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LES TRANSPORTEURS DE -Les hydrocarbures saturés (terminaison en « ane »).

PETROLE BRUT ET DE Les atomes de carbone sont reliés entre eux par une
liaison simple. Ils peuvent être:
PRODUITS RAFFINES - linéaires (paraffinique) ou alcanes: CnH2n+2
- cyclique (naphténique): CnH2n,

-Les hydrocarbures non saturés (terminaison en


« ène »).
1) LES PRODUITS TRANSPORTES Les atomes de carbone sont reliés entre eux par des
ilaisons doubles ou triples.
- les éthyléniques CnH2n (double liaison) dérivés de
Le pétrole brut (crude oil) est une huile minérale
l’’éthylène (C2H4)
naturelle. C’est le résultat de la lente dégradation
- les acétylénique CnH2n-2 (triple liaison) dérivés de
bactériologique d’organismes aquatiques végétaux et
l’acétylène (C2H2)
animaux.
- les aromatiques pour les chaînes cycliques (CnH2n-
Son nom vient du latin pétroléum (huile de pierre).
6). Benzène C6H6, toluène (C7H8).
C’est un mélange complexe d’hydrocarbures gazeux,
liquides et/ ou solides dont la nature et les
On trouve enfin des composés chimiquement mal
caractéristiques varient avec l’origine.
définis
C’est un liquide vert foncé par réflexion et brun rouge
Les résines (solubles dans les paraffines légères) et
par transparence.
Les asphaltènes (non solubles) qui sont des molécules
On utilise le terme d’HYDROCARBURES aussi bien
hétérocycliques lourdes.
pour désigner le pétrole brut (crude oil) que les produits
provenant du raffinage (products) ou des
incondensables (hydrocarbures gazeux).
A température et pression normales, les hydrocarbures
se présentent:
La production mondiale de pétrole brut est d’environ
- sous forme gazeuse: nombre d’atomes de carbones <
3,5 milliards de tonnes par an dont environ 50% est
6
transporté par mer.
- sous forme liquide: nombre d’atomes de carbone
compris entre 6 et 24
- sous forme solide: nombre d’atomes > 25.

Composition des hydrocarbures GAZ LIQUIDE SOLIDE


6 25
Les pétroles bruts sont constitués de:
- Carbone (84 à 87%)
- Hydrogène (11 à 14%) Les constituants du pétrole brut extrait pourront varier
- Soufre, azote, oxygène, hydrogène sulfuré, phosphore dans les proportions suivantes :
et autres impuretés, qui seront recueillis ou éliminés au - 30 à 70% d’hydrocarbures saturés (Alcanes et
moment de la distillation (calcium, magnésium, silicium, naphtènes).
sodium, fer, nickel etc...). - 20 à 40% d’hydrocarbures aromatiques
(Hydrocarbures cycliques non saturés).
L’importante proportion de carbone et d’hydrogène - 5 à 25% de résines.
constituera un mélange d’hydrocarbures, c’est à dire - 0 à 10% d’asphaltènes.
de molécules constituées d’atomes de carbone et
d’hydrogène. D’un gisement à l’autre, le brut contient plus ou moins
de molécules légères ou lourdes. Il aura donc des
Le nom chimique d’un hydrocarbure dépend du caractéristiques différentes.
nombre d’atomes de carbone du radical: On distingue 3 classes de pétroles bruts:
n=1: méth
n=2 éth - le brut paraffinique où le pourcentage de produits
n=3: prop légers est élevé et dans lequel la paraffine est dissoute.
n=4: but - le brut naphténique (ou asphaltique).
puis pent, hex, hept, oct, etc... - le brut mixte qui est un mélange des deux
On parlera en raffinage de coupe C6, C7 en fonction du précédents.
nombre d’atomes de carbone dans le produit obtenu.
Après extraction, le pétrole peut être dégazé et
Les hydrocarbures seront classés dans différentes éventuellement désulfurisé.
familles en fonction de leur structure.
Ces structures sont liées à la tétravalence du carbone,
c'est-à-dire au nombre de fois (4) où peut se lier
chimiquement à l’hydrogène un atome de carbone.
On trouvera donc quatre types de liaisons :

