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PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-987
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C Demande de
retrait
présenté par

G
MM. DAUNIS, IACOVELLI et Patrice JOLY, Mmes LIENEMANN et FÉRET, M. TOURENNE,
Mme TOCQUEVILLE, MM. Joël BIGOT, KERROUCHE, FICHET, ANTISTE et CHASSEING et
Mme TAILLÉ-POLIAN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2

Après l’article 2

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article 199 terdecies-0 AA du code général des impôts, il est inséré un
article 199 terdecies-0 ... ainsi rédigé :

« Art. 199 terdecies-0 … – I. – Les contribuables domiciliés fiscalement en France peuvent


bénéficier d’une réduction de leur impôt sur le revenu égale à 33 % des versements effectués au titre
de souscriptions en numéraire réalisées au profit d’une société coopérative ouvrière de production
régie par la loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 portant statut des sociétés coopératives de production,
dans la limite de 20 % du revenu imposable, dans les conditions suivantes :

« 1° Les versements sont effectués par un associé-salarié de la société ;

« 2° La société coopérative est issue de la transformation d’une personne morale dans les conditions
des articles 48 et suivants de la même loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 et de l’article 28 bis de la
loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération ou de la création d’une
personne morale nouvelle ;

« 3° La transformation ou la création doit dater de moins de trois ans au jour du versement.

« La réduction d’impôt sur le revenu est accordée au titre de l’année de la clôture de l’exercice de la
société au cours duquel le contribuable a procédé au versement au titre de sa souscription.

« II. – Pour l’application du I du présent article, lorsque les versements effectués au cours d’une
année excèdent la limite de 20 %, l’excédent est reporté successivement sur les années suivantes
jusqu’à la cinquième inclusivement et ouvre droit à la réduction d’impôt dans les mêmes
conditions. »
Suite amdt n° I-987
-2-

OBJET

Cet amendement vise à créer une réduction d’impôt sur le revenu pour les versemets effectués au
titre de souscription en numéraire réalisés au profit d’une société coopérative ouvrière de production
(Scop).

L’objectif et l’atout majeur d’une Scop est la gestion de l’entreprise par des salariés-associés,
détenant le capital social de l’entreprise. Cette gouvernance assure une gestion patiente et pérenne
de l’entreprise, tout en rendant les emplois créés non délocalisables.

Les salariés n’ont cependant que peu de moyens pour entrer au capital de leur entreprise,
contrairement à des investisseurs extérieurs. Cette problématique est d’autant plus prégnante pour
les cessions d’entreprises par transformation en Scop ou les reprises à la barre, où les salariés
doivent acquérir 51% du capital de l’entreprise au moment de la transmission.

Une réduction d’impôt sur le revenu équivalente à 33% des versements en souscription de capital
par exercice budgétaire, sur une période de 3 ans après la transformation de la société, serait de
nature à soutenir l’effort financier des salariés-associés pour prendre en main leur entreprise sans
porter une atteinte disproportionnée aux revenus de leur ménage.

Le dispositif proposé s’inspire de celui relatif aux dons aux associations et prévoit que la réduction
d’impôt soit plafonnée à hauteur de 20 % du revenu imposable du contribuable. Si les versements
excèdent ce plafond, l’excédent est reporté sur les années suivantes, jusqu’à cinq ans.

Le coût de ce dispositif, pour 800 salariés accédant au capital, est estimé à 1,650 M€ par an au
maximum.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-685 rect. bis
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2 QUINQUIES

Après l’article 2 quinquies

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Après l’article 978 du code général des impôts, il est inséré un article 978 … ainsi rédigé :

« Art. 978 …. – Le redevable peut imputer sur l’impôt sur la fortune immobilière, dans les mêmes
conditions et sous les mêmes sanctions que celles prévues à l’article 199 terdecies-0 AA, 50 % du
montant des souscriptions au capital des organismes agréés mentionnés à l’article L. 365-1 du code
de la construction et de l’habitation ayant obtenu l’agrément entreprises solidaires d’utilité sociale
mentionnées à l’article L. 3332-17-1 du code du travail, dans la limite de 50 000 €. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Cet amendement vise à proposer, sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), une réduction d’impôt
liée à l’investissement au capital des entreprises solidaires d’utilité sociale exerçant des activités de
logement très social.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 3 vers un
article additionnel après l’article 2 quinquies).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-686 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2 NONIES

Après l’article 2 nonies

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – L’article 199 terdecies-0 AA du code général des impôts est ainsi rédigé :

« Art. 199 terdecies-0 AA. – I. – 1. Les contribuables domiciliés fiscalement en France peuvent
bénéficier d’une réduction de leur impôt sur le revenu égale à 25 % des versements effectués dans
des entreprises solidaires d’utilité sociale agréées en vertu de l’article L. 3332-17-1 du code du
travail, au titre :

« 1° Des souscriptions en numéraire :

« a) Au capital initial de sociétés ;

« b) Aux augmentations de capital de sociétés dont le contribuable n’est ni associé ni actionnaire ;

« c) Aux augmentations de capital d’une société dont le contribuable est associé ou actionnaire
lorsque ces souscriptions constituent un investissement de suivi, y compris après la période de dix
ans mentionnée au troisième alinéa du d du 2 du présent I, réalisé dans les conditions cumulatives
suivantes :

« – le redevable a bénéficié, au titre de son premier investissement au capital de la société


bénéficiaire des versements, de l’avantage fiscal prévu au premier alinéa du présent 1 ou des
avantages fiscaux prévus aux 885-0 V bis et 885-0 V bis B dans leur rédaction en vigueur au
31 décembre 2017 ;

« – de possibles investissements de suivi étaient prévus dans le plan d’entreprise de la société


bénéficiaire des versements ;

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel avant l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 2 nonies).
Suite amdt n° I-686 rect.
-5-

« – la société bénéficiaire de l’investissement de suivi n’est pas liée à une autre entreprise dans les
conditions prévues au c du 6 de l’article 21 du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du
17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en
application des articles 107 et 108 du traité ;

« 2° Des souscriptions en numéraire de titres participatifs, dans les conditions prévues au


présent 1° , dans des sociétés coopératives de production définies par la loi n° 78-763 du 19 juillet
1978 portant statut des sociétés coopératives de production ou dans d’autres sociétés coopératives
régies par la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.

« Les souscriptions mentionnées aux 1° et 2° du présent I confèrent aux souscripteurs les seuls
droits résultant de la qualité d’actionnaire ou d’associé, à l’exclusion de toute autre contrepartie
notamment sous la forme de garantie en capital, de tarifs préférentiels ou d’accès prioritaire aux
biens produits ou aux services rendus par la société.

« 3° Des souscriptions en numéraire de titres d’investissement en fonds propres ou quasi-fonds


propres dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire définies à l’article 1er de la
loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire.

« Les souscriptions mentionnées aux 1° , 2° et 3° du présent I ne confèrent aux souscripteurs les


seuls droits résultant de la qualité d’actionnaire, d’associé ou de détenteur desdits titres
d’investissement en fonds propres ou quasi fonds propres, à l’exclusion de toute autre contrepartie
notamment sous la forme de garantie en capital, de tarifs préférentiels ou d’accès prioritaire aux
biens produits ou aux services rendus par la société.

« 2. La société bénéficiaire des versements mentionnée au 1 doit satisfaire aux conditions suivantes :

« a) Elle est une petite et moyenne entreprise au sens de l’annexe I du règlement (UE) n° 651/2014
de la Commission du 17 juin 2014 précité ;

« b) Elle n’est pas qualifiable d’entreprise en difficulté au sens du 18 de l’article 2 du même


règlement ;

« c) Elle exerce une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole, libérale, financière ou
immobilière ;

« d) Elle remplit au moins l’une des conditions suivantes au moment de l’investissement initial :

« – elle n’exerce son activité sur aucun marché ;

« – elle exerce son activité sur un marché, quel qu’il soit, depuis moins de dix ans après sa première
vente commerciale. Le seuil de chiffre d’affaires qui caractérise la première vente commerciale au
sens du présent alinéa ainsi que ses modalités de détermination sont fixés par décret ;

« – elle a besoin d’un investissement en faveur du financement des risques qui, sur la base d’un plan
d’entreprise établi en vue d’intégrer un nouveau marché géographique ou de produits, est supérieur
à 50 % de son chiffre d’affaires annuel moyen des cinq années précédentes ;

« e) Ses actifs ne sont pas constitués de façon prépondérante de métaux précieux, d’œuvres d’art,
d’objets de collection, d’antiquités, de chevaux de course ou de concours ou, sauf si l’objet même de
son activité consiste en leur consommation ou en leur vente au détail, de vins ou d’alcools ;
« f) Elle a son siège de direction effective dans un État membre de l’Union européenne ou dans un
autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une
convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ;

« g) Ses titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché réglementé ou un système
multilatéral de négociation français ou étranger au sens des articles L. 421-1 ou L. 424-1 du code
monétaire et financier, sauf si ce marché est un système multilatéral de négociation où la majorité
des instruments admis à la négociation sont émis par des petites et moyennes entreprises au sens de
l’annexe I du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 précité ;

« h) Le montant total des versements qu’elle a reçus au titre des souscriptions mentionnées au
présent I et au IV et des aides dont elle a bénéficié au titre du financement des risques sous la forme
d’investissement en fonds propres ou quasi-fonds propres, de prêts, de garanties ou d’une
combinaison de ces instruments n’excède pas 15 millions d’euros.

« 3. L’avantage fiscal prévu au 1 s’applique, dans les mêmes conditions, aux souscriptions
effectuées par des personnes physiques en indivision. Chaque membre de l’indivision peut
bénéficier de l’avantage fiscal à concurrence de la fraction de la part de sa souscription
représentative de titres reçus en contrepartie de souscriptions au capital de sociétés vérifiant les
conditions prévues au 2.

