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CMJ – Techniques d’expression

La méthode du résumé
Aide-mémoire

Outils : un crayon de papier et une gomme, du brouillon et un dictionnaire.


Dictionnaires conseillés : Le Petit Robert pour la qualité des définitions et la présence des
synonymes ; le Trésor de la langue française informatisé en ligne (http://atilf.atilf.fr/tlf.htm).

Lecture

Il faut faire au moins deux lectures :


- Une première lecture de prise de contact avec le texte : aucune prise de note, aucun
soulignement du texte. Le but est de s’imprégner du sens général du texte. Il est conseillé de
ne rien souligner afin de ne pas anticiper sur le sens final du texte.

- Une deuxième lecture détaillée : il s’agit de clarifier le vocabulaire (grâce au dictionnaire) et


de comprendre toute la logique argumentative du texte. Il faut pour ce faire relire le texte
autant de fois que nécessaire. Il est possible pour s’aider de souligner les termes ou phrases
essentielles du texte, en prenant soin de ne pas le surcharger.

Synthèse (au brouillon)

- Dégager le thème et la thèse du texte Il s’agit de répondre à deux questions : de quoi parle le
texte ? Puis : quelle est la position de l’auteur par rapport à ce thème ? Le rapport de la thèse
au thème s’appelle la problématique.

- Relever au brouillon les arguments ou les idées qui permettent de traiter le thème et la thèse,
ainsi que les termes-clés du texte. Tout ce qui ne permet pas de traiter la problématique du
texte doit être écarté, en particulier les exemples purement illustratifs, qui n’apportent pas
d’argument supplémentaire.

- Hiérarchiser les arguments, en mettant en valeur les liens logiques entre les arguments et les
idées (cause, conséquence, opposition, juxtaposition) (cf. fiche).

- La version finale du brouillon doit ainsi restituer le squelette argumentatif du texte, sous la
forme d’un plan linéaire dont les os seraient les arguments et les articulations les liens logiques.

- Reformulation : il faut s’efforcer dès cette phase de brouillon de reformuler avec vos propres
termes les arguments du texte, sans jamais le citer.

Rédaction

- Prendre en compte les consignes : pour un résumé de 300 mots, vous avez droit à ±10 %.
Pour chaque dizaine de mots en plus ou en moins, 1 point est enlevé. Le ratio de contraction
des résumés proposés dans ce cours est d’environ un quart.
Méthode du résumé. Cl. Duyck
- Adopter le même système d’énonciation que le texte : vous devez résumer le texte comme si
vous en étiez l’auteur. A la différence de la synthèse de document, vous devez donc proscrire le
discours rapporté (« l’auteur dit que »). Si l’auteur dit « nous » vous devez écrire « nous », et
s’il dit « il » vous devez écrire « il », etc.
De la même façon le résumé ne doit laisser transparaître aucun jugement ni commentaire qui
vous seraient personnels.

- Ecrire dans un style neutre, simple et clair. Si par exemple le texte est satirique, vous ne devez
pas chercher à en restituer le ton mais vous concentrer seulement sur le contenu et
l’argumentation du texte, qu’il faut résumer de la façon la plus claire et transparente possible,
sans aucun effet de style.

- Le résumé est linéaire : l’ordre du résumé doit suivre exactement celui du texte contracté.

- Reformuler le texte sans le citer. Seuls les termes-clés peuvent être conservés (pas plus de 5
par texte), tandis que vous devez vous efforcer de tout reformuler sans jamais citer le texte.
L’usage du dictionnaire pour les synonymes se révèle sur ce point très précieux.

- Restituer la logique du texte : la plus grande attention doit être accordée à l’articulation
logique des idées. L’usage de liens logiques est absolument nécessaire pour restituer la
cohérence du propos, quitte à être lourd, de façon à éviter de mettre bout à bout des idées
sans indiquer la relation qu’elles entretiennent entre elles.

Relecture et comptage des mots

La relecture doit considérer à la fois :


- la correction de l’expression (orthographe et syntaxe) ;
- la cohérence du propos. Il est très utile à ce stade de relire votre résumé en faisant
abstraction du texte source, afin de juger si le résumé fait sens par lui-même.

Le compte des mots doit être indiqué à la fin du texte entre parenthèses. Tout résumé qui
n’indique pas le compte des mots à la fin du texte ou qui n’indique pas le bon compte est
sanctionné de deux points.

Le mot (au sens typographique) désigne tout groupement de lettres compris entre deux
espaces ou entre des signes diacritiques (ponctuation, dont les tirets et les apostrophes).
L’hiver compte ainsi pour deux mots, c’est-à-dire pour quatre, est-ce que pour trois.
Attention ! Word ne prend en compte que les espaces dans son comptage automatique de
mots. Vous devrez donc recompter vous-même les mots, aussi fastidieux cela soit-il.

Cas particuliers :
Le t euphonique ne rentre pas dans le compte des mots : a-t-il compte ainsi pour deux mots.
Les chiffres et nombres (par exemple les dates) ne comptent que pour un mot : XVIIe siècle
compte pour deux mots ; cent dix-huit pour un.
Les sigles comptent pour autant de mots que de lettres : SNCF fait quatre mots, UE deux.
Les mots composés comptent généralement pour un mot : aujourd’hui et pique-nique font
chacun un mot.

Méthode du résumé. Cl. Duyck