- Des liaisons simples : Méthane CH4


- Des doubles liaisons : Ethylène C2H4
- Des liaisons triples : Acétylène C2H2
- Des liaisons en cycle : Les benzènes

On distinguera donc Le raffinage

1
API = (141,5 / Specific gravity 60°F) - 131,5
Le but du raffinage va être d’élaborer des produits
commerciaux à partir de ce pétrole brut. Ces produits LA VISCOSITE
devront répondre à un certain nombre de critères
administratifs et douaniers, les spécifications. C’est à dire la tendance plus ou moins grande à
l’écoulement. Selon la viscosité, on les appellera:
Le raffinage comprend un certain nombre de procédés HEAVY (FO, asphalte), MEDIUM ou LIGHT (GO,
que l’on peut classer schématiquement en trois kérosène).
familles. Les unités utilisées sont les Second Saybolt Universel
(SSU), les Centistokes (cSt) ou les mm2/s.
- Les procédés de séparation
Le principal est la distillation atmosphérique. La viscosité diminue avec la température. Des tables
C’est le premier traitement. Le pétrole brut qui a été permettent d’obtenir la viscosité à une température
préalablement réchauffé et dessalé est ensuite chauffé quelconque, la température pour obtenir une viscosité
à environ 350°C pour être vaporisé dans une colonne donnée, ou la conversion d’une unité à l’autre.
de distillation composé d’un certain nombre d’étages
ou règnent des températures décroissantes en fonction
de l’élévation. LA VOLATILITE
La distillation génèrera en fonction de la température
des produits de densités différentes. Le point d’ébullition des hydrocarbures varie entre
- des hydrocarbures gazeux (propanes, -162°C pour le méthane et plus de 400°C pour les
butanes) molécules les plus lourdes.
- des éthers de pétrole Dans une citerne chargée, si la température est
- des essences de pétrole (essences légères, suffisante, une partie du liquide s’évaporera. Ce
moyennes et lourdes) phénomène se produit d’autant plus aisément que
- des solvants; l’hydrocarbure est de faible densité. Si la citerne est
- des pétroles lampants hermétique, l’évaporation cesse d’elle-même lorsque la
- des huiles lourdes qui donneront de la concentration de vapeur au-dessus du liquide a atteint
paraffine. Une fois déparaffinée, ces huiles son maximum, c’est à dire lorsque l’espace libre est
donneront des gazoles et des huiles de saturé de vapeur. La quantité de vapeur présente au-
graissage. dessus de la phase liquide, et donc la volatilité, est
- des produits très lourds qui donneront les caractérisée par la Tension de Vapeur Saturante (ou la
fuels des soutes et les bitumes. pression de vapeur REID qui est mesurée à l’appareil
REID à 100°F /37,7°C en unité psi). La pression
- Les procédés de transformation atmosphérique correspond ˆ 14,7 psi.
Ces procédés vont permettre d’améliorer les propriétés La tension de vapeur varie en fonction de la
des produits (procédés d’amélioration) ou de les température.
transformer en des produits mieux adaptés au marché
(procédés de conversion). L’INFLAMMABILITE
Les principaux procédés de conversion consistent à
casser des molécules longues en molécules courtes. - Produits volatils (catégorie 1): point éclair inférieur à
C’est le craquage ou cracking qui va consister à 60°C (essence, pétrole lampant, naphta, gasoil léger);
chauffer le produit sous pression (craquage thermique). - Produits non volatils (catégorie 2): point éclair
Des essences sont ainsi préparés à partir de produits supérieur à 6°¡C (gasole, diesel, fioul, bitume).
lourds.

- Les procédés de finition LA DENSITE DES GAZ


Ce sont les dernières opérations pour rendre le produit
commercialisable. Il s’agit d’éliminer les impuretés et Les gaz d’hydrocarbure présents dans les liquides sont
principalement le soufre. On procède par apport plus lourds que l’air (pas le méthane).
d’hydrogène qui captera le soufre et le transformera en Propane (1,55) ; Butane (2); pentane (2,5).
H2S. Les teneurs maximum en soufre sont données
par les spécifications.
LE POINT DE GOUTTE (pour point)

Les caractéristiques des C’est la température la plus basse à laquelle un pétrole


restera liquide et ne se figera pas.
hydrocarbures
LE DEGRE DE SALISSURE ELECTRICITE STATIQUE