« 4. L’avantage fiscal prévu au 1 s’applique également aux souscriptions en numéraire au capital


d’une société satisfaisant aux conditions suivantes :

« a) La société vérifie l’ensemble des conditions prévues au 2, à l’exception de celle prévue au c, d


et h du même 2 ;

« b) La société a pour objet exclusif de détenir des participations dans des sociétés exerçant une des
activités mentionnées au c dudit 2 ;

« c) La société a exclusivement pour mandataires sociaux des personnes physiques ;

« d) La société n’est pas associée ou actionnaire de la société au capital de laquelle elle réinvestit,
excepté lorsque le réinvestissement constitue un investissement de suivi remplissant les conditions
cumulatives prévues au c du 1° du 1 ;

« e) La société communique à chaque investisseur, avant la souscription de ses titres, un document


d’information précisant notamment la période de conservation des titres pour bénéficier de
l’avantage fiscal mentionné au 1, les modalités prévues pour assurer la liquidité de l’investissement
au terme de la durée de blocage, les risques générés par l’investissement et la politique de
diversification des risques, les règles d’organisation et de prévention des conflits d’intérêts, les
modalités de calcul et la décomposition de tous les frais et commissions, directs et indirects, et le
nom du ou des prestataires de services d’investissement chargés du placement des titres.

« Le montant des versements effectués au titre de la souscription par le redevable est pris en compte
pour l’assiette de l’avantage fiscal dans la limite de la fraction déterminée en retenant :

« – au numérateur, le montant des versements effectués, par la société mentionnée au premier alinéa
du présent 4 au titre de la souscription au capital dans des sociétés vérifiant l’ensemble des
conditions prévues au 2, entre la date limite de dépôt de la déclaration devant être souscrite par le
redevable l’année précédant celle de l’imposition et la date limite de dépôt de la déclaration devant

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel avant l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 2 nonies).
Suite amdt n° I-686 rect.
-7-

être souscrite par le redevable l’année d’imposition. Ces versements sont ceux effectués avec les
capitaux reçus au cours de cette période ou de la période d’imposition antérieure lors de la
constitution du capital initial ou au titre de l’augmentation de capital auquel le redevable a souscrit ;

– au dénominateur, le montant des capitaux reçus par la société mentionnée au premier alinéa du
même 4 au titre de la constitution du capital initial ou de l’augmentation de capital auquel le
redevable a souscrit au cours de l’une des périodes mentionnées au numérateur.

« Un décret fixe les conditions dans lesquelles les investisseurs sont informés annuellement du
montant détaillé des frais et commissions, directs et indirects, qu’ils supportent et celles dans
lesquelles ces frais sont encadrés. Pour l’application du présent alinéa, sont assimilées aux sociétés
mentionnées au premier alinéa du présent 4 les sociétés dont la rémunération provient
principalement de mandats de conseil ou de gestion obtenus auprès de redevables effectuant les
versements mentionnés au 1 ou au présent 4, lorsque ces mandats sont relatifs à ces mêmes
versements.

« La société adresse à l’administration fiscale, à des fins statistiques, au titre de chaque année, avant
le 30 avril de l’année suivante et dans des conditions définies par arrêté conjoint des ministres
chargés de l’économie et du budget, un état récapitulatif des sociétés financées, des titres détenus
ainsi que des montants investis durant l’année. Les informations qui figurent sur cet état sont celles
arrêtées au 31 décembre de l’année.

II. – Les versements mentionnés au I ouvrant droit à la réduction d’impôt mentionnée au même I
sont retenus dans la limite annuelle de 50 000 € pour les contribuables célibataires, veufs ou
divorcés et de 100 000 € pour les contribuables mariés ou liés par un pacte civil de solidarité soumis
à imposition commune.

« La fraction d’une année excédant, le cas échéant, les limites mentionnées au premier alinéa ouvre
droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions au titre des quatre années suivantes.

« La réduction de l’impôt dû procurée par le montant de la réduction d’impôt mentionnée au I qui


excède le montant mentionné au second alinéa du 1 de l’article 200-0 A peut être reportée sur
l’impôt sur le revenu dû au titre des années suivantes jusqu’à la cinquième inclusivement. Pour la
détermination de cet excédent au titre d’une année, il est tenu compte de la réduction d’impôt
accordée au titre des versements réalisés au cours de l’année concernée et des versements en report
mentionnés au treizième alinéa du présent I ainsi que des reports de la réduction d’impôt constatés
au titre d’années antérieures.

« La réduction d’impôt sur le revenu est accordée au titre de l’année au cours de laquelle le
contribuable a procédé au versement au titre de sa souscription.

« III. – 1. Le bénéfice de l’avantage fiscal prévu au I est subordonné à la conservation par le


redevable des titres reçus en contrepartie de sa souscription au capital des sociétés et entreprises
mentionnées aux 1°, 2° et 3° du 1 du présent I jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant
celle de la souscription.

« La condition relative à la conservation des titres reçus en contrepartie de la souscription au capital


s’applique également à la société mentionnée au premier alinéa du 4 du I et à l’indivision
mentionnée au 3 du I.

« En cas de remboursement des apports aux souscripteurs avant le 31 décembre de la cinquième


année suivant celle de la souscription, le bénéfice de l’avantage fiscal prévu au I est remis en cause,
sauf si le remboursement fait suite à la liquidation judiciaire de la société.

« 2. En cas de non-respect de la condition de conservation prévue au premier alinéa du 1 du


présent III par suite d’une fusion ou d’une scission au sens de l’article 817 A du présent code,
l’avantage fiscal mentionné au I du présent article accordé au titre de l’année en cours et de celles
précédant ces opérations n’est pas remis en cause si les titres reçus en contrepartie sont conservés
jusqu’au même terme. Cet avantage fiscal n’est pas non plus remis en cause lorsque la condition de
conservation prévue au premier alinéa du même 1 n’est pas respectée par suite d’une annulation des
titres pour cause de pertes ou de liquidation judiciaire ou d’une cession réalisée dans le cadre d’une
procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.

« En cas de non-respect de la condition de conservation prévue au premier alinéa du 1 du présent III


en cas de cession stipulée obligatoire par un pacte d’associés ou d’actionnaires, ou en cas de
procédure de retrait obligatoire à l’issue d’une offre publique de retrait ou de toute offre publique au
sens de l’article L. 433-4 du code monétaire et financier, l’avantage fiscal mentionné au I du présent
article accordé au titre de l’année en cours et de celles précédant ces opérations n’est pas non plus
remis en cause si le prix de vente des titres cédés, diminué des impôts et taxes générés par cette
cession, est intégralement réinvesti par le cédant, dans un délai maximum de douze mois à compter
de la cession, en souscription de titres de sociétés satisfaisant aux conditions mentionnées au 2 du I,
sous réserve que les titres ainsi souscrits soient conservés jusqu’au même terme.

« En cas de non-respect de la condition de conservation prévue au premier alinéa du 1 du présent III


en cas d’offre publique d’échange de titres, l’avantage fiscal mentionné au I du présent article
accordé au titre de l’année en cours et de celles précédant cette opération n’est pas non plus remis en
cause si les titres obtenus lors de l’échange sont des titres de sociétés satisfaisant aux conditions
mentionnées au 2 du même I et si l’éventuelle soulte d’échange, diminuée le cas échéant des impôts
et taxes générés par son versement, est intégralement réinvestie, dans un délai maximal de douze
mois à compter de l’échange, en souscription de titres de sociétés satisfaisant aux conditions
mentionnées au 2 dudit I, sous réserve que les titres obtenus lors de l’échange et, le cas échéant,
souscrits en remploi de la soulte soient conservés jusqu’au terme du délai applicable aux titres
échangés.

« En cas de non-respect de la condition de conservation des titres prévue au premier alinéa du 1 du


présent III du fait de leur cession plus de trois ans après leur souscription, l’avantage fiscal
mentionné au I du présent article accordé au titre de la souscription des titres cédés n’est pas remis
en cause, quelle que soit la cause de cette cession, si le prix de vente des titres cédés, diminué des
impôts et taxes générés par cette cession, est intégralement réinvesti par le cédant, dans un délai
maximum de douze mois à compter de la cession, en souscription de titres de sociétés satisfaisant
aux conditions mentionnées au 2 du même I. Les titres ainsi souscrits doivent être conservés
jusqu’au terme du délai mentionné au premier alinéa du 1.

« Le 1 du présent III ne s’applique pas en cas de licenciement, d’invalidité correspondant au


classement dans la deuxième ou la troisième des catégories prévues à l’article L. 341-4 du code de la
sécurité sociale, du décès du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire lié par un pacte civil de
solidarité soumis à une imposition commune. Il en est de même en cas de donation à une personne
physique des titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de la société si le donataire
reprend l’obligation de conservation des titres transmis prévue au 1 du III du présent article et s’il ne
bénéficie pas du remboursement des apports avant le terme mentionné au dernier alinéa du même 1.
À défaut, la reprise de la réduction d’impôt obtenue est effectuée au nom du donateur.

« Les conditions mentionnées à l’avant-dernier alinéa du 1 du I du présent article et aux c, e et f du 2


du même I doivent être satisfaites à la date de la souscription et de manière continue jusqu’au

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel avant l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 2 nonies).
Suite amdt n° I-686 rect.
-9-

31 décembre de la cinquième année suivant celle de cette souscription. À défaut, l’avantage fiscal
prévu audit I est remis en cause.

« 3. L’avantage fiscal prévu au I accordé au titre de l’année en cours et des précédentes fait l’objet
d’une reprise au titre de l’année au cours de laquelle la société ou le redevable cesse de respecter
l’une des conditions mentionnées aux deux premiers alinéas du 1 ou au dernier alinéa du 2 du
présent III.

