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Assurance transport des marchandises

Introduction générale
Chapittre I : généralité sur l’assurance transport des marchandises
Chapitre II : les garanties à l’assurance
Chapitre III : les types de polices d’assurance

Chapitre IV : la notion d’avarie


Chapitre V : cas pratique et T.D
I- Cas pratique
II- T.D
Chapitre I : Généralités sur l’assurance transport de
marchandises
I. Origine de l’assurance
L’assurance transport des marchandises est née en Angleterre à la fin du 17e s.
dans un café appartenant à un certain M. Edward Lloyd. Les milieux
professionnels de la navigation avaient pris l’habitude de s’y réunir pour
échanger les informations. C’est ainsi qu’est né en 1690 la Lloyd’s Club des
propriétaires des navires qui s’engageaient solidairement en cas de perte du
navire d’un des membres du club à contribuer au remboursement. C’est ainsi que
la notion d’assurance est née et s’est transportée dans tous les domaines
d’activité à l’instar de l’assurance transport des marchandises.
II. L’intérêt de l’assurance transport des marchandises
Elle se justifie dans le sens qu’elle permet de couvrir en totalité ou en partie des
dommages subis par la marchandise, parce que les marchandises encourent des risques
énormes, ordinaires liés à la manutention, au stockage, aux ruptures de charge, au
transport lui-même.
Des risques particuliers peuvent se rajouter tels que :
- L’émeute
- Le sabotage
- La grève
- Les conflits armés
La marchandise voyageant a des risques et périls des ayants-droits, celui-ci doit
donc être garanti
Pour le vendeur, l’intérêt d’assurance tient au fait que ce dernier voudrait que la
marchandise qu’il est entrain de vendre parvienne à l’acheteur en bon état. En cas de
dommage qu’il soit indemnisé.
Pour l’acheteur, ce dernier quant à lui souhaiterait que la marchandise qu’il est en
train d’acheter et qu’il aurait acheté lui parvienne en bon état. Sinon en cas de dommage
des marchandises qu’il soit indemnisé dans la limite des plafonds d’indemnisation fixée
par les conventions.
Pourquoi assurer les marchandises transportées par un moyen de transport déjà
assuré ?
La réponse à cette question parait comme un double emploi mais cela semble se
justifier par l’intérêt manifesté plus haut par l’acheteur et le vendeur
III. Les acteurs de l’assurance
Il convient de connaitre les différents acteurs de l’assurance :
 L’assuré : c’est celui qui conclut le contrat avec la compagnie d’assurance. Il peut
être le vendeur ou l’acheteur selon l’incoterm du contrat. Pour les incoterms
vente départ sauf CIF c’est l’acheteur qui est l’assuré puisqu’il est chargé de payer
l’assurance. Il sera également le bénéficiaire en cas d’indemnisation des
dommages.
Pour les incoterms de vente à l’arrivée (CIF, DEQ, DDU, DDP) le vendeur est ici
considéré comme l’assuré. C’est lui qui souscrit et qui paie l’assurance. Mais en cas
d’indemnisation du dommage, c’est l’acheteur qui est également bénéficiaire.
 La compagnie d’assurance
 L’assureur : celui qui garantit la marchandise pendant le transport et qui en cas
de dommage sera chargé d’indemnisé l’assuré. Mais l’indemnisation sera en
fonction des risques couverts et non couverts.
L’indemnisation sera considérée par le paiement d’une prime d’assurance qui
sera égal à un taux qui sera appliqué à la valeur assurée.
 La prime d’assurance est le montant que l’assuré verse à la compagnie
d’assurance pour garantir sa marchandise. Elle est fonction de la valeur assurée.
Elle est la valeur CIF majorée de 10% i.e CIF + 10%
Pourquoi cette majoration à l’assurance ?
Cette majoration se justifie par le fait que, en cas de dommages subis par la
marchandise, elle vient compenser le préjudice commercial subi par le vendeur qui ne
pourra honorer à sa livraison d’où un manque à gagner en cas de dommage de la
marchandise subi par le transport
