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Universidad Abierta Para Adultos

UAPA
SUJET
DIDACTICA ESPECIAL DEL FRANCES
Thème
QUESTION SUR LA DIDACTIQUE, PADAGOGIEQUE
ET LE PROFIL DE PROFESSEUR
Professeur
ÉLÈVE
Histoire de la didactique
L'enseignement des langues pose des problèmes pédagogiques dont on débat
depuis des siècles. C'est l'histoire de ce questionnement que retrace Jean-Antoine
Caravolas dans cet ouvrage de référence conçu pour les chercheurs et les
praticiens qui s'intéressent au passé de leur discipline.

Ce deuxième tome de l'histoire de la didactique des langues traite de l'époque


cosmopolite par excellence — le siècle des Lumières — où cette discipline connaît
un important regain d'intérêt. L'apprentissage des langues, vivantes ou mortes,
apparaît alors comme essentiel à la formation de l'honnête homme et à la diffusion
des Lumières. La première partie de ce livre présente, regroupés par pays, les
recherches et les débats sur la didactique des langues ; on y assiste entre autres
aux débuts de cette discipline en Amérique. La seconde partie est une anthologie
thématique qui donne des extraits significatifs des textes de ses principaux
penseurs.

Jean A. Caravolas est spécialisé dans l’histoire de la didactique des langues et


dans l’étude de l’œuvre de Jan Amos Coménius. Il est, entre autres, l’auteur du
livre Le Gutenberg de la didacographie, ou Coménius et l’enseignement des
langues (1984), du Point sur l’histoire de l’enseignement des langues -3000 à
1950 (1995), et de nombreux articles parus dans les grandes revues
internationales. Il dirige aussi le Bulletin Coménius publié par la Société
canadienne d’études coméniennes.

QUI EST LA DIDACTIQUE


La didactique est la science humaine qui a pour objet les méthodes
d'enseignement et d'apprentissage. C'est aussi l'ensemble des procédés et
techniques qui y sont associés. La didactique est une approche rationnelle
de l'enseignement et de la transmission des connaissances aux hommes.

La didactique
QUELQUES DÉFINITIONS

1. La didactique, c'est l'étude systématique des méthodes et des


pratiques de l'enseignement en général, ou de l'enseignement d'une
discipline ou d'une matière particulière.
On distingue :
 La didactique générale qui s'intéresse à la conduite de la classe
(cours magistraux, leçons dialoguées, travaux pratiques individuels
ou collectifs, utilisation de manuels, etc.);
 La didactique spéciale qui s'intéresse à l'enseignement d'une
discipline particulière pour une classe, un cycle d'études ou un ordre
d'enseignement.
La didactique porte sur les méthodes ou les pratiques d'enseignement
tandis que la pédagogie porte sur l'éducation ou l'action éducative.
En tant qu'adjectif, le mot "didactique" qualifie ce qui concerne les
méthodes et les pratiques de l'enseignement, ou l'enseignement à
proprement parler. On emploie souvent l'adjectif didactique pour
préciser qu'une technique ou qu'un matériel est utilisé à des fins
d'enseignement.

2. La didactique, c'est la science qui a pour objet l’étude des


méthodes et des théories de l’enseignement.
Comme adjectif, "didactique" concerne :
 Ce qui est destiné à enseigner (ex. : matériel, manuel didactique);
 Ce qui appartient à une langue de spécialité (terme didactique).
Antidote

3. Le mot "didactique" vient du grec ancien didaktikόs (« doué pour


l’enseignement »), dérivé du verbe didáschein (« enseigner »,
« instruire »).
La didactique, c'est l' étude des questions posées par l'enseignement
et l'acquisition des connaissances dans les différentes disciplines
scolaires.
La didactique se différencie de la pédagogie par le rôle central des
contenus disciplinaires et par sa dimension épistémologique (la nature
des connaissances à enseigner).
S'il est adjectif, le mot "didactique" réfère à :
 Ce qui est instructif, explicatif, pédagogique (ouvrage didactique,
poème didactique);
 Ce qui appartient à un vocabulaire spécialisé (terme didactique).

La pédagogique

La pédagogie (du grec παιδαγωγία, direction ou éducation des enfants)


désigne l'art de l'éducation. Le terme rassemble les méthodes et
pratiques d'enseignement requises pour transmettre des compétences,
c'est-à-dire un savoir (connaissances), un savoir-faire (capacités) ou un
savoir-être (attitudes).

QUELQUES DÉFINITIONS

1. La pédagogie, c'est l'art d'enseigner ou les méthodes


d'enseignement propres à une discipline, à une matière, à un ordre
d'enseignement, à un établissement d'enseignement ou à une
philosophie de l'éducation.