« IV. – 1. Le contribuable peut bénéficier d’une réduction de son impôt sur le revenu égale à 25 %
du montant des versements effectués au titre de souscriptions en numéraire aux parts des fonds
communs de placements à risque mentionnés à l’article L. 214-28 du code monétaire et financier,
aux parts de fonds communs de placement dans l’innovation mentionnés à l’article L. 214-30 du
même code, aux parts de fonds d’investissement de proximité mentionnés à l’article L. 214-31 dudit
code, aux parts des fonds "EUSEF" mentionnés à l’article L. 214-153-1 dudit code ou d’un
organisme similaire d’un autre État membre de l’Union européenne ou d’un État partie à l’accord
sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance
administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

« L’avantage prévu au premier alinéa ne s’applique que lorsque les conditions suivantes sont
satisfaites :

« a) Les personnes physiques prennent l’engagement de conserver les parts de fonds jusqu’au
31 décembre de la cinquième année suivant celle de la souscription ;

« b) Le porteur de parts, son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son
concubin notoire soumis à une imposition commune et leurs ascendants et descendants ne doivent
pas détenir ensemble plus de 10 % des parts du fonds et, directement ou indirectement, plus de 25 %
des droits dans les bénéfices des sociétés dont les titres figurent à l’actif du fonds ou avoir détenu ce
montant à un moment quelconque au cours des cinq années précédant la souscription des parts du
fonds ;

« c) Le fonds doit respecter au minimum le quota d’investissement de 70 % prévu au I de


l’article L. 214-30 du code monétaire et financier et au I de l’article L. 214-31 du même code, dont
une part comprise entre 5 et 10 % de titres émis par des entreprises solidaires agréées en application
de l’article L. 3332-17-1 du code du travail. Le fonds "EUSEF" défini à l’article L. 214-153-1 du
code monétaire et financier doit respecter au minimum le quota d’investissement de 70 % prévu au
règlement (UE) n° 346/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 relatif aux fonds
d’entrepreneuriat social européens.

« Ces quotas doivent être atteints à hauteur de 50 % au moins au plus tard quinze mois à compter de
la date de clôture de la période de souscription fixée dans le prospectus complet du fonds, laquelle
ne peut excéder quatorze mois à compter de la date de constitution du fonds, et à hauteur de 100 %
au plus tard le dernier jour du quinzième mois suivant.

« Le fonds mentionné à l’article L. 214-28 du code monétaire et financier, doit respecter un quota
minimum d’investissement de 40 % de titres émis par des entreprises solidaires mentionnées à
l’article L. 3332-17-1 du code du travail.

« Les versements servant de base au calcul de l’avantage fiscal sont retenus après imputation des
droits ou frais d’entrée et à proportion du quota d’investissement mentionné au premier alinéa du
présent c que le fonds s’engage à atteindre. Un décret fixe les conditions dans lesquelles les porteurs
de parts sont informés annuellement du montant détaillé des frais et commissions, directs et
indirects, qu’ils supportent et dans lesquelles ces frais sont encadrés.

« 2. L’avantage fiscal prévu au 1 du présent IV ne peut être supérieur à 18 000 € par an. Le
redevable peut bénéficier de l’avantage fiscal prévu audit 1 et de ceux prévus aux 1, 3 et 4 du I au
titre de la même année, sous réserve que le montant imputé sur l’impôt sur le revenu résultant de ces
avantages n’excède pas 18 000 €.

« 3. L’avantage fiscal obtenu fait l’objet d’une reprise au titre de l’année au cours de laquelle le
fonds ou le redevable cesse de respecter les conditions prévues au 1 du présent IV.

« Le premier alinéa du présent 3 ne s’applique pas lorsque la condition prévue au a du 1 du présent


IV n’est pas respectée en cas de licenciement, d’invalidité correspondant au classement dans les
catégories prévues aux 2° et 3° de l’article L. 341-4 du code de la sécurité sociale, de décès du
souscripteur ou de son conjoint ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité soumis à une
imposition commune.

« 4. Sont exclues du bénéfice de l’avantage fiscal prévu au 1 du présent IV les parts de fonds
donnant lieu à des droits différents sur l’actif net ou sur les produits du fonds ou de la société,
attribuées en fonction de la qualité de la personne.

« V. – Les versements ouvrant droit à l’avantage fiscal mentionné au I ou au IV sont ceux effectués
entre la date limite de dépôt de la déclaration de l’année précédant celle de l’imposition et la date
limite de dépôt de la déclaration de l’année d’imposition.

« VI. – L’avantage fiscal prévu au présent article ne s’applique ni aux titres figurant dans un plan
d’épargne en actions mentionné à l’article 163 quinquies D ou dans un plan d’épargne salariale
mentionné au titre III du livre III de la troisième partie du code du travail, ni à la fraction des
versements effectués au titre de souscriptions ayant ouvert droit aux réductions d’impôt prévues aux
f ou g du 2 de l’article 199 undecies A, aux articles 199 undecies B, 199 terdecies-0 A,
199 terdecies-0 B, 199 unvicies ou 199 quatervicies du présent code.

« Les souscriptions réalisées par un contribuable au capital d’une société dans les douze mois
suivant le remboursement, total ou partiel, par cette société de ses apports précédents n’ouvrent pas
droit à l’avantage fiscal mentionné au I du présent article.

« Les souscriptions réalisées au capital d’une société holding animatrice ouvrent droit à l’avantage
fiscal mentionné au I lorsque la société est constituée et contrôle au moins une filiale depuis au
moins douze mois. Pour l’application du présent alinéa, une société holding animatrice s’entend
d’une société qui, outre la gestion d’un portefeuille de participations, participe activement à la
conduite de la politique de leur groupe et au contrôle de leurs filiales et rend, le cas échéant et à titre
purement interne, des services spécifiques, administratifs, juridiques, comptables, financiers et
immobiliers.

« VII. – Un décret fixe les obligations déclaratives incombant aux redevables et aux sociétés
mentionnés au I, ainsi qu’aux gérants et dépositaires de fonds mentionnés au IV.

« Le montant des frais et commissions directs et indirects imputés au titre d’un même versement
mentionné aux 1 à 4 du I ou au 1 du IV du présent article par les sociétés mentionnées au premier
alinéa du 4 du I, par les gérants et dépositaires de fonds mentionnés au IV, par les sociétés et les
personnes physiques exerçant une activité de conseil ou de gestion au titre du versement ou par des
personnes physiques ou morales qui leur sont liées, au sens des articles L. 233-3, L. 233-4 et

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel avant l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 2 nonies).
Suite amdt n° I-686 rect.
- 11 -

L. 233-10 du code de commerce, ne peut excéder un plafond exprimé en pourcentage du versement


et fixé par décret.

« Sans préjudice des sanctions que l’Autorité des marchés financiers peut prononcer, tout
manquement à ces interdictions est passible d’une amende dont le montant ne peut excéder dix fois
les frais indûment perçus. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

L’actionnariat solidaire est un mode de financement par lequel des entreprises solidaires ouvrent
directement leur capital aux particuliers (actions ou parts sociales). Le présent amendement vise à
proposer un dispositif pérenne et autonome qui tient compte de la spécificité des entreprises agréées
ESUS.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-687 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2 NONIES

Après l’article 2 nonies

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Le troisième alinéa du 1° du I de l’article 726 du code général des impôts est complété par les
mots : « , et des organismes concourant aux objectifs de la politique d’aide au logement tels que
définis à l’article L. 365-1 de code de la construction et de l’habitation ».

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

Le présent amendement a pour objectif de réduire les droits d’enregistrement pour les entreprises
solidaires à prépondérance immobilière de 5% à 0,1%, afin de bénéficier du même taux que celui
applicable aux titres de capital souscrits par les clients des établissements de crédit mutualistes ou
coopératifs.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 17 vers
un article additionnel après l’article 2 nonies).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-622 rect. bis
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 3

Après l’article 3

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – À la première phrase du 7° du II de l’article 150 U du code général des impôts, après le


mot : « modéré, », sont insérés les mots : « aux sociétés civiles immobilières dont ces organismes
détiennent la totalité des parts, ».

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

L’article 150 U du CGI exonère les particuliers d’impôt sur les plus-values pour les cessions de
biens immobiliers réalisées au profit d’organismes en charge du logement social jusqu’au
31 décembre 2020.

Le présent amendement propose d’élargir la liste des organismes de logement social visés aux
sociétés civiles immobilières dont un ou plusieurs organismes HLM détiennent la totalité des parts.
En effet, il arrive régulièrement que les organismes HLM constituent entre eux des sociétés civiles
immobilières, en particulier pour des opérations d’accession sociales à la propriété.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 3).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-621 rect. bis
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 3

Après l’article 3

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – À la première phrase du 7° du II de l’article 150 U du code général des impôts, après les
mots : « du même code », sont insérés les mots : « , à un organisme de foncier solidaire en vue de la
conclusion d’un bail réel solidaire visé à l’article L. 255-1 du code de la construction et de
l’habitation ».

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

L’article 150 U du CGI exonère les particuliers d’impôt sur les plus-values pour les cessions de
biens immobiliers réalisées au profit d’organismes en charge du logement social jusqu’au
31 décembre 2020.

Le présent amendement propose d’élargir la liste des organismes de logement social visés
(organismes HLM, Association foncière logement) aux organismes de foncier solidaire visés à
l’article L 329-1 du code de l’urbanisme en vue de la conclusion d’un bail réel solidaire
conformément à l’article L 255-1 du code de la construction et de l’habitation. On rappelle que les
organismes de foncier solidaire ont pour objet d’acquérir des terrains en vue de consentir des baux
réels solidaires en vue de la location ou de l’accession à la propriété des logements, à usage
d’habitation principale, sous des conditions de plafond de ressources, de loyers et de prix de cession.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 2 vers un
article additionnel après l’article 3).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1101
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, M. BOCQUET
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 7

Alinéa 10

Supprimer cet alinéa.

OBJET

La création et le maintien des places en crèche sur l’ensemble du territoire français est un objectif
partagé par une grande diversité d’acteurs. Dans le cadre de différentes stratégies, le gouvernement
s’est engagé à créer 30 000 places (nettes) sur l’ensemble du quinquennat. Cette ambition s’est
également traduite au sein de la Convention d’objectifs et de gestion (COG) signée entre l’Etat et la
Cnaf en 2018.