Prime d’assurance = CFR – CIF
Valeur assurée (V.A) = CIF + 10% = 110% CIF = 1,1 CIF
𝑪𝑭𝑹
TA :taux d’assurance CIF =
𝟏−𝑻𝑨 (𝟏,𝟏)
 L’agent d’assurance : il représente la compagnie d’assurance, il draine les affaires
vers la compagnie d’assurance. Il est rémunéré par pourcentage sur le montant
des primes afférentes aux clients qu’ils ont apporté.
 Les commissaires aux avaries : c’est celui en transport maritime à l’arrivée de la
marchandise qui constate les dommages dans les délais les plus brefs, établit les
causes des dommages et évalue la valeur du préjudice (comme un huissier). A
l’issu du constat, ce dernier va établir un procès-verbal qui va constituer un
élément du dossier en réclamation d’une indemnisation.
 L’expert aux avaries : fait exactement le même travail que le commissionnaire
aux avaries mais il le fait pour tous les modes de transport
La responsabilité du transporteur
A. Les principes de la présomption de responsabilité
Le transporteur est présumé responsable de tout dommage ou perte subi par les
marchandises dès la prise en charge jusqu’à la livraison ou destinataire
Mais il s’agit là d’une simple présomption qui peut être dégagée par la preuve du
contraire car il peut prouver qu’il n’y a pas de cause à effet ou un lien de causalité entre
dommage subi par la marchandise et la faute personnelle du transporteur. Le
transporteur peut également se dégager de sa responsabilité en évoquant l’une des
causes de l’exonération prévues par les conventions liant chaque mode de transport.
Enfin, le transporteur peut se dégager aussi de sa responsabilité si et seulement si
lors de la prise en charge des marchandises il a émis des réserves (motivées et acceptées
par l’expéditeur). En l’absence des réserves d’une cause d’exonération et la preuve
contraire, le transporteur est réputé responsable du dommage subi par la marchandise
et doit de ce fait indemniser le chargeur
B. Les réserves de la présomption
Le transporteur vérifie l’état de la marchandise au moment de la prise en charge.
Il peut alors porter des réserves précises sur le document de transport.
Ex1 : la société XYZ remet 1000 cartons de sucres à un transporteur lors de la prise en
charge, le transporteur ayant compté le nombre de colis, constate qu’il y a un manque de
10 cartons.
Quelles précautions doit-il prendre ?précisez-les
Emettre les réserves : « au lieu de 1000 cartons reçus, 990 cartons soit un manquant de
10 cartons »
Cette formalité désengage le transporteur à l’arrivée car il ne sera pas responsable des
10 cartons manquants
EX2 : lors de la réception de 1000 cartons le transporteur a constaté que 10 cartons
étaient légèrement mouillés : « mouillure vers le bas de 10 cartons sur les 1000 cartons
reçus.. »
Ces réserves pour être valables doivent être précises et motivées, non vagues et surtout
acceptées par le chargeur ou l ‘expéditeur.
Egalement ne sont pas valables les réserves trop générales telles que :
« conteneur empoté sur la seule responsabilité du chargeur » ou « sous réserve du
déballage » et dans tous les cas le transporteur ne peut se désengager de sa
responsabilité sous le prétexte qu’il n’a pas eu le temps de compter et de vérifier sa
marchandise (d’apprécier l’état et la quantité des marchandises) lors de la prise en
charge car ce dernier dispose de tout le temps nécessaire pour vérifier la marchandise
C. Les causes de l’exonération
En l’absence de réserves faites sur le document de transport, les transporteurs
sont réputés avoir pris les marchandises telles que décrites sur le document de
transport. Sa responsabilité peut être dégagée si et seulement si il évoque la cause
d’exonération prévue dans les causes liant chaque mode de transport.
1. Les causes de l’exonération en transport maritime :
 Innavigabilité du navire à condition que le transporteur ait satisfait à ses
obligations
 Vice propre de la marchandise Ex : tomate pourries