Le sens étymologique du terme pédagogie (science qui a pour objet


l'éducation des enfants) semble avoir été quelque peu oublié. L'usage
a retenu son sens de méthode éducative, ce qui a donné lieu à des
expressions du type pédagogie universitaire.
La didactique porte sur les méthodes ou les pratiques d'enseignement
tandis que la pédagogie porte sur l'éducation ou l'action éducative.
Grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française

2. La pédagogie, c'est :
 La science de l’éducation des enfants.

 Une méthode d’enseignement.


 La qualité d’une personne qui a le sens de l’enseignement.
Antidote

3. Le mot "pédagogie" vient du grec ancien « enfant » et « conduire,


mener, élever ». La petite histoire raconte que ce mot grec désignait la
personne (généralement un esclave) accompagnant les enfants sur le
chemin de l’école et ceci afin d’éviter de mauvaises rencontres.
La pédagogie, c'est :
 L'instruction, l'éducation des enfants.
 La théorie des méthodes et des procédés d’instruction et
d’éducation.
 Par extension, les méthodes d’éducation que l'on emploie
pratiquement.

La relation entre la didactique et la pédagogie


La relation pédagogique repose principalement sur la relation entre
l'enseignant et ses élèves pour leurs permettre de s'approprier les
savoirs. ... Quant à la séquence pédagogique, elle repose sur les
données fournies par la didactique, mais est plus centrée sur la
relation maître-élève, sur l'action éducative elle-même.

Lien entre didactique et séquence pédagogique

I. Tentatives de définition

Souvent les termes de didactique et de séquence pédagogique sont utilisés l’un


pour l’autre comme s’ils avaient la même signification.

a) La didactique

Johsua et Dupin, en 1989, définissait la didactique comme « une science qui


étudie, pour un domaine particulier, les phénomènes d’enseignement et les
conditions de la transmission de la culture propre à une institution singulière et les
conditions de l’acquisition des connaissances par un apprenant.» (Johsua et
Dupin, 1989)
La didactique est une activité scientifique qui s’intéresse à l’étude des contenus
disciplinaires, mais aussi à l’étude des processus d’enseignement, des méthodes
et des techniques d’enseignement permettant la transmission d’un savoir et
l’acquisition des savoirs dans une discipline spécifique.
Selon Guy Brousseau (1998), la didactique étudie la transmission du savoir, les
concepts à intégrer, c’est à dire les contenus des savoirs à développer, la nature
des connaissances à enseigner et les formes adaptées à mettre en place. Il n’y a
donc pas une seule didactique, mais des didactiques liées à des disciplines (la
didactique des mathématiques, didactique des langues, didactique des
sciences…).
Tous les savoirs d’une discipline ne sont pas transmissibles. Il s’agit donc de
définir dans un premier temps les savoirs à mettre en place, puis de les organiser
pour permettre une certaine cohérence et pour permettre une certaine gestion de
l’évolution de l’enseignement ; il va falloir déterminer ce qu’on peut faire et ce
qu’on ne peut pas faire, ce qu’il faut faire et dans quel ordre il faut le faire.
Pour cela, le didacticien va alors s’intéresser aux relations qu’entretiennent au sein
de la classe l’enseignant, les élèves et le savoir : C’est ce que Chevallard Y.
(1981) appelle le triangle didactique. Selon lui, dans le processus d’enseignement,
il y a 3 pôles (l’enseignant, les élèves et le savoir) qui interagissent et qui
permettent à la relation didactique d’exister.

Non seulement les conditions instructions officielles, les programmes…) et


le savoir enseigné (ce qui est mis en œuvre dans la classe). La transposition
didactique est constituée des «mécanismes généraux permettant le passage d'un
objet de savoir à un objet d'enseignement ». C'est donc le processus par lequel le
« savoir savant » devient « savoir à enseigner ». Le savoir subit un traitement
didactique au cours duquel un objet de savoir va se transformer en un objet
d'enseignement.
Yves Chevallard distingue 2 étapes dans ce processus : la transposition externe et
la transposition interne qui concerne plus particulièrement l’enseignant : il doit
adapter les savoirs à enseigner à ses élèves.
La didactique, par le biais de la transposition didactique, va transformer le savoir
savant d’une discipline, par exemple les mathématiques, afin de construire le
savoir à enseigner dans un cadre institutionnel précis et proposer un certain
nombre de situations didactiques, fondées sur des intentions d’enseignement
précises. Par la suite, l’enseignant pourra à son tour transformer ce nouveau
savoir à enseigner en savoir enseigné pour sa classe.
La relation didactique repose donc sur la relation que l’enseignant entretient à la
fois avec le savoir et avec les élèves pour lui permettre de le construire dans de
bonnes conditions.
de l’acquisition des connaissances par l’élève sont étudiées, mais aussi les conditions de
transmission des savoirs, c'est-à-dire tout ce qui va être mis en œuvre pour transmettre le
savoir. En effet, Samuel Joshua notait que les savoirs savants ne sont pas les seuls
éléments à être transmis lors d’un enseignement, il y a aussi tout un environnement dont il
faut tenir compte.

