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Autre diagraphie

• Caliper (diamétreur)
• Température
• MESURE DE PRESSION DE FORMATION ET ECHANTILLONNAGE
• Imagerie
• CBL et VDL
Mesure de diamètre de trou
La mesure de diamètre de trou est réalisée à l’aide de 04 ou 06 bras articulés
symétriquement, reliés à un curseur d’un potentiomètre. Un simple étalonnage
permet de passer des résistances au diamètre. L’outil comprend :
04 ou 06 bras couplés par paire.
Un intégrateur de volume.
Une cartouche d’inclinomètre permettant la mesure en continu de l’angle et de
l’azimut de la déviation de trou.
Présentation des résultats
DIAMETREUR ULTRASONIQUE
Principe
Le BHTV (BoreHole TeleViewer) est un outil qui,
grâce à un émetteur - récepteur rotatif situé en
bas de sonde, envoie un faisceau d'impulsions
ultrasoniques vers la paroi du forage pour scanner
la paroi du forage. Celle-ci retourne un écho
dont l'amplitude et le temps de transit, sont
enregistrés par le récepteur sur deux logs images
séparés.
Résultat
Le caliper acoustique (fournit par la compilation du
temps de trajet de l’onde acoustique combiné aux
données de trajectométrie) est équivalent à un
caliper très haute précision
DIAGRAPHIE D’IMAGERIE
Au milieu des années 80, la société pétrolière Schlumberger a introduit à
l’industrie pétrolière la technique d’imagerie des parois des puits en
effectuant des mesures très serrées de résistivité électrique. En profitant de
l’avancée technologique, cette technique est rapidement évoluée pour
devenir un outil indispensable à la caractérisation des réservoirs pétroliers.

Les outils d’imagerie, tout comme ceux des diagraphies classiques, se basent
sur les mêmes principes fondamentaux de la physique à savoir les mesures
de la micro résistivité des couches à l’aide d’un signal électrique et la
propagation des ondes acoustique dans un milieux et enregistrement des
valeurs de temps et d’amplitude de l’onde réfléchie.

L’objectif de cette partie est de présenter les différents procédés de


l’imagerie des puits et donner les outils les plus utilisés actuellement ainsi
que les applications fournies par chaque technique.
UTILITE de l’ imagerie

Comparées aux diagraphies classiques, l’imagerie se base sur la multiplication des


mesures dans le même endroit et en un temps réduit ; ce qui lui permet d’offrir une
information détaillée de toute la paroi (couverte par fois jusqu’à 100%).

Son avantage principal est la possibilité d’orienter l’image obtenue par rapport au Nord
magnétique dans un puits vertical, et au Top du trou dans un puits horizontal.
L’imagerie est indispensable pour :

• La représentation complète du trou par image 360°.


• La détermination de pendage.
• La détection des fractures et les failles, ainsi que leurs types et leur orientation.

• La détermination de la limite grés/argile, des intervalles de stratification minces.


• Fournit des données du diamètre du trou avec une haute résolution acoustique.
• Donne une image sur la géométrie de la paroi du trou.
• Fournit une image détaillée du trou, avec une boue salée et une boue à base d’huile.
• Fournit l’orientation et la corrélation des carottes.
DEVELOPPEMENT DE L’IMAGE
Au fond d’un trou, l’outil enregistre des événements géologiques (plan de stratification,
faille, fracture, …etc) représentés géométriquement par des plans dans les trois dimensions
de l’espace ; ces mêmes événements seront représentés par une ligne dans une image à
deux dimensions.

Ce développement se fait selon le schéma ci-dessous.


OUTILS UTILISES ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

Les outils d’imagerie, tout comme ceux des diagraphies classiques, se basent sur les
mêmes principes fondamentaux de la physique :

• Mesure de la micro résistivité des couches à l’aide d’un signal électrique.

• Propagation des ondes acoustique dans un milieux et enregistrement des valeurs de


temps et d’amplitude de l’onde réfléchie.
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE L’OUTIL ELECTRIQUE :
EARTH IMAGER
L’Earth imager est un outil d’imagerie électrique
de la compagnie internationale Baker Atlas
conçu spécialement
pour les enregistrements dans la boue non
OBMI (OIL-BASE MICRO IMAGER) : conductrice (boue à huile).
OBMI est la nouvelle génération des outils d’imagerie Cet outil est constitué de six bras où chacun
électrique de la compagne internationale Schlumberger, portant un patin qui transmet un courant dans
fournit des images de micro résistivité de la formation au la formation à travers 10 boutons d’électrodes.
voisinage immédiat de la paroi du puits pour une boue non
conductrice.
Les outils ultrasoniques les plus connus sont

1/ Ultra Sonic Borehole Imaging(UBI)

2/Circumferential Berhole Imaging Log (CBIL)


OUTIL UBI : ULTRASONIC BOREHOLE IMAGER
L’UBI est caractérisé par un transducteur à
grande résolution qui donne des images
acoustiques en trou ouvert (openhole) même
en boue à huile où les mesures de
microrésistivités ne peuvent pas être
enregistrées. Les informations sur la stabilité et
la fracturation du puits peuvent être dérivées
des enregistrements faits par l’outil.

