humain ;
elle rend ainsi les afTections plus pures, plus douces et plus sim-
ples ;nos sentiments étant plus élevbs, peuvent mieux régler nos
actions, nous fortjfier contre les obstacles impr&vus,nous soutenir
dans nos peines et nous consoler dans nos revers. Cette philosophie
tient en équilibre les mouvements de notre âme, et son utilité de-
vient d'autant plus grande, que pour délivrer l'homme de tout ce
qui peut discréditer une croyance, elle fait un appel constant à L P
science, force qui écarte les idées mesquines et étroites.
Si, dans toulples religions, le Spiritisrpe trouve tant d'adeptes
intelligente, c'est qu'il laisse pénétrer dans les cœurs, au milieu des
joies ou des afflictions, une quiétude assez, puissante pour en répri-
mer tous les excès.
h&ge apprenait à aimer cette philosophie, au lieu d'être
aourtie de .théories vaines qui pervertissent le sens moral et gâtent
le cœur, elb aunait bieutdt compris qu'on ne peut travailler au bon-
heur des hommes avec des principes faux, favorables aux tendances
matérielles des naturcs corrompues ; la doctrine spirite, science qui
mène à Dieu, leur apprendrait à s'aimer les uns les ~utres,à tra-
vailler au'bonheur de leurs frères en épreuves, à donner une utilité
véritable à leurs paroles et. à .leurs actions. L'enseignement actuel
poilr les jeunes élèves n'ed pas la fidéle expression de la vérité, il
ouvre une voie large semée de fleurs,'rnais aussi, parsemée d'écueils
redoutables ; cette génération mal préparée voit trop souvent los
~hcomptesetla souffrancesuccéder-auxjours de folieet d'abandon.
'Qfhnedmne' pm nom dire que les spirites ont horreur de la

I
science, de la philoscr@ie; quVilsveulent reesusciter le miracle
et les préjugés, car cette'assertion est contraire à la vdrité ;ce qu'ils
ne peuvent accepter, c'est cette école frondeuse, superbe et témé-
raire, si pleine d'elle-même, qu'elle n'admet rien en dehors de la
portée des sens ; qui, au seul mot de vie future, rit de piti6 comme
si la vie présente n'était qu'un beau jour de soleil, de fraîche
rosée, de béatitude continue, comme si le soir de ce jour de soleil, '
sms comptor les nuages noirs qui en troublent la sérénité, ne ve-
bit pas nous prouver le contraire.
Ce qui est vrai, c3est que l'%me ne peut être puissante et éner-
gique sam poséder la vérité, sans être maîtresse de sa volonté, elle
ne peut être capable de grandes choses que sous les conditions sui-
vantes : gouverner ses désirs pour ne pas obscurcir les rnanifesta-
tions de l'esprit par la rdvolte des sens, surveiller son cœur et son
imagination pour contenir les explosions injustes ; telle est la réalit6
que I'on ne peut s'empêcher #admettre à moins que I'on ne soit,
de parti pris, voué à l'erreur, si l'on ne veut à l'âge mûr rester dans
la souffrance et i'inquiétude. Les regrets du passé ne procurent
aucun soulagement gour l'avenir, ils ne laissent pour héritage que
l'incertitude, la crainte, un vlde immense dans le cœur ;lorsqu'on
O
n'est plus jeune et qu'on n'a pas encore atteint la vieikye, ces re-
grets se changent en désillusions complètes et en dégofit de toutes
I /
choses.
Reniarquons ceci :pour être intrr6dules, il nous sufit d'éccater
les passions qui bouillonnent dans nos cceurs ; dans ce cas, b phi-
losophe matérialiste ne peut-il pas considérer le devoir comme chose
inutile et se croire d8barrassé de toutes les entraves? Comme con-
séquences, l'Esprit obtient peu d'élévation, il ' devient inattentif,
l'instrument dont il se sert p&te facilement l'oreille aux dires de la
science dédaigneuse et sceptique, science dont la grande sagepse
est l'art de nier Dieu à l'aide d'équivoques et d'affirmations ~ p é -
cieusee.
Pour tous ces d6sillusionnés qu'une froide indifférence laisse dans
le doute, pour ces Sophistes dont les négations ne peuvent arrêter
uri instant le cours des vérités éternelles, la mort ne peut être qu'une
.
lm

chose hideuse, épouvantable, une ressource affreuse a n t r e tous les


maux de la vie, Cependant In solution de ce probléme qui nowi
attend tous à une heure déterminée, est une vérité annoncée par
les grands penseurs, bien avant les manifestations qui caractéri-
sent 1'~vénementdu Spiritisme. Ajoutons que ces manifestations
sont vieilles comme le monde ; comme toutes les vérités fondamen-
tales, les conséquences philosophiques qui pouvaient en résulter,
n'ont dû prendre une véritable consistance qu'au moment voulu
pour leur ailIrmation en corpS de doctrine.
La philosophie spirite nous enseigne qu'8 la fin de la vie, une
existence nouvelle attend tous les désincarnés ; cette vie de i'errati-
cité ne dépend pas d'un raisonnement, malgré toutes les dénéga-
tions, elle est ce qu'elle est ;dans ce cas si grave de la succession
indéfinie des existences, nos méditations ont leur raison d'être et,
croyons-le, celui qui nie et ne peut se rassurer lui-même, est de
même impuissant à, infirmer les.faits suivants'que l'étude de la
nature enseignewe~aa logique inflexible :.l 0 .celui de I'exidence
spirituelle en deh~rprde l?%m-errt mat6rid ; E0 eelui de sacces-
sives réincarnations comme moyen admirable de progrbs con-
tinu. Avec cette croyance, toutes les transformations sont expli-
cables ; la réalité fait place & l'ombre, le mystère diqaraît et
l'homme marche d'un pas ferme, avec l'avantage et la consolation
*de ne plus avoir le doute dans l'%me, il vit en paix dans l'espbrance
ou pour mieux dire dans la certitude.
La vérité nous arrive ainsi de l'origine des choses, elle était due
aux humaniEQspassées, elle est due aux humanit& présentes et fu-
tures ; la :raison et l'étude du Spiritisme sufisent pour le dire à
tqutes les intelligences. Allan Kardec est venu nous affirmer ces
- 260 --
vérités dans des pages immortelles et comme la raison seule
dictées, de la lecture des ouvrages qu'il nous a laissés, ressort le
devoir pour tous les adeptes convaincus, de propager la doctrine
spirite, notre voix dût-elle être couverte par les clameurs passion-
nges, et notre libre arbitre entravé par les préjugés réunis contre
l'ennemi qui vient les detruire.
Répétons à nos fréres que, dans l'enseignement de la philosophie
spirite, la raison n'est plus un instrument de doute et de négation,
mais bien un aide tout-puissant pour I'aErmation ; ajoutons aussi
que cet enseignement recommande le respect de toutefi les opinions,
dont il réserve Ia discussion libre et entière ; comme spirites, nous
devons plaindre les tigarés et ne les combattre qu'avec des preuves
et un langage bienvaillant et sympathique, en rapport avec notre
doctrine dont le but est l'étude, la recherche de la vérité et la vul-

I
garisation du divin principe de la charité.
Comme le Christ, le foudateur de la philosophie spirite pouvait
dires qu'il n'était venu détruire ni la loi ni les. prophètes, mais les
accomplir, $est-à-dire développer la morale et la raison par de neu-
velles lumieres plus en rapport avec les sentiments de liberté, de
fraternitts et de solidarité qui doivent dans i'avenir unir les familles
et les peuples.

CORRESPONDANCE.
-
La folie du Christianisme.
Province de Liége.

C'est toujours avec une bien vive impatience que j'attends vos
revues mensuelles, et actuellement la fin de chaque mois m'apporte
un nouveau plaisir
- Mon unique idée est de m'instruire le plus possible dans cette
et belle science qu'on appelle le Spiritisme ;tout ce qui y
est étranger n'est plus pour ainsi dire que secondaire pour moi ;
la vérité pure remplissant les écrite d'Man Kardec, les lire c'est
prendre à leur source la foi et l'espérance.
J'étais materialiste avant de connaître les premiéres potions de
notre doctrine; il me répugnait d'accepter une divinité qui puisse
rendre malheureux pendant une éternité les trois quarts des êtres
qa'elle avait crées, Cette croyance, doilt on avait bercé ma jeunesse
devint pour moi une monstruosifk, e t finalement je ne orus plus à,
rien.
8 .

Le Livre des Bspits m'a changé complétement : la pldralit6 . , , des


, existences fut pour moi la lumibre ; je reconnus la juçtice de.Dkiu
. et son immense amour pour ses créatures.
Oui, messieurs, les spirites sinchres sont heureux ; cette science
divine m'a consolé dans mes peines, et, sans elle, je mènerais une
vie triste et sans espoir.
r Le prinçipal motif de ma lettre, si cela est possible, est de vous
i prier d'adresser une demande à, notre bien-airni? A'1lan;Kardec ou
. tout autre bienveillant Esprit, soit poitr nie guider:daas 'Les diEcul-
t8s morales à venir, soit pour me dire.si j'ai les facultés pour deve-
nir médiuni, etc.
Agrdez,. messieurs, I'exprysion , de ,mon
1 +cQe
'. .<
>< 8

a6~<$uemint, '
1 . ,:7>
,l
l l ,

' Votre ft&& en croyance,

les adeptes qui savent comprendre notre doctrine ; en insérant cette


lettre prise parmi toutes les adhésions que rëçoit journellement la
Société anonysge, nq$s con$ta+onsencore u m fois, p o q ~appuyer le
dire des calomniateum, q i è i e gpiri$sme est heuieuy de signaler
les cas de folie, sômbl~lble~ à celui de notre honorable frère,
M. P. J. L. Nous allons plus loin, nous d4sirons que cette bienfai-
sante affection morale soit pour bous les incarnés le seul cas morbide
de l'avenir.
-
Une bonne propagande.

Avec la permission de i'auteur, je vous er~voiedans cette lettre


une petite piéce de vers. J'ai la satisfaction 'd'avair initié au Spiri-
tisme ce jeune homme de vingt ans ; obligd de travailler dés son
jeme &ge, il a tout simplement reçu l'éducation des enfants du
peuple.
Je prévois aussi un autre bonheur, celrii d'un hobveau venu
parmi nonn, jeune hornme.de dix-sept ans auquel je fais comprendre
notre doctrine bien-aimée. Dans notre localité nous cornpleroas

P
alors quatre spirites, nombre qui va diminuer par la force des
choses, notre poete nommé M. Francis Bonnefond devant être sol-
dat, M. Auguste Potimerol et lui se joignent à moi, pour vous pré-
senter un souvenir fraternel. H. COUTANT.

Voyez-vous ce grand bois, au pied de la montagne


Et le ruimmu brillant qui serpente au milieu ?
Là, je vais bien souvent admirer la campagne
Et faire de grand cmur une griére à Dieu.
C'est mon église, à moi ; elle vaut bien, je pense,
Tous ces petits autels ornés de falbalas,
Où je vois des mortels faire la révérence
Et murmurer des mots que je n'e comprends pas.
Lh je suis libse et seul ; je n'observe aucun rite
Je reste as&, debout, queIquefois à genoux,
Et aucun sacristain au visage hypocrite
Ne vient en câlinant me dire : C'est deux sous !
Là, tout parle de Dieu, tout chante sa puissance
Depuis la frêle fleur qui se mire daris l'eau
Jusqu'aux grands peupliers dont la cime balance,
Tout m'invite à chanter un cantique au Très-Haut t ...
O Dieu de lumiére
Puissant créibteus,
Reçois la priére
Qui sort de mon cœur ;
Mon âme ravie
Déborde de vie
D'amour et d'ardeur !. ..
O plaisir intime,
VoluptC: sublime,
Chaste et pur bonheur !. ..
O toi, petite fleur délicate et coquette .
Eclose ce matin pour embaumer ce lieu,
Dis-moi, qui a frisé ta blanche collerette ?
(La peur) : C'est le bon Dieu, c'est le bon Dieu.
!
Toi pi viens-m'&observer à drauers le feuillage, :,: .: ,- ,. -."
1
I - . ,

dzhsmant, petit,&eau, au chant,mélodieux, ".-. ,,. ,:-. .


S I L

. ais-moi, q i &'a, dggnQy a,.us$~doux~ lahgage? , , . . ( .

1 C;'est .la bon Dieu, de&le, bon Dieu,


J&'~O~SM~E):~,

Oui, c'est lui, I'EterneI, le Tout-Pubsanit, k8ag5, -, . - 2 .


Celui en qui l"an peut n3etitre to&;mn: am@@+ , -
I
-.?
.

Sans ~~tiirrair&Fb r'&u:d, ta k&prba& Pbut?d@,


Gell&@?on peat prier 'sansorairidse q$il soit mura.