Pour se faire, les didactiques vont distinguer le savoir savant (issu de la


recherche, objet de savoir), le savoir à enseigner (les contenus décrits par
exemple dans les instructions officielles, les programmes…) et le savoir
enseigné (ce qui est mis en œuvre dans la classe). La transposition didactique
est constituée des «mécanismes généraux permettant le passage d'un objet de
savoir à un objet d'enseignement ». C'est donc le processus par lequel le «
savoir savant » devient « savoir à enseigner ». Le savoir subit un traitement
didactique au cours duquel un objet de savoir va se transformer en un objet
d'enseignement.

Le Profil du professeur de curriculum d’el niveau secondaire


premier siècle

La formation du personnel enseignant du premier et du second degré la qualité


des enseignants dépend d‘un grand nombre de facteurs, et notamment du
niveau et de la qualité des établissements qui les forment. La recommandation
concernant la condition du personnel enseignant établie par le préconise que
tout enseignant ait une formation de niveau supérieur dispensée dans des
établissements postsecondaires par des enseignants ayant eux-mêmes une
formation supérieure.
Dans les pays à régime décentralisé, chaque établissement est responsable
de son programme d‘études et le prestige dont il jouit compte beaucoup pour la
reconnaissance et la validation des diplômes qu’il a délivrés.

Les États-Unis d’Amérique tiennent à jour une liste des établissements ((


agréés », c’est-à-dire reconnus comme sérieux. On prend aussi en
considération l’école scientifique à laquelle appartient le candidat et le fait qu’il
ait éventuellement travaillé dans 18 Critères et indicateurs de comparabilité en
matière de formation d'enseignants l'équipe d'un chercheur ou d'un professeur
renommé qui est souvent consulté et avec qui les éducateurs ont intérêt à
demeurer en contact.

Il arrive que l'on analyse les conditions propres à chaque établissement,


comme le nombre d'élèves par professeur ou le matériel didactique dont il
dispose : télévision en circuit fermé, enseignement assisté par ordinateur,
laboratoire de langues, nombre de livres par élève dans la bibliothèque ou enfin
qualité des moyens audio-visuels (diapositives et films) ; ce sont des auxiliaires
précieux qui, sans être essentiels, contribuent à moderniser l'enseignement

. Le tableau qu’on trouvera et qui porte sur la plupart des pays du monde, nous
fournit une donnée importante, à savoir le nombre d’années exigé pour la
formation des instituteurs. Cette donnée globale se subdivise en trois éléments
: les années d‘études primaires, les années d‘études secondaires et les années
de formation professionnelle. Toutefois, cette ventilation n’est pas toujours
nettement établie : dans certains pays comme le Canada, la distinction entre
les niveaux, voire entre les années, n’est pas bien définie; dans les pays qui
forment leurs instituteurs dans des centres de niveau secondaire, il n’est pas
rare que l’école normale dispense les cours du premier cycle de l’enseignement
secondaire. Même lorsque la formation présente un caractère universitaire, on
ne fait pas toujours la distinction entre enseignement général, enseignement
spécialisé et enseignement professionnel.

Cependant, ces subdivisions donnent de la formation de l’instituteur un aperçu


plus clair que ne le ferait le total non ventilé des classes qu’il a dû suivre tout au
long de sa scolarité. Le tableau indique aussi l’âge du début de la scolarité
obligatoire, considéré comme point de départ de l’éducation. Les données
relatives à la période pré primaire ne permettraient pas d‘avoir une vue
d‘ensemble autorisant des comparaisons valables, parce que la scolarisation
n’est pas obligatoire à ce stade et que l’on enregistre des divergences
importantes à l’intérieur d‘un même pays.

On trouve, à côté des indicateurs d’ordre académique, trois données


chronologiques : l’âge auquel commence la scolarité obligatoire, l’âge auquel
commencent les études à l’école normale et l’âge d’obtention du diplôme
permettant d‘enseigner dans le primaire.