Si l’on tient compte de leur degré de salissure, on Les hydrocarbures liquides ont une capacité plus ou
parlera de produits blancs (essences, alcool), et de moins grande d’accumuler (ou de conduire) de
produits noirs (FO, DO, goudron). l’électricité statique.
Produits conducteurs: les produits noirs (crude,
LA DENSITE residual FO, black DO, bitume).
Produits accumulateurs: les produits blancs (essence,
Les unités utilisées sont généralement: kérosène, naphta, gasoil lourd etc...).
- l’API: gravity (American Petroleum Institute) en degré
- la specific gravity ou relative density à 60°F
- la masse volumique à 15°C dans le vide.
Les dangers liés aux hydrocarbures

2
La présence de benzène ou d’hydrogène sulfuré
provoque des lésions irréversibles (cerveau, reins). Il
DANGERS DE COMBUSTION/ EXPLOSION en est de même pour le tétraéthyle et le tétraméthyle
de plomb.
Ils sont liés à la présence de vapeurs d hydrocarbure, A noter que certains gaz neutralisent l’odorat.
d’oxygène et de sources de chaleurs (triangle du feu).
Un carburant est caractérisé par son point éclair et sa Enfin l’absence d’oxygène entraîne l’asphyxie.
zone d’inflammabilité limitée par la LIE et la LSE.
Mesures préventives:
Un certain nombre de mesures sont prises ˆ bord pour - isolation des zones de service et de logement
écarter les risques d’incendie ou d’explosion: (ventilation en circuit fermé pendant les opérations
- Inertage des citernes; commerciales);
- contrôle des atmosphères; - contrôle de l’atmosphère (teneur en 02/ gaz toxiques)
- dilution des vapeurs d’hydrocarbure et ventilation dans les espaces clos;
- suppression des points chauds; - utilisation de vêtements de travail et de protection
- élimination de l’électricité statique; appropriés.
- utilisation d’appareils « sécurité intrinsèque »
- consignes de sécurité diverses.

LA TOXICITE POLLUTION MARINE

Le pétrole est un produit toxique et dangereux pour Les conséquences des pollutions par les
l’homme. hydrocarbures sont considérables (faune, flore,
Il est dangereux par: tourisme). Tout un train de mesures de recherche, de
- inhalation de gaz (irritation, narcose, coma, mort); prévention, de surveillance et de lutte a été mis en
- par contact cutané (dermatose, eczéma, cancer). place pour éviter les accidents ou en réduire les
Le danger varie avec la concentration des gaz conséquences.
d’hydrocarbure (en %, ppm ou % de la LIE) et la durée A noter que la pollution des mer du fait du transport
d’exposition (Court terme / long terme). maritime représente un part relativement faible (<10%)
La toxicité d’une substance s’exprime par la quantité par rapport aux pollutions qui ont une autre origine,
de substance nécessaire pour tuer un animal par le mais elle est beaucoup plus spectaculaire.
poids de cet animal en kgs.
La CMA (Threshold Limit Value), ou concentration
maximum admissible est la valeur exprimée en ppm
qui peut être supportée par l’homme sans inconvénient Un baril = 159 litres
quand il travaille 8 heures par jour pendant un semaine 1 tonne = 7,3 barils
de 40 heures.
La valeur plafond (Ceiling) ne doit pas être dépassée
même pour des périodes courtes au risque d’affecter
sérieusement la personne qui y est exposée.

EXEMPLE DE CARACTERISTIQUES DE PETROLES BRUTS

Relativ e TV Pour
Viscosité %
DESIGNATION CLASS. API grv Density REID Point
SSU Souf re
60°F psi °F
ALGERIE LIGHT 45,4 0,800 34 7,3 30 0,14
320
SUMATRA MEDIUM 22,8 0,917 600 0,3 35 0,18
3200
VENEZUELA HEAVY 10,2 0,999 90000 0,3 60 5,50

3
Citerne

Ballast

Cof f erdam

2) LES NAVIRES
On va distinguer
- les transporteurs de pétrole brut (crude carrier)
ULCC: ultra large crude carrier (500 000 TPL)
VLCC: very large crude carrier; (+ 200 000 TPL)
SUEZMAX: 140 000 TPL
AFRAMAX : 80 000 TPL
Handy size: taille plus réduite.