I four 1; mechant qgi meurt, desl le terrible juge


- Ou @@bt c'est le-doute, incertain, plein d'effroi !.
l\ila'is.pÜuri'hurnblo croyant c'est la paix, le refuge,
..
C'est 6elui qui a dit : a Aidiez-.Vous, c'est ma loi. n

Chantep, ojseau~,
$ru&ez, feuillages, '
\ I
Qcie
'
lés ruiss&ux
Balr &ai$?$+age&
Qui vont porter la vie aux champs ensemen-cds,
Fstssént entendre pu loin learxrcsgl;lougloi~sca&lene&. A

.;q ,; #l[
8 \

Qusnatre f o i x w nble à ka grande hamunile


,;$:
r f
O .
.
Qui ~bi.anbau Tout-Puissant le cantique 6krnel. 2
Waversdm cette mQteæzarée, infinie,
3dgn.u~~ notre $me dans le ciel !
,.*%
na>
Car c"M IB?:ea@etdepatrie ;
est 8son vr& b~nheur,sa seule tiberté ;
L 3,. $,a, elle voit partout s8 devise %nie :
a , Amcsar et ifnmortalit8.
Voilb, mon ami, les vers que je t'avais promis. Je ne sais si tu
les trouveras bons, mais, pour moi, il me semble n'en avoir point
fait encore de meilleurs. Je n'ai jamais eu non plus, autant de faci-
lité, les vers se présentaient deux à deux comme des moutons do-
ciles; c'est que l'idée de Dieu est une force inspiratrice au plus
haut degr6 ;,il faudrait être de marbre pour ne pas sentir le par-
fum de poésie et le frisson d'enthousiasme que cette idée met dans
le cœur de l'homme! FBANGIS BONNEFOND.
Notre frère, M. H. Coutant est I"un de ces spirites dévoués
dont nous trouvons tant d'exemples parmi nous ; dans le seul but
d'être utile ZL ses semblables, dans toutes les occasions il propagc
In bonne nouvelle ; cet humble, ce serviteur de la vérité, ne de-
mande pas à Btre mis en vue, il n'espère pas d'autre rémunéra.
tion que celle d'avoir accompli son devoir; comm~beaucoupdt
noshonorables fréres, dont nous pourrions citer les noms, il lutte
sans cesse, n'ayant sur les lèvres que des paroles de paix, d'amour
et de gardon,
Heureux soit-il, ce qMB ~ ~ r ' l è beaucoup
pb plus sur la portée
des actions que sur la vanité et trop souvent l'orgueil des paroles.
-
Une semaine $ IMoravia
MANIFESTATIONS DES MÉDIUMS M. KEELER-ET MISS AXDREWR
Traduit du Bccnner of Leight, du 8 juin 1872.
Partie d'Albany le 19 novembre 1871, j'arrivai cri quelques
heures,&Moravia, département d~ Cajuga, etat de New-York, où
je désirais assister aux manifestations spirites obtenues par les
médiums M. Keeler et miss Andrews ; j'ai passé sept jours à Mo-
ravia et vais relater ici les phénomènes remarquables dont j'ai été
le témoin.
Le 19 novembre 1871, je me rendis à la séance donnée par les
médiums; ces derniers étaient assis parmi les visiteurs pendant
tout le temps voulu pour les manifestations obtenues dans l'obscu-
rité, et miss Andrews ne se rendit dans up cabinet attenant à la
salle où nous étions, qu'au moment O&, toute absence de clarté
bien constatée ,'la lumihre fut demandée par les Esprits. Nous
Btions parfaitement éclairés et la lumière des lampes était projetée
sur une ouverture circulaire pratiquée dans la porte du cabinet
obscur, à laquelle devaient se présenter les Esprits.
Pendant la séance obsciire, nous fûmes arrosés par des goutte-
lettes d'eau semblables & celles que pourrait lancer un pinceau
mouil16 ; elles s'évaporaient rapidement ; puis nous vîmes appa-
raître une lumiére semblable à celle d'une bougie placée à la hau-
teur du plafond, et qui fit le tour de la chambre ; une main touchait
la figure des assistants ; quelques personnes furent appelées par
leurs noms èt les Esprits se firrent connaître; des visiteurs s'étant
mis à ohanter, trois voix d'Esprits s'unirent à eux, ce qui produi-
sit un ensemble mélodieux. .(- $

Avec la salle parfaitement éclairée, nous vîmes un EspfT&'Se


disant le docteiir Baker, il nous tint un langage sensé & l'aide
d'un porte-voix. Un autre Esprit trés éclairé et trés intéressant,
vint se déclarer lo protecteur d'une dame présente la séance,
miss G. d'Utique. Son nom &ait Sukey Rosa, d'origine indienne,
il se manifeste souvent aux seances de M. Keeler. Cet Esprit dit,
en me désignant : u Il y a 19 trois Esprits, deux hommes et une
femme, bien désireux de se montrer à vous, mais ils ne le peuvent
pas aujourd'hui. s Les Esprits nous demandèrent alors de laisser
sortir le médium de 8on cabinet, et la séance fut levée.
Nardi, 21 nouem6re 1871. -Les manifestations dans I'obscu-
rit6 furent semblables à celles de la veille. A la lumiére, les assis-
tants aperqurent un ~ q x i idont le nom était John Brown, sa
barbe et sa chevelure blanche encadraient sa physionomie; en
apparaissant & l'entrée du cabinet, il dit: a Amis, je suis content de
vous voir ici, je vais vous dire quelques mots. Vous êtes venus à
Moravia pour voir des choses Btranges ; mais, dans cinq mois, ces
choses se verront dam d'autres endroits, et, dans ciuq ans au plus,
vous rencontrerez vos Esprits familiers sur les grandes routes ; ils
viendront dans vos maisons et vous les reconnaîtrez sans hésitation
et sans frayeur (4). s Un gentleman le remercia pour ses bonnes
intentions, et l'Esprit ajouta en souriant : u Si vous vous êtes ré-
jouis, iorsgue le corps de John Brown, actuelIement en poussière fut
couché dans la tombe, c'est que vous n'avez pas compris John
Brown quand il vous parlait. B
Deux bras, avec des manches serrées aux poignets par deux
liens, les mains croisé& et dans l'attitude de la prière, furent re-
(1) La prédiction de cinqmois s'est réalisée en mars et avril 1872, chez le doc-
teur Slade & New-York, qui obtient les rnêmesphénomènes. Nous prenons note de
celle de cinq ans, et nous espbrons voir des choses Btonnantes, si Dieu nous pr6te
connus par miss O... d'Utique, pour être ceux de I'une de ,ses
seurs, une pauvre noyée trouvée à Rome, gtat deNew-York. D'au-
tres Esprits se prtisentbrent, un très-petit nombre ne fut pas reconnu,
et fa shanw tb matin fut levée.
En des&d&ant i'escalier, je rencontrai MM. N. W. et C, de Troy.
D ~ y l f6'é&çe
i obscure de l'apres-mldi, je vis avec mes compa-
&&ne, d& lurniéres qui faisaient le tour de la chambre ; puis des
chhts supériélz&b ceta que nous avions déjtr, entendus, furent
exécutés par les assistants et les Znvisib!es, dont quelques-uns,
mêlés aux incarnés, désiraient &re connus, M. W. sentit une main
frapper sqr s& genoux ; une voix 1111. dit : N'importe Storms ! n
((

M. W. comprit et remercia l'Eepril. Les Esprits dernandérent ta


lumière et un grand nombre se firent reconnaftre de leurs amis ;
une vieille dame, coiffée d'un chgpeau, Y êtue d'une robe de soie
sayée, montra du doigt mademoiselle B. , en disant : uNe recon-
.
naissez-voua pas votre grand'maman? n Mademoiselle B.. reconnut
l%%@?jt de sa grand'rgère duLcôté paternel. Cinq minutes apr&s;&
hrimttie %d@h&wL&, @&%fk'&8tii~&wfke B.;. ;ac Je suis le fils d e
cette vieille danie, 'votre o W i G.E,';fe 4&re de votre père, D Ces
deux Esprits donnèrent leur .nom en entier; puis, apparurent deux
bras couverts de manches blanches, brodées aux poignets, et enfin
upe main dklicate, ayaht 1l'index une bague sçrmontée d'un dia-
mant ; mais ni les bras, ni la main et la bague ne furent reconnus.
La séance fut levde.
-
Hercredi, 22 nopendre i 8 l l . Nous nous rendîmes à la salle
dea s h n ~ hs dix heures 'du matin ; comme les jours prBcédents, '

,-qhz&s..eEe~B s p r l ~avec dem


e& A l a lumière, beaucoup
d'Esprits furent reconnus, entre autres une femme qui appela
Anna, une jeune fille placée au dernier rang des spectateurs; celle-
ci répondit : a Est-ce vous, Lettie?,.. 8 L'Esprit montra le piano,
en our riant, c t Anna s'en approcha pour jouer un morceau bien gai ; -
amsit&, un Esprit apparùt $ l'ouverture du cabinet en portant ses
doigts sur les borde, Anna le reconnut pour l'un de ses amis, jeune
professeur de musique ;peu a p & la séance fut iev6e.
Dans l'aprhs-midi, ,nous revînthes au cercle, oix la séance obscure-
n'offrit rien de nouveau ;mais, à [a lumière, de nombreux Esprits
se 'présentèrent à i'orifice et furent reconnus ; parmi eux une jeienne
femme appela fortement Minervia ! n Une lady, qui entrait à l;k
séance pour la prerniére fsis répondit en pleurant : Ma chhre petib
((
sœur ! n Puis elles causèrent longtemps ensemble. Une main et un
..
bras apparaissant, madame H . , de Boston (Massachussets), de-
manda la figure de l'Esprit ; celui-ci parut et fut reconna par
madame X..,, pour l'Esprit de sa mére, cette dame était partie
depuis un an pour 1'~ngleierresans avoir donné d e ses nouveHes ;
elle avait une coiffure en mousseline brodée, surmontée d'une cou-
ronne, le tout s'attachant sous le menton ; cet Esprit demanda
pardon à sa fille pour les iniquités qu'elle lui avait fait subir, ajou-
tant ces mots : P VOUSétiez dans le vrai et moi dans l'erreur. a Elle
lui pressa les mains et disparut. Madame X... ~iousracontala perd-
cution odieuse dont elle avait été l'objet de la part' de $a mére par
rapport b ses iddes spirites. La seance fut levée.
Des personnes d'une contrpie éloign&, arrivèrent avec une petite
fille, médium voyant, qui, dit-on, @peignait les Esprits. k la séance
du soir, I'ebfant dtrcrivit les traits d'un grand nombre d'Espritrs .
'invisibles pour Ies assistants. Elle me dit : a11 y a debout, p r è ~de
.
vous, un jeune homme qui vous appelle sa mère 1.. Ne soyez pas
contrariée de nie pas le voir, mais restez quelques jours encore, afin
que lui et vos autres amis puissent vous donner des preuves cm-
taines de leur existence ;vous pourrez les vair. a En conséquence,
je retardai mon voyage. + cTl =, , 1
-
Jeudi, 23 noz;"em&e 187%. Les mânifestations du matin
n'offrirent rien de particulier; mais, dans l'après-midi, une société
de trois dames et un monsieur demanda une séance particulière ;
nous c6dArnes ia place, et, à peine sortis dans la salle d'attente,
nous entendîmes le piano. M. W. vint nous dire : a Les Es-
prits dansent. a Nous descendîmes au parloir à l'étsge inférieur et
au-dessous de la salle des séances, nous entendîmes danser la . , ,
ronde, et enfin,-unegigue ou danse sautée. La sociétd des qd&lnk%'
personnes nou8 raconta qu'une.fois les lumiè-es &teintes,un esprit
avait dit à l'une d'elles de se mettre au piano, que celle-ci ayant joué
un air de danse, les Esprits s'étaient mts 8 danser ; ce fut 18 la seule'
manifestation obtenue.
-
Vendredi, 24 nouem6re 187 1. L'assemblée nombreuse a des
manifestationsintéressantes ; toucher de mains siir les joues et les
bras, aspersion d'eau, chants dont l'exécution fut parfaite, lumières
flottantes dont l'une se détacha du groupe pour panourir avec ra-
pidite la salle, en passant tout prés de ma tete; je la suivis avec
attention, lorsqu'+elle s'arrêta au-dessus de moi, je baissai les
yeux, et j'entendis une voix ayant 1:. timbre de celle d'un filsque
M i
j'avais perdu : r Mhre ! mère ! n disait-elle, et ma main gauche
,était tendrement pressée par une autre main qui, ensuite, se plaça
sur ma thte, pour m e caresser le front et battre dés doigts sur les
wrres de mes 'lunettes, qu'elle m'ôta et- me remit plusieurs fois.
La lumière ayant été demandée, les manifestations cessèrent ;
1 % ~lunettes fitées et remises par mon fils étaient un cadeau fait
par -lui de son ~ i v a n t ,elles citaient en cristal fin, montées sur
or, lui-même me les avait plac&s sus les yeux pour remplacer mes
vieux verres.
A la lumière, je vis une figure dans l'ouverture, je tressaillis et
demandai si l'Esprit était l'un des miens. Un autre gei~tlemande-
, manda : a Est-ce l'Esprit de M. Shumwag? D La figure vint en
pleine lumiére, parla, au gentleman en secouant la tête, et se re-
tourna vers moi en souriant ; c'était mon mari, ses lèvres re-
wbaient, mais je n'entendais aucun son, Comme il s'en dlait, je
W: :apfipastez.pas, je veux vous voir encore !s Il revint en effet,
mkis amc ma m&e à son calé, elie souriait et me regardait ten-
drement. Dans la salle, les assistants remarquèrent, avec moi,
qu'elle avait une coiffure trhs-airnple, se nouant sous le menton
avec des brides en ruban satiné. Je la suppliai de se rapprocher de
moi, mais elle fit un signe de tête négatif en souriad et disparut
avec mon mari. Pourtant, à ma prière, ce dernier revint six fois, se
rapprochant toujours plus de moi ;je vis une fossette à ses Soues et un
pli tout particulier au coin de ses yeux, qu'il avait de son rivant
.
lo~bqul!il,riait.. ,.
Dane t.agzktp# !~.:EB&S, i?p g ~ a n dnombre d'Esprits furent
konnos assislants. U n e jeuae dame inconnue s'était pré-
sentde sous le nom de madame Smith; mais l'un des Esprits ayant
appelé très haut : u Mary Brindle I B la jeune dame lui répondit aiis-
sitôt, son incognito dévoilé était pour elle la preuve frappante de
l'existence d%tfes intelligents ; elle reconnut l'Esprit pour être
l'un de ses cousins du détroit de Michigan, Une quantité d'autres
Esprits ne furent pas reconnus.
Sa;medi, 25 novembre 1871. -A la ~éar.cedu matir?, nous trou-
vâmes un gentleman étranger qui se méfiait du médium ; il ofbit &
ce dernier, madaine Andrews, cinquante dollars pour s'asseoir
dans le cabinet pendant la séance ; madame Andrews fut bles~ée,
de cette proposition outrageante pour sa réputation. NBanrnoiw,,
elle voulut bien répondre, qu'elle accepterait, si une dante voulait:
s'adjoindre L ce per80nnage.* Le gentleman entêté proposa même
- 269 -
& M. Keeler de déposer 500 dollars qui lui seraient acquis, s'il par-
venait A démontrer la supercherie. M. Keeler répondit qu'il était
prêt B lui faciliter toutes les manifestations, il refusa son argent,
lui affirmant qu'il offrait lui-même 500 dollars, si on pouvait prou-
ver que les manifestations ne fussent pas le fait des Esprits.
La séance commença, et, plus qu'à l'ordinaire, les phhomènes
habituels furent accentués. Au milieu de la séance, un Esprit parla
d'une voix intelligibIe, et dit : 6 Georges, vous pouvez contrôler
l'Esprit de votre pére, selon la loi, plus facilement que vous ne
pouvez contrôler le vôtre. r Puis, le silence se fit jusqu'b ce qukn
gentleman eut dit : S'il y a quelqu'un qui s'appelle Georges, ici,
((

pourquoi ne répond-il pas à l'Esprit? n Il g eut encore un moment


de silence, et l'Esprit dit encore : a Georges, vous pouvez mieux
appuyer votre dos 6 l'endroit où sous êtes que lorsque vous,serez
étendu dans votre tombe. b Après ces paroles, les Esprits deman..
dèrent la 1umiére.-Le médium, madame Andrews, quitta aussitôt
l'assemblée pour se rendre dans le cabinet, mais il en sortit à recu-
Ions en s'écriant : Qu'est-ce donc clue cela? n Une trappe avait
été ouverte dans le cabinet ; le gentleman étranger qui avait commis
cette action pour découvrir une suporcherie, fut vivement déçap-
prouvé; le médium &ait indignh de voir suspecter son honnêteth,
malgr4 les excuses du jeune homme sa surexcitation était & son
comble. 5'
Eti ge &parant de nous, le jeune homme nous avoua s'appeler
Georges, il dit qu'il avait ressenti une vive douleur au dos, quand
l'Esprit i'avait interpellé pour qu'il s'appuyât ;convaincu, il disait :
a que persoiine autre que lui ne pouvait comprendre ce phéno-
méne. B Avant de prendre le train, il écrivit au médium pour lui
présenter ses'regrets et sa sympathie.
Diutanche, 20 nooembre 1871.-Salle pleine d'étrangers, entre
autres deux jeunes filles de Boston ; la plus jeune ne croyait pas
aux manifestations, mais elle fut vraiment convaincue lorsqu'elle
eut les joues et le front légèrement frappés par des mains invisi-
bles, tandis qu'une voix l'appelait par son nom, en disant : n Ne
reconnaissez-vous pas votre frére D... ? n C'éttiit son frère, mort
'
depuis un an.
Le reste de la journée fut consacré B des séances particulières,
données aux étrangers qui ne peuvent venir que le dimanche. Je
partis le lundi 27 novembre, après un séjour,agréable d'une semaine,
Ce que j'al éprouvd, vu et entendu, m'avait-comblée de satisfactio~,
ce dont je remercb Dieu.
Sign6 : A?ImT~ss~m
PACBARD.
No 83. Lanlsa:ter Street, ilAlbany, k a t da New-York.