La suppression du crédit d’impôt famille pour les entreprises risque de fragiliser l’ensemble du
secteur de la petite enfance et pourrait entraîner la fermeture de places en crèche. De nombreux
gestionnaires de crèche ont des berceaux réservés aux entreprises. Pour certaines associations ou
mutuelles, cela peut représenter plus d’un quart de leurs places et est un pilier de leur stabilité
financière.

En cas de suppression de cette disposition, il est prévisible qu’un certain nombre d’entreprises
(notamment les petites et moyennes) cesse de réserver des places de crèches pour leurs salarié.e.s.

L’intérêt du maintien de cette disposition est de favoriser l’accès et le maintien dans l’emploi,
notamment des femmes, et permettre de mieux articuler vie professionnelle et vie personnelle. Dans
un contexte où l’égalité entre les femmes et les hommes est affichée comme grande cause du
quinquennat, la suppression du crédit d’impôt famille serait incompréhensible.

Il est, par ailleurs, à craindre que l’évaluation de cette dépense ne puisse être conduite d’ici le 31
décembre 2021. En matière de dépenses fiscales et de leurs évaluations, il pourrait, en revanche, être
plus intéressant d’encadrer davantage ce crédit d’impôt en prévoyant, par exemple, un montant
plafond par place au-dessus duquel il ne pourra pas s’appliquer. Ce montant pourra être défini de
Suite amdt n° I-1101
- 16 -

manière concertée avec l’ensemble des gestionnaires du secteur.


PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1044
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 7

Alinéas 12 à 15

Supprimer ces alinéas.

OBJET

Le projet de loi de finances propose de supprimer l’exonération d’impôt sur les sociétés prévue par
l’article 207 du CGI, dans son point 1.6° bis, au profit des établissements publics, sociétés
d’économie mixte et au profit des organismes d’habitations à loyer modéré pour certaines opérations
d’aménagement qu’ils réalisent.

Cette suppression risque de pénaliser ces opérateurs qui jouent un rôle souvent déterminant dans les
politiques d’aménagement locales. En effet, l’intervention de ces acteurs permet souvent d’optimiser
les opérations, en contenant les prix de vente des parcelles. Ainsi, par exemple, l’intervention des
organismes Hlm dans l’aménagement d’emprises foncières d’une surface importantes leur permet,
en règle générale, de « se réserver » une partie du terrain pour la construction de logements locatifs
sociaux à un prix de revient moins élevé, tout en équilibrant l’opération grâce à la revente de
certains lots à bâtir à des promoteurs. En supprimant l’exonération d’impôt sur les sociétés dont ils
bénéficient sur ces opérations, on risque de fragiliser leur position et leur modèle économique, au
détriment de l’intérêt général.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-630 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 7

Alinéa 38

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Pour les opérations non mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 300-4 du code de
l’urbanisme, il s’applique aux opérations pour lesquelles la demande de permis d’aménager ou la
déclaration de travaux est déposée à compter du 1er janvier 2020.

OBJET

Le projet de loi de finances propose de supprimer l’exonération d’impôt sur les sociétés prévue par
l’article 207 du CGI, dans son point 1.6° bis, au profit des établissements publics, des sociétés
d’économie mixte et au profit des organismes d’habitations à loyer modéré pour certaines opérations
d’aménagement, notamment les opérations réalisées dans le cadre des zones d’aménagement
concerté, des lotissements, des zones de restauration immobilière etc.

Il précise que cette mesure s’appliquera aux opérations pour lesquelles l’appel d’offre prévu au
deuxième alinéa de l’article L. 300-4 du code de l’urbanisme n’a pas été réalisé à la date du 1 er
janvier 2020

Toutefois, certaines des opérations concernées sont réalisées en dehors du cadre du deuxième alinéa
de l’article L. 300-4 du code de l’urbanisme. Afin d’éviter toute difficulté concernant l’entrée en
vigueur dans ces cas-là, il est proposé de préciser que la suppression de l’exonération ne concernera
que les opérations pour lesquelles la demande de permis d’aménager ou la déclaration préalable a
été déposée à compter du 1er janvier 2020. Ceci permettra, à l’instar de ce qui est prévu pour les
concessions d’aménagement, d’éviter de déséquilibrer des opérations déjà engagées pour lesquelles
les opérateurs comptaient bénéficier de l’exonération.

[amendement de repli]

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-630 rect.
- 19 -
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-988 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
MM. DAUNIS, IACOVELLI et Patrice JOLY, Mmes LIENEMANN et FÉRET, M. TOURENNE,
Mme TOCQUEVILLE, MM. Joël BIGOT, KERROUCHE, FICHET et ANTISTE et Mme TAILLÉ-POLIAN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 7

Après l’article 7

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Après l’article 237 bis A du code général des impôts, il est inséré un article 237 bis B ainsi
rédigé :

« Art. 237 bis B. – I. – Jusqu’au 31 décembre 2030, les sociétés peuvent constituer une déduction
pour transformation afin de permettre leur transformation en société coopérative de production.

« La déduction pour transformation s’exerce à la condition que l’entreprise ait inscrit à un compte
courant ou affecté ouvert auprès d’un établissement de crédit une somme correspondant au montant
de la déduction. Les intérêts produits par cette réserve et qui sont capitalisés dans le compte
d’affectation ne sont pas soumis à l’impôt.

« II. – 1. Le montant de la déduction est plafonné, pour chaque exercice, au montant du résultat net
imposable de l’exercice précédent.

« La totalité de la déduction ne peut pas dépasser un montant maximum de 500 000 €.

« 2. Les sommes placées en réserves et leurs intérêts capitalisés doivent être utilisés au cours des
sept exercices qui suivent celui au cours duquel la déduction a été réalisée pour procéder au rachat
ou au remboursement du capital d’associés par l’entreprise dans le cadre de sa transformation en
société coopérative de production en application des articles 48 et suivants de la loi n° 78-763 du
19 juillet 1978 portant statut des sociétés coopératives de production.

« Le compte courant ou affecté mentionné au I du présent article retrace exclusivement les


opérations définies au premier alinéa du présent 2.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 4 vers un
article additionnel après l’article 7).
Suite amdt n° I-988 rect.
- 21 -

« Les sommes déduites et les intérêts capitalisés ainsi utilisés sont rapportés au résultat de l’exercice
suivant celui de leur utilisation.

« Lorsque que la déduction n’est pas utilisée en totalité pour le rachat ou le remboursement
d’associés dans le cadre de la transformation, le surplus est rapporté au résultat de l’exercice suivant
celui de la transformation en société coopérative de production.

« Lorsque ces sommes et intérêts ne sont pas utilisés dans le délai prévu au même premier alinéa du
présent 2, ils sont rapportés aux résultats du septième exercice suivant celui au titre duquel la
déduction a été pratiquée et sont majorés d’un montant égal au produit de ces sommes et intérêts par
le taux d’intérêt légal en vigueur à la date de clôture de l’exercice au cours duquel les sommes et
intérêts sont rapportés au résultat.

« Lorsque ces sommes et intérêts sont prélevés dans des cas autres que celui mentionné au premier
alinéa du présent II, ils sont rapportés au résultat imposable de l’exercice d’utilisation, majorés d’un
montant égal au produit de cette somme par le taux de l’intérêt de retard prévu à l’article 1727 du
présent code.

« III. – Le présent article n’est pas applicable aux transformations qui utiliseraient les dispositions
de l’article 25 et du titre IV de la loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 portant statut des sociétés
coopératives de production.

« Une société coopérative de production qui bénéficie des dispositifs prévus à l’article 49 ter de la
même loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 peut constituer une déduction pour transformation dans les
conditions prévues au I et II du présent article.

« IV. – Un décret fixe les obligations déclaratives des sociétés concernées. »

II. – Le deuxième alinéa de l’article 32 de la loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 portant statut des
sociétés coopératives de production est ainsi rédigé :

« La provision pour investissement définitivement libérée à l’expiration du délai mentionné à


l’article L. 3324-10 du code du travail, ou rapportée au bénéfice imposable dans les conditions
prévues au deuxième alinéa de l’article L. 442-9 du même code, ainsi que les sommes épargnées et
rapportées en application de l’article 237 bis B du code général des impôts sont affectés à un compte
de réserves exceptionnelles et n’entrent pas dans les excédents nets de gestion. »

III. – La perte de recettes résultant pour l’État des I et II est compensée, à due concurrence, par la
création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des
impôts.

OBJET

La transformation de société en Scop se heurte souvent au coût de rachat des parts du chef
d’entreprise sortant, dès lors que l’entreprise est en bonne santé. Il est proposé de mettre en place un
dispositif favorisant l’épargne de trésorerie avant transformation, facilitant le rachat par l’entreprise
d’actions du ou des associés sortant avant transformation.

Ce dispositif est inspiré de la déduction pour aléa (articles 72 D bis et ter du CGI, plus loin DPA) et
de la déduction pour épargne qui l’a remplacé en 2019 (article 73 CGI). Ils permettent à un
exploitant agricole de verser une partie de son résultat sur un compte bancaire spécifique, pour ne
l’utiliser que dans des conditions prévues par la loi. Les sommes versées sont exclues de l’assiette
de l’impôt sur les sociétés. Lors de leur utilisation, ces sommes sont réintégrées dans l’assiette de
l’IS.

Le présent amendement prévoit de créer un dispositif identique pour les entreprises souhaitant se
transformer en Scop. Elles pourront verser une partie de leur résultat sur un compte spécifique pour
être utilisé au plus tard dans les 7 ans pour le rachat des actions ou parts sociales des associés
sortants. Lors de leur utilisation, ces sommes sont réintégrées dans l’assiette de l’IS. En cas de non
utilisation ou de mauvaise utilisation, les sommes sont réintégrées et majorées au taux d’intérêt légal
ou de retard.