Le transducteur rotatif envoie 156 pulses par


rotation et fait 7 rps (rotations par seconde)
assurant ainsi une couverture de
100% de la paroi du trou.
APPLICATIONS DU UBI
-Détection des fractures (enregistrement en trou ouvert)
-Détermination de la stabilité du puits (précision sur la forme du trou)
Le CBIL
de la compagnie Baker Atlas présente les mêmes caractéristiques que celles de l’UBI,
avec une forme différente ; il se base sur le même principe physique (émission et
réception des ondes acoustiques) pour produire une image en continu des parois d’un
puits tubé ou non tubé.

APPLICATIONS DU CBIL
-Mise en évidence les fractures et les failles le long du trou de forage
-Obtention des données acoustiques de très haute résolution
-Obtention des images tes détaillées du trou de forage (en boue douce, salée ou huilée)
-Analyse des contraintes
Mesure de la Température

On descend avec l’outil diagraphique un thermomètre qui va donner une mesure de la


température au fond du trou. Si on répète l’opération à chaque descente d’outil on
observe généralement une croissance des températures ainsi mesurées avec le temps
qui traduit une tendance à l’équilibre, au retour à la température initiale du terrain. A
partir de ces différente mesures on peut extrapoler la température initiale.
Utilité des données du log de température

• Correction des autres logs (résistivité, sonique…).


• Assurer les données pour une étude PVT.
• C’est un moyen de détecter les pertes de circulation ou des venus de fluides en
particulier des gaz qui se traduit par un refroidissement par suite de l’expansion de gaz.
• Pour le trou tubé : détermination de la hauteur du ciment derrière le tubage et des
zones possibles de (channeling), circulation de fluide derrière le tubage.
Exemple de détermination d’une zone de perte
Détermination de la hauteur de la colonne de circulation
cimentée avec un log de température
MESURE DE PRESSION DE FORMATION ET ECHANTILLONNAGE
Objectifs des Mesures de Pression

L’objectif des mesures de pression de formation est de déterminer la nature et les

contacts des différents fluides existants dans le réservoir, certains outils de mesure

permettent également de prélever des échantillons qui sont une représentation

réelle du fluide de la formation. De ce fait un test de pression de formation constitue

un DST ponctuel dans le réservoir.


Principe de Mesure de Pression

Le principe consiste à lire la pression dans une chambre de pré-échantillonnage de


volume spécifique (20cc) incorporée dans l’outil de mesure, elle est en contact
avec la formation testée à travers un probe plaqué contre les parois à l’aide d’un
mécanisme d’ancrage ou packer qui permet d’assurer une étanchéité.

Il s’agit d’atteindre une égalisation de pression entre la chambre et la couche testée


qui forment dans ce cas un même système, cette égalisation est traduite par une
stabilisation de la lecture de pression.

L’outil permet de lire une mesure de pression chaque dix (10) secondes avec une
précision de 0:01psi, par convention la stabilisation de pression est obtenue en
lisant trois (03) valeurs successives identiques.
Mesures de Pressions
Pour chaque point on mesure les pressions suivantes :
Pression Hydrostatique Avant : consiste à lire la pression une fois l’outil positionné sur un
point de mesure jusqu’à stabilisation. Pour une lecture de pression hydrostatique on peut
se contenter uniquement de deux valeurs successives identiques car cette pression sert
de moyen de contrôle de qualité pour l’outil.

Pression de Formation : Activer le mécanisme d’ancrage ensuite lire la pression dans la


chambre jusqu’à stabilisation, celle-ci correspond à trois (03) lectures successives
identiques. A la fin on retire le probe de la formation.