-
I
B~WR$@&.Penmnt être agréables B nos lecteur, noüs n'a-
V&I pas Msitt? & indrer ces faits rernarpabkes, qui, en dehors de
la source hono~abkdW noris les avons puhés, nous ont ét6 affirmés
@ par plusieurs spirites, ,

Esprit inbarn8 reculant devant son &preuve


BULLETIN DE LA D E R N ~ R E MALADIE DE MARIE.

NOTE r& .LQ~Esprit rdincwné depujs si$ ans et demi, qui depuis
ce temps a eherchi aoecperszSrance d se rejeter dans I'errati-
cité, sms dotde pour Se ~owtT(Iired S M &eme, et pi para&
naainbenmb avoir rertowé à cette résolutbn.
-
7 mars 1872. La rougeole se déclare. Eruptian pâle et peu
accentuée (lettre du 8 mars).
$ et 9 mars. -&&me état. Trés diacile à soigner. On a toutes
1aipdoes du monde ti lui faire prendre un peu de lait ou de bouil-
lon, TE&fâtigde, sans être t t h abattue ; la plus grande difficulté
est d'arriver Ct la nourrir soffisarnrnent (lettre du 9).
10 et 11 mars, -
Le 10 au soir, fièvre vioIente. La rougeole
iouine en bronchite. Le 11, fièvrô et accablement. On lui met un
vésicatoire dans le dos, elle est extrêmement faible. Ne prend que
du lait, et encore a-t-an beaucoup de peine à la dEcidcr à le boire
(lettre cTu l a ) ,
13 et 14 mars. La bronchite â diminué. Mais ce qui est inquié-
tant, c'est sa faible~sqjointe & sa, répulsion pour tous les aliments.
Elle ne veut plus voir le bouillon, et refuse souvent le lait d'ânesse.
0% a grand'peirie 1i, lui en faire boire quelques gofgées. Le 13, on
est parvenu à lui faire boire un peu d'eau panée dans de la tisane
de Ikhea, Le I4, elEe a bu une tasse de thé dane lequel on avait
délayé la mi&iédlunjaune d'œuf. Tors le mir ellea bu eamre nue
demi-tasse. Elle b& un peu di: tisane, et boirait volointiero de l k a a
elaire. Mais e!Ie w p o u w tout ce qui est aliment. Si cela c o n t h e ,
elle s96puiseracompl&ernent,(httre du 14). '
I fi et 16 m m ,- EIle va de plus cn plus mal. Le $ 5 , elle a
- une crise de'vomissements, depuis elle n'a voulu prendre que quel-
ques cuiller4a d'eau seulement, qui provoquaient dcs efforts. Son
estomac ae p u t rien supporter. Ses parent perdent toute esp6-
'
rance. Le I d , elle est dans un état de somnolence presque constant,
mais elle a toutes ses idées, Ce jour-là, elle a bu une cuillerée café
de lait (lettre du 46).
Le 17 mars $ la ri.oeption de la lettre du 46, qui lui doanait ces
fâcheuses aouwelile~,I"onch dei la petite malade, rspirike et medium,
répondit au pert) (pour 1"engqpr à essayer de l'hoinmpathie, ce
quoi il ne se d&&da.pasdde suite), unej~ttpeqat2 loi fut dictbe par UQ
Esprit,
11 réfléchit ensuite aux particularités de la vie de sa niéce, et de
sa maladie actuelle, Elle était d'un caractère difficileet énergique.
Constamment elle refusait dernangcr, en santé comme en maladie,
ce que l'on attribuait à une affection de l'estomac. On en était b se
demander ecsnapmt elle &va& pu #hmsix ans, en prenant si peu
do nourrittm. Ce 'ie%~d%&ments paraissait devenir encore, plus
énergique dans cbtte derniére maladie. L'oncle de la malade pensa
donc que sa nikcsce était peut-êtreun Esprit qui cherchait $. fuir une
ifpreuve pQnibIe, parce qn'il ne se sentait pa3 le courage de rabor-
der avec la résignation nécessaire. Il consuIta son guide, qui lui
rtspondit : a Tu ne te trompes pas beaucoup, et peut-être pourrais-
tu lui être utile en priant pour elle, non pas pour sa guérison, mais
pin l'angm~pta-tionde sa force mor+le. Ta prière pourrait Yencou-
rager, et si ce qae tu &ppoaes est vai, pourrait Inidommlaforce
de renoncer à, eon parti S. + n ~ tous le8 cas, c'erjt la seule chose
que tu puisses faire poer elle. a
Ce jour-18 rueme, dimanche 17 mars, i'oncle de la malade com-
mença de prier pour elle, vers les onze heures du matin, et conti-
nua de le faire deux ou trois fois chaque jour, mêlant à sa priérre les
exhortations et Ees raisonnements qui lui parurent les pIus propres à
déterminer cet Esprit à renoncer son dessein, si effectivement ses
prévisions étaient fondées.
17, 18, 19 et 20 mars. - Toujours dtat dos plus précaires. Sa-
- 212 -
medi soir 46, sa mère lui a fait avaler quelques gouttes de lait, e

cuillerées à cafd de lait. Le mercredi 19. elle en a bu la valeur de


trois demi-cuiller6es à bouche. Soii estaiac a eu l'air de se réveiller
un pea. Elle a parlé de manger. Mais Ie soir elIe a eu des quintes
de toux, qui se sont renouvelées toute la nuit, et l'ont beaucoup fa-
tiguée. Aussi, le 20, elle était moins bien ; sa toux l'a fait reculer
(lettre du 20 mars).
21 et 22 mars. - L'amBlicrration signalde les jours précédents
paraît ne pas se soutenir. La petite malade prend si peu d'aliments
qu'elle ne peut pas surmonter le m l . Elles'aEaiblit de plus en plus.
Taches noirâlres sur la peau (lettre du 22 mars).
23, 24 et 26 mars. - Le 23, apparition de nouvelles tachçs
noirâtres. Mais par contre, elle s'est mise B manger et à digérer.
Elle ne veut pius ni lait ni bouillon, mais elle mange du blanc de
p z s bien imbibé de jus. On est plutôt obligé de la modérer que
de la powger. Elle;crie la faira d&squ'il y a. deux heures qu'elle n'a
mangé. Le 23 on a appelé un médecin hornoeopathe (lettre du 25
mars). '
La lettre du 25 mars, qui donnait ces nouvelles déja moins mau-
vaises, parvint à l'oncle de la pelite fille le 26 au matin. Ce même
jour 26, à 5 heures du soir, après avoir consulté son guide, il évo-
qua l'Esprit de la malade, pensant que son 6tat faciliterait son dé-
gagement moinentané. Il obtint la communication suivante qui pa-
raît confirmer ses prévisions.
a 26 mars, quatre heures trois quarts après-midi. - Merci,
a mon oncle, de vos bons soins. Ils sont inutiles d6sormais, car je
ne suis plus désespérée. Vous m'avez ouvert les yeux, et con-
u vaincue que je courais à ma perte. J'allais faillir gravement,
presque avant d'être entrée dans la vie.
*
((

I . a C'est la vérité, je voulais me rejeter dans l'erraticitd, ayant


n u une répulsion invincible pour la nature de t'épreuve qui m'a été
a imposée, non pas comme expiation, car j'si fini ma peine, mais ,
u comme réhabilitation. Je dois supporter ici-bas ce que j'ai fait
6 souffrir à d'autres, et plutôt que de m'y soumettre (je i'avais ac-

cepté pourtant), je voulais me laisser mourir de faim. Il y a long-


a temps que je poursuis ce projet, et je l'aurais enfin mis $ exécu-
a tion, grâce à la maladie, si de bons Esprits ne vous avaient
a avèrti et poussé à prier pour moi.
u Dieu a permis quc mes yeux Vorivrissent à temps, et je corn-
u prends maintenant où se trouve mon vgritable intérêt. II est
~i.&ailleurs trop tard pour recuIer: et je ne m'apercevais pas que

P j'allais commettre un suicide, dont j'aurais ét6 sévèrement et lon-


u gtrement punie dans l'erraticité. Je compte sur la promesse que
vous m'avez faite de m'aider dans mes épreuves. Vous le pourrez,
: a puisque vous rave%pu.
u J9Ci;taisdécidée. Je poursuivais mon projet avec Une résolu-
a tion et une énergie aveug1.e~.Pendant mon sommeil, j'agissais
(i fluidiquement sur mon corps pour le dhsorganiser, et pen-
u dant la veille, je refusais toute nourriture, quand j'en avais la
u force. Heureusement que Dieu; dans sa bonté, a voulu que plus
(I d'une fois la nature BFêti lis plus forte, afin de me laisser le temps
6 de réfléchir et da m'aamder.

u Oui, j'espère vivre, maintenant, et je fais ahant d'efforts clans


u ce sens que jkn ai fait pour mourir. J'ai aussi peur d'une nou-
K velle punition dans l'erraticitk, que j'avais peur d'une épreuve
r jugée nécessaire. Je veux, comme vous le dites, liquider mon
a passb, et m'ouvrir une voie libre vers l'avenir. Tant pis pour
s mon orgueil. Aussi j'espère que bientôt voumpprendrez mit con-
6 valescence. Priez, je voos le demande, pour seconder mes nou-

u veauxsfibrt~~ et, & ja sneembe, priez plus que jamais et évoquez-


P rnoi:~ MARIE.

26,27 et 28 mars. - Marie continue. à manger avec appétit.


Depuis trois jours elle fait huit repas dans les vingt-quatre heures.
Les taches noirâtres paraissent s'effacer. Encore un peu de fièvre
par moments et un peu d'albuminurie (lettre du 28).
Le nxiédiup reçut ensuite de son guide l'instruction suivante:
u Rien ne t e p m m qw la communication rèçue soit de ta, nièce,
Mais cependant, il y a.dans tour ce qui est arrivé depuis quelque
temps certaines cofnci&mc&s, qui, si elles se produisent jusqu'au
bout, pourraient peut-être te donner une certitude. Une autre con-
firmation de l'action que tu as pu exercer sur sa guérison, sera la
sympathie plus &ande qu'elle te manifestera peut-etre à l'avenir.
u Si tout cela se cbiifirme pour toi, tu trouveras dans ces faits les
é16rnents d'une étude intéressante pour le Spiritisme.
u Lobqu'aprh un peu de mieux, Marie a été plus mal, le 21 et le
22 mars, c'était une rechute involontaire, sa résolution était déjLt
' prise,; mais lorsqu'elle vivait de sa vie de relation, elle l'oubliait
dans les premiers m~ments,et continuait ses mauvais erremerab.
Du reste cela n'a daid que. peu de jours. Elle comprend bien sa po- .
sition mainteriant, ,et voit que son orgueil avait imaginé un remède
pire que 10 mi..A umi je crois qu'elre persistsra juiqu'au bout dan&
sa nouveb ze4dlztion et avec l'énergie qu'elle met à toul ce qu'elle
, as raison de croire que ce n'e~tpas l'énergie de la
e ~ t r e p r e d-Ta
volonté qui lui manque. a
Quelle est la aonolu&n dernihm B tirer de tous ees faits et do-
cuments ? Xvidmment on ne pswt arriver $ uné certitude compléte
- seulement à une probabilité plus ou moins grande*
mais
Un incrbdde ne verrait dans tout cela que des coi3xidcmces plus
ou moins bizarres ; un Spirite doit y voir autre chose. Il sait qu'ik
n'y a aucune irnpossibilit6 & ce qu'un Esprit, qui accepte, en s'in-
carnant, une épreuve pénible, en ait a p r h coup des regrets, et
qu'il cherche à fuir l'épreuve en Be rejetant dans I'erraticité. Il peut,
à l'état dé dégagément, pendant le sommeil de son corps, former
r dmx&duSlons &ergiques, qu'il met ensaite à exécution au rt?veil,
p ~ ~ q a e ' i n ~ o n s ~ i e SV
~ mest
e nencore
t en bas Qe. Il peut de plus
agir sur son corps fluidiqaement, pendaint c a &mes moments de
dégagement, pour dercher b le dhtruire, ou A le d&org~niser. Il
n'y a donc rien d'impossible à s e que tel ait été le cas de la jeune
Marie, et j'ajoute que la possibilité une fois admise, on doit, en face
des circonstances et coïncidences relevées au coinmencement de
cette note, conclure A, la probabilité.
+
4
CARON.

: -W&mBTIBNS+ B P ~ 1 F 3 B'
1 a
-
Assistance des Esprits sodrants
E' -.--

F-a
fi

Xédi.ilm M. N. - 8 mai 4872.


