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EVENEMENT ANNEES PRINCIPES

Etat de 1864 - La notion d’"État providence" désigne l’ensemble des


interventions de l’État dans le domaine social qui visent à
providence
garantir un niveau minimum de bien-être à l’ensemble de
la population, en particulier à travers un système étendu
de protection sociale. On l’oppose couramment à celle
d’"État gendarme" ou "protecteur", dans laquelle
l’intervention de l’État est limitée à ses fonctions
régaliennes (justice, police, diplomatie...). Cependant,
d’après Pierre Rosanvallon, l’État providence en est, en
réalité, "une extension et un approfondissement".
-L’expression "État providence" aurait été employée pour
la première fois dans un sens péjoratif par le député Émile
Ollivier en 1864, afin de dévaloriser la solidarité nationale
organisée par l’État, opposée aux solidarités
professionnelles.
La première 1914-1918 -A la fin de la Première Guerre Mondiale, le commerce est
hésitant, les économies nationales tirent leur dynamisme
guerre mondiale
et leur croissance en s’appuyant essentiellement sur leur
marché intérieur. C’est notamment le cas des Etats-Unis
qui profitent des " Roary Twenties ", période d’intense
activité économique et d’accroissement de richesses.
La crise 1929 -Le krach de 1929 est une crise boursière qui se déroula à
la Bourse de New York entre le jeudi 24 octobre et le mardi
économique
29 octobre 1929. Cet événement, le plus célèbre de
l'histoire boursière, marque le début de la Grande
Dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle.
-La date de 1929 marque une rupture importante dans
l’économie mondiale puisque la crise financière qui éclate
tout d’abord aux Etats-Unis se propage à tous les pays, à
l’exception des pays socialistes, et s’étend à tous les
domaines de l’économie et à tous les secteurs.
En effet, la forte spéculation boursière à Wall Street
aboutit à un krach en octobre 1929 qui marque le début
d’une récession économique et de difficultés sociales
importantes. Du fait de la dépendance du reste du monde
vis-à-vis des Etats-Unis (liens commerciaux, prêts, poids du
dollar…) et du statut de créditeur des Etats-Unis, cette
crise s’étend à de nombreux pays lorsque les capitaux
américains se retirent brutalement. Les pays finissent alors
par se replier sur eux-mêmes afin de mener des politiques
de relance (c’est-à-dire une augmentation de l'activité
économique) pragmatique, après l’échec des solutions
libérales, que ce soit aux Etats-Unis avec le New Deal de
Roosevelt ou en France avec le Front Populaire
notamment.
La fin du système 1930 - Dans ce système, toute émission de monnaie se fait avec
une contrepartie et une garantie d'échange en or. Les
étalon-or
parités de deux monnaies différentes sont donc fixées par
rapport à l'or et les taux de change sont stables entre pays
participants. L'or constitue une monnaie internationale,
qui sert au règlement des échanges et comme instrument
de réserve pour les banques centrales des pays qui l'ont
adopté.
-le système monétaire de Bretton Woods fondé sur la
puissance du dollar permet d’effectuer les échanges
commerciaux dans un cadre monétaire bien fixé.
La second guerre 1939-1945 - Cette guerre constitue une rupture : Le développement
des échanges internationaux et plus particulièrement du
mondiale
commerce est désormais perçu comme un facteur de paix.
Les Etats occidentaux vont alors désormais adopter des
politiques encourageant le commerce international.
- L'État-providence selon le modèle beveridgien, qui naît
au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale, est
financé par l'impôt et fournit des prestations uniformes à
tous les membres de la société, les prestations ne
fournissant en général que des minima assez bas ;
l'expression «welfare state» (littéralement : « État du
bien-être »), forgée dans les années 1940, coïncide avec
l'émergence des politiques keynésiennes d'après-guerre.
GATT 1947-1957 - La création ensuite du GATT (General agreement on
tariff and trade ) en 1947 illustre la primauté désormais
accordée au libre-échange. En effet, cet accord, à l’origine
provisoire, a pour objectif d’encourager le libre-échange et
de lutter contre toute forme de protectionnisme.
La création de la CECA (Communauté Européenne de
Charbon et de l’Acier) en 1951, puis de la CEE
(Communauté Economique Européenne) en 1957 qui doit
aboutir à la constitution d’un marché unique sont
également des initiatives devant favoriser l’accroissement
des échanges commerciaux internationaux.
Ainsi de nombreux éléments (GATT, construction
européenne…) auxquels on peut encore ajouter le progrès
des transports (rapidité, coût…) et le rôle du mode de
production fordiste concourent à favoriser l’essor du
commerce international.
C’est ainsi que l’on constate durant les " Trente Glorieuses
" un triplement de la valeur et une augmentation de 170%
des échanges commerciaux, tout ceci dans un contexte de
forte croissance générale. Ce commerce s’accroît
principalement entre pays de la Triade et entre pays
européens ; les échanges Nord-Sud sont marqués par la
première DIT (division internationale du travail) : les pays
industrialisés achètent aux pays du Sud des matières
premières et leur vendent des biens manufacturés et des
biens d’équipement. Il faut rappeler que les pays
socialistes ne s’intègrent pas dans ce commerce
international puisque la doctrine marxiste affirme qu’il
s’agit là d’une forme d’impérialisme. C’est pourquoi les
pays soviétiques ont une politique d’autarcie. De la même
façon, certains pays du Tiers-Monde décide d’adopter une
stratégie d’industrialisation par substitution aux
importations (ISI) pour développer leurs industries
naissantes avant de s’intégrer au commerce mondial.