 Vice caché du navire
 Fautes nautiques (échange, fausse manœuvre, rupture des amarres…)
 Freintes de routes c’est une perte inéluctable de poids, de quantité ou de volume
du fait de la nature de la marchandise
 Faute du chargeur (défaut d’emballage, mauvais calage de la marchandise à bord,
défaut de marquage)
 Fait constituant un évènement non évitable au transport (incendie ou accident de
mer.)
 Acte de sauvetage de vie ou de bien ayant en des conséquences sur la
marchandise (avarie commune)
Les causes générales
 Est exonéré le transporteur s’il prouve que le dommage en résulte directement
 Vice propre de la marchandise
 Force majeure
 Faute de l’ayant droit (expéditeur)
Les causes particulières
 Emploi d’un véhicule ouvert, non bâché
 Absence ou défectuosité de l’emballage
 Chargement ou déchargement par l’expéditeur ou le destinataire
 La nature de la marchandise
 Insuffisance du marquage
 Transport d’animaux vivant
2. Les causes de l’exonération en transport aérien :
La convention de Montréal exonère le transporteur de sa responsabilité pour
perte ou avarie s’il établit que le dommage résulte :
 De la nature ou du vice propre de la marchandise
 D’un emballage défectueux
 D’un acte de l’autorité publique
L’indemnisation par le transporteur
Si la responsabilité du transporteur est engagée, il ne peut indemniser que dans
la limite des plafonds d’indemnisation fixé par les conventions. Mais avant, l’ayant droit
(expéditeur ou destinataire) dispose d’une voie de secours qui lui donne droit à une
quelconque indemnisation.
Les voies de recours
En cas de responsabilité du transporteur du dommage ou de perte, le destinataire
dispose des voies de recours contre ces derniers. La survenue d’un sinistre amène dans
un premier temps l’ayant droit à prendre des mesures conservatoires avant de
constituer le dossier de réclamation d’une indemnisation ou le dossier de sinistre.
Les mesures conservatoires
Avant tout le bénéficiaire va prendre des mesures conservatoires pour éviter
l’aggravation du dommage, ces mesures sont :
- Prendre livraison de la marchandise et émettre les réserves sur le bon de
livraison au moment de la livraison en cas de dommage apparent
En cas de dommage non apparent, faire des réserves au plus tard dans les 3 jours
suivant la livraison par lettre recommandée
- Faire appel à un expert ou à un commissaire aux avoirs afin que ces derniers
puissent constater les dommages, établir les liens de cause à effet entre la faute
du transporteur et l’image et enfin ressortir l’évaluation du préjudice
A la fin du constat, ce dernier devra ressortir un procès-verbal. Après les réserves
on a :
 La constitution du dossier. Il comprend les éléments ci-après :
o La police ou le certificat d’assurance qui atteste bel et bien que la marchandise
est assurée.
o Le titre de transport comportant les réserves éventuelles (à confirmer dans les 3
jours)
o Le constat d’avarie ou de rapport d’expertise précisant la cause des dommages
o Le certificat de perte ou de non livraison en cas de perte de la marchandise
o Les factures ainsi que les réclamations chiffrées
o Les copies des lettres de réserves envoyées au transporteur ainsi que leurs
réponses
L’assureur vérifie les conditions dans lesquelles se sont produit le dommage, il
vérifie également les pièces du dossier et doit en principe payer le montant de
l’indemnisation mais dans les limites fixées par la loi.
Les plafonds d’indemnisation
L’ayant droit ou le bénéficiaire ne peut prétendre à une indemnisation que dans
les limites fixées par les conventions liant chaque mode de transport.
En transport maritime 02 conventions ont fixés les plafonds d’indemnisation en
cas de dommages à savoir :
- Convention de Bruxelles
- Convention de Hambourg
1) Convention de Bruxelles
Elle fixe 02 plafonds en fonction du kg et en fonction du nombre de colis. Le