9 " -
Z"Egpri2 hmilier= Un Esprit inconnu de vous se prdsente, ac-
cueillez4e,
D. - Au nom da Dieu tout-puissant, nous &rions l'Esprit qui
se présente de se manifester.
1.

i
. i
'i -
B. Je jure au nom de Dieu que je suis i'Esprit du soldat
Braeiss.
Je ne sais pas pourquoi j'erre toujours, je ne eais même pas m
*
, que je ~berche,si toutefois je cherche quelque chose. Upe idée Eer-
riblé me poursuit et me force à demander g r k e mille fois le jour. ,
Persmne nc me pardonne et je suis toujodrs bouleversé. -
-
D. L'Esprit a-t-il bien conscience dc sa situation?
B. -Oh 1 parfaitement. Jesais bien que je suis occis et que je
ne compte plus au rôle de cieux que seulS vous nommez les vivants :
- pourtant je vis bien aussi, moi ! Triste existence, mais c'en est une,
rien de plus certain.
D. - Peut-être l'Esprit a-t-il dans sa derniére existence commis
qudque faute qui entrafne aprés elle le remords et la douleur?
R. - Mon Dieu, j9ai profité de la victoire, les Francais en au-
raient fait tout autant. En temps ordinaire, je n'aurais point agi .de
la sorte, mais vous savez, le soldat jeûne toujours de quelque
chme, et s'il lui arrive de pouvoir se rassasier, il ne s'en faitjamais
faute... J'ai commis une de ces actions qui, en temps ordinaire,
sont punies de mort, ni plus ni moins; mais, je I'ai dit, j'étais sol-
dat, et ma croyance était qu'un sddat ne peut jamais trop faire de
mal, puisqu'on ne l'arme que pour cela.
D. - L'Esprit, nous avons tout lieu de le supposer, est un de
.
ceux qui furent considérés comme les ennemis de la France. peut-
Etre a441 succombé dans la derniére guerre entre la France et'la
Prusse? Le repentir est venu et il a été amené vers nous, Français,
a h que nous puissions l'aider & se reconnaître et à se faire pardon-
ner. Lai aurait-on dit oii il venait et à qui il se présentait ?
A. - Si on me l'a dit? Et qui me i'aurait dit?
-
B. Pour. nous, i'Esprit a &té inconsçiemment dirigé vers
nous, nous sommes prêts à lui être utiles, nous l'aiderons de nos
conseils et de n,os priéres, et pour cela nous le prions de nous dire
si nos prévisions sont justes, afin que nous puissions agir en toute
connaissance de cause.
A. - ..
Ouf, mi, dans la derniére guerre. Yous voulez tout sa-
voir? Eh bien 1 soit.
, J'étaismarié, je faisais paftie de Sa landwehr.*J'ai laissé au p a s

deux enfante, garçon et fiXe. Tous nous pleurims en nous quittant,


maudissant la guerre et les tyrans, je jur% même que je tuerais
mes chefs ; mai bast ! une fois parti, je fis comme les autres; ma
!
douleur fut noy e dans les caves françaises, et à force d'orgies re-
nouvelées toujours aBx frais des vaincus, j'en vins à oublier peu à
. peu rbd femme et m enfants. Je ne parle pas des autres pa-
rents. s~ I

Un jour une pedte ville venait, je crois, d'être prise par


nous (elle a été brfilée). Quelque temps après mon corps d'arrmee
passait par là, on nous y fit faire halte au milieu. .....
* . . ..,.... ....
-
0 I . . a

Nota. Ici l'arrivée d'une personne étrangère interrompt la


$hance, quand nous voulons continuer.
L'Esprit famifier répond :- L'Esprit est parti, il se retrouvera
là tréd procl~ainement.Je n'en vois aucun autre.
(9 mai 1872)

Praeiss.- De la stupeur et des malédictions de la foule. Chacun


de nous se ruait dans les maisons, espérant y trouver quelque chose
de ce qu'il désirait. La cave d'une maison bourgeoise, fouillée par
moi, fut mise h. sac. Ce premier appétit satisfait, je remontai. La
maison était alors déserte, les habitants s'étaient cachés ou enfuis.
Je courus d'un autre côté. Une porte était déjà enfoncée, j'entrai.
Un pauvre vieillard était resté là à cause de sa faiblesse, et une
' jeune fille, sa petite-fille, je pense, le garddit, je me prdcipite sur
..
eYe.. ,r a c k fut aggravé par le massacre du grand-phre. Je lui ou-
...
vris le ventre.. La frayeur s'empam de moi. Je courus comme
un fou, négligeant de suivre mes camarades, et, resté par derrière,
je fus assailli et assommé par une bande de paysans.
Je perdis connaissance pour la retrouver je ne sais combien
de temps aprés. Mais je fus bien vite convaincu quo j'étais divisé,..
Après que se passa-t-il? je ne saurais trop le dire; pourtant un
aentiment pénible m'oppressait, et comme j'avais d6jà éprouvé sur
' l a terre de cet3 sortes de sentimelits, je pensais que celui-lh. s'éva-
nouirait .peu B peu. Mais, aa contraire, i mesure que je recouvrais
ma lucidité, mon cauchemar augrneritait et aujourd'hui il me tor-
ture.
-
Comment se fait-il que je me trouve ici? Je n'en sais rien,
Quelle est la ford;e qui me pousse sans cesse vers un but inconnu ?
Plus que jamais aujourd'hui je maudis la, guerre, car c'est elle qui
enlève à, l'homme les bons sentiments qu'il possède, et elle ne sait
que faire germer en lui les plus épouvantables desseins. Si j'étais
resté au sein de ma famille j'aurais été heureux, je mois m&meque
j'étais un bon père de familte,
Pitié pour moi !. .. I
D. - Nous comprenons maintenant b $uation de i'Esprit et'
nous sympathisons & sa douleur. Qu'il sache bien que s'il est ici,
c'est qu'il y a une intention, un but que nous pressentons et qui lui
- 277 -
sera dévoilé plus tard. Toujours est-il que l'Esprit a besoin d'assis-
tance, nous lui offrons le secours de nos priéres; veut-il l'accepter
et se faire inscrire au nombre des Esprits souffrants sur lesquels
nbus appelons la misç5ricorde de Dieu?
A. - Merci, je ne peux refuser et vous me permeltrez de reve- ,
nir.
D. - 4
Nous verrons avec plaisir l'Esprit revenir vers nous ;sans
aucun doute l'autorisation ne lui sera pas refusée par ceux qui nous
dirigent ; nous le désirons d'autant plus que nous voulons détruire
les sentiments d'inimitié, de haine ou de vengeance qui peuvent
exister en lui; nous chercherons à lui faire comprendre que, pour
tous les hommes sincéres et sérieux, il ne peut exister que des sen-
timents d'amour et de fraternité, à, quelque nationalitb qu'ilsappar-
tiennent, afin que dans l'avenir cette guerre qu'il maudit&etdont i
comprend les conséquences terribles, ne puisse plus revivre entre les
enfants de Dieu, notre père commun.
-
B. Je veux connaître et étudier ces sentiinents.
B. - Nous ne pouvons que féliciter l'Esprit de ces bonnes dis-
positions, et le prier d'y persévérer.
-
R. Merci, au revoir. - Praeiss.
-
L'Esprit faPPii&w. J'ai cru utile de laisses cet Esprit continuer
ce matin ce qu'il avait commencé hier et qu'il n'avait pu achever.
15 mai 1872.
Praeiss. - C'est drôle, cela, cokment se fait-il qu9aa.ulieu d'er-
rer et de traîner la galère en mon pays, je suis en France, dans ce
pays que je voudrais oublier ? Il faut croire que j'y suis forcé !- J e
n'ai même pas le bonheur de pouvoir aller près de ceux que j'aimc
1%-bas.,. Nais, c'est un supplice ! Vous m'avez promis, ou du moins
je vous ai promis, mai, d'étudier certaines chose3 au moyen de vos

tenu dans ce pays que je voudrais ne plus voir? -


conseils, mais, je vous en prie, dites-moi si je serai longtemps re-

D. - Le shjour de SEsprit en France, son éloignement de ceux


qu'il aime sont, selon nous, la punition infligée : la faute commise
en France doit sans doute y être réparée par le repentir et l'expia-
tion. Puis, la prdsence de l'Esprit près de nous aqour but probable
de faire disparaître les sentiments de haine ou de vengeance qui ont
pu g e h e r en son cceur et de les remplacer par des sentiments de
fraternité, car dans l'avenir, tout ce qui tend à diviser les hommes
doit être aneantipour faire place aux idées qui doivent les réunir et
les confondre tous dans un même peuple, Phumanité terrestre.
R. - Je vous comptmds, mais je n'ai point de haine, je ne le
dois pas.
-
D. Cela est possible, mais il n'est pas moins vrai que l'Esprit
a considéré tout Français comme un ennemi et cependant, en réa-
lit4 ce n'est qu'un frbre, souvent un ami qui ne demanderait pas

b g mieux qbe de lui tendre la main.


A, 3 Ceriainement en. temps de guerre, alors oui, il est bien
,-. " - mon ennemi? et d'ailleurs comment nale semit-il pas d'après tout ce
que I'on nous dit 'de, lui avant et pendant la campagne ? Mais je vous
assure qu'aussitôt la guerre finiej'awais embrasse un Français de
bon cawr, sans ranwnune. Croyez-le, l'amour de la patrie n'est pas
'inconnu en Prusse, peut-être moins qu'en France.
-
I). Nous amprenons ce sentimenl, mais au-dessus de l'a-
mour du, pays il faut aujourd'hui mettre l'amour de l'humanité ; il
fautconsidérer tous les hommes indistinctement ét à quelque na&-
nalité qu'ils appartiennent, comme des fréres, des amis, et les con-
fmdre da& un même sentiment d'affection. Lorsque ces iddes au-
=
,ronj:pr&~de. p u p k . Bm~wofitla main & , oublieront ces
haines et ces inimitiés qui les divismt encore, Alors seulement ils
r pourront jouir des bienfaits de l a paix et du progrès solidaire.
-
B. Simple soldat, n'étant point habitué à r&isonner, mais à
obdir, je trouve vos raisons bien fortes pour moi, cependant je ne
crains pas la rigueur des ofhiers ; à vous parler hanchement, j'h6-
nite à rdfléchir à tout cela ; je me dis : Pauvre fou, tu vas maudire
la guerre maiintenant, envoyer tes chefs $L tous les diables, et si tu
Btais sous leur domination tu ferais encore la courbette, devant eux
sanbo%i prbfdqr la raojsdte r8püquo ;tii redeviendrais machine I.. ,-
Est-il donc utile' de'oherçher de q ~ d c6E6 ést le tort ou le bon
..
droit ?.
-
B. Certainement.
-
8. Puisque si j'étais à meme de redevenir ce que j'étais, j'o-
béirais encore, le plus sot n'est-il pas le meilleur soldat?
D. -Si Dieu vous a donné, cognme à tous les hommes, la con-
science et la raison, de& )oui vous en servir et vous seriez coupa-
ble si vous ne consultiez jamais ces da& guides. Il faut aujourd'hui
réfléchir, chercher i e bien, abandonuer le mal, et c'est peot-être .
parce que vous n'avez pas consulb5 et é-couté ces voix intérieures que
vous avez fait ce qui ibujourd'huf mt Ia cause de Vos souffrances.
Priez Dieu qu'il vous éclaire et, gr808an se&u?wqrii vous viendra
dkn haut, vous pourrez obtenir pardon et mi~t4ricorde.
I B. -II doit r&dter queiquc chasa de nouveau paqr moi de ces
'- . discussioos que vous avez la bonté de mpportrr, je vois rn-remer-
cie, Le pauvre Praeis% a 418 .,coiip&le, c'est vrai, eh bien !. t k p e i
de le rmdre mæillelir, il vous je demande et reviendra souvent;,
peut-être Bbs 8oowventi @'ille peut.
a.- DU cqurwe, priez afin d'dler un jour revoir, consoler et
inspirer de botines pensées h ceux que vms aimez.
-
R. AQ revoir et merci,
29 mal 1872.
Praeiss. - NOUSavons dans mon pays une de ces sx~resskms
qui sont famii1ibres & c h q u e contrée, elle, veut dire B peu prés cela :
~QI$~W a &%&. 3 . veux d i ~ equbprP;s m'être bien trouv6 dans
vatre oomgsg&!, j'ai d&iair8 ardemment en jouir enche : le mo-
ment permh ,pour moi, par&jl, &ait venu pstisgue j e suis arrivé
ici saw av~rM1~lent péalitbb .
Nais je sais si peu de chose, moi, et je 'desire tant en apprendre
que j'ai hâte de vous efiendre ;rien de ce que vous pourrez me dire
ne scia perdu ;jeramasserai tes moindres miettes que j'emporterai.
Tous le voyez, je suis siscére et rksolu.
-
B. L'Esprit a-t-il rdfiéchi 8, ee qoe je lui disais.lors de notre
derpilm mhevge 7. se s&$iérftail? .Je prhkeadals que'i'amoui. de
~'humaolïkdei&t ~ e b p o ~ k r ~I'amoor
i t r . de la patrie, c'est-h-dh
que le sentiment 8e la'fraterniik. universelie devait prcadra la place
du sentiment égohte des nationalités, ctvr le but divin 6taat le pro-
gréa, il faut n8eesdrement que les i@es qui y tendent, obtiennent
une prépondlrance indispensable et inhitable.
B. - Cette corde est la plus sensible pour moi. Certainement j e
comprends .tout ce qu'il y a d'absurde dans ces diiTérences entre
pmtupfes, Silasions mensongères entretenues par quelques arn&hmx.
Oui, je le compr&d$ parfaitement, les homme8 swt dm fréres et
dey raient seaconsid6rercomme une misme famille ;teut en blâmant
ces differencescré&s par l'orgueil cru la jalousie des maîtres, je suis
toujours partisan malgr4 inoi de la diversit6 des nations, parce que
ee sentiment intime aiguillonne mon i h ~ u r - ~ r o p r eQue
. la Prwsse
est grandle et forte âujourd'hui! Il y a vraiment de la g!oi~e B se ,
dire Pruyien 1 Et puis comment voulez-vous que chez nous l'on ne I
possède pas au plus haut degré cet amour de la patrie qui con-
siste (il faut vous le dire) & montrer du doigt la nation qui tend &
égaler ou CL surpamer 1~nôtre. Dès le plus bas %ge ce sentiment est
identifié aux premières leçons élémentaires ; peu $ peu il grandit
- 28'0 -
avec cette instruction et enfin on obtient de nous L'obdissance la '
absolue en chatouillant toujours ce m h e orgueil de la patrie. Je
veux en arriver k conclure qu'il sera bien difficile, sinon impossible,
de modifier les idées patriotiques poussées à l'extrême dans le pays
qui fut le mien et je crains bien que la guerre de IWO n'ait pro-
chainement une seconde édition.
-
B. Ces sentiments d'orgueil doivent disparaître, car l'égoïsme
et Ikrgueil sont I'apanage des âmes arriérées, et le perfectioniie-
i i
- ment humain doit les engloutir. Avec euxseront anéanties les id&
I
de haine, de vengeance, d'inimitié qui ne sont plus de notre époque
et puis lés incarnations nouvelles nécessitées par ces grandes migra-
tions, causées par la guerre et les autres fléaux, aideront encore au
d
progrés, puisqu'elles pourront bouleverser les majorités et rdpandre
dans les pays les plus réfractaires les idées nouvelles de solidarité
et de fraternitd. Nos prisonniers sont peut-être destinés B vous don-
ner la lumiére, et vous-mêmes, pauvres victimes, vous venez près
de nous, chercher des cionsolations et des conseils qui doivent mo-
difier vos pensées ? Est-il invraisemblable que tels soient les desseins
de Dieu ?
-
B. Oh ! il faudra que je songe encore à cela ; ce sont des
idées nouvelles pour moi et en admettant qu'elles soient vraies
(chofie que je ne regrette pas puisque j'ai confiance en vous) je dois
néanmoins songer à leur atilité et à leur moyen pratique. Dans tous
les cas recevez mes sincéres remerciments, et croyez-le bien, je ré-
fléchirai sérieusement à ces données.
-
,D. L'Esprit doit +voir que n*otrebut n'est pas égoïste ; nous
voulons bien convaincre, mais par le raisonnement, car pour' nous
l'avenir est clair et certain, toute la question glt dans la rapidité
des moyens pour assurer à i'homrne un bonheur vrai dans le plus
bref délai possible. Nous désirons donc avoir des auxiliaires et
l'Esprit lui-même pourra nous en servir si nous sonmes assez
heureux pour lui faire partager notre maniére de voir. En travaillant
tous ainsi de nation à nation, un jour viendra où toutes seront con-
fondues dans un même sentiment d'ainour et de fraternité solidaire.
C'est le résultat tant désiré qu'il faut atteindre, queiclues efforts
, qu'il faille faire pour l'obtenir.
-
B. Vous avez raison, je pourrai vous être utile dans la pro-
pagation de ces idées philanthropiques ; mais permettez-moi d'éétu-
dier un peu, je le ferai sérieusement.
-
D. Ce n'est que par l'étude en effet que vous pourrez acqué- -
!t
rir une conviction raisonnée, et c'est là ce que nous désirons.
R. - Soyez récompensés pour le bien que vous m'avez fait !
Au revoir.
-
LA PAUIRE CBARITÉ.
Paris, 7, rue de Lille. - Médium, madame de G.
le= mars 1872.
pauvres Esprits qui cherchez la hcieooe et ne vous occupez point
de votre avancement moral !... oubliez-vous donc que la bannière
sous laquelle doit marcher tout veritable spirite porte ces mots
écrits : c Hors la charité point d e salut, B et lequel de vous est, je
ne dirai pas le moins charitable, mais comprend seulement ce que
.
c'est que la charit6 !.. La: aharité revêt toutes les formes, on la
trouve en tout et dans toutes les positions humaines ; elle peut se
r6véler ceux qui la cthprchent, veulent la connaître et l'exercer.
La charit6, mais elle est dans un regard, dans un mot ! ce n'est
point seulement pour vous qu'est réservé le bonheur d'être chari-
tables envers vos frères; le pauvre dans son infortune peut souvent
la comprendre et l'exercer mieux que vous.
ficoutez-moi!.., avant de chercher à pénétrer dans tous les de-
grés de la chstritd (et ii y en a beaucoup), arrêt~ns-nuus un instant
au premier, au plus infime, a celui qu'on exerce le moins ; je vais
.
vous le faire connaître 1.. C'est de ne point faire supporter aux
autres la moindre peine, c'est-à-dire dans votre intérieur, soit
avec vos supérieurs, soit avec VOS subordonnés, votre femme si
vous êtes époux, vos enfants, si Dieu vous en a donnés, que jamais
Bzn mécontentement particulier, une déception, un froissement quel-
coaquë, ne ,VOUS occadionnent la moindre mauvaise humeur dont
ils puissent sotlflrir; - cachez %os peines, vas inquiétudes, ou, au
moins, réservez-les pour vous seul, et n'en faites pas retomber le
..
poids sur ceux qui en sont innocents ! . Enfin gardez-vous, gardez-
vous bien d'emiger sans sujet 1.. . Cela vous semble bien 'peu de
chose, pourtant, c'est beaucoup plus que vous ne le pensez.
Plus tard, je continuerai à vous parler de cette pauvre charité
que vous negllgez tant.
- J~IB.