L’essor du commerce international aboutit à une
littoralisation de l’économie. Des infrastructures
spécifiques, de grands complexes portuaires se mettent en
place ; les flottes marchandes se spécialisent (tankers,
méthaniers…).
Les trente 1960-1973 -L'expression "Trente Glorieuses" désigne la période d'une
trentaine d'années qui a suivi la fin de la Seconde Guerre
glorieuses
mondiale en 1945, jusqu'au premier choc pétrolier de
1973. C'est, pour les pays industrialisés occidentaux, une
période de prospérité exceptionnelle. Les "Trente
Glorieuses" se caractérisent par une forte croissance
économique, le plein emploi, l'accroissement rapide du
pouvoir d'achat et l'essor de la consommation de masse.
-L'expression a été inventée par l'économiste français Jean
Fourastié (1907-1990) dans son livre "Les Trente
Glorieuses, ou la révolution invisible de 1946 à 1975",
publié en 1979. Elle fait référence aux "Trois Glorieuses",
les journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830.
- où les échanges commerciaux internationaux constituent
le moteur de la croissance. Avant d’évaluer l’essor de ces
échanges, il faut tout d’abord rappeler dans quel contexte
il s’inscrit et quels en sont les facteurs favorables.
La fin de la guerre met à jour de nouveaux rapports de
force marqués par la domination des Etats-Unis,
l’affaiblissement de l’Europe et le prestige gagné par le
régime soviétique. La naissance de la guerre froide
favorise la coopération internationale puisque chacune des
deux puissances cherche à se faire des alliés. Ainsi se
créent des liens commerciaux privilégiés au sein de chaque
bloc. Les Etats-Unis encouragent la reconstruction et la
reprise de commerce international grâce au Plan Marshall
(1947). A cela s’ajoute la mise en place de nouveaux cadres
favorisant le commerce international.
Les deux chocs 1973-1979 -On parle de « premier choc pétrolier » pour identifier
l'augmentation massive du prix du pétrole due en
pétroliers
particulier au fait que les États-Unis ont passé leur pic de
production en 1971, cela suivi de l'abandon de Bretton
Woods et d'une dévaluation du dollar ajoutant à la
pression haussière sur le baril (qui provoquera par ricochet
l'instabilité monétaire des années 1975-1985) alors que
l'embargo arabe lié à la guerre du Kippour d'octobre 1973
jugule l'importation de brut.
- Le deuxième choc pétrolier s'est produit en 1979. On
parle de « second choc pétrolier » pour qualifier le second
cycle de hausses des prix. Sous les effets conjugués de la
Révolution iranienne, de la fuite du Shah et de la guerre
Iran-Irak, le prix du pétrole est multiplié par 2,7 entre la
mi-1978 et 1981, ce qui déclenche aux États-Unis la crise
monétaire de 1980.
La mondialisation 1980 -La mondialisation désigne le processus par lequel les
relations entre les nations sont devenues
interdépendantes et ont dépassé les limites physiques et
géographiques qui pouvaient exister auparavant. La
mondialisation revêt plusieurs aspects, en effet, elle
touche la politique, l'économie, la culture, la société ou
encore l'information. Elle représente l'ouverture des
frontières et l'avènement du commerce international, de la
délocalisation et de la libre-circulation des hommes et des
biens.
La crise d’état 1981 - Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette remise en
cause. En 1981, Pierre Rosanvallon (La crise de l’État
providence
providence) met en avant, pour la France, le constat d’une
triple crise :
Une crise financière : la fin de la forte croissance des
Trente Glorieuses (1945-1973) remet en cause le mode de
financement de la Sécurité sociale en surenchérissant le
coût du travail. Dans le même temps, la prise en charge
sociale et économique des victimes de la récession accroît
les dépenses ;
Une crise d’efficacité : l’État ne parvient pas à résoudre le
chômage et la mobilité sociale diminue ;
Une crise de légitimité : l’opacité des dépenses publiques
suscite des questions quant à l’utilisation des fruits de la
solidarité nationale. Par ailleurs, les mesures mises en
place sont perçues moins comme des avantages que
comme un frein à la relance économique.
1ere Internet 1990 -correspondent à une nouvelle 1ere dans le monde des
médias et des technologies, qui va permettre de réaliser
des transactions sans avoir se déplacer.
Le blockchain 1991 - est une technologie de stockage et de transmission
d'informations sans organe de contrôle. Techniquement, il
s'agit d'une base de données distribuée dont les
informations envoyées par les utilisateurs et les liens
internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de
temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne3.
L'ensemble est sécurisé par cryptographie. Par extension,
une chaîne de blocs est une base de données distribuée
qui gère une liste d'enregistrements protégés contre la
falsification ou la modification par les nœuds de stockage ;
c'est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les
transactions effectuées depuis le démarrage du système
réparti.
Acteurs Années Principaux théories Ouvrages de
référence
David Ricardo 1772-1823 -Théorie des avantages comparatives
-Théorie de la valeur
Hecksher- 1919-1940 -Modèle HOS
Ohlin-
Samuelson
Raymond 1966 -Théorie du cycle de vie des produits
Vernon
Paul Krugman 1930 -Théorie de concurrence monopolistique
-Théorie du rendement d’échelle
croissants et effets de réseau
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