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Ecole d’Ingénieurs / Centre de Recherche

Département Mécanique et Comportement des Matériaux


941, rue Charles Bourseul
BP 838 - 59 508 Douai Cedex - France
Tél. (33) 3 27 71 23 18 / Fax (33) 3 27 71 29 18

Formation Continue Diplomante


à Distance
Résistance des Matériaux

Traction simple
Compression simple
Cisaillement pur

Said HARIRI
hariri@ensm-douai.fr

Utilisation Interne 2003


2

Table des matières


1 Traction simple 4
1.1 Hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Essai de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Courbe conventionnelle de traction . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.2 Courbe rationnelle de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Relations contraintes / déformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Généralisation de l’essai de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Dimensionnement d’une poutre soumise à une traction simple . . . . . 10
1.5.1 Sollicitations constantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.1.1 Section constante d’aire S . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.1.2 Section variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.2 Sollicitations variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2 Compression simple 12

3 Cisaillement pur 13
3.1 Hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.3 Essai de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3

Liste des figures


1 Principe de l’essai de traction normalisé . . . . . . . . . . . . . . 5
2 Courbe conventionnelle de traction d’un acier . . . . . . . . . . 6
3 Courbe rationnelle de traction d’un acier . . . . . . . . . . . . . 7
4 Généralisation de l’essai de traction - Volume élémentaie . . . 9
5 Coefficients de concentration de contraintes pour des poutres
entaillées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
6 Coefficients de concentration de contraintes pour des trous et
des raccordements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
7 Exemples de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
8 Schéma de principe de l’essai de cisaillement . . . . . . . . . . . 15
9 Courbe de cisaillement pur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4

1 Traction simple
1.1 Hypothèses

Hypothèse 1 (Hypohèses traction) Les hypothèses classiques de la


R.D.M sont supposées vérifiées, avec les particularités suivantes :
– La ligne moyenne est une droite de longueur L
– Cette longueur L est supérieure à cinq fois la plus grande dimension de la
section droite
– Au centre de gravité de G de la section droite d’abscisse x, les éléments de
réduction vérifient: N 6= 0, T = 0, M = 0, C = 0
– Les charges sont supposées uniformément réparties sur les sections extrêmes
de la poutre.

1.2 Essai de traction


L’essai de traction, normalisé, est à la base de la caractérisation des matériaux. Son
principe est décrit sur la figure 1.
Par l’intermédiaire d’une machine de traction, on soumet une éprouvette normalisée
(voir norme d’essai de traction) à un effort longitudinal F croissant. Cette éprouvette est
constituée d’un matériau homogène de type acier doux. La section initiale est constante
d’aire S0 .
On notera par ∆Li la variation de longueur d’un segment de référence Li (segment
parallèle à la force F ).
On vérifie que la variation relative de longueur est la même quel que soit le segment
de référence initial Li prise dans la zone calibrée de longueur totale L0 .
On notera par 11 cette variation relative de longueur, soit:

∆L1 ∆L2 ∆Li


= = ··· = = 11 (1)
L1 L2 Li

1.2.1 Courbe conventionnelle de traction


Au cours de l’essai, on enregistre la force et les déformations, et on obtient la courbe
caractéristique (pour un acier), sur laquelle on peut distinguer trois zones spécifiques(cf.
Fig2).
5