LES DEVOIRS QU'IMPOSE LE SPIRITISME.


Paris, 7 rue de Lille. - Médium, madame de G.
Chers frères, nous vous avons souvent parlé des devoirs que
nous itnpow la croy+mx au Spifitfswe. F;e pramier devair vous le
.
connaissez.. c'es%--k% :;&arilé 1 O e c ~ p n & m u ~ % anr ~peu t~ujwp-
Chai, si vous 10 xt&k, biea-
Un mot aupar&vtint:le Spiritisme B son aurore, comme toat ce
qui est bien et beau, compta beancoup aadmirateurs, mais encore
plg&-d@ à6tracteurs ! Ch8ikitrni se pressait pour, assister aux séances
de notre cher-fré,m"e,-&eT. d ~n:d r e dwttbe hsii c&nmlante; en est-il
de même auj&ad%ui ?...Mon,. et now devons vous féiicit'er, car
l'ivraie s'est volont.ai~e~e& &,W~gmdn1- L thhorie avait
réwsi; mais la pratique ai - 3é~t&diair~:';lrgvtb
hahlcotxp o d
.
et4 spirites en paroles et non en actions.. La ohaith &kit;lsvBn-
table pierre de toncnh'e de la doctrina ; elle a mnqu6 chez plusieure
.
d'entre vop., V6i4h pourquoi vos. rangs se sont éckair&.. . l

... O v p s qoi l'aimez, qui tenez B la conzidlre dam se^, plas


petits détails, et mrtouk fi, biefi la praliquer, &écoutez-moi,je, t'ais
.,
prendre;, non, je mis mas dmmr quelq~e?~ conseils frai-
ur l'indulgericcs envers les,autres et envers soi-mQaa L
@@jtrgelijamais avec sêvérité les fautes des autries.
Ce qui vous paraît être an crime &pouvwtabb n'a$ .qmL
quefois qu'un égarement matériel ou bien une twiImqa@aa-
tion.. , CaÙnaissez-vous vos existences précédentés?, .;- Noli;: en
bien, croyez-le, tout 8'encba;îne ; ne blâmez donc pas trop ce dord '
vous ignorez le but et la couse. Sachez-le bien, chez le grand cril
mine], chez l'être qui VW pardt le pIas~d6n&irré,$1 y a toujours un-
point. Eriaineczx, une ékincelb divine émanant dd grand foyer1&
1mLbil-y-aun refiat de 1s grandeur et d~ laBon&$de Dieu;
- D'OT1+lé 06up&1b a& .txwW&i.~! ~ UhEi q p&qal& y ,&aredble
un point queicmque;. P l d g t w ~
le bien ;mort,.. ne le &&nt%%%% pas,
~otl$@im&nt.. Oh I plaignez-
l'heure du repentir &lde
.
la régér18ration sonnera bientôt pour lui, Ceci est1le deuxième dt@d
dans la charité. L .,

- UR ami,
* .
%LIE. 12
, t : : , '.{ * d -

i ' 'L"*B&&ii@R ' -.:Y. . .... '

M & I U ~ I T & PAS LE mw D>AP~Z~- . A

GenBve, 22 mai iW6.- M&Lium, ma&&e Hovkdin, ' ,: I


2 ,~

Je vois le magnifique tableau-qui représente les derniers ma-


rnent~passés sîxr la'terdipQEr Eib43îiist. 11gravit une colline av@.ms
&p&tres,La tristosse de lmrsi visage@,~ ~ bêtre l eie prono&~ide
cette s6pmtion thnt redotltde. Le Christ les cmsob, il bur promet
e n c ~ r dee leur envoyer ~ ~ s ~Sui&,r h ' pour les aReh& dans la foi
et leur révé-ler les choses cadhée~jusqu'h ce jour sur l'&&, . des
I. -8iales.
. . Il les exhorte, pour qu'ils p u i s k t accompli* dignement leur
miseion terrestre, et agir avec shplicitd, humilité, charité. Tous
les dons qui vous seront accordés, leur dit-il, viendront de Dieu, et .
ces vertus ne peuvent être acquises que par un détachement corn-
plet des biens matériels ; s'il en était autrement, l'orgueil viendrait
alors 'prendre possessioii de vos cœurs, il repousserait toute corn-.
- munication avec le ciel. Cette instruction parut en l&tres fluidiques ,
au-dessus de la tête des api$trqs.
Le Christ, en parlant ainsi, a '66 corps semi-matériel qui laisse
en mtre supposer la possession @un corps charnel. Arriviés au
'

sommet de la montagne, les apôt;re%imtourenf, le rnafbre, il étend


les mains pour les bénir. Dans les scènes diteries 'ail Iton me
modre le Christ lorsqu'il bénit, je remabque que tous ses gestes
sont un mouvement magn6tiqrxe dirigé avec une puissance de vo-
lonté énergique ; en effet, dans ce moment, l'Esprit des apôtres
- sor%;-pour ainsi dire de leurs corps pour les envelopper extdrieure-
ment, ce phénomène les rend médiums ~ q a n t s ..
Le Christ se recueille un instant ;il contemple le ciel, et comrnô
gî f.d~i'and'amour l'eût attiré, il se d6gags de i d t e seconde enva-
loppe. Cet Esprit n'a plus-de liens matériels capables de le retenir ;
.m.pouvant plus habiter la terre, il s'éléve dans les couches atmos-
phdriques et, iles dépassant, revient sur les sphères dont la nature
comdent à celle de son Esprit. Je le suis longt~mgsdans son ascen-
sion et, à mesure qu'il s'élbve, les bons Esprits se réunusent et
forment une escorte pour 1'accompap;ner bien haut.
'3; mis,avec-an profond respect la, doaee joie at lkqj~&~'n:de
cand&r répaadues sur le visage de cet Espit ;il clmserw &i &ti-
bude simple, mdeste, maigre son tsomphb et le degré supériëur de
pp~fectionauquel il est parvenu. Ce n'est plus ni le conquérant, ni
le triomphateur vulgaire, à la tête haute et remplie d'orgueil, nun,il
rentre dans sa patrie avec la conviction d'avoir bien accompli sa
t&ihe,
Les ap&tSeeIe suivent des yeux avec une joie rndlde de tri~t~sse,
ils lui parlent toujours et s'expriment ainsi : a Mafére, tu nous
..
,laisses seuls sur cette terre I. Rous devons 16guef & l"hir"raanit6, h
tous sans exception, cette loi d'amour et de charit6 que tu nous as
enseignée, mais nous sommes si bibles et si ignorants 1 now pour-
- 284 -
rions faillir étant livrés à nos propres forces. Pour éclairer les ob-
scurités de nos âmes, tu as promis la lumière de l'Esprit-Saint;
nous avons foi en ta parole, maîtfe, car nous devons"avecelle bra-
ver toutes les dificultés qui nous attenclent, en confessant la subiime
doctrine du Christ devant le monde entier. D Puis ils descendent
trideqi~:ntla colline ; une colombe leur apparaît, elle, tient un écrit
laisse tomber près de moi. J e lis ces mois :'
u Prochainemerit la Pentecôte. n

S . . - ..
. .
,
- 4 1

S
i

LA PENTECOTE (sulte). , ''.'-


7 .

(5 juin 1870.)
Mon guide me fait suivre un chemin h quelque distance de Jéru-
salem ; nous arrivons dans la chambre haute où les disciples s'as-
semblaient ordinairement; ils sont en prière et apbellent de tous
leurs vœux la réalisation de la promesse du maître. Mon guide me
,,faihportir de la salle :jo vois dans l'espace un groupe d'Esprits qui
dqbaiGat s,wr la terre ;je rebonliais la phalange qui %ÔikaifPésus
le jour de son ascendon. Lorsqu'ils sant tt peu'pr&sà la hauteur des
nuages, il se forme une petite sphère ou reposoir qui leur sert de
point d'&rr$tet de ralliement. Là, le Christ les instruit de leur mis-
sion, ils doivent pour la premibre fois donner aux mortels une
grande manifestation et des communiclztions extra-terrestres fou-
chant les choses spirituelles.
Aussitôt il se fit dans les airs un grand.brqit, imitant le choc de
deux éI&mentscontraires, et le groixpe continue sa descente, en lais-
sant sur s6n passage une traînée lumineuse d'oii sortent des crépita-
tions électriques. 11s enkent; dans la e'hambre; & y pènétrant in-
sensiblement; je rentre de nouveau avec mon guide, et vois les
apôtres sous le coup d'une vive émotion, ils se trouvent tout à coup
dans un milieu ambiant si contraire à leur natgre,' qu'ils semblent
perdre leur libre arbitre. Les Esprits s'emparent de leurs corps, et
leur effroi, leur trouble, reproduits sur leurs traits,font bientôt placeà
une expression de courage et de force, car l'intelligence, Ia gagesse
et la science divines se sont ii~carnéesen eux;'trai~sforméssubite-
ment, ils sortent de leur assambl6e. Au dehors, le bruit produit dans
les airs avait attiré une grande foule ; les apôtres parlent alors diffé-
rentes langues, ils inctruisent,le peuple étonné et dans l'admir$on
de tout ce qu'il voit et entend.
Je vois paraître de l'écriture et je lis : u L'E~spritest de
-, :
,@?~e
24:
- 246 -
l'.essence des fluides purs ; la-charité est un Esprit Saint ; eeluiqui
gyérit les malades, distribue un' fluide sain ; celui qui console les-,
affligés, donne la force de supporter Badversité ; instruire ses fréres
avec humilité et simplicité, partager ce que Dieu donne en biens
matériels pour soulager les frkres dont la misèrc est grande, dopner
des paroles de paix au milieu des agitations orgueilleuses des ter-
riens, enfin, ramener le pécheur dans la bonne voie, c'est posséder
le Saint-Esprit, et ceux-1%seuls sont dignes de cette sublime visite.
r Si le Christ a dit à ses apôtres : Je vous donne le Saint-Esprit*
et donnez-le vous-mêmes Zt ceux que vous instruisez, c'est qu'en
effet, le bien se communique; un simple enfant peut communiquer
l'Esprit-Saint, an produisant une caresse %, un vieillard abandonné;
c'est pour cela que le Christ dit : « Tout pouvoir vous a Bté donné
c dans le del et sur la terie. demandez et vous recevrez afin que
G votre joie soit parfaite. n
Après cette grande manifestation publique, les Esprits remontent
dans l'espace, et les apbtres reprennent possession de leurs sens.
Ces médiums sont remplis de foi et de courage, ils remercient Dieu
et s'entende& ensuite pour se disperser.
Je vois dans un second tableau la mission, qne remplissent les
ap6tres ;ils vont de villes-+% rAk-4vee--fa. p b r s u ~ s Wé-h s t i n t e
d'être assistés ;iis se souviennent de cette parole du maître : Ne
vous gréoccupez.pars.de ce.que m u s devez dire, les paroles vous se-
ront inspirées au moment oh vous devrez parler. a En effet, je vois
un apôtre donner urie instruction en pleine place publique, et là,
calme, plein de foi, il laisse grouper autour de lui ceux qui veulent
l'entendre : je remarque au-dessus de lui un Esprit qui l'assiste et
le suit, lorsque le moment de parler est venu, l'apôtre tressaille, car
l'invisible s'empare de ses sens et'-s'exprime par sa bouche. -
Dans un auWe endroit-:'. mtf"ei~spit%s?h@roohbWdrii'&kupe
de malades qui 'Ya;ttendai~&';'%i; Wes dmiu&, il'esf eatérieurement
enveloppé du fluide spirituel, dë .telle sirte que ce nuage lui fait
éprouvcr un frisson indiquant la présence de l'Esprit : l'apôtre
toucheplusieursmalades, ils sont guéris instantanément ; le fluide
bienfaisanta pén6tré dans leurs corps el l'apbtre est dégage. Quel-
ques malades n'obtiennent pas de guérison, le fluide bienfaisant n'a
pu les atteindre et je vois paraître ces mots : a Ppreuve non encore
achevée. r ' .
Je vois de nouveau les apôtres reprendre leur état naturel, et les
Esprits s'éloigner d"eux mumentanément. .
- 286 -
Ainsi devait se continuer eur la 4erre cs Christianisme simple, 1i-
~écal,b la portée de tous, et que pourtant par orgueil on a trans-
formé en doctrina incompréhensible ;vor'l8 la s e h l cause du manque
de communkations des Esprits juqu'h. ce jour.
~ a &b @&st a voulu de nouveau descendre vers la terre, et,
sui^ pd& phalange sacrée des Esprits, il dit encore : u Cherchez
skr Ia 'tbrre les humbles et 10s ignorints, vous leur révélerez,
.
comme autrefois aux apbtres., Ikmaur, la charité, la solidarité,. )b
C'est ainsi que le Spiritisme a pris naissanee parmi nous.