- les transporteurs de produits raffinés (product carrier):


Ils sont en général de taille inférieure (50 000 TPL) et
peuvent transporter plusieurs produits. La zone des citernes de cargaison est généralement
cloisonnée transversalement (2 ou 3 tranches, 1
- les transporteurs de naphte ou de bitume (transport à centrale et 2 latérales) et longitudinalement (4 à 10
température élevée: 175°F/ 80°C). tranches). Elles ne doivent pas dépasser une taille
maximale (Marpol Annexe 1 Règle 13) V<30000m3
Dispositions générales
Les citernes de ballastage sont, pour les navires à
double coque, situés dans cette double coque. Pour les
Le pétrolier est un navire à un seul pont, la machine et
navires à ballasts séparés, ils doivent être localisés de
le château étant réglementairement disposés à
manière défensive.
l’arrière.
La réglementation prévoit qu’ils aient une capacité
suffisante pour que, navire sur ballast, les conditions de
La tranche des citernes est disposée sur la partie
tirant d’eau milieu et d’assiette soient satisfaisantes.
milieu. Elle doit être séparée des locaux machines et
L’hélice doit également être complètement immergée.
des locaux d’habitation et de service par des
cofferdams.
Les citernes de décantation (Slop tanks) permettent la
La salle des pompes est en général située dans le
décantation des eaux et des huiles avant rejet à la mer
cofferdam arrière.
selon les règlementations en vigueur.
Sur les navires de plus de 70000 t de pel, il y en aura
La tranche cargaison est divisée en :
au moins 2 (parfois 3). Leur volume doit être au moins
- citernes de cargaison
égal à 3% de la capacité totale du navire.
- citernes de ballastage (ballasts séparés)
- citernes de décantation (slop tanks)
Les circuits
La tranche cargaison est cloisonnée dans le sens
transversal et longitudinal. LE CIRCUIT DE DECANTATION

Les citernes de décantation sont situées à l’arrière du


navire. Une des citernes est alimentée par le circuit
d’assèchement. Un circuit simple (traverse) relie la
partie basse de la première à la partie haute de la
seconde. Le rejet à la mer se fait par un système de
surveillance en continu (avec enregistrement) en
respectant les normes définies par Marpol.
Après élimination de l’eau, les résidus de décantation
pourront être conservés et mélangés (avec l’accord
des chargeurs) au chargement et déchargés à terre.
Dans ce cas, les citernes de décantation seront Traverses de chargement

complétées au port de chargement par de la cargaison. Circuit de pont

(Procédé Load on top).


Dans le cas contraire, les résidus devront être
déchargés à terre dans des installations spécialisées.

Descentes directes

CITERNES DE DECANTATION (SLOPS)

Circuit d’assèchement

Circuit de fond (drain)

Salle des pompes

Bd Td
Trav erse
- Les descentes directes dans les citernes. Elles sont
piquées sur le collecteur de pont et servent au
chargement.

- Le circuit de fond. Il va notamment permettre le


S Rejet àdéchargement
la mer par aspiration. Il est situé dans les fonds
(drains de fond) et est relié au collecteur de pont par
Séparateur d’eau les colonnes montantes et les pompes à cargaison.
mazouteuse +
On trouve différents types de circuits : en boucle, en
contrôle des rejets
cascade, par groupes séparés (possibilité de
décharger plusieurs produits) ou flot libre.
Le système flot libre permet de limiter le tuyautage. Les
citernes se déversent l’une dans l’autre par des portes.
L’aspiration se faisant par la citerne la plus proche de
la chambre des pompes.

- Le circuit d’assèchement (stripping)

Il est de section plus réduite (150 à 300 mm). Les


LE CIRCUIT DE BALLASTAGE aspirations sont situées plus bas. Il sera utilisé pour
assécher les citernes au déchargement. Il est relié aux
Il est maintenant totalement séparé du circuit de manifolds par l’intermédiaire d’éjecteurs et de pompes
cargaison et ne passe pas par les citernes à cargaison. d’assèchement.