Le coût fiscal de cette mesure sera limité du fait de la réintégration fiscale des sommes épargnées et
pourrait même avoir un impact positif pour le budget de l’Etat par le paiement de potentiels intérêts.
SI toutes les entreprises souhaitant se transformer en Scop utilisaient ce dispositif et se trouvaient ne
pas devoir payer d’impôt sur les sociétés du fait de dérogations spécifiques, l’impact fiscal de la
mesure serait inférieur à 500 000 €.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 4 vers un
article additionnel après l’article 7).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-986 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
MM. DAUNIS, IACOVELLI et Patrice JOLY, Mmes LIENEMANN et FÉRET, M. TOURENNE,
Mme TOCQUEVILLE, MM. Joël BIGOT, KERROUCHE, FICHET, ANTISTE et CHASSEING et
Mme TAILLÉ-POLIAN
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 7

Après l’article 7

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Après le II de l’article 220 nonies du code général des impôts, il est inséré un paragraphe ainsi
rédigé :

« ..... – Les sociétés coopératives de production constituées conformément à la loi n° 78 -763 du


19 juillet 1978 portant statut des sociétés coopératives de production peuvent bénéficier d’un crédit
d’impôt égal au montant des intérêts dus par la société au titre de l’exercice d’imputation à raison
des emprunts ou des crédits vendeurs qu’elle aura contractés pour le rachat de parts d’associés dans
le cadre d’une transformation intervenue en application des articles 48 et suivants de la même loi
n° 78-763 du 19 juillet 1978, sous les conditions suivantes :

« 1° La société coopérative de production n’entre pas dans les situations mentionnées à l’article 25
et au titre IV de ladite loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 ;

« 2° Si la société a contracté un crédit vendeur, le montant du crédit d’impôt ne peut pas dépasser
une somme équivalente aux intérêts qui auraient été dus en appliquant un taux égal à la moyenne,
sur les trois années civiles précédant la date de l’assemblée générale, du taux moyen de rendement
des obligations des sociétés privées, majorée de deux points ;

« 3° Si le prêt n’a pas pour but exclusif le rachat ou le remboursement du capital des associés, le
montant du crédit d’impôt est égal à la part des intérêts attachés à la quote-part ayant servi au rachat
ou au remboursement du capital.

« Une société coopérative de production qui bénéficie des dispositifs prévus à l’article 49 ter de la
même loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 peut également bénéficier du présent paragraphe. »

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article vers un
article additionnel après l’article 7).
Suite amdt n° I-986 rect.
- 24 -

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

La problématique principale rencontrée dans le cadre de la transformation en société coopérative et


participative est la nécessité, pour la société, de trouver les fonds pour financer le rachat des parts
des associés non coopérateurs sortant.

Pour résoudre cette difficulté, le présent amendement vise à créer un crédit d’impôt égal au montant
des intérêts des prêts contractés dans l’objectif de financer la transformation en Scop.

Un dispositif de déduction de l’impôt sur les sociétés des intérêts d’emprunt existe déjà pour le
dispositif spécifique de rachat de leur entreprise par les salariés sous forme de holding (article 220
nonies CGI). La transformation en Scop étant également le rachat d’une entreprise par ses salariés, il
est proposé d’adapter le dispositif pour l’appliquer aux transformations aux Scop.

La mesure aura un impact financier extrêmement limité (environ 50k€ en prenant un taux d’intérêt à
1% actuellement), mais facilitera grandement les transformations en Scop, au nombre de 48 chaque
année pour 683 salariés en moyenne
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-624 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 8

I. – Après l’alinéa 5

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…) Le mot : « troisième» est remplacé par le mot : « sixième » ;

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

La loi de finances pour 2018 a raccourci le délai dont disposent les bailleurs sociaux pour payer la
TVA due au titre des constructions de logements locatifs sociaux qu’ils réalisent (livraison à soi-
même).

Alors que le délai de « droit commun » permet de différer le paiement jusqu’à la fin de la deuxième
année qui suit l’achèvement de l’immeuble, le délai a été ramené à 3 mois pour les logements
locatifs sociaux.

Cette règle pose des difficultés pratiques puisque, à l’expiration de ces 3 mois, les bailleurs ne
disposent pas encore de toutes les factures afférentes à la construction pour calculer la TVA due. Ils
sont donc obligés de faire leur calcul en plusieurs fois. C’est pourquoi il est proposé de rallonger ce
délai à 6 mois.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1050
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 13

Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés :

« 6° L’acquisition-amélioration s’entend de la succession des opérations suivantes portant sur des


locaux affectés ou non à l’habitation :

« a) La livraison financée par un prêt réglementé ou la mise à disposition dans le cadre d’un bail
emphytéotique consenti par l’État, une collectivité territoriale ou un groupement de collectivités
territoriales ;

« b) La réalisation de travaux d’amélioration, de transformation ou d’aménagement financés par un


prêt réglementé ;

II. – Alinéa 36

Remplacer le mot :

financée

par le mot :

financées

III. – Alinéa 62, tableau, première colonne, cinquième ligne

Remplacer les mots :

Opérations d’acquisition-amélioration financées


Suite amdt n° I-1050
- 27 -

par les mots :

Locaux faisant l’objet d’une acquisition-amélioration financée

IV. – Alinéa 70

Remplacer le mot :

financée

par le mot :

financés

V. – Alinéa 78, tableau, première colonne

1° Deuxième à cinquième lignes

Supprimer les mots :

d’amélioration

2° Deuxième ligne

Remplacer le mot :

financée

par le mot :

financés

VI. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

Le présent amendement a pour objet de compléter l’article 8, qui prévoit la baisse du taux de TVA
applicable à certaines opérations relatives aux logements locatifs sociaux prévue par le Pacte
d’investissement pour le logement social, afin d’étendre le bénéfice du taux réduit de 5,5 % de la
TVA, pour les opérations d’acquisition-amélioration, aux travaux d’amélioration exécutés sur des
immeubles ou logements cédés à bail emphytéotique par l’État, par des collectivités territoriales ou
par leurs groupements, lorsque les travaux sont financés par un prêt réglementé.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1045
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 23

Supprimer les mots :

lorsqu’ils sont situés

II. – Alinéas 24 à 27

Supprimer ces alinéas.

III. – Alinéa 62, tableau

1° Première colonne, troisième ligne

Supprimer les mots :

et relevant de la politique de renouvellement urbain

2° Dernière colonne, quatrième ligne

Remplacer le taux :

10 %

par le taux :

5,5 %

IV. – Alinéa 72
Suite amdt n° I-1045
- 30 -

Supprimer les mots :

, situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et faisant l’objet d’une convention de
renouvellement urbain

V. – Alinéa 78, tableau

1° Première colonne, troisième ligne

Supprimer les mots :

situés dans les quartiers relevant de la politique de renouvellement urbain

2° Dernière colonne, quatrième et cinquième lignes

Remplacer le taux :

10 %

par le taux :

5,5 %

VI. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

Le présent amendement propose de rétablir le taux de TVA de 5,5 % pour l’ensemble des opérations
de construction et de rénovation de logements locatifs sociaux.

Depuis que le FNAP n’est plus financé directement par l’État et dans une période où les taux
d’intérêt sont historiquement bas, le dispositif de taux de TVA réduit constitue une part très
importante de l’aide de l’État à la production de logements sociaux. Pouvoir bénéficier du taux de
VA réduit permet aux bailleurs sociaux soit de baisser le niveau des loyers de sortie des nouvelles
opérations, soit, à loyer égal, d’économiser leurs fonds propres pour les réaffecter sur davantage
d’opérations. Les demandeurs de logements sociaux sont aujourd’hui au nombre de 2 millions, les
ressources dont ils disposent baissent régulièrement, justifiant la nécessité de construire
massivement des logements à loyer très modérés.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1046
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 23

Supprimer les mots :

lorsqu’ils sont situés

II. – Alinéas 24 à 27

Supprimer ces alinéas.

III. – Alinéa 62, tableau, première colonne, troisième ligne

Supprimer les mots :

et relevant de la politique de renouvellement urbain

IV. – Alinéa 72

Supprimer les mots :

situés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et faisant l’objet d’une convention de
renouvellement urbain

V. – Alinéa 78, tableau, première colonne, troisième ligne

Supprimer les mots :

situés dans les quartiers relevant de la politique de renouvellement urbain


Suite amdt n° I-1046
- 32 -

VI. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

Le présent amendement propose de rétablir le taux de TVA de 5,5 % pour l’ensemble des opérations
de construction et de rénovation de logements locatifs sociaux financés en PLAI et PLUS, quel que
soit leur lieu d’implantation. Seules les opérations portant sur des logements financés en PLS
seraient maintenues au taux de 10 %.

Depuis que le FNAP n’est plus financé directement par l’État et dans une période où les taux
d’intérêt sont historiquement bas, le dispositif de taux de TVA réduit constitue une part très
importante de l’aide de l’État à la production de logements sociaux. Pouvoir bénéficier du taux de
TVA réduit permet aux bailleurs sociaux soit de baisser le niveau des loyers de sortie des nouvelles
opérations, soit, à loyer égal, d’économiser leurs fonds propres pour les réaffecter sur davantage
d’opérations. Les demandeurs de logements sociaux sont aujourd’hui au nombre de 2 millions, les
ressources dont ils disposent baissent régulièrement, justifiant ainsi la nécessité de construire
massivement des logements à loyer très modérés. Au vu des plafonds de ressources et des plafonds
de loyers des logements financés en PLS, la nécessité de pouvoir disposer de la TVA à taux réduit
sur ce produit est moins marquée.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1049
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéas 24 et 26

Compléter ces alinéas par les mots :

ou de rénovation urbaine

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

L’article 8 prévoit l’application du taux de TVA de 5,5% aux constructions de logements locatifs
sociaux financés en PLUS qui font l’objet d’une convention de renouvellement urbain. Le présent
amendement propose de viser également, dans les mêmes conditions, les logements locatifs sociaux
construits dans le cadre des « conventions de rénovation urbaine ». Ces conventions correspondent
au premier programme national de rénovation urbaine qui est en cours de finalisation mais pour
lequel certaines constructions ou reconstructions de logements locatifs sociaux ne sont pas encore
livrées. Il ne serait pas logique que ces constructions, si elles sont achevées à compter du
1er décembre 2019, soient taxées à 10% alors qu’elles s’inscrivent pleinement dans le cadre de la
politique de renouvellement urbain.