plafond est fixé à 2 DTS/kg, par rapport au colis, le plafond d’indemnisation est fixé à
666,66666 DTS/colis.
2) Convention de Hambourg
Elle tient aussi compte du kg et du colis. Par rapport aux kg, les plafonds sont
fixés à 2,5 DTS/kg. Par rapport au colis, les plafonds sont fixés à 835 DTS/colis
NB : le plafond d’indemnisation reconnu est le plafond dont le rapport est le plus
élevé
Chapitre II : Les types de police
Pour bénéficier d’une indemnisation en cas de dommage l’exportateur ou l’assuré
doit souscrire une police d’assurance. Il existe 04 types de police d’assurance à savoir :
- La police au voyage
- La police à alimenter
- La police d’abonnement ou la police flottante
- La police tiers chargeur
1. La police au voyage
C’est une forme de police qui est souscrite et valable pour une marchandise
donnée et pour une relation. Elle concerne les opérateurs économiques dont l’activité
d’exportation ou d’importation n’est pas régulière. Elle est souscrite à chaque expédition
2. La police à alimenter
Elle est souscrite et valable pour une durée indéterminée et un quantum
déterminé. Les envois sont fractionnés, l’assuré informe l’assureur de chaque expédition
par un « avis d’aliment », c’est le cas des expressions étalées dans le temps pour les
livraisons fractionnées
Ex : une entreprise camerounaise qui signe un contrat de vente de 30.000 T de cacao à
un chocolatier hollandais. On va relever ici que le contrôle porte sur les quantités
précises (30.000T) qui devront être livrées dans le temps indéterminé en fonction de la
disponibilité de la production.
3. La police d’abonnement ou la police flottante
Elle est souscrite et valable pour une durée déterminée et un quantum
indéterminé. Ceci quel que soit le mode de transport, la destination ou la nature de la
marchandise. A chaque expédition l’assuré doit informer l’assureur des délais de
livraison de l’envoi par un avis d’aliment. Elle est valable pour un an et renouvelable par
simple avenant.
4. La police tiers-chargeur
C’est la police d’assurance que le transitaire souvent émet à la disposition de ses
clients. En cas de sinistre, c’est le transitaire qui constituera le dossier nécessaire à
l’indemnisation mais le bénéficiaire sera l’acheteur
N.B : le souscripteur d’assurance n’est pas toujours le bénéficiaire
EX : pour la vente CIF, c’est le vendeur qui souscrit pour le compte de l’acheteur, mais en
cas d’indemnisation c’est l’acheteur qui sera bénéficiaire
5. La mise en place du contrat d’assurance
Dans le contrat d’assurance, on distingue :
- Les risques couverts
- Les risques exclus
Les polices d’assurance couvrent tous les types de marchandises en dehors du
moyen de transport lui-même.
a. Les risques couverts
En assurance transport de marchandises, il existe des risques qui sont
automatiquement couverts à savoir :
- Les risques liés au transport principal
- Les risques liés à la manutention
- Les risques pour le pré et post acheminement (ceci en transport aérien et
maritime)
En assurance transport maritime et aérien, la marchandise est couvert de bout en
bout i.e du magasin du vendeur au magasin de l’acheteur
b. Les risques exclus
Les polices d’assurance ne couvrent pas les risques ci-après :
- Les conséquences des fautes de l’assuré ou du bénéficiaire
- Les conséquences des violations de blocus, de la contrebande, commerce prohibé
ou clandestin
- Le vice propre de la marchandise
- Les freintes de route est une perte inévitable de poids, de quantité, ou de volume
de la marchandise pendant le transport du fait de la nature même de la
marchandise
EX :un liquide inflammable qui s’évapore sur l’effet de la chaleur
- Influence de la température (ce sont les risques admis dans les polices assurance
tous risques à condition qu’il ne s’agisse pas de la température ambiante)
- Insuffisance d’emballage ou l’inadaptation du conditionnement
Prime d’assurance = t * p * CIF + (10%)