LE CIRCUIT DE RECHAUFFAGE LE CIRCUIT DE LAVAGE AU BRUT

Il sera nécessaire de réchauffer certains produits pour Le circuit de lavage au brut est utilisé pendant le
les transporter ou pour pouvoir les décharger. Un fluide déchargement pour nettoyer les parois des citernes,
chaud (vapeur ou huile) circulera dans des serpentins réduire et récupérer les boues. Il alimente en pétrole
situés soit sur les parois, soit sur les fonds des brut piqué au refoulement d’une pompe à cargaison
citernes. (ou assèchement) des canons de lavage disposés
sous le pont principal dans les citernes. L’orientation
LES CIRCUITS DE CARGAISON des canons est programmée selon le niveau de la
citerne. Le lavage au brut se fait sous gaz inerte.
Les pétroliers se font charger par la terre, ils
déchargent avec leurs propres moyens. LE CIRCUIT DE GAZ INERTE

- Le circuit principal Il permet d’inerter les citernes de cargaison au cours


du déchargement.
Son diamètre est important (400 à 800 mm). Il Pour éviter tout risque d’explosion, et aussi réduire de
comprend : façon significative la corrosion dans les citernes, les
-les manifolds : ce sont les traverses de liaison avec la citernes sont inertées le plus souvent avec les gaz
terre par où transitent les cargaisons. d’échappement de la chaudière de mouillage, qui
- Le circuit de pont (collecteur de pont) relié d’une part seront, avant utilisation, refroidis et lavés.
aux manifolds, d’autre part aux refoulements des
pompes. Il circule sur le pont dans la partie centrale du
navire pour limiter les conséquences d’un abordage. Les pompes
LES POMPES DE CARGAISON

Elles ne sont pratiquement utilisées que pour le


déchargement. Ce sont des pompes centrifuges de
débit important situées dans la chambre des pompes.
Ce sont entraînées, soit par une turbine vapeur, soit
électriquement. Leur débit peut atteindre 10000
m3 /heure.
En matière de sécurité, les listes de contrôle (check
LES POMPES D’ASSECHEMENT lists) Navire/Terminal de l’ISGOTT font référence.

Ce sont, soit des pompes centrifuges, soit des pompes Les différentes opérations commerciales seront, le
volumétriques. Leur débit est plus faible (400 navire étant au départ sur ballast,
m3/heure). - Le déballastage
Elles servent à la finition du déchargement et à - Le chargement
l’alimentation des canons de lavage. - Le déchargement
On différencie sur certains navires les pompes - Le lavage des citernes
d’assèchement et les pompes de finition. - Le ballastage

LES EJECTEURS Les installations portuaires


Un fluide, le fluide moteur (en général, du brut), est
injecté dans un convergent/divergent (VENTURI) et -Les appontements pétroliers
crée une dépression utilisée pour aspirer le fluide à Les circuits de terre sont reliés aux manifolds par des
assécher et le refouler généralement vers un slop-tank. liaisons rigides ou souples. Ces liaisons doivent
Ce sont des appareils sans pièces mobiles, auto- pouvoir absorber les mouvements du navire par
amorçables qui peuvent pomper les liquides, des rapport à l’appontement. Les bras seront généralement
solides de dimensions correctes (celles de la buse) et équipés de système de sécurité permettant de stopper
de l’air. Il ne désamorce pas quelque soit la pression à les pompes et isoler le circuit au niveau du manifold.
l’aspiration. Cependant la hauteur de refoulement est
limitée. -Les appontements au large
Elles sont utilisées pour l’assèchement des citernes ou Le navire est amarré à un système SPM ( single point
des ballasts en remplacement ou en complément des mooring) ou SBM (single buoy mooring) qui est relié à
pompes de finition. un pipe sous marin.

Ref oulement

EJECTEUR

SPM sy stème
Raccordement par bras articulé

Clapet de
non-retour
Pompe
-Il faut également noter la pratique courante en
Aspiration
Fluide transport de brut des allègements navire /navire STS
moteur (ship to ship)

Le deballastage
Les pipes d’aspiration Selon MARPOL, on distingue 3 types de ballasts:

Le ballast séparé (SBT)


Les Pipes d’aspiration
Il est disposé dans des citernes prévues pour recevoir
uniquement de l’eau de mer. Ces citernes sont reliées
à un circuit (pompes et collecteurs) entièrement
indépendant du circuit cargaison.