Il ne semble pas exact de dire que la mesure constituerait un « effet d’aubaine » pour les bailleurs
sociaux concernés car on rappelle que, à la date de signature des conventions de rénovation urbaine,
le taux applicable à ces opérations était de 5,5%. C’est la loi de finances pour 2018 qui a augmenté
ce taux à 10% pour toutes les opérations, y compris celles déjà engagées mais non encore livrées-
générant un surcoût non prévu.
Suite amdt n° I-1049
- 34 -

Dans ces conditions, il parait légitime de revenir au taux de 5,5% pour les opérations non encore
livrées au 1er décembre 2019, sachant que le coût de la mesure sera limité dès lors que la majorité
des conventions de rénovation urbaine sont arrivées à échéance (on peut estimer que le coût serait de
l’ordre de 5 M€, pour environ 700 logements financés en PLUS et non encore achevés).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1047
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Après l’alinéa 27

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« c) Dans les territoires couverts par une convention d’opération de revitalisation de territoire
mentionnée à l’article L. 303-2 du code de la construction et de l’habitation ;

II. – Alinéas 62 et 78, tableaux, premières colonnes, troisièmes lignes

Après le mot :

urbain

insérer les mots :

ou de certaines politiques territoriales

III. – Alinéa 72

Après le mot :

urbain

insérer les mots :

ou dans les territoires mentionnés au c du 2° du A du II de l’article 278 sexies,

IV. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :
Suite amdt n° I-1047
- 36 -

.... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

L’article 8 prévoit de taxer au taux de 5,5 % certaines opérations réalisées dans le secteur du
logement social, notamment les constructions de logements locatifs sociaux financés en PLAI sur
l’ensemble du territoire métropolitain. Il prévoit également un régime spécifique pour les logements
sociaux situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : dans ces quartiers, le taux de
5,5 % sera également applicable aux constructions neuves financées en PLUS et aux travaux de
rénovation ou d’amélioration portant sur des logements financés, à l’origine, en PLAI ou PLUS.

Le présent amendement propose d’étendre ce régime spécifique aux opérations portant sur des
logements locatifs sociaux situés dans les territoires couverts par une convention d’opération de
revitalisation de territoire - ORT (sous les mêmes conditions, c’est-à-dire un financement PLUS
pour les constructions neuves et un financement d’origine en PLAI ou PLUS pour les opérations de
rénovation).

Il s’agit en effet de secteurs prioritaires pour l’État mais dans lesquels la réalisation des opérations
s’avère le plus souvent complexe, pour des raisons techniques, urbaines, patrimoniales.

Il convient donc de soutenir les opérations de rénovation des logements existants mais aussi les
constructions neuves. En effet, dans certains cas, l’ampleur des travaux de rénovation du patrimoine
existant est tellement importante que les opérations sont assimilées sur le plan fiscal, à des
constructions neuves et, dans d’autres cas, les opérateurs doivent même envisager une démolition-
reconstruction. L’application du taux de 5,5 % à ces constructions parait indispensable pour
permettre la réussite de ces opérations de revitalisation du territoire.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1048
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 8

I. – Après l’alinéa 27

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« c) Dans les bassins urbains à dynamiser définis au II de l’article 44 sexdecies ;

II. – Alinéas 62 et 78, tableaux, premières colonnes, troisièmes lignes

Après le mot :

urbain

insérer les mots :

ou de certaines politiques territoriales

III. – Alinéa 72

Après le mot :

urbain

insérer les mots :

ou dans les territoires mentionnés au c du 2° du A du II de l’article 278 sexies,

IV. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :
Suite amdt n° I-1048
- 38 -

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

L’article 8 prévoit de taxer au taux de 5,5 % certaines opérations réalisées dans le secteur du
logement social, notamment les constructions de logements locatifs sociaux financés en PLAI sur
l’ensemble du territoire métropolitain. Il prévoit également un régime spécifique pour les logements
sociaux situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : dans ces quartiers, le taux de
5,5 % sera également applicable aux constructions neuves financées en PLUS et aux travaux de
rénovation ou d’amélioration portant sur des logements financés, à l’origine, en PLAI ou PLUS.

Le présent amendement propose d’étendre ce régime spécifique aux opérations portant sur des
logements locatifs sociaux situés dans le bassin minier (sous les mêmes conditions, c’est-à-dire un
financement PLUS pour les constructions neuves et un financement d’origine en PLAI ou PLUS
pour les opérations de rénovation).

Il s’agit en effet de secteurs prioritaires pour l’État, qui s’est mobilisé auprès des collectivités dans
le cadre de « l’Engagement pour le renouveau du bassin minier » (ERBM) sur une durée de 10 ans.

Toutefois, la réalisation des opérations de logement social dans ces territoires s’avère le plus
souvent complexe, pour des raisons techniques, urbaines, patrimoniales.

Il convient donc de soutenir les opérations de rénovation des logements existants mais aussi les
constructions neuves. En effet, dans certains cas, l’ampleur des travaux de rénovation du patrimoine
existant est tellement importante que les opérations sont assimilées, sur le plan fiscal, à des
constructions neuves et, dans d’autres cas, les opérateurs doivent même envisager une
démolition-reconstruction. L’application du taux de 5,5 % à ces constructions parait indispensable
pour permettre la réussite de ces opérations.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-625 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 31

Supprimer cet alinéa.

II. – Alinéa 63

Remplacer les mots :

aux 1° à

par le mot :

au

III. – Alinéa 64

Supprimer les deux occurrences du mot :

, terrains

IV. – Après l’alinéa 64

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…° Après l’article 278 sexies-0 A, il est inséré un article 278 sexies-0 B ainsi rédigé :

« Art. 278 sexies-0 B.– La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 10 % en ce qui
concerne les livraisons de terrains à bâtir consenties aux organismes d’habitations à loyer modéré
visés à l’article L. 411-2 du code de la construction et de l’habitation lorsqu’ils sont destinés à la

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-625 rect.
- 40 -

réalisation d’opérations visées à l’article 278 sexies ou aux personnes bénéficiaires, à la date de la
livraison, d’un prêt réglementé, lorsqu’ils sont destinés à la construction de logements locatifs
sociaux. » ;

V. – Alinéa 83

Après les mots :

à l’article 278 sexies

insérer les mots :

et à l’article 278 sexies-0 B

OBJET

Le code général des impôts, dans sa version actuellement en vigueur, prévoit que les acquisitions de
terrains à bâtir par les organismes HLM et les personnes bénéficiaires, au moment de la livraison,
d’un prêt réglementé pour du logement locatif social sont soumises à la TVA au taux de 10%.

La nouvelle rédaction de l’article 278 sexies proposée par le projet de loi modifie cette règle :

- Elle réserve l’application des taux réduit de TVA aux seuls terrains destinés à des opérations de
location sociale, ce qui exclurait les terrains destinés à des opérations d’accession sociale à la
propriété ou encore les terrains dont la destination n’est pas encore précisément définie au moment
de l’acquisition ;

- Pour les terrains destinés à des opérations de location sociale, elle prévoit l’application soit du taux
de 5,5% soit du taux de 10% en fonction de la catégorie de logements qui doivent être construits sur
le terrain (PLAI ou autres logements locatifs), ce qui pose le problème des terrains destinés à une
opération mixte.

Ce système parait compliqué à mettre en œuvre et risque de conduire, bien souvent, à l’application
d’un taux de 20% (faute de pouvoir justifier précisément des conditions d’application des taux
réduits).

Le présent amendement propose donc le maintien de la règle actuelle, c’est-à-dire l’application du


taux de 10% sur toutes les acquisitions de terrains à bâtir destinées à des opérations de logement
social- cette solution est plus simple et ne pénalise pas les opérateurs (même s’ils paient une TVA
de 10% sur l’acquisition d’un terrain destiné à une opération de logements taxable à 5,5%, la TVA
payée sur le terrain sera déductible et l’opération sera taxée, in fine, y compris pour la « partie
terrain », au taux de 5,5%).
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-626 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 48

Supprimer le mot :

neufs

II. – Alinéa 49

Après les mots :

une autre personne,

insérer les mots :

les redevances perçues par l’organisme de foncier solidaire au titre du bail réel solidaire, ainsi que

III. – Pour compenser la perte de recettes résultant des I et II, compléter cet article par un paragraphe
ainsi rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

La loi de finances rectificative pour 2016 a soumis les opérations d’accession sociale à la propriété
réalisées dans le cadre du bail réel solidaire (BRS) au taux réduit de TVA de 5,5%. On rappelle que
ce mécanisme, créé en 2016, vise à favoriser des opérations d’accession très sociale en instituant
une dissociation de la propriété du foncier (foncier acquis par un organisme de foncier solidaire) et

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-626 rect.
- 42 -

du bâti (acquis par le ménage).

Ces opérations, qui prévoient un mécanisme anti spéculatif strict, se développent sur l’ensemble du
territoire, selon différents schémas (opérations réalisées directement entre l’organisme de foncier
solidaire et le ménage ou via un opérateur, opérations portant sur des logements neufs ou portant sur
des logements anciens réhabilités etc). L’examen des projets en cours a conduit à identifier certains
« frottements fiscaux » qui peuvent conduire à supprimer, in fine, le bénéfice du taux réduit.

Le présent amendement a pour objectif de remédier à ces frottements dans 2 situations :

Lorsque l’opération porte sur un logement ancien réhabilité, les règles actuelles prévoient
l’application du taux de 5,5% pour certains types de montages mais pas pour d’autres. Il est donc
proposé d’harmoniser ces règles.