Pdsie spirite
- 1

LES PILLES DU CIEL.

:.,- LA . Foi
, Q;prim6 mus le joug de la vile matière,
134 suiPant au hasard la route deva~agtmoi,
Da Seigneur trop longtemps j'ai d e o n n u la loi.
Mais aujourd'hui lo ciel exauQant ma prière,
A
mes regards charméfi fait briller la lumikre
Et descendre en mon cmur un rayon de la foil,.,
De l'immcmse univerfi confessaut le grand Roi,,
Mon âme vers son DEea s'élance tout entikre !
Aprb a-oir douté, je reconnais enfin
- . &E le feu qui rn'anime'est ue soufne dinn ; .
Et, tel m ver obwur 'dmrnaat sous Ia fediviée
En brillant papillon va paraftre h nos yeux,
'Ainsi de sa torpeur notre âme révnillée
Bientht, prendra son vol vers l'empire des cieut 1

Vous qu'un trop Pmrd destin accable de sw wwp,


Qui vbyee le bonbeur, mais sans pouvoir l'atteindre,
Du sort qui vous poursait gwdez-yous de vlous plaindre,
Et des heureus du jom ne soyez pas jalo~z.
' :
Tût ou tard, vous lsrevez, la mort ~ o u b h p p etms
La justice de Dieu que seule il vous faut craindre
Saura bien distinguer qui n'a eu ria co~traindre,
Il faut vous résigner, le ciel est avec vous;
O ,vous que la fortune a cornblks de fwwews,
Qui faites de B O ~ ~OF
I ? un pompeux 6ta1age,
Plut& que d'abuser de ce bel hér%@e
Et de vous endormir au milieu des douceurs, .
A ceux que le*destin accable de rigueurs
Accordez.votre appui, car Dieu veut qu'on sourage
Tous ceux dont la "misèreest l'unique partage ;
U mission du riche est de sécher les pleurs I
Car &main riche et pauvre, ou m6me cimetière,
Dormiront côte à c&teen leur souche &e .pisme ;
Et5 quand viendra pour busie ja?r;e;3. rad~uté
Qu'on verra l'orgueilleu9 jeté dans %S abf&&,
Et le pauvre élevé sur les plus h a u t s cimes,
Alors on comprendra ce qu'etst l'ggalité .L .
Brah~bM
C'était dans la montagne au bord d'un frais ruisseau :
h u milieu des prés verts et non loin du bomge
S"dta1aient au soleil les maisons d'un village';
Da l'église pluslo%n,le gothique vaisseau
Se d6tachaib.d~ciel cummk un biillmtmB jo.y@@.,
Lb, d'un bonheur paxfait la séduisante imam
S'offrit b nos regards : le plus léger nuage
Jamais n'avait troublé les fêtes du hameau,
Et quand je demandai qu'on voulût bien m'apprendre
La raison d'un bonheur impossible h comprendre
.
Je m'éveillai soudain.. mais dans l'obscurit6,
Je pus saisir encore un rayon de lumière
. ,. la pierre
Laissant voir sur le temple incrusté dans * a

En c a r k k ~ ed90r,le
s mot... haternitdi Doo.rios. kerc~r~a.

ERRkTW.
Revue du mois
- . d'août 1872, page 447,
. . au IZBD de :- !
* _ -
Mâii d o - on $éhdier lés favétirs, la &dire; '
Que comme UR Dieu l'oh eiioehsiB ?
- . > '
Lire : , .
Q
io! dont on mendiait les favq1~6,le sourire,
.Que comme un Dieu l'on encensait. Etc.

Pm 2e Comitd d'administration. -Le Se&dtai~e-~érant:P. G, LEYMARIE,


Paris. - Tgp. Bouge W r e s et Gamp., ~ u adu FourSt-Getm., 48,
,
REVUE SPIRITE
JOURNAL

D'ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES

Nouveant6s msgaréti'gues.
14
'lei est le Htre d'un article que nous traduisons, il est extrait da
journal Lls Salute, g a z d e hrtgn4tique-scientifique de Bologne
(Italie), lm'rtikt 2874. Voici le texte : .4

r &OWG trouvons dans 1s journal La Bilanda di @urne un fait


bieh Otrange aymt trait & i'dtude du magnétisme animal, dont 168
progrés&mt liés intimement Z i i'étude de la vie hum&@. r
a MORIBOND N A G N ~ I B É .
* o&ipyp.pagndtisé de Poe n'e@ plus: une fable, si nous
devon8 +utw foi ,aux pkhn~rnbnassuivants rapportos par an jour-
nal péruvien (Amérique du Sud).
a Le doctaur J. de C . Hordos, de Lima,, cél&re magnétiseur,
u a voulu Iai-mêae faire l'expérience yaivante :Maintenir la vie
r chez un moribond .avec l'aide du rnagnotisrne, afin que cet état,
r anormal puisse, el1 servant b la gu6rison du magnéti& indiquer
u un nouveau moyen de thurapeutique, pour d'autres cas 04 le
u mmbde ne pourra$ v~iiincrgla cause de la matadte. u.
u La seconde pwkBB de s & p r ~ g ~ g m s ~ @ k , pw~ q qavoir ét6
remplie, si nous nous en,, rapporbons. am dwaièreis nouvelles;
IG poi~rt~ant, de cette expérience, il rbsulte que te corps humaii,
u pendant le sommeil magnétique, ne subit aucane influence ni du
a rBgirne, ni des soins auxquels il est soumis ; il serait, néanmoiqa,
u parfaiteme~tdémontré que la vitalil4 se tient dans le statu p.
cr Les expériences successives faite8 sur trois moribbnds p,ar le
a docteur Hordos ont donné les résultats suivants :
u Le premier moribond, avant d'être compl6tetnenb4~us la puis-
a sance du sommeil nagsétique, expira pendant les premieres pas-
6 $es ; le secqnd fut pwfaiterneat magnétisd et dormit huit jours,
. d m ces exemgdes, i'actisn fluidiqiae agissait sur Iyacco,rd6qn du
Médium, 81. Hume,, puis elle &truiait la pesanteur d'un corps, de
manihre 9.na 1 W r B un s d d e iIe mkante-dix kilos* qyPunQoids
' de un kils. eti. dami,,
M.*W i U m Craaka~,savant chimiste de Londres, membre de
la société royale dl&nE+!&~re,était l'un des témoins de ces faits ;
il en a fait lw- rel&a dam kjournal of Science de 1872, et malgré
113 résistances de la soience officielle,il a défendu courageusement.
-
m n opinion dans un petit volume.
Devant une réunioeinombreuse;, le même M, Cfrookes nous a
affirmé, avoir c o n s t a t B , , d ~@pieu& esgérjences, la furmation de
houbs flu'ip s p b p t .Edk-mbmes dans samain ; de même
il a, va se m-mgos* fl ment, des bras et, des mains, e$ &est
cet ensemhlt: de @n W r e I s poqx k~ #@tep* qdune,r6u-
nion de sav&@.anglais r c a n t à i d é ~ m h étant e lai preuve irr&u-
&able d'une force. nouvelle ;cm mesesniieuy étudient actuellement Ea
force psychiqaee,qu'ils crojent avoir découverte, et que clepuis bien..
des années A1i.a~Kardec a parfaitement définie.
Quant au docteur Hordes,, ce qu'il expérimente &ha, augoiht
de vue d'une curiosité matt%rialkte,se produït partoutsqr upé vaste
6chelle,[.&aouz9-~ Q Wyu* - ohkenii: des r6dta.Ë~ pius importants, sûr
de8 mori~amb;a h m h d s de leurs docteurs,, par dés moyens à la
portée de toutes les, bannesc volont6s, la griére.et Ie mag3nét;iame..
Dans les. gu6riwns. obtenues ainsi, il est évidest que si l'es
fluides des, g a é R ~ e m ~ a oimprhgnés
~.I de la pensée des. Esprits, ils
. doivent en recevoir Les qualités plus ou moins pures ; ils seront
vici&,si les Esprits qui font k6change sont mauvais, tandis que si Yes
corre~ondantspssMent u a état mgral avanc6, les fluides, q q . vb
him.les-~ c ~ ~ efllcaneaent,~ Q D O N'oublions pas que I'lk@~ tk-
mrné conseraeicia t t r ~ i * i g ~ i a J e guyiI s avait &na'l*mki'dtB ;
Gomme il vit a ~ t a par ~ t L'ap& que par le corps, son pgrisprit
&me, un rôle itafluent dans. les cas de gué6scsns, attendu que, à .
k'ktat cbveille, ou de sommeil, il posséde les qualités propres il for- -
mer wtaur. de. lui une atmosphère fluidique plus efficace ;1% iati-
mernenI!.Éirn mrp, P Le mei d'une manière immédiate, eu rapport
avec les Esprits-dtS;sincan& dnnt il s'assimile les fluide's ~pi'rîfuds
par irgneaction directe..
Le pérkprit peut a b & à, l'aide du magnétisme; donner 3i la va-
lsnt6 une actio~d'auiant plus étendue, qu%k &mane $une pen-
d e iuerg,iq,ue,Ihr~,donI,lm effluves sont alors plus salutaires. II se.
produit toyjoiirs un d&ardre physique chez Ie souffrant, si la per-
manence de ces effluves provient d'une source mauvaise.
Le moral se ressentant de reflet p h p i p e produit sur le corps par
la pens&e7ora guérira plus vite el mieux,avec UR dds29 bz'enueidlant,
ddpauZZZt5 de tout Zntérét personnel, puepr de remdde lui-pn&me;ce
phénoméne physiologique est une vérité spirite qui reçoit sa
"consécration, de ce que la pens6e est une émission fluidique spi-
rituelle. Pour compléter la portée de cet axiome , ajoutons
que cette émission fluidique perdant sa farce par une action
trop prolongée, le sommeil devient pour I%ozlhinewne nécessité
',providentielle de premier ordre; c'est lui qui permet à lTspri&ses
'voyages quotidiens dahs lQerralkité, pour y puiser les forces
'morales, que lui fsit perdte le rayoryiement du pdrisprit agis-
sant sous les ordres de la pensde ; de'st aussi pour renouveler
leurs forces morales, que les médiums de tous ordres cherchent
ies réûnions ob rBgnent la sympathie et l'homog6i16iié d'action.
onn no as' B%otre efiveloppe fluidique une résistance en accord
avec les qualités dé notre-bm6, nous prsdrP8ns -ainsi opposer une
barrière infranchissable aux mauvais fluides, nous aurons éloigné
toutes les influences pernicieuses.
Avec l'emploi du magnétisme, les praticiens habiles obtiendraient
des résultats'inattendus, ils éloigneraient de leur âme les déceptions
pénibles et continuelles ; 3 s donneraient un peu moins de mixtures
et; un peu plus de cette force vitale insaisissabfe, force perispritale
pui mettra dans le domaine de Ia thérapeutique future des puis-