Le ballast sale
Cloche patte d’éléphant aspirateur à section variable Il complète le ballast propre pour obtenir un ballastage
“lourd” si les conditions météorologiques se dégradent.
Des citernes à cargaison, préalablement lavées au
Elles doivent être d’un type approprié pour permettre le brut, reçoivent ce ballast sale qui, au cours du voyage,
maintien d’une bonne aspiration pendant tout le cycle sera progressivement décanté dans les slops et rejeté
de déchargement, y compris l’assèchement. Elles sont en mer selon les normes en vigueur. Après lavage à
donc situées le plus près possible du fond de la citerne, l’eau, les citernes sont ensuite remplies avec du ballast
sur l’arrière de celle-ci. Le navire sera en effet propre.
maintenu avec de l’assiette sur le cul pendant les
opérations commerciales. Le ballast propre (CBT)
Il est réalisé en cours de traversée dans des citernes à
cargaison ayant été lavées au brut puis à l’eau de mer
3) LES OPERATIONS (ballast propre d’arrivée). Pour le déballastage du
ballast propre, un double ségrégation des circuits est
COMMERCIALES nécessaire (deux vannes d’isolement).
Dans le cas où le circuit cargaison est utilisé pour le
Les opérations commerciales à bord d’un pétrolier déballastage, un rinçage du circuit et des pompes est
seront toujours exécutées en fonction de deux priorités nécessaire.
- la sécurité
- la lutte anti-pollution. La procédure
Le déballastage se fait en trois temps:
- le déballastage par gravité Le voyage chargé
- le déballastage par les pompes de déballastage
- l’assèchement des ballasts (mise en service du
système de mise sous vide). Deux points sont à prendre en considération:
Le déballastage pour être efficace doit être effectué - la température de la cargaison: le volume étant
avec une assiette positive relativement importante. fonction de la température, il ne faut pas la laisser la
Pour éviter les amendes, un essai réel de déballastage cargaison déborder ou au contraire la laisser se figer
doit être fait dans une zone autorisée pour vérifier la dans les citernes.
qualité de l’eau de ballastage. - la teneur en oxygène du gaz inerte dans les citernes:
Certains ports interdisent tout rejet à la mer des eaux il sera parfois nécessaire de mettre l’installation de gaz
de ballast. inerte en service en cas de refroidissement de la
cargaison.
Le chargement
Le déchargement
Une fois toutes les inspections et vérifications
effectuées (propreté des citernes, prise d’échantillons), Le navire est mis sur le cul.
les manifolds branchés, les circuits bord sont disposés: Les pompes du bord sont utilisées pour le
la terre donne alors l’autorisation d’ouvrir les vannes déchargement.
des manifolds. Après branchement des manifolds, jaugeage, mesures
Le chargement s’effectue par gravité et refoulement des températures et des pieds d’eau, les vannes sont
des pompes de terre. La cadence de chargement est ouvertes avec accord de la terre.
au début très réduite. La cadence est augmentée après La montée en pression est progressive jusqu’à une
vérification. valeur pré-établie.
Le réchauffage des citernes est, si nécessaire, mis en Les citernes destinées à recevoir du ballastage sont
service. vidées en priorité.
De même que pour le chargement, il sera établi un