L1
Li
L0

L2

Fig. 1 – Principe de l’essai de traction normalisé

– Entre O et A (zone limitée par la force Fe ), le comportement est linéaire et


réversible. Si on applique un effort F = F1 inférieur ou égal à Fe , qu’on diminue
progressivement jusqu’à zéro, le point M décrit la droite MO. Lorsque F = 0, la
variation relative de longueur 11 est nulle, autrement dit à F = 0 l’éprouvette
reprend sa forme et ses dimensions initiales. Si on recommence l’essai on décrit
la droite dans le sens OM (sens de chargement). Cette premiere zone est appelée
domaine élastique linéaire. Il est caractérisé, en plus de la linéarité et de la
réversibilité du phénomène, par le fait que les déformations (ou ∆L/L dans le
cas de la traction simple) restent très petites et négligeables à l’ordre deux.
– Entre A et B, 11 augmente presque sans variation de la force de traction F. Il
s’agit d’un palier ductile qui n’existe pas pour tous les matériaux.
– Le long de ABCD, on enregistre de grandes déformations. Dans cette zone on
perd la linéarité et la réversibilité du phénomène de déformation. En effet, si on
amène la force jusqu’à une valeur F2 ≥ Fe , puis on la diminue progressivement
jusqu’à zéro, on ne repasse plus par la courbe de chargement mais on décrit une
droite GO’ . Cette droite est parallèle à la droite OA, et pour F = 0, il reste
une déformation résiduelle ou permanente représentée par le segment OO’. A
charge nulle, l’éprouvette ne retrouve plus ni sa forme ni ses dimensions initiales.
Ce domaine des grandes déformations est aussi appelé domaine plastique ou
6

F
Fmax C
G
F2
B
A D
Fe

F1 M

O O’ ∆L
ε11=
L
Fig. 2 – Courbe conventionnelle de traction d’un acier

domaine de plasticité.

– Au point C, apparaı̂t le phénomène de striction: une des sections droites


diminue énormément et la rupture ne tarde pas à se produire dans cette
section.

Remarque : Après l’apparition de la striction la déformation se localise


dans la section, où apparaı̂t cette striction.

– Au point D, on atteint la valeur ultime de l’effort de traction (effort ultime


ou effort de rupture).

1.2.2 Courbe rationnelle de traction


En tenant compte des équations d’équilibre et des hypothèses de la traction simple,
on montre que la contrainte de traction σ11 vérifie:

F N
σ11 = =− (2)
S S
où S est la section droite de la poutre, N l’effort normal dans cette section.
On peut alors rendre les résultats de l’essai de traction représentatifs du comporte-
ment du matériau, en éliminant l’incidence de la géométrie. La courbe conventionnelle
de traction est transformée en courbe rationnelle de traction traduisant l’évolution
7

de la contrainte de traction (et non plus de la force) en fonction de la déformation (cf.


Fig.3). On distingue généralement deux domaines distincts:

– Un domaine élastique (entre 0 ≤ σ11 ≤ σe ).


C’est le domaine borné par σe la limite élastique du matériau, dans lequel,
le comportement du matériau est élastique, linéaire et réversible. Les théories de
l’élasticité linéaire et de la R.D.M ne concernent que ce domaine élastique. On
notera par:


– 11 la variation relative de longueur selon la direction e1 d’application de
l’effort de traction
→ →
– 22 et 33 les variations relatives de longueur selon deux directions e2 et e3
appartenant au plan de la section droite et perpendiculaires à la direction
d’application de l’effort de traction

– Un domaine plastique (pour σ ≥ σe )


C’est le domaine des grandes déformations. Le phénomène de déformation
n’est plus linéaire ni réversible. La théorie qui s’applique dans ce domaine est la
théorie de la plasticité.

σ11
σR C

B
σe A

O ∆L
ε11=
L
Fig. 3 – Courbe rationnelle de traction d’un acier
8

1.3 Relations contraintes / déformations


Dans le domaine élastique, pour une éprouvette constituée d’un matériau élastique
linéaire soumise à un effort de traction, on vérifie :

σ11 = E 11

22 = 33 = −ν 11 (3)

σ11 = FS

Avec:
E: module d’young du matériau (ou module d’élasticité longitudinale)
ν: coefficient de Poisson du matériau
N: effort normal (N=-F)

1.4 Généralisation de l’essai de traction

Définition 1 (Matériau homogène) Par définition un matériau est dit


homogène si un même état de contraintes conduit à un même état de déformation
quel que soit le point considéré à l’intérieur du solide

Définition 2 (Matériau isotrope) Un matériau est dit isotrope si aucune


direction n’est privilégiée vis à vis des contraintes ou des déformations. C’est le
cas de la plupart des matériaux métalliques, de nombreux matériaux polymères,
...
.