Lorsqu’un organisme de foncier solidaire acquiert un terrain, les règles actuelles lui permettent
d’acheter ce terrain au taux de 5,5%. Toutefois, si ce terrain nécessite des travaux d’aménagement
importants, l’organisme de foncier solidaire supportera une TVA à 20% sur ces travaux qu’il
répercutera ensuite sur les ménages via la redevance perçue au titre de la mise à disposition du
terrain. Pour éviter ce « frottement », il faut permettre à l’organisme de foncier solidaire d’opter à la
TVA à taux réduit sur ces redevances. Cette option est d’ores et déjà possible en application du 5°
de l’article 260 mais la loi doit préciser que, en cas d’option, c’est bien le taux réduit qui
s’appliquera et non le taux normal.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-627 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 50

Remplacer les mots :

dont les acquéreurs sont les

par les mots :

directement destinés ou mis à la disposition des

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

L’article 8 du projet de loi prévoit le maintien du taux réduit de 5,5% pour les constructions de
locaux destinés à certains établissements médico-sociaux gérés par des organismes sans but lucratif
(établissements d’hébergement de personnes âgées ou handicapées etc). Il étend par ailleurs la liste
des établissements concernés (centres d’hébergement et de réinsertion sociale, lits « halte soin
santé »…).

Toutefois, la rédaction proposée modifie les règles actuelles en réservant le bénéfice de ce taux aux
cas dans lesquels l’exploitant de ces établissements est lui-même propriétaire des locaux. Or, en
pratique, il est très courant que les exploitants de ces établissements n’aient pas la capacité de
financer eux-mêmes leurs locaux et que ceux-ci soient « portés » par un investisseur, en particulier

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-627 rect.
- 44 -

un organisme HLM, qui va ensuite les louer à cet exploitant. En excluant le taux réduit dans ce type
de situation, on va renchérir le prix de revient des locaux en question, ce qui se traduira par une
augmentation du prix de la location consentie à ces exploitants.

Il est donc proposé de corriger ce problème de rédaction en subordonnant le taux réduit non pas à la
qualité de l’acquéreur des locaux mais à leur destination, laquelle est garantie et contrôlée par une
convention signée avec le représentant de l’Etat dans le département.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-629 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE 8

I. – Alinéa 95

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Pour les livraisons d’immeubles à construire, il s’applique aux immeubles achevés à compter du
1er décembre 2019, y compris aux sommes versées en paiement du prix avant la date d’achèvement.

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence,
par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général
des impôts.

OBJET

Le présent amendement vise à préciser la règle d’entrée en vigueur du nouveau régime de TVA pour
les ventes en l’état futur d’achèvement portant sur de logements locatifs sociaux. En effet, ces
opérations donnent lieu à des paiements partiels au fur et à mesure de l’avancement des travaux, le
paiement du solde intervenant à l’achèvement.

Ainsi, certaines opérations en cours ont pu donner lieu à des paiements taxés au taux de 10% avant
le 1er décembre 2019 alors que l’opération ne sera livrée (fait générateur) qu’après le 1 er décembre
2019 et bénéficiera, in fine, du taux de 5,5% en application du présent projet de loi. Il convient
donc, dans ces situations, de prévoir une régularisation du taux de TVA sur les paiements déjà
effectués.

Même si cette précision peut paraitre superfétatoire (car ces régularisations résultent des règles de
droit commun), elle peut s’avérer utile car, par le passé, les organismes Hlm ont eu des difficultés à
obtenir ces régularisations de la part des promoteurs qui avaient une interprétation différente de ces

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-629 rect.
- 46 -

règles.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-672 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes LIENEMANN et BENBASSA
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 10

Après l’article 10

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – L’article 278-0 bis du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« …. – Les prestations relatives à la réparation et au réemploi visant à rallonger la durée de vie des
produits. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

L’obsolescence programmée est un corollaire du productivisme. La production massive de toute


sorte d’objets, recyclés à des degrés variables, le plus souvent jetés, dégradables sur des siècles, finit
par inonder la planète tant et si bien que l’on peine à savoir où les stocker. Il existe depuis 2015, un
« délit d’obsolescence » passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.
Dans certains cas, cette amende peut atteindre jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires moyen annuel de
l’entreprise jugée coupable.

Plutôt que de taxer aveuglément les gestionnaires de déchets et les citoyens, sans jamais, ou presque,
incriminer des industriels plus inquiets de leur chiffre d’affaire que de la transition écologique, nous
proposons un taux de TVA réduit pour toutes les activités de réparation de produits ayant pour but
de rallonger leur durée de vie.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1064
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 13

Après l’article 13

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article 209 B du code général des impôts, il est inséré un article 209 … ainsi rédigé :

« Art. 209 … – I. – 1. Aux fins de l’impôt sur les sociétés, un établissement stable est réputé exister
dès lors qu’il existe une présence numérique significative par l’intermédiaire de laquelle une
entreprise exerce tout ou partie de son activité.

« 2. Le 1 s’ajoute, sans y porter atteinte ni en limiter l’application, à tout autre critère conforme au
droit de l’Union européenne ou à la législation nationale permettant de déterminer l’existence d’un
établissement stable dans un État membre aux fins de l’impôt sur les sociétés, que ce soit
spécifiquement en relation avec la fourniture de services numériques ou autre.

« 3. Une présence numérique significative est réputée exister sur le territoire national au cours d’une
période d’imposition si l’activité exercée par son intermédiaire consiste, en tout ou en partie, en la
fourniture de services numériques par l’intermédiaire d’une interface numérique, définie comme
tout logiciel, y compris un site internet ou une partie de celui-ci, et toute application, y compris les
applications mobiles, accessibles par les utilisateurs, et qu’une ou plusieurs des conditions suivantes
sont remplies en ce qui concerne la fourniture de ces services par l’entité exerçant cette activité,
considérée conjointement avec la fourniture de tels services par l’intermédiaire d’une interface
numérique par chacune des entreprises associées de cette entité au niveau consolidé :

« a) La part du total des produits tirés au cours de cette période d’imposition et résultant de la
fourniture de ces services numériques à des utilisateurs situés sur le territoire national au cours de
cette période d’imposition est supérieure à 7 000 000 € ;

« b) Le nombre d’utilisateurs de l’un ou de plusieurs de ces services numériques qui sont situés sur
le territoire national membre au cours de cette période imposable est supérieur à 100 000 ;
Suite amdt n° I-1064
- 49 -

« c) Le nombre de contrats commerciaux pour la fourniture de tels services numériques qui sont
conclus au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs sur le territoire national est
supérieur à 3 000.

« 4. En ce qui concerne l’utilisation des services numériques, un utilisateur est réputé être situé sur
le territoire national au cours d’une période d’imposition si l’utilisateur utilise un appareil sur le
territoire national au cours de cette période d’imposition pour accéder à l’interface numérique par
l’intermédiaire de laquelle les services numériques sont fournis. Ces derniers sont définis comme
services fournis sur l’internet ou sur un réseau électronique et dont la nature rend la prestation
largement automatisée, accompagnée d’une intervention humaine minimale, et impossible à assurer
en l’absence de technologie de l’information.

« 5. En ce qui concerne la conclusion de contrats portant sur la fourniture de services numériques :

« a) Un contrat est considéré comme un contrat commercial si l’utilisateur conclut le contrat au


cours de l’exercice d’une activité ;

« b) Un utilisateur est réputé être situé sur le territoire national au cours d’une période d’imposition
si l’utilisateur est résident aux fins de l’impôt sur les sociétés sur le territoire national au cours de
cette période d’imposition ou si l’utilisateur est résident aux fins de l’impôt sur les sociétés dans un
pays tiers mais dispose d’un établissement stable sur le territoire national au cours de cette période
d’imposition.

« 6. L’État dans lequel l’appareil de l’utilisateur est utilisé est déterminé en fonction de l’adresse IP
de l’appareil ou, si elle est plus précise, de toute autre méthode de géolocalisation.

« 7. La part du total des produits mentionnée au a du 3 est déterminée par rapport au nombre de fois
où ces appareils sont utilisés au cours de cette période d’imposition par des utilisateurs situés
n’importe où dans le monde pour accéder à l’interface numérique par l’intermédiaire de laquelle les
services numériques sont fournis.

« II. – 1. Les bénéfices qui sont attribuables à une présence numérique significative ou au regard
d’une présence numérique significative sur le territoire national sont imposables dans le cadre fiscal
applicable aux entreprises.

« 2. Les bénéfices attribuables à la présence numérique significative ou au regard de la présence


numérique significative sont ceux que la présence numérique aurait réalisés s’il s’était agi d’une
entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des
conditions identiques ou analogues, en particulier dans ses opérations internes avec d’autres parties
de l’entreprise, compte tenu des fonctions exercées, des actifs utilisés et des risques assumés, par
l’intermédiaire d’une interface numérique.

« 3. Aux fins du 2 du présent II, la détermination des bénéfices attribuables à la présence numérique
significative ou au regard de la présence numérique significative repose sur une analyse
fonctionnelle. Afin de déterminer les fonctions de la présence numérique significative et de lui
attribuer la propriété économique des actifs et les risques, les activités économiquement
significatives exercées par cette présence par l’intermédiaire d’une interface numérique sont prises
en considération. Pour ce faire, les activités réalisées par l’entreprise par l’intermédiaire d’une
interface numérique en relation avec des données ou des utilisateurs sont considérées comme des
activités économiquement significatives de la présence numérique significative qui attribuent les
risques et la propriété économique des actifs à cette présence.
« 4. Lors de la détermination des bénéfices attribuables conformément au 2, il est dûment tenu
compte des activités économiquement significatives exercées par la présence numérique
significative qui sont pertinentes pour le développement, l’amélioration, la maintenance, la
protection et l’exploitation des actifs incorporels de l’entreprise.