Il faut noter que sur les navires modernes, plan de déchargement passant par un certain nombre
déballastage et chargement sont conduits d’étapes.
simultanément. Ceci permettant de limiter les Le déchargement et le ballastage seront, sur les
contraintes subies par le navire. navires modernes conduits simultanément.
La cadence de chargement est réglée en fonction de la Le lavage au brut et l’inertage sont mis en service dans
vitesse de déballastage, des impératifs d’assiette, de les citernes en vidange. Une citerne pleine peut servir
tirant d’eau et des fatigues de coque. de réserve pour le lavage au brut.
On définit généralement un plan de chargement L’assèchement s’effectue avec une assiette positive
constitué de passages par un certain nombre d’étapes importante. On utilise les pompes de cargaison et le
(Steps). système de mise sous vide, les pompes
d’assèchement ou les éjecteurs.
Les ullages des citernes et les températures sont
régulièrement mesurés.
Le chargement de plusieurs produits s’effectue
séparément par des collecteurs différents si possible.
En cas de chargement simultané par un circuit Le lavage des citernes
commun, la double ségrégation est impérative
(minimum 2 vannes d’isolement).
Le lavage des citernes peut être effectué pour plusieurs
LA FINITION raisons:
- obtenir un “ballast propre”
Il faut choisir une citerne pour la finition, puis décaler - se débarrasser des résidus des pétroles bruts
les autres de 2 à 3 mètres de façon à finir séparément - éviter de contaminer une cargaison plus légère.
chaque citerne. Demander la cadence réduite à la Le lavage des citernes s’effectue au lourd, à l’eau
terre, puis aux valeurs choisies, demander le stop. La froide, à l’eau chaude (80°C) avec ou sans additifs.
terre draine ensuite ses lignes à bord (chasse).
Lorsque cette opération est finie, on peut fermer LE LAVAGE AU BRUT (COW)
partout puis procéder au débranchement.
Les citernes sont généralement remplies à 98% en Le principe est de projeter à une pression d’environ
volume. 10/12 bars du pétrole brut sur les parois intérieures des
citernes, pendant le déchargement, pour en décoller
LA QUANTITE EMBARQUEE les résidus qui vont se dissoudre dans la cargaison.
Il est réalisé pendant le déchargement.
Des échantillons des différents produits chargés sont
remis à bord pour analyse en cas de contentieux. Cela Il permet
permet également de mesurer la densité et la - de limiter la quantité de produit restant à bord;
température des produits pour éventuellement ajuster - de limiter les vapeurs combustibles;
les calculs à la finition. - de réduire la quantité des résidus.
Le volume occupé par la cargaison se fait par mesure (Le lavage au pétrole brut provoque moins de corrosion
des ullages. que le lavage à l’eau de mer).
Il sera tenu compte de l’assiette du navire et des Un lavage efficace (pression suffisante, température
éventuels pieds d’eau. adéquate, programmation correcte) permet
La densité du produit est calculée en fonction de sa d’augmenter la quantité déchargée d’environ 0,5%.
densité API et de sa température. Il existe des tables de lavages (en fonction des
La quantité chargée sera établie de manière différents chargements successifs) qui précisent la
contradictoire. procédure à suivre et les précautions à prendre.
Manif olds