Pression Hydrostatique Après : Tout comme la pression hydrostatique avant, après avoir
libéré l’outil on lit la pression jusqu’à stabilisation qui est atteinte plus rapidement. Les
deux pressions hydrostatiques avant et après ancrage doivent être identiques.
Echantillonnage
Une fois les mesures de pressions terminées on sélectionne les points d’échantillonnage
afin de les réaliser durant la remontée. Toutefois il existe des cas où on peut réaliser les deux
opérations en même temps :
– Lorsque le pré-test montre une très bonne mobilité on peut effectuer directement
l’échantillonnage avant de retracter si la qualité du caliper est moyenne afin de ne pas
perdre le point.
– On peut effectuer directement un échantillonnage si l’épaisseur de l’intervalle ou la qualité
du caliper ne permettent pas d’avoir un nombre suffisant de prétests pour tracer un
gradient.
Etapes d’un Echantillonnage
Un échantillon commence toujours par une
mesure de pression de formation, ensuite
avant de rétracter le probe il passe par deux
phases principales :
Clean-up : Consiste à aspirer le fluide de
formation à travers les parois de façon
continue en utilisant les pompes
d’échantillonnage, le fluide passe ensuite par
un module d’analyse puis il est relâché dans la
colonne de boue à travers le circuit de l’outil.
Cette opération continue jusqu’à atteindre le
fluide de formation dans la zone vièrge.
Remplissage :
Une fois le fluide homogénéisé et lorsqu’on estime qu’on aspire le fluide de formation,
on procède à l’ouverture d’une chambre qu’on va désigner pour contenir l’échantillon,
on bascule le circuit vers la chambre qui commence à se remplir progressivement. On
peut contrôler le débit de remplissage. Une augmentation de la pression de la chambre
indique qu’elle est remplie, dans ce cas on peut arrêter le pompage, fermer la chambre
et rétracter le probe. L’échantillon a été donc récupéré. Parfois on peut juger utile de
remplir une deuxième chambre back-up avant de rétracter si une anomalie ou un
problème survient au niveau de la première.
Différents Types des Outils de Mesure
Single Probe : C’est l’outil standard utilisé dans les réservoirs conventionnels. Il
permet de prendre une mesure ponctuelle. Il est typique pour les réservoirs de
bonnes caractéristiques pétrophysiques et lorsque les conditions de puits sont
bonnes.
Dual Probe : Il est équipé de deux probes espacés de 10cm, il permet donc de donner
deux lectures de pressions et surtout d’augmenter les chances de réussir les
points de mesures. Il peut être utilisé en mode single probe.
Oval Pad : Il ressemble à un Dual Probe dans lequel les deux probes sont remplacés
par une membrane en forme ovale qui permet de créer une surface de test.
Dual Packer (Straddle Packer) : Il est utilisé dans les réservoirs compacts, il permet
d’isoler un intervalle
à l’aide de deux packer en caoutchouc espacés de 01m et qui se gonflent
et se dégonflent par un mécanisme hydraulique. Il est généralement descendu
après une opération d’imagerie afin de pouvoir cerner une zone fissurée.
Graphe Temps - Pression
Analyse d’un Graphe Temps - Pression
Sur le graphe Temps - Pression on peut lire les différentes pressions
enregistrées,
localiser les évènements liés au probe et à la pompe, lire la pression draw-down
et
connaitre le temps total du test.
Graphe Pression-Profondeur
PLT
Diagraphie de contrôle de cimentation

La mesure de la qualité de la cimentation : c’est la mesure, par méthode


acoustique, de la qualité du comblement, par le ciment de l’annulaire formé entre
le tubage et la formation. Il faut savoir qu’un tubage acier parfaitement adhérent à
la formation par l’intermédiaire du ciment, est pratiquement transparent et ne
perturbera pas les temps d’arrivée des ondes de compression transitant par la
formation. Par contre, un tube libre réalise un véritable court-circuit dans la
transmission de l’onde de compression, elle transite alors exclusivement par l’acier à
la vitesse de celui-ci soit 5400 m/sec. Dans les terrains dont les vitesses sont
inférieures à 5400 m/sec., il sera donc facile de discriminer les arrivées dues au
terrain de celles dues à l’acier.
le contrôle de la qualité de ciment est effectué à l’aide de deux logs

CBL (Cement bond log)

VDL (variable density log)


Principe de fonctionnement du CBL (cement bond log)

Le principe consiste à envoyer par un émetteur un signal sonore basse fréquence (15
à 30KHz). Passé par la boue du puits, Le tubage, le ciment et la formation si ces
milieux sont en contact suffisant, le signal est capté par un récepteur situé sur l’outil à
trois pieds de distance
On mesure normalement l’amplitude de la premiere demi onde positive
E1 qui est souvent l’onde de tubage (figure 6-8). Toutefois, comme elle est
fonction de la valeur moyenne de l’adhérence de ciment au tubage.
On mesure également le temps de parcours entre le moment ou l’onde sonore
est émise et celui où elle est détectée. Une nette augmentation de ce temps
pour atteindre E3 ou E5 par rapport au trajet dans le tubage, E1 en général,
est l’indication d’une adhérence avec le ciment de plus en plus forte. On a
alors un saut de cycle
Principe de fonctionnement du VDL (variable density log)

Les informations données par CBL pouvant être incomplètes ou faussées par divers
facteurs un compliment optionnel est possible avec le VDL. L’ensemble du train
d’ondes est alors enregistré par un récepteur situé à une plus grande distance de
l’émetteur (cinq pieds) pour faciliter la distinction des arrivées.
La présentation est faite en densité variable pour faciliter la lecture. D’où le
nom de VDL. N’y figure que les demi-ondes positives qui sont représentées en
gris d’autant plus foncé que leur amplitude est plus forte. Avec la profondeur,
l’ensemble se présente en une série de raies claires et foncées de contraste
variable
FIN