« 5. Les activités économiquement significatives exercées par la présence numérique significative


par l’intermédiaire d’une interface numérique comprennent, entre autres, les activités suivantes :

« a) La collecte, le stockage, le traitement, l’analyse, le déploiement et la vente de données au


niveau de l’utilisateur ;

« b) La collecte, le stockage, le traitement et l’affichage du contenu généré par l’utilisateur ;

« c) La vente d’espaces publicitaires en ligne ;

« d) La mise à disposition de contenu créé par des tiers sur un marché numérique ;

« e) La fourniture de tout service numérique non énuméré aux a à d. Un décret en Conseil d’État
peut compléter cette liste.

« 6. Pour déterminer les bénéfices attribuables au titre des 1 à 4, le contribuable utilise la méthode
de partage des bénéfices, à moins que le contribuable ne prouve qu’une autre méthode fondée sur
des principes acceptés au niveau international est plus adéquate eu égard aux résultats de l’analyse
fonctionnelle. Les facteurs de partage peuvent inclure les dépenses engagées pour la recherche, le
développement et la commercialisation, ainsi que le nombre d’utilisateurs et les données recueillies
par État membre.

« III. – Les données qui peuvent être recueillies auprès des utilisateurs aux fins de l’application du
présent article sont limitées aux données indiquant l’État dans lequel se trouvent les utilisateurs,
sans permettre l’identification de l’utilisateur. »

OBJET

Cet amendement vise à créer la notion d’établissement stable pour les entreprises ayant une présence
numérique significative en France, de sorte qu’elles s’acquittent de l’impôt sur les sociétés français,
au même titre que les entreprises physiquement implantées en France.

Il est injuste que ces multinationales du numérique, dont l’une a récemment dépassé les mille
milliards de dollars de capitalisation boursière, contribuent au bien public dans une proportion
moindre que les autres, du fait de la centralisation propre à leur nature de « plateformes » et de leurs
stratagèmes d’évasion fiscale. La Commission européenne estime pour l’heure que les GAFA paient
moitié moins d’impôts que les entreprises traditionnelles, avec une perte estimée de 5,4 milliards de
revenus fiscaux entre 2013 et 2015.

Plutôt que de leur vendre un droit de frauder, comme le prévoit la « taxe GAFA », il conviendrait de
quantifier leur activité numérique sur le territoire, puis de les imposer comme les autres si elles
atteignent un certain seuil. Cet amendement prévoit de fixer ce seuil à 100 000 utilisateurs français
et 3 000 contrats conclus avec des acteurs français ; il avait été voté par une large majorité au Sénat
et bénéficie donc d’un vaste soutien transpartisan.

Pour lutter efficacement contre l’injustice fiscale, la France ne peut faire l’économie de cette
Suite amdt n° I-1064
- 51 -

mesure : imposer le profit des multinationales plutôt que la subsistance des travailleurs, c’est
restaurer le consentement à l’impôt, sans lequel il n’est pas de République possible.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-623 rect.
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN et M. COLLOMBAT
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 13

Après l’article 13

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – L’article 210 E du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le IV est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de fusion, l’engagement souscrit par l’organisme absorbé n’est pas rompu lorsque
l’organisme absorbant s’engage, dans l’acte de fusion, à se substituer à l’organisme absorbé pour le
respect de l’engagement dans le délai restant à courir. » ;

2° Le V est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le IV s’applique également aux cessions réalisées entre le 1er janvier 2020 et le


31 décembre 2022. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création
d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

La loi de finances pour 2018 a mis en place une mesure visant à inciter, via un taux réduit d’impôt
sur les sociétés (IS) applicable aux plus-values, la transformation de bureaux ou commerces en
logements (art. 210 F du CGI).

Le présent amendement propose de compléter ce dispositif en appliquant également ce taux réduit


d’IS (19%) aux plus-values immobilières réalisées par les organismes Hlm à l’occasion de ventes de
locaux commerciaux, sous condition qu’ils réinvestissent les sommes correspondantes, dans les 4

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


Suite amdt n° I-623 rect.
- 53 -

ans, dans la construction, l’acquisition ou la rénovation de logements locatifs sociaux.

En réalité, il s’agit de réactiver un dispositif qui s’était déjà appliqué entre 2006 et 2010 (art. 210 E
du CGI). Cette réactivation, qui est proposée sur la période 2020-2022, parait opportune dans le
contexte actuel : en effet, la loi Elan va conduire les organismes Hlm à se regrouper et se
restructurer– ce qui va se traduire notamment par des cessions de patrimoine. Dans ce cadre, il parait
utile de réorienter les plus-values générées par ces cessions de locaux commerciaux (locaux
commerciaux situés en pied d’immeubles) sur les logements locatifs sociaux.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1102
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme LIENEMANN, MM. BOCQUET, SAVOLDELLI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 14

Après l’article 14

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Après l’article 209 B du code général des impôts, il est inséré un article 209… ainsi rédigé :

« Art. 209 …. – I. – Les bénéfices ou revenus positifs de personnes morales qui sont domiciliées ou
établies dans un État étranger ou un territoire situé hors de France et y sont soumises à un régime
fiscal privilégié au sens de l’article 238 A, lorsqu’ils sont liés à l’exercice d’une activité de vente de
biens ou de service en France, sont réputés constituer un revenu imposable en France dans la
proportion où ils sont générés par le biais de personnes morales domiciliées ou établies en France et
contrôlées directement ou indirectement par elles, ou qui se situent sous leur dépendance
économique, sauf à ce que le débiteur apporte la preuve que cette structuration correspond à des
opérations réelles et qu’elle ne présente pas un caractère anormal ou exagéré.

« 1. Une personne morale domiciliée ou établie dans un État étranger ou un territoire situé hors de
France est réputée pour les besoins du présent article disposer d’un établissement stable en France
lorsqu’un tiers, établi ou non en France, conduit en France une activité pour la vente de ses produits
ou services et que l’on peut raisonnablement considérer que l’intervention de ce tiers a pour objet,
éventuellement non exclusif, d’éviter une domiciliation de la personne morale concernée en France.
Le présent alinéa ne s’applique pas aux personnes morales et aux tiers qui entrent dans la définition
des petites et moyennes entreprises prévue à l’article 51 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de
modernisation de l’économie, ni à celles dont le chiffre d’affaires annuel lié à la France est inférieur
pris ensemble à 10 millions d’euros, ou dont les charges annuelles liées à la France sont inférieures
prises ensemble à 1 million d’euros.

« 2. Une opération est notamment réputée présenter un caractère anormal ou exagéré lorsqu’elle
entraîne pour les personnes morales qui y sont parties un bénéfice d’imposition supérieur au revenu
positif raisonnablement attendu pour la personne établie ou domiciliée en France à l’époque de sa
conclusion.
Suite amdt n° I-1102
- 55 -

« 3. Le montant des revenus réputés imposables en France dans le cadre du présent


article correspond au bénéfice lié à l’activité en France qui aurait été réalisé si l’opération avait été
structurée sans que les considérations liées à l’impôt ne jouent aucun rôle et compte tenu de charges
attribuables à cette activité conformes au premier alinéa de l’article 238 A.

« 4. L’impôt acquitté localement par l’entreprise ou l’entité juridique, établie hors de France, est
imputable sur l’impôt établi en France, à condition d’être comparable à l’impôt sur les sociétés et,
s’il s’agit d’une entité juridique, dans la proportion mentionnée au premier alinéa du présent I.

« II. – Le I ne s’applique pas lorsque la personne morale établie hors de France démontre que les
opérations conjointes avec les personnes morales établies ou réputées établies en France ont
principalement un objet et un effet autres que de permettre la localisation de bénéfices dans un État
ou territoire où elle est soumise à un régime fiscal privilégié. »

OBJET

De nombreuses multinationales conduisent une optimisation fiscale agressive grâce à des techniques
de structuration de leur activité ne correspondant pas à une substance économique, et leur
permettant de prétendre ne pas disposer d’un établissement sur le territoire national et ne pas y
conduire une activité économique. Le redressement fiscal de la société Google en France a ainsi été
annulé par le Tribunal administratif de Paris le 12 juillet 2017 au motif que Google ne conduit pas
ses activités en France par le biais d’un établissement stable.

Le présent amendement vise à proposer une définition légale plus large de l’établissement, en
précisant les cas dans lesquels une entreprise est réputée disposer d’un établissement stable dans un
pays quoiqu’elle s’écarte des critères usuels. Le critère retenu est celui choisi par la loi Britannique
de finances pour 2015 afin d’entamer une convergence juridique entre plusieurs pays de l’OCDE.

Le présent amendement précise donc la base légale territoriale d’imposition du bénéfice des
entreprises de manière à réintégrer leurs profits détournés dans l’assiette de l’impôt. On peut estimer
le mieux-perçu fiscal à plus d’un milliard d’euros en année pleine- estimation qui pourrait monter
jusque 10 milliards si l’on en croit les estimations effectuées par Gabriel Zucman, professeur
Assistant à l’UC Berkeley, spécialiste de l’analyse de l’évasion fiscale. En effet, le dispositif de
taxation des GAFAM tel qu’il a été adopté par le parlement en 2019 sur proposition du
Gouvernement n’a pas donné de définition à l’établissement stable.
PLF POUR 2020

PREMIÈRE PARTIE
N° I-1096
DIRECTION (n°s 139, 140, 145, 142, 146, 143, 141, 144) 21 NOVEMBRE 2019

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
MM. BOCQUET et SAVOLDELLI, Mmes COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME, LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 35

Supprimer cet article.

OBJET

Cet article prévoit les transferts de financement partiels du budget de l’Etat vers celui de la Sécurité
sociale notamment sur les mesures d’urgences économiques et sociales des gilets jaunes.

Pour 2020, le budget de l’Etat ne compensera pas intégralement les exonérations de cotisations
sociales prévues dans le budget de la Sécurité sociale, et organisera le déficit de la Sécurité sociale à
hauteur de 2,8 milliards d’euros l’an prochain.

Nous refusons les exonérations de cotisations qui privent de ressources notre système solidaire et
dont l’absence de compensation par l’Etat remet en cause l’autonomie financière de la Sécurité
sociale.