Chapitre III : Les différentes garanties


Le contenu des polices d’assurance varie en fonction de l’objet, de la durée et les
garanties couvertes.
I. Les différentes garanties
Il existe 03 types de garanties :
- La garantie FAP (franche d’avarie particulière)
- La garantie FAP Sauf (franche d’avarie particulière sauf)
- La garantie tout risque
1. La garantie FAP
Elle ne garantit que l’avarie commune et non l’avarie particulière. L’avarie
commune est tout sacrifice, dépense, dommage causé volontairement par le capitaine du
navire pour sauver le navire et une partie de la cargaison et donnant lieu à la
contribution des parties. Elle est spécifique au transport.
2. La garantie FAP sauf
Elle garantit l’avarie commune ainsi que toutes les avaries particulières. Elle est
restrictive puisqu’elle couvre les dommages et les pertes limitativement énumérées
dans la police.
3. La garantie tout risque
Elle permet de garantir tous les risques i.e l’avarie commune, l’avarie particulière,
les pertes, le vol à moins que ceux-ci ne soient dû à un risque exclu limitativement
énuméré dans la police
II. Les objets de la garantie
L’objet de la garantie est fonction du type d’assurance (assurance maritime,
assurance aérienne, assurance terrestre)

1. Assurance maritime
Elle couvre les dommages matériels, subis par la marchandise pendant le
transport maritime, ainsi que sur les autres transports intervenant avant et après le
transport par mer. Autrement dit l’assurance transport maritime couvre la marchandise
de bout en bout. L’assurance transport maritime couvre l’avarie commune et les avaries
particulières ainsi que les frais liés à l’avarie. Par contre l’assurance maritime ne couvre
pas :
- Le vol partiel ou total
- Les guerres
- Les grèves
- Les risques assimilés : blocus, émeute
Toutefois, l’assurance transport maritime peut s’étendre aux risques, de guerre
mais il n’y a pas de possibilité d’inclusion de la garantie vol
2. Assurance aérienne
Elle couvre même les risques exclus et s’étend de domicile à domicile y compris
pour les transports complémentaires.
N.B : la notion d’avarie commune n’est pas retenue en transport aérien
Il y a possibilité d’extension au risque de guerre.
3. Assurance terrestre
Elle couvre les marchandises transportées par route et par fer. L’extension aux
risques de guerre et assimilés est possible à partir d’un avenant spécial i.e. une clause
additionnelle peut garantir les grèves, les lock-out, les conflits dans le cadre d’une police
d’abonnement.
III. La durée de la garantie
1. Assurance transport maritime
Elle couvre depuis la date de remise de la marchandise au transporteur justifié
dans le connaissement jusqu’à la remise effective au destinataire dans la limite de 60
jours après la fin des opérations de déchargement du dernier navire.

2. Assurance transport aérien


Elle prend effet depuis la remise des marchandises au transporteur jusqu’à la
remise au destinataire et cesse 15 jours plus tard après l’arrivée de l’avion à destination.
3. Assurance transport terrestre
Elle prend effet depuis la prise en charge par les transporteurs jusqu’à la remise
au destinataires dans la limite de 15 jours depuis l’arrivée à destination de magasin à
magasin.
Chapitre IV : La notion d’avarie
Définition
Les avaries sont les dommages survenus sur une cargaison ou un navire. Compte
tenu du fait que tout dommage donne lieu à un litige, il est judicieux de ressortir les
types d’avaries pouvant exister lors d’un transport avant d’évoquer les conditions de
règlement de litige né des avaries
Section I : Les types d’avaries
On distingue 02 types d’avaries
- L’avarie commune
- L’avarie particulière
I. Les avaries communes
1. Définition
L’avarie commune est une notion spécifique au transport maritime et fluvial. Ce
terme désigne les dommages résultant des décisions prises par le capitaine du navire
pour sauver le navire et une partie de la cargaison et donnant lieu à une contribution des
parties.
Autrement dit, l’avarie commune est considérée comme étant tout sacrifice en
nature ou ayant fait délibérément et volontairement parle capitaine pour faire face à un
risque de mer ou à un évènement exceptionnel mettant l’expédition en danger pour
assurer la sécurité commune du navire et de la cargaison permettant ainsi la poursuite
du voyage. Ainsi les frais et les sacrifices engagés par le capitaine du navire sont repartis
entre l’armateur (propriétaire du navire) et les propriétaires de la cargaison
proportionnellement à la valeur respective du navire et de la cargaison. Ainsi une
marchandise intacte est sauvée par un acte de sauvetage contribuera aux dépenses.
EX : pendant le transport des marchandises en mer, survient un incendie pour éteindre
le feu, une partie de la marchandise est endommagée
EX : lors d’un voyage en mer, il y a tentative de naufrage suite à un déséquilibre le
capitaine du navire pour sauver le navire procède au jet en mer de quelques colis

2. Les conditions d’existence d’une avarie commune


Pour qu’un dommage ou une perte soit déclarée à l’avarie commune, 04
conditions doivent exister :
 L’acte doit être volontaire ou intentionnel i.e. le dommage doit être subi par un
acte volontaire du capitaine de mer