Propriété 1 (Généralisation à 3 dimensions) Pour un matériau élas-


tique linéaire, soumis à trois sollicitations de traction σii selon trois directions

perpendiculaires ei , les contraintes et les déformations sont liées par les relations
suivantes:

1
11 = E [σ11 − ν (σ22 + σ33 )]

22 = E1 [σ22 − ν (σ11 + σ33 )] (4)
 1
33 = E [σ33 − ν (σ11 + σ22 )]

9

e3

O
e2

e1

Fig. 4 – Généralisation de l’essai de traction - Volume élémentaie

En effet, considérons le volume élémentaire de la figure 4, constitué d’un matériau


élastique linéaire homogène et isotrope et dont les facettes sont perpendiculaires aux
→ → →
axes e1 , e2 et e3 .

σ11 σ22 σ33 σ11 + σ22 + σ33

σ11
11 E
−ν σE22 −ν σE33 11 = σ11
E
− ν σE22 − ν σE33

22 −ν σE11 σ22


E
−ν σE33 22 = −ν σE11 + σ22
E
− ν σE33

33 −ν σE11 −ν σE22 σ33


E
33 = −ν σE11 − ν σE22 + σ33
E

Tab. 1 – Déformations dues à une sollicitation de traction tridirectionnelle

Par application successive d’un effort de traction respectivement selon les directions
→ → →
e1 , e2
et e3 , on détermine les déformations associées. Puis de même, par application en
même temps des trois efforts de traction. On notera par σii la contrainte de traction

associée à l’effort appliqué selon ei . Les résultats sont regroupés dans le tableau1.
10

Remarque : Ces relations sont inversibles, et connaissant les déformations


(11 , 22 , 33 ) on peut déterminer les contraintes par:

 E νE
σ11 =
 1+ν
11 + (1+ν)(1−2ν)
(11 + 22 + 33 ) = 2 µ 11 + λ (11 + 22 + 33 )
E νE
σ22 = 1+ν
22 + (1+ν)(1−2ν)
(11 + 22 + 33 ) = 2 µ 22 + λ (11 + 22 + 33 )
 E νE
σ33 = 33 + (11 + 22 + 33 ) = 2 µ 33 + λ (11 + 22 + 33 )

1+ν (1+ν)(1−2ν)
(5)
Où λ et µ sont les coefficients de Lamé du matériau, avec:

E

 µ = 2 (1+ν)


λ = νE
(1+ν)(1−2 ν)
(6)


 E = µ 3 λ+2
λ+µ
µ

ν = λ

2 (λ+µ)

Remarque : µ est aussi noté par G et appelé module de Coulomb ou


module d’élasticité transversal

1.5 Dimensionnement d’une poutre soumise à une traction


simple
Comme nous venons de le voir, en traction simple, seul l’effort normal N est non
nul, et N=-F (F étant l’effort de traction).

En pratique, on détermine la contrainte utile ou admissible σu à partir de la limite


élastique σe par une relation du type:
σe
σu = (7)
α
où α est un coefficient de sécurité (supérieur ou égal à un) qui doit tenir compte des
différentes incertitudes inhérentes à un problème de R.D.M. On peut en général mettre
ce coefficient α sous la forme d’un produit de coefficients d’incertitude, par exemple :

α = αm . αe . αf · · · (8)
Avec :
αm : coefficient pour couvrir l’incertitude sur l’homogénéité du matériau (1.2 pour
un matériau laminé, 1.1 pour un matériau moulé, ...)
11

αe : coefficient pour couvrir les incertitudes sur les caractéristiques mécaniques du


matériau (1.2 si on a effectué un seul essai de traction, 1 si on a procédé selon les
normes, ...)
αf : coefficient pour couvrir l’incertitude sur les charges appliquées.