I
1 '
smces telles que la volontb, la pribre et Ic magndtisrne,
Depuis Mesmer, nous pourriofls citer parmiltiers, les dsc.teurs
que la science magnétique a vivement préoccupés. Les spirites qui
s*intéressent B l'histoire de cette science, doivent se rappeler les
lettres du docteur Frappart, écrites en 1840, au sujet du rnsgné-
fisme, à MM. Arago, Broussais, Bouillaud, Donné, B a d e , etc., etc.
U a h ces pages pleines de sens, l'auteur, un savant convaincu, re-
potrssait dans, m langage clair et précis les insiiiuations et. les allé-
gations de MM. Gerdi, Gaultier et Bailli, de l'ficole de mAdecine,
Broussais, ce célèbre professeur qbi, s'il eût vécu plus longtemps,
eût été l'un des plus fermes propagateurs du remède infinitésimal et
du magnétisme, avait pour élève et ami le dooteur Frappart qui,
dins l'une de ses brochures restées cékbres, disait : « Le magné-
a tfsiiie est un fait sérieux auY1 faut livrer ,b'notre science, sous
' peine de lese-hummité ; & ses partisans, quels qa4ilssoient,
a ils ne sont rien dans la question. .. parce que les hommes pas-
a sent avec l'erreur, le mensonge et la passion, et qu'au fond des
u choses, c'est la vérité seule qui reste. n
Depuis'le 22 août 4860, date oh furent écrites ces réflexions, les
académiciens ennemis du magnétisme ont disparu, et malgré de
vieilles rancunes d'écoles,\ cette loi s'implante dans nos habitudes,
elle est mise à la portée de tous par des hommes dont la science
fait autorité. En écrivant sur cette matière, ces praticiens 0 3 pensé
que, malgré les prPjugés, se dévouer à cette chose essentielle, la
santé publique, était indispensable dans un temps où des sommités
médic,ales osent avancer a que Ia médecine est l'art de bercer le ma-
lade d'un chimérique espoir (4). n .
Cette g6nération doit connaître la vdrfté, et l'heure est venue
pour les hommes de cœur, d'abandonner la routine et de seconder
l'inefficacité de la thérapeutique en usage, par d'autres agents dont
la vertu ne puisse être mise en doute. n
Le Liurs des Eqvitr~fut, &.son apparition, froidement \accueilli
par la science officielle ; par systhme, elle laissait à de nombreux
,journaux qui ne connaissaient pas un mot de la question, le droit
de critiquer injustement cet ouvrage, dont les théories, ,@ielles
étaient justifiées, devaient modifier toutes les idées reçues sur la
phy&&gie at lai psychologie, et anéantir en même temps le mi-
racle et le mystère. Malgré ces attaques, peu honorables pour la
plupart, et auxquellesil ne fut jamais répondu, la nature et la pro-
priété des fluides si bien définies par le maître, reçoivent tous les
jours une sanction nouvelle ; il est donc utile d'insérer dans la He-
vue Ies découvertes et Ies expériences scientifiques dans le genre de
celles de M. Horàos et de M. Ziegler (dont la relation va suivre) ;
elles prouveront, aux lecteurs noii .spirites, la mission importante di1
savanta qui a posé les b w s de notre doctrine ; elles diront la
conscience de tous, p'en s&s~ouvrantles domaines sans limites de
l'erraticité, et nous faisant çoncevoir dans le fluide universel ce
monde des Esprits oh se retrouvent nos morts aimés, Allan Kardec
-
fut un apôtre de la vérité et un bienfaiteur de l'humanité.
D u Fluide animal.
-
'
En- insérant la note de 11. Ziegler, nous avons pens8 qu'il était
utile pour les spirites, de voir un homme de science démontrer qua
(1) L'AElopath~ et FEameopadhie jugées par les médscins, par A. Guyard.
-
Paris, 1869, in-12. BailliBre.
-
+
le simple eontt&, m4ma indirect d'un être vivant, avec des subs-
tances animales et végétales inerhes, sunit p o u leur communiquer
& son détriment, des propriht6s qui appartiennent exclusivement $
l'état vital, fait qui dmne la preuve de I'exktence des fluides pé.ris-
pritélux*
B.uli&h hebdm$B@kede %assm'&io~ûcientiI;pe de
, ? j&t 487% mm&@2k8,'pup 238. Nate-de -
B.ZicgIm.
, iodigenes, exurdent h leurs
Les cila des feuilles des ~h*kdria
. . ext~émit4rg,comme on le sait, am g~uttebtkde g h & IapÉall'ei sie,
prennent les insectes. Chaque fois qu'un inseeteu ast pris, les dl&a=
thrieurs se replien$, couvrent E'insecBe, comme ferai&& lesi doigts
crispk d'une main, et ne se r e d r e e n t qu'au b w t de quelques
jours pour suinter une nouvelle giu et guettes une nouvelle praie,
« En étudiant ces intéressant% pIankes, j'ai remarqué que toutes
lasmbstances dhrninoïdes animales, qu'on s préalablement tenues
p & n t me 3ixbinWenbe 4~,sdoigts,mqrsiBrent la propriét6 de faire
contracter les cils des Dros-ras, J9&icons&& mz& que les Wmes
snbstances, quand elles n'ont pas été mises pr4a'tabkment an mai.
tact avec un animal vivant, n'exmcmt aueuGe action visible sur les
cils des su.d$tesplantes.
g Cette obmvdim pr@vusqa6e k simple c ~ n t ~ d doigts mm-
dm
rnmique aitg mbstanees rnim~Iesitaertes meprop2té pbysip?
p ' e h ne pssddaim~pa6, au p ' e k s laepw$kd&~tpizrs.
. g Cea mêrnm .substances animales, ainsi préparees, perdent cette
- singulière proprié46 des qu'on les humecte ii plusieurs reprises avec
de. rem distiHb, et qw'w les si?@@ chaque fois au bain-marie:
C'est ainsi qu'il mavient de préparer toutes les substances qui doi-
vent servir dans ces egpériences, b cantmctian des cils d e s t ppaa
provqude par 1%chaleur ainimale, que: les do@s ont pu m m u n i -
quer a m substances m i d s , m r les 6 5 1 s ~contractant ddta même
m a n i k ~ ,l-ossp'o~ a l a i d r~frrxYdErla mb&ncs, aa& da b dé-
poser sur EZWfeuiiie.
i La transpiration des doigts $est pour rien non plus dans le

phénombne, car cette cmieuse pmpMBt6 peut dtre communiqu&


aux substances animales à. travers du papier ciré fin, et en ne ma-
niant ces substances qu'avec des instruments en acier. Enfin, il n'y
ai aucun inconvénient à entourer ces substancars #une 'coucha de
cire, pour m i t r e la plante Cr, l'abri de. l'ackim chimique dm ma-
tières solubles? que les substances animales pourraient costeri&.
a Un animal vivant comaniqwfit, p ~ szinpke r contact, de nou-
weiles propriétés physiques .ci un top inerte ;ii $tait irnpoiita~tde
s'assurer si, en exagémt cette transmission de propriietds, an n'ar-
riverait pas à observer quelques changements dans l'état vital &
l'animal. Des lapins ont été enfermés dans des cages Ibgères 'en
bois ;ces ages étaient, oaez étroites ppur que leurs parois fussent
constmdsent en contact avec le poil des lapins, mit d'un ci$&soit
de l'autre, et les parois de la cage étaient flanquées srtdri&rernent ,

de wcheks en toile ou en papier, renfermant par otlaque cage deux


kihgramrnes de serurn desséché (albumine de sang). D'autres la-
pias ont été renfermk WBdes c w s exactement semblables,
mais non garnies d ' a b d n e , La nourriture se oomposait par vingt..
qr~latrehsapes, de vin@-ciinq gramma d'avoine mondée et de feuilles
de chou à discretion .
a Au bout de quelques jours, les lapins soumis au contact de .
l'albumine sont devenus diabétiques à un haut degré; quoique sans
sucre, l'urée était rendue en quantité normale, mais les pertes en
phosphate ammoniaco-magnésien &aient très grandes, et ces lapins
on/ dépéri et perdu de leur poids. Les lapins qui n'étaient pas en
contact avec l'albumine sont restés dans leur état normal, et ont
même un peu augmenté en poids.
8 11était intéressant de s'assurer si t'avidité de 1a Droséra potf~
les insectes étttit insatiable, et de rechercher ce qu'elle deviendrait
si I"on exagérait sur elle le contact d'un animal vivant ou le contact
de mat,i&e animde inerte, modifiée par un contact d'animal vivant.
u Dee Droséras ont 6th placées, avec une petite motte de terre et ,
suffisqtnment d'eau, dans des capsules léghres en platine. Les cap-
sules ont été déposbes chacune sur une poignée d'albumine de sang
qu'un avait eu soin de tenir pendant une demi-heure dans la main.
Au bout de vingt-quatre heures, toutea ces Drmbras sont devenues
compléternent insensibles aux insectes et aux corps organiques
animaux, modifiéls par un contact vivant.
a Les proprietés de ces plantes sont devenues inverses, et, chwe
merveilleuse, leurs cils se contract6rent alors sous lYnfluertce,
mati6rea organiques qui avaient ét6 d'abord mises en CQ&&, pen-
dant quelques minuta9 aveo des paquets en papie-r & donble ou tri-
ple enveloppe, renfermant du sulfate de quinine. Dm matihres orga-
niques influencéede oetk maniére purement pbydqw, par le SUL
fslte de quinine, ne produisent aucune actim contractile sur les cils
des Drnsdras dans leur état norgsl.
a Une de ces plantes, d~ontles propriétés physiques ont été ren-
versées par l'influence de l'albumine, de la maniére qu'il vient
d'&re.dit ci-dessus, peut être ramenée à son état normal, en la dé-
posant, pendant vingt-quatre heures, avec la capsule en platine, sur
un paquet de saifate de quinine.
altfaut user de ce moyen chaque fois que, par une cause quel-
conqu& les feuilles sont devenues insensiblesaux insectes. Dans tous
les cas, la contraction des cils est toujourslente, elle ne commence
B être visible qu'au bout d'un quart d'heure, et n'est souvent corn-
plete qu'au bout de quelques heures. Parrni'les matières vég&tales,
il n'y a que les graines qui soient impressionnables par unocontact
animal. On peut donc répéter les expériences ci-dessus indiquées,
en remplaçant les matiéres albuminoïdes animales par des graines
vbgétales. u . I

'Rbflexions intuitives de Harc


SUR LA NOTE DE M., ZIÉGILER.

Tout se tient dans la, nature, et il serait bien difficile de dire oh


commence l'inlelligence. Après l'avoir déniée aux animaux, on
bien été forcé de la reconnaftre dans quelques-uns d'entre eux en
présence de leurs actes raisonnés. L'acte de la Droséra dont il s'a-
git dans cette etude, est-il un acte instinctif ou intelligent? 11 est *

l'un et l'autre, suivant le point de vue auquel on se place: Physi-


quement, c'est de i'instinct, c'est le mouvement machinal de l'&tre
pour se procurer la nourriture appropriée B ses besoins matériels.
Mais tout se renferme-t-il là, et n'y a-t-il ,pas autre chose dans la
plante que les tissus qui se désorganiseront lorsque aura disparu la
puissance de vitalité qui l'anime? lhidemrnent il y a autre chose.
Pourquoi cette échelle non discontinue partant des plantes qui tou-
chent au minéral jusqu" celles qui nous occupent ? La Droséra est
au .lichen ce que l'animal est au zoophyte. Tout est transformation
dans la nature, et le plus haut individu d'un regne cherche sa nour-
riture dans le régne supdrieur, matdriellernent, jusqu'à l'homme. La
Droséra et la Dionée dhorent des insectes, l'homme sauvage, qu'on
pourrait,considérer comme l'mima1 le plus haut, se repaît de notre
chair quand nous lui tombons sous la main. On dirait que tous ces
êtres qui paraissent inconscients, sont poussés par une pas&!
- 297 -
unique : monter toujours et acquhrir les droits au degr6 supérieur,
en s'assiinilant corporellement les êtres qui occupent'ce degr6. Ne
dirait-on pas qu'il y a l'à une loi irrésistible? Pourquoi les piantes
mourraierrt-elles tout entl&ress'il existe en elles un principe indivi-
duel en dehors de la matière brute et la mettant en action? La Dro-
séra exsude par Ses cils la glu à laquelle doit se prendre l'insecte ;
l'insecte pris, elle les contracte et ne les rouvre que lorsqu'elle a fini
son repas et que le besoin de nourriture se fait de nouveau sentir..
1' I On peut dire B la rigueur que c'est I& de l'instinct, mais c'est un
instinct déjà fort développé, eu égardà celui qu'on observe chez les
plantes des degrés inférieurs B celui-là. Puis cette propension à
s'attaquer pour sa nourriture aux individus du régne supérieur, ne
dit-elWrierî à l'intelligence humaine ? Ne lui donne-t-elle pas ré-
fléchir sur sa propre origine 1 Pourquoi le développement intellec-
tuel dans l'être ne suivrait-il pas ou ne précéderait-il pas les trans-
formations corporelles? Le Spiritisme a fait entrevoir sur ce sujet
des clart& jusqu'ici inconnues. Quoi de plus conforme à la justice
éternelle, que de voir l'être prendre son point de départ aux degrés
les plus infimes de la. nature, pour nionter, monter toujours, selon
ses mérites, jus u'au point le plus élevé, s'il existe, dé l'intelligence
8
et de la moratit (pour la cr6ature bien entendu)? Si I'homme était
imbu de ces idées, comme il deviendrait aimant et cilaritable!
Comme il s'enlacerait avec bonheur dans les liens de la solidarité
universelle ! en admettant une chaîne extra-m atérielle entre tous
les ares de 1a crbation, la seule qui par sa continuité réelle relie
entre eux les chainons matériels qui, malgré la parenté qui les
unit, seraient divisés à un certain degré.
A Pacte instinctif de la Droséra se joint un acte intelligent, celui
dk ehercher à atteindre un regne et un degré supérieur, elle obéit à
la loi qui veut que p u r monter, an se nourrisse des &es supérieurs ;
ne lui obéissons-nouspas aussi dans l'ordre intellectuel et moral, en
nous nourrissant des pensées de nos maîtres en science et en mora-
lité? Il y a transformation, mais c'est toujours la même loi. Sur la
limite du monde inférieur et du monde supérieur, des deux béats, cor-
porel et spirituel, nous demandons notre nourriture corporelle aux
rhgnes inférieurs dont nous assurons ainsi l'avancement intellectuel,
mais notre viatique intellectuel et moral, rious le cherchons dans ce
monde invisible à nos yeux corporels, mais très visible pour notre
inteliigence qu'il nourrit sans cesse ; ceci nous donne la raison des
faits que la science constate sansdes expliquer, et nous fait connaître
cette puiasanca d"acti~xtproduite par le mu1 cmtacé de 1;h m8in ow
d'un être vivank- Pwrguoi la Dmsé-ra coatraek-t-elleses cils, au
8 albuminogdes anitnalw , qu%n 6 gréalable-
une minute entre les doigts, tan& qu'elle
contact des mêmes substances que la main n'a
sisavant exp4rirnentatew n'attribue cette propriété
de& absi prdparbes, ni & la chaleur aimle, ni E la
tra&iraüon des doigts, ni B aacue principe mastaté par Is.
science. Cepndapt il y a quelque cbwh ME il n'y a, pas d'effetsans
c;tuse, et ici I'effot ne saurait $ire révqut3 en d ~ t à b Q u mrait-ce?
e
sinon le fluide de i'homme ou' de l'animal, émané mrps semi-ma-
"t
térid ou invisible de l'an au de l'autre, wr 08 que qua chose, non
encore débommé plascience, doit avoir a@ am saurm. LeSpi-
ritisme now mmigna: que ce fluide; ob4t II k volonkd. L'auteur de
l'article mus dit que ett te prqx&&éde ç o p t m ~ û nsur les &s de la
Droséra, diparait quand on humwte oes sub&tancesb plu&m re-
p&w a#eo.d@,l~~u di&ill.de, et qu'oon les $èche chaque fois bain-
maria. ,% I'w ' b m p & . IB, v&&& ,&. re.ete~irle ffdde dans ces
substanoes malgr4 les lavages r6it8pés, gue r&ultemi&19. Qu'ami-
verait-il de mâme si, air lieu d'agir par le cantaût &n da donner
aux substanoes albuminoïdes cette propridté, on 'agissait sirnple-
ment par la volont6 pendant un temps assez long, et de même pour
la détruire, sans avoir r a w s B i'eau dis@llée?Si i'exphrienca réus-
sissait, non-seulement on aurait scientifiquement dhontré i'exis-
tenoe du fluide, mus aussi l'action direate de la volonté humaine
sur cet agent que la science n'a pas encore classé. N'y a-tri1 pas 18
tout un monde de fëcondeq rEawuvertigisz2 Gw exp6rimcc:mesont pas
i n d i g n ~de nos ntiâîtres dans 11% ec&ees; et sVa consentaient A
s'en occuper, ils, ne tarderaient pas i constater la puissance de la
volonté sur les matières dont ils se servent pour faire aontrwter les
-cils de Ia Drosém Une fok?le ph4nomène bien cansbth, lterr cansé-
quences se tireraient d'elles-mlêrnes.
Le contact de la mai0 dorme aux graines végditabm 1s anêrnepra-
pridté qu'à l'&lbrnine animale, il. lm, mimalise p w ainsi dire, En
semant des graim ainsi prépsPées, ne pourrait-cm pas parvenir à
oonstater une diff~rmçeentm lem produit6 & ueux des graines
nos, soumises à u contact assz Eeag ? Ca serait ta preuve de l'w-
tim magn8tiqpe de 17troiJlmesur les twrmces, partant sur la pro-
dugtion. C&te question dont l'importance n'a pas besoin d'être. d$e
.montr&, a'bpose %tousoeux qui 0onl souci du p&sent et de l'wvmir
.
de l'humanité. Le cultivateur, obligé d'avoir recours à des procé-
dds magnétiques pour maintenir sa au niveau 'général,
se verrait dans la nécessité de s'instruire et surtout de faire instrilire
ses enfank Son intér6t le lui commanderait alors, car fa voix de l'in-
ter& se fait presque toujours écouter. Un pas de plus, et la science
nous prouvera l'influence prt3pond4rante de la moralité sur 'les
'choses de la terre, mais n'allons pas si vite. Contentons-nous pour
-le moment, qu'on veuille bien faire un essai de semaille avec des
grainas pr6prtrées pal* le contact humain. La chose est trop simple
et peut avoir de trop grands résultats, pour que nos savants refusent
de faire droit B nu;tre humble requ8te. Une ex'pdrience réussie par
eux et proclamée par leurs voix autorisées, aurait évidemment pour
la producEirrn glisnbrale du ~ ûde
l magnifiques cons6quences.

Xoym praticpe & la portée de tons, d'augmenter


- d'une maniére notable la production du sol.

Tous les savants vous diront que si les fumiers produisent sur le
sol un effet fertilisant, c'est qu'ils contiennent des gaz propres il la
nourriture des plantes, Cela est vrai; aussi, par le moyen de la
chimie, e%-an parvena à cumposer des engrais qui, daas une cer-
taine mesme, peuve~trfhplacer le fumier de ferme. Une chosesur
laquelle on est #accord aussi, c'est que fous ces gaz restent dans
l'air en quantités proiligieuses, et que, si l'on possédait des instru-
ments capables de les cosceritrer dans le sol, on arriverait S pro-
duire des récoltes fabuleuses. Eh bien I cet instrument merveilleux
existe, et chacun de nous f a en son pouvoir. C'est le corps que
Dieri nous a donné pour remplir, pendant notre paçsage sur la
terre, l@ission qui nous est imposrie, car nous avons chacun la
nbtre, kh ? laisortie nous aurons à, rendre compte de la maaière
dont nous l'aurons acoomplie. La science établira plus tard com-
merit, b l'aide de nos organes, nous décomposons et recomposons
les fluides. Les discussions seront longues, et, en attendant, la mi-
skre continuerait à peser 'de tout son poids sur nos malheureuses
populations. C'est donc aux masses que nous nous adressons avec
une entiére bonne foi, bien assuré que nos paroles ne seront pas
perdues.
II existe dans l'air atmosphérique des fluides en bssses incom-
&ensurables, Ces fluides obéissent & la volonté, c'est-&-clire que
chacun de nous peut s'en approprier une partie, et la diriger où il
veut. Si nous nous unissons tous dans ce but, nous exercerons sur
eux une influence immense. Ce sont eux qui, sous le n
dlectrique, viennent ravager nos récoltes, tuer nos bestiaux et nous-
marnes. Si naus leur donnons une autre destination en les condui-
sant dms le sol ou dans les tissus des plantes, non-seulement nous
nous assurons de magnifiques rdcoltes ,mais encore nous parvenons
% empêcher les orages et les gelées qui pourraient nous les enlever.
C'est ainsi que l'eau, abapdonnée à elle-même, cause des ravages
épouvantables, tandis que, convenablement endiguée ou canalisée,
elle sert à l'irrigation rationnelle des terres et augmente leur ferti-
lité. C'est le Spiritisme qui nous a fait connaître cette puissance de
l'Esprit humain, sur les fluides.quisont appelés à faire produire tt la
terre des fruits de qualité supérieure, et dans une abondance qui
ne laissera place % la misère pour personne. Ce sera l'égalité dans
l'a;-bondhce.
Mais ce résultat, il faut savoir le mériter. Quand on veut faire
une chose en commun, il faut être d'accord sur le but et sur les
moyens. Le but, c'est l'abondance pour tous sans toucher à la ri-
chesse de personne. Il n'y a que les gens malintentionnés qui pour-
raient se montrer hostiles à ce but, qui sera atteint malgré eux. Le
moyen, c'est l'accomplissement de la loi divine, c'est-%-dire l'amour
des hommes entre eux, la fraternité humaine ayant pour base in-
destructible l'appui de notre Père commun, et l'immortalité de nos
âmes, qui nous fait tous heureux et frères dans l'éternité, L'amour
+ de Dim et du prochain, voilà ce qui donne la plus grande puissance‘
sur les fluides, c'est qe qui explique les choses prodigieuses dont
parle l'lhangile. L'homme haineux n'aura jamais sur eux qu'un
très mince pouvoir. Soyons donc frères, si nous voulons - obtenir
ce magnifique rdsultat d'une fertilité inconnue jusyu'ici. )
Ceci intéresse tout le monde, autant et plus peut-$ire habitant
des villes que le travailleur des champ^. On n'a pas besoin de ee
déplacer pour s'unir d'intentien cette action féconde qui doit
chasser la misére de la chaumiére et de l'atelier, à cette prière du
cQur qui ne coûte rienJ et qui seule est altendue du Maître des
choses. Car, notez bien qu'on ne vous dit pas : Faites prier B ,
((

mp,is biea : K Priez vousmêmo dans un élan de votre pensée,


dans un$ mjon du eoeur avec ceux qui poursuivent la régénératim
matérielfee'$~monde. n Soyons doux, humbles et laborieux, et
t0ut.e~les conquêtes qui semblent nous fufr à mesure que nous
b
1 avançons, seront ddfioitivementB noua u Bienheureux les doux, a
dit Jésus, car ils posséderont la terre. D Qu'importe lqdon ne la
possède pas, &.les fruits qu'elle porte sont assez ab~ndantajiouri ..

être acce % toua .


Le moyen existe et nous l'indiquons. Quel est celui qui refu~e-
rait, en vue de ce M a si ardemment d&s%, d'Mouffer dans sa@:
c a r les restes de haine qu% peut encore contenir? Pardonnom à
ceulr q d nous ont offensk, tiiaitons en amis ceux qui nous ont fait
d u ~ W &kt3&'i%ti&e?smalfaisants qui nous menocent sans ce mg^&
leurs ravages deviendront, % h i d e de notm wo1an%4, swfh aux
lois éternelles, ta source d'immbrablaa bbnfdb.
Cultivateurs, en suivant le siiloii que vos bêtes tracent p6nibie-
ment, songez que l'homme engraissa la terre par la volonté. On dit
que les nloutoiis ont lespiedg d'or, et que l'endroit où ils orit paasé
se ressent longtemps dn, lqur passage. Si lesrnautons ont les pieds -
d'or, que sera-ce 'des pieds de l'homme? Recueillez-vous dans
-votre travail, et songez que vos pensées fécondent la terre ; que
Dieu vous l'a donnêe pour que vous la fassiez produire autant par
votre ardeqt désir, qui est une prière, que par la force de vos bras
et par le labeur de vos animaux. Longtemps encore ??us sÉrez
obligés d'avoir p&oui;s $ ces,#myods pénibles pour mtuwfier le sol
nourriciéy ; inhi& ' & $ù$xml%ul, vous poiivez l'engiàsser par
'

votre volonté unie dans l'amour fraternel de tous les hoarnes, Les
pensées silencieuses qui s'échappent çle votre cerveau ne sont point
de$ choses vaines. Si elles s o ~ bannes,
t elles assainifisent rair ;si
elles Sont rnaùv~ises,elles l'empoisonnent.
, C'est donc vous qui faites respirer à vos plantes un air pur ou un
air yq~is'),k~n$. 11 n'y, a de.bonnes pensées que les pensees chari-
Ig.
tabtk, qutreg sont-v poison pour tous et pour toutes ohose&
Les pengqi.8 de haine s q d un fluide qai aapeaele.gbide-$l&isant
qui vous apporte les y p p s et les dpidémies. La science ne tardera
pas 1ç le prouver.. .
.

.Vom p ~ u jie,w p a moi& tout d k h d A ces choses. C'est m&me


taut riaturel pour Ie ples grand nombre. Mais que colxte-td..$@s-
sayer l + &hjta're~.km$~%&e ; nous avons un Dieu ri'&rno@~-d~nt
les intarissabIbs fmkmm: a n t donnés à ceux qyi sape@&aimer=
Essayez, habitants des ~-iil&et des campagnes, -y&, 6s ~ .voua
i
\ ,
Btes de borine fbi dam vos essais, si voe 'd~s ,
d'aucun JKagre-imptir, la récoita prochaine sen e à la
- 3Q4 -
métres de long sur deux cents de large ; la maison se trouve au
levant, au côté droit et sur la rue ; elle est séparée de toutes les
habitations voisines, elle'est élevée de quinze mètres au-dessus du
sol. De l'autre côtd de la rue, en face de la maison, résident des
rentiers respectabIes; à côté, il y a une vaste cour qui est une
dhpeadance d'une administration des boues de la ville de P a r E
de&&hbreuxtombereaux y sont installés, b chaque tombereau est
aî%weMun conducteur ; derritxe ces maisons s'étendent de vastes
bult~resmaraîchbres. Les pierres venaient cqntinuellement du côté
6e i'administration des boues eomme aussi t h côté de la maison
occupeie par des rentiers, A l'est du jardin, il y a an pensionnat
de jeunes filles; à, l'ouest sont d'autres jardins.
M. Edme GuBnot, très étonné de l'&range agression dont il était
l'objet, avait averti le commissaire de police de Montrouge et
Vanves, qùi vint faire une sérieuse i~spectionquelques jours après
les premiers apports de pierres. Depuis, la police fit de sévéres
recherches ; elle arrêta même quatre charretiers de l'administration
de6 boues pour les soumettre à divers interrogaloires. Mais aprés
quatre jours passés au dép6t cenihi, ils furent mis en liberté ; les
agents voyaient en plein jour tomber les pierres, au nombre de 16,
sans pouvoir deviner leur point de départ ; ils étaient pourtant
échelonri@gur un espace de trois cents mètres, de rnaniére à se
rendre cor$& de la trajectoire faite par les projectiles ;des masses
telles que des houteilles entières, au verre trés dpais, des caflloux
pemnt parfois un kilogramme, partis d'on ne sait où, tombaient
inoarirablement sur les cloches et les chbssiv du jardinier, qu'ils ont
ba&s compléternent ; quelques-uns ont cassé des vitres du pen-
sionnat voisin ; d'autres étaient projetés avec tant de force, qu'ils
ont laissé une trace dans un mur, semblable au choc d'un biscaïen,
et pour arriver à ce point, il £bilait la force voulue pour frarichir un
. espace de trois cents mètres, résultat impossible à obtenir selon
nous.
Nulle force humaine ne .pouvant obtenir ce r&sultat, il fallait
supposer un mécanisme d'une puissance énorme obéissant &.un
mouvement de balistique ; cet instrument n'a pas été trouvé, et
puis, comment supposer des mdintentionnés capables de jeter des
i pierres la nuit et le jour, pendant cinq mois, dans le seul but de
tourmenter un voisin? Ce phénomène de méchanceté ne serait41
pas lui-même plus curieux que celui de l'apport des projectiles ?
Ii f a t h i s i considérer que les apports ont eu lieu lorsque 166
- 30#%-
agents étaient postés à diverses distances, en plein jour, lorsqu'il
d i t ét6 impossible de placer et déplacer une baliste ûu toute autre
machine, aprbs avoir pris le temps de calculer le jet des projec-
tiles qui sont venus mathématiquement, pour ainsi-dire, briser un
à un les cloches et les chbsis ; le jardin est clos par des murs hauts
de quatre à cinq rnbtres, et tous les objets brisés se trouvent der-
riére la maison pi est élevée de qninze mètres, comme uous
l'avons dit plus haut. .
AI, Guénot fils n k jamais 6th blesse par des pierres de un kilo
ou par des bouteillés ; s'il a été atteint vingt-sept fois par des pro-
jectiles, il est juste de dire que ce sont de petits cailloux ou des
pl&tras qu'une main intelligente semble choisir, puisque les six
blcemurereGues au front eussent été mortelles, si les objets qui leg
produisaient eussent kt4 du pÔids de 250 à 500 grammes, Une fois.
seulement il s'est prdsenté ce fait particulier : le fils aîné portait
trois cloches en verre, les dernières restées intactes, pour les mettre
à, l'abri, lorsqu'un galet d'un fort volume vint les mettre en miettes
sans le Blesser lui-même.
Les harnais ont été tailladés sans être enlevés du piton solide -
auquel ils sont pendus ; la police ayant remarqué quo les traits des
chevaux, épais .de deux centimètres, avaient dfi être avec
un instrument tl'an~bzntd'une grande puissance, pui cuir
semblait avoir ét6 separ6 qar un seul coup très net, voulut essayer
avec divers moyens d'obtenir une incision aussi franche, mus
ce fut en vain ;il fallut appuyer les traits sur un billot, et les di-
verses sections ont toujours offert un cisaillement qui indiquait un
effort répété; il fdlait.donc un être pourvu de muscles dépassant
les forces humaines, pour avoir pu ainsi les trancher à la hauteur
où ils ékaient placés, à sept pieds du sol environ.
La porte de la cave brisée deux fois"et les barriques pleines de
vin défoncées sembleraient le fait de mauvais plaisants qui s'ingé-
nieraient pour tourmenter M. Edme Guénot ;os zt trouvé dans la
rue une échelle adoss6e u au petit débarras de derrière Pangar D
(selon le dire des lettres anonymes), et une.moitié de mauvaises
pincettes ployée en deux ;mais cette fausse barre de fer, à laquelle
un homme peut avec les deux mains donner une courbure exagérGe,
n'est qu'une mauvaise plaisanterie faite par des loustics du pays,
ou par d'autres personnes ayant eu à souffrir des suspicions sur-
venues & la suite des plaintes et des reche