Le danger doit être réel EX : incendie, tempête, tentative de


naufrage.
 Il faut qu’il y ait un sacrifice ou une défense exceptionnelle que le transporteur
par l’intermédiaire de son capitaine n’aurait pas engagé dans les conditions
dommage EX : acte de remorquage
 L’intérêt commun du navire et de la cargaison, les avaries communes sont des
sacrifices
3. Les types d’avaries communes
On distingue :
- Les avaries dommages
- Les avaries frais
Les avaries dommages sur le navire
Sont classées d’avaries dommages, celles qui sont volontairement causées à la
cargaison et au navire
 L’avarie causée à la cargaison le jet à la mer des marchandises pour alléger le
navire, les dommages causés aux marchandises par l’eau lors d’une extinction de
l’incendie sont là à quelques exemples des avaries causées à la cargaison
 L’avarie commune dommage EX : l’échouement volontaire d’un navire pour
assurer la cargaison ou encore les dommages causés aux navires par acte de
sauvetage du capitaine
 L’avarie commune frais se sont les dépenses engagées par le capitaine pour la
sauvegarde de l’expédition maritime. Elles constituent :
- Les frais de renforcement
- Les salaires et frais de nourriture
- L’équipage lorsque les frais ont été explosés à la suite d’un dommage EX : frais de
remorquage
II. Les avaries particulières
a. Définition
Ce sont les détériorations ou manquants subis sur la mer. Elle même provient soit
de l’évènement majeur survenant au cours du transport
EX : naufrage, accident de la route, déraillement
Ces avaries concernent tous les modes de transport
b. Les types d’avaries particulières
On distingue :
- Les avaries maritimes
- Les avaries de transit
1. Les avaries maritimes
Ce sont les dommages survenu sur une marchandise au cours de transport. Elles
peuvent être partielle ou totale. On parle d’avarie partielle lorsque la marchandise a été
endommagée partiellement. On parle d’avarie totale lorsque la marchandise a été
totalement endommagée.
2. Les avaries de transit
Ce sont les dommages subis par une marchandise lorsqu’elle se trouve déjà sur la
responsabilité du transitaire.
III. Le règlement des contentieux nés des avaries
Il existe 02 types de contentieux en fonction du type d’avarie
A. Le règlement de contentieux d’avarie commune
Il regroupe plusieurs phases
 La détermination de contribution des parties pour déterminer la responsabilité
de chaque parties, un dispatcheur encore appelé un expert répartiteur nommé
par le transporteur maritime ou parti tribunaux. Il s’établit :
- La masse active au créancière : elle est constituée des dommages subis par les
marchandises du navire
- La masse débitrice ou masse passive : elle comprend les marchandises qui ont été
sauvées e qui auront à supporter le
 Il établit la qualité à l’avarie commune ou le taux unique de contribution pour
régler un sinistre d’avarie commune il convient de suivre la démarche ci-après.
Etape 1 : déterminer la masse active ou masse créancière
MA = total des valeurs contributives à l’avarie commune
Valeur sauvée cargaison + valeur sauvée du navire
Etape 2 : déterminer la masse passive
MP = somme de dommage ou dépense causé sur le navire ou sur la cargaison
Etape 3 : déterminer la quantité à l’avarie commune ou le taux unique de
contribution
𝑴𝑨
TUC = *100
𝑴𝒑

Etape 4 : procéder au règlement par la détermination de la contribution du navire et


la contribution de la cargaison
CN = Valeur sauvée du navire * TUC (taux unique de contribution)
CC = Valeur sauvée de toutes les cargaisons à bord du navire * TUC
Cas des avaries particulières
Comment déterminer le montant en cas d’avaries particulières on aura plusieurs
hypothèses :
1er hypothèse : pour déterminer l’indemnité définitive on procède de la manière
suivante :
- Détermination de la freinte de route en log
FR = Poids total de l’expédition * taux
- Détermination de la perte poids indemnisable
PPI = manquant – freinte de route
- Déterminer l’indemnisation provisoire
IP = PPI * valeur de la marchandise à l’arrivée
S’il est prévu franchise dans le contrat, le montant d’indemnisation définitive sera
égale à :
MD = indemnisation provisoire – franchise
Si la prime est restée duc, le montant à verser sera égal à :
IP – prime restante