Dans tous les cas (sauf en aéronautique) α est supérieur ou égal à 1.5.

1.5.1 Sollicitations constantes

Deux cas peuvent se présenter

1.5.1.1 Section constante d’aire S Dans ce cas on vérifie que la contrainte de


traction en tout point de la poutre reste inférieure ou égale à la contrainte utile, soit:

N F
σ11 = − = ≤ σu (9)
S S

1.5.1.2 Section variable Les contraintes ne sont plus réparties uniformément dans
toutes les sections droites et on observe un phénomène de concentration de contraintes
au voisinage des discontinuités géométriques. Dans ce cas on vérifie simultanément:

(
σnom = − NS ≤ σu avec S = section réduite
(10)
k σnom ≤ σe avec k coefficient de concentration de contraintes

Les coefficients de concentration de contraintes dépendent de la géométrie de la


pièce et de la discontinuité ainsi que de la sollicitation. Les figures 5 et 6 présentent
quelques exemples de coefficients de concentration de contraintes pour des poutres
soumises à la traction, de sections rectangulaires ou circulaires.

1.5.2 Sollicitations variables

Lorsque la sollicitation varie dans le temps, les organes soumis à ces efforts variables
et répétés peuvent se rompre sans que la contrainte n’ait dépassé la limite élastique
du matériau. Ce phénomène est appelé phénomène de fatigue, et lorsqu’il risque de se
produire, en plus des vérifications classiques, on doit dimensionner les structures pour
éviter ce phénomène. (voir cours sur la fatigue )
12

Fig. 5 – Coefficients de concentration de contraintes pour des poutres en-


taillées

2 Compression simple
Les résultats précédents établis pour la traction s’appliquent à la compression
simple, moyennant toutefois certaines adaptations des signes et restrictions sur la forme
des pièces:

– Dans les formules, il faut changer de signe pour σ11 et les ij
– Une pièce longue risque de fléchir et rompre par flambement
– On notera par σe ’ la valeur absolue de la limite élastique en compression du
matériau

En pratique, pour le dimensionnement ou la vérification en compression


– On se protège d’abord contre le phénomène de flambement en vérifiant
que l’effort de compression reste inférieur à la charge critique de flambement (Voir
cours sur le flambement)
– En l’absence de risque de flambement, les relations équivalentes à celles obtenues
en traction restent applicables modulo les changements de signe et en remplaçant
σu parσu ’=σe ’/α0 (contrainte utile ou admissible en compression) avec α0
coefficient de sécurité
13

Fig. 6 – Coefficients de concentration de contraintes pour des trous et des


raccordements

3 Cisaillement pur
3.1 Hypothèses

Hypothèse 2 (Hypothèses-cisaillement pur) On posera les hypothèses


suivantes:

– Au centre de gravité G de la section droite d’abscisse x, les éléments de


→ →
réduction vérifient: N = 0, T 6= 0 , M = 0, C = 0
– Les charges sont supposées appliquées de sorte que seul l’effort tranchant est
différent de zéro. Ceci suppose que cet effort tranchant est localisé dans une
section droite, sans possibilité d’être accompagné d’un moment de flexion.
La notion de cisaillement pur se rapporte non pas à un corps mais à une
section donnée d’un corps.

3.2 Exemples
Le cisaillement pur est tout à fait exceptionnel. Presque toujours, pour une
section donnée, il est combiné avec d’autres sollicitations. Le cas le plus fréquent est
celui de la flexion simple pour lequel l’effort tranchant est accompagné d’un moment
de flexion.
14

En pratique, on parle de cisaillement, lorsque les conditions de cisaillement pur


sont approximativement remplies dans une section et que de ce fait la contrainte de
cisaillement est la plus importante.