Les gaz de combustion des


P mini : 10 bars

BRUT
Pont
Citerne
chaudières
Décantation
CANON DE
LAVAGE Citerne en
Azote : 79/81 %
v idange CO2 : 12/14 %
O2 : 2/ 4 %
SO2
Citerne pleine
: 0,02/0,03 %
LAVAGE AU BRUT (COW) Vapeur d'eau et solides divers
Température : 200°C.

Pour utiliser ces gaz d'échappement pour l'inertage


LE LAVAGE A L’EAU des cuves, il faut :
- les refroidir,
Il est réalisé lorsqu’il est nécessaire de ballaster une - les débarrasser de leurs impuretés,
citerne à cargaison, de charger un produit raffiné ou de - les sécher.
visiter la citerne pendant le voyage. L’eau est envoyée
dans les citernes de décantation pour être réutilisée.
Le lavage, quelque soit sa raison, se termine toujours L’installation
par une vérification plus ou moins poussée de l’état de
la citerne lavée. Une chaudière principale ou une chaudière d’appoint
est utilisée selon le débit de gaz inerte nécessaire.
Dans le cas ou une citerne devra être visitée, on Les gaz de combustion sont extraits des carneaux par
procédera d’abord à un lavage au brut, puis au lavage des conduits munis d'un ou plusieurs sectionnements
en eau (environ 3heures par citerne). Ensuite, et d'un joint hydraulique.
balayage en gaz inerte plusieurs heures et ventilation Les gaz de combustion sont lavés à l'eau de mer dans
forcée lorsque l’atmosphère ne contient plus de gaz de un laveur ou laveur dépoussiéreur.
pétrole. Les travaux ne seront autorisés qu’après
l’obtention d’un certificat de dégazage. Un des principes de lavage consiste à faire circuler les
fumées arrivant à la base d'une tour, à contre-courant
Le ballastage de l'eau de mer introduite au sommet de la tour, à
travers des chicanes disposées dans cette tour
(Système Peabody). L'autre principe consiste à faire
Le ballastage séparé s’effectue simultanément ou
passer les fumées au travers d'un rideau d'eau de mer.
après le déchargement (cas d’un produit chaud).
Les eaux de lavage sont évacuées à la mer par
Il débute par gravité puis avec l’aide des pompes.
l'intermédiaire d'un joint hydraulique.
Si nécessaire, on complète par un ballast lourd dans
Les gaz lavés et refroidis sont aspirés par au moins
des citernes lavées au brut et l’eau.
deux ventilateurs dont les aspirations et les
refoulements sont munis de sectionnements.
Les gaz sont ensuite introduits dans les citernes par
4) L’INSTALLATION DE GAZ INERTE l'intermédiaire:
- d'une soupape automatique de régulation.
- d'un joint hydraulique alimenté par 2 pompes
Pour qu'il y ait incendie ou explosion, il faut la présence séparées);
simultanée: - et d'un clapet de non retour (muni d'un moyen de
- d'un combustible fermeture manuel).
- et d'un comburant dans des proportions adéquates Les citernes à cargaison doivent être protégées par
- d'une énergie d'activation (étincelle, échauffement). des clapets de surpression/dépression.
Le collecteur de gaz inerte peut refouler à l'extérieur
Pour éviter ces incendies et ces explosions, il faut par l'intermédiaire d mâts de dégagement.
donc éliminer les sources de chaleur, et/ou faire
varier les proportions du mélange en dehors de la
zone dangereuse.
Malgré toutes les précautions prises, on ne peut pas
éliminer totalement les sources de chaleur. En effet, il
peut y avoir apparition d'électricité statique dès qu'il y a
circulation d'un fluide ou d'un gaz dans une
canalisation; ce qui ne peut être évité sur un pétrolier
ou un transport de gaz pendant le chargement ou le
déchargement.
Il est donc impératif, pour éliminer tout risque, d'agir sur
les proportions carburant/ comburant. Si on introduit
dans les citernes un gaz inerte comme le CO2 ou de
l'azote de telle façon que la teneur en oxygène tombe
au-dessous de 11 % du volume du compartiment, il n'y
aura plus d'explosion possible.
A bord, on peut obtenir du gaz inerte en récupérant,
après lavage et séchage les gaz brûlés (et donc
incombustibles) provenant des chaudières.
L’installation de gaz inerte est obligatoire lorsque le
lavage au brut est utilisé.
- défaillance de l'alimentation de la commande de la
La réglementation soupape de régulation, du générateur, de la commande
"auto" du générateur.

- Débit en gaz inerte : 125 % de la capacité maximale Ces défauts commandent des alarmes sonores et
des pompes de déchargement. visuelles et parfois l'arrêt pur et simple des opérations
- Teneur en O2 du G.I. fourni : < 5 %; de déchargement (pression GI < 0,1 mètre d’eau).
- Teneur en O2 de l'atmosphère dans chaque citerne:
< 8%.
- Pression positive dans les citernes (> 0,1 mètre
d’eau).
La conduite de l’installation

La surveillance de l’installation - Au chargement:


Peu de temps avant l’arrivée, la pression de GI est
- Teneur en O2, température des gaz, pression, débit baissée à 100mm d’eau. Il ne faut en effet pas diminuer
du GI la capacité de chargement du navire.
- niveau et pression de l'eau dans les laveurs En cours de chargement, la pression sera régulée par
- niveau d'eau dans les joints hydrauliques les vannes IOTA (Vannes haute vélocité). En fin
- défaillance des soufflantes d’opération, les citernes seront pleines de pétrole. Seul
subsistera un petit espace qui restera inerté.
- Traversée en charge: (%<1,3) dans les citernes pendant toutes les
Le GI est progressivement remplacé par des gaz opérations de chargement et de lavage au brut.
d’hydrocarbure. La concentration est telle qu’il n’y a
pas de risques d’explosion. .En cas de diminution de la -Traversée sur ballast:
température extérieure, il faut remettre l’installation GI Les caractéristiques de l’atmosphère inertée des
en service pour maintenir la pression. citernes sont surveillées. La pression est maintenue
autour de 1000mm (Elle variera en fonction de la
- Au déchargement: température, du jour et de la nuit). L’installation GI est
Mise en service du gaz inerte pour maintenir une mise en service si nécessaire.
pression positive (P=1000mm d’eau), éviter les entrées
d’air et l’augmentation du % de gaz combustibles

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