Le meilleur exemple est celui de la cisaille, dont les deux couteaux permettent
d’appliquer l’effort de cisaillement dans un plan défini, contenant la section cisaillée. On
peut citer aussi les exemples de rivet liant deux tôles, de clavette, d’axe d’articulation,
...(cf. Fig.7, où les conditions de cisaillement sont remplies pour les sections notées S’)

F
Couteau
Sup. Tôle 1

F
S’ F S’

Couteau Tôle 2
Inf.
F Cisaille Rivet

F S’ Clavette

S’ F
Moyeu

F F Arbre
2F
Articulation Clavette

Fig. 7 – Exemples de cisaillement

3.3 Essai de cisaillement


Lors de l’essai de cisaillement pur, les sections infiniment voisines ab et a’b’ glissent
en bloc l’une par rapport à l’autre. Donc on peut admettre que dans cette section
cisaillée, la condition de cisaillement pur est approximativement remplie. Si on note
par γ l’angle de cisaillement (mam’) , avec m la position initiale du point appartenant
à la section cisaillée et m’ sa position finale ou position après déformation (cf. Fig.8). Si
on relève la courbe représentant T/S en fonction de l’angle γ, on obtient un diagramme
d’allure semblable à celle de la traction pure (cf. Fig.9).
On remarque en particulier que le début de la courbe est rectiligne, ce qui tra-
duit le fait que les efforts et les déformations sont directement proportionnels dans le
15

2T

a m m
a
a’
a1 γ
b m1 m’
m’1

dx

Fig. 8 – Schéma de principe de l’essai de cisaillement

domaine élastique. Au delà de τe (limite élastique en cisaillement du matériau), la re-


lation contrainte-déformation n’est plus linéaire ni réversible. Pour T/S>τe , lorsqu’on
abaisse progressivement la valeur de T jusqu’à zéro, on décrit une droite parallèle à
celle du premier domaine élastique (domaine pour lequel 0 ≤ T /S ≤ τe ). A T=0 une
déformation résiduelle subsiste. Enfin pour T/S=τR , il y a rupture de l’éprouvette.

Pour que cet essai s’approche le plus des conditions requises pour le cisaillement
pur, il faut respecter des conditions géométriques très strictes. Entre autres, il faut
que les bras de leviers (dx sur le dessin) restent très petits sans générer de contacts
parasites dans le montage d’essai. Ces conditions sont très difficiles à respecter. Ceci
fait que l’essai de cisaillement pur ne peut être conduit avec la même précision et la
même rigueur que l’essai de traction. Il permet néanmoins de remarquer l’analogie
entre les deux essais et de définir comme, en traction, des caractéristiques du matériau
explicitant son comportement en cisaillement.

On remarque ainsi deux domaines de comportement:


– Le domaine élastique linéaire défini par 0 ≤ T /S ≤ τe

– Le domine plastique défini par T/S=τe

Dans le domaine élastique, on relie la contrainte de cisaillement τ =T/S à l’angle de


E
cisaillement γ par τ = µ γ = G γ avec µ = G = 2(1+ν) module de Coulomb ou deuxième
coefficient de Lamé.
16

T/S
τR

τe

O γ

Fig. 9 – Courbe de cisaillement pur

Remarque : Supposons que l’effort de cisaillement est appliqué selon l’axe


→ → →
ey , l’angle γ représente la variation de l’angle droit initialement entre ex et ey .
Si on note par σxy =T/S la contrainte de cisaillement, la relation τ = µ γ = G γ
s’écrit σxy = 2µ xy .

Comme pour la traction, on peut généraliser le cisaillement par application de


l’effort de cisaillement selon les autres axes du repère. Ainsi la relation générale
se met sous la forme σij = 2µ ij pour i différent de j.

CONCLUSION: LOI DE COMPORTEMENT GLOBALE

Pour un solide élastique linéaire, la loi de comportement se généralise sous la forme


suivante :

σij = 2µ ij + λ(11 + 22 + 33 ) δij avec δij = 0 si i 6= j et δij = 1 si i = j

Cette loi est appelée loi de Hooke